Une maternité et un hôpital pour enfants bombardés en Syrie - "Nous n'avons jamais rien vu de tel" Dr Tammam Lodami, médecin de l'UOSSM en Syrie
Paris, le 17 mai 2019 - Les bombardements s'intensifient sur la région d'Idleb. Les structures de santé continuent d'être prises pour cibles et privent les populations d'accès aux soins. A ce jour, 19 hôpitaux ou structures de santé ont été ciblés en 20 jours. La maternité et l'hôpital pour enfants de Tarmala dans le sud d'Idleb ont été frappés le 15 mai 2019.
Le Dr Tammam Lodami, de l'UOSSM, lance un appel à l'aide depuis la Syrie. Il était venu à Paris en 2016 pour dénoncer la tragédie d'Alep, ovationné par l'assemblée nationale ( Vidéo ici) et reçu par le président de la République ( Plus d'infos ici ). Malheureusement, le voici réitérant une alerte face à une nouvelle tragédie qui se profile à Idleb avec plus de 300 000 personnes qui ont dû fuir leurs habitations. Face à cette situation, l'UOSSM se mobilise en mettant en place dès que possible 5 cliniques mobiles. Nous lançons une campagne d'urgence pour soutenir ses cliniques mobiles : soutenirnoscliniquesmobiles.fr Le don par SMS est aussi disponible en envoyant DON au 92011 pour donner 5 euros.
Ecoutez l'appel à l'aide du Dr Tammam, responsable de la région Nord de la Syrie : "En Syrie, nous n'avons jamais rien vu de tel !"
19 hôpitaux ou structures de santé ont été ciblées en 20 jours.

Dans la mesure où les infrastructures médicales sont régulièrement ciblées dans la région, l’hôpital avait été évacué en amont. L’hôpital était muni de nombreuses couveuses, ainsi que d’un service de dialyse. Il accueillait environ 6000 patients par mois, sa destruction est catastrophique pour un secteur médical déjà en difficulté.

« Cibler un hôpital pour enfants est plus qu’horrible. Heureusement aucun enfant n’ait été tué pendant l’attaque mais néanmoins, perdre cet hôpital va engendrer beaucoup de souffrances. Le système médical à Idleb est déjà saturé, ce qui entraîne de longues files d’attente et des patients qui se voient refuser l’entrée. Désormais, où vont pouvoir donner naissance les femmes et les patients avoir recours à la dialyse ? Les patients évitent de se rendre dans les hôpitaux car ils savent qu’ils vont être bombardés. Le personnel est terrifié à l’idée de se rendre sur leur lieu de travail. Les attaques perpétrées à l’encontre des infrastructures médicales sont un crime de guerre et les auteurs doivent être tenus pour responsables » déclare le Dr Ziad Alissa, président de l'UOSSM.

L’UOSSM condamne vivement les attaques à l’encontre des civils et des infrastructures médicales. L’UOSSM exhorte les parties au conflit à trouver rapidement une solution pacifique. L’UOSSM demande également au Conseil de Sécurité des Nations Unies et à la Communauté Internationale d’appliquer la résolution 2286 pour la protection des infrastructures médicales et des travailleurs humanitaires. Nous demandons à la Communauté Internationale de débloquer des fonds humanitaires d’urgence pour financer l’aide médicale, les abris, les denrées alimentaires et les installations sanitaires. 


Installations médicales précédemment attaquées :
Contact Presse :
Jehan Lazrak-Toub, responsable de communication 
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