The American Society of Le Souvenir Français Inc.

Bulletin Mensuel - Vol. IV. No 11 - novembre 2024

Les missionnaires français aux Etats-Unis



1800 - 1900 (3e partie d'une série)


(traduction semi-automatique de la version originale en anglais)

Illustration de couverture : 

Quelques prêtres, prélats et religieuses qui ont laissé leur empreinte en Amérique tout au long du XIXe siècle.

Crédits photographiques et les liens: voir plus bas au fil des pages.

Editorial


Nous terminons notre série « Les Missionnaires français aux Etats-Unis » avec ce bulletin mensuel consacré aux prêtres et prélats qui ont bâti les fondations de l'Eglise catholique américaine au 19ème siècle.


Saviez-vous que les premiers évêques catholiques de Boston, Cleveland, Denver, Burlington, Vincennes, Minneapolis-St Paul, Mobile, St Augustine, Galveston, Santa Fe, Arizona, Oregon, et même Honolulu sont tous nés en France? Notre but n'est pas de nous vanter en leur nom en prétendant être les « premiers ».  Notre Société vise simplement à se souvenir et à célébrer l'apport des français dans l'histoire des Etats-Unis.


Comme en témoignent les nombreuses plaques et monuments érigés en leur honneur, ils ont longtemps laissé un souvenir vivace, mais qui s'efface depuis quelques décennies. Ces inscriptions nous disent à quel point les habitants se sont souvenu d'eux avec tendresse... « évêque de l'Ouest », « évêque des Indiens ... Non contents de construire des églises et des cathédrales, ils ont également créé des universités et des écoles - pensez à l'université Notre-Dame - et même la « première école gratuite à l'ouest du Mississippi ». 


Des statues, des plaques et des vitraux témoignent du rôle crucial qu'ils ont joué, ouvrant la voie (spirituelle) et accueillant des vagues d'immigrants catholiques européens venus notamment d'Irlande, d'Allemagne, d'Italie et de Pologne. En fait, nombre de ces prêtres ont accompagné les pionniers, ainsi que les Indiens dans certains de leurs moments les plus tragiques, et sont encore vénérés aujourd'hui pour leur compassion. Les femmes aussi, qui ont créé des écoles, des orphelinats, des hôpitaux, quand elles ne s'occupaient pas des plus démunis. Deux de ces religieuses françaises ont été canonisées au XXe siècle.


À travers eux, nous rendons hommage aux centaines de prêtres et de religieuses oubliés qui sont venus de France pour accompagner l'expansion occidentale des États-Unis, et qui ont poursuivi le travail commencé par les premiers missionnaires jésuites dans les années 1600.


La deuxième partie de notre bulletin mensuel, comme c'est désormais la tradition, rendra hommage à un autre volontaire du Lafayette Air Corps, le sergent Cyrus Foss Chamberlain, « Mort pour la France » lors d'un combat aérien le 13 juin 1918 au-dessus de la ville d'Angelu, dans le département de l'Aisne. La prochaine fois que vous vous rendrez à Minneapolis St Paul, sa ville natale, ayez une pensée pour lui, même si votre billet d'avion ne dit que "MSP". L'aéroport international a été nommé en son honneur en 1923. 

Conformément au thème du Bulletin de ce mois-ci, nous rendrons également hommage à un aumônier de l'armée américaine né en France, Marius Etienne Chatignon (1886 - 1957). Le cardinal Francis Spellman de New York a écrit à son sujet en 1945 : « Je le considère comme le meilleur aumônier de toute l'armée ».


Enfin, notre troisième partie « Nouvelles et annonces» rendra compte des événements survenus depuis notre dernier Bulletin, notamment plusieurs commémorations du bicentenaire de la tournée d'adieu de Lafayette organisée par les American Friends of Lafayette, les célébrations de la victoire de Yorktown et la Journée des Anciens combattants.


Le mois prochain, nous publierons notre album annuel « L'année en images », dans lequel vous pourrez vous remémorer avec nous toutes les activités de votre Société.


Votre soutien est essentiel. Notre campagne de collecte de cotisations et de dons pour 2025 est sur le point de commencer. Toute cotisation reçue au cours du dernier trimestre de l'année s'applique automatiquement à l'ensemble de l'année civile suivante. Nous vous remercions d'avance pour votre soutien et vous rappelons que nous sommes une société américaine à but non lucratif 501 (c) 3. Nous vous invitons à faire preuve de générosité afin que nous puissions mettre en œuvre l'installation de nouveaux monuments commémoratifs, marqueurs et plaques !


Nous espérons qu'après avoir lu ce bulletin et en découpant la dinde traditionnelle ce jeudi 28 novembre, vous aurez une pensée pour tous ces missionnaires qui ont tant donné à l'Amérique.


Nous vous souhaitons, ainsi qu'à votre famille et à vos amis, une bonne fête de "Thanksgiving" !


Pour le Conseil d'administration,


Thierry Chaunu

Président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.

Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis

Contexte historique

Ci-dessus:

Gauche : Détail du vitrail, Church of Saint Louis, King of France, Minneapolis, Minnesota

506 Cedar Street, Saint Paul MN 55101

GPS: 44.950124, -93.096860

https://www.stlouiskingoffrance.org/

Droite: : Statue de Saint Louis, St Louis, Missouri

Forest Park, Fine Arts Dr, St. Louis, MO 63110

GPS: 38.6353025,-90.3150808

Photo: By Colin Faulkingham - Self-photographed, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5338700

Une longue tradition de missionnaires français :



Les missionnaires français ont été envoyés dans les régions les plus reculées du continentpour répandre le christianisme parmi les populations indigènes, étendant même leurs efforts aux territoires inexplorés de l'Amérique du Nord.


Dans deux bulletins précédents de cette année, nous avons détaillé les vies et les contributions remarquables de plusieurs courageux missionnaires-explorateurs des XVIIe et XVIIIe siècles, qui sont commémorés par des statues, des repères et des plaques dans de nombreux États :


January 2024: Early French Missionaries in the United States (Part 1 - New York, Maine, Vermont)

https://conta.cc/41VLaPE (version in English)

https://conta.cc/3NWK407 (version in French)

September 2024: French Missionaries in America - 1600-1800 (Part 2 of a series)

https://conta.cc/3XCvfnP (version in English)

https://conta.cc/4ebwtxj (version en français)


Après la fin de la Nouvelle-France en 1763, l'indépendance des États-Unis en 1783 et l'achat de la Louisiane en 1803, cette présence missionnaire française change de nature et prend des formes différentes selon le contexte régional.


Dans les années 1800, le Saint-Siège à Rome crée des diocèses et nomme des prélats.


Dans les anciennes 13 colonies, et notamment en Nouvelle-Angleterre, la méfiance culturelle historique, voire l'animosité, à l'égard des « papistes » est telle qu'il faudra plusieurs décennies avant que le Saint-Siège ne soit en mesure d'organiser ses diocèses. Les catholiques se heurtent à l'hostilité et sont souvent exclus, les églises congrégationalistes ou épiscopales bénéficiant d'un soutien juridique. Si une grande partie du clergé catholique originel de ces régions du pays était irlandais, certains des premiers vicaires ou évêques catholiques furent français.


Par ailleurs, les persécutions anti-catholiques et les bouleversements de la Révolution française ont conduit de nombreux séminaristes et prêtres à se réfugier en Amérique.

Dans ce qui était autrefois la Nouvelle-France, l'ensemble du Midwest, des Grands Lacs au Golfe du Mexique et aux Rocheuses, correspondant à la Vente de la Louisiane, il était naturel de nommer des membres du clergé français dans le prolongement de 200 ans de présence française.


Et lorsque les États-Unis se sont étendus vers l'ouest pour atteindre l'océan Pacifique, il n'était pas non plus surprenant que de nombreux missionnaires et membres du clergé catholique viennent de France : la longue tradition de proximité avec les autochtones, l'interaction avec les commerçants de fourrures et les tout premiers colons, très souvent francophones, ont joué un rôle. 


Ce qui est intéressant, comme nous le verrons, c'est que fréquemment un prêtre immigrant recrutait des assistants et d'autres prêtres de son ancien séminaire en France. Il est également intéressant de noter que plusieurs des églises qu'ils ont construites en Amérique présentent la même architecture romane que celle du centre de la France.


Les pages ci-dessous présentent certains de ces « pères fondateurs français » de l'Église catholique en Amérique. 

Un diocèse catholique à New York

Trois personnalités françaises

Vers l'archidiocèse de New York

1783-1850


New York est actuellement le siège d'un archidiocèse, que Jean-Paul II a qualifié d'« archevêché de la capitale du monde », reflétant ainsi le rôle significatif de la ville dans l'arène mondiale. Avant d'obtenir ce statut d'archidiocèse en 1850, en grande partie grâce à l'arrivée massive d'immigrants catholiques irlandais et allemands, la ville de New York a été désignée comme un diocèse, établi en 1808.


Parmi les trois premiers évêques, les deux premiers étaient irlandais (mais le premier n'a pas pu traverser l'Atlantique à cause des guerres napoléoniennes), et le troisième était français : Jean (John) Dubois.


Mais avant de le présenter, l'origine de la première église catholique de New York doit beaucoup au consul général de France à l'époque de l'indépendance américaine, Michel Guillaume Jean de Crèvecœur, et au révérend Antoine Kohlmann SJ , le premier vicaire général français qui a jeté les bases du diocèse nouvellement créé. En vérité, nous devons également reconnaître le travail en coulisses des consuls espagnol et portugais qui ont activement promu l'établissement de la première église catholique à New York, l'église St Peter. 

Michel Guillaume Jean de Crèvecoeur

Consul Général de France à New York

naturalisé sous le nom de Hector Saint John

Ci-dessus:

Gauche: l'église catholique romaine St. Peter's de 1785. Dessin de Regimus LaFort, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=59941744. Emplacement : 22 Barclay Street à l'angle de Church Street dans le Financial District de Manhattan, New York. Une nouvelle église (voir ci-dessous) a été construite pour la remplacer. C'est la plus ancienne paroisse catholique romaine de la ville. Elle a été classée monument historique de New York en 1965. 

Droite: Michel Guillaume Jean de Crèvecœur, by Cuchet, Paris, 1784, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1530123

Michel Guillaume Jean de Crèvecœur (né à Caen, Normandie, le 31 décembre 1735 - décédé à Sarcelles, France, le 12 novembre 1813), était un consul de France à New York, couvrant le New Jersey et le Connecticut, ainsi qu'un auteur et agriculteur célèbre.


• Nous consacrerons un prochain Bulletin à sa vie remarquable. Pour l'instant, nous nous contenterons de mentionner qu'en 1782, il a publié un recueil d'essais intitulé Lettres d'un cultivateur américain. Ce livre connaît un grand succès en Europe et rend Crèvecœur célèbre. Il est le premier à raconter aux Européens la vie à la frontière américaine et à évoquer l'idée du rêve américain. Abolitionniste convaincu, il devient membre de la Société des Amis des Noirs, créée à Paris, et est élu à l'American Philosophical Society en 1789.


• En rapport direct avec le thème de ce bulletin, il a joué un rôle important dans la création de la première église catholique de New York, St. Peters sur Barclay Street.


• Au moment de sa nomination comme consul général de France en 1783, New York était la capitale nationale et de nombreux catholiques faisaient partie de la communauté diplomatique. Au début, ils se réunissaient pour les services religieux au domicile du consul espagnol. Le groupe s'élargit avec l'arrivée de marins, de commerçants, d'immigrants des Antilles espagnoles et de quelques Acadiens. En 1785, les consuls portugais et espagnol, estimant qu'il était la personne la mieux placée pour le faire, demandèrent à Crèvecœur d'approcher les autorités de la ville pour leur demander de construire une église catholique.


• Ce fut une démarche délicate. Même si le prestige de Crèvecœur est très grand, puisqu'il est le représentant de la France qui vient d'aider les 13 colonies à gagner leur indépendance. Les préjugés locaux à l'encontre des « papistes » sont encore très présents. Après plusieurs rebuffades, Crèvecœur réussit probablement (grâce à son amitié de longue date avec Lafayette) à obtenir l'autorisation d'établir la première église catholique de la ville, et assume le rôle de président du premier conseil d'administration de l'église Saint-Pierre, située sur Barclay Street. La première pierre de l'église fut posée en 1785 et la première messe célébrée en 1786.


• La ville de St. Johnsbury, dans le Vermont, porte son nom, comme l'avait proposé le fondateur du Vermont, Ethan Allen.

Antoine Kohlmann SJ

Premier Vicaire général, Diocèse de New York 

Ci-dessus:

Gauche: Portrait de Rev. Anthony Kohlmann, S.J.By Unknown author - Georgetown University Library, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=75648867

Droite: the new St. Peter's Roman Catholic Church By Beyond My Ken - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18353982

• Antoine Kohlmann (né le 13 juillet 1771 à Kaysersberg en Alsace - décédé à Rome le 11 avril 1836) a étudié à Colmar, en Alsace, où il a d'abord rejoint l'ordre des Capucins. Il échappe aux persécutions de la Révolution française en se réfugiant en Suisse, en Autriche, en Italie et en Russie, où il devient jésuite. Il se rend finalement en Amérique en 1806, où il change de nom pour celui d'Antoine. 


• En 1808, il devient pasteur de l'église St Peters, la seule église catholique de New York, où il prononce des sermons en français, en allemand et en anglais. À l'époque, New York comptait 14 000 catholiques, principalement d'origine allemande et française. 


• Le révérend Kohlmann est ensuite devenu l'administrateur apostolique et le premier vicaire général du nouveau diocèse de New York. En 1809, il a contribué à la construction de la première cathédrale du diocèse, qu'il a baptisée St Patrick.


• L'architecte choisi est le Français Joseph-Francois Mangin, qui avait conçu l'hôtel de ville de New York avec John McComb Jr, dont la construction a eu lieu à la même époque. On attribue également à Joseph-Francois Mangin l'invention du quadrillage des rues de New York.


• St Patrick est devenu plus tard Old St Patrick lorsque la construction de l'actuelle cathédrale St Patrick a commencé en 1858 à Midtown Manhattan. 


• Le révérend Kohlmann a fondé la New York Literary Institution, a créé un orphelinat et a joué un rôle essentiel dans l'arrivée des premières religieuses ursulines aux États-Unis.

• Le Kohlmann Hall de l'université Fordham a été nommé en son honneur.

Jean (John) Dubois

Troisième évêque de New York

Ci-dessus:

Gauche: St. Patrick's Old Cathedral, 263 Mulberry St, New York, NY 10012

By Jim Henderson - Own work, Public Domain,

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4585865

Centre: John Dubois, By John Murphy - Public Domain

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=125100470

Droite: tombe (dalle sur le trottoir) de Bishop Dubois, Old St. Patrick's Cathedral, New York City, By Farragutful - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=82921780

• Jean Dubois est né à Paris, en France, le 24 août 1764. Il fréquente le lycée Louis-le-Grand à Paris. Souhaitant devenir prêtre, il étudie la théologie au séminaire oratorien de Saint-Magloire à Paris. Après avoir été ordonné prêtre en 1787, Dubois travaille comme assistant du curé à l'église Saint-Sulpice à Paris. 


• Étonnamment, il a échappé à la persécution des prêtres pendant la Révolution française grâce à l'aide de son camarade de classe, Maximilien Robespierre, futur dirigeant de la France pendant l'effroyable période connue sous le nom de Terreur. En 1791, il arrive à Norfolk et est chaleureusement accueilli à Richmond par des familles influentes, grâce à une lettre d'introduction de... Lafayette !


• La Virginie n'a levé que récemment, en 1786, les restrictions civiles imposées à sa petite population catholique. Dubois se lie rapidement d'amitié avec deux ministres épiscopaliens, ce qui lui vaut d'être invité par l'Assemblée générale de Virginie à célébrer la messe dans la salle d'audience du Capitole. Pendant son séjour à Richmond, Dubois a célébré des messes dans les maisons des quelques familles catholiques de la ville.


• En 1794, Dubois est affecté à Frederick, dans le Maryland, pour s'occuper de la communauté catholique qui s'y développe, et y reste jusqu'en 1811. En 1808, il fonde le Mount St. Mary's College à Emmitsburg, dans le Maryland, et en devient le premier président.


• En 1826, le pape Léon XII a nommé Dubois évêque de New York, sur recommandation du révérend Anthony Kohlmann. Il a été consacré en 1826 par l'archevêque de Baltimore, Ambroise Maréchal, né en France. Pour souligner les liens complexes qui existaient au sein du clergé catholique en Amérique à cette époque, il convient de noter qu'Ambrose Maréchal, né à Ingré, dans le Loiret, près d'Orléans, en France, qui avait étudié pour devenir prêtre sulpicien à Issy-les-Moulineaux, près de Paris, avait lui-même été consacré par Mgr Jean-Louis Cheverus, premier évêque de Boston, originaire de Mayenne, dans la province historique française du Maine.


• Le clergé irlandais du diocèse de New York est mécontent du choix d'un évêque français. Même si Dubois parle assez bien l'anglais, son accent le fait considérer comme un « étranger ». le clergé de Patrick's Old Cathedral à Manhattan, qui était en conflit avec Mgr. Dubois au sujet de la propriété de l'église, ont cessé de le nourrir et de l'héberger.


• Pendant son mandat d'évêque, Dubois a érigé six nouvelles paroisses dans la ville de New York. Dubois décède le 20 décembre 1842. Il repose sous le trottoir à l'entrée de l'ancienne cathédrale Saint-Patrick. Il a choisi cet endroit pour que les gens puissent « marcher sur moi dans la mort, comme ils le souhaitaient dans la vie ». 


• Une plaque à l'entrée de l'église rend hommage à Mgr. Dubois.


• M. Dubois a été le premier évêque de New York à ne pas être né en Irlande et, en 2024, il est toujours le seul évêque ou archevêque de New York à ne pas avoir de racines irlandaises.

Nouvelle Angleterre

Jean-Louis Cheverus

Premier évêque de Boston

Ci-dessus:

Gauche: Boston (1850s photo), By Author unknown - Sammarco, Downtown Boston. Arcadia Publishing, 2002., Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8988192

Milieu: Jean-Louis Anne Magdelaine Lefebvre de Cheverus" By Gilbert Stuart - The Athenaeum, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10670902

Droite: Plaque, Cathedral of the Holy Cross, Boston, By Daderot - Own work, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19338494

• Jean-Louis Anne Madelain Lefebvre de Cheverus (également connu sous le nom de John Cheverus) (né à Mayenne, le 28 janvier 1768 - mort à Bordeaux, le 19 juillet 1836) était un évêque catholique romain français, puis un cardinal. Il fut le premier évêque du diocèse catholique romain de Boston, Massachusetts, et devint ensuite évêque puis archevêque en France.


• Il a étudié au Collège Louis le Grand à Paris en 1781, a été ordonné prêtre au Mans en 1790, a fui la Révolution française et a atteint Boston en 1796, où il a dû faire face à d'importants sentiments anti-catholiques dans diverses parties de la société. Cependant, de nombreux protestants ont rapidement écouté sa prédication ; en effet, les souscriptions à l'église de la Sainte-Croix qu'il a fondée en 1803 provenaient en grande partie de non-catholiques.


• Le travail de Cheverus en Nouvelle-Angleterre, qui a duré vingt-sept ans, comprenait toutes les formes d'activités missionnaires. Il vécut parmi les Indiens, maîtrisant leur dialecte, parcourut de longues distances à pied pour assister les catholiques dispersés, soigna les malades et enterra les morts pendant deux épidémies de fièvre jaune, collecta des fonds et construisit une église à Boston, et servit d'homme d'affaires, de conseiller, d'artisan de la paix, de serviteur et de pasteur pour son troupeau. Son dévouement et son tact extraordinaire gagnent peu à peu le respect de nombreux puritains. Les ministres l'invitent dans leur chaire. Le corps législatif sollicite ses conseils et les met en pratique. Lors d'un banquet d'État organisé en l'honneur du président John Adams (dont le nom figurait en tête d'une liste de contributeurs protestants au fonds de construction de l'église catholique), il est placé à côté du président.


• Le site de l'ancienne cathédrale a été vendu par le diocèse dans les années 1860 et une nouvelle cathédrale a été construite sur un nouveau site.


Plaque, “Cathedral of the Holy Cross Site”

63 Franklin St, Boston, MA 02110

GPS: 42.355517, -71.058633

• Inscription:

 « Près de ce site se trouvait 

la cathédrale de la Sainte-Croix

fondée en 1803 par 

Jean Lefebvre de Cheverus 

Premier évêque catholique de Boston. 

Missionnaire auprès des Indiens Penobscot, 

Ami du président John Adams, 

Conseiller de la législature de notre État, 

L'un des plus nobles prêtres d'Amérique.

 « Il se tenait au chevet des catholiques et des protestants. »

 « Cette plaque a été placée par

un groupe d'hommes d'affaires protestants en 1950. »



Plaque, “Jean Lefebvre Decheverus”

220 Devonshire St, Boston, MA 02110

GPS: 42.3557167,-71.0628667

• Inscription:

« Sur ce site se trouvait la résidence de

 Jean Lefebvre Decheverus

 Premier évêque catholique de Boston

 Aimé des protestants et des catholiques

 Né en France en 1768

 Fait évêque en 1808

 Rappelé en France en 1823

 Devenu cardinal-archevêque de Bordeaux, où il est mort en 1836

 « Ses pensées étaient comme une pyramide sur laquelle

un ange se tenait au sommet et souriait.

mais dans son cœur il était un enfant ».

 Cette plaque a été placée par la ville de Boston en 1925.

 Cette plaque a été restaurée par la Fondation George B. Henderson.

 Érigée en 1925 par la ville de Boston ».


• Cheverus a contribué à la création de la Provident Institution for Savings à Boston en 1816, qui fut la première caisse d'épargne agréée aux États-Unis. Il pensait que cette banque aiderait ses paroissiens à développer de bonnes habitudes financières.


• En 1823, le pape Léon XII nomma Cheverus évêque de Montauban en France. Les habitants de Boston demandèrent au pape d'annuler cette décision, mais en vain. Avant de quitter Boston, Cheverus se débarrasse de tous ses biens. Il partit pour New York en septembre 1823, accompagné de plus de 300 carrosses qui lui firent leurs adieux.


• En 1826, Léon XII nomme Cheverus archevêque de Bordeaux. Le pape Grégoire XVI l'a nommé cardinal en 1836, conformément aux souhaits du roi de France Louis-Philippe Ier. Cheverus est mort à Bordeaux


Les lieux suivants ont été nommés d'après Cheverus :

• Cheverus Centennial School, école primaire à Malden, MA.

• Cheverus Hall, une résidence étudiante du Boston College à Boston

• Cheverus High School, une école préparatoire jésuite à Portland, ME

• Collège Cheverus, école secondaire internationale à Bordeaux, France

 Louis Joseph Marie Théodore de Goesbriand 

Premier évêque du Diocese of Burlington, Vermont


Ci-dessus:

À gauche : La cathédrale Saint-Joseph de Burlington, dans le Vermont, a été construite en 1883 par le révérend Joseph Michaud, un architecte autodidacte de Montréal. Il s'est inspiré de la chapelle du château de Versailles. By Farragutful - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=117202739

Centre: Bishop de Goesbriand, by Unknown author - Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=58236700

Droite: Centennial plaque of Saint Joseph Parish, By Niranjan Arminius - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=42346563

• Louis Joseph Marie Théodore de Goesbriand (né à St Urbain, Finistère, Bretagne le 4 août 1816 - 3 novembre 1899) a été le premier évêque du diocèse de Burlington dans le Vermont de 1853 jusqu'à sa mort en 1899.


• Il étudia la prêtrise à Saint-Sulpice à Paris et accepta une invitation à devenir missionnaire dans l'Ohio où il se lia d'amitié avec son compatriote le révérend Joseph Machebeuf (qui devint plus tard le premier évêque de Denver, comme nous le verrons plus loin), et fut finalement envoyé dans le Vermont par le Pape Pie IX.


• En 1855, de Goesbriand se rend en Europe pour trouver des prêtres irlandais et français pour travailler dans le Vermont. 


• En 1894, il se rend à Rome et convainc le pape Léon XIII de lui céder l'un des sept maillons de la chaîne qui aurait attaché saint Pierre pendant neuf mois à la prison de Memertime. Le pape accepte, Goesbriand lui expliquant que « ce maillon permettra au peuple américain de grandir dans l'amour de saint Pierre et de ses successeurs, dont Léon XIII ». La chaîne de Saint-Pierre, vieille de 2 000 ans, est l'un des trésors les plus précieux du diocèse de Burlington et des États-Unis.


• En 2019, Mgr Christopher Coyne, 10e évêque de Burlington, a ouvert une cause de canonisation. « Il était connu pour être un homme saint et simple », a-t-il déclaré à propos de Mgr Louis de Goesbriand. « Il est mort bien aimé par beaucoup.


• Bien qu'il ait hérité de ses parents environ 250 000 dollars, à sa mort en 1899, il ne possédait que 2,12 dollars et quelques vieux habits. Il consacra sa fortune à l'achat de biens ecclésiastiques, à la construction d'églises, à la création et au soutien d'un orphelinat et à l'aide aux pauvres.


• Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, tels que Jesus the Good Shepherd ou Meditations for the use of the Secular Clergy


Centennial Plaque, Cathedral of Saint Joseph

29 Allen St, Burlington, VT 05401

GPS: 44.483200, -73.214595

• Inscription:

"La première église catholique nationale et distincte

pour les Américains d'origine française de la Nouvelle-Angleterre

Tablette érigée par L'Union Saint-Jean-Baptiste d'Amérique

Célébration du centenaire, 23 juin 1950"


• La cathédrale Saint-Joseph de Burlington a été la première paroisse nationale française de Nouvelle-Angleterre (1850). Une fois par mois, à la messe dominicale de 10 h 001, la première lecture de l'Ecriture est encore proclamée en français.  

Le Midwest et la Frontière

Étienne Théodore Badin 

Premier prêtre catholique ordonné

dans les États-Unis d'aujourd'hui

Ci-dessus:

Gauche: Our Lady Church sa'eppelle désormais Good Shepherd Church

Photo: https://www.archlou.org/parishes/good-shepherd-louisville/

Milieu: Portrait of Rev. Etienne Badin, May 25th, 1793, By Unknown - Bibliothèque et Archives nationales du Québec and Wikimedia Canada., Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=70256807

Droite: Chapelle en Rondins construite par le Père Badin, University of Notre Dame, By Eccekevin

Photo: https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=51851386

• Étienne Théodore Badin (né à Orléans, France, le 17 juillet 1768 - décédé à Cincinnati, OH, le 21 avril 1853) est le premier prêtre catholique ordonné aux États-Unis. Il a passé la plus grande partie de sa longue carrière à exercer son ministère auprès de catholiques très dispersés au Canada et dans ce qui est devenu les États du Kentucky, de l'Ohio, de l'Indiana, du Michigan et de l'Illinois. Il a également fait don du terrain sur lequel le prêtre français Edouard Sorin a fondé l'Université Notre-Dame dans l'Indiana.


• Le père Badin a étudié à Paris au Collège de Montaigu, mais lorsque son séminaire a été fermé pendant les bouleversements de la Révolution française, il a immigré aux États-Unis en 1791. Il termine ses études de théologie chez les Sulpiciens de Baltimore et est fait prêtre par l'évêque John Carroll le 25 mai 1793. Il apprend ensuite l'anglais avec les Jésuites au Georgetown College dans le Maryland et est envoyé à la Frontière dans l'État nouvellement créé du Kentucky.


• Au cours des 14 années suivantes, Badin se rendit à pied, à cheval et en bateau dans diverses communautés catholiques du Kentucky et du Territoire du Nord-Ouest. On estime qu'il a parcouru ainsi plus de 160 000 km!


• Après un court voyage en France en 1819, Badin retourne aux États-Unis en 1825, où il documente ses baptêmes, mariages et enterrements sur l'île de Drummond, à Michilimackinac et à Sault-Sainte-Marie, poursuivant ses efforts missionnaires dans le territoire du Michigan jusqu'en 1828.


• En 1830, il travaille comme missionnaire auprès des Indiens Potawatomi dans la région des Grands Lacs occidentaux.


• En 1832, Badin achète 524 acres (2,12 km2) de terres près de South Bend, la moitié au gouvernement et l'autre moitié à deux propriétaires privés. Il construit une chapelle en rondins qui lui sert à la fois d'église et de maison. En 1834, il fait don du terrain au nouveau diocèse de Vincennes, à condition qu'il soit utilisé pour une école et un orphelinat. Ce terrain est devenu plus tard le site de l'Université de Notre Dame. En outre, Badin a créé le premier orphelinat de l'Indiana en 1834.


• Après avoir été pasteur pendant deux ans à Bourbonnais, dans l'Illinois, il se retire à Cincinnati où il meurt en 1853. Il est enterré dans la chapelle en rondins qu'il avait construite..


• La Log Chapel ("Chapelle en Rondins, photo ci-dessus) a été construite en 1831 par le révérend père Stephen Badin pour desservir les Indiens Potawatomi dans ce qui est aujourd'hui le nord de l'Indiana. Elle fut l'une des premières églises catholiques de cette région. En 1842, elle a été cédée au père Edward Sorin, devenant ainsi la fondation de l'université de Notre-Dame. La chapelle d'origine a disparu dans un incendie en 1856, mais une réplique a été construite au même endroit en 1906..



Pl, “Calmoutier - Étienne Théodore Badin, First Catholic Priest ordained in the United States”

4527 Co Hwy 229, Fredericksburg, OH 44627

GPS: 40.665967, -81.778817

• Inscription (extraits):

“Le père Stephen Badin, premier prêtre catholique ordonné en Amérique (par l'évêque John Carroll en 1793), a fréquenté l'église Sainte-Geneviève de 1835 à 1837. Il fut missionnaire apostolique et pasteur des Indiens Potawatomi, vicaire général de Bardstown et apôtre du Kentucky, et vicaire général de Cincinnati. En 1841, il a cédé le site de l'université Notre-Dame, où il est enterré, à son fondateur, le père Edward Sorin, C.S.C. Mais le missionnaire le plus célèbre, le père Jean-Baptiste Lamy, est venu de Danville, dans le comté voisin de Knox, entre 1839 et 1841. En 1853, il est devenu le premier évêque de Santa Fe, au Nouveau-Mexique. Présenté sous le nom de Mgr Latour dans le roman fictif de Willa Cather, Death Comes for the Archbishop, il est également le héros de l'ouvrage historique de Paul Horgan, Lamy of Santa Fe. Le célèbre Kit Carson, converti, l'estimait beaucoup et partait en éclaireur pour lui. » [...] « Calmoutier était une communauté agricole catholique française fondée en 1832 par Claude Druhot, originaire de Calmoutier, Haute-Saône, France... »

Érigé en 2003 par la Calmoutier Memorial Association et la Ohio Historical Society »



Plaque, « Portland / Our Lady Church”

802 Cedar Grove Terrace, Louisville, KY 40212

GPS: 38.276283, -85.804933

• Inscription:

« Des immigrants français y ont établi une communauté en 1806. En 1814, la ville a été arpentée et aménagée. En 1837, elle a été incorporée en tant que banlieue de Louisville. Portland a été très tôt un port et un centre de construction navale - 41 bateaux à vapeur avaient été construits en 1855. Portland a accueilli le premier tramway des États-Unis, reliant la ville à Louisville, et l'hôtel St. Charles, autrefois célèbre hostellerie du Sud. 

Église Notre-Dame

Congrégation organisée en 1837-1838 par le père Stephen Badin, premier prêtre ordonné aux États-Unis. Il a veillé au bien-être spirituel de Portland à l'époque où la communauté était composée d'immigrants français. L'évêque Flaget, premier évêque à l'ouest des Alleghanys, et l'évêque Chabrat, premier à être ordonné au Royaume-Uni, ont également contribué à la formation de l'église. Briques de l'église d'origine, 1841, utilisées pour ce bâtiment.  »

Érigé en 1970 par la Kentucky Historical Society et le Kentucky Department of Highways. (Marqueur numéro 1312.)”

Bénédict Joseph Flaget 

connu sous le nom de « premier évêque de l'Ouest ».

Premier évêque de Bardstown et Louisville (1808-1850)

Ci-dessus:

Gauche: Basilica of Saint Joseph Proto-Cathedral, By Nheyob - https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=22953390

Centre: The Most Reverend Benedict Joseph Flaget, S.S., By Unknown author - Assumption College: Gallery Direct, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=26063728

Droite: Couverture du livre "Cathedrals in the Wilderness: The Story of Benedict Joseph Flaget, Pioneer Bishop, Whose Zeal & Vigor as Leader of the Vast Frontier Diocese of Bardstown Won for Him the Title Patriarch of the West " January 1, 1952, by J. Herman Schauinger (Author)

https://www.amazon.com/Cathedrals-Wilderness-Benedict-Bardstown-Patriarch/dp/B000SI9FA0

• Bénédict Joseph Flaget (né à Contournat en Auvergne, France le 7 novembre 1763 - décédé le 11 février 1850 à Louisville, KY) est ordonné à Clermont-Ferrand, Auvergne, en 1788 et est prêtre à Angers (Maine & Loire). Il fuit la Révolution française en 1792. 


• Il a prêché à Vincennes, IN, où il a fondé une école et une bibliothèque dans l'église (aujourd'hui Old Cathedral and Library), les plus anciennes institutions éducatives de l'Indiana. Il a ensuite prêché et enseigné à Kaskaskia (IL), à la Nouvelle-Orléans (LA), à Baltimore (MD), à Nashville (TN), où il a dirigé la première messe catholique dans la maison de Jacques-Timothée Boucher, sieur de Montbrun (connu comme le « premier citoyen » de Nashville, Tennessee, voir notre Bulletin de mai 2024).


• Le 8 avril 1808, Flaget a été nommé par le Saint-Siège premier évêque du nouveau diocèse de Bardstown (transféré plus tard à Louisville, KY). Il s'agissait du plus grand diocèse jamais créé aux États-Unis et il couvrait une zone qui s'étend aujourd'hui sur 10 États modernes, dont le Kentucky, l'Ohio, le Tennessee, le Michigan, l'Indiana et d'autres encore. Aujourd'hui, cette région comprend 35 diocèses. 


• Il est enterré dans le sous-sol de la cathédrale de l'Assomption à Louisville, dans le Kentucky. Plusieurs institutions ont été nommées en l'honneur de Benedict Joseph Flaget dans plusieurs États.


Plaque, « Benedict Joseph Flaget (1763-1850”

"First Bishop of the West"

106 N 3rd St, Bardstown, KY 40004

GPS: 37.809500, -85.466983

• Inscription:

“Prêtre pendant 62 ans, le « premier évêque de l'Ouest » devient évêque de Bardstown en 1810 et de Louisville en 1841. Sa juridiction s'étendait au Kyôto, au Tennessee et à l'ancien Territoire du Nord-Ouest. Flaget dirigea la fondation de collèges, de congrégations et de la cathédrale Saint-Joseph ; il fut témoin de la formation de dix diocèses dans la région. L'évêque est enterré à Louisville.

Érigé en 1988 par la Kentucky Historical Society et le Kentucky Department of Highways. (Marqueur numéro 1827.)”



• La ville natale de Bénédict Joseph Flaget, située à Contournat en Auvergne, fait partie de la ville de Billom, qui est jumelée avec Bardstown, KY, alias « la capitale mondiale des Bourbons ».

La proto-cathédrale de la basilique Saint-Joseph (proto-cathédrale signifie qu'il s'agit d'une ancienne cathédrale d'un siège qui a été transféré ou déplacé) a été consacrée par l'évêque Flaget.

• Le roi Louis-Philippe s'était lié d'amitié avec Flaget lorsqu'il l'avait rencontré au cours de ses années d'exil aux États-Unis et de sa visite à Cuba.

• De nombreuses peintures et décorations intérieures ont été offertes par le pape Léon XII, le roi Louis-Philippe de France et d'autres personnes. Le don du roi de France comprenait des peintures de Murillo, Van Dyke et d'autres. Des vêtements royaux brodés - œuvres de la reine et de sa cour - et des vases sacramentels ont également été offerts. 



Plaque, «Parc Billom”

1 Court Square, Bardstown KY 40004

Tableaux et cadeaux du roi Louis-Philippe,

Basilica of Saint Joseph Proto-Cathedral

310 W Stephen Foster Ave, Bardstown, KY 40004

GPS: 37.809517, -85.467083

• Inscription:

“ En l'honneur de la ville jumelle de Bardstown

 de Bardstown en France

 Lieu de naissance de

Benedict Joseph Flaget ”


• Plusieurs institutions ont été nommées en l'honneur de Benedict Joseph Flaget :

- École Bishop Flaget - Chillicothe, Ohio

- Hôpital Flaget Memorial - Bardstown, Kentucky

- École primaire Flaget - Vincennes, Indiana

- Centre Flaget (centre pour personnes âgées) - Louisville, Kentucky

- Centre communautaire Flaget - Louisville, Kentucky

- Chevaliers de Colombus, Chapitre de Flaget - Chillicothe, Ohio

- Bishop Flaget High School - Louisville, Kentucky (fermé en 1974)

Gabriel Richard

Premier prêtre catholique à être élu au Congrès

Ci-dessus:

En haut à gauche: Statue of Gabriel Richard, Gabriel Richard Park, Detroit, MI., Photo: https://buymichigannow.com/blog/meet-detroits-second-founder-gabriel-richard/

En haut au milieu: Portrait of Father Gabriel Richard, painted by James Ott. Lewis, 1799-1858 - Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=152623515

En haut à droite: Statue de Gabriel Richard, qui fait partie des « Fabulous Four » (les 3 autres sont Antoine de la Mothe Cadillac, le Père Jacques Marquette, Robert Cavalier Sieur de La Salle), Wayne University, Detroit, MI.

Photo: Ken Coleman https://michiganadvance.com/briefs/on-this-day-in-1823-gabriel-richard-becomes-first-roman-catholic-priest-to-serve-in-congress/

En bas à gauche: Ste. Anne en 1840. Photo by Archdiocese of Detroit - Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=117981386

En bas au milieu: panneau historique  Basilica of Sainte Anne de Détroit, Photo Jac Getzinger, https://www.hmdb.org/m.asp?m=14879

En bas à droite: couverture du livre, "Frontier Priest and Congressman: Father Gabriel Richard, S.S."- 1958 By C. F. X. Brother Alois (Author) – Amazon.com

• Gabriel Richard (15 octobre 1767 - 13 septembre 1832) est un prêtre catholique français. Né à Saintes (Vendée), il entre au séminaire d'Angers en 1784 et est ordonné prêtre le 15 octobre 1790. 


• Il refuse de prêter serment pendant la Révolution française et échappe aux massacres des prêtres réfractaires en émigrant à Baltimore où il enseigne les mathématiques, avant d'être affecté à la mission auprès des Indiens du Territoire du Nord-Ouest, d'abord à Kaskaskia dans l'Illinois, puis à Détroit. 


• La majorité des habitants de Détroit, catholiques et protestants confondus, avaient des ancêtres français. Il était connu sous le nom de Le Bon Père, quelle que soit leur confession. Il forme des enseignants, dispense des cours et prononce des sermons à l'intention des Amérindiens de la région.


• Le reste de sa vie est décrit dans le panneau ci-dessous. Il convient d'ajouter qu'il fut le premier prêtre catholique à être élu au Congrès des Etats-Unis.


• Après qu'un incendie eut presque anéanti la ville de Détroit en 1805, il conçut avec d'autres un nouveau plan pour la ville.

Sa devise après l'incendie de Détroit, Speramus meliora ; resurget cineribus (« Nous espérons de meilleures choses ; il renaîtra des cendres ») est inscrite sur le sceau de la ville de Détroit.


• En 1808, Richard crée une école pour les enfants blancs et amérindiens. Il possède la première imprimerie de Détroit et publie un magazine en français appelé Essais du Michigan, ainsi que The Michigan Essay, ou Impartial Observer, en 1809. Richard travaille en étroite collaboration avec les tribus indiennes locales, qui le respectent. Pendant la guerre de 1812, il est emprisonné par les Britanniques pour n'avoir pas prêté serment de loyauté après la prise de Détroit. Il déclare : « J'ai prêté serment de soutenir la Constitution des États-Unis et je ne peux pas en prêter un autre. Faites de moi ce que vous voulez ». Il est libéré lorsque le chef shawnee Tecumseh, qui n'aime pas les Américains, choisit de ne pas se battre pour les Britanniques pendant que Richard est en prison.


• Richard a joué un rôle clé dans la négociation du traité de Fort Meigs (le plus grand achat en gros de terres indiennes dans l'histoire de l'Ohio). Il a co-fondé la Catholepistemiad of Michigania, qui est devenue plus tard l'Université du Michigan. Il fut le premier prêtre catholique à être élu délégué du territoire du Michigan à la Chambre des représentants des États-Unis lors du 18e Congrès. 


• Le 13 septembre 1832, Gabriel Richard décède à Détroit après avoir aidé les personnes touchées par une épidémie de choléra. Il a d'abord été inhumé dans une crypte de la chapelle Sainte-Anne, mais plus tard, ses restes ont été transférés dans la chapelle du père Gabriel Richard, où on peut les voir aujourd'hui.En 2020, la Guilde du père Gabriel Richard a été créée comme première étape du processus de canonisation de Richard.



Plaque, Ste. Anne Church – Father Gabriel Richard

2654-2698 Howard St, Detroit, MI 48216

GPS: 42.320983, -83.076817

• Inscription:

“Gabriel Richard”

“Le père Gabriel Jacques Richard, S.S. (1767-1832) - pasteur, éducateur et fonctionnaire - arrive à Détroit en 1798. En 1802, il devient le pasteur de l'église Sainte-Anne. Il apporte une presse à imprimer dans la région et, en 1809, imprime le premier journal du Michigan, le Michigan Essay ou Impartial Observer. En 1817, Richard et le révérend John Monteith, un presbytérien, deviennent les premiers professeurs de l'université de Michigania, le premier établissement d'enseignement du territoire. Richard crée également des écoles pour les filles et pour les enfants indiens. De 1823 à 1825, Richard est délégué du territoire du Michigan au Congrès des États-Unis. En tant que délégué, il a joué un rôle déterminant dans l'obtention d'un soutien pour la route territoriale, qui reliait Detroit et Chicago, ouvrant ainsi le Michigan à la colonisation. Il meurt du choléra le 13 septembre 1832.”



Statue, Father Richard Park

7130 E Jefferson Ave, Detroit, MI 48207

GPS: 42.34830, -82.999355

• Inscription on pedestal:

"Father Gabriel Richard

1767-1832

Pionnier Prêtre Patriote Fondateur

D'églises et d'écoles Cofondateur de

l'Université du Michigan

Membre du Congrès

Imprimeur Martyr de la Charité Pro-

Phète et apôtre de la civilisation chrétienne

Il a servi Dieu et son pays

sur la Frontière du Michigan »



• La Basilique Sainte-Anne-de-Détroit et la Guilde du Père Gabriel Richard organisent chaque année en septembre et octobre une exposition sur l'héritage du Père Richard.


L'héritage :

Il y a au moins quatre écoles près de Détroit qui portent le nom de Richard :

* Gabriel Richard Catholic High School à Riverview, Michigan

* École secondaire Père Gabriel Richard à Ann Arbor, Michigan

* École primaire Gabriel Richard à Détroit

* L'école primaire Père Gabriel Richard à Grosse Pointe Farms, Michigan.

Ste Rose Philippine Duchesne

Fondatrice de la première école gratuite à l'ouest du Mississippi

Canonisée le 3 juillet 1988 par le pape Jean-Paul II

Ci-dessus:

Gauche: Statue de Ste. Rose Philippine Duchesne, 619 North 2nd Street, Saint Charles, MO 63301

https://www.archcityreligion.org/st-rose-philippine-duschene

Centre: Portrait, (anonyme) de Sainte Rose-Philippine Duchesne, sister of the Society of the Sacred Heart of Jesus, (1818) Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6831232

Droite: Mosaïque de Sainte Rose Philippine Duchesne, Cathedral Basilica in St. Louis, Missouri

Photo By Andrew Balet - self-made, attribution required, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2062448

• Rose Philippine Duchesne (29 août 1769 - 18 novembre 1852), était une religieuse et éducatrice française qui a été béatifiée le 12 mai 1940 par le pape Pie XII et canonisée le 3 juillet 1988 par le pape Jean-Paul II.


• Elle est née à Grenoble et est devenue religieuse en 1788, survivant aux années de terreur de la Révolution française. 


• En 1818, encouragée par son amie de toujours Sophie Barat, fondatrice de l'école du Sacré-Cœur, elle devient missionnaire aux États-Unis pour évangéliser les Indiens et établit un couvent à Saint Charles, dans le Missouri, « le village le plus reculé des États-Unis ». 


• Son nouveau couvent du Sacré-Cœur, installé dans une cabane en rondins, est devenu la première école gratuite à l'ouest du Mississippi. 


• En 1842, elle part pour un an dans une nouvelle mission auprès de la tribu Potawatomi dans l'est du Kansas. Les enfants indiens la nomment Quahkahkanumad, ce qui se traduit par « Femme qui prie toujours ».


• Elle est reconnue pour les soins et l'éducation qu'elle a prodigués aux survivants indigènes américains des programmes d'expulsion des Indiens des États-Unis.


• Son cousin était Casimir-Pierre Perier, premier ministre de la France (1831-32) sous le roi Louis-Philippe, et son petit-neveu était Jean Casimir-Perier, président de la République française (1894-97).



Plaque «St Rose Philippine Duchesne - First School - 1818”

1547-1553 River View Dr, Portage Des Sioux, MO 63373

GPS: 38.930700, -90.338800

• Inscription :

“Arrivée de France en mission

 pour convertir les Indiens et

 a créé la première école

 à l'ouest du Mississippi dans le

 comté de Saint-Charles”


Statue et panneaux «Sainte Rose Philippine Duchesne “

619 North 2nd Street, Saint Charles MO 63301

GPS: 38.785350, -90.480717

• Inscription sur deux plaques en bronze: 

(plaque de gauche:)

"Sainte Rose Philippine Duchesne, missionnaire pionnière de la Société du Sacré-Cœur, est venue de France à Saint-Charles et a fondé la première école gratuite à l'ouest du Mississippi sur ce site en 1818 ».

(plaque de droite:)

"Mère Duchesne a créé d'autres écoles dans le Missouri et en Louisiane. Elle est morte ici en 1852 et a été canonisée en 1988. Cette statue a été commandée par la ville de St. Charles et réalisée par le sculpteur Harry Weber en 2007."



• Une statue de Sainte Rose Philippine Duchesne se trouve dans l'enceinte de  Hall of American Saints, Basilica of the National Shrine of the Immaculate Conception, 400 Michigan Avenue, Northeast, Washington, DC 20017. https://www.nationalshrine.org/blog/st-rose-philippine-duchesne-a-life-of-prayer-and-perseverance/

Simon William Gabriel Bruté de Rémur

Premier Evêque de Vincennes, Indiana

Ci-dessus:

Gauche: Simon Bruté College Seminary, 2500 Cold Spring Rd, Indianapolis, IN 46222

https://www.archindy.org/Criterion/local/2022/07-15/brute-sidebar.html

Milieu: Mgr. Simon Bruté par John Murphy - Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=125100469

À droite : Une nouvelle statue en bronze du serviteur de Dieu, l'évêque Simon Bruté, est exposée à l'entrée arrière récemment rénovée du Bishop Simon Bruté College Seminary à Indianapolis.

• Simon William Gabriel Bruté de Rémur (né à Rennes, Bretagne, le 20 mars 1779 - mort à Vincennes, Indiana, le 26 juin 1839) était un missionnaire français aux États-Unis et le premier évêque du diocèse de Vincennes, Indiana. Le président John Quincy Adams a dit de Bruté qu'il était « l'homme le plus érudit de son temps en Amérique ».


• Mgr. Bruté a commencé ses études de médecine en 1796 et les a terminées en 1803, mais il n'a jamais travaillé comme médecin. Après avoir obtenu son diplôme, il rejoint le séminaire de Saint-Sulpice à Paris, qui a été rouvert, en novembre 1803. Il devient prêtre en 1808 mais refuse le poste d'aumônier adjoint de Napoléon Ier.


• Mgr. Bruté, qui s'intéresse beaucoup aux missions, rencontre Benoît Joseph Flaget. Flaget avait quitté Saint-Sulpice lors de sa fermeture pendant la Révolution française et devint plus tard missionnaire aux États-Unis, où il arriva en 1810.


• Son grand impact sur l'Église, ses réalisations dans l'organisation, le financement et la mise en œuvre d'importantes réformes, ainsi que son leadership fort dans son diocèse ont fait de lui un immigrant catholique de premier plan aux États-Unis. 


• La cause de sa canonisation a été officiellement lancée le 12 septembre 2005.


Plaque, “Inscription on the Big Bell 'Mary Anne' of the Old Cathedral”

205 Church Street, Vincennes IN 47591

GPS: 38.678400, -87.534567

• Inscription:

“ D.O.M. Ad Laud et Glor Domini Nostri et Redemptoris Jesu Christi Hanc Mariam Annam R.R. D.D. et in Chr Pater Simon G. Brute Qui Primus Vincennopolitanan Sedem Episcopus Tenuis Vovebat Dabat et Consecrabat An Rep Sal MDCCCXXXIX

Traduction:

D.O.M. est l'abréviation de « Deo Optimo Maximo »... « A Dieu le plus grand et le meilleur » A la louange et à la gloire de notre Seigneur et Rédempteur Jésus-Christ Le Très Révérend Seigneur et Père dans le Christ, Simon G. Brute, qui fut le premier évêque titulaire du siège de Vincennes, a fait vœu, donné et consacré la Marie Anne en l'année du Salut 1839.

(En français): "Les Frères Grente de Hambye Deptnt de la Manche m’ont fait"

Erigé par The Old Cathedral, Basilica of St. Francis Xavier.)”

Père Benjamin Petit

Missionnaire auprès des Indiens Potawatomi en Indiana

Ci-dessus:

En haut à gauche: Père Benjamin Marie Petit, peinture à l'huile de George Winter en 1838

http://www.wiskigeamatyuk.com/Benjamin%20Petit.htm

En haut à droite: Plaques honorant Father Petit à Philippine Duchesne Memorial Park, Centerville KS 66014. Photo: By Chris Light at English Wikipedia, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16995517

En bas: Détail de la plaque avec la carte "Trail of tears": By Chris Light at English Wikipedia, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=73113450

• Benjamin Marie Petit (né à Rennes, Bretagne, le 8 avril 1811 - décédé à St. Louis, MO, le 10 février 1839) a étudié au séminaire de St Sulpice à Paris et a été recruté en 1835 par l'évêque Bruté de Vincennes, Indiana, pour venir en Amérique. En 1837, il l'ordonne prêtre à Vincennes et l'envoie à Twin Lakes, dans l'Indiana, comme missionnaire catholique auprès des Potawatomi.


• Le père Petit maîtrise rapidement l'anglais et le potawatomi. Dans une lettre, il montre sa maîtrise de la langue potawatomi en terminant par une phrase en potawatomi et sa traduction: “Nin Mackahtaokônia Chichipé Outipé angenickaso gatamikoa tchaiai Muckatahokônia Autchakpock Kick". Moi, la Robe Noire, connue sous le nom de « tête de canard », je salue toutes les Robes Noires de l'estuaire à la source (Vincennes).”


• Ayant suivi une formation d'avocat et exercé sa profession en France, Petit a tenté d'aider les Potawatomi à former un recours juridique contre leur expulsion, mais il n'y est pas parvenu.

• Le père Petit était connu pour sa compassion envers ses paroissiens Potawatomi. Il regrette profondément leur départ de l'Indiana et la fermeture de la mission catholique de Twin Lakes. Dans une lettre à sa famille datée du 14 septembre 1838, il déclare : « Il est triste, je vous l'assure, pour un missionnaire de voir une œuvre jeune et vigoureuse expirer dans ses bras. » Il fait également part de son chagrin lors des derniers instants de la mission : « Au moment de partir, j'ai réuni tous mes enfants pour leur parler une dernière fois. J'ai pleuré et mes auditeurs ont pleuré bruyamment ; c'était vraiment une scène déchirante, et sur notre mission mourante, nous avons prié pour le succès de ceux qu'ils allaient établir sur leurs nouveaux territoires de chasse ». Il les a également rejoints lors de leur marche forcée vers de nouvelles terres de réserve le long de la rivière Osage, sur le site actuel d'Osawatomie, dans le Kansas, en 1838.


• Les restes du Père Petit sont honorés sous la Chapelle en Rondins à l'Université de Notre Dame. On se souvient de lui comme d'un martyr de la charité pour son service dévoué au peuple Potawatomi.


• Une borne commémorative pour le Père Petit a été installée dans le parc St. Philippine Duchesne, qui était autrefois l'emplacement de la mission Sugar Creek des Potawatomi dans le comté de Linn, au Kansas. Cette borne comporte des blocs rocheux provenant du Kansas et du Missouri, ainsi qu'une carte de l'itinéraire de la Piste de la mort. L'inauguration a eu lieu le dimanche 28 septembre 2003.


Plaque #1, “Father Petit and the Potawatomi 'Trail of Death'”

Philippine Duchesne Memorial Park, Centerville KS 66014

GPS: 38.235067, -94.944250

• Inscription

“Rev. Benjamin Marie Petit, de la ville de Rennes, en France, est arrivé en tant que missionnaire catholique auprès des Indiens Potawatomi dans le nord de l'Indiana en novembre 1837. En juin 1838, il avait appris une grande partie de leur langue difficile et de leur culture, et en avait instruit et baptisé un grand nombre. « Nous étions orphelins, m'ont-ils dit, et comme dans les ténèbres, mais vous êtes apparu parmi nous comme une grande lumière, et nous vivons », écrit le Père Petit à sa mère en France. Les Indiens supplièrent leur « Père Robe Noire » de les accompagner lors de leur départ forcé de l'Indiana en septembre 1838 ; son supérieur, Mgr Simon Brute, évêque de Vincennes (Indiana), y consentit finalement, à temps pour qu'il les rejoigne en route à Danville (Illinois), répondant à leurs besoins spirituels et matériels lors de leur marche vers le territoire du Kansas.

La « piste de la mort » des Potawatomi partait du village de Menominee au sud de Plymouth, suivait la Michigan Road (Old Hwy. 31), traversait Rochester sur Main Street, passait par Logansport et longeait la rive nord de la rivière Wabash pour entrer dans l'Illinois à Danville. Il baptisa les enfants mourants, parmi lesquels de nouveaux nés « qui, avec leur premier pas, passèrent de l'exil terrestre au séjour céleste », selon l'une de ses lettres, publiée par la Société historique de l'Indiana en 1941.

Il y décrit avec force les difficultés et l'angoisse de « mes pauvres chrétiens, sous le soleil brûlant de midi, au milieu des nuages de poussière, marchant en ligne, entourés de soldats qui pressaient le pas » et le déchirement des Indiens qui enterraient leurs proches et continuaient à marcher.

Ils traversèrent les grandes prairies de l'Illinois, franchirent le Mississippi à Quincy, puis se frayèrent un chemin à travers le Missouri pour entrer dans le territoire du Kansas, au sud d'Independence, dans le Missouri.Une quarantaine d'Indiens sont morts au cours de la marche, des enfants pour la plupart.Le père Petit bénit chaque tombe. Il était lui-même parfois malade de la fièvre. La dépouille du Père Petit repose sous la Log Chapel à l'Université de Notre Dame ».

Érigé en 1997 par la Société historique du comté de Fulton (Indian Awareness Center)"



Plaque #2, “Father Petit and the Potawatomi 'Trail of Death'”

Philippine Duchesne Memorial Park, Centerville KS 66014

GPS: 38.234500, -94.943333

• Inscription:

“Le père Benjamin Marie Petit, missionnaire auprès des Potawatomi dans le nord de l'Indiana, les a accompagnés lors du déménagement forcé de 1838.

Il répond à leurs besoins, tant spirituels que physiques.

Il baptisa les enfants mourants, « dont le premier pas était de passer de la terre d'exil à la félicité du ciel ». 

Les lettres de Petit à l'évêque Bruté de Vincennes ont été publiées par la Société historique de l'Indiana en 1941.Ses lettres décrivent de façon saisissante les difficultés de la marche, alors qu'ils « marchaient en ligne et entourés de soldats, qui les pressaient sous un soleil brûlant de midi et au milieu de nuages de poussière », ainsi que le déchirement des Indiens, qui enterraient leurs proches et continuaient à marcher.Ils traversèrent les grandes prairies de l'Illinois, franchirent le Mississippi à Quincy, puis traversèrent le Missouri pour entrer dans le Kansas au sud d'Independence (Mo.). Une quarantaine d'Indiens meurent, et le père Petit bénit chaque tombe, parfois lui-même atteint de fièvre. Après avoir remis les Potawatomi au père Christian Hoecken à la mission de Sugar Creek au Kansas le 4 novembre, le père Petit tombe à nouveau malade de la fièvre. 

Le 2 janvier, il se met en route pour Vincennes, accompagné d'Abram Burnett, un ami potawatomi de sang, mais il est à nouveau malade en chemin.

Avec trois plaies ouvertes qui épuisent ses forces, il part de Jefferson City dans un chariot ouvert, les routes étant difficiles et la pluie fréquente.

Il atteignit le séminaire des Jésuites, l'Université de St. Louis, le 15 janvier. Les Pères lui donnèrent tous les soins médicaux possibles, mais il s'affaiblit et mourut le 10 février 1839, martyr du devoir... « ... « Le Père Elet, président de l'Université Saint-Louis, écrit qu'il a placé le crucifix sur les lèvres du Père Petit et qu'il l'a baisé tendrement à deux reprises.Il souffrit dans l'agonie et expira 20 minutes avant minuit, après avoir vécu 27 ans et 10 mois.Le Père Petit est décédé dans le bâtiment du Séminaire des Jésuites, à l'angle de la 9e rue et de la rue Washington. Sa tombe se trouvait dans l'ancien cimetière, situé à l'angle de la 7e rue et de l'avenue Saint-Charles, qui fut déplacé en 1856 pour faire place au centre-ville de Saint-Louis. En 1856, le père Edward Sorin, fondateur de l'université Notre-Dame, est venu chercher le corps du père Petit et l'a ramené dans l'Indiana. 

Aujourd'hui, les restes du père Petit reposent sous la chapelle en rondins de l'université de Notre-Dame.

Érigé par l'Indian Awareness Center de la Fulton County Historical Society et le St. Philippine Duchesne Memorial Park Committee ».

Rev. Édouard Sorin, C.S.C

Fondateur de l'Université Notre-Dame, Indiana

Fondateur de l'Université St. Edwards, Austin, Texas

Ci-dessus:

En haut à gauche : Statue de Edouard Sorin, Campus of the University of Notre Dame, By Eccekevin - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=44762511

En haut au milieu: Portrait de Edouard Sorin By Unknown author - Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=36907250

En haut à droite: vitrail de Fr. Sorin, Saint Edward’s Hall, University of Notre Dame, Indiana, https://www.sanctuairebasilemoreau.org/en/edward-frederick-sorin/

En bas à gauche St. Edward's University, Austin, TX, By Mulder416 at English Wikipedia - Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30910961

En bas à droite: University of Notre Dame du Lac, Main Hall, reconstruite après l'incendie de 1879, By Matthew Rice - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=41085468

• Rev. Édouard Sorin, C.S.C. (né à Ahuillé, près de Laval, France, le 6 février 1814 - mort à South Bend, IN, le 31 octobre 1893) est le fondateur de l'Université de Notre Dame dans l'Indiana (un endroit alors très éloigné) et de l'Université St Edward à Austin, Texas.


• Il étudie la théologie au Mans et s'intéresse au travail missionnaire après avoir entendu Simon Bruté, l'évêque de Vicennes dans l'Indiana, qui est retourné en France pour recruter des missionnaires. En 1841, il rejoint une mission en Amérique. À son arrivée, Sorin s'agenouille et embrasse le sol pour montrer qu'il accepte son nouveau pays.


• Dans l'Indiana, Sorin et ses compagnons missionnaires s'installent dans une petite chapelle en rondins construite des années plus tôt par le père Théodore Badin. C'est là, à Notre Dame du Lac, comme le père Sorin l'a nommée, qu'ils ont rapidement travaillé à l'établissement d'un collège, qui est devenu plus tard l'Université Notre Dame.


• La première fête de fin d'année à Notre-Dame, en 1845, a commencé par une lecture de la Déclaration d'indépendance. Sorin est devenu citoyen américain en 1850 et a rapidement été nommé maître de poste local et surintendant des routes. L'un des premiers bâtiments du campus de Notre-Dame, Washington Hall, a été baptisé du nom du premier président des États-Unis et non de celui d'un saint catholique. Pendant la guerre de Sécession, il autorise plusieurs prêtres et quatre-vingts sœurs à servir d'aumôniers et d'infirmières, même si leur absence a des répercussions sur l'université. John Ireland a fait l'éloge de son « américanisme » et de son « patriotisme ».


• En juillet 1868, le père Sorin a été élu supérieur général de la Congrégation de Sainte-Croix. À ce titre, il a contribué à l'expansion de Sainte-Croix en Amérique, notamment en créant un collège catholique prospère à Austin, au Texas (St. Edward's).


• Jusqu'à sa mort en 1893, Sorin a traversé l'Atlantique pas moins de 50 fois pour amener des recrues en Amérique.


• En reconnaissance de ses contributions à l'éducation, le gouvernement français lui a décerné les insignes d'officier de l'Instruction publique en 1888.


Statue, Edouard Sorin, Founder of University of Notre Dame

Panneau “Old College”

Old College, Notre Dame, IN 46556

GPS: 41.701783, -86.242250

• Inscription:

Piédestal:

“D.O.M. / Hoc in memoriam / Eduardi Sorin / Sup. Gen. C.S.C. / Nostrae Dominae Universitatis / Fundatoris / Qui apostolicis Virtutibus Clarus / Catholicae Americanae / Educationis Studiosissimus / VIII ID. Feb. A.D. MDCCCXIV Natus / A.LXXVIII.M.X.VIXIT. / Discipuli, Alumni, Amici, Venerationis, Gratitudinis / Pignus Posuere / AN.SAL.REP. MCMV.” En latin, il se traduit par « A Dieu, le plus grand et le meilleur ». En mémoire d'Edward Sorin, Supérieur Général de la Congrégation de la Sainte Croix, Fondateur de l'Université de Notre Dame, qui, renommé pour ses vertus apostoliques, très zélé pour l'éducation catholique américaine, né le 6 février 1814, vécut 78 ans et dix mois, les étudiants, anciens élèves et amis ont érigé ce gage de leur respect et de leur gratitude en l'année du salut retrouvée 1905 ».

Panneau:

“Ce bâtiment - Le berceau de l'Université de Notre Dame a été construit par le Père Sorin en 1843. Destiné à l'origine à une maison communautaire, il a servi pendant deux ans de collège temporaire. De 1845 à 1854, il a été la résidence des Soeurs de la Sainte-Croix. Par la suite, il a été utilisé comme boulangerie du collège. En 1880, il devint la maison des frères laïcs chargés de la ferme universitaire. Enfin, après une rénovation complète, il a été officiellement ouvert, le 19 mars 1906, comme maison d'études pour les Frères enseignants de la Sainte-Croix. En 1912, il est devenu le siège de la Mission Sainte-Croix”.

Louis Amadeus Rappe

Premier évêque du nouveau diocèse de Cleveland

Ci-dessus:

Gauche: Statue de Bishop Rappe, St. John's Cathedral, Cleveland, By Hamaxides - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=64711614

Milieu: Louis Amadeus Rappe First Bishop of the Roman Catholic Diocese of Cleveland, By Michael W. Carr - University of California California Digital Library: A history of Catholicity in northern Ohio and the diocese of Cleveland from 1749 to December 31, 1900, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28007062

Droite: St. John's Cathedral, Cleveland, By OCLS Central Michigan University - Flickr: Cleveland, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=12430661

• Louis Amadeus Rappe (2 février 1801 - 8 septembre 1877) est un prélat de l'Église catholique romaine né en France. Il fut le premier évêque du nouveau diocèse de Cleveland, dans l'Ohio, de 1847 à 1870.


• Il est né à Audrehem, dans le Pas-de-Calais, et a fréquenté le séminaire d'Arras. Après avoir été prêtre pendant quelques années, il a reçu une invitation à émigrer à Cincinnati pour y servir en tant que prêtre. Ne connaissant pas l'anglais, il a été envoyé dans une école spéciale à Chillicothe, OH. pendant 6 mois.


• Le 23 avril 1847, le pape Pie IX nomma Rappe premier évêque du tout nouveau diocèse de Cleveland. Il pose la première pierre de la cathédrale St. John's le 22 octobre 1848.


• En 1865, Rappe a créé l'hôpital St. Vincent Charity, le premier hôpital public de Cleveland. Il fait venir les Sœurs du Bon Pasteur (1869), les Petites Sœurs des Pauvres (1870), les Frères Mineurs (1867) et les Jésuites (1869), et organise les Sœurs de la Charité de Saint-Augustin en tant que nouvelle congrégation.


• À sa retraite, Mgr Rappe laisse un diocèse comptant plus de 100 000 catholiques, 107 prêtres, 160 églises et 90 écoles.


• Il est mort à St. Albans, dans le Vermont, le 8 septembre 1877, à l'âge de 76 ans, et a été enterré dans la cathédrale St.


• La statue en l'honneur du révérend Amadeus Rappe a été déplacée en 2012 à un nouvel emplacement devant la cathédrale St. John. La statue grandeur nature a été créée par Luella Varney Serrao. Inaugurée en novembre 1902 pour célébrer le 50e anniversaire de la cathédrale, que l'évêque Rappe avait inaugurée en 1852, la statue de bronze était restée entreposée pendant plusieurs années après la démolition du Catholic Center et de sa cour, où elle était exposée auparavant. En 1902, une cérémonie de dédicace a eu lieu avec 10 000 personnes en l'honneur du chef missionnaire du nord-est de l'Ohio.


Statue, Louis Amadeus Rappe, First bishop of Cleveland

Outside of St. John's Cathedral, Cleveland, 943 Superior Ave, Cleveland, OH 44114

GPS: 41.502730, -81.688166

• Inscription:

"Le révérend Amadeus Rappe D.D., 

Premier évêque de Cleveland, 1847 - 1870, 

Né le 2 février 1801 - Décédé le 7 septembre 1877"

Anne-Thérèse Guérin 

(Sœur Saint-Théodore)

Fondatrice des

Sisters of Providence of Saint Mary-of-the-Woods

Ci-dessus:

Gauche: Sculpture de Saint Mother Théodore Guérin, Basilica of National Shrine, Washington DC.

La sculptrice Theresa Clark a été chargée de réaliser la statue de Guérin. Bien qu'elle ne soit pas croyante, l'histoire de Guérin l'a profondément touchée et, en 2006, à l'âge de 50 ans, Theresa Clark est devenue catholique.

Fair use, https://en.wikipedia.org/w/index.php?curid=30201548

Milieu : La seule image connue de Sainte Mère Théodore Guérin, ce daguerréotype a été pris en 1853 alors qu'elle avait 54 ans. By Archives of the Sisters of Providence of Saint Mary-of-the-Woods, Indiana. Fair use, https://en.wikipedia.org/w/index.php?curid=27499722

Droite: Sanctuaire de Saint Mother Theodore Guerin, Sisters of Providence, 1 Sisters of Providence Road, St Mary-Of-The-Woods, IN 47876

https://fromthedeaconsdesk.wordpress.com/2022/10/03/memorial-of-st-theodore-guerin/

• Anne-Thérèse Guérin, née à Étables-sur-Mer en Bretagne, France, le 2 octobre 1798 - 14 mai 1856), fille d'un officier de la marine française, a été canonisée par le pape Benoît XVI en 2006 sous le nom de sainte Théodora. Elle est la fondatrice des Sœurs de la Providence de Sainte-Marie-des-Bois, une congrégation de sœurs catholiques.


Plaque, “Saint Theodora Guerin - Saint Mary-of-the-Woods College”

College Rd 10, West Terre Haute, Saint Mary of the Woods, IN 47876

GPS: 39.508767, -87.460833

• Inscription:

Recto:

« Née Anne-Thérèse Guérin en 1798 en France. En 1823, elle entre dans la congrégation catholique des Sœurs de la Providence de Ruillé ; elle reçoit le nom de Sœur Saint Théodore. Remarquée pour son enseignement, elle a dirigé une mission de France pour établir des écoles et des orphelinats dans les régions sauvages de l'Indiana ; elle est arrivée ici à l'automne 1840 et a établi les Sœurs de la Providence aux États-Unis ».

Verso:

« Guérin a ouvert une académie féminine en juillet 1841, le prédécesseur de Saint Mary-of-the-Woods College. Au début, elle et les sœurs ont dû faire face à des sentiments anti-catholiques et à des conditions de vie difficiles dans les régions frontalières. À sa mort en 1856, elle avait dirigé l'ouverture de 11 écoles dans 9 villes de l'Indiana. Le pape Benoît XVI l'a canonisée en 2006 en la nommant Sainte Théodora Guérin.

Erigé en 2009 par l'Indiana Historical Bureau et les Sisters of Providence of Saint Mary-of-the-Woods."


Héritage :

- Elle est la sainte patronne de l'archidiocèse d'Indianapolis.

- Une statue de Sœur Saint-Théodore, créée par l'artiste Teresa Clark, a été installée dans le jardin de Marie à la basilique du sanctuaire national de l'Immaculée Conception à Washington, D.C., et inaugurée le 10 mai 2008.

Henry Damian Juncker

Premier évêque du Diocèse d'Alton dans l' Illinois

Ci-dessus:

Gauche: Saint John Catholic Church, Maria Stein OH, site of first mass in 1836 By Nyttend - Own work, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8380652

Centre: Bishop Henry Damian Juncker, Photo added by Br. Mark Kopejtka OSBCn on 01 Nov 2019, https://www.findagrave.com/memorial/154372989/henry-damian-juncker#view-photo=194958130

Droite: Holy Cross Church, Columbus, OH, By Nheyob - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=95089703

• Henry Damian Juncker (22 août 1809 - 2 octobre 1868) est né à Fénétrange, en Moselle, en France, et a étudié au séminaire voisin de Pont-à-Mousson. Il a été le premier évêque du diocèse d'Alton, dans l'Illinois, de 1857 à sa mort en 1868.

Il comprit rapidement que le nouveau diocèse avait besoin de plus de prêtres. En 1857, il se rendit donc en Europe pour trouver des prêtres de France, d'Allemagne, d'Irlande et d'Italie pour son diocèse.


• Lors d'une visite à Red Bud, Juncker a écouté les confessions d'un millier de catholiques et a obtenu d'un homme d'affaires protestant qu'il fasse don d'un terrain pour la construction d'une nouvelle église. Lors d'une visite à Red Bud dans l'Illinois, Juncker a écouté les confessions d'un millier de catholiques et a même obtenu un don de terrain de la part d'un homme d'affaires protestant pour une nouvelle église.


• Lorsque la guerre civile américaine a commencé en 1861, Juncker a exhorté les membres de son église à prier pour la paix. Lorsque l'armée de l'Union a installé un camp médical pour les soldats blessés à Cairo, dans l'Illinois, il a envoyé des prêtres et des religieuses pour apporter leur aide.


• Juncker a achevé la première cathédrale du diocèse en 1859 et a fondé deux collèges pour hommes, six académies pour filles, un séminaire, deux hôpitaux et un orphelinat au cours de son mandat de 11 ans !


Plaque, Saint John Catholic Church, 

8523 Route 119, Maria Stein OH 45860

GPS: 40.407817, -84.473400

• Inscription:

« En commémoration de ses 150 ans d'existence. Première paroisse catholique dans l'actuel comté de Mercer. Première messe célébrée le 24 juin 1836 par le père Henry Damian Juncker.

Érigée en 1986 par le père John Behen ».



• L'église de l'Immaculée Conception est située dans le comté de Monroe, à une quinzaine de kilomètres au sud du centre-ville de Saint Louis, dans le Missouri, que l'on appelait « la Rome de l'Ouest ».

Cette église porte le nom de la Sainte Vierge Marie, et plus précisément de l'Immaculée Conception. Au XVIIe siècle, le père Jacques Marquette, S.J., a exploré cette région avec Louis Joliet et a dédié ses efforts missionnaires à la Vierge sous ce titre. Il a également baptisé le fleuve voisin, aujourd'hui connu sous le nom de Mississippi, le fleuve Immaculée Conception.


Plaque, «Immaculate Conception Church”

340 S Main St, Columbia, IL 62236

GPS: 38.441467, -90.195883

• Inscription:

“L'église de l'Immaculée Conception a été construite en 1866 sur un terrain acheté pour 600 dollars à Henry Schumacher en 1863. L'église a été inaugurée le 12 décembre 1867 par l'évêque Juncker. "



• Plusieurs autres bornes historiques dans l'Ohio et l'Illinois mentionnent le rôle d'Henry Damian Juncker dans la construction d'églises ou la formation de congrégations. On peut les trouver dans l'ouvrage « Mémoires de France » publié par notre Société. Un site particulier, cependant, ne mentionne pas son nom, il s'agit de l'église Sainte-Croix de Columbus, OH (photo ci-dessus), inscrite au Registre national des lieux historiques. Il a fallu attendre plus de vingt ans après que Columbus soit devenue la capitale de l'État, en 1816, pour que les habitants aient leur propre église catholique. Après son ordination, Juncker se rendit à Columbus, dans l'Ohio, pour diriger la construction de l'église St. Remigius, qui fut inaugurée le 29 avril 1838. Le père Juncker demanda à changer le nom de la paroisse en « Sainte-Croix ». Le bâtiment actuel a été baptisé Holy Cross Church et a été achevé en 1848, au moment où les immigrants irlandais commençaient à arriver à Columbus pour fuir la Grande Famine. 

Lucien Galtier

Premier prêtre catholique romain à avoir servi dans le Minnesota

« Père spirituel de St Paul, MN"

Ci-dessus:

Gauche: Rev. Lucien Galtier, by J. Fletcher Williams - Collections of the Minnesota Historical Society, published in 1876, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5794419

Droite : La première cathédrale en rondins (voir plus bas la photo de l'actuelle cathédrale Saint-Paul dans l'article consacré à l'évêque Joseph Crétin). by Unknown author - https://cathedralheritagefoundation.org/news/roots-of-cathedral-parish-city-of-st-paul-trace-back-175-years/, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=155048784

• Lucien Galtier (c. 1812 - 21 février 1866) est le premier prêtre catholique romain à avoir servi dans le Minnesota. Il est né à Saint-Affrique, dans le département de l'Aveyron (sud-est). Il a construit l'église Saint-Pierre, la plus ancienne église catholique du Minnesota. Galtier a découvert que de nombreux Indiens de la région étaient de bons chanteurs. Il leur a donc appris à chanter plusieurs chansons qui avaient été traduites en langue sioux. Galtier a également effectué de nombreux voyages missionnaires dans le Wisconsin.


Plaque, “The Reverend Lucien Galtier”, Father of Saint Paul”

62 W Kellogg Blvd, St Paul, MN 55101

GPS: 44.945183, -93.089300

• Inscription:

« En l'an 1841

 le révérend Lucien Galtier

 a érigé près de ce site

 la chapelle Saint-Paul

 d'où cette ville

 tire son nom »


• “En 1841, au mois d'octobre, j'ai fait couper, préparer et monter des rondins, et peu après, une pauvre église en rondins et amenée de manière à rappeler l'étable de Bethléem. Le noyau de Saint-Paul était ainsi formé. Cette église est donc restée dédiée à Saint Paul et j'ai exprimé le souhait de ne pas appeler ce lieu d'un autre nom ».

Extrait d'une lettre écrite par le Père Lucien Galtier en 1864 ».

Joseph Crétin

Premier évêque de St Paul, Minnesota

Ci-dessus:

En haut à gauche: : Bishop Joseph Crétin vers 1850, By unattributed - Minnesota Historical Society; Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11475724

En haut au milieu : La seconde cathédrale, By Unknown author - Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=155048909

En haut à droite : La troisième cathédrale(1858-1914), By Unknown author - https://cathedralsaintpaul.org/history, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=155048908

En bas à gauche: Baldaquin et autel, By CMitch - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=62337211

En bas à droite: Saint Paul Cathedral, St Paul, Minnesota, National Shrine, By McGhiever - Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21499788

• Joseph Crétin (19 décembre 1799 - 22 février 1857) a été le premier évêque catholique romain de Saint Paul, Minnesota. Plusieurs lieux, dont l'avenue Cretin à Saint-Paul, le lycée Cretin-Derham Hall et le Cretin Hall de l'université de Saint-Thomas, portent son nom.


• Il est né à Montluel, dans l'Ain, en France, le 19 décembre 1799, et a étudié au séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Son ami, Mgr Mathias Loras, premier évêque de Dubuque (Iowa), est venu en France en 1838 pour trouver des prêtres pour son grand diocèse. Il convainc Crétin de s'installer en Amérique au lieu d'aller en Chine, ce que Crétin avait envisagé.


• Arrivé à Dubuque le 18 avril 1839, il est rapidement nommé vicaire général du nouveau diocèse. Pendant plus de onze ans, il est prêtre dans cette région, passant du temps à Dubuque, à Prairie du Chien, dans le Wisconsin, et avec les Indiens Winnebago près de Fort Atkinson dans le comté de Winneshiek, dans l'Iowa. En 1850, lorsque St. Paul, dans le Minnesota, devint le centre d'un nouveau diocèse, Crétin en fut le premier évêque.


• Il est apparu pour la première fois dans la chapelle en rondins de St. Paul, qui était sa première cathédrale, et a donné sa première bénédiction épiscopale à sa congrégation. En l'espace de cinq mois, un grand bâtiment en briques fut construit pour servir d'école, de résidence et de seconde cathédrale. Un autre bâtiment commencé en 1855 a été achevé après son décès et a servi de cathédrale à Saint-Paul jusqu'à l'achèvement de la cathédrale actuelle en 1915.


• Il regarde vers l'avenir et s'efforce de développer son diocèse en faisant venir des immigrants catholiques d'Europe sur les riches terres du Minnesota. En même temps, il continuait à se concentrer sur ses fonctions ministérielles et pastorales. Crétin décède à St. Paul, Minnesota, le 22 février 1857. Aujourd'hui encore, on se souvient de Mgr Crétin et on le vénère.


Plaque, “St Joseph’s Academy”

355 Marshall Avenue, Saint Paul MN 55102

GPS: 44.948317, -93.115433

• Inscription:

"Joseph's Academy, le plus ancien établissement d'enseignement catholique du Minnesota, a été fondé en 1851 par quatre sœurs de Saint-Joseph de Carondelet, deux cents ans après la fondation de l'ordre au Puy, en France. Louis à l'invitation de l'évêque Joseph Cretin, les religieuses croyaient qu'elles allaient fonder une mission indienne ; au lieu de cela, elles ont créé une école dédiée à leur saint patron. Les premières classes se déroulent dans la sacristie de la chapelle en rondins du père Lucien Galtier, qui a donné son nom à la ville. Un an plus tard, l'école fut transférée dans un bâtiment en briques de deux étages ; en 1859, nécessitant des locaux plus spacieux, elle fut déplacée sur le site actuel de l'hôpital Saint-Joseph.

En 1863, l'académie fut transférée à cet endroit. La structure d'origine (la section sud-ouest de ce complexe) est considérée comme la plus ancienne école catholique de l'État. Construite en pierre calcaire jaune provenant de carrières locales, son style peut être qualifié d'« italianisant ». Quatre annexes ont été ajoutées à l'académie d'origine, qui était principalement un internat jusqu'en 1870 environ, date à laquelle la croissance de la ville a permis d'améliorer les moyens de transport.

Aujourd'hui, l'institution est une école secondaire de jour pour filles.

Érigé en 1966 par le City Planning Board of St. Paul."

Autres prêtres français de la Frontière


Père Louis Navarron

Mgr Augustin Ravoux

Père François Joseph Rudolf

Mgr Célestin Guynemer de la Hailandière

Ci-dessus:

Gauche: vitrail, St Rémy Catholic Church, The Village of Russia, OH. (nous n'avons pas pu trouver ni photo ni portrait de Père Navarron) https://www.stremychurch.com/History

Milieu à gauche: Augustin Ravoux, "a French Jesuit Missionary to the Eastern Dakota in the years of the Minnesota Territory". By Charles Alfred Zimmerman (1844-1909) - Minnesota Historical Society: Visual Resources Database, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11240056

Milieu à droite: Father Rudolph, foundateur du "Village of Spires."

By Artist Johann Schmitt (1825-1898), located at the Convent of the Sisters of Saint Francis, Oldenburg, Indiana, Photo added by Patrizia, 24 Feb 2014, https://www.findagrave.com/memorial/120399785/francis-joseph-rudolf#view-photo=96966450

Droite: Bishop De La Hailandière. Photo by Unknown author - Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30624018

En 1833, le diocèse de Cincinnati couvrait tout l'Ohio. L'évêque Fenwick a essayé de servir les catholiques français et amérindiens qui vivaient à 500 miles au nord de Cincinnati. Cependant, les catholiques étaient dispersés dans tout l'État et voyaient rarement un prêtre. Au XIXe siècle, le travail missionnaire obligeait les prêtres à voyager beaucoup d'une ville à l'autre.


• Le Père Navarron est né en France en 1807. Il a été recruté - avec sept autres prêtres - par l'évêque John Purcell pour servir le diocèse de Cincinnati en 1831.

• Le père Navarron s'est rendu dans les comtés de Mercer et d'Auglaize, où des immigrants allemands et français s'étaient installés. Il exerce son ministère à St. Albert, St. Remy et Holy Family. Il a voyagé dans toutes les directions pour apporter les sacrements aux catholiques.

• Lorsque la Congrégation du Précieux Sang est arrivée dans ces comtés du nord en 1844, le Père Navarron s'est installé dans le comté de Clermont, où il a été curé de St. Philomena, à Stonelick, de 1851 à 1880.


Plaque, "St. Denis Parish - St. Valbert Cemetery

Old St. Valbert Parish"

9265 Long Road, Versailles OH 45380

GPS: 40.234083, -84.407867

• Inscription:

"Sur ce site, en 1839, sur 1 ½ acre, gracieusement donné par Nickolas Marchal, une église en bois rond de 32 pi. x 40 pi. x 18 pi. de hauteur a été construite par lui et ses fils. Elle s'appellera la paroisse St-Valbert.

C'était la première église catholique de la région et elle desservait directement une zone de 8 miles sur 10 miles.

Pour St. Valbert, le révérend Louis Navarron fut recruté à Clermont en France par l'archevêque John Purcell de Cincinnati. Il sera le délégué de l'évêque de 1838 à 1848. Missionnaire zélé, à la fois intrépide et enthousiaste, il dessert un territoire allant de Greenville à Lima, dans l'Ohio.

En 1864, afin d'être mieux située, la paroisse achète l'église baptiste de Jacksonville - qui sera plus tard nommée Versailles, la nationalité française étant prédominante dans la région. C'est également à cette époque que la paroisse a été rebaptisée St. Denis, en l'honneur du saint patron de toute la France.

Le site a été conservé car il s'agissait déjà d'un cimetière catholique, et le nom est resté inchangé pour des raisons de postérité. Ceci a été donné par un paroissien donateur pour préserver le patrimoine de la zone générale en 2012.

Érigé en 2012."



Plaque, St Rémy Catholic Church

109 East Main Street, Russia OH 45363

GPS: 40.234083, -84.407867

• Inscription:

"Saint Remy Catholic Church. En 1839, l'évêque John Baptist Purcell recrute des prêtres européens pour desservir son troupeau de l'Ohio. Le père Louis Navarron, un jeune missionnaire français, fut nommé auprès de la population catholique française des comtés de Darke et Shelby, dans la région aujourd'hui marquée par les villages de Russia, Versailles et Frenchtown. Valbert, une église en rondins située au centre, fut inaugurée en décembre 1840 par l'évêque Purcell pour desservir la région. À Russia, une chapelle en rondins a été inaugurée dans la ferme de Jean Jacques DeBrosse en 1846. Les limites de la paroisse sont établies en 1850, les prêtres du Précieux Sang arrivent et une nouvelle église est dédiée à Saint Remigius en août 1852. La croissance de la congrégation s'accompagne de celle des bâtiments paroissiaux. L'actuelle église catholique Saint-Rémy, construite entre 1891 et 1892, a été inscrite au Registre national des lieux historiques en 1979.

The Village of Russia. Le village de Russia (prononcé ROO-she) a vu le jour avec l'arrivée d'immigrants catholiques français en provenance de la région de France connue auparavant sous le nom d'Alsace-Lorraine.La tradition locale attribue le nom aux premiers habitants qui ont remarqué des similitudes entre le paysage hivernal de la région et celui de la Russie européenne.Lewis Phillip acheta le terrain et vendit des parcelles où le village fut plus tard tracé.En 1853, il construisit une maison et ouvrit un magasin.D'autres entreprises suivirent, notamment des magasins de produits secs, une forge, une scierie et des silos à grains.Un bureau de poste a été créé en septembre 1860 et Arsaine Pigney en a été le premier maître de poste. Le recensement fédéral de 1870 est le premier à mentionner officiellement la « Russie ». Incorporé à l'État de l'Ohio en 1967, le premier maire du village de Russia, Leo Herman Francis, a prêté serment le 12 juin 1968.

Érigé en 2023 par le village de Russia ; Ohio History Connection. (Marqueur numéro 7-75.) »



• Augustin Ravoux (11 janvier 1815 - 17 janvier 1906) est un prêtre jésuite français né à Langeac, en Auvergne, qui a exercé dans la région précédant l'archidiocèse catholique romain de Saint-Paul et Minneapolis, dans le Minnesota.

• Il part pour l'Amérique à 22 ans, en 1837, après avoir été ordonné au Puy-en-Velay. Il est envoyé comme missionnaire dans le Minnesota.Il étudie la langue dakota avec Louis Provencal, un Français qui fait du commerce dans la région depuis quarante-cinq ans.

• Il est l'auteur de Wakantanka ti ki Chanku (« Le chemin de la maison de Dieu »), un livre de prières destiné à explorer les belles capacités vocales des Dakotas.


Plaque, “History of Saint Paul”, Minneapolis, MN

Mgr Augustin Ravoux

62 W Kellogg Blvd, St Paul, MN 55101

GPS: 44.944867, -93.090133

• Inscription (extraits):

“En 1841, le Père Lucien Galtier se rendit dans notre ville, qui n'était alors qu'un débarcadère appelé Pig's Eye. Il y construisit une chapelle qu'il appela Saint Paul. C'est ainsi que notre ville fut formée et nommée.

[...] En octobre 1841, huit hommes se réunissent ici avec leurs haches pour construire la première chapelle de notre ville : Pierre et Charles Bottineau, deux hommes nommés Pierre Gervais, Vital Guerin, Isaac et Joseph Labissonnière et François Morin.

[...] Après que la cloche du bateau à vapeur Argo eut été récupérée en 1847, l'honorable Henry M. Rice l'offrit au père Augustin Ravoux, qui la fit placer ici dans un clocher à côté de la chapelle ».



• François Joseph Rudolf est né le 23 avril 1813 à Battenheim, département du Haut-Rhin, Alsace. À l'âge de 18 ans, il part étudier la théologie au Grand Séminaire de Strasbourg pendant six ans et est ordonné en 1839. En 1841, le révérend père Julian Benoit, deuxième curé de l'église Saint-Augustin de Fort Wayne, dans l'Indiana, se rendit en Europe pour chercher des dons et ramena avec lui le père Rudolf pour servir d'assistant. En 1844, il fut envoyé à Oldenburg, un village également connu sous le nom de « village des flèches » en raison de l'église qu'il avait construite. Il a également servi de chef spirituel pour les communautés environnantes.


Plaque, “Father Franz Joseph Rudolf” (sic)

3027 Pearl St, Oldenburg, IN 47036

GPS: 39.340383, -85.203817

• Inscription:

“Né à Battenheim, en Alsace,

 le 23 avril 1813

 « Fondateur du village des clochers

 Nommé pasteur en 1844

 Construction de l'église en pierre 1845 - Église actuelle 1862

 Fondation du couvent des sœurs de Saint-François 1851

 Leader civique et missionnaire dans la région

 Enterré le 1er juin 1866 en contrebas du

 Sanctuaire de l'église

 Érigée en 1968 par la paroisse de la Sainte-Famille.”




• Célestin René Laurent Guynemer de la Hailandière (3 mai 1798 à Combourg - 1er mai 1882) était un prélat français de l'Église catholique romaine. Il a été évêque de Vincennes (aujourd'hui l'archidiocèse d'Indianapolis) de 1839 à 1847. Il est surtout connu pour avoir fait don du terrain nécessaire à la création de l'université de Notre-Dame.

• Il meurt dans la propriété familiale de Triandin, près de Combourg, le 1er mai 1882, 35 ans après son retour en France. À sa demande, sa dépouille a été rapatriée aux États-Unis en novembre 1882 et a été transférée et enterrée dans l'ancienne cathédrale de Vincennes.


Plaque, “St. Rose Chapel Built in 1847”

205 Church Street, Vincennes IN 47591

GPS: 38.678683, -87.534683

• Inscription:

“Par Mgr De La Hailandière, deuxième évêque de Vincennes, pour servir les étudiants du séminaire, et plus tard, les orphelins et les élèves des institutions catholiques de Vincennes. La chapelle faisait partie de l'Académie Sainte Rose gérée par les sœurs de la Providence de 1848 à 1876.

Érigée en 1983 par le Cathedral Mens Club, grâce à la générosité des paroissiens de l'Ancienne Cathédrale ».

Pierre-Jean Mathias Loras

Premier évêque de Dubuque, Iowa

Ci-dessus:

Gauche: Statue de Mgr. Mathias Loras en train d'être déboulonnée du campus de Loras College, dont il est le fondateur et qui porte son nom ... Photo: https://www.telegraphherald.com/news/breaking/article_7b1023df-3e91-5991-ae15-6c629e4e6462.html

Milieu: Portrait de Mathias Loras - ouvrage: Memoirs of bishop Loras, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7691529

Droite, St Raphael Cathedral, Dubuque, Iowa, Par Farragutful — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=71737393

• Pierre-Jean-Mathias Loras (30 août 1792 - 19 février 1858) est né à Lyon, en France, le 30 août 1792, dans une famille très croyante. Pendant le règne de la Terreur, son père et 16 autres membres de sa famille sont exécutés par la guillotine. Il étudie au séminaire de Lyon et est ordonné prêtre en 1815.


• Lorsque l'évêque élu Michael Portier du diocèse de Mobile (voir ci-dessous) se rendit en France pour trouver des prêtres pour son diocèse, il inscrivit Loras qui partit pour l'Alabama le 1er novembre 1829 et arriva à la Nouvelle-Orléans la veille de Noël. Loras devient vicaire général du diocèse de Mobile et est chargé de former les séminaristes qui accompagnent Portier en Amérique. Il est également nommé recteur de la cathédrale de l'Immaculée Conception à Mobile, fonction qu'il exerce pendant sept ans, tout en aidant Portier à recruter des prêtres pour le diocèse. Loras fut également le premier président du Spring Hill College à Mobile, en Alabama, de 1830 à 1832. 


• En 1839, il devient le premier évêque de Dubuque, dans ce qui est aujourd'hui l'Iowa. En seulement 21 ans de service, il transforme les trois chapelles initiales et un prêtre en une soixantaine d'églises, 47 chapelles et 9 communautés religieuses qui établissent des écoles, en grande partie grâce aux Sœurs de la Charité et aux Frères de la Doctrine Chrétienne. Il a également créé 7 internats et supervisé 48 ordinations pour une communauté d'environ 54 000 personnes. Après des efforts considérables, la première école de filles est ouverte en 1843. Il a fondé ce qui s'appelle aujourd'hui le Loras College à Dubuque.


Enlèvement de sa statue au Loras College :

• Une étude menée par des étudiants a révélé qu'il avait acheté une esclave nommée Marie-Louise en Alabama pour 800 dollars. L'Iowa étant un État abolitionniste, il ne l'y a pas amenée, mais il ne l'a pas non plus libérée ; il a plutôt choisi de la louer. Lorsque Marie-Louise s'est avérée difficile à gérer, Loras a décidé de la vendre pour 500 dollars... 

• Après avoir appris cela, les responsables du Loras College ont décidé en mars 2020 de démonter la statue, de l'entreposer et de créer deux bourses : l'une au nom de Marie-Louise et l'autre pour Norman Dukette, le premier diplômé noir de l'université. 

• Le révérend Loras C. Otting, qui a travaillé comme archiviste pour l'archidiocèse de Dubuque et a édité un livre de lettres à l'évêque Loras, s'est dit surpris par certains détails communiqués par les responsables de l'université.

• Les recherches de M. Otting ont révélé que Loras avait acheté un couple marié comme esclave alors qu'il vivait en Alabama, mais qu'il l'avait laissé à un ami lorsqu'il s'était installé dans le Midwest. Il a demandé à cet ami de bien s'occuper du couple.

• Nous savons que les gens ne seront pas d'accord avec la décision, et que beaucoup de gens auront des opinions différentes sur ce qui devrait ou ne devrait pas être fait, mais au bout d'un certain temps, nous examinerons et recevrons toutes ces informations et nous aurons une autre conversation », ... « Il n'est pas prévu de changer le nom du collège car « l'expérience éducative chère à nos anciens élèves, à nos étudiants et à nos professeurs n'est pas définie par l'homme », a déclaré le président du Loras College, M. Collins.

• Selon la tradition locale, la statue de l'évêque protégeait Dubuque des tornades. L'avenir nous le dira... Peut-être qu'un jour la statue sera de retour.

Louisiane, Alabama, Florida

Louis Guillaume Valentin DuBourg

« Évêque de la Louisiane et des deux Florides

Bâtisseur de la basilique de Saint-Louis, Missouri

Ci-dessus:

Haut - gauche: "Mr. DuBourg's chapel" at St. Mary's College, By Acroterion - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17556821

Haut - milieu: Monseigneur DuBourg, peintre anonyme; tiré de " History of the Catholic church in the United States" by John Gilmary Shea. Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=24433698

Haut - droite: Georgetown College campus, By James Alexander Simpson, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=88702353

Milieu - gauche: DuBourg Hall at Saint Louis University, By en:User:Wilson Delgado - Own work, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=939752

Milieu - droite: Baltimore Cathedral, Photo by Basilica1, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3878518

Bas - gauche: Saint Louis agenouillé à l'autel de la Couronne d'épines, cadeau du roi Louis XVIII à l'évêque Louis DuBourg, Old Cathedral of Saint Louis, Missouri, https://www.pinterest.com/pin/258253359872512261/

Bas- milieu: Basilique Saint-Louis, roi de France, première cathédrale à l'ouest du Mississippi, avec le Gateway Arch au fond. By Baylor98 - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=38285844

Bas - droite: À droite du maître-autel se trouve une statue de Saint Louis IX, roi de France (1215-1270), patron de l'archevêché, de la ville et de la basilique. Old Cathedral of Saint Louis, Missouri, https://oldcathedralstl.org/history

• Louis-Guillaume-Valentin Du Bourg, PSS (anglicisé en Louis William Valentine DuBourg) né dans la colonie française de Saint Domingue, 10 janvier 1766 - 12 décembre 1833). En tant qu'évêque de la Louisiane et des deux Florides, il a édifié l'Église dans le vaste territoire de la Louisiane. 

L'arrivée de Mgr DuBourg avec des recrues cléricales et religieuses françaises en 1817 a renforcé la présence française, de même que la création du premier journal diocésain., "Le Propagateur Catholique."


• Il est envoyé étudier au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, et est ordonné prêtre en 1790, mais la Révolution française prend rapidement un tour radical. Le 15 août 1792, une foule jacobine massacre quatre prêtres voisins, et il s'enfuit en Espagne, où il apprend l'espagnol. Il émigre bientôt et débarque à Baltimore en 1794. 


• Fait remarquable, il apprend l'anglais en quelques mois et est nommé président de l'université de Georgetown à Washington en 1795 ! Un historien, Curran, lui attribue le mérite d'avoir « transformé Georgetown d'une “académie” en un “collège”. Il augmenta le nombre de professeurs et d'étudiants, à tel point que George Washington visita le campus de Georgetown en 1797. Il améliora considérablement la qualité de l'institution, mais contracta une importante dette, ce qui entraîna sa destitution par les propriétaires jésuites en 1798. DuBourg créa alors un collège laïc similaire au séminaire St. Mary's de Baltimore. Mary's College se développe rapidement, dépassant les effectifs de Georgetown.


• Il a également choisi le site et joué un rôle important dans la construction de la première cathédrale de Baltimore. Il a également créé une congrégation pour les nombreux Noirs pauvres de Baltimore.


• Avec l'achat de la Louisiane en 1803, un vaste territoire est intégré aux États-Unis et de nouveaux diocèses sont créés. En 1812, DuBourg devient administrateur apostolique du diocèse de Louisiane et des Deux Florides. Trois ans plus tard, il est nommé évêque. À Saint-Louis (Missouri), il construit la première cathédrale à l'ouest du Mississippi et crée des missions pour les Indiens d'Amérique. Il a également créé de nombreuses églises et écoles, dont le séminaire St. Mary's of the Barrens et l'université Saint Louis. En outre, il a fait appel aux sœurs de Loretto et aux sœurs du Sacré-Cœur, dirigées par Rose Philippine Duchesne, pour créer plusieurs académies.


• En 1815, lors de la bataille de la Nouvelle-Orléans, DuBourg a exhorté les catholiques à soutenir les Américains plutôt que les Britanniques. Après la victoire américaine, le 23 janvier 1815, le major général Andrew Jackson est entré dans la ville et a été conduit par DuBourg à la cathédrale Saint-Louis, où un hymne Te Deum l'a accueilli.


• En 1826, il est nommé évêque de Montauban, dans le sud-ouest de la France. Quelques mois avant sa mort, en 1833, il devient archevêque de Besançon, près de la frontière suisse.


Héritage :

De nombreux lieux portent le nom de DuBourg. Le DuBourg Hall de l'Université Saint Louis a été inauguré le 10 janvier 1898. Le lycée Bishop DuBourg de Saint-Louis, dans le Missouri, a été inauguré en 1950.. https://www.bishopdubourg.org/about/db-history

Antoine Blanc

Premier archevêque de La Nouvelle Orléans

Ci-dessus:

Gauche : Ancien complexe du couvent des Ursulines, construit en 1734, quartier français, Nouvelle-Orléans. Vue extérieure à l'intérieur des murs du complexe du côté de Chartres Street. By Infrogmation of New Orleans https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10074405

Milieu: Archbishop Antoine Blanc, By Archdiocese of New Orleans –

Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=93057520

Droite: Archbishop Antoine Blanc Memorial plaque, photo by Barry Swackhamer

http://www.hmdb.org/marker.asp?marker=51313

• Antoine Blanc est né le 11 octobre 1792 à Sury, près de Sury-le-Comtal, en Rhône-et-Loire. Il est décédé le 20 juin 1860. Il a été le cinquième évêque et le premier archevêque de l'archidiocèse catholique romain de la Nouvelle-Orléans.


• Blanc étudie dans un séminaire local et est ordonné en 1816. Le 1er juillet 1817, il quitte Bordeaux avec Louis William Valentine Dubourg, l'évêque du diocèse de la Louisiane et des Deux Florides, qui est en Europe pour recruter des prêtres. Ils voyagent à pied de Baltimore à Pittsburgh pour des raisons de sécurité. De Pittsburgh, ils prennent un bateau plat pour Louisville, dans le Kentucky.


• Dubourg confie à Blanc le soin d'assister Benoît Joseph Flaget, évêque du diocèse de Bardstown, qui couvre une grande partie du Kentucky, du Tennessee, du Missouri, de l'Illinois, de l'Indiana, de l'Ohio et du Michigan.


• En 1832, la Nouvelle-Orléans était devenue la quatrième ville des États-Unis, après New York, Philadelphie et Boston. En 1850, le diocèse de la Nouvelle-Orléans a été élevé au rang d'archidiocèse et Mgr Blanc en est devenu le premier archevêque.


• Pendant son mandat d'évêque, plus de nouvelles paroisses ont été créées à la Nouvelle-Orléans qu'à n'importe quelle autre période.


Mémorial, “Archbishop Antoine Blanc”

1100 Chartres St, New Orleans, LA 70116

GPS: 29.960850, -90.060550

• Inscription (extraits):

“Ce mémorial est un complexe de propriétés privées de l'Église catholique de la Nouvelle-Orléans.

Il comprend plusieurs bâtiments, dont le plus remarquable est l'ancien couvent des Ursulines - résidence archiépiscopale érigée sur ordre du roi Louis XV de France en 1745. Il s'agit du plus ancien bâtiment enregistré dans toute la vallée du Mississippi. En 1824, la propriété a été cédée par les religieuses ursulines aux évêques catholiques de la Nouvelle-Orléans, le bâtiment principal devant leur servir de résidence, de bureaux administratifs et d'archives. Aujourd'hui, il sert à nouveau d'archives à l'archidiocèse et de centre de recherche historique sur l'église. Le complexe est dédié à la mémoire du révérend Antoine Blanc, premier archevêque de la Nouvelle-Orléans (1835-80), qui y a résidé et sous l'administration duquel l'archidiocèse a connu une croissance spectaculaire. Un autre édifice remarquable est l'église catholique Notre-Dame de la Victoire, érigée en 1845 comme chapelle des archevêques. [...] »

Érigé en 1981 par l'Ordre international de l'Alhambra Darro Caravan n° 29.”


Héritage:

Mgr. Blanc a joué un rôle clé dans la création d'institutions au cours de l'expansion rapide de la Nouvelle-Orléans et des États environnants. Le nombre d'églises est ainsi passé de 26 à 73 et le nombre de prêtres de 27 à 92. Sous sa direction, de nombreuses écoles, académies, collèges, couvents et asiles ont été fondés.

* Le Mémorial Mgr Antoine Blanc, situé au 1100 de la rue de Chartres, porte son nom et contient les archives de l'archidiocèse.

* L'Assemblée Mgr Antoine Blanc n°2047 des Chevaliers de Columbus, située à New Roads, LA, est également nommée en son honneur.

Père Antoine Désiré Mégret

Fondateur d'Abbeville, Louisiane

Ci-dessus:

Gauche: Statue of Père Mégret , Magadalen Square, Abbeville, https://www.facebook.com/steenssyrup/photos/a.2328989670651406/2681023032114733/?type=3

Milieu: Père Antoine Désiré Mégret, 1840 painting by an unknown painter was painted from real life, and hangs in the rectory of the St. Mary Magdalen Catholic Church in Abbeville.

http://vermilionhistorical.com/archives/features/images.htm

Droite: panneau, city of Abbeville, Louisiana, Pinterest, https://acadie.cheminsdelafrancophonie.org/en/abbeville/

• Père Antoine Désiré Mégret (né à Abbeville, France, 23 mai 1797 - décédé en 1853) est le fondateur d'Abbeville, dans la paroisse de Vermilion, en Louisiane. Il était missionnaire capucin.


• Anciennement appelé La Chapelle, le terrain qui est devenu Abbeville a été acheté pour 900 dollars par le Père Antoine Désiré Mégret, père fondateur de la ville. Il existe deux théories sur l'origine du nom de la ville. La théorie généralement acceptée veut que Mégret ait nommé la ville d'après sa ville natale en France. La seconde théorie affirme qu'il s'agit d'une combinaison de « Abbe » pour l'abbé Mégret et de « ville », le mot français pour ville - donc la ville de l'abbé.


• L'abbé Mégret s'inspire d'un village provincial français pour son premier plan. Sur une carte qu'il réalise en 1846, le village s'étend sur 38 à 40 acres (160 000 m2). Les habitants qui s'y installent sont les descendants des Acadiens de Nouvelle-Écosse qui se sont installés dans la région entre 1766 et 1775. Le village a été officiellement constitué en 1850.


Plaque, “Abbeville”

145 N State Street, Abbeville LA 70510

Parking de l “Hôtel de Ville” (nom officiel de City Hall)

GPS: 29.974450, -92.135617

• Inscription:

Face en français :

« Appelée à l'origine La Chapelle, la ville a été fondée en 1843 par le père Antoine Désiré Megret, originaire d'Abbeville, France, sur des terres achetées à Joseph LeBlanc. La ville a été incorporée par l'État en 1850. Devenue le siège de la paroisse de Vermilion en 1845. Célèbre pour son festival du lait de Louisiane ».

Érigé en 1963 par le Louisiana Board of Commerce and Industry."




Statue, Père Antoine Desiré Mégret (1797 – 1853)

In the Magdalen Square Abbeville LA 70510

GPS: 29.974336, -92.136989

• Inscription:

“Le Père Antoine Desiré Mégret, né en France le 23 mai 1797, arrive en Louisiane en 1842 et est envoyé à Vermilionville (aujourd'hui Lafayette) comme pasteur de la paroisse de St. En 1843, il acheta à Joseph LeBlanc cent soixante arpents de terre à environ trois miles au nord de Perry's Bridge, sur ce site au bord de la rivière Vermilion. L'église Sainte-Marie-Madeleine est inaugurée en 1844. Le Père Mégret, qui avait conçu et développé sa ville autour de deux places centrales, a offert une propriété et un bâtiment pour le palais de justice et a joué un rôle influent dans l'établissement définitif d'Abbeville en tant que siège de la paroisse en 1845.

En 1853, la communauté subit une épidémie de fièvre jaune qui fit soixante-treize victimes, dont la dernière fut le Père Mégret, qui s'était occupé des victimes de la maladie. Il est enterré sous la cathédrale St. John's à Lafayette, en Louisiane.”

Michel Portier

Premier évêque de Mobile, Alabama

Ci-dessus:

Gauche : La chapelle du couvent de la Visitation à Mobile, dans le comté de Mobile, photographiée en 1895. Le couvent a été fondé sous la direction de l'évêque Michael Portier au milieu des années 1830.

Courtesy of The Doy Leale McCall Rare Book and Manuscript Library, University of South Alabama. Photograph by T. E. Armitstead., https://encyclopediaofalabama.org/media/visitation-convent-in-mobile-1895/

Milieu: Monseigneur Michel Portier, https://encyclopediaofalabama.org/article/michael-portier/

Droite: Cathedral Basilica of the Immaculate Conception, Mobile, Alabama By DXR - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50262375

• Michel Portier est né le 7 septembre 1795 à Montbrison, France, et est décédé le 14 mai 1859 à Mobile, Alabama. Il étudie au séminaire de Lyon et est invité par l'évêque Louis William Valentine Dubourg à rejoindre la mission américaine. À 22 ans, il se rend aux États-Unis en 1817 et arrive à Annapolis dans le but de devenir prêtre. 


• Il apprend l'anglais, est ordonné en 1818 et se rend ensuite à la Nouvelle-Orléans, où il occupe le poste de vicaire général. Comme beaucoup d'évêques de son époque, Portier possédait des esclaves. En 1825, il devient le premier vicaire apostolique du nouveau vicariat de l'Alabama et des Florides, qui comprend l'Arkansas. 


• En 1829, le pape Pie VIII éleva le vicariat au rang de diocèse de Mobile et nomma Portier comme premier évêque. Sa cathédrale était une petite église mesurant vingt pieds de large et cinquante pieds de profondeur, et sa maison était un bâtiment de deux pièces encore plus petit. La construction d'une nouvelle cathédrale commença en 1837 et, le 8 décembre 1850, Portier consacra la basilique cathédrale de l'Immaculée Conception. 


• Vers 1847, il a fait venir les Frères du Sacré-Cœur de France et les Filles de la Charité d'Emmitsburg, dans le Maryland, pour gérer des orphelinats pour garçons et filles. L'une de ses dernières contributions a été la création d'un hôpital à Mobile, aujourd'hui connu sous le nom d'hôpital Providence, qui est géré par les Filles de la Charité.


Plaque, “Cathedral-Basilica of the Immaculate Conception / Archdiocese of Mobile”

2 S Claiborne St, Mobile, AL 36602

GPS: 30.690300, -88.045517

• Inscription:

“Cathédrale-Basilique de l'Immaculée Conception

 Paroisse créée en 1703 par Jean-Baptiste de la Croix, évêque de Québec, alors que Mobile était la capitale de la Louisiane. La plus ancienne congrégation religieuse, toutes confessions confondues, en Alabama et dans la vallée du Mississippi. Le révérend Henry Rolleaux fut le premier pasteur. L'église actuelle, construite en 1835-1850, est la troisième église paroissiale, construite par Michael Portier, premier évêque de Mobile (1826-1859). Portique ajouté en 1870. Clochers 1890. Vitraux 1910. La cathédrale a été désignée basilique mineure par le pape Jean XXIII en 1962. Chapelle crypte pour les évêques décédés 1964 ».

Archidiocèse de Mobile

À plusieurs reprises, il a fait partie des diocèses de Québec, de Santiago (Cuba), de Louisiane et des Florides. Michael Portier, né en France, premier évêque (1826-1859). Le territoire diocésain d'origine comprenait l'ensemble de l'Alabama et de la Floride actuels. De 1858 à 1968, il comprend tout l'Alabama et le Panhandle de Floride. Le diocèse a créé les premières écoles et l'orphelinat de Mobile, ainsi que le premier établissement d'enseignement supérieur en Alabama (Spring Hill College). Nommé archidiocèse en 1980. Il comprend aujourd'hui toutes les paroisses catholiques des 28 comtés du sud de l'Alabama ».

Jean Marcel Pierre Auguste Vérot

 Premier évêque de St. Augustine en Floride

Ci-dessus:

Gauche: Buste, Jean-Pierre Augustin Vérot, Bishop of Saint Augustine

Tolomato Cemetery, 14 Cordova St, St. Augustine, FL 32084

http://tolomatocemetery.blogspot.com/2014/06/the-varela-stone-moves-for-awhile.html

Milieu: Bishop Augustin Verot taken from a 1914 publication entitled "The Catholic Church in the United States of America: Undertaken to Celebrate the Golden Jubilee of His Holiness, Pope Pius X"

https://en.wikipedia.org/w/index.php?curid=37020325

Right: Bishop Verot High School in Fort Myers, Florida By Condor5635 - Own work, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5845042

• Augustin Vérot est né le 23 mai 1805 au Puy-en-Velay, France, et est décédé le 10 juin 1876. Il a étudié au séminaire de Saint-Sulpice à Paris et a été ordonné en 1828. Il rejoint ensuite la Société de Saint-Sulpice et s'installe aux États-Unis. Vérot a passé 23 ans à enseigner les sciences, la philosophie et la théologie au Collège St. Plus tard, il est affecté à Ellicott's Mills, dans le Maryland, où il sert pendant cinq ans, de 1853 à 1858.


• En 1857, le pape nomme Vérot vicaire apostolique de Floride. Il établit de nouvelles églises le long du golfe du Mexique, notamment à Tampa, Fernandina Beach, Palatka, Mandarin et Tallahassee. Il crée également des écoles catholiques dans la région et fait appel à des communautés religieuses pour les gérer. Des sœurs de l'Ordre de la Miséricorde sont venues de Nouvelle-Angleterre pour ouvrir une académie de filles, tandis que des frères chrétiens du Québec ont ouvert une école de garçons à Saint-Augustin.


• En 1861, il devient évêque du diocèse de Savannah mais continue à servir comme vicaire apostolique de Floride. Pendant la guerre civile américaine, Vérot a aidé à évacuer plusieurs sœurs de la Miséricorde de Jacksonville à Savannah. Après la guerre, il a écrit une lettre pastorale encourageant les catholiques du diocèse à surmonter leurs préjugés à l'égard des anciens serviteurs. Il a également demandé la mise en place d'un coordinateur national pour les efforts d'évangélisation parmi les Afro-Américains et a invité les sœurs françaises du LePuy à participer à ce travail.


• En 1870, Pie IX a élevé le vicariat de Floride au rang de diocèse de Saint-Augustin et a nommé Vérot comme premier évêque.


• Vérot a été l'un des premiers à promouvoir St. Augustine, en Floride, en tant que destination sanitaire et culturelle. Il a effectué des visites annuelles dans tout le diocèse, créant des églises et des écoles. Il s'est également efforcé d'honorer la mémoire des premiers martyrs de Floride, d'origine espagnole et française.


• Parmi ses écrits les plus remarquables figurent sa Pastorale sur l'esclavage et son Catéchisme. Vérot a joué un rôle important dans le Conseil plénier de Baltimore et le Premier Concile du Vatican à Rome de 1869 à 1870. Lors du Concile, il s'est opposé à la croyance selon laquelle les Afro-Américains n'avaient pas d'âme et n'étaient pas des êtres humains.


• Il est enterré au cimetière de Tolomato, où un buste en marbre se trouve à côté de sa tombe.


Plaque, "Phelan-Verot House Built Prior to 1866"

124 N 4th St, Fernandina Beach, FL 32034

GPS: 30.672933, -81.461750

• Inscription:

"Le 5 février 1875, Jean-Pierre Augustin Verot, évêque de Saint Augustine, a acheté ce cottage à Sarah Phelan. Les sœurs de Saint-Joseph y ont vécu en 1877, lorsqu'une épidémie dévastatrice de fièvre jaune s'est abattue sur la communauté d'Amelia Island. Pendant trois semaines, alors que l'épidémie faisait rage, la petite coterie de sœurs a risqué sa vie, nuit et jour, en soignant les malades de toutes races, catholiques ou non, riches ou pauvres. Elles réconfortaient et priaient pour les malades et les mourants, et aidaient même à enterrer les morts. Les citoyens reconnaissants les ont ensuite appelées les « anges de la miséricorde ». Mère Celenie et Sœur de Sales, jeunes religieuses françaises éloignées de leur maison mère du Puy, en France, sont mortes de la fièvre. Elles reposent au cimetière de Bosque Bello, leurs tombes étant marquées de simples croix de pierre portant la date de 1877.

Site du patrimoine de Floride

Érigé en 1999 par la Amelia Island Fernandina Restoration Foundation et le Florida Department of State. (Numéro de marqueur F-419.) »



Plaque, St. Benedict the Moor School

2602 N. 20th Street, Tampa, FL33605

GPS: 27.966450, -82.436817

• Inscription (extraits):

 “ Benedict the Moor School, une école catholique pour enfants noirs qui fut l'un des bâtiments les plus importants associés à l'histoire des Noirs à Tampa. La propriété a été achetée pour 600 dollars le 15 mars 1900. L'école, un bâtiment en briques de deux étages, a été achevée plusieurs années après l'acquisition de la propriété. Elle abritait quatre salles de classe et un auditorium qui servait également de chapelle. L'école St. Benedict a été construite sous l'égide de l'évêque Augustin Verot qui, en 1858, s'est vu confier la juridiction des paroisses catholiques de Géorgie et de Floride. En 1866, Mgr Verot a usé de son autorité pour faire venir les Sœurs de Saint-Joseph du Puy-en-Valley, en France, à Saint-Augustin, afin d'y établir des écoles dédiées à l'enrichissement spirituel et à l'éducation des anciens esclaves. Au cours des décennies suivantes, elles ont créé des écoles dans toute la Floride. En 1903, ils ont ouvert l'école St. Benedict à Tampa. L'école a accueilli 30 enfants au cours de l'année scolaire 1904-1905. Les élèves de l'école St. Benedict étaient pour la plupart des enfants afro-cubains travaillant dans les usines de cigares d'Ybor City et de West Tampa. À une époque régie par la ségrégation raciale, le noble objectif d'éduquer les enfants noirs est entravé par une loi adoptée en 1913 par la législature de Floride, intitulée « An Act Prohibiting White Persons from Teaching Negroes in Negro Schools » (loi interdisant aux Blancs d'enseigner aux Nègres dans les écoles de Nègres). Les sœurs de Saint-Joseph de tout l'État ont défié cette loi et ont continué à enseigner aux élèves noirs. En avril 1916, trois sœurs ont été arrêtées à St. Augustine pour avoir enseigné à des enfants afro-américains. À la suite de cette arrestation, l'école St. Benedict's de Tampa a temporairement fermé ses portes. Le 20 mai 1916, un juge a décidé que la loi de 1913 ne s'appliquait qu'aux écoles publiques et que les sœurs n'avaient pas violé la loi en éduquant des élèves noirs dans une école privée. Bien qu'en sous-effectif, sous-équipées et surpeuplées, les sœurs de Saint-Joseph ont répondu à leur vocation dans l'adversité et ont continué à enseigner jusqu'en 1944...[...] La plaque commémore le rôle essentiel que l'école St. Benedict the Moor et les sœurs de Saint-Joseph ont joué dans l'éducation et l'amélioration de la communauté noire de Tampa pendant près de 50 ans ».



Points de vue sur l'esclavage et l'héritage :

En janvier 1861, juste avant le début de la guerre civile, Vérot a prononcé un sermon soutenant les droits des États esclavagistes et la légalité de l'esclavage aux États-Unis. 

Dans ce même sermon, Vérot dénonce le commerce international des esclaves, s'alignant ainsi sur le décret de 1839 du pape Grégoire XVI. Il plaide également en faveur de protections juridiques pour les Afro-Américains libres. Vérot estime que les personnes réduites en esclavage doivent pouvoir choisir leur conjoint, être traitées avec justice et équité, recevoir suffisamment de nourriture, de vêtements et d'abris, et avoir la possibilité de pratiquer leur religion et de recevoir une éducation dans ce domaine. Ce sermon a valu à Vérot le surnom d'« évêque rebelle ».

Le lycée Bishop Verot est une école privée catholique située à Fort Myers, en Floride. Il a été nommé en l'honneur de Vérot en 1964.

Texas

Msg. Jean-Marie Odin, C.M.

Premier évêque de Galveston, TX

Figure fondatrice de l'Église catholique au Texas

Ci-dessus:

En haut à gauche Jean-Marie Odin, https://txcatholic.org/from-the-archives-first-bishop-of-galveston-born-in-france/

En haut au milieu: St. Mary's Cathedral Basilica in Galveston, TX, by Farragutful - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=128902638

En haut à droite: "Missionary Bishop: Jean-Marie Odin in Galveston and New Orleans" by Patrick Foley and Gilbert R. Cruz, Amazon.com

En bas à gauche: Saint Louis Hall, St Mary’s University, San Antonio, TX. by Ngood CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=33557661

En bas au milieu : Statue de Saint Louis à l'extérieur de l'église catholique St. Louis à Castroville, Texas

1306 Angelo St, Castroville, TX 78009. Jean-Marie Odin, premier évêque du Texas, qui s'est rendu sur place neuf jours après l'arrivée des premiers colons pour fonder la ville de Castroville, a célébré une messe et placé la communauté sous le patronage de Saint Louis de France.. Library of Congress, Public Domain https://lccn.loc.gov/2014631312

En bas à droite: Central Catholic Marianist High School in San Antonio, Texas.

Photo: By The original uploader https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=57837452

• Jean-Marie Odin, C.M., (né à Hauteville, Loire, 25 février 1800 - décédé à Ambierle, Loire, 25 mai 1870) fut le deuxième archevêque de l'archidiocèse de la Nouvelle-Orléans de 1861 à 1870. Avant sa nomination à la Nouvelle-Orléans, Odin a été le premier vicaire apostolique du Texas de 1841 à 1847, puis le premier évêque du diocèse de Galveston au Texas de 1847 à 1861. Il est largement reconnu comme la figure fondatrice de l'Église catholique au Texas.


• Il fréquente le séminaire sulpicien de Lyon. En 1822, alors qu'il poursuit ses études, Odin est approché par un représentant de l'évêque Louis Dubourg pour devenir missionnaire en Amérique. Après avoir atteint la Nouvelle-Orléans, l'archevêque l'a dirigé vers Perryville, dans le Missouri, pour terminer sa formation de prêtre au séminaire Sainte-Marie-des-Barrens. Odin a prononcé ses vœux pour la Congrégation de la Mission (les Vincentiens) en novembre de la même année.


• Odin a été nommé deuxième archevêque de la Nouvelle-Orléans par le pape Pie IX le 15 février 1861. Lorsqu'il arrive à la Nouvelle-Orléans, la Louisiane s'est déjà séparée des États-Unis et la guerre civile américaine a commencé. Comme de nombreux dirigeants catholiques du Sud, Odin a soutenu la Confédération. Il a été l'un des contacts du pape Pie IX dans ses efforts pour négocier la paix et mettre fin à la guerre. Odin a permis à des prêtres de son diocèse d'agir en tant qu'aumôniers dans l'armée confédérée, et des religieuses du diocèse ont travaillé dans des hôpitaux de campagne dans tous les États du Sud.


• Après son ordination, Dubourg travaille comme missionnaire à New Madrid, dans le Missouri, et auprès de tribus amérindiennes près de la rivière Arkansas.


• En 1841, le pape Grégoire XVI nomma Odin premier vicaire apostolique du Texas. Il a créé plusieurs écoles et a fait venir des religieuses ursulines, marquant ainsi la première communauté religieuse du Texas à les diriger. En décembre 1845, le Texas est devenu un État américain.


• En 1847, Odin devient le premier évêque du tout nouveau diocèse de Galveston, qui couvre tout le Texas. Il invite les Frères de Marie et les Oblats de Marie à participer à la gestion de l'Université Sainte-Marie à Galveston, qu'il fonde en 1854. Il a également effectué des visites difficiles dans les régions reculées du Texas et s'est rendu deux fois en Europe pour trouver des prêtres et des ressources pour le diocèse. À la fin de son mandat, il avait porté le nombre de prêtres à 84 et celui des églises à 50, ce qui lui valut le titre de père de l'Église catholique moderne au Texas.


• Odin est devenu le deuxième archevêque de la Nouvelle-Orléans lorsque le pape Pie IX l'a nommé le 15 février 1861. Lorsqu'il est arrivé à la Nouvelle-Orléans, la Louisiane avait déjà quitté les États-Unis et la guerre civile américaine avait commencé. Comme de nombreux dirigeants catholiques du Sud, Odin a soutenu la Confédération. Il a été l'un des contacts du pape Pie IX dans ses efforts pour négocier la paix et mettre fin à la guerre. Odin a permis à des prêtres de son diocèse d'agir en tant qu'aumôniers dans l'armée confédérée, et des religieuses du diocèse ont travaillé dans des hôpitaux de campagne dans tous les États du Sud.


• Odin s'est rendu à Rome pour le premier concile du Vatican en 1869, mais a dû partir plus tôt que prévu en raison de problèmes de santé. Il n'est jamais retourné aux États-Unis. Jean-Marie Odin est décédé à Ambierle, dans la Loire, le 25 mai 1870, à l'âge de 70 ans.


Panneau, “The French Legation to the Republic of Texas”

French Legation, 802 San Marcos Street, Austin, TX 78702

(Il y a deux panneaux identiques, l'un à l'intérieur du jardin et l'autre le long du trottoir près de la grille d'entrée)

GPS: 30.267044, -97.732124

• Inscription (extraits):

“Père Odin : Le Père Jean-Marie Odin est arrivé à Austin à la demande du Pape en 1839. Il demanda à la République du Texas la restitution des biens de l'église. Ces biens comprennent les missions de San Antonio, comme Alamo. Alphonse Dubois [légat français auprès de la République du Texas] invita le Père Odin et le Père Timon à séjourner dans sa maison louée sur Pecan St. pendant la construction de la légation française. En décembre 1840, le père Odin achète à Dubois la légation française inachevée et la propriété avec l'intention d'ouvrir une école paroissiale. Les relations entre Dubois et le père Odin ont contribué à la reconnaissance de la République du Texas par le Vatican.  »

Érigé par la Commission historique du Texas »


Panneau à l'intérieur de la Légation de France auprès de la République du Texas :

• Inscription (extraits):

« Un foyer pour la foi

« Connu comme le père de l'Église catholique moderne au Texas, l'évêque Jean-Marie Odin a été propriétaire de la légation française de 1840 à 1847. L'évêque Odin est arrivé au Texas en 1839 avec le mandat catholique d'obtenir le titre de propriété de tous les biens ecclésiastiques construits sous le gouvernement espagnol et de raviver l'importance de l'église au Texas. Dubois a d'abord rencontré Odin à la Nouvelle-Orléans et lui a proposé d'utiliser sa maison dans la capitale de la République du Texas pour poursuivre son travail.

Dans le Texas mexicain, les immigrants des États-Unis et d'ailleurs étaient obligés de se convertir au catholicisme. Mais les turbulences de la guerre d'indépendance du Mexique contre l'Espagne ont entraîné la fermeture des séminaires et perturbé la nomination des prêtres. La révolution texane rompt les liens avec le diocèse de Monterrey, responsable du Texas.

Pour des raisons politiques, le président Sam Houston souhaite faire du Texas un diocèse à part entière. La reconnaissance par l'Église de l'indépendance de la République du Texas par rapport à l'Union européenne n'a pas eu lieu.

À son arrivée à Austin, Dubois organise de somptueux dîners au cours desquels il fait pression sur les politiciens texans pour qu'ils soutiennent l'Église. La requête de l'évêque Odin visant à obtenir le titre de 25 missions au Texas est approuvée par le Congrès en janvier 1841. Il est responsable de l'augmentation du nombre d'églises et d'écoles catholiques au Texas, initiant la construction de plus de 80 églises. Il recrute des prêtres de nations européennes capables de parler les langues et de servir les communautés ethniques du Texas. En 1847, il a été nommé premier évêque de Galveston dans le diocèse nouvellement créé qui englobait tout le Texas.

Le père Odin a fondé la première église catholique d'Austin en célébrant une messe le 23 décembre 1840. Patrick Church, prédécesseur de l'actuelle St. Mary Cathedral sur East 10th Street (à gauche)."



Plaque, ” Site of Liberty's Ursuline Convent”

399-335 Austin St, Liberty, TX 77575

GPS: 30.058633, -94.799583

• Inscription:

« En 1859, l'évêque John Mary Odin envoya un groupe d'Ursulines de Galveston à Liberty pour y établir un couvent et une école de filles. Sous la direction d'une religieuse française énergique, Mère Ambroise, les sœurs achetèrent un terrain sur ce site et y construisirent deux bâtiments à ossature. De nombreuses familles importantes de Liberty ont inscrit leurs filles à l'école du couvent, en tant que pensionnaires ou externes. Les troubles de la guerre civile (1861-1865) entraînèrent une baisse de la fréquentation et l'institution ferma ses portes en 1866. Occupés par deux autres académies à la fin des années 1860, les bâtiments des Ursulines furent démantelés dans les années 1880. »

Érigé en 1978 par la Commission historique du Texas. (Numéro de repère 9691.)



Plaque, ”Central Catholic High School”

1403 N St Mary's St, San Antonio, TX 78215

GPS: 29.436683, -98.484833

• Inscription:

« Cette école a vu le jour à une époque où San Antonio ne disposait d'aucune école de garçons. L'évêque Jean-Marie Odin obtint en France des professeurs de la Société de Marie : Nicholas Koenig, Jean-Baptiste Laignaux et Xavier Mauclerc. Andrew Edel, un autre marianiste de l'Ohio, en est le directeur ; Timothy O'Neil, un laïc de San Antonio, fait également partie de l'équipe. L'école ouvrit ses portes le 26 août 1852, dans deux pièces au-dessus d'une écurie près de la cathédrale de San Fernando. Pendant l'hiver, les frères construisirent un bâtiment près de la rivière San Antonio. « Mary's Institute » occupa ce campus le 1er mars 1853 et termina l'année scolaire avec 100 élèves de diverses confessions. Les élèves externes étaient des Anglo-Américains, des Français, des Allemands et des Américains d'origine mexicaine. Les garçons des ranchs du sud du Texas sont pensionnaires. Après avoir agrandi ce bâtiment, les frères en construisirent d'autres, dont un « gratte-ciel » de quatre étages, unique en son genre dans les années 1870.

L'université St. Mary's de San Antonio est une émanation de l'école des frères de 1852. Après plusieurs changements de noms et d'installations, la Central Catholic High School est devenue en 1932 le successeur de l'effort pionnier et est aujourd'hui vénérée comme la plus ancienne et la plus grande école privée de garçons au Texas ».

Érigé en 1978 par la Commission historique du Texas. (Marqueur numéro 788.) »




• Les Marianistes qui ont fondé St. Mary's étaient membres de la Société de Marie, fondée en 1817 par le bienheureux Guillaume Joseph Chaminade, un prêtre français qui a formé des sociétés laïques et religieuses qui allaient redynamiser la foi chrétienne à l'époque de l'après-Révolution française. Quatre missionnaires marianistes français se sont rendus au Texas pour ouvrir une école à la demande de l'évêque Jean-Marie Odin. En mai 1852, ces frères sont descendus de la diligence Indianola pour avoir un aperçu du centre-ville de San Antonio où ils allaient établir leur école.


Plaque, “St Mary’s Institute”

River Walk, (east of the North St. Mary's Street access point) , San Antonio, TX 78205

GPS: 29.425067, -98.490600

• Inscription:

« De nombreux immigrants des États-Unis et d'Europe ont été attirés par la République du Texas après son indépendance du Mexique en 1836. Parmi les nouveaux Texans se trouvaient des missionnaires de diverses confessions, dont le prêtre catholique français Jean Marie Odin. Le travail immédiat d'Odin consistait à exercer un ministère spirituel et à rénover les églises en ruine que les Espagnols avaient construites des années auparavant, mais sa vision à long terme était celle de l'éducation. Il a collecté des fonds pour construire des écoles et a recruté des enseignants dans les ordres religieux catholiques d'Europe, notamment les Frères de la Société de Marie qui sont venus à San Antonio en 1852 pour enseigner aux garçons. L'Institut St. Mary a été achevé ici, sur la rivière San Antonio, en 1853. Connu plus tard sous le nom de St. Mary's College, il est devenu trop grand pour ce site et, en 1894, un nouveau campus a été construit dans la banlieue nord-ouest. Les élèves des écoles primaires et secondaires ont continué à étudier dans les bâtiments situés au bord de la rivière pendant de nombreuses années et, après 1934, l'école de droit de St. Les bâtiments historiques ont été vendus en 1967 et transformés en hôtel ».

Sœur Joséphine

Nacogdoches, TX

"Au service des pauvres et des laissés-pour-compte"

 

Ci-dessus: 

Gauche: Sister Joséphine, https://www.tshaonline.org/handbook/entries/potard-renee-ernestine-francoise-sister-josephine

Droite: Photo: Catholic church in Nacogdoches, Texas, By Curt Teich & Company - UTA Libraries Digital Gallery, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=95257068

• “...Les anciens parlent encore de Sœur Joséphine, Renée Ernestine Françoise Potard. Elle est venue exercer son ministère auprès des habitants de Moral à la fin des années 1800. Elle est née en France et est d'abord venue à Notre-Dame. En 1870, elle s'est portée volontaire pour travailler comme missionnaire au Texas et enseigner à l'université de Nacogdoches. En 1874, lorsque les autres se sont installés à Clarksville pour créer une université, elle a choisi de rester dans l'est du Texas. Elle passa les derniers jours de sa vie dans une cabane près de l'église catholique de Moral. Les récits qui nous sont parvenus font état de sa formidable énergie et de sa détermination à aider les personnes dans le besoin.” - - The Daily Sentinel, “Serving the Oldest Town in Texas since 1899, Feb 8, 2013”


Plaque, ” Sister Joséphine”

1422 County Rd 724, Nacogdoches, TX 75964

GPS: 31.552550, -94.743583

• Inscription:

“Renée Ernestine Françoise Potard est née le 25 février 1822 à Barthelemy, en France. Elle est entrée au couvent des Sœurs de la Sainte-Croix au Mans, en France, en 1846. Après avoir prononcé ses vœux, elle s'est portée volontaire pour venir en Amérique afin de poursuivre son désir de servir les pauvres et les laissés-pour-compte. Elle prononce ses vœux perpétuels en 1857 à Notre Dame, dans l'Indiana, et prend le nom de Sister Mary Saint Joseph. En 1871, pendant la Reconstruction, elle s'est portée volontaire pour un travail missionnaire au Texas et a été envoyée avec trois autres religieuses pour rouvrir l'université de Nacogdoches. Deux ans plus tard, elles sont transférées à Clarksville. Cependant, Sœur Joséphine choisit de rester parmi les catholiques espagnols abandonnés de Nacogdoches et d'enseigner dans une salle de l'université. C'est à cette époque qu'elle prend le nom de Sœur Joséphine. En 1880, elle s'installa au sud-ouest, le long de la route de Mansola, où une petite église catholique avait été inaugurée en 1877. Elle y enseigne aux enfants, réconforte les malades et les mourants et répond aux nombreux besoins spirituels de la population. Son habit flottant est devenu un spectacle familier lorsqu'elle se déplace sur son poney mustang, de maison en maison, le long des chemins de terre. En 1885, cinq acres le long du ruisseau Moral furent achetés et une nouvelle église fut construite. Depuis une petite pièce située à l'arrière de l'église, elle écrit souvent à ses supérieurs à Notre-Dame pour leur faire part de ses activités avec ses « Mexicains abandonnés ». L'une de ces lettres demandait une aide financière pour l'achat d'une statue de la Sainte Marie.Lorsque la statue est arrivée en Palestine, au Texas, elle a parcouru les 75 miles sur son poney et l'a ramenée seule.En 1893, après 20 ans de service à la communauté, elle est atteinte d'une pneumonie.Les hommes dévoués de la paroisse, menés par A.L. Cordova, la transportèrent en chariot jusqu'à la gare de Nacogdoches.Elle fut transportée à l'infirmerie St Joseph à Houston où elle mourut le 27 avril 1893.Sa dépouille fut transportée à l'université Saint Edward's d'Austin et enterrée dans le cimetière de l'Assomption, situé à proximité.Aujourd'hui, une simple croix de granit marque la dernière demeure de cette remarquable femme de Dieu ».

Les Oblats :"La Cavalerie du Christ"


Père Pierre-Yves Kéralum

Rev. Vital Quinon, "The Fighting Priest"

Rev. Pierre Fourier Parisot

Père Jean-Baptiste Brétault

Les premiers bâtisseurs de l'Église catholique au Texas

Ci-dessus:

En haut : La cavalerie du Christ. Missionnaires oblats qui se déplaçaient à cheval au 19e siècle pour servir les catholiques vivant dans des ranchs isolés au Texas et dans le nord du Mexique. La photo a été publiée dans les journaux en 1912. Selon le site web des Oblats, la Cavalerie du Christ a été active de 1849 à 1904. On peut supposer que leurs activités se sont progressivement réduites. Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=76273045

En bas à gauche Pierre Yves Kéralum OMI (1817–1872) was a French-born Catholic missionary and member of the Missionary Oblates of Mary Immaculate. Fair use, https://en.wikipedia.org/w/index.php?curid=59849443

En bas, milieu gauche: Texas missionary Pierre F. Parisot, circa 1899. This photograph appeared in his 1899 memoir, The Reminiscences of a Texas Missionary (San Antonio : Johnson Bros).

By Unknown, Public Domain https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=76323533

En bas, milieu droite: Rev. Father Vitalus Quinon, Beaumont, TX ca. 1881 http://www.wtblock.com/wtblockjr/rev.htm

En bas à drotie: Père Jean-Baptiste Brétault, connu sous le nom de Padre Juanito De La Costa, https://ost.edu/fr-jean-baptiste-bretault-omi-juan-de-la-costa/

La « Cavalerie du Christ » était composée de pères oblats, prêtres catholiques des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, fondés à Aix-en-Provence en 1816, pour évangéliser les « pauvres abandonnés » et les autochtones dans des missions lointaines.


De 1849 à 1904, ils ont parcouru de longues distances à cheval pour aider les catholiques vivant dans des ranchs isolés de la région du Rio Grande. 


Après le rattachement du Texas aux Etats-Unis, l'évêque Jean-Marie Odin a invité les Oblats au Texas. Un petit groupe de jeunes prêtres français est arrivé en 1849, chargé de desservir les huit comtés les plus méridionaux du Texas. A cette époque, la région du Rio Grande ressemblait au Far West, et les Oblats devaient faire face à de nombreux risques, y compris la criminalité violente et la fièvre jaune. Les catholiques qu'ils servaient étaient pour la plupart pauvres et répartis sur une vaste zone qui connaissait des chaleurs extrêmes et des inondations. Au cours de leurs voyages de six semaines dans ce paysage difficile, les Oblats étaient facilement reconnaissables à leurs longues robes noires « soutanes » et à la croix oblate qu'ils portaient autour du cou. En plus de dispenser les sacrements, ils ont également établi et géré des écoles à Brownsville et à Galveston.


• Father Pierre Yves Kéralum, (né à Quimper, Bretagne, le 2 mars 1817 et décédé vers le 12 novembre 1872 dans le désert), une figure vénérée parmi les catholiques locaux, continue d'être honorée dans la région de Brownsville, TX. 

• Il a étudié au séminaire de Quimper, et est devenu prêtre le 15 février 1852, lorsque l'évêque de Marseille, Eugène de Mazenod, l'a ordonné. Il est ensuite affecté à Galveston, au Texas.

• Kéralum était doué pour la maçonnerie et la charpenterie, construisant des briques, des bancs d'église et des cercueils. Il était reconnu pour son humilité et sa gentillesse, ce qui lui valut le surnom de « el Santo Padre Pedrito » de la part de la population locale.

• Même à la cinquantaine, malgré sa mauvaise santé et sa vue qui se détériorait, il a continué à visiter plus de 70 ranchs le long de sa route. Presque aveugle, il se perdait souvent. En 1872, il quitta un ranch au nord-ouest de Mercedes, au Texas, et ne fut jamais revu. En 1920, une représentation grandeur nature de la crucifixion a été érigée sur le site de Mercedes où sa dépouille a d'abord été déposée avant d'être transférée à San Antonio, au Texas. Son héritage est également reconnu par la dénomination d'un chapitre des Chevaliers de Colomb, ainsi que de plusieurs rues et bâtiments de la région. En particulier, en 1995, la place de la cathédrale de Brownsville a été dédiée à Kéralum. Lors d'une visite des représentants du Vatican en 2003, ceux-ci ont été profondément impressionnés par la vénération durable que les familles d'éleveurs d'origine ont conservée pour Kéralum. Les catholiques locaux ont continué à plaider en faveur de sa canonisation en 2005, bien qu'aucun miracle ne lui ait été attribué. 

During a visit by Vatican officials in 2003, they were deeply impressed by the enduring reverence for Kéralum that had been preserved by the original ranching families. Local Catholics continued to advocate for his canonization in 2005, although no miracles had been attributed to him. 


Plaque, “Immaculate Conception Cathedral - 1854 -”

1218 E Jefferson St, Brownsville, TX 78520

GPS: 25.902600, -97.496133

• Inscription:

“Construite en 1854-1859, la cathédrale a été conçue par l'architecte français, le père Pierre Keralum, des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. La cathédrale est de style néo-gothique dans la forme ecclésiastique avec un plan en croix latine. Pendant la révolution mexicaine, des prêtres et des évêques fuyant le Mexique ont été cachés dans le presbytère. L'extérieur de la cathédrale a été restauré en 1963 et en 1970. »

Érigé par l'Association historique de Brownsville. 



• Rev. Vital Quinon (né à Thizy, Rhône, juillet 1845 - décédé le 30 juillet 1894 à Marseille) fut envoyé dans cette difficile région frontalière du Texas pour apporter un peu de paix. C'était un prêtre « dont les veines étaient aussi pleines de sang rouge que son cœur était plein de charité ».

• En 1850, le sud-est du Texas était principalement protestant, sans aucune église catholique. Il fallait parfois attendre un an ou plus pour qu'un prêtre itinérant vienne célébrer la messe ou entendre les confessions. Le père Quinon a joué un rôle clé dans l'introduction de la foi catholique dans cette région. Bien qu'il ne soit resté que trois ans à Orange, Beaumont et Liberty, de 1879 à 1882, son action a jeté les bases d'une croissance future.

• Pendant la période de reconstruction qui a suivi la guerre civile, l'anarchie régnait. L'Église devint une force importante pour ramener l'ordre dans la région frontalière. En 1870, l'évêque Dubuis envoya Quinon au Texas, où il fut ordonné à la cathédrale de Galveston le 27 octobre 1871.

• Le révérend père Quinon a construit l'église Saint-Patrick, le premier sanctuaire catholique, en 1874. En 1877, il a célébré la première messe dans la nation Chickasaw, qui fait aujourd'hui partie de l'Oklahoma, où il a baptisé une femme de 99 ans, la plus vieille catholique de la région. Après avoir traversé la rivière Rouge à la nage avec son cheval, il est atteint d'une grave maladie de poitrine qui l'oblige à se rétablir en Europe pendant quatre ans.

• Le père Quinon s'est efforcé de faire régner l'ordre dans cette région frontalière agitée.

On raconte qu'il a été contraint, sous la menace d'une arme, de danser sur une table de billard à Denison. Plus tard, lorsqu'il vit l'homme qui en était l'instigateur entrer dans un saloon, il le confronta devant tout le monde, lui demandant s'il préférait prier ou se faire battre. L'homme choisit de prier.


Plaque, Saint Anthony's Cathedral

 700 Jefferson Street, Beaumont TX 77701

 GPS: 30.078100, -94.100750

• Inscription:

"Dès les années 1850, des prêtres itinérants se rendirent dans la région et célébrèrent des offices catholiques en plein air, dans des maisons et, plus tard, dans le Temperance Hall de la ville.

La première église fut construite en 1881 sous la direction du révérend V. Quinon. Située à l'angle des rues Bowie et Orleans, la petite structure en bois fut dédiée à l'église Saint-Louis.

Le bâtiment a été déplacé à cet endroit en 1894. Un an plus tard, Mère Pauline et Soeur Augustine de l'Ordre Dominicain y ont ouvert une école. Les cours se déroulèrent dans le presbytère de l'église jusqu'en 1896, date à laquelle une école séparée fut construite à proximité.

Avec l'augmentation de la population pendant le boom pétrolier de Beaumont au début des années 1900, les paroissiens ont commencé à planifier la construction d'une nouvelle église. Commencée en 1903, cette structure de style Renaissance italienne a été achevée quatre ans plus tard et nommée en l'honneur de Saint Antoine de Padoue. Elle se caractérise par un dôme en cuivre et un autel en marbre orné.

D'autres bâtiments, dont le couvent et le presbytère, ont été construits pendant les 35 ans du pastorat de Monseigneur E. A. Kelly, de 1919 à 1954. Le pape Paul VI a créé le diocèse de Beaumont en 1966, et Saint Anthony's a été désignée comme cathédrale classée monument historique du Texas - 1980 

Érigé en 1980 par la Commission historique du Texas. (Marker Number 10560.) »




• Rev. Pierre Fourier Parisot, (né le 20 mai 1827 à Ambacourt près de Saint Dié dans le département des Vosges - décédé le 12 juillet 1903 à San Antonio, TX.) a fondé le Saint Joseph's College à Brownsville (aujourd'hui Saint Joseph Academy) et y a exercé les fonctions de pasteur.

Ses mémoires écrites en 1889, Reminiscences of a Texas Missionary, décrivent ce qu'était la vie d'un Oblat à l'époque.


Plaque, St. Mary's Catholic Church

912 West Cherry Street, Orange TX 77630

GPS: 30.097933, -93.738100

• Inscription:

"La première messe catholique enregistrée dans la région a été célébrée par le révérend P. F. Parisot en 1853, cinq ans avant l'incorporation de la ville d'Orange.

En 1879, le révérend Vital Quinon (mort en 1894), originaire de France, vint à Orange à la demande du directeur des chemins de fer locaux, Charles A. Barton, qui s'inquiétait de la réputation de ville industrielle turbulente et anarchique de la ville. Connu sous le nom de « prêtre combattant », le père Quinon a assuré le leadership nécessaire à la formation de cette église. Vital, elle desservait à l'origine une paroisse composée principalement d'immigrants allemands, autrichiens, irlandais et polonais.

Une croissance significative a commencé en 1896 lorsque le Révérend J. M. Moran (1859-1922) d'Irlande a été nommé premier prêtre résident de la paroisse. Le nom de la congrégation a été changé en St. Mary's en 1912 et une école et un cimetière ont été créés dans les années 1920.

Parmi les dirigeants éminents de l'Église, citons le révérend George Berberich (décédé en 1947), originaire d'Allemagne, qui est arrivé ici en 1929, et son frère, le révérend Mgr Joseph Berberich (décédé en 1980), qui l'a rejoint en 1937. Grâce à leurs conseils, l'église catholique St. Mary's s'est développée en tant que leader dans l'engagement communautaire, dans l'éducation de qualité et dans l'établissement de missions dans la région.

Érigé en 1981 par la Commission historique du Texas. (Numéro de repère 1511.)



• Père Jean Baptiste Brétault (1843–1934) est connu pour ses 39 années de service dévoué.

Il a parcouru environ 70 000 miles (112 000 km) pour servir les régions qui comprennent aujourd'hui les comtés de Hidalgo, Willacy, Kenedy et Kleberg.

• Le père Bretault, connu sous le nom de « Padre Juanito de la Costa », est né à La Tournerie du Fief-Sauvin, en France. Il a fait ses premières études dans son village et au collège de Beaupréau avant d'entrer au grand séminaire d'Angers. En 1870, il fait son oblation au noviciat de Nancy, en France, et étudie également à Notre-Dame-de-l'Osier et à Autun.

• Après son ordination en 1872, il se rend au Texas, où il prend en charge la mission côtière du célèbre « missionnaire perdu », le père Keralum, jusqu'en 1896, puis de 1904 à 1909. Cette mission s'étendait sur 160 km le long de la côte sud du Texas.

• Au départ, on s'inquiétait de la santé du père et de sa capacité à supporter la vie exigeante d'un missionnaire au Texas. Cependant, il monta à cheval pendant de nombreuses années, travaillant dans certaines des missions les plus difficiles du sud du Texas, et vécut jusqu'à près de 90 ans.

• Pendant de nombreuses années, il a géré le grand ranch oblat de La Lomita, qui a été vendu plus tard et dont une partie est devenue la ville de Mission, au Texas.

• Il est enterré à Peter's Novitiate à Mission, Texas, où il était aimé par de nombreux novices qui ont appris de sa sagesse et de son exemple. Il est décédé des suites de brûlures subies sur le terrain du noviciat le 31 mai 1934.

Claude Marie Dubuis

Second évêque de Galveston

Fondateur des Sisters of Charity of the Incarnate World

Ci-dessus:

Gauche: St. Louis Catholic Church in Castroville, TX

By Billy Hathorn - Own work, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15580071

Milieu: Claude Marie Dubuis, second bishop of Galveston, TX, Photo: By James Martin Kirwin

Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=123461025

Right: St. Peter’s Catholic Church, Boerne,TX https://travelandtell.com/boerne-a-texas-hill-country-jewel/

• Claude Dubuis est né le 10 mars 1817 à Coutouvre, dans la Loire.

En 1840, il commence ses études au grand séminaire Saint-Irénée de Lyon. Quatre ans plus tard, en 1844, il devient prêtre de l'archidiocèse de Lyon. En 1846, il rencontre Mgr Jean Marie Odin qui recrute des prêtres pour le Texas. Dubuis part alors pour les États-Unis et apprend l'anglais dès son arrivée.


• Il devient pasteur d'une paroisse à Castroville, dont la plupart des membres sont des immigrants allemands ou alsaciens.

Dubuis commence à apprendre l'alsacien et ouvre une nouvelle école, où il enseigne à 80 élèves dès la première année. Il parcourt sa paroisse à pied ou à cheval. Une fois, il a même passé une nuit dans un arbre pour éviter la montée des eaux. Il traverse souvent le territoire comanche et est arrêté quatre fois par des Amérindiens. Certains d'entre eux se rendaient à l'église de Castroville pour écouter la musique. En 1850, il construisit une deuxième église, plus grande. En 1851, il est nommé pasteur de la paroisse de San Fernando à San Antonio, au Texas, et devient vicaire général du diocèse. À San Fernando, il fait des annonces en chaire en anglais, en français, en allemand et en espagnol.


• En 1862, le pape Pie IX nomma Dubuis deuxième évêque du diocèse de Galveston.

Pendant qu'il était évêque, il a fait venir près de soixante-dix groupes religieux au Texas. Lors d'un de ses voyages en Europe, il a fait en sorte que la Congrégation de la Résurrection soit au service de la communauté polonaise du Texas. Dubuis a également créé les Sœurs de la Charité du Verbe Incarné, qui ont joué un rôle important dans la fourniture de soins de santé au Texas. Il revint à Castroville en tant qu'évêque pour poser la première pierre de la troisième église Saint-Louis.


• En raison de problèmes de santé, Dubuis quitte Galveston en 1881 et retourne en France, où il s'installe à Vernaison et décède le 22 mai 1895.



Plaque, “St. Peter’s Catholic Church”

716 S Main St, Boerne, TX 78006

GPS: 29.786300, -98.729600

• Inscription:

« En 1866, l'évêque Claude M. Dubuis de Galveston envoya un jeune immigrant français, Emil L. J. R. Fleury, pour organiser une congrégation et construire une église pour desservir Boerne, les villes environnantes et les postes militaires. Cette structure en pierre a été achevée en 1867. Elle se caractérise par un portique d'entrée avec un pignon en bardeaux, un petit clocher et des fenêtres en arc segmentaire. Fleury, qui avait quitté Boerne en 1869, revint en 1923 pour aider à poser la première pierre d'un nouveau sanctuaire.

Inscrit sur la liste des monuments historiques du Texas - 1987

Érigé en 1987 par la Commission historique du Texas. (Marqueur numéro 4484.) »



Plaque, “St. Louis catholic Church”

1847 Angelo St, Castroville, TX 78009

GPS: 29.355317, -98.878583

• Inscription:

“Planifiée, selon la tradition, par le Révérend Peter Richard, pasteur venu de la Loire, France, 1868. Le premier pasteur résident (1847-51), Mgr Claude Dubuis, est revenu en tant qu'évêque du Texas pour poser la première pierre le 2 juillet 1868.

La pierre calcaire extraite localement et le travail des hommes de la paroisse ont été utilisés pour la construction.

La première messe fut célébrée dans cette église par le père Richard le 25 août 1870, jour de la fête de Saint Louis, patron de la paroisse.

Inscrite sur la liste des monuments historiques du Texas - 1970

Érigé en 1970 par le State Historical Survey Committee. (Numéro de repère 5051)"


• Après la fin de la guerre de Sécession, un trio de religieuses françaises a fondé les Sœurs de la Charité du Verbe Incarné, un groupe religieux qui s'est engagé à fournir des soins aux malades et aux personnes vulnérables. En réponse à l'appel de l'évêque Claude Marie Dubuis, Sœur Blandine, Sœur Ange et Sœur Joseph sont venues de Lyon, en France, pour fonder un hôpital à Galveston, au Texas. L'évêque Dubuis avait déjà acquis un terrain à l'intersection de Market et de 8th Street, où la construction d'une structure en bois de deux étages destinée à accueillir l'hôpital de la Charité a commencé.


P, “St. Mary’s hospital”

404 8th St, Galveston, TX 77550

GPS: 29.309267, -94.776233

• Inscription (extraits):

« Organisée en 1866, cette institution a été le premier hôpital privé de l'État. Connu à l'origine sous le nom de Charity Hospital, il a été fondé par trois sœurs catholiques françaises, membres de l'Ordre des sœurs de la Charité du Verbe Incarné. Construit sur ce site, qui faisait partie de Fort Scurry pendant la guerre civile, l'hôpital a ouvert ses portes aux patients le 1er avril 1867.

Le nouvel hôpital s'est avéré être un complément essentiel aux installations de soins de santé de la région. Trois mois après son ouverture, une épidémie de fièvre jaune frappa la ville. La supérieure de l'hôpital, Mère M. Blandine, fut l'une des victimes de la maladie. À la suite de l'épidémie, un orphelinat et une école ont été créés par les sœurs pour les enfants dont les parents sont morts de la maladie. L'école a été fermée et l'orphelinat a été déplacé plus tard sur un autre site à Galveston ». [...]

Érigé en 1980 par la Commission historique du Texas. (Marqueur numéro 7173.) »

L'Ouest

Jean-Baptiste Miège, S.J.

“L'évêque des Indiens”

Ci-dessus:

À gauche : une statue grandeur nature en marbre de Carrare de l'évêque Jean-Baptiste Miège, réalisée par Pedrini en Italie, sera placée sur un piédestal sur la façade de l'Immaculata, au-dessus de l'entrée.. 701 N 2nd St, St Marys, KS 66536

https://www.anewimmaculata.org/sponsorship-items/marble-statue-of-bishop-miege

Milieu: John Baptist Miège, S.J., By Thomas Kinsella - Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=124869203

Droite: "Bishop East of the Rockies: The Life and Letters of John Baptist Miege, S.J. "(Campion Book) Livre de poche – 1994 by Herman J. Muller (Author) on Amazon.com

• Jean-Baptiste Miège, S.J. (18 septembre 1815 - 21 juillet 1884), né à La Forêt, près du village de Mercury en Savoie, était un prélat et missionnaire jésuite. Outre une carrière dans l'enseignement, il a été vicaire apostolique du Kansas de 1851 à 1874 et a été surnommé « l'évêque des Indiens ».


• Mgr. Miège est né dans une maison nommée La Forêt, située dans le village de Mercury en Savoie. En 1836, il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus à Milan. Il devient prêtre à Rome en 1847. En 1849, il demande à être envoyé dans les missions indiennes aux États-Unis, où il commence comme pasteur de l'église Saint Charles à Saint Charles, Missouri.


• Le 23 juillet 1850, Miège est nommé premier vicaire apostolique pour le territoire indien à l'est des Montagnes Rocheuses. Il quitte Saint-Louis en mai 1851 et arrive chez les Potawatomi le long de la rivière Kansas. La même année, il s'installe dans la mission jésuite de St. Marys, au Kansas. En 1855, il fonde sa paroisse cathédrale, l'Immaculée Conception, à Leavenworth, au Kansas.


• Mgr. Miège a beaucoup voyagé pour visiter sa congrégation dispersée dans des régions éloignées, se rendant dans des villages indiens, des forts, des postes de traite et des villes en développement, où il célébrait la messe à l'arrière de son chariot. Il a également créé une école de filles pour les Indiens Osage.


• En 1863, il construit une résidence épiscopale et pose la première pierre de la cathédrale de l'Immaculée Conception en septembre 1864, qu'il inaugure en décembre 1868. En 1877, il s'installe à Détroit, dans le Michigan, où il fonde le Detroit College et en devient le premier président.


Plaque, «St Marys»

203 East Bertrand Street, Saint Marys KS 66536

GPS: 39.190200, -96.060450

• Inscription:

“Cette ville et ce collège tirent leur nom de la mission catholique St. Mary's fondée ici par les Jésuites en 1848 pour les Indiens Pottawatomie. Ces missionnaires, qui avaient vécu avec la tribu dans l'est du Kansas à partir de 1838, ont accompagné le déplacement vers cette région. Une école de travaux manuels a fonctionné à la mission jusqu'en 1871. C'est à partir de cette école que s'est développé le St. Mary's College, qui a reçu sa charte en 1869. En 1931, le collège est devenu un séminaire jésuite. Un rocher sur le campus marque l'emplacement de la première cathédrale entre le fleuve Missouri et les montagnes Rocheuses. Construite en rondins en 1849, elle est devenue le siège de l'évêque Miege, « l'évêque des Indiens ». Le vice-président Charles Curtis, en partie indien Kaw, a été baptisé dans cette paroisse le 15 avril 1860. La mission était une étape importante sur la piste de l'Oregon. C'est également ici que se trouvait l'agence américaine Pottawatomie. Ce bâtiment se dresse toujours à 600 pieds au nord-ouest de ce marqueur.

Érigé par la Kansas Historical Society et la State Highway Commission ».

Rev. Joseph Projectus Machebeuf 

Premier évêque de Denver, Colorado

Ci-dessus:

En haut à gauche: Machebeuf High School, Denver, Colorado Photo: https://machebeuf.org/a-closer-look-at-bishop-machebeuf-high-school/

En haute au milieu: Joseph Projectus Machebeuf, By Charles Bohm - Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=60817941

En haut à droite: St Joseph Hospital in Denver, Colorado By Tshonsey - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=61581755

En bas: Cozen’s ranch, 77849 U.S. Hwy 40, Granby, CO 80446. Photos: tes deux à gauche

https://sideofculture.com/2024/11/discover-the-hidden-gems-of-grand-county-a-cultural-journey-beyond-rocky-mountain-national-park/

Les deux photos à droite des diplômes encadrés: TC ©ASSFI 2020

• Joseph Projectus Machebeuf est né à Riom, dans le département du Puy-de-Dôme, en Auvergne, le 11 août 1812. Il commence son éducation chez les Frères des Écoles chrétiennes et étudie les matières classiques au collège de sa ville. En 1831, il entre au séminaire de Montferrand, dirigé par les Sulpiciens, et est ordonné prêtre en 1836.


• En 1841, il est rattaché au diocèse de Cincinnati, dans l'Ohio. Il fonde les églises catholiques Holy Angels à Sandusky, St. Ann's à Fremont et St. Philomena à La Prairie avant de partir au Nouveau-Mexique en 1851 pour rejoindre son ami Jean-Baptiste Lamy.


• Lorsque Lamy est nommé vicaire apostolique du Nouveau-Mexique en 1850, Machebeuf devient son vicaire général. Il est pasteur à Albuquerque de 1853 à 1858 et à Santa Fe de 1858 à 1860. Plus tard, il s'installe dans le Colorado, où il est blessé dans un accident de voiture dans les montagnes Rocheuses, ce qui le fait boiter. Au Colorado, il aide à organiser des paroisses, fait venir des prêtres et, en 1868, il a construit dix-huit églises, dont la première à Denver.


• Le 3 mars 1868, Machebeuf est nommé vicaire apostolique du Colorado et de l'Utah.


• Il fonde une académie et une école de garçons à Denver, un couvent pour les sœurs de Loretto, l'hôpital Saint-Joseph, la Maison du Bon Pasteur et le Collège du Sacré-Cœur, qui fait aujourd'hui partie de l'Université Regis. Sous sa direction, la population catholique du Colorado est passée de quelques milliers à plus de 50 000 personnes.


• En 1887, le vicariat devient un diocèse et Machebeuf en est le premier évêque. Il décède deux ans plus tard, le 10 juillet 1889.


• Le lycée Bishop Machebeuf, situé à Denver, Colorado, fondé en 1958, est nommé en son honneur.


Panneau, “Holy Angels Catholic Church” – Rev. Joseph Machebeuf

428 Tiffin Ave, Sandusky, OH 44870

GPS: 41.449467, -82.723267

• Inscription:

« L'église catholique Holy Angels est l'église mère de Sandusky. Le révérend Joseph P. Machebeuf, un missionnaire français, a commencé à exercer son ministère auprès des catholiques de la région de Sandusky à la fin de l'année 1839. Peu après, William H. Mills offrit cinq lots, 530 dollars et les matériaux nécessaires à la construction d'une église. Le père Machebeuf pose la pierre angulaire le 13 octobre 1841, et des offices sont célébrés en 1842. À Noël 1845, le bâtiment est achevé, le clocher est ajouté et la cloche est installée. La congrégation était composée principalement d'émigrants irlandais. En 1855, des Allemands s'installèrent à proximité et construisirent l'église St. Mary's Mother of Sorrows. L'expansion de la ville a entraîné la construction de l'église Saints Pierre et Paul, en 1871, Holy Angels est devenue une église missionnaire de Saints Pierre et Paul jusqu'en 1875, date à laquelle Holy Angels s'est vu attribuer son propre pasteur et a rouvert ses portes.

Érigé en 2016 par la Fondation William G. Pomeroy, l'église catholique Holy Angels et The Ohio History Connection. (Marqueur numéro 30-22.) »



• Machebeuf a laissé quelques signes très concrets de son ministère. Dans un petit musée de pionniers au Colorado, j'ai été touché de lire un panneau à côté d'une exposition :


Cozens Ranch House museum

77849 U.S. Hwy 40, Granby, CO 80446

GPS: 39.932587, -105.790816


« Chambre à coucher principale des Cozens »


« Billy et Mary York Cozens se sont mariés en 1860, tous deux à l'âge de 30 ans. Ils se sont rencontrés dans la ville minière voisine de Central City, où Bily était shérif depuis longtemps et Mary, une fervente catholique irlandaise, travaillait dans une pension de famille. Leur acte de mariage indique que le père Joseph Machebeuf les a mariés le 30 décembre 1860 à Central City, dans le territoire du Colorado, bien que Billy ne soit pas catholique mais plutôt un franc-maçon convaincu. Il s'agit de la première cérémonie de mariage dans le nord du Colorado à laquelle le futur évêque de Denver a officié. Le Colorado n'est devenu un État qu'en 1876 ».


En effet, comme le montre les deux photos ci-dessus, la chambre des propriétaires est ornée de l'acte de mariage encadré au mur, signé par Mgr Machebeuf, et d'un document (en français) adressé au « Très Saint Père »...

Rev. Père Nicolas Point

Missionnaire auprès des tribus indiennes


L'un des premiers missionnaires dans les Rocheuses

Ci-dessus:

En haut à gauche: Mary's, située le long de North Avenue à Stevensville, dans le comté de Ravalli, Montana. Elle est inscrite au Registre national des lieux historiques sous le nom de St. Mary's Church. Par Al Huntsman - Bibliothèque du Congrès, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6425863

En haut à droite: Watercolor by Father Nicolas Point, SJ, depicting a buffalo hunt,

http://www.stmarysmission.com/BitterrootSalish-and-the-Buffalo.html.

La galerie Nicolas Point présente les activités missionnaires des Jésuites parmi les Amérindiens du Nord-Ouest et du Midwest des États-Unis. Des croquis au crayon et des aquarelles réalisés par le jésuite Nicolas Point (1799-1868) illustrent la rencontre entre les différents groupes. 

https://jesuitarchives.omeka.net/collections/show/4

En bas à gauche: Portrait of No Horns on his Head, Nez Percé Chief, by George Catlin - Smithonian Institution, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6033361

En bas à droite: Mission of the Sacred Heart (or Cataldo Mission), Coeur d’Alene, Idaho by Geoff Cole Images - CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=128421097

• Révérend Père Nicolas Point (Rocroi, France, 10 avril 1799 - Québec, 4 juillet 1868), était un prêtre jésuite catholique français qui fut envoyé comme missionnaire en Amérique en 1835. Il aida à établir la Mission du Sacré-Cœur le long de la rivière Saint Joe, dans l'Idaho actuel, pour les peuples Nez Perce et Cœur d'Alene. Ses peintures peuvent être considérées comme primitives, mais il a créé des journaux fascinants et des œuvres d'art détaillées. Pourtant, il n'est pas très connu dans l'histoire de l'art occidental parce qu'il n'était pas un artiste professionnel.


• Nicolas Point est né le 10 avril 1799 à Rocroi, en France. Inspiré par une biographie de François Xavier, il rejoint la Compagnie de Jésus en 1819 et devient prêtre en 1831. 


• En 1835, il s'est rendu en Amérique et a atteint le St. Mary's College dans le Kentucky en juin 1836. L'année suivante, il fonde le collège Saint-Charles à Grand Coteau, en Louisiane, dont il est le premier recteur jusqu'en 1840. Ses supérieurs le sélectionnent pour une mission auprès du peuple Bitterroot Salish dans l'actuel Montana. 


• Mary's Mission, sur le modèle des missions jésuites du Paraguay. Le plan prévoyait des maisons espacées de 50 pieds et des pelouses de 60 pieds carrés, mais il ne tenait pas compte du besoin de défense des Salishs. Au début, la mission St. Mary's a prospéré, mais des tensions sont apparues entre les prêtres et les Salish. Bien que de nombreux Salish aient été baptisés et aient adopté certaines pratiques catholiques, ils se sont opposés à la pression des prêtres en faveur de l'agriculture. La situation s'est aggravée lorsque les prêtres ont proposé une mission pour les Blackfeet, ennemis traditionnels des Salish, ce qui a entraîné une rupture de confiance.


• Point a beaucoup voyagé parmi les tribus du plateau dans le nord-ouest du Pacifique. En 1842, il participe à la création de la mission du Sacré-Cœur le long de la rivière Saint Joe, dans l'Idaho actuel, pour les tribus Nez Perce et Cœur d'Alene. En 1846, il se rend chez les Blackfeet, mais n'y établit pas de mission. Tout au long de son travail de missionnaire, Point a tenu un carnet de croquis, créant des centaines de dessins des missions et des communautés qu'elles desservaient. Malgré sa formation artistique limitée, ses croquis sont appréciés par les historiens et les anthropologues, qui y voient l'une des premières documentations visuelles des tribus du nord-ouest du Pacifique.


« Pour l'Indien, le bison est plus qu'une manne dans le désert. Car il n'y a pas de fatigue qu'il n'endure pas, pas d'ennemi qu'il ne défie pas, pas de forme de mort qu'il n'affronte pas, pour capturer ces grandes bêtes ». ~Père Nicolas Point, S.J.


Crossing Lewis and Clark Pass

Priests and Roadbuilders, Homesteaders and Firefighters

Alice Creek Road (gravel/dirt), 10 miles from Montana State Hwy 200, Lincoln MT 59639

GPS: 47.139000, -112.456400

• Inscription (extraits) :

« Les premiers missionnaires et découvreurs d'itinéraires

Père Nicholas Point :

Dans les années 1840, le père Nicholas (sic) Point, missionnaire jésuite, devint le premier Euro-Américain à passer par là depuis que Meriwether Lewis et ses hommes avaient franchi le col Lewis et Clark en 1806.

Le père Point accompagne les groupes de chasseurs salishs le long de la route des bisons. Lors d'une partie de chasse au bison, Point écrivit qu'ils atteignirent « le sommet d'une montagne d'où l'on pouvait voir un horizon de plus de cent lieues de circonférence ». Point faisait très certainement référence au col Lewis & Clark et à la vue imprenable qu'il offre depuis son sommet.

Erected by Lewis & Clark National Historic Trail » (Erigé par la piste historique nationale Lewis & Clark)."

Père Valentin Sommereisen

Prêtre missionnaire pionnier, 

Aumônier du 7e Régiment de Cavalerie du général Custer

Ci-dessus: 

Gauche: Poster, "7th Cavalry" movie directed by Joseph H. Lewis, 1956, Columbia Pictures

Milieu: St. Joseph Church, New Ulm, MN by Keith L., http://www.hmdb.org/marker.asp?marker=74222

Dro: Father Valentine Sommereisen, https://volga.domains.unf.edu/biographies/sommereisen-valentine

• Le Père Valentin Sommereisen est né le 28 mai 1829 à Rufach, dans le sud de l'Alsace. Alors qu'il étudiait à Paris, il a été recruté par le diocèse de Saint-Paul. Il termine ses études dans le Minnesota et est ordonné le 8 mars 1851. Il est devenu le premier pasteur résident de l'église Saint-Philippe à Mankato, dans le Minnesota. Il travailla comme missionnaire parmi les Indiens et les Canadiens français au Manitoba, au Canada, et dans le Dakota du Nord et le Montana. (Hays City Republican, 30 janvier 1897)


• Après avoir passé 20 ans à Mankato, il s'est installé à Yankton, dans le Dakota du Sud. À cette époque, le père Sommereisen, qui parle le sioux, se joint à l'expédition de Yellowstone en 1873. Le 7e régiment de cavalerie du général George Custer est chargé d'assurer la sécurité de l'équipe de géomètres de la Northern Pacific Railroad pendant les trois mois que dure l'expédition.


• À l'automne 1876, le père Sommereisen quitte Yankton pour le comté d'Ellis, au Kansas. Il s'installe à Hays et dessert une congrégation répartie sur 170 miles le long de l'Union Pacific Railroad. Il établit des paroisses à Hays, Victoria, Munjor, Catharine, Pfeifer, Schoenchen, Liebenthal et Rush Center, et commença à construire des églises. Lorsque les Capucins sont arrivés en 1878, il a été affecté à St. Francis Borgia à Cottonwood Falls.


• Le père Sommereisen se retire dans une ferme au nord-ouest de Hays en 1879. Le prêtre-agriculteur devint une figure populaire parmi les colons, attirant de nombreux visiteurs dans ses vignobles, ses vergers et ses jardins, où il vendait directement ses produits. Il décède le 25 janvier 1897, à l'âge de 67 ans. 



• Plaque, “Father Valentine Sommereisen, Pioneer Missionary Priest“

St Josephs Cemetery, New Ulm, MN 56073

GPS: 44.268883, -94.452800

• Inscription (extraits):

“Valentine Sommereisen fut le premier prêtre catholique résidant dans trois grandes régions de l'Ouest américain : le sud-ouest du Minnesota, le Territoire du Dakota et l'ouest du Kansas. Né le 28 mai 1829 à Rouffach, en Alsace, une région germanophone de l'est de la France, il était l'un des sept étudiants en théologie qui ont suivi le grand missionnaire, le père Augustin Ravoux, dans le Minnesota en 1854. Sommereisen fut ordonné par l'évêque Joseph Cretin le 8 mars 1856 dans la seconde cathédrale de Saint-Paul. [À partir de là, il a exercé son ministère auprès de 36 communautés dans 14 comtés du sud-ouest du Minnesota. De nombreuses familles de la région peuvent retracer les baptêmes, les mariages et les funérailles de leurs ancêtres grâce à sa signature sur les registres paroissiaux. 

Joseph Church, la première église catholique du comté de Brown, achevée en 1861. Le père Sommereisen y a célébré la première messe. [...]. Le père Sommereisen accompagnait le père Ravoux dans ses tâches de baptême et d'éducation. Ravoux, baptisant et consolant 33 des 38 Sioux du Dakota qui furent pendus à Mankato le 26 décembre 1862. En 1871, le père Sommereisen se rendit à l'ouest, à Yankton, alors capitale du Territoire du Dakota. En 1876, le père Sommereisen fut nommé pasteur à Hays, dans le Kansas, avec la charge de six colonies allemandes de la région et de plusieurs villes ferroviaires le long du Kansas Pacific. [Il est décédé le 25 janvier 1897 à l'âge de 67 ans et est enterré au cimetière Saint-Joseph de Hays.

Érigé en 2011 par les Chevaliers de Colomb du quatrième degré de l'assemblée Bishop Cretin, avec des recherches effectuées par le père Eugene Hackert et George L. Glotzbach ».



• "...On attribue à l'abbé Sommereisen l'idée de créer ce qui ressemblait à un canon en assemblant deux sections de tuyaux de poêle sur un chariot et en faisant un petit feu, lors des attaques des Dakota sur New Ulm en août 1862....Ce fut suffisamment convaincant pour empêcher les Dakota d'attaquer New Ulm une troisième fois. » - Historian chronicles pioneer priest, The Journal, 6 juin 2014.

Jean-Baptiste Lamy

Premier évêque du Nouveau Mexique

Premier archevêque de Santa Fe, New Mexico

Ci-dessus:

En haut à gauche: Statue of Lamy in front of St. Francis Cathedral, Santa Fe, NM. Photo by camerafiend. - Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=891

Milieu: Jean-Baptiste Lamy, By W. Henry Brown - New Mexico Palace of the Governors Photo Archives Negative no. 9970, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8919458

Droite: vitrail, Archbishop Lamy, St. Francis cathedral, Photo TC © ASSFI 2022

En bas: Cinq archevêques français, St. Francis cathedral, 1850-1908, Photos TC © ASSFI 2022

• Jean-Baptiste Lamy (11 octobre 1814 - 13 février 1888), fut le premier archevêque de Santa Fe, au Nouveau-Mexique.Lamy est né à Lempdes, dans le Puy-de-Dôme, en Auvergne. 


• En tant que missionnaire en Amérique du Nord, Lamy a servi dans plusieurs missions dans l'Ohio et le Kentucky quand, à sa grande surprise, il a été informé que le pape Pie IX le nommait évêque du vicariat apostolique du Nouveau-Mexique, récemment créé, le 23 juillet 1850.


• Msgr. Lamy est responsable de la construction de la basilique cathédrale Saint-François d'Assise (communément appelée cathédrale Saint-François), inspirée de la cathédrale de Clermont-Ferrand, et de la chapelle de Lorette, inspirée de la Sainte-Chapelle de Paris. Le 12 février 1875, le diocèse de Santa Fe est élevé au rang d'archidiocèse et Lamy en est le premier archevêque. Il nomme plusieurs prêtres venus de France, qui seront ses successeurs.


• Le village de Lamy, au Nouveau-Mexique, porte son nom.

Père Camille Seux

Bâtisseur du Sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes

Nouveau Mexique

Ci-dessus:

L'église rénovée et la chapelle de Lourdes située de l'autre côté de la rue ont été construites par des prêtres français avec une architecture française au milieu d'un pueblo mexicain, dans les années 1880. 

Gauche: Shrine of Our Lady of Lourdes, Owingeh, New Mexico, Photo: University of California Press

Milieu; Father Camille Seux, appelé Camilo Seux, photo: https://npshistory.com/publications/kessell/nm-missions/san_juan.htm

Droite: San Juan Bautista Church, Owingeh, New Mexico, By Davidhc9 - Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28066925

Plaque, “Shrine of Our Lady of Lourdes – Constructed 1889-1890”

198 Po'Pay Ave, Ohkay Owingeh, NM 87566

GPS: 36.053983, -106.071100

• Inscription (extraits):

“Le sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes de la paroisse de San Juan a été conçu comme un lieu de pèlerinage pour les fidèles souhaitant honorer Notre-Dame et avoir un aperçu du lieu de son apparition à Sainte Bernadette Soubirou dans les Pyrénées, dans le sud de la France, le 11 février 1838.

En 1888, 15 ans après que Lourdes ait été déclarée apparition mariale officielle par l'Église, le père Camillo Seux (né à Lyon, France), notre curé de 1868 à 1922, a érigé la statue de Notre-Dame de Lourdes qui se trouve sur le piédestal devant l'église située de l'autre côté de la rue. De nombreux pèlerins venaient prier à genoux sur le trottoir en dessous de la statue. Emu par ce spectacle, le père Seux décida d'utiliser l'héritage de sa famille pour construire le sanctuaire. 

Le sanctuaire a été consacré et béni le 19 avril 1890 par l'archevêque Jean Baptiste Salpointe. Nous pensons que l'architecte qui a construit le sanctuaire était Martin Mouley, le même architecte qui a construit la basilique Saint-François et la chapelle de Loretto à Santa Fe. Le sanctuaire est construit à un cinquième de l'échelle de la Sainte Chapelle de Paris, qui a été construite en 1248 et qui est le modèle quintessentiel de l'architecture gothique française.

Le sanctuaire est l'un des 19 bâtiments des États-Unis construits entièrement en pierre de lave. Il contient les vitraux originaux importés de Claremont, en France. 

Le père Seux, dans la tradition des enterrements français de ses prêtres célèbres, est enterré sous les planches de l'allée principale, avec son assistant pendant de nombreuses années, le père Alverline, qui est également décédé en 1922 ».

Jean-Baptiste Salpointe

Premier évêque de l'Arizona

Second Archevêque de Santa Fe

Ci-dessus:

Droite: La cathédrale Saint-Augustin est l'église mère du diocèse catholique romain de Tucson, en Arizona. Les premiers travaux ont été achevés en 1897 ; les plans originaux prévoyaient une structure gothique, mais les flèches n'ont jamais été achevées. Ce n'est qu'en 1928 que la structure en briques a été transformée en sa forme baroque mexicaine actuelle, y compris la façade en pierre moulée, inspirée de la cathédrale de Queretaro, au Mexique. Photo by Carol M. Highsmith - United States Library of Congress's Prints and Photographs division Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=76027252

Centre: Photograph of bishop Salpointe, by Unidentified photographer - Arizona Historical Society, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=33886970

Gauche: Mausoleum to Bishop Salpointe and other clerics buried at Holy Hope Cemetery, Tucson, Arizona. https://www.findagrave.com/memorial/90875959/jean_baptiste-salpointe/photo#view-photo=62075908

• Jean-Baptiste Salpointe (22 février 1825 - 15 juillet 1898) est le premier évêque d'Arizona et le deuxième archevêque de Santa Fe.


• Salpointe est né à Saint-Maurice-près-Pionsat, dans le Puy-de-Dôme. Il a fait ses études préparatoires dans une école d'Agen et a étudié les lettres classiques au collège de Clermont (aujourd'hui Clermont-Ferrand). 


• Salpointe est ordonné prêtre le 20 décembre 1851 et, en 1859, il se porte volontaire pour partir comme missionnaire dans le Territoire du Nouveau-Mexique.


• En 1860, Salpointe est affecté à la paroisse de Mora, au Nouveau-Mexique, où il sert pendant six ans. Cette paroisse s'étendait sur plus de 200 miles du nord au sud. 


• Le 7 février 1866, Salpointe arrive à Tucson, en Arizona, avec deux prêtres de Santa Fe. À l'époque, l'Arizona comptait environ 6 000 colons répartis dans une demi-douzaine d'établissements et plusieurs camps miniers, ainsi que les Amérindiens qui habitaient le territoire. Salpointe entreprend de construire des églises, d'organiser de nouvelles congrégations et de fonder des écoles et des hôpitaux sur le territoire. Selon l'historien David Leighton, du journal Arizona Daily Star, Salpointe a participé à l'achèvement de l'église San Agustin à Tucson. Il s'agit de la première église cathédrale construite dans ce qui s'appelait alors le Territoire de l'Arizona, aujourd'hui l'État de l'Arizona. En 1868, l'Église a accordé à l'Arizona le statut de vicariat apostolique et Salpointe en a été le premier évêque. 


• Mgr Salpointe a pris sa retraite le 7 janvier 1894 et s'est installé à Tucson, où il a écrit une Histoire de l'Église catholique dans le sud-ouest des États-Unis. 


• Salpointe est mort le 15 juillet 1898 et est enterré sous l'autel de la cathédrale Saint-Augustin à Tucson. Le lycée catholique Salpointe de cette ville a été nommé en son honneur.


Plaque, “His Excellency, The Most Reverend Jean-Baptiste Salpointe”

First Bishop of Arizona, La Catedral de San Augustin

Veinte de Agosto Park, Tucson, AZ 85701

GPS: 32.221467, -110.972650

• Inscription:

« Sur ce site s'élevait la Catedral de San Agustin, la première église près du Presidio de Tucson, dans le territoire de l'Arizona. La structure en adobe et en pierre a été construite sous la direction de l'évêque Salpointe en 1883. »

Père Edouard Gérard

Fondateur de la première église catholique à Phoenix, Arizona 

Ci-dessus:

Gauche: Saint Mary's Basilica on the corner of 3rd Street and Brazos in downtown Phoenix, AZ. Photo by Saint Christopher Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16468699

Milieu: Rev. Edouard Gérard, who was the first priest ordained (February 2, 1877) in Arizona. Photo added by cstreip, 2017, https://www.findagrave.com/memorial/173297702/edward-gerard#view-photo=157657633

Droite: Father Edouard Gerard Marker, historic site, by Bill Kirchner, 2010 http://www.hmdb.org/marker.asp?marker=27626

• Extrait de sa nécrologie dans le Salt Lake City Tribune, 26 décembre 1936 :


« Death Claims Pioneer Priest (La mort frappe un prêtre pionnier) : Prescott, Arizona, 25 décembre - Monseigneur Edward Gerard, pendant 30 ans vicaire général du diocèse de l'Arizona de l'Église catholique, et bâtisseur de la première église de la foi à Phoenix (la basilique Sainte-Marie en 1881), est décédé paisiblement à l'hôpital Mercy ici vendredi. Le père Edward était l'un des premiers prêtres pionniers de l'Arizona, arrivé dans cette région en 1876. Il voyageait à cheval entre Tombstone, Florence et Phoenix pour dire les messes. Il a démissionné de son poste de vicaire général pour devenir aumônier des Sœurs de la Miséricorde à Silver City, au Nouveau-Mexique, où il est resté jusqu'en 1914, date à laquelle il a été transféré ici. Les funérailles auront lieu à Prescott, Phoenix et Tucson lundi. La construction d'une église à l'emplacement actuel de la troisième rue et de la rue Monroe a commencé en 1880 sous la supervision de M. K., qui a été le premier prêtre ordonné (le 2 février 1877) en Arizona. L'église a été construite en adobe, 60' x 40', avec un toit en bardeaux incliné en forme de clocher. Une fois achevée, l'église a été consacrée par l'évêque Salpointe le 24 juin 1881. Le révérend Joseph Bloise, premier prêtre résident, est arrivé en 1825. Son successeur, le révérend François X. Jouvenceau, est arrivé en 1887 ».



Plaque, “Father Edouard Gérard, Founder First Catholic Church in Phoenix, 1881”

St. Mary's Basilica, 231 North 3rd Street, Phoenix AZ 85004

GPS: 33.450500, -112.069250

• Inscription:

“Le premier prêtre ordonné en Arizona, le Père Edouard Gerard, a fréquenté le peuple catholique de Phoenix depuis Florence, Arizona, où il a été le pasteur de l'église de l'Assomption de 1877 à 1885. Pendant de nombreuses années, le père Gérard a été vicaire général du vicariat apostolique et du diocèse de Tucson. En reconnaissance de son service à l'Église, il a été nommé prélat domestique par le pape Pie XI. Ce missionnaire français dévoué est décédé à Prescott, le jour de Noël 1936, et est enterré au cimetière Holy Hope à Tucson ».

Érigé par le diocèse de Phoenix et la Société historique de l'Arizona. »

Le Pacifique Nord-Ouest

Père Eugène Chirouse

Premier prêtre ordonné dans l'Oregon

"L'apôtre des Indians"

Ci-dessus:

Gauche: St Anne's Mission at Tulalip Indian Agency, 1910, Marysville, WA

Courtesy National Archives (NAID: 75613214)

Droite: Father Eugène Chirouse, Encyclopedia of Washington History, https://www.historylink.org/file/9033

Droite: Young Chief. Photo by Adrian R. Munnick., Photo:

https://ww2020.net/history-websites/saint-rose-of-the-cayouse-mission

• Father Eugene Chirouse né en France à Bourg-de-Péage le 8 mai 1821, était un missionnaire qui a voyagé avec les Oblats dans le Far West. Il fut le premier prêtre ordonné en Oregon. 


• Il vécut et travailla parmi les Yakamas de 1848 à 1856 et fut pendant une courte période missionnaire auprès de la tribu Cayuse. 


• Maître des dialectes salish, il traduisit les écritures, rédigea une grammaire et un catéchisme, et créa un dictionnaire anglais-salish/salish-anglais. 


• Il a rédigé une courte méthode d'apprentissage de la langue indienne snohomish en 14 leçons « Préparée à l'usage des missionnaires auprès des Indiens. Comprend des règles de grammaire, un peu de vocabulaire et des prières ». 


• Il était très apprécié dans la région et on se souvient encore de lui. Il est mort en Colombie-Britannique en 1892. 


Plaque, « Saint Rose Mission” & Father Eugène Chirouse

“Apostle to the Indians of Puget Sound”

8174 Old Highway 12, Walla Walla, WA 99362

GPS: 46.050817, -118.508550

• Inscription (extraits):

“La première des trois missions Sainte Rose de la région a été établie en 1847 au confluent des fleuves Yakama et Columbia par le père Eugène Chirouse et a été évacuée la même année pendant la guerre des Cayuse. En 1853, la mission Sainte Rose de la Cayouse et son cimetière ont été établis à plusieurs kilomètres au sud-est d'ici, le long de la Yellowhawk Creek, et cette mission a été brûlée en 1855 pendant la guerre des Yakama. Une chapelle en rondins fut déplacée à proximité du site de Frenchtown en 1863 et un cimetière y fut établi le long de la rivière Walla Walla [...] l'église de la mission Sainte Rose de Lima [...] a desservi la communauté canadienne-française de la région jusqu'aux environs de 1900 ». [En 1838, les pères catholiques Modeste Demers et François Norbert Blanchet furent les premiers missionnaires catholiques à passer dans cette région. Ils baptisent les membres des tribus locales et les employés du Fort Nez Perces. Érigé par l'Institut culturel Tamastslikt ».



• Le 8 août 1855, le Père Chirouse écrit à Mgr J.B.A. Brouillet : 


« Depuis quatre mois je suis chez mes chers Cayouses. En travaillant, j'ai pu construire une maison de deux pièces, 12′ par 15′, et j'ai cultivé assez de terre pour me nourrir et pour vendre une partie des légumes. Le jeune chef, en accord avec les autres grands chefs, m'a donné, écrit avec son signe et le signe des autres, une certaine terre (ici), à environ 4 miles au-dessus de la mission Whitman... Elle ne tenterait personne, mais sa richesse et sa beauté sont cachées. Car je crois avoir trouvé l'endroit le plus fertile....Il se peut, cher monsieur, que je me trompe, mais je ne crois pas que cette mission prospérera longtemps, ni avec les Blancs, ni avec les Indiens... »

Rev. Francis Norbert Blanchet

Archevêque d' Oregon City, Oregon


Rev. Augustin-Magloire Blanchet

Evêque de Nesqually (Walla-Walla, Seattle)

&

Modeste Detmers

Premier prêtre à Oregon City, évêque de l'île de Vancouver

Fondateurs de l'Église catholique dans les États de Washington et de l'Oregon

Ci-dessus:

Gauche : Sign to the historical settlement of Frenchtown, Washington from Highway 12

Photo: Thayne Tuason, own work

https://eatdrinkwallawalla.com/2024/04/23/exploring-frenchtown-a-brief-history-of-a-northwest-settlement/

Milieu: "Founders of the Catholic Church in the Northwest," (left to right) Bishop Magloire Blanchet, Archibishop Norbert Blanchet, Bishop M. Demers, ca. 1838 Courtesy Oregon Historical Research Library (bb002271) - https://www.historylink.org/File/9514

Droite: Saint Rose Cemetery interpretive sign and memorial crosses at Frenchtown, Washington. The white obelisk bear the family name of persons buried in the cemetery. Photo: Thayne Tuason, own work

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e4/Frenchtown_WA-_Saint_Rose_Cemetery-_sign.jpg

• François Norbert Blanchet est né près de Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud au Québec. Lui et son frère cadet, Augustin-Magloire Blanchet, fréquentent le Séminaire de Québec et deviennent prêtres en 1819. Blanchet est chargé de travailler avec les communautés micmaques et acadiennes dans ce qui est aujourd'hui le Nouveau-Brunswick. Pour communiquer avec la population irlandaise locale, il apprend l'anglais.

• En 1838, Blanchet est nommé vicaire général du pays de l'Oregon et travaille avec son confrère Modeste Demers pour soutenir les activités missionnaires. L'archevêque de Québec, Joseph Signay, leur demande d'étudier les langues indiennes locales afin de mieux servir les autochtones : « Afin de vous rendre plus rapidement utiles aux indigènes, vous vous appliquerez à l'étude des langues indiennes, de manière à pouvoir publier une grammaire après quelques années de séjour.

• En 1843, le pape Grégoire XVI établit le vicariat apostolique du territoire de l'Oregon et nomme Blanchet vicaire apostolique.

• Un voyage étonnant pour être consacré... :


Comme il n'y a pas d'évêques dans l'Ouest pour le consacrer, il revient au Québec pour cette cérémonie. Son voyage débute en décembre 1844 et le mène à Honolulu, au Cap Horn, en Angleterre, puis à Montréal, soit une distance de 22 000 milles (35 000 km) !

• Mgr Blanchet devient évêque d'Oregon City, Mgr Demers est nommé évêque de l'île de Vancouver et Mgr Augustin Blanchet devient évêque de Walla Walla. Le diocèse d'Oregon City est élevé au rang d'archidiocèse le 29 juillet 1850 et François Blanchet est nommé archevêque.

• Il prend sa retraite en 1880 mais garde le titre d'archevêque et est affecté à un siège titulaire, comme c'est la coutume à l'époque. Il est décédé en 1883 et a été enterré au cimetière St Paul à St Paul, Oregon.

• François’s youngest brother, Augustin-Magloire Blanchet, served as Bishop of Walla Walla until 1850 and then became the Bishop of the Diocese of Nesqually, which later evolved into the Diocese of Seattle.



• Modeste Demers est né le 11 octobre 1809 à Saint-Nicolas, au Québec. Il étudie au séminaire de Québec et est ordonné en 1836. En 1838, il se rend dans la vallée de Willamette, dans ce qui deviendra plus tard l'Oregon, aux côtés de Blanchet. Demers s'engage rapidement auprès du poste de traite local et du peuple chinookan. Il apprend leur langue et travaille à la création d'un dictionnaire, d'un catéchisme, d'un livre de prières et d'hymnes en chinook.

• En 1844, il devient le premier prêtre d'Oregon City. Ses compétences en français et en anglais, ainsi que son intérêt pour les langues indigènes, l'aident dans sa mission. En 1847, il est nommé évêque de l'île de Vancouver par Mgr François Norbert Blanchet et administrateur apostolique des îles de la Reine-Charlotte et de la Nouvelle-Calédonie au Canada. Il est décédé le 28 juillet 1871.


Plaque, « Sainte Rose Mission”

8174 Old Highway 12, Walla Walla WA 99362

GPS: 46.050817, -118.508550

• Inscription (extraits):

“La première des trois missions Sainte Rose de la région a été établie en 1847 au confluent des fleuves Yakama et Columbia par le père Eugène Chirouse et a été évacuée la même année pendant la guerre des Cayuse. En 1853, la mission Sainte Rose de la Cayouse et son cimetière ont été établis à plusieurs kilomètres au sud-est d'ici, le long de la Yellowhawk Creek, et cette mission a été brûlée en 1855 pendant la guerre des Yakama. Une chapelle en rondins fut déplacée à proximité du site de Frenchtown en 1863 et un cimetière y fut établi le long de la rivière Walla Walla. En 1876, les sépultures de la rivière furent déplacées sur une colline du site de Frenchtown et l'église de la Mission Sainte Rose de Lima fut érigée sur la partie inférieure du site, qui servit la communauté canadienne-française de la région jusqu'aux environs de 1900.

[...] À l'époque, les missionnaires et les gouvernements croyaient que l'éducation formelle et l'adoption du christianisme par les peuples indiens entraîneraient l'assimilation des Indiens. [...] En 1838, les pères catholiques Modeste Demers et François Norbert Blanchet furent les premiers missionnaires catholiques à passer dans cette région. Ils baptisent les tribus locales volontaires et les employés de Fort Nez Perces.

Pour sa mission Sainte-Rose-de-la-Cayouse, le père Eugène Chirouse demande une concession de 160 acres près du confluent du ruisseau Yellowhawk et de la rivière Walla Walla, contiguë à la concession de William McBean [...]. En 1876, l'église de la mission Sainte-Rose-de-Lima a été fondée par le père Charles Augustin Richard et un bâtiment à charpente a été érigé sur la partie inférieure du site, sur un terrain donné par Marcel Gagnon. Le bâtiment de l'église a été enlevé en 1911, et le bois a été utilisé pour construire une épicerie à Ninth & Chestnut à Walla Walla.

Érigé par l'Institut culturel Tamastslikt ».



Plaque, « Sainte Rose Mission”

8100 Old Hwy 12, Walla Walla, WA 99362

GPS: 46.048067, -118.510683

• Inscription :

« Ici se tenait

 Mission Sainte Rose

 également connue sous le nom de Frenchtown

 1850 - 1900

Donation de terre de Narcisse Reymond

 Cimetière sur la colline au nord

 Les Volontaires de l'Oregon combattent les Indiens les 7, 8 et 9 décembre 1855.

 Le chef Peu-Peu-Mox-Mox de Walla Walla a été tué.  

 Érigé par les Home economic clubs du comté de Walla Walla ».



Plaque, « St. James Mission — Officers Row —”

Fort Vancouver Way, Vancouver WA 98661

GPS: 45.625650, -122.665550

• Inscription :

“De nombreux employés de Fort Vancouver sont d'origine canadienne-française et ont été élevés dans la foi catholique. Séparés par des milliers de kilomètres de leur paroisse d'origine, ces hommes ont supplié l'évêque de Québec de leur envoyer des prêtres.

Le révérend Francis Norbert Blanchet et le révérend Modeste Demers arrivent à Fort Vancouver en 1838 à la demande officielle du Dr John McLoughlin et établissent la première mission catholique dans le pays de l'Oregon. En 1844, la Compagnie de la Baie d'Hudson fait don d'une parcelle de terrain au nord-ouest du fort pour la construction d'une véritable mission. En 1872, la mission St. James comptait 28 structures distinctes, dont une église, un orphelinat, une blanchisserie, un fournil, un hôpital et un collège pour garçons.

 L'armée américaine a établi les casernes de Vancouver autour de la Mission, et les querelles juridiques sur la propriété n'ont été résolues par la Cour suprême des États-Unis qu'en 1895. La Mission a été fermée par l'armée en 1887, lorsqu'elle a forcé les habitants à abandonner les lieux. L'église et la plupart des autres bâtiments ont été détruits par un incendie criminel en 1888 ».

Érigé par la Réserve historique nationale de Vancouver. »

Hawaii

Alexis Bachelot

Préfet apostolique inaugural des îles Sandwich


Étienne Rouchouze

Première église catholique du Royaume

&

Mgr Louis-Désiré Maigret

Basilique cathédrale Notre-Dame de la Paix

(Malia O Ka Malu)

Ci-dessus:

Gauche: Alexis Bachelot, SS.CC., inaugural Préfet Apostolique des Iles Sandwich

Auteur inconnu - Sacred Hearts Archives, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34219523

Milieu: Etienne Jérôme Rouchouze SS.CC. (1798–1842) Vicaire apostolique de l'Océanie orientale, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34511094

Droite: Louis Désiré Maigret, SS.CC., (14 septembre 1804 - 11 juin 1882), premier vicaire apostolique du vicariat apostolique des îles Sandwich, aujourd'hui diocèse catholique romain d'Honolulu.. By Unknown author - Hawaii State Archives, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15800415

En bas à gauche: armoiries épiscopales de Msgr. Rouchouze, Vicar Apostolic of Oriental Oceania, in the Cathedral of our Lady of Peace, Honolulu. By Aloysius Patacsil https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34783810

En bas au milieu: Facade Est de Cathedral of Our Lady of Peace à Honolulu, Hawaii, By blahedo - https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1103222

En bas à droite: pierre tombale de Mgr. Maigret, crypte de Cathedral of Our Lady of Peace, Honolulu. By User:Aloysius Patacsil - https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34783670

• Alexis Bachelot, SS.CC., est un éminent prêtre catholique qui a été le premier préfet apostolique des îles Sandwich et qui a dirigé la première mission catholique permanente dans le royaume d'Hawaï. 

• Né sous le nom de Jean-Augustin Bachelot le 22 février 1796 à Saint-Cyr-la-Rosière, dans l'Orne, en France, il a poursuivi sa formation sacerdotale au séminaire préparatoire de Picpus, à Paris, après avoir quitté son domicile en 1806. 


• Au début des années 1820, Jean Baptiste Rives, conseiller français du roi hawaïen Kamehameha II, s'est rendu en Europe pour rechercher le soutien des catholiques européens en vue d'une mission à Hawaï. La Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie a répondu positivement à sa proposition et, en 1825, le pape Léon XII leur a confié la tâche d'évangéliser Hawaï. Bachelot fut nommé préfet apostolique des îles Sandwich et dirigea la première mission permanente à Hawaï. 


• Cependant, Kamehameha II décède en 1824 et son frère cadet Kamehameha III monte sur le trône, la reine Kaʻahumanu faisant office de Kuhina Nui. Sur les conseils de Hiram Bingham I, un missionnaire protestant qui avait converti la royauté hawaïenne quatre ans plus tôt, la reine Kaʻahumanu adopta une attitude hostile envers le catholicisme et refusa d'autoriser les missionnaires à rester à leur arrivée. 


• Les soupçonnant d'être des agents secrets du gouvernement français, elle persécuta les catholiques de 1829 à sa mort en 1832, interdisant aux Hawaïens d'assister aux messes et demandant à Bachelot de ne pas faire de prosélytisme. 


• Bachelot et ses compagnons missionnaires ont vécu dans trois petites structures louées pendant plusieurs mois, célébrant leur première messe sur l'île dans une hutte d'herbe. Ils achetèrent ensuite un petit terrain et construisirent une chapelle, qui fut inaugurée en tant que cathédrale Notre-Dame de la Paix en 1843. 


• Après avoir été expulsé vers l'Amérique du Nord, Bachelot a enseigné et évangélisé à Los Angeles jusqu'à ce que le roi Kamehameha III autorise son retour. Cependant, le roi changea d'avis 13 jours après le retour de Bachelot, ce qui incita le gouvernement français à envoyer la frégate L'Artémise à Hawaï en 1839 pour forcer le gouvernement à cesser de persécuter les catholiques. En réponse à cette démonstration de force, le roi Kamehameha III accorda aux catholiques la liberté de religion.


• Bachelot a traduit un livre de prières en hawaïen (O Ke A'o Ana Kristiano, « Doctrine chrétienne », vers 1831), a rédigé un catéchisme en hawaïen (He Ōlelo Ho'ona'auao, « Un mot d'instruction », 1831), et a écrit une introduction à la grammaire hawaïenne en français (Notes Grammaticales, 1834).


• Il existe une rue Bachelot en l'honneur de Jean-Augustin Bachelot à Honolulu, HI 96817, GPS: 21.324450, -157.854017



• Étienne Jérôme Rouchouze est né le 28 février 1798 à Saint-Sauveur-en-Rue, en Auvergne, France. Il rejoint les Pères Picpus en 1817 et devient en 1833 le premier vicaire apostolique de l'Océanie orientale, qui comprend Tahiti, les Marquises et Hawaï.


• En 1840, il participe à l'expédition navale française qui rétablit les droits catholiques à Hawaï et installe Louis Désiré Maigret comme vicaire apostolique à Honolulu.


• De retour en France, il recrute 24 missionnaires et religieuses pour se rendre aux Marquises. On a d'abord cru que leur navire, le Marie-Joseph, avait coulé dans le Pacifique après avoir franchi le cap Horn. Cependant, des recherches récentes suggèrent qu'ils ont été capturés, tués et mangés par les indigènes de l'île de Pâques. (https://www.tahiti-infos.com/Carnet-de-voyage-Mgr-Rouchouze-devore-a-l-ile-de-Paques_a157226.html)


• Une plaque et un buste marquent sa maison natale, et un vitrail reprenant ses armoiries épiscopales est visible à l'adresse suivante: Cathedral of Our Lady of Peace in Honolulu, 1184 Bishop St, Honolulu, HI 96813, GPS: 21.310925, -157.859555



• Louis Désiré Maigret, SS.CC., (14 septembre 1804 - 11 juin 1882), a été le premier vicaire apostolique du vicariat apostolique des îles Sandwich, aujourd'hui le diocèse catholique romain d'Honolulu.


• Louis Désiré Maigret est né à Saint-Pierre-de-Maillé, dans le département de la Vienne, dans l'ouest de la France, et a été ordonné prêtre dans la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie à l'âge de 24 ans. Dans le cadre de son travail missionnaire, le Père Maigret s'est embarqué pour un voyage au Royaume d'Hawaiʻi afin d'aider à l'établissement d'une communauté catholique de natifs hawaiiens. 


• Après la perte malheureuse du vicaire apostolique de l'Océanie orientale, Mgr Étienne Rouchouze, SS.CC., en mer à bord du malheureux Marie Joseph au début de l'année 1843, le Saint-Siège nomma le père Maigret premier vicaire apostolique des îles Sandwich le 11 septembre 1846, à l'âge de 42 ans. Il a été officiellement ordonné évêque du siège titulaire d'Arathia (Arad) le 28 novembre 1847, à l'âge de 43 ans. 


• Mgr Maigret était chargé de superviser la construction de ce qui allait devenir son héritage le plus durable, la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix. À sa mort, Mgr Maigret a été inhumé dans la crypte située sous le sanctuaire.


 • Le 15 août 1843, Mgr Louis-Désiré Maigret dédie la basilique cathédrale sous le titre de Notre-Dame de la Paix ou Malia O Ka Malu. Elle est réputée être la plus ancienne cathédrale utilisée sans interruption aux États-Unis. Dans un geste de réconciliation, Kamehameha III accorda une partie du domaine royal aux premiers missionnaires catholiques romains conduits par le vicaire apostolique Étienne Rouchouze pour construire la première église catholique romaine du royaume. Étienne Rouchouze a disparu en mer en 1843 à bord du Marie Joseph.


• Une plaque commémorative honore Mgr Louis-Désiré Maigret:

Cathedral Lady of Peace, Crypt, 1184 Bishop St, Honolulu, HI 96813

GPS: 21.310925,157.859555

"JLL RR.DD.

Ludovicus Maigret

Ep. Arth. Vic. Ap.

Jns. Sanduj.

n.i. Gallia 14 Sept. 1804

Electus Est

11 Jul. 1847

Mortuus Est

11 Jun. 1882

R.I.P."

Notes complémentaires : 

Autres églises et institutions de construction française

 à Honolulu et Maui

Ci-dessus:

Gauche: Sacred Heart Church, Honolulu, Hawaii

https://en.wikipedia.org/wiki/Sacred_Heart_Church-Punahou#:~:text=6%20External%20links-,Background,was%20ordained%20at%20the%20chapel.

Right: Maria Lanakila Catholic Church, Lahaina, Maui

https://living-maui.com/maria-lanakila-catholic-church/#:~:text=Their%20mission%20has%20remained%20the,Mass%20Schedules

• L'Église catholique est présente à Hawaï depuis 1827, lorsque les premiers missionnaires français de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie sont arrivés. La première messe catholique romaine à Maui a eu lieu en 1846.


• À Maui, la première messe a été célébrée dans une hutte d'herbe sur Front Street, à Lahaina, le 25 janvier 1841. Cependant, ce n'est que le 21 avril 1846, lorsque les Pères Modeste Favens, Barnabe Castan et le frère Jean-Marie Gabriac sont arrivés, que l'Église catholique a été officiellement établie sur l'île. Malgré les réticences de la communauté protestante, les missionnaires se concentrent sur le service à la population catholique croissante et sur la planification d'une nouvelle église.


• En 1850, le Père Albert Bouillon en devint le responsable et les travaux de l'église Maria Lanakila commencèrent. Huit ans plus tard, elle est achevée et dédiée à Notre-Dame de la Victoire (Maria Lanakila) le 8 septembre 1858. L'église, reflétant l'amour des missionnaires pour Marie et construite dans un style roman, avait de hautes fenêtres étroites, un plafond voûté et des autels sculptés. Pendant de nombreuses années, les Hawaïens ont préféré utiliser des tapis lauhala à la place des bancs, honorant ainsi leurs pratiques cultuelles traditionnelles.


• Le père Albert Bouillon a également créé une école paroissiale appelée Sacred Hearts School en 1862, qui éduque les enfants de Maui depuis plus de 150 ans. Au départ, l'école ne comptait que deux salles de classe à côté de l'église. En 1870, deux autres salles de classe ont été ajoutées, doublant ainsi la capacité d'accueil de l'école.


Autres héritages notables de la présence française à Honolulu :


• L'église du Sacré-Cœur de Punahou est située au 1701 Wilder Avenue à Honolulu, Hawaï. Le Père Clément Evrard, prêtre français, a fondé l'église en 1864. Elle a été inaugurée en 1914 et le Bachelot Hall a été ajouté en 1923. Le presbytère a été construit en 1927 et l'église a été inscrite au Registre national des lieux historiques le 6 février 2001.


• Saint Louis School:

Connu sous le nom de Collège de ʻĀhuimanu lorsqu'il a été fondé en 1846 par la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, un ordre religieux français formé pendant la Révolution française, l'établissement a été rebaptisé Collège de Saint-Louis en l'honneur de Louis Maigret, le saint patron de l'évêque d'Honolulu. Après avoir déménagé au centre d'Honolulu en 1881, l'école a été rebaptisée Collège Saint-Louis, en l'honneur de Louis Maigret, le saint patron de l'évêque d'Honolulu. Étienne Jérôme Rouchouze, Louis Désiré Maigret et Alexis Bachelot ont fait partie de la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie.


Ce récit s'achève. Les efforts de ces missionnaires n'ont pas cessé le 1er janvier 1900... Beaucoup d'autres ont continué leur important travail en Amérique tout au long du 20ème siècle, et poursuivent leur œuvre jusqu'à aujourd'hui, malgré la diminution du nombre de prêtres en France et en Europe de l'Ouest en général.


Nous confions aux futurs membres de notre Société au 22ème siècle la responsabilité de les honorer et de se souvenir d'eux...


Hommage aux Volontaires Américains

qui ont rejoint le Lafayette Flying Corps :


Nous poursuivons notre série entamée en octobre 2023 avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur : 

https://conta.cc/3Qz0Xjl (version originale en anglais)

https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)



Sgt Cyrus Foss Chamberlain

"Mort Pour la France"

à Gandelu (Aisne) 13 Juin 1918


Ci-dessus:

Gauche: Cyrus Foss Chamberlain, https://www.uswarmemorials.org/html/people_details.php?PeopleID=1851

Milieu: Page from his French "Livret Militaire", https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m005239d978a713c/5242bc443d6d1

Droite: Photo of Cyrus Foss Chamberlain chosen by his parents to illustrate the book they privately Published; First Edition (January 1, 1918), "Letters of Cyrus Foss Chamberlain. a Member of the Lafayette Flying Corps. Hardcover – January 1, 1918"

• Cyrus Foss Chamberlain est né en février 1889 d'un riche banquier de Minneapolis, Francis A. Chamberlain, président de la First and Security National Bank


• Diplômé de l'université de Princeton en 1910, il retourne à Minneapolis pour travailler comme associé dans le cabinet d'assurance Marsh and McLennan jusqu'au printemps 1917.


• En juin 1917, il se rend en France pour s'entraîner et rejoindre le Lafayette Flying Corps. Il commence sa formation à Avord, optant pour l'école Blériot car il pense qu'elle le préparera plus rapidement à l'action, bien qu'elle soit plus dure. Il obtient son diplôme en octobre et part à Pau pour une formation avancée sur des avions Nieuport.


• Le 19 mai 1917, Cyrus se rend en France à bord du S.S. Chicago et arrive à Bordeaux le 29 mai. Il rejoint le Service aéronautique français le 3 juin 1917 et, du 6 juin au 8 décembre, il s'entraîne à l'aviation et au tir. Il commence sa formation à Avord, optant pour l'école Blériot car il pense qu'elle le préparera plus rapidement à l'action, tout en étant plus dure. Il obtient son diplôme en octobre et part à Pau pour un stage de perfectionnement sur des avions Nieuport. Il obtient son brevet sur le Caudron le 15 octobre 1917.


• Cyrus a été affecté à l'Escadrille SPAD 85 sur le front le 12 décembre 1917 et a été transféré à l'Escadrille SPAD 98 le 9 janvier 1918. Pendant l'offensive allemande du printemps 1918, son escadron effectue des missions au-dessus des lignes ennemies. 


• Le 13 juin, Chamberlain est tué au cours d'une patrouille. Son unité de trois personnes est attaquée par 13 avions allemands. Ses deux collègues pilotes ont rapporté qu'il avait tenté de distraire les Allemands pour les aider à s'enfuir. Il a probablement été abattu, car son avion a été vu en train de plonger vers le sol à pleine vitesse. 


• Cyrus Chamberlain a reçu la Croix de guerre avec palme à titre posthume.


• Initialement enterré dans un cimetière militaire à Coulommiers, sa dépouille a ensuite été transférée au mémorial Lafayette Flying Corps près de Paris en 1928. Il a également un cénotaphe situé sur Victory Memorial Drive, à Minneapolis, dans le comté de Hennepin (Minnesota).


• En 1989, il a été intronisé au Minnesota Aviation Hall of Fame.


• En 1923, le Speedway Field de Minneapolis a été rebaptisé « Wold-Chamberlain Field » en l'honneur des pilotes de la Première Guerre mondiale Ernest Groves Wold et Cyrus Foss Chamberlain. En 1944, il a été rebaptisé « Minneapolis-St. Paul Metropolitan Airport/Wold-Chamberlain Field », et quatre ans plus tard, « International » a remplacé « Metropolitan ». Le code IATA de l'aéroport est : MSP.

Le nom officiel de l'aéroport est donc :

« Minneapolis-St. Paul International Airport/Wold-Chamberlain Field »

Cependant, la partie "Wold-Chamberlain" du nom est rarement utilisée, malheureusement.


• Après sa mort, ses parents ont publié une compilation de ses lettres dans un livre, à l'origine destiné à une distribution privée, aujourd'hui disponible sur Amazon :

"Letters of Cyrus Foss Chamberlain. a Member of the Lafayette Flying Corps. Hardcover – January 1, 1918"




Pour rester fidèle au thème de ce Bulletin, nous faisons une exception ce mois-ci dans cette section en rendant hommage à un prêtre français ayant servi dans l'Armée française, puis comme Chapelain dans l'US Army pendant les deux guerres mondiales


Marius Etienne Chatignon

Ci-dessus:

Gauche: Marius E. Chataignon, 1886 – 1957

Photo: https://www.facebook.com/TexasHistoricalCommission

Droite: Sacred Heart Church, Galveston, TX, photo by Jim Evans - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=89767154

• Marius Etienne Chatignon est né le 17 septembre 1886 à Cellieu, Loire - décédé le 18 novembre 1957 à Galveston, TX. Le cardinal Joseph Spellman de New York a écrit à son sujet en 1945 : « Je le considère comme le meilleur aumônier de toute l'armée ».


• Il a fait partie de l'armée française avant de s'installer aux États-Unis en 1907. Il a étudié aux séminaires de Baltimore, dans le Maryland (St. Joseph's) et de La Porte, au Texas (St. Mary's), et a été ordonné en 1911 à la cathédrale St. Mary's de Galveston, où il est devenu pasteur adjoint. Connu sous le nom de « Father Chat », il a servi comme aumônier et premier lieutenant de l'armée américaine pendant la Première Guerre mondiale, utilisant sa connaissance de la campagne française comme officier de liaison. Il a participé aux offensives de Champagne et de Meuse-Argonne avec la 36e division d'infanterie.


• Father Chataignon sert à nouveau dans l'armée pendant la Seconde Guerre mondiale en tant qu'aumônier en chef du IIe corps de la Cinquième Armée en Afrique du Nord et en Italie. En Sicile, il a été surnommé « l'aumônier York » après que 55 soldats italiens se soient rendus à lui. Sa citation dans la Légion du mérite souligne qu'il comprenait l'importance du moral des troupes et qu'il s'efforçait de rendre les services religieux accessibles au plus grand nombre, même dans des conditions de combat difficiles. Il a également assumé le rôle d'officier d'enregistrement des tombes, dirigeant souvent des équipes dans des zones dangereuses et truffées de mines pour récupérer les corps des soldats morts au combat. Il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour garantir des enterrements en bonne et due forme, tant pour nos troupes que pour l'ennemi.


• Father Chataignon a reçu la Légion du mérite du général Dwight D. Eisenhower pour son travail en tant qu'aumônier de corps en Afrique du Nord et en Sicile. Il a également reçu la Croix du mérite de l'Italie, la Distinguished Service Cross et la Bronze Star. Les gens l'appelaient affectueusement « Père Chat ».


• Après la guerre, il est retourné à la paroisse du Sacré-Cœur à Galveston, où il a travaillé jusqu'à sa mort en novembre 1957. La bibliothèque Rosenberg de Galveston conserve certains des objets militaires du colonel Chataignon, tels que son rouleau de lit, ses médailles et ses plaques d'identité. En 1991, une borne historique officielle du Texas a été installée à la cathédrale historique du Sacré-Cœur.


Plaque, “The Rt. Rev. Monsignor Marius Etienne Chataignon”

San Agustín Plaza, Grant St, Laredo, TX 78040

GPS: 27.502583, -99.505950

• Inscription

“Originaire de France, Marius Etienne Chataignon a servi dans l'armée française avant de venir aux États-Unis en 1907. Il est arrivé au Texas en 1910 pour suivre les cours du séminaire St. Mary's à La Porte. Après son ordination, il a été nommé pasteur adjoint à la cathédrale Sainte-Marie de Galveston en 1911. Chataignon a servi comme aumônier dans l'armée américaine en France pendant la Première Guerre mondiale. Nommé aumônier dans le corps de réserve des officiers de l'armée américaine en 1923, il a également servi dans la 36e division de la Garde nationale du Texas. En 1924, il est devenu pasteur de l'église du Sacré-Cœur de Galveston. En 1942, le « Père Chat, le prêtre soldat de Galveston », comme on l'appelait affectueusement, a été promu au rang de colonel et a servi en tant qu'aumônier en chef du IIe corps, 5e armée, en Afrique du Nord et en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale. Le pape Pie XII a nommé le père Chataignon au rang de prélat domestique en 1943. Monseigneur Chataignon est revenu à l'église du Sacré-Cœur en 1945 en tant que vétéran hautement décoré et a pris sa retraite de l'armée en 1953. Pendant les années où il a été pasteur de l'église du Sacré-Cœur, le « Père Chat » a joué un rôle déterminant dans la création du lycée pour garçons d'Odin, qui est devenu le lycée Kirwin, et il a organisé des troupes de scouts. Il est enterré au cimetière Mt. Olivet à Dickinson ».

Érigé en 1991 par la Commission historique du Texas, Mgr Chataignon Knights of Columbus #9978. (Marqueur numéro 268.) »

NOUVELLES, ANNONCES ET DATES À RETENIR


243e célébration de la victoire franco-américaine,

19 octobre 1781 

Champ de bataille de Yorktown, Virginie

Commémoration du 243e anniversaire de la victoire de Yorktown :

Samedi 19 octobre 2024


• Le 19 octobre 2024, nous avons célébré le 243e anniversaire de la capitulation britannique à Yorktown, et commémoré les soldats et marins français morts pour la cause de l'indépendance américaine en présence de S.E. M. Laurent Bili, Ambassadeur de France aux Etats-Unis, et de Mme Caroline Monvoisin, Consul Général de France.

Les cérémonies se sont déroulées en présence du général de division Bertrand Jardin, de l'armée de l'air française, attaché de défense à l'ambassade de France aux Etats-Unis, du général de brigade Vincent de Kytspotter, chef de la mission militaire et de défense, mission permanente de la France auprès des Nations Unies, du contre-amiral de Rupilly, chef d'état-major adjoint, plans, commandement des forces interarmées, OTAN.


8h30 - Cérémonie commémorative au cimetière français :

C'est là que 50 soldats et marins français sont enterrés dans une fosse commune, dans une clairière le long de la route du champ de bataille. L'American Society of Le Souvenir Français, Inc. leur a rendu hommage en déposant une couronne par son président Thierry Chaunu et le contre-amiral Frédéric de Rupilly, de la Marine française. 

M. Chuck Schwam, directeur exécutif des American Friends of Lafayette, était le maître de cérémonie. M. Richard Azzaro, cofondateur et ancien président de la Society of Honor Guard/Tomb of Unknown Soldier, a déposé un bouquet de roses blanches « Never Forget ». 


9h15 - Cérémonie commémorative au Mémorial français :

Cette cérémonie a été organisée par les militaires français au siège de l'OTAN à Norfolk sous le commandement du COL Nicolas Durand, représentant national de liaison. Thierry Chaunu, président de la Société américaine du Souvenir Français, Inc. et le contre-amiral Frédéric de Rupilly ont déposé une gerbe en l'honneur des soldats et marins français qui ont donné leur vie pour l'indépendance des Etats-Unis. Plusieurs écoliers de la communauté française se sont rassemblés pour déposer une gerbe et rendre hommage à leurs aînés.


10h30 - Parade de Yorktown Day et 11h15 - Cérémonie au Monument de l'Alliance et de la Victoire, Yorktown : Un avion de chasse français Rafale de l'Escadron Lafayette et un F-22 de l'US Air Force ont survolé le défilé. L'Ambassadeur de France a rappelé le rôle crucial de la France dans la conquête de l'indépendance des Etats-Unis, grâce à l'intervention de son armée sous Rochambeau et de sa marine sous de Grasse, à la livraison d'armes et d'équipements depuis 1777, et à des financements considérables, ainsi qu'au fait que la France a été la toute première nation à reconnaître officiellement les Etats-Unis par un traité formel d'alliance, d'amitié et de commerce signé à Paris le 6 février 1778. La victoire franco-américaine de Yorktown, qui a conduit à l'indépendance des États-Unis, a impliqué 10 800 soldats français commandés par le général Rochambeau et 36 navires de guerre français sous le commandement de l'amiral de Grasse (comme inscrit sur le monument), et 5 900 soldats américains et 3 100 miliciens, sous le commandement général du général George Washington. Aucune autre nation n'a combattu les Britanniques sur ces terres sacrées. C'est l'exemple parfait d'une collaboration opérationnelle moderne entre les forces armées de deux pays. 

Cliquez pour voir le survol : https://www.facebook.com/franceintheus/videos/1216599036263873


Photos: Courtesy of French Military, NATO Norfolk Headquarters

Hommage annuel au soldat inconnu

À bord de l'USS Olympia 

Musée du port maritime de l'Indépendance, Philadelphie

Samedi 26 octobre 2024

Ci-dessus: all photos copyright Patrick J. Hughes U.S.M.C. ChuLai 67/68, Rolling Thunder® Inc. National Photographer, YouTube: mag12chulai, Twitter: @Patrickmag12chu, with special permission.


• Le 26 octobre 2024, notre Société a eu l'honneur de participer à l'hommage annuel au Soldat inconnu à bord de l'USS Olympia, à l'invitation de la Société de la Garde d'honneur, de la Tombe du Soldat inconnu, de la Fondation de la Tombe du Soldat inconnu et de l'Independence Seaport Museum.

Cet hommage commémore le transfert du Soldat inconnu du Havre, en France, le 25 octobre 1921, au cimetière national d'Arlington à bord de ce croiseur historique, aujourd'hui amarré à l'Independence Seaport Museum, à Philadelphie, en Pennsylvanie.

Plusieurs associations civiques et patriotiques ont été invitées, telles que l'Association de l'armée américaine, Greater Philadelphia, Penn & Franklin Chapter, Daughters of the American Revolution, American Gold Stars Mothers, Philadelphia Flag Day Association, Joe Griffith's Welcome Home Veterans sur WIBG 1020AM et 101.3FM. La Fédération des anciens combattants français et l'Association des officiers de réserve français aux Etats-Unis ont également été invitées.

Le général de brigade Vincent de Kytspotter, chef du service militaire et de défense de la Mission permanente de la France auprès des Nations Unies, a été l'orateur principal et a donné un aperçu émouvant de l'alliance entre la France et les États-Unis, qui remonte à 1778. Mme Marine Havel, Consul honoraire de France à Philadelphie, faisait partie des nombreux dignitaires présents.

Après la cérémonie, nous nous sommes réunis à la chapelle des quatre aumôniers du chantier naval voisin pour des rafraîchissements et un récit détaillé de l'histoire extraordinaire du retour au pays de ce soldat américain qui est mort loin de chez lui pour défendre notre liberté et nos démocraties. “With the Hand of God, He will be delivered Home" (« Avec la main de Dieu, il sera ramené à la maison ». )

Hommage annuel aux soldats, marins et

anciens combattants français


Le 2 novembre 2024

Carré des Anciens combattants français

cimetière de Flushing

 25 marins français de 1914-1918

cimetière national de Cypress Hills


Le 10 novembre 2024

25 soldats français de la guerre d'Indépendance

Providence, R.I. Old Burying ground

Ci-dessus: Photos two first rows, by Daniel Falgerho, Federation of French War Veterans. Third row: courtesy of Raymond Patnaude, via Prof. Norman Desmarais.


• Le samedi 2 novembre 2024, Mme Myriam Gil, consule générale adjointe de France à New York, a honoré la mémoire des soldats français enterrés au cimetière de Flushing, dans le Queens, dans la section des anciens combattants français. Ils ont servi pendant les deux guerres mondiales, en Indochine ou dans les campagnes d'Afrique du Nord. Le plus âgé est né en 1865 et est décédé en 1948. Parmi eux, l'Américain Eugène Bullard, officiellement reconnu par l'US Air Force comme le premier pilote de chasse afro-américain de l'histoire, qui s'est porté volontaire pendant la Première Guerre mondiale et a combattu à Verdun, puis à Orléans pendant la Seconde Guerre mondiale après avoir rejoint la Légion étrangère. (voir notre Bulletin en son honneur :

Février 2021 : hommage à Eugene Bullard, premier pilote de chasse noir de l'histoire de l'Amérique

https://conta.cc/3scOXoB (original version in English)

https://conta.cc/2NIjFHJ (version en français)


La cérémonie était organisée par la Fédération Française des Anciens Combattants, avec la Société Américaine du Souvenir Français Inc. et l'Association des Officiers de Réserve Français aux Etats-Unis. Nous avons été honorés par la présence du colonel Terrance Holliday, ancien commissaire du bureau du maire de New York pour les affaires des anciens combattants et membre du siège national de la Légion américaine. Nous avons également rendu hommage aux 24 soldats décédés en 1918 et enterrés au cimetière national de Cypress Hills à Brooklyn. Ils étaient engagés dans la lutte anti-sous-marine et l'escorte de convois dans l'Atlantique lorsqu'ils ont succombé à la pandémie dite de « grippe espagnole » dans les derniers mois de la Première Guerre mondiale, alors qu'ils étaient en service actif.

Thierry Chaunu a évoqué la mémoire de ces marins qui ont servi dans des conditions extrêmement difficiles et qui sont morts loin de chez eux, tous sauf deux étant originaires de Bretagne, un de Martinique et un de Picardie.

La consule générale adjointe Marianne Gilles et le lieutenant Xavier Million ont rappelé l'importance de la fidélité à la mémoire de ceux qui ont servi la France et les Etats-Unis.

La Fédération était représentée par le Président Alain Dupuis, Paul Garabedian, Secrétaire, Henri Dubarry, Trésorier, Jean Legall, Color Guard et Daniel Falgerho. Vice-président.


• Le dimanche 10 novembre, le Régiment Bourbonnais, le Second Rhode Island Regiment et un groupe d'environ 15 Fils de la Révolution Américaine, chapitre du Rhode Island se sont réunis au North Burial Ground à Providence, RI pour une cérémonie commune, le samedi 5 novembre au matin. Un petit groupe de personnes a assisté à la cérémonie. 

La cérémonie a commencé par une introduction historique suivie du dépôt d'une couronne au monument des soldats français. 

Norman Desmarais, membre du Régiment Bourbonnais et délégué régional pour la Nouvelle-Angleterre de la Société américaine du Souvenir français, a lu les noms des 25 soldats commémorés par le monument. En raison de la sécheresse, on n'a pas tiré sur les mousquets pour éviter qu'une étincelle ne déclenche un incendie. Les photos ont été prises par Raymond Patnaude.

https://souvenirfrancaisusa.org/honor-roll/#providence

Célébrations du 75e anniversaire

du Train de la Reconnaissance française

"Merci Train"

• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du "Train de la Reconnaissance Française", affectueusement appelé "Le Train Merci" (novembre 2022 : "Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français").

https://conta.cc/3OLtgJ3 (version originale en anglais)

https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)


• 2024 est le 75e anniversaire du "Train de la reconnaissance", un geste d'amitié et de gratitude du peuple français envers les Américains qui ont offert 49 wagons remplis de cadeaux pour chaque État en 1949.


• Le Merci Train, le 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, les gardiens des différents wagons du "train Merci" dans plusieurs États organisent des célébrations tout au long de l'année. Nous sommes honorés d'aider à faire passer le message.


• David Knutson, de la 40&8 National Box Car Association, a partagé cette courte vidéo : réalisée en 2011, il s'agit d'une excellente vidéo sur l'histoire de la 40&8. Créée pour une unité de média interactive pour le Southern Museum of Civil War & Locomotive History (en association avec le Smithsonian) pour leur nouvelle aile éducative centrée sur le « Train de la Merci ». Crédité à Ava Wilkey du Southern Museum of Civil War and Locomotive History.  

https://vimeo.com/18495973

Il y a un lien sur la page d'accueil de leur site web: https://texasboxcar.org/

Lundi 11 novembre 2024

Cérémonie de commémoration, Florida boxcar 

Ville de Holly Hill (Daytona Beach)

Ci-dessus: Photos courtesy of David Knutson, Brigitte van den Hove-Smith


• Le lundi 11 novembre 2024, une cérémonie très spéciale a eu lieu devant le wagon Florda du train Merci. 

Un grand merci à la ville de Holly Hill et à la Holly Hill Historic Society & Museum, ainsi qu'à la Color Guard des Sons of the American Revolution. L'implication des différents groupes qui se sont réunis pour faire de cet événement un moment privilégié. 

Steve Dircks, directeur de la National Box Car Association, a fait le déplacement depuis le Minnesota pour assister à l'événement. Le Grand Directeur Boxcar Keith Varney et la Grande Correspondante Debra Reynolds de la Grande Voiture de Floride étaient également présents.

Une gerbe du Consulat général de France a été déposée par Mme Brigitte Jensen, Consul honoraire de France à Orlando, qui était accompagnée de François Kloc, Consul honoraire de France à Jacksonville, Claude Berthoin (Chef d'Ilots Speed Coast), Brigitte van den Hove-Smith (Déléguée Générale Adjointe American Society of Le Souvenir Français USA et Co-Chef d'Ilots South West Florida), Sheila Kloc (Vice-présidente du Comité nantais de l'Association des villes sœurs de Jacksonville), Honorable Chris Via - Maire de Holly, Isabelle Tran, Présidente de la Chambre de commerce franco-américaine d'Orlando, Polly Cappuccio - Présidente de la Holly Hill Historic Society & Museum, Steve Breckenridge - Secrétaire de l'Etat de Floride, Sons of the American Revolution, Mr. Jim Bowers - Northern Area Commander & Chef de Gare 40 & 8 Voiture 294. 

Une photo montre une partie de l'exposition au Holly Hill Historic Museum, présentant des dessins offerts par le Florida Merci Boxcar. Ces dessins appartiennent à June Cutchins, qui possède une collection privée en Alabama. June n'avait que 4 ans lorsqu'elle a assisté à l'arrivée du wagon à Sarasota, en Floride, en 1949. Sa mère, institutrice de longue date dans la région, a reçu les dessins du wagon. C'était une façon significative d'honorer ces objets lors de la célébration du 75e anniversaire.

Réservez la date ! 


Dimanche 2 février 2025

Inauguration du wagon restauré de Hawai'i

Train de la Reconnaissance française

Ewa Beach (Honolulu)

Ci-dessus:

Photos reçues de Mr. Jeff Livingston, Historia, 40 & 8 Project Manager

Hawaiian Railway Society, 91-1001 Renton Rd. Ewa Beach, Hawaii 96706

GPS: 21.331976, -158.046023


« Des bancs pour les troupes ont été ajoutés à une extrémité du wagon pour illustrer le fait que 40 hommes étaient transportés dans ces wagons, 20 par extrémité... Le mannequin dans le wagon représente le soldat de deuxième classe John R. Rowe. Rowe est le seul Hawaïen ethnique connu à avoir été tué sur le champ de bataille en France, le 31 juillet 1918. L'uniforme est d'époque et les insignes sont similaires, voire identiques, à ceux que Rowe aurait portés. Un mannequin de cheval est prévu à l'autre extrémité de la voiture. Comme aucun des cadeaux originaux contenus dans le wagon n'a été retrouvé, nous avons commencé une collection de pièces d'époque et de reproduction qui représenteront le type d'objets donnés par le peuple français. Comme le wagon et les expositions resteront à l'extérieur dans un avenir prévisible, nous prévoyons de construire une enceinte étanche pour les « cadeaux ». Bien que la restauration/reconstruction puisse être considérée comme achevée, il reste encore beaucoup de travail à faire avant la ré-inauguration du 2 février 2025 pour compléter l'histoire. "

 

Ne manquez pas cet article du journal local Honolulu Civil Beat :

Denby Fawcett: Restoring A Giant Symbol Of Postwar Generosity And Friendship 

Commémorations de Veterans Day

(Journée des Anciens Combattants)

à New York et à Houston


10 et 11 novembre 2024

Ci-dessus: Photos New York: Daniel Falgerho, FFWV


• Le dimanche 10 novembre, la messe traditionnelle a eu lieu à l'église Notre-Dame, 405 West 114th Street, à 11h00, et a été suivie d'une cérémonie de dépôt de gerbes sur le mur d'honneur de l'église en l'honneur des 463 « Morts pour la France » qui ont quitté New York pour se battre pour la liberté et la démocratie au cours des deux guerres mondiales. Cette année, nous avons rendu un hommage particulier aux 28 membres de l'American Field Service qui sont « morts pour la France ». Nous avons eu l'honneur d'avoir parmi nous M. Daniel Obst, PDG des programmes interculturels de l'American Field Service.

Un déjeuner au restaurant Le Monde, situé à proximité, a clôturé cette journée de commémoration.


• Le lundi 11 novembre a eu lieu la traditionnelle parade du Veterans Day sur la Cinquième Avenue avec M. Cédrik Fouriscot, Consul Général de France à New York, Gérad Epelbaum, Conseiller Consulaire, COL(H) Patrick du Tertre, président des Officiers de Réserve Français aux Etats-Unis, et les Anciens Combattants Français conduits par leur président Alain Dupuis. 



Veterans Day Parade à Houston, Texas

Ci-dessus: Photos courtesy Lex Parker - Bruno Cateni, French Veterans of Texas


À Houston, le week-end du Veterans Day a été très chargé pour les Anciens Combattants Français du Texas :

• Le samedi 9 novembre : Dépôt de gerbe au Buffalo Soldier Museum avec notre Vice Consul - François Chassaigne-Audouin et le Conseiller Consulaire Pierre Grosdidier, 

• Le lundi 11 novembre : Houston Parade 2024 avec l'OFAJ, The Forty and Eight - La Société des Quarante Hommes et Huit Chevaux - et Le Souvenir Français, suivi d'un déjeuner à la Résidence du Consul Général de France Valérie Baraban. La Légion d'honneur a été décernée à titre posthume à la famille de M. Carl Rush qui a combattu en France le jour J+30. 

• Le mardi 12 novembre : Discussion sur le Jour J avec questions et réponses au lycée Dawson avec Bruno Cateni, Délégué Général Adjoint, Le Souvenir Français, (ici devant les élèves) et la Consule de France Anne-Laure Pol.

ALBUM PHOTOS LAFAYETTE



Bicentenaire de la tournée d'adieu de Lafayette 

Événements récents sélectionnés en Virginie

Photos above and below courtesy American Friends of Lafayette


"Nous estimons que 6 millions de personnes ont vu Lafayette, c'est plus que la tournée des Beatles. Il fut le premier 'rock star' ” - - Chuck Schwam, Executive director, The American Friends of Lafayette.


Vous trouverez ci-dessous une petite sélection des dizaines d'événements qui ont déjà eu lieu depuis le 16 août, date à laquelle nous avons accueilli le général Lafayette dans le sud de Manhattan. 

Pour une couverture plus complète, nous vous invitons à visiter la page Facebook de The American Friends of Lafayette à l'adresse suivante : https://www.facebook.com/AmericanFriendsofLafayette

Chaque jour, presque chaque heure, vous pouvez trouver les dernières mises à jour sur les événements à venir, et découvrir tout ce que vous avez manqué ! Mais vous pouvez vous rattraper, il reste encore 11 mois.



Lafayette à Portsmouth, Virginie:

Ci-dessus: For all photos: https://lookportraits.shootproof.com/gal.../Lafayette24/home


Le marquis de Lafayette est accueilli par James Armistead Lafayette et une foule de citoyens heureux. Lafayette se rend en calèche à l'historique Hill House et au parc du Marquis de Lafayette.

Les Filles de la Révolution américaine de Fort Nelson ont redédié le monument pyramidal du centenaire qu'elles avaient érigé il y a 100 ans à la date du centenaire

Le monument commémore la visite du major général Lafayette à Portsmouth le 25 octobre 1824

La cérémonie s'est déroulée au son d'une musique patriotique et inspirée de Lafayette, et le maire Shannon Glover a proclamé la Journée Lafayette à Portsmouth

La cérémonie s'est déroulée sur fond de campement de la guerre d'Indépendance du Youth Virginia Regiment et, par la magie de l'histoire vivante, le YVR a reconstitué la bataille de Scotts Creek

Regardez la vidéo à l'adresse : https://www.youtube.com/watch?v=MOgz2x-cXXI



Rénovation d'une petite stèle

Ci-dessus: To view all the photos: https://lookportraits.shootproof.com/gal.../Lafayette24/home


Le 9 juin 1890, une pierre commémorative a été placée dans le trottoir pour marquer l'emplacement de l'arche civique de Portsmouth de 1824, et la pierre d'origine a été remplacée en 1974, car elle était très usée par le trafic piétonnier. En 2024, cette pierre a été remise à neuf et une nouvelle signalisation a été ajoutée pour commémorer la visite du général Lafayette. Financés par la Towne Bank, la Portsmouth Historical Association et le Fort Nelson Chapter NSDAR, la pierre et le panneau ont été inaugurés lors de la célébration du bicentenaire du retour du général en 1824, le 25 octobre 2024.

Les bénévoles de Hill House ont également passé d'innombrables heures à revoir complètement la signalisation et l'aménagement paysager du parc du Marquis de Lafayette, à l'intersection de Crawford Street et de Glasgow. Bravo !


Lafayette à Monticello en Virginie

Demeure de Thomas Jefferson

Ci-dessus:

Lafayette rend visite à son ami francophile Thomas Jefferson:

« M. Jefferson me reçut avec une vive émotion. Je l'ai trouvé très vieilli, sans doute, après une séparation de trente-cinq ans, mais supportant merveilleusement bien ses quatre-vingt-un ans, en pleine possession de toute la vigueur de son esprit et de son cœur qu'il a consacrés à la construction d'une bonne et belle université... » - Lafayette 

Video @a_lafayettebicentennialartblog Lafayette is @charles_wissinger_actor

https://www.facebook.com/AmericanFriendsofLafayette/videos/554738017273572


« La rencontre entre Jefferson et Lafayette fut des plus affectueuses. Ils tombèrent dans les bras l'un de l'autre en prononçant ces mots : 'Mon cher Lafayette', 'Mon cher Jefferson' et pleurèrent : 'Mon cher Lafayette', 'Mon cher Jefferson', et ils pleurèrent ».

Dans le cadre de sa tournée d'adieu aux États-Unis, le marquis de Lafayette rendit visite à Thomas Jefferson à Monticello du 4 au 15 novembre 1824. Après leur séjour, les deux hommes entretinrent une correspondance au cours de laquelle Lafayette encouragea Jefferson à « faciliter l'émigration des personnes de couleur ».

Découvrez des témoignages de première main sur la visite du marquis à Monticello.: https://swll.to/yiRPlvr



Lafayette à la chasse à courre de Montpelier:

Ci-dessus : Lafayette aux courses de chasse de Montpelier ! Une grande journée à célébrer Lafayette et à faire un peu d'équitation. Mark Schneider est un passionné d'équitation et nous en sommes fiers

Merci à tous les 15 000 personnes estimées qui ont assisté à l'événement d'aujourd'hui. C'était une journée d'automne parfaite

Regardez la vidéo à l'adresse suivante: Lafayette taking the horse by the reins in orange, Virginia



Lafayette à l'Université deVirginie

Ci-dessus : En novembre 1824, peu après son arrivée à Monticello, Thomas Jefferson et son « comité » accompagnent Lafayette pour visiter le nouveau village académique de Jefferson, l'Université de Virginie. Après une visite des lieux, Lafayette est accueilli pour un grand dîner dans le dôme de la rotonde, qui n'est pas encore achevé. 400 hommes y assistent et plus de 32 toasts sont portés, ce qui en fait un événement grandiose.

Le programme commença par un accueil flirtant de la part des dames du balcon lorsque Lafayette entra dans la salle avec les présidents Thomas Jefferson et James Madison. Puis, comme il y a 200 ans, Wm Gordon a accueilli Lafayette et la soirée historique a commencé: 

"Levez votre verre à Lafayette ! 

À la Constitution ! 

À Madison ! À la nouvelle université de Jefferson ! 

À George Washington ! 

À notre République ! 

À la France ! "




Lafayette chez le Gouverneur de Virginie & Mme Youngkin

Ci-dessus : Le 27 octobre 1824, le marquis de Lafayette a dîné à l'Executive Mansion avec le gouverneur James Pleasants dans le cadre de son célèbre retour aux États-Unis en tant qu'« invité de la nation », 50 ans après la fin de la guerre d'Indépendance. 

À cette occasion, le gouverneur de Virginie Glenn Youngkin et la première dame Suzanne S. Youngkin ont organisé un événement au manoir, en collaboration avec la Commission #VA250 et les Amis américains de Lafayette, afin de souligner le pouvoir du lieu et l'importance des moments clés de la commémoration du 250e anniversaire de la fondation de la nation en Virginie. 

L'héritage d'unité et d'espoir de Lafayette reste un phare pour notre voyage vers une union plus parfaite aujourd'hui. 

Découvrez le pouvoir des moments anniversaires avec VA250. 


Visionnez la vidéo de cette visite mémorable à l'adresse suivante : 

https://www.facebook.com/VARevolution250/videos/549076304379812

ÉVÉNEMENTS À VENIR


Tournée d'adieu à Lafayette Bicentenaire

Pour une liste complète, visitez le site: Lafayette200.org

Notre appel de fonds pour l'Hermione se poursuit !


En novembre de l'année dernière, notre Société a participé au lancement de la campagne de collecte de fonds aux États-Unis afin de sauver l'Hermione et de la faire naviguer à temps pour les 250 ans des États-Unis en 2026. Cette campagne se poursuit et tous les dons sont déductibles des impôts.

NOS BULLETINS MENSUELS


NOTRE OBJECTIF : Mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les Etats-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.


Vous pouvez accéder à tous nos anciens bulletins mensuels (en anglais et en français) à l'adresse suivante: 

www.SouvenirFrancaisUSA.org


Cliquez sur les photos et illustrations pour accéder aux sources utilisées.


Veuillez excuser d'éventuelles fautes de grammaire ou d'orthographe,

la traduction étant semi-automatique

et le temps imparti pour la relecture étant très limité.

NOS MISSIONS:


• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,


• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.


• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.


• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.



• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.

Conseil d'Administration

American Society of Le Souvenir Français, Inc.


Membres (2024):

Françoise Cestac, Honorary President • Thierry Chaunu, President, and General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Yves de Ternay, Treasurer • Patrick du Tertre, 1st Vice President • Henri Dubarry • Francis Dubois • Alain Dupuis, 2nd Vice President & Deputy General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Daniel Falgerho, General Secretary • Clément Mbom, Education Advisor • Jean-Hugues Monier, Auditor • Harriet Saxon • Nicole Yancey

Délégués Régionaux:

Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South

Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •

Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, former Honorary Consul of France in Virginia

Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets commémoratifs historiques honorant la mémoire de la France et des français

aux Etats-Unis tels que la stèle que nous venons d'inaugurer à Gloucester!

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"non-profit" par l'Administration fiscale fédérale américaine.

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