19 hôpitaux ou structures de santé ont été ciblées en 20 jours.
Dans la mesure où les infrastructures médicales sont régulièrement ciblées dans la région, l’hôpital avait été évacué en amont. L’hôpital était muni de nombreuses couveuses, ainsi que d’un service de dialyse. Il accueillait environ 6000 patients par mois, sa destruction est catastrophique pour un secteur médical déjà en difficulté.
« Cibler un hôpital pour enfants est plus qu’horrible. Heureusement aucun enfant n’ait été tué pendant l’attaque mais néanmoins, perdre cet hôpital va engendrer beaucoup de souffrances. Le système médical à Idleb est déjà saturé, ce qui entraîne de longues files d’attente et des patients qui se voient refuser l’entrée. Désormais, où vont pouvoir donner naissance les femmes et les patients avoir recours à la dialyse ? Les patients évitent de se rendre dans les hôpitaux car ils savent qu’ils vont être bombardés. Le personnel est terrifié à l’idée de se rendre sur leur lieu de travail. Les attaques perpétrées à l’encontre des infrastructures médicales sont un crime de guerre et les auteurs doivent être tenus pour responsables » déclare le Dr Ziad Alissa, président de l'UOSSM.
L’UOSSM condamne vivement les attaques à l’encontre des civils et des infrastructures médicales. L’UOSSM exhorte les parties au conflit à trouver rapidement une solution pacifique. L’UOSSM demande également au Conseil de Sécurité des Nations Unies et à la Communauté Internationale d’appliquer la résolution 2286 pour la protection des infrastructures médicales et des travailleurs humanitaires. Nous demandons à la Communauté Internationale de débloquer des fonds humanitaires d’urgence pour financer l’aide médicale, les abris, les denrées alimentaires et les installations sanitaires.