4 infrastructures médicales ont été attaquées dans les dernières 24 heures à Idleb, en Syrie - l'exode continue
Paris, le 6 février 2020 - 4 infrastructures médicales ont été attaquées dans les dernières 24 heures à Idleb, en Syrie, endommageant un peu plus un système de santé déjà ravagé dans la région. Hier à 15h40 heure locale, l'hôpital Al Hikma dans la ville de Taftanaz a été ciblé par une bombe baril tombée à 50m de l'hôpital, causant des dommages et mettant l'hôpital hors service.
Aucun.e blessé.e n'est à déplorer. L'hôpital, soutenu par l'UOSSM, n'accueillaient que des patient.e.s qui avaient besoin d'être traité.e.s en urgence; 4800 personnes ont été reçues en janvier. Hier, à 11h35 heure locale, l'hôpital Al Nour dans la ville de Taftanaz également a été endommagé à la suite de bombardements ayant eu lieu à 300 mètres de l'hôpital. L'hôpital a subi des dégâts mineurs mais a dû tout de même être mis hors service. Le même hôpital avait été endommagé mardi à 00h25 heure locale par une attaque indirecte.

Le mardi 4 février, à 10h15 heure locale, le centre de santé primaire et l'hôpital de Sarmin ont été tous les deux directement ciblés. Les infrastructures ont subi des dégâts importants et ont été tous les deux mis hors service. Aucun.e blessé.e n'a été reporté. Le centre fournissait en moyenne 4250 consultations en santé primaire et accompagnait 60 naissances par mois.L'escalade de la violence dans les zones civiles a entraîné le déplacement massif de personnes fuyant les zones bombardées. Lors des dernières 48 heures, 40 000 civils sont devenus de nouveaux déplacés et dans les deux derniers mois, plus de 600 000 personnes ont fui. Il est estimé que la plupart de ces déplacé.e.s sont des enfants. Les déplacé.e.s se déplacent sans avoir nulle part où aller et sont exposé.e.s à des conditions de vie difficile du fait de l'hiver rude. Les docteurs de l'UOSSM ont assisté à une augmentation des maladies du fait de l'absence d'abris en plein hiver.

L'OMS est également en train d'augmenter le nombre de cliniques mobiles qui sont en capacité de suivre ces déplacé.e.s et qui ont moins le chance de faire l'objet d'attaque militaire.Jusqu'ici, en 2020, deux attaques distinctes sur des structures sanitaires au Nord-Ouest de la Syrie ont déjà eu lieu, tuant 10 personnes et en blessant 30. L'UOSSM dénonce les attaques continues sur les infrastructures médicales et exige que les auteurs soient tenus pour responsables pour ces crimes de guerre. L'UOSSM dénonce les bombardements aériens, le bombes baril et les tirs d'artillerie qui ont lieu dans des zones densément peuplées, qui ont entraîné le déplacement de plus de 600 000 personnes.

Dr Ziad Alissa, président de l'UOSSM a déclaré : "La situation humanitaire à Idleb est catastrophique. Des centaines de milliers de personnes se sont déplacées sans nulle part où aller, et ce nombre ne cesse d'augmenter au jour le jour. La plupart des déplacé.e.s sont des enfants. Rien n'est sacré en Syrie et le droit de la guerre est complètement bafoué en toute impunité. Il y a quelques jours, un van transportant des civils a été directement ciblé, tuant 9 personnes, dont 3 enfants. Toutes les vies importent, et les civils devraient être protégés".

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