|
PROGRAM MONDIAL
POUR LA VIE SAUVAGE
| | BULLETIN D'INFORMATION DU GWP | juillet 2025 | | Chers amis et collègues du GWP, | | |
C’est un plaisir de vous retrouver pour ce nouveau bulletin trimestriel du GWP, qui contient une mine d’informations sur les dernières actualités, les rencontres et les échanges sur le terrain.
En Afrique du Sud, nous avons eu le plaisir d’accueillir plus de 60 participants, provenant de 22 pays du GWP, à l’occasion d’un atelier sur le tourisme de nature : nous remercions sincèrement Flora Mokgohloa (Département des forêts, des pêches et de l’environnement) et Sibusiso Bukhosini (Autorité du parc humide iSimangaliso) et leurs équipes d’avoir gracieusement organisé l’atelier et apporté leur contribution. Quelques semaines avant la tenue de cet atelier, le GWP, en association avec les programmes PROGREEN et PROBLUE de la Banque mondiale, avait organisé un webinaire consacré à de nouvelles formes d’analyses permettant de mesurer les retombées économiques locales du tourisme de nature à Madagascar et en Ouganda. Vous trouverez les liens ci-dessous pour revoir ce webinaire qui a été enregistré et accéder aux études menées dans chacun de ces pays.
Par ailleurs, nous avons conclu le premier cycle de notre Initiative de jumelage, et tous nos remerciements vont aux équipes de la Colombie, du Panama, du Tchad, de l’Afrique du Sud, du Bhoutan et de l’Ouganda pour leur esprit de collaboration et participation. Nous sommes également ravis de partager notre dernier article qui met en lumière le rôle de cinq champions communautaires dans le renforcement de la résilience des espèces sauvages, de la nature et des communautés dont ils s’occupent. De plus, nous présentons deux nouvelles notes d'orientation, sur la conservation du jaguar et le piégeage photographique, publiées très récemment par l'équipe du GWP Équateur.
| | |
Cordialement,
L'équipe de coordination du GWP
Banque mondiale
| | Actualités et ressources du GWP | | Les échanges dans le cadre des initiatives de jumelage (Twinning) du GWP sont synonymes de collaboration | | |
La première phase de l'initiative de jumelage du GWP s'est conclue par un succès et des échanges fructueux entre six pays. Ces échanges ont favorisé l’apprentissage entre pairs, inspiré des pratiques reproductibles et renforcé la collaboration internationale, créant ainsi une assise solide pour les futurs partenariats dans le domaine de la conservation de la faune et de la flore sauvages.
En avril 2024, une délégation du projet GWP Bhoutan s’est rendue en Ouganda dans le cadre d’un échange à l’initiative de ses membres afin d’acquérir des connaissances pratiques sur la conservation et le développement de l'écotourisme. Les membres de l’équipe du Bhoutan ont été particulièrement inspirés par l’esprit d’engagement communautaire en Ouganda, les modèles de partage des retombées et l’utilisation de matériaux locaux dans la construction des écolodges – des idées qu’ils espèrent reproduire dans leur pays.
Au mois de février 2025, les équipes des projets GWP Tchad et GWP Afrique du Sud se sont réunies à Pretoria pour partager leurs expériences sur divers sujets : mandats institutionnels pour le règlement des différends, cadres juridiques pertinents et approches pratiques pour faire face aux problèmes de pollution, de braconnage et aux conflits entre les communautés humaines et la faune sauvage. L'équipe de projet du Tchad a tiré des enseignements de la législation environnementale sud-africaine et du modèle intégré interinstitutionnel destiné à mieux faire appliquer la loi. À son tour, l’équipe du projet d’Afrique du Sud a tiré parti de l’expérience de son homologue tchadienne en matière de maîtrise des conflits hommes-faune sauvage et concernant le rôle des officiers de police judiciaire dans la poursuite des infractions environnementales. Les équipes des deux pays ont réaffirmé leur volonté de continuer à collaborer, notamment en réactivant le dialogue sur le protocole de réintroduction du rhinocéros.
En avril 2025, une délégation du projet GWP Colombie s’est rendue au Panama pour découvrir l’expérience de l’équipe de projet en matière de connectivité bio-culturelle et de gestion des conflits entre les communautés et le jaguar. L'échange a débouché sur des pistes concrètes de collaboration, en particulier un possible accord de coopération binationale.
Ces échanges ont jeté des bases solides pour la poursuite de l'apprentissage entre pairs au sein du réseau GWP. L’initiative de jumelage va entrer dans sa deuxième phase et nous espérons prolonger la collaboration qui permettra d’améliorer les connaissances et les solutions en matière de conservation des espèces sauvages.
| | Atelier de tourisme axé sur la nature au parc iSimangaliso Wetland Park, Afrique du Sud | | Participants à l’atelier « Les bases pour un secteur du tourisme de nature florissant », iSimangaliso Wetland Park, Afrique du Sud. | Entre le 2 et le 5 juin 2025, 62 participants provenant de 22 pays du GWP se sont rendus en Afrique du Sud et se sont retrouvés au parc humide d’iSimangaliso pour participer à un atelier organisé en partenariat avec le Département des forêts, des pêches et de l’environnement d’Afrique du Sud (DFFE) et l’Autorité du parc d’iSimangaliso, autour du thème : « Les bases pour un secteur du tourisme de nature florissant ». Le but était de favoriser le partage des connaissances et l’apprentissage sur le développement d’un tourisme commercialement viable autour des aires protégées, offrant des retombées à la fois pour les communautés et la conservation de la nature. Les participants ont discuté de leurs progrès et de leurs approches visant à intégrer le tourisme de nature dans les stratégies de développement. Ils ont également exploré les possibilités de conception et mise en œuvre de produits touristiques ainsi que de chaînes de valeur favorisant la création d'emplois. Restez à l’écoute car une note d'orientation résumera bientôt les idées échangées lors de cet atelier productif. | | Nouvelles études sur les impacts économiques locaux du tourisme de nature à Madagascar et en Ouganda | |
Saviez-vous qu’à Madagascar, chaque dollar dépensé par un touriste génère 2,48 dollars de revenus locaux autour du parc marin national de Nosy Tanikely, et qu’en Ouganda, autour du parc national Queen Elizabeth, cette retombée est de 2,03 dollars ?
Le tourisme axé sur la nature peut aider les pays à atteindre leurs objectifs de développement tout en favorisant la conservation de la biodiversité. Dans les pays offrant des destinations prisées pour leurs richesses naturelles, mais dont les moyens économiques sont limités, ce type de tourisme est un moteur de création d’emplois et de diversification de l’économie rurale.
La méthodologie LEWIE-LITE spécialement adaptée au tourisme dans les aires protégées, offre des outils simples et accessibles pour évaluer les retombées des dépenses touristiques sur les économies locales. La Banque mondiale a piloté deux projets s’appuyant sur cette méthodologie à Madagascar et en Ouganda, en concertation avec le Programme mondial pour la faune sauvage (GWP), et avec le soutien de PROGREEN et de PROBLUE.
| | Dernières nouvelles concernant les projets et les partenaires du GWP | | |
Le projet GWP Équateur, exécuté par la Wildlife Conservation Society, s’est fixé pour mission de protéger les jaguars et d’autres espèces sauvages partageant le même habitat, dans l’optique de préserver les paysages critiques du pays au profit des générations à venir. Deux notes d’orientation de grand intérêt ont récemment été publiées (en espagnol) :
Pour rester informé des avancées de ce projet, visitez cette page : www.paisajejaguar.org.
| | Des faits à l'action : Qu’est-ce qui fonctionne dans la criminalistique appliquée à la faune sauvage ? | | |
La criminalistique appliquée à l'ADN des espèces sauvages joue un rôle essentiel dans la lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages : elle sert en effet à appuyer les poursuites au pénal et s’avère un moyen stratégique pour prévenir et enrayer la criminalité environnementale transnationale.
Au mois de juin 2025, le GWP et ONUDC ont organisé un atelier virtuel de partage des meilleures pratiques en matière de criminalistique des espèces sauvages et des moyens permettant d'élargir les efforts sur le terrain. Sept conférenciers ont été invités à faire une présentation et ont partagé leurs réflexions et études de cas sur l'application de la criminalistique à la faune sauvage dans plusieurs pays. Quelques points sont ressortis de cette rencontre qu’il convient de retenir :
- La criminalistique appliquée à la faune sauvage est utile à la fois pour dissuader les auteurs de crimes environnementaux et pour aider la justice pénale à les poursuivre. Toutefois, si cette approche présente un intérêt certain, elle reste peu utilisée et inégalement développée, en particulier dans les principaux pays touchés par le commerce illégal d’espèces.
- Au-delà de leur utilité pour les poursuites judiciaires, les données criminalistiques sur les espèces sauvages peuvent aider à dévoiler les réseaux de trafic car les preuves tirées des saisies peuvent être rapprochées d’autres renseignements (par exemple, flux financiers, traces numériques) afin de cartographier les itinéraires, les acteurs et les opérations.
- Il est essentiel de mettre au point des méthodes normalisées pour identifier de manière précise les espèces et réunir des preuves fiables.
| | Mesurer les retombées économiques du tourisme de nature | |
Au mois de mai 2025, le GWP a organisé un webinaire consacré aux retombées économiques locales du tourisme de nature sur les communautés. Cette rencontre a bénéficié du soutien supplémentaire des partenariats PROGREEN et PROBLUE et de la participation de l’Organisation internationale du travail, d’Intrepid Travel et d’ONU Tourisme. Elle a permis explorer les dernières données concernant les retombées économiques du tourisme local basé sur la nature et la façon dont diverses parties prenantes travaillent ensemble pour que les communautés et les entreprises soient « prêtes à accueillir le tourisme », nouvelle source de création d’emplois et d’impact économique plus durable.
| Les petites subventions ont un énorme impact sur la conservation et le développement | | |
Les petites subventions sont un mécanisme de financement efficace pour aider les communautés à engager des initiatives de conservation, tout en maintenant leurs moyens de subsistance et en appuyant l’économie locale.
Un webinaire sur ce sujet a été organisé en février 2025, où ont été présentés les enseignements tirés du Programme de petites subventions (SGP), financé par le FEM et mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Des représentants du SGP du Bhoutan et du Nigeria et du GWP Mozambique ont présenté leur expérience, mettant en lumière des exemples de gestion communautaire des petites subventions et formulant plusieurs recommandations pour les reproduire et les élargir.
| |
Les webinaires précédents du GWP sont disponibles ici et les résumés des rencontres de partage des connaissances ici. | | | | |
Pour recevoir régulièrement des informations sur les réunions virtuelles, merci d’envoyer un courriel à : gwp-info@worldbank.org.
| | |
Ce bulletin est publié avec le concours de l'équipe de coordination du GWP
Nous vous invitons à envoyer vos actualités, rencontres et publications à cette adresse :
gwp-info@worldbank.org
| | | | |