The American Society of Le Souvenir Français Inc.
Bulletin mensuel - Vol. IV. No 2 - février 2024
(traduit de la version originale en anglais)
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Hommage aux Harlem Hell Fighters - 369th Regiment
(369th Sustainment Brigade, New York National Guard)
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Photo de couverture:
Soldats du 369e (15e N.Y.), décorés de la Croix de guerre pour leur bravoure au combat, 1919.
De gauche à droite: Au premier rang : Soldat Ed Williams, Herbert Taylor, Soldat Leon Fraitor, Soldat Ralph Hawkins. Rangée arrière : sergent H. D. Prinas, sergent Dan Storms, soldat Joe Williams, soldat Alfred Hanley, caporal T. W. Taylor.
Photographe inconnu - Identifiant ARC : 26431282US National Archives, Domaine Public,
La photo montre ces braves soldats avant de débarquer à New York le 12 février 1919. Cette photo fait partie des photos célèbres du 369e régiment d'infanterie. Malheureusement, seules quelques-unes de ces photos sont accompagnées de légendes qui fournissent des informations sur les noms des soldats ou des détails les concernant.
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EDITORIAL
Après avoir rendu hommage à Eugene Bullard en 2021 et à Joséphine Baker en 2022, nous allons raconter l'incroyable histoire et les exploits de cette légendaire unité militaire de l'armée américaine, la plus décorée de la Première Guerre mondiale, composée de soldats afro-américains de Harlem qui ont combattu et sont morts sous l'uniforme français pour la cause de la liberté et de la démocratie.
Leur histoire est celle d'une incroyable bravoure au combat, d'un patriotisme sans faille malgré les préjugés racistes de l'époque et d'une contribution souvent méconnue à l'histoire de la musique : l'introduction du jazz en France, puis en Europe et dans le monde - rien de moins!
L'armée française et le peuple français dans son ensemble les ont accueillis à bras ouverts et ils sont rentrés en Amérique en arborant fièrement leur Croix de Guerre sur la poitrine - 171 décorations individuelles, plus la très convoitée "Fourragère" portée par chaque officier et soldat du régiment !
En complète transparence, ce bulletin emprunte en partie des éléments du discours que j'ai prononcé lors du gala annuel de la 369th Sustainement Brigade, de la Garde nationale de New York, le 21 octobre 2023, lorsque j'ai eu la distinction d'être intronisé "Hell Fighter" honoraire, ainsi que lors d'un discours à l'Association des Officiers de réserve français aux États-Unis (ACREFEU), le 18 décembre 2023. Ces deux événements ont été l'occasion de rappeler que les sacrifices de nos aînés sont toujours une source d'inspiration pour notre génération actuelle, et que les valeurs communes des deux républiques sœurs doivent être défendues dans le monde actuel.
Dans le cadre de notre série sur les membres du Lafayette Flying Corps, nous rendrons hommage ce mois-ci à James Ralph Doolittle, qui a combattu pendant la Première Guerre mondiale sous uniforme français et dont les cendres reposent au Mémorial de l'Escadrille Lafayette à Marnes-la-Coquette, en banlieue parisienne.
Comme nous l'avons déjà annoncé à plusieurs reprises, nous continuerons à vous informer des événements à venir dans le cadre du bicentenaire de la visite de Lafayette. C'est également le 75ème anniversaire du "Train de la Reconnaissance Française", également connu sous le nom de "Merci Train", et nous vous informerons des célébrations dans le Nevada, l'Utah, le Texas, la Caroline du Sud et en Floride.
Nous avons l'honneur de travailler main dans la main avec de nombreuses associations patriotiques américaines. Il convient que nous fassions écho à tant d'initiatives locales à travers l'Amérique, chacune d'entre elles illustrant les liens multi-séculaires d'alliance et d'amitié entre la France et les États-Unis. A tous les bénévoles qui donnent leur temps et leur argent à cette noble cause, nous adressons nos chaleureuses salutations et notre gratitude.
Nous vous remercions pour vos nombreux commentaires et suggestions. Nous vous invitons à partager ce Bulletin avec vos amis, vos collaborateurs et, surtout, avec la communauté éducative : rien n'est plus important que de transmettre le flambeau du Souvenir aux nouvelles générations !
Pour le Board of Directors,
Thierry Chaunu, President,
American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français aux Etats-Unis
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Contexte historique:
le cataclysme de 1914-1918
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Photo : Image du film de Léon Poirier, "Verdun, visions d’Histoire" 1928 : Soldat français tué sur le champ de bataille. La bataille de Verdun est décrite dans le film en recréant la bataille sur le lieu même où elle s'est déroulée. Des images d'actualité et des scènes dramatiques furent utilisées pour rendre compte de la réalité du champ de bataille. La plupart des personnages du film sont de véritables Anciens combattants français et allemands de la Première Guerre mondiale.
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Première Guerre mondiale : un cataclysme
En 1917, la situation est désastreuse. Après trois années de combats incessants, de résistance héroïque aux assauts allemands, d'enfouissement dans des tranchées s'étendant sur des centaines de kilomètres, de survie au carnage de Verdun (350 000 victimes de chaque côté, français et allemand, en seulement 10 mois !) et aux terribles batailles de la Somme, la France et la Grande-Bretagne s'accrochent à l'espoir que l'Amérique viendra à leur rescousse...
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Une longue, très longue hésitation...
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Photo: Le président Woodrow Wilson demandant au Congrès de déclarer la guerre à l'Allemagne le 2 avril 1917, par Auteur inconnu - Catalogue de la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis. https://lccn.loc.gov/2002716887, Domaine Public,
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Une longue hésitation
Pendant toutes ces années, de 1914 à 1917, les États-Unis s'en tiennent à leur politique de neutralité.
• Comme l'a déclaré le président Woodrow Wilson : "Nous devons rester impartiaux en pensée comme en action"
• Même le torpillage de l'USS Lusitania en mai 1915 par un sous-marin allemand n'a pas déclenché la déclaration de guerre... (le secrétaire à la guerre William Jennings a publié une note de protestation).
... Cependant, l'opinion publique américaine penchait de plus en plus en faveur des Alliés:
• L'impact des volontaires américains de l'Escadrille Lafayette et des ambulanciers de l'American Field Service sur l'opinion publique américaine est considérable. La presse et le grand public admirent leur courage et leur panache.
• Les efforts inlassables de l'ambassadeur français Jean Jules Jusserand (Prix Pulitzer 1916) à Washington et dans tout le pays commencent à interpeller la conscience américaine.
• La "coupe est pleine" lorsque le télégramme secret de janvier 1917 du ministre allemand des affaires étrangères Zimmermann est intercepté, dans lequel il propose une alliance allemande avec le Mexique, et lorsque les sous-marins allemands recommencent à torpiller les cargos américains en février-mars 1917.
• Finalement, la guerre est déclarée le 6 avril 1917 - alors que Wilson vient d'être réélu sous le slogan : "He Kept Us Out of War"...("Il nous a préservé de la guerre")
Au moment de la déclaration de guerre, l'armée américaine est totalement prise au dépourvu.
• En avril 1917, l'armée américaine ne compte que 127 151 soldats, surnommés "Doughboys", et la Garde nationale 181 620 soldats - à comparer aux 4 millions de "Tommies", 8,3 millions de "Poilus", 11 millions de "Boches", 7,8 millions d'Austro-Hongrois, 2,9 millions de Turcs...
• Depuis la guerre de Sécession, l'armée américaine s'était battue presque exclusivement contre les Indiens d'Amérique, les Cubains, les Philippins et les Mexicains... mais elle n'était pas équipée d'artillerie, de chars ou d'avions, ni entraînée à combattre efficacement dans cette ère radicalement nouvelle de la guerre, qui a vu la première utilisation de gaz toxiques, de lance-flammes et de bien d'autres armes de destruction massive.
Cependant, les observateurs de l'époque ont été stupéfaits par la vague de patriotisme. La conscription a été immédiate et massive, et la mobilisation de toute la puissance industrielle du pays a été rapide.
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Illustrations:
En haut à gauche : "Réveille-toi, Amérique ! La civilisation appelle chaque homme, femme et enfant !" La lithographie de James Montgomery Flagg (1877-1960), tire la sonnette d'alarme pour tous les citoyens dans cette affiche qui a été présentée lors de la journée "Réveille-toi, Amérique" à New York le 19 avril, peu de temps après la déclaration de guerre. L'actrice Mary Arthur a servi de modèle à Flagg pour incarner Columbia, symbole de l'Amérique et la liberté.
En haut à droite : L'oncle Sam serrant la main du marquis de Lafayette (1757-1834), par Eugène Corbin, Paris : Cornille & Serre, [1917], French World War I posters Collection, Library of Congress, Domaine Public, https://lccn.loc.gov/99613683
En bas : "Send off day to the New York National Guard", (Journée d'enrôlement à la Garde Nationale de New York) non attribué, [1917], Library of Congress, Domaine Public, https://lccn.loc.gov/2001700449
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Une nation se mobilise
L'entrée en guerre des Etats-Unis étonne le monde entier : Le Congrès alloue la somme astronomique de 3 milliards de dollars (80 milliards aujourd'hui) pour constituer une armée d'un million d'hommes en six mois ...
• Il faut recruter, équiper et entraîner des centaines de milliers d'hommes et, pour la première fois, recourir à la conscription. Malgré l'empressement de nombreux Afro-Américains à participer à l'effort de guerre, ils se sont souvent heurtés à un refus lorsqu'ils ont tenté de s'enrôler dans l'armée.
En conséquence, le Congrès des États-Unis a pris des mesures en promulguant la loi sur le service sélectif (conscription) de juin 1917, qui stipulait :
"Tout citoyen américain âgé de vingt et un à trente ans doit s'inscrire pour la conscription, quelle que soit la couleur de sa peau"...
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Photos;
En haut à gauche : Affiche de recrutement, 15e Régiment de la Garde de New York, Artiste : Inconnu, Imprimeur : Inconnu, Éditeur : Garde nationale de New York, Collection du Musée de l'État de New York, H-1975.185.4
En haut au milieu : écusson "Crotale" du 369e régiment d'infanterie (ex-15th Regiment)
En haut à droite : "Je te veux" poster de l'armée américaine, par James Montgomery Flagg - Bibliothèque du Congrès des États-Unis, Domaine public
En bas : Recrues afro-américaines non identifiées pour le 15e régiment de la Garde nationale de New York se dirigeant vers Camp Upton, New York, Bibliothèque du Congrès, Domaine public
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Cependant, le racisme et la ségrégation se heurtent à la conscription :
Car les préjugés raciaux, 50 ans après la fin de la guerre de Sécession, sont encore très répandus... Il m'est pénible de rapporter la citation suivante (et j'ai longtemps hésité à le faire) en raison de sa laideur inhérente, mais je crois qu'elle est malheureusement nécessaire pour que le lecteur saisisse la profonde injustice et la partialité qui régnaient dans une partie assez importante de la population américaine à l'époque.
Un diplomate américain en poste à Paris, Warrington Dawson, écrivit un livre "The Negro in the United States", publié en 1912, pour expliquer à un public européen son point de vue sur la question. Pour ne citer qu'un passage : "Car il apparaît clairement que, fait d'inconstance dans l'atelier, d'ivrognerie gratuite, de paresse fréquente, de colère spontanée, [...], d'envie aveugle et furieuse, l'idéal nègre ressemble beaucoup à celui de nos énergumènes les plus naïfs mais les plus influents qui conseillent les foules des villes industrielles"...
• Ces préjugés et stéréotypes racistes à leur encontre ne dissuadent pas, au contraire, les Afro-Américains de se mobiliser. Ils voyaient dans l'engagement dans les forces armées une chance de gagner le respect des Américains blancs et considéraient ces circonstances comme une bénédiction pour sortir de leur condition.
William Edward Burghardt Du Bois, célèbre auteur et militant panafricaniste des droits civiques, a écrit: "nous devrions oublier nos griefs particuliers et resserrer nos rangs aux côtés de nos concitoyens blancs et des nations alliées qui se battent pour la démocratie".
• Pour apprécier pleinement l'ampleur des réalisations exceptionnelles des Afro-Américains et leur engagement dans les efforts de guerre de la nation, la lecture du livre "History Of The American Negro In The Great World War, His Splendid Record In The Battle Zones Of Europe, Profusely and Beautifully Illustrated" de W. Allison Sweeney, journaliste au Chicago Defender, publié en 1919, fit voler en éclats les préjugés si répandus 50 ans après la guerre de Sécession.
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Le 15th Regiment, New York National Guard, entre en scène
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Banni au "défilé d'adieu" du 30 août 1917...
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Photos:
En haut: Photo du défilé du 30 août 1917 de la division "Arc-en-ciel". Des milliers de New-Yorkais se sont rassemblés sur la Cinquième Avenue pendant cinq heures, tandis que les marcheurs remplissaient la rue de leur pas régulier et que la foule les acclamait avec enthousiasme, tout en leur faisant ses adieux. "Un journaliste du New York Times a décrit l'événement en ces termes : "Un spectacle palpitant et émouvant !
En bas: Library of Congress, Domaine Public
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La Rainbow Division (Division Arc-en-ciel)
• Le 369e régiment d'infanterie s'appelait à l'origine le 15e régiment de New York. Il a été formé en 1913. Conformément aux politiques de ségrégation militaire, l'unité était entièrement composée de volontaires de couleur originaires de Harlem, principalement des Afro-Américains et quelques Portoricains. Les officiers étaient blancs.
• Les soldats du régiment s'appelaient eux-mêmes les "Harlem's Rattlers", (les Crotales de Harlem) en référence au serpent figurant sur le drapeau de Gadsden, datant de la guerre d'Indépendance.
• Le président Woodrow Wilson mobilisa la Garde nationale le 12 juillet 1017, composée de 122 000 membres. Cependant, il faudra du temps pour préparer ces troupes au combat. Par contre, les gardes nationales de New York et de Pennsylvanie disposaient d'unités importantes et les soldats de New York avaient récemment servi à la frontière mexicaine en 1916. Ces unités pouvaient donc être prêtes à être déployées relativement rapidement.
• Le ministère de la Guerre craignait d'être accusé de favoritisme si une division d'un État particulier était expédiée en France, ce qui risquait de vexer d'autres Etats. Pour résoudre ce problème, le major Douglas MacArthur, qui deviendra plus tard le célèbre général cinq étoiles pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée, trouva une solution. Il proposa de regrouper les unités de la Garde nationale de différents États en une seule division. De cette façon, cette division pourrait être déployée en France sans favoriser un État ou une région en particulier. Lorsqu'il décrit la division à ses supérieurs, puis aux journalistes, MacArthur, qui est également l'attaché de presse du ministère de la Guerre, la compare à un arc-en-ciel traversant les États-Unis. En conséquence, la division est connue sous le nom de "Rainbow Division" ("Division arc-en-ciel"), même si elle n'a pas encore de numéro spécifique. MacArthur est rapidement promu colonel et devient le premier chef d'état-major de la division.
• La célèbre "Farewell parade" (défilé d'adieu) de New York avec la "Rainbow Division" a eu lieu sur la Cinquième Avenue le 30 août 1917 et deux millions de New-Yorkais se sont massés sur les trottoirs.
• Cependant, le 15e régiment, entièrement coloré, s'est vu refuser l'autorisation de participer au défilé...
La raison invoquée: "le noir n'est pas une couleur de l'arc-en-ciel"...
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Formation difficile dans le Sud profond...
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Carte stéréographique, le 369e en route vers la France, collection Stewart W. Lehman
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• Environ deux mille soldats ont commencé leur entraînement au camp Whitman (à New York). En octobre 1917, l'unité est envoyée au camp Wadsworth (Spartenburg, Caroline du Sud) pour y poursuivre son entraînement. Les conditions y sont très différentes, les militaires de couleur étant confrontés à une profonde hostilité à leur égard.
• Certains officiers blancs refusent même d'enseigner de nombreuses techniques de combat essentielles aux recrues du camp. Même dans le cadre de la formation limitée à l'infanterie, l'entraînement est minimal et les efforts des recrues sont souvent moqués. On s'attendait à ce que les troupes de couleur soient employées comme manutentionnaires, c'est-à-dire qu'elles chargent et déchargent des cargos loin des lignes de front. L'opinion dominante au quartier général de l'armée américaine était que les troupes de couleur n'avaient pas le courage de se battre.
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Arrivée à Brest, le 26 décembre 1917
après une traversée périlleuse
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Photos:
USS Pocahontas (SP-3044), anciennement Prinzess Irene du Norddeutscher Lloyd, en cours de traversée en 1919, alors qu'il transportait du personnel militaire américain rentrant d'Europe. Photo par US Naval Historical Center - U.S. Naval Historical Center Photograph # NH 68722-A, Domaine Public
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• En novembre 1917, le régiment embarque sur l'USS Pocahontas et se dirige vers la France. Cependant, en raison de problèmes de moteur, le navire doit revenir à quai peu de temps après. Après une nouvelle tentative de départ infructueuse, le navire reprend finalement la mer le 13 décembre 1917. Malgré une collision avec un autre navire et l'absence d'une escorte de destroyers pour se protéger des sous-marins allemands, le régiment réussit à arriver en France.
• Un capitaine du régiment, Hamilton Fish (qui avait siégé à la Chambre basse de l'État de New York), se plaignit au secrétaire adjoint à la marine, Franklin D. Roosevelt, de l'absence d'un navire d'escorte.) Comme nous le verrons plus loin dans ce bulletin, le capitaine Fish a joué un rôle important dans la période d'après-guerre.
• Peu après le débarquement à Brest, la fanfare du régiment se produit devant le public français venu en masse applaudir les Américains. Comme nous le verrons plus loin dans ce Bulletin, cela a également changé le cours de l'histoire de la musique en Europe !
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Organisation du corps expéditionnaire américain (AEF)
• Le président Wilson nomme le major général John J. Pershing en mai 1917. Pershing insiste pour que les soldats américains soient bien entraînés avant de partir en Europe. En conséquence, peu de troupes sont arrivées avant janvier 1918. Le général Pershing s'est battu pour que les forces américaines restent une force de combat distincte (en effet, les États-Unis ne faisaient pas partie des Alliés, mais étaient une "puissance associée").
Organisation des régiments de couleur:
• La 92e division d'infanterie, officiellement créée en octobre 1917: elle est composée de la même manière que les autres divisions américaines : 4 régiments d'infanterie, 3 régiments d'artillerie, 1 batterie de mortiers, 3 bataillons de mitrailleuses, 1 bataillon de transmissions, 1 régiment de génie, 1 bataillon de train et plusieurs unités de maintenance. Cette division, qui conserve le surnom de "The Buffalo Division", surnom donné par les Indiens aux recrues noires parce qu'elles avaient la même couleur de peau que les bisons, débarque en France en juin 1918.
• La 93e division d'infanterie est composée de 4 régiments d'infanterie, dont deux proviennent de la Garde nationale. Il s'agit du 15e régiment de New York, commandé par le colonel Hayward, rebaptisé 369e régiment d'infanterie en mars 1918 par les Français. Et le 8e régiment d'infanterie de l'Illinois, composé de volontaires de Chicago, que les Français rebaptisent 370e RI. Les Français forment ensuite le 372e RI à partir de divers bataillons de la Garde nationale de l'Ohio, du Massachusetts, du Connecticut...
Au cours de la Première Guerre mondiale, 380 000 Afro-Américains ont servi vaillamment dans l'armée. Sur ce total, environ 200 000 individus ont été déployés en Europe. Bien que la majorité de ces soldats aient été affectés à des bataillons de travailleurs et de manutentionnaires, leur contribution a été indispensable car ils ont entrepris des tâches cruciales telles que la construction de routes, de ponts et de tranchées pour soutenir les batailles sur la ligne de front. Environ 42 000 soldats afro-américains ont participé activement aux combats, démontrant ainsi leur bravoure et leur dévouement.
• Le général Pershing a initialement empêché la 369e d'infanterie et d'autres unités noires de monter au front, estimant qu'elles ne pouvaient pas être des soldats de combat efficaces. Au lieu de cela, ils ont été déployés dans des rôles de soutien et de logistique. Cependant, les Français avaient désespérément besoin de troupes fraîches...
• En conséquence, le général Pershing a fait plusieurs compromis. L'un d'entre eux consiste à faire en sorte que le 369 R.I. américain "noir" rejoigne la 15e division française, composée de troupes françaises noires du Sénégal. D'autres régiments américains "blancs", quatre en tout, rejoignent des unités britanniques. Le reste de l'armée américaine reste groupé.
• Les Américains avaient pourtant prévenu les Français de ne pas traiter le 369e R.I. et les autres Afro-Américains comme des troupes blanches, mais les Français n'en ont pas tenu compte et les ont pleinement intégrés à leur force de combat.
En juin 1917, seules 14 000 troupes américaines étaient arrivées en France et l'American Expeditionary Force n'a joué qu'un rôle mineur jusqu'au 23 octobre 1917, date à laquelle la première division a tiré le premier obus américain de la guerre sur les lignes allemandes. Cependant, en mai 1918, plus d'un million de soldats américains étaient stationnés en France (bien que seulement la moitié d'entre eux aient atteint les lignes de front à ce moment-là) et ont commencé à avoir un impact significatif sur le cours de la guerre.
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L'équipement et la formation par l'armée française
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Photos:
En haut: Dans les tranchées et en uniforme français : Des membres du 369e régiment d'infanterie se tiennent en formation en France. Ils portent les casques français "Adrian" plutôt que les larges casques britanniques portés par le reste du corps expéditionnaire américain (National Archives, 165-WW-127A-4). Photographe: International Film Service.
3ème à partir du haut : Un officier français expliquant le fonctionnement des grenades à main
En bas : Le 369e d'infanterie dans des cantonnements de repos à Maffrécourt, en France. On peut apercevoir le soldat Henry Johnson avec son célèbre sourire à droite au premier plan. Photographie officielle de l'armée américaine, Domaine public
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Le 15e régiment de New York est rebaptisé
le 369e Régiment d'Infanterie
• Le 369e RI se compose de cinquante-six officiers (blancs pour la plupart) et de deux mille hommes noirs. Débarqué à Brest le 26 décembre 1917, le régiment est transféré à Saint-Nazaire le 1er janvier 1918, puis au camp de Coëtquidan pour l'entraînement.
• Le mois suivant, le régiment est intégré à la 93e division (provisoire) et poursuit son entraînement, désormais sous la direction d'instructeurs français. En moins de trois semaines, les soldats du 369e sont formés à la guerre des tranchées, au maniement d'une mitrailleuse et à la protection contre les attaques au gaz.
• À la mi-mars, il est transféré à Givry-en-Argonne, où il est rattaché à la 16e division d'infanterie française. Il reçoit un équipement français et est organisé comme un régiment d'infanterie français.
• Le 369e fut traité de la même manière que toutes les autres unités françaises, et fut rapidement équipé et entraîné. Les Français ne manifestent aucune haine ou ségrégation à leur égard, bien qu'il existe une attitude coloniale à l'égard de leurs propres troupes coloniales et que le racisme ne soit pas absent de certaines parties de la société française. Lorsqu'un officier de liaison français affecté au quartier général américain transmet une note avertissant le haut commandement français des vices supposés des soldats de couleur américains, il est convoqué pour venir s'expliquer en personne et dûment réprimandé. Dans l'ensemble, l'armée française accueille chaleureusement le 369e régiment entièrement noir. Il est vrai aussi que les Français étaient moins préoccupés par la question raciale en raison de la pénurie d'effectifs...
• Une chose est bien documentée, la culture française ne connaît pas la couleur de peau. Les fantassins français expérimentés, qui ont combattu dans les tranchées, les accueillent chaleureusement. Cependant, en raison de la barrière de la langue, les soldats français doivent recourir à des démonstrations pratiques pour enseigner aux soldats new-yorkais les tactiques des tranchées.
• Les soldats américains doivent rapidement apprendre ces tactiques et se familiariser avec leur nouvel équipement français : fusils Lebel, cartes françaises, grenades à fusil et mitrailleuses, mais ils conservent leur redoutable couteau, le fameux "bolo knife", un couteau pesant un kilo avec une lame de 25 cm, sorte de petite machette utilisée par les troupes locales auxiliaires des Américains lors de la guerre des Philippines de 1892.
• L'enthousiasme des Français pour les Noirs américains est réel et sincère. Les relations entre les Français et leurs homologues afro-américains sont généralement qualifiées d'excellentes. Les officiers français se lient d'amitié avec les troupes et les officiers afro-américains, tandis que les sous-officiers "traitent nos garçons avec toute la courtoisie et la camaraderie que l'on peut attendre", selon le sergent Noble Sissle du 369e RI.
• Les soldats afro-américains avaient beaucoup plus de liberté en France qu'aux États-Unis, car la France n'appliquait pas la ségrégation "Jim Crow" (lois en vigueur dans les Etats du Sud). Les Noirs américains sortaient avec des Françaises, ce qui déplaisait fortement à leurs homologues blancs de l'American Expeditionary Force, qui répandaient des rumeurs : "Les troupes américaines étaient occupées à répandre parmi la population civile la rumeur que les Noirs étaient des violeurs et des voleurs", écrit l'historienne Jennifer Keane.
Par ailleurs, les "MP" (Military Police) ne sont pas tendres avec les soldats de couleur lorsqu'ils sortent boire un verre dans un bar...
Mais c'est au combat que ces soldats de Harlem vont laisser une impression indélébile.
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Opérations militaires auxquelles l'AEF a participé
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Carte : L'offensive Meuse-Argonne, septembre-novembre 1918
Graphique : L'apport de l'intervention américaine : on voit bien l'impact en "puissance de tir" à partir de la mi-juin 1918.
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Un impact significatif
L'action de l'American expeditionary Force a été assez rapidement bénéfique, comme le montre clairement le graphique ci-dessus.
Les Américains jouent un rôle dans l'arrêt de la poussée allemande vers Paris lors de la 2e bataille de la Marne en juin 1918 (Château-Thierry + Bois-Belleau). Mais la première grande offensive américaine est la réduction du saillant de Saint-Mihiel en septembre 1918, avec la 1ère armée américaine (7 divisions et plus de 500 000 hommes), la plus grande opération offensive jamais entreprise par les forces armées américaines. Cette offensive réussie est suivie par l'offensive Meuse-Argonne, qui se déroule du 26 septembre au 11 novembre 1918. Au cours de ces deux opérations militaires, les forces alliées ont repris 500 km2 de territoire français à l'armée allemande.
Déroulement des opérations :
• Américains : 15 divisions. Français : 31 divisions, dont la IVe armée (sous les ordres du général Gouraud). L'ensemble du matériel lourd (chars, artillerie et aviation) est fourni principalement par l'armée française. Pour le seul front Meuse-Argonne, cela représente 2 780 pièces d'artillerie, 380 chars et 840 avions. En termes d'appui blindé, la 35e division est complétée par la 1st Tank Brigade (sous la direction d'un certain... George S. Patton...) avec 127 chars légers Renault FT avec des équipages américains.
• L'offensive Meuse-Argonne fut une partie importante de l'offensive finale des Alliés sur l'ensemble du front occidental. Elle s'est déroulée du 26 septembre 1918 à l'armistice du 11 novembre 1918, soit 47 jours. L'offensive Meuse-Argonne a été la plus importante de l'histoire militaire américaine, impliquant 1,2 million de soldats français, américains et siamois. C'est aussi la campagne la plus meurtrière de l'histoire militaire américaine, qui a coûté la vie à 26 277 Américains, environ 70 000 Français et 19 Thaïlandais.
Les trois phases s'étendent de septembre à l'armistice :
• 1ère phase (25 septembre - 4 octobre 1918) : Pour vous donner une idée de l'ampleur des combats, dans les 3 heures précédant l'heure H, les Alliés ont dépensé plus de munitions que pendant toute la guerre de Sécession. Le coût est alors estimé à 180 millions de dollars, soit 1 million de dollars par minute (environ 24 millions de dollars en 2024)...
Le 25 septembre 1918, la IVe armée française passe à l'offensive en liaison avec la poussée américaine en Meuse-Argonne. Le 369e réalise une percée au terme de combats acharnés, mais avec de lourdes pertes.
L'unité s'empare de l'important village de Séchault. À un moment donné, le 369e dépasse les troupes françaises sur ses flancs droit et gauche et risque d'être coupé du monde. Lorsque le régiment se retire pour se réorganiser, il a progressé de 14 kilomètres au milieu d'une forte résistance allemande.
• Deuxième phase (4-28 octobre 1918) :
La deuxième phase commence le 4 octobre, lorsque les Américains lancent une série d'assauts frontaux coûteux qui percent finalement les principales défenses allemandes (ligne Hindenburg) entre le 14 et le 17 octobre (à Montfaucon). Au cours de la bataille de Montfaucon, la Rainbow Division (42e division), sous le commandement du brigadier général Douglas MacArthur, a finalement réussi à prendre la Côte de Châtillon après avoir découvert une brèche dans les défenses allemandes. Cette victoire à la Côte de Châtillon est considérée comme le tournant décisif de toute l'offensive Meuse-Argonne. À la fin du mois d'octobre, les troupes américaines ont progressé de 16 km et nettoyé la forêt d'Argonne. Sur leur gauche, les Français ont progressé de 38 km, atteignant l'Aisne. C'est au cours de cette opération, le 8 octobre, que le caporal (plus tard sergent) un certain....Alvin York (qui donna son nom à York Avenue à Manhattan) a fait sa célèbre capture de 132 prisonniers allemands près de Cornay.
• Troisième phase (28 octobre - 11 novembre 1918) :
Le 31 octobre, les Américains ont progressé de 15 km et nettoyé la forêt d'Argonne. Sur leur gauche, les Français ont progressé de 30 km jusqu'à l'Aisne. Les troupes américaines s'emparent des défenses allemandes à Buzancy, ce qui permet aux troupes françaises de traverser l'Aisne, d'où elles reviennent prestement et s'emparent du Chesne (bataille du Chesne). Dans les derniers jours, les forces françaises s'emparent de Sedan et de son nœud ferroviaire clé (la Poussée vers la Meuse) le 6 novembre.
• Le 11 novembre, la nouvelle de l'armistice allemand met fin à quatre années de carnage et de dévastation.
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D'où vient le nom "Harlem Hell Fighters" ?
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• Les Allemands, impressionnés par leur bravoure et leur férocité, appelaient les Noirs américains "blutdürstige schwarze Männer", ou "hommes noirs assoiffés de sang", ou plus respectueusement "Hollenkampfer", ce qui signifie "combattants de l'enfer" en allemand.
"Ce sont des démons", dit un officier prussien capturé pendant l'offensive Meuse-Argonne à ses geôliers américains à propos du 369e. "Ils sourient en tuant et on ne les prend pas vivants".
• Les Français les appelaient "Hommes de Bronze" pour leur détermination à toute épreuve, leur tenue sous le feu et leur valeur générale au combat.
• Le régiment a également été surnommé "Black Rattlers" (Crotales noirs) par les Américains en raison de son insigne de serpent à sonnette, et les soldats du régiment eux-mêmes utilisaient ce surnom.
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La bataille de Séchault (Ardennes)
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Illustration et photo:
En haut : Les Harlem Hellfighters à Séchault, France, le 29 septembre 1918 pendant l'offensive Meuse Argonne. Le 369e en action. Après avoir été détachés auprès des Français, ils portèrent le "casque Adrian" français, tout en conservant le reste de leur uniforme américain. Ici, à Séchault, en France, le 29 septembre 1918, pendant l'offensive Meuse-Argonne, ils portent le casque "Brodie" délivré par l'armée américaine, correct pour cette période.
Illustration de H. Charles McBarron, Jr. Domaine public,
En bas : Une équipe d'artilleurs américains de la Regimental Headquarters Company, 23rd Infantry, 2nd Division, tirant avec un canon de 37 mm lors d'une avancée contre des positions allemandes retranchées. Photo prise par le ministère de la Défense. Département de l'armée. Office of the Chief Signal Officer, Domaine public,
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• Immédiatement après l'entraînement, le 369e est parti au front le 8 avril. Il y reste 191 jours, soit le plus long séjour d'un régiment d'infanterie noire américaine.
• Il occupe un secteur allant de la Main de Massiges (à l'ouest de l'Aisne) au nord-est de Châlons-en-Champagne (quarante et un kilomètres de front linéaire).
• Le 369e RI est le premier des 4 régiments noirs à essuyer des tirs.
• En juin, il effectue des patrouilles et des coups de main dans les lignes ennemies ; puis, au début du mois suivant, il se prépare à la contre-offensive prévue par les Alliés.
• Le 15, il relève un régiment d'infanterie marocain et combat sans discontinuer pendant 3 jours.
• Du 18 au 21 juillet, il reprend une partie du terrain précédemment perdu par les Alliés et progresse au nord de Minaucourt ; le 23, elle prend position entre la Butte du Mesnil et la Main de Massiges.
• Après 130 jours sous le feu de l'ennemi, le régiment atteint Châlons-en-Champagne pour une semaine de repos, avant de retourner au front. Il est finalement relevé le 15 septembre et envoyé dans la Somme.
• Dix jours plus tard, il participe à l'offensive alliée et s'empare de Ripont, Fontaine-en-Dormois et Séchault.
• Le 3 octobre, sévèrement éprouvé, il est relevé et envoyé à Vitry-le-François.
• Le 12, il rejoint Belfort, puis Thann (Vosges) le 16. Elle y reste jusqu'à l'armistice.
• Le 17 novembre, il franchit le Rhin à la tête de toutes les forces alliées.
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Les exploits des soldats Henry Johnson et Needham Roberts
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Illustrations: "Our Colored Heroes" (Nos héros de couleur) (1918), par E.G. Renesch de Chicago
Avec l'aimable autorisation de la bibliothèque et des archives de l'État du Tennessee
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• Le régiment devient célèbre pour ses talents de combattants lorsque Henry Johnson et Needham Roberts repoussent triomphalement une attaque allemande, ce qui leur vaut la prestigieuse Croix de Guerre de l'armée française. Noble Sissle a écrit : "Les premiers héros de l'armée américaine sont issus de ce régiment".
Ce qu'ont fait ces deux soldats est tout simplement incroyable, et l'on pourrait croire que leur exploit est sorti tout droit de l'imagination d'un scénariste hollywoodien...
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Photos: À gauche, le soldat de deuxième classe Henry Johnson en 1919, portant sa Croix de Guerre. Deux chevrons sont visibles sur sa manche inférieure droite, indiquant qu'il fut blessé. Photo de Miller, Kelly, 1863-1939 - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=431042
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• En mai 1918, les soldats Henry Johnson et Needham Roberts ont repoussé une patrouille allemande entière, bien qu'ils soient gravement blessés et à court de munitions. Après l'incapacité de Roberts, Johnson a fini par utiliser son couteau bolo. Ils ont combattu une patrouille allemande de 24 hommes, tous deux étant gravement blessés. Johnson a tué au moins quatre soldats allemands et pourrait en avoir blessé 30 autres. Johnson fut le premier Américain à recevoir la Croix de guerre.
• Le soldat de première classe Henry Johnson a reçu le surnom de "Black Death" (La Mort Noire) pour ses actions.
• Henry Johnson est le premier Américain, avec Needham Roberts, à recevoir la Croix de Guerre. Il a reçu la médaille avec une citation spéciale et une palme d'or pour la bravoure dont il a fait preuve en repoussant un groupe
d'allemands. Il a également reçu à titre posthume la Purple Heart (1996), la Distinguished Service Cross (2002) et la U.S. Army Medal of Honor (2015) pour ses actions au cours de la bataille.
• Needham Roberts a été le premier Américain, avec Henry Johnson, à recevoir la Croix de Guerre.
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Nous pensons qu'il est important de citer ici ces héros, tels qu'ils sont rapportés dans le livre susmentionné "History Of The American Negro In The Great World War" (Histoire du Noir américain dans la Grande Guerre mondiale)
"...L'un des héros noirs les plus remarquables de la guerre, et d'ailleurs de toutes les races servant dans l'armée américaine, fut le sergent Henry Johnson d'Albany, N.Y. Son exploit fut partagé par un camarade de sa compagnie, Needham Roberts. Cet exploit a rarement, voire jamais, été égalé dans les annales d'une guerre pour ce qui est du courage et de la combativité de tels tigres. Chacun d'eux reçut la Croix de Guerre avec une citation spéciale, et toutes les unités française de cette partie de la Champagne furent rassemblées pour les voir recevoir leurs décorations. Le ruban rouge et vert de la décoration de Johnson était orné d'une palme d'or, symbole d'un courage extraordinaire. Johnson fut le premier soldat de l'armée américaine, toutes races confondues, à recevoir cette palme en même temps que sa Croix de Guerre.
Voici l'histoire racontée par Johnson lui-même après son retour à New York :
"Il n'y a pas grand-chose à dire", a déclaré Johnson avec la modestie qui le caractérise. "Il n'y avait rien d'extraordinaire là-dedans. Je me suis juste battu pour ma vie. Un lapin l'aurait fait. "Quoi qu'il en soit, Needham Roberts et moi étions en patrouille le 15 mai. Le caporal voulait envoyer deux nouveaux recrues au poste de sentinelle de minuit à quatre heures. Je lui ai dit qu'il était fou d'envoyer des hommes non entraînés là-bas et de mettre en danger le reste d'entre nous. J'ai dit que je ferais cette corvée, même si j'avais besoin de dormir.
"Des tireurs d'élite allemands nous avaient tiré dessus cette nuit-là et j'ai dit au caporal qu'il voulait des hommes qui connaissent leur fusil. Il a dit que c'était pure imagination, mais de toute façon, comme il avait renvoyé ces "bleus", il nous a laissés, Needham et moi, aller sur les avant-postes. Je suis parti à minuit. Il faisait clair de lune. Roberts était au poste suivant. À une heure, un sniper m'a tiré dessus depuis un buisson situé à cinquante mètres. Très vite, il y a eu d'autres tirs et lorsque le sergent Roy Thompson est arrivé, il me lance: "Qu'y-a-t-il, me demanda-t-il, t'as peur ?
"Non, je n'ai pas peur", ai-je répondu, "je suis venu ici pour faire ma part et je la ferai. Mais je voulais juste te faire savoir qu'il y aura probablement de la bagarre autour de ce poste ce soir'. Il a rigolé et est reparti, et j'ai commencé à me préparer. Il y avait une boîte de grenades, je les ai sorties de la boîte et je les ai mises en rang dans un endroit où elles seraient à portée de main. Il y avait une trentaine de grenades, je crois. J'allais mettre cette armée de Boches en pièces si elle me dérangeait. "Vers deux heures, j'ai entendu les Allemands couper nos barbelés à l'avant et j'ai appelé Roberts. Quand il est arrivé, je lui ai dit de passer le mot au lieutenant. Il venait à peine de se mettre en route lorsque le bruit des fils s'est fait entendre, alors j'ai lancé une grenade. Un grand nombre de Boches surpris ont crié, puis ils ont commencé à tirer. J'ai crié à Needham de revenir.
"Une grenade allemande a atteint Needham au bras et à la hanche. Il était trop gravement blessé pour se battre, alors je lui ai dit de s'allonger dans la tranchée et de me passer les grenades.
"Garde ton sang-froid", lui ai-je dit. Tous les Boches dans les bois sont sur nous, mais garde ton sang-froid et non va leur refaire une beauté. Roberts s'est glissé dans l'abri. Certains tirs m'ont atteint, l'un à la tête, un autre à la lèvre, un autre à la main, d'autres au flanc et l'un d'eux m'a tellement abîmé le pied gauche que j'ai maintenant une plaque d'argent pour le maintenir en place.
"Les Allemands venaient de tous les côtés. Roberts continuait à me donner les grenades et je continuais à les lancer et ils commençaient à couiner, mais ils continuaient quand même à s'avancer. Quand il n'y a plus eu de grenades, j'ai commencé à tirer avec mon fusil. Tout allait bien jusqu'à ce que j'introduise une cartouche américaine - c'était un fusil français - et qu'il s'enraye.
"Il n'y avait rien d'autre à faire que d'utiliser mon fusil comme une massue et de leur sauter dessus. Je les ai frappés sur la caboche, sur le côté et partout où je pouvais jusqu'à ce que la crosse de mon fusil se brise. L'un des Allemands a crié : " Foncez sur lui ! Poussez-le ! J'ai décidé de me précipiter moi-même. J'ai saisi mon bolo français et j'ai tailladé dans un million de directions. Chaque coup signifiait quelque chose, croyez-moi. Je ne faisais pas d'exercices, laissez-moi vous dire.
"J'ai choisi un officier, un lieutenant je crois. Je l'ai eu et j'en ai eu d'autres. Ils m'ont donné des coups considérables et m'ont frappé à la tête, mais j'ai toujours réussi à me remettre sur pied. Il y a un gars qui m'a dérangé. Il est monté sur mon dos et j'ai eu du mal à le secouer et à le faire passer par-dessus ma tête. Ensuite, je lui ai planté le bolo dans les côtes. J'ai planté un gars dans l'estomac et il a crié dans un bon langage new-yorkais : 'Ce noir m'a eu'.
"J'étais encore en train de les frapper quand mon public est arrivé, m'a sauvé et a repoussé les Allemands. Ce combat a duré environ une heure. C'est à peu près tout. Il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire."
Non, il n'y a pas grand-chose à dire, si ce n'est que le lendemain matin, les Américains ont trouvé quatre corps d'Allemands et de nombreux indices montrant qu'au moins trente-deux autres avaient été inscrits sur la liste des victimes et que plusieurs des morts allemands avaient probablement été ramenés par leurs camarades. Trente-huit bombes sont trouvées, ainsi que des fusils, des baïonnettes et des revolvers.
C'est Irvin Cobb, l'écrivain sudiste, qui, le premier, a donné au monde un bref compte rendu de l'exploit de Johnson et Roberts dans le Saturday Evening Post au cours de l'été 1918. Il commenta l'événement ainsi: "S'il fallait une preuve, ce qui n'est pas le cas, que la couleur de la peau d'un homme n'a rien à voir avec la couleur de son âme, ces deux-là l'ont apportée en abondance."
Extrait de "History Of The American Negro In The Great World War", précité, chapitre XV, page 35.
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Le régiment le plus décoré
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Photos ci-dessus :
En haut : Le général Lebouc, commandant la 161e division d'infanterie française, a épinglé la croix de guerre sur le drapeau du 369e régiment d'infanterie américain le 3 décembre 19181 près de Mulhouse. Photo de l'US Signal Corps.
Deux films d'actualités rares peuvent être visionnés en cliquant sur les liens :
et
Au milieu : Drapeau américain et drapeau du 369e régiment, décoré de la Croix de Guerre à Ungersheim, Alsace, France.
En bas : Garde du drapeau ; Le drapeau de l'ancien 15e (décoré par les Français) et Old Glory, par Miller, Kelly, 1863-1939 (Auteur),The New York Public Library, Public Domain,
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Un exploit unique
Entraîné et équipé par l'armée française, le 369e n'a jamais servi sous commandement américain pendant la guerre. Il a participé à la défense de la Champagne-Marne et à l'offensive de l'Aisne-Marne. Lors de l'offensive Meuse-Argonne, il subit 851 pertes au cours de sa progression et est relevé des lignes de front. Une citation à l'ordre de l'unité a été décernée à l'ensemble du régiment.
• Les Harlem Hellfighters ont eu la plus longue durée de combat parmi les unités américaines de leur taille, passant 191 jours dans les tranchées de la ligne de front.
• Les troupes noires affectées à l'armée française ont connu le plus grand nombre de combats par rapport à n'importe quel autre groupe. Ils ont également subi le plus grand nombre de pertes par rapport à n'importe quel autre régiment américain.
• "Mes hommes ne se retirent jamais, ils avancent ou ils meurent", a déclaré le colonel Hayward. En effet, le 369e fut la première unité alliée à atteindre le Rhin !
• Pendant la guerre, les Harlem Hellfighters ont passé plus de temps en combat continu que n'importe quelle autre unité américaine de sa taille, avec 191 jours dans les tranchées de la ligne de front. Ils ont également subi plus de pertes que n'importe quel autre régiment américain, avec près de 1 500 pertes au total.
• Le courage extraordinaire des Harlem Hellfighters leur a valu la célébrité en Europe et en Amérique, les journaux relatant leurs exploits remarquables. Après la guerre, le gouvernement français a décerné la très convoitée Croix de Guerre à 171 membres du régiment, ainsi qu'une citation de la Croix de guerre à l'ensemble de l'unité. Certains membres des Harlem Hellfighters ont reçu des récompenses militaires du gouvernement américain, notamment la Distinguished Service Cross (Croix du service distingué). En 2015, Johnson a reçu à titre posthume la Medal of Honor, la plus haute distinction militaire de notre pays.
• Surnommés les "hommes de bronze", les soldats du 369e ont eu de la chance à bien des égards par rapport aux autres unités militaires afro-américaines présentes en France en 1918. Ils ont bénéficié d'une continuité dans leur commandement, assuré tout au long de la guerre par l'un de leurs organisateurs et promoteurs initiaux, le colonel William Hayward. Contrairement à de nombreux officiers blancs servant dans les régiments noirs, le colonel Hayward respectait ses troupes, se consacrait à leur bien-être et mettait à profit ses relations politiques pour s'assurer le soutien des New-Yorkais.
• Le 369e régiment a subi près de 1 500 pertes, mais n'a reçu que 900 remplaçants. Le mauvais système de remplacement, associé à l'absence de répit sur le front, a eu raison de l'unité, qui s'est retrouvée épuisée au moment de l'armistice, en novembre.
• Il existe un monument appelé "The Battle of Henry Johnson Memorial", situé à Washington Park Rd, (alias Henry Johnson Blvd) Albany, NY 12210.
• Inscription:
"Premier régiment allié à atteindre le Rhin
Il n'a jamais perdu un homme capturé, une tranchée ou un pied de terre.
191 jours de combat, le plus long de toutes les unités américaines
367 hommes tués au combat
1097 hommes blessés au combat".
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Mais le combat n'est pas la seule contribution du régiment.
Ces valeureux combattants étaient aussi... des musiciens !....
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Photos:
En haut et au milieu : Le chef d'orchestre du Jazz Band, le lieutenant James Reese Europe par Underwood & Underwood - U.S. National Archives and Records Administration, Public Domain
En bas : "L'orchestre du 369e régiment d'infanterie américain lors d'un concert en France en 1918. ECPAD (Extraits de la vidéo 14.18 A 370)
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Le lieutenant James Reese Europe et la musique du 369e régiment :
L'introduction du jazz auprès du public français
• Parmi les 25 orchestres militaires qui accompagnent le déploiement de l'American Expeditionary Force, une figure est bien documentée : Le lieutenant James Reese Europe (1881-1919). Défenseur des droits des Noirs, surnommé "le roi du jazz", pianiste et chef d'orchestre de danse, il est une figure importante de la scène musicale new-yorkaise.
• Le lieutenant Europe, chef de mitrailleuse dans le régiment, est chargé de diriger la fanfare du régiment lorsqu'il rejoint l'armée française. Le sergent Noble Lee Sissle le soutient en tant que chanteur. Il convainc quarante musiciens de s'engager, dont le compositeur Rafael Hernández Marín.
• De février à mars 1918, lorsqu'ils ne combattent pas au front, ils jouent pour divertir les troupes et la population locale. Jim Europe et son orchestre militaire parcourent 2 000 kilomètres en France, jouant pour les troupes et les civils, y compris les soldats blessés.
• La "Hellfighters Band" du 369e régiment n'était pas seulement utilisée au combat, mais aussi pour remonter le moral du public français lors de ses déplacements à travers la France.
Mais ils ne jouaient pas seulement des marches militaires, ni n'importe quelle musique... Ils jouaient une musique inconnue en Europe : le jazz !
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Ils introduisent le ragtime et le jazz en France
et provoquent une "ragtimite" à l'échelle nationale.
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Photos:
En haut: Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) (video 14.18 A 370)
Au milieu : Le 369e orchestre joue du jazz pour les blessés américains dans la cour d'un hôpital parisien.
Par United States. Army. Signal Corps, photographe - Catalogue de la Bibliothèque du Congrès : Domaine public
En bas : Photographie de la Croix-Rouge américaine de la fanfare Harlem Hellfighters du 369e régiment d'infanterie de Jim Europe, vers 1918, collection du Smithsonian National Museum of African American History and Culture (musée national de l'histoire et de la culture afro-américaines) https://nmaahc.si.edu/explore/stories/remembering-harlem-hellfighters
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Une interprétation surprenante de "La Marseillaise" à St Nazaire
• James Europe, avec son orchestre de 50 musiciens composé d' afro-américains et portoricains, a gagné le soutien immédiat du peuple français en jouant "La Marseillaise" le 31 décembre 1917, peu après le débarquement. Le timbre des instruments et le traitement rythmique tranchaient avec ce que les Français connaissaient à l'époque, à tel point qu'ils eurent du mal à reconnaître leur hymne national !
• "Nous avons vu qu'une interprétation [...] rythmée plaisait aux Français. En fait, elle les a portés à un niveau bien supérieur d'excitation que celui que provoquaient leurs propres orchestres. C'est l'interprétation inhabituelle de leur hymne qui explique le retard des soldats et des marins français à se mettre au garde-à-vous" note non sans humour Noble Lee Sissle...
• Après cet accueil chaleureux, James Europe a commencé à jouer du jazz et du ragtime dans divers petits villages, faisant découvrir au public les mélodies noires américaines pour la première fois.
• Le 12 février 1918, pendant la phase finale de la Première Guerre mondiale, l'orchestre de James Reese Europe du 15e régiment d'infanterie de New York se produit au théâtre Graslin de Nantes, en France. L'orchestre, originaire de Harlem, a impressionné le public par son répertoire varié d'hymnes, de marches militaires, de chansons afro-américaines, d'originaux, de blues et de morceaux de ragtime. Au programme, des marches militaires françaises, des "negro spirituals", "The Stars and Stripes Forever", quelques morceaux de "ragtime", et l'apothéose : "Memphis Blues", de W.C. Handy, qui a fait vibrer la salle. À la fin du concert, le public a manifesté son respect en se tenant debout en silence pendant que l'orchestre jouait les deux hymnes nationaux. Un journaliste a décrit ce moment comme un symbole significatif de l'unité entre la France et les États-Unis.
• La presse les qualifie d'"orchestre de jazz" et leur musique fait sensation en France.
• Même le général Henri Gouraud, pourtant d'un caractère réservé, est enthousiasmé et demande à l'orchestre de jouer à son quartier général.
• "Même les prisonniers allemands [...] arrêtaient leur travail et tapaient du pied au son de ces airs américains entraînants [...]. J'ai acquis la conviction que la musique américaine deviendrait un jour la musique du monde entier". - Noble Lee Sissle
• La France est touchée par une épidémie de "ragtimitis", terme inventé par les journalistes de l'époque.
• Les musiciens jouent partout où leur musique peut apporter du réconfort, dans les hôpitaux, les parcs, les casinos et les gares. Leur musique remonte le moral, divertit la population et rend hommage aux morts.
• Le plus étonnant, c'est qu'ils sont passés des combats les plus atroces à la musique sur une scène... Bien que blessé lui-même par le gaz phosgène, Jim Europe continua à diriger son orchestre. Il se produisit jusqu'en janvier 1919 dans les camps de loisirs, les casernes et les hôpitaux.
• L'orchestre se fait remarquer à Paris au Théâtre des Champs Elysées le 18 août 1918, en présence du président français Raymond Poincaré. Ils se sont également produits au Jardin des Tuileries en novembre lors des célébrations de l'armistice, avant d'embarquer pour l'Amérique.
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Photos:
En haut : Carte stéréographique, US Transport Leviathan, anciennement le Vaterland. Le 369e a été ramené de France à bord du Leviathan et de La France. Photo : Boston Public Library, stereographs photographic prints
Au milieu : Les membres du 369e, ou Harlem Hellfighters, posent sur le bateau qui les ramène de la Première Guerre mondiale après avoir combattu vaillamment, le 10 février 1919. Photo des Archives nationales, prise à l'origine par Western Newspapers Union.
En bas : Couverture du New York Times, 23 février 1919, Bibliothèque du Congrès
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Retour au pays : des hauts et des bas
Lorsque le régiment tente de rentrer chez lui à bord de l'USS Virginia, le commandant du navire, le capitaine Henry Ziegemeier, refuse de l'embarquer "au motif qu'aucun Noir n'a jamais voyagé à bord d'un cuirassé américain". Le régiment regagne le port de New York à bord d'un transport de troupes, le Leviathan... avant d'être démobilisé le 28 février 1919 au camp Upton de Yaphank, dans l'État de New York, et de retourner à la Garde nationale de l'État de New York.
• Le 17 février 1919, le 369e régiment a défilé dans la ville de New York, marquant la fin de la guerre, sous les applaudissements. Des milliers de personnes, dont des écoliers et des adultes noirs, se sont rassemblées dans les rues de Harlem pour assister au défilé. Le défilé est devenu un événement important symbolisant le service des Afro-Américains et les droits civiques. "Pendant un instant, le silence fut presque total, tandis que des foules d'hommes et de femmes contemplaient les guerriers à la peau sombre qui avaient vaincu les meilleurs régiments de vétérans que l'ennemi pouvait leur envoyer", écrivit le New York Tribune.
Cependant, l'accueil chaleureux est de courte durée et ou inégal selon les Etats:
• Peu de temps après son retour, le groupe organise une grande tournée à travers le pays, annoncée comme "The Band That Set All France Jazz Mad !" (le groupe qui a rendu la France folle de jazz!).
• Toutefois, au moment de leur libération, les anciens combattants reçoivent une somme forfaitaire de 80 dollars (équivalent à $1464 de nos jours, soit environ 1360 euros). Les anciens combattants de la Première Guerre mondiale ne reçoivent pas de pension générale, mais seulement de petites pensions d'invalidité, même pour ceux qui sont handicappés.
• Pour illustrer ce qui attendait les vétérans noirs, même Roberts et Johnson ont été arrêtés dans les années 1920 pour avoir porté leur uniforme militaire après la démobilisation d'après-guerre lors de conférences qu'ils pouvaient donner. La plupart des auteurs et des historiens estiment que ces arrestations et mises en accusation étaient motivées par le racisme, compte tenu de leurs antécédents.
• Johnson est mort à l'âge de 32 ans à New Lenox, dans l'Illinois, à l'hôpital des vétérans, le 5 juillet 1929, sans le sou, séparé de sa femme et de ses trois enfants et sans reconnaissance officielle du gouvernement américain. Il est cependant enterré au Cimetière National d'Arlington.
• Needham Roberts, handicapé par les blessures qu'il a subies, a eu du mal à trouver un emploi stable. À l'occasion, il donnait des conférences rémunérées relatant ses expériences pendant la guerre. Au début des années 1940, il a participé activement à la campagne de l'armée visant à enrôler les Afro-Américains pour la Seconde Guerre mondiale, en prononçant des allocutions radiophoniques et d'autres discours. Tragiquement, Roberts s'est suicidé à Newark, dans le New Jersey, le 18 avril 1949, et repose au cimetière Fairmount de Newark.
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Un héritage durable : les "années folles" en France
et l'amour des Français pour le jazz depuis lors
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L'âge d'or des Années folles pour les expatriés américains à Paris
• Après la guerre, le jazz est devenu populaire pendant les "Années folles", connues sous le nom de "Roaring Twenties" aux États-Unis. Les formes d'art non conventionnelles et exotiques étaient en vogue. Cette nouvelle musique permettait aux gens de se sentir à nouveau vivants après les horreurs de la Première Guerre mondiale.
• La France a été le premier pays à prendre le jazz au sérieux en tant que forme artistique, avant même l'Amérique. Dans les années 1920, les compositeurs classiques français Maurice Ravel et Darius Milhaud, ainsi que le Russe Igor Stravinsky, établi à Paris, avaient tous commencé à incorporer des éléments de jazz dans leurs œuvres. Le compositeur Darius Milhaud a été émerveillé par la joie du jazz. Selon lui, le jazz "était un choc agréable pour sa génération, comme une douche froide quand on est à moitié endormi par l'ennui".
• Les musiciens noirs sont si demandés qu'il importe peu qu'ils soient bons. Un ancien trompettiste des Harlem Hellfighter a écrit à un ami : "Mec, tu devrais aller faire un tour par ici, et fissa. Ils ont du vin qui coule à flot, des femmes consentantes et pas d'ennuis avec les hommes de couleur. En fait, ils ne sont pas daltoniens, ils sont fous de couleurs!"
• Pendant "Les Années Folles", Montmartre a été salué comme Harlem-sur-Seine, une utopie culturelle sans ségrégation raciale, loin des lois "Jim Crow" aux États-Unis. Pendant cette brève période, les différences de couleur n'existaient pas, créant une atmosphère unique et vibrante.
• La culture noire américaine devient extrêmement populaire en France, Joséphine Baker faisant sensation en tant que tête d'affiche des Folies Bergère en 1926. Le clarinettiste américain Sidney Bechet est venu en France en 1925 avec la Revue Nègre et est rapidement devenu un habitué de Chez Bricktop, un club de jazz dirigé par Ada "Bricktop" Smith. Le club était une plaque tournante pour la communauté afro-américaine de Paris et attirait la haute société française et des personnalités artistiques américaines ex-patriées comme Cole Porter, F Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway et John Steinbeck.
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Deux figures célèbres du Paris de l'entre-deux-guerres
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• Eugene Bullard:
Bullard s'est engagé dans la Légion étrangère française et a été décoré de la Croix de Guerre pour sa bravoure dans les tranchées de Verdun. Puis, à une époque où les Noirs n'étaient toujours pas autorisés à voler pour l'armée américaine, il réussit à se faire affecter au Lafayette Flying Corps (nom donné aux pilotes volontaires américains qui volaient dans l'armée de l'air française) et devient le tout premier pilote de combat noir de l'Histoire. Après la guerre, il ouvre une boîte de nuit, la Zelli's Box. Ouverte de minuit à l'aube, la Zelli's Box connaît un succès immédiat, attirant des célébrités telles que Charlie Chaplin, Louise Brooks et F. Scott Fitzgerald. Notre tout premier bulletin de février 2021 lui a été dédié :
February 2021: honoring Eugene Bullard, America's First-ever Black Fighter Pilot
• Josephine Baker
En 1925, Joséphine Baker arrive à Paris avec la Revue Nègre et devient une sensation internationale. Provocatrice, elle combine l'érotisme et le parodique, croisant les yeux tout en dansant avec des bananes ou une plume de flamant rose stratégiquement placée. Bricktop l'a prise sous son aile et en l'espace d'un an, Baker ouvre son propre club à Montmartre, Chez Josephine.
Notre Bulletin de février 2022 lui a été consacré après le transfert de sa dépouille au Panthéon à Paris :
February 2022 Bulletin: Tribute to Josephine Baker
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Hamilton Fish, le 369e, et le Soldat Inconnu américain
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Photos:
À gauche : Un "Gardien de la Tombe" en service sur la tombe du Soldat inconnu, au cimetière national d'Arlington.
À droite : Hamilton Fish III, capitaine du 369e régiment d'infanterie, décoré de la Silver Star et de la Croix de guerre, par photographe inconnu - War records of the Knickerbocker club (1922) Domaine Public,
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Hamilton Fish III (7 décembre 1888 - 18 janvier 1991) a servi trois mandats à l'Assemblée de l'État de New York avant la Première Guerre mondiale.
Avant que les États-Unis ne s'engagent dans la Première Guerre mondiale, Fish est capitaine de la compagnie K du 15e régiment d'infanterie de New York. Lorsque le 15e régiment d'infanterie a été appelé à servir dans l'armée fédérale, Fish a accepté de conserver son poste après avoir reçu une offre du colonel William Hayward, et a servi en tant que capitaine du 369e régiment pendant toute la durée de la guerre. Fish a été décoré de la Silver Star et de la Croix de Guerre française 1914-1918 pour sa bravoure au combat. En outre, Fish et sa sœur Janet, qui avait travaillé comme infirmière près des lignes de front, ont été reconnus plus tard pour leur service en temps de guerre et faits chevalier de la Légion d'honneur.
Il a été élu au Congrès et, en tant que seul ancien combattant à la Chambre des représentants, il a proposé une résolution le 21 décembre 1920 pour faire de la Journée des anciens combattants un jour férié dans tout le pays. En outre, Fish a introduit la résolution 67 du 66e Congrès, qui prévoyait l'inhumation d'un Soldat Inconnu américain dans une tombe qui serait construite à côté de l'amphithéâtre commémoratif dans le cimetière national d'Arlington. Cette résolution a été approuvée à l'unanimité par le Congrès le 4 mars 1921. La tombe, qui a été achevée en 1937 avec la participation de Fish, a été baptisée "Tombe du Soldat Inconnu".
Quelques récentes controverses sur ses supposées sympathies pro-nazies avant la Seconde Guerre mondiale ont été éteintes semble-t-il (il était certainement un anticommuniste convaincu et un opposant politique majeur de Franklin Delano Roosevelt).
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Souvenir en France et aux Etats-Unis
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Photo:
La bannière étoilée à l'arrière-plan du cimetière américain de Meuse-Argonne en France, dernière demeure de plus de 14 000 Américains qui ont donné leur vie pendant la Première Guerre mondiale. Photo de l'American Battlefield Monuments Commission, 16 juin 2015.
169 membres du 369e régiment d'infanterie de la 93e division sont enterrés ou commémorés dans les cimetières de l'ABMC. La majorité d'entre eux se trouvent à Meuse-Argonne, mais aussi dans les cimetières américains d'Aisne-Marne, d'Oise-Aisne, de Saint-Mihiel et de Suresnes.
Comme dans tous les sites de l'ABMC, les cimetières sont intégrés. La race, le grade, le sexe ou la croyance n'ont aucune incidence sur le lieu d'inhumation et, chaque jour, les soldats tombés au champ d'honneur sont commémorés pour leur sacrifice pour la liberté et la démocratie.
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Photos:
En haut à gauche : cérémonie au Lot des Anciens Combattants Français, au Cimetière de Flushing, NY
En haut à droite : Pierre tombale d'Eugène Bullard
Flushing Cemetery, 163-6 46th Ave, Queens, NY 11358 Section C, No. 7, Plot 53
Photos de Daniel Falguerho, Fédération des Anciens Combattants Français, Inc.
Milieu gauche : Joséphine Baker au Panthéon, Paris, le 30 novembre 2021
En bas à gauche et au centre : Monument des anciens combattants du village de Castries, photo Amis du Château de Castries
En bas à droite : Monument aux Morts "N'oubliez jamais", Blagny, Département des Ardennes
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Conclusion : N'oubliez jamais!
Comment pouvons-nous honorer leur héritage et transmettre le flambeau de l'amitié et de l'alliance aux générations suivantes ?
Commémorations des deux côtés de l'Atlantique :
• Il y a 5 ans, un "concert du siècle" a été donné à Nantes le lundi 12 février, après une cérémonie et le dévoilement d'une plaque commémorative en présence de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, et de trois petites-filles du lieutenant et chef d'orchestre du 369e régiment, James Reese.
• Aux Etats-Unis, la Fédération des anciens combattants français rend régulièrement hommage à Eugène Bullard qui est enterré dans le carré des anciens combattants français au cimetière de Flushing, à New York. Notre Société se joint à eux, ainsi qu'à d'autres associations patriotiques américaines et françaises, à cette occasion,
• En France, Joséphine Baker a été inhumée au Panthéon le 30 novembre 2021 lors d'une cérémonie présidée par le président français Emmanuel Macron.
• L'année dernière, le 21 octobre 2023, à New York, la 369e Brigade de soutien, NYNG, nous a invités à participer à son gala annuel à l'Union Club. Ce fut une soirée très émouvante où les liens forgés en 1917 sont toujours aussi forts aujourd'hui.
Parmi les innombrables démonstrations de respect et d'affection envers les soldats américains dans les villages français :
• Un "Doughboy" est honoré au milieu des noms des "Poilus" dans le village de Castries (1 300 habitants en 1914).
Les jeunes connaissent mal l'histoire. Il est important de leur transmettre le flambeau de la mémoire, et d'empêcher que l'histoire ne se répète.
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Hommage au caporal James Ralph Doolittle
37e membre de l'Escadrille Lafayette
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Sur la photo ci-dessus, James Ralph Doolittle est debout, deuxième à gauche.
Ses cendres reposent au Mémorial de l'Escadrille Lafayette, à Marnes-la-Coquette, en France.
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Nous poursuivons notre série entamée en octobre dernier avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur :
Ce mois-ci, nous rendons hommage à James Ralph Doolittle, le 37e volontaire du Lafayette, né à Chicago le 6 janvier 1894. Il est le fils de James R Doolittle, un propriétaire de journal. Doolittle a d'abord servi dans le service d'ambulance Norton-Harjes avant de se lancer dans l'aviation. Malheureusement, le 2 mai 1917, alors qu'il pilotait un biplan Spad de fabrication française, l'avion s'est crashé, ce qui lui a causé une fracture de la cheville et de graves coupures au visage. Il passe huit semaines à l'hôpital et en garde des cicatrices permanentes. Malgré ce revers, Doolittle rejoint l'Escadrille Lafayette le 2 juillet 1917.
Le 17 juillet, alors qu'il se rend à la nouvelle base de l'escadrille à Dunkerque, Doolittle se retrouve perdu dans les nuages. Dans cette situation désorientante, il est abattu par des chasseurs allemands et est blessé à deux reprises à la jambe. Alors qu'il perd de l'altitude, les tirs antiaériens britanniques le blessent encore plus en tentant de dissuader ses poursuivants. Lors de l'atterrissage derrière les lignes britanniques, son Spad se renverse, rouvrant ses blessures au visage. Après son rétablissement, Doolittle est libéré du service de l'aviation française et retourne en Amérique. Il y devient instructeur civil pour l'US Air Service.
Pendant son séjour à Kenilworth Field, près de Buffalo, dans l'État de New York, Doolittle rencontre Miss Mary Louise Thomas, de Buffalo, et tous deux se fiancent. Tragiquement, une semaine avant leur mariage, Doolittle pilote un prototype d'avion Curtiss équipé d'un moteur Liberty. Alors qu'il tente un virage serré, il perd le contrôle de l'appareil. L'avion s'écrase alors d'une altitude de 150 mètres, entraînant la mort de son passager et des blessures mortelles pour Doolittle. Il décède une heure plus tard, le 26 juillet 1918. Ses cendres ont été transférées au Mémorial de l'Escadrille Lafayette en France.
Errata sur notre dernier bulletin : il y a 9 (et non 25) militaires français de la Première Guerre mondiale enterrés au cimetière national d'Arlington. Notre Société prévoit d'honorer également l'aviateur de l'Escadrille Lafayette William John Mckerness en déposant une rose "Never Forget" lors d'une cérémonie qui aura lieu le jour de Memorial Day en mai prochain. Bien que cela ne soit pas gravé sur sa croix, il a été officiellement déclaré "Mort pour la France".
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Notre appel de fonds pour sauver l'Hermione continue !
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• En novembre dernier, notre Société a lancé la campagne de collecte de fonds américaine pour aider à sauver l'Hermione et à la faire revenir pour les 250 ans des États-Unis. Il s'agit d'une campagne en cours et tous les dons sont déductibles des impôts fédéraux.
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Train de la Reconnaissance française - "Merci Train"
Célébrations du 75e Anniversaire
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• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du "Train de la Reconnaissance Française", affectueusement appelé "Merci Train".
Novembre 2022 : "Le Train de la Reconnaissance française, 49 wagons de cadeaux français":
• 2024 est le 75e anniversaire du "Train de la reconnaissance", un geste d'amitié et de gratitude du peuple français envers les Américains qui ont offert 49 wagons remplis de cadeaux pour chaque État en 1949.
• Les associations 40&8 National Box Car Association et Merci Train,et de nombreuses autres organisations locales, les gardiens des différents wagons couverts du « train Merci » dans plusieurs États organisent des célébrations tout au long de l'année. Nous sommes honorés de relayer leurs messages.
• Si vous êtes dans la région de Las Vegas le 25, rendez-vous au Nevada State Railroad Museum, 601 Yucca Street, Boulder City, NV 89005 pour la commémoration de notre 75e anniversaire. Les membres de Voiture 306 seront présents de 10h à 14h les 24 et 25, avec la cérémonie officielle le 25 à 13h.
• Le Musée historique de Holly Hill planifie avec notre Société, représentée par Brigitte van den Hove-Smith, Déléguée Générale Adjointe, Sud-Est des États-Unis, une commémoration spéciale à Holly Hill, Daytona Beach, FL, au wagon couvert de Floride, le 11 novembre à 11h00. Restez à l'écoute pour plus de détails !
Notre Société applaudit le dévouement et les efforts de l'American Legion et de toutes les associations patriotiques partout aux États-Unis qui sont les gardiens de ces wagons. Leur travail de préservation et leur dévouement sont admirables.
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Houston, Texas.
2 février 2024
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Sept membres de la "Grande Voiture du Texas" étaient les invités du Consul Général de France à Houston, Mme Valérie Baraban a accueilli les Voyageurs du Texas ainsi que des membres des Vétérans Français du Texas, du Souvenir Français et du Honor Flight Houston.
Les participants au Grand du Texas comprenaient : le Grand Chef de Gare Keith Reiss Jr, le Grand Chef de Train Jim Sweeney, le Grand Directeur Boxcar David Knutson, le correspondant local Onorio Villarreal, le Voyageur Militaire Jose « Tony » Lopez, le Voyageur Militaire Rolando Salinas et le Sous Chef de Chemin de Pour John Rodgers.
Parmi les invités français figuraient : Lex Parker et Nadia Teyssier / Vétérans français au Texas, Bruno Cateni / Délégué régional, American Society of Le Souvenir Français, Inc et Gary Watt / Honor Flight Houston.
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Bishopville, South Carolina
February 3, 2024
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Événement du 75ème anniversaire organisé par la "Grande Voiture de la Caroline du Sud"
"Dignitaires et invités à la tête de l'événement du 75e anniversaire du wagon couvert de Caroline du Sud à Bishopville. S.C.Ron Williams sur le podium et à sa gauche se trouve le consul honoraire de France Luc Chasleries à Charleston. La remise des couleurs a été effectuée par la garde d'honneur de Bishopville. Au cours de la cérémonie, les hymnes nationaux des États-Unis et de la France ont été joués (Photo de Carolyn Cumalander). Remise de la couronne en l'honneur des soldats américains et français de la Première Guerre mondiale, William Simpson et Brian Masterson du South Carolina Grande. À l'intérieur du Lee County Veterans Museum à Bishopville, S.C.. William Simpson et le 40&8 Grande du South Carolina Leadership ont remis à Ron Williams un chèque de 1 000,00 $ pour soutenir l'entretien du wagon couvert de Caroline du Sud. Le consul honoraire de France, M. Luc Chasleries, est assis dans le bord droit de la photo. Il a donné remarques aimables et instructives juste avant cette présentation"
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Si vous n'avez pas l'une de ces affiches ni les affiches Merci Train, veuillez contacter Virgil Blum, secrétaire de la National Box Car Association, par e-mail. Vous pouvez trouver ses coordonnées sur le site Forty & Eight : https://www.fortyandeight.org/box-car/
Les fonds collectés aident à soutenir la National Box Car Association et ses programmes !
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Bientôt complet!
7 mars 2024
Lancement du Bicentenaire de la tournée d'adieu de Lafayette
Sous le haut patronage de Son Excellence
Monsieur l’Ambassadeur Nicolas de Rivière,
Représentant permanent de la France
auprès des Nations unies à New York
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Message de l'association American Friends of Lafayette:
"Rejoignez-nous pour une soirée extraordinaire remplie d'élégance, de culture et de philanthropie et aidez à collecter des fonds pour le lancement du Bicentenaire de la tournée de Lafayette en août 2024.
Jeudi 7 mars 2024 à 19h00
972 5th Ave, New York, NY
Passez une soirée avec le général Lafayette et son héroïque épouse Adrienne. Plongez dans un voyage à travers le temps, en découvrant la sophistication culinaire française, tout en savourant les goûts et les arômes qui ravissent les palais depuis des siècles. Cet événement exclusif offre un mélange unique d'histoire américaine et française du XVIIIe siècle, associé au luxe du XXIe siècle. L'exploration des salles opulentes de la Villa Albertine, le spectacle de danses et des jeux de société du XVIIIe siècle, la possibilité d'emporter des objets uniques de Lafayette et la dégustation d'un festin pour les sens sont autant d'éléments qui font de cette soirée une expérience inoubliable.
Les temps forts de la soirée :
- Laissez-vous tenter par l'extravagance culinaire : Délectez-vous avec un menu composé de saveurs reflétant la diversité des terroirs français, offrant une expérience culinaire unique.
- Promenez-vous dans l'histoire : dans les salles opulentes de la Villa Albertine, témoignage vivant de l'élégance d'une époque révolue.
- Rencontrez le général Lafayette et son héroïque épouse Adrienne : soyez en compagnie du général Lafayette, synonyme d'esprit de liberté, et de son héroïque épouse Adrienne, ce qui ajoutera une touche de grâce et de charme aux festivités.
- Plongez dans la splendeur des présentations de danse historique : Profitez du spectacle enchanteur de danseurs costumés évoquant la grâce et l'élégance du passé. Les invités sont conviés à se joindre aux festivités et à s'essayer à ces danses intemporelles, ce qui ajoute un élément dynamique et participatif à la soirée.
- Découvrez les charmes des jeux de société du XVIIIe siècle : Transportez-vous dans une époque révolue en participant à des jeux classiques tels que les quilles et le whist, qui confèrent à la soirée un caractère ludique et offrent un aperçu charmant des divertissements d'antan.
• Enchérir sur des objets Lafayette : La soirée proposera des articles Lafayette spéciaux qui seront mis aux enchères en direct et silencieusement, vous offrant ainsi une occasion unique de ramener chez vous un morceau d'histoire tout en soutenant cette cause remarquable.
Accès spécial à la Villa Albertine :
Située en face de Central Park et sur "Museum Mile", la Villa Albertine bénéficie d'un emplacement emblématique qui allie harmonieusement signification historique et allure moderne. Plongez dans l'ambiance enchanteresse qui allie l'essence de l'Europe de la Renaissance à la sophistication du New York du XXIe siècle. Votre présence ne fait pas que rehausser la splendeur de la soirée, elle contribue également à une noble cause.
Les billets individuels seront vendus au prix de 150 dollars. Les billets et les possibilités de parrainage seront bientôt disponibles. Pour des informations sur le parrainage, veuillez envoyer un courriel à nycgala@lafayette200.org
À noter :
Tous les bénéfices générés par cet événement soutiendront les événements de lancement d'août 2024 à New York pour le "Bicentennial Lafayette Farewell Tour" commémorant le voyage de 13 mois du général à travers l'Amérique en tant qu' "Invité de la nation" entre 1824 et 1825. Pour plus d'informations sur la visite, consultez le site www.Lafayette200.org
Une partie de l'achat de chaque billet est déductible des impôts, les American Friends of Lafayette étant une association de type IRS 501(3)(c).
Nous attendons avec impatience le plaisir de vous voir célébrer l'emblématique général Lafayette et son héroïque épouse, Adrienne, tout en soutenant une noble cause lors d'une soirée qui promet d'être tout simplement magique."
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"Lafayette Day in Virginia"
14 mars 2024
Une annonce des American Friends of Lafayette
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Le 24 février 2015, l'Assemblée de Virginie a adopté la résolution commune n° 797 « désignant le 14 mars, en 2015 et chaque année suivante, comme Journée d'honneur pour le marquis de Lafayette en Virginie ».
Nous nous réunirons à nouveau, pour la 10ème fois, à la Virginia State House le 14 mars 2024 à 10h30. Nous attendons de nombreux dignitaires présents.
L’itinéraire du 14 mars 2024 est le suivant :
10h30 : Nous commencerons par la cérémonie du Lafayette Day dans la rotonde de la Virginia State House (1000 Bank St. Richmond, VA 23219). Des parkings et des terrasses payants se trouvent à proximité sur les rues 8th & Grace et 7th & Marshall Streets. VEUILLEZ NOTER : Les événements de la journée entière sont accessibles à pied, vous n'aurez donc besoin de garer votre voiture qu'une seule fois.
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Le Virginia Statehouse abrite le plus ancien corps législatif élu en Amérique du Nord. Nous procéderons à une cérémonie de dépôt de gerbe (toujours à 10h30) devant le buste de Lafayette de Houdon (voir ci-dessus) et la statue de Washington dans la rotonde du Capitole. C'est un évenement gratuit.
Immédiatement après la cérémonie, nous ferons :
- Une visite privée du Capitol Statehouse. C'est une visite à ne pas manquer (même si vous l'avez déjà fait). C'est un évenement gratuit. Nous nous dirigerons ensuite vers….
- Un déjeuner de groupe à distance de marche du Statehouse (Meriwether's). Ce déjeuner a connu un énorme succès l'année dernière, car le chef a fait preuve de ses muscles culinaires avec un délicieux et authentique repas français à quatre plats (soupe aux champignons, salade niçoise, coq au vin, crème brûlée) (35 $ par personne).
Nos magnifiques calendriers du bicentenaire Lafayette en édition limitée seront vendus lors de ce déjeuner (payable sur place)
- Après le déjeuner, nous nous dirigerons vers l'église monumentale pour une visite privée (il s'agit d'un événement gratuit). Lafayette a visité cette église unique lors de sa tournée d'adieu. L'église monumentale est également le théâtre de l'une des tragédies les plus horribles du XIXe siècle. Un historien local nous fera visiter ce chef-d'œuvre architectural.
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"French-American Wounded Veterans
Sustainable Fashion Show "
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Son Excellence M. Laurent Bili, Ambassadeur de France aux États-Unis, le Général Jardin, Attaché de Défense et Valérie Coulloumme-Labarthe, ENCORE-dc, en présence de Fred Olsen - PDG de Planet Aid, Inc, ont officiellement remis à Wounded Warrior Project argent qui a été récolté grâce au « Défilé de mode durable des anciens combattants blessés franco-américains » organisé le 14 novembre 2023 dernier, à l'occasion du Gala des Forces armées françaises à l' Ambassade de France aux Etats-Unis. Terre Fraternité, l'homologue français du WWP, le recevra dans les prochaines semaines à Paris.
Les deux associations ont reçu un chèque de don de 5 600 $. « Les fonds que nous avons reçus lors de l'événement seront utilisés pour soutenir des programmes axés sur la connexion, l'indépendance et le bien-être mental, physique et financier – un modèle de soins et de soutien à 360 degrés. a déclaré Jose Ramos, vice-président des relations gouvernementales et communautaires du WWP.
ENCORE est très fier d'avoir produit un spectacle qui a contribué à cet effort et... ce n'est que le début ! Nous voulons aller plus loin et montrer tout ce que nous pouvons faire lorsque nous sommes ensemble - à la fois pour les anciens combattants et pour le public, qui reçoit une telle leçon de vie sur le courage, la résilience et la ténacité de nos modèles blessés.
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80e anniversaire du D-Day - événements en préparation
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Les cérémonies officielles du 80e anniversaire du Débarquement seront innombrables, le 6 juin 2024, sur les plages de Normandie, à Paris, et lors des commémorations avec la participation des consulats de France à travers l'Amérique.
• Nous sommes fiers d'annoncer que notre Premier Vice-Président, Patrick du Tertre, qui est également co-fondateur de TheFrenchWillNeverForget.org, aux côtés de Paul Bensabat, Jean-Pierre Heim et Christian Millet (in memoriam), préparent une célébration mémorable à Paris, avec 1 944 écoliers brandissant des drapeaux américains et français au pied de la réplique de la Statue de la Liberté, le Pont de Grenelle, avec la Tour Eiffel en arrière-plan. Cet événement est soutenu par Le Souvenir Français en France et sera rejoint par de nombreuses associations patriotiques locales françaises et américaines, dont le Post#1 de l'American Légion à Paris.
Plus de détails dans nos prochains Bulletins.... TheFrenchWillNeverForget collecte des fonds pour soutenir cet événement et accueille toute idée autour du concept. Vous pouvez contacter Patrick directement à l'adresse patrick@dutertre.com
• Nous sommes également fiers d'annoncer que notre Société rendra hommage à Anna Marly, la compositrice du « Chant des Partisans », qui est enterrée à Palmer, en Alaska, le 7 juin. Elle est devenue citoyenne américaine en 1965. Le dépôt de couronne sera effectué par la consule honoraire de France en Alaska, Mme Sonia Lelarge, en coopération avec le chapitre Alaska des Daughters of the American Revolution et d'autres associations locales. Plus de détails dans nos prochains Bulletins.
• Vous vous souvenez peut-être qu'il y a 3 ans, nous avions également soutenu la première à New York le documentaire incroyablement émouvant "The Girl Who Wore Freedom", de la cinéaste Christian Taylor.
C'est le moment idéal pour le revoir, ou pour la première fois ! Il est désormais largement disponible sur plusieurs plateformes comme AppleTV ou Amazon Prime Video. Pour une liste complète, visitez : https://thegirlwhoworefreedom.com/
• Nous sommes heureux de relayer cette annonce de Delta Airlines (qui a également généreusement transporté l'héroïne du documentaire, Madame Danièle Patrix Boucherie).
Communiqué de Presse - 12 février 2024
Pour la troisième année consécutive, Delta Air Lines a l'honneur de ramener 60 anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale en Normandie, en France, pour commémorer le 80e anniversaire de l'invasion du jour J qui a catalysé la fin de la guerre – marquant seulement la troisième fois qu'un voyage des États-Unis La compagnie aérienne de passagers desservira directement la Normandie, les deux autres étant les vols Delta Charter vers la Normandie en 2022 et 2023.
En partenariat avec la Best Defense Foundation et le soutien de Michelin North America, Inc., Delta proposera un vol charter spécial directement vers Deauville, aéroport de Normandie, depuis Atlanta le 2 juin sur un Boeing 767-300, de retour le 12 juin, pour soutenir les anciens combattants. car ils sont reconnus et célébrés avec des défilés, des visites d'écoles, des cérémonies, la commémoration officielle du jour J et bien plus encore.
La Best Defense Foundation fournit des soignants pour chaque vétéran de la Seconde Guerre mondiale tout au long du programme, y compris 15 employés de Delta de son Veteran Business Resource Group – qui reçoivent une formation spéciale pour offrir l'expérience la plus sûre et la plus mémorable aux vétérans. La compagnie aérienne pilote également cette année un programme de bénévolat pour ses employés, qui mettra en contact un employé avec un vétéran de la Seconde Guerre mondiale pour établir une relation et offrir un soutien tout au long de l'année.
"C'est notre privilège de célébrer et d'honorer ces héros en les envoyant directement en Normandie et en reconnaissant leurs incroyables sacrifices et contributions au monde", a déclaré Ed Bastian, PDG de Delta. « Soutenir nos militaires et nos anciens combattants, ce que nous avons fait avec fierté tout au long de notre histoire, est au cœur des valeurs de Delta consistant à toujours donner la priorité aux personnes. »
• "Opération Miroir 2024" : Flamme de la Liberté depuis l'arc de Triomphe, Paris jusqu'au Cimetière National d'Arlington
Dans le cadre du 80ème anniversaire du Débarquement de Normandie, les organisateurs de la « Flamme de la Liberté » envisagent de transporter physiquement la Flamme de la Nation française aux Etats-Unis. La flamme fera escale au Royaume-Uni, qui a joué un rôle important dans la libération et a servi de point de départ à l'armada alliée. Une réplique de la flamme sera placée à Southwick House, près de Portsmouth, qui servit de quartier général aux forces navales alliées durant l'année 1943. C'est à cet endroit que le général Eisenhower décida de reporter le débarquement au 6 juin 1944. Le projet vise à placer cette flamme française sur la tombe du Soldat inconnu au cimetière national d'Arlington en Virginie. Ce geste vise à exprimer la gratitude de la France envers ses deux alliés, dont l'engagement a été crucial pour retrouver sa liberté. La "Flamme de la Nation", qui brûle depuis le 11 novembre 1923, sur la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe, sera recueillie le 8 mai 2024, vers 19h30, à l'issue du ravivage quotidien. de la flamme. Il sera transporté dans un convoi de véhicules militaires vintage 1944 le long de la "Voie de la Liberté" depuis le village de Saint Symphorien-le-Château. 44 jeunes Français accompagneront la flamme dans son périple de 915 km de Paris à Cherbourg, traverseront l'Atlantique à bord d'un bateau de croisière Cunard, atterriront à New York et rejoindront finalement Arlington, en Virginie. Ce projet est placé sous le haut patronage de M. Emmanuel Macron, président de la République.
Le Souvenir Français, association placée sous le haut patronage du président de la République, est officiellement associé à cette opération.
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NOTRE PROCHAINE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Conformément à nos statuts, notre Société tiendra son assemblée générale ordinaire annuelle au cours de laquelle le président présentera son rapport annuel et le trésorier les états financiers annuels 2023.
Cette AG aura lieu via la plate-forme Zoom le jeudi 14 mars, de 18h00 à 18h30 au lien suivant.
Meeting ID: 862 4486 6158
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One tap mobile
+16465588656,,86244866158# US (New York)
+16469313860,,86244866158# US
Important : L'assemblée est ouverte à tous les membres à jour de leur cotisation 2024.
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BULLETINS MENSUELS PRÉCÉDENTS
NOTRE OBJECTIF : mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les États-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.
Vous pouvez accéder à tous nos anciens bulletins mensuels 2023
en cliquant sur les vignettes ci-dessous, ou en visitant notre site web :
La traduction de l'anglais en français étant partiellement automatisée par un logiciel, veuillez nous excuser svp d'éventuelles fautes de grammaire, de conjugaison ou de syntaxe malgré nos efforts de relecture. Merci de votre compréhension.
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CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS 2024-2025
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La liste est susceptible d'être modifiée.
Toutes les dates seront confirmées ultérieurement.
2024 promet d'être une année bien remplie avec plusieurs projets et événements !
• Jeudi 7 mars: gala de levée de fonds à la Villa Albertine, NY par les American Friends of Lafayette
• Jeudi 14 mars: Journée officielle “Lafayette Day” en Virginie
• Dimanche 5 mai : célébration de "French Alliance Day" à la Washington Memorial Chapel, Valley Forge, Pennsylvanie
• Lundi 27 mai : "Memorial Day"
• 23-25 mai : "Opération Miroir" en l'honneur du 80ème anniversaire du Jour J.
Cinquante jeunes étudiants français porteront "La Flamme de la Nation" de l'Arc de Triomphe à Paris jusqu'au Cimetière National d'Arlington.
• Jeudi 6 juin: D-Day débarquement allié en Normandie
• Jeudi 6 juin : TheFrenchWillNeverForget.org prévoit un événement mémorable devant la réplique de la Statue de la Liberté à Paris, au pont de Grenelle, avec la Tour Eiffel en arrière-plan, avec 1 944 écoliers brandissant des drapeaux américains et français. Avec le soutien du Souvenir Français à Paris et de plusieurs autres associations patriotiques françaises et américaines.
• Vendredi 7 juin : Dépôt de gerbe de l'American Society of Le Souvenir Français sur la tombe d'Anna Marly, cimetière des Pionniers, Palmer, Alaska (compositeur du Chant des Partisans) par Mme Sonia Lelarge, Consule honoraire de France en Alaska, en collaboration avec les Daughters of the American Revolution.
• Mardi 18 juin : Hommage à l'Appel du 18-Juin
• Vendredi 5 juillet : dépôt annuel de gerbe sur la tombe du général Lafayette au cimetière de Picpus, Paris, par S.E. Mme Denise Bauer, ambassadrice des Etats-Unis en France et à Monaco.
• Week-end des 12-13-14 juillet : cérémonie annuelle de dépôt de gerbes devant la statue de Rochambeau à Newport, R.I., hommage sur les tombes de l'amiral de Ternay, du chevalier Pierre Rousseau de Fayolle, du lieutenant Benjamin de la Villemarais à Trinity Churchyard et "Hommage à la France" organisée par la Municipalité.
• Samedi 13 juillet : bal de "Bastille Day" à Central Park
• Jeudi 15 août: célébrations du débarquement allié en Provence
• Vendredi 16 août : "Lafayette Farewell Tour Bicentennial Parade" sur Broadway. Ce sera le coup d'envoi du bicentenaire de la tournée d'adieu de Lafayette avec de très nombreux événements dès le mois d'août, pour célébrer sa tournée en tant qu'"invité de la nation" à travers 24 États et pendant 13 mois.
• Vendredi 18 octobre : stèle avec plaque de bronze honorant nominativement les hussards morts à la bataille de Hook, à installer entre nos deux panneaux touristiques dans le parc de l'école élémentaire d'Abingdon.
• Samedi 19 octobre : célébration de la victoire franco-américaine à Yorktown, dédicace d'une plaque de bronze "Marins morts en mer" au Mémorial français.
• Dimanche 10 novembre : Dépôt de gerbe annuel aux 463 "Morts pour la France", église Notre Dame à Manhattan.
• Lundi 11 novembre : Veterans Day / Armistice Day, 5th Avenue Parade à NYC, Washington DC, Houston, TX
• Lundi 11 novembre : notre association déposera une gerbe lors d’une cérémonie organisée par le Holly Hill Museum au wagon couvert du Merci Train à Daytona Beach, Floride
Liste des cérémonies et projets en cours (les dates exactes seront annoncées ultérieurement):
• Hommage sur la tombe de Varian Fry, cimetière de Green-Wood, Brooklyn, NY (Juste parmi les Nations)
• Hommage sur la tombe d'Anna Marly, cimetière de Pioneer, Palmer, Alaska (compositrice du Chant des Partisans)
• Cérémonie au wagon "Merci train" du Texas à Camp Mabry, Austin, TX
• Cérémonie pour honorer la mémoire de 8 soldats français enterrés près de l'église Old St. Peter dans le cimetière Old Hillside, Cortlandt, NY
• Re-inauguration : Restauration du mémorial de La Pérouse à LaPerouse Bay, Maui, HI
• Inauguration de 4 plaques commémoratives en l'honneur des 4 "Compagnons de la Libération" américains : Général Dwight D. Eisenhower, John Hasey, James Worden, Jacques Tartière.
• Inauguration d'une plaque de bronze en l'honneur du Président du Conseil "Le Tigre" Georges Clemenceau à New York, où il a passé quatre années en tant que jeune journaliste entre 1865 et 1869.
• Sculpture du Petit Prince à Miami, Floride
• Inauguration d'une plaque de bronze à Gramercy Park, New York, en l'honneur de Varian Fry qui a vécu à Marseille en 1940 et 1941 et a aidé de nombreux juifs à s'enfuir en Amérique.
• Dédicace du Mémorial aux 4 soldats du régiment Royal-Deux Ponts qui sont enterrés à proximité de la Ferme Odell - Quartier Général de Rochambeau.
• Les autres sites d'exposition en France de l'exposition itinérante du Soldat Inconnu américain seront annoncés dès qu'ils seront confirmés.
• Statue d'Alexis de Tocqueville, auteur de "De la démocratie en Amérique" (1835-1840) (site universitaire à confirmer)
• Plaque de bronze à la mémoire de 3 soldats des régiments d'Auxonne, de Saintonge et de Soissonnais morts à West Point en 1782.
• Buste d'Antoine de Saint Exupéry à l'Intrepid Pier, New York
• Commémoration au monument d'Odet Philippe, Philippe's Park, Safety Harbor, FL (Fondateur de l'industrie du pamplemousse en Floride)
• Buste de Jean Ribault, site de l'épave de la Trinité, Cape Canaveral, FL
• Embellissement de la borne "Matanzas" sur le site du massacre de la colonie de Jean Ribault en 1565, Saint Augustine, FL.
Enfin, nous poursuivrons notre campagne nationale de collecte de fonds en partenariat avec d'autres organisations patriotiques et culturelles américaines afin d'aider la frégate Hermione à naviguer à nouveau et à participer au prochain 250e anniversaire des États-Unis.
Aidez-nous à faire de ces projets une réalité grâce à votre soutien financier déductible des impôts! Vous pouvez préciser le(s) projet(s) que vous souhaitez aider. Merci!
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NOS MISSIONS:
• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,
• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.
• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.
• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.
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Conseil d'Administration
American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Membres (2024):
Françoise Cestac, Honorary President • Thierry Chaunu, President, and General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Yves de Ternay, Treasurer • Patrick du Tertre, 1st Vice President • Henri Dubarry • Francis Dubois • Alain Dupuis, 2nd Vice President & Deputy General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Daniel Falgerho, General Secretary • Pierre Gervois • Caroline Lareuse • Clément Mbom, Education Advisor • Jean-Hugues Monier, Auditor • Harriet Saxon • Nicole Yancey
Délégués Régionaux:
Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South
Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •
Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, former Honorary Consul of France in Virginia
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Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets commémoratifs historiques honorant la mémoire de la France et des français
aux Etats-Unis!
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The American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une association reconnue
"non-profit" par l'Administration fiscale fédérale américaine.
Les donations sont déductibles des impôts fédéraux.
Merci de nous contacter si vous souhaitez recevoir ce bulletin
dans sa version originale en anglais.
© 2024 Copyright American Society of Le Souvenir Français Inc. Tous Droits Réservés.
Contactez: Thierry Chaunu, President
500 East 77th Street #2017, New York, NY 10162
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