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The American Society of
Le Souvenir Français Inc.
Bulletin Mensuel - Vol. V, No 3
Mars 2025
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Généraux français
de l'Armée américaine
(traduction semi-automatisée de la version originale en anglais)
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Illustration de couverture:
Ces 20 généraux ont tous servi sous différents uniformes américains (cinq dans l'Armée continentale, deux dans l'U.S. Army, six dans l'armée confédérée, sept dans l'armée de l'Union). Dix-sept sont nés en France, trois sont d'ascendance française immédiate.
Crédits photographiques dans les pages suivantes. Cliquer sur les photos pour accéder aux sources.
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Editorial
Beaucoup a été écrit sur la longue fraternité et la coopération entre les forces militaires françaises et américaines depuis 1778. Notre Société ayant pour vocation unique de commémorer le passé, il est normal que nous racontions les diverses histoires de ces officiers généraux français qui ont combattu ici, depuis la naissance de la nation et tout au long de la tragédie de la guerre de Sécession.
Certains d'entre eux sont encore dans les mémoires, d'autres sont tombés dans l'oubli, et pourtant leurs récits pourraient faire l'objet de films hollywoodiens.
Bien sûr, pour être historiquement exact, nous devons commencer par le général Lafayette, mais nous n'évoquerons que brièvement ses contributions militaires, car nombre de nos bulletins précédents ont déjà raconté de nombreux aspects de sa vie aux multiples facettes. L'ombre de Lafayette est si grande que nombre de ses contemporains et de ses successeurs sont souvent oubliés.
Peu de gens se souviennent d'Armand Tuffin de la Rouërie, et pourtant ses contributions à l'indépendance américaine méritent bien plus que deux plaques en bronze. Duportail s'en sort mieux avec sa propre statue sur Lafayette Square à Washington D.C., mais il y a de fortes chances que les touristes ne sachent pas qui il était, ni ce qu'il a fait pour les États-Unis. Il en va de même pour le général Bernard Simon, qui a conçu et supervisé la longue chaîne de forts militaires sur la côte est des États-Unis afin de protéger la nouvelle République. Quelques décennies plus tard, le général de brigade Bonneville a ouvert une grande partie des territoires du nord-ouest américain, mais qui sait ici qu'il s'agit d'un nom de famille ? Quant à la guerre de Sécession, les généraux de Polignac, de Trobriand (et son 55e régiment d'infanterie de New York composé essentiellement de volontaires français), Duffié, Agnus, Le Gendre, sont oubliés (pour de bonnes ou de mauvaises raisons), mais ils ont laissé des souvenirs impérissables à leurs soldats. Nous avons également inclus quelques généraux très célèbres comme P.T. Beauregard et Mouton, dont l'ascendance française était récente (en fait, le premier ne parlait que le français jusqu'à l'âge de douze ans).
Dans la deuxième partie de notre bulletin, nous rendrons hommage à un autre volontaire du Lafayette Air Corps, le soldat Dennis Dowd, de New York, parmi les tout premiers volontaires américains qui se sont précipités pour s'engager dans l'armée française peu après le début de la guerre en 1914 et qui sont officiellement « Morts pour la France » le 8 août 1916, à l'école d'aviation située juste à l'extérieur de Versailles. Il s'est porté volontaire pour se battre pour la noble cause de la liberté et de la démocratie, et a fait le sacrifice ultime.
Notre troisième partie « Actualités et dates à retenir » rendra compte des événements survenus depuis notre dernier Bulletin, y compris plusieurs commémorations du Bicentenaire en cours de la Tournée des Adieux de Lafayette organisée par les American Friends of Lafayette. Ne manquez pas les dernières pages, où nous annonçons le lancement de la campagne de collecte de fonds pour la sculpture d'Antoine de Saint-Exupéry et de son Petit Prince dans le centre de Miami, en Floride !
Enfin, nous annonçons également notre prochaine Assemblée générale qui se tiendra via Zoom le jeudi 10 avril 2025. Tous les membres sont invités à y participer et à voter ! Pour ce faire, et conformément à nos statuts, il faut être à jour de ses cotisations. Il n'est donc pas trop tard pour la renouveler via PayPal. Vos cotisations nous permettent de planifier plusieurs nouvelles plaques et monuments en l'honneur des Français et des Françaises qui ont accompli de grandes actions aux États-Unis d'Amérique et pour eux.
Nous vous remercions de votre soutien.
Pour le Conseil d'administration,
Thierry Chaunu
Président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis.
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Rappels historiques opportuns
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Ci-dessus : À l'occasion du 250e anniversaire de l'U.S. Army et de l'U.S. Marine Corps, la France a offert cette sculpture en bronze à leurs officiers généraux au Pentagone en février dernier.
En haut à gauche : Le maréchal Foch félicite le général Pershing du corps expéditionnaire américain pour son succès après la bataille de Saint-Mihiel en septembre 1918, Le Petit Journal, numéro du 13 octobre 1918, archives familiales.
En haut à droite : Sculpture de Foch et Pershing par l'artiste français Luc de Moustier exposée au Congrès américain, Russel Rotunda, photo par TC © ASSFI December 10, 2024
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Lorsque les 13 colonies se sont rebellées contre la Couronne britannique, l'armée continentale était très faible, même augmentée des milices d'État : pas d'armement, pas d'usines de défense, des soldats non rémunérés sans uniforme ni formation militaire. C'est dire la bravoure de ces Patriotes qui purent même s'engager contre une armée puissante et professionnelle. Ce n'est qu'après la victoire de Saratoga, le 7 octobre 1777, que le roi de France Louis XVI se décide à déclarer la guerre à l'Angleterre et à se ranger du côté des Insurgents (après avoir autorisé des approvisionnements militaires clandestins et le départ de volontaires, français, polonais, allemands, tous partis de ports français).
Comme tous les historiens impartiaux l'ont démontré depuis, l'indépendance des États-Unis n'aurait pas été possible sans l'arrivée de soldats, de marins et d'argent français. Après la victoire des alliés franco-américains à Yorktown le 19 octobre 1781, il faudra près de deux ans de négociations pour signer le traité de Paris du 3 septembre 1783.
En 2025, la nation commémore le 250e anniversaire du début de la guerre d'Indépendance et le 250e anniversaire de l'armée américaine. La sécurité de la jeune république devait être garantie par une armée forte, capable de se suffire à elle-même. A cette fin, plusieurs officiers français sont restés comme ingénieurs ou instructeurs, ou sont revenus pour échapper à la révolution française ou à la chute de l'empire napoléonien.
Dans notre Bulletin de février 2023 : Les ingénieurs français de George Washington, nous avons raconté l'histoire de plusieurs de ces officiers qui ont combattu pendant la guerre d'Indépendance et ont continué à servir aux États-Unis pendant plusieurs décennies :
https://conta.cc/3XBjqMp (original version in English)
https://conta.cc/412e0Nr (version en français)
Contrairement à la croyance populaire, Lafayette n'est pas le seul Français à avoir servi avec le grade de général dans un uniforme américain. Il y en a eu beaucoup d'autres qui, quel que soit leur rang dans l'armée française, ont été officiellement nommés généraux de l'armée américaine.
Après les premières décennies de la république, la deuxième « vague » se produisit pendant la tragédie de la guerre de Sécession.
La France, à l'instar de la Grande-Bretagne est restée officiellement neutre dans ce conflit, ce qui a conduit certains officiers français à s'engager dans les deux camps. Nous les présenterons dans les pages suivantes.
Mais d'abord, « à tout seigneur tout honneur » et commençons par Lafayette...
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Marquis de Lafayette
Major General de l'Armée Continentale
31 juillet 1777
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Une introduction n'est pas nécessaire :
La contribution de Lafayette à la guerre d'Indépendance est bien connue. Son nom apparaît fréquemment dans nos bulletins mensuels, et ce numéro ne déroge pas à la règle. Nous nous concentrerons ici sur ses talents militaires, son courage et sa bravoure, qui se sont manifestés peu après son arrivée en Amérique, justifiant par la suite sa promotion au rang de général de division par le Congrès continental à l'âge de 19 ans seulement.
Sa formation militaire : En mai 1771, alors qu'il n'a pas 14 ans, Lafayette devient officier des Mousquetaires, avec le grade de sous-lieutenant. Ses fonctions consistent principalement à participer aux parades militaires à Versailles, qui sont surtout des cérémonies, tout en poursuivant ses études. Il reçoit une commission de lieutenant dans les dragons de Noailles en avril 1773, après que son transfert du régiment royal a été demandé par le beau-père de Lafayette.
Il se trouve à Metz lorsqu'il assiste, au cours de l'été 1775, à un dîner avec le duc de Gloucester, frère du roi George III, en visite en France. Lafayette se souviendra plus tard de ce dîner comme d'un moment clé. « Mon cœur était enrôlé », avouera-t-il plus tard dans ses mémoires, “et je ne songeais qu'à joindre mes couleurs à celles des révolutionnaires” lorsqu'il apprit que Washington cherchait des recrues pour l'armée continentale. En septembre 1775, après avoir atteint l'âge de 18 ans, Lafayette retourne à Paris et devient capitaine dans les dragons.
Le 25 mars 1777, il embarque pour l'Amérique à bord de La Victoire, et le reste appartient à l'histoire.
Sa nomination : Peu après son arrivée à Philadelphie, Lafayette ayant proposé de servir sans solde, le Congrès le nomme général de division le 31 juillet 1777. Il rencontre pour la première fois George Washington lors d'un dîner une semaine plus tard, le 5 août 1777. Le général Washington emmène le Français voir son camp militaire. Lorsque Washington se sent gêné par le camp et les soldats, Lafayette répond : « Je suis ici pour apprendre, pas pour enseigner ». Il rejoint l'état-major de Washington, mais il règne une certaine confusion quant à son rôle. Le Congrès considère son poste comme honorifique, tandis que Lafayette pense qu'il est un véritable commandant qui dirigera une division lorsque Washington l'estimera prêt. Washington explique à Lafayette qu'il ne peut pas diriger une division parce qu'il n'est pas né en Amérique...
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Ci-dessus :
À gauche : La peinture « George Washington 1732 to 1799 and Lafayette at Valley Forge after Alonzo Chappel » dépeint une rencontre entre George Washington et le Marquis de Lafayette à Valley Forge pendant la guerre d'indépendance américaine. L'image a été publiée dans « Life and Times of Washington » Volume 1 en 1857. Bibliothèque publique de New York, domaine public, https://digitalcollections.nypl.org/items/510d47e0-f5e0-a3d9-e040-e00a18064a99
À droite : Lafayette blessé à Brandywine, par le célèbre artiste polonais Arthur Szyk, qui a réalisé les 38 aquarelles originales du portfolio George Washington et son époque entre 1930 et 1931. Les œuvres ont été exposées à l'Exposition coloniale de 1931 à Paris. En 1935, le président de la Pologne, Ignacy Moscicki, a acheté les miniatures originales à Szyk pour 66 000 dollars (en dollars d'aujourd'hui) et les a offertes au président Franklin D. Roosevelt. Les tableaux ont été accrochées à la Maison Blanche jusqu'en 1941. Elles se trouvent aujourd'hui dans la bibliothèque FDR à Hyde Park, dans l'État de New York. https://marq-de-laf.tumblr.com/post/161005327116/pics-of-lafayette-wounded-at-brandywine
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Sa bravoure au combat : Lafayette participe à sa première bataille lors de la bataille de Brandywine, près de Chadds Ford, en Pennsylvanie, le 11 septembre 1777. Après que les Britanniques ont pris le dessus sur les forces américaines, Washington demande à Lafayette d'aider le général John Sullivan. À son arrivée, Lafayette rejoint la troisième brigade de Pennsylvanie, dirigée par le brigadier Thomas Conway, et tente d'encourager les troupes à tenir bon face à l'ennemi. Malgré leur infériorité numérique, les forces britanniques et hessoises poursuivent leur action et Lafayette est blessé à la jambe. Alors que les Américains battent en retraite, il aide à organiser un retrait plus structuré avant de recevoir des soins médicaux pour sa blessure. Après la bataille, Washington loue sa « bravoure et son ardeur militaire » et le recommande pour un commandement de division dans une lettre au Congrès, qui est rapidement évacué lorsque les Britanniques prennent le contrôle de Philadelphie plus tard dans le mois.
Son endurance: il a aidé le général Nathanael Greene à repérer les positions britanniques dans le New Jersey. Avec 300 hommes, il remporte la victoire sur une armée hessoise plus nombreuse à Gloucester le 24 novembre 1777. Lafayette passe l'hiver 1777-1778 avec les troupes de Washington à Valley Forge, endurant leurs combats. Là, le Conseil de guerre, dirigé par Horatio Gates, demande à Lafayette d'organiser une invasion du Québec à partir d'Albany, dans l'État de New York. En arrivant à Albany, il découvre qu'il n'y a pas assez de soldats pour l'invasion. Il informe Washington de la situation et décide de retourner à Valley Forge. Avant de partir, il réussit à enrôler la tribu des Oneida pour qu'elle soutienne les Américains. Les Oneida appelèrent Lafayette Kayewla, ce qui signifie « redoutable cavalier ».
Son sens du terrain:
Le 18 mai 1778, à Barren Hill, en Pennsylvanie, Lafayette fait sortir ses troupes des bois sur une colline (aujourd'hui appelée Lafayette Hill) pour donner l'illusion d'avoir plus de soldats. Ils tirent à tour de rôle sur les forces britanniques.
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Ci-dessus : Carte de la campagne de Virginie de Lafayette en 1781, par le capitaine Michel du Chesnoy, 1781, carte à la plume et à l'aquarelle, Bibliothèque du Congrès, domaine public., https://encyclopediavirginia.org/lafayettes-virginia-campaign/.
Cette carte du centre de la Virginie, intitulée « Campagne en Virginie du Major Général M'is de LaFayette », a été réalisée par Michel Capitaine du Chesnoy, qui était aide de camp de Lafayette. Elle met en évidence les lieux clés de la campagne de Lafayette en Virginie, ainsi que les notes et les dates des événements militaires. Les cartes du capitaine du Chesnoy sont réputées pour leur précision et leur capacité à transmettre une histoire militaire. En l'occurrence, la carte illustre comment Lafayette a occupé l'armée de Cornwallis par de petites escarmouches jusqu'à ce que les troupes de Washington et de Rochambeau et la marine française puissent se rassembler stratégiquement à Yorktown.
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La campagne de Virginie et Yorktown, 1781 :
Des dizaines de bornes jalonnent le paysage de Virginie et retracent le harcèlement constant de Lord Cornwallis par les troupes américaines de Lafayette, qui l'ont poussé à se retrancher à Yorktown pendant que les troupes de Rochambeau et de Washington marchaient en toute hâte pour commencer le siège.
Lafayette réussit à éviter d'être capturé par Cornwallis à Richmond. Lorsque les troupes britanniques se déplacent, Lafayette envoie de petits groupes pour frapper de manière inattendue l'arrière-garde et les groupes de ravitaillement, donnant l'impression que ses forces sont beaucoup plus importantes. Sa stratégie permet de contenir les Britanniques jusqu'à l'arrivée de la flotte française de De Grasse qui remporte la bataille des caps de Virginie, coupant ainsi le soutien naval de Cornwallis. Le 14 septembre 1781, les troupes alliées franco-américaines rejoignent Lafayette. Le 28 septembre, la flotte française bloquant les Britanniques, les forces françaises et américaines unies entament le siège de Yorktown. Le 14 octobre, la redoute no 9 est attaquée par 400 soldats français du Gâtinois et du Royal Deux-Ponts Regiment sous le commandement général du baron de Vioménil, tandis que la redoute no 10 est prise pour cible par 400 fantassins légers sous le commandement du colonel Alexander Hamilton. Il y eut un bref désaccord sur la question de savoir qui mènerait l'assaut sur la redoute n° 10. Lafayette souhaitait que son aide, Jean-Joseph Sourbader de Gimat, prenne la tête de l'assaut, mais Hamilton soutenait qu'il était l'officier le plus gradé. Washington se rangea du côté d'Hamilton et lui confia le commandement. Ces deux redoutes furent cruciales pour briser les défenses britanniques. Après une contre-attaque ratée des Britanniques, Cornwallis se rendit le 19 octobre 1781, ouvrant ainsi la voie à l'indépendance américaine.
• À son retour en France en 1782, Lafayette est élevé au rang de maréchal de camp (général de brigade) dans l'armée française, évitant ainsi de nombreux grades, et devient chevalier de l'ordre de Saint-Louis.
• Le 16 janvier 1784, le major Pierre L'Enfant remet aux mains de Lafayette (ainsi qu'à l'amiral d'Estaing et au général Rochambeau) les médailles nouvellement fabriquées afin qu'elles soient distribuées à leurs officiers pour marquer leur entrée officielle dans la Société des Cincinnati de France.
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Charles Armand Tuffin,
Marquis de la Rouërie
Brigadier General, Armée Continentale
26 mars1783
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Ci-dessus :
À gauche : Charles Armand Tuffin, marquis de la Rouërie, par Charles Willson Peale. Charles Willson Peale - Philadelphia History Museum at the Atwater Kent, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=125705820
À droite: Le Colonel Armand, Marquis de la Rouërie, et ses Partisans, 1781 par Eugène Leliebvre - Supplément au Carnet de la Sabretache, 1976/35, Planche No 1 , Carnet 35, https://hu.pinterest.com/pin/861032022484884344/
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"Colonel Armand"
• Charles Armand Tuffin, marquis de la Rouërie (né à Fougères, Bretagne, le 13 avril 1751- mort le 30 janvier 1793 à Saint-Denoual, Bretagne), dit « colonel Armand », est un officier de cavalerie.
• En 1766, sa famille lui achète une commission de sous-lieutenant dans le régiment des Gardes-Françaises. À quinze ans, il quitte le château de Saint-Ouen-la-Rouërie, où il a passé son enfance, pour s'installer à Paris. Il commence son service à Versailles. Les Gardes-Françaises étant une unité d'élite d'apparat, les loisirs prennent le pas sur le service. Au début, il apprécie la vie à Paris et à Versailles, mais il s'ennuie vite.
• Son désir de se venger des Anglais après la guerre de Sept Ans, son goût pour l'aventure et la possibilité de relancer sa carrière militaire à l'étranger pour une cause qui lui tient à cœur sont les principales raisons qui poussent La Rouërie à s'embarquer pour l'Amérique. La Rouërie embarque sur le Morris, un navire américain qui part de Nantes au début de l'année 1777, avec son valet Lefebvre. Le voyage est tumultueux et se termine à la nage, les Anglais attaquant le navire dans la baie du Delaware.
• La Rouërie et Lefebvre arrivent à Philadelphie et demandent à rencontrer le Congrès pour offrir leurs services à l'armée continentale. Le marquis est recommandé au Congrès par Robert Morris. Au cours de la réunion, La Rouërie déclare qu'il est prêt à servir sans salaire, voulant seulement contribuer à la cause. Il a également indiqué qu'il ne voulait pas être connu sous son titre ou son nom de famille, préférant être appelé par son prénom, Charles Armand, et qu'il serait connu sous le nom de colonel Armand. Cet esprit de dévouement impressionne le Congrès, qui accorde à Armand une commission de colonel le 10 mai. Le Congrès propose même le même grade à Lefebvre, qui le refuse.
• Au printemps 1778, La Rouërie reçoit l'autorisation du Congrès de former une légion de « Chasseurs libres et indépendants » composée de 452 hommes et 14 officiers, sous son commandement et financée par le Congrès. Dès le mois de mars, il commence à recruter des volontaires parmi les prisonniers de guerre. Friedrich Adolf Riedesel, général du duché de Brunswick-Lunebourg allié à la Grande-Bretagne, note dans ses mémoires :« Cet aventurier français nommé Armand, qui parlait suffisamment l'allemand pour être compris. Bavard et insouciant comme beaucoup de gens de son pays, il convainquit facilement les Allemands naïfs de la joie qu'ils trouveraient à servir sous ses ordres ».
• Parmi les officiers servant dans la légion d'Armand, on trouve :
Le lieutenant-colonel de Ternant (futur ambassadeur de France aux États-Unis en 1791-1792), le major George Schaffner, le major de Laumagne, le chevalier Jean-Baptiste Georges de Fontevieux, Charles Merckle, le capitaine Claudius de Bert de Majan, le capitaine John Sharp, le capitaine Le Brun de Bellecour, le capitaine Mercley, le capitaine Bedkin, le chevalier de Vaudoré, le lieutenant Ducos, le lieutenant Sibert et le lieutenant Segner... Américains et Français combattant côte à côte.
Action « commando » à Westchester, le 7 novembre 1779 :
Alors qu'il se trouve à Tarrytown avec sa légion, un informateur lui apprend que le major loyaliste Mansfield Bearmore se repose dans une maison à Morrisania, à une cinquantaine de kilomètres de là. Bearmore, connu pour ses tactiques brutales, dirige un groupe de partisans loyalistes et est craint par les habitants. La Rouërie veut éliminer cette menace et part avec sa cavalerie. Le lendemain, juste avant l'aube, la légion d'Armand passe en territoire britannique. Il laisse le gros de ses troupes sur un pont pour assurer leur retraite en toute sécurité, car un camp hessois de 800 hommes se trouve à proximité. Avec seulement 22 cavaliers, il s'aventure à 5 miles en terre ennemie, trouve la maison de Bearmore et l'encercle. Ils chargèrent silencieusement, prenant Bearmore et cinq de ses hommes au dépourvu pendant qu'ils dormaient. La Rouërie et sa cavalerie reviennent avec les prisonniers sans rencontrer de forces britanniques. En arrivant à Camp Scott, ils sont accueillis par les acclamations des soldats américains. Pour récompenser ses hommes de leur discipline et de ne pas avoir pillé la maison de Bearmore, La Rouërie leur donne 400 dollars.
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• Il participe à plusieurs autres batailles, dont Monmouth, Short Hills, Brandywine, Whitemarsh, Camden, la campagne de Virginie et le siège de Yorktown.
• Lors de la bataille de Camden, le 16 août 1780, à la vue des fusiliers anglais chargeant à la baïonnette, les troupes américaines plièrent et battirent en retraite. Les dragons de Tarleton entrent à nouveau en action et poursuivent les fuyards. La Rouërie contre-attaque alors avec ce qui reste de ses propres dragons, obligeant la cavalerie anglaise à se regrouper et permettant à d'autres fugitifs de s'échapper. Tarleton lui-même écrivit dans son rapport que les troupes d'Armand « avec beaucoup de sang-froid bloquèrent la route aux fugitifs ».
Mission à Versailles:
La Rouërie part pour la France en février 1781, en compagnie du colonel John Laurens, chargé de négocier un soutien financier auprès du roi Louis XVI, laissant le lieutenant-colonel de Ternant à la tête de la légion.
La Rouërie acquiert 100 selles de cuir, 150 sabres de hussard, 160 paires de pistolets, 975 chemises, 160 couvertures, 150 paires de bottes avec éperons, 320 casques de cuivre, 4 trompettes et 4 shakos, ainsi que diverses fournitures pour une valeur de 300 guinées. Après six mois d'absence, La Rouërie retourne en Amérique. Entre-temps, il a été nommé chevalier de l'ordre de Saint-Louis.
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Yorktown et l'assaut de la redoute numéro 10:
Pour s'emparer de Yorktown, les Français et les Américains doivent d'abord prendre deux redoutes clés lors de la même attaque, afin d'empêcher les Britanniques de reprendre le contrôle de l'autre. Il fut décidé que les Français et les Américains attaqueraient chacun une redoute. L'attaque française (redoute n°9) est menée par le baron de Vioménil, la force principale étant commandée par le lieutenant-colonel Guillaume de Deux-Ponts, assisté du baron de l'Estrade. Pour la seconde redoute (n°10), l'attaque américaine est menée par le colonel Alexander Hamilton chargé de l'offensive, soutenu par le colonel de Gimat, aide de camp de Lafayette, et le colonel John Laurens.
Dans l'après-midi, quelques heures avant l'attaque, le colonel La Rouërie s'adresse au général Washington pour lui demander l'autorisation de participer à l'assaut de la redoute n°10 à titre individuel, sans commandement, et accompagné seulement de quelques officiers. Washington accède à sa demande.
L'attaque réussit, les Américains s'emparant de leur redoute plus rapidement que les Français de la redoute n°9. Au cours du combat, La Rouërie est l'un des premiers à pénétrer dans la redoute.
Le colonel Alexander Hamilton a écrit après la bataille :
« Je voudrais exprimer notre gratitude au colonel Armand, au capitaine Legouge, au chevalier de Fontevieux et au capitaine Bedkin, un officier de son unité, qui ont combattu en tant que volontaires à cette occasion. Ils ont mené la colonne de droite et ont été parmi les premiers à entrer dans la redoute, contribuant par leur bravoure au succès de la mission ».
Après Yorktown :
Au début de l'année 1783, le colonel Armand sert encore dans l'armée américaine.
• Le 26 mars 1783, il devient général de brigade dans l'armée américaine avant de rentrer en France à l'été 1784. Cette promotion a été demandée par Washington dans une lettre adressée au président du Congrès le 7 mars 1783. Le 25 novembre, les soldats de la Légion Armand défilent pour la dernière fois à Philadelphie devant le général Washington. Le 29 novembre, La Rouërie lui écrit :
« Il est impossible de décrire cette scène de tristesse, officiers et soldats en larmes, venant tous m'exprimer leur chagrin de la séparation ; même ceux qui avaient encouru une punition demandant pardon à leurs officiers ; et toute la troupe promettant de revenir si l'on avait encore besoin de nos services dans ce pays... »
• La Rouërie, l'un des premiers Français arrivés en Amérique, est l'un des derniers à partir.
• La Rouërie reçoit de nombreuses lettres de remerciement, témoignant d'un grand respect : du général Benjamin Lincoln, secrétaire à la Guerre, de Thomas Mifflin, président du Congrès, des habitants de York, où sa troupe est stationnée, et des officiers de sa légion dans une lettre qui lui est remise la veille de son départ pour la France.
• Après son départ d'Amérique, il entretient une amitié avec Washington et les deux hommes continuent à correspondre.
• La Rouërie devient membre du chapitre français de la Société des Cincinnati.
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• Pendant la Révolution française, La Rouërie est un fervent partisan de la monarchie. Son objectif est de lever une armée de paysans en Bretagne et dans les provinces voisines pour marcher sur Paris, aux côtés de l'armée prussienne et des émigrés. Il établit un réseau de contacts dans chaque ville et paroisse rurale. Cette démarche est similaire à celle qu'il a tentée aux États-Unis, mais elle ne réussit pas cette fois-ci. Trahi, La Rouerie doit fuir et se cacher de château en château. Il meurt d'épuisement et de pneumonie au manoir de la Guyomarais à Saint-Denoual, près de Lamballe, le 30 janvier 1793, avant le soulèvement qu'il avait prévu. Son corps fut exhumé et décapité par les républicains quelques jours après sa mort...
• Il est décevant de constater qu'il n'existe aucun monument ou mémorial en l'honneur de La Rouërie, à l'exception de cette mention dans le New Jersey. Notre Société souhaite en installer un à Westchester ou à Yorktown dans le futur.
Plaque, “Bataille de Short Hills“
1210 Raritan Rd, Scotch Plains, NJ 07076
GPS: 40.611167, -74.373183
• Inscription (extraits):
“Le 26 juin 1777, les forces continentales de Washington, composées de moins de 6 000 hommes, livrèrent une bataille rangée dans les plaines situées sous les monts Watchung contre les troupes britanniques et hessoises, qui comptaient environ 12 000 hommes. [...] La première résistance massive des troupes américaines eut lieu au carrefour d'Oak Tree, où la colonne de Cornwallis fut prise pour cible par un corps d'environ 600 hommes sous les ordres du brigadier général Thomas Conway vers huit heures du matin. Ses troupes furent rejointes par trois compagnies de volontaires allemands de Pennsylvanie du major Nicholas Ottendorff, nouvellement placées sous le commandement du colonel français Charles Armand-Tuffin avec trois pièces d'artillerie, ce qui constitua la première utilisation d'un commandement et d'armes français pendant la guerre. [...]
Érigé en 1977 par le Comité du bicentenaire de la Révolution américaine de Scotch Plains.."
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Louis Lebègue de Presle Duportail
Brigadier General, 17 novembre 1777
Major General, 16 novembre 1781
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« L'un des meilleurs et des plus honnêtes officiers de ce continent »
• Louis Antoine Jean Le Bègue de Presle Duportail (14 mai 1743 - 12 août 1802) était un chef militaire français qui a servi comme volontaire et ingénieur en chef de l'armée continentale pendant la guerre d'Indépendance américaine.
• Lafayette l'a qualifié de « l'un des meilleurs et des plus honnêtes officiers de ce continent ».
• Il a également été le dernier secrétaire d'État à la guerre et le premier ministre de la guerre au début de la Révolution française.
• ll est diplômé de l'école royale du génie de Mézières en 1765.Promu lieutenant-colonel dans le corps royal du génie, Duportail rejoint l'armée continentale de Washington en vertu d'un accord secret entre Benjamin Franklin et le gouvernement du roi Louis XVI.
• Il est l'un des quatre ingénieurs français (avec de La Radière, Gouvion et de Laumoy) que les commissaires américains à Paris engagent pour l'Armée continentale en février 1777. Il travaille à la défense de Valley Forge, West Point (où il n'est pas reconnu..), Yorktown...
• Fait prisonnier à Charleston, en Caroline du Sud, en mai 1780, il est libéré lors d'un échange de prisonniers.
• Dans plusieurs lettres, il demande à être promu à un grade supérieur afin de donner le poids nécessaire à ses ordres. Il se révèle non seulement un excellent technicien lors de la campagne de Pennsylvanie, mais il est surtout remarqué pour ses conseils avisés de stratège lors des premiers conseils de guerre auxquels il participe. Washington se ralliera à ses vues et le nommera chef des opérations combinées lors des opérations décisives menées avec Rochambeau et De Grasse jusqu'à la victoire de Yorktown, où il dirigera également la construction des ouvrages de siège.
• De retour en France en octobre 1783, Duportail est nommé maréchal de camp dans l'armée française. Il devient membre du chapitre français de la Société des Cincinnati. Il est ministre de la guerre au début de la Révolution française, sur recommandation du général Lafayette.
• Poursuivi par les factions les plus radicales de la Révolution, il parvient à se réfugier en Amérique et achète une ferme près de Valley Forge, en Pennsylvanie. Il y vécut jusqu'en 1802, date à laquelle il mourut en mer lors de son voyage de retour en France.
Héritage aux États-Unis :
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La ferme de Cressbrook, également connue sous le nom de Duportail House, était l'ancienne résidence du brigadier général Duportail. La maison d'origine a été construite vers 1745 et a été agrandie à plusieurs reprises depuis l'ajout de la partie principale en 1825. Pendant la Révolution américaine, la maison a servi de quartier général au général de brigade Louis Le Bègue Duportail à la fin de l'année 1777 et au début de l'année 1778, pendant le campement à Valley Forge. Elle a été inscrite au Registre national des lieux historiques en 1972.
Cressbrook Farm, également appelée Duportail House
South of Valley Forge, off Interstate 76, Tredyffrin Township, PA
GPS: 40.077200, -75.450845
• Inscription:
“Quartier général du général de brigade Louis Lebègue Duportail Chef du génie de l'armée américaine qui planifia la défense de Valley Forge ».
Erigé par l'Institut Français de Washington, la Société Américaine de la Légion d'Honneur, la Société France-Amérique, les Amis de Lafayette, (reste illisible)”
• À Washington, D.C., la face ouest de la statue de Lafayette sur Lafayette Square, en face de la Maison Blanche, comporte deux statues représentant Rochambeau (qui a une statue à part entière, sur le côté ouest de Lafayette Square) faisant l'éloge de Duportail.
Statue, "Lafayette et ses compatriotes", Washington D.C.
Coin sud-est de Lafayette square, en face de la Maison Blanche
Pennsylvania Ave NW &, 16th Street Northwest, Washington, DC 20001
GPS: 38.8988889,-77.0352778
• Inscription:
"Par le Congrès / En commémoration / Des services / Rendus par /
le général Lafayette / et ses compatriotes / au cours de la lutte /
Pour l'Indépendance / Des Etats-Unis / D'Amérique ».
(Maurice Denonvilliers Fondeur, Paris, 1890)
« Érigé en 1891 par le Congrès des États-Unis"
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Johann von Robais, Baron de Kalb
Major General, Armée Continentale
5 septembre 1777
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Au service de Louis XV, Louis XVI, et de l'Amérique
• Johann von Robais, baron de Kalb (19 juin 1721 - 19 août 1780), initialement nommé Johann Kalb, était un officier militaire originaire de Franconie qui devint général de division dans l'armée continentale pendant la guerre d'Indépendance américaine. Il fut mortellement blessé lors d'un combat contre l'armée britannique à la bataille de Camden.
Service dans l'armée française et dans la noblesse française:
• De Kalb est né à Hüttendorf, un village d'Allemagne situé près d'Erlangen, dans la principauté de Bayreuth. Il rejoint le régiment Loewendal de l'armée française en 1743. Après avoir fait preuve d'une grande habileté pendant la guerre de Sept Ans, il devient l'assistant du quartier-maître général de l'armée du Haut-Rhin, créée à la suite de la dissolution du régiment de Loewendal. En 1763, il reçoit l'ordre du Mérite militaire et est annobli par le roi Louis XV qui le fait baron.
• En 1764, il épouse une riche Française issue de l'industrie du drap. Il achète le château de Milon-la-Chapelle, près de Versailles, et mène une vie paisible de fermier. Sa famille réside encore aujourd'hui dans cette ville.
• En 1768, Kalb se rend en Amérique du Nord dans le cadre d'une mission secrète du duc de Choiseul, ministre français des Affaires étrangères, afin d'évaluer le mécontentement des colons à l'égard de la Grande-Bretagne. Pendant quatre mois, Kalb en vint à admirer les colons et leur désir d'indépendance, rédigeant des rapports détaillés pour le gouvernement français. À son retour en Europe, il était impatient de retourner en Amérique et de soutenir les colons dans leur lutte initiale contre les Britanniques.
Service dans l'Armée continentale:
• En juillet 1777, Kalb revient en Amérique du Nord avec son élève, le marquis de Lafayette, qui l'a présenté à Silas Deane, l'agent recruteur américain à Paris. Tous deux s'engagent dans l'armée continentale. Kalb est contrarié d'apprendre qu'il ne sera pas promu général de division, mais grâce au soutien de Lafayette, il obtient ce grade le 5 septembre 1777, alors qu'il s'apprête à rentrer en France.
• Lors de la campagne du Sud, il se sentit déçu lorsqu'il apprit qu'Horatio Gates avait été choisi pour diriger l'armée à sa place. Gates fait subir à l'armée une terrible défaite lors de la bataille de Camden, le 16 août 1780. Le cheval de De Kalb est abattu et il s'écroule sur le sol. Avant qu'il ne puisse se relever, les soldats britanniques lui tirent dessus à trois reprises et le poignardent à plusieurs reprises. Son ami et assistant, le chevalier du Buysson, est grièvement blessé alors qu'il tente de le protéger contre d'autres attaques.
• Lorsque Cornwallis voit Kalb, il lui dit : « Je suis désolé, monsieur, de vous voir, non pas désolé que vous soyez vaincu, mais désolé de vous voir si gravement blessé ». On dit que Cornwallis a supervisé le traitement des blessures de Kalb par ses propres médecins à Camden, en Caroline du Sud.
Au moment de mourir, Kalb aurait dit à un officier britannique : « Je vous remercie monsieur pour votre généreuse sympathie, mais je meurs de la mort pour laquelle j'ai toujours prié : la mort d'un soldat qui se bat pour les droits de l'homme ». Il décède trois jours plus tard.
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Son héritage aux États-Unis :
• De Kalb était très respecté par ceux qui ont vécu à son époque et on se souvient de lui comme d'un héros de la révolution américaine.
• Il a été nommé membre de la Société des Cincinnati de France (et son fils, le lieutenant Frédéric, baron de Kalb, membre héréditaire en 1784).
• De nombreuses villes et comtés des États-Unis portent son nom, notamment en Alabama, en Géorgie, dans l'Illinois, dans l'Indiana, dans le Mississippi, dans le Missouri, dans l'État de New York, dans le Tennessee et au Texas. Des navires de guerre ont été nommés en son honneur.
• Il y a deux siècles, lors de sa visite à Camden, S.C., le 9 mars 1825, le marquis de Lafayette a posé la première pierre de son monument..
The Baron de Kalb Monument
Bethesda Presbyterian Church, 502, Camden SC 29020
GPS: 34.246860, -80.605087
• Sa mémoire est également honorée sur le champ de bataille de Camden:
Stèle, Baron DeKalb
1698 Flat Rock Rd, Camden, SC 29020
GPS: 34.357617, -80.610283
• Inscription:
“Le baron DeKalb a été mortellement blessé à cet endroit lors de la bataille de Camden le 16 août 1780 ».
Érigé par le chapitre Hobkirk des Filles de la Révolution américaine..“
Marker, “Battle of Camden”
1698 Flat Rock Rd, Camden, SC 29020
GPS: 34.357567, -80.609967
• Inscription (extraits):
"Je suis désolé, monsieur, de vous voir, non pas désolé que vous soyez vaincu, mais désolé de vous voir si gravement blessé". -Lord Cornwallis face au général Johann de Kalb
"Le major général Johann de Kalb, un officier européen chevronné qui a offert ses services aux Patriotes pendant la guerre, lance une charge vigoureuse avec un régiment d'infanterie continentale à travers la division gauche des Britanniques. Pendant plus de 30 minutes, la bataille sanglante fait rage sur le côté ouest du champ de bataille, directement de l'autre côté de la route moderne que vous voyez ici aujourd'hui. Touché et saignant, de Kalb tomba de selle et continua à se battre à pied, mais il finit par s'effondrer à cause de ses multiples blessures. Un monument situé sur ce terrain commémore son héroïsme. [Alors que l'armée de Gates se replie vers le nord, de Kalb est emmené à la base britannique de la ville de Camden. C'est là qu'il mourut trois jours plus tard, à des milliers de kilomètres de chez lui. […]
De Kalb sur son lit de mort:
Saignant abondamment de ses blessures, de Kalb fut fait prisonnier et emmené à Camden, où il fut soigné par le médecin patriote Isaac Alexander, de la milice de Caroline du Nord. Sur son lit de mort, il dicta des lettres à son assistant militaire, le chevalier du Buysson.
Érigé par Historic Camden Foundation, South Carolina Battleground Preservation Trust, American Battlefield Trust.”
• Et sa statue au Maryland State House:
Statue “Sacred to the Memory of Baron de Kalb”
Grounds of Maryland State House, 100 State Cir, Annapolis, MD 21401
GPS: 38.978567, -76.491117
• Inscription:
«Chevalier de l'Ordre Royal du Mérite Militaire
Brigadier des armées de France et
Général de division au service des États-Unis d'Amérique».
« Après avoir servi avec honneur et réputation pendant trois ans, il donna une dernière et glorieuse preuve de son attachement aux libertés de l'humanité et à la cause de l'Amérique lors de l'action près de Camden, dans l'État de Caroline du Sud, le 16 août 1780. Alors qu'il menait les troupes des lignes du Maryland et du Delaware contre un nombre supérieur et qu'il les incitait par son exemple à des actes de bravoure, il fut transpercé de nombreuses blessures et mourut le 19 août suivant, dans la 48e année de son âge.
« Le Congrès des États-Unis d'Amérique, en reconnaissance de son zèle, de ses services et de ses mérites, a érigé ce monument.»
Érigé en 1886 par le Congrès des États-Unis d'Amérique."
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Philippe Tronson du Coudray
Inspector-general
Major-general, Armée Continentale
August 11, 1777
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Il n'existe aucun portrait connu du malheureux ingénieur. Attention, plusieurs sites utilisent par erreur d'autres portraits, le confondant avec d'autres membres de la famille Du Coudray.
Ci-dessus : La plaque ci-dessus orthographie mal son nom Philippe avec deux « L ». Le cimetière de l'ancienne église catholique St Mary, Philadelphie, Pennsylvanie. Photos par Devry Becker Jones (CC0)
https://www.hmdb.org/m.asp?m=213976
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Une grande destinée interrompue
• Philippe Charles Jean Baptiste Tronson du Coudray (né à Reims le 8 septembre 1738 - mort à Philadelphie le 16 septembre 1777) est un officier français qui s'est porté volontaire pour servir dans l'armée continentale.
• Il entre dans l'armée française et devient un officier d'artillerie réputé, rédigeant des traités sur la poudre à canon et la métallurgie, avant d'atteindre le rang d'adjudant général.
• Il avait de bonnes relations avec la cour de Versailles et donna des cours d'instruction militaire au comte d'Artois, frère cadet de Louis XVI et futur roi Charles X après la Restauration.
• Silas Deane le décrit comme le « premier ingénieur » de l'establishment militaire français et s'efforce de le recruter avec le grade de major général et le commandement de l'artillerie et du corps d'ingénieurs de l'armée continentale. Trop zélé dans sa volonté de recruter des volontaires et de rassembler 200 canons, Du Coudray agace la Cour de France, qui souhaite garder le calme à l'époque, et reçoit l'ordre de rester dans sa résidence. Au lieu de cela, Du Coudray continua et s'embarqua pour l'Amérique en mai 1777.
• Silas Deane le fait monter à bord et lui donne le titre de major général. Bien qu'il n'ait pas le pouvoir de faire cette offre à Du Coudray, le Congrès continental décide de la respecter, et il reçoit le grade comme promis.
• À son arrivée, Du Coudray doit faire face à une forte jalousie de la part des officiers américains, qui n'apprécient pas que des étrangers se voient attribuer des grades et une autorité supérieurs.
Dans une lettre au général Heath, George Washington écrit :
Middlebrook, 1er juin 1777.
Cher Monsieur J'ai reçu votre faveur du 19 mai. Le général Du Coudree (sic) est arrivé ici hier soir et s'est mis en route ce matin pour Philadelphie. Je ne saurais dire quels sont ses engagements avec M. Deane, mais comme il est présenté comme un gentleman très compétent dans sa profession, j'ose dire que ses attentes sont élevées. Le Congrès prendra sans aucun doute des dispositions élégantes et honorables à son égard, mais j'espère que cela sera fait de manière à ne pas dégoûter les officiers généraux de notre armée."
[Mass His. Soc. Col., Series V. Vol. YI. pp. 57-8)
• Enfin, Du Coudray est nommé « inspecteur général de l'artillerie et des manufactures militaires » avec le grade de major général, le 11 août 1777.
• Ses missions d'étude des défenses autour de Philadelphie, Fort Mercer (Red Bank), Fort Billingsport, Fort Mifflin, conduisent à des recommandations qui ne sont pas suivies, augmentant les récriminations mutuelles et ralentissant de fait le travail.
• À un moment donné, son fort tempérament et son incapacité à composer avec ses supérieurs (ainsi qu'avec son compatriote Duportail) et son entourage deviennent un problème critique.
Un accident stupide sur le ferry Schuylkill:
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Ci-dessus : « Schuylkill River at Gray's Ferry », par P. Clark, vers 1835 - Library Company of Philadelphia, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=22979505
"Le 16 septembre [1777], Monsieur de Coudray, officier de rang et de distinction au service de la France et volontaire dans notre armée, ayant l'occasion de traverser le bac de Schuylkill, monta un cheval fougueux dans le bateau, qui, effrayé, sauta dans la rivière et le cavalier fut malheureusement noyé. Le Congrès a décidé que le corps de Monsieur de Coudry (sic) serait inhumé aux frais des États-Unis et avec l'honneur de la guerre." - Thatcher's Military Journal Rev. p. 117
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• Il est mort prématurément dans un tragique accident lorsque son cheval a sauté d'un ponton dans la rivière Schuylkill. Ses éperons se sont emmêlés et il s'est noyé sous son cheval.
L'extrait ci-joint du journal de Jacob Hiltzheimer raconte l'histoire d'un accident étrange. :
"1777- 16 septembre- Mardi, nuageux et un peu de pluie. Vers 11 heures, le général Coutrie (sic) s'est mis en route avec neuf officiers français vers le camp de Schuylkill ; mais lui, le dit général français, est resté sur son cheval sur le bateau qui traversait ; son cheval a sauté par-dessus bord, et a ainsi noyé le général. Le soir, je suis allé à Schuylkill et j'ai vu ledit général sorti de l'eau ». [...] « En traversant la Schuylkill, son cheval a sauté du bateau avec lui, qui était bêtement en selle - et s'est ainsi noyé hier. "
- Papers of Gov. Langdon, Letter Jas. Lo veil, M. C., to Gen. Whipple, September 17th, 1777
• Le 17 septembre. le Congrès décida :
« Considérant que Möns, Du Coudray, colonel-brigadier au service de Sa Majesté Très Chrétienne, le Roi de France, et commandant en chef de l'artillerie dans les colonies françaises d'Amérique, a courageusement offert de se joindre à l'armée américaine en tant que volontaire ; mais qu'en chemin, il s'est malheureusement noyé en tentant de traverser la Schuylkill.
Il est décidé: Que le corps de Möns. Du Coudray soit inhumé aux frais des Etats-Unis, avec les honneurs de la guerre, et que le Major de la ville mette cet ordre à exécution."
• Ses funérailles, qui ont eu lieu à l'église Sainte-Marie de Philadelphie, ont été suivies par de nombreux représentants du Congrès. Il fut enterré dans la cour de l'église, mais l'emplacement exact de la tombe est inconnu, bien qu'une pierre tombale portant ses initiales (à peine lisibles) existe.
• La mort de Coudray a eu pour effet de conforter la position de Duportail.
Plaque & tomb, «Phillippe (sic) Charles Jean Baptiste Tronson DuCoudray»
Old Saint Mary's Parish/Roman Catholic Church cemetery
242 S 4th St, Philadelphia, PA 19106
GPS: 39.945833, -75.148850
• Inscription:
“Il a été formé pour l'armée française et a fait preuve de grands mérites en tant qu'ingénieur. Il était adjudant général de l'artillerie et était considéré comme l'un des meilleurs experts militaires de France lorsque, en 1776, il se porta volontaire pour aller en Amérique afin d'aider les colons dans leur révolution contre les Britanniques.
Le 11 août 1777, il est nommé inspecteur général avec le grade de major général et chargé de commander les ouvrages militaires le long de la rivière Delaware. Il se noie en traversant la rivière Schuylkill à Philadelphie. Le Congrès lui fit des funérailles officielles et assista à sa messe de requiem le 18 septembre 1777 à l'église Sainte-Marie. Le Congrès a également assisté à la messe de requiem de Don Juan de Miralles, un agent du gouvernement espagnol, le 8 mai 1780..”
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Baron Simon Bernard
Brigadier-general, U.S. Army Corps of Engineers
16 novembre 1816
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"Le Vauban du Nouveau Monde"
• Le baron Simon Bernard (28 avril 1779 - 5 novembre 1839) était un général français du génie. Il est né à Dole, une ville du Jura, près de la Suisse. Il étudie à l'École polytechnique, dont il sort deuxième de sa promotion en 1799, avant de s'engager dans l'armée en tant qu'ingénieur.
• Simon Bernard, né de parents très pauvres, est admis gratuitement à l'école centrale de Dole, sa ville natale, où il excelle dans les sciences exactes. Il entre à l'École polytechnique en 1794 et sort deuxième de sa classe d'ingénieur en 1799.
• Il progresse rapidement, devenant capitaine en 1800 et major en 1809. Après avoir travaillé sur le port d'Anvers, Bernard sert d'aide de camp à Napoléon de 1809 à 1812. Promu colonel en 1813, il est blessé à la bataille de Leipzig. Le 22 mars 1814, il est fait baron de l'Empire et le lendemain, il devient général de brigade.
• Après la première abdication de Napoléon, il soutient les Bourbons et est honoré du titre de chevalier de Saint-Louis. Bernard est chargé par le ministre de la guerre Clarke d'effectuer des travaux topographiques. Lorsque Napoléon revient de l'île d'Elbe, Bernard le rejoint et participe à la bataille de Waterloo en 1815.
Service aux Etats-Unis:
• Après la seconde abdication de l'empereur, il est exilé de France. Il refuse l'offre d'emploi du tsar Alexandre Ier de Russie et accepte celle du président James Madison, sur la recommandation de Lafayette. Le 16 novembre 1816, il est nommé brigadier général du corps des ingénieurs de l'armée américaine, avec rang et solde.
• Sa première tâche consiste à recommander les meilleurs itinéraires pour relier Washington D.C. et la Nouvelle-Orléans, distantes de 1 084 miles. Pour ce faire, il effectue quatre voyages entre les deux villes, en passant par les territoires indiens.
• Il a conçu plusieurs grands forts pour l'armée tout au long de la côte, du Maine à la Louisiane, notamment Fort Monroe et Fort Wool en Virginie, Fort Adams à Newport, Rhode Island, Fort Morgan en Alabama, Fort McRee à Pensacola, Floride, Fort Zachary Taylor à Key West, Floride, et Fort Pulaski en Géorgie, pour n'en citer que quelques-uns. Lors de sa visite aux États-Unis en 1824-1825, le marquis de Lafayette fait l'éloge de Fort Monroe, la forteresse d'Old Point Comfort, également conçue par Bernard. Il démissionne de l'armée américaine le 10 juillet 1831.
• Il rentre en France après la révolution de juillet 1830 et est nommé lieutenant-général par Louis Philippe Ier. Il entre au comité général des fortifications et est chargé d'élaborer des plans pour améliorer les défenses de Paris. En 1834, il devient pair de France. Il occupe à deux reprises le poste de ministre de la guerre : d'abord pendant huit jours en novembre 1834, puis de septembre 1836 à mars 1839 sous le Premier ministre Louis-Mathieu Molé.
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• Le général Bernard est décédé à Paris le 5 novembre 1839. Le président américain Martin van Buren, ayant appris sa mort, a déclaré une période de deuil de 30 jours pour tous les officiers de l'armée.
Son héritage aux États-Unis :
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Panneau, “Enormous Undertaking: The Fort's Construction - Fort Monroe”
32 Ingalls Rd, Fort Monroe VA 23651
GPS: 37.002350, -76.310567
• Inscription (extraits):
“Pendant la guerre de 1812, les soldats britanniques ont brûlé Hampton et occupé le phare de Old Point Comfort. La marine britannique remonta sans opposition la baie de Chesapeake jusqu'au fort McHenry à Baltimore, brûlant au passage la ville de Washington. Après la guerre, le président James Madison engagea un ingénieur français, le général de brigade Simon Bernard, pour concevoir un réseau de défenses côtières afin de protéger la nation contre de futures attaques [...]
« Un Français vient à la rescousse »
[...] « Le général de brigade Simon Bernard a conçu Fort Monroe. Il était membre du corps du génie de l'armée française et ancien aide de camp de Napoléon. Bernard est arrivé aux États-Unis en 1816 après avoir été recommandé au président James Madison par le marquis de Lafayette. Madison plaça Bernard à la tête du Board of Engineers, chargé de construire des défenses côtières, des forts, des routes et des canaux.
Érigé par la Fort Monroe Authority ; National Park Service, U.S. Department of the Interior."
Panneau, War of 1812, Military Legacy
Phoebus Waterfront Park, Hampton VA 23663
GPS: 37.014517, -76.318083
• Inscription:
"Après des attaques côtières britanniques dommageables pendant la guerre de 1812, le président James Madison a reconnu la nécessité d'améliorer la défense côtière et la puissance navale du pays. En 1816, le Congrès a créé le Bureau des ingénieurs pour les fortifications et, en 1818, l'ancien aide de Napoléon, le général Simon Bernard, en est devenu le chef. Bernard planifie une série de fortifications en maçonnerie, connues plus tard sous le nom de « Third System » (troisième système), afin de défendre tous les principaux ports américains. Fort Monroe fut le premier de ces forts à être construit, à partir de 1819. Nommé en l'honneur du président James Monroe, il protégeait l'entrée de Hampton Roads et l'ancêtre du chantier naval de Norfolk, le Gosport Navy Yard.Érigé en 2011 par le Département des ressources historiques de Virginie. (Marker Number WY-105.)”
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Panneau, “A giant among forts”
Inside entrance of Fort Adams, 80 Fort Adams Dr, Newport, RI 02840
GPS: 41.478700, -71.337350
• Inscription (extraits):
[...] “Simon Bernard, qui avait été lieutenant général du génie sous Napoléon, a conçu Fort Adams en utilisant de nombreuses techniques de fortification avancées des ingénieurs français..."
Panneau, “Newport Harbor”
King’s Park, Newport, R.I. 02840
GPS: 41.476200, -71.321717
• Inscription (extraits):
[...] Fort Adams: ” Le premier fort américain sur le site a été achevé en 1799 et nommé en l'honneur du président John Adams. Conçu par l'ingénieur militaire français Simon Bernard et l'architecte militaire américain Joseph Totten, la construction du fort actuel a commencé dans les années 1800...”
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Jean-Baptiste de Barth Walbach
Brigadier general, U.S. Army
Mai 1850 (rétroactif à 1823)
L'officier d'active le plus âgé de l'histoire des États-Unis
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Ci-dessus :
À gauche : Le général John de Barth Walbach, Fort Monroe, Old Point Comfort, VA, 1846 Photographie du général Walbach vers les années 1850 Par Bo Gardiner 1 - Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=73493634
À droite: Panneau, Photo par Cosmos Mariner, June 28, 2017 https://www.hmdb.org/PhotoFullSize.asp?PhotoID=479413
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L'officier d'active le plus âgé de l'histoire des États-Unis
• Antoine Jean Baptiste de Barth, baron de Walbach, plus connu sous le nom de Jean Baptiste de Barth Walbach, est né le 3 octobre 1766 à Münster (département du Haut-Rhin). Il américanisera plus tard son nom en utilisant son titre de noblesse comme nom de famille. Comme l'Alsace a été perdue par la France après la guerre franco-prussienne de 1870, et qu'elle a été un territoire allemand de 1870 à 1918, ses biographies les plus anciennes le décrivent comme allemand.
• Il a reçu son éducation militaire à l'académie militaire de Strasbourg, en Alsace. Il est devenu enseigne dans le régiment royal d'Alsace en 1782 et a servi dans les célèbres hussards de Lauzun de l'armée royale française de 1784 à 1789, jusqu'à ce que la révolution française éclate.
• Son père, le comte Jean Joseph de Barth, un aristocrate élu à l'Assemblée nationale française au début de la Révolution française, a conduit les « 500 Français » pour échapper au règne de la Terreur et a établi une colonie française à Gallipolis sur la rivière Ohio.
• Jean-Baptiste est resté en Europe et a combattu du côté des royalistes, rejoignant diverses forces de l'Armée des Émigrés, y compris l'armée du Comte d'Artois, les Chasseurs autrichiens de Condé et les Hussards de Rohan.
• En 1795, les hussards de Rohan, dont Walbach est le troisième officier, sont envoyés par l'Angleterre dans la colonie française de Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti) pour protéger les planteurs britanniques et royalistes français d'une révolte d'esclaves et pour s'emparer de la colonie de la France.
En 1798, seuls 130 des 1 200 hommes du régiment avaient survécu à la fièvre jaune, ce qui laissait présager ce qui attendait l'expédition du général Leclerc envoyée par Napoléon Bonaparte.
Une illustre carrière dans l'armée américaine :
• Walbach démissionne des Hussards en 1798 et décide de rejoindre son père, connu de Washington et de Thomas Jefferson. Malheureusement, son père est mort en 1793. Il n'en était pas conscient et l'apprend à son arrivée à Baltimore. Peu après son arrivée, il est enrôlé dans l'armée américaine par George Washington. Il devient sous-lieutenant dans le régiment américain des dragons légers et est nommé aide de camp du brigadier général William MacPherson (lui-même ancien aide de camp du général Lafayette pendant la guerre d'Indépendance).
• Il sert ensuite comme aide de camp du major général Alexander Hamilton, puis comme assistant de l'adjudant général du brigadier général William North et rejoint enfin l'état-major du major général Charles C. Pinckney, où il participe à l'élaboration du règlement de la cavalerie.
• En février 1801, il est promu premier lieutenant dans le régiment des artilleurs et du génie, puis sert d'aide de camp au brigadier général James Wilkinson, qui est le commandant général de l'armée.
• En 1805, il devient premier lieutenant, capitaine en 1806, major, puis colonel, adjudant général des États-Unis deux mois plus tard, en 1813.
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• Pendant la guerre de 1812 contre les Britanniques, il participe à la bataille de Crysler's Farm, au Canada, le 11 novembre 1813.
• La liste de tous ses commandements dans les fortifications côtières au cours des 30 années suivantes est très longue, et il est finalement devenu Brevet Brigadier General en 1850, à l'âge de 83 ans.
• À l'époque, l'armée américaine n'imposait pas d'âge de départ à la retraite. Par conséquent, Walbach, qui a conservé une force mentale et physique peu commune à son époque, est resté en service actif jusqu'à sa mort à Baltimore, dans le Maryland, le 10 juin 1857, à l'âge de 90 ans ! Il a donc l d'être l'officier le plus âgé de toute l'histoire de l'armée américaine.
• L'annonce officielle de la mort du général Walbach contenait cet éloge funèbre : « Sa longue vie et sa carrière militaire ont été caractérisées par certains des meilleurs traits de caractère d'un gentleman et d'un soldat - intégrité inébranlable, vérité et honneur, attention stricte au devoir et zèle pour le service ; et il a tempéré l'administration d'une discipline exacte par les courtoisies les plus élevées »
Ordre général n° 9. Quartier général de l'armée, New York. 13 juin 1857
Son héritage aux États-Unis:
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Ci-dessus:
À gauche : Général John de Barth Walbach, portrait de 1843, Baltimore, par George d'Almaine, Photo d'Eileen Rowan https://www.findagrave.com/memorial/148679156/john-baptiste_de_barth-walbach
À droite : Tour Walbach, construite en 1812, Newcastle, N.H. [vers 1930-1945], Boston Public Library, Arts Department, The Tichnor Brothers Collection
https://ark.digitalcommonwealth.org/ark:/50959/pz50h363m
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• Il y avait un Fort Walbach (fermé en 1859), situé sur Lodge Pole Creek, à environ 25 miles au nord-ouest de Cheyenne, Wyoming, et une batterie portant son nom à Fort Wetherill à Jamestown, Rhode Island. Plusieurs rues portent son nom près des installations de l'armée à New London, Connecticut, New Castle, New Hampshire, et Philadelphie, Pennsylvanie.
• La ville de Walback, en Virginie-Occidentale, porte son nom (code postal USPS 25285).
• Il existe également quelques bornes d'interprétation qui relatent ses exploits :
Panneau #1, “Walbach Tower” (L'âge indiqué sur le panneau est erroné)
29 Wentworth Road, New Castle NH 03854
GPS: 43.070683, -70.712017
• Inscription:
“La tour Walbach, située à proximité, est l'une des nombreuses tours construites le long de la côte atlantique pendant la guerre de 1812. Son constructeur, John de Barth Walbach, est arrivé de France en Amérique en 1797. Il s'engagea dans l'armée américaine l'année suivante et passa du grade de lieutenant dans les dragons légers à celui de général de brigade. Walbach est affecté à Fort Constitution en 1806 et chargé de la défense de Portsmouth. Il finit par devenir le commandant en second de toutes les défenses de la côte de la Nouvelle-Angleterre. À l'âge de 93 ans, le général Walbach est toujours en service actif, ce qui en fait l'officier le plus âgé de l'histoire de l'armée américaine.”
Panneau #2, “Walbach Tower”
29 Wentworth Road, New Castle NH 03854
GPS: 43.070683, -70.712017
• Inscription (extraits):
« La tour Walbach, construite en 1814 pendant la guerre de 1812, était l'un des efforts les plus intéressants de Fort Point en matière de défense côtière, mais aussi l'un des plus oubliés. La fortification est aujourd'hui une ruine au sommet de Jordan's Rock... [...]
“Jean Baptiste de Barth, Baron of Walbach”:
"Le « Brevet Colonel John Walbach » est arrivé à New Castle en 1806 avec une compagnie d'artillerie lourde pour assurer la garnison du poste de Fort William and Mary. Il dirigea la reconstruction du fort, rebaptisé Fort Constitution en 1808, et en 1814, il ordonna la construction d'une tour Martello pour se prémunir contre les incursions britanniques à partir de Little Harbor. Réfugié fuyant les terreurs de la Révolution française, Jean Baptiste de Barth (1766 - 1857) a laissé derrière lui une éducation aristocratique française et la baronnie de Walbach, en France, pour devenir soldat dans la nouvelle armée des États-Unis, connu simplement sous le nom de « John Walbach ». Il est né à Munster, en France, et a suivi une formation d'artilleur à l'École militaire de Strasbourg. Il a servi dans les hussards du comte d'Artois et du prince de Rohan avant de venir en Amérique en 1798. Le général Alexander Hamilton lui demande de l'aider à concevoir la structure d'une nouvelle cavalerie pour la jeune armée. Pendant la guerre de 1812, il est cité pour sa conduite courageuse lors de la bataille de Crysler's Field. Son urbanité, son charme et la qualité de son commandement, ainsi que la splendide fanfare qu'il a créée ici, ont été remarqués pendant des générations. Après une affectation de quinze ans à New Castle, il a commandé d'autres forts, de Boston à la Virginie, et a atteint le grade de général de brigade, mais son influence à New Castle n'a jamais été oubliée.”
Ce panneau a été créé par la New Castle Historical Society en 2014 à l'occasion du 200e anniversaire de la tour Walbach.
Érigé en 2014 par la New Castle Historical Society ».
Il fut le dernier témoin militaire vivant de l'époque de George Washington à être actif jusqu'à la veille de la guerre de Sécession.
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Relève de la garde
...et une nouvelle ère...
La Guerre Civile américaine
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L'influence militaire française :
Formation, manuels et tactiques :
Les officiers de l'armée française ont exercé une influence considérable sur les premières décennies de l'armée américaine. Tout d'abord, leur conduite, leurs compétences militaires et leur courage, de Rochambeau ou Lafayette aux dizaines d'officiers, tout au long de la chaîne de commandement jusqu'aux soldats de base, ont été une source d'inspiration. De plus, l'expertise des nombreux ingénieurs et officiers d'artillerie talentueux servait de guide à suivre.
Il était donc normal que l'armée américaine naissante étudie et reproduise les méthodes de l'armée française, après avoir combattu côte à côte et gagné la guerre contre les Britanniques.
À commencer par le vocabulaire militaire, qui était et est toujours principalement composé de mots français. Les doctrines militaires françaises ont influencé les premiers officiers américains. L'adoption de certaines formations, les tactiques de l'artillerie de campagne et l'accent mis sur la coordination de l'infanterie trouvent leur origine dans les pratiques militaires françaises. La structure de l'armée américaine elle-même, en termes d'organisation et de commandement, a également été influencée par l'exemple de l'armée française.
Deuxièmement, les fondements d'une armée américaine forte et compétente ont été posés par des officiers français comme Louis de Tousard (1749-1817), un officier d'artillerie qui a combattu dans l'armée continentale américaine aux côtés de La Fayette.
À son retour aux États-Unis en 1795, il a reçu une commission de major avant d'être promu lieutenant-colonel dans l'armée américaine et c'est lui qui a poussé à la création d'une académie militaire américaine à West Point (qu'il a dirigée en 1802 jusqu'à ce qu'un officier américain puisse être trouvé).
Tousard est l'auteur de deux ouvrages importants : l'un propose une école de formation pour les officiers, qui jette les bases de West Point en 1802. Il a également rédigé un manuel destiné aux officiers d'artillerie, The American Artillerist's Companion, or Elements of Artillery, publié en 1809, qui est devenu un ouvrage de référence pour la nouvelle armée.
Cette influence s'est poursuivie jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, lorsque les officiers américains qui ont combattu en France se sont familiarisés avec les nouvelles tactiques et armes (avions, chars....) développées par les Français.
Cette influence s'est étendue aux uniformes militaires :
Uniformes de l'armée de l'Union :
Le style d'uniforme choisi en 1851 était basé sur des modèles français. Il s'agit notamment de la casquette portée par certains soldats et de la redingote, également d'origine française. L'une des adoptions les plus notables fut l'utilisation d'uniformes de zouaves par certains régiments d'infanterie de l'armée américaine, ainsi que l'achat de 10 000 uniformes de chasseurs à pied pour la Brigade Excelsior. En outre, des éléments français plus subtils, tels que les redingotes, les couvre-chefs képis et les ornements de col, sont devenus courants dans les uniformes de l'armée de l'Union pendant et après la guerre de Sécession.
L'armée ne s'est pas contentée d'adopter un uniforme de style français. Certains régiments portaient des uniformes similaires à ceux des voltigeurs de la Garde impériale française, tandis que d'autres, comme le 62e régiment d'infanterie de Pennsylvanie, le 63e régiment d'infanterie de Pennsylvanie, les zouaves du feu de New York et le 18e régiment du Massachusetts, portaient même des uniformes de zouaves de l'armée française.
Uniformes de l'armée des Etats confédérés :
Le 6 juin 1861, le Conseil confédéré publie l'ordre général 9, qui introduit de nouvelles règles pour l'infanterie, la cavalerie et l'artillerie confédérées.
Les nouveaux uniformes ont été créés par Nicola Marschall, un artiste germano-américain qui a également dessiné le premier drapeau confédéré. Il s'est inspiré des uniformes des armées autrichienne et française du milieu du XIXe siècle. Par exemple, les soldats confédérés portaient le képi, qui est un type de couvre-chef français. Le zouave était d'un autre type. Leur veste était conçue pour être ample et s'inspirait des unités de zouaves franco-africaines. Plusieurs unités portaient cet uniforme, comme les « Zouaves de Richmond » du 44e régiment d'infanterie de Virginie, les « Tigres de Louisiane » du 1er bataillon spécial de Louisiane et les « Zouaves de Coppen » de Louisiane.
La France étant officiellement neutre dans ce conflit (comme le Royaume-Uni), il n'est pas surprenant, compte tenu de ce qui précède, que plusieurs officiers français aient proposé leurs services (dans les deux camps, et pour diverses raisons) et aient reçu des commissions en tant que généraux.
Remarque : la différence entre un "general" et un "Brevet general":
Aux Etats-Unis, un « general » est un grade militaire complet qui comprend tous les pouvoirs et le salaire qui s'y rattachent. En revanche, un « Brevet general » est un titre décerné à un officier, souvent en reconnaissance de services exceptionnels, mais il n'offre pas tous les avantages ou la rémunération d'un véritable grade de général, tout en recevant les mêmes égards. L'armée française n'utilise pas cette méthode pour donner aux officiers un statut plus élevé, mais plutôt un grade "à titre temporaire"; le terme "Breveté" (par exemple parachutiste, ou école de Guerre) est un terme "faux-ami".
Comme nous le verrons plus loin, certains généraux nés en France furent soit des généraux de plein exercice, tandis que d'autres furent des "Brevet generals"
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Alfred Napoléon Alexandre Duffié
Brigadier general, Armée Nordiste
23 juin 1863
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Ci-dessus :
En haut à gauche : Alfred N. Duffie, colonel du 1st Rhode Island Cavalry, Bull Run, Virginie, juillet 1862, Photo de O'Sullivan, Timothy H., 1840-1882 - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=47032940
En haut à droite : « Portrait du général de brigade Alfred N. Duffie, officier de l'armée fédérale », By Brady National Photographic Art Gallery, Library of Congress Prints and Photographs Division, Public Domain, https://www.loc.gov/resource/cwpb.05221/
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Un Napoléon dans la Guerre Civile
• Alfred Napoléon Alexandre Duffié1 (18 mai 1833 - 8 novembre 1880) était un soldat et diplomate franco-américain. Son père, Jean August Duffie, était un raffineur de sucre prospère et fut maire de La Ferte-sous-Jouarre. La famille était originaire d'Irlande et s'était réfugiée en France lors de la conquête cromwellienne dans les années 1640.
• Né à Paris, il commence sa carrière militaire en tant qu'officier de dragons dans l'armée impériale et participe à la guerre de Crimée. Peu après avoir été promu sous-lieutenant dans un régiment de hussards, il rencontre et tombe amoureux de Mary A. Pelton, une Américaine issue d'une grande famille new-yorkaise. Il tente de démissionner de son poste, mais sa demande est rejetée. Il choisit de quitter la France et s'embarque avec elle pour les États-Unis. Parce qu'il a quitté l'armée sans autorisation, Duffié est accusé de désertion et condamné à cinq ans de prison par contumace. Arrivés aux États-Unis, ils se marient le 19 août 1860 dans la propriété des Pelton à West Brighton (Staten Island).
• Il a enjolivé son début de carrière militaire en France. Il affirme avoir été diplômé de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, avoir participé à la guerre austro-italienne de 1859 et avoir reçu la Légion d'honneur, qu'il exhibe sur plusieurs photos. Il a également affirmé que son père était comte. Cependant, il est confirmé que Duffié a rejoint la cavalerie impériale française en 1852 et qu'il faisait partie du 6e régiment de dragons. Au sein de cette unité, il participe à la victorieuse guerre de Crimée contre la Russie, prenant part à la bataille de Balaclava (1854) et à la bataille de la rivière Tchernaya (1855).
• Au début de la guerre de Sécession, Duffié s'engage dans l'armée de l'Union. Aidé par les relations politiques de son beau-père, il s'engage le 9 août 1861 dans le 2e régiment de cavalerie de New York, également appelé Harris Light Cavalry, et accède rapidement au grade de capitaine.
• Duffié est flamboyant et crée un uniforme inspiré des tenues des soldats de la cavalerie légère française. Il porte des bottes de cuir qui lui arrivent aux genoux et un grand chapeau de fatigue. Il gagne rapidement le respect de ses officiers et de ses compagnons d'armes, qui l'appellent « Nattie ».”
1: Note: Les historiens ont maintenant établi que son véritable prénom était Alfred Napoléon, mais qu'il s'était fait appeler Alexandre et avait également inventé « Nattie » pour brouiller les pistes lorsqu'il a quitté la France.
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• En juillet 1862, Duffié est nommé colonel du 1er régiment de cavalerie du Rhode Island par le gouverneur William Sprague IV. Au début, les officiers du 1er régiment de Rhode Island hésitent à accepter un chef qui n'est pas né dans le pays, mais Duffié gagne rapidement leur confiance et transforme le régiment en une force de combat puissante. Dans son anglais approximatif, il dit à ses officiers, qui ont remis leur démission lorsqu'ils apprennent son arrivée : « Vous ne m'aimez pas maintenant, vous m'aimerez par la suite ».
Au bout de quelques semaines, ses méthodes d'entraînement et sa discipline stricte mais juste, ainsi que son langage amusant et souvent coloré, ont conquis les habitants de Rhode Island.
• En 1863, il se distingue à Cedar Mountain, à la deuxième bataille de Bull Run et à la bataille de Kelly's Ford. Alors que l'ennemi se précipite vers l'avant, Duffie crie à ses troupes : « Restez calmes, ne bougez pas, nous les fixons, nous leur donnons l'enfer ! ». Peu après, il dirige le 5e régiment de cavalerie américain dans une contre-attaque qui repousse l'avancée de la cavalerie confédérée. Le leadership de Duffie a joué un rôle clé dans la première grande victoire de la cavalerie de l'Union pendant la guerre. Kelly's Ford a permis à Duffie de se distinguer en tant que chef audacieux et expérimenté.
• Cependant, son échec quatre mois plus tard à Brandy Station a conduit le général de division Alfred Pleasonton, commandant du tout nouveau corps de cavalerie de l'armée du Potomac, à déclarer : « Je n'ai pas confiance dans les étrangers pour sauver notre gouvernement ou notre pays » ou encore « Je ne crois pas que des étrangers puissent sauver notre gouvernement ou notre pays », ce qui lui vaut une rétrogradation temporaire.
• Quelques jours plus tard, à Middleburg, le 17 juin, Duffie se voit confier une mission difficile et obéit aux ordres à la lettre, ce qui vaut à son régiment d'être encerclé par un important groupe de cavaliers confédérés. Le lendemain matin, le régiment de Duffie est attaqué de toutes parts. Comme cela a été rapporté à l'époque, le régiment a été laissé comme « débris galants », avec 225 des 280 hommes qui avaient commencé la mission soit tués, blessés, disparus ou capturés. Les historiens (et Duffié lui-même) estiment que ses ordres équivalaient à une mission impossible afin de le discréditer.
• Au plus bas de sa carrière militaire, Duffie est étonnamment promu brigadier général de la cavalerie américaine le 23 juin 1863. Cette promotion a été décidée par le général de division Joseph Hooker de l'armée du Potomac, qui avait admiré les actions de Duffie à Kelly's Ford. Lorsqu'il apprit la nouvelle, Duffie se serait exclamé : « Mon Dieu, quand je fais bien, ils ne font pas attention à moi. Lorsque je fais une mauvaise affaire, que je me ridiculise, ils me promeuvent et me nomment général ».
• En octobre 1864, il est stupidement capturé (alors qu'il voyage sans escorte) par les forces confédérées et est libéré sur parole en avril 1865.
• Il est naturalisé américain en 1867. En raison de son statut d'ancien combattant et de l'influence constante de sa belle-famille, il est nommé consul des États-Unis à Cadix, en Espagne, en 1869, et y meurt de la tuberculose en 1880.
• Il est enterré avec sa femme au cimetière de Fountain, à West New Brighton, dans l'État de New York.
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Ci-dessus :
À gauche : tombe du général Duffié, photo Joe Ferrell, cimetière de Fountain/van Street à West New Brighton, Staten Island, NY, GPS: 40.639367, -74.120171
https://www.findagrave.com/memorial/5892257/alfred-napoleon_alexander-duffie
À droite : Monument au général Duffié, photo Hybrasil, cimetière de Fountain/van Street à West New Brighton, Staten Island, NY https://www.findagrave.com/memorial/9261127/mary_a-duffie
Ci-dessous à gauche et à droite : Le cénotaphe d'Alfred N. Duffié au North Burial Ground, Providence Rhode Island. Photos : avec l'aimable autorisation du professeur Norman Desmarais, délégué régional, Nouvelle-Angleterre, The Souvenir français Inc
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• Après sa mort, d'anciens officiers de Duffié du 1st Rhode Island Cavalry lancent une souscription pour ériger un monument à la mémoire de leur ancien chef, qui sera placé à Old Burying Ground à Providence.
• Un hommage parallèle lui est rendu lors de la cérémonie annuelle aux 25 soldats de Rochambeau en novembre.
Mémorial / cénotaphe:
Alfred “Nattie” Duffié, General of the Union Army
North Burial Ground, 5 Branch Ave., Providence, R.I. 02904
GPS: 40.639367, -74.120171
• Inscription:
"Général Alfred Nattie Duffié
Né à Paris le 1er mai 1835
Lieutenant de l'armée française
Colonel du 1st R.I. Cavalry
et général de l'armée américaine
1861 - 1865
Décédé le 6 novembre 1880"
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Pierre Benjamin Buisson
Brigadier General, 17 février 1862
Le plus vieux général de brigade de l'Armée confédérée
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Ci-dessus :
En haut à gauche : Portrait à l'aquarelle de Pierre Benjamin Buisson (1793-1874), montrant le jeune Buisson dans son uniforme français avec la Légion d'honneur. Louisiana State Museum - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=88816576
Aucune photographie de lui n'a pu être trouvée sur l'internet.
En haut à droite : Selon les registres d'inhumation de Saint-Louis #2, Pierre Benjamin Buisson est enterré dans cette tombe. Photo par Pat Dupuy, https://www.findagrave.com/memorial/16735099/pierre-benjamin-buisson
En bas : Plan créé par Benjamin Buisson entre 1854 et 1859 pour une place de la Nouvelle-Orléans comprenant les rues Leonidas, Zimple, Jefferson et Third. Place bordée par les rues Leonidas, Zimple, Jefferson et Third. Buisson, Benjamin (dessinateur), avec l'aimable autorisation de The Historic New Orleans Collection. https://64parishes.org/entry/benjamin-buisson
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Le plus vieux général de brigade de l'Armée confédérée
• Pierre Benjamin Buisson est né à Paris le 20 mai 1793. En 1811, il entre à l'École polytechnique de Paris pour y étudier le génie, l'artillerie, la géométrie appliquée et les mathématiques. Comme tous les cadets de la plus prestigieuse des académies militaires, Buisson sert dans la Grande Armée de Napoléon et est affecté comme lieutenant au sixième régiment d'artillerie. Il participe aux campagnes de 1814 et 1815, où il est honoré pour sa bravoure et décoré de la Légion d'honneur.
• Après la bataille de Waterloo en 1815, Buisson se rend à la Nouvelle-Orléans en 1817 pour rendre visite à sa famille. Il s'établit rapidement comme architecte civil et épouse Sophie Guillotte en 1820. Ils ont eu six enfants ensemble.
• Parallèlement à ses activités d'architecte, il publie le Courrier des Natchitoches, un journal bilingue à Natchitoches, en Louisiane, de 1824 à 1827. Il collabore également au Journal de Commerce de la Nouvelle-Orléans de 1825 à 1829 et crée un manuel bilingue de procédure civile. Il a également écrit un livre d'astronomie intitulé Des Forces qui régissent le système solaire en 1849 et un manuel militaire intitulé Instruction pour le service et manœuvre de l'infanterie légère en 1861.
• C'est en tant que géomètre que Buisson a eu le plus d'impact sur la Nouvelle-Orléans. Il a développé plusieurs banlieues en amont qui ont ensuite été intégrées à la ville et a donné leur nom à de nombreuses rues. Selon James Beard, écrivant dans le Daily Picayune de 1911, « Comme on peut s'y attendre, les noms reflètent l'histoire de l'homme qu'il a le plus admiré toute sa vie, son général et empereur, Napoléon. De nombreuses rues portent le nom de batailles, comme Milan, Berlin, Cortez [sic Cadiz], Jena, etc..." Pour son empereur chéri, il donne le nom d'avenue Napoléon à la rue la plus large, et continue avec Austerlitz, Marengo... Il y avait une rue nommée Berlin (pour rappeler l'entrée triomphale de Napoléon à Berlin), mais en raison des sentiments anti-allemands pendant la Première Guerre mondiale, elle a été rebaptisée en l'honneur du général Pershing.
• Comme tous les anciens combattants certifiés des armées de la République française et de l'Empire français, il reçut quelque 40 ans plus tard la médaille de Sainte-Hélène, instituée par l'empereur Napoléon III en 1857.
• En 1861, Buisson se porte volontaire pour les États confédérés d'Amérique et travaille au sein du comité de défense de la ville. Il conçoit un breastworks (défense temporaire basse, ou parapet) et une poudrière dans le Jefferson Parish. Les notables de la ville mettent en place une « Légion française » et une « Brigade française » sous l'égide des autorités municipales (et du consul de France) pour assurer un service de garde civique. Les troupes sont composées de citoyens locaux qui s'occupent davantage de la défense civile que d'une véritable unité militaire de combat. Leurs services seront déterminants pour le maintien de l'ordre après la chute de la ville créole en avril 1862.
• Il devient brigadier général le 17 février 1862, ce qui fait de lui le plus vieux brigadier général de l'armée confédérée, à la tête du 22e Volontaire de Louisiane, qui s'effondre lors de l'attaque de la flotte de l'Union le 24 avril 1862. Il retourna à ses activités civiles en tant qu'arpenteur et architecte.
Héritage à la Nouvelle-Orléans :
Buisson décède le 30 mai 1874. Sa longue nécrologie dans le journal New Orleans Bee/L'Abeille fait l'éloge de son honnêteté et de sa loyauté, tout en soulignant sa popularité. Bien qu'il ait été très respecté à son époque, Benjamin Buisson n'est pas très connu aujourd'hui, même si de nombreuses rues qu'il a dessinées et nommées font aujourd'hui partie de Uptown New Orleans.
La ville de la Nouvelle-Orléans n'a jamais nommé de rue en son honneur, car il a combattu dans l'armée confédérée. Aucune photo de lui ne peut être trouvée sur l'internet.
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Philippe Régis de Trobriand
Brigadier general, U.S. Army
5 janvier 1864
Major general, U.S. Army
9 avril 1865
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Ci-dessus:
En haut à gauche Panneau Regis de Trobriand, 251 Middle Rd, Sayville, NY 11782
GPS: 40.737520, -73.077234, Photo:par Jordan Romano, https://www.hmdb.org/m.asp?m=261652
En haut à droite : Philippe Régis Denis de Keredern de Trobriand, Civil War glass negative collection, United States Library of Congress's Prints and Photographs, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4494537
Milieu: U.S. Army at Fort Shaw, MT. https://fortbenton.blogspot.com/2010/04/fort-shaw-military-post.html
Encart: Major General Philip Régis Denis de Keredern de Trobriand https://margaretsrecollections.wordpress.com/2010/02/13/regis-de-trobriand/
En bas à gauche : le général de division Régis de Trobriand et le 55e régiment d'infanterie de l'État de New York.
Lieu de sépulture au cimetière épiscopal de St. Ann, 251 Middle Rd, Sayville, NY 11782
Newsday.com, « Islip historic marker honores Régis de Trobriand, a Civil War soldier » (en anglais)
https://www.newsday.com/long-island/suffolk/regis-de-trobriand-state-historic-marker-islip-rchiisk0
En bas à droite : Major général de Trobriand, photo du studio Mathew Brady, vers 1860-1870
National Portrait Gallery, Smithsonian Institution ; Frederick Hill Meserve Collection, Public Domain (il a utilisé cette photo comme carte de visite signée): https://historical.ha.com/itm/photography/cdvs/regis-de-trobriand-signed-carte-de-visite/a/6223-47053.s)
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Le poète-guerrier français de l'armée du Potomac
• Philippe Régis Denis de Keredern de Trobriand (Tours, 4 juin 1816 - 15 juillet 1897) était un aristocrate, avocat, poète et romancier français qui devint un guerrier dans son pays d'adoption.
• Trobriand est né au château des Rochettes, près de Tours, en France. Il est le fils de Joseph de Keredern de Trobriand, baron et général de l'armée de Napoléon Bonaparte, issu d'une famille à forte culture militaire. Trobriand devient habile à l'épée et participe à plusieurs duels.
• À l'âge de 25 ans, Trobriand s'est installé aux États-Unis et s'est rapidement fait connaître en tant que mondain parmi l'élite de la ville de New York. Il épouse Mary Mason Jones, une héritière rencontrée à New York, où son père est un riche banquier ; leur mariage a lieu à Paris. Poète et romancier, il compose à la fois de la poésie et de la prose. Son premier roman, Gentlemen of the West, est publié à Paris en 1840. Son roman suivant, The Rebel, est publié à New York en 184. Dans les années 1850, Trobriand gagne sa vie en écrivant et en éditant pour des magazines francophones. Il est rédacteur et éditeur de la Revue du Nouveau Monde de 1849 à 1850 et coéditeur du Courrier des États-Unis de 1854 à 1861.
• Après le début de la guerre de Sécession, Trobriand devient citoyen américain. Le 28 août 1861, il est nommé officier et prend le commandement du 55e régiment d'infanterie de New York, composé principalement d'immigrants français et appelé les Gardes de Lafayette. Son régiment fait partie de l'armée du Potomac.
• En décembre 1862, le 55e fusionne avec le 38e régiment d'infanterie de New York, et Trobriand devient le colonel du nouveau 38e. Il dirige ce régiment lors de la bataille de Chancellorsville en mai 1863.
• La carrière militaire de Trobriand est surtout connue pour la bataille de Gettysburg, où il a participé pour la première fois à une action d'envergure. Il arrive le deuxième jour de la bataille, le 2 juillet 1863, et prend position dans la zone connue sous le nom de Wheatfield. Sa brigade se défendit avec fougue contre les assauts puissants des forces confédérées. Elle réussit à tenir bon jusqu'à l'arrivée des secours, mais à un prix élevé : un soldat sur trois de la brigade de Trobriand est perdu.
• Après la bataille, son commandant de division, le général de division David B. Birney, écrivit :
« Le colonel de Trobriand mérite mes remerciements les plus sincères pour l'habileté avec laquelle il a dirigé son commandement en tenant vaillamment sa position avancée jusqu'à ce qu'il soit relevé par d'autres troupes. Cet officier est l'un des plus anciens colonels du service volontaire [et] s'est distingué dans presque tous les engagements de l'armée du Potomac, et mérite certainement le grade de brigadier-général des volontaires, auquel il a été recommandé ».
• Il devra attendre quelques mois. Finalement, le colonel Trobriand est nommé général de brigade par le président Abraham Lincoln le 10 avril 1864, mais son grade est antidaté au 5 janvier 1864. Le 13 janvier 1866, le président Andrew Johnson nomme de Trobriand au grade de major général, avec effet au 9 avril 1865.
Un mot sur le 55e régiment d'infanterie de New York :
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Ci-dessus :
En haut à gauche : 55e régiment de l'infanterie volontaire de New York | drapeau national français | guerre civile. Il a été porté lors des défilés à New York pendant de nombreuses années après la guerre civile. Dimensions du drapeau : 78« au guindant X 79 » au battant. Les partisans du régiment ont offert ce tricolore français au régiment le 8 janvier 1862 à Camp Tenallytown, en présence du président et de Mme Lincoln. Musée militaire de l'État de New York, https://museum.dmna.ny.gov/unit-history/infantry-1/55th-infantry-regiment
En haut à droite : Découpe d'un soldat de papier de l'époque de la guerre civile, 55e régiment, N.Y. St. Mil : Col. Le Gal, Library Company of Philadelphia, https://digital.librarycompany.org/islandora/object/digitool%3A36421
En bas à gauche : Lieutenant-colonel Louis Thourot, 55th New York Infantry, 1861-1865, (qui a commandé pendant les batailles des Sept Jours) - Carte de visite, The Medford Historical Society & Museum https://ark.digitalcommonwealth.org/ark:/50959/5712ng39d
En bas à droite : Officiers du 55e à Fort Gaines Par Internet Archive Book Images - Aucune restriction,https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=43853736
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Un régiment de volontaires new-yorkais majoritairement français
• Les volontaires français, comme d'autres groupes d'immigrés, ont d'abord essayé de former des unités cohérentes pour maintenir leur identité nationale et célébrer leur héritage militaire. Au début du conflit à New York, trois régiments d'infanterie sont créés : les « Gardes La Fayette » (55e New York) dirigés par Régis de Trobriand, les « Zouaves d'Epineuil » (53e New York), et le bataillon des « Enfants Perdus » (Independent Corps).
• Le 55e régiment d'infanterie de New York : de Trobriand a organisé un régiment d'infanterie à New York en 1861 avec des recrues provenant principalement du 55e régiment de la milice de l'État de New York, une unité majoritairement française surnommée la « Garde Lafayette ».
• Certains de ces hommes étaient des vétérans, ayant servi dans l'armée française en Algérie, pendant la guerre de Crimée et en It
• Ils portaient des pantalons rouges, des képis rouges et des manteaux bleus de l'armée française.
• Comment un régiment français aurait-il pu manquer à l'appel ? », fait remarquer M. de Trobriand. Lorsque de Trobriand et ses hommes arrivent dans la capitale, la pratique du défilé le long de Pennsylvania Avenue devant la Maison Blanche est interdite car jugée fastidieuse et distrayante, mais une exception est faite en reconnaissance du panache du 55e.
• Le régiment reçut ce drapeau tricolore français (photo ci-dessus) le 8 janvier 1862 à Camp Tenallytown en présence du président et de Mme Lincoln, et se battit avec bravoure notamment à Fredericksburg.
• Le drapeau comporte une inscription brodée sur chacune des trois bandes verticales : « GARDES N.Y. « sur la bande bleue, “ 55 ” dans une couronne circulaire sur la bande blanche centrale et “ LAFAYETTE S.M. ” sur la bande rouge.
• Il existe une anecdote amusante sur la visite du président et de Mme Lincoln à la caserne du régiment à Washington D.C. le 8 janvier 1863.
Les chefs français du régiment avaient préparé leurs meilleurs plats pour un léger repas d'après-midi appelé « collation ». De Trobriand a décrit ce qui s'est passé ensuite :
"Le président a fait honneur à la collation. Jamais, dit-il, il n'avait aussi bien dîné depuis son entrée à la Maison Blanche. Il a tout essayé, et la gaieté de son humeur montrait à quel point il appréciait cette distraction momentanée des graves soucis qui pesaient sur lui en ce moment. Il n'a cependant pas pu échapper au toast qu'il était de mon devoir de proposer : « Santé et prospérité du président de la République. Qu'il voie promptement l'Union rétablie sous son administration ; mais pas si tôt que le 55e ait l'occasion d'y contribuer sur quelque champ de bataille ».
Puis, selon de Trobriand, ce fut le tour de Lincoln. Le président répondit par quelques mots de remerciement, qu'il termina par une remarque :
« Tout ce que je peux dire, c'est que si vous vous battez aussi bien que vous traitez vos invités, la victoire nous est assurée. Et puisque l'Union ne sera peut-être pas rétablie avant que le 55e ait livré sa bataille, je bois à la bataille du 55e et je souhaite qu'elle soit livrée le plus tôt possible. » [...] « Pendant ce temps, les merveilleux cuisiniers français du régiment sont attirés par les dignitaires qui ont goûté à la collation".
Extrait de Lincoln’s French Toast, par James H. Johnston.
Un brillant deuxième acte :
• À l'issue de la guerre de Sécession, De Trobriand se rend en France pour publier ses mémoires, puis revient aux États-Unis en 1867 pour le second acte de son illustre carrière militaire : La conquête de l'Ouest américain.
• Il commanda plusieurs forts dans le Far West, fut chargé de la Nouvelle-Orléans pendant la Reconstruction et s'y retira.
Un prochain bulletin sera consacré à ses faits d'armes après la guerre. Vous trouverez ci-dessous quelques plaques commémoratives qui honorent sa mémoire dans l'Ouest.
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Héritage aux États-Unis :
Vous trouverez ci-dessous deux exemples de plaques :
• Marker, “Major General Philippe Regis de Trobriand (1816 - 1897)”
County Route 347 near Interstate 80, Sinclair WY 82334
GPS: 41.777833, -106.946050
• Inscription:
« Commandant de Fort Fred Steele d'octobre 1871 à septembre 1873 ; né aristocrate à Tours, en France, il est venu en Amérique comme soldat de fortune pour participer à la guerre de Sécession. Colonel du 31e régiment d'infanterie, il commanda Fort Stevenson sur le haut Missouri jusqu'à ce qu'il prenne en charge Fort Fred Steele. Homme de la Renaissance, cet officier a illustré et écrit ses aventures de manière vivante.
« Le 26 décembre, alors que je chevauchais le long d'une ligne de recrues (sic) arrivées la veille à son poste, mon cheval se cabra si violemment qu'il se renversa sur moi, puis donna des coups de pied, se débattit et finalement se retourna complètement alors que j'étais sous lui. Par une chance extraordinaire, je m'en suis sorti sans aucune fracture de membre ou d'os ». - Télégramme envoyé le 1er janvier 1872 au département de la Platte, Omaha, Nebraska, par R. de Trobriand, commandant.
Érigé par la Wyoming Recreation Commission
• Marker, “Image of Fort Fred Steele”
County Route 347 near Interstate 80, Sinclair WY 82334
GPS: 41.777817, -106.946067
• Inscription:
“Cette image paisible de Fort Fred Steele... (vers juin 1872), réalisée par son commandant artistique, le colonel Philippe Regis de Trobriand, 13e d'infanterie, dément l'histoire relativement brève mais dynamique du poste (1868-1886). Ce campement situé sur la rive sud de la North Platte River a fait l'objet d'au moins six représentations artistiques par le colonel de Trobriand, qui a habilement dépeint les forts militaires auxquels il était affecté. Il a également peint des portraits d'Amérindiens et dessiné leurs objets. Sa peinture à l'huile du chef Joseph est exposée à la National Portrait Gallery à Washington, D.C.
Érigé par la Wyoming Recreation Commission ».
• Dans le Dakota du Nord, il y a la baie De Trobriand sur le lac Sakakawea, située près du parc d'État de Fort Stevenson, où il a servi.
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Prince Camille de Polignac
Brigadier General, Armée Confédérée
January 1863
Major General, Armée Confédérée
14 juin 1864
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Ci-dessus :
À gauche : Camille de Polignac à la bataille de Mansfield le 8 avril 1864
https://mayenneaujourdhui.wordpress.com/2024/11/15/15-novembre-1913-deces-du-general-camille-de-polignac/
À droite : Portrait de Camille Armand Jules Marie Prince de Polignac (1832-1913), major général de l'armée des États confédérés d'Amérique (1864) Par un photographe non identifié - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=448953
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"Prince Pol Cat" (Le Putois), « Le Lafayette du Sud
Le dernier général vivant de l'Armée confédérée
• Camille Armand Jules Marie de Polignac est né le 16 février 1832 au château de Millemont en Seine-et-Oise, issu d'une grande famille de la noblesse française remontant au IXe siècle. Il est décédé le 15 novembre 1913 à Paris.
• Son père, Jules de Polignac, qui a reçu son titre de prince du pape en 1820, était un fervent défenseur de l'absolutisme et a été Premier ministre de France pendant la dernière année du règne de Charles X. Sa grand-mère, la duchesse de Polignac, a été la première personne à être nommée à la tête de la famille. Sa grand-mère, la duchesse de Polignac, était une amie proche et une confidente de la reine Marie-Antoinette. Son fils cadet issu de son second mariage, le prince Victor de Polignac, est décédé à notre époque (1899-1998).
• Pendant la guerre de Sécession, il a combattu pour l'armée confédérée et s'est élevé au rang de général de division, ce qui lui a valu le surnom de « Lafayette du Sud ». Mais comment et pourquoi cet aristocrate français en est-il venu à combattre en Amérique ?
• En 1853, il s'engage dans l'armée française et participe à la guerre de Crimée de 1854 à 1855. Il quitte l'armée en 1859 et se rend en Amérique centrale, où il étudie la géographie, l'économie politique et la botanique. C'est là qu'il rencontre l'ambassadeur américain au Costa Rica et au Nicaragua, Alexandre Dimitry, originaire de Louisiane et d'origine grecque, qui cherche à enrôler des partisans pour la rébellion sudiste qui se prépare. Le prince de Polignac constitue une cible de choix en raison de sa proximité avec l'empereur Napoléon III. Lorsque le prince atteint les États-Unis au début des années 1860, il rencontre des Sudistes influents qui parlent français, comme le major Beauregard, qui deviendra plus tard célèbre en tant que général confédéré, comme nous le verrons plus loin. Lorsque la guerre éclate quelques mois plus tard, Camille de Polignac, qui vient de rentrer en France, décide de se ranger du côté du Sud...
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Son rôle pendant la guerre de Sécession :
• Au début de la guerre, Polignac sert dans les états-majors des généraux P. G. T. Beauregard et Braxton Bragg en tant que lieutenant-colonel. Il participe à la bataille de Shiloh et au siège de Corinth. En janvier 1863, il est promu général de brigade. Deux mois plus tard, il est transféré dans la région du Trans-Mississippi pour diriger une brigade d'infanterie texane au sein de l'armée de Louisiane occidentale. Polignac est surtout connu pour avoir dirigé la bataille de Mansfield, qui a eu lieu le 8 avril 1864 à De Soto, en Louisiane. Il s'agit d'une victoire confédérée lors de la première offensive de la campagne de la rivière Rouge. Il reçut une promotion sur le champ de bataille et prit le commandement de la division après le décès de Jean-Jacques Alfred Mouton.
• Ses troupes, qui avaient du mal à prononcer la dernière syllabe de son nom, le surnommèrent affectueusement "Prince Polecat" (Le Putois).
• Il est officiellement promu général de division le 14 juin 1864. Polignac dirige la division tout au long de la campagne et pendant son service en Arkansas jusqu'à la fin de l'année 1864. En 1865, il est envoyé en France pour demander l'aide de l'empereur Napoléon III, mais la guerre prend fin avant que sa mission n'aboutisse.
• Après la guerre de Sécession, Polignac rentre en France et fait part de ses voyages et études en Amérique centrale. Il publie de nombreux articles sur ses souvenirs de la guerre civile. Il réintègre l'armée française en tant que général de brigade et commande une division pendant la guerre franco-prussienne de 1870.
• À sa mort à Paris en 1913, à l'âge de 81 ans, Polignac était le dernier major général confédéré encore en vie.
Son héritage aux États-Unis :
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• Les actions du prince de Polignac sont commémorées sur le monument du brigadier général Alfred Mouton (voir notre article sur ce général acadien plus bas):
Monument, «General Alfred Mouton»
15149 LA-175, Mansfield, LA 71052
GPS: 32.010983, -93.666783
• Inscription:
"Prince C. J. de Polignac
Lieutenant-colonel en juillet 1861, colonel du 5e régiment du Tennessee. Inft. août 1862, général de brigade février 1863
Général de division avril 1864. Promu deux fois pour sa bravoure sur les champs de Richmond, KY et Mansfield, LA C.S.A..
C'est là que le général Mouton est tombé. C'est là que le Prince de Polignac s'élança à la tête des troupes pour prendre la place du chef déchu et les mener à la victoire.
Érigé en 1925 par l'U.D.C.”
Panneau, « Battle of Mansfield or Sabine Cross Roads April 8. 1864»
14863 LA-175, Mansfield, LA 71052
GPS: 32.012817, -93.666333
• Inscription:
“A cet endroit, la ligne fédérale qui s'étendait depuis le sud tournait vers l'est le long d'une clôture de rails formant un V. La division du général Mouton chargea cette ligne au cours de la partie la plus sanglante de la bataille. Lors de cette première charge confédérée, le général Mouton fut tué et le brave Polignac prit le commandement de sa division.
Érigé par l'État de Louisiane ».
Le prince de Polignac avait le grade de général, mais la guerre de Sécession a également vu des membres de la famille royale française s'engager et servir comme officiers:
Le fils et les petits-fils du roi Louis Philippe se s enrôlés dans l'armée et la marine américaines.
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Princes de France
au service de l'Union
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Ci-dessus :
En haut à droite : Prince de Joinville, fils du roi Louis Philippe, Portrait par Franz Xaver Winterhalter, 1843 Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3679366
En haut à gauche: "À l'Armée du Potomac", aquarelle du Prince de Joinville, https://www.mutualart.com/Artist/Francois-d-Orleans--prince-de-Joinville/0129521B4052B293
Au milieu à gauche : Philippe d'Orléans (premier à partir de la droite) avec l'état-major et les dignitaires du général McClellan (au centre). A sa droite, son oncle François d'Orléans, par Auteur inconnu - Extrait de The Photographic History of The Civil War in Ten Volumes : Volume One, The Opening Battles. The Review of Reviews Co, New York, 1911, p. 257. 1911. p. 257, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7211517
Au milieu à droite : Portrait de Philippe Albert d'Orléans, Comte de Paris, par Isidore Alphonse Chalot, Rijksmuseum - https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=85888323
En bas à gauche : Bataille de Friday on the Chickahominy, illustration de journal d'après le croquis original d'Alfred R. Waud - Son of the South (Civil War history), Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7540796
En bas à droite : Robert d'Orléans, Duc de Chartres, capitaine dans les Volontaires américains, 1862, par Mathew Benjamin Brady - United States Library of Congress's Prints and Photographs division, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10935911
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Ils étaient du côté de l'Union
Napoléon III a déclaré la neutralité le 10 juin 1861, interdisant aux citoyens français de s'engager dans l'une ou l'autre armée, les avertissant qu'ils perdraient la protection consulaire s'ils le faisaient. Cette déclaration n'a cependant découragé personne. L'histoire de La Fayette est relancée des deux côtés de l'Atlantique, au grand dam des autorités impériales. Entre-temps, quatre princes de la famille d'Orléans - le prince de Joinville, son fils Pierre, duc de Penthièvre, et ses deux neveux, Philippe, comte de Paris, et Robert, duc de Chartres - en exil en Angleterre, offrent leur soutien à l'Union et servent pendant un an au quartier général du général McClellan.
• François d'Orléans, Prince de Joinville (14 août 1818 - 16 juin 1900) est le troisième fils de Louis Philippe, roi des Français (1830-1848), et de Marie Amélie du Royaume de Naples et de Sicile.
• Il a été amiral dans la marine française et est connu pour avoir ramené la dépouille de Napoléon de Sainte-Hélène en France en 1840. Il a épousé la princesse Francisca du Brésil, fille de l'empereur Pedro I et sœur de l'empereur Pedro II. Dans le cadre de leur mariage, il reçoit en dot la ville brésilienne de Joinville. Leur petit-fils, Jean, devint plus tard le prétendant orléaniste au trône de France, une revendication qui s'est poursuivie à travers son fils, son petit-fils et maintenant son arrière-petit-fils, Jean, comte de Paris, qui est l'actuel prétendant orléaniste.
• François était également un artiste talentueux (voir l'une de ses aquarelles ci-dessus). Nombre de ses croquis ont été publiés plus tard dans A Civil War Album of Paintings by the Prince de Joinville (New York, 1964).
• En 1861, lorsque la guerre civile américaine a commencé, le prince de Joinville s'est rendu à Washington, DC, avec son fils Philippe et ses deux neveux pour offrir leur aide au président Abraham Lincoln. En octobre, Lincoln confie à Joinville et à ses neveux le soin de travailler avec le général George B. McClellan.
• Le général McClellan écrit à sa femme : « [Joinville] supporte l'adversité si bien et avec si peu de complaisance. Je l'admire plus que n'importe qui d'autre que j'ai rencontré - il est aussi vrai que l'acier - comme tous les hommes sourds, il est très réfléchi - il dit peu de choses et toujours ce qu'il faut ».
• Joinville accompanied McClellan in the Peninsular Campaign in southeastern Virginia in early 1862. Gen. McClellan observed: "His excessive deafness sometimes exposed him unconsciously to fire, and when his horse comprehended the state of affairs the Prince would quietly jog along out of the fire with a quiet, pleasant smile, which showed that he moved more out of regard for the horse than himself. But whenever there was any occasion for remaining exposed, the horse was obliged to sacrifice his own preferences for those of the prince.
He possesses remarkable power with the pencil and brush, — is a true artist, — and constantly employed this power during the campaign, so that his sketch-book made a complete and interesting history of the serious and ludicrous events of the war. "
Le prince de Joinville est venu avec ses deux neveux et son fils :
Philippe d'Orléans, Comte de Paris :
• De son nom complet Louis Philippe Albert d'Orléans (24 août 1838 - 8 septembre 1894), fils du fils aîné du roi Louis Philippe, et donc héritier du trône, était un historien, un journaliste et un fervent défenseur de la démocratie.
• Il s'est porté volontaire pour rejoindre l'armée de l'Union pendant la guerre de Sécession, aux côtés de son frère cadet, le prince Robert, duc de Chartres.
• Le 24 septembre 1861, Philippe devient adjudant général adjoint avec le grade de capitaine, sous le nom de Philippe d'Orléans, comte de Paris.
• Comme son oncle, il travaille pendant près d'un an à l'état-major du major général George B. McClellan, commandant de l'armée du Potomac, et se fait remarquer lors de la campagne de la Péninsule, malgré son échec.
• Suite aux tensions entre l'empereur Napoléon III et l'Union au sujet du Mexique, lui et son frère démissionnent de l'armée de l'Union le 15 juillet 1862.
• Le livre de Philippe, History of the Civil War in America, est considéré comme une référence incontournable sur le sujet.
Prince Robert, Duc de Chartres:
• De son nom complet Robert Philippe Louis Eugène Ferdinan (né le 9 novembre 1840 et décédé le 5 décembre 1910), était le frère de Philippe.
• Le 24 septembre 1861, Robert est nommé capitaine dans l'armée américaine. Il travaille comme assistant de l'adjudant général du major général George B. McClellan, qui dirige l'Armée du Potomac.
• Robert participe à la bataille de Gaines's Mill le 27 juin 1862 et quitte l'armée de l'Union le 15 juillet 1862.
• En 1863, il épouse sa cousine, la princesse Françoise d'Orléans, fille de François, prince de Joinville. La Troisième République française le contraint à l'exil en 1886, comme le reste de la famille royale française. Il est finalement autorisé à rentrer en France et meurt à Saint Firmin en 1910.
• En juin 1862, les désaccords entre la France et les États-Unis au sujet du Mexique conduisent Joinville et ses neveux à se retirer des forces de l'Union et à retourner en Europe.
• Le fils de Joinville, Pierre, duc de Penthièvre (4 novembre 1845 - 17 juillet 1919), qui est entré à l'Académie navale des États-Unis, a reçu une nomination honorifique en tant qu'enseigne de vaisseau dans la marine américaine le 18 mai 1863, servant sur le USS John Adams jusqu'en 1864.
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Xavier Blanchard Debray
Brigadier general, Armée Confédérée
13 avril 1864
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Ci-dessus :
En haut à droite : Xavier Blanchard Debray Brigadier général Xavier Blanchard DeBray, Armée des États confédérés, SMU Digital Collections, Photo : Auteur inconnu, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15124434
En haut à gauche : Monument du Texas, un mémorial aux Texans qui ont servi la Confédération, centre des visiteurs du Mansfield State Historic Site, photo de Mark Hilton,
https://www.hmdb.org/m.asp?m=105467
En bas : Fort Esperanza était également connu sous le nom de Fort DeBray, en l'honneur du colonel Xavier Blanchard DeBray, commandant du district sub-militaire de Houston.. https://www.portlavacadodge.com/history-of-port-lavaca/
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Un général de brigade texan de France
• Xavier Debray, qui s'appelait à l'origine Xavier Blanchard, est né le 25 janvier 1818 à Épinal, en France, de Nicolas Blanchard et de Catherine Benezech. Il aurait étudié à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Debray travaille dans le service diplomatique français mais s'installe aux États-Unis en 1848 à la suite de désaccords avec la politique de Louis Napoléon Bonaparte, alors président de la France sous la Deuxième République, et bientôt empereur des Français sous le nom de Napoléon III.
• Après avoir servi dans le 2e régiment de dragons de l'armée américaine, il s'installe au Texas et est naturalisé en 1855. Avant la guerre de Sécession, il publie un journal en espagnol à San Antonio, ouvre une académie prospère et assure des traductions pour le General Land Office.
• Au début de la guerre, Debray devient aide de camp du gouverneur du Texas Edward Clark et sert en tant que major dans le 2e régiment d'infanterie du Texas. Il forme une unité de cavalerie dans le comté de Bexar, est élu commandant du Debray's Texas Cavalry Battalion et reçoit une commission de colonel le 5 décembre 1861.
• Il dirige cette unité, qui devient la 26e cavalerie du Texas, à la bataille de Galveston Bay en 1862, puis pendant la campagne de la rivière Rouge, où il se distingue aux batailles de Mansfield et de Pleasant Hill en 1864. Il devient le commandant de sa brigade de cavalerie et est nommé brigadier général le 13 avril 1864 par Kirby Smith pour sa contribution à cette campagne. Cependant, sa promotion n'a jamais été confirmée par le Sénat des États confédérés après la fin de la guerre civile.
• Après la capitulation de la Confédération, Debray a vécu à Houston et à Galveston. Il s'est ensuite installé dans la capitale de l'État et a continué à traduire des documents en espagnol, en français et en anglais pour le Texas General Land Office. Debray est décédé à Austin le 6 janvier 1895 et a été enterré dans le cimetière de l'État.
Son héritage aux Etats-Unis:
Plaque, “General Xavier Blanchard Debray”
Texas State Cemetery, 909 Navasota Street, Austin TX 78702
GPS: 30.265333, -97.727167
• Inscription:
“Arrivé au Texas en provenance de France en 1848. Éditeur de journaux espagnols. Rejoint l'armée confédérée en tant que premier lieutenant des Tom Green's Rifles en 1861. A servi comme aide de camp du gouverneur du Texas Francis R. Lubbock. Major du 2e régiment d'infanterie du Texas. Colonel du 26e régiment de cavalerie du Texas, connu sous le nom de « Debray's Regiment », largement utilisé pour des missions d'éclaireur, de reconnaissance, d'attaque et de retardement. Commandant du district oriental du Texas et des défenses de Galveston. Nommé brigadier général en 1864 après la campagne de la rivière Rouge pour empêcher l'invasion du Texas.
Érigé en 1963 par l'État du Texas. (Marker Number 15061.)”
Texas Monument:
Mansfield State Historic Site visitors center
15149 LA-175, Mansfield LA 71052
GPS: 32.010767, -93.665050
• Inscription:
(Au recto):
« Le Texas
« Se souvient de ses fils dont la valeur et le dévouement ont permis à l'ennemi fédéral d'être vaincu à Mansfield, le 8 avril 1864, puis d'être chassé de la vallée de la rivière Rouge au cours de plusieurs engagements sanglants.
Le Texas fut ainsi préservé de la ruine physique provoquée par la guerre dans tous les autres États du Sud. Les commandements texans qui participèrent à la campagne de la rivière Rouge en 1864 étaient les suivants :
15e Inf. Inf. et 17e Tex. Cosldtd. Cav,
Dismtd, 27nd, 31st & 34th Tex. Cav, Dismtd,
(Brigade du Général Camille J. Polignac, Division Mouton) ».
(Au verso):
« 23e + 26e & 36e (Woods)+ Tex. Cav.
(Brigade du Général Xavier B. Debray,
Division Bee, Green's Cav. Corps)"
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Gustave Paul Cluseret
Brigadier general, Armée de l'Union
14 octobre 1862
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Un fervent abolitionniste
• Gustave Paul Cluseret (13 juin 1823 - 22 août 1900) était un soldat et un homme politique français. Il a servi comme général dans l'armée de l'Union pendant la guerre de Sécession et a été délégué à la guerre pendant la Commune de Paris.
Dans l'armée française :
• Cluseret est né le 13 juin 1823 à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine. Il entre à l'école militaire de Saint-Cyr en 1841 et devient officier de l'armée française en 1843. Après la révolution de février 1848, il devient capitaine du 23e bataillon de la Garde mobile et participe à la répression de l'insurrection des Journées de juin, ce qui lui vaut une certaine animosité de la part des socialistes. Sa participation à une manifestation anti-bonapartiste le 29 janvier 1849 entraîne sa rétrogradation et il s'enfuit à Londres après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte en décembre 1851.
• Début 1853, il est réintégré comme lieutenant et participe à diverses missions en Algérie. Il participe également à la guerre de Crimée, où il est blessé lors du siège de Sébastopol. Il gagne le surnom de « Captain Tin Can » pour avoir fait des réserves de conserves aux dépens de ses hommes. Il quitte l'armée en juillet 1858.
Avec les volontaires de Garibaldi pour unifier l'Italie :
• Après de courts séjours dans le nord de l'Algérie et à New York, il se rend à Naples en 1860. Il y participe à la création de la légion De Flotte, une unité française destinée à soutenir l'unification de l'Italie, dont il prend rapidement le commandement. Cependant, la légion est ensuite intégrée à l'armée piémontaise, ce qui fait perdre à Cluseret son grade de colonel.
Pendant la guerre de Sécession :
• Cluseret retourne aux États-Unis en 1861 pour soutenir l'Union. Il travaille sous les ordres des généraux Fremont et McClellan et est promu général de brigade. Plus tard, il sert avec Robert H. Milroy dans la 2e division du VIIIe corps de Robert C. Schenck. Beaucoup le considèrent comme un mercenaire. Milroy ordonne à Cluseret de mener sa brigade à travers les monts Allegheny dans la vallée de Shenandoah, ce qu'il fait.
• La brigade de Cluseret s'empare d'abord de la ville de Strasburg, engageant des escarmouches avec les forces confédérées et capturant quelques soldats. Il se rend ensuite à Winchester, au nord, et occupe la ville la veille de Noël 1862 avec 3 000 hommes. Peu après, ses forces sont harcelées par la cavalerie confédérée.
• Les rapports suggèrent que le commandement de Cluseret était désorganisé, ce qui a conduit à un incident où ses troupes ont tiré par erreur sur leur propre cavalerie, entraînant la mort d'un cheval et des plaintes de la part de ses officiers auprès du général Milroy. Par la suite, plusieurs officiers adressent une pétition officielle à Milroy, critiquant le « comportement tyrannique » de Cluseret, sa mauvaise connaissance de l'anglais et ses origines européennes qui, selon eux, l'empêchent de comprendre la culture militaire américaine.
• Milroy traite sévèrement les civils pro-confédérés et arrête ou exile fréquemment des femmes, ce qui irrite Cluseret. En raison de leurs conflits, Milroy cherche à faire démettre Cluseret de ses fonctions. Cluseret est finalement contraint d'abandonner le commandement au début du mois de janvier 1863, mais il ne démissionne officiellement qu'en mars.
• Après avoir démissionné, Cluseret cofonde le journal New Nation à New York avec le major général Fremont. Le journal adopte une position républicaine radicale, critiquant la lenteur de Lincoln à mettre fin à l'esclavage.
En 1866, le gouverneur de New York l'encourage à s'impliquer dans la révolte irlandaise des Fenians contre l'Angleterre. Après l'échec de cette révolte, il retourne en France, participe à l'insurrection de la Commune de Paris, s'enfuit en Belgique et en Suisse, publie ses mémoires, revient en France, est élu à l'Assemblée nationale en tant que membre du parti socialiste et meurt à Hyères, près de Toulon, le 22 août 1900.
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Victor Jean Baptiste Girardey
Brigadier general, Armée Confédérée
3 août 1864
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Ci-dessus :
En haut à gauche : Capitaine et général de brigade Victor Girardey, Armée des États confédérés, Auteur inconnu, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50993287
En haut à droite : Mémorial aux généraux de la guerre civile, Augusta, GA
https://www.augustaga.gov/1036/Notable-Graves
En bas à gauche : Marqueur de la deuxième bataille de Deep Bottom, Henrico, VA, GPS : 37.450283, -77.282567 Photo de Bernard Fisher, https://www.hmdb.org/m.asp?m=16179
En bas à droite : Pierre tombale Brig. general Girardey, Magnolia Cemetery, Augusta, GA, GPS: 33.464938, -81.956047 Photo par Janet Greentree
https://www.findagrave.com/memorial/9068/victor-jean_baptiste-girardey
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Girardey, alias « The Intrepid » (L'Intrépide)
Le site web officiel de la ville d'Augusta, GA, indique : « ...enterré le 17 août 1864 ; tué au combat par l'ennemi près de Richmond, VA ; 26 ans ; au service de la Confédération dans l'état-major du général Wright, il a été maintes fois félicité pour ses compétences, sa bravoure et son efficacité ; sa performance à la bataille de Crater a été si remarquable qu'il a été promu de capitaine à général de brigade, seul cas d'une telle promotion dans l'armée confédérée ; il a été tué 13 jours après sa promotion... ».
• Victor Jean Baptiste Girardey est né le 26 juin 1837 à Lauw, (Haut Rhin) Alsace, France. Il déménage en Géorgie avec sa famille en 1842. À l'âge de 16 ans, il est orphelin et termine ses études à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, où il rejoint son frère Camille, qui a fondé C.E. Girardey & Company, une maison de vente aux enchères impliquée dans le commerce et la traite des esclaves. Peu après, Victor épouse Clotilde LeSueur, une femme d'origine française. Deux de ses trois frères ont servi dans l'armée confédérée. Camille a construit des canonnières pour la Confédération, Isidore a mis au point une fusée pour les obus, connue sous le nom de fusée Girardey.
• Au début de la guerre, Girardey se trouve en Géorgie et est nommé par le Sénat confédéré assistant de l'adjudant général de Géorgie. Il sert d'abord comme sous-lieutenant dans la milice de Louisiane, puis comme sous-lieutenant dans le 1er bataillon d'infanterie de Louisiane. Il démissionne de ce poste le 12 octobre 1861 et est nommé aide de camp du brigadier général Albert G. Blanchard le même jour.
• Le 21 juin 1862, Girardey est promu capitaine et devient l'assistant de l'adjudant général de la brigade du général de brigade Ambrose Wright. Il reçoit de nombreuses citations pour ses compétences, sa bravoure et son efficacité, ayant participé aux batailles des Sept Jours, de Chancellorsville et de Gettysburg. Pendant la bataille de Manassas Gap, il prend temporairement le commandement d'un régiment lorsque son colonel est blessé. Plus tard, pendant le siège de Petersburg, il rejoint l'état-major divisionnaire du major général William Mahone. Lors de la bataille du Cratère, Girardey se distingue en organisant la contre-attaque de Mahone après l'explosion d'une mine de l'Union sous la ligne confédérée, et en dirigeant deux brigades pour combler la brèche créée par l'explosion.
• Le 3 août 1864, Girardey est promu de capitaine à général de brigade temporaire, à compter du 30 juillet 1864. L'historien Mark Boatner note que le général Lee a procédé à cette promotion sur le terrain. Cependant, les historiens John et David Eicher ne reconnaissent pas Girardey comme général de brigade, car sa nomination n'a jamais été confirmée par le Sénat confédéré.
• Le 16 août 1864, lors de la deuxième bataille de Deep Bottom, Girardey commandait l'ancienne brigade de Wright, qui était positionnée près de Darbytown Road dans les défenses de Richmond. Ce jour-là, il est tué d'une balle dans la tête alors qu'il dirige la défense contre une attaque de l'armée de l'Union près de Fussell's Mill. Son corps, capturé par l'Union, fut rendu et enterré le 27 août 1864 au cimetière de Magnolia, à Augusta (GA), aux côtés de cinq autres généraux confédérés.
• Son frère Isidore Girardey continua à vivre à Augusta après la guerre, où il construisit un opéra d'où il faisait flotter le drapeau français sur ...
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La "French touch":
Les Zouaves dans la Guerre Civile
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Peu de temps après que les zouaves nord-africains ont rejoint l'armée française après la conquête de la Côte Barbaresque (Algérie), les régiments d'élite d'autres pays ont commencé à adopter les uniformes distinctifs de style berbère et les tactiques de l'infanterie légère.
La fascination de l'Amérique pour le style zouave inspiré de l'Afrique du Nord française a commencé avant la guerre de Sécession. Bien qu'un régiment de l'armée américaine ait porté cet uniforme unique pendant la guerre du Mexique (1846-1848), c'est Ephraim Ellsworth, un officier de la milice américaine, qui a créé un groupe de zouaves itinérant qui a captivé le public dans tout le pays avec ses tenues éclatantes et ses exercices impressionnants. Cette initiative a déclenché une tendance qui a incité de nombreuses personnes, tant civiles que militaires, à revêtir cette tenue qui attire l'attention. Alors que la guerre progressait et que leur nombre diminuait, les unités de zouaves ont continué à se battre jusqu'à la fin.
Au début de la guerre de Sécession, une centaine de régiments de volontaires du Nord et du Sud avaient troqué leurs uniformes bleus et gris traditionnels contre des vêtements inspirés des zouaves. Malgré les difficultés liées à l'entretien des pantalons élaborés, des ceintures brillantes et des turbans exotiques au combat, les régiments de zouaves étaient fiers de leur look unique. De nombreuses unités fédérales régulières furent même autorisées à adopter le style zouave en récompense de leur bravoure. Cependant, les uniformes frappants faisaient des unités de zouaves des cibles faciles pour les tirs ennemis, ce qui entraînait de lourdes pertes. Ces unités se sont également battues avec une grande détermination.
L'uniforme distinctif est resté présent dans les cérémonies et les défilés au cours des années qui ont suivi la guerre. Le dernier régiment de zouaves, un groupe de miliciens du Wisconsin, a retiré sa tenue emblématique en 187
Les zouaves dans l'armée confédérée :
Les unités de zouaves étaient présentes dans l'armée confédérée, mais en moins grand nombre que dans l'armée de l'Union. Beaucoup d'entre elles étaient des groupes locaux formés pendant la période des zouaves. Deux unités de zouaves notables au service des Confédérés étaient le 1er bataillon spécial de l'infanterie de Louisiane (connu sous le nom de Wheat's Tigers) et le 1er bataillon des zouaves de Louisiane (voir photo ci-dessous), commandé par un officier d'origine française, Georges de Coppens.
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• Georges Auguste Gaston De Coppens (1836-1862) était un officier de l'armée des États confédérés pendant la guerre de Sécession, et il perdit la vie à la bataille d'Antietam.
• Né en France, il fait ses études à l'Académie de marine avant d'arriver à la Nouvelle-Orléans avec son père, le baron Auguste de Coppens, en provenance de Dunkerque, en France, via Saint-Pierre, en Martinique. Le gouvernement français avait interdit l'esclavage dans ses colonies, ce qui les a incités à déménager en 1854, et ils ont rapidement fait partie de l'élite de la Nouvelle-Orléans. Il est connu pour son intérêt marqué pour les études militaires et pour être un duelliste assidu.
• Après avoir rejoint l'armée confédérée, de Coppens reçut l'approbation du président Jefferson Davis pour créer un bataillon de zouaves. Son frère cadet, Marie Alfred, dirigea la compagnie F et prit plus tard la tête du bataillon. Un autre frère, Léon, était sergent, et leur père, le baron August De Coppens, travailla comme quartier-maître pendant la plus grande partie de la guerre.
• Le bataillon comptait environ 20 % d'immigrés suisses, ainsi que des volontaires français, allemands, italiens, irlandais, anglais et quelques Américains de naissance. Certains officiers avaient déjà servi dans l'armée française. De nombreux soldats proviennent des bidonvilles et des prisons de la Nouvelle-Orléans. Malgré leur passé, Thomas DeLeon remarque que lorsque le bataillon est prêt à partir pour la Virginie, il s'agit « d'un splendide groupe d'animaux... brûlés par le soleil, musclés et râblés comme des Arabes ; et une longue porte oscillante témoigne de l'exercice et de l'endurance....Gradués des bidonvilles de la Nouvelle-Orléans, leur éducation à la méchanceté était naturellement parfaite... et les petites disputes étaient généralement réglées par l'argument convaincant d'un couteau bowie.....Pourtant, ils avaient été amenés à un état d'exercice et d'efficacité parfaits. Tous les ordres étaient donnés en français, la langue maternelle de la quasi-totalité des officiers et des hommes, et en cas d'insubordination, les premiers n'hésitaient pas à faire librement usage d'un revolver ».
• DeLeon souligne que les officiers du bataillon de Coppens étaient nettement supérieurs aux hommes de troupe. Il s'agissait de « Français vifs et intelligents, faisant preuve d'une réelle courtoisie et d'un grand sang-froid militaire ». Coppens avait constitué un groupe impressionnant d'officiers, dont trois membres de sa famille comme le capitaine Marie Alfred Coppens de la compagnie F. D'autres, comme le lieutenant Jean Baptiste Souillard et le capitaine Fulgence de Bordeaux, avaient une expérience antérieure en tant qu'officiers français lors de la guerre de Crimée. Bien que de Bordeaux ne parle pas anglais, beaucoup d'autres sont multilingues, y compris l'officier exécutif Mayor Waldemar Hylsted de Suisse, qui a servi comme capitaine dans l'armée danoise et a combattu à la fois dans l'armée américaine pendant la guerre du Mexique et dans l'armée française pendant la guerre de Crimée. Selon le correspondant anglais William Russell, ils jouissaient d'un mode de vie privilégié, étant souvent vus « assis à un dîner très confortable, avec une abondance de champagne, de claret, de bière et de glace ».
• Les zouaves de Coppens emmenèrent même des femmes avec eux lorsqu'ils se préparèrent à partir pour la Virginie. Le New Orleans Daily Delta note que l'unité « a eu le bon goût » d'emmener des femmes avec elle pour laver, cuisiner et nettoyer leurs quartiers ; cependant, certains pensent qu'il s'agit de « créatures à l'aspect dégoûtant, toutes habillées en hommes ». Le Commercial Bulletin ajoute que la tenue du bataillon de Coppens « confère au corps un aspect martial et pittoresque....La compagnie était accompagnée de deux vivandières vêtues d'uniformes appropriés ».
• Les hommes de Coppens étaient connus pour leur manque de discipline mais étaient d'excellents combattants. Ils subissent de lourdes pertes lors des batailles de Seven Pines et de Gaines' Mill.
Au cours de la deuxième bataille de Manassas, ils manquent de munitions, tout comme le reste de la 2e brigade de Louisiane, et doivent jeter des pierres aux soldats de l'Union. À Antietam, le bataillon fut fortement diminué et, bien que réorganisé, ne connut plus de combats significatifs.
Les zouaves dans l'armée de l'Union :
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Plus de 75 unités de zouaves ont fait partie de l'armée de l'Union, allant de petites compagnies à des régiments complets. La plupart de ces unités provenaient des États de l'Est, dont 25 pour le seul État de New York. D'autres venaient de l'Illinois, où les premiers cadets zouaves ont été formés, ainsi que de l'Indiana, de l'Iowa, du Michigan, du Minnesota, de l'Ohio et du Wisconsin. Il est difficile d'obtenir des chiffres exacts, et certaines unités de zouaves ont été de courte durée. L'uniforme zouave, qui aurait pu convenir à l'Afrique du Nord, s'est avéré difficile à porter sous la pluie, dans la boue et dans les broussailles épaisses de l'Amérique. Après un an de guerre, de nombreuses unités de zouaves avaient remplacé leurs uniformes usés par des sack-coats bleu foncé, des pantalons bleu clair et des képis ou des casquettes de bummer.
Pendant la bataille de Second Manassas, les 5e et 10e régiments de volontaires new-yorkais subissent de lourdes pertes en se défendant contre l'assaut confédéré sur le flanc droit de l'Armée du Potomac. Le 5e régiment, qui comptait 500 membres, a subi un taux de pertes stupéfiant de 90 % en seulement 10 minutes au cours de cette bataille de deux jours en août 1862, ce qui constitue l'une des pertes les plus élevées en si peu de temps.
• Abram Duryée (29 avril 1815 - 27 septembre 1890) était un général de l'armée de l'Union pendant la guerre de Sécession. Il a dirigé le célèbre 5th New York Volunteer Infantry, un régiment de zouaves.
• Duryée est né à New York dans une famille au passé militaire, dont les origines remontent aux huguenots français. Son grand-père a combattu pendant la guerre d'Indépendance américaine, tandis que son père et deux de ses oncles ont servi comme officiers pendant la guerre de 1812.
• Au début de la guerre de Sécession, Duryée organise en moins d'une semaine le 5th New York Volunteers et en devient le colonel le 14 mai 1861. Ce régiment est l'une des nombreuses unités de zouaves créées au milieu des années 1800. Connu sous le nom de « Duryée's Zouaves », il participe à la bataille de Big Bethel. Il est promu général de brigade le 31 août 1861, sa nomination étant soumise par le président Abraham Lincoln au Sénat américain le 21 décembre 1861 et confirmée le 3 février 1862.
• Après la guerre, il devient un personnage controversé en tant que commissaire de police de la ville de New York et décède en 1890.
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Félix Agnus
Brevet Brigadier general, Armée de l'Union
13 mars 1865
Le plus jeune général
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Ci-dessus:
À gauche: Bataille de Big Bethel, par Alfred Waud - United States Library of Congress's Prints and Photographs division, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3682749
À droite : Photo d'Agnus en tant que lieutenant dans le 5e régiment d'infanterie de New York. Image tirée de l'histoire régimentaire de Brian Pohanka « Vortex Of Hell ».
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Le plus jeune général à 26 ans
• Félix Agnus est né le 4 juillet 1839 à Lyon, en France. Il fréquente le collège Jolie Clair près de Paris et entreprend en 1852 un voyage de quatre ans autour du monde. À son retour, il se consacre à la sculpture.
Armée française :
• Il quitte l'école pour s'engager dans la guerre franco-autrichienne. Il sert dans le 3e régiment de zouaves et participe à la bataille de Montebello.
• À la fin de la guerre, en 1859, il quitte la France pour Newport, Rhode Island, puis pour New York, où il travaille pour Tiffany and Company.
La guerre de Sécession :
• Pendant la guerre de Sécession, le 25 avril 1861, Agnus rejoint les zouaves de Duryée.
• Une anecdote qui souligne panache:
Il a revêtu son uniforme de zouave lorsqu'il s'est engagé dans l'armée. Peu après la création du régiment et le début de l'instruction, le colonel Duryée assiste à un exercice lorsqu'un « beau petit sergent français » sort du rang. Avec une inclinaison polie et une pointe de casquette, le Français dit : « Colonel, je mourrai pour notre drapeau si vous le voulez bien » avant de retourner à sa place. Cette remarque fit rire nerveusement les soldats qui se trouvaient à proximité, mais le sergent Felix Agnus montra plus tard sa bravoure sur le champ de bataille de Big Bethel, où il sauva son capitaine (et futur général) Judson Kilpatrick.
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• Après Big Bethel, première grande bataille de la guerre en 1861, il gravit rapidement les échelons pour devenir sergent, sous-lieutenant, puis premier lieutenant. Lors de la campagne de la péninsule, il mène une charge à Ashland Bridge et est gravement blessé à l'épaule lors de la bataille de Gaines's Mill en 1862.
Une autre anecdote intéressante :
Après avoir été promu lieutenant, Agnus est blessé par balle à l'épaule droite lors de la bataille de Gaines' Mill. Lorsqu'il revient à lui au milieu du chaos, il se retrouve coincé sous un soldat confédéré blessé. Agnus réussit à repousser le soldat, et lorsque le rebelle demanda de l'eau, le lieutenant lui donna sa gourde, qui contenait du café. Le soldat sudiste le boit, soupire et rend la gourde en disant : « Merci, Yankee, salaud ! ». Plusieurs zouaves aidèrent l'officier blessé et, son bras droit étant inutilisable, Agnus fut emmené à l'arrière, rejoignant la file de soldats blessés qui se dirigeaient vers les points de passage de Chickahominy.
• Par la suite, les zouaves de Duryée sont stationnés à Baltimore, dans le Maryland, où Agnus, blessé, séjourne chez Charles C. Fulton, l'éditeur du Baltimore American. C'est à cette occasion qu'il aurait rencontré sa future épouse, Annie, la fille de Fulton. Il participe également à l'organisation de quatre compagnies du 165e régiment d'infanterie de New York, dont il devient le capitaine de la compagnie des couleurs.
• À la fin de l'année 1862, son régiment est déployé en Louisiane, stationné à la Nouvelle-Orléans et à Baton Rouge. Le capitaine Agnus est blessé le 27 mai 1863 lors du siège de Port Hudson. Il est promu major le 2 septembre et dirige brièvement son régiment. Il sert ensuite au Texas et, après être devenu lieutenant-colonel, il est envoyé dans l'Est pour rejoindre le 19e corps d'armée. Sous les ordres du général Philip Sheridan, il participe aux batailles d'Opequon, de Fisher's Hill, de Winchester et de Cedar Creek. Il est chargé de démanteler les anciens forts confédérés en Caroline du Sud, en Géorgie et en Floride, et de transférer tous les biens au gouvernement américain. Le 13 mars 1865, il reçoit le brevet de brigadier général des Volontaires américains pour « services courageux et méritoires pendant la guerre », ce qui fait de lui le plus jeune général de brigade à l'époque. Agnus a été démobilisé le 22 août 1865.
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Ci-dessus :
À gauche : Félix Agnus, cartes commerciales de la série « American Editors » (N1), émises en 1887 dans une série de 50 cartes pour promouvoir les cigarettes de marque Allen & Ginter, Metropolitan Museum of Art, https://www.metmuseum.org/art/collection/search/406028
Centre: Druid Ridge Cemetery, Pikesville, Maryland, Annendale Section, Lot 415, GPS: 39.380450, -76.723610. La statue originale sur sa tombe (une copie non autorisée du sculpteur Saint Gaudens « Grief ») avant qu'elle ne soit enlevée en 1967 et déplacée plus tard dans le jardin de la maison de Dolly Madison sur Lafayette Square, Wash. DC à cause du vandalisme. Par Pat Bailey - Utilisation équitable
https://en.wikipedia.org/w/index.php?curid=37720496
À droite : General Felix Agnus arch, 1882 Par W. Paris Chambers ; Band-Master of the Great Southern Band, of Baltimore, John Hopkins University, https://levysheetmusic.mse.jhu.edu/collection/039/041
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Carrière après la guerre :
• De retour à la vie civile, il devient assesseur adjoint à l'Internal Revenue Service de Baltimore. Le 4 juillet 1869, il prend la direction du Baltimore American et en devient l'éditeur. Il crée également le Baltimore Star. Il est invité à deux reprises à se porter candidat républicain au Sénat américain, mais refuse. Il est nommé consul des États-Unis à Derry, en Irlande, et sa nomination est confirmée par le Sénat, mais il décline le rôle. Il a présidé la commission du canal de Chesapeake et Delaware et a été membre du comité des visiteurs de West Point et de la commission qui a construit le palais de justice de Baltimore. Il a également été l'un des membres fondateurs de l'Associated Press, délégué à plusieurs conventions nationales républicaines et membre fondateur du Army and Navy Club.
• Le général Félix Agnus est décédé le 31 octobre 1925. En 1882, W. Paris Chambers a composé une marche intitulée « General Felix Agnus March ».
• « Black Aggie » est le nom folklorique d'une statue qui se trouvait sur la tombe d'Agnus dans le cimetière de Druid Ridge à Pikesville, dans le Maryland. La statue, une reproduction non autorisée d'une statue du sculpteur américain Saint Gaudens, intitulée "Grief" (chagrin), représente un personnage solennel assis, vêtu d'une cape ou d'un linceul, et a inspiré de nombreuses légendes urbaines de fantômes et d'actes paranormaux.
Au dos du piédestal où se trouvait Black Aggie se trouve l'inscription de la pierre tombale du général Felix Agnus:
• Inscription :
« Général Felix Agnus
Sculpteur, auteur, orateur, brave soldat, officier courageux,
Véritable ami, 40 ans éditeur du Baltimore American ».
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Charles Le Gendre
Brevet Brigadier general, Armée de l'Union
13 Mars 1865
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Un soldat et un diplomate
• Guillaume Joseph Émile Le Gendre, né le 26 août 1830 à Oullins, dans la banlieue de Lyon, est décédé le 1er septembre 1899.
• Le Gendre est le fils de Jean-François Legendre-Héral, peintre, sculpteur et professeur à l'École des Beaux-Arts. Il a étudié au Collège royal de Reims et est diplômé de l'Université de Paris. À 24 ans, il épouse à Bruxelles Clara Victoria Mulock, la fille d'un avocat new-yorkais réputé. Peu après leur mariage, Le Gendre s'installe aux États-Unis et se fait naturaliser. Il est désormais connu sous le nom de Charles William.
La guerre de Sécession :
• Le Gendre joue un rôle clé dans le recrutement du 51e New York Volunteer Infantry au début de la guerre de Sécession en 1861. Il devient major de ce régiment le 29 octobre 1861. Il combat en Caroline du Nord et participe à la prise de l'île de Roanoke en 1862. Malheureusement, il est gravement blessé à la bataille de New Bern le 14 mars 1862, perdant son œil gauche et une partie de son nez. Pour sa bravoure, il reçoit une citation.
• Malgré ses blessures, Le Gendre reste dans l'armée et est promu lieutenant-colonel le 20 septembre 1862. En 1863, il rejoint le IXe Corps et participe à de nombreuses campagnes. Il devient colonel le 14 mars 1863 et dirige le 51e régiment pendant le siège de Vicksburg. Lors de la bataille de la Wilderness en Virginie, le 6 mai 1864, il est à nouveau blessé.
En convalescence à Annapolis, dans le Maryland, il participe à la défense de la ville contre un raid confédéré. Plus tard, il se rend à New York pour participer au recrutement du IXe Corps. Il est libéré avec les honneurs le 4 octobre 1864 et est nommé Brevet Brigadier General le 13 mars 1865.
Carrière dans l'après-guerre :
• Le Gendre devient diplomate américain en Chine de 1866 à 1872. Il quitte le service diplomatique après un désaccord avec le consul de Xiamen au sujet de l'expédition infructueuse de Formose. Il travaille ensuite comme conseiller pour les gouvernements du Japon et de la Corée jusqu'à sa mort à Séoul en 1899, à l'âge de 69 ans, où il est enterré.
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Benjamin de Bonneville
Brigadier general, Armée de l'Union
13 mars 1865
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Explorateur de l'Ouest américain
• Benjamin Louis Eulalie de Bonneville (14 avril 1796 - 12 juin 1878) est né à Paris. Son père Nicolas est un éditeur remarqué pendant la Révolution française, qui héberge Thomas Paine lorsque celui-ci est élu député à la Convention nationale. Thomas Paine collabore aux publications de Nicolas, devient un ami proche de la famille et est même le parrain du jeune Benjamin.
• Thomas Paine paye le passage de la famille en Amérique en 1803, puis lègue son domaine de 100 acres à New Rochelle, NY, à la famille Bonneville.
• Le jeune Benjamin entre à West Point en 1813. Il termine ses études en seulement deux ans et devient brevet de sous-lieutenant dans l'artillerie légère. Au début de sa carrière, il est en poste en Nouvelle-Angleterre, dans le Mississippi et à Fort Smith, dans le territoire de l'Arkansas.
• En 1824, il s'installe à Fort Gibson, dans le Territoire indien, et est promu capitaine. Lors d'une visite en France, il est accueilli par le général Lafayette. À son retour de France, il est réaffecté en 1828 à la caserne Jefferson, dans le Missouri.
• Alors qu'il se trouve dans le Missouri, Bonneville a envie d'explorer l'Ouest américain. Il obtient un congé du général Alexander Macomb, arguant du fait qu'il pourrait mener une reconnaissance précieuse parmi les Amérindiens dans le pays de l'Oregon, occupé conjointement par les États-Unis et la Grande-Bretagne.
• Le voyage qui devint le point culminant de sa vie commença en mai 1832 lorsque Bonneville partit du Missouri avec 110 hommes. Au printemps 1833, il longe la Snake River, dans ce qui est aujourd'hui l'Idaho, se dirige vers les sources de la Salmon River et atteint Fort Nez Perce. Il envoie également un groupe étudier le Grand Lac Salé et trouver une route terrestre vers la Californie. Cette route, connue plus tard sous le nom de California Trail, était le principal chemin emprunté par les immigrants qui se rendaient dans les champs aurifères lors de la ruée vers l'or en Californie.
• Le résultat de ce voyage est The Adventures of Captain Bonneville (Les Aventures du capitaine Bonneville), publié en 1837.
• Il est ensuite affecté sur la frontière occidentale à Fort Kearny au Nebraska et à Fort Fillmore au Nouveau-Mexique, où il devient le commandant du troisième régiment d'infanterie en 1855. Il participe également à la guerre américano-mexicaine en prenant part à la campagne de Veracruz et à l'occupation de Mexico. En 1855, il est promu colonel du troisième régiment d'infanterie et commande à deux reprises le département du Nouveau-Mexique.
La guerre civile américaine :
• Bonneville quitte le service actif en 1861 mais est rappelé pendant la guerre de Sécession. Il travaille comme surintendant du recrutement dans le Missouri de 1861 à 1863 et commande la caserne Benton à Saint-Louis de 1862 à 1865.
• À la fin de la guerre, il est promu général de brigade en reconnaissance de sa remarquable carrière. Le 13 mars 1865, il reçoit le brevet de général de brigade de l'armée régulière américaine pour « longs et loyaux services dans l'armée ».
• Bonneville décède à l'âge de 82 ans en 1878. Il repose au cimetière de Bellefontaine à Saint-Louis, dans le Missouri.
Héritage aux États-Unis :
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Ci-dessus :
À gauche : « Map of the Territory West of the Rocky Mountains » (Carte du territoire à l'ouest des Montagnes Rocheuses), publiée en 1837, comprend des informations provenant de ses expéditions de 1832 à 1835. Bien qu'elle soit la meilleure de son époque, cette carte montre à quel point les connaissances officielles des États-Unis sur l'Ouest étaient maigres dans les années 1830. Bonneville a localisé pour la première fois le Grand Lac Salé sur une carte euro-américaine et l'a baptisé de son nom. La carte montre également une compréhension approximative du cours de la rivière Snake dans l'actuel Wyoming et à travers l'Idaho - des régions où Bonneville a passé une grande partie de son temps. Les connaissances des autochtones, bien sûr, auraient été bien supérieures, tout comme celles de nombreux trappeurs de fourrures des Rocheuses à cette époque. Bibliothèque du Congrès. https://www.wyohistory.org/encyclopedia/wyoming-adventures-captain-bonneville
À droite : quelques plaques en l'honneur de Bonneville, parmi plusieurs autres, de la Floride au Wyoming.
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Plaque, “Captain Bonneville”, découvreur de Boise, Idaho
Bonneville Point, Rte of the Oregon Trail, Boise, ID 83716
GPS: 43.491883, -116.040567
• Inscription:
“Selon la tradition, un groupe de chasseurs dirigé par le capitaine Benjamin Bonneville atteignit ce promontoire en 1833. En voyant la luxuriante vallée fluviale en contrebas, ils s'exclamèrent en français : « Les bois ; les bois ; voyez le bois ! ». (C'est ainsi que le groupe du capitaine Bonneville a donné son nom à la vallée de Boise. Soldat de carrière, Bonneville obtient un congé de l'armée pour « examiner les lieux, les habitudes et les pratiques commerciales des tribus indiennes, visiter les établissements américains et britanniques et étudier les meilleurs moyens de mettre le pays à la disposition des citoyens américains ». Il quitte Saint-Louis en mai 1832 avec 110 hommes et 20 chariots. Bonneville explore le Grand Lac Salé de l'Utah et traverse plusieurs fois le sud de l'Idaho. Ses itinéraires ont contribué à établir ce qui est devenu la piste de l'Oregon pour les colons qui pénétraient dans la vallée de la rivière Boise. Il retourna finalement dans l'Est en 1835. Aujourd'hui, le comté de Bonneville, dans l'Idaho, les plaines salées de Bonneville, dans l'Utah, et le barrage de Bonneville, sur le fleuve Columbia, sont nommés en son honneur.”
Plaque, “Fort Denaud”
Ft. Denaud Bridgeway (South side), Labelle FL 33935
GPS: 26.743550, -81.510333
• Inscription (extraits):
..."Le capitaine B.L.E. Bonneville a établi Fort Denaud en 1838, dans le cadre d'une série de postes reliant les opérations américaines au sud de Tampa à la côte est. Il a été construit sur la rive sud de la rivière Caloosahatchee, à 27 miles de Fort Myers, sur des terres appartenant à Pierre Denaud, un commerçant indien français. Le fort était constitué de tentes au milieu desquelles se trouvait un blockhaus. Il servit de dépôt de ravitaillement pour les troupes de la région du lac Okeechobee et fut utilisé par intermittence jusqu'à la fin de la guerre en 1842..."
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Autres généraux célèbres de la guerre de Sécession
d'origine française immédiate :
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Alfred Mouton
Brigadier general, Armée Confédérée
16 avril 1862
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Ci-dessus :
En haut à gauche : Portrait du général Alfred Mouton tué pendant la guerre civile américaine en 1862. Auteur inconnu - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15346221
En haut à droite : Monument du général Alfred Mouton au Mansfield State Historic Site, 15149 LA-175, Mansfield, LA 71052, GPS : 32.010983, -93.666783 L'inscription se lit comme suit : « C'est ici que le général Mouton est tombé ; c'est ici que le prince de Polignac s'est élancé à la tête des troupes pour prendre la place du chef déchu et les mener à la victoire. La tombe de Mouton a ensuite été déplacée à Lafayette, en Louisiane. Par Billy Hathorn - Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7624603
En bas à droite : Portrait d'Alfred Mouton (Maison Alexandre Mouton), https://thesouthsdefender.blogspot.com/2010/03/alfred-mouton-hero-of-acadian-people.html
En bas à gauche : L'imposante statue du général Mouton, qui se trouvait devant le palais de justice de la paroisse de Lafayette, à Lafayette, en Louisiane, depuis près d'un siècle, a été érigée par la division louisianaise des Filles unies de la Confédération à l'occasion du 58e anniversaire de sa mort. En juillet 2021, des activistes l'ont retirée du palais de justice pour la replacer dans le cimetière confédéré de Camp Moore, près de Kentwood, dans la paroisse de Tangipahoa, où le régiment de Louisiane du Sud du général fut organisé en octobre 1861. http://www.acadiansingray.com/photo gallery-j_j_a_alfred_mouton.htm
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• Jean-Jacques-Alfred-Alexandre "Alfred" Mouton (1829-1864) est un éminent général confédéré. Né à Opelousas, en Louisiane, il est le fils d'Alexandre Mouton, ancien gouverneur de Louisiane.
• Malgré ses origines francophones et sa connaissance limitée de l'anglais, Mouton décide de s'inscrire à l'Académie militaire des États-Unis à West Point, où il lutte contre son anglais médiocre. Il obtient son diplôme en 1850.
• Lorsque la guerre civile a commencé, Mouton a formé un groupe d'hommes locaux dans la paroisse de Lafayette. La plupart des membres sont des fermiers de la région. Mouton est choisi comme capitaine de ce groupe. Plus tard, lorsque le groupe fut intégré au 18e régiment d'infanterie de Louisiane, il fut élu colonel.
• L'un de ses soldats a dit ceci de lui : « En tant que chef d'exercice, il avait peu d'égaux, si ce n'est aucun. Je l'ai vu entraîner le régiment pendant une heure dans un carré dont les côtés étaient égaux à la longueur de sa ligne de bataille, sans jamais faire sortir une compagnie ni rappeler un commandement lorsqu'il était donné. Il était très discipliné et ne permettait aucun écart aux ordres, que ce soit de la part des officiers ou des soldats."
• Il est nommé général de brigade le 16 avril 1862, confirmé le 18 avril 1863.
• Pendant la guerre de Sécession, la brigade de Mouton a joué un rôle crucial lors de la bataille de Mansfield. La brigade de Mouton fut la première unité à attaquer lors de l'assaut confédéré à la bataille de Mansfield.
• Alors qu'il menait ses hommes dans une charge vers les forces de l'Union, Mouton fut abattu et mourut.
• L'historien John D. Winters écrit : « Sur son cheval, Mouton constituait une cible parfaite et un tireur fédéral le fit tomber de sa selle. Le vaillant Polignac s'avance alors et prend le commandement. Avec des larmes de chagrin et de rage dans les yeux, les hommes hurlants suivirent Polignac. Ils courent sous la grêle mortelle, déterminés à venger la mort de leur chef....”
L'héritage dans le Sud :
• Il est considéré comme un héros acadien, un « défenseur du Sud »
• Il a été enterré sur le champ de bataille, puis réinhumé au cimetière de la cathédrale St John à Lafayette, LA. (dont les portes en fer indiquent en français « Il essuiera toute larme »). Sur son monument en forme d'obélisque, près de sa tombe, on peut lire l'inscription suivante :
« La mort du brave Mouton m'a surtout affecté...
modeste, désintéressé et patriote,
il s'est montré sous son meilleur jour dans l'action, toujours à la tête de ses hommes ».
Général Richard Taylor »
Plaque, Battle of Mansfield or Sabine Cross Roads, April 8. 1864
15149 LA-175, Mansfield LA 71052
GPS: 32.012817, -93.666333
• Inscription:
"A cet endroit, la ligne fédérale qui s'étendait depuis le sud tournait vers l'est le long d'une clôture de rails formant un V. La division du général Mouton chargea cette ligne au cours de la partie la plus sanglante de la bataille. Lors de cette première charge confédérée, le général Mouton fut tué et le brave Polignac prit le commandement de sa division.
Erigé par l'Etat de Louisiane ».
• Une rue du quartier de Lakeview, à la Nouvelle-Orléans, portait le nom de Mouton, mais a été rebaptisée en 2021, la ville déclarant que Mouton avait joué un rôle clé dans le soutien à l'esclavage et qu'il possédait des esclaves.
• En 1922, une statue du général Mouton a été érigée dans le centre-ville de Lafayette par les United Daughters of the Confederacy. La statue a été démontée le 17 juillet 2021 et a depuis été déplacée au musée confédéré de Camp Moore.
• Une rue du centre-ville de Lafayette porte toujours le nom de Mouton, de même qu'une rue de Bossier City, près de la base aérienne de Barksdale.
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General P.T. Beauregard
Brigadier general, Armée Provisoire, 1er mars 1861
Général d'armée des Confédérés, 1er juillet 1861
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"Sir Galahad de la chevalerie du Sud"
• Pierre Gustave Toutant-Beauregard1 (28 mai 1818 - 20 février 1893) est un officier militaire américain reconnu comme le général confédéré qui a déclenché la guerre civile américaine à Fort Sumter le 12 avril 1861. Il est souvent appelé P.G.T. Beauregard, bien qu'il ait rarement utilisé son prénom à l'âge adulte et qu'il ait préféré signer ses lettres en tant que G.T. Beauregard.
• Son père, Jacques Toutant-Beauregard, était d'origine française et allemande, tandis que sa mère était d'origine française et italienne. Il avait trois frères et trois sœurs. Comme beaucoup de créoles louisianais, sa famille s'exprimait en français. Beauregard avait également plusieurs cousins et oncles créoles de couleur. Ce côté de sa famille est issu de l'union de Marguerite Pantalon, membre d'une famille créole de couleur bien connue à la Nouvelle-Orléans, et de l'un des oncles de Beauregard, Martin Barthelemy Toutant Beauregard. Enfant, il se lie d'amitié avec des garçons esclaves de son âge, en particulier un conteur grand et fort nommé Baptiste, qu'il suit souvent et avec qui il joue. Beauregard est pris en charge par une esclave de Saint-Domingue, "Mamie" Françoise Similien.
• "Mamie" et Beauregard étaient très proches et on les voyait souvent s'embrasser et se serrer dans les bras l'un de l'autre. La famille Beauregard la tenait en haute estime et, après le décès du grand-père de Pierre, elle lui offrit une maison créole dans le quartier du Faubourg Treme à la Nouvelle-Orléans. Pierre passe souvent du temps avec Mamie, et lors d'une interview avec un journaliste du New Orleans Times en 1882, elle se souvint de l'enfance de Pierre. Elle montra un portrait qu'il lui a offert en 1867, en disant : « c'est mon fils ».
Beauregard fréquente des écoles privées à la Nouvelle-Orléans avant d'aller dans une école française à New York. Pendant les quatre années qu'il passe à New York, à partir de l'âge de 12 ans, il apprend à parler anglais, lui qui ne parlait que le français en Louisiane auparavant.
1Note: Beauregard tente de s'américaniser. Par exemple, il évite d'utiliser son prénom « Pierre » et signe toujours son nom « G.T. Beauregard » pour paraître moins étranger.
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• Beauregard a reçu une formation en génie militaire et civil à l'Académie militaire des États-Unis à West Point. Il s'est distingué en tant qu'officier du génie pendant la guerre américano-mexicaine. Après avoir été brièvement surintendant de l'Académie militaire des États-Unis en 1861, il a démissionné de l'armée américaine lorsque la Louisiane a fait sécession et est devenu le premier général de brigade de l'armée des États confédérés. Il a dirigé la défense de Charleston, en Caroline du Sud, au début de la guerre civile, lors de la bataille de Fort Sumter, le 12 avril 1861. Trois mois plus tard, il joue un rôle clé dans la victoire confédérée lors de la première bataille de Bull Run, près de Manassas, en Virginie.
• Beauregard exerce plusieurs commandements importants sur le théâtre occidental, notamment lors de la bataille de Shiloh dans le Tennessee et du siège de Corinth dans le nord du Mississippi, tous deux en 1862. Il retourne à Charleston en 1863 pour défendre la ville contre les attaques répétées des forces de l'Union. Il est surtout connu pour sa défense de Petersburg, en Virginie, en juin 1864, qui a contribué à retarder la chute de la capitale confédérée, Richmond, en Virginie, jusqu'en avril 1865.
• Beauregard fut le premier officier général de la Confédération, devenant général de brigade dans l'Armée provisoire des États confédérés le 1er mars 1861. Le 21 juillet, il est promu général de l'armée confédérée, ce qui fait de lui l'un des sept seuls à détenir ce grade. Sa promotion le place au cinquième rang des généraux, après Samuel Cooper, Albert Sidney Johnston, Robert E. Lee et Joseph E. Johnston.
L'héritage de l'après-guerre :
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• Il est l'un des nombreux officiers confédérés à avoir bénéficié d'une grâce générale de la part du président Andrew Johnson le 4 juillet 1868. Il fait partie des nombreux officiers confédérés qui ont bénéficié d'une grâce générale de la part du président Andrew Johnson le 4 juillet 1868. Après la guerre, Beauregard obtient son premier emploi en octobre 1865 en tant qu'ingénieur en chef et surintendant général de la New Orleans, Jackson and Great Northern Railroad. En 1869, il présente un téléphérique. En 1888, il est élu commissaire aux travaux publics de la Nouvelle-Orléans. - Beauregard est décédé à la Nouvelle-Orléans et a été enterré dans le caveau de l'armée du Tennessee au cimetière historique de Metairie.
• Un mot sur les préjugés :
Ses pairs anglo-américains avaient pour la plupart des opinions anti-catholiques et anti-étrangères, ce qui lui valut d'être rejeté par beaucoup. Pendant la guerre de Sécession, ils ont souvent ignoré ses opinions, notamment sa volonté de défendre la Nouvelle-Orléans et la Louisiane. Dans la Confédération, le fait d'être un Français créole a fait de lui la cible de diverses rumeurs. Les non-Créoles le considéraient souvent comme immoral parce qu'il était populaire auprès des femmes et recevait beaucoup de lettres, de drapeaux, de foulards, d'écritoires et de fleurs.
En raison de ses origines françaises, il fait l'objet de nombreuses rumeurs infondées. Les accusations d'immoralité sont fréquentes, certains soldats croyant qu'il voyage avec un groupe de maîtresses et des chariots remplis de champagne. Même en Louisiane, des non-Créoles affirmaient qu'il était infidèle à sa femme, suggérant que l'infidélité était un trait de caractère créole français.
• Cependant, les soldats sous les ordres de Beauregard lui vouaient un profond respect. Un soldat confédéré a partagé un moment après la bataille de Shiloh, décrivant comment ses hommes l'acclamaient : « Alors qu'il s'éloignait à cheval, un cri tel que Napoléon aurait pu l'entendre de la bouche de la « Garde » s'éleva : « Hourra pour Beauregard, notre chef ». Il est étrange de voir à quel point nous aimons ce petit Français noir, mais il n'y a pas un homme dans l'armée qui ne serait pas prêt à mourir pour suivre son exemple ».
P. G. T. Beauregard : Napoleon in Gray » par T. Harry Williams, page 148.
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John Charles Frémont
Major general, Armée de l'Union
15 mai 1861
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"L'explorateur de l'Ouest"
• John C. Frémont, est le fils de Charles Frémon, un Canadien français ou un royaliste français qui a échappé à la Révolution française.
• Son père a affirmé qu'il était né à Lyon, en France, qu'il avait combattu pendant la Révolution française du côté des royalistes et qu'il se rendait à Saint-Domingue lorsqu'il a été capturé par les Britanniques. Cela correspondrait à son arrivée à Savannah, comme de nombreux émigrés français à l'époque.
• L'historien Andrew Rolle suggère que les détails flous de son passé étaient un moyen pour lui d'éviter d'être reconnu.
• John Charles Frémont est né à Savannah le 21 janvier 1813. H. W. Brands a noté en 2005 que John C. Frémont a modifié son nom de famille en y ajoutant un accent et un T par la suite. Cependant, Rolle affirme que Frémont a commencé à utiliser l'accent en 1838, à l'âge de 25 ans.
• John Charles Frémont est devenu un célèbre explorateur de l'Ouest qui a eu une très longue et illustre carrière. Il a commencé comme assistant de Joseph Nicollet, le cartographe français qui a dressé la carte d'une grande partie de l'Ouest et auquel nous consacrerons un prochain Bulletin.
• Au début de la guerre de Sécession, Frémont est en Europe à la recherche d'investisseurs pour son ranch californien Las Mariposas. Le président Abraham Lincoln envisagea de nommer Frémont ministre américain en France en raison de ses racines françaises et de ses positions anti-esclavagistes, qui étaient bien accueillies en Europe. Cependant, le secrétaire d'État William Henry Seward s'opposa aux opinions extrêmes de Frémont, et la nomination n'eut pas lieu.
• Le 15 mai 1861, Lincoln nomme Frémont major général de l'armée de l'Union.
• En juillet 1861, le président Lincoln nomme John C. Frémont à la tête du département de l'Ouest, basé à Saint-Louis. Cependant, quelques mois plus tard, sa décision de maintenir une proclamation permettant de confisquer les biens des rebelles du Missouri et de libérer leurs esclaves entraîne une perte de confiance de la part du président et de son commandement. Cette situation rend Frémont populaire auprès des républicains radicaux et antiesclavagistes, qui pressent Lincoln de le réintégrer.
• Au printemps 1862, il reçoit un nouveau commandement en Virginie, mais il est rapidement dépassé par le général confédéré Thomas « Stonewall » Jackson. Frémont préfère démissionner plutôt que de servir sous les ordres du général John Pope. En 1864, les républicains hostiles à Lincoln proposent sa candidature à la présidence, mais il se retire après avoir été persuadé par des loyalistes que sa candidature pourrait aider les démocrates à gagner en novembre.
L'héritage de John C. Frémont aux États-Unis :
• Il existe des dizaines de villes, de comtés, de sites géographiques, d'écoles, d'hôpitaux, ainsi que de nombreux monuments, bornes et plaques honorant John C. Frémont dans tout l'Ouest. Voici un exemple de plaque commémorative.
Marker, Military Explorers
4001 Fort Caspar Road, Casper WY 82604
GPS: 42.836217, -106.371850
• Inscription:
“John C. Fremont, le « Pathfinder », est né en 1813 et a exploré une grande partie du centre du Wyoming, y compris la région de Casper. Il a effectué une étude indépendante des montagnes de la Wind River dans le Wyoming en 1842, et le pic Fremont de 13 743 pieds des Wind Rivers a été nommé en son honneur. En août 1842, Fremont tente en vain de naviguer sur la rivière North Platte à travers un canyon au sud-ouest de Casper. Le bateau chavire, entraînant la perte d'un important matériel cartographique, de journaux, de registres, de cartes et de fournitures. Par la suite, il reçut l'honneur douteux de voir cette zone connue sous le nom de Fremont Canyon. Sur la recommandation de Fremont, le gouvernement acheta et mit en place une garnison à Fort Laramie en 1849.
Benjamin L.E. Bonneville passa par cet endroit au cours de l'été 1832, lors de l'exploration du centre des Rocheuses. Bonneville, soldat américain, est né en France en 1796 et a servi dans le 7e régiment d'infanterie américain. En 1832, il mena une expédition de 110 hommes et 20 chariots le long de la rivière North Platte, devenant ainsi le premier à faire passer des chariots par South Pass. En 1833, il découvre une nappe de pétrole à Dallas Dome, près de l'actuelle ville de Lander, dans le Wyoming. Le forage du puits Murphy n° 1 en 1884 a donné le coup d'envoi de la production de pétrole dans le Wyoming ».
Érigé par la Société historique du comté de Natrona ».
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Raleigh E. Colston
Brigadier general, Armé Confédérée
24 décembre1861
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• Raleigh Edward Colston (1er octobre 1825 - 29 juillet 1896) est un professeur, soldat et cartographe américain né en France. Il devint un remarquable général de brigade dans l'armée des États confédérés pendant la guerre de Sécession et fut l'un des rares anciens confédérés à travailler en Égypte après la guerre.
• Colston est né à Paris et a été adopté par Marie-Thérèse, la deuxième duchesse de Valmy, et le Dr Raleigh Edward Colston. Sa mère a divorcé de son mari, François Étienne de Kellermann, célèbre général de cavalerie de Napoléon Bonaparte. Son père et lui portent le nom de Rawleigh Colston, un avocat et marchand de la guerre d'Indépendance. Le mariage du Dr Colston avec une catholique divorcée a provoqué un scandale dans la famille Colston de Virginie.
• À l'âge de 17 ans, Colston part étudier aux États-Unis en 1842 et vit avec un oncle dans le comté de Berkeley, en Virginie, qui fait aujourd'hui partie de la Virginie-Occidentale. Il rejoint l'Institut militaire de Virginie en 1843 et obtient son diplôme le 4 juillet 1846, se classant quatrième de sa promotion de quatorze élèves. Après avoir obtenu son diplôme, il enseigne le français et la science militaire au VMI.
• Colston devient colonel du 16e régiment d'infanterie de Virginie après la sécession de la Virginie au début de l'année 1861. Il dirige les forces confédérées en face de Newport News pendant la célèbre bataille de 1862 entre l'USS Monitor et le CSS Virginia. Le 24 décembre 1861, il est promu général de brigade. Au milieu de l'année 1862, il sert sous les ordres de James Longstreet lors de la campagne de la péninsule, commandant trois régiments. Ses actions lors de la bataille de Seven Pines lui valent des critiques. Tombé malade, Colston quitte l'armée de Virginie du Nord jusqu'en décembre 1862.
• En avril 1863, il commande une brigade sous les ordres de Stonewall Jackson, qui l'a recommandé pour un commandement de division en raison de leur passé de professeurs à VMI. Lors de la bataille de Chancellorsville, le 2 mai, Colston dirige une division lors de l'attaque de Jackson sur le flanc droit de l'armée de l'Union. Sa division était en deuxième ligne le 3 mai, subissant 31 % de pertes en deux jours. Cependant, le 3 mai, Colston est critiqué pour sa lenteur à diriger ses troupes. Il fut relevé de son commandement le 20 mai.
• En 1864, R. E. Colston sert sous les ordres de P.G.T. Beauregard pendant le siège de Petersburg. Au début de l'année 1865, il est chargé de défendre Lynchburg, en Virginie, et de protéger l'une des dernières voies ferrées ouvertes à la Confédération.
Carrière après la guerre :
En mai 1873, Colston se rend en Égypte après avoir été engagé par Isma'il Pacha, le khédive d'Égypte, pour enseigner la géologie et servir de colonel militaire. Il mène alors quelques expéditions au Soudan et tombe gravement malade. En 1879, il retourne aux États-Unis, où il donne des conférences et écrit des articles sur son séjour en Afrique du Nord et sur son expérience de la guerre civile. Bien qu'handicapé, il travaille comme commis et traducteur au ministère américain de la guerre et au bureau du chirurgien général de 1882 à 1894. Il passa le reste de sa vie comme invalide au Confederate Soldiers' Home de Richmond, en Virginie, où il mourut sans le sou. Il repose au cimetière d'Hollywood à Richmond, à proximité d'un autre général de Virginie, George Pickett.
| | Épilogue : retour aux sources | | |
Académie militaire des États-Unis à West Point
À l'occasion du 250e anniversaire de l'armée américaine et du corps des Marines en 2025, il convient de souligner les contributions des généraux français à l'histoire américaine, depuis la fondation de la nation jusqu'à la tragédie de la guerre de Sécession.
Beaucoup de ces généraux ont fait preuve de compétences impressionnantes et ont apporté des contributions importantes. Leurs soldats les tenaient souvent en haute estime et se souvenaient chaleureusement d'eux, même après la fin de leur service.
Nous devrions également rendre hommage aux très nombreux Français qui ont servi honorablement dans les forces armées américaines mais qui n'ont pas atteint le grade de général.
Nous leur rendons également hommage et plusieurs d'entre eux seront cités dans les prochains Bulletins, à commencer par Louis de Tousard (1749 - 1817).
• Volontaire français et patriote américain, il perd un bras à la bataille de Rhode Island en 1778 et retourne aux États-Unis en 1795, où il devient major dans le 2e régiment d'artillerie américain du corps des artilleurs et des ingénieurs. En 1800, il est devenu lieutenant-colonel et inspecteur de l'artillerie.
• À ce titre, il supervise la construction de plusieurs forts le long de la côte est, notamment Fort Adams et Fort Hamilton, ainsi que le développement et l'essai de canons.
• De Tousard est également l'auteur, en 1809, d'un manuel destiné aux officiers d'artillerie, qui est devenu un ouvrage de référence pour l'armée américaine pendant plusieurs décennies: The American Artillerist's Companion, or Elements of Artillery.
• En 1798, il écrit au secrétaire McHenry pour lui proposer la création de la première école militaire du pays, sur le modèle de l'École polytechnique en France. Comme le rappelle Norman Wilkinson dans un article publié dans Military Affairs en 1960, "The Forgotten Founder of West Point", il est en effet le fondateur méconnu de l'Académie militaire de West Point, dont il a été le premier surintendant officieux, alors qu'un surintendant d'origine américaine pouvait être désigné. Il est regrettable qu'il ne soit pas mentionné sur le site web de l'institution.
L'académie militaire de West Point est depuis lors une institution importante qui a formé de nombreux généraux renommés de l'armée américaine tout au long de l'histoire.
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Hommage aux Volontaires Américains
qui ont rejoint le Lafayette Flying Corps :
Nous poursuivons notre série entamée en octobre 2023 avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur :
https://conta.cc/3Qz0Xjl (version originale en anglais)
https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)
Ce mois-ci, nous rendons hommage à un autre volontaire qui s'est battu pour la liberté et la démocratie :
Le soldat Dennis Dowd
« Mort pour la France
11 août 1916
(Camp d'aviation de Buc, près de Versailles)
Il est le deuxième aviateur américain à être tué en France et le premier à trouver la mort dans une école d'aviation.
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Ci-dessus :
En haut à gauche : photo de Dennis Dowd sur les états de service, ajoutée par la Grande Armée de la République, 1917, https://www.findagrave.com/memorial/175355074/dennis-dowd/photo
En haut à droite : « Livret Militaire », Mémoires des Hommes, Ministère de la Défense, https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m005239e4fd5e543/5242bd67c7259
Au milieu en haut : extrait de journal, Sur la photo de gauche, on le voit à côté du poète Alan Seeger, défilant dans Paris avec un groupe de volontaires américains. Ils ont ensuite signé le drapeau, qui se trouve aujourd'hui au musée de l'armée française aux Invalides, à Paris. https://www.uswarmemorials.org/html/documents/oct5_2009.pdf
Au milieu en bas : extrait de journal. De nombreux Américains qui se sont portés volontaires pour servir ou soutenir l'effort de guerre pendant la Première Guerre mondiale avant l'entrée officielle des États-Unis dans le conflit, le 6 avril 1917, n'avaient pas le droit d'être enterrés dans les cimetières américains s'ils avaient perdu la vie avant cette date. Par conséquent, plus de 600 Américains sont enterrés dans divers endroits en Europe, notamment dans des cimetières de la Commonwealth War Grave Commission, au mémorial de l'Escadrille Lafayette et dans divers cimetières municipaux ou paroissiaux. La tombe de Dennis Dowd, située dans le cimetière municipal de St Germain-en-Laye, en France, en est un exemple.
https://www.uswarmemorials.org/html/documents/Newsletter 35.pdf
En bas : Certificat du Lafayette Flying Corps, photo ajoutée par la Grande Armée de la République, 1917, https://www.findagrave.com/memorial/175355074/dennis-dowd/photo#view-photo=150924725
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• Dennis Dowd est souvent considéré comme le premier Américain à avoir quitté les États-Unis pour se rendre en France avec l'intention de s'engager dans la Légion étrangère française. Bien que plusieurs de ses compatriotes soient arrivés quelques jours plus tôt pour offrir leurs services, ils étaient soit résidents de longue date en France, soit présents dans le pays pour affaires ou loisirs lorsque la guerre a été déclarée.
• Dennis Dowd est diplômé de l'Université de Columbia et de l'Université de Georgetown, et avocat de profession.
• Dennis Dowd, dont l'affection pour la France n'était surpassée que par son dévouement à l'Amérique, s'est embarqué immédiatement après le début des hostilités et s'est engagé le 26 août 1914. Il n'est pas un partisan de la guerre et ne se fait pas d'illusions sur la nature du service qui l'attend. Néanmoins, ses anciens camarades de la Légion et du 170e régiment d'infanterie, où il fut transféré par la suite, ont noté qu'il n'a jamais exprimé de mécontentement face aux difficultés qu'il rencontrait, ni manqué à ses devoirs.
• Observateur attentif, Dowd écrivait sur les réalités de la guerre avec un style particulier qui rendait ses lettres à la fois captivantes et significatives. Il remarque : « Je n'ai jamais vu le genre de charge à la baïonnette dont je parle dans mes lectures. Il s'agit généralement de la lente marche d'un grand nombre d'hommes brutalement fatigués, sur un terrain qui a été mis en pièces par de gros canons, de sorte que lorsque l'ennemi est atteint, il n'y a pas de jeu fantaisiste avec la baïonnette, comme on l'enseigne à l'école. Les hommes des deux camps ont un réel dégoût pour cette verge d'acier froid, et ils se contentent de s'envoyer des coups sourds et plutôt prudents, jusqu'à ce que l'un ou l'autre camp s'enfuie ».
• Dowd a été blessé lors de l'offensive de Champagne en septembre et octobre 1915 et a passé l'automne et l'hiver à l'hôpital. - Dès qu'il est à nouveau apte au service, il est transféré dans l'armée de l'air française, où il obtient des résultats impressionnants au cours de sa formation. Il était sur le point de passer les épreuves du brevet lorsqu'il perdit tragiquement la vie dans un accident au cours d'un vol en altitude. Dowd est le deuxième aviateur américain à mourir en France et le premier à périr dans une école d'aviation.
• Il est enterré au cimetière communal de Saint Germain-en-Laye, en banlieue parisienne.
• Sa mort fut un coup dur pour le Corps franco-américain, comme on l'appelait à l'époque. Cependant, à une époque où le sentiment américain à l'égard de la cause alliée restait ambigu, la nouvelle de son décès s'est largement répandue et a contribué de manière significative à obtenir le soutien des Américains aux nations qui chérissaient la liberté. Ainsi, Dowd a continué à servir son pays jusqu'à sa mort, tout comme il l'avait fait durant sa vie, remplissant un noble objectif.
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Salle comble à Murfreesboro, NC pour Lafayette. La première étape de Lafayette en Caroline du Nord fut Murfreesboro, le 26 février 1825.
Sur la photo : À gauche, Patti Maclay, vice-présidente de l'AFL pour le bicentenaire. Au centre, Gertrude Revelle. À droite, Bonnie Fritz, secrétaire de l'AFL. Gertrude Revelle a fait installer les drapeaux des régiments français (derrière eux) il y a 50 ans avec le Consul général (à l'époque). Le 26 février 2025, la ville de Murfreesboro, la Murfreesboro Historical Association et les American Friends of Lafayette ont célébré le 200e anniversaire de la visite du général Lafayette dans la ville. Murfreesboro fut la première étape en Caroline du Nord de Gilbert du Motier, marquis de Lafayette, lors de sa célèbre visite de retour aux États-Unis. Une réception a suivi à l'Académie Hertford, de l'autre côté de la rue. Merci à Caroline Stephenson, de l'association locale The Cultivator, d'avoir fourni la vidéo de l'événement.
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Cérémonie de redédicace du mémorial de la taverne de Donaldson
L'histoire : Henry Donaldson, Esq. fut l'un des fondateurs de Rocky Mount Mills avec Joel Battle, Peter Evans et John Hogan. Ces hommes achetèrent 35 ½ acres de terre aux Grandes Chutes de la rivière Tar en 1817. L'usine a été construite en 1818 et est la deuxième plus ancienne usine de coton de Caroline du Nord. Henry Donaldson hébergea Lafayette lors de sa nuitée du 28 février 1825. En novembre 1933, une plaque de bronze a été posée pour commémorer ce lieu et cette époque particuliers. Quatre-vingt-douze ans plus tard, nous réinaugurerons cérémonieusement la borne à l'occasion du 200e anniversaire de la visite de Lafayette en 1825 au château.
Lafayette et son secrétaire Auguste Levasseur, étaient représentés par des interprètes. Ils sont arrivés
en calèche. Lafayette et John Mebane, descendant direct de Joel Battle et surintendant de Rocky Mount Mills jusqu'à la fermeture de l'usine en 1996, ont prononcé des allocutions. La cérémonie de redédicace de la plaquea été organisée par le chapitre Micajah Pettaway-Halifax Resolves, NSDAR.
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Lafayette à Raleigh, en Caroline du Nord. Un grand merci à Dan Hopping et aux Loges de Raleigh pour avoir fait en sorte que cet événement incroyable se déroule sans encombre. Le soutien a été incroyable, et cela n'aurait pas été le cas sans notre Grand Maître et notre Grand Maître adjoint, le conservateur du Capitole et la consule honoraire de France, Marie Claire Ribeill, qui se sont joints à nous pour faire de cet événement un moment inoubliable !
Avec une centaine de personnes présentes, dont un groupe scolaire et des familles venues d'Union Square, nous n'aurions pas pu espérer mieux.
Nous vous souhaitons de nombreux autres moments d'unité et de tradition !
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Le retour triomphal de Lafayette à Fayetteville !
Fayetteville, NC, a revécu un moment d'histoire ! Comme il y a 200 ans, Lafayette est arrivé en grande pompe, accueilli par une calèche et la Fayetteville Independent Light Infantry, son garde du corps dévoué.
Une réception chaleureuse a suivi à la statue de Lafayette dans le parc Cross Creek sur Ann Street, où les participants ont dégusté du café et des croissants, comme ils l'auraient fait il y a des siècles. Ce fut un bel hommage à l'héritage de Lafayette !
Un MERCI tout particulier à Morgaine Beck pour avoir capturé tous nos événements à Fayetteville !
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Lafayette in Camden, S.C. General Lafayette’s Return to Camden! Reception at the Cornwallis-Kershaw House, speeches by Col Dixon, The Mayor, and General Lafayette, a parade to Bethesda Presbyterian Church, and the Free Masons Corner Stone Ceremony at the De Kalb Monument. Just as it was done 200 years ago!
Lafayette’s Trowel, used in the 1825 Free Masons Corner Stone Ceremony at General De Kalb’s Monument at Bethesda Presbyterian Church, Camden, SC by General Lafayette himself. Photo: courtesy Brooks Lyles
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Expositions en cours:
Le musée d'État du Tennessee
« Bienvenue à Lafayette, ami de la liberté
Ouvert jusqu'au 15 juin !
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Le Tennessee State Museum a ouvert son exposition temporaire « Welcome Lafayette, Friend of Liberty » (Bienvenue à Lafayette, ami de la liberté) dans le cadre de la commémoration du 200e anniversaire de Lafayette !
Cette exposition est ouverte jusqu'au 15 juin !
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NOTEZ SUR VOTRE AGENDA
Mars - Avril 2025
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Bicentenaire
Tournée d'adieu de Lafayette
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Bal de Lafayette
Staten Island, NY
Samedi 29 mars 2025
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Bal de l'anniversaire de Lafayette
Samedi 29 mars - de 19h à 22h EDT.
Portes ouvertes à 18h30
309 Saint Pauls Avenue Staten Island, NY 10304
Rejoignez-nous pour une danse instruite du début du XIXe siècle, dirigée par Susan de Guardiola, afin de commémorer la visite en 1824-1825 du général Lafayette en Amérique, son pays d'adoption.
Profitez de rafraîchissements d'époque, de jeux de table et de musique live !
Il est conseillé de porter des vêtements du début du XIXe siècle, mais il n'est pas nécessaire de porter un costume ou d'avoir de l'expérience pour participer à cet événement.
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Lafayette en Géorgie
Du 21 au 30 mars 2025
Des projets passionnants pour le bicentenaire !
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Lafayette en Géorgie
Veuillez trouver les détails: ICI
Vous pouvez vous inscrire à tous les événements en cliquant sur: ICI
Vous trouverez plus d'informations sur notre grand jour à Milledgeville: ICI
On March 26, 2025, Milledgeville, Georgia, will mark a significant milestone in its rich history—the 200th anniversary of General Marquis de Lafayette’s visit to the city. As a revered hero of both the American and French Revolutions, Lafayette’s journey to the United States in 1824-1825 was a momentous occasion, uniting a young nation in celebration of its revolutionary past. Now, two centuries later, Milledgeville will honor his enduring legacy with a series of special events highlighting his contributions to American independence and the ideals of liberty, equality, and freedom.
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Lafayette en Louisiane
9 - 13, 2025
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Lafayette en Louisiane
La Louisiane se prépare à célébrer le 200e anniversaire de la tournée d'adieu du major général Marquis de Lafayette, un événement historique qui a captivé une nation et rassemblé les Américains à une époque de division politique et sociale qui n'est pas sans rappeler celle que nous vivons aujourd'hui. L'une des plus grandes marques d'estime que Lafayette accorda à la Nouvelle-Orléans fut la durée de son séjour. Cinq jours ont marqué une visite publique importante.
Le programme des événements permettra aux Louisianais et aux visiteurs très attendus de découvrir l'héritage de Lafayette et son lien durable avec la Louisiane.
Pour plus d'informations, visitez le site: https://afl-louisiana.com/events/
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L'Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes
The Lafayette Tour
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L'Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes organise une tournée aux Etats-Unis pour célébrer le bicentenaire du retour du Marquis de Lafayette en Amérique en tant qu'« Invité de la Nation », 50 ans après son combat héroïque pour l'Indépendance américaine. Né au château de Chavaniac, en Auvergne, le marquis de Lafayette est une figure historique emblématique qui a combattu et versé son sang pour la cause de l'Amérique. Il est un symbole durable du lien fort qui unit la France et les États-Unis.
La visite se concentrera sur quelques villes et sites clés de la visite de Lafayette en 1825 : Washington, Charleston, Nashville, la Nouvelle-Orléans, l'Académie militaire des États-Unis à West Point, et Mount Vernon.
Sous la direction du chef d'orchestre Thomas Zehetmair, l'Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes interprétera un magnifique programme lié à l'histoire de Lafayette.
Pour la visite complète, cliquez : https://onauvergne.com/en/
A propos de l'orchestre :
Depuis sa création en 1981, l'Orchestre national de France Auvergne- Rhône-Alpes s'est toujours efforcé de toucher un large public, tant au niveau régional qu'international. Niché au cœur de la France métropolitaine, l'ensemble est plébiscité par les amateurs de musique orchestrale pour sa sonorité unique, sa force et sa recherche de la perfection absolue.
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Nouvelles du
"Train de la Reconnaissance française"
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L'histoire de « Merci train » : cliquez ci-dessus ou: https://vimeo.com/18495973
• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du « Train de la Reconnaissance Française », affectueusement appelé « Le Train Merci » (novembre 2022 : « Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français »).
https://conta.cc/3OLtgJ3 (original version in English)
https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)
• Le Merci Train, et l'association 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, gardiennes des différents wagons du « train Merci » dans plusieurs États, organisent divers événements tout au long de l'année. Nous vous invitons à consulter leurs sites web respectifs et à les suivre sur les réseaux sociaux. Nous exprimons notre admiration pour le travail fantastique qu'ils accomplissent et nous sommes honorés de contribuer à le faire connaître.
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Le saviez-vous ?
Le Nouveau-Mexique possède en réalité deux wagons
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Photos: Thomas Dorman, https://www.facebook.com/groups/376860855827747
Merci Train boxcar of New Mexico
State Fairgrounds, 300 San Pedro Dr. NE, Albuquerque, NM 87111
GPS: 35.077709, -106.570220
Wagon Merci du Nouveau-Mexique au parc des expositions d'Albuquerque. Le Nouveau-Mexique possède en fait deux wagons : l'original, qui a été négligé, et un wagon de remplacement. Lorsqu'un groupe a voulu restaurer l'original dans les années 1980, il a découvert que le châssis avait été mis au rebut. Il en a donc ramené un autre d'une collection privée en France pour l'utiliser comme pièces de rechange. Après mûre réflexion, ils ont décidé de conserver l'original dans sa forme dépouillée en tant qu'exemple historique, et de recréer l'apparence de l'original à l'aide du véhicule de remplacement.
http://mercitrain.org/NewMexico/
https://www.themetrains.com/merci-train-boxcar-new-mexico.htm
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Ci-dessus: video https://www.facebook.com/reel/1368738840805700
Cliquez sur la photo ci-dessus pour accéder au clip vidéo
• Le chapitre Four Peaks des Quêteurs de l'Arizona a réalisé un travail remarquable sur un projet spécial visant à éclairer les visiteurs sur l'histoire du train Merci de l'Arizona.
L'inauguration des huit panneaux d'information qui racontent l'histoire du train Merci au McCormick-Stillman Railroad Park a eu lieu le dimanche 9 février à 13 heures.
Racontant la relation unique entre la France et les États-Unis après la Première Guerre mondiale, le chapitre des Four Peaks Questers, sous la direction de la présidente Nell Bigley, a joué un rôle déterminant dans la collecte des fonds nécessaires à ce projet historique.
Pour ceux qui ne connaissent pas, Questers est une organisation internationale qui s'intéresse à la préservation, à la restauration et à l'éducation.
Cliquez sur la photo ci-dessus pour accéder à une bobine. Félicitations et merci à tous les bénévoles des associations civiques et patriotiques qui ont participé à ce projet !
Les panneaux situées à côté du wagon de l'Arizona Merci Train sensibilisent le public.
Merci Train Boxcar of Arizona – “A Gift of Friendship”
McCormick-Stillman Railroad Park Playground
7301 E Indian Bend Rd, Scottsdale, AZ 85250
GPS: 33.538050, -111.923200
• Inscription:
“Ce wagon est l'un des 49 wagons qui composaient le train de la gratitude français. Une fois rempli de 50 tonnes de cadeaux, le train de la gratitude était un moyen pour le peuple français de dire « merci » au peuple américain pour son aide pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Plus de six millions de familles françaises ont offert des cadeaux provenant de leurs propres biens pour remplir les wagons, qui ont été distribués à chaque État de l'Union après leur arrivée aux États-Unis en 1949.
Le wagon appartenant aux habitants de l'Arizona a été restauré dans son état de 1949 ». « Aujourd'hui, il sert de souvenir à deux pays qui se sont toujours battus « pour la liberté et la dignité de l'homme ». 11 novembre 1989, Scottsdale, Arizona.”
• (Panneau - situé dans le kiosque près de la borne) Extraits :
« ...Le wagon d'Arizona contenait un éventail surprenant de cadeaux : une bicyclette Peugeot, des casques militaires, une élégante robe de mariée en soie, une soixantaine de petites voitures Renault à remonter, un bonnet en dentelle fait à la main et un éventail en nacre. Plus que les cadeaux, ce sont les notes émotionnelles qui les accompagnent qui sont les plus frappantes... Le train est né d'un projet d'aide après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, il rappelle l'amitié entre les grands pays que sont la France et les États-Unis. Longue vie au Train Merci !
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Publications
Capitaine Louis d'Ohicky Arundel
Armée française, volontaire dans l'Armée continentale
Mort pour l'indépendance américaine, le 9 juillet 1776
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Un article sur le patriote français Louis d'O'hickey Arundel a été publié le mois dernier. L'article a été rédigé par le Dr Patrick Hannum, du chapitre de Norfolk, SAR et auteur contribuant au Journal of the American Revolution. Un lien vers l'article se trouve ci-dessous.
Le capitaine Arundel fut la seule victime patriote lors de la bataille de Gwynn's Island / Cricket Hill le 9 juillet 1776. Officier d'artillerie français de formation, le capitaine Arundel « fut l'un des nombreux volontaires français qui demandèrent à être commissionnés par le Congrès continental ». Au début de la révolution, les compétences de nombreux officiers militaires européens formés, éduqués et professionnels étaient nécessaires, mais pas toujours appréciées en raison des nombreux défis liés à l'intégration d'officiers internationaux dans la structure évolutive de la force patriote ». (Citation de l'article du Dr. Hannum)
Voici un lien vers l'article :
Cricket Hill / Gwynn's Island - Le seul combat du capitaine Arundel
https://allthingsliberty.com/2025/02/cricket-hill-and-gwynns-island-captain-arundels-only-fight/
Du 9 au 12 juillet 2026, le 250e anniversaire de la bataille de Gwynn's Island / Cricket Hill sera célébré sur le site de la bataille à Hudgins, en Virginie, à Morningstar Marinas, et de l'autre côté de l'eau, à Gwynn's Island. Une cérémonie spéciale sera organisée en l'honneur du capitaine Arundel. Ces événements sont élaborés et coordonnés par le comité Mathews 250.
Patrick H. (Pat) Hannum a servi pendant 45 ans le ministère de la défense, dont 29 ans en tant que Marine américain (officier de véhicule amphibie d'assaut), y compris à la tête d'un bataillon, et 16 ans en tant que professeur civil à l'école d'état-major des forces interarmées, à l'université nationale de défense, où il s'est spécialisé dans la guerre au niveau opérationnel et la phase II de l'enseignement militaire professionnel interarmées. Il continue d'étudier et de promouvoir l'histoire et la pertinence de la révolution américaine en tant que membre du comité VA 250 de la ville de Virginia Beach, en tant que membre du chapitre de Norfolk des fils de la révolution américaine et de la Great Bridge Battlefield & Waterways History Foundation, notamment par des promenades avec le personnel, des visites du champ de bataille et d'autres activités éducatives. Il est auteur et contribue fréquemment au Journal of the American Revolution et à l'Encyclopedia Virginia. "
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"La Fayette, un vent de liberté"
Par Patrick Giro & Marie Avril
est maintenant publié!
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La seule Bande dessinée historique sur la vie du Marquis de Lafayette vient de paraître ! Elle est écrite et dessinée par les artistes français Patrick Giro et Marie Avril. Pour en savoir plus, découvrir un résumé de l'histoire, voir quelques dessins et commander votre propre album (17 euros), rendez-vous à l'adresse suivante: www.patline.fr
Cliquez sur l'illustration ci-dessus pour plus d'options de commande.
Il est en français, mais les images valent mille mots. Une version en anglais est prévue dans le futur. L'ouvrage est historiquement très précis et complet, avec des dessins et des couleurs étonnants. Il s'agit d'une excellente lecture - à lire absolument - pour les fans de tous âges.
Deux artistes passionnés de bande dessinée et d'histoire. Ils ont publié de nombreux ouvrages historiques sur différentes villes et personnages de Charente-Maritime. Brouage, Royan, Marie Mancini, Champlain, Dugua de Mons etc... Graphiste, auteur et illustrateur, Patrick Giro est un illustrateur primé de bandes dessinées, de livres pour enfants et de couvertures de romans en France (dès l'âge de 14 ans) et à l'étranger. Créateur et rédacteur en chef d'un fanzine de bandes dessinées. Réalise des affiches, des logos et des illustrations pour des commerçants, des collectivités locales et des magazines. Marie Avril excelle dans le choix des couleurs qui donnent toute son ampleur à cette bande dessinée. Leur dernière BD, « En route pour la Nouvelle-France », a reçu le prix de l'Académie de Saintonge. Et celle sur l'histoire de Royan a déjà été rééditée.
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2025: Tricentenaire de Rochambeau
Né le 1er juillet 1725
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Alors que nous célébrons le 200e anniversaire de la tournée d'adieu du général Lafayette, il est grand temps de rendre hommage à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, qui a joué un rôle majeur et décisif dans la guerre d'Indépendance américaine.
Le 1er juillet 2025 marquera le 300e anniversaire de sa naissance, et notre Société continuera plus que jamais à célébrer ce grand général, commandant de l'Expédition Particulière envoyée par le roi Louis XVI au secours d'une armée continentale assiégée. Excellent général, aimé de ses troupes, fin diplomate qui développa une étroite amitié avec le général George Washington, Rochambeau (ainsi que l'amiral de Grasse) mériterait d'être davantage mis en valeur dans les livres d'histoire.
Restez à l'écoute, car nous annoncerons dans les prochains Bulletins des événements spécifiques commémorant cet illustre Français, de Newport, R.I. à Yorktown, VA.
Nous avons le plaisir d'annoncer ci-dessous le week-end d'hommage à Rochambeau et le campement de l'armée française à Yorktown, dans l'État de New York, de plus en plus populaires, sous l'égide de Lynn Briggs, président de la Yorktown Heritage Preservation Commission / Yorktown 250 et président de la New York State Washington Rochambeau Revolutionary Route Organization.
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La Maison Odell - Quartier général de Rochambeau, qui entre dans la dernière phase de sa transformation en musée, est occupée à préparer l'installation du monument commémoratif de notre Société aux quatre soldats du Régiment Royal-Deux-Ponts. Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de la situation dans nos prochains Bulletins.
L'inauguration est prévue pour le vendredi 24 octobre 2025.
Nouvelles de l'OHRH
Maison Odell - Quartier général de Rochambeau
Futur musée
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Le financement de leurs expositions n'est pas inclus dans le budget de restauration. Ils doivent donc collecter des fonds pour créer un musée interactif et captivant au sein de la maison. Plus les fonds collectés seront importants, plus les expositions seront passionnantes et instructives.
Merci de donner ce que vous pouvez et de faire savoir si vous avez des contacts avec des organisations ou des particuliers qui pourraient faire des dons importants. Nous vous remercions de votre soutien !
Cliquez ICI pour votre don
Illustrations et photos ci-dessus :
Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, par Charles-Philippe Larivière, Château de Versailles, Domaine public - Vidéo et photos du futur musée, avec l'aimable autorisation de Friends of Odell House-Rochambeau Headquarters.
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Annonce de notre
Sculpture
Antoine de Saint Exupéry & Le Petit Prince
Musée des sciences
Phillip & Patricia Frost
Centre ville de Miami, Floride
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Chers amoureux du Petit Prince,
Des générations d'enfants - et avec eux des générations d'adultes - sont tombées sous le charme du Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry depuis sa publication en 1943. Publié dans plus de 600 langues à ce jour, il est le livre de fiction le plus traduit au monde. Des dizaines de plaques et de statues commémorent le Petit Prince qui débarque de sa planète solitaire pour offrir un bouquet de sagesse à celle-ci.
En tant que ville internationale, véritable carrefour des Amériques, Miami mérite bien un monument au Petit Prince, le plus attachant des ambassadeurs culturels de la France.
L'American Society of Le Souvenir Français, Inc. et la France-Florida Foundation for the Arts, deux organisations à but non lucratif (501 (c) 3), proposent une sculpture en bronze de Saint Exupéry et de sa création la plus aimée pour le Phillip and Patricia Frost Museum of Science. La statue sera installée sur l'esplanade près de l'entrée du musée, au cœur du centre-ville de Miami.
La sculpture en bronze grandeur nature conçue par le célèbre artiste Jean-Marc de Pas représentera le pionnier de l'aviation, le héros de la Seconde Guerre mondiale, le poète et le romancier Antoine de Saint Exupéry dans sa combinaison de vol, tenant la main de son « petit bonhomme ». Notre autre sculpture du Petit Prince par Jean-Marc de Pas se trouve en face de Central Park sur la Cinquième Avenue à New York. Elle a connu un succès immédiat auprès du public, qui fait la queue tous les jours pour des "selfies" depuis son inauguration en 2023. Nous espérons qu'il en sera de même à Miami, en particulier dans un musée et un planétarium fréquentés par de nombreuses familles et de jeunes enfants.
Ce projet, un cadeau à l'une des institutions culturelles les plus dynamiques de Miami, a reçu le soutien officiel de S.E. M. Laurent Bili, Ambassadeur de France aux Etats-Unis et de M. Olivier d'Agay, Président de la Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse et petit-neveu de l'auteur du Petit Prince. Au nom de notre Comité d'honneur, nous sollicitons votre aide déductible des impôts pour financer les sculptures, leur transport et leur installation. Notre objectif est de réunir 200 000 dollars et d'organiser une cérémonie d'inauguration en 2026, en présence de représentants de l'État, du comté et de la ville, ainsi que de dignitaires des deux pays.
Tout don de 100 $ ou plus sera dûment reconnu. Les noms des donateurs de plus de 1 000 $ seront gravés sur une plaque qui sera installée à l'intérieur du musée, selon les niveaux suivants :
Bronze : 1 000 à 5 000 $ // Argent : 5 000 à 10 000 $ // Or : 10 000 à 20 000 $ Platine : 20 000 $ et plus.
Notre objectif est de préserver de façon permanente la magie du Petit Prince pour les générations futures de "Miamiens" et pour des millions de touristes du monde entier.
Nous vous remercions de votre générosité.
Veuillez envoyer votre don (préciser : Petit Prince)
par virement bancaire à l'ordre de
The American Society of Le Souvenir Français Inc.
TD BANK - 1031 1st Avenue, New York, NY 10022
Routing # 026013673 - Account# 4326011741
ABA number: 031101266 SWIFT Code: NRTHUS33XXX
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NOS BULLETINS MENSUELS
NOTRE OBJECTIF : Mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les Etats-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.
Vous pouvez accéder à tous nos anciens bulletins mensuels (en anglais et en français) à l'adresse suivante:
www.SouvenirFrancaisUSA.org
Cliquez sur les photos et illustrations pour accéder aux sources utilisées.
Veuillez excuser d'éventuelles fautes de grammaire ou d'orthographe,
la traduction étant semi-automatique
et le temps imparti pour la relecture étant très limité.
Erratum dernier Bulletin février 2025
« Le siège de Savannah en 1779 »
L'illustration de l'assaut (réussi) de la redoute n° 9 par les Français à Yorktown a été insérée par erreur pour décrire l'assaut (raté) de la redoute de Spring Hill à Savannah. Nous nous excusons pour cette erreur. Nous remercions sincèrement Robert A. Selig, Ph.D., pour avoir signalé cette erreur.
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Découvrez plus de 2000 sites de la présence française aux États-Unis d'aujourd'hui, couvrant 5 siècles, et dans les 50 États !
Ce livre électronique est une compilation unique de statues, monuments, mémoriaux, plaques, tablettes, dans les 50 États, de 1524 au début du 20e siècle, ainsi qu'une galerie de portraits de Français célèbres et moins célèbres qui ont contribué à l'exploration et au développement des États-Unis - et dont beaucoup vous surprendront.
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C'est un hommage aux explorateurs, missionnaires, soldats, aventuriers, pionniers français, illustres ou inconnus, qui ont laissé leur empreinte aux États-Unis et dont la mémoire est reconnue et honorée sur ces sites.
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Le prix est de 20 euros par exemplaire.
Les royalties servent à soutenir les activités de l'American Society of Le Souvenir Français, Inc.
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Illustration de Couverture:
« Scènes de la révolution américaine : Le régiment français « Soissonnais » défile à Philadelphie devant le général Washington et le Congrès des Etats-Unis, 1781 » par Charles MacKubin Lefferts (américain, 1873 - 1923) vers 1916. Aquarelle, gouache, encre noire et mine de plomb sur carton.
New York Historical Society Museum, Don de la succession de Charles M. Lefferts 1923.120 - Reproduit avec l'autorisation du New York Historical Society Museum.
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NOTRE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
Jeudi 10 avril 2025
Chers membres,
Vous êtes cordialement invités à participer à notre Assemblée générale le 10 avril 2025 par le biais d'une réunion Zoom. Cette importante réunion sera l'occasion de
de discussion, de mise à jour et de participation au vote pour le renouvellement de nos membres du conseil d'administration.
Détails de l'Assemblée :
Date : Jeudi 10 avril 2025
Heure : 18h00 à 19h00 (EST)
Lien Zoom : https://us02web.zoom.us/j/83634710796
Identifiant de la réunion : 836 3471 0796
Il n'est pas nécessaire de s'inscrire au préalable, mais pour pouvoir entrer et voter, vous devez être à jour de vos cotisations pour 2025, conformément à no statuts.
Ordre du jour :
1. Ouverture de la réunion et mot de bienvenue
2. proposition et adoption de l'ordre du jour soumis
3. Examen des activités de l'année écoulée : Rapport général du président
(soumission pour adoption) et rapport financier du trésorier
(soumission pour adoption)
4. Présentation des candidats (voir liste des candidats ci-dessous) et vote pour le renouvellement du conseil d'administration
5. Forum ouvert aux membres : Questions et suggestions
6. Remarques de clôture
Votre participation est essentielle au processus de prise de décision et nous encourageons tous les membres à se joindre à nous pour façonner l'avenir de notre organisation.
Nous vous attendons avec impatience !
NOS MISSIONS:
• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,
• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.
• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.
• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.
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Conseil d'Administration
Candidats 2025 - 2028 (nouveaux candidats en italique) :
Françoise Cestac • Gabriel Chalom • Thierry Chaunu • Yves de Ternay • Patrick
du Tertre • Francis Dubois • Alain Dupuis • Daniel Falgerho • Bertrand Jost •
Domitille Marchal-Lemoine • Mathias Maisonnier • Clément Mbom • Jean-
Hugues Monier • Patrick Pagni • Harriet Saxon • Nicole Yancey • (nominations
from the floor accepted)
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Rejoignez-nous et votez!
Appel à l'adhésion annuelle et aux dons pour 2025:
Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets mémoriels.
Votre contribution est essentielle à nos activités !
- 25 $ pour les Anciens Combattants et les étudiants
- 50 $ pour une adhésion (80 $ pour un couple)
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- Nous sommes une organisation à but non lucratif agréée par l'IRS 501(c)3. Les dons sont déductibles des impôts fédéraux uniquement pour les résidents fiscaux aux Etats-Unis.
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(100% sécurisé - pas besoin d'avoir un compte PayPal - les principales cartes de crédit sont acceptées - Cotisation à titre individuel uniquement pour les versements provenant de l'étranger.)
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Contact: Thierry Chaunu, President
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