L'UOSSM sera reçue dans les prochains jours par le commissaire européen pour dénoncer l'enfer humanitaire d'Idleb

Paris, le 2 mars 2020 - Après avoir rencontré le président de la République Emmanuel Macron en janvier dernier, le Pr Raphaël Pitti et le Dr Ziad Alissa de l'UOSSM ont rédigé une lettre de plaidoyer pour Idleb à la commission européenne ce vendredi 28 février. 
Ils ont reçu une réponse favorable et seront donc conviés dans les prochains jours par Slovène Janez Lenarcic, le commissaire européen aux urgences au sein de la commission européenne pour évoquer le chaos humanitaire à Idleb. 




Nous exhortons l’Europe et la commission européenne à tout mettre en oeuvre pour :

  • l'arrêt des attaques aériennes et bombardements dans le nord-ouest de la Syrie ;
  • le déploiement en urgence des fonds nécessaires pour apporter une aide humanitaire vitale dans la région : santé, éducation, alimentation, eau, abris ;
  • l'acheminement immédiate d’une aide humanitaire
  • un soutien massif des organisations humanitaires et médicales qui agissent dans le nord-ouest de la Syrie.
Plongée dans le camp d'Atme avec nos collègues soignants en Syrie
Le camp compte 70 000 personnes. Plus qu'un camp, c'est une véritable ville qui s'est construite à quelques kilomètres de la frontière turque. 65% des habitants sont des enfants.
Notre centre de santé primaire Kafr Oweid est le premier centre de soin de la zone. Mais il y a un vrai manque de personnel médical et de médicaments car le nombre de déplacés ne fait qu'augmenter chaque jour de façon dramatique.


Oussama Alhussein, coordinateur programmes médicaux et humanitaires dans le camp d'Atme :
"Vous pouvez voir les rues pleines de boue. Lorsque l'on évoque les camps d'Atme, nous parlons de centaines de camps, dans cette vidéo, vous n'en voyez qu'un ou deux camps. La route que vous voyez, a été réhabilitée, c'est la meilleur route du camp. Les gens vivant ici viennent du sud et du nord d'Idleb, de l'ouest d'Alep et du nord de Hama.
Nous sommes au XXIème siècle, mais dans notre tête, dans notre coeur, nous sentons qu'il n'y a plus d'humanité. L'humanité meurt en Syrie. Personne ne peut réellement décrire ce qui se joue en Syrie, c'est juste catastrophique. Les gens sont désespérés, désemparés, ils se sentent perdus où qu'ils aillent. C'est la misère qui s'abat sur ces camps. Nos centres de santé manquent de médicaments. Il n'y a plus à manger. Les familles doivent travailler pour 1 à 2 dollars par jour. Les enfants ne vont plus à l'école. Ils n'ont pas de quoi s'acheter un cahier."

Dr Muhannad Alkhalil, médecin du centre de santé Kafr Oweid :
"Les populations se déplacent de l'enfer vers l'enfer, de l'enfer de la mort, par les bombardements, la destruction des hôpitaux, des habitations à l'enfer de la vie, par des conditions de vies très difficiles dans des camps insalubres."

L'UOSSM renouvelle son appel à la mobilisation pour soutenir nos cliniques mobiles et nos actions médicales d'urgence auprès des déplacés d'Idleb !  

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Jehan LAZRAK-TOUB,
Responsable communication et fundraising UOSSM
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