Merci au Dr Durie et à l'IMF de nous avoir permis de traduire et publié cet article. Notez que les redirections intégrées dans cet article sont issues de la version originale anglaise.
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La sécurité des patients est plus importante que jamais alors que les Américains commencent à relâcher leurs mesures
de confinement
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Dr Brian G.M. Durie
de l'
International Myeloma Foundation
(IMF)
Date de publication : 21 mai 2020
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Alors que les villes américaines commencent à relâcher leurs mesures de confinement, comment doivent réagir les patients atteints d’un myélome ? Cette semaine,
The Lancet
et
The New England Journal of Medicine
deux revues médicales parmi les plus réputées au monde, ont présenté leur évaluation de la réponse des États-Unis face à la pandémie. Malheureusement, la fiche de rendement des États-Unis n’est pas aussi impressionnante que celle de la Taiwan, de la Corée du Sud, de l’Allemagne et de la Nouvelle-Zélande, là où les tests et la recherche de contacts ont commencé tôt et contribué à limiter la propagation de l’infection communautaire.
En bref, les patients atteints d’un myélome qui habitent les États-Unis sont en grande partie responsables d’assurer leur propre sécurité au moment de réintégrer la communauté et, nous l’espérons, de retourner à leur clinique pour traiter leur myélome, au bureau de leur médecin ou à l’hôpital, lorsque cela est nécessaire.
Quels sont les éléments clés à retenir pour les semaines à venir ?
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Tenir compte de la situation au sein de votre communauté
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L’infection à la COVID-19 demeure répandue au sein des communautés américaines. Comme souligné dans un récent
éditorial du Los Angeles Times
,
les personnes les plus susceptibles d’avoir des conséquences néfastes reliées à la COVID-19 sont plus nombreuses que l’on pourrait le croire.
Parmi les groupes de personnes à risque notons les minorités visibles, les diabétiques, les personnes obèses, et celles qui souffrent d’hypertension, de troubles pulmonaires ou rénaux chroniques pour n’en citer que quelques-uns. Cela représente près de la moitié des Américains.
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Éviter tout contact avec des personnes infectées par la COVID-19
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Commençons par la bonne nouvelle.
Les patients atteints d’un myélome qui ont contracté la COVID-19 représentent un pourcentage beaucoup plus faible que celui chez les personnes immunosupprimées. Il semble que l’un des principaux facteurs contribuant à leur sécurité soit leur capacité à se protéger comme ils le font si bien depuis leur diagnostic.
De façon générale, ces patients ont été infectés par mode communautaire, et non PAS lors de visites dans une clinique ou un hôpital. Sauf en période d’éclosion du nombre d’infections, lorsque les systèmes ne parvenaient plus à suffire, les patients vulnérables étaient très bien protégés et ont rarement, voire jamais, contracté l’infection en milieu hospitalier.
C’est une bonne nouvelle vu les efforts déployés pour instaurer cette nouvelle réalité (ou anormalité). Grâce aux mesures de protection en place, il y a espoir qu’en juin ou juillet, les médecins spécialistes du myélome puissent de nouveau accueillir les patients dans leurs bureaux pour des traitements ou de nouvelles procédures, notamment l’autogreffe de cellules souches (et le prélèvement de cellules souches), et d’autres traitements plus intensifs, ainsi que des essais cliniques. Certains centres ont déjà repris ces activités.
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L'avenir : défis et divertissements
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Comme il est peu probable d’être infecté lors de visites chez le médecin, quelles sont les situations les plus à risque pour les patients atteints d’un myélome ?
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Grands rassemblements de tout genre
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Une étude récente
publiée par la National Academy of Sciences
, ainsi qu’une série de rapports, indiquent que la propagation aérienne du virus peut rapidement transmettre l’infection de la COVID-19 lors de grands rassemblements. On surnomme ces rassemblements « événements de super-propagation » lesquels sont la source de la plupart des grandes éclosions régionales de la COVID-19, notamment les
célébrations du Mardi Gras
, une vaste
réunion d’une entreprise de biotechnologie
, les églises et boîtes de nuit en Corée du Sud, un carnaval en Allemagne, un centre de ski en Autriche, et la liste continue. On ne sait pas si les « superinfecteurs » ont une charge virale beaucoup plus élevée ou si leur maladie est tout simplement plus agressive. Certains scientifiques croient que le simple fait d’interdire les grands rassemblements pourrait suffire pour maîtriser la pandémie de la COVID-19.
Ainsi, les patients atteints d’un myélome devraient particulièrement éviter les grands rassemblements de tout genre où des personnes pourraient involontairement propager l’infection. Cela sera difficile compte tenu du désir croissant pour le retour des activités sportives, des concerts et autres. Mais en évitant ce type de rassemblement, nous pourrons contribuer à réduire le nombre d’infections et de décès tout en préservant un pilier de l’économie. Par exemple,
des chercheurs de l’Université Columbia estiment
que si les États-Unis avaient commencé à imposer des mesures de distanciation sociale une semaine plus tôt, près de 36 000 personnes de moins seraient décédées de l’épidémie du coronavirus.
Du point de vue de la santé publique, les grands rassemblements constituent un risque sérieux. Si un « superinfecteur » se retrouve au sein d’un petit groupe, la propagation peut être détectée et contenue rapidement
, comme cela fut le cas dans plusieurs pays, dont l’Allemagne. Par conséquent, la propagation à grande portée au sein de la communauté peut être évitée. Il serait merveilleux que cela se produise aux États-Unis.
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Usage des transports en commun
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Adapter certaines activités pour rester en sécurité
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Certaines activités comportent des risques, bien que nous ne puissions les éviter complètement. Une bonne hygiène, le port d’un masque et la distanciation physique doivent se poursuivre :
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- Épicerie : La FDA propose des lignes directrices à respecter pour assurer sa sécurité au moment de faire son épicerie en temps de COVID-19. Bien qu’il y ait des risques bien documentés pour les employés des épiceries, il n’y a eu que très peu de cas de propagation directe aux clients, et certainement pas par la nourriture.
- Restaurants : Il demeure préférable de les éviter, bien que certains restaurateurs proposent des options plus sécuritaires avec des patios extérieurs, plexiglas et autres. Il faut se rappeler qu’il y a eu propagation importante du virus dans les restaurants et bars.
- Salons de coiffure : Certains ont rouvert leurs portes dans certains États. Tout comme le transport en commun, des solutions créatives sont mises à l’essai, notamment la réduction du nombre de clients, l’espacement des rendez-vous et même la coupe de cheveux dans les parcs. Nous devons suivre de près les développements à ce sujet.
- Visites de petits-enfants : Cela demeure quelque chose de très important pour plusieurs patients atteints d’un myélome. Le New York Times a publié un guide de visites dans un article intitulé « When Can I See My Grandkids? ». L’auteur suggère de tenir compte du nombre de contacts de chacun au cours des semaines précédentes pour établir si une visite s’avère sécuritaire.
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De nombreuses communautés sont non seulement vulnérables en raison de problèmes de santé, mais aussi en raison de facteurs socio-économiques qui rendent impossible la distanciation physique, l’accès à la nourriture, ou qui ne permettent pas d’éviter les transports en commun ou les sorties dans la communauté.
Au même titre que le fait de s’engager à ne PAS infecter les autres (en portant un masque et en prenant des précautions raisonnables), il est important d’aider les autres à surmonter cette épreuve en toute sécurité. Nous traversons TOUS la même épreuve.
La nation autochtone de Navajo
est ravagée par la pandémie de la COVID-19. L’auto-isolement n’est pas possible pour les familles qui partagent une seule pièce sans électricité ni eau. Ses membres doivent visiter les sites communautaires pour s’approvisionner en eau et pour d’autres activités.
Les Afro-Américains
de partout au pays ont été particulièrement touchés. En Louisiane, non seulement les célébrations du Mardi gras ont-elles contribué à propulser la propagation du virus, mais les communautés n’étaient tout simplement pas en mesure de faire face à la situation lorsqu’un grand nombre de personnes à risque ont été infectées.
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- La distanciation physique, le port du masque, le lavage fréquent des mains, et tous les points que nous avons déjà soulignés contribuent à nous protéger contre l’infection à la COVID-19. Mais il reste que nous devons faire preuve de prudence au moment de reprendre certaines activités. Ce serait formidable si nous vivions en Nouvelle-Zélande, et que la réintégration en milieu communautaire était un défi et un risque beaucoup moins importants. Mais à moins d’être isolés sur une île quelque part (comme certains), nous devons faire preuve de prudence en apprenant à vivre cette nouvelle anormalité.
- Bien qu’il soit encore très tôt, il y a des nouvelles encourageantes concernant la vaccination. Pour quelques-unes, parmi la centaine d’initiatives présentées, on rapporte une bonne innocuité et un certain degré d’efficacité dans les premiers essais cliniques. Espérons que ces initiatives puissent mener à la découverte d’un vaccin efficace et capable de nous protéger.
- Les épiciers rapportent de nouvelles tendances dans les aliments les plus populaires chez les personnes en auto-isolement. Il semble que nous consommions davantage d’aliments transformés et « réconfortants ». D’autres articles qui semblent gagner en popularité (pas ce que je préfère personnellement) sont les cocktails en canettes, qui requièrent peu ou aucune préparation. Mais là encore, peut-être préférez-vous un bon grand verre de jus d’orange !
Jusqu’à ce que les choses soient plus sûres, protégez-vous autant que possible.
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Le Dr Brian G.M. Durie a fondé l’
International Myeloma Foundation
(IMF), dont il est aujourd’hui le président, et siège à son conseil consultatif scientifique. Il est également le président du groupe de travail international sur le myélome de l’IMF, un consortium regroupant près de 200 spécialistes du myélome d’un peu partout dans le monde. Le Dr Durie dirige également le projet
Black Swan Research Initiative
® de l’IMF.
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