L’UOSSM et ses partenaires humanitaires internationaux SEMA et SAMS, soutiennent activement cette action du personnel médical sur le terrain au sein des centres de santé et hôpitaux syriens. Par cette initiative forte et symbolique d’arrêt des soins (non-urgent) pendant trois heures , ces femmes et ces hommes dont le métier est de panser les plaies, de sauver des vies, veulent dire stop au massacre des centaines de civils en seulement quelques jours, stop aux bombardements quotidiens, stop au ciblage systématique des centres de santé et du personnel médical, stop à cette agonie du peuple d’Alep et de Syrie qui se meurt à petits feux.
Les images qui nous parviennent sont glaçantes. Elles montrent une escalade dans l’horreur et la barbarie : des enfants mutilés, des corps déchiquetés, des morts par centaines, des blessés par milliers. “Au cours des 5 dernières années de guerre, nous n’avons jamais vu autant de traumatismes et de décès dans nos hôpitaux”, rapporte le Dr Bakry Maaz, chirurgien orthopédique à Alep. Aujourd’hui, on dénombre environ 573 tués à Alep et plus de 1600 blessés en moins de 10 jours. C’est un véritable massacre qui se déroule sous nos yeux et nous restons impuissants face à cette pluie de bombes qui s’abat sur la population civile.
Nous réitérons notre appel pour l’instauration immédiate d’une trêve humanitaire et l’ouverture immédiate d’un corridor humanitaire indépendant. Nous demandons aux citoyens d’en appeler à leur gouvernement et à la communauté internationale pour une réaction immédiate.
“Notre soutien est inconditionnel aux médecins et professionnels de santé à Alep et en Syrie qui ont choisi de mener cette grève des soins (non-urgent) pendant trois heures. Dans un pays en guerre, une action comme celle-ci est le seul moyen pour ces femmes et hommes de terrain de marquer leur protestation face à une situation humanitaire et sanitaire qui ne cesse de se dégradent. Loin de s’améliorer, leurs conditions d’exercice empirent dans leur hôpitaux de fortune. Ces jours resteront dans l’histoire comme le moment où l’humanité a fermé les yeux face aux atrocités d’Alep. Il est encore temps de réagir, de répondre à leur appel. Nous exigeons l’instauration immédiate d’une trêve humanitaire et d’un couloir humanitaire sous contrôle international.” s’indigne le Dr Ziad Alissa, président de l’UOSSM France.
Les médecins et professionnels de santé, victimes de la guerre en Syrie :