The American Society of Le Souvenir Français Inc.

Bulletin Mensuel - Vol. IV. No 9 - Septembre 2024

Les Missionnaires français de la Nouvelle-France 

aux XVIIe et XVIIIe siècles



(2ème partie d'une série)

(traduction semi-automatique de la version originale en anglais)


Illustration de couverture : 

"Père Marquette et les Indiens au bord du Mississippi", peinture à l'huile (1869) de Wilhelm Lamprecht (allemand, 1838-1906).

L'original se trouve à la Raynor Memorial Library de l'Université Marquette, Milwaukee, Wisconsin. Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8041258

ÉDITORIAL


Le général de Lafayette, « le Français préféré des Américains », a récemment été sous les feux de l'actualité, faisant même la "une" du New York Times ce 15 août dernier. 


C'est pour nous une grande fierté et une grande joie, surtout quand on pense à tous les bénévoles qui consacrent leur temps à l'organisation des célébrations du bicentenaire de sa tournée triomphale à travers 24 Etats. Grâce à l'incroyable talent du reconstitueur Mark Schneider, les personnes qui ont assisté à la cérémonie de lancement ont eu l'impression de rencontrer le "Dear Marquis" en personne. Au cours de l'année à venir, nous vous tiendrons au courant de ces commémorations (plus de 200 sont programmées!). Merci de faire connaître ce bicentenaire autour de vous. Il est important d'honorer Lafayette, non seulement pour ce qu'il a accompli ici aux Etats-Unis, mais aussi parce que ses valeurs et ses combats sont toujours d'actualité.


Notre Société couvre plusieurs périodes historiques, et pas seulement la guerre d'Indépendance. Ce mois-ci nous explorerons des temps plus anciens et des régions différentes, en poursuivant la série que nous avons commencée en janvier dernier sur les missionnaires français en Amérique. En janvier, nous nous sommes concentrés sur les tout premiers Jésuites qui sont venus évangéliser les Amérindiens dans les années 1600 dans le Nord-Est des Etats-Unis actuels. Ce mois-ci, dans la deuxième partie de notre série, nous suivrons les traces de plusieurs missionnaires des années 1650-1750 dans les vastes contrées de la Nouvelle France, des Grands Lacs jusqu'à la Louisiane. 


Comme Lafayette, un autre personnage français important en Amérique porte un nom se terminant par « ette » : Le révérend père Jacques Marquette. Il est honoré dans de nombreux États du Midwest, des Grands Lacs aux Grandes Plaines et le long du fleuve Mississippi. Vous trouverez de nombreux mémoriaux et statues du Père Jacques Marquette, à commencer par sa statue dans le "National Statuary Hall" du Capitole de Washington. 


S'il est le plus célèbre, il n'est pas le seul. Le cœur de l'Amérique a été évangélisé et exploré par de nombreux missionnaires français, qui méritent tous notre reconnaissance. Si certains ont laissé une forte empreinte en de nombreux endroits, de nombreux autres s'effacent de la mémoire collective. Le présent bulletin met en lumière plusieurs de ces personnes : Claude Dablon, Gabriel Druillettes, surnommé « l'apôtre du Maine », Louis Hennepin, Claude Allouez, surnommé « le François Xavier des missions américaines », Pierre Gibault, Jean Mermet, François Vaillant et Nicolas Delhalle, pour n'en citer que quelques-uns. Chacun d'entre eux a joué un rôle essentiel dans l'édification des fondements spirituels des vastes territoires qu'ils ont explorés. 


Chaque mois, nous rendons hommage à un volontaire américain qui a fait le sacrifice ultime en France pour défendre la démocratie et la liberté. Ce mois-ci, nous nous souvenons du sergent Vernon (William) Jr. Booth de New York. Il a succombé à ses blessures le 10 juillet 1918 à l'hôpital de Royaumont, dans l'Oise, après un rude combat aérien et un atterrissage en catastrophe. Malgré ses graves blessures et brûlures, il réussit à s'extraire de son avion et à y mettre le feu pour empêcher l'ennemi de s'en emparer. Il rampa ensuite entre les lignes jusqu'à ce que des soldats français le secourent...


À la fin de ce bulletin, vous trouverez un "Album photos" illustrant les récentes célébrations du bicentenaire de la tournée d'adieu de Lafayette, ainsi que des annonces concernant les événements à venir. Pour obtenir des informations sur tous les événements organisés par les American Friends of Lafayette et d'autres groupes civiques et patriotiques dans 24 États au cours des 13 prochains mois, consultez le site suivant: www.Lafayette200.org.


Merci de votre soutien,

Pour le Conseil d'administration,


Thierry Chaunu

Président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.

Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis

Contexte historique

Ci-dessus :

En haut : Plate-forme d'observation au-dessus du puissant fleuve Mississippi dans le parc d'État de Pikes Peak, Iowa, par McGhiever. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9465411

En bas : « Le père Marquette et Joliet découvrent le Mississippi » tiré de Our Country in Story, 1917, par les Sœurs franciscaines de l'Adoration perpétuelle (La Crosse, Wis.) - Domaine public https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=44324307

La Nouvelle France:

des Grands Lacs au golfe du Mexique:


Il existe une borne historique à Saint Ignace, Michigan, dont le titre est « France at Mackinac » qui donne un résumé global. 

Cette borne est située à :

251 South State Street, Saint Ignace MI 49781

GPS: 45.865277, -84.719532



• Inscription:

“Les missions françaises : Dans les années 1640, des prêtres missionnaires français ont apporté l'évangile chrétien aux habitants des Grands Lacs supérieurs. En 1671, le père Jacques Marquette établit une mission sur l'île de Mackinac. Quelques mois plus tard, Marquette déplace la mission sur la rive nord du détroit et la nomme Saint-Ignace en l'honneur du fondateur de son ordre jésuite, Saint-Ignace de Loyola. Le père Marquette est impatient de transmettre son message aux tribus éloignées. En 1673, il accompagna Louis Jolliet lors d'un voyage d'exploration qui conduisit à la découverte du Mississippi par les Européens. “


“La culture française et les coutumes indiennes : Les hommes français épousent souvent des femmes autochtones. Une femme indienne constituait un lien important entre le commerçant européen et les peuples autochtones. Ses liens familiaux étaient essentiels car les Indiens voulaient commercer avec des marchands en qui ils pouvaient avoir confiance. Leurs enfants, connus sous le nom de métis, faisaient le lien entre les deux cultures. Les métis ont constitué la principale population du détroit de Mackinac jusqu'au début du XIXe siècle. Aujourd'hui, des descendants français demeurent dans la région du détroit.”


“Compagnies Franches de la Marines à Mackinac : Les soldats des Compagnies Franches de la Marine ont servi dans le détroit de Mackinac à partir de la fin des années 1600. En 1715, les marines français ont commencé à servir pendant 45 ans au fort Michilimackinac. Ils y protègent la communauté et supervisent le commerce des fourrures. Les officiers français ont également recruté des guerriers amérindiens à Michilimackinac pour combattre les forces britanniques jusqu'en Ohio et dans l'État de New York.”



Ce mélange de commerçants de fourrures, de colons, de missionnaires et de militaires constituait certainement les ingrédients nécessaires à la colonisation de nouveaux territoires...mais ce fut une entreprise vouée à l'échec avec un trop faible peuplement. Comme nous le verrons plus loin, les vaillants efforts des missionnaires pour répandre l'évangile auprès des Indiens, parfois vains, sont attestés par les inscriptions figurant sur de nombreux monuments commémoratifs et plaques dans tout le Minnesota, le Wisconsin, le Michigan, l'Illinois, l'Indiana, l'Iowa, l'Arkansas, le Missouri, l'Alabama et la Louisiane.

Ci-dessus: 

En haut: “Carte de la découverte faite l'an 1673 dans l'Amérique Septentrionale” by Liebaux & Marquette, Jacques, 1637-1675. Library of Congress, Public Domain, https://lccn.loc.gov/200662976

En bas: « Père Marquette et Louis Joliet guidés par un Indien lors de leur expédition de cartographie de la vallée du Mississippi », tableau vers 1900 par De Cost Smith (Américain, 1864 - 1934), Musée d'art de l'Université de Syracuse, Don de l'American Book Company, https://onlinecollections.syr.edu/objects/

Le Duo Marquette & Jolliet


Nous consacrerons une grande partie de ce Bulletin au Père Jacques Marquette. Cependant, vous verrez le nom de Louis Jolliet (parfois orthographié Joliet) presque toujours associé à lui dans tous les monuments, panneaux ou plaques.

Le père Marquette est mis en avant en raison de son travail d'évangélisation, mais Jolliet fut l'explorateur en chef et un compagnon inséparable.


Avant de poursuivre notre récit, il est temps de présenter ces deux hommes illustres en quelques mots.


Jacques Marquette, SJ, est né à Laon, dans le nord de la France, le 1er juillet 1637. Il entre dans une école jésuite à l'âge de 9 ans, est ordonné à 17 ans et arrive au Québec en 1666, à l'âge de 31 ans. Après avoir appris les langues indiennes, il participe à la fondation d'une mission à Sault-Sainte-Marie (aujourd'hui au Michigan) en 1668 et d'une autre à Saint-Ignace (aujourd'hui au Michigan) en 1671. À la mi-mai 1673, il quitte Saint-Ignace avec Jolliet, envoyé par Louis, comte de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France, pour explorer le Mississippi. Ils voyagent vers l'ouest jusqu'à Green Bay (aujourd'hui dans le Wisconsin), remontent la rivière Fox, traversent la rivière Wisconsin et atteignent le Mississippi près de Prairie du Chien le 17 juin. Ils suivent le fleuve jusqu'à la rivière Arkansas, mais constatent qu'il traverse un dangereux territoire espagnol, et font donc demi-tour à la mi-juillet en passant par la rivière Illinois. Marquette est épuisé lorsqu'il arrive à Green Bay et y reste tandis que Jolliet poursuit sa route vers le Canada.

En 1674, Marquette veut commencer une mission auprès des Indiens de l'Illinois, mais l'hiver le surprend avec deux amis près de ce qui est aujourd'hui Chicago, faisant d'eux les premiers Européens à y vivre. Au printemps, il rencontre les Indiens (près de l'actuelle Utica, Ill.), mais la maladie l'oblige à repartir. Il mourut à l'embouchure d'une rivière aujourd'hui appelée Père Marquette, alors qu'il se dirigeait vers Saint-Ignace.


Louis Jolliet (parfois épelé Joliet) (21 septembre 1645 – (?) mai 1700) est né à Beaupré, près de Québec, et est devenu orphelin à l'âge de six ans. Sa mère se remarie et son beau-père déménage à l'île d'Orléans, où les Indiens locaux se mêlent aux colons français. Il se familiarise donc avec leurs langues et leurs coutumes, apprend l'espagnol et l'anglais et, après de brèves études dans une école jésuite, préfère embrasser la profession lucrative et aventureuse de commerçant de fourrures. Après avoir exploré avec le père Marquette, il retourne à Québec et se marie. En 1680, Louis XIV récompense Jolliet en lui donnant l'île d'Anticosti, où il construit un fort et stationne des soldats. En 1693, il devient « Hydrographe du Roi » et le 30 avril 1697, il reçoit une seigneurie au sud-ouest de la ville de Québec, qu'il nomme Jolliest.

En 1694, il part du golfe du Saint-Laurent et remonte la côte du Labrador jusqu'à Zoar, ce qui lui prend cinq mois et demi. Il documente le territoire, la navigation, les Inuits et leurs traditions. Son journal, « Journal de Louis Jolliet allant à la decouverte de Labrador, 1694 », est la première étude détaillée de la côte du Labrador, du détroit de Belle-Isle à Zoar, à Terre-Neuve.

En mai 1700, Jolliet part pour l'île d'Anticosti, dans le golfe du Saint-Laurent, après quoi il disparaît de l'histoire. Il n'y a aucune trace de sa mort ou de son enterrement, et la seule mention de son destin est une messe célébrée à son intention à Québec le 15 septembre 1700.

Exploration et évangélisation

Ci-dessus :

En haut : « Marquette et Joliet explorant le haut Mississippi » Peinture à l'huile de l'Allemand Frank H. Zeitler (1874-décédé au Wisconsin en 1940). « La composition montre le canoë de Marquette et Jolliet alors qu'il contourne un coude du Mississippi, illustrant à la fois la forêt à proximité et les montagnes à l'horizon. Le canot qui les suit est conduit par deux Amérindiens ». Source : Wisconsin Historical Museum Online Collections : Collections en ligne du Musée historique du Wisconsin. https://www.wisconsinhistory.org/Records/Article/CS520

En bas : Ce vitrail situé à la cathédrale Sainte-Marie de Peoria, dans l'Illinois, représente le père Marquette disant la messe chez les Kaskaskia, près d'Utica, dans l'Illinois, pendant la Semaine sainte de 1674.

The Cathedral of Saint Mary of the Immaculate Conception

607 NE Madison Ave, Peoria, IL 61603

GPS: 40.698398, -89.584797 Photo: https://rd.uqam.ca/Marquette/index.html

La colonisation et les Indiens


• L'historien américain du XIXe siècle Francis Parkman, auteur du monumental ouvrage en sept volumes France and England in North America, a écrit : « La civilisation espagnole a écrasé l'Indien ; la civilisation anglaise l'a méprisé et négligé ; la civilisation française l'a embrassé et chéri ».


• Comme nous le verrons, toutes les plaques sur les monuments, les bornes d'interprétation et les tablettes appuient ce récit, bien que certaines formulations puissent être remises en question en raison de la nature sensible du sujet aujourd'hui.


Panneau “Les deux cultures se rencontrent”

499 North State Street, Saint Ignace MI 49781

GPS: 45.870800, -84.730350


• Inscription:

“Les commerçants français s'installent dans la région des Grands Lacs supérieurs à partir de 1644 et sont bien accueillis par les Indiens. Ils recherchent l'harmonie avec les autochtones, apprennent leur langue et respectent leurs coutumes.

Les Français ont adopté des produits indiens utiles comme les raquettes et les canoës. Parallèlement, les marchandises européennes remplacent peu à peu les produits traditionnels des Indiens. Le coton et la laine ont supplanté la peau de daim et les perles de verre européennes ont remplacé les perles en coquillage et en os.

Les pointes de flèches en pierre cèdent la place aux pointes de flèches en fer et, finalement, les armes à feu commencent à remplacer complètement l'arc et les flèches. Pour obtenir ces marchandises européennes, les Indiens échangent des fourrures avec les Français et commencent à jouer de plus en plus le rôle de trappeurs”...

Ci-dessus : 

"Le père Marquette reçoit des leçons de géographie de la part des Indiens". Cette gravure a été publiée pour la première fois dans « Űber Land und Meer » par l'artiste d'origine allemande Edward Jacker (1827-1887). Elle constitue également la scène du rideau principal de l'auditorium Baraga, dans l'école St Peter Cathedral à Marquette, WI. D'après : https://rd.uqam.ca/Marquette/index.html

Suite du texte sur le panneau:


...“La mission : Un lieu de rassemblement "


 « Des centaines de Hurons et d'Odawas (Ottawa) ont fui leur terre natale en Ontario après leur défaite face aux Iroquois en 1649. Ils se sont retirés par le détroit de Mackinac jusqu'à Green Bay, puis dans le nord du Wisconsin, sur les rives du lac Supérieur. C'est là qu'ils rencontrèrent le père Jacques Marquette.

En 1671, des hostilités se sont développées avec les Lakota voisins et les réfugiés ont de nouveau été contraints de se déplacer. Décidant de s'installer dans le détroit de Mackinac, ils s'installent d'abord sur l'île de Mackinac. Lorsque l'île s'est avérée insatisfaisante pour l'agriculture, ils ont déménagé sur ce site. Une chapelle fut construite au fond de la baie protégée, et les Hurons et les Odawas construisirent chacun un village palissadé directement au nord.

Le village et la mission se maintiennent à cet endroit pendant 30 ans, les Hurons devenant les principaux acteurs du commerce des fourrures. En 1701, le commandant Cadillac déplaça le fort français à Détroit et convainquit la plupart des Hurons de le suivre. Les Jésuites maintinrent une présence parmi les Odawas qui restèrent à Saint-Ignace, probablement jusqu'à ce que le fort Michilimackinac soit construit de l'autre côté du détroit en 1714.”

"La ville : Une ville animée du 17e siècle "

 « ...La mission jésuite se trouvait ici, au centre de la communauté. Au nord de la mission se trouvaient les villages des Hurons et des Odawas. Les Hurons vivaient dans d'immenses maisons longues, de 20 pieds de large et de 100 pieds de long. Ils pratiquaient l'agriculture et la pêche, commerçaient avec les Français et maintenaient une position défensive face à leurs ennemis iroquois.

St. Ignace a continué à se développer lorsque les marchands de fourrures et les soldats français ont construit, dans les années 1680, le fort de Buade au sud de la mission. À son apogée, la population s'élevait à au moins 2 000 personnes. Saint-Ignace s'est imposée comme le centre commercial de la région des Grands Lacs.”

Monuments au Père Jacques Marquette


Le missionnaire par excellence

Statue de Père Marquette

U.S. Capitol, Washington, D.C.

Ci-dessus:

À gauche: National Statuary Hall, U.S. Capitol, Washington, D.C.

GPS: 38.889722, -77.008889

À droite: Statue of Father Marquette, House connecting corridor, 2e étage, par Gaetano Trentanove, 1896, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10059341

L'une des deux statues du Wisconsin au Congrès américain


• The National Statuary Hall Collection contient des statues offertes par chaque État de l'Union, représentant des personnages notables dans l'histoire des États respectifs. Les deux statues offertes par l'État du Wisconsin sont celles du père Jacques Marquette et du député Robert M. LaFollette, (1885-1891), candidat à la présidence en 1924 du mouvement progressiste. Chaque Etat n'a droit qu'à deux statues.


• Le père Marquette a été choisi pour représenter le Wisconsin parce qu'il a été le premier à apporter le christianisme dans la région et le premier à explorer le cours supérieur du Mississippi et une grande partie de ce qui est aujourd'hui le Wisconsin.


• La statue « Jacques Marquette » est sculptée en marbre et est l'œuvre du sculpteur italo-américain Gaetano Trentanove (1858-1937). L'œuvre a été acceptée par le Sénat américain en 1896 et a été envoyée à Washington au cours de l'hiver de la même année. 


• Cependant, à cette époque, un groupe appelé The American Protective Association a répandu la crainte que le pape ne vienne en Amérique pour perturber la démocratie. Une résolution de la Chambre des représentants rejetant le cadeau du Wisconsin parce qu'il représentait un prêtre en habits religieux avec un crucifix a mis le cadeau en attente jusqu'en 1904, date à laquelle le Congrès a finalement accepté officiellement la statue du père Marquette pour la collection du National Statuary Hall.


• Le débat houleux a eu deux résultats : il a attiré l'attention nationale sur le père Marquette et a permis d'expliquer qu'il méritait l'honneur du Wisconsin pour son engagement de toute une vie dans la promotion des valeurs fondamentales de la charité et de la bonté dans l'humanité.

Monuments du Père Marquette dans le Michigan

Ci-dessus:

À gauche: Statue de Jacques Marquette in Marquette, Michigan

Father Marquette Park, 501 South Front Street, Marquette, MI 49855

GPS: 46.539950, -87.393533 Photo par rossograph - Own work, CC BY-SA 4.0

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=80065981

À droite: Statue “Marquette 1637-1675” à Mackinac Island, Michigan

7200 Huron St Marquette Statue, Mackinac Island, MI 49757

GPS: 45.851126, -84.616617

Photo: https://www.linkedin.com/company/mackinac-state-historic-parks/

Il existe trois répliques dans le Michigan:


• À Marquette, MI: La deuxième réplique de la statue du père Marquette a été inaugurée le 15 juillet 1897, offerte à la ville de Marquette par Peter White. Pesant une tonne et demie, la statue en bronze moulé a coûté 6 000 dollars (225 000 dollars d'aujourd'hui). Elle se trouvait à l'origine près de l'usine de traitement des eaux, à l'extrémité sud-est de East Ridge Street. Elle fut déplacée en 1913 à son emplacement actuel, dans le parc du Père Marquette, à l'angle des rues Front et Baraga.


• Inscription sur le piédestal:

[face sud] : “Présenté à la ville de Marquette, juillet 1897"

[face nord] : "James (sic) Marquette, Explorateur intrépide"


• Inscription du panneau:

“Au cours du XVIIe siècle, des missionnaires jésuites dévoués se sont lancés dans les régions sauvages d'Amérique du Nord pour vivre et travailler parmi les peuples autochtones de la région des Grands Lacs. En septembre 1666, à l'âge de vingt-neuf ans, le père Jacques Marquette arrive au Québec. Il participe ensuite à l'établissement d'une mission à Sault-Sainte-Marie, travaille à la mission de Saint-Esprit dans la région de la baie de Chequamegon et fonde une mission à Saint-Ignace. En 1673, Marquette et Louis Jolliet explorent le Mississippi jusqu'à la rivière Arkansas. Deux ans plus tard, Marquette tient sa promesse de retourner auprès des Illinois. La maladie écourte son ministère et, le 18 mai 1675, il meurt en retournant à Saint-Ignace. En 1677, les Indiens Odawa ramenèrent sa dépouille à Saint-Ignace pour l'enterrer sous le sol de sa mission.


Érigé en 2000 par le Michigan Historical Center, Michigan Department of State. (Numéro du panneau S585C.)”


• La troisième réplique se trouve sur l'île de Mackinac, dans le Michigan : cette réplique a été inaugurée en 1909 dans le parc Marquette.


• Inscription sur le piédestal:

“Père Jacques Marquette 

avec Louis Joliet découvreur du fleuve Mississippi

Fondateur des missions de Saint-Ignace et de Kaskaskia et explorateur

Ardent et habile

Un berger qui a donné sa vie pour ses brebis.

À Nicolet - Raymbault et Jogues - Radisson et Groselliers

Ménard - Allouez - Saint Lusson et Perrot - 

Marquette et Joliet - André - LaSalle

Du Lhut - Le Sueur - Cadillac

Les noms vénérés de la découverte du Nord-Ouest

Ce mémorial aux pionniers français du Nouveau Monde est dû à Peter White de Marquette, lui-même pionnier du Haut Michigan."


• Il existe également une troisième réplique, en marbre, à l'université de Marquette, au quatrième étage de Zilber Hall : 

Au quatrième étage de Zilber Hall se trouve une statue en marbre du Père Marquette. Cette statue est également une copie de celle qui représente l'État du Wisconsin dans la National Statuary Hall Collection au Capitole des États-Unis. En 1903, Mme Harriet Cramer a fait don de cette réplique au Marquette College.


• Le modèle original en plâtre créé par le sculpteur Trentanove et envoyé en 1894 à la commission choisie par le gouverneur du Wisconsin George Wilbur Peck pour sélectionner une statue à offrir au Congrès se trouve à la Wisconsin Historical Society, 816 State St, Madison, WI 53706..

Statue at Saint Ignace Mission, MI

Ci-dessus:

À gauche: Statue of Father Marquette & Marker “St. Ignace Mission”

500 N State St, St Ignace, MI 49781

GPS: 45.871383, -84.731250

Photo: https://stignacelibrary.org/history-tidbits-father-marquette-statue/

À droite: St Ignace Mission, St Ignace MI

Photo: par Andrew Jameson - Own work, CC BY-SA 3.

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7569829

• L'association Old Mission Church, composée des Chevaliers de Colomb et du diocèse de Marquette, a commandé une statue du père Marquette. Le personnage grandeur nature a été sculpté par Aldo Pera, diplômé de l'Académie royale d'art de Florence, en Italie. 


• La statue a été dévoilée, dédiée et bénie par le Révérend Thomas L. Noa, lors de la journée du Père Marquette, le 11 août 1957. L'effigie du prêtre jésuite a été placée juste au nord de l'ancienne église catholique Old Mission, après sa reconversion en musée. L'effigie du père Marquette était placée face à la baie de Moran, sur un fond triangulaire de dolomie de Drummond, surmonté d'une croix inclinée de séquoia de Californie.


• Plus tard, la statue de Marquette a été déplacée sur le côté sud du bâtiment du musée, où elle se trouve aujourd'hui.


• Inscription:

“En 1671, la mission de Saint-Ignace a été créée afin d'apporter le message chrétien à plusieurs milliers d'Indiens vivant sur ce rivage. Le fondateur est le père Jacques Marquette, missionnaire jésuite. En 1673, il partit pour son grand voyage dans la vallée du Mississippi. Il ne revint jamais à sa mission avant de mourir en 1675. Deux ans plus tard, ses ossements furent réinhumés ici, sous l'autel de la chapelle. En 1706, après l'abandon du fort par les troupes françaises, la chapelle fut détruite ».

Érigé en 1957 par la Commission historique du Michigan. (Panneau numéro 92.)”



Panneau “Missionnaires à Mackinac - Sentier historique Mackinaw City”

212 N Nicolet St, Mackinaw City MI 49701

GPS: 45.783383, -84.732433


• Inscription:

“Le catholicisme romain est arrivé dans le détroit de Mackinac grâce à l'abnégation des missionnaires jésuites du XVIIe siècle. En 1670, le père Jacques Marquette établit une mission pour les Indiens Hurons sur l'île de Mackinac. Tribu agricole, les Hurons trouvaient que le sol mince de l'île de Mackinac ne convenait pas à leurs cultures.

Un an après s'être installé sur l'île de Mackinac, Marquette déplace sa mission sur les terres plus fertiles de la rive nord du détroit. C'est là que Marquette et le père Claude Dablon fondent la mission permanente de St. Ignatius Loyola (aujourd'hui St. Ignace, Michigan), nommée en l'honneur du fondateur de l'ordre des Jésuites. À proximité, les Jésuites ont également établi la mission de St. Francis Borgia pour les Indiens Ottawa, une autre tribu agricole qui a planté des champs de maïs sur la péninsule de St. Igance.


Une communauté de commerçants de fourrures se développe à proximité des missions et, en 1690, des soldats construisent le fort Du Buade pour protéger les intérêts commerciaux français. Lorsque les militaires français fermèrent le fort Du Buade et rétablirent plus tard une présence sur les Grands Lacs à Détroit en 1701, les Hurons de Saint-Ignace émigrèrent vers le sud et devinrent les Wyandots de la région de Détroit. Restent les Jésuites et leur fidèle bande d'Ottawa qui continuent à travailler le sol du détroit de Mackinac. Après avoir épuisé le sol de Saint-Ignace, les Outaouais et leurs prêtres jésuites s'installèrent sur la rive sud du détroit de Mackinaw (aujourd'hui Mackinaw City, Michigan) vers 1708. En 1715, ils sont rejoints par des soldats français qui construisent la communauté palissadée de Michilimackinac. (Panneau numéro 37.)

Statue de Père Marquette à Detroit, MI


"Les Quatre Fantastiques"

Wayne State University

Ci-dessus:

Statues dénommées: “The Fantastic Four”

Entre Faculty Administration Building et Towers Residential Suites, Wayne State University, 655 Kirby Road, Detroit, MI. 48202

GPS: 42.358332, -83.072521

Photos: Wayne State University

Père Marquette, premier à gauche, père spirituel du Michigan


• Les « Quatre Fantastiques » se composent de quatre statues représentant les quatre pères fondateurs français du Michigan : Le Père Jacques Marquette, Antoine Laumet de la Mothe Cadillac, Robert Cavalier Sieur de La Salle, et le Père Gabriel Richard. Ces figures de 3 mètres de haut sont sculptées dans la pierre calcaire et rendent hommage aux pionniers français qui ont joué un rôle clé dans le développement du Michigan et la fondation de Détroit. Marquette, le légendaire missionnaire jésuite, Cadillac, le fondateur de la ville, La Salle, le « prince des explorateurs », et le Père Richard, cofondateur de l'université du Michigan. 


• En 1884, Julius Theodore Melchers, sculpteur de premier plan né en Allemagne et formé aux Beaux-Arts de Paris à Détroit, est engagé par Bela Hubbard, entrepreneur en bois et en immobilier et philanthrope, pour créer de grandes statues en grès représentant quatre pionniers. L'architecte John M. Donaldson a réalisé un modèle pour Marquette, tandis que Melchers a sculpté les trois autres. Ces statues ont été exposées à l'hôtel de ville original de Détroit de 1885 jusqu'à ce que le bâtiment soit démoli en 1961. Elles ont été données à l'université par le conseil municipal de Détroit et placées sur Ludington Mall près de General Lectures/St. Andrew's Hall en 1973.



• En 2017, ils ont été restaurés et déplacés vers ce nouvel emplacement prestigieux.

Première église du Michigan 


Fondée par le Père Marquette



Sault Ste. Marie, MI.

Ci-dessus:

À gauche: Stèle & Plaque, “St. Mary's Church”

225 E Portage Ave, Sault Ste. Marie, MI 49783

GPS: 46.500217, -84.342600

Photo: hmdb.org by J.T. Lambrou, https://www.hmdb.org/m.asp?m=214153

À droite: St. Mary’s Pro-Cathédrale, est la première église cathédrale du diocèse de Marquette. 

Photo by Andrew Jameson - https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11729424

Sault Ste. Marie


• En 1668, les missionnaires français Jacques Marquette et Claude Dablon (voir plus loin) y ont établi une mission jésuite. Sault-Sainte-Marie est devenue l'une des premières villes européennes des États-Unis à l'ouest des Appalaches et la première colonie européenne durable du Michigan.


• Inscription :

"C'est sur ce site qu'a été construite en 1668 la première structure permanente en bois de ce qui est aujourd'hui l'État du Michigan. Il s'agit de l'église Sainte-Marie, érigée par les pères jésuites français Jacques Marquette et Louis Nicholas pour servir la communauté ojibwée. L'église, la ville et les rapides de la rivière ont été baptisés « Sainte Marie du Sault » par le père Marquette en l'honneur de la Vierge Marie.

Un siècle plus tard, le fort français s'élevait ici, puis le vieux fort Brady, suivi du bâtiment fédéral et, aujourd'hui, de l'hôtel de ville de Sault-Sainte-Marie.

L'actuelle église St. Mary's sur Portage Avenue est le cinquième bâtiment à abriter la paroisse St. Mary's, qui est la troisième plus ancienne congrégation catholique des États-Unis d'Amérique. C'est également le premier site de ce qui est aujourd'hui le diocèse de Marquette, établi par le saint « prêtre à raquettes », l'évêque Frederic Baraga, en 1857. Sault Sainte Marie est la première colonie non amérindienne dans ce qui est devenu l'actuel État du Michigan.”

Statues et monuments du Père Marquette

dans l'Etat du Wisconsin


Deux statues à Milwaukee:

Ci-dessus:

En haut à gauche: Statue, “Father Marquette”, avec la chapelle Jeanne d'Arc en arrière-plan

Extrémité-Est du Central Mall, près de Coughlin Hall sur le campus de Marquette, Marquette University,

1250 W Wisconsin Ave, Milwaukee, WI 53233

GPS: 46.539950, -87.393533

En haut à droite: Chapelle Jeanne d' Arc: lire notre Bulletin May 2023 Bullletin, Joan of Arc in America https://conta.cc/41AMMfZ (original in English) https://conta.cc/3W5rp56 (en français).

En bas: deux angles de vue de la statue Statue, “Père Jacques Marquette, S.J. - Missionaire et Explorateur — 1637-1675", (nom officiel en français, avec plaque de bronze en français).

Père Marquette Park, 900 N Plankinton Ave, Milwaukee, WI 53203

GPS: 43.041800, -87.913783

Photo by DevonPolzar, http://www.hmdb.org/marker.asp?marker=93660

Statue à Marquette University:


• Le père Marquette semble s'éloigner du bord de l'eau, une pose qui illustre à la fois son long voyage et son évangélisation des tribus amérindiennes, qui l'a amené à baptiser 4 400 personnes en une seule journée.


• En 1956, l'ancien élève John Madden et sa femme Mary ont proposé de financer une sculpture de Marquette. L'université a demandé à l'artiste new-yorkais Ron Knepper de créer l'œuvre, qui a été inaugurée le 23 septembre 2005. Située immédiatement à l'ouest de Coughlin Hall, la statue de bronze représente un père Marquette d'âge mûr. Elle mesure huit pieds et deux pouces et pèse entre 2 500 et 3 000 livres. La sculpture représente Marquette portant une carte, clin d'œil à ses explorations, et portant un crucifix à la ceinture. Pendant l'hiver, les étudiants de Marquette drapent une écharpe de Marquette autour du cou de la sculpture ; les étudiants en fin d'études se font souvent prendre en photo près de la statue ». 

Brigid Nannenhorn et James Marten. « Statue du père Marquette, Clio, votre guide de l'histoire. 8 avril 2022.



Statue à Père Marquette Park:


• Cette sculpture du sculpteur américain Thomas Queoff (né en 1952) a été inaugurée le 9 juillet 1987. Pere Marquette est debout, tenant un crucifix dans sa main gauche, sa main droite étant tendue vers le haut. Derrière lui, une borne en granit rose représente un paysage fluvial avec un Amérindien dans un canoë. 


• Inscription:

“350e anniversaire de sa naissance

 Statue inaugurée le 9 juillet 1987

 Fonte en bronze offerte par le

 Milwaukee Sentinel, fondé en 1837,

 en l'honneur de son 150e anniversaire.

 Statue originale offerte par

 Marquette University High School,

classe de 1957.”


• Plaque en français à proximité :

« Statue en bronze offerte par le « Milwaukee Sentinel » à l'occasion de son 150e anniversaire. Inaugurée le 9 juillet 1987 à l'occasion du 350e anniversaire de la naissance du Père Marquette »

Érigée par l'East Town Association."

Statue à Prairie du Chien, Wisconsin:

Ci-dessus:

À gauche: Statue, “Père Marquette”

211 S Main St, Prairie du Chien, WI 53821

GPS: 43.049483, -91.150233

À droite: Plaque sur le piédestal

Photos: http://www.galenfrysinger.com/wisconsin_prairie_chien_along_the_river.htm

• L'endroit où Marquette et Jolliet sont entrés dans le Mississippi à partir de la rivière Wisconsin est proche de l'emplacement de ce monument. Le monument a été inauguré sur le terrain du St. Mary's College, le 17 juin 1910. Plus tard, il a été déplacé dans la zone de la Chambre de commerce de Prairie du Chien, près de l'autoroute US-18 et du fleuve Mississippi. Il est intéressant de noter que Marquette regarde vers l'est, ce qui signifie qu'il se détourne du fleuve.


Statue, “Père Marquette”

211 S Main St, Prairie du Chien, WI 53821

GPS: 43.049483, -91.150233

• Inscription:

«Rev. James Marquette, S.J.

Qui a découvert le 

fleuve Mississippi

à

Prairie du Chien, Wisconsin

le 17 juin 1673

Ce monument a été érigé grâce à 

les contributions sollicitées de citoyens généreux

par l'Association des hommes d'affaires

de Prairie du Chien, Wisconsin A.D. 1910”

Mémorial à Kewaunee, Wisconsin

Ci-dessus:

À droite: Mémorial, “Father Marquette”

Father Marquette Memorial Park, 380 Hathaway Dr, Kewaunee, WI 54216

GPS: 44.465133, -87.496150

Photo par Chris Rand, Wikimedia Commons

https://en.m.wikipedia.org/wiki/File:Father_Marquette_Memorial_Park.jpg

À gauche: Plaque: Photo Terry: https://terrys-daventures.com/2022/09/18/prairie-du-chien-wi-to-cassville-wi-39-8-miles/

Stèle, “Father Marquette”

Father Marquette Memorial Park, 380 Hathaway Dr, Kewaunee, WI 54216

GPS: 44.465133, -87.496150


• Inscription:

«Le Père Marquette

a offert

le Saint Sacrifice de la Messe

en ce lieu

le 1er novembre 1674. 

Érigé en 1936 par la Kewaunee County Historical Society."

Monuments et statues du Père Marquette

dans l'Etat de l' Illinois

“Jacques Marquette - Louis Jolliet Mmorial”

Chicago, IL.

Ci-dessus:

En haut: Monument, Louis Jolliet & Père Marquette

West 24th Street & South Marshall Blvd, Chicago, IL 60623

GPS: 41.847820, -87.699013

En bas: Vue d'approche du boulevard et détails (Mocassins, panier en osier, mention des tribus indiennes)

Photos: https://hermonatkinsmacneil.com/?s=marquette

• Commandé par le B. F. Ferguson Fund en 1925, ce monument est destiné à commémorer le site où deux explorateurs français, le missionnaire jésuite Jacques Marquette (1645-1675) et le commerçant Louis Jolliet (1645-vers 1700), accompagnés d'un guide indien algonquin, ont compris qu'un canal pourrait relier l'ensemble du système des Grands Lacs au bassin hydrographique du Mississippi. Aujourd'hui, c'est le Chicago Sanitary and Ship Canal, au sud de ce point, qui assure cette liaison. Au cours de l'été 1673, Marquette et Jolliet ont effectué leur voyage historique jusqu'au portage indien (zone humide) entre la rivière Des Plaines et la branche sud de la rivière Chicago.


• Le sculpteur Hermon A. MacNeil, formé aux Beaux-Arts, a créé des statues pour le bâtiment de l'électricité lors de l'Exposition universelle de 1893 et, peu de temps après, a reçu une commande pour décorer le bâtiment Marquette. Ses quatre panneaux narratifs en bronze décrivant les voyages de Marquette et de Jolliet se trouvent au-dessus des portes en bronze élaborées du côté de la rue Dearborn.


• Ce monument est construit sur une base de six pieds et présente des figures en bronze qui atteignent près de douze pieds de haut. Les personnes qui se dirigent vers le monument depuis les boulevards Marshall et 24th Avenue voient la main accueillante du jésuite. Comme pour le Marquette Building dans le Chicago Loop, les détails sont remarquables. MacNeil a habilement sculpté les noms des tribus sur le Marquette Memorial de 1926. Les mocassins sont finement détaillés et semblent très réalistes.


• À l'époque, plus de 15 000 écoliers de Chicago avaient signé une pétition demandant une statue du missionnaire-explorateur.


• Aujourd'hui, des voix s'élèvent pour réclamer le retrait de cette statue. Selon le rapport du Chicago Monuments Project :

« ...La sculpture renforce les stéréotypes sur les Indiens d'Amérique et glorifie une histoire compliquée et douloureuse de l'expansion occidentale. 

Elle représente un Amérindien recroquevillé, suivant docilement les pas de Marquette.

Prochaines étapes recommandées : L'œuvre d'art devrait être entreposée. La ville devrait entamer une conversation avec la communauté de Marshall Square, où se trouve l'œuvre d'art, afin d'étudier les options pour le développement de nouvelles œuvres d'art public sur le site. Les agences peuvent également envisager le prêt à long terme ou le don de cette œuvre d'art à une organisation privée...”

Fresque murale du Père Marquette

Bibliothèque municipale de Chicago

Ci-dessus:

À gauche: Legler Regional Library, Chicago Public Library

115 S. Pulaski Road, Chicago, IL 60624

GPS: 41.879325, -87.725262

Photo: https://www.chipublib.org/locations/42/

À droite: Fresque murale, Wilderness, Winter Scene, par Richard Fayerweather Babcock (1887-1954)

Photo: A Guide to Chicago’s Murals par Mary Lackritz Gray.

https://press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/G/bo3641455.html

• Le Public Works of Art Project (PWAP), qui a précédé le Federal Art Program (1935-1943), a commandé cette œuvre pour la bibliothèque Legler. Cette initiative s'inscrivait dans le cadre des efforts déployés par le New Deal pour aider les artistes pendant la Grande Dépression. Le tableau, Wilderness, Winter Scene, a été créé et installé entre 1933 et 1934, coïncidant avec le 100e anniversaire de Chicago en tant que ville et le traité de Chicago de 1833, qui a conduit à l'expulsion des Indiens Potawatomi de l'Illinois.


• Le Chicago Monuments Project indique sur son site web : « La fresque murale de Babcock illustre les quartiers d'hiver du père Marquette près de la rivière Chicago, une scène qui représente un moment décisif dans la conquête coloniale européenne du continent nord-américain - qui a entraîné le déplacement forcé et le génocide de la population amérindienne de la région".

"Les Découvreurs"

Bas relief

Pont DuSable, Chicago, IL

Ci-dessus:

En haut: Pont DuSable (anciennement pont de Michigan Avenue, nommé d'après Jean-Baptiste DuSable, fondateur de Chicago), Chicago IL. 60611

GPS: 41.889233, -87.624050,

Au milieu, en haut : "The Discoverers" de James Earle Fraser, 1928. Ce bas-relief orne le mur de la pile nord-est sur le pont DuSable à Chicago.

Au milieu en bas : Buste de Jean-Baptiste DuSable en avant-plan, détail de l'inscription gravée sur le relief de la pile nord-est du pont.

En bas : Plaque, « Louis Jolliet & Père Jacques Marquette”

Pile nord-est du pont, 407 North Michigan Avenue, Chicago IL 60611

GPS: 41.889167, -87.624117

Photos: TC © ASSFI 2024 

• Le pont est situé dans une zone historiquement importante. L'extrémité nord du pont recouvre une partie de la propriété de Jean Baptiste Point Du Sable, qui est commémorée par une plaque historique nationale à Pioneer Court. En 1928, des sculptures représentant des scènes de l'histoire de Chicago ont été ajoutées aux murs extérieurs des quatre piles du pont. 


• “Ce bas-relief représente les explorateurs français Louis Joliet et Jacques Marquette, qui ont déterminé en 1678 que Chicago était le site du passage entre les Grands Lacs et le système fluvial du Mississippi, ainsi que René Robert Cavelier - Sieur de La Salle, et son lieutenant, Henri de Tonti, qui ont exploré toute la région du fleuve Mississippi entre 1679 et 1682. Bien que Marquette ait été un prêtre jésuite, il est représenté dans la robe d'un moine franciscain. Le profil d'un Indien agenouillé se trouve au premier plan. Une figure féminine allégorique flotte au-dessus d'un groupe de figures Beaux-Arts plus audacieusement sculptées” - Smithsonian American Art Museum, Renwick Gallery


• Inscription:

“Jolliet, Father Marquette, La Salle et Tonti resteront dans l'histoire américaine comme des explorateurs intrépides qui ont traversé les Grands Lacs et ce bassin versant jusqu'au Mississippi à la fin du XVIIe siècle et qui incarnent l'esprit d'aventure courageux qui a toujours été fermement ancré dans le caractère du Middle West ».

Présenté à la ville par William Wrigley Jr. 1928

Érigé en 1928 par William Wrigley Jr.


• Inscription sur la plaque:

“En l'honneur de Louis Jolliet et du Père Jacques Marquette

 Les premiers hommes blancs à traverser la rivière Chicago

 Septembre 1673

Cette plaque est placée par la Société de l'Illinois des Dames coloniales d'Amérique.

Sous les auspices de la Chicago Historical Society 1925”

Le Marquette Building, Chicago


Ornementations d'art

Ci-dessus:

The Marquette Building (1895)

140 S Dearborn St, Chicago, IL 60603

GPS: 41.879802, -87.629568

Photos: TC © ASSFI 2024

Un Chef d'œuvre d'architecture


• Au moment de son achèvement en 1895, le Marquette Building était le site commercial le plus prestigieux de Chicago. En 1975, le Marquette Building a obtenu le statut de monument historique et ses propriétaires, la Fondation John D. et Catherine T. MacArthur, se sont engagés à le restaurer de fond en comble. Aujourd'hui, le bâtiment est un monument de l'histoire du développement et de l'architecture de Chicago.


• Le Marquette Building n'était pas seulement un moyen de gagner de l'argent, mais aussi un trésor culturel pour sa grande ville. Le schéma décoratif reflète l'histoire importante de Chicago. Les mosaïques interprètent les moments de la vie et de la mort du père Marquette. « Dans cette rotonde commémorative, qui est considérée comme la partie la plus artistique et la plus intéressante du bâtiment, [se trouvent]... trois tablettes picturales décrivant les événements de la vie de Marquette... Ces panneaux de mosaïque de verre sont certainement des œuvres de grande valeur artistique... une série d'images lumineuses jamais tentées en mosaïque de verre.” Architectural Reviewer, July 1897


• Quatre panneaux de bronze ont été placés au-dessus des portes d'entrée, accueillant les visiteurs du Marquette Building. Ces bronzes extérieurs ont été méticuleusement restaurés en 2009. « Au-dessus des portes de l'entrée principale se trouvent des panneaux de bronze, conçus et exécutés par M. Herman A. MacNeil, illustrant des incidents de la vie de Pere Marquette lors de ses explorations du fleuve Mississippi et de l'État de l'Illinois... Les inscriptions ci-dessous sont des panneaux tirés du journal de Marquette.” Architectural Reviewer, July 1897


• Inscriptions:

Porte 1 : « Suivre ces eaux** qui nous conduiront désormais en terre étrangère ».

Porte 2 : « En vain j'ai montré le calumet ** pour expliquer que nous n'étions pas venus en ennemis ».

Porte 3 : « Passant deux lieues en amont de la rivière, nous résolûmes d'y passer l'hiver ** étant retenus par ma maladie ».

Porte 4 : « Le De Profundis fut entonné ** le corps fut ensuite porté à l'église ».


• Les mosaïques entourent tout le hall d'entrée et chaque porte d'ascenseur est ornée d'une plaque de bronze en l'honneur des membres de l'expédition et des Indiens locaux.


• Chaque entrée d'ascenseur est ornée de portraits des pères Marquette et Jolliet, de Tonty, ainsi que de personnages notables tels que La Taupine, De Menthon, Frontenac, Talon et plusieurs chefs indiens, dont Chicagou.


• Chief Chicagou, également connu sous le nom d'Agapit Chicagou, était un chef de la tribu des Mitchigamea au 18e siècle. Il s'est rendu à Paris, comme l'indique l'édition de décembre 1725 du Mercure de France. La Compagnie des Indes a facilité son voyage en France avec cinq autres chefs. 

• Le 22 novembre, les chefs sont reçus en audience par le roi Louis XV. Selon le Mercure de France, Chicagou prononce un discours devant le jeune roi, exprimant sa fidélité à la couronne de France. 

Le lendemain, le roi invite les chefs à se joindre à lui pour une chasse au petit gibier. 

• Pendant leur séjour à Paris, les chefs se produisent au Théâtre Italien, ce qui attire l'attention du compositeur Jean-Philippe Rameau. Ils présentent trois types de danses : les danses de la Paix, de la Guerre et de la Victoire. Rameau s'en inspira pour composer une pièce de clavecin intitulée Les Sauvages, qui fut ensuite incluse dans ses Nouvelles Suites de Pièces de Clavecin..

Stèle & Statue de Marquette & Jolliet



Site historique national du Portage de Chicago

Above:

Left: Stele, Père Marquette

2618 S Damen Ave, Chicago, IL 60608

GPS: 41.843988, -87.675510

Photo: By Roger Deschner https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19016627

Right: Sculpture, Father Marquette,

Chicago Portage National Historic Site, 47th St, Forest View, IL 60402

GPS: 41.803983, -87.803767

Photo: National Park Service, https://www.nps.gov/places/chicago-portage.htm

• Cette stèle marque l'endroit où le père Jacques Marquette (appelé « James Marquette » sur ce monument) a passé l'hiver 1674-75. Elle marque également l'extrémité orientale du portage de Chicago.


• Inscription:

“James Marquette”

« Prêtre français de la Compagnie de Jésus

En mission auprès des Indiens des Illinois

A passé ici les hivers 1674-1675.

Son journal a été le premier à attirer l'attention du monde

sur les avantages du sol, du climat et de l'eau

et les facilités de transport de la vallée du Mississippi 

et du bassin des Grands Lacs »

« Érigé par la ville de Chicago

William Hale Thompson Maire

Anno Domini MCMXXX 

Michael J. Faherty Président Board of Local Improvements"


Et encore une autre statue! :


• Au cours de l'été 1673, des membres des Kaskaskia, une tribu de la Confédération de l'Illinois, ont conduit les explorateurs français Louis Jolliet et le père Jacques Marquette jusqu'à l'extrémité ouest du portage de Chicago. Cette statue représente cet événement. Elle a été conçue et réalisée par Ferdinand Rebechini (1923-2003), un artiste de la région de Chicago. Elle est construite en acier Cor-10 et a été érigée les 25 et 26 avril 1990. 


• Inscription du panneau :

“Pendant des centaines d'années, les premiers voyageurs et colons ont dû transporter leurs canoës, leurs biens et leurs marchandises par voie terrestre en passant par le portage de Chicago, entre la rivière Des Plaines et la rivière Chicago. Vous vous trouvez là où Marquette, Jolliet et d'innombrables autres explorateurs et commerçants ont marché.

La longueur du portage variait selon les saisons. Lorsque l'eau était haute, les canoës pouvaient remonter Portage Creek et traverser le lac de boue saisonnier jusqu'à la rivière Chicago sans avoir à parcourir la terre ferme. En période semi-sèche, le lit du lac Mud devient un immense marécage et les voyageurs doivent traîner leurs canoës dans la boue jusqu'à la taille. En période très sèche, lorsqu'il n'y avait que peu ou pas d'eau stagnante, les voyageurs devaient transporter leurs bateaux et leurs biens sur le « Long Portage Trail » sur une distance pouvant aller jusqu'à 95 miles, soit la distance totale entre la branche sud de la rivière Chicago et la rivière Illinois près de LaSalle/Pérou."

Mémorial, « Père Marquette »

Utica, IL.

Ci-dessus:

Mémorial , « Père Marquette »

St. Mary's Church, 303 S Division St, North Utica, IL 61373

GPS: 41.339333, -89.012700

Photos: par Robert Haugland https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=73279119

Mémorial, « Père Marquette »


• Le jeudi saint 11 avril 1675, François Jacques Marquette offre la première messe paroissiale dans le pays des Illinois à Utica en présence de 5 000 Amérindiens. Le père Marquette et son compagnon Louis Jolliet, prirent possession de cette terre au nom de Louis XIV et fondèrent la ville d'Utica.

• Le monument en son honneur se trouve à l'angle nord-est de la Mission de l'Immaculée Conception qui est devenue l'église Sainte-Marie.

• Le Père Marquette est vêtu d'un habit sacerdotal. Il tient une carte dans sa main gauche. Derrière lui, un Indien est agenouillé dans un canoë. À sa gauche, un second Indien est assis au bord d'une rivière, représentée à l'arrière-plan.


• Inscription:

« Père Marquette

Né à Laon France le 1er juin 1637 

Décédé près de Ludington Michigan le 18 mai 1675

Missionnaire dévoué et prêtre-explorateur héroïque

Il offrait le Saint Sacrifice de la Messe près de

Cet endroit le Jeudi Saint et le Dimanche de Pâques 1675

Et il a établi la première mission chrétienne dans le pays des Illinois

Ce monument a été érigé sous

Mgr Joseph H. Schlarman, évêque de Peoria

Grâce aux contributions de nombreuses personnes, il a été inauguré par

Son Éminence le cardinal Samuel Stritch

Archevêque de Chicago le dimanche 14 octobre 1951 ».

J. Topin 1937 - F. Barbedienne Fondeur Paris


• La plaque apposée au dos du monument est très instructive:


• Inscription:

“Le 24 octobre 1674, le père Marquette quitte la mission de Saint-François-Xavier, à l'emplacement actuel de Pere Wisconsin, avec deux voyageurs, Jacques le Castor et Pierre Porteret, avec l'ordre de se rendre à la mission de la Conception, chez les Illinois. Du 4 décembre 1674 au 30 mars 1675, ils hivernèrent sur les rives de la rivière Chicago et atteignirent le village des Indiens Kaskaskia le 8 avril 1675.

Il y fut reçu comme un ange du Ciel. Il visita toutes les cabanes, enseignant et instruisant les indigènes. Puis il décida de s'adresser à tous en public. C'est une belle prairie, proche d'un village, qui a été choisie pour le Grand Conseil. L'assistance était composée de 500 chefs et anciens assis en cercle autour du père, et de tous les jeunes hommes restés debout, soit 1500 hommes sans compter les femmes et les enfants. Il leur expliqua les principaux mystères de notre religion et le but qui l'avait amené dans leur pays. Il leur prêcha surtout Jésus-Christ, la veille même de ce grand jour où il était mort sur la croix pour eux, comme pour le reste du genre humain : puis il offrit le saint sacrifice, la première messe paroissiale du pays des Illinois.

Le dimanche de Pâques, tout étant préparé comme le jeudi, il célébra pour la seconde fois les saints mystères.

Par ces deux sacrifices, les premiers offerts à Dieu, il prit possession de cette terre au nom de Jésus-Christ et donna à cette mission le nom d'Immaculée Conception de la Sainte Vierge.”

Père Marquette State Park

Grafton, IL.

Ci-dessus:

À gauche: Plaque & Statue, « Father Marquette »

Père Marquette State Park, 13112 Visitors Center Ln, Grafton, IL 62037

GPS: 38.972150, -90.540783

Photo: https://ilcolonialdamesxviic.weebly.com/il-history.html

À droite: Plaque et Croix « Father Marquette »

Père Marquette State Park, Sam Vadalabene Great River Rd Bike Trail, Grafton, IL 62037

GPS: 38.972183, -90.466739

Photo: http://www.romeofthewest.com/2011/02/pere-marquette-monument-near-grafton.html

Père Marquette State Park, Grafton, Illinois


• La préservation de ce terrain en tant que parc d'État était un objectif poursuivi par les groupes civiques locaux.

Grâce à leurs efforts, ils ont réussi à collecter des fonds et à convaincre l'État d'apporter une contribution équivalente pour l'acquisition du terrain en 1931. Initialement baptisé Piasa Bluffs, le parc d'État a été rebaptisé Pere Marquette State Park en raison du soutien massif du public. Ce changement de nom a été effectué en hommage à l'intrépide missionnaire français. 

• La statue du Père Marquette tenant un calumet est l'œuvre de Kirk St. Maur (artiste américain, né en 1949) et a été placée en 1991.


• Inscription:

“In 1673, le père Jacques Marquette, prêtre missionnaire, et Louis Jolliet, commerçant de fourrures, quittent le Canada pour explorer le Mississippi.

Ils reviennent par la rivière Illinois, en passant près de cette région. Leur voyage a duré quatre mois et a parcouru 2 500 milles.

Érigé en 2017 par l'Illinois State Society et la National Society Colonial Dames XVII Century.”


Croix monumentale surplombant le Mississippi:


• Un point de repère important à proximité du parc, une imposante croix de pierre, sert à commémorer l'arrivée capitale de Marquette et de Jolliet à cet endroit.

• En 1929, John D. McAdams, directeur commercial de l'Alton Telegraph, propose l'idée de construire un mémorial en l'honneur de Jacques Marquette, reconnu comme le premier Européen à avoir posé le pied dans l'Illinois. Cette proposition fut présentée à H. H. Ferguson, un propriétaire terrien local, qui se chargea de la conception du monument. Le monument a été érigé à l'endroit où Ferguson pensait que l'embouchure de la rivière Illinois aurait été située lors de l'expédition de Marquette.

• Fabriqué à partir d'un seul bloc de dolomie, le monument s'élève à une hauteur de sept pieds et six pouces. Il est stratégiquement placé sur une corniche, offrant une vue panoramique sur la rivière Illinois. Pour accéder au monument, deux séries d'escaliers en dolomite ont été construites, menant de la piste cyclable Sam Vadalabene jusqu'à la croix proéminente.


• Inscription sur la plaque:

“C'est à cet endroit, au début du mois d'août 1673, que Marquette, Joliet et cinq compagnons sont entrés dans l'Illinois à l'aube - hérauts de la religion, du gouvernement civil et du travailconsacré.

Dédiée le 1er septembre 1929 Rt. Rev. James A. Griffin D.D. Évêque de Springfield, Illinois »

Statue du Père Marquette


dans l'Etat de l'Indiana

Ci-dessus:

À gauche: Portrait du Père Jacques Marquette (1637-1675), huile sur toile, par Donald G. McNab - Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=121459296

À droite: Statue, “Jacques Marquette, né 1637 - mort 1675”

Marquette Park, Miller Beach, Gary, IN 46403

GPS: 41.616067, -87.260017

Photo: http://wikimapia.org/1531153/Memorial-Statue-of-Father-Jacques-Marquette

Marquette Park, Gary, Indiana


"En 1675, le père Marquette nota dans l'une des dernières notes de son journal que cet endroit était le plus beau qu'il ait jamais vu, abondant en faune et en flore et d'une grande beauté naturelle..."

Extrait du panneau, “Historique de Marquette Park, 100e anniversaire 2019”

Marquette Park, Chanute Trail, 7132 Oak Ave, Gary IN 46403

GPS: 41.620483, -87.252983


• Le père Marquette est passé par Miller Beach alors qu'il revenait de sa deuxième exploration du passage fluvial entre le lac Michigan et le fleuve Mississippi. En 1673, il s'aventura avec Louis Jolliet à travers le Wisconsin et descendit le Mississippi, revenant à Sault Ste. Marie par les rivières Illinois et Chicago. L'année suivante, Marquette descendit le lac Michigan jusqu'à la rivière Chicago et au portage de l'Illinois, pour entrer dans le Mississippi au printemps 1675. Mais Marquette est malade et, de retour au printemps, il passe sur les rives de Miller Beach, à deux doigts de la mort. Il mourut quelques jours plus tard à l'embouchure de la rivière Pere Marquette, dans le Michigan.

• En 1931, W. P. Gleason, directeur des aciéries de Gary et directeur du Gary Park Department, demande à Henry Hering de New York de créer une statue en bronze du père Pere Marquette, qui sera placée à l'entrée du parc, rebaptisé Marquette Park lors de l'inauguration de la statue en juillet 1932.



• Inscription:

“Jacques Marquette

Né en 1637 Mort en 1675

Prêtre jésuite français. 

L'un des premiers enseignants chrétiens des Indiens d'Amérique.

Il a débarqué ici en 1673 en compagnie de l'explorateur français Louis Joliet.

Érigé en 1931 par Park Commission of Gary, Indiana.”

Statue du Père Marquette


dans l'Etat de lArkansas

Ci-dessus:

À gauche : Dessin, « Jacques Marquette, s'adressant aux Indiens Quapaw en Arkansas en juin 1673, sous le regard de son collègue explorateur Louis Jolliet » ; extrait de Makers of Arkansas History de John Hugh Reynolds. Collections spéciales, bibliothèques de l'université de l'Arkansas, Fayetteville.

https://encyclopediaofarkansas.net/media/marquette-joliet-expedition-4081/

À droite: Statue, « Père Jacques Marquette”, Helena – West Helena, AR 72342

GPS: 34.523463, -90.586375

Photo: https://encyclopediaofarkansas.net/media/marquette-statue-9531/

• Cette statue du père Jacques Marquette est située à Helena-West Helena (Phillips County) et commémore l'expédition Marquette-Jolliet. La sculpture originale anonyme en marbre datant de 1936 a été détruite dans un accident de voiture dans les années 1990.

• John Repa, sculpteur, et Orlandi Statuary, fabricant, l'ont recréée en béton sur Oakland Ave à Helena-West, Helena, Arkansas. Elle a été installée en 2000. Le design est basé sur la sculpture de Trentanove de 1896..


• Inscription:

“Father Marquette

(1637-1675)

Pour commémorer les explorations

le long de la rivière Mississsippi

Dédié à nouveau October 12, 2000”



Panneau, « L'expédition française de Jacques Marquette et Louis Joliet arrive dans l' Arkansas»

104 Cypress Drive, Marion AR 72364

GPS: 35.215850, -90.194817


• Inscription (extraits):

"En 1673, une autre expédition européenne arrive en Arkansas. Descendant le Mississippi en canoë depuis le pays des Illinois (la haute vallée du Mississippi), le père Jacques Marquette, missionnaire jésuite, et Louis Joliet, coureur de bois, dirigent une expédition française beaucoup moins importante que celle de Soto. L'expédition a pour mission d'explorer la vallée du Mississippi et de trouver l'embouchure du fleuve. Ils espèrent que le fleuve coule vers l'ouest et qu'il pourrait constituer une route vers le Pacifique. C'est la première étape de l'extension de l'influence française au milieu du continent, afin de convertir les peuples autochtones et de mettre en place un réseau commercial franco-indien. Près de l'embouchure de la rivière Arkansas, les Français rencontrent les Quapaw, qu'ils appellent les Arkansas, et donnent à la rivière et à la région le nom de cette tribu. L'expédition reste plusieurs jours parmi les Quapaw et apprend que l'embouchure du Mississippi n'est pas loin au sud. Les Quapaw les avertissent également qu'en aval du fleuve se trouvent de puissantes tribus d'Indiens qui pourraient tuer les Français. Craignant pour leur sécurité, Marquette et Joliet décident de ne pas continuer et retournent dans l'Illinois. Marquette fait part des découvertes de son expédition aux autorités de la colonie de Nouvelle-France (Canada). Son rapport est à l'origine d'une expédition française plus importante neuf ans plus tard."[...]

L'héritage du Père Marquette

Ci-dessus:

Père Marquette National Memorial

145 White Pine Dr, St Ignace, MI 49781

GPS: 45.851667, -84.717222

Photo: par Royalbroil - Own work, CC BY-SA 3.0

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17914699

• Father Marquette National Memorial rend hommage à la vie et à l'œuvre de Jacques Marquette, prêtre et explorateur français. Le mémorial est situé dans le Straits State Park, près de St. Ignace, où il a fondé une mission jésuite en 1671 et a été enterré en 1678. Le bâtiment du musée du père Marquette a été détruit par un incendie le 9 mars 2000 et a été remplacé par une structure ouverte.


• Un kiosque située à St Ignace, MI, raconte l'histoire de la mort et de l'enterrement du Père Marquette:

Père Marquette Park Kiosk

Saint Ignace Mission, Museum of Ojibwa Culture, 500 N State St, St Ignace, MI 49781

GPS: 45.871467, -84.731600

• Inscription:

"Après son voyage dans le Mississippi, le père Marquette est déterminé à établir une mission parmi les Indiens Illinois qu'il a rencontrés, mais il est tourmenté par une maladie sans nom. Arrivé chez les Illinois au printemps 1675, son état de santé s'aggrave. Se sachant mourant, il demande à ses compagnons français de le ramener à Saint-Ignace. Le 18 mai, quatorze jours avant son 38e anniversaire, il meurt en chemin, probablement près de l'actuelle Ludington. Ses deux compagnons l'enterrent et annoncent la triste nouvelle à la communauté de Saint-Ignace. Deux ans plus tard, un groupe de chasseurs chrétiens Odawa a déterré les ossements, les a placés dans une boîte en écorce de bouleau et les a apportés à St. Marquette a été réinhumé sous le sol de la chapelle le 8 juin 1677. Après que Cadillac eut déplacé son fort à Détroit et que la vie française se fut concentrée de l'autre côté du détroit, à Fort Michilimackinac, l'emplacement de la tombe de Marquette fut perdu. Mais des histoires ont persisté, surtout parmi les Indiens, selon lesquelles un grand et courageux chef blanc était enterré au fond de cette baie."

Tombe et monument

Ci-dessus:

À gauche: Tombe & Monument du Père Marquette, Fondateur de St Ignace

Marquette Park, 500 North State Street, Saint Ignace MI 49781

GPS: 45.871347, -84.731647

Photo: par Bobak Ha'Eri - Own work, CC BY 3.0

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7258293

À droite: Gravure, mort du Père Marquette

The Miriam and Ira D. Wallach Division of Art, Prints and Photographs Collection, The New York Public Library, 1877. https://digitalcollections.nypl.org/items/510d47e0-f415-a3d9-e040-e00a18064a99

• Le texte latin est inscrit sur la pierre tombale. Le texte de la plaque à la base du monument est presque identique à celui de la plaque située à proximité :


• Inscription sur la plaque du monument:

“À la mémoire du Révérend Père James Marquette, S.J., 

décédé le dix-huitième jour du mois de mai MDCLXXV, 

à l'âge de trente-huit ans 

et a été enterré dans cette tombe 

A.D. MDCLXXVII. R.I.P.

Ce monument a été érigé par les citoyens de Saint-Ignace.

A.D. MDCCCLXXXII.”



• Inscription sur le panneau:

“Translation du texte latin sur le monument ».

In Memoriam

Érigé par les citoyens de Saint-Ignace en 1882, ce monument marque la tombe du révérend père James Marquette, S.J., qui mourut le dix-huit mai 1675, à l'âge de trente-huit ans, et fut enterré ici, en 1677. R. I. P.”

Revendications concurrentes

 

Ci-dessus: 

À gauche: Monument & Croix, “Marquette”

Father Marquette Memorial Park, S Lakeshore Dr, Ludington, MI 49431

GPS: 43.941700, -86.453017

Photo: https://www.michiganwatertrails.org/location.asp?ait=av&aid=1120

À droite: Panneau, “Marquette's Death”

23 S 2nd St, Frankfort, MI 49635

GPS: 44.631017, -86.243833

Photo: hmdb.org by William Fischer, http://www.hmdb.org/marker.asp?marker=97466

• Les deux sites de Frankfort et de Ludington rendent hommage à Pere Marquette, ainsi qu'à des dizaines de statues, bâtiments, routes et monuments à travers le pays.

• Les deux panneaux ont été placés par l'État du Michigan à un an d'intervalle : Ludington a été placé en 1966 et Frankfort l'a été un an plus tôt, en 1965..

https://www.mlive.com/news/muskegon/2018/04/controversial_ludington_cross.html


• Inscription à Ludington, MI.:

“Père Jacques Marquette

Célèbre missionnaire-explorateur jésuite

Né à Laon, France Juin 1637

Mort à cet endroit le 18 mai 1675


“Il est venu comme missionnaire au Québec le 20 septembre 1666, apprenant les langues et les coutumes indiennes. En 1668, il fonde la première mission à Sault-Sainte-Marie. Il travaille parmi les Indiens et les christianise autour du détroit de Mackinac. Le 17 juin 1673, avec Louis Joliet, il découvre le haut Mississippi, alors fleuve mystérieux. Ils explorent le Mississippi au sud jusqu'à l'embouchure de l'Arkansas.

Cherchant à fonder une mission parmi les Indiens Illinois, il passe l'hiver 1674 et 75 sur les rives de la rivière Chicago. En raison de problèmes de santé, il retournait à Saint-Ignace par la rive est du lac Michigan lorsque son état s'aggrava et qu'il mourut à cet endroit. Deux ans plus tard, un cortège indien est venu de St. Ignace, ramenant sa dépouille pour l'enterrer.

Érigé en 1955 Pere Marquette Memorial Assn.

Inauguré le 23 juillet 1955"


• Inscription à Frankfort, MI.:

“Le 18 mai 1675, le père Jacques Marquette, grand missionnaire et explorateur jésuite, meurt et est enterré par deux compagnons français quelque part sur la rive du lac Michigan, dans la péninsule inférieure. Ignace, qu'il avait quittée en 1673 pour explorer le Mississippi et les Illinois. Le lieu exact de la mort de Marquette a longtemps été un sujet de controverse. Les preuves présentées dans les années 1960 indiquent que ce site, près de l'embouchure naturelle de la rivière Betsie, à l'angle nord-est d'une colline qui se trouvait là jusqu'en 1900, est le lieu de la mort de Marquette et que la Betsie est la rivière du Père Marquette des premiers récits et cartes français. Les ossements de Marquette ont été ré-enterrés à St. Ignace en 1677.

Érigé en 1965 par la Commission historique du Michigan. (Numéro de repère S0272).”

Les nombreuses traces du Père Marquette

Ci-dessus :

En haut : le Mississippi depuis Fire Point dans le Effigy Mounds National Monument, Iowa, Photo National Park Service, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3720155

À gauche : Marquette Park à Chicago, l'un des dizaines de parcs nommés Marquette dans le Middle West, Photo : Par User:Nicopanico - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=39832127

À droite: Marquette University, Photo: https://www.marquette.edu/

En souvenir du Père Marquette:


• Comtés:

Marquette County, Michigan; Marquette County, Wisconsin

• Villes et communautés:

Marquette, Michigan; Marquette, Wisconsin; Marquette, Iowa; Marquette, Illinois; Marquette Heights, Illinois; Pere Marquette Charter Township, Michigan;

• Avenues et rues:

Marquette Avenue, une grande rue de Minneapolis, Minnesota...

De nombreuses rues Marquette, même dans des États où il n'a jamais mis les pieds, comme la Californie (Farmersville, CA 93323, Mooonpark, CA 93021), le Texas (Dallas, TX 75225, Houston, TX 77005), la Virginie (Vienna, VA 22180), la Louisiane (New Iberia, LA 70563), la Floride (Niceville, FL 32578), le New Jersey (Montclair, NJ 07043) …

• Université & Lycées:

Marquette University and Marquette University; Marquette High School in Milwaukee, Wisconsin; Marquette Catholic High School, Alton, IL.

• Sites géographiques:

Île Marquette sur le Lac Huron; Lac Marquette dans le Minnesota; Rivière Père Marquette et lac Pere Marquette, qui se déversent dans le lac Michigan à Ludington, Michigan.

• Parcs régionaux:

Pere Marquette Park à Milwaukee, WI; Pere Marquette State Park près de Grafton, Illinois; Marquette Park, Chicago, Illinois; Marquette Park, Gary, Indiana; Marquette Park, Mackinac Island, Michigan; Marquette Park, St. Louis, Missouri; Pere Marquette Beach, une plage publique à Muskegon, Michigan; Pere Marquette State Forest, dans le Michigan.

• Immeubles et sociétés:

Ligne de chemin de fer Pere Marquette (Michigan, Indiana, Ohio, Ontario) ; Marquette Savings Bank, Pennsylvania; Marquette Building à Chicago; Marquette Building à Detroit; Marquette Building à Saint Louis, Missouri; Pere Marquette Hotel à Peoria, Illinois...


Timbres Postes américains:

Ci-dessus :

À gauche : le timbre poste de 1 cent émis en 1898 représente le père Marquette sur le Mississippi.

Photo : Stan Shebs - Travail personnel, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=127716

À droite : Le timbre commémoratif de 6 cents de Marquette a été émis le 20 septembre 1968.

https://postalmuseum.si.edu/object/npm_1980.2493.1785

• La poste américaine a émis des timbres en l'honneur du père Marquette (de même que la poste canadienne, mais nous n'avons pas trouvé de timbre de la poste française) :


• Le timbre de 1898, d'une valeur d'un cent, montre le père Marquette s'entretenant avec des Amérindiens depuis son canoë sur le fleuve Mississippi, lors de son voyage en 1673. Ce timbre faisait partie de l'émission « Trans-Mississippi Exposition » en l'honneur de l'Exposition Trans-Mississippi d'Omaha, au Nebraska. Baptisé « Marquette sur le Mississippi », il s'inspire d'une peinture de Wilhelm Lamprecht datant de 1869. Cette peinture a été créée pour soutenir la Christian Art Society de Cincinnati. Après avoir changé plusieurs fois de mains, elle a été achetée par le révérend Francis X. Weninger et offerte au Marquette College au cours de l'année scolaire 1882-1883. La peinture à l'huile est aujourd'hui exposée dans les Raynor Memorial Libraries, près de l'Opus North Bridge, au deuxième étage de la Raynor Library.


• Le timbre commémoratif de six cents de 1968 a été émis pour célébrer le 300e anniversaire de la mission de Sault-Sainte-Marie. Il représente le père Marquette et Louis Joliet dans un canoë avec deux pagayeurs. Ce timbre a donné le coup d'envoi d'une célébration quinquennale de l'explorateur, organisée par la Commission du tricentenaire de Marquette, créée par le Congrès pour lui rendre hommage. Le dessin du timbre a été dévoilé lors d'une cérémonie à l'université Marquette, le 19 avril 1968, dans la salle de bal de la Brooks Memorial Union.


Dernière remarque :

Jacques Marquette (et son fidèle compagnon et associé Louis Jolliet) ont laissé une empreinte indélébile sur une vaste partie centrale de notre nation. La lecture de leurs journaux montre clairement que leur mission et leur engagement auprès des autochtones étaient sincères et pacifiques, avec les meilleures intentions du monde, et certainement pas dans le but d'obtenir leur soumission ou leur déplacement, qui appartiennent à une partie ultérieure de l'histoire. 

Autres missionnaires exceptionnels


Père Claude Allouez

Première messe à Green Bay, WI.

10,000 baptêmes

Ci-dessus :

En haut à gauche : Palais de justice du comté de Brown

En haut à droite : Monument « The Spirit of the Northwest » (L'esprit du Nord-Ouest)

Dans le parc, devant Brown County Courthouse, 100 S Jefferson St, Green Bay, WI 54301

GPS: 44.513283, -88.013683

Photos: https://downtowngreenbay.com/art/spirit-of-the-northwest-monument

• Claude Jean Allouez, missionnaire jésuite et explorateur français de l'Amérique du Nord, est né le 6 juin 1622 à Saint-Didier-en-Velay, en Haute-Loire, et décédé le 28 août 1689. 


• Dès son arrivée au Québec en 1658, il entreprend l'étude des langues Wyandot et Anishinaabe afin de se préparer au travail de missionnaire parmi les tribus amérindiennes. Grâce à sa maîtrise des langues autochtones et à l'estime dont il jouissait auprès des nations indiennes, il fut l'un des principaux orateurs lors de la cérémonie de Sault-Sainte-Marie, dans le Michigan, au cours de laquelle les Grands Lacs et la vallée du Mississippi furent officiellement déclarés territoire du roi de France. 


• En 1666, il fut le premier homme blanc à déclarer avoir vu du cuivre le long de la rive sud du lac Supérieur (qui produisait un grand pourcentage du cuivre mondial à la fin du 19e siècle). 


• En 1669, le père Allouez a fondé une mission avec la tribu Potawatomie près de Green Bay. Les Français appelaient également la baie Baie Verte et la ville de La Baye a été constituée en 1754. À la fin de la guerre de Sept Ans, elle passa sous contrôle britannique et fut rebaptisée Green Bay, qui fut constituée sous ce nom en 1839. 


• En 1671, il déplace la mission à l'endroit où se trouve aujourd'hui De Pere, ce qui en fait un lieu clé pour le travail des Jésuites dans le Wisconsin. Il continua à évangéliser les Indiens jusqu'à sa mort en 1689, près de ce qui est aujourd'hui Niles, dans le Michigan, où il est enterré. Il a joué un rôle important dans la promotion de la paix entre les Français et les Amérindiens. 

Comme le site web de Father Allouez Catholic School nous le rappelle: "Devenu missionnaire jésuite, il établit plusieurs missions dans le Wisconsin et est considéré comme le fondateur du catholicisme dans l'Ouest. On dit qu'il a baptisé environ 10 000 néophytes. Il est un symbole de paix entre différents groupes de personnes. »


Monument, “The Spirit of the Northwest”

Brown County Courthouse

100 S Jefferson St, Green Bay, WI 54301

GPS: 44.513283, -88.013683


• Inscription:

“Cette statue, conçue par Sydney Bedore, originaire de Suamico, et inaugurée le 10 juin 1931 en présence du gouverneur Phillip Lafollette, représente un Indien Fox, Claude Allouez et Nicholas Perrot.

Les Amérindiens ont vécu dans le Wisconsin pendant environ dix mille ans avant l'arrivée des Européens. Ces premiers colons étaient les ancêtres des Winnebago, des Menominee et des Santee Dakota.  D'autres tribus, telles que les Fox, les Sauk, les Mascouten, les Kickapoo, les Miami et les Chippewa, se sont installées dans la région au cours des années 1600. Le père Claude Allouez, un missionnaire jésuite, est arrivé à Green Bay en 1668. Il établit la mission St Francis Xavier à l'emplacement actuel de De Pere. L'année suivante, il a mené une expédition pour explorer les rivières Fox et Wisconsin. Nicholas Perrot, explorateur et commerçant de fourrures français, arriva pour la première fois à Green Bay vers 1664. Mandaté par le gouvernement du Canada, il prit officiellement possession de la baie et des terres environnantes au nom du roi de France en 1689.”

Ci-dessus :

En haut à gauche : Croix et panneau “Mission of St. Francois Xavier”

Photo: Oconto County Historical Society

http://107.170.17.77/wp-content/uploads/2014/06/Cross.jpg

En haut à droite : Barrage de De Pere sur la rivière Fox à De Pere

Photo : U.S. Army Corps of Engineers, domaine public 

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1858049

• Le père Claude-Jean Allouez a dit la première messe à quelques kilomètres au nord, à Oconto (à quelques kilomètres au nord de Green Bay), le 3 décembre 1669. Une croix et un panneau commémorent l'événement.


Croix & Panneau “Mission of St. Francois Xavier”

Brazeau Avenue, Oconto WI 54153

GPS: 44.891633, -87.884117


• Inscription:

“Le 2 décembre 1669, veille de la Saint-François, le père Claude Allouez est arrivé à Oconto, alors un village d'environ 600 Indiens. C'est là qu'Allouez a fondé la mission de Saint-François-Xavier, la première mission dans le nord-est du Wisconsin. Six marchands de fourrures français se trouvaient là à cette époque. La chapelle primitive faite d'écorce et de branches de cèdre est restée en place jusqu'en 1671, date à laquelle la mission a déménagé à Red Banks, sur la rive est de Green Bay.

Érigé en 1958 par la Wisconsin Historical Society. (Marqueur numéro 78.).”



Ci-dessus : 

En haut à gauche : la chapelle catholique en écces (réplique de l'église la plus ancienne du Wisconsin)

En haut à droite : plaque au Heritage Hill State Historical Park

Photos : HMdb.org PhotoID=731419 et HMdb.org PhotoID=252065 

par Devon Polzar https://www.hmdb.org/m.asp?m=68048

En bas à gauche : vitrail du père Claude Allouez, cathédrale Saint-Joseph the Workman, LaCrosse, WI.

Photo : https://cathedralsjworkman.org/about/history/

En bas à droite : Mémorial Claude-Jean Allouez à Niles, Michigan.

Photo : Par Webelong826 - Travail personnel, CC BY-SA 4.0

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=43341624

“La chapelle catholique en écorces"

Heritage Hill State Historical Park, 2640 South Webster Avenue, Green Bay, WI 54301.

GPS: 44.474767, -88.038517


• Inscription:

“Construite par les Indiens pour le père Claude Allouez en 1671, il s'agit d'une réplique de la première église catholique du Wisconsin. L'originale faisait partie de la Mission St. Francis Xavior, à environ un mile au sud de ce site.

Érigée en 1982 par Catholic Woman's Club of Green Bay."



• Père Claude-Jean Allouez a fondé la Mission de Saint-Joseph dans les années 1680 à Niles, dans le Michigan. Allouez s'occupe des Amérindiens de la région, principalement des Odawas et des Ojibwés. 


• Les Indiens Miami le tenaient en si haute estime qu'ils l'ont enterré sur une colline au-dessus de la rivière Saint-Joseph, près de la Mission, et ont érigé une grande croix en bois pour honorer sa tombe. Pendant 322 ans, une croix a marqué son lieu de repos. La dernière croix de bois a été remplacée par une croix de granit en 1918, et elle est toujours debout aujourd'hui :


Croix “Father Claude Jean Allouez S. J.”

Allouez Park, Niles, MI 49120

GPS: 41.814283, -86.259933


• Inscription:

“À la mémoire de

Père Claude Jean Allouez S. J.

Dont le courage intrépide fit l'admiration des Indiens 

et dont le zèle apostolique lui a valu le titre de 

François Xavier des Missions d'Amérique. 

Le père Allouez est né à St. Didier, en France, en 1622. 

et mourut près de cet endroit 

le 27 août 1689 ». 

« Erigé par le Woman's Progressive League of Niles, Michigan, 1918.”



Legacy:

·     Le village d'Allouez, dans le Wisconsin, près de Green Bay

·     Allouez Trail sur l'île de Mackinac dans le nord du Michigan

·     Pont Claude Allouez sur la rivière Fox à De Pere, Wisconsin

·     Baie d'Allouez près de l'embouchure de la rivière St. Louis

·     Quartier d'Allouez à Superior, Wisconsin, situé sur la baie d'Allouez

·     Comté d'Allouez dans le comté de Keweenaw, Michigan

·     La communauté d'Allouez dans le comté d'Allouez, Michigan

·     L'école Father Allouez School à Allouez, WI.


Le Rev. Father William Garraghan a écrit:

"Si le nom de Jacques Marquette se distingue par la ferveur de son appel au sentiment et à l'imagination historique, le nom de Claude Allouez mérite d'être retenu comme celui du premier organisateur du catholicisme dans ce qui est aujourd'hui le cœur des États-Unis.” (https://www.biographi.ca/en/bio/allouez_claude_1E.html)

Père Claude Dablon

Supérieur des missions jésuites en Nouvelle-France


Père Gabriel Druillettes

"L'Apôtre du Maine"

CI-dessus: 

À gauche: "Relation de ce qui s'est passé de plus remarquable aux Missions des Pères de la Compagnie de Jésus, en la Nouvelle-France, les années 1671 et 1672" par le R. P. Claude Dablon" publié en 1673 par S. Mabre-Cramoisy (Paris), Bibliothèque Natinale de France,

Photo: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8705207#

À droite : Première carte du lac Supérieur, dessinée par les Jésuites vers 1670 ; publiée par Claude Dablon, Paris, 1672. Bibliothèque Nationale de France https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb36401756p

• Claude Dablon, S.J. (février 1618 - 3 mai 1697) est un missionnaire jésuite né à Dieppe, en France. En 1661, il accompagne le père Gabriel Druillettes, l'« apôtre du Maine », dans une expédition terrestre vers la baie d'Hudson, dont le but est d'établir des missions parmi les Amérindiens de cette région et peut-être de découvrir une voie d'accès à la Chine par la baie d'Hudson. L'expédition n'a pas abouti et n'est décrite que comme une autre tentative avortée de trouver le fameux passage du Nord-Ouest. En 1668, Dablon se trouvait sur le lac Supérieur avec Claude-Jean Allouez et Jacques Marquette, et il fut le premier à informer le monde des riches mines de cuivre de cette région, qui devinrent par la suite si précieuses pour l'économie canadienne. Après avoir fondé Sault-Sainte-Marie, Dablon est devenu, en 1671, supérieur général de toutes les missions canadiennes, poste qu'il a conservé jusqu'en 1680.

Le père Dablon a écrit de nombreux chapitres des Relations entre 1655 et 1672. Il publie le récit du voyage vers la mer du Nord (baie d'Hudson) en 1662. La dernière Relation publiée au XVIIe siècle l'a été en 1672, ainsi que les rapports annuels de 1673 à 1679 qui sont restés inédits pendant près de 200 ans, tous étant également de sa plume.


• Gabriel Druillettes S.J. (29 septembre 1610 - 8 avril 1681) est un prêtre jésuite français de la Nouvelle-France connu pour son travail d'explorateur, de missionnaire auprès des peuples indigènes et de diplomate. Il a reçu le titre d'« apôtre du Maine ». Il devient prêtre vers 1641 ou 1642 et arrive en Nouvelle-France en 1643. Sa mission consiste à vivre avec les communautés autochtones et à établir des missions au Québec et dans l'actuel Maine. Il se rend également à Boston à des fins diplomatiques, où le gouverneur l'accueille. On pense que Druillettes a célébré la messe en privé à Boston en décembre 1650. En 1651, il effectue une seconde mission dans le Connecticut qui, sans aboutir à un traité formel, contribue à favoriser les relations amicales entre les puritains français et anglais. En 1661, Druillettes rejoint le père Claude Dablon pour une expédition terrestre dans la baie d'Hudson afin d'établir des missions parmi les autochtones et de trouver éventuellement une route vers la Chine. Cependant, leurs guides autochtones refusent d'aller plus au nord, ce qui les amène à retourner à Québec, marquant ainsi une autre tentative infructueuse de découvrir le passage du Nord-Ouest. En 1670, Druillettes est à Sault-Sainte-Marie et participe à l'importante « prise de possession » du territoire par Simon-François Daumont de Saint-Lusson en mai 1671 aux côtés de Claude-Jean Allouez et de Jacques Marquette. Il était connu pour sa profonde spiritualité et on lui attribuait des miracles. Druillettes maîtrisait également les langues indigènes ; Joseph Marquette a étudié l'algonquin sous sa direction à Three Rivers.Son travail missionnaire auprès des peuples indigènes a duré trente-huit ans. Il décède à Québec le 8 avril 1681.


Panneau “Saint Anne Church”

6836 Main St, Mackinac Island, MI 49757

GPS: 45.850167, -84.611400


• Inscription :

“En 1670, le père jésuite Charles Dablon fonde une chapelle de mission en écorce de bouleau sur l'île de Mackinac. L'année suivante, le père Jacques Marquette déplace la mission à Saint-Ignace. Abandonnée en 1706 et rétablie (sic) au fort Michilimackinac vers 1715, la nouvelle église est nommée Sainte Anne de Michilimackinac. Au cours de l'hiver 1780-1781, les troupes britanniques se sont installées sur l'île et ont déplacé le bâtiment de l'église sur la glace. La paroisse est la plus ancienne du pays dédiée à Sainte-Anne et conserve des registres de baptêmes datant d'avril 1695.

Érigé en 1992 par le Bureau of History, Michigan Department of State. (Numéro de panneau S622.) »

Père Louis Hennepin


Missionnaire intrépide, explorateur et auteur à succès

Ci-dessus :

« Père Hennepin et ses compagnons aux chutes de Saint-Antoine. May 1, 1680 », 1847/1848 par George Catlin (artiste) Américain, 1796 - 1872, Paul Mellon Collection, National Gallery of Art, Domaine Public, https://www.nga.gov/collection/art-object-page.50637.html

Un explorateur et missionnaire intrépide

Du nord de l'État de New York au Minnesota


Nous avons présenté le Père Hennepin dans notre Bulletin de janvier 2024 : « Les premiers missionnaires français aux Etats-Unis (1ère partie - New York, Maine, Vermont) »https://conta.cc/41VLaPE (version in English), https://conta.cc/3NWK407 (version en français) et avons raconté ses voyages et ses découvertes dans la région des chutes du Niagara. Il fut le premier à prêcher l'Évangile sur la frontière du Niagara. Nous poursuivons maintenant notre voyage avec lui plus à l'ouest, où il a poursuivi son zèle missionnaire jusqu'au Minnesota.


• Louis Hennepin est né le 12 mai 1626 à Ath en Wallonie (Belgique actuelle) et est décédé après 1701, peut-être à Rome. Hennepin rejoint l'ordre des Récollets à Béthune, en France, et part au Canada avec La Salle en 1675, dont il devient l'aumônier en 1678. Il voyagea avec lui jusqu'aux Grands Lacs en 1679 et écrivit le premier récit publié sur la région. 


• Ils atteignent Peoria, dans l'Illinois, en janvier 1680, où ils construisent le Fort-Crèvecoeur. La Salle retourne au fort Frontenac pour se ravitailler tandis qu'Hennepin et les autres explorent le cours supérieur du Mississippi. En avril, ils sont capturés par des Indiens sioux et se joignent à eux pour des parties de chasse, au cours desquelles Hennepin découvre ce qu'il appelle les chutes de Saint-Antoine, aujourd'hui Minneapolis, dans le Minnesota. Il est secouru en juillet 1680 par l'explorateur français Daniel Greysolon, sieur Dulhut.

• Après son retour en France en 1682, Hennepin publia un récit détaillé de ses aventures intitulé « Description de la Louisiane en 1683 », qui connut un immense succès. L'ouvrage connaît de nombreuses éditions et est traduit en italien, en néerlandais et en allemand. Le moine devient rapidement célèbre, car les lecteurs sont avides de récits passionnants et apprécient ses descriptions du Mississippi et de sa vallée fertile. L'ouvrage a ensuite été mis à jour sous le titre « Nouvelle découverte d'un très grand pays situé dans l'Amérique en 1697 », affirmant avoir exploré l'ensemble du fleuve Mississippi. Cette affirmation est généralement contestée par les historiens. Quoi qu'il en soit, il était un auteur très populaire à son époque, célèbre pour ses descriptions vivantes des plantes et des animaux du pays. Il a également écrit avec perspicacité sur les tribus indiennes, détaillant leur mode de vie, leurs traditions et leurs croyances.

Son œuvre a connu pas moins de 46 éditions !

Hennepin a passé ses dernières années dans une relative obscurité, sa dernière trace connue étant un monastère romain en 1701.


Capturé par les Sioux


• Le célèbre explorateur franciscain Récollet a été capturé par une bande d'Indiens Sioux avec ses deux compagnons en février 1680. Chaque fois que les Indiens se déplaçaient d'un endroit à l'autre, selon leurs penchants nomades, ils emportaient avec eux le Père franciscain et les deux autres captifs. Au cours d'une de leurs excursions, les vagabonds s'arrêtèrent à la grande cataracte du Mississippi qui est aujourd'hui entourée par la ville de Minneapolis et qui porte toujours le nom de St. Anthony Falls, donné par Hennepin en l'honneur de saint Antoine de Padoue.


Panneau, “Exploration du Père Louis Hennepin en 1680“

1922 1st Avenue S, Anoka MN 55303

GPS: 45.197917, -93.390800


• Inscription:

" Le père Louis Hennepin, missionnaire belge des Récollets accompagnant l'expédition du sieur de la Salle dans la région du Mississippi, quitte Fort Crevecoeur (Illinois) le 29 février 1680 pour explorer le cours supérieur du Mississippi. Le 11 avril, il est capturé avec ses deux compagnons français par un groupe de guerriers Dakota (Sioux). Quittant le fleuve près de l'actuelle St. Paul, les Indiens emmènent leurs captifs dans une marche épuisante de cinq jours jusqu'à leur campement sur les rives du lac Mille Lacs. Début juillet, le père Hennepin accompagne un groupe de chasseurs dakotas sur la rivière Saint-François (Rum). Le quatrième jour, le groupe campe sur la rive ouest du Mississippi, juste en face de l'embouchure de la rivière Rum, dans l'actuelle ville de Champlin. Un jour plus tard, le père Hennepin a vu les chutes auxquelles il a donné le nom de Saint Antoine de Padoue. Le 25 juillet, à quelques kilomètres en aval du lac Pépin, le père Hennepin et ses deux compagnons sont secourus par cinq Français conduits par Daniel Greysolon, sieur Du Luth, venus du lac Supérieur par les rivières Brule et Sainte-Croix. Indiens et Français retournent alors au lac des Mille Lacs. À la fin du mois de septembre, le père Hennepin et le sieur Du Luth entreprennent leur voyage de retour. Ils hivernent à Mackinac et atteignent Québec au printemps 1681. Le père Hennepin retourne en France, où il publie en 1683 sa Description de la Louisiane, qui connaît un grand succès. Érigé en 1980 par le club des aînés d'Anoka."

Ci-dessus :

En haut : tableau du père Louis Hennepin aux chutes de St. Anthony par Douglas Volk, vers 1905. Société historique du Minnesota, https://www.mnopedia.org/multimedia/father-hennepin-falls-st-anthony

En bas à gauche : Statue de Louis Hennepin à l'entrée de la basilique Sainte-Marie, photo: https://mnknights.org/fr-hennepin-statue-2/

En bas à droite : Basilique de Sainte-Marie, Minneapolis, Photo de Switchroyale - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=68083597

Découverte des Chutes Anthony Falls,

Minneapolis, MN.


Panneau, “St. Anthony Falls“

East River Parkway, Champlin MN 55316

GPS: 45.186683, -93.391633


• Inscription:

" Le 1er juillet 1680

Louis Hennepin

a découvert de cette rive

les Chutes St Anthony Falls"

———

Erigé par Daughters

of the American Colonists

– 1929 –


• Dans les années 1920, les Chevaliers de Colomb du Minnesota ont commencé à planifier un monument pour le père Louis Hennepin. Anthony Falls lors de son exploration et de son travail de missionnaire en Amérique du Nord à la fin des années 1600.

• Une statue a été fabriquée à Geislengen, en Allemagne, et placée face aux chutes Saint-Antoine, sur un terrain triangulaire devant la basilique Sainte-Marie, le dimanche 12 octobre 1930. Cet événement marquait les 250 ans de la visite du Père Hennepin aux chutes.

• La cérémonie d'inauguration a rassemblé de nombreuses personnalités issues des milieux civiques et ecclésiastiques. Parmi les participants figuraient des responsables religieux, le gouverneur du Minnesota, les maires de Minneapolis et de Saint-Paul, ainsi que des membres locaux et nationaux des Chevaliers de Colomb, qui ont financé la création de la statue et sa récente restauration.


Statue, “Father Louis Hennepin“

Basilica of St Mary, Hennepin Ave & 17th Street, Minneapolis, MN 55403

GPS: 44.972387, -93.286735



• Inscription:

”Father Louis Hennepin

1640 – 1705

Redédié par les Knights of Columbus of Minn.

12 octobre 1980”

Le Père Pinet



Pilier spirituel de Cahokia, Illinois

Ci-dessus:

Église de la Sainte-Famille (site historique national), 116 Church Street, Cahokia, Illinois.

(Notez le drapeau royal français de la Fleur de Lys au-dessus de l'entrée.) Photo By Kbh3rd https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16366732

À gauche: Autel, photo by Kbh3rd - Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16368052:

• Pierre François Pinet est né à Périgueux, France, le 11 novembre 1660. Il entre au noviciat des Jésuites de Bordeaux en 1682. En 1694, il se rend au Canada, d'abord à Québec, puis à Montréal, Ville-Marie et Michillimackinac. 

• En 1696, Pinet installe la mission de l'Ange gardien à Chicago (probablement vers Evanston ou Skokie), mais Louis de Buade de Frontenac, gouverneur général de la Nouvelle-France, souhaite le réaffecter à un autre poste. Après un appel à François de Laval, évêque de la Nouvelle-France, la mission est relancée en 1698. Après 1700, les Miamis commencent à s'installer dans les vallées de Maumee et de Wabash, en Indiana, ce qui entraîne la fermeture définitive de la mission. 

• Pinet travaille ensuite avec les tribus Illiniwek à Cahokia, puis rejoint la tribu Kaskaskia sur la rive nord de la rivière des Peres, aujourd'hui Saint-Louis, dans le Missouri. 

• Une lettre de l'abbé Bergier, datée du 1er mars 1703, mentionne que Pinet est décédé à River des Peres le 1er août 1702.

• Les Amérindiens Cahokia des Illini ne se sont pas regroupés en tribu et n'ont pas vécu dans la région de l'Illinois avant le contact avec les Français, il y a 300 ans. 

• Le père Pinet a fondé une mission à la fin de l'année 1696 pour convertir au christianisme les Amérindiens Cahokia et Tamaroa. Le père Pinet et le Séminaire des missions étrangères du Québec ont construit une église en rondins et l'ont dédiée à la Sainte Famille.

• Au cours des 100 années suivantes, Cahokia est devenue l'une des plus grandes villes coloniales françaises du pays de l'Illinois. 

• L'église (en français : Église de la Sainte-Famille) a été construite selon la technique du poteau sur pilier, caractéristique de l'héritage français, et cette église est toujours debout à Cahokia. La paroisse a été fondée en 1699, lorsque deux prêtres du Québec sont venus ici pour établir une mission (les pères Davion et Cosme). Cette mission s'est poursuivie jusqu'en 1768. L'église actuelle a été construite en 1786, juste après l'arrivée du père Paul Saint-Pierre, et consacrée en 1799. C'est la plus ancienne communauté catholique romaine ininterrompue des États-Unis.



Panneau “Bienvenue au Village historique de Cahokia”

Eglise de la Sainte Famille

4053 Mississippi Ave, East Saint Louis, IL 62206

GPS: 38.571950, -90.188117


• Inscription:

"La ville historique de Cahokia a été fondée par des missionnaires canadiens-français en 1699. Elle fut la première colonie européenne sur le Mississippi et reste le plus ancien village existant sur le fleuve ».



Comme tous les missionnaires, le Père Pinet a vécu parmi les Indiens. Le Père Cosme écrit dans son Journal en 1699 : 

« (Nous) sommes allés par terre à la maison des Révérends Pères Jésuites, la Mission de l'Ange Gardien, y avons trouvé le Révérend Père Pinet et le Révérend Père Bineteau, récemment arrivés du pays des Illinois, un peu malades. Leur maison est bâtie sur la rive d'une petite rivière, avec le lac d'un côté et une vaste prairie de l'autre. Le village des sauvages contient plus de cent cinquante cabanes, et à une lieue en amont de la rivière, il y a encore un autre village, presque aussi grand. Ce sont tous des Miamis ».

Père François Vaillant de Gueslis

Premier missionnaire à Detroit


Père Nicolas Constantine de L'Halle

"Martyr de Detroit"

Ci-dessus :

À gauche : La fleur de lys fait partie intégrante de l'identité de la basilique. 

Photo: https://www.facebook.com/BasilicaSteAnneDetroit/

À droite : Basilique Sainte Anne de Detroit, Photo : CNS photo/James Silvestri, Detroit Catholic). Son architecture de 1886, œuvre de Léon Cocquard, reflète l'histoire française de la paroisse et du territoire.

• François Vaillant de Gueslis (20 juillet 1646 - 24 septembre 1718) était un missionnaire jésuite originaire d'Orléans. Il rejoint la Compagnie de Jésus le 10 novembre 1665 et se rend au Canada en 1670, où il devient prêtre à Québec le 1er décembre 1675.

• De 1679 à 1684, il s'efforce de convertir les Mohawks au christianisme. Au début de l'année 1688, les dirigeants canadiens le choisissent comme ambassadeur auprès de Thomas Dongan, gouverneur de New York, pour aider à établir la paix entre les Français et les Iroquois. Cependant, les pourparlers échouent en raison des exigences de Dongan et de la résistance du chef huron Kondiaronk.

• Il est le premier missionnaire à servir les Amérindiens à Détroit, mais son séjour est de courte durée, car il ne s'aligne pas sur les plans d'Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac. Après la paix entre les Français et les Iroquois, il tente de convertir les Sénécas de 1702 à 1707. 

• Il joue un rôle important pour contrer les efforts du colonel Schuyler à Onondaga (dans l'actuel nord de l'État de New York), qui voulait que les Cinq Nations expulsent les missionnaires français. Son principal travail missionnaire se déroule à Québec et à Montréal. À Québec (1685-91 ; 1697-1702), il joue les rôles clés de ministre, de procureur et de prédicateur. À Montréal (1692-96 ; 1709-15), il est le premier responsable de la résidence des Jésuites établie en 1693. Il retourne en France en 1715, où il décède à Moulins en 1718.


• Father Nicolas Constantin de l'Halle était un prêtre récollet (franciscain) au Fort Ponchartrain du Détroit. Il est l'auteur des premiers documents concernant le fort et l'église Sainte-Anne. 

• Le 6 juin 1706, il mourut lorsqu'un groupe d'Indiens Ottawa attaqua des Indiens Miami près du fort. Le père Charlevoix raconte l'événement en ces termes : « Le Recollet Père Constantin, aumônier du fort, se promenait dans son jardin, ignorant tout ce qui se passait. Quelques Ottawas le saisirent et le lièrent ; mais Outoutagan, un de leurs chefs, qui avait pris part à l'assemblée de Montréal, où fut signée la paix générale, le détacha, et le pria d'aller dire au commandant qu'ils n'avaient aucun dessein contre les Français, et qu'il le priait de cesser de tirer sur eux. Alors que ce religieux s'apprêtait à entrer dans le fort, des Miamis volants l'ont rattrapé et une volée de mousqueterie a été tirée sur eux par des Ottawas qui les avaient aperçus. Le père Constantin fut touché et tomba mort sur le coup ». Le commandant Bourgmont est vivement critiqué pour la façon dont lui et la garnison ont géré l'incident.

• Le père de L'Halle repose dans le cimetière de la mission. Les Récollets qui l'ont suivi à cet endroit et les habitants de Détroit ont commencé à honorer son nom, croyant qu'il avait accompli des miracles grâce à leurs prières. 



Plaque, Sainte Anne's Catholic Church

125 Griswold Street, Detroit MI 48226

GPS: 42.328583, -83.045733


• Inscription:

« Il s'agit d'une réplique d'une plaque de bronze originale placée sur ce site historique par le Catholic Study Club of Detroit le 26 juillet 1926.

"Cette plaque indique le site de

L'église catholique de Sainte Anne

L'édification de ce bâtiment a commencé le 25 juillet 1701, jour du débarquement du sieur Antoine de La Mothe Cadillac. Elle fut achevée et baptisée le 26 juillet 1701, jour de la fête de Sainte-Anne. Cette église fut le premier bâtiment de Fort Ponchartrain, qui s'appela par la suite Détroit. Le premier pasteur, le révérend Nicholas Constantine de L'Halle, fut tué le 6 juin 1706 par les Indiens, le premier martyr chrétien de Détroit. La plaque de bronze originale est exposée dans le hall d'entrée du Standard Federal Savings Building.

Érigée en 1980 par le Catholic Study Club of Detroit ».



Basilique de Sainte Anne de Détroit

1000 St Anne St, Detroit, MI 48216

GPS: 42.320390, -83.076597


• Elle a été fondée le 26 juillet 1701, deux jours après qu'Antoine de la Mothe Cadillac ait débarqué à Détroit et commencé la construction du Fort Ponchartrain. Le 26 juillet est la fête de sainte Anne, patronne de la France, mère de Marie et grand-mère de Jésus. Nicolas Constantin de l'Halle et François Vaillant (jésuite) sont les deux prêtres qui accompagnent le groupe.

• C'est la deuxième plus ancienne paroisse catholique romaine des États-Unis à avoir fonctionné sans interruption. 

• Les environs de Fort Pontchartrain sont devenus la ville de Détroit. Les Indiens d'Amérique locaux ont mis le feu à l'église en 1703. Elle fut reconstruite en 1704, puis une plus grande en 1708, puis brûlée à nouveau en 1714, puis agrandie en 1722, et reconstruite à nouveau en 1755, puis en 1818, et enfin cette structure en 1886 par l'architecte Léon Cocquard. 

• Le père Gabriel Richard a été appelé à Sainte-Anne en 1796. Il a participé à la création de l'école qui allait devenir l'Université du Michigan, a créé des écoles primaires pour les garçons et les filles blancs ainsi que pour les Indiens, et a été élu représentant territorial au Congrès des États-Unis.

• Le dernier sermon en français a eu lieu en 1942... 

Père Anastase Douay

Première messe en Louisiane


Father Paul du Ru

Première chapelle en Louisiane

Ci-dessus : 

À gauche : "Prise de possession de la Louisiane et du Mississippi, au nom de Louis XIV", par Cavelier de La Salle le 9 avril 1682. Gravure dédiée au général T. Beauregard, par Jean-Adolphe Bocquin, Paris : Lemercier & Company, 1870.

Photo: https://hdl.loc.gov/loc.wdl/wdl.15512

À droite : Photographie de la « Croix de LaSalle » accrochée dans l'église épiscopale Grace à Port Lavaca, par Robert Shook. https://www.graceepiscopalportlavaca.com/la-salle-cross

• Father Paul Du Ru, prêtre jésuite actif dans la région du Mississippi, est né à Vernon, en France, dans la région de Normandie. Entré au noviciat à l'âge de vingt ans, il a terminé ses études et a été ordonné en 1698. Le Père Paul du Ru, membre de la Compagnie de Jésus, fut amené par d'Iberville après que le premier missionnaire Anastase Douay eut refusé de rester à Fort Maurepas. Il établit des contacts avec les tribus indigènes locales, telles que les Houmas, qui vivaient sur la rive est du Mississippi, à vingt miles au-dessus de la Rivière Rouge. Pendant son séjour parmi eux, il encouragea la construction d'une église de cinquante pieds de long, placée devant une croix de quarante pieds de haut. Cette initiative a ouvert la voie à d'autres missionnaires qui ont célébré la première grande messe avec les Houmas, en y incluant des chants.



Panneau, « Bayou Goula»

State Hwy 1, White Castle LA 70788

GPS: 30.205200, -91.184450


• Inscription:

“Village indien de Mugulasha capturé par les Bayogoulas. En 1699, Bienville trouve ici la lettre de Tonti adressée à La Salle en 1686. Le père Paul Du Ru construisit la première chapelle de Louisiane près du village en 1700.

Érigé en 1962 par le ministère du Commerce et de l'Industrie..”



• Le 3 mars 1699, le père Anastase Douay, membre de l'expédition d'Iberville, a célébré la première messe reconnue en Louisiane française. La première messe a eu lieu à Venise, dans la paroisse de Plaquemine, qui porte encore aujourd'hui le même nom. Il convient de noter que la première messe a peut-être eu lieu le 9 avril 1682, lorsque Robert Cavelier de La Salle a revendiqué le territoire au nom de Louis XIV. Lors de cet événement, une grande croix fut érigée. 

• La croix commémorant cet événement (on le suppose) a été récupérée au fond de la rivière en 1904 et peut être vue à Port Lavaca, TX. Robert Cavelier de La Salle a dirigé un Te Deum le 9 avril 1682, ce qui suggère que les actions liturgiques associées à une messe ont peut-être déjà été accomplies ce jour-là. Malgré le débat autour de la messe de 1699, la paroisse de Plaquemine s'est vue accorder un fort français en 1722. 

• Selon le recensement de 2000, Plaquemine compte plus de vingt mille habitants, dont près d'un millier conversent encore en français quotidiennement.



Panneau, “Venice”

Highway 23, near 137 Blanchard Ln, Buras, LA 70041

(Disparu après le passage de l'ouragan Kathrina en 2005)

GPS: 29.339480, -89.412319



• Inscription:

“Près de ce site, le 9 avril 1682, LaSalle revendiqua la Louisiane pour la France. Le père Zénobius Membre, membre de l'expédition, chante le Te Deum. Le 3 mars 1699, le père Anastase Douay, membre de l'expédition d'Iberville, célèbre la première messe enregistrée en Louisiane française.”



Croix de La Salle

Exposée à Grace Episcopal Church, 213 E Austin St, Port Lavaca, TX 77979

GPS: 28.613459, -96.622750


• Inscription:

"Cette croix a été offerte par la diaconesse Lucile Bickford.

Trouvée dans les environs de l'ancien Fort St. Louis

par W. H. Huffaker (en 1904).

On pense qu'il s'agit de l'ancienne croix de LaSalle."

Père Montigny, Père Davion, et Père St. Cosme


Cape Girardeau, Missouri

Ci-dessus:

À gauche: Cape La Croix creek, Photo: https://www.capecentralhigh.com/cape-photos/cape-downtown/cape-la-croix-creek-marker/

À droite: "Desseins de Sauvages de Plusieurs Nations", (1735. Par Alexandre de Batz. Donation Estate of Belle J. Bushnell, 1941. Peabody Museum of Archaeology and Ethnology, Harvard University, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=138422546

• François de Montigny est né à Paris en 1669 et y est décédé le 19 décembre 1742.

• En 1692, Montigny arrive au Canada à la demande de l'évêque de Québec. En 1697, il reçoit des lettres officielles le nommant vicaire général pour toute la colonie. En 1698, les directeurs du séminaire de Québec demandent la permission d'établir des missions parmi les tribus le long du Mississippi. L'évêque Saint-Vallier accepte et insiste pour que Montigny dirige les efforts.

• Montigny, accompagné de deux prêtres choisis par le séminaire de Québec, Jean-François Buisson de Saint-Cosme et Albert Davion, part de Québec. - Ils remontent la rive ouest du lac Michigan jusqu'au portage de Chicago, puis descendent les rivières Des Plaines et Illinois jusqu'au Mississippi. Ils atteignent le territoire des Indiens Arkansas, où Davion séjourne chez les Tunicas et Buisson de Saint-Cosme chez les Tamaroas. Montigny s'installe chez les Taensas et les Natchez tout proches.

• Mais son séjour est de courte durée. Les grandes distances, l'hostilité des Indiens et leurs déplacements constants l'empêchent d'accomplir un travail utile. Le 28 mai 1700, il part sur le navire d'Iberville et ne reviendra jamais. 

• Il se rend ensuite en Chine, mais est expulsé par l'empereur Kangxi. Il revient à Paris, où il meurt en 1742. Ses dernières paroles sont les suivantes : « Je meurs comme j'ai toujours pensé que c'était le cas : «Je meurs comme j'ai toujours pensé qu'il convenait à un prêtre de mourir : sans dettes et sans biens ».


• Jean-François Buisson de Saint-Cosme, prêtre du séminaire de Québec, a fondé la mission de Sainte-Famille pour la tribu Tamaroa à Cahokia, Illinois. Il est né le 30 janvier 1667 à Lauson, au Québec, est entré au séminaire à l'âge de 8 ans et est devenu prêtre à 23 ans, en 1690. 

• Il fut brièvement aumônier des Indiens Micmacs. Choisi comme pionnier pour le travail missionnaire dans la vallée du Mississippi, il s'installe dans la région de Tamaroa en avril 1699 pour relier la mission de Taensa à Québec, qui se trouve à environ 2 760 milles. Après son séjour à Sainte-Famille, il se rendit dans le bas du Mississippi en juillet 1700, remplaçant le vicaire général François de Montigny parmi les Natchez dispersés. 

• Cependant, ses efforts n'aboutissent pas en raison de la barrière de la langue et de la méfiance. Ses inquiétudes sont justifiées puisqu'il est tué par des flèches Chitimacha alors qu'il se rend à Mobile à la fin de l'année 1706.


• Albert Davion est un membre de la communauté des séminaristes de Québec. Il est né à Saint-Omer, en Artois, vers 1670 et est décédé en 1726 dans sa ville natale. Il arrive à Québec en 1690 et, en 1698, Mgr Saint-Vallier et les directeurs du séminaire le choisissent pour rejoindre l'abbé Jean-François Buisson de Saint-Cosme afin d'établir des missions en Louisiane. Bien qu'il soit considéré comme un bon prêtre, sa mauvaise santé l'empêche de s'épanouir dans la nature. - Il travaille avec les Indiens Tunicas et passe souvent de longues périodes dans les établissements français près de Mobile Bay, en Alabama. Vers 1700, il établit une mission sur les falaises du Mississippi, près de l'emplacement de Fort Adams. Cette mission avait pour but de répandre le christianisme parmi les Amérindiens de la région et devint une étape importante pour les voyageurs qui empruntaient le fleuve et les pistes reliant Natchez à La Nouvelle-Orléans. 

• Les Tunicas étaient connus pour leur amour et leur loyauté envers les Français, peut-être parce qu'ils n'avaient pas de liens étroits avec les tribus voisines. En 1719, l'historien La Harpe visite le village tonica et découvre que le père Davion est toujours présent et très respecté, même s'il critique ouvertement leur polygamie et leurs rituels païens. Le père Davion quitte la mission en 1720, mais la région reste connue sous le nom de Roche Davion (Davion's Rock) pendant de nombreuses années (en 1764, elle est rebaptisée Loftus Heights par les Britanniques). 

• En 1722, il retourne à la Nouvelle-Orléans, puis dans sa paroisse d'origine en France, où il meurt en 1726.


Plaque & Croix, «Cape La Croix creek”

122 South Main Street, Cape Girardeau, MO 63701

GPS: 37.300367, -89.519200


• Inscription:

“En 1699, les pères Montigny, Davion et St. Cosme, missionnaires français, ont érigé une croix à l'endroit où ce cours d'eau se jette dans le Mississippi.  

pour que ce soit le début du christianisme parmi les Indiens. 

Depuis lors, le cours d'eau est connu sous le nom de 

Cape La Croix Creek ». 

Inauguré le 12 octobre 1947 

Site de LaCroix Creek sur N. Kings Highway.

Déplacé sur ce site le Vendredi saint, le 10 avril 2009.

Inauguré à nouveau le dimanche de Pâques 4 avril 2010."

Père Henry Roulleaux de la Vente


Premier prêtre à Mobile, Alabama

Ci-dessus:

À gauche: Cathedral Basilica of the Immaculate Conception, Mobile, Alabama

Photo: DXR - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50262375

À droite: l'un des deux panneaux d'information près de la cathédrale

Photo par Cosmos Mariner: http://www.hmdb.org/marker.asp?marker=117245

• Henri Roulleaux de La Vente est né vers 1655 et est décédé le 9 juillet 1717. Il était un prêtre missionnaire expérimenté lorsqu'il est arrivé dans la colonie de Mobile à l'âge de 50 ans en 1704. 

- Ses premières lettres soulignent le mauvais état de santé des colons et le besoin urgent de fournitures et d'un plus grand nombre de missionnaires. Il fournit une liste détaillée des articles nécessaires, dont beaucoup étaient destinés au commerce avec les Amérindiens. L'une de ces lettres, intitulée « General Memoir of Merchandise », demandait notamment des perles de verre, des couteaux, des tissus colorés et des mousquets d'échange.

• Dans le Nouveau Monde, la religion a joué un rôle crucial pour les colons. Il est essentiel de pouvoir célébrer des rituels importants comme les baptêmes, les mariages et les funérailles. En tant que curé de la paroisse, La Vente est considéré comme un leader naturel pour les habitants de la colonie.

• En 1708, le commandant Bienville ordonne la construction d'une église, mais laisse à La Vente le soin de fournir les fenêtres, la porte et le toit. Une autre préoccupation majeure de La Vente est la pénurie de femmes blanches que les colons peuvent épouser. Beaucoup d'hommes achetaient des esclaves indiennes pour tenir la maison. Au début, La Vente est très troublé par cette pratique, que l'Église juge immorale, et il écrit fréquemment à ses supérieurs pour obtenir leur soutien. Il finit par comprendre qu'il peut aider en facilitant les mariages entre les Français et leurs partenaires indiens. Il anticipe les réactions de ses supérieurs en écrivant, en 1708, que les mariages entre Français et Indiens « n'affecteront pas négativement la lignée française ».

• En fait, les besoins spirituels des populations française et indienne sont pris en compte avec la même attention : la toute première entrée trouvée dans les registres de la nouvelle paroisse est celle du baptême d'une Indienne Apalachee (6 septembre 1703), par le père Albert Davion.



Panneau, “Cathedral-Basilica of the Immaculate Conception”

399-351 Dauphin St, Mobile, AL 36602

GPS: 30.690417, -88.045917


• Inscription :

"Les archives de la cathédrale conservent les documents relatifs à l'origine multiculturelle et diverse de Mobile. Les registres sacramentels commencés par le premier pasteur, M. Henri Roulleaux de La Vente, remontent à 1704 et documentent les premiers baptêmes, mariages et enterrements des Français, Espagnols, Britanniques, Amérindiens, Africains et Créoles de couleur à Mobile. De nombreux documents constituent la seule référence aux esclaves africains du XVIIIe siècle et comptent parmi les plus anciens de la côte du golfe du Mexique. Certains documents sont signés par les fondateurs de Mobile, Pierre Le Moyne, d'Iberville et Jean Baptiste Le Moyne, de Bienville. La cérémonie de pose de la première pierre de la cathédrale a eu lieu dans le cimetière catholique le 19 juillet 1835.

L'origine de cette cathédrale a été établie le 20 juillet 1703 par Jean-Baptiste de La Croix de Chevrieres de Saint Vallier, évêque de Québec, au fort Louis de la Mobile, premier établissement permanent de la ville. L'évêque nomme également le père M. Henri Roulleaux de La Vente pasteur de la première église officielle de la vallée du Mississippi, qui s'étend de l'embouchure du Mississippi jusqu'au Canada. Le zèle missionnaire des premiers prêtres catholiques jésuites qui accompagnaient les frères fondateurs de Mobile, Pierre Le Moyne, d'Iberville et Jean Baptiste Le Moyne, de Bienville, a été intrinsèque au développement religieux de Mobile, Alabama."

Père Pierre Gabriel Marest

Père Jean Mermet



et la Colonie de Péoria de 1711, Illinois

Ci-dessus:

Établissement des Français et des Indiens à Old Peoria, au lac Pimiteoui, l'actuel lac Peoria.

Digital Research Library of Illinois History

https://drloihjournal.blogspot.com/2018/11/the-1711-french-settlement-is-the-beginning-of-todays-peoria-illinois.html

• Pierre-Gabriel Marest est né à Laval le 14 octobre 1662 et est décédé le 15 septembre 1714 à Kaskaskia, Illinois. Marest entre au noviciat de Paris en octobre 1681. Pendant six ans, il enseigne à Vannes avant de poursuivre ses études à Bourges et à Paris. En 1694, il est envoyé au Canada et sert d'aumônier sur un navire lors d'un raid mené par Pierre le Moyne, sieur d'Iberville, contre un fort anglais dans la baie d'Hudson.

• Au cours de cette expédition, il assiste à l'attaque d'un fort anglais par les Français et à sa reddition, ce qui constitue sa première rencontre avec les Amérindiens. En septembre 1695, il est capturé par les Anglais et emmené en Angleterre comme prisonnier. Après sa libération, il retourne en France et demande à être renvoyé en Amérique en tant que missionnaire. 

• Il arrive au Québec en 1698 et est bientôt envoyé par le père Jacques Gravier pour travailler avec un village amérindien près de ce qui est aujourd'hui Peoria, dans l'Illinois. Deux ans plus tard, il accompagne la tribu des Kaskaskia dans son déplacement vers le sud, peut-être par crainte des raids iroquois, des conflits avec d'autres tribus, ou à la recherche de meilleures terres et d'opportunités commerciales dans la basse vallée du Mississippi.

• La tribu des Kaskaskia et deux prêtres, les pères Marest et Pierre François Pinet, sont d'abord arrivés sur la rive ouest du Mississippi, à la rivière Des Peres, qui signifie rivière des Pères. En 1703, les Kaskaskia choisissent de se déplacer d'une cinquantaine de kilomètres vers le sud, sur la rive est du Mississippi, près de l'endroit où se jette la rivière Michigamea, aujourd'hui appelée la rivière Kaskaskia. Ils y établirent un nouveau village et Marest passa les onze dernières années de sa vie au service du peuple Kaskaskia. Il retourna deux fois à la mission de Peoria et, au cours du second voyage, il rencontra à l'improviste son frère, le père Joseph Marest, et passa plusieurs semaines avec lui.

• Certains disent que le premier site de Peoria a commencé en 1691, mais la plupart des historiens s'accordent aujourd'hui sur la date de 1711, lorsque des soldats, des commerçants et des missionnaires français se sont retrouvés avec des milliers d'Indiens de l'Illinois. De nombreux commerçants et soldats français ont également épousé des Indiens Illinois, formant ainsi une communauté diversifiée. 

• Certains des habitants de Peoria d'aujourd'hui peuvent faire remonter leur arbre généalogique à l'époque de La Salle.

• Au cours de l'été 1711, le père Marest, un prêtre jésuite du Canada, prêcha aux Indiens à Cahokia et, par la force de son éloquence, un grand nombre d'entre eux se convertirent au christianisme. Parmi ces convertis se trouvait un chef nommé Kolet, originaire de Peoria, qui se trouvait alors à Cahokia, en visite chez des amis. Le chef demanda au père Marest de l'accompagner chez lui, dans son village du lac Peoria, et d'annoncer le salut à son peuple. 

• La mission de Kaskaskia prospère et Marest gagne le respect des Amérindiens et des colons français. Il devint un excellent linguiste dans les langues amérindiennes, mais aucun de ses écrits n'a été découvert. Marest est décédé à Kaskaskia le 15 septembre 1714, lors d'une épidémie.


• Jean Mermet était un missionnaire jésuite dans la région de l'Illinois de 1698 à 1716. Il est né le 23 septembre 1664 à Grenoble.

• Mermet a commencé son parcours religieux en tant que novice à Avignon en 1683. Il étudie à Embrun de 1685 à 1686 et enseigne ensuite à Carpentras, Roanne et Vesoul. Il termine ses études de théologie à Dole entre 1692 et 1696 et passe sa dernière année à Salins avant d'arriver au Canada en 1698.

• Dès son arrivée, il est envoyé dans l'Ouest pour aider la mission de l'Ange gardien à Chicago et dans les villages voisins de Miami-Illinois. Le père François Pinet, qui dirige la mission, y passe l'été mais se rend sur la rivière Illinois ou rejoint les Indiens pour les chasses d'hiver. En 1702, Mermet prend la direction de la mission, Pinet ayant déménagé chez les Kaskaskias en 1700.

• Mermet rejoint la mission de Kaskaskia vers 1705 ou 1706 et y sert jusqu'à sa mort en 1716.

• En 1706, Mermet a aidé le père Jacques Gravier, qui était tombé dans une embuscade et avait été blessé par des Peorias. Il soigna le bras de Gravier, lui prodigua des soins et l'envoya à Mobile. Gravier note en 1707 que Mermet a des problèmes de santé en raison de son intense dévouement. Le père Marest reconnaît également l'engagement de Mermet, déclarant que malgré sa mauvaise santé, il était le cœur de la mission.

• Pendant son séjour à Kaskaskia, Mermet est très actif. Il célèbre des baptêmes, des mariages et des funérailles, sert les communautés indiennes voisines et s'efforce d'établir des relations amicales avec les Peorias, qui lui sont hostiles. En février 1715, Mermet exprime sa tristesse à la suite du décès de son cher ami, Pierre-Gabriel Marest, qu'il qualifie de « missionnaire d'un dévouement sans égal ». 

• Mermet décède à Kaskaskia le 15 septembre 1716. En décembre 1727, le père Jean-Antoine Le Boullenger réinhume sa dépouille dans la nouvelle paroisse de Kaskaskia. Tout au long de sa carrière, Mermet n'a pas eu à faire face à des scandales ou à des controverses majeures. Il représente le missionnaire engagé qui, malgré les difficultés physiques, a travaillé sur la frontière pendant de nombreuses années. Les missions de l'Illinois ont prospéré en grande partie grâce à Gravier et Marest, qui ont tous deux reconnu le dévouement et le soutien de Mermet. Mermet est fier de faire partie d'un effort missionnaire que Gravier décrit comme tellement occupé qu'ils « ont à peine le temps de respirer » en raison du nombre croissant de nouveaux convertis enthousiastes.



Panneau “Site de la Colonie de Péoria”

Peoria Park District Rock Island Greenway, 2 Caroline Street , Peoria, IL 61603

GPS: 40.701300, -89.571200


• Inscription:

“Lorsque le père Marquette, le missionnaire, et Louis Joliet, le commerçant, premiers hommes blancs à avoir vu le site de Peoria, ont débarqué ici à l'été 1673, il y avait un village indien à cet endroit. 100 ans plus tard, les Français y ont construit un village et un fort. Érigé en 1968 par la Société historique de Peoria.”

Tant d'autres missionnaires (et les religieuses!)


méritent qu'on se souvienne d'eux...

Ci-dessus :

En haut : Les premières Ursulines avec des élèves indigènes au Québec (Library and Archives Canada/C-010520)

https://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/ursulines

En bas à gauche : Dessin architectural d'Ignace François Broutin, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8941065

En bas à droite : Ancien complexe du couvent des Ursulines, quartier français, Nouvelle-Orléans. Vue extérieure à l'intérieur des murs du complexe du côté de Chartres Street. Photo: par Infrogmation of New Orleans https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10074405

Il ne faut pas oublier le rôle des religieuses en Nouvelle-France, que ce soit à Québec ou à La Nouvelle-Orléans. Malheureusement, il existe peu de témoignages de leur présence dans les missions, car elles n'étaient probablement pas exposées aux dangers du voyage dans les coins les plus reculés de ces vastes contrées. La grande majorité d'entre elles demeurent anonymes pour l'éternité.


• Le Couvent des Ursulines est une série de couvents historiques d'Ursulines à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane. En 1727, à la demande du gouverneur Étienne Perier, des religieuses du couvent des Ursulines de Rouen (Normandie) se sont rendues à la Nouvelle-Orléans pour y fonder un couvent, gérer un hôpital et s'occuper de l'éducation des jeunes filles.

• C'est le plus ancien et le seul bâtiment colonial français subsistant à la Nouvelle-Orléans.


Plaque, “Vieux Couvent des Ursulines 1749-1753”

1100 Chartres St, New Orleans, LA 70116

GPS: 29.960700, -90.060683


• Inscription (extraits):

“Près du site du premier bâtiment érigé en 1734

Résidence des religieuses Ursulines venues de France 

« pour soulager les pauvres et les malades

et assurer l'éducation des jeunes filles ». 

Première école de filles en Louisiane

Le plus ancien bâtiment de la vallée du Mississippi

Érigé en 1995 par la Louisiana Society, 

Société nationale des Dames coloniales du XVIIe siècle.”

Ci-dessus:

À gauche : Missionnaire jésuite instruisant les Indiens ; d'après une gravure datant de 1885. Avec l'aimable autorisation du Illinois State Museum, Springfield, IL. Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20252124

À droite : Mission jésuite, « Sainte Marie chez les Iroquois »

6680 Onondaga Lake Pkwy, Liverpool NY 13088

GPS: 43.092850, -76.195717 Photo: Chapelle à l'intérieur de la palissade de la mission, 

Par Jac meyers - https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20446003

• Tant de missionnaires méritent d'être commémorés. Seuls quelques-uns d'entre eux, et seulement quelques-uns de ces monuments, tablettes et plaques sont sélectionnés dans ce Bulletin. 



• Il existe une plaque dans la ville de Lima, au nord de l'État de New York, qui rend hommage à plusieurs autres missionnaires :


Plaque, “1668-1709”

Honeyoye Falls road no. 6, Lima NY 14485

GPS: 42.945700, -77.612133


• Inscription:

“C'est à proximité de ce site que les missionnaires catholiques ont érigé des lieux de culte dans les villages Sénéca les plus à l'ouest de la Confédération iroquoise.

La chapelle de La Conception fut construite en 1668 à Totiakton (près de Rochester Junction) et la chapelle Saint-Jean fut érigée en 1669 à Gandachiragou sur la route de Lima. 

Les missionnaires résidents étaient :

P. James Fremin, S. J. (1668-1670) / P. Julien Garnier, S. J. (1669-1683)

P. Peter Raffiex, S. J. (1672-1680)

Les visiteurs notables : P. René Galinee, S. S. (1669) / Le Sieur de la Salle (1669) / P. James Bruyas S. J. (1673) / Wentworth Greenhalg (1677) / P. Louis Hennepin, Recollet (1679)

Après la destruction par l'armée de Denonville en 1687, un nouveau village a été fondé sur Spring Brook (à proximité).

Les missionnaires étaient :

P. Julien Garnier, S. J. (1701-1703) / P. Vaillant de Gueslis, S. J. (1702-1707) / P. James D. Heu, S. J. (1707-1709)

Lorsque les circonstances politiques ont contraint les missionnaires français à se retirer définitivement de cette région, le ministère de la religion auprès des Indiens chrétiens s'est poursuivi grâce aux contacts avec les missions canadiennes, où de nombreux descendants des Sénécas persévèrent encore dans la foi apportée à cette localité par les hommes de Dieu susmentionnés.

Érigé en 1933 par l'Ordre de l'Alhambra ».


Ci-dessus:

Fort Ouiatenon

3129 S River Rd, West Lafayette, IN 47906

GPS: 40.405350, -86.964583

À gauche: Plaque apposée sur le mur de la maison en rondins , https://indianacatholic.mwweb.org/?p=3221

À droite : Entrée du Fort Ouiatenon, lieu de naissance d'Antoine Foucher

Photo: https://www.tippecanoe.in.gov/facilities/facility/details/Fort-Ouiatenon-3

À leur tour, tous ces missionnaires ont préparé le terrain pour l'émergence de nouvelles générations de prêtres locaux, autochtones, et ont contribué aux fondations spirituelles des Etats-Unis.


• C'est ainsi qu'Antoine Foucher, « premier prêtre américain de l'Ouest », est arrivé à West Lafayette, dans l'Indiana, où il y avait une mission.


• Le site de cette mission est considéré comme la première concession de terre enregistrée dans la région qui constitue aujourd'hui l'État, accordée en 1686 aux missions jésuites avec la stipulation qu'elles devaient construire une maison et une chapelle dans un délai de trois ans. Le père Allouez, fondateur de l'église de l'Indiana, est décédé ici en 1689, et le père Claude Aveneau lui a succédé. Bien que la mission ait connu des interruptions en raison de conflits avec les Miamis, elle a été rétablie en 1706 sous la direction du père James Gravier. En 1719, des missionnaires jésuites étaient présents à Fort Ouiatenon sur la Wabash, près de l'actuelle Lafayette, et plus tard à Fort Miami, où se trouve Fort Wayne, poursuivant leur travail jusqu'en 1733 à Poste au Ouabache, aujourd'hui connu sous le nom de Vincennes. 

• Le 22 juillet 1741, un enfant du nom d'Antoine Foucher naît à Fort Ouiatenon, qui deviendra le premier natif de l'État à recevoir les ordres sacrés. Il est ordonné le 30 octobre 1774 pour le diocèse de Québec, dont l'Indiana fait partie.


Plaque, « Site de la maison natale du Révérend Anthony Foucher »

Le premier prêtre américain de l'Ouest.

3129 S River Rd, West Lafayette, IN 47906

GPS: 40.405350, -86.964583


• Inscription:

“Site de la maison natale du

Révérend Anthony Foucher

Le premier prêtre américain de l'Ouest.

22 juillet 1741 - 12 juin 1812

Érigé en 1961 par le Catholic Womens Study Club.”



Nous terminerons cet article par un hommage à l'un des derniers religieux nés français en Nouvelle-France, qui a vécu le changement de souveraineté (et d'allégeance) de la France aux États-Unis.


Comme il se doit, il est devenu un véritable patriote américain :

Père Pierre Gibault


"Le prêtre Patriote", Vincennes, Indiana

Ci-desssus:

À gauche: Statue de Father Gibault, Photo National Park Service, Public Domain

À droite: The St. Francis Xavier Cathedral (Basilique Saint-François-Xavier de Vincennes) Photo: par hbherman - Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21096664

Lorsque la Nouvelle-France devient américaine en 1803, la population française locale prête allégeance au gouvernement des États-Unis. 


Une plaque et une statue rendent hommage au Père Pierre Gibault.


• Le Père Pierre Gibault (1737 - 1802) était un prêtre jésuite dans le Territoire du Nord-Ouest et un patriote américain. En 1770, il bénit la petite chapelle en bois qui avait été érigée à Paincourt, le site actuel de Saint-Louis. Le territoire était encore considéré comme une frontière dangereuse, et Gibault portait un fusil et deux pistolets... Le père Gibault a été représenté sur une pièce de monnaie de collection pour célébrer le bicentenaire de l'accession à l'État de l'Indiana.

• En 1935, une statue en bronze du père Gibault a été sculptée par Albin Polasek et érigée dans le parc, devant la cathédrale Saint-François-Xavier.

• La date nous semble erronée, à moins qu'elle n'indique un simple mouvement de ralliement à la cause des "Insurgés". 1778 est l'année de la signature du Traité d'Alliance, de Commerce et d'Amitié avec les Etats-Unis qui n'avaient pas encore obtenu leur indépendance. En 1778, les territoires de la Nouvelle-France étaient sous administration espagnole en vertu du "Pacte de Famille" après la perte de l'Amérique septentrionale en 1763. Ils ne revinrent sous administration française que brièvement jusqu'à la vente de la Louisiane par le Premier Consul Napoléon Bonaparte en 1803.


Statue, “Pierre Gibault, 1737-1802” – Vincennes, Indiana

Basilica of St Francis Xavier, 401 S 2nd St, Vincennes, IN 47591

GPS: 38.679183, -87.533767


• Inscription:

“Vicaire général du pays des Illinois 

qui, en 1778, obtint l'allégeance aux États-Unis 

de la population française de Vincennes

Érigée en 1935.”



Le troisième et dernier volet de notre série sur les missionnaires français aux États-Unis raconte le rôle important qu'ils ont joué lors de la conquête de l'Ouest américain dans les années 1800. 


Homage au Sergeant Vernon (William) Booth Jr. 

Lafayette Flying Corps

"Mort Pour la France"

10 Juillet 1918, Royaumont-Asnieres-sur-Oise, France.


Nous poursuivons notre série entamée en octobre dernier avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur : 

https://conta.cc/3Qz0Xjl (version originale en anglais)

https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)


Ci-dessus:

En haut à gauche: Page extraite du Livret Militaire

https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m00523ad22c99c31/5242c7e3aa2f0

En haut à droite: Sgt. Vernon Booth en uniforme d'aviateur français.

Photo: https://www.findagrave.com/memorial/55963989/william-vernon-booth#view-photo=148055139

Au centre et en bas: Mémorial Escadrille La Fayette, Domaine National de Saint Cloud

5 Bvd R. Poincaré - 92430 Marnes-la-Coquette (western suburb of Paris)

GPS: 48.836638, 2.172146 hotos by TC © ASSFI 2016

Décorations:

Légion d'Honneur (à titre posthume), Médaille Militaire, Croix de Guerre avec palme.


Service:

• Le sergent Vernon Booth est né à Chicago le 8 octobre 1889. Il est le fils de William Vernon Booth et de Nellie (Lester) Booth. Il est entré à Harvard dans la promotion 1913 et, après avoir obtenu son diplôme, il est entré à l'école de droit de New York. Après avoir terminé ses études, il est entré dans le cabinet d'avocats Platt and Field. Le 19 mai, il quitte New York pour la France, où il rejoint le Lafayette Flying Corps. Il reste au service de la France tout au long de sa carrière et n'est pas transféré dans le corps expéditionnaire américain, bien qu'une commission lui ait été offerte. 


• Le 10 janvier 1918, « Rat » Booth est affecté au front avec l'Escadrille SPAD 96. Il vole continuellement avec cette escadrille, à l'exception d'une permission de dix jours qui lui est accordée pour avoir abattu un avion ennemi. Il en profite pour épouser Ethel Forgan, la fille de David R. Forgan, un financier de Chicago, le 27 avril à Paris. Après un voyage de noces à Cannes, Booth retourne au front le 14 mai tandis que Mme Booth reprend son travail à la cantine du Y.M.C.A.


• Le sergent Booth a volé avec son avion français SPAD 96 jusqu'au 25 juin 1918, jour où il a été blessé lors d'un combat aérien près de Longpont. Ce jour-là, Booth était en patrouille lorsqu'il s'engagea avec quatre camarades dans un violent combat contre 18 Fokkers. En infériorité numérique, Booth tente désespérément de s'extraire de la mêlée. Lui et ses compagnons étaient dix-huit fois plus nombreux que lui, et une balle lui a brisé la jambe, tandis qu'une autre a mis le feu à sa machine. Il s'évanouit et sa machine commence à tomber, mais les flammes sont éteintes par la poussée d'air et il reprend suffisamment conscience pour redresser sa machine. Mais le moteur de Booth s'est arrêté et il effectue un atterrissage forcé près de Longpont, au centre du No Man's Land.


• Les balles des tranchées allemandes se déversent sur le chasseur abattu de Booth. Malgré de graves blessures et brûlures, il s'extirpe de son appareil et y met le feu pour qu'il ne tombe pas entre les mains de l'ennemi. Il rampe ensuite dans le No Man's Land jusqu'à ce qu'il soit secouru par les troupes françaises.


• Booth est évacué vers le Scottish Woman's Hospital de Royaumont où il est amputé de la jambe droite pour tenter de sauver sa vie. Le 4 juillet, il a été décoré de la Médaille militaire française et de la Croix de guerre, avec palme. Le 10 juillet 1918, avec sa femme à ses côtés, le jeune homme de 29 ans a succombé à ses blessures et a été enterré à Royaumont-Asnières-sur-Oise. Le sergent Booth a été décoré de la Légion d'honneur à titre posthume.

Extrait de « The Lafayette Flying Corps : The American Volunteers in the French Air Service in World War One, » par Dennis Gordon. Schiffer Military History, Atglen, PA : 2000. Page 63.

∼

• Le sergent Vernon Booth est enterré dans la crypte du Mémorial de l'Escadrille Lafayette, à Marnes-la-Coquette, en banlieue parisienne.

ANNONCES ET DATES IMPORTANTES

Our Hermione Fund raising appeal continues!


• This past November, our Society helped launch the US Fund raising campaign to help Save the Hermione and have it sail back in time for the United States Semiquicentennial. This is an ongoing campaign and all donations are tax-deductible.

Célébrations du 75e anniversaire

du Train de la Reconnaissance française

"Merci Train"

•  Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du "Train de la Reconnaissance Française", affectueusement appelé "Le Train Merci" (novembre 2022 : "Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français").

https://conta.cc/3OLtgJ3 (version originale en anglais)

https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)


• 2024 est le 75e anniversaire du "Train de la reconnaissance", un geste d'amitié et de gratitude du peuple français envers les Américains qui ont offert 49 wagons remplis de cadeaux pour chaque État en 1949.


• Le Merci Train, le 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, les gardiens des différents wagons du "train Merci" dans plusieurs États organisent des célébrations tout au long de l'année. Nous sommes honorés d'aider à faire passer le message.


• Le Musée historique de Holly Hill prévoit avec notre Société, représentée par Brigitte van den Hove-Smith, Déléguée Générale Adjointe, South East USA, une commémoration spéciale à Holly Hill, Daytona Beach, FL au wagon de Floride le 11 novembre à 11h00, avec le Consulat Général de France à Miami. Restez à l'écoute pour plus de détails !


• Encore un "Save the Date" : Le 2 février 2025 pour la re-dédicace du wagon Hawai'i, actuellement en cours de restauration grâce à M. Jeff Livingston, historien, chef de projet 40 & 8, Hawaiian Railway Society, et à des bénévoles, ainsi qu'au soutien enthousiaste du chapitre Aloha, NSDAR, des Filles de la Révolution américaine, Laura Ingenluyff, vice-régente de l'État, Hawai'i NSDAR. Voir les photos ci-dessous que nous venons de recevoir, montrant les efforts incroyables qui sont déployés pour sauver cet artefact historique.


• David Knutson, de la 40&8 National Box Car Association, a partagé cette courte vidéo : réalisée en 2011, il s'agit d'une excellente vidéo sur l'histoire du Forty and Eight. Créée pour une unité de média interactive pour le Southern Museum of Civil War & Locomotive History (en association avec le Smithsonian) pour leur nouvelle aile éducative centrée sur le « Train de la Merci ». Crédité à Ava Wilkey du Southern Museum of Civil War and Locomotive History.  https://vimeo.com/18495973

Il y a un lien sur la page d'accueil de leur site web: https://texasboxcar.org/

Ci-dessus:

Wagon du "Merci Train" offert à l'Etat de Géorgie, Southern Museum of Civil War and Locomotive History

2829 Cherokee Street, Kennesaw, GA 30144

GPS: 34.024222, -84.614231

Photo: par JJonahJackalope, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=110227153



La restauration du wagon d'Hawai'i est terminée!

Ci-dessus : 

Nous félicitons M. Jeff Livingston pour sa remarquable contribution à la restauration du wagon couvert du Hawai'i Merci Train qui a retrouvé son aspect d'origine! Sous sa direction, de nombreux bénévoles, y compris des membres du Hawai'i DAR Aloha Chapter, se sont joints au travail de préservation historique, avec un enthousiasme tout à fait louable.

Ne manquez pas cet article dans le Honolulu Civil Beat:

Denby Fawcett: Restoring A Giant Symbol Of Postwar Generosity And Friendship 

Photo: courtesy Laura Ingenluyff, DAR

ALBUM PHOTOS



Bicentenaire de la Tournée d'Adieux de Lafayette

Sélection de commémorations dans les Etats de New York, Connecticut, Rhode Island, Massachusetts

Ci-dessus: le reconstitueur Mark Schneider devant la Statue de la Liberté

Photos Kat Smith courtesy American Friends of Lafayette

Video clip courtesy Consulate General of France

https://fb.watch/u0ML-wmLKv/


"Nous estimons que 6 millions de personnes ont vu Lafayette, c'est plus que la tournée des Beatles. Il fut le premier 'rock star' ” - - Chuck Schwam, executive director, The American Friends of Lafayette.


Vous trouverez ci-dessous une petite sélection des dizaines d'événements qui ont déjà eu lieu depuis le 16 août, date à laquelle nous avons accueilli le général Lafayette dans le sud de Manhattan. 


Pour une couverture plus complète, nous vous invitons à visiter la page Facebook de The American Friends of Lafayette à l'adresse suivante: https://www.facebook.com/AmericanFriendsofLafayette

Chaque jour, presque chaque heure, vous pouvez trouver les dernières mises à jour sur les événements à venir, et découvrir tout ce que vous avez manqué ! Mais vous pouvez vous rattraper, il reste encore 12 mois.


Seventh Regiment, NY National Guard

Park Ave Armory:

Ci-dessus : Signature de livres à l'armurerie de NY Park Avenue - Septième Régiment, NYNG, avant la réception au Consulat général de France (photos dans notre Bulletin d'août).


Westchester County (New Rochelle, Rye):

Ci-dessus : 18 août : Comté de Westchester (New Rochelle, Rye). Félicitations à la Huguenot & New Rochelle Historical Association, à la New Rochelle Public Library, à la Rye Historical Society, à la Rye Free Reading Room, aux élus municipaux et aux autres organisations qui ont organisé des cérémonies, des expositions, des spectacles et d'autres activités pour marquer le 200e anniversaire du retour de Lafayette en Amérique et de son passage dans le comté de Westchester ! Lafayette a assisté aux événements, accompagné par les American Friends of Lafayette.



Old Lyme, CT:

Ci-dessus : 22 août : Société historique de Old Lyme, CT. Michael Halbert, reconstituteur de Lafayette, s'est joint à une foule nombreuse au 55 Lyme Street pour un petit-déjeuner continental, une exposition d'objets datant de 1824, une proclamation du conseil municipal, une playlist de musique de 1824 et une visite à pied de Lyme Street pour voir le marqueur du sentier Lafayette et la maison McCurdy au 1 Lyme Street, visitée par Lafayette en 1778 et en 1824.


East Providence, Rhode Island:

Ci-dessus : 23 août : Lafayette n'a passé qu'une journée dans le Rhode Island, mais quelle journée ! Norman Desmarais, président du Comité Lafayette du bicentenaire de Rhode Island (qui est également délégué régional du Souvenir Français) a travaillé avec de nombreux bénévoles de diverses associations pour faire de cette journée un succès retentissant. Le maire DaSilva a lu une proclamation de la ville d'East Providence, suivie de la lecture de la proclamation du maire de Providence. Le groupe La Capricieuse a joué de la musique folklorique française pendant l'heure du cocktail et pour la danse après le dîner. Un grand merci à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette journée : Elizabeth Sulock pour la John Brown House 

Bob DaSilva, maire d'East Providence, Rhode Island, musique de La Capricieuse. 

Photos prises par Kathy Becker, Alan Van Wert, Elizabeth Sulock, Kiley Knott, Chuck Schwam et Lexington 250, East Providence Historical Society, Battle of Rhode Island Association, Lafayette Dinner and Ball in Rhode Island, Rhode Island History, Arts & Culture.



Boston, Massachusetts:

Ci-dessus : Le 24 août à Charleston Navy yard et à Boston. Les parcs nationaux de Boston et leurs partenaires ont accueilli le Marquis de Lafayette à l'USS Constitution, ainsi qu'un défilé de Feneuil Hall au Boston Common au Lafayette Memorial. Au cours du week-end, plus de 35 groupes ont participé à divers événements. Photos avec l'aimable autorisation de M A Barker Photography


Marblehead, Massachusetts:

Ci-dessus : Le 31 août au manoir Jeremiah Lee, Marblehead, MA. Lauren McCormack et le Marblehead Museum ont organisé cet événement avec les American Friends of Lafayette, en présence de Jenny Armini, représentante de l'État à la Chambre des représentants du Massachusetts (photo en bas à gauche), du conseil municipal et du Glover's Marblehead Regiment.


Bolton, Massachusetts:

Ci-dessus : Lundi soir 2 septembre, la Bolton Historical Society, en partenariat avec les American Friends of Lafayette, a salué l'arrivée du « Marquis de Lafayette » à la maison Wilder, à l'occasion du 200e anniversaire de la première visite de Lafayette à la maison de Sampson Vryling Stoddard (S.V.S.) Wilder à Bolton. Recréant cette visite, Tim Fiehler, président de la Bolton Historical Society, a accueilli la foule rassemblée devant le manoir Wilder. Il a présenté « Lafayette » (le reconstituteur Michael Halbert) qui a parlé de son amour du pays. William P. Dunham, Jr, ancien président de la Mass. Lafayette Society et sixième arrière-petit-fils de S.V.S. Wilder, qui s'est exprimé à cette occasion. Photos : avec l'aimable autorisation de William Dunham, Cyndy Saari The Bolton Independent



Old Sturbridge, Massachusetts:

Above: a commemorative ceremony was held on the Sturbridge Common, the exact grounds where Lafayette stopped in 1824. The event featured an actor portraying Lafayette accompanied by the Sturbridge Militia, performances by the Old Sturbridge Village Singers and Dancers, a cannon firing, speeches, and great fanfare.


Concord, New Hampshire:

Ci-dessus : La taverne Wright et le groupe de justice raciale de la première paroisse de Concord, 20 Lexington Road, dans le sanctuaire, ont organisé cette célébration. Parmi les orateurs figurent l'historien Robert Gross, la directrice exécutive de la Robbins House, Jen Turner, et le directeur exécutif de Concord Prison Outreach, Sam Williams. Une réception a suivi à la Taverne historique Wright. 



Salem, Massachusetts:

Ci-dessus : un pique-nique rouge, blanc et bleu dans le parc de Chestnut Street a été organisé avec l'invité de la nation à Salem, MA. Les participants ont attendu l'arrivée de Lafayette en calèche, ont pique-niqué dans le parc, ont confectionné des rubans historiques pour célébrer la journée, ont joué à des jeux populaires des années 1820 et se sont entretenus avec des interprètes de l'histoire vivante. Hamilton Hall était ouvert aux visites libres. Présenté en partenariat avec Salem Athenaeum, Hamilton Hall, Historic New England Phillips House, Pickering House, Creative Collective et Essex National Heritage.


Photos : Jan O'Sullivan.



New Haven, Connecticut:

Ci-dessus : Le 4 septembre au New Haven Museum, CT : Le marquis de Lafayette a terminé sa tournée triomphale dans le Connecticut ce jour-là, le 4 septembre, il y a exactement 200 ans ! Nous avons été ravis d'accueillir Lafayette - tel que représenté par le reconstituteur Michael Halbert - au NHM pour une célébration de bienvenue pendant son voyage ! Photos : Defining Studios.

Portsmouth, New Hampshire:

Ci-dessus : Pour célébrer la visite historique du général Lafayette à Portsmouth le 1er septembre 1824, plusieurs événements ont été organisés, notamment une visite du manoir du gouverneur Langdon, comme Lafayette l'avait fait à cette date il y a 200 ans. Plus tard dans la soirée, un dîner est organisé à Strawbery Banke, parrainé par les American Friends of Lafayette. Le général est arrivé en calèche et a emprunté la rue Hancock jusqu'à la rue Pleasant. Photos de Jan O'Sullivan.


Greenland, New Hampshire

Ci-dessus : Lafayette a traversé North Hampton jusqu'à Greenland où il a été accueilli à la borne du sentier Lafayette au Greenland Parade Common à midi (484 Portsmouth Ave, Greenland, NH). Photos de Jan O'Sullivan.



Hamptons and Hampton Falls, New Hampshire:

Ci-dessus : En haut : Hampton, NH, 4 septembre : Au cours de sa tournée éclair dans le New Hampshire, il s'est arrêté à Hampton à Meetinghouse Green à 10h30 (Tuck Museum, 40 Park Ave, Hampton, NH), le Marquis a été accueilli par la Hampton Historical Society et son programme « Jubilee of Liberty » après que sa calèche ait fait le tour de Founders Park devant des habitants agitant des drapeaux. La SAR Color Guard, du café français et des pâtisseries ont été servis pour célébrer son arrivée. Au milieu et en bas : Hampton Falls, NH : Lafayette, joué par Ben Goldman, est arrivé en calèche au Hampton Falls Town Common, 1 Lincoln Ave, Hampton Falls NH à 9h00 où il a été accueilli et honoré lors de l'inauguration publique d'un nouveau marqueur du sentier Lafayette. La garde de couleur de la SAR a fait un salut militaire sur le terrain communal. La représentante de l'État Susan Porcelli a lu une proclamation annonçant la Journée Lafayette à Hampton Falls. Photos de Jan O'Sullivan.



Arlington, Massachusetts:

Ci-dessus : L'événement s'est déroulé à la Société historique d'Arlington, 7 Jason Street, Arlington, MA. Le musée était ouvert et les visiteurs ont pu admirer la maison Jason Russell adjacente. Une exposition d'objets liés à Lafayette, notamment des gants et un verre, a été organisée. Des panneaux d'information sur Lafayette et la tournée d'adieu ont été exposés. Il y a également eu une magnifique rencontre avec les interprètes, dont Lafayette. 


Lexington, Massachusetts:

Ci-dessus : À l'approche du semi-centenaire (250e anniversaire) de la bataille de Lexington, la Lexington Historical Society a pris l'initiative de reconstituer la visite de Lafayette à Lexington en 1824, à l'occasion de son 200e anniversaire, sur le site d'origine de la place d'armes de Lexington, au 1625 Massachusetts Ave, Lexington, MA. Le Battle Green était entouré de drapeaux, un canon d'artillerie retentissait, le Beffroi sonnait, les habitants de la ville se rassemblaient pour accueillir Lafayette avec une reproduction de la bannière originale qui disait : « Bienvenue, ami de l'Amérique, sur le lieu de naissance de la liberté américaine » ; « Des écoliers fêtent l'événement, les filles vêtues de blanc et les garçons endimanchés serrant des bouquets dans leurs mains ; des reconstituteurs représentant les survivants de la bataille du 19 avril 1775 sont assis autour d'un monument ; un reconstituteur du major Elias Phinney se tient prêt à prononcer un discours de bienvenue ; et un reconstituteur de Lafayette marche sur le Green sous un arc de triomphe. Photos de Jan O'Sullivan.

YouTube: https://youtu.be/E8mRaoKcrlQ?si=rMlDZPyg3vcF8vbB

Lexington Observer: https://lexobserver.org/2024/09/04/lafayette-returns/


Scotch Plains, New Jersey:

Ci-dessus : La taverne Stage House, qui existe depuis les années 1700 à Scotch Plains, a accueilli l'un de ses clients les plus célèbres, le général Marquis de Lafayette, qui avait dîné dans cet établissement il y a deux siècles. Le Stage House a fait don d'une partie des bénéfices de la journée aux American Friends of Lafayette, fier sponsor officiel de la commémoration de la tournée d'adieu du général. Des représentants de la municipalité de Scotch Plains, dont le maire Josh Losardo, qui a lu une proclamation, étaient présents pour la célébration de Lafayette. 


Symposium national Lafayette

à Fairfield University:

Ci-dessus : Lafayette et la lutte permanente pour les droits de l'homme et les gouvernements démocratiques Présenté avec le symposium des American Friends of Lafayette, le bureau du président de l'université de Fairfield, le département d'histoire et le collège des arts et des sciences. Les American Friends of Lafayette ont organisé un symposium d'une journée sur le marquis de La Fayette, visant à encourager et à promouvoir les relations personnelles par le biais d'une recherche continue sur l'histoire qui a commencé avec la guerre d'indépendance américaine, et a inclus des documents et des découvertes passées et présentes qui éclairent davantage la vie de ce leader visionnaire français.L'enregistrement de l'événement n'a pas encore été diffusé pour ceux qui n'ont pas pu y assister ou le regarder de chez eux. Il sera disponible ici: https://quickcenter.fairfield.edu/thequicklive/index.html

Courtesy: Fairfield University



Albany, New York:

Ci-dessus : Les Amis américains de Lafayette et les Filles de la Révolution américaine ont célébré le 200e anniversaire de la visite du Marquis de Lafayette à Albany, en présence de: Assembly member Patricia A. Fahy, New York State Representative, Albany Mayor Kathy Sheehan and Daniel McCoy, Albany County Executive.


Eglise Notre-Dame, Manhattan

Ci-dessus : 14 septembre : Chuck Schwam, directeur exécutif des American Friends of Lafayette et Thierry Chaunu, président de notre Société ont déposé une gerbe du Souvenir Français au pied de la statue de Lafayette et George Washington à Lafayette Park, West 114th Street et Manhattan Avenue, et nous avons été honorés par la présence du nouveau Consul Général de France à New York, M. Cédrik Fouriscot. Une conférence et un programme musical ont suivi à l'église Notre-Dame, toute proche. Nous remercions chaleureusement le Révérend Peter A. Heasley, S.Th.D., Pasteur de la Paroisse du Corpus Christi et de Notre Dame pour son accueil, le Dr Toivio et M. Kouadio pour la préparation d'un programme musical unique, Diane Shaw pour sa présentation des valeurs humanistes de Lafayette, ainsi que Mme Françoise Cestac et le Professeur Clément Mbom, respectivement Présidente d'honneur et membre du Conseil d'administration de l'Association des Amis de Lafayette. The American Society of Le Souvenir Français Inc.

Photo: courtesy of Anne Mousson-Lestang, Daniel Falgerho, Federation of French War Veterans

Bulletin August 2024 - The legacy of Lafayette in America

https://conta.cc/3X90SWQ (original version in English)

https://conta.cc/3YQTmRG (version en français)

Célébrations du 80e anniversaire du débarquement allié

en Provence


Opération Dragoon


3e division d'infanterie « Rock of the Marne ».

Ci-dessus : Depuis le 14 août, le capitaine à la retraite de l'armée américaine C. Monika Stoy, présidente de The Outpost 5845, International Outpost of the Society of the 3rd Infantry Division (3rd ID), a assisté à plus de 70 cérémonies et événements significatifs pour célébrer le 80e anniversaire de l'opération Dragoon.

Parmi les grandes et petites villes qui ont rendu hommage à leurs libérateurs américains, Aix-en-Provence, Montélimar, et plus au nord Vy-lès-Lure (Haute Saône), Besançon, Vesoul....Ces commémorations se poursuivront jusqu'à Strasbourg et les municipalités d'Alsace plus tard dans l'année.


An Invitation in Washington D.C., Sept 25-27, 2024:

ÉVÉNEMENTS À VENIR


Tournée d'adieu à Lafayette Bicentenaire

Pour une liste complète, visitez le site: Lafayette200.org


(Nous ne donnons ci-dessous dans la version en français de notre Bulletin que des événements en ligne susceptible d'intéresser nos lecteurs en France)

Vouspouvez vous inscrire à la conférence virtuelle (en français) du mercredi 25 septembre 2024 (2:00 pm-ET / 8:00 pm Paris time) par Eric Simonis

Professeur de français et conférencier. Organisée par The Athenaeum of Philadelphia.

Le thème est Le marquis de La Fayette, de l'enfance à la guerre d'indépendance américaine. L'inscription est gratuite sur ce lien :

https://philaathenaeum.org/event-detail/?event_id=21702


Cette présentation est la première d'une série de trois. En novembre et décembre, nous aborderons les thèmes suivants :

- La Fayette sous la Révolution française et l'Empire (1789-1814)

- La Fayette sous la Restauration (1815-1834)

La Société historique de Middlebury a besoin de votre aide !


La Middlebury Historical Society, basée à Middlebury, Connecticut, cherche à commémorer le campement du général Rochambeau et de l'armée française sous son commandement qui ont campé à Breakneck Hill le 27 juin 1781, alors qu'ils se dirigeaient vers le sud, vers New York, et finalement vers Yorktown. Ils ont également campé ici lors de leur marche de retour en 1782.


Le mémorial sera situé dans le parc Meadowview, au 190 Southford Road à Middlebury. Les plans pour le site comprennent un beau parc avec trois mâts de drapeau, une place arrondie en briques, des arbres, des arbustes, des bancs et une statue du général Rochambeau honorant son engagement pour la cause révolutionnaire, les Français, les vétérans de la guerre révolutionnaire de Middlebury et les idéaux de notre nation.

La Middlebury Historical Society a contacté plusieurs sculpteurs professionnels pour la réalisation de la statue et se réjouit d'ériger ce monument dans un magnifique parc public qui accueille de nombreux visiteurs chaque année. Le parc est idéal pour une telle place, car il dispose d'un grand parking et d'un espace pour les classes d'école et d'autres grands groupes afin d'en apprendre davantage sur les valeurs américaines, les vétérans qui ont sacrifié leur vie pour notre liberté, et les familles de Middlebury qui ont combattu dans la guerre pour l'indépendance. 


La Société historique de Middlebury invite tout le monde à participer.

Pour ce faire, veuillez les contacter à l'adresse suivante president@middleburyhistoricalsociety.org


Pour plus d'informations, consultez le site officiel du projet en cliquant sur:

https://www.middleburyhistoricalsociety.org/rochambeau-project/


https://w3r-us.org/the-rochambeau-memorial-project-in-middlebury-connecticut-needs-your-help/


Illustration ci-dessus : Conception préliminaire de la place par un artiste, avec une réplique de la statue de Newport, Rhode Island (pas la conception finale).

Concours de rédaction Lafayette - élèves de 4e et 5e année


Tous les élèves de 4e et 5e année résidant à New Rochelle, N.Y., sont invités à participer au concours de rédaction Lafayette.

Commmuniqué du Thomas Paine Cottage Museum: Nous invitons tous les élèves de 4e et 5e année résidant à New Rochelle à participer à notre concours de rédaction Lafayette. Gagnez des prix, inscrivez-vous gratuitement aujourd'hui.

Les gagnants du concours recevront des prix en espèces - 1ère place 400 $, 2ème place 275 $, 3ème place 175 $.

Tous les gagnants du concours recevront un abonnement familial d'un an au Thomas Paine Cottage Museum, qui comprendra une visite privée spéciale incluant les terrains, l'école et la mise à feu d'un mousquet.

En outre, le premier prix recevra un certificat d'un an valable pour l'utilisation des terrains de Paine Cottage. Certaines restrictions seront discutées avant la programmation.

D'autres prix seront annoncés ultérieurement.

Thomas Paine Cottage Museum,Community Contributor

​

https://patch.com/.../lafayette-essay-contest-4th-5th...


Photo ci-dessus: Thomas Paine cottage museum, By Ɱ - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=41925705

Diana Mara Henry, Membre de notre Société

Announce la parution de son dernier livre:

I Am André: German Jew, French Resistance Fighter, British Spy

A paraître le 15 octobre ! 


 Je suis André : Juif allemand, résistant français, espion britannique,

par Diana Mara Henry d'après la vie d'André Joseph Scheinmann 


Qui n'aime pas une bonne histoire d'imposteur ?

André était un bon imposteur !


C'était un homme né avec la mauvaise identité à une époque dangereuse ... ce à quoi beaucoup de gens peuvent s'identifier aujourd'hui.


Né juif en Allemagne, il a acquis une nouvelle identité en combattant en tant que Français pendant la Seconde Guerre mondiale. Dès qu'il est sorti du camp de prisonniers de guerre, il s'est lancé dans sa nouvelle carrière de traducteur pour le haut commandement allemand des chemins de fer français. Il a tout de suite compris que son patron était un agent britannique travaillant pour le Secret Intelligence Service. « Donnez-moi une secrétaire, un beau bureau, un tapis sur le sol, un titre spécial, les Allemands seront ravis ». Il a su les manipuler.


Il intègre des centaines de résistants français dans ses réseaux du MI6, les premiers opérant en Bretagne, du littoral de la Manche avec ses bases sous-marines et ses dépôts de carburant aux aérodromes où il implante des informateurs. Ses mémoires, première partie du livre, racontent avec ses propres mots comment il a été transporté à Londres dans les jours les plus sombres de janvier 1942, comment il a été trahi, comment il a déjoué les nazis pendant 18 mois dans les prisons de la Gestapo, et a soutenu de nombreux camarades dans les camps de concentration, allant même jusqu'à organiser des représentations théâtrales - strictement interdites - pour leur remonter le moral.


Ma partie du livre est le reste de l'histoire - tout ce qu'il n'a pas dit - qui a été révélé après que le voile a été levé, des archives à sa réserve secrète de lettres de ses agents - y compris peut-être un ou deux amants - que son fils a découvertes et qu'il m'a remises pour compléter son histoire.


L'ouvrage est richement illustré de photographies de déguisements créés pour lui par les services secrets britanniques lors de sa formation à l'espionnage à Londres, le présentant comme un banquier en chapeau melon et en costumes rayés, un marin et un soldat, ainsi que son petit livre noir. Tous ceux qui s'intéressent aux questions de l'identité publique et de l'identité privée, ou qui sont fascinés par la façon dont une personne peut résister et lutter contre un puissant pouvoir d'oppression, trouveront du réconfort et des sourires secrets dans l'histoire de l'agent André.


L'histoire d'un homme du MI6 est rarement racontée, pas plus que l'histoire de la première résistance en France avant 1943.


« Une histoire à couper le souffle », comme l'a qualifiée un ancien membre des opérations spéciales britanniques. A la fois grande histoire d'imposture, histoire de courage, histoire de résistance, histoire d'amour et d'amitié, j'ai le plaisir de vous présenter l'histoire d'un homme que j'ai connu et que vous aimerez.. https://www.chiselbury.co.uk/ 

The Kindle edition is now available for pre-order from

Youtube: https://youtu.be/twsrRr-y3qw?si=_8yDnZeRAt-W00SS


Photos ci-dessus : à gauche : Couverture réalisée par Indra Murugiah

À droite : Cérémonie d'hommage organisée par notre Société le 6 novembre 2022 Photo: le Professeur Norman Desmarais, Délégué régional, M. Michel Scheinmann (fils d'André Scheinmann), l'auteur Diana Mara Henry, et Thierry Chaunu, président de notre Société.

ANNONCE


Dîner de gala à Mount Vernon, VA


en l'honneur du Marquis de Lafayette


17 octobre 2024


RÉSERVEZ LA DATE !


Vendredi 18 octobre 2024 à 13h30


Dédicace de notre mémorial en l'honneur

de soldats français

Morts pour l'Indépendance des Etats-Unis 


A la veille du 243ème anniversaire de la victoire franco-américaine à Yorktown, nous inaugurons ce mémorial comme un autre symbole durable de l'alliance et de l'amitié franco-américaine.

Memorial Committee Members:


LCL Mathieu BRULAIS, Thierry CHAUNU, Warren DEAL,

CPT Jean-René DEGANS, COL Nicolas DURAND, Robert KELLY Jr.,

RDML Frédéric De RUPILLY,

PJ LAMBERT, Dr. Robert A SELIG, Nicole YANCEY


BULLETINS MENSUELS PRÉCÉDENTS


NOTRE OBJECTIF : mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les Etats-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.


Vous pouvez accéder à l'ensemble de nos Bulletins mensuels. 

(en anglais et en français) en visitant notre site:  www.SouvenirFrancaisUSA.org


N'hésitez pas à cliquez sur les photos de nos Bulletins

pour accéder aux sources et aux références.


Veuillez excuser d'éventuelles fautes de grammaire ou d'orthographe,

la traduction étant semi-automatique

et le temps imparti pour la relecture étant très limité.

CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS 2024


• Mardi 24 septembre 2024, 14h00 : Journée de commémoration et de réflexion, Journée des mères et des familles Gold Star à l'ABMC East Coast Memorial, Battery Park, New York.

• Jeudi 17 octobre : Gala Lafayette à Mount Vernon, Virginie

• Vendredi 18 octobre : inauguration de notre mémorial en l'honneur des soldats français morts pour la cause de l'indépendance américaine lors de la bataille de Hook dans le parc de l'école primaire d'Abingdon, près de Yorktown (Virginie).

• Samedi 19 octobre : célébration de la victoire franco-américaine à Yorktown, avec dépôt de couronnes du Souvenir Français au cimetière français et au mémorial français.

• Samedi 26 octobre : Cérémonie annuelle à bord de l'USS Olympia, Philadelphie, par la Society of Honor Guard/Tomb of Unknown Soldier, pour honorer le retour du Soldat inconnu américain de la Première Guerre mondiale, avec la participation de plusieurs organisations militaires et patriotiques, et des représentants de notre Société et de la Fédération des anciens combattants français. 

• Dimanche 10 novembre : Dépôt de gerbe annuel du Souvenir Français en hommage aux 463 « Morts pour la France » à l'église Notre Dame de Manhattan.

• Lundi 11 novembre : Veterans Day / Armistice Day, 5th Avenue Parade à NYC, Washington DC, Houston, TX.

• Lundi 11 novembre : cérémonie de dépôt de gerbes au wagon du train Merci à Holly Hill, Daytona Beach, Floride.


Notre prochain bulletin fournira des informations actualisées. 

Veuillez contacter Alain Dupuis ou Thierry Chaunu pour plus de détails.

NOS MISSIONS:


• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,


• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.


• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.


• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.



• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.

Conseil d'Administration

American Society of Le Souvenir Français, Inc.


Membres (2024):

Françoise Cestac, Honorary President • Thierry Chaunu, President, and General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Yves de Ternay, Treasurer • Patrick du Tertre, 1st Vice President • Henri Dubarry • Francis Dubois • Alain Dupuis, 2nd Vice President & Deputy General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Daniel Falgerho, General Secretary • Clément Mbom, Education Advisor • Jean-Hugues Monier, Auditor • Harriet Saxon • Nicole Yancey

Délégués Régionaux:

Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South

Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •

Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, former Honorary Consul of France in Virginia

Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets commémoratifs historiques honorant la mémoire de la France et des français

aux Etats-Unis!


REJOIGNEZ-NOUS !

The American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une association reconnue

"non-profit" par l'Administration fiscale fédérale américaine.

Les donations sont déductibles des impôts fédéraux.


Merci de nous contacter si vous souhaitez recevoir ce bulletin

dans sa version originale en anglais.


© 2024 Copyright American Society of Le Souvenir Français Inc. Tous Droits Réservés.


Contactez: Thierry Chaunu, President

500 East 77th Street #2017, New York, NY 10162

Email: tchaunu@SouvenirFrancaisUSA.org Tel: (212) 847-1371



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