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Alors que même la covid-19 semble devenue familière et ne plus faire peur, y compris aux plus fragiles, le moment est venu de rappeler à nos patients que toutes les infections respiratoires peuvent être graves pour les personnes vulnérables. Et que beaucoup d’entre elles peuvent être prévenues.
A titre d’exemple, une épidémie de grippe saisonnière c’est, en moyenne, 31 000 hospitalisations respiratoires (dont 90% chez les personnes âgées de 65 ans et plus) [1] avec des conséquences chroniques telles que l’installation ou l’aggravation d’une dépendance, plusieurs milliers de décès [2] et un afflux de consultations concentrées sur 2 ou 3 mois (1,5 millions en 10 semaine l’hiver dernier [3]).
Les professionnels de santé habilités à vacciner sont maintenant plus nombreux, mais, dans les populations cibles, les couvertures vaccinales grippe et covid-19 restent désespérément insuffisantes et même en baisse.
On constate ainsi que plus on étend les compétences à vacciner vers les professionnels paramédicaux, plus la couverture vaccinale baisse. Pour autant, cela ne semble pas interpeller nos décideurs !
On peut et on doit vraiment faire mieux. Mobilisons-nous maintenant pour :
- renforcer la couverture vaccinale grippe et covid-19 de la population cible pour protéger les plus fragiles et éviter un engorgement des structures de soins ; la co-administration des deux vaccins est possible (sur 2 points d’injection), sans oublier la vaccination des professionnels de santé ;
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utiliser au mieux les stratégies de prévention des infections par le VRS du nourrisson [4];
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vérifier aussi et mettre à jour le statut vaccinal vis-à-vis de la coqueluche (20 décès de nourrissons depuis le début de l’année [5]) et, pour les populations à risque de forme grave, vis-à-vis des pneumocoques ;
- et bien sûr promouvoir sans relâche les gestes barrières pour tous et tout au long de l’hiver.
Dr Claude Bronner
Président de l'URPS ML Grand Est
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