|
Nouvelles technologie & méthodes pour les communications en matière de conservation en Afrique (aperçu)
du Programme USAID/BATS
Il y a vingt-cinq ans, les technologies de l'information et des communications (TIC) n'étaient pas bien intégrées aux priorités de la politique de développement, et les agences de développement n'en faisaient pas grand cas. Au cours des dix dernières années les TIC ont connu une croissance sans précédent, grâce à la combinaison de facteurs technologiques et économiques. Ces facteurs incluaient la mondialisation de l'économie, le progrès rapide d'Internet et la modernisation de la technologie téléphonique, qui ont largement accru la performance tout en réduisant de façon dramatique les coûts d'opération et de production. À elles seules, les TIC ne sont pas synonymes de développement économique, mais elle font de plus en plus partie intégrante des stratégies de développement diversifié. On assiste à une reconnaissance croissante de la sensibilisation, de la vulgarisation, des transactions sociales et professionnelles, du partage des connaissances et de l'éducation, ainsi que du suivi des résultats et de la responsabilisation. Les capacités transformationnelles des TIC sont particulièrement évidentes au niveau des interventions en matière de gouvernance, de santé, des finances et d'agriculture en Afrique. La communauté de conservation utilise, elle-aussi, de plus en plus les TIC dans nombre d'activités, mais il existe aussi des opportunités pour un impact plus rapide et plus important provenant de l'utilisation des TIC.
Dans le livre blanc prévu de l'USAID, « Emerging Technology & Practice for Conservation Communications in Africa » (Nouvelles technologie & méthodes pour les communications en matière de conservation en Afrique), les conclusions d'une étude ont entraîné un débat sur la croissance rapide du nombre d'applications mobiles et basées sur Internet permettant de gérer et partager les connaissances et l'information. La discussion porte aussi sur le rôle des TIC dans la simplification d'autres secteurs tels les finances, la santé, l'agriculture et la gouvernance, et fait aussi état de l'utilisation des nouvelles TIC au regard de la conservation.
 | | Formation sur les tablettes pour les enquêtes de terrain, RDC (Photo: Brody Dittemore) |
De manière plus approfondie encore, le livre analyse en détail deux programmes clés portant sur la conservation régionale en Afrique: CARPE de l'USAID et STEWARD de l'US Forestry Department Département (Service forestier américain). CARPE est un projet d'Afrique centrale établi depuis longtemps qui œuvre par le biais d'un réseau d'ONG. Il fonctionne avec un volume de données relativement important et a souvent recours à l'imagerie satellitaire, SIG, et à d'autres outils de planification et de gestion de l'utilisation des terres. STEWARD fonctionne dans un réseau transfrontalier d'aires protégées en Afrique de l'Ouest et emploie une série plus traditionnelle d'outils de communications et de partage des connaissances, reposant plutôt sur l'interaction directe, des documents papier et des vidéos, que d'autres formes de communications. Son interface Web principale a été mise en place par le biais d'un partenariat à bas coût avec FRAMEweb (cliquez ici pour accéder à la communauté). La mission de chaque programme, la portée géographique, les parties prenantes concernées et les stratégies de communications et de partage des connaissances que chaque programme met au point influencent largement les sortes d'outils TIC employés et la manière dont ils sont utilisés.
En outre, il est essentiel de noter que ces applications ont non seulement grandement facilité la recherche et l'analyse de données, mais elles ont aussi joué un rôle très important au regard de la sensibilisation et de l'éducation des communautés locales comme des preneurs de décision au niveau national et international. La diversification démesurée des dispositifs et des logiciels TIC, associée à la baisse des coûts en matière d'équipement et d'abonnement ont ouvert nombre de nouveaux débouchés et accru de manière extraordinaire le nombre d'utilisateurs TIC en moins de dix ans dans la majeure partie de l'Afrique sub-saharienne. En conséquence, le livre soutient que les évaluations et les outils TIC seront un élément précieux de la conception des projets/programmes et du premier travail de planification entrepris par ceux qui en ont la responsabilité.
____________
[1] OECD Report, 33
|