Prise de position de l’ACPF

Une voie à suivre pour l’innovation agricole dans le contexte des réductions budgétaires d’AAC

Pour diffusion immediate 

 

Fredericton, N.-B. (23 février 2026) Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a récemment annoncé la fermeture de plusieurs stations de recherche fédérales et la réduction du personnel scientifique à travers le Canada, ce qui réduit considérablement la capacité nationale en matière de recherche agricole.

 

L’Association canadienne pour les plantes fourragères (ACPF) craint que ces coupes affaiblissent la capacité du Canada à mener les recherches régionales dont les producteurs ont besoin pour s’adapter aux pressions agronomiques et climatiques croissantes. L’ACPF est également consciente de l’impact humain, car la perte de personnel scientifique représente non seulement des pertes d’emplois pour des professionnels dévoués, mais aussi l’érosion de l’expertise et des relations qui soutiennent la communauté scientifique canadienne.


Pourquoi est-ce important ?

Partout au pays, les producteurs et les agriculteurs font preuve d’une résilience et d’une capacité d’innovation remarquables. Ils s’adaptent à la réduction des marges, aux conditions météorologiques imprévisibles, aux nouvelles pressions liées aux maladies et à la fatigue due à la rotation des cultures, tout en continuant à nourrir les communautés et à gérer les terres. Beaucoup expérimentent déjà des rotations plus diversifiées, intègrent l’élevage et réintroduisent les fourrages afin de rétablir la santé des sols et de stabiliser la production.

 

Ces innovations menées par les producteurs démontrent ce qu’il est possible de faire. Cependant, leur déploiement à grande échelle nécessite des recherches à long terme, pertinentes au niveau régional, qui aident les agriculteurs et les éleveurs à prendre des décisions éclairées en toute confiance.

 

Les systèmes fourragers et les prairies sont essentiels à cet avenir. Ils renforcent la structure des sols, favorisent le stockage du carbone, améliorent la biodiversité, réduisent la dépendance aux intrants et améliorent la productivité et la résilience des cultures annuelles et des élevages. Lorsque les cultures annuelles, le bétail et les fourrages pérennes sont gérés comme un système cohérent, les producteurs sont mieux à même d’atteindre la stabilité économique, la santé agronomique et la durabilité à long terme.

 

Il est donc essentiel de protéger stratégiquement les capacités de recherche restantes d’AAC et de les aligner sur les défis réels auxquels sont confrontés les producteurs. Sans une recherche publique solide, le Canada risque de perdre du terrain à un moment où ses concurrents mondiaux investissent massivement dans des systèmes agricoles intégrés et adaptés au climat.


Implications stratégiques pour l’ACPF

Avec la diminution des capacités de recherche fédérales, le rôle de leadership de l’ACPF devient encore plus crucial pour coordonner la recherche, soutenir l’engagement des producteurs et promouvoir des solutions basées sur le fourrage.


Les fermetures créent également un point de ralliement naturel pour unifier les voix des secteurs des cultures annuelles, de l’élevage, du fourrage et de l’environnement, qui ont tous à perdre de la réduction des infrastructures de recherche.

 

Parallèlement, les gouvernements fédéral et provinciaux élaboreront le prochain cadre stratégique dans un contexte de contraintes budgétaires plus strictes, ce qui rendra indispensable un engagement proactif pour garantir que les priorités en matière de fourrage et de prairies soient bien prises en compte.

 

Le fourrage, les prairies et les pâturages ne sont pas des domaines d’intérêt nichés ; ils sont essentiels à la résilience agricole et à la compétitivité économique du Canada.

 

Appel à l’action

L’ACPF invite les producteurs, les chercheurs, les partenaires de l’industrie et tous ceux qui reconnaissent l’importance d’une recherche agricole solide à se joindre à elle pour discuter avec les gouvernements fédéral et provinciaux. En travaillant ensemble, nous pouvons faire en sorte que la capacité de recherche du Canada continue de répondre aux besoins des agriculteurs, des éleveurs et des gestionnaires des terres.

 

Ensemble, nous pouvons tracer une voie qui honore l’innovation déjà en cours sur le terrain, renforce la science qui la soutient et fait progresser la résilience à long terme et les objectifs de développement national de l’agriculture canadienne.


Contactez-nous

L’ACPF collabore activement avec des organisations partout au Canada et invite ceux et celles qui souhaitent collaborer à communiquer avec nous.


Cedric Macleod, chef de la direction de l’ACPF

executivedirector@canadianfga.ca, 506-260-0872


Serena Black, vice-présidente du conseil d’administration de l’ACPF

bcfc@bcforagecouncil.com, 250-564-4115 Poste 2233 

 

Trudy Kelly Forsythe, Communications 

info@canadianfga.ca, 506-333-4260


À propos de l’Association canadienne pour les plantes fourragères 

Constituée en société en 2010, l’ACPF offre une voix nationale à tous les Canadiens et Canadiennes qui produisent du foin et des produits fourragers et à ceux dont la production dépend de la production de plantes fourragères.

FOLLOW US
Facebook  Twitter