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The American Society of Le Souvenir Français Inc.
Bulletin mensuel - Vol. V. No 1 - janvier 2025
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Diplomates français
notables aux Etats-Unis
(1778-1938)
(traduction semi-automatique de la version originale en anglais)
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Illustration de couverture : Quelques envoyés français aux États-Unis présentés dans ce Bulletin.
Les crédits photographiques et les liens de références figurent dans les pages suivantes.
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Editorial
Nous sommes en janvier et c'est le mois des bonnes résolutions. A ce titre, nous nous engageons à poursuivre les missions de notre Société à travers les 50 Etats-Unis : la première est de rendre hommage, partout où nous le pouvons, aux soldats, marins et aviateurs français qui sont enterrés aux Etats-Unis.
La seconde est de rendre hommage à nos aïeux, célèbres ou non, qui ont tant accompli ici, naguère. La troisième, c'est de transmettre le flambeau du souvenir aux jeunes générations.
Nous mettons en valeur les liens multi-séculaires entre les Etats-Unis et leur plus ancien allié, la France, en participant à des cérémonies patriotiques et en publiant ce bulletin mensuel gratuit.
Il y a tant à dire et à célébrer ! Nous n'avons pas la prétention de rédiger des thèses universitaires. Nous nous fondons simplement sur ce qui est écrit sur les centaines de statues, plaques, panneaux d'interprétation et autres lieux physiques tangibles répartis à travers les 50 Etats, puis tâchons d'éclairer le lecteur à partir de diverses publications à leur sujet, et lettres et divers témoignages qu'ils ont pu laisser.
Ce mois-ci, nous souhaitons raconter les histoires diverses de quelques ambassadeurs et consuls français qui ont laissé des traces tangibles dans ce pays.
Se souvient-on aujourd'hui comme il se devrait, des rôles cruciaux qu'un Conrad Alexandre Gérard ou un Marquis de la Luzerne ont joué dans la naissance des Etats-Unis ? Ou de Moerenhout en Californie, ou de Dubois de Saligny au Texas ? Ou encore de Jusserand, ami intime de Théodore Roosevelt et membre de son « Tennis Cabinet», en poste pendant 22 ans, plus tard acteur influent de l'entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale ?
Comme dans toutes nos activités, nous ne nous occupons pas de la période contemporaine et laissons cette tâche à nos descendants du XXIIe siècle ! Aussi nous arrêterons-nous en 1938.
Nous avons cependant fait une exception en incluant Romain Gary, consul de France à Los Angeles de 1956 à 1960, et les raisons en seront expliquées dans les pages qui suivent.
La deuxième partie de notre bulletin mensuel, comme c'est désormais la tradition, rendra hommage à un autre volontaire du Lafayette Air Corps, le sergent Leif Norman Barclay, « Mort pour la France » le 1er juin 1917, qui fut également l'un des tout premiers volontaires américains à rejoindre l'armée française en 1914, peu après le début de la guerre.
Enfin, notre troisième partie « Nouvelles et dates à retenir » rendra compte des événements survenus depuis notre dernier bulletin, y compris plusieurs commémorations de la tournée d'adieu de Lafayette organisée par les American Friends of Lafayette pour le bicentenaire en cours. Notamment, la préparation du Tricentenaire de Rochambeau que nous célébrerons en 2025.
Votre soutien est essentiel. Notre campagne de collecte de cotisations et de dons pour 2025 est en cours. Les cotisations de résidents fiscaux français (à titre individuel) sont possibles, et bienvenues, mais ne peuvent donner droit à aucune défiscalisation. Rejoignez-nous afin que nous puissions mettre en place les nouveaux monuments commémoratifs, stèles et plaques en 2025!
Pour le Conseil d'administration,
Thierry Chaunu
Président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis.
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De nombreux liens unissent la France et les États-Unis | |
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Ci-dessus : Ce timbre de la Poste française a été émis le 14 mai 1949 pour honorer l'amitié franco-américaine. Le timbre représente les drapeaux en forme de bouclier des deux pays reliés par un ruban. Un avion et un bateau sont placés entre les drapeaux, représentant les échanges commerciaux entre les deux pays.
Photo : Postes, République française, domaine public. Il y a tant de liens entre la France et l'Amérique, tous tissés par des générations de diplomates, mais surtout par des américanophiles français et des francophiles américains.
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De très nombreux diplomates français:
La liste officielle des ambassadeurs de France, fournie par le site officiel de l'ambassade de France aux États-Unis, ne remonte pas au-delà de l'année 1893. Heureusement, une liste complète est fournie en ligne par Wikipedia avec 72 ambassadeurs et ministres plénipotentiaires depuis 1778, lorsque la France est devenue la première nation à reconnaître l'indépendance des États-Unis.
Quant à la liste des consuls de France dans de nombreuses villes américaines, sans parler des consuls honoraires, elle se compte par milliers.
Il est compréhensible que seule une poignée de ces envoyés et représentants officiels soient honorés par des plaques physiques ou des monuments dans des espaces publics sur le territoire américain, ou en France.
Ce Bulletin ne mentionne donc que quelques-uns d'entre eux qui ont manifestement fait plus que leur devoir afin de nourrir et renforcer les relations très spéciales entre les deux nations - - ou d'autres qui ont marqué leur temps pour des raisons spécifiques, que nous expliquerons dans ces pages.
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Un mot sur l'expression:
"Notre plus ancien Allié"
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Ci-dessus:
Plaque de marbre à l'Hôtel de Coislin, 4 Place de la Concorde, (angle du 1, rue royale), Paris 8e
GPS: 48.867008, 2.322043
Le traité d'alliance et le traité d'amitié et de commerce entre la France et les États-Unis ont été signés à l'Hôtel de Coislin, à Paris, le 6 février 1778. La nouvelle de la signature est parvenue aux États-Unis le 1er mai et les traités ont été ratifiés par le Congrès le 4 mai 1778.
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• Une plaque (difficilement lisible, partiellement cachée par la grille la séparant du trottoir) située à l'angle ouest de la rue Royale et de la place de la Concorde à Paris indique :
"En cet Hotel
Le 6 février 1778
Conrad A. Gerard
Au nom de Louis XVI, Roi de France
Benjamin Franklin
Silas Deane, Arthur Lee
Au nom des Etats-Unis d’Amérique
Ont signé les traits
D’amitié, de commerce et d’alliance
Par lesquels la France
Avant toute autre nation
Reconnaissait l’indépendance
Des Etats-Unis"
• Nous entendons à nouveau, de plus en plus souvent, et c'est heureux, l'expression « la France, le plus vieil allié de l'Amérique » dans le discours public de nos dirigeants américains. Il s'agit bien sûr d'une évolution bienvenue, qui est tout à fait exacte d'un point de vue historique.
• Le bureau de l'Historien-en-chef du Département d'État des États-Unis le mentionnait clairement, mais a supprimé sa section en ligne « Milestones in the History of U.S. Foreign Relations » (jalons dans l'histoire des relations extérieures des États-Unis). Aujourd'hui, sur le site de ce même Département d'État, on peut lire, par pays, que « la France est l'un des plus anciens alliés des États-Unis », vraisemblablement pour rester... diplomatique, rester "inclusif", et ne pas offenser d'autres tierces parties. Quant au site de l'ambassade américaine au Maroc, il cite ce pays comme le premier ayant reconnu l'indépendance des Etats-Unis. Il est tout aussi vrai que l'internet déborde de messages sur les réseaux sociaux faisant toutes sortes d'affirmations tronquées, ou farfelues, ou d'explications tortueuses.
• Pourtant, c'est un fait historique irréfutable que la France a été la première nation souveraine à reconnaître officiellement les États-Unis d'Amérique par un traité. Le roi Louis XVI a déclaré qu'il reconnaissait la souveraineté des États-Unis le 6 décembre 1777. Par la suite, les traités officiels (en fait, il y en avait deux : le Traité d'Alliance et le Traité d'Amitié et de Commerce) ont été signés par son représentant, Conrad Alexandre Gérard, et par Benjamin Franklin, Arthur Lee et Sileas Deane, à Paris, le 6 février 1778.
• Une recherche rapide sur l'internet indique que les Pays-Bas et le Maroc sont les premières nations à avoir reconnu les États-Unis, parfois en admettant qu'il s'agit de reconnaissance de facto, et non pas de jure.
• Les Pays-Bas sont devenus le deuxième pays à reconnaître officiellement les États-Unis, le 19 avril 1782, en signant l'instrument diplomatique approprié.
Une première reconnaissance de la souveraineté des États-Unis avait eu lieu le 16 novembre 1776, lorsqu'un salut officiel avait été donné au drapeau américain du navire Andrew Doria sur l'île néerlandaise de Saint-Eustache.
• Le troisième pays, après la France et les Pays-Bas, à reconnaître officiellement les États-Unis est l'Espagne, qui n'est entrée en guerre en tant qu'alliée de la France que le 21 juin 1779, et n'a reconnu l'indépendance américaine que le 20 février 1783, soit sept mois avant la Grande-Bretagne.
• Le Maroc est souvent cité comme étant le premier à reconnaître les États-Unis, car le sultan Mohammed III a signé le 23 juin 1777 un décret accordant aux navires américains la protection et le libre accès aux ports marocains. Cette « reconnaissance » unilatérale n'a cependant pas fait l'objet d'un traité ni d'un échange d'ambassadeurs, et s'est limitée à l'acceptation de l'entrée de navires américains dans les ports du sultanat. La reconnaissance formelle par traité n'a été signée qu'en 1786, ceci après la Suède, la Grande-Bretagne, les États pontificaux, et la Prusse.
Pour une liste avec des explications détaillées, veuillez vous référer à :
https://allthingsliberty.com/2018/05/the-first-countries-to-diplomatically-recognize-the-united-states/
• En ce qui concerne les représentations diplomatiques, les relations diplomatiques bilatérales ont débuté le 6 août 1778, lorsque Conrad Gérard a présenté ses lettres de créance au Congrès continental américain en tant que « ministre plénipotentiaire et consul général » de France. Un mois plus tard, le 14 septembre 1778, le Congrès nomme officiellement Benjamin Franklin « ministre plénipotentiaire des États-Unis d'Amérique à la cour de Versailles ». Le 23 mars 1779, Franklin présente ses lettres de créance à la cour de France, qui les accepte, marquant ainsi le début de la première mission diplomatique.
C'est ainsi qu'a commencé une longue lignée de diplomates remarquables des deux côtés de l'Atlantique. Il suffit de songer à Benjamin Franklin, Thomas Jefferson, James Monroe, comme ambassadeurs à Paris, du côté américain. En nous concentrant uniquement sur le côté français, nous nous efforcerons donc de mettre en lumière quelques émissaires notables dans les pages qui suivent.
Mais d'abord, « à tout seigneur tout honneur », il est grand temps de présenter deux diplomates qui ont inspiré, articulé, interprété, mis en œuvre les décisions de politique étrangère du roi Louis XVI :
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Charles Gravier de Vergennes
Ministre des Affaires étrangères, 1774-1787
Conrad Alexandre Gérard
Ministre plénipotentiaire
et consul général aux États-Unis, 1778-1779
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Ci-dessus :
En haut à gauche : Portrait du comte de Vergennes par Antoine-François Callet, Château de Versailles, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=72429253
En haut à droite : Conrad-Alexandre Gérard, par Charles Willson Peale - Independence National Historical Park, Philadelphie, Photo par TC © ASSFI 2021.
En bas : Reproduction d'une peinture de Charles Elliott Mills datant d'environ 1910 et représentant la signature du traité d'amitié et de commerce et du traité d'alliance entre la France et les États-Unis. Elle a été commandée pour le hall d'entrée du Franklin Union Building à Boston. Cette image est disponible auprès de la division Prints and Photographs de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=45583820
Au centre, Monsieur Conrad Alexandre Gérard est assis et Benjamin Franklin tient un papier. À droite, Arthur Lee a les bras croisés et Silas Deane a les siens posés sur une chaise. À gauche, le petit-fils de Franklin, William Temple Franklin.
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Un légendaire ministre des Affaires étrangères :
• Charles Gravier, comte de Vergennes (29 décembre 1719 - 13 février 1787), a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères de 1774 à sa mort en 1787. Il est né à Dijon et a fait ses études dans une institution jésuite de la région. Vergennes poursuit une carrière diplomatique et occupe diverses fonctions au Portugal et en Bavière, avant de devenir ambassadeur auprès de l'Empire ottoman, puis de la Suède. À l'avènement du roi Louis XVI en 1774, il est nommé ministre des Affaires étrangères.
• Vergennes avait prévu les implications de l'indépendance américaine dès 1765, prédisant que la perte du Canada encouragerait les colons américains à « rompre leurs chaînes ». Avant que la France ne s'engage officiellement dans le conflit, il approuve l'initiative de Pierre Beaumarchais visant à obtenir un soutien clandestin de la part de la France.
• Dès le début de l'année 1776, la France livre aux révolutionnaires américains des fournitures essentielles, des armes, des munitions et des volontaires. En 1777, Vergennes fait savoir aux commissaires américains que la France reconnaît les États-Unis et exprime sa volonté d'établir une alliance offensive et défensive avec la nation naissante.
• Malgré l'immense coût de la guerre (menée dans le monde entier), Vergennes s'assure que de l'argent sera disponible pour les Insurgents.
« Malgré la dureté des circonstances », écrit Vergennes à l'ambassadeur français La Luzerne, et l'état déjà préoccupant de nos finances, un “nouveau subside gratuit de six millions de livres tournois” est accordé aux Américains. Rochambeau avait déjà reçu des fonds, un million et demi en février, avec une lettre de Necker disant : « Soyez sûr, monsieur, que tout ce qui sera demandé de finances pour votre armée sera prêt sur-le-champ. » Sept millions arrivèrent peu après sur l'Astrée... » - Jusserand, Jean J. Rochambeau en Amérique (édition française) (pp. 61-62).
• Quant aux objectifs poursuivis par les Français, aucune revendication territoriale n'est souhaitée par le roi Louis XVI, qui aurait pu sans doute demander la restitution du Canada cédé aux Britanniques seulement 20 ans auparavant. Vergennes écrit au marquis de Noailles, ambassadeur de France à Londres : « Nos engagements sont simples ; ils ne sont agressifs pour personne. Nous avons voulu ne nous assurer aucun avantage dont les autres nations pourraient être jalouses, et que les Américains eux-mêmes pourraient regretter, dans la suite des temps, de nous avoir accordés ». Le roi Louis XVI réitère sa position à plusieurs reprises, notamment lors des négociations qui aboutissent au traité de paix de Paris en 1783.
• Pour remédier à l'impasse financière dans laquelle se trouve la France, Vergennes conseille au roi de convoquer l'Assemblée des notables, mais il meurt le 13 février 1787, peu avant la réunion. Son château est détruit pendant la Révolution française et ses biens sont confisqués...
Son héritage aux États-Unis:
• Il n'y a pas de mémorial en son honneur aux États-Unis. Cependant, la ville de Vergennes, dans le Vermont, a été baptisée en son honneur, comme l'avait promulgué le gouverneur Ethan Allen et comme l'avait suggéré le consul général de l'époque, M. Crèvecoeur.
En France, son nom reste particulièrement attaché à sa fonction, les ministres des affaires étrangères étant traditionnellement appelés à s'asseoir dans le « fauteuil de Vergennes ».
• Dans son classique ouvrage Le Diplomate, Jules Cambon, ambassadeur de France à Washington (1897-1902), note : « L'Amérique et la France ont, avec beaucoup de raison, élevé des monuments à La Fayette et à Rochambeau ; il eût été juste qu'elles honorassent également la mémoire de Vergennes."
... Secondé par un diplomate compétent:
• Conrad Alexandre Gérard de Rayneval (12 décembre 1729 - 16 avril 1790) était un diplomate français notable, originaire de Masevaux en Alsace (Haut-Rhin). Il est principalement connu pour avoir été le signataire du traité d'alliance entre les États-Unis et la France, ainsi que le premier envoyé diplomatique français aux États-Unis.
• Il étudie au collège des Jésuites de Colmar, puis à l'université protestante de Strasbourg, où il est reçu docteur en droit à l'âge de 20 ans.
Parlant couramment l'anglais et l'allemand, il entre au ministère des Affaires étrangères du roi.
• Il a travaillé comme secrétaire de la légation française auprès de l'électeur palatin à Mannheim, qui se trouve aujourd'hui dans le Bade-Wurtemberg. Il est également secrétaire de l'ambassade de France en Autriche. Plus tard, il est rappelé à Paris pour exercer les fonctions de secrétaire du Conseil d'État et de greffier en chef au Bureau des affaires étrangères.
• En 1770, Louis XV l'envoie accueillir la fille de Marie-Thérèse, impératrice d'Autriche, la jeune princesse Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine, future reine de France, destinée à épouser son petit-fils le futur Louis XVI.
• Au début de l'année 1778, sur ordre de Vergennes, il mène des pourparlers avec les dirigeants américains Benjamin Franklin, Silas Deane et Arthur Lee. Ces discussions aboutissent à la signature du Traité d'Alliance et du Traité d'Amitié et de Commerce avec les États-Unis le 6 février 1778.
• En mars 1778, il devient le premier ministre officiel de France aux États-Unis et s'y rend avec Silas Deane sur le navire amiral du comte d'Estaing, le Languedoc (80 canons), qui fait partie d'une flotte de 17 navires transportant 4 000 soldats français. Le Congrès accueille Gérard le 14 juillet, juste un jour avant d'entamer des enquêtes sur les allégations contre Deane.
• Son travail en Amérique consistait principalement à financer des écrivains, Thomas Paine étant le plus célèbre, afin de promouvoir le soutien à une alliance plus forte avec la France. Il a également entretenu des relations avec différents membres du Congrès, qui ont accepté des « cadeaux » de sa part. La plupart des messages qu'il adressait au Congrès étaient oraux, lors de leurs réunions privées. Alors qu'il vivait aux États-Unis, il a obtenu un doctorat en droit (LL.D.) de l'université de Yale.
• Anobli en 1778 comme comte de Munster, titre et nom qu'il n'utilisera qu'exceptionnellement, il continue à se faire appeler « Monsieur Gérard ».
• Le 20 octobre 1779, atteint d'une forte fièvre, il rentre en France. Pour le remercier, le roi Louis XVI lui offre la charge de préteur royal de Strasbourg, qu'il occupe de 1781 à 1789. Il promeut et encourage la culture de nouvelles plantes venues d'Amérique, comme le tabac. Il meurt à Paris le 16 avril 1790.
Son héritage aux États-Unis:
• Malheureusement, à l'exception d'un portrait en pied conservé au musée de l'Indépendance de Philadelphie (photo ci-dessus), il n'existe aucun monument ou plaque en son honneur aux États-Unis.
En France, un collège et une avenue portent son nom ans dans sa ville natale de Masevaux.
Le 27 mai 1978, l'ambassadrice américaine Jamie McCourt a dévoilé une plaque apposée sur sa maison natale au 22, place des Alliés.
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Anne-César de la Luzerne
Ambassadeur de France, 1779-1784
Bailleur de fonds de l'Armée continentale
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Ci-dessus :
En haut à gauche : Panneau de bienvenue, ville de Lake Luzerne, NY, fondée en 1792, photo de Trevor W. English, https://www.townoflakeluzerne.com/
En haut à droite : S.E. M le marquis de La Luzerne, par un auteur inconnu - NYPL Digital Library, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3422970
En bas à gauche : peinture murale à l'intérieur du palais de justice du comté de Luzerne, 200 N River St, Wilkes-Barre, PA 18711, https://evergreene.com/projects/luzerne-county-courthouse/
En bas à droite : plaque « Declaration Chamber », Congress Hall, Chestnut Street, Philadelphie, PA 19106 GPS: 39.949050, -75.150533
https://www.nps.gov/inde/planyourvisit/plaques-and-statues-in-the-park.htm
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• Anne-César de La Luzerne (né à Paris le 15 juillet 1741 - décédé à Southampton en Angleterre, le 14 septembre 1791) est un militaire français du XVIIIe siècle (il était officier de cavalerie) et un diplomate qui a joué un rôle influent auprès du Congrès continental et du nouveau gouvernement des États-Unis d'Amérique après leur indépendance de la Grande-Bretagne.
• En 1779, La Luzerne succède à Conrad Alexandre Gérard de Rayneval au poste de ministre français aux États-Unis, puis devient ambassadeur officiel de France jusqu'en 1784. Pendant son séjour à Philadelphie, base du Congrès continental, alors que les Britanniques occupent New York, il ne manque pas de manifester sa sympathie pour la jeune République.
• Il a garanti l'achat de nourriture pour les troupes de l'armée continentale en 1780 grâce à un prêt personnel.
• C'est lui qui insiste et conseille à George Washington et à Rochambeau d'alerter l'amiral de Grasse, et lui demander de faire voile vers la baie de la Chesapeake afin qu'ils puissent combattre Cornwallis en Virginie au lieu de tenter de prendre New York. Nous citons un passage de l'ambassadeur Jusserand, qui écrit :
“Les termes du problème avaient été amplement discutés dans les lettres et les conférences entre les chefs, et la discussion se poursuivait encore. Celui qui, le premier, s'est décidé et a cessé d'hésiter entre les avantages ou les inconvénients respectifs des deux projets, et qui a déclaré nettement qu'il n'y avait qu'un seul bon plan, qui était de reconquérir le Midi, celui-là, chose étrange, n'était ni Washington ni Rochambeau, et n'était aux États-Unis ni comme marin ni comme soldat, mais comme diplomate, et en attirant l'attention sur ce fait, je ne fais que remplir le plus agréable devoir à l'égard d'un prédécesseur justement admiré. Ce sage conseiller était La Luzerne.
Dans un mémoire inédit, rédigé par lui le 20 avril et envoyé à Rochambeau le 19 mai avec une lettre explicative dans laquelle il demande que sa déclaration (dont il envoie également une copie à Barras) soit mise sous les yeux de Washington, il insiste sur la nécessité d'une action immédiate, et d'une action dans la Chesapeake : « C'est dans la baie de Chesapeake qu'il paraît urgent de transporter toutes les forces navales du Roi, avec les forces de terre que les généraux jugeront à propos de déployer. Ce changement ne peut manquer d'avoir les conséquences les plus avantageuses pour la suite de la campagne », conséquences qu'il souligne avec une singulière clairvoyance, en ajoutant : « Si les Anglais nous suivent et ne peuvent atteindre la baie qu'après nous, leur situation sera bien différente de la nôtre ; toutes les côtes et l'intérieur du pays sont pleins d'ennemis. Ils n'ont ni les moyens ni le temps d'élever, comme à New-York, les ouvrages nécessaires pour se protéger contre les incursions des troupes américaines et pour se préserver du danger auquel l'arrivée de forces supérieures les exposerait. » Si le plan qu'il soumet présente des difficultés, il faut en former d'autres, mais il maintient que « tous ceux qui ont pour objet le soulagement des Etats du Sud doivent être préférés, et qu'il ne faut pas perdre de temps pour les mettre à exécution ».
-- With Americans of Past and Present Days, 1912, by Jean J. Jusserand (Note: texte traduit de l'anglais. Les historiens ont depuis établi que Rochambeau était partisan, sinon l'inspirateur, de cette stratégie et que Washington ne s'y est rallié qu'avec beaucoup de réticence, et sur le tard, en juillet-août 1781).
• Il est connu pour ses réceptions somptueuses, initiant une tradition suivie par nombre de ses successeurs. La Luzerne, « qui tient un état digne de son souverain », comme l'a noté un contemporain, a donné des dîners mémorables, dont un dîner de 180 invités pour la célébration de la naissance du Dauphin en 1784.
• En 1783, il est membre fondateur de la Société des Cincinnati
• Le roi Louis XVI le fait marquis en 1785, et l'envoie en 1788 comme ambassadeur à Londres; il meurt à son poste en 1791.
Héritage aux Etats-Unis:
• Le comté de Luzerne, en Pennsylvanie, porte son nom.
Une plaque commémorative se trouve à l'adresse suivante:
200 North River Street, Wilkes Barre, PA 18711
GPS: 41.251563, -75.878172
• Inscription (extraits):
”Formé le 25 septembre 1786 à partir du comté de Northumberland.
Nommé en l'honneur du Chevalier de la Luzerne.
Érigé en 1981 par la Commission des musées et de l'histoire de Pennsylvanie.”
• La ville de Lake Luzerne, dans l'État de New York, porte également son nom (il n'y a pas de plaque commémorative).
• Il existe une plaque en bronze, intitulée « Chambre de la Déclaration », située à l'adresse suivante :
Congress Hall, Chestnut Street, Philadelphia, PA 19106
GPS: 39.949050, -75.150533
• Inscription:
« C'est ici que le Congrès continental a siégé à partir de la date de sa convocation, le 10 mai 1775, jusqu'à la fin de la Révolution, sauf en 1776-1777 où il a siégé à Baltimore et en 1777-1779 à Lancaster et York, en raison de l'occupation temporaire de Philadelphie par l'armée britannique.
C'est ici que, le 16 juin 1775, George Washington accepta sa nomination par le Congrès en tant que général de l'armée continentale.
C'est ici que fut adoptée, le 4 juillet 1776, la Déclaration d'indépendance et que furent adoptés et signés, le 9 juillet 1778, les Articles de la Confédération et de l'Union perpétuelle entre les États.
Ici, le 3 novembre 1781, vingt-quatre étendards pris lors de la reddition de Yorktown ont été déposés aux pieds du Congrès et de Son Excellence, l'ambassadeur de France.
Ici, le 17 septembre 1787, la Constitution des États-Unis d'Amérique fut adoptée et signée.
Érigée en 1910 par la Société des descendants des signataires ».
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Michel Guillaume Jean de Crèvecoeur
connu également sous le nom de Hector Saint John
Consul Général de France à New York, 1783-1789
Célèbre agriculteur et auteur à succès
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Ci-dessus:
À gauche: couverture du grand classique de Hector St. John de Crèvecoeur, Lettres d'un cultivateur américain, disponible sur Amazon.fr
Centre: Portrait de Michel Guillaume Jean de Crèvecœur, par Cuchet, Paris, 1784, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1530123
À droite: panneau à Chester, NY, Photo: Clifton Patrick,
https://www.hmdb.org/m.asp?m=22065
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Michel Guillaume Jean de Crèvecœur (né à Caen, Normandie, le 31 décembre 1735 - mort à Sarcelles le 12 novembre 1813), était un consul de France à New York, couvrant le New Jersey et le Connecticut, ainsi qu'un auteur et agriculteur célèbre. Sa vie est assez rocambolesque:
• En 1755, il s'installe en Nouvelle-France. Il y travaille comme cartographe dans la milice coloniale française pendant la guerre des Français et des Indiens et devient lieutenant. Après la victoire des Britanniques sur les Français en 1759, il s'installe dans la province de New York, où il devient citoyen, prend le nom anglo-américain de John Hector St. John et épouse Mehitable Tippet, la fille d'un marchand new-yorkais, en 1770. Il achète une grande ferme dans la région de Greycourt à Chester, New York, une petite ville du comté d'Orange, et la nomme « Pine Hill ». Il prospère en tant qu'agriculteur et voyage également en tant qu'arpenteur. Il est connu pour avoir introduit dans sa ferme les haricots de Lima, la luzerne et d'autres idées nouvelles pour l'agriculture américaine.
• La guerre arrive et Crèvecoeur s'y oppose pour une cause qu'il ne soutient pas, estimant qu'elle n'est pas nécessaire. De plus, sa femme est une loyaliste. Cependant, même dans les régions où le conflit n'est pas direct, il n'est pas possible de rester neutre. Il tente de partir pour la France en raison de la santé déclinante de son père. Il traverse la ville de New York occupée par les Britanniques avec son fils, où il est détenu en tant qu'espion américain pendant trois mois sans procès. Il réussit finalement à rejoindre la Grande-Bretagne, mais fait naufrage au large des côtes irlandaises. De là, il se rendit en France, où il retrouva brièvement son père.
• En 1782, alors qu'il se trouve à Londres, il publie un recueil d'essais intitulé Lettres d'un cultivateur américain. Ce livre connaît un grand succès en Europe et rend Crèvecœur célèbre. Il est le premier à parler aux Européens de la vie à la frontière américaine et à évoquer l'idée du rêve américain. Il dédie son livre à l'abbé Raynal, philosophe français qui, selon lui, « considérait ces provinces de l'Amérique du Nord sous leur vrai jour, comme l'asile de la liberté, le berceau des nations futures et le refuge des Européens en détresse ».
• Le succès de son livre en France lui vaut d'être nommé consul de France à New York, qui comprend le New Jersey et le Connecticut. Crèvecœur retourne donc à New York en tant que nouveau consul français en novembre 1783. Désireux de revoir sa famille, il découvre que sa ferme a été détruite par une attaque indienne, que sa femme est morte et que ses deux plus jeunes enfants ont disparu. Au printemps suivant, il retrouve ses enfants, qui avaient été secourus à Boston. Pendant la majeure partie des années 1780, il réside à New York.
• Abolitionniste convaincu, il devient membre de la Société des amis des Noirs, créée à Paris, et est élu à l'American Philosophical Society en 1789.
• Il a joué un rôle important dans l'établissement de la première église catholique à New York, St. Peters sur Barclay Street, comme nous l'avons raconté plus en détail dans notre Bulletin de novembre 2024 consacré aux missionnaires français.
• Pendant longtemps, les lecteurs européens ont associé Crèvecœur à son personnage inventé, James, le « fermier américain », et il était très apprécié des lecteurs et des autres écrivains en Europe.
• En 1789, alors qu'il se trouve en France, il est pris dans le chaos de la Révolution française. En tant qu'aristocrate, il est en danger et se cache, cherchant un moyen de fuir aux États-Unis. Finalement, le nouvel ambassadeur américain en France et futur président des Etats-Unis, James Monroe, lui fournit les documents nécessaires. Plus tard, une fois les troubles de la Révolution française dissipés et la stabilité retrouvée sous Napoléon, Crèvecœur rentre en France et s'installe sur les terres qu'il avait héritées de son père. Il décède le 12 novembre 1813 à Sarcelles, près de Paris.
Héritage aux Etats-Unis:
• Il a été nommé citoyen d'honneur du Vermont. Le gouverneur Ethan Allen et la législature de l'État ont nommé la ville du Vermont Saint Johnsbury en son honneur.
• Il y a un panneau qui lui est dédié, situé à:
3310 Rte 94, Chester NY 10918
GPS: 41.377150, -74.244567
• Inscription:
“Hector St. John De Crevecoeur,
1735-1813.
Il s'est installé ici en 1769 et a écrit
"Lettres d'un fermier américain"
(Londres, 1782)"
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François Barbé-Marbois
Chargé d'Affaires, 1784-1785
Négotiateur, Vente de la Louisiane, 1803
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Ci-dessus:
En haut à gauche: François Barbé-Marbois par Jean François Boisselat, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6604561
En haut à droite: Timbre-poste américain (vers 1953) commémorant l'achat de la Louisiane ; Barbé-Marbois est représenté aux côtés de James Monroe et de Robert Livingston. Bureau of Engraving and Printing ; Imaging by Gwillhickers - U.S. Post Office ; Smithsonian National Postal Museum, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2957315
En bas : Fresque dans l'aile du Sénat du Capitole des États-Unis à Washington, D.C., représentant les négociations pour l'achat de la Louisiane, peinte par l'artiste italien Constantino Brumidi en 1875. La fresque montre le représentant du gouvernement français, Barbé-Marbois, présentant une carte à Livingston et Monroe. Les trois hommes ont entretenu des relations étroites qui ont contribué au succès de la négociation.
Photo: https://highland.org/teacher-resources/negotiating-for-louisiana/
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• François, marquis de Barbé-Marbois (31 janvier 1745 - 12 février 1837) est un diplomate et homme politique français à la très longue carrière.
• Il est né à Metz, où son père dirigeait l'hôtel des monnaies. Il enseigne aux enfants du marquis de Castries (qui deviendra secrétaire à la Marine de Louis XVI de 1780 à 1789).
• En 1779, il devient secrétaire de la légation française aux États-Unis. L'année suivante, il envoie un questionnaire aux gouverneurs des treize anciennes colonies américaines afin de recueillir des informations sur leur géographie, leurs ressources naturelles, leur histoire et leur gouvernement. Thomas Jefferson, qui termine son dernier mandat de gouverneur de Virginie, répond par un manuscrit qui deviendra plus tard son célèbre ouvrage, Notes sur l'État de Virginie.
• Lorsque le ministre Chevalier de la Luzerne rentre en France en 1783, Barbé-Marbois reste en Amérique comme chargé d'affaires en 1784. Cette même année, il épouse Elizabeth Moore, la fille de William Moore, ancien gouverneur de Pennsylvanie.
• En 1785, il devient intendant de la colonie de Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti). Il revient en France en 1789 et réussit à survivre à la Révolution française. Soupçonné de trahison, il est déporté en Guyane et libéré par le Premier Consul Napoléon Bonaparte en 1799.
• Il devient directeur du Trésor en 1801, sénateur en 1802, ministre du Trésor de 1801 à 1807.
• En 1803, il négocie et signe au nom de Napoléon Bonaparte le traité d'achat de la Louisiane, qui transfère la Louisiane aux États-Unis. Couvrant 820 000 miles carrés, vendue à environ 4 cents l'acre pour 15 000 000 $ (environ 340 000 000 $ en dollars d'aujourd'hui), il s'agit de la plus grande transaction foncière de l'histoire du monde.
• Barbé-Marbois entretenait avec James Monroe et Robert Linvingston des liens particuliers qui ont certainement joué un rôle clé dans le succès de l'achat de la Louisiane. Comme le rappelle Barbé-Marbois dans son livre Histoire de la Louisiane, « les trois négociateurs avaient vu l'origine de la république américaine, et ... avaient établi entre eux ... une intimité, qui n'a pas toujours lieu entre les ministres envoyés et ceux de la puissance qui les reçoit». Ils approuvent la vente du territoire de la Louisiane pour quinze millions de dollars le 29 avril, ce que Napoléon confirme le 1er mai.
• En récompense, le Premier Consul lui fait un cadeau de 152 000 francs, soit environ 646 000 dollars d'aujourd'hui. Il est fait grand officier de la Légion d'honneur et du comte en 1805, et nommé premier président de la Cour des comptes de 1807 à 1814.
• Courtisan accompli, il se rallie aux Bourbons sous la Restauration et est nommé pair de France par le roi Louis XVIII, même ministre de la Justice pendant une brève période, et confirmé comme président de la Cour des comptes par le roi Charles X et le roi Louis Philippe jusqu'à l'âge de 89 ans en 1834 ! Il meurt en 1837 et est enterré au village de Noyers en Normandie.
Héritage aux Etats-Unis:
• Il n'existe aucun monument ou plaque le mentionnant aux États-Unis, bien qu'il ait contribué à doubler la taille de la jeune République.
• Il est toutefois immortalisé sur une fresque de l'aile du Sénat du Capitole.
• En 1829, il écrit un livre intitulé «Histoire de la Louisiane et de sa cession aux États-Unis d'Amérique du Nord ; précédée d'un discours sur la Constitution et le gouvernement des États-Unis".
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Louis Guillaume Otto
Chargé d'Affaires ad interim, 1784-1785
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Ci-dessus:
À gauche: Louis-Guillaume Otto, Aquarelle sur ivoire, ovale de 3,2 cm x 2,5 cm, par Charles Willson Peale, 1822, Smithsonian American Art Museum, domaine public., https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25290231
À droite: Le comte Otto de Mosloy et le comte Pelet par Johann Baptist Seele - Musée du château de Versailles, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10695091
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• Louis-Guillaume Otto, comte de Mosloy (7 août 1754 - 9 novembre 1817) est un diplomate français. Selon les sources, il est né soit à Strasbourg en 1753, soit à Kork près de Kehl, dans le margraviat de Bade, le 7 août 1754. Diplômé en langues vivantes et en droit à l'université de Strasbourg, il entre ensuite au service extérieur comme secrétaire particulier de César de La Luzerne, alors en poste en Bavière.
• En 1779, il est envoyé en mission diplomatique aux États-Unis d'Amérique nouvellement créés. À Philadelphie, il succède à François Barbé-Marbois au poste de secrétaire de la légation française en mai 1785 et remplit deux autres mandats en tant que chargé d'affaires ad interim. Il noue des relations amicales avec George Washington et d'autres personnalités du Congrès. Pendant son séjour aux États-Unis, il rédige des rapports qui analysent la Constitution américaine et ses chances de ratification.
• En mars 1787, Otto épouse Elizabeth, la fille de Peter Van Brugh Livingston, patriote de la révolution américaine, riche commerçant et premier trésorier de l'État de New York de 1776 à 1778, mais elle décède en décembre de la même année.
• Otto est élu à l'American Philosophical Society en 1787. Il rentre en France à la fin de l'année 1792. Peu après, le Comité de salut public du gouvernement révolutionnaire le nomme premier chef de la division politique des affaires étrangères. Cependant, il est emprisonné après la chute du parti des Girondins, soupçonné de ne pas être assez loyal envers la République. Il échappe de peu à la guillotine et accompagne alors l'abbé Sieyès à Berlin en tant que secrétaire de légation. Son poste suivant est à Londres en 1800, où il participe à la négociation de l'éphémère traité d'Amiens en 1802. Ce traité a permis à l'Europe de connaître quatorze mois de paix pendant la Révolution française et les guerres napoléoniennes. Il est ensuite affecté en Bavière en 1803.
• En 1805, Napoléon Ier le nomme au Conseil d'État et le fait grand officier de la Légion d'honneur. En 1810, il est envoyé comme ambassadeur de France à Vienne, où il négocie les conditions du second mariage de Napoléon avec l'archiduchesse Marie-Louise. Napoléon nomme Otto comte de Mosloy à la fin de l'année 1810.
• Le comte est écarté de la vie politique pendant la Première Restauration et choisit de se retirer après la Seconde Restauration, après avoir été sous-secrétaire aux affaires étrangères du 24 mars au 22 juin pendant les Cent-Jours.
• Otto meurt en 1817 et repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
• Ses observations sur la jeune République sont compilés dans :
« Considérations Sur La Conduite du Gouvernement Americain Envers La France, Depuis Le Commencement De La Révolution Jusqu'en 1797 ». Par Louis-Guillaume Otto. [Petite Bibliothèque Américaine, Institut Français de Washington] (Princeton : Princeton University Press pour l'Institut Français de Washington. 1945), American Historical Review
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Jean-Baptiste, chevalier de Ternant
Ambassadeur de France, 1791-1792
Porteur d'un cadeau spécial
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• Jean Baptiste, chevalier de Ternant (12 décembre 1751 - 15 novembre 1833) était un officier militaire français, diplomate, et fut ambassadeur de France aux États-Unis de 1791 à 1793.
• Il est né à Damvilliers, dans la province du Barrois (aujourd'hui département de la Meuse) en 1751 et devient lieutenant dans le Royal Corps of Engineers en 1772.
• Pendant la guerre d'Indépendance américaine, il se porte volontaire en même temps que Lafayette pour soutenir les "Insurgents" et s'engage dans l'Armée continentale.
• Commençant en 1778 à Valley Forge comme major, il est promu lieutenant-colonel le 25 septembre 1778 et sert comme sous-inspecteur dans l'armée continentale. Il est capturé à Charleston le 12 mai 1780 et libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers en 1782. Il est promu au rang de colonel le 13 octobre 1783. Son titre officiel était « Inspecteur général et conseiller des généraux commandants des forces du Sud ».
Au total, il a servi dans l'Armée continentale pendant 5 ans.
• En 1780, de Ternant est élu à l' American Philosophical Society.
• Après la guerre, il retourne en France en 1784 où il est promu au grade de colonel. En 1785, il sert comme colonel dans l'armée de la République néerlandaise (toujours avec l'assentiment du roi de France) et renforce les défenses d'Amsterdam contre les Prussiens. De retour en France, il est colonel du régiment Royal-Liégeois de 1788 à 1791.
• Il est renvoyé aux États-Unis pour une courte période en tant que ministre français en août 1791, alors que la Révolution française est en cours. Il est tenté et demande une réaffectation dans l'armée lorsque la France repousse les forces de la Coalition européenne, avant de juger plus prudent de rester aux États-Unis lorsque la monarchie française est abolie le 21 septembre 1792.
• Les Girondins le destituent le 30 décembre 1792 et Edmond-Charles Genet lui succède.
Un monarque à Mount Vernon:
• Pendant son mandat d'ambassadeur de France aux États-Unis, on se souvient qu'il a remis le 22 décembre 1791 un cadeau personnel du roi Louis XVI au général George Washington : un portrait magnifiquement encadré et incrusté de diamants, qui a été exposé dans sa résidence officielle à Philadelphie, puis en 1797 à Mount Vernon, dans la salle à manger officielle du général, au-dessus de la porte d'entrée.
Le portrait gravé de 1790 a été réalisé par Charles-Clément Bervic et reproduit le portrait d'État original peint en 1789 par Antoine-François Callet, qui était le portraitiste officiel du roi. Cette œuvre originale, intitulée « Louis Seize, Roi des Français, Restaurateur de la Liberté », est exposée au Salon d'Apollon du château de Versailles.
Dans son mot de présentation, de Ternand s'attribue un mérite quelque peu indu en écrivant:
"Permettez-moi de vous offrir une nouvelle gravure du roi des Français. Je serai très satisfait si vous considérez cette faible marque de mon vif et respectueux attachement à votre personne comme digne de votre aimable acceptation."
Le même jour, Washington répond à de Ternant pour lui exprimer ses remerciements, en écrivant,
"J'accepte avec grand plaisir la nouvelle et élégante estampe du Roi des Français que vous avez eu l'obligeance de m'envoyer ce matin comme marque de votre attachement à ma personne. Vous me croirez, Monsieur, si je vous assure que j'ai un sentiment reconnaissant et vif du respect personnel et de l'amitié exprimés en votre faveur qui accompagnent l'estampe."
• Louis XVI a voulu en faire un cadeau personnel: les coins inférieurs du portrait sont ornés de cartouches portant les initiales du président (« G » et « W ») et, au centre, l'écusson de la famille Washington. Les coins supérieurs comportent le monogramme du roi de France (« L » et « XVI »), tandis que le centre affiche les armoiries royales françaises, surmontées d'une couronne percée et flanquées d'une coiffe amérindienne à droite et du bonnet français de la liberté à gauche. Cette combinaison de symboles souligne les liens étroits entre la France et les États-Unis, nés de leur alliance pendant la guerre d'Indépendance.
• Jean-Baptiste de Ternant choisit alors de vivre comme un simple citoyen et se tient à l'écart de la fonction publique, même sous le règne de Napoléon. Il meurt à Paris en 1833.
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Edmond-Charles Genêt
Connu ici comme"Citizen (citoyen) Genet"
Ambassadeur de France, 1793-1794
Activiste révolutionnaire qui sauva sa tête
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Ci-dessus:
En haut à gauche: Edmond-Charles Genêt, par Adolf Ulrich Wertmuller, vers 1784, Courtesy Albany Institute of History & Art, https://www.mountvernon.org/library/digitalhistory/digital-encyclopedia/article/edmond-charles-gene
En haut à droite: L'Affaire Citoyen Genêt, Edmond-Charles Genêt (à droite) rencontrant George Washington, illustration par Howard Pyle dans Harper's Magazine, avril 1897, https://www.britannica.com/biography/Edmond-Charles-Genet
En bas à gauche: panneau à Geenbush, NY, https://nyshmsithappenedhere.blogspot.com/2013/02/nyshms-it-happened-here-citizen-genet.html
En bas à droite: tombe du "Citizen Genet", https://www.findagrave.com/memorial/23891453/edmond-charles-genet#view-photo=215427615
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• Edmond-Charles Genêt, né le 8 janvier 1763 et mort le 14 juillet 1834, est un diplomate français connu plus tard sous le nom de "Citizen (Citoyen) Genet"
• Genêt est né à Versailles en 1763. Son père est greffier en chef au ministère des Affaires étrangères. À l'âge de 12 ans, Genêt est un enfant prodige capable de lire le français, l'anglais, l'italien, le latin, le suédois, le grec et l'allemand ! À 18 ans, il devient traducteur à la cour et, en 1788, à seulement 25 ans, il est envoyé à Saint-Pétersbourg comme ambassadeur en Russie.
• Malgré son ascension fulgurante, principalement basée sur le mérite, Genêt se désillusionne de l'ancien régime. Il commence à détester non seulement la monarchie française, mais aussi toutes les monarchies, y compris la Russie tsariste de Catherine la Grande. En 1792, Catherine le déclare persona non grata, déclarant que sa présence est « non seulement inutile mais même intolérable ». La même année, les Girondins prennent le pouvoir en France et nomment Genêt ministre des États-Unis.
• L'affaire du « Citizen Genet » a commencé en 1793 lorsqu'il a été envoyé aux États-Unis pour obtenir un soutien dans les conflits de la France avec l'Espagne et la Grande-Bretagne.
Genêt atteint Charleston, en Caroline du Sud, à bord du navire français Embuscade le 8 avril. Au lieu de se rendre à Philadelphie pour rencontrer le président George Washington, Genêt choisit de s'attarder en Caroline du Sud. Les habitants de Charleston l'accueillent chaleureusement et organisent plusieurs fêtes en son honneur. En Caroline du Sud, Genêt a pour objectif de recruter et d'équiper des corsaires américains afin d'aider les missions françaises contre les Britanniques. Il commande quatre navires corsaires : Républicaine, l'Anti-George, le Sans-Culotte et le Citizen Genêt. En collaboration avec le consul français Michel Ange Bernard Mangourit, Genêt organise des volontaires américains pour combattre les alliés de l'Espagne en Floride. Après avoir formé une milice, Genêt se met en route pour Philadelphie, en s'arrêtant pour recueillir des soutiens à la cause française, et y arrive le 16 mai.
• Ses actions mettent en péril la neutralité américaine dans le conflit entre la France et la Grande-Bretagne, ce que Washington avait clairement énoncé dans sa Proclamation de neutralité du 22 avril. Lorsque Genêt a rencontré Washington, il a demandé une suspension de la neutralité américaine pour aider la France. Après avoir essuyé un refus de la part du secrétaire d'État Thomas Jefferson et s'être entendu dire que ses actions n'étaient pas acceptables, Genêt s'est opposé à cette demande. Au même moment, les corsaires de Genêt s'emparent de navires britanniques et sa milice se prépare à agir contre les Espagnols.
• Genêt continue d'ignorer les demandes du gouvernement américain. En réponse, Washington rédige une longue lettre de réclamation, en suivant les conseils de Jefferson et Hamilton. C'est l'une des rares fois où le fédéraliste Hamilton et le républicain Jefferson sont d'accord. Genêt s'obstine à répondre à la lettre. En conséquence, le président Washington et son cabinet insistent pour que la France rappelle Genêt en tant qu'ambassadeur.
• En janvier 1794, la faction radicale de la Montagne avait pris le contrôle des Girondins en France et lancé un mandat d'arrêt contre Genêt. Craignant d'être emprisonné puis guillotiné, Genêt demande l'asile à Washington. Hamilton, qui était fermement opposé à Genêt, persuada Washington de lui permettre de rester en sécurité aux États-Unis. Il put ainsi mener une longue existence dans le nord de l'État de New York jusqu'en 1834, menant la vie d'un gentleman farmer prospère et d'un auteur, souvent désireux d'exprimer son opinion sur la politique étrangère des États-Unis.
Vie privée et héritage aux Etats-Unis:
• Genêt a épousé Cornelia Tappen Clinton en 1794. Elle était la fille de George Clinton, gouverneur de New York. Il vivait dans une ferme nommée Prospect Hill à East Greenbush, dans l'État de New York, avec vue sur la rivière Hudson. En tant que gentleman-farmer, il a également écrit un livre sur les inventions et a eu trois fils et deux filles.
• Sa femme Cornelia meurt en 1810 et, le 31 juillet 1814, Genêt se remarie avec Martha Brandon Osgood (1787-1853), la fille de Samuel Osgood, le premier Postmaster General (maître des Postes) des États-Unis. Avec elle, il a eu quatre fils et une fille.
• Son deuxième arrière-petit-fils, Edmond Charles Clinton Genet (9 novembre 1896 - 17 avril 1917) s'engage dans la Légion étrangère française en 1915, puis rejoint l'Escadrille Lafayette en janvier 1917. Il est mort au combat « Mort pour la France » le 17 avril 1917. Il est enterré au Mémorial de l'Escadrille Lafayette à Marnes-la-Coquette.
Sa dernière volonté était d'être enterré enveloppé dans le drapeau français et que son cercueil soit recouvert des drapeaux français et américain pour « montrer que je suis mort pour les deux pays ».
Pour plus de détails sur ses actions de bravoure, lisez notre Bulletin d'octobre 2023, Hommage à l'Escadrille Lafayette: https://conta.cc/3QCRqYM
• Une école primaire d'East Greenbush, dans l'État de New York, porte le nom de Citizen Genet Elementary School, anciennement Genet Middle School.
• Il y a également un panneau, situé à:
688 Columbia Turnpike, East Greenbush NY 12061
GPS: 42.588533, -73.699517
• Inscription:
“Citoyen Genet
1763-1834”
“S'est installé à trois kilomètres
à l'ouest d'ici vers 1800.
Tombe derrière cette église.
Érigé en 1949 par le département de l'éducation de l'État de New York."
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Joseph Alexandre Jacques Durant de Mareuil
Ambassadeur de France, 1824 - 1830
Témoin de la tournée triomphale de La Fayette
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• Joseph Alexandre Jacques Durant, baron de Mareuil (né le 6 novembre 1769 à Paris - mort le 13 janvier 1855 à Ay, Marne) est un diplomate de carrière français, qui fut ambassadeur de France aux États-Unis de 1824 à 1830.
• En 1793, il sert comme ingénieur adjoint dans l'armée du Rhin et participe aux batailles de Wissembourg et de Geissberg. En 1794, il entame une carrière diplomatique avec des postes tels que premier secrétaire de la légation française à Copenhague, puis ministre plénipotentiaire à Dresde, Stuttgart et Naples, et est fait baron d'Empire. En janvier 1814, il se rallie à la restauration des Bourbons et devient ministre des Affaires étrangères par intérim du roi Louis XVIII.
• Il a été ambassadeur de France aux États-Unis de 1824 à 1830.
En tant que représentant de la monarchie française, au service du roi ultra-conservateur Charles X, il doit prendre en compte l'immense popularité de Lafayette, célébré comme un symbole du républicanisme et de la liberté lors de sa tournée triomphale d'adieu de 1824-1825.
• Un bon exemple du malaise du gouvernement français est décrit par le secrétaire de Lafayette, qui raconte que lors de la visite de Lafayette pour commémorer la victoire de Yorktown le 19 octobre 1824, les officiers des frégates françaises présentes sur la rivière York n'ont pas été autorisés à venir à terre en uniforme pour se mêler aux célébrations : "...Mais ce qu’il y a de certain, c'est que, pendant que nous célébrons l'anniversaire delà prise de York-Town, l'escadre française, commandée par l’amiral….., qui se trouvait dans la baie de Hampton Road, et qui pouvait entendre les acclamations de la connaissance américaine pour les bienfaits de la France, resta froidement étrangère à une fête qu'elle eût dû considérer comme une fête de famille pour les deux nations. Du reste, nous avons vons su que cette indifférence, ou cette répugnance qu'on peut s'expliquer, ne fut partagée ni par les équipages, ni par la majorité des officiers. Parmi ces derniers quelques-uns parvinrent à quitter secrètement leur bord, et, cachés sous l’habit bourgeois, assistèrent inconnus à cette scène patriotique, dans laquelle les Américains se seraient empressés de les placer premier rang, s'il leur eût été permis de s'y présenter sous leur habit et sous leurs couleurs.
Lorsque je rentrai au quartier général, je trouvai nos compagnons de voyage fort occupés de cette question et plusieurs d'entre eux affirmaient que l'amiral français ne s'était conduit ainsi qu'en raison des instructions qui lui avaient été données par une autorité supérieure.”
-- Auguste Levasseur, Lafayette en Amérique en1824 et 1825 - Vol I
• En effet, les consuls de France à travers les Etats-Unis n'ont pas apprécié l'accueil réservé à Lafayette. N'oublions pas qu'ils sont les agents d'une monarchie. Ainsi, Guillemin, consul de France à la Nouvelle-Orléans, contrarié que Lafayette puisse jouir d'une telle popularité, écrit à Delmas, ministre des Affaires étrangères: « ...Ainsi Louis XVI, la France entière, les millions qu'elle a dépensés, les flots de sang qu'elle a versés pour la cause des États-Unis, son armée, sa marine entière ne sont rien : M. de Lafayette est tout !... »
Bien entendu, la véritable raison était la crainte que les idées libérales incarnées par Lafayette ne déclanchassent une nouvelle révolution en France.
• Dans une dépêche adressée à Paris, l'ambassadeur Mareuil écrivit :
« ...Les honneurs rendus à M. de Lafayette embarrassent singulièrement les agents du Roi. Ils sont heureux de voir que le peuple américain conserve un souvenir reconnaissant de l'assistance que lui a prêtée le général français, mais ils regrettent en même temps que les hommages soient adressés précisément à un homme qui s'est mis en opposition ouverte avec le gouvernement du Roi [et qui] persiste [...] à professer hautement [des idées libérales] jusqu'à en appeler [...] à leur funeste application en France ». S'il a été constaté dans les fêtes qui lui ont été données que le drapeau blanc avait constamment flotté à côté de celui de l'Union et que la mémoire du roi martyr avait toujours été honorée, on a pu aussi voir trop souvent, au milieu des vœux exprimés dans le feu des principes politiques qui régissent ce pays, un esprit de prosélytisme dangereux, et parfois même offensant... ».
Il y eut deux brèves rencontres entre les deux hommes:
• Le baron de Mareuil choisit d'être un observateur attentif, refusant la plupart des invitations à dîner ou à des fêtes pour éviter toute action inattendue de la part de Lafayette.
Il ne rencontre Lafayette que deux fois : la première est une visite de courtoisie, que Lafayette commente en disant : « Il est agréable d'être aimé d'un tel peuple. [La diplomatie de la Sainte-Alliance n'y est pour rien [...]. J'ai rendu visite au ministre de la Cour de France, qui a été très courtois et qui nous a salués ».
• La deuxième fois, il s'agissait de renouveler le passeport du général, qui avait été perdu lors du naufrage le 8 mai 1825 dans la rivière Ohio (épisode que nous avons évoqué dans notre Bulletin de Mai 2023: https://conta.cc/3W5rp56 )
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Jean Baptiste Gaspard Roux de Rochelle
Ambassadeur de France, 1830-1831
Géographe, auteur, poète...
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Ci-dessus:
En haut à droite: portrait de Jean Baptiste Gaspard Roux de Rochelle, huile sur toile, par Francis William van Vreeland, https://www.artnet.com/artists/francis-william-van-vreeland/a-portrait-of-jean-baptiste-gaspard-roux-de-oH20NoFsRN0-lxNp02gxSw2
En haut au centre et à gauche: Sous la Chute du Niagara - tiré de la 1ère édition de l'ouvrage Etats-Unis d'Amérique Jean-Baptiste-Gaspard Roux de Rochelle, Firmin Didot Freres, [1837], dessiné par Jacques-Hippolyte van der Burch; gravé par Chollet. Roux de Rochelle, le ministre français aux États-Unis, a inclus ce volume dans une grande série intitulée L'Univers, incluant 96 dessins. Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=60026505
Milieu: Gravure intitulée « Emigrations vers l'Ouest » - de la première édition des Etats-Unis d'Amérique de Jean B.G. Roux de Rochelle.. Paris: Firmin Didot Freres, [1837], dessiné ar Jacques-Hippolyte van der Burch; gravé par Chollet
En bas à droite: Shequaga Falls dans le Village of Montour Falls, NY, hiver 2022 Photo: par Edwardguo - travail personnel CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=128105403
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• Jean Baptiste Gaspard Roux de Rochelle (26 mars 1762 - mars 1849) est un géographe, auteur, poète et ambassadeur français aux États-Unis.
• Il est né à Lons-le-Saunier, dans le Jura. Roux de Rochelle est chef de division au ministère des Affaires étrangères, puis ministre plénipotentiaire à Hambourg de 1826 à 1830, puis à Washington de 1830 à 1831, au début du règne du roi Louis-Philippe.
• Il s'est impliqué dans plusieurs organisations scientifiques et littéraires, notamment la Société de géographie, dont il a présidé trois fois le Comité central, et la Société philotechnique.
• Il est décédé à Paris à l'âge de 87 ans. Roux de Rochelle est l'auteur de nombreux ouvrages, dont les « Lettres des États-Unis » en 1835, qui comportent plus de 90 illustrations.
• Nous nous éloignons peut-être un peu du sujet principal, mais cet ambassadeur ayant servi sous le roi Louis Philippe, il est intéressant de noter que le futur Roi des Français a beaucoup voyagé avec ses frères, le duc de Monpensier et le comte de Beaujolais, aux États-Unis, alors qu'ils étaient en exil pendant la Révolution française. Et par coïncidence, il voyageait avec un carnet de croquis, dont certains sont conservés au Louvre.
• Il y a un panneau dans le nord de l'État de New York qui renvoie à une illustration des « Lettres des États-Unis » de Roux de la Rochelle
Panneau, « She-Qua-Ga »
Shequaga Falls Park, 109 S Genesee St, Montour Falls, NY 14865
GPS: 42.345117, -76.850000
• Inscription:
“Eaux tumultueuses »
Une esquisse conservée au Louvre
réalisée vers 1820 par
Louis Philippe
futur roi de France
Érigé en 1932 par le département de l'éducation de l'État ».
(*Le croquis en question a été dessiné en 1796, et non en 1820 comme l'indique la plaque.)
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Alphonse Dubois de Saligny
Chargé d'Affaires, 1839-1846
République du Texas
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Ci-dessus:
En haut à droite: M. Dubois de Saligny, lors de son ambassade au Mexique en 1862, L'Illustration, mars 1862, p.145, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29709214.
En haut à gauche: la Légation de France avec au fond le dôme du Capitole du Texas, Austin, TX, Photo: TC © ASSFI 2022
Au milieu et en bas: Vues extérieures et intérieures de la légation de France, aujourd'hui musée et jardin botanique, Photos: TC © ASSFI 2022
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• Alphonse Dubois de Saligny, de son nom complet Jean Pierre Isidore Alphonse Dubois de Saligny, né à Caen, Normandie, France, le 8 avril 1809, et mort à Saint-Martin-du-Vieux-Bellême (Orne) le 6 novembre 1888, est un diplomate français à la carrière riche et variée.
• Il entame une carrière diplomatique en 1831, puis devient secrétaire des légations françaises de Hanovre, de Grèce et des États-Unis. Alors qu'il est en poste à Washington, il reçoit des directives du gouvernement français pour se rendre au Texas afin d'évaluer la situation et le potentiel de la république naissante. Au cours de sa mission au printemps 1839, il visite Galveston, Houston et les régions côtières jusqu'à Matagorda. Ses conclusions, communiquées au ministre français des affaires étrangères, ont joué un rôle important en persuadant le gouvernement français de reconnaître le Texas par le biais d'un traité axé sur l'amitié, la navigation et le commerce.
• La France est ainsi la première nation à reconnaître le Texas. La République du Texas ouvre son ambassade à Paris, dans l'hôtel de Vendôme, adjacent à la place Vendôme dans le 2e arrondissement.
• En septembre 1840, Dubois achète 22 acres de terrain dans l'intention d'y établir une légation, c'est-à-dire un poste diplomatique. Cependant, il n'a résidé qu'un mois dans ce nouvel endroit. À la suite d'une dispute ridicule avec un aubergiste local, connue sous le nom de « guerre du cochon », Dubois quitte Austin en avril 1841 et provoque des remous diplomatiques qui dureront une année. Par la suite, il cherche à obtenir un soutien pour la « Compagnie franco-texienne », une initiative menée par deux Français, Jean Pierre Hippolyte Basterrèche et Pierre François de Lassaulx, visant à installer 8 000 ressortissants français au Texas. Après une série de rebondissements, le projet aboutit à la création de Castroville, du nom d'un Français d'Alsace, Henri Castro, son promoteur.
Alphonse Dubois de Saligny fit également venir de France l'abbé Odin pour récupérer toutes les églises texanes abandonnées par les Mexicains. Le futur évêque de Galveston a construit les fondations modernes de l'Église catholique au Texas, comme le raconte notre Bulletin de novembre 2024 : Novembre 2024 - Les missionnaires français en Amérique - 1800-1900 (3e partie d'une série): https://conta.cc/4bl3nJL
• De janvier 1843 à janvier 1844, le vicomte Jules de Cramayel assure l'intérim, mais Dubois de Saligny revient en 1844 et reste jusqu'à la date effective de l'annexion du Texas par les États-Unis, le 19 février 1846. Il devient ensuite ambassadeur aux Pays-Bas de 1848 à 1850, et enfin au Mexique de 1862 à 1867, après quoi il se retire en Normandie.
• Les différentes bornes et panneaux d'interprétation installés sur le site de la légation de France à Austin, au Texas, racontent l'histoire de la légation:
• Panneau, “The French Legation to the Republic of Texas”
French Legation, 802 San Marcos Street, Austin, TX 78702
(Il y a deux panneaux identiques, l'un près de la porte et l'autre à l'intérieur des jardins).
GPS: 30.267044, -97.732124
• Inscription (extraits):
“Un pont entre les nations : Avant l'indépendance du Texas en 1836, les Français et les Espagnols se disputaient l'influence et le commerce dans la région. Avec la naissance de la République du Texas, le roi de France Louis-Philippe a envoyé son secrétaire diplomatique Alphonse Dubois dans la nouvelle République pour déterminer si la France devait officiellement la reconnaître comme une nation indépendante. Après avoir parcouru le pays, il répond à la question : « ...Nous avons devant nous une occasion glorieuse ; nous ne devons pas la laisser nous échapper ». Les efforts de Dubois aboutissent au traité d'amitié, de navigation et de commerce entre la France et la République du Texas en 1839. Il est promu Chargé d'affaires et chargé d'établir une légation, c'est-à-dire une présence diplomatique officielle, au Texas et de rechercher des accords au bénéfice des deux nations. Dubois s'efforce de rétablir l'Église catholique au Texas et de faire venir des colons français dans la nouvelle nation. Il soutient le projet de loi franco-texane, qui n'aboutit pas et qui prévoyait l'arrivée de 8 000 colons et la construction de forts français pour défendre la frontière contre le Mexique.”
[...]
Alphonse Dubois : Jean-Pierre Isadore (sic) Alphonse Dubois (1809-1888) est le fils d'un percepteur en Normandie, France. Ambitieux d'améliorer son statut, Dubois entame une carrière diplomatique en 1831. Il est secrétaire des légations françaises d'Allemagne, de Grèce et des États-Unis avant d'être promu chargé d'affaires à la légation française de la République du Texas. Une querelle avec l'aubergiste d'Austin Richard Bullock a dégénéré en « guerre du cochon » lorsque les porcs errants de Bullock ont pénétré dans la maison que Dubois louait sur Pecan Street (6e rue) et l'ont endommagée pendant la construction de la légation. Le domestique de Dubois, Eugène Lunette, tue les porcs sur ordre de son employeur, et Bullock bat Pluyette pour se venger. En mauvaise santé et en proie à des difficultés personnelles et politiques, Dubois quitte Austin en 1841. Il continue à servir en tant que légat français pendant l'annexion du Texas aux États-Unis, mais préfère rester à Galveston et à la Nouvelle-Orléans. Il occupa ensuite des postes diplomatiques en Europe, en Asie et au Mexique avant de rentrer en France en 1863. »
Érigé par la Commission historique du Texas »
• Une plaque est apposée sur le mur à côté de l'entrée:
French Legation Historical Site, 802 San Marcos Street, Austin, TX 78702
GPS: 30.267300, -97.731717
• Inscription:
“ Légation française”
“Érigée en 1841 par le Conte (sic) Alphonse Dubois De Saligny, chargé d'affaires pour le roi Louis Philippe de France, auprès de la République du Texas. Il a vécu ici de 1841 à 1842. La maison est construite en pin de Bastrop, dans le style bayou de Louisiane. Le mobilier comprend plusieurs pièces ayant appartenu à Saligny. Achetée par l'État du Texas en 1945. Confiée à la garde des Filles de la République du Texas, qui ont restauré la maison et entretiennent la propriété.
Inscrite sur la liste des monuments historiques du Texas - 1967”
• Un autre panneau situé à l'extrémité des beaux jardins explique:
GPS: 30.267044, -97.732124
• Inscription:
“Ce site, acheté à l'origine par Anson Jones, qui devint plus tard le dernier président de la République du Texas, fut vendu par Jones le 15 septembre 1840 à Alphonse de Saligny, chargé d'affaires de sa majesté Louis Philippe, le roi de France, auprès de la République du Texas. Saligny construisit la maison et l'occupa jusqu'au 1er avril 1842. Le bâtiment fut ensuite la propriété de John Mary Odin, premier évêque du diocèse de Galveston, et de Moseley Baker, héros de la révolution texane et membre du Congrès de la République. Joseph W. Robertson, qui acheta la propriété à Baker en 1848, est à l'origine du nom de Robertson Hill. La maison a appartenu à ses héritiers jusqu'à ce qu'elle soit achetée par l'État du Texas en 1945.”
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Guillaume Tell Poussin
Ambassadeur de France - 1848-1849
Officier du Corps des Ingénieurs de l'US Army
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Ci-dessus:
À gauche: Ouvrage "De la Puissance Américaine" par Guillaume Tell Poussin, 1843, W. Coquebert, Paris
A droite : carte du canal de Cape Cod issue de Travaux d'améliorations intérieures projetés ou exécutés par le gouvernement général des États-Unis d'Amérique, de 1824 à 1831, de Guillaume Tell Poussin. Cette image provient de la collection David Rumsey Maps et a été recadrée et contrastée pour plus de clarté. Elle est dans le domaine public. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1565100
Malheureusement, aucun portrait de l'ambassadeur n'a été trouvé sur Internet.
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• Guillaume Tell de La Vallée-Poussin est né à Poissy (Yvelines) le 10 février 1794, pendant la Révolution française, et porte le nom du héros républicain fictif et tyrannicide Guillaume Tell.
• Son père, Jean Étienne de La Vallée dit Poussin (1735-1802), était un peintre et décorateur qui a remporté le prix de Rome en 1759.
En 1814, il s'inscrit comme étudiant en architecture à l'Académie des Beaux-Arts de Paris, mais part bientôt pour les États-Unis.
• Tout comme le major Pierre L'Enfant un demi-siècle plus tôt, il a servi comme capitaine dans le corps des ingénieurs de l'armée américaine et est devenu l'aide de camp du général français Simon Bernard, qui avait été nommé général de brigade dans le corps des ingénieurs de l'armée américaine par le président James Madison (à la suggestion de Lafayette) en 1815 pour construire ou renforcer les fortifications tout au long de la côte orientale.
• Il retourne en France en 1831 et parcourt l'Angleterre, la Belgique et la Rhénanie, en se concentrant sur le développement des chemins de fer. En 1841, il publie Considérations sur le principe démocratique pour répondre à ce qu'il estime être la vision déformée ou incomplète d'Alexis de Tocqueville sur la démocratie américaine.
• De 1848 à 1849, Poussin est ambassadeur de la Seconde République française aux États-Unis, sous la responsabilité (ironie de l'histoire) de Tocqueville, ministre français des affaires étrangères de l'époque. Il fut rappelé après que des tensions eurent éclaté en raison des propos acerbes échangés entre lui et le secrétaire d'État américain, John M. Clayton, au sujet d'un différend concernant un navire français échoué près de Veracruz. Poussin est mort chez lui à Paris.
Son héritage aux Etats-Unis:
• Sa contribution à la construction de plusieurs forts sur toute la côte est des États-Unis n'est hélas pas reconnue puisqu'il servait sous le commandement du général Simon Bernard.
• Il a publié en 1843 un livre au titre prémonitoire: "De la Puissance Américaine. Origine - Institutions - Esprit Politique, Ressources Militaires, Agricoles, Commerciales et Industrielles des États-Unis" publié par W. Coquebert, Paris.
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Charles Fournier de Saint-Amant
Consul de France en Californie, 1851-1852
Grand Maître d'échecs, écrivain, voyageur, négociant en vins
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• Pierre Charles Fournier de Saint-Amant est né le 12 septembre 1800 à Monflanquin, un petit village du Lot-et-Garonne, dans le sud-ouest de la France. Très jeune, il devient commis d'État à Paris, puis secrétaire du gouverneur de la Guyane française de 1819 à 1821. Il perdit ce poste après s'être élevé contre la poursuite de la traite des esclaves dans la colonie.
• De retour à Paris, il s'intéresse de près aux échecs et apprend auprès des meilleurs joueurs de son époque. Il joue fréquemment au Café de la Régence, haut lieu du jeu d'échecs en Europe aux XVIIIe et XIXe siècles, où se réunissent de nombreux maîtres d'échecs célèbres. Entre 1834 et 1836, il a dirigé une équipe parisienne qui a remporté un match contre le Westminster Club, le meilleur club d'échecs d'Angleterre. En 1840, il est reconnu comme le meilleur joueur d'échecs en France. Il devient également rédacteur en chef du Palamède, un magazine d'échecs, puis fait une brève carrière sur les planches de théâtre, avant de devenir un négociant en vin prospère.
• Pendant la révolution de 1848 qui a instauré la Seconde République, il a servi comme capitaine dans la Garde nationale. En raison de ses efforts pour protéger le Palais des Tuileries contre la foule, il en est nommé gouverneur pour une courte période.
• De 1851 à 1852, il est consul de France en Californie. Pendant cette période, il voyage dans le territoire de le Territoire de l'Oregon, documentant les changements survenus dans les premiers villages de pionniers et fournissant l'un des rares récits historiques de cette époque.
• De retour en France, il consacre plusieurs années à la rédaction d'ouvrages respectés sur les colonies françaises et d'un traité sur les vins de Bordeaux. En 1861, il se retire en Algérie, où il décède en 1872 après avoir été éjecté de sa cariole.
Son héritage aux Etats-Unis:
• "French Prairie" a été documenté pour la première fois au début des années 1850, lorsque Saint-Amant a appelé la région « les prairies françaises ».
La ville de French Prairie est située dans la vallée de la Willamette, dans le comté de Marion, dans l'Oregon, aux États-Unis. Elle doit son nom aux pionniers canadiens-français/métis qui furent parmi les premiers à s'installer dans cette région de l'Oregon Country.
• Un panneau raconte l'histoire de cette vallée:
Panneau, « Willamette Post”
River Rd NE, St Paul, OR 97137
GPS: 45.263517, -122.942700
• Inscription:
“Le poste de Willamette a été établi en décembre 1813 sur un monticule situé juste à l'est de cet emplacement par des employés de la Compagnie du Nord-Ouest, une société de traite des fourrures basée à Montréal. Au cours des années qui suivirent, la cabane en rondins de deux pièces, également connue sous le nom de Fort Kalapuya, servit de lieu de commerce avec les Indiens locaux, les Kalapuyans. Elle servit également de dépôt pour les expéditions de chasse qui approvisionnaient en nourriture le Fort George, également connu sous le nom de Fort Astoria, sur la côte de l'Oregon. Le poste était encore intact à la fin des années 1820, lorsque des familles franco-indiennes commencèrent à s'installer dans la région de French Prairie Champoeg. Pierre Bellique, un trappeur de fourrures canadien-français devenu fermier, et sa femme Geneviève, utilisèrent le bâtiment vacant comme résidence à partir du début des années 1830.
Érigé par le département des transports de l'Oregon.”
• Son livre, Voyages en Californie et dans l'Oregon, est l'un des tout premiers livres de voyage décrivant la colonisation de cette région du nord-ouest du Pacifique.
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Jacques Antoine Moerenhout
Consul de France, Monterey, CA 1843-1850 & 1852-1859
Consul de France, Los Angeles, 1859-1879
Marchand, diplomate, ethnologue, peintre, écrivain voyageur...
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• En 1843, la France établit un consulat à Monterey, alors capitale de la "Alta California" (Haute-Californie mexicaine), pour répondre aux besoins des immigrants français, principalement des marchands, des fermiers et des trappeurs.
• Jacques-Antoine Moerenhout (né le 17 janvier 1796 à Echeren - qui fait aujourd'hui partie d'Anvers, en Belgique - mort le 11 juillet 1879 à Los Angeles) était un marchand, un aventurier, un diplomate et un auteur de récits de voyage. Bien qu'il soit né dans ce qui est aujourd'hui la Belgique, Anvers était française en 1796, et il s'est identifié comme Français tout au long de sa vie. Dans l'une de ses lettres, il déclare : « Depuis quinze ans que je vis, j'ai servi la France.... J'ai toujours été Français, et un bon Français ».
• Conscrit comme soldat dans la Grande Armée de Napoléon en 1812, il s'installe ensuite à Paris pour étudier la peinture. En 1826, il émigre au Chili et travaille comme secrétaire du consul de France à Valparaíso. Cependant, il s'est rapidement mis à son compte en tant que marchand.
• Moerenhout a effectué plusieurs longs voyages de commerce et de recherche à travers le Pacifique, s'installant à Tahiti en 1834 où il a été nommé consul de France par l'amiral Dupetit-Thouars. Il s'est lié d'amitié avec tous les habitants de l'île (il serait même devenu un ami « intime » de la reine Pomare IV) et a joué un rôle très important dans l'établissement de la présence française dans l'océan Pacifique, s'opposant aux défis constants des missionnaires anglicans qui tentaient de se faire passer pour des missionnaires catholiques français dans toute la Polynésie. Pendant cette période, il a écrit des livres sur ses voyages dans le Pacifique Sud qui sont toujours considérés comme des classiques.
• Moerenhout quitte Tahiti en 1845 pour rejoindre son poste à Monterey, en Californie, alors capitale de la Haute Californie mexicaine, où il est nommé consul de France en 1845, avec un salaire de 15 000 francs (environ 60 000 dollars d'aujourd'hui), succédant à M. Louis Gasquet. C'est là qu'il assiste à la ruée vers l'or de la Californie en 1848 et qu'il documente les événements dans une correspondance détaillée appelée « Documents Moerenhout ». Ce qui est intéressant, c'est que ses rapports, publiés dans la presse française de l'époque, ou d'autres correspondances diplomatiques aujourd'hui disponibles dans les archives, sont particulièrement détaillés et non-biaisés, la France étant le seul pays disposant d'un bureau consulaire à l'époque et n'ayant pas d'intérêt géopolitique en Californie.
• Il retourne en France pendant quelques années pour s'occuper des affaires familiales. Pendant ce temps, le consulat de Monterey est éclipsé par celui ouvert à San Francisco, ville en plein essor, et sa position dans le service extérieur devient incertaine avec le changement de régime, de la IIe République au IIe Empire. Il est finalement renvoyé à Monterrey par Napoléon III en 1852, mais en tant que vice-consul et avec une nomination de seulement 6 000 francs. Lorsque le vice-consulat de Monterey fut fermé, il fut transféré comme premier consul de France à Los Angeles en 1859, une autre ville en plein essor, où il resta au total 20 ans et où il décéda le 11 juillet 1879.
• Il est rapidement devenu très connu et respecté dans toute la Californie du Sud. Comme le raconte notre Bulletin de juillet 2024, les pionniers français de l'Ouest https://conta.cc/4bTmc71, à l'époque, 10% de la population de Los Angeles était francophone et les maires de Los Angeles étaient des immigrés français. Il joue un rôle important dans la création de la Société française de bienfaisance de Los Angeles et de l'Hôpital français. Il envoya du coton de Los Angeles à l'exposition universelle de Paris en 1867, sa résidence était au cœur de la vie sociale de Los Angeles, et sa célébration du centenaire de l'indépendance américaine en 1876 est restée dans les mémoires des Angelinos pendant des années.
• En raison des restrictions budgétaires de la troisième République, son vice-consulat est fermé le 30 janvier 1879, mais le gouvernement français continue de lui verser un traitement spécial de 8 000 francs en plus de sa pension pour lui permettre de prendre une retraite confortable jusqu'à sa mort, le 11 juillet de la même année.
• La communauté française a dû attendre de nombreuses années pour avoir à nouveau un consulat général, et attendre 1955 pour avoir à sa tête un autre écrivain et aventurier, mais n'anticipons pas et poursuivons notre récit.
Son héritage aux Etats-Unis:
• Un long et bas bâtiment en pisé était appelé le Consulat français parce qu'il était la résidence de Jacques-Antoine Moerenhout. Il abrite aujourd'hui le Monterey Visitors Center.
Panneau, Consulat de France, Monterey, CA
401 Camino El Estero, Monterey, CA 93940
GPS: 36.598667, -121.887433
• Inscription:
“Construite à l'époque mexicaine.
Maison de J.A. Moerenhaut (sic), consul de France en Californie.
Érigé par la Monterey History & Art Association.”
• Son livre, Voyages aux îles du Grand Océan, publié en 1837, offre un récit captivant des îles du Pacifique et reste une lecture intéressante aujourd'hui. Il a été traduit en plusieurs langues et réimprimé à de nombreuses reprises au fil des ans. Il est disponible sur Amazon et le texte de présentation se lit comme suit : « La traduction par Arthur R. Borden des Voyages aux îles de l'océan Pacifique de J.A. Moerenhout a été réalisée à partir de la réimpression de 1942 de l'édition française originale de 1837. Il s'agit d'un document anthropologique important ; Moerenhout était à la fois un excellent reporter et un bon artiste ».
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Lucien-Anatole Prévost-Paradol
Ambassadeur de France, 1870
Journaliste, membre de l' Académie Française
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• Lucien-Anatole Prévost-Paradol (8 août 1829 - 20 juillet 1870) est un éminent journaliste et essayiste français. Il est né à Paris d'une relation entre la chanteuse d'opéra Lucinde Paradol et l'écrivain Léon Halévy.
• Il fait ses études au collège Bourbon puis à l'École normale. En 1855, il devient professeur de littérature française à Aix-en-Provence avant de devenir l'un des principaux rédacteurs du Journal des débats. Il collabore également au Courrier du dimanche, entre autres publications.
• Il figure parmi les principaux critiques de l'Empire. En politique, il était orléaniste. Comme le dit le New York Times dans sa nécrologie, « son idéal d'un gouvernement libre était celui d'une monarchie constitutionnelle, avec responsabilité ministérielle et suffrage universel ». Il fut brièvement emprisonné pour ses écrits critiquant le régime impérial.
• En 1865, il est élu à l'Académie française, succédant à Jean-Jacques Ampère. Sa sélection suscite la controverse en raison de sa jeunesse et de ses écrits peu volumineux, qui comprennent principalement ses Essais de politique et de littérature (trois volumes, 1859-1866) et ses Études sur les moralistes français (1864). Dans son livre La France Nouvelle, il prône l'expansion de la colonisation de l'Algérie (dont une ville portera plus tard son nom) et du reste de l'Afrique.
• En février 1869, il perd sa femme, âgée de 42 ans.
• Lorsque l'empereur Napoléon III nomme Émile Ollivier Premier ministre en janvier 1870, Prévost-Paradol croit en une évolution libérale de l'Empire, rallie le régime et accepte le poste de ministre plénipotentiaire de France aux États-Unis, ce qui lui vaut de violentes attaques de la part des républicains.
• À peine entré en fonction, la guerre franco-prussienne de 1870 éclate le 19 juillet. C'est la guerre qu'il avait prédite et redoutée dans son livre La France nouvelle.
La tragédie se noue peu après son arrivée à Washington D.C.: il se suicida dans sa chambre par balle le 20 juillet 1870, selon certains à cause de la guerre franco-prussienne ou, plus probablement, sous l'effet d'une longue dépression consécutive au décès prématuré de sa femme. D'autres articles de journaux de l'époque attribuent son geste dramatique à l'épuisement, à la désorientation, voire même à la chaleur étouffante de la capitale.
"Le ministre français, Provost-Paradol, s'est suicidé à une heure du matin, le 20 juillet, à Washington, en se tirant une balle dans le cœur avec un pistolet. Il était très souffrant depuis plusieurs jours, bien que capable de s'acquitter de ses fonctions. Hier soir, la grande chaleur a aggravé son état de prostration, et l'on pense maintenant qu'il était partiellement dérangé depuis trois ou quatre jours, car les expressions étranges qu'il a prononcées à divers moments depuis dimanche sont maintenant rappelées par ceux qui l'ont côtoyé.
[...]
Hier matin, en compagnie d'un ami, il s'est arrêté dans un magasin et a acheté un pistolet, disant qu'il voulait une bonne arme utilisable. Dans la soirée, il acheta un second pistolet pour en avoir une paire.
Il se retira tôt, et vers une heure, son domestique entendit un coup de feu qu'il supposa provenir d'une maison voisine, et au même moment, le ministre l'appela. Le domestique entra dans la chambre de Paradol et le trouva debout au milieu du plancher, comme le pensait le domestique, alarmé par les coups de feu tirés à la porte voisine. Cependant, presque immédiatement, il tomba sur le sol dans un évanouissement. Le domestique alla chercher la gouvernante et ils revinrent ensemble avec des sels. En le relevant, ils trouvèrent du sang et constatèrent immédiatement qu'il s'était tiré une balle dans le cœur. Il mourut en quelques instants, sans avoir parlé.
[...]
La nouvelle de l'imminence de la guerre, qui lui est parvenue lors de son arrivée à New York, a été pour lui un grand choc dont il ne s'est pas remis. Il devait dîner, sur invitation, avec le secrétaire Fish ce soir.
Il est veuf et a trois enfants. Une fille de seize ans et un fils de onze ans ont été envoyés à Newport il y a quelques jours. Un troisième enfant, âgé de quatorze ans, a été laissé en France."
-- The Tiffin Tribune, Tiffin, Ohio, July 28, 1870 page 2
Nous donnerons le dernier mot à la nécrologie du New York Times du 21 juillet 1870 :
"Nous sympathisons avec tous ceux qui, en France, pleurent la perte d'un homme qui aurait fait honneur à la littérature de n'importe quel pays."
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Alexandre Gilbert
Consul Honoraire de France en Oregon
Foundateur & Maire de Seaside, Oregon
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• Si de nombreux ambassadeurs de France ont laissé une trace significative et sont commémorés par leurs noms inscrits sur des plaques ou autres monuments, on se souvient moins des Consuls, et encore moins des nombreux Consuls honoraires de France qui parsèment la carte des Etats-Unis. Les Consuls honoraires pouvant être des citoyens américains ayant une activité professionnelle indépendante, il est probable que plusieurs d'entre eux soient mentionnés dans des panneaux ou plaques ici et là, sans que leur activité bénévole (et leur fort attachement à la France en corollaire) ne soit mentionnée, et donc non reconnue par notre Société. Nous espérons pouvoir en recenser davantage au fil du temps et rendre hommage à leur action au sein de leur communauté locale.
• Une exception notable est Alexandre Gilbert, personnage-clé dans la fondation de Seaside, station balnéaire réputée de l'Oregon, né le 16 avril 1845 à La Rochelle, en France.
À vingt-quatre ans, juste avant la guerre franco-prussienne, il épouse Emma Loncol. Après la guerre, en 1871, la famille Gilbert s'installe à San Francisco, en Californie. Après s'être installé dans l'Oregon, Alexandre a perfectionné ses talents de charpentier et d'ébéniste et c'est là qu'il a construit la Gilbert House, qui a servi d'hôtel et de pension de famille, toujours en existence.
Son héritage aux Etats-Unis:
• Une plaque commémorative située à l'auberge Gilbert raconte l'histoire:
« Demeure historique d'Alexandre Gilbert”
341 Beach Drive, Seaside OR 97138
GPS: 45.992200, -123.929100
• Inscription (extraits):
“Alexandre Gilbert, l'un des pères fondateurs de Seaside, est né dans la ville côtière de La Rochelle, en France, le 16 avril 1845 [...]. À l'âge de vingt-quatre ans et juste avant la guerre franco-prussienne (1870-71), Alexandre épouse Emma Loncol à Paris [...] En 1871, après la guerre, les Gilbert immigrent à San Francisco, en Californie. À San Francisco, Alexandre développe ses talents de charpentier et d'ébéniste. Il construit et établit également la Gilbert House, un hôtel et une pension de famille ;
En 1881, apprenant que la terre est « bon marché » en Oregon, les Gilbert s'installent au nord, à Astoria.
Frappé par la beauté sauvage de la côte de l'Oregon et par sa ressemblance avec sa France natale, il y a vu un grand potentiel et a passé les 54 années suivantes à aider à développer les entreprises, les propriétés et les communautés de la région. L'une de ses plus grandes réalisations est la Promenade d'un kilomètre et demi. Alexandre voulait que la plage reste ouverte au public, il a donc acquis la propriété et en a fait don à la ville. Il a également développé le quartier des affaires du centre-ville, appelé Gilbert Block. Il était maire de Seaside lors de l'incendie de 1912 qui a brûlé la majeure partie de la ville [...] Au cours de sa vie, Alexandre a été soldat, charpentier, exploitant d'hôtel et de pension de famille, exploitant de saloon, vendeur d'assurances et de biens immobiliers, commissaire du port d'Astoria, consul de France et maire de Seaside.
On a dit d'Alexandre qu'il était « un bon représentant des hommes d'affaires solides et durables du comté de Clatsop » et « un homme très entreprenant et prévoyant », « ...un citoyen riche et influent ».
Sa famille dit simplement : « Il était aimé »
Érigé par la ville de Seaside. »
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Jules Patenôtre des Noyers
Ambassadeur de France, 1891-1897
Un marriage dans la haute société...
...et hautement diplomatique
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• Jules Patenôtre des Noyers (20 avril 1845 - 26 décembre 1925) était un diplomate français. Il est né à Baye, dans la Marne, le 20 avril 1845.
• Il étudie à l'École normale supérieure et enseigne dans un lycée d'Alger pendant plusieurs années avant d'entamer sa carrière diplomatique en 1871.
• Il sert en Perse de 1873 à 1876, puis devient ministre plénipotentiaire à Stockholm, en Suède, en 1880. En septembre 1883, il est nommé ministre français en Chine, où il entreprend une importante mission en 1884 pour établir le contrôle français en Indochine. Le 6 juin 1884, le sceau impérial chinois, qui représentait le statut de vassal de l'Annam, est fondu et le traité de Huế, également connu sous le nom de « traité Patenôtre », est signé, par lequel la France établit des protectorats sur le Tonkin et l'Annam. Il est ensuite affecté au sultanat du Maroc de 1888 à 1891, date à laquelle il est nommé ministre plénipotentiaire aux États-Unis.
• En décembre 1891, Patenôtre arrive à Washington pour présenter ses lettres de créance en tant que ministre français aux États-Unis, succédant à Théodore Roustan, réaffecté à Madrid, poste que Patenôtre occupera lui-même par la suite.
• En 1893, deux ans après son arrivée, il est élevé au rang d'ambassadeur. Il conserve son poste d'ambassadeur jusqu'en décembre 1897, date à laquelle il est réaffecté en Espagne et remet ses lettres de rappel au président William McKinley. Jules Cambon, ancien gouverneur général d'Algérie, lui succède. Après son poste en Espagne, Patenôtre se retire confortablement à Menton, entre Monaco et la frontière italienne, où il meurt en 1925.
Nous avons choisi de l'inclure dans cette chronique, afin d'apporter un peu de légèreté, surtout après avoir raconté la fin tragique de l'ambassadeur Prévost-Paradol:
• Le 27 mars 1894, Patenôtre épouse Eleanor Louise « Nellie » Elverson (1870-1953) dans la maison paternelle située au 2024 Walnut Street à Philadelphie, Pennsylvanie. Elle est la fille de l'éditeur James Elverson, Sr. et de sa femme, Sallie Duvall, tous copropriétaires du Philadelphia Inquirer.
Ce qui a surtout retenu notre attention, il est également intéressant de noter que Sir Julian Pauncefote, l'ambassadeur britannique, et le prince Cantacuzino, l'ambassadeur russe, ont assisté à la cérémonie et servi de témoins.
La Double Alliance de 1894 entre la France et la Russie, suivie de l'Entente Cordiale entre la France et le Royaume-Uni de 1904, qui, combinées, seront appelées la Triple Alliance avant la Première Guerre mondiale, a été, d'une certaine manière, préfigurée par ce mariage de la haute société américaine !
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Jules Cambon
Ambassadeur de France, 1897-1902
Auteur de l'ouvrage "Le Diplomate"
Membre de l'Académie Française
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Ci-dessus:
En haut à droite : Jules Cambon, Library of Congress Prints and Photographs Division, Domaine Public, https://www.loc.gov/item/2014699534/
En haut à gauche: Jules Cambon signe le Traité de Paris (1898), par Frances Benjamin Johnston - Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4250376
Le traité met fin à la guerre entre l'Espagne et les États-Unis et est négocié en partie par la France.
En bas à gauche : John Hay, secrétaire d'État américain, remet à Jules Cambon, ambassadeur de France, les 20 millions de dollars dus à l'Espagne en vertu du traité de paix, au département d'État. Extrait de la page 434 de Harper's Pictorial History of the War with Spain, Vol. II, 1899, par Wilbert Melville, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4250363
En bas à droite : Jules Cambon en costume d'apparat, par Frances B. Johnston - The World's Work, 1902, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=26807867
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• Jules-Martin Cambon (5 avril 1845 - 19 septembre 1935), à ne pas confondre avec son frère Paul Cambon (également diplomate et ambassadeur à Londres pendant vingt ans), a eu une carrière tout aussi longue et distinguée dans la fonction publique française.
• Il commence sa carrière d'avocat en 1866, participe à la guerre franco-prussienne et entre dans la fonction publique en 1871. Il est préfet du Nord en 1882 et du Rhône de 1887 à 1891. En 1891, il devient gouverneur général de l'Algérie.
• Il est nommé ambassadeur de France à Washington en 1897. À ce titre, il travaille aux premiers pourparlers de paix pour le gouvernement espagnol après la guerre avec les États-Unis. Il occupe ce poste pendant la guerre de 1898 et joue un rôle clé dans les discussions de paix entre l'Espagne et les États-Unis, contribuant à l'élaboration du traité final de Paris en 1898.
• Bien que son nom ne soit pas commémoré sur le piédestal, il a inauguré la statue de Rochambeau à Lafayette Square, en face de la Maison Blanche, en 1902.
• Il devient ambassadeur en Espagne en 1902, puis en Allemagne en 1907, poste qu'il occupe jusqu'au début de la Première Guerre mondiale en 1914. Il entretient l'Entente cordiale avec la Grande-Bretagne et supervise les négociations secrètes sur l'avenir de la Palestine et du Moyen-Orient, qui aboutissent aux accords Sykes-Picot (signés par son frère Paul) établissant deux zones d'influence dans la région pour les deux pays, tout en étant membre du cabinet du ministre des Affaires étrangères pendant la Première Guerre mondiale.
Souvent négligée par les commentateurs, la lettre de Cambon, qui reconnaît les droits des Juifs en Palestine, a été publiée le 4 juin 1917, avant la célèbre Déclaration Balfour du 2 novembre de la même année.
• Il est élu à l'Académie française en 1918 et meurt en 1935.
• En 1928, il publie un célèbre traité de diplomatie, devenu un classique, Le Diplomate. Il a été traduit en anglais, en espagnol, en allemand et en russe. Dans ce livre, il déclare : « Ce qui distingue le diplomate du commun des mortels, c'est son apparente absence d'émotions ; il doit maintenir une distance professionnelle qui peut être difficile à comprendre. »
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Jean Jules Jusserand
Ambassadeur de France, 1902-1924
Lauréat du Pulitzer Prize (1916) et favori des américains
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Ci-dessus, de haut en bas, de gauche à droite :
• Jules Jusserand, ambassadeur de France et ami proche du président Theodore Roosevelt, portrait par Harris & Ewing, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25054019
• Mémorial de l'ambassadeur Jusserand, Washington D.C., inauguré en 1936 par le président Franklin D. Roosevelt, par Taylordw - Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=42795591
• Panneau placé par la Société américaine de la Légion d'honneur sur le sentier de jogging, avec la vue lointaine du banc de l'autre côté de la promenade., photos: TC © ASSFI 2021
• Le Premier ministre français Georges Clemenceau et l'ambassadeur Jusserand, tournée de 1922, tirage historique disponible encadré, prêt à décorer une chambre, ce qui interpelle, chez: Walmart.com
• Couverture du livre, An American By Degrees : The extraordinary lives of French Ambassador Jules Jusserand (Un Américain à part entière: Les vies extraordinaires de l'ambassadeur de France Jules Jusserand), 2009, par Robert J. Young, disponible à l'adresse suivante: Amazon.com
• Trois monuments qui doivent leur existence à l'ambassadeur Jusserand :
À gauche : le Monument des Soldats français à Annapolis, MD,
Au milieu : le Mausolée du Major Pierre L'Enfant au cimetière national d'Arlington, (tous deux inaugurés en compagnie du Président William Howard Taft). Notez le "marker", panneau d'information au premier plan, installé et inauguré par notre Société et les Daughters of the American Revolution le 14 juin 2022, pour l'édification des touristes qui ignorent souvent qui était Pierre L'Enfant.
À droite : Statue de Jeanne d'Arc à Riverside, Manhattan, inaugurée en présence de l'Ambassadeur Jusserand. Photos: TC © ASSFI 2020, 2022.
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• Jean Adrien Antoine Jules Jusserand (Lyon, 18 février 1855 - 18 juillet 1932) est un écrivain et diplomate français. Ambassadeur de France aux États-Unis de 1902 à 1925, il a joué un rôle diplomatique majeur aux Etats-Unis avant, pendant et après la Première Guerre mondiale.
• Il est issu d'une famille lyonnaise aisée. Il a grandi dans le petit village de Saint-Haon-le-Châtel, dans le département de la Loire, et a fréquenté un internat et l'université de Lyon, où il a obtenu une licence en droit et un doctorat en histoire.
• Sa carrière débute en 1878, lorsqu'il se présente à 23 ans au concours d'entrée des Affaires étrangères. Reçu, il débute comme élève-consul à Londres, où il excelle. En 1880, il aide Paul Cambon en Tunisie et, en 1882, il est chargé d'organiser l'administration du protectorat. Il acquiert une réputation de diplomate respecté pour ses efforts en vue d'améliorer les conditions de vie des populations dans le protectorat.
• En 1884, il contribue à la création de l'Alliance française, qui promeut la culture française dans le monde entier et qui est aujourd'hui l'une des plus grandes organisations non gouvernementales au monde, avec plus de 1 000 écoles et instituts culturels français dans plus de 130 pays.
• En 1887, Jusserand retourne au Quai d'Orsay, siège du ministère français des Affaires étrangères. En 1898, il est affecté au Saint-Siège à Rome, puis devient ministre de France à Copenhague. Enfin, en 1902, il est nommé ambassadeur aux États-Unis.
• C'est là que Jusserand déploie son talent diplomatique considérable et un attachement profond et sincère pour l'Amérique et son peuple.
• En tant qu'ambassadeur de France, il devient un ami proche du président Theodore Roosevelt et fait partie de son cercle intime et très influents de conseillers et amis, connu sous le nom de « Tennis Cabinet ».
Tous deux se promènent fréquemment dans le parc de Rock Creek. Très apprécié pour ses compétences diplomatiques, pendant 22 ans, Jusserand a représenté la France à Washington de cinq présidents américains dont il devient le confident et ami: Roosevelt, Taft, Wilson, Harding et Coolidge. Il a notamment été le doyen du corps diplomatique de mai 1913 à janvier 1925.
• En 1914, il s'efforce de persuader les États-Unis de soutenir la France. C'est une période difficile pour Jusserand, car l'opinion publique américaine est divisée. Jusserand, parfaitement bilingue, est marié à une Américaine et donne des conférences dans de nombreuses universités américaines. Il sut habilement rallier les Américains à la cause de la France. Cependant il a fallu plus de trois ans pour que les États-Unis entrent en guerre, après que l'Allemagne a commencé sa campagne sous-marine. Le 6 avril 1917, les États-Unis entrent en guerre aux côtés des Alliés.
• Après le traité de Versailles, où il a accompagné le président Wilson, il est resté ambassadeur pendant cinq ans et a travaillé avec les présidents Harding et Collidge. Pendant cette période, il a publié de nombreux ouvrages en anglais et en français.
• En 1924, il crée la Société américaine de la Légion d'honneur, la plus haute distinction française, dont il est Grand-Croix.
• Cette année-là, il prend sa retraite du service extérieur français à l'âge de 70 ans et meurt en 1932. Ses obsèques nationales ont lieu à la cathédrale Notre-Dame de Paris.
• Les écrits de Jusserand lui ont valu une reconnaissance nationale et internationale. Grand érudit de la littérature anglaise, il a écrit des douzaines de livres sur des sujets très pointus.
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Ci-dessus : La photographie montre le président Theodore Roosevelt avec son « Cabinet de tennis » sur la pelouse de la Maison Blanche le 1er mars 1909, lors d'un déjeuner d'adieu organisé pour le groupe. L'ambassadeur Jusserand, ami proche et le seul étranger, se trouve près du centre, sous la flèche rouge. Bibliothèque du Congrès, Copyright 1909, https://lccn.loc.gov/2013650863
Héritage aux Etats-Unis:
• Presque oublié dans un parc fréquenté par les joggeurs au milieu de Washington D.C., se trouve un banc de granit sur lequel est gravé le nom
« JUSSERAND ». Pour y accéder, il faut braver la circulation d'une route très fréquentée, sans passage piéton.
Rock Creek Park, 3550 Williamsburg Lane Northwest, Washington DC 20008
GPS: 38.937797, -77.051319
Le monument, inauguré par le président Franklin D. Roosevelt le 7 novembre 1936, consiste en un banc de granit rose, semi-circulaire avec 4 marches et mesurant 10 pieds de long. Érigé par le Jusserand Memorial Committee pour un coût de 5 461 dollars en vertu d'une loi du Congrès approuvée le 17 juin 1935 (49 Stat. 386), sans frais pour les États-Unis. Il s'agit du premier mémorial érigé sur une propriété fédérale en l'honneur d'un diplomate étranger.
• À quelques dizaines de mètres en face en contrebas, le long d'un sentier de jogging, un panneau explicatif est installé.
Sa position GPS est: 38.937797, -77.051319
• Inscription (extraits):
“Le banc de granit devant vous commémore l'érudition, la sagesse et l'habileté diplomatique de Jean Jules Jusserand, ambassadeur de France aux États-Unis de 1902 à 1925. L'inscription du mémorial, « Hommage personnel d'estime et d'affection », reflète l'admiration qu'il suscitait au niveau local, national et international. Jusserand aimait le parc de Rock Creek et s'y promenait souvent avec sa famille et ses amis... » « ...Né à Lyon en 1855, Jean Jules Juserrand a été ambassadeur aux États-Unis de 1902 à 1925. En 1924, il créa la Société américaine de la Légion d'honneur, la plus haute distinction française, dont il fut Grand-Croix. Ses amis américains ont érigé ce banc à sa mémoire près de sa mort à Paris en 1932.”...
“...Le banc marque l'endroit où l'ambassadeur et le président Theodore Roosevelt, qui lui vouait une grande amitié, se reposaient lors de leurs promenades dans le parc de Rock Creek. Créé par Joseph Friedhandler, ce banc a été inauguré le 7 novembre 1936 par le président Franklin Delano Roosevelt avec sa dédicace. »...... »Les écrits de Jusserand lui ont valu d'être reconnu dans son pays et à l'étranger. Il a remporté le premier prix Pulitzer d'histoire pour With Americans of Past and Present Days, un ouvrage relatant les contributions essentielles de nombreux Français à l'histoire des États-Unis, dont Pierre Charles l'Enfant, concepteur de la ville de Washington......." Nous pouvons presque dire qu'il était un grand Américain aussi bien qu'un grand Français. Nous associerons à jamais le nom de M. Jusserand à ceux de Lafayette, de Rochambeau, de De Grasse et des autres valeureux Français dont les services rendus à ce pays leur donnent droit, pour toujours, au souvenir reconnaissant de tous les Américains."
— Extrait du discours de Franklin Delano Roosevelt à l'inauguration du mémorial Jusserand, 7 novembre 1936.
Panneau érigé par: la Ville de Lyon; The American Society of the French Legion of Honor; The Touraine Litteraire, Inc.; Rock Creek Park, National Park Service, U.S. Department of the Interior.”
• Son nom et sa citation sont gravés sur un autre monument, situé dans le Maryland:
Monument aux soldats français
St Johns Street & College Avenue, Annapolis, MD 21401
GPS: 38.984095, -76.49360
• Inscription:
“Ce monument rend hommage aux soldats et marins français inconnus
qui ont donné leur vie pendant la guerre d'indépendance américaine
et qui ont été enterrés près d'ici.
Inauguré par le président William Howard Taft, le 18 avril 1911.
« Nos soldats reposent en terre sacrée dans un pays ami.
Aux Fils de la Révolution, je tiens à exprimer la gratitude de la France ».
- Jean Jules Jusserand, Ambassadeur de France
Le souvenir de leurs exploits restera à jamais gravé dans les mémoires.
Érigé en 1911 par la Société générale des Fils de la Révolution.."
• Son ouvrage majeur est With Americans of Past and Present Days, un livre qu'il a écrit en 1916 et qui a reçu le prix Pulitzer (le premier dans la catégorie histoire). Ce livre raconte l'état d'esprit des dirigeants américains de l'époque, au premier rang desquels Georges Washington, et comment celui-ci est passé d'une franche hostilité à une estime profonde et sincère pour les français. Ce faisant, il rappelle au public américain les contributions essentielles de plusieurs Français à l'histoire des États-Unis, comme Rochambeau et Lafayette, ou encore Pierre Charles l'Enfant, concepteur de la ville de Washington. Il est facilement disponible sur Amazon.com en format e-book Kindle, en livre de poche et en couverture, et est selon nous un ouvrage incontournable pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire américaine.
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Paul Claudel
Ambassadeur de France, 1926 - 1933
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• Paul Claudel (6 août 1868 - 23 février 1955) était un poète, dramaturge et diplomate français, connu comme le frère cadet de la sculptrice Camille Claudel. Il s'est fait connaître pour ses pièces en vers qui reflètent souvent sa forte foi catholique.
• Né à Villeneuve-sur-Fère (Aisne) dans une famille d'agriculteurs et de fonctionnaires, il passe ses premières années en Champagne. Après le déménagement de sa famille à Paris, il fréquente le lycée de Bar-le-Duc puis le lycée Louis-le-Grand en 1881.
• À l'âge de 18 ans, le jour de Noël 1886, Claudel connaît un éveil spirituel en écoutant une chorale à Notre-Dame de Paris : « En un instant, mon cœur a été touché, et j'ai cru ». Il est resté fidèle à sa foi catholique tout au long de sa vie. Claudel étudie à l'Institut d'études politiques de Paris, aujourd'hui connu sous le nom de Sciences Po.
• Le jeune Claudel envisage d'entrer dans un monastère mais choisit une autre voie, celle de la diplomatie française, où il travaille de 1893 à 1936.
• Il commence comme vice-consul à New York en avril 1893, puis s'installe à Boston en décembre de la même année. De 1895 à 1909, il est consul de France en Chine. Il séjourne à Shanghai à partir de juin 1895, puis à Fuzhou à partir d'octobre 1900, et enfin à Tianjin de 1906 à 1909.
• Claudel fait partie d'un groupe d'écrivains soutenus par Philippe Berthelot du ministère des Affaires étrangères, qui devient un ami proche. Parmi les autres membres du groupe figurent Jean Giraudoux, Paul Morand et Saint-John Perse. En raison de son rôle diplomatique, Claudel a souvent publié ses œuvres de manière anonyme ou sous un pseudonyme, car il avait besoin de l'autorisation du ministère des Affaires étrangères pour publier.
• Il se rend à Rome de 1915 à 1916, puis occupe le poste de ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro de 1917 à 1918. Au Brésil, il gère l'approvisionnement de la France en denrées alimentaires en provenance d'Amérique du Sud. Parmi ses secrétaires, on trouve Darius Milhaud, qui a composé la musique de plusieurs pièces de théâtre de Claudel.
• Après la guerre, il est envoyé à Copenhague en 1920. Il devient ambassadeur à Tokyo de 1921 à 1927, puis à Washington de 1928 à 1933, où il est doyen du corps diplomatique en 1933.
• En tant qu'ambassadeur à Washington à la fin de l'administration Coolidge et pendant l'administration Hoover, il a observé au premier rang le début de la Grande Dépression et a fait plusieurs observations dans ses dépêches diplomatiques qu'il est intéressant de lire.
Par exemple, à propos des droits de douane, il écrit : « Voici la situation. Un peuple dont la population représente six pour cent de la planète possède cinquante-deux pour cent des ressources de la terre. Et l'idéal de ce peuple est de fermer ses frontières au reste de l'univers et de lui vendre tout sans rien lui acheter... » (2 juin 1929).
En ce qui concerne les guerres étrangères, il écrit:
« L'Américain moyen n'aime pas les aventures à l'étranger. Ils les détestent instinctivement » (9 octobre 1928)
• Son dernier poste fut à Bruxelles de 1933 à 1936 avant de prendre sa retraite de la fonction publique. Catholique, il ne regrette pas l'abolition de la Troisième République anticléricale en 1940 et soutient le maréchal Pétain. Cependant, il critique le traitement des juifs pendant l'occupation nazie de la France. Le régime de Vichy réagit en perquisitionnant le domicile de Claudel et en le surveillant de près.
• Claudel a été élu à l'Académie française le 4 avril 1946 et a été proposé six fois pour le prix Nobel de littérature.
• Héritage aux Etats-Unis:
Son nom est mentionné sur une plaque de bronze à Savannah en Géorgie, avec une référence oblique à sa pratique démonstrative du catholicisme :
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Ci-dessus : Tombe du Cpt Denis Cottineau, Savannah, photos TC © ASSFI 2023
Le capitaine Denis Cottineau De Kerloguen est un officier de marine français né à Nantes. Il rejoint la marine continentale à ses débuts et sert la cause américaine avec honneur. Il reçut les éloges de Benjamin Franklin et fut décoré de la Croix de Saint-Louis. Il était également membre de la Société des Cincinnati en Géorgie.
Plaque et pierre tombale, “Capt. Denis N. Cottineau (1745-1808)”
Colonial Park Cemetery, 218 Abercorn St, Savannah, GA 31401
GPS: 32.075100, -81.090917
• Inscription (extraits):
“[....] Denis Nicolas Cottineau de Kerloguen a reçu une commission dans la marine continentale pendant la Révolution américaine. Commandant le bâtiment « Pallas » lors du célèbre engagement naval du 23 septembre 1779, le capitaine Cottineau, grâce à son habileté maritime, obligea le H.M.S. « Countess of Scarborough » à battre ses couleurs. Il fut ensuite blessé en duel avec un autre officier, Pierre Landais, contre lequel le commodore Jones porta de graves accusations après la bataille.
Cottineau s'installe ensuite dans les Antilles françaises. Lors de l'insurrection des esclaves à Saint-Domingue, il s'est réfugié en Pennsylvanie où il s'est joint à plusieurs autres réfugiés français pour fonder une colonie. Souffrant d'une « longue maladie », il arriva à Savannah au début de l'année 1808. Le capitaine Cottineau mourut ici, le 29 novembre de cette année-là, à la résidence de l'abbé Carles. La veuve de Cottineau était la sœur du marquis de Montalet, qui possédait autrefois la plantation de l'Hermitage, près de Savannah.
En 1928, l'ambassadeur de France Paul Claudel s'agenouilla pour rendre hommage à la tombe du vaillant Français qui contribua à établir le prestige de la jeune marine américaine.
Érigé en 1957 par la Commission historique de Géorgie”
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André Lefebvre de Laboulaye
Ambassadeur de France, 1933-1937
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Ci-dessus :
En haut à gauche : André Lefebvre de Laboulaye, par la National Photo Company - United States Library of Congress, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2867880
En haut à droite : Le 100e anniversaire de la mort de La Fayette, honoré par le président Roosevelt avec l'ambassadeur au Capitole lors d'une cérémonie commémorative, 20 mai 1934, Harris & Ewing, photographe, United States Library of Congress's Prints and Photographs, Public Domain., https://www.loc.gov/pictures/resource/hec.47016/
Au milieu : Hommage Costes & Bellonte , Rockefeller Center, New York City, photos TC © ASSFI 2022
En bas à gauche : Gros plan sur le panneau, Maison Française, Louisiana State University, Photo par Photographed by Cajun Scrambler, December 16, 2017, https://www.hmdb.org/PhotoFullSize.asp?PhotoID=408670
En bas à droite: Maison Française à Louisiana State University, By Jsmi128 - Own work, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2828933
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• André Lefebvre de La Boulaye (22 janvier 1876 - 17 août 1966) a été ambassadeur de France aux États-Unis de 1933 à 1937.
• La Boulaye est né à Paris, fils d'un avocat parisien et petit-fils du juriste, poète, auteur et militant antiesclavagiste et "agitateur d'idées" Édouard René de Laboulaye qui fut le premier à promouvoir l'idée de la Statue de la Liberté comme un cadeau du peuple français à l'Amérique.
• La famille La Boulaye a compté de nombreux diplomates français. André Lefebvre de La Boulaye a été ambassadeur de France aux États-Unis de 1933 à 1937.
• L'un des moments forts de son mandat d'ambassadeur fut la commémoration du 100e anniversaire de la mort de Lafayette au Congrès, le 20 mai 1934, en présence du président Franklin Delano Roosevelt.
La photo ci-dessus est accompagnée de la légende suivante : « Roosevelt rend un vibrant hommage à Lafayette. Le président Roosevelt, à la tête de la nation, a rendu hommage hier au marquis de Lafayette lors de la cérémonie marquant la mort du Français il y a 100 ans. Le président, s'adressant à une session conjointe du Congrès, est en compagnie de l'ambassadeur français de Laboulaye. À l'arrière se trouvent le vice-président Garner et le speaker Rainey ».
On peut voir le buste en plâtre de Lafayette bien en évidence devant les orateurs, ainsi que les deux portraits de Washington et de Lafayette de chaque côté, et la salle bondée comme s'il s'agissait d'un discours sur l'état de l'Union...
Héritage aux Etats-Unis:
L'ambassadeur André Lefebvre de Laboulaye a laissé son nom sur deux plaques, l'une à la Nouvelle-Orléans et l'autre à New York.
• Panneau, La Maison Française & The Honors House
Louisiana State University, 101 French House, Baton Rouge, LA 70803
GPS: 30.411467, -91.175983
• Inscription:
"La Maison Française"
« La Maison Française est un château normand de style Renaissance construit en 1935 pour servir de centre d'études intensives de la langue, de la culture et de la littérature françaises. Le 15 avril 1935, l'ambassadeur de France André de Laboulaye a posé la première pierre de la structure, qui comprenait un morceau de bois provenant du premier établissement français en Louisiane, le Fort de la Boulaye. La French House est inscrite au Registre national des lieux historiques et abrite actuellement le LSU Honors College ».
Érigé par l'université d'État de Louisiane ».
• Hommage aux aviateurs français Costes et Bellonte
Rockefeller Center, Maison Française
610 Fifth Avenue & 49th Street, New York, NY 10020
GPS: 40.758117, -73.977640
• Inscription:
“Reproduction en argent sterling du
« Point d'interrogation »
qui a effectué le premier vol sans escale de Paris à New York
en septembre 1930, piloté par les aviateurs français
Costes et Bellonte.
Ce vol de bonne volonté était le retour
du vol historique de Lindbergh à Paris en 1927
cette reproduction, qui est scientifiquement correcte dans tous ses détails,
est le cadeau du gouvernement français au
Rockefeller Center pour la Maison française.
Présentée le 8 novembre 1933 par
l'ambassadeur de France aux États-Unis,
Son Excellence monsieur André Lefèvre (sic) de Laboulaye.
Exécuté par Cartier »
• Son fils François (1917-1997) a été nommé ambassadeur à Washington par le président Valéry Giscard d'Estaing, de 1977 à 1981.
Stanislas Lefebvre de Laboulaye, fils de François, né en 1946, a été ambassadeur de France auprès du Saint-Siège et, auparavant, ambassadeur de France aux États-Unis et en Russie.
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Après la Seconde Guerre mondiale
Ambassadeurs français
mentionnés sur des monuments américains
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Ci-dessus :
En haut à gauche : Plaque de bronze sur le côté sud de la statue, photographiée par Richard E. Miller, le 14 juillet 2009., https://www.hmdb.org/PhotoFullSize.asp?PhotoID=82994
En haut à droite : statue de Bienville, Nouvelle-Orléans, photo de Pierre5018 - Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=35105222
En bas à gauche : Plaque à Our Lady of Lourdes, Minneapolis, MN Photo de McGhiever,
https://www.hmdb.org/m.asp?m=238142
En bas à droite : Eglise Catholique Notre Dame de Lourdes, Photo par Bobak Ha'Eri - Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4338062
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Comme indiqué dans l'introduction, nous laisserons à nos successeurs au XXIIe siècle le soin de raconter les hauts faits des diplomates contemporains.
• Cependant, il est de notre mission de présenter les monuments et plaques qui ont été dédiés dans les années 1950-1970 aux Etats-Unis par des diplomates français, dont les noms sont explicitement gravés.
• Charles Lucet a été ambassadeur de France à Washington de 1965 à 1972, sous les présidences de Charles de Gaulle et de Georges Pompidou. Son nom est mentionné sur un site de la Nouvelle-Orléans (à noter que Charles de Gaulle a offert la statue équestre de Jeanne d'Arc suite à sa tournée en 1960, mais son nom n'est pas mentionné sur le piédestal).
Statue “Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville”, Fondateur de La Nouvelle-Orléans
French Quarter at the south end of Bienville Place & Decatur St., New Orleans, LA 70116
GPS: 29.954419, -90.064733
Plaque sur le côté sud de la statue avec l'inscription :
« En commémoration du 250e anniversaire de la fondation de la Nouvelle-Orléans, une gerbe a été déposée ici par son excellence Charles Lucet, ambassadeur de France aux États-Unis, et l'honorable Victor H. Schiro, maire de la Nouvelle-Orléans, le 9 mai 1968.
• Enfin, et plus récemment, l'ambassadeur Jacques Kosiuscko-Morizet (en poste de 1972 à 1977), a son nom gravé sur la plaque de bronze suivante à Minneapolis, MN.
Plaque, « En commémoration des courageux explorateurs français ».
Près de l'escalier de l'église Notre-Dame de Lourdes, 1 Lourdes Pl, Minneapolis, MN 55414
GPS: 44.986650, -93.257833
• Inscription
“En commémoration des courageux explorateurs français dont les découvertes ont inspiré la colonisation française et anticipé la croissance de la ville de Minneapolis, cette plaque a été dédiée par Son Excellence, Jacques Kosciusko-Morizet, Ambassadeur de France aux États-Unis, le 27 mars 1976.
Etonnants Voyageurs ! Quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers !
Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires.
Baudelaire
Cette plaque a été placée par la Minneapolis '76 Bicentennial Commission en commémoration du bicentenaire de la nation.
Érigée en 1976 par la Commission du bicentenaire de Minneapolis '76.”
Là encore, nous ne mentionnons que les sites où les noms des ambassadeurs français sont explicitement gravés sur une plaque. Il va sans dire que tous les ambassadeurs et consuls de France aux Etats-Unis ont déposé d'innombrables gerbes, inauguré ou re-dédié des dizaines de mémoriaux, statues et monuments. Chaque fois que cela est possible, notre Société les mentionne dans la compilation "Mémoires de France: plus de 2000 sites de mémoires françaises aux Etats-Unis"
Pour terminer cette chronique, et comme nous l'avions annoncé dans notre éditorial, nous dérogerons à la ligne de conduite que nous nous sommes fixée pour terminer cette chronique sélective avec une figure des années 1960 qui a marqué Hollywood et la « République universelle des lettres » : l'inoubliable Romain Gary, qui mériterait une statue devant le Consulat de France...
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Romain Gary
Consul de France à Los Angeles, 1955-1960
Français Libre, Compagnon de la Libération,
géant de la littérature, scénariste à Hollywood
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Ci-dessus :
En haut à gauche : Romain Gary et son épouse Jean Seberg, Photo Air France Sur la Passerelle
En haut à droite : Romain Gary, porte-parole de la mission française à l'ONU - AFP
En bas à gauche : La Promesse de l'Aube, Romain Gary, Livre de poche - Edition internationale, Amazon.com
En bas à droite : Photo prise par Romain Gary lors des funérailles du général de Gaulle, le 12 novembre 1970 à Colombey les Deux Eglises, France. Photo : Mémorial Charles de Gaulle.
« Je n'ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines."
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• Le diplomate et écrivain français Roman Kacew, plus connu sous le nom de Romain Gary, est né le 21 mai 1914 à Vilna, dans l'Empire russe (aujourd'hui Vilnius, en Lituanie), et s'est suicidé le 2 décembre 1980 à Paris. Tout au long de sa vie, il a endossé de nombreux rôles : aviateur, soldat, résistant, scénariste et réalisateur.
• Dans ses livres et ses interviews, il a raconté diverses anecdotes sur les origines de ses parents, leurs emplois et son enfance. Un fait est clair : sa mère, Mina Owczyńska, était une actrice juive. À l'âge de 14 ans, Gary et sa mère ont déménagé illégalement à Nice, en France. Il a étudié le droit à Aix-en-Provence, puis à Paris. Il a également appris à voler avec l'armée de l'air française à Salon-de-Provence et à la base aérienne d'Avord, près de Bourges.
• Le 13 juin 1940, lors de la bataille de France, il est légèrement blessé dans son avion, un Bloch MB.210. Après avoir entendu le message radio du général de Gaulle, il choisit de rejoindre l'Angleterre. Il devient adjudant dans les Forces françaises libres et pilote des Bristol Blenheim, participant à des missions en Afrique, où il est promu sous-lieutenant. De retour en Angleterre en tant que bombardier-observateur au sein du Groupe de bombardement Lorraine (342e escadron de la RAF), il effectue plus de 25 missions avec succès. Durant cette période, il adopte le nom de Romain Gary. Il a été honoré pour son courage pendant la guerre et a reçu de nombreuses médailles, dont celle de Compagnon de la Libération et de commandeur de la Légion d'honneur.
• En 1945, il publie son premier roman, Éducation européenne. Après la guerre, il travaille dans la diplomatie française en Bulgarie et en Suisse. En 1952, il devient secrétaire de la délégation française auprès des Nations unies. En 1956, il est nommé consul général de France à Los Angeles.
• Son lien avec Hollywood fut significatif et brillant. Son séjour à Los Angeles en tant que diplomate a marqué le début d'un long partenariat avec l'industrie cinématographique, où il a rencontré sa seconde épouse, la star du cinéma d'art et d'essai bien-aimée et figure tragique Jean Seberg. Gary a réalisé deux films, écrit cinq scénarios et onze de ses romans ont été portés à l'écran.
• Gary est devenu l'un des écrivains les plus célèbres de la littérature du XXe siècle, écrivant plus de 30 romans, essais et mémoires, certains sous un nom différent.
Il est le seul à avoir remporté le prix Goncourt à deux reprises (la première fois pour son roman Les Racines du Ciel, adapté au cinéma par John Huston, la seconde fois en écrivant La Vie devant soi sous le pseudonyme d'Émile Ajar).
• Bien qu'il ait quitté le service diplomatique français en 1960, Romain Gary a écrit un essai en anglais, Ode To The Man Who Was France, publié dans Time Magazine à l'occasion des funérailles de Charles de Gaulle, qui tente d'expliquer au public américain la dimension du grand homme.
• Outre ses réalisations en tant que romancier, il a coécrit le scénario du film Le jour le plus long et coécrit et réalisé Kill ! (1971), qui mettait en scène sa femme de l'époque, Jean Seberg.
Après avoir découvert que Jean Seberg avait une liaison avec Clint Eastwood, Gary l'a confronté à un duel, mais Eastwood a refusé...
• Le 2 décembre 1980, Gary s'est suicidé d'un coup de feu à Paris. Il a laissé une note expliquant que sa mort n'était pas liée au suicide de Seberg l'année précédente. Dans cette note, il révèle également être Émile Ajar.
• Sa bibliographie et sa filmographie en font un géant de la littérature française du XXe siècle et des voix s'élèvent pour qu'il soit honoré au Panthéon (ses cendres ont été dispersées en Méditerranée).
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Ainsi s'achève notre chronique des envoyés français aux Etats-Unis au cours des 150 premières années, et ce n'est qu'une courte liste. Nous en inclurons d'autres dans de futurs Bulletins, mais, comme nous l'avons déjà mentionné, nous laisserons à nos lointains successeurs le soin de raconter l'histoire de nos diplomates contemporains.
Quelques observations : il est frappant de constater qu'un grand nombre d'entre eux "savaient écrire", étaient poètes, voyageurs, et ont laissé d'autres traces que des dépêches diplomatiques techniques.
À en juger par les figures sélectionnées dans ce Bulletin, il est clair qu'elles partageaient toutes une fascination pour les États-Unis. En tant qu'observateurs attentifs des arènes politiques et économiques, ils ont certainement rendu compte de la montée inexorable d'une superpuissance mondiale. Ils ont su gérer les inévitables conflits qui surgissaient parfois entre ces deux républiques sœurs.
En outre, les diplomates des deux parties ont défendu les valeurs de liberté et de démocratie et ont entretenu l'alliance et l'amitié entre les deux nations, et l'on peut dire qu'ils y sont parvenus jusqu'à aujourd'hui, 246 ans plus tard.
Comme l'a fait remarquer Henry Kissinger, il n'existe aucun autre exemple dans l'histoire des nations de deux pays qui ne se sont jamais déclaré la guerre et qui sont toujours restés alliés contre vents et marées.
Pour cela, les diplomates des deux côtés de l'Atlantique méritent notre gratitude.
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Hommage aux Volontaires Américains
qui ont rejoint le Lafayette Flying Corps :
Nous poursuivons notre série entamée en octobre 2023 avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur :
https://conta.cc/3Qz0Xjl (version originale en anglais)
https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)
Ce mois-ci, nous rendons hommage à l'un des premiers volontaires américains à rejoindre l'armée française, peu après le début de la guerre en 1914 :
Le sergent Leif Norman Barclay
« Mort pour la France
1er juin 1917
Évette-Salbert - Bas Evette, 90 ans - Territoire de Belfort, France
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• Leif Norman Barclay est née le 21 mai 1889, à New York, États-Unis et est décédée le 1er juin 1917, à l'âge de 28 ans à Chaux, Territoire de Belfort, France.
• Il a grandi à East Elmhurst, dans l'État de New York, où il a fréquenté les écoles publiques. Lorsque l'Allemagne a déclaré la guerre à la France le 3 août 1914, Leif Norman Barclay était en Norvège, à la recherche de ses racines ancestrales. Cependant, il ressent également un fort attachement pour la France et ses valeurs républicaines de « Liberté-Egalité-Fraternité ».
• Il rejoint l'American Ambulance Field Service le 24 novembre 1914 et sert dans la Section 2 jusqu'en août 1915, ce qui fait de lui l'un des premiers volontaires américains à servir dans l'armée française. À la fin de son contrat initial, il prend un congé de trois mois en Amérique avant de se réengager en novembre 1915 et de rester dans la Section 2 jusqu'au 12 juin 1916.
• Il s'engage ensuite dans l'aviation française le 26 juin 1916 et s'entraîne à Buc, Avord, Cazeau, Pau et Plessis-Belleville. Il obtient son brevet de pilote le 6 octobre 1916 et est affecté à l'Escadrille N-82 le 12 avril 1917.
• Il est promu sergent le 31 mai 1917 et reçoit la Croix de guerre avec palme. Il meurt tragiquement dans un accident d'avion le 1er juin 1917, près de Chaux, au nord de Belfort. Ses états de service français indiquent ce qui suit :
« Suite aux blessures subies dans un accident d'avion alors qu'il s'apprêtait à commencer sa patrouille...”
Il a d'abord été enterré à Chaux, dans le Territoire de Belfort, au cimetière américain de Belleau Wood, avant d'être transféré au Mémorial de l'Escadrille Lafayette.
• Harold Buckley Willis, le premier membre de l'Escadrille Lafayette à avoir été capturé, et le camarade de Leif à l'époque du Field Service et de l'école d'aviation, donne ce témoignage saisissant sur lui et sa valeur :
"Les poilus survivants de l'offensive du Bois-Le-Prêtre de la 76e division en 1915 se souviendront certainement du génial « blond » des « Américains », notre camarade Leif Barclay, longtemps après que le reste d'entre nous aura été oublié. Sa faculté à se mettre rapidement sur un pied d'intimité amicale avec ces guerriers barbus était telle qu'il finit par être connu dans toute la longueur et la largeur de notre front de huit miles sous le nom de «Mon pote».
« Leif partage avec Vivian DuBouchet la distinction d'être à la fois l'un des premiers et des plus jeunes volontaires de l'American Ambulance Service, puisqu'il a rejoint la Section 2 à l'hiver 1914, à l'âge de dix-neuf ans. Les nouveaux arrivants dans la section et plus tard dans les écoles d'aviation et les escadrons auxquels il était attaché garderont toujours un souvenir bienveillant de Leif pour la peine qu'il prenait à les aider à apprendre les ficelles du métier et à leur apprendre à se mettre à l'aise. A Buc, Avord et Pau, Barclay a fait plus que n'importe lequel d'entre nous pour apporter une aide amicale aux compatriotes nouvellement arrivés.
« Leif est l'un des premiers Américains à être affecté à un escadron de poursuite entièrement français. Ce n'est pas un problème, car sa bonne humeur géniale lui vaut d'être accueilli à bras ouverts au mess des pilotes français. Le courage et l'audace qui l'ont porté, tout sourire, à travers la fumée et les éclats sur les routes bombardées ne lui font pas défaut aujourd'hui. Son empressement à se porter volontaire pour les patrouilles spéciales lui vaut très tôt l'affection de ses camarades et le respect de ses supérieurs. Son lieutenant a déclaré que Leif était plus heureux d'avoir l'occasion d'effectuer une sortie supplémentaire que d'être autorisé à se rendre à Paris - un sentiment qui n'est guère typique des aviateurs en général.
« Un pitoyable accident au-dessus de son terrain, dû à un défaut de structure de son avion, a causé sa mort et l'a empêché de se faire un grand nom dans les airs, ce qu'une énergie aussi intrépide que la sienne aurait dû finir par lui permettre de gagner."
• L'hommage du volume commémoratif de l'American Field Service, 1921, se termine par la déclaration suivante :
« Leif était l'un de ces esprits aventureux pour qui aucune autre fin n'aurait pu être plus appropriée ou inévitable - dans les airs, en service, comme il l'aurait souhaité. "Il a prouvé sa valeur".
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NOUVELLES, ANNONCES ET DATES À RETENIR
Album de photos
Tournée d'adieu du bicentenaire Lafayette
Événements de novembre et décembre
Pour un récapitulatif complet de tous les événements de 2024 en vidéo :
https://www.facebook.com/watch?v=8651422631623327
Samedi 23 novembre - Dimanche 24 novembre 2024
Le général Lafayette à Fredericksburg, en Virginie !
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Comme il y a 200 ans, Lafayette a passé deux jours à Fredericksburg au cours desquels il a assisté à un bal au Farmer's Hotel, séjourné dans la maison de James Ross sur Caroline Street (malheureusement, la demeure a été démolie en 1909) et visité la Fredericksburg Masonic Lodge No. 4, l'une des plus anciennes loges maçonniques des États-Unis, dont les registres de réunions remontent à 1752. Parmi les anciens membres figurent George Washington et d'autres personnes qui ont servi sous ses ordres dans l'armée continentale. Lafayette a été nommé membre honoraire de la loge lors de sa visite. Lafayette rencontre des invités à l'hôtel de ville et dîne à la taverne de M. Gray (site de l'hôtel Marriott au 620 Caroline.) Le vice-consul français Mathieu Esnault se joint à la soirée. Il a été présenté à une délégation de Fréjus, ville jumelle de Fredericksburg depuis 1980. https://www.fxbgadvance.com/.../lafayette-received-in...
Photos: Aunt Maggs Photography
https://auntmaggsphotography.pixieset.com/lafayettecommem...
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Lafayette revient au Capitole
Une journée historique
Mardi 10 décembre 2024
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Et à la résidence de France | |
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Toute la cérémonie au Capitole:
https://www.c-span.org/.../house-speaker-mike.../653016
Vous pouvez voir chacun des 3 clips vidéo ci-dessus en cliquant sur :
https://www.facebook.com/reel/1279956293123117
https://www.facebook.com/reel/900237508920670
https://www.facebook.com/reel/561575883252734
« Mes obligations envers les États-Unis dépassent de loin tout mérite que je pourrais revendiquer ; elles datent de l'époque où j'ai eu le bonheur d'être adopté comme un fils privilégié de l'Amérique ».
Il y a 200 ans, au cours d'une tournée d'adieu aux États-Unis qui l'a mené de New York à Yorktown en passant par la Louisiane et la Caroline du Sud, le marquis de Lafayette a été invité à s'adresser à une session conjointe du Congrès, le premier dignitaire étranger à avoir cet honneur.
Merci au Speaker of the House Mike Johnson, à Mme Laura Heydt et Mme Kate Zahradnik, au Dr Margaret Grun Kibben, au Dr Benjamin Francis-Fallon, au représentant Joe Wilson, au sénateur Chris Coons, au représentant Hakeem Jeffries, à M. Chuck Schwam, à M. Mark Schneider et au Dr Barry C. Black, à l'unité de cérémonie de la police du Capitole des États-Unis, ainsi qu'à M. Laurent Bili, Ambassadeur de France, Mme Caroline Monvoisin, Consule Générale de France à Washington, et le personnel de l'Ambassade de France pour cet événement mémorable.
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Annapolis, Maryland
Du vendredi 13 décembre au dimanche 15 décembre 2024
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Pour célébrer la visite de Lafayette, son portrait apparaît partout, des bannières aux gants, en passant par les assiettes et les lanceurs. Lorsque Lafayette est entré à Annapolis, il a été accueilli par des foules massives et a été honoré tout au long de sa visite de quatre jours lors de festivités comprenant des défilés, des bals et des dîners élégants - tout cela faisant partie des hommages de la communauté célébrant le 50e anniversaire de la nation en 1826.
En 2025, les activités comprennent des expositions, des visites à pied, des activités pour les enfants, un grand bal et un concert gratuit à la Maryland State House. Les visiteurs du musée historique d'Annapolis, situé au 99 Main Street, ont vu samedi un pichet commémoratif de Lafayette et ont rencontré James Armistead Lafayette, un homme réduit en esclavage qui a servi d'espion lors de la révolution américaine et dont Lafayette a contribué à obtenir la liberté pour son service remarquable. Lafayette lui-même a accueilli les visiteurs tout au long du week-end lors des nombreuses manifestations organisées dans toute la ville.
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Lafayette à Frederick, Maryland
Vendredi 27 décembre 2024
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Lafayette 200 - Récapitulatif de la cérémonie d'arrivée et de bienvenue
Le 27 décembre 2024, le week-end Lafayette 200 a débuté à Frederick, dans le Maryland, par une vibrante cérémonie d'arrivée et de bienvenue organisée par le Comité Lafayette à Frederick. Le personnage de Lafayette a été interprété par Mark Schneider, historien vivant renommé de Colonial Williamsburg.
La ville était en pleine effervescence pour accueillir l'invité de marque. Les bâtiments sont ornés de drapeaux français et américains, des arcs de triomphe sont construits à l'entrée de la ville pour accueillir le héros vieillissant, tandis que les rues sont bordées de spectateurs enthousiastes. Tout cela témoigne de l'affection et du respect que l'on porte à Lafayette.
• Le jour de son arrivée, l'air est rempli de musique et d'acclamations lorsque Lafayette se fraye un chemin à travers la ville, alors qu'une foule estimée entre 6 et 8 000 personnes l'acclame. Sa présence est un lien vivant avec la guerre d'Indépendance, qui permet à une nouvelle génération de se familiariser avec les luttes et les triomphes de leur nation.
• Pendant son séjour à Frederick, Lafayette loge dans l'impressionnante demeure du colonel John McPherson, sur Council Street. Cette demeure subsiste aujourd'hui et surplombe l'hôtel de ville de Frederick.
• Dans le cadre de sa visite, Lafayette participe à une présentation dans une loge maçonnique et à un dîner public dans une taverne de Frederick, où il boit et déguste l'une des spécialités les plus connues de la région, le Maryland Rye Whiskey.
• Mais c'est surtout le grand bal donné chez les McPherson, sur Courthouse Square, dans la nuit du 30 décembre 1824, qui est resté dans les mémoires.
• « Ce bal est peut-être le plus célèbre qui ait jamais eu lieu dans le comté de Frederick. Les demoiselles Creble, deux modistes à la mode, ont été occupées jour et nuit pendant des semaines à confectionner des robes de bal pour leurs clientes. Elles avaient reçu en cadeau des fleurs françaises qu'elles cultivaient avec beaucoup de soin... Elles ont été transformées en coiffes. »
• Les costumes... « étaient des plus gais mais aussi des plus républicains, la musique inspirait l'âme, la danse était bonne et les rafraîchissements semblent avoir été abondants... toutes les délicatesses que le palais pouvait désirer ou que l'appétit pouvait apprécier étaient servies à intervalles réguliers et en grande profusion".
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RÉSERVEZ CES DATES - Février 2025
Bicentenaire de la Tournée d'adieu de Lafayette
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Série de conférences virtuelles du lundi Marquis - Gratuit !
Lundi 3 février 2025 à 19h00
Auteur Bruce Mowdday
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Conférence en ligne: rejoignez-nous pour un événement spécial du Lundi du Marquis célébrant le 200e anniversaire de Lafayette !
Nous sommes ravis d'accueillir l'auteur Bruce Mowday comme conférencier principal pour ce programme passionnant !
M. Mowday nous parlera de ses livres « Lafayette at Brandywine : The Making of an American Hero » et »Lafayette : America's Young Hero and Guest », avec une discussion mettant en lumière le rôle vénéré de Lafayette dans la lutte des Américains pour la liberté et l'importance historique de la bataille de Brandywine.
Cet événement se déroulera en ligne, de sorte que vous pourrez y participer depuis le confort de votre domicile. Ne manquez pas cette occasion unique d'apprendre et d'échanger avec d'autres passionnés d'histoire !
Inscription (gratuite - événement en ligne) : cliquez ICI
(Activité organisée par The Lafayette200 Bicentennial Committee)
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Suffolk, Virginie, accueille Lafayette
23-25 février 2025
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Cérémonie de bienvenue
23 février 13h00 - 16h00
Gratuit et ouvert au public
Lieu : Suffolk Visitor Center, 524 North Main Street, Suffolk, Virginie
Le Suffolk Visitor Center accueillera le général Lafayette sur le site de l'ancien palais de justice du comté de Nansemond, où il est arrivé en 1825. Lafayette descendra Main Street dans une calèche tirée par des chevaux et suivra le même itinéraire qu'il a emprunté il y a 200 ans pour entrer en ville. L'orchestre Southside Community Band jouera la musique que Lafayette connaissait et aimait. Le maire ou son représentant accueillera officiellement Lafayette et lira la proclamation des Journées Lafayette à Suffolk et Somerton. Lafayette évoquera les aventures de son campement à Sleepy Hole au début de la campagne de Virginie en mars 1781. La Suffolk Masonic Lodge No. 30 et le 7th Virginia Regiment se joindront également à nous. Cet événement gratuit et familial comprend des activités pour les enfants, à la fois sous le pavillon et à côté, à Riddick's Folly.
Tenue vestimentaire : Tenue décontractée. Tenue d'époque souhaitée mais non exigée.
RSVP : Avant le 15 février. Il est préférable de s'inscrire.
Banquet du bicentenaire de Lafayette
25 février 2025, 18h00 - 21h00
Profitez d'une soirée festive au Hilton Garden Inn Suffolk Riverfront pour commémorer le retour du général Lafayette à Suffolk. Cet événement fera écho au banquet au cours duquel Lafayette a été reçu le 25 février 1825.
Lafayette, représenté par Mark Schneider de Colonial Williamsburg, sera l'invité d'honneur. Il sera accueilli officiellement lors de la réception d'ouverture, au cours de laquelle sera lue la proclamation des Journées Lafayette par le maire de Suffolk.
Le dîner débutera par les mêmes treize toasts que ceux portés il y a 200 ans ! La Musique du Régiment se produira avec les instruments et le répertoire que Lafayette lui-même connaissait. Le vice-président des American Friends of Lafayette, Robert Kelly, directeur du musée d'histoire de Gloucester, prononcera le discours d'ouverture. Ne manquez pas cette occasion unique de revivre l'histoire, de célébrer l'amitié durable entre la France et les États-Unis et de rencontrer Lafayette.
Les participants sont priés de porter une tenue d'époque ou une tenue de cocktail ou d'affaires. Le sponsor principal de la soirée est TowneBank. Les billets, au prix de 75 dollars chacun, sont disponibles en espèces ou par chèque au Suffolk Visitor Center ou sur le site web ci-dessous.
Merci de répondre avant le 25 janvier 2025
Pour vous inscrire, veuillez cliquer sur HERE
26 février 2025 - 11h00 - 12h00
Gratuit et ouvert au public
Le général Lafayette sera accueilli dans la ville historique de Somerton, en Virginie, lors d'une réception gratuite sur le site du Washington Smith Ordinary, le seul bâtiment encore debout à Suffolk où il a dîné en 1825. Lafayette et son entourage seront escortés jusqu'au site par un joueur de cornemuse. Un représentant de la ville accueillera officiellement Lafayette et lira la proclamation par le maire des Journées Lafayette à Suffolk et Somerton. Lafayette racontera son retour aux États-Unis, l'accueil qu'il a reçu récemment dans la ville de Suffolk et l'importance de la partie sud de la tournée d'adieu. Lafayette sera présenté aux membres du Comité d'organisation de Murfreesboro, en Caroline du Nord, comme il l'avait été en 1825. Des dames locales offriront des rafraîchissements aux participants, qui auront l'occasion de rencontrer Lafayette. Lorsque Lafayette et ses accompagnateurs partiront pour Murfreesboro, le joueur de cornemuse jouera « Auld Lang Syne ».
Les participants sont cordialement invités à se rendre à Murfreesboro pour célébrer l'arrivée de Lafayette en Caroline du Nord à l'hôtel de ville de Murfreesboro, 105 East Broad Street, à 17 heures, suivi immédiatement d'une réception à l'Académie Hertford, 200 East Broad Street.
Tenue vestimentaire : Décontractée. Une tenue d'époque est souhaitée mais n'est pas exigée. Cet événement se déroulera en plein air.
Il est préférable de s'inscrire avant le 19 février en cliquant ICI
(Activités organisées par The Lafayette200 Bicentennial Committee)
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Nouvelles du "Merci Train" | |
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L'histoire de « Merci train » : cliquez ci-dessus ou: https://vimeo.com/18495973
• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du « Train de la Reconnaissance Française », affectueusement appelé « Le Train Merci » (novembre 2022 : « Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français »).
https://conta.cc/3OLtgJ3 (original version in English)
https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)
• Le Merci Train, et l'association 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, gardiennes des différents wagons du « train Merci » dans plusieurs États, organisent divers événements tout au long de l'année. Nous vous invitons à consulter leurs sites web respectifs et à les suivre sur les réseaux sociaux. Nous exprimons notre admiration pour le travail fantastique qu'ils accomplissent et nous sommes honorés de contribuer à le faire connaître.
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Dimanche 2 février 2025
Inauguration du wagon restauré de Hawaii
Ewa Beach (Honolulu)
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Ci-dessus : Le wagon de Hawaii, rénové par M. Jeff Livingston, historien, chef de projet 40 & 8 et de nombreux bénévoles. Vous pouvez voir l'état de délabrement dans lequel se trouvait cette relique historique il y a seulement quelques mois en la comparant à la photo ci-dessous.
Hawaiian Railway Society, 91-1001 Renton Rd. Ewa Beach, Hawaii 96706
GPS: 21.331976, -158.046023
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Lancement du livre
L'histoire inédite d'une amitié, d'une tradition hawaïenne et d'un petit wagon couvert héroïque
« Le petit wagon français se tenait au milieu d'une cour de triage chaude et poussiéreuse à Hawaï, loin des autres wagons et locomotives.
Parfois, les gens jetaient un coup d'œil au wagon, puis s'éloignaient. Personne ne savait que ce wagon avait accompli des choses étonnantes que la plupart des wagons ne font pas.
Personne ne savait qu'il y a longtemps, le petit wagon français avait été un héros ».
Inscrivez-vous ICI pour recevoir la date de sortie et d'autres informations sur le livre.
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Nouvelles du wagon du Kentucky | |
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Un message du Kentucky Railway Museum :
"En l'honneur du 75e anniversaire du train Merci, le wagon couvert Forty & Eight du Kentucky a été remis à neuf cette année, en partie grâce à une subvention de l'Honorable Order of Kentucky Colonels (Ordre des Colonels du Kentucky).
L'histoire du train Merci, également connu sous le nom de train de la gratitude, remonte à 1949, lorsque la France a envoyé 48 de ces wagons couverts de la Première Guerre mondiale aux États-Unis en signe de gratitude pour l'aide apportée pendant la guerre. Ces wagons étaient remplis de cadeaux tels que des livres, des poupées, des robes de mariée, des œuvres d'art et bien d'autres choses encore. Chaque État a reçu un wagon, le district de Columbia et Hawaï en partageant un.
Avant de devenir des cadeaux pour l'Amérique et son peuple, ces wagons Forty & Eight ont été utilisés pour transporter les « Doughboys » américains de la Première Guerre mondiale. Le nom Forty & Eight vient du fait que les wagons pouvaient contenir 40 hommes ou 8 chevaux.
Nous sommes fiers d'abriter le wagon Merci de l'État du Kentucky. Vous trouverez l'emplacement des autres wagons restants à l'adresse suivante www.mercitrain.org. Tout comme la France était reconnaissante de l'aide apportée par l'Amérique en temps de guerre, nous, au Kentucky Railway Museum, sommes reconnaissants envers tous les Anciens combattants et les sacrifices qu'ils ont consentis pour notre pays."
Kentucky Railway Museum, 136 Main Street New Haven, KY 40051
GPS: 37.657261, -85.593542
http://www.kyrail.org/
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Annonce de l'association
Battle of Rhode Island Association (BoRIA)
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Washington-Rochambeau Revolutionary Route
Panneaux des sentiers historiques nationaux
Installés dans tout le Rhode Island
Une demande de l'association Battle of Rhode Island à l'automne 2022 pour remplacer 5 vieux panneaux W3R-US (W3R) à Portsmouth s'est transformée en un effort de deux ans du ministère des Transports du Rhode Island (RIDOT) pour remplacer tous ces panneaux dans le Rhode Island.
En novembre 2023, le département des transports du Rhode Island (RIDOT) a lancé un vaste projet de remplacement et d'installation d'environ 126 panneaux marquant le Washington-Rochambeau Revolutionary Route National Historic Trail (WARO) à travers le Rhode Island. Ce projet, dirigé par Sean Raymond et Ted Coleman du RIDOT, s'étend sur plusieurs villes dont Coventry, Scituate, Cranston, Providence, East Providence, Barrington, Warren, Bristol, Portsmouth, Middletown et Newport.
Les nouveaux panneaux présentent un fond brun de 24x24 pouces avec le logo WARO et des lettres blanches indiquant « Washington Rochambeau », accompagnées de flèches directionnelles.
Cette initiative s'inscrit dans le prolongement des efforts de signalisation entrepris en 2005 par W3R. W3R, une organisation à but non lucratif créée en 2001, a joué un rôle déterminant dans la préservation et la promotion de ce sentier historique qui faisait partie d'une initiative plus large visant àmmémorer le 225e anniversaire de la Révolution américaine.
En mai 2006, le Rhode Island a installé environ 140 balises le long de la route W3R et un panneau d'entrée a été placé sur la route 14 à la frontière du Connecticut en 2010.
Le Washington-Rochambeau Revolutionary Route National Historic Trail (WARO), créé par le Congrès en tant qu'unité du Service des parcs nationaux en 2009, commémore l'alliance entre les armées française et continentale pendant la révolution américaine. Elle couvre plus de 700 miles à travers neuf États et Washington D.C., en suivant l'itinéraire emprunté par les généraux Washington et Rochambeau de Newport (RI) à Yorktown (VA). Johnny Carawan, basé près de Philadelphie, est l'administrateur du sentier pour WARO, dont il supervise le développement et les partenariats avec les organisations locales et les sites historiques. Des informations sur WARO sont disponibles à l'adresse suivante https://nps.gov/waro/index.htm.
Photo ci-dessus : Les panneaux bleus du W3R à gauche ont été remplacés par des panneaux bruns du National Park Service.
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Rubrique Livres
Les officiers français à la bataille de Rhode Island
Par le professeur Norman Desmarais
Professeur émérite, Rhode Island College
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Le comte Jean Baptiste Charles Henri Hector d'Estaing (1729-1794) a occupé les postes d'amiral de la marine française et de général de division de l'armée française. Cinq semaines après la signature par le roi Louis XVI, en février 1778, du traité d'amitié et de commerce par lequel la France se rangeait aux côtés des Américains dans leur guerre d'indépendance, l'amiral quitta la France avec 12 vaisseaux de ligne (équivalents aux cuirassés actuels), 3 frégates et un certain nombre de transports, le tout amenant quelque 4 000 soldats français en Amérique. À la fin du mois de juillet, la puissante flotte française a atteint la baie de Narragansett, où d'Estaing prévoit de coopérer avec une armée américaine sous le commandement du major général John Sullivan pour capturer Newport, ainsi que le reste de l'île d'Aquidneck, aux mains d'une force d'occupation britannique.
Lire cet article publié dans le Online Review of Rhode Island History le 14 décembre 2024 en cliquant sur le bouton ci-dessous. Le professeur Norman Desmarais est également Délégué Régional pour la Nouvelle-Angleterre de notre Société.
Illustration ci-dessus : Le comte d'Estaing commandait la flotte et l'armée françaises lors de la campagne de Rhode Island en août 1778, par Jean-Baptiste-Pierre Le Brun - Château de Versailles, rmn.fr, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11269014
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2025: Tricentenaire de Rochambeau
né le 1er juillet 1725
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Alors que nous célébrons le 200e anniversaire de la tournée d'adieu du général Lafayette, il est grand temps de rendre hommage à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, qui a joué un rôle majeur et crucial dans la guerre d'Indépendance américaine.
Le 1er juillet 2025 marquera le 300e anniversaire de sa naissance, et notre Société continuera plus que jamais à célébrer ce grand général, commandant de l'Expédition Particulière envoyée par le roi Louis XVI au secours d'une armée continentale assiégée. Excellent général, aimé de ses troupes, fin diplomate qui noua une étroite amitié avec le général George Washington, Rochambeau (ainsi que l'amiral de Grasse) mériterait d'être beaucoup plus présent dans les livres d'histoire.
Restez à l'écoute, car nous annoncerons dans les prochains bulletins des événements spécifiques commémorant cet illustre Français, de Newport, R.I. à Yorktown, VA. et notamment dans le comté de Westchester, comme le week-end d'hommage à Rochambeau et le campement de l'armée française à Yorktown, NY, de plus en plus populaires, organisés par Lynn Briggs, président de la Yorktown Heritage Preservation Commission / Yorktown 250 et président de l'organisation de la route révolutionnaire Washington Rochambeau de l'État de New York
Pour commencer l'année en janvier, nous avons le plaisir de partager les dernières nouvelles d'Odell House - le quartier général de Rochambeau, qui entre dans la dernière phase de sa transformation en musée.
Nouvelles de OHRH
Odell House - Q.G. de Rochambeau
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Félicitations à Susan Seal !
La présidente de l'OHRH, Susan Seal, a été nommée chevalier de l'Ordre national du Mérite en France. Il s'agit de la deuxième plus haute distinction accordée aux civils par le gouvernement français après la Légion d'honneur. Cédrik Fouriscot, consul général de France à New York, a déclaré à cette occasion : « Cet honneur célèbre votre amitié avec notre pays et votre rôle de premier plan dans la restauration d'Odell House, symbole poignant de l'alliance franco-américaine. En travaillant avec la ville de Greenburgh pour transformer cette ancienne demeure en musée, vous contribuez à préserver la mémoire de notre histoire commune et à la partager avec les générations futures ». La Présidente Seal a ajouté à cette annonce qu'elle la partageait avec toutes les nombreuses personnes qui travaillent à la création du musée.
Notre Société félicite Susan Seal et son mari David pour leurs années d'engagement et leur travail infatigable pour faire de leur vision une réalité.
Présentation publique des plans du musée OHRH
Amaze Design présentera le plan de conception schématique du musée Odell Rochambeau au conseil municipal de Greenburgh lors d'une réunion publique à l'hôtel de ville de Greenburgh, 177 Hillside Ave, White Plains, NY, le 22 janvier. La réunion sera ouverte à 19h30 et cette présentation est actuellement la première à l'ordre du jour. L'ordre du jour définitif sera publié sur le site Internet de la ville le vendredi 17 janvier.
Pour visionner la présentation à distance, cliquez ICI dans la soirée du 22. Les habitants de Greenburgh peuvent également suivre la réunion sur les chaînes câblées locales : 35 pour Verizon ou 76 pour Optimum.
Le financement de nos expositions n'est pas inclus dans le budget de restauration. Nous devons donc collecter des fonds pour créer un musée interactif et captivant dans la maison. Plus nous collecterons de fonds, plus les expositions seront passionnantes et instructives.
Nous vous invitons à donner ce que vous pouvez et à nous faire savoir si vous avez des contacts avec des organisations ou des particuliers qui pourraient faire des dons importants. Nous vous remercions de votre soutien !
Cliquez ICI pour contribuer
Notre mémorial aux 4 soldats du Régiment Royal Deux-Ponts qui ont été enterrés dans les environs sera installé dans le jardin du musée cet automne. L'endroit est indiqué par une flèche rouge sur le plan ci-dessus.
Nous vous donnerons plus de détails dans un prochain Bulletin!
Illustrations et photos ci-dessus :
Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, par Charles-Philippe Larivière, Château de Versailles, Domaine public - Vidéo et photos de Susan Seal et du futur musée, avec l'aimable autorisation de Friends of Odell House-Rochambeau Headquarters.
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L'appel de fonds pour sauver l'Hermione se poursuit ! | |
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NOS BULLETINS MENSUELS
NOTRE OBJECTIF : Mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les Etats-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.
Vous pouvez accéder à tous nos anciens bulletins mensuels (en anglais et en français) à l'adresse suivante:
www.SouvenirFrancaisUSA.org
Cliquez sur les photos et illustrations pour accéder aux sources utilisées.
Veuillez excuser d'éventuelles fautes de grammaire ou d'orthographe,
la traduction étant semi-automatique
et le temps imparti pour la relecture étant très limité.
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Découvrez plus de 2000 sites de la présence française aux États-Unis d'aujourd'hui, couvrant 5 siècles, et dans les 50 États !
Ce livre électronique est une compilation unique de statues, monuments, mémoriaux, plaques, tablettes, dans les 50 États, de 1524 au début du 20e siècle, ainsi qu'une galerie de portraits de Français célèbres et moins célèbres qui ont contribué à l'exploration et au développement des États-Unis - et dont beaucoup vous surprendront.
Cet ouvrage de référence, entièrement fondé sur des informations factuelles et richement illustré de photographies, détaille 2 230 lieux distincts (la première édition de 2022 ne présentait « que » 950 sites).
Chaque site est accompagné d'une adresse précise, de coordonnées GPS, d'une description contextuelle succincte et de liens vers d'autres informations complémentaires.
Cet ouvrage est unique en son genre.
C'est un hommage aux explorateurs, missionnaires, soldats, aventuriers, pionniers français, illustres ou inconnus, qui ont laissé leur empreinte aux États-Unis et dont la mémoire est reconnue et honorée sur ces sites.
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La version originale américaine « Memories of France » ($19.5) est disponible à l'adresse suivante Amazon.com pour les résidents américains. La version traduite en français "Mémoires de France" est disponible sur Amazon.fr pour les résidents français et sur Amazon.com pour les résidents en Amérique.
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Le prix est de 20 euros par exemplaire.
Les royalties servent à soutenir les activités de l'American Society of Le Souvenir Français, Inc.
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Illustration de Couverture:
« Scènes de la révolution américaine : Le régiment français « Soissonnais » défile à Philadelphie devant le général Washington et le Congrès des Etats-Unis, 1781 » par Charles MacKubin Lefferts (américain, 1873 - 1923) vers 1916. Aquarelle, gouache, encre noire et mine de plomb sur carton.
New York Historical Society Museum, Don de la succession de Charles M. Lefferts 1923.120 - Reproduit avec l'autorisation du New York Historical Society Museum.
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NOS MISSIONS:
• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,
• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.
• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.
• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.
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Conseil d'Administration
American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Membres (2024):
Françoise Cestac, Honorary President • Thierry Chaunu, President, and General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Yves de Ternay, Treasurer • Patrick du Tertre, 1st Vice President • Henri Dubarry • Francis Dubois • Alain Dupuis, 2nd Vice President & Deputy General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Daniel Falgerho, General Secretary • Clément Mbom, Education Advisor • Jean-Hugues Monier, Auditor • Harriet Saxon • Nicole Yancey
Délégués Régionaux:
Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South
Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •
Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, former Honorary Consul of France in Virginia
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