Trois autres installations médicales bombardées en Syrie ce week-end - en deux semaines, 16 établissements délibérément ciblés
Paris, le 13 mai 2019 - Trois structures médicales ont été bombardées ce week-end en Syrie, portant à 16 le nombre total d'établissements ciblés au cours des deux dernières semaines.

Le 11 mai à 1h20 du matin (heure locale), l'hôpital Sham de Kafranbel à Idleb, en Syrie, a été ciblé par une frappe aérienne. L'hôpital a été endommagé et mis hors service. Aucun blessé ou victime n'a été signalé.
Le 11 mai, à 5h45 du matin (heure locale), le centre de santé primaires Alghab, à Hama, en Syrie, a été ciblé par une frappe aérienne. Très endommagé, le centre a été mis hors service. Aucun blessé ou victime n'a été signalé.

Enfin, toujours le 11 mai, à 9h10 du matin (heure locale), l'hôpital Alhawash dans la région d'Alghab (Hama), a lui aussi été visé par des frappes aériennes. L'installation a été endommagée et mise hors service. Aucun blessé ou victime n'a été signalé.

Le jour d'avant, le 10 mai à 16h45 (heure locale), l’hôpital chirurgical de Kafranbel à Idleb, a été également pris pour cible pour la troisième fois en deux semaines. Aucun blessé ou victime n'est à déplorer.

On ne dénombre aucun blessé et victime dans les installations médicales mentionnées ci-dessus car toutes les installations ont été évacuées et fermées en raison de bombardements continus.

Dr Ziad Alissa, président de l'UOSSM France, a déclaré : "Je suis consterné par le fait que les hôpitaux soient délibérément ciblés depuis deux semaines : pas moins de 16 structures médicales ont été ciblées et mises hors service ! Imaginez le désarroi de la population, impossible de se soigner... Dans l'impasse, elle fuit. Nous estimons à 350 000 le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays. Nous recevons des images de familles s’abritant là elles peuvent, sous les arbres, sans tentes, elles tentent de survivre. C'est déchirant et inacceptable, nous appelons toutes les parties à arrêter les attaques contre les installations médicales et contre des civils innocents. C'est un crime de guerre et les responsables doivent en être tenus pour responsables. "

L'UOSSM condamne avec la plus grande fermeté les attaques contre des civils et des installations médicales. L'UOSSM appelle toutes les parties au conflit à trouver une solution pacifique. L'UOSSM exhorte le Conseil de sécurité des Nations Unies et la communauté internationale à appliquer la résolution 2286 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la protection des installations médicales et des travailleurs humanitaires. Nous exhortons la communauté internationale à débloquer des fonds humanitaires d’urgence pour l’aide médicale, les abris, la nourriture, l’eau et l’assainissement.
* Le nombre de victimes et de déplacés changent rapidement, en fonction de l'évolution de la situation sur le terrain.

Installations médicales précédemment attaquées :
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