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PROGRAMME MONDIAL
POUR LA VIE SAUVAGE
| | NEWSLETTER GWP | décembre 2025 | | Chers amis et collègues du GWP, | | |
Notre dernier trimestre 2025 a été très chargé.
La deuxième réunion des États de l’aire de répartition du jaguar s’est déroulée en septembre, à Mexico, Mexique, avec le soutien du GWP et de son programme connexe, Amazon Sustainable Landscapes (ASL). Les projets menés sous l’égide du GWP et de l’ASL y étaient bien représentés, par plus de 80 participants rassemblés pour apporter une touche finale au premier Plan d’action régional de conservation du jaguar.
Au mois d’octobre, la nouvelle Série de notes d’orientation du GWP sur le changement de comportement, préparée en collaboration avec TRAFFIC, a été présentée lors d’une rencontre en marge du Congrès mondial de la nature de l’UICN qui s’est tenu à Abu Dhabi, Émirats arabes unis. Le rapport d’avancement 2024 du GWP a également été publié en octobre : couvrant l’ensemble des thématiques techniques du GWP, il rend compte de ses principaux résultats et retombées.
C’est l’Éthiopie qui a accueilli la Conférence annuelle du GWP. Cet événement phare qui a eu lieu en novembre, à Addis-Abeba, a été l’occasion de partager les bonnes pratiques et les expériences tirées des projets du GWP en matière de conservation des espèces sauvages et de renforcer la collaboration internationale. À la fin du mois, l’équipe de coordination du GWP a également participé à la COP20 de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) à Samarcande, en Ouzbékistan, en organisant une rencontre parallèle sur les synergies entre le GWP et la mise en œuvre de la CITES au niveau national.
Le GWP a également organisé plusieurs autres événements dans le courant du dernier trimestre 2025, notamment : un webinaire sur les technologies au service de la conservation ; une formation en ligne sur les stratégies de communication et l’utilisation de l’IA pour appuyer la communication ; des échanges de connaissances en modalité virtuelle pour la professionnalisation des écogardes et sur la criminalistique appliquée à la faune sauvage.
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Enfin, félicitons ensemble Kumara Wakjira, directeur général de l’Autorité éthiopienne pour la conservation de la vie sauvage qui, cette année, a remporté le Prix Prince William pour la conservation en Afrique. Il participe d’ailleurs régulièrement aux événements du GWP. Plusieurs lauréats du prix Tusk Conservation Award 2025 viennent également de pays membres du GWP : Laban Mwangi du Kenya et Rahima Njaidi de la Tanzanie.
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Cordialement,
L’équipe de coordination du GWP
Banque mondiale
| | La communauté GWP réunie à l’occasion de la Conférence annuelle en Éthiopie | | |
Plus de 100 personnes représentant une trentaine de pays se sont rendues à la Conférence annuelle du GWP qui, cette année, s’est déroulée du 3 au 7 novembre à Addis-Abeba, en Éthiopie. Figuraient, parmi les participants, des points focaux gouvernementaux, des fonctionnaires éthiopiens, des membres des équipes de projet, ainsi que des représentants du FEM et d’organisations partenaires du développement. Les séances, alternant entre tables rondes et interactions en petits groupes, ont permis l’échange de connaissances. En milieu de semaine, une visite a été organisée à l'unité canine de l'Aéroport international de Bole.
L’ouverture de la rencontre a été marquée par diverses allocutions, en particulier celles de S. E. Seleshi Girma, ministre d’État, ministre du Tourisme de l’Éthiopie ; Fanuel Kebede, écologiste en chef, Autorité éthiopienne pour la conservation de la faune sauvage ; Hannah Fairbank, spécialiste en biodiversité, Secrétariat du FEM ; Juliana Victor, responsable des opérations de la Banque mondiale pour l’Érythrée, l’Éthiopie, le Soudan du Sud et le Soudan ; et Charles Nyandiga, chef d'équipe régional pour l'environnement, PNUD. C’est Lisa Farroway, directrice du programme GWP à la Banque mondiale, qui a animé la séance inaugurale.
Divers sujets ont été abordés au cours de la semaine, allant des expériences réussies en matière de conservation et de développement à la collaboration transfrontalière, en passant par le partage d’informations et de connaissances – dépassant d’ailleurs le seul cadre de la plateforme du GWP. Cette année, une séance a également été consacrée à la suite à donner en cas d’échec et à la gestion adaptative, au cours de laquelle les participants ont commenté de manière synthétique et directe ce qu’ils ont fait lorsque les activités du projet GWP ne se sont pas déroulées comme prévu.
La Conférence annuelle du GWP a été un rendez-vous important permettant à la fois de se pencher sur les résultats et les effets obtenus à ce jour, et d’envisager de nouvelles pistes pour l’échange de connaissances et la reproduction des bonnes pratiques.
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Le rapport annuel d’avancement du GWP souligne les principales réalisations en 2024
| | | | Le GWP est un moteur de progrès importants dans le domaine de la conservation des espèces sauvages et de la protection des habitats, en même temps qu’il favorise le développement local. Le rapport d’avancement 2024 présente une vue d’ensemble des résultats, notamment la gestion améliorée de 28 millions d’hectares d’habitat faunique, la formation de près de 60 000 fonctionnaires à la prévention et la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages. Environ 800 000 personnes ont tiré divers avantages des activités mises en œuvre. Le rapport présente également les volets échange de connaissances et apprentissage, découlant du projet de coordination mené à l’échelle mondiale. | | Nouvelles notes d'orientation du GWP expliquant dans quelle mesure le changement de comportement concourt à la conservation des espèces sauvages | | Dans le domaine de la conservation, le changement de comportement est une approche efficace mais insuffisamment utilisée. La série de notes d’orientation sur le changement de comportement du GWP a été préparée en collaboration avec TRAFFIC afin d’aider les autorités publiques compétentes, les responsables de la mise en œuvre des projets et les professionnels de la gestion de la faune sauvage à identifier des voies pratiques permettant d’intégrer cette approche dans leur travail. Quatre notes d'orientation ont ainsi été élaborées, exposant diverses pistes favorisant le changement de comportement, l'élaboration de stratégies dans ce domaine, la conduite d’études sociales et la création de messages convaincants. | | | Le GWP collabore avec les États de l’aire de répartition du jaguar | | | | La collaboration transfrontalière entre les 18 États dont le territoire couvre l'aire de répartition du jaguar est essentielle pour la conservation de cette espèce et de son habitat restant. Plus de 80 participants ont assisté à la deuxième réunion entre les États concernés en vue de finaliser le plan d’action régional actuellement en préparation pour sauver cet animal. Le GWP a accompagné les autorités de ces pays lors de leurs discussions sur les possibilités de financement durable, le partage des enseignements tirés de l’expérience, et les solutions pouvant être reproduites. Ce soutien se poursuivra au moment de la mise en œuvre de ce nouveau plan. | | Le projet GWP du Belize renforce les partenariats pour améliorer la conservation du jaguar | | Le projet GWP au Belize a peut-être pris fin, mais ses retombées se poursuivent. Après avoir travaillé ensemble dans le cadre du projet de conservation de cette espèce menacée, le Département des forêts du Belize et la CSFI (Corozal Sustainable Future Initiative) ont officialisé leur partenariat public-privé en signant un protocole d’accord. Cet instrument prévoit les conditions dans lesquelles les deux parties collaboreront pour collecter et partager des données sur les jaguars, afin notamment de combler l’écart entre les activités sur le terrain et la planification au niveau national. | | | Le GWP Malaisie lance un bulletin d’information | | | | Les responsables du projet GWP Malaisie viennent de publier le premier numéro de cette « newsletter ». Ce nouvel outil de communication servira à documenter et à mettre en avant le travail de conservation des espèces emblématiques qu’ils réalisent. Ce numéro contient des articles sur l’atelier GWP organisé en Afrique du Sud, la visite d’une zone d’habitat protégé des orangs-outans, la couverture médiatique de la Journée internationale des orangs-outans, et plus encore. | | Autres nouvelles et ressources | | CatByte analyse 25 ans de données sur le commerce illicite des félins asiatiques | | |
CatByte, filiale de Go Insight vient de publier The Trade in Asian Big Cats : An Analysis of Trends, Threats, Measures and Strategies (2000-2024). Cet ouvrage présente une analyse synthétisant 25 années de données sur le commerce illicite des gros félins d’Asie. Selon ce rapport, malgré des progrès mesurables, le trafic de ces animaux demeure problématique dans la région, car il s’adapte et s’organise de mieux en mieux. Les auteurs recommandent la mise en place d'un mécanisme de signalement indépendant et s’appuyant sur de multiples sources afin d’améliorer la fiabilité des informations disponibles sur ces félins et d’enrayer leur commerce illégal.
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Le 10 novembre, le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC) a célébré ses 15 ans d’activisme mondial pour faire reculer les actes criminels commis à l’encontre des espèces sauvages. Pour marquer cette date, un ouvrage intitulé 15 Years, 15 Achievements (15 ans, 15 réalisations) a été publié, mettant en avant quelques-unes des nombreuses initiatives du consortium ayant permis à plusieurs pays de renforcer leur capacité à détecter et à poursuivre les actes portant atteinte aux espèces sauvages et à dissuader les auteurs. Une chronologie numérique retrace le parcours de l’ICCWC depuis son lancement lors du Forum international du tigre en 2010 : le lecteur est ainsi informé de l’accompagnement offert à plus de 130 pays et à leurs autorités nationales, grâce en particulier à la collaboration avec le GWP.
| | Le nouveau guide du WWF explique comment surveiller la biodiversité dans le cadre des projets de conservation | | |
Le Guide du WWF sur la surveillance de la biodiversité fournit un cadre pratique, étape par étape, pour concevoir et mettre en œuvre des actions de surveillance de la biodiversité dans le cadre de projets de conservation. Il peut servir de manuel d’initiation aux gestionnaires de projet et praticiens qui ne sont pas des spécialistes en biodiversité, pour les aider à identifier les éléments à surveiller, à sélectionner les indicateurs appropriés, les méthodes efficaces, et à déterminer qui doit effectuer la surveillance et à quel moment.
| | Un site consultable en ligne donne accès aux rapport d’évaluation des interventions le lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages | | |
Un nouveau site Web Preventing Wildlife Crime donne accès à des études rigoureuses évaluant les interventions engagées pour prévenir la criminalité liée aux espèces sauvages. Développé par l’organisation John Jay College of Criminal Justice et la Wildlife Conservation Society, grâce à un financement du Science for Nature and People Partnership, il vise à faire progresser les politiques et les pratiques fondées sur des données probantes en fournissant des informations claires sur l’impact et le succès des actions menées. Les évaluations sont classées par espèce (lorsque cela est possible), par région géographique, par degré d'efficacité et par technique de prévention situationnelle des actes répréhensibles. De nouvelles études de cas peuvent être soumises aux fins d’évaluation via ce site en ligne.
| | Opportunité : La Conservation Finance Alliance recherche des candidats pour son programme « Incubateur » 2026 | | La Conservation Finance Alliance (CFA) recherche, dans le cadre de son programme Incubateur, des idées innovantes permettant de faire converger nature, finance et communauté. Ce programme permettra d’appuyer les innovateurs, en phase initiale, capables de concevoir des mécanismes de financement pour préserver la nature, qu’il s’agisse de produits d'investissement, de projets d’entreprise, de politiques ou de solutions sans recherche de profit. Les participants sélectionnés recevront une subvention et auront accès à un mentorat, une formation et un réseau mondial de pairs afin de concrétiser leurs idées les plus audacieuses en matière de financement de la conservation. | | Changement de comportement pour la conservation des espèces sauvages : Lancement de la nouvelle série de notes d’orientation du GWP | | Le changement de comportement est une importante stratégie du GWP qui permet de s’attaquer aux causes profondes de la disparition des espèces, en particulier celles protégées. Grâce au soutien de TRAFFIC, le GWP a mis au point une nouvelle série de notes d’orientation pratiques, destinées à aider les agents sur le terrain et les professionnels du secteur de la conservation à appliquer des approches axées sur le changement de comportement. | | La technologie est dans la nature : espèces sauvages | | La technologie est là pour rester, et elle est en train de transformer la façon dont nous observons, nous comprenons et nous protégeons la vie sauvage. Il existe maintenant des technologies testées sur le terrain, des études de pointe et des réseaux de collaboration qui ouvrent de nouvelles voies au profit de la protection des espèces, des habitats et de la coexistence humains-faune sauvage. | |
Webinaires dans le cadre de la série Legacy : Enseignements tirés du renforcement de la gestion de la biodiversité, des écosystèmes et des paysages climato-intelligents dans la région du Zambèze moyen et inférieur, au Zimbabwe | L’équipe de projet GWP au Zimbabwe a connu des succès mais aussi des difficultés dans son approche paysagère intégrée, destinée à améliorer la gestion de la biodiversité, des effets du climat et des écosystèmes dans les aires protégées et certains territoires communautaires de la région du Zambèze. | | Pour recevoir régulièrement les invitations aux rencontres virtuelles du GWP, envoyer un courriel à gwp-info@worldbank.org. | | À noter sur les réseaux sociaux | | |
Ce bulletin est publié par l'équipe de coordination du GWP. Nous vous invitons à l'adresse suivante :
gwp-info@worldbank.org
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