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The American Society of
Le Souvenir Français Inc.
Bulletin mensuel - Vol. V, No 9
septembre 2025
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Acadiens et Cajuns
Du Maine à la Louisiane
(traduction semi-automatisée de la version originale en anglais)
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Illustration de couverture :
Fragment d'une grande fresque murale représentant l'arrivée des premiers colons acadiens en Louisiane, exposée à l'Acadian Memorial Foundation, à St. Martinville, en Louisiane. Le musée est présenté plus loin dans ce bulletin.
https://acadianmemorial.org/
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Editorial
Le bulletin du mois dernier était consacré à Samuel de Champlain, fondateur de la Nouvelle-France. Il a été envoyé le 15 août, jour de la fête nationale des Acadiens. Il est donc logique de consacrer le bulletin de ce mois-ci à ces premiers colons français du continent américain : les Acadiens et la branche des Cajuns, en Louisiane. Bien que notre Société ne s'intéresse qu'au territoire des États-Unis d'aujourd'hui, il est important de se rappeler qu'il n'y a pas si longtemps, ces colons et leurs familles vivaient à cheval sur les frontières entre le Canada et les États-Unis actuels. Inévitablement, nous empiéterons un peu sur l'histoire de notre voisin du nord.
La déportation des colons français en Acadie a commencé le 10 septembre 1755. En ce jour tragique, 315 soldats et miliciens britanniques ont rassemblé les familles acadiennes pour les transporter à bord de 16 bateaux réquisitionnés, principalement vers les territoires de la Nouvelle-Angleterre (principalement le Massachusetts). Sur une population estimée à environ 13 500 Acadiens, plus de 12 600 ont été déportés. Les autres réussirent à atteindre le Québec et le reste de l'Acadie française (qui comprenait la Gaspésie, l'île du Cap-Breton et l'île du Prince-Édouard). C'est ainsi que commença une longue et tragique odyssée. Cependant, leur histoire est un récit remarquable de résilience et de vaillance, malgré ce que l'on appellerait aujourd'hui un « nettoyage ethnique ». Deux cents soixante-dix ans plus tard, ils partagent toujours une forte unité culturelle avec les Québécois, leurs frères canadiens français.
Du Maine jusqu'en Louisiane, vous trouverez des dizaines de monuments commémoratifs, de plaques et de repères célébrant leurs racines communes et, osons le dire, la « joie de vivre » qui fait partie intégrante de la culture française. Venez voyager avec nous dans les pages suivantes, écouter leur musique entraînante, goûter leur merveilleuse cuisine et vous rappeler avec nous que si l'histoire se répète sous différentes latitudes, la détermination à survivre triomphe de toutes les adversités.
Comme toujours, la deuxième partie de notre bulletin rendra hommage ce mois-ci à un autre courageux volontaire américain qui « est mort pour la France » pendant la Première Guerre mondiale : le sergent Allan Hammond Nicols, originaire de Californie, tué au combat le 1er juin 1918 près de Compiègne, dans le département de l'Oise, dans le nord de la France.
La troisième partie, « Actualités et dates à retenir », couvrira les événements qui se sont déroulés depuis notre dernier bulletin. Alors que le bicentenaire du voyage d'adieu de Lafayette est désormais terminé, nous tenons à adresser nos sincères félicitations aux dirigeants et à la centaine de bénévoles qui travaillent sans relâche au sein de l'association American Friends of Lafayette, qui ont tant fait pour sensibiliser des milliers de nos contemporains à l'héritage de l'illustre général, qui reste à ce jour le meilleur ami de l'Amérique. Nous partagerons également les dernières nouvelles d'autres associations civiques et patriotiques, ainsi que nos propres mises à jour sur plusieurs projets importants que notre association poursuit activement.
Comme vous le verrez, Rochambeau est de plus en plus célébré, et à juste titre. Nous vous remercions de partager nos bulletins et nos activités avec vos amis et connaissances, et de les encourager à se joindre à nous ou à soutenir l'une de nos nobles causes, qui contribuent toutes à renforcer les liens historiques entre les États-Unis et la France.
Thierry Chaunu
Président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis
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Première Partie
Les Acadians et les Cajuns
Deux destinées pour le même peuple
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Qui sont les Acadians? Qui sont les Cajuns?
• Les Acadiens étaient des colons français qui ont établi des villages dans ce qui est aujourd'hui les provinces maritimes du Canada, notamment en Nouvelle-Écosse (alors appelée Acadie), à partir du début des années 1600. Ils ont développé une culture et une identité distinctes pendant plus d'un siècle, devenant des agriculteurs qualifiés qui ont assaini les marais et bâti des communautés prospères.
• Le tournant tragique s'est produit en 1755, lors de la Grande Déportation, ou « Le Grand Dérangement », lorsque les forces britanniques ont expulsé de force des milliers d'Acadiens de leur terre natale. Les familles ont été séparées et dispersées dans divers endroits, notamment dans les colonies américaines, dans les Caraïbes ou en France. Nombre d'entre elles ont perdu la vie lors de ce déplacement traumatisant, et des communautés entières ont été détruites.
• Le lien avec les Cadiens provient des Acadiens qui se sont finalement installés en Louisiane, notamment après 1765. « Cajun » est en fait une évolution linguistique d'« Acadien » ; au fil du temps, « cadien » est devenu « Cajun ». Ces Acadiens de Louisiane s'adaptèrent à leur nouvel environnement, se mêlant à d'autres cultures, notamment espagnoles, allemandes, anglo-américaines et africaines, tout en préservant les éléments fondamentaux de leur héritage acadien. Ils développèrent la culture cajun distinctive que nous connaissons aujourd'hui, avec sa cuisine, sa musique et son dialecte français uniques.
• Ainsi, si tous les Cajuns peuvent retracer leurs origines jusqu'aux Acadiens d'origine, tous les Acadiens ne sont pas devenus des Cajuns : beaucoup se sont installés ailleurs ou sont restés dans les provinces maritimes après leur retour. Les Acadiens représentent la culture coloniale française d'origine, tandis que les Cajuns représentent l'évolution spécifique de cet héritage en Louisiane après la déportation.
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Ci-dessus :
« L'Exil des colons français en Acadie par William H. Withrow (1887) », tableau de Claude Picard de Saint-Basile, Nouveau-Brunswick, Canada. Ce tableau et cinq autres, illustrant la Déportation et les pertes des Acadiens, sont exposés à l'église commémorative de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse. Tout a été détruit : maisons, fermes, bétail et cimetières. Ces tableaux sont exposés au lieu historique national de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse.
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• Première période (1604-1713) : Les Acadiens s'établirent pour la première fois en 1604 dans ce que les Français appelaient « Acadie » (approximativement la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et certaines parties du Maine d'aujourd'hui). Pendant plus d'un siècle, le contrôle de ce territoire oscilla entre la France et la Grande-Bretagne au fil de diverses guerres.
• Traité d'Utrecht (1713) : Ce traité mit fin à la guerre de Succession d'Espagne et transféra définitivement l'Acadie à la Grande-Bretagne, la rebaptisant Nouvelle-Écosse. Cependant, les Acadiens furent autorisés à rester et à pratiquer leur foi catholique, à condition de rester neutres en cas de conflits futurs. Cela créa une situation problématique : des sujets catholiques français vivaient sous domination protestante britannique dans une région frontalière d'importance stratégique.
• Tensions croissantes (1713-1755) : Pendant quatre décennies, les Acadiens vécurent sous domination britannique tout en conservant leur culture française et en refusant de prêter un serment d'allégeance inconditionnelle à la Couronne britannique. Les Britanniques devinrent de plus en plus méfiants, surtout à mesure que les conflits avec la France se poursuivaient (guerre du roi George, 1744-1748). En 1747, les troupes françaises prirent au dépourvu et vainquirent un groupe de miliciens de la Nouvelle-Angleterre stationnés à Grand-Pré. La fondation d'Halifax par les Anglais en 1749 amena davantage de colons et de présence militaire britanniques.
• La Grande Déportation (1755) : Pendant la guerre appelée ici "French & Indian War" (guerre de Sept Ans), le gouverneur britannique Charles Lawrence décida que la population acadienne représentait un risque trop important pour la sécurité. La déportation a dispersé environ 12 600 Acadiens à travers les colonies américaines, les Caraïbes et en Europe.
• Mouvements post-déportation : Après que le traité de Paris (1763) a mis fin à la guerre de Sept Ans et donné à la Grande-Bretagne le contrôle de toute la Nouvelle-France, les Acadiens déplacés ont commencé à chercher un nouveau foyer. Nombre de ceux qui avaient été envoyés dans d'autres colonies américaines ont progressivement rejoint la Louisiane, dont l'Espagne avait reçu la garde de la France en 1762. Les Espagnols les ont accueillis comme des colons catholiques susceptibles de contribuer au peuplement et à la défense de la Louisiane. Certains ont réussi à retourner sur leurs terres ancestrales, dans ce qui est aujourd'hui la Nouvelle-Écosse et le Maine.
Dans les pages qui suivent, nous visiterons ensemble tous les sites commémoratifs, principalement dans le Maine et en Louisiane, et partagerons les inscriptions des nombreux panneaux et plaques qui racontent cette histoire poignante et inspirante.
Mais avant cela, nous laissons le professeur Norman Desmarais, professeur émérite au Providence College et Délégué régional du Souvenir Français pour la Nouvelle-Angleterre, partager avec nous son point de vue personnel sur la résilience et l'héritage de ce peuple si courageux.
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Les Acadiens
par le
Professeur Norman Desmarais
Prof. Emeritus, Providence College, R.I.
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Ci-dessus :
« L'Exil des colons français en Acadie par William H. Withrow (1887) », tableau de Claude Picard de Saint-Basile, Nouveau-Brunswick, Canada. Ce tableau et cinq autres, illustrant la Déportation et les pertes des Acadiens, sont exposés à l'église-mémorial de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, Canada.
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Le roi Henri IV signa l'édit de Nantes en avril 1598, mettant fin aux guerres de religion en France et en Europe et instaurant une période de tolérance religieuse qui dura 87 ans. La révocation de l'édit par le roi Louis XIV en 1685 raviva l'hostilité du pays, majoritairement catholique, envers les protestants français, principalement les huguenots (calvinistes français). De nombreuses familles protestantes françaises émigrèrent vers le nord-est de l'Amérique du Nord aux XVIIe et XVIIIe siècles. Elles s'établirent en Acadie, qui comprenait ce qui constitue aujourd'hui les provinces maritimes canadiennes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l'Île-du-Prince-Édouard, la péninsule gaspésienne à l'est du Québec et la rivière Kennebec dans le sud du Maine. Elles s'établirent également dans de grandes villes portuaires comme Boston, au Massachusetts, et New Rochelle, dans l'État de New York.
Entre 1755 et 1764, les Britanniques lancèrent un programme de nettoyage ethnique appelé « Le Grand Dérangement », ou « Expulsion des Acadiens ». Il s'agissait du déplacement forcé du peuple acadien des provinces maritimes du Canada, principalement de la Nouvelle-Écosse. Les Britanniques employaient des tactiques trompeuses, attirant les Acadiens dans des églises, puis les enfermant à l'intérieur. D'autres étaient enlevés dans leurs maisons et leurs champs. Les familles acadiennes étaient embarquées sur des navires qui les envoyaient vers Dieu sait où. Nombre de ces navires arrivèrent en Louisiane, où les familles s'établirent et devinrent connues sous le nom de Cajuns, une déformation du mot Acadiens.
Environ un siècle plus tard, les mauvaises récoltes et les hivers rigoureux du Québec ont incité de nombreux Québécois à s'installer dans les villes industrielles le long des rivières de la Nouvelle-Angleterre, où ils pouvaient gagner autant d'argent en un mois qu'à la ferme en un an. Nombre de ces propriétaires de moulins venaient de Belgique et de France et ont accueilli une main-d'œuvre parlant leur langue.
De nombreuses personnes souhaitèrent s'intégrer rapidement à la culture américaine. Certains anglicisèrent la prononciation de leurs noms, comme Beaudoin, qui fut appelé Bowdoin. D'autres adoptèrent des noms anglais, comme Apollos Rivoire qui le changea en Paul Revere (le grand-père du célèbre héro de la Révolution américaine). D'autres encore traduisirent les noms français en anglais, comme Boulanger ou Charpentier, devenus Baker et Carpenter. Plus tard, les agents d'immigration, qui ne connaissaient pas la langue des immigrants, transcrivirent les noms phonétiquement, introduisant des variantes orthographiques. Toutes ces pratiques contribuent à faire de la généalogie franco-américaine un véritable casse-tête.
Les Québécois se sont installés dans des communautés homophones, connues sous le nom de « P'tits Canadas », afin de préserver leur langue, leur foi et leurs traditions. Ils sont arrivés en si grand nombre que certaines villes industrielles, comme Woonsocket, au Rhode Island, étaient réputées pour compter plus de francophones que Montréal dans les années 1920. Dans les années 1960, les « ghettos ethniques » – français, italiens, allemands, etc. – s'étaient détériorés au point d'être démantelés dans le cadre de projets de rénovation urbaine. Ces projets constituaient également une forme de nettoyage ethnique, les diverses minorités ethniques étant alors dispersées et contraintes de se disperser et de s'assimiler au reste de la population.."
-- Prof. Norman Desmarais
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Certaines des 13 colonies refusèrent d'accueillir ces « ennemis intérieurs » qui refusaient de prêter serment de loyauté à la Couronne britannique depuis 1713, date de la cession de l'Acadie à l'Angleterre par le traité d'Utrecht.
Essentiellement, les dirigeants des 13 colonies ne savaient pas comment traiter les réfugiés acadiens : ces « neutres français » étaient-ils de véritables ennemis de l'Angleterre ou simplement des sujets britanniques déplacés ?
C'est pourquoi le traitement des Acadiens a varié d'une colonie américaine à l'autre, comme le relatent les pages suivantes.
| | Sites Acadiens dans le Maine | | |
• Le site du Débarquement acadien, appelé sanctuaire historique de la Croix acadienne, revêt une importance historique pour la communauté acadienne franco-américaine de l'extrême nord du Maine. Situé sur la rive sud du fleuve Saint-Jean, à l'est de Madawaska, et caractérisé par une grande croix de marbre, il est traditionnellement reconnu comme le lieu où les premiers Acadiens sont arrivés pour s'établir dans cette partie du cours supérieur du fleuve Saint-Jean.
• Le site est marqué par une grande croix de marbre, érigée en 1922.
• Le site a été inscrit au Registre national des lieux historiques en 1973.
• Les premiers Acadiens ont remonté le fleuve Saint-Jean depuis la région de Fredericton et sont arrivés dans la région de Madawaska à l'été 1785. Ils ont d'abord campé sur la rive sud du fleuve, à trois kilomètres en aval du village amérindien. C'est à cet endroit qu'ils ont érigé une croix. Ils se sont ensuite dispersés et ont établi leurs colonies le long des rives des rivières Saint-Jean, Verte et Madawaska.
• L'érection de la première croix en juin 1785, dès l'arrivée des colons sur les rives de la rivière Saint-David. Seize premiers colons avaient exprimé leur foi en Dieu et en leur nouvelle terre. Aujourd'hui, on l'appelle « la Croix acadienne », « le site du débarquement » et « la Croix des plaines ». La Croix et son emplacement servent de point de repère, point de départ de toute l'histoire acadienne de la vallée de la Saint-Jean.
Croix, “Acadian Landing Site”
Acadian Cross Historic Shrine
774B Main Street, Madawaska ME 04756
GPS: 47.353317, -68.273183
Plaques:
• Inscription:
1785
Sanctuaire historique de la Croix acadienne
En l'honneur de nos pionniers
Alexander Ayotte / Charlotte Saucier • Antoine Cyr / Genevieve Violette • Firmin Cyr / Ursule Rol, Euphrosine Cyr • Francois Cyr / Marie Anne Guilbeau • Jacques Cyr / Elisabeth Belanger • Olivier Cyr / Anastasie Lebrun, Madeleine Theriault • Pierre Cyr / Madeleine Ayotte • Joseph Daigle / Charlotte Lefebvre • Joseph Daigle, Fils-son / Theotiste Cyr • Pierre Duperre • Baptiste Fournier / Felicite Martin, Marie Mazerolle • Louis Mercure / Madeleine Thibodeau • Michele Mercure / Angelique Potvin • Paul Potier / Judith Thibodeau • Louis Sansfacon / Magdeleine Thibodeau, Marie Anne Savoie • Baptist Thibodeau / Marie Leblang
"Plaque Donated by American Legion Thomas O. Cyr Post 147"
1985
• Inscription:
Kchidamidput — En Honneur — In Honor
”Bemkiskok, Milowtehmbitin, Nmusshun, Gogimilkoon, Youd Mootkin.”
Negoot–Gook Sagam Francois – Xavier
• • •
"Aujourd’hui, la main ouverte, mon coeur te donne une partie de ce pays."
Chef Malecite Francious-Xavier
• • •
”Today, hand extended, my heart gives you a part of this country.”
Malecite Chief Francois-Xavier
Bicentennial Project
Madawaska Historical Society
1785-1985
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Musée de Tante Blanche
St. David, Maine
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Tante Blanche était une figure remarquable ; elle devint une leader légendaire et appréciée durant ces premières années difficiles dans la vallée du Madawaska. Son histoire est un merveilleux exemple de la résilience et de l'esprit communautaire du peuple acadien qui s'est établi dans le nord du Maine.
Ce panneau d'interprétation en dit long :
Panneau & Musée, “Acadian Heroine: Tante Blanche”
Acadian Cross Historic Shrine
774B U.S. Rte 1, St David, ME 04773
GPS: 47.353317, -68.273183
• Inscription (bilingue):
“Deux années d'inondations, de gelées précoces et d'hivers rigoureux forcèrent de nombreux colons à fuir durant l'hiver 1797. Alors que les hommes restants étaient partis à la chasse, une tempête de huit jours s'abattit. Tante Blanche chaussa des raquettes et chargea un traîneau de provisions de rechange recueillies auprès de ses voisins, dont ses frères Firmin et Olivier. Elle fit du porte-à-porte, soignant les malades et partageant la nourriture et les vêtements chauds collectés. Elle contribua à sauver la colonie confrontée à la misère noire. Son histoire incarne désormais la communauté acadienne : unie et généreuse dans les moments difficiles. La Société historique du Madawaska a nommé ce musée en son honneur.
Voix de la Vallée
« Tante Blanche est notre Évangéline. Elle était apparentée à presque tout le monde, car elle a épousé un Cyr (et on ne l'oublie jamais). Les raquettes ne sont pas seulement un sport, elles nous rappellent comment elle a sauvé la Vallée. » — Père Jacques LaPointe
Saviez-vous que Tante Blanche a réellement existé ?
Marguerite-Blanche Thibodeau [1735-1810] était la petite-fille de la seule héroïne acadienne réelle : celle du poème Évangéline de Longfellow. Mariée à Joseph Cyr, l'un des premiers colons, elle était si apparentée à ses voisins qu'on l'appelait Tante Blanche. Tante Blanche était si célèbre qu'elle fut enterrée dans l'église paroissiale de Saint-Basile, de l'autre côté du fleuve, un honneur réservé au clergé. En 1981, une réunion de famille a rassemblé environ 4 000 membres de sa famille Cyr venus du monde entier."
| | Territoire du Madawaska, Maine | | |
Ci-dessus :
"Carte de 1787, reproduite avec l’aimable autorisation des Archives du Canada" (incluse dans le marqueur).
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La République historique du Madawaska (1827-1842)
• La région était en réalité un pays non reconnu qui a existé de 1827 à 1842. Les origines de cette république non organisée remontent au Traité de Paris (1783), qui a établi la frontière entre les États-Unis d'Amérique et les colonies britanniques d'Amérique du Nord, mais qui ignorait la zone autour du confluent des rivières Saint-Jean et Madawaska.
• Cette ambiguïté frontalière a laissé la région dans l'incertitude. En 1825, un colon américain, John Baker, a demandé que sa région du Nouveau-Brunswick soit rattachée au Maine et aux États-Unis ; son épouse Sophie Rice a également participé à cette démarche.
• Lorsque la Grande-Bretagne et les États-Unis ont revendiqué le territoire, sans toutefois le gouverner de manière effective, les habitants se sont déclarés république indépendante.
• Plus tard, la région a été le théâtre de la « guerre d'Aroostook », qui s'est déroulée sans effusion de sang. La frontière définitive entre les deux pays fut établie par le traité Webster-Ashburton de 1842 qui mit fin à l'existence de la république.
La « République du Madawaska » moderne
• En 1949, sous l'impulsion de deux citoyens d'Edmundston (côté canadien), le concept de la République du Madawaska est officiellement mis de l'avant afin de souligner la saveur touristique particulière de la région. Ses promoteurs lui donnent un blason, puis un drapeau. Ils créent même un « Ordre des Chevaliers de la République ».
• Dans le Maine, la région du Madawaska est unique : plus de 90 % de la population du comté parle français.
Ses francophones sont appelés « Brayons ».
Paneau, “Territoire de Madawaska”
Acadian Cross Historic Shrine
774B Main Street, Madawaska ME 04756
GPS: 47.348967, -68.276350
• Inscription (bilingue – version française):
— À la recherche d’une patrie où leur foi, leurs familles
& leurs fermes pourraient prospérer—
"Les Britanniques encouragent la colonisation du territoire du Madawaska.
Les Britanniques, après avoir perdu leurs colonies en 1783, voulaient attirer des colons le long de la route du Saint-Jean/Grand Portage pour la sécuriser. Ils offrirent 200 acres à ceux qui voulaient s'y établir.
Atterrir ici avec sa foi, sa famille et tous ses biens.
Plusieurs groupes d'Acadiens soumirent des pétitions pour des terres au Madawaska en 1784
Des terrains de chasse autochtones au village
Cette région faisait partie du territoire des Malécites bien avant que les Européens ne s'y établissent. Cette carte indique l'emplacement d'un village amérindien au Madawaska. Les établissements amérindiens et euro-américains ici semblent avoir été la conséquence de la révolution américaine, leurs résidents cherchant sécurité et stabilité. Cette copie d'une carte de indique qu'il y avait un village amérindien à l'embouchure de rivière Madawaska et obtinrent la permission de s'y établir. Ils vendirent leurs propriétés du bas Saint-Jean maintenant envahi par les Loyalistes. Les Acadiens voulaient se réinstaller dans cette vallée aux terres gratuites, abondantes et fertiles, attirés en partie par la présence de prêtres au Québec tout à coté. Ils sont arrivés avec leurs connaissances, leurs relations familiales bien établies, en mesure donc de créer une communauté de langue française promise à un grand développement. Dès 1790, la colonie, en croissance rapide, comptait quelque 200 personnes.
Pourquoi les Acadiens s'établirent-ils ici?
En 1783, il n'y avait que 1400 habitants euro-américains sur le bas Saint-Jean, Acadiens compris. Ils furent soudain submergés par une vague de 12000 Loyalistes réfugiés des États-unis.
Évincés?
Il fut vite clair qu'il n'y aurait plus assez de terres où les Acadiens pourraient établir leurs fils. Entourée de protestants de tous cotés, la petite colonie de catholiques ne pourrait espérer obtenir un prêtre. La perspective d'obtenir des terres où leur famille pourrait croître et prospérer fit du haut Saint-Jean un lieu d'établissement désirable.
Pionniers
Découvrez l’histoire des colons acadiens à la maison Martin, aux Acadian Archives acadiennes et dans les Sociétés historiques locales.
Erected 2014 by Maine Department of Transportation."
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Musée Culturel du Mont Carmel
Grand Isle, Maine
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• Le Musée culturel du Mont-Carmel, ancienne église catholique romaine devenue musée culturel à but non lucratif, est situé dans le charmant village paroissial de Lille-sur-Saint-Jean. Cette institution se consacre à la préservation et à la promotion de la culture et de l'histoire acadiennes et québécoises dans la vallée de la rivière Saint-Jean, à l'extrême nord du Maine.
• Fondé en 1984 après la désaffectation de l'église et la fin des services religieux, le musée est géré par l'Association culturelle et historique du Mont-Carmel, son organisme mère.
• Le site a été inscrit au Registre national des lieux patrimoniaux en 1973 et fait l'objet d'importants travaux de restauration. Il présente une remarquable collection d'objets et de vêtements religieux, de sculptures, d'art populaire et décoratif, de meubles en pin acadiens et québécois et d'objets datant du XVIIIe siècle.
• Le site du musée indique: « Le terrain du Musée et son ancienne paroisse constituent les terres ancestrales habitées par le peuple Malécite (Wolastoqiyik) depuis des millénaires.Nous reconnaissons que nous sommes sur des terres autochtones. Outre les Malécites, le vaste territoire que nous appelons aujourd'hui le nord-est du Maine abrite le peuple souverain de la Confédération Wabanaki, qui comprend les Penobscots, les Passamaquoddys, les Abénaquis et les Mi'kmaq. Nous existons sur leurs terres ancestrales non cédées. »" (Museum website)
| | Le Village Acadien de Van Buren, Maine | | |
• Les 17 bâtiments qui surplombent le fleuve Saint-Jean dans le Village acadien préservent le patrimoine culturel des Acadiens qui se sont installés dans la vallée de la Saint-Jean au milieu du XVIIIe siècle.
• L'établissement présente des caractéristiques acadiennes, notamment la pêche, l'exploitation forestière et la construction navale. Plusieurs de ces maisons se distinguent par leur architecture acadienne unique du Maine, avec des éléments nautiques comme les « genoux de navire » utilisés comme supports, que l'on peut observer dans la maison Morneault et la grange acadienne.
• Maison Morneault
Construite de 1855 à 1857, il s'agit de la plus ancienne résidence de la vallée. La maison présente de nombreux exemples d'architecture acadienne, avec des éléments nautiques dans sa conception, comme les « genoux de navire » comme supports. Les murs sont scellés avec de la chaux vive et du lin. Au début des années 1900, la maison Morneault servait de bureau de poste. Elle était initialement située à Grand Isle, dans le Maine.
• La maison Levasseur-Ouellette, construite à Cyr Plantation, dans le Maine, en 1859, illustre les maisons construites par les Acadiens prospères du Maine au milieu du XIXe siècle. Ces maisons reflètent le style géorgien, en vogue des deux côtés de l'Atlantique Nord au début du XIXe siècle. Les murs de ces maisons d'un étage et demi sont faits de rondins équarris (pièce sur pièce) et recouverts d'un bardage à clin.
• Les bâtiments ont été déplacés au village ou construits sur place. Le site est géré par Notre Héritage Vivant. Le Village acadien est inscrit au Registre national des lieux historiques.
| | Acadiens dans le Connecticut | | |
• Selon les Archives du Commonwealth du Massachusetts (volumes 23 et 24), en décembre 1755 et au début de 1756, des navires britanniques, dont le Dove, l'Edward, l'Elizabeth et le Two Sisters, ainsi qu'une goélette non identifiée, atteignirent New London, principal port maritime du Connecticut, transportant plus de 1 000 Acadiens déportés.
• Dans l'ensemble, les quelque 1 000 Acadiens envoyés au Connecticut furent bien traités. Avant leur arrivée, la législature coloniale adopta une loi concernant leur répartition dans la colonie, ce qui aida les citoyens à se préparer à la cohabitation. Dans certains cas, les résidents du Connecticut offrirent des maisons vides à des familles acadiennes. D'autres contribuèrent au financement du voyage des Acadiens souhaitant revenir au Québec par les rivières Albany, Hudson et Richelieu, en passant par les lacs George et Champlain.
• Norwich prévoyait d'accueillir 19 Acadiens, Fairfield 17, Hartford 13, New London 12 et Bolton 3.
• Guilford accueillit 11 Acadiens français au printemps 1756, dont au moins 8 membres de la famille Hébert : René dit Groc Hébert et Marie Boudreau, ainsi que leur fils adulte, Pierre, son épouse, Élisabeth Dupuis, et leurs quatre enfants, Fabien, Marie Isabelle, Anastasie et Simon. Cinq autres enfants naquirent à Guilford. Marie Hébert mourut probablement à Guilford, mais René Hébert retourna finalement à Montréal, un voyage partiellement financé par la ville de Guilford. Leurs enfants et petits-enfants demeurèrent dans la colonie anglaise, et leur vie et celle de leurs descendants s'inscrivirent au fil du temps dans l'histoire de Guilford.
La "Maison Acadienne"
37 Union Street, Guilford, CT 06437
GPS: 41.285422, -72.679534
• Inscription:
"À Guilford, la maison du 37, rue Union, construite en 1670 par Joseph Clay, est surnommée à juste titre la « Maison acadienne ». En 1756, Samuel Chittenden en était propriétaire. Selon la légende locale, la maison étant vide, son propriétaire a choisi de l'offrir à René Hébert et à sa famille. Cette charmante demeure est inscrite au Registre national des lieux historiques des États-Unis depuis 1975. À notre connaissance, aucun marqueur n'existe, ce qui constituerait un projet intéressant pour notre Société."
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Acadiens dans le Massachusetts,
l'Etat de New York et la Pennsylvanie
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Ci-dessus :
À gauche : Ancien sanctuaire catholique national Saint-Joseph à Philadelphie, où les déportés acadiens se recueillaient. Le marquis de La Fayette et le comte de Rochambeau fréquentaient tous deux Saint-Joseph lors de leur séjour en Amérique. Des soldats des armées américaine et française ont célébré une grand-messe à Saint-Joseph après la victoire de Yorktown. Photo: https://phillyguides.org/event/5979/
À droite: Autel de St Joseph Catholic Church, https://www.facebook.com/OSJ19106/
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Massachusetts
• Au Massachusetts, à quelques exceptions près, les 961 déportés acadiens furent répartis avec bienveillance dans plus de 100 communautés, conformément à la loi du Massachusetts du 6 mars 1756, qui prévoyait des dispositions pour les habitants récemment arrivés en Nouvelle-Écosse. Cette loi humanitaire imposait aux autorités locales de fournir les outils agricoles, le tissage, le filage et autres activités artisanales nécessaires, dans la limite de quarante shillings par personne. De plus, un logement convenable devait être fourni à tous les chefs de famille qui acceptaient de subvenir à leurs besoins : voir "Lois de la province du Massachusetts", 1755-1756, chapitre 35.
• Par exemple, au XVIIIe siècle, Joseph et Anne Doucet vivaient à Gloucester avec leurs dix enfants, ainsi qu'avec la veuve Élisa Janvire, âgée de 72 ans et mariée à Jean Cyr. Champlain appelait Gloucester « Le Beau Port » en 1606.
• Autre exemple : à Boston, 174 Acadiens résidaient près de la maison Paul Revere, construite vers 1680 au 19 North Square, aujourd'hui un musée.
• Hormis quelques pétitions à la Chambre des représentants et quelques requêtes à la Cour générale du Massachusetts pour revendiquer leurs droits, la présence des Acadiens dans la « vieille colonie » (de Plymouth) est largement méconnue.
Cependant, d'après ce que nous savons, la gentillesse de la population locale et la générosité des dirigeants politiques méritent d'être soulignées.
New York
• En 1756, New York était une ville de migrants comptant plus de 13 000 habitants.
• En avril et août de la même année, trois groupes d'Acadiens arrivèrent à New York. Le premier groupe, composé de 94 personnes, arriva le 28 avril en provenance du cap Sable, en Acadie (Nouvelle-Écosse), à bord de la goélette Mary. Deux jours plus tard, le grand voilier Experiment accosta à New York avec 150 passagers. Le troisième navire quitta Annapolis Royal, en Acadie, le 8 décembre 1755, transportant 200 Acadiens, et arriva à New York fin août 1756.
• Les exilés acadiens furent détenus et recensés sur Governors Island, en face de New York, avant d'être répartis dans six comtés ruraux voisins en mai 1756. Souvent, leurs noms étaient gravement mal enregistrés, car les recenseurs les écrivaient phonétiquement ou créaient leurs propres versions. Parmi les exemples, citons Ba Selena, Francis Quela, John Malie, Globe Daucet, Louis Giroid et Peter Lorne. De petits groupes d'Acadiens furent envoyés dans les comtés de Westchester (Bronx), King's (Brooklyn), Queen's (Queens), Richmond (Staten Island), Orange et Suffolk.
• La loi de l'État de New York exigeait que les juges de paix des six comtés hôtes veillent à ce que tout adolescent orphelin soit lié à un maître digne de confiance pour une période de 4 à 7 ans, une pratique connue sous le nom d'engagement d'apprentissage, similaire à celle de la Nouvelle-France. Les « serviteurs apprentis » recevaient le logement, la nourriture, les vêtements et une formation aux frais de leur « maître ».
Pennsylvanie
• En novembre 1755, les premiers Acadiens arrivèrent à Province Island, où se trouve aujourd'hui la piste 8/26 de l'aéroport international de Philadelphie. Ils comptaient parmi les plus pauvres de la ville Quaker, qui comptait environ 13 000 habitants. Pour ces humanistes philadelphiens, les valeurs d'égalité, de charité et de liberté religieuse étaient essentielles. Les habitants de cette ville, réputée pour son « amour fraternel », furent profondément touchés par la souffrance des Acadiens exilés, même s'ils étaient encore sous le choc de la défaite importante des troupes britanniques quatre mois plus tôt contre les Français à Monongahela, près de Pittsburgh (anciennement Fort Duquesne). Cette perte majeure pour les Britanniques joua probablement un rôle dans la décision d'expulser les Acadiens de leur foyer en Nouvelle-Écosse.
En octobre 1755, les navires britanniques Boscowan, Hannah, Swan et Three Friends quittèrent Beaubassin, Grand-Pré et Pisiguit, en Nouvelle-Écosse, transportant environ 500 Acadiens à destination de Philadelphie. Ils arrivèrent les 18 et 20 novembre 1755, et 454 d'entre eux parvinrent à terre. Les déportés furent conduits au foyer des pestiférés sur l'île Province, une zone de quarantaine établie en 1743, située au confluent des rivières Delaware et Schuylkill. Un cinquième navire, l'Union, fit tragiquement naufrage en mer avec 392 déportés acadiens.
• Avec l'aide d'Antoine Bénézet, un éducateur huguenot de Philadelphie né à Saint-Quentin, en France, les Acadiens reçurent des maisons en bois convenables du côté nord de Pine Street, entre les 5e et 6e rues, dans la paroisse catholique Saint-Joseph.
• L'église Saint-Joseph (illustrée ci-dessus), fondée en 1733 et fréquentée par de nombreux Acadiens, est la plus ancienne église catholique de Philadelphie. Leur cimetière se trouve aujourd'hui dans le quadrant nord-est du jardin public Washington Square.
Panneau, "Old St. Joseph's"
321 Willings Alley, Philadelphia, PA 19106
• Inscription (extraits):
"Lorsque la première messe catholique publique y fut célébrée en 1733, Philadelphie était le seul endroit des treize colonies où des services catholiques publics pouvaient être célébrés légalement. Les principes de liberté religieuse dont jouissait cette ville, qui furent plus tard inscrits dans la Constitution des États-Unis, font d'Old St. Joseph's un sanctuaire historique national. [...]
Dès le début, les jésuites de St. Joseph's contribuèrent à donner un pied-à-terre aux catholiques, de plus en plus nombreux, qui arrivaient dans ce nouveau pays. Au XVIIIe siècle, ils s'occupèrent des exilés acadiens en 1755 et des réfugiés de Saint-Domingue dans les années 1790. [...]
Érigé par les congrégations d'Old Philadelphia."
| | Acadiens dans le Maryland | | |
• En novembre 1755, quatre navires transportant plus de 900 exilés acadiens atteignirent le Maryland. Les Acadiens exilés, connus sous le nom de « Neutres français », furent brusquement abandonnés sur les côtes du Maryland, livrés à eux-mêmes. Ils s'installèrent notamment à Princess Anne, Snow Hill, Oxford, Newtown (aujourd'hui Chestertown), Georgetown, Fredericktown, Baltimore, Annapolis, Upper Marlboro, Lower Marlboro et Port Tobacco.
• Les réfugiés acadiens du Maryland subirent un accueil hostile, marqué par des restrictions légales, des difficultés économiques, l'ostracisme social et la suspicion du gouvernement. Si certains colons firent preuve de bienveillance, la réaction coloniale générale fut caractérisée par la perception des Acadiens comme des ennemis potentiels plutôt que comme des réfugiés ayant besoin d'aide.
• Le gouvernement du Maryland était particulièrement restrictif, allant jusqu'à empêcher les catholiques d'aider leurs coreligionnaires. La politique gouvernementale contribua à ces conditions déplorables en interdisant aux catholiques d'héberger les exilés. Charles Carroll, le célèbre et prospère planteur, écrivit à son fils : « Beaucoup d'entre eux auraient été traités très humainement par les catholiques romains d'ici, mais une jalousie réelle ou feinte a incité ce gouvernement à ne pas les laisser vivre avec les catholiques romains. »
• Le gouvernement colonial a imposé de sévères restrictions aux déplacements et aux activités des Acadiens. Une loi du Maryland de 1756 leur interdisait de voyager à plus de dix milles de leur résidence sans laissez-passer, sous peine d'emprisonnement. La loi stipulait que « si l'un des habitants de la Nouvelle-Écosse, communément appelés « Neutres français », se trouvait à plus de dix milles de son lieu de résidence ou hors du comté où il ou elle résiderait, sans un laissez-passer délivré par un magistrat provincial ou de comté… il sera et pourra être légal pour toute personne de dénoncer et pourchasser ce ou ces « Neutres français ».
• De nombreux Acadiens ont fini par quitter le Maryland pour la Louisiane, et plusieurs bateaux d'exilés ont quitté le Maryland pour rejoindre le gouvernement plus hospitalier de la Louisiane, alors sous domination espagnole. À partir de 1766, un bateau d'exilés a fait route vers l'embouchure du Mississippi chaque année pendant quatre ans. Le nombre total d'exilés déplacés est estimé à environ 600 personnes.
• Bien sûr, de nombreux colons généreux ont apporté leur aide. Par exemple, en 1756, une cinquantaine d'Acadiens furent hébergés à Wye House, la résidence du colonel Edward Lloyd III (photo ci-dessus). Des informations très détaillées sont disponibles sur des sites web tels que :https://www.acadianswerehere.org/ and https://francomaryland.com/
Panneau, "Acadiens dans le Maryland"
11754 Mansion St, Princess Anne MD 21853
• Inscription:
"Pendant la guerre de Sept Ans, les Britanniques expulsèrent quelque 11 500 Acadiens des Maritimes canadiennes, les dispersant dans les colonies nord-américaines et en France. Quatre navires transportant plus de 900 exilés arrivèrent au Maryland en novembre 1755. Les Acadiens s'établirent autour de la baie de Chesapeake, notamment à Baltimore, Port Tobacco, Oxford et Princess Anne. Confrontés aux difficultés et à la discrimination, la plupart d'entre eux quittèrent la Basse-Côte Est pour la Louisiane en 1770.
Érigé en 2013 par le Maryland Historical Trust et la Maryland State Highway Administration."
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Ci-dessus :
À gauche : Tableau représentant l’ordre d’expulsion des Acadiens lu par le colonel Winslow dans l’église paroissiale de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, au Canada, en 1755. Par Charles William Jefferys - DOUGHTY, Arthur G. Chroniques du Canada, vol. 9, Toronto, Glasgow, Brook & Company, 1916, p. iv. Téléversé depuis la page du site de Bibliothèque et Archives Canada de l’Université de Moncton, image, domaine public. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=503264
À droite : Marqueur, photo de Brandon D. Cross, 18 janvier 2020, https://www.hmdb.org/m.asp?m=144939
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• Plus de 600 Acadiens furent envoyés en Géorgie. Le lundi 13 octobre 1755, les navires britanniques Jolly Phillip et Prince Frederick quittèrent Chignecto, Beaubassin, en Nouvelle-Écosse, transportant environ 400 Acadiens à destination de Savannah, en Géorgie, où ils arrivèrent après deux longs mois de mer.
• Le gouverneur John Reynolds accueillit leur arrivée avec une certaine inquiétude, car sa colonie, peu peuplée et sous-développée, ne comptait que 3 000 habitants, dont la moitié étaient des esclaves noirs, et les Amérindiens à l'ouest de la Géorgie étaient alliés aux Français dans la Louisiane coloniale.
• Malgré tout, les Acadiens eurent la possibilité d'installer leurs familles dans plusieurs petits villages le long de la côte géorgienne. Ceux qui choisirent de rester à Savannah construisirent leurs cabanes sur la rive ouest de la rivière Savannah.
• Leur vie fut difficile. Leur expérience fut marquée par la pauvreté, les persécutions religieuses dues aux lois anticatholiques de la Géorgie et le manque de soutien, ce qui poussa nombre d'entre eux à repartir vers le nord ou la colonie française d'Haïti.
• Les Acadiens qui souhaitaient quitter leur colonie furent autorisés à construire des bateaux. Environ 200 Acadiens retournèrent à la mer, certains vers le nord, portés par le Gulf Stream et le vent, tandis que d'autres migrèrent vers le sud, attirés par Saint-Domingue (Haïti).
À la fin de 1763, il ne restait que peu de survivants de cette première vague d'immigration.
• Une deuxième vague eut lieu plus tard, au début des années 1790, lorsque des Acadiens fuyant les révoltes d'esclaves en Haïti arrivèrent en Géorgie.
• St. Marys fut créée par une loi de l'État le 5 décembre 1792. Cependant, elle ne fut officiellement constituée qu'en novembre 1802.
• Peu après sa fondation, la ville de St. Marys devint un refuge pour les exilés acadiens. Ils y trouvèrent une communauté accueillante, et leur présence est toujours reconnue aujourd'hui.
Panneau “Tragédie des Acadiens”
Oak Grove Cemetary, Bartlett Street, St Marys, GA 31558
GPS: 30.721800, -81.553817
• Inscription:
“Ces réfugiés francophones furent contraints de quitter leur foyer en Nouvelle-Écosse par les Britanniques pendant la guerre de Sept Ans (1754-1763). Les descendants de ces Acadiens opprimés trouvèrent refuge à Sainte-Marie à la fin des années 1790, après avoir fui les révoltes d'esclaves à Saint-Domingue et en Haïti. La plupart d'entre eux se dirigèrent vers la Louisiane et d'autres régions, mais beaucoup s'installèrent à Sainte-Marie. Visitez le tombeau des Acadiens, situé derrière l'Ange de la Résurrection, au cimetière d'Oak Grove.
Érigé en 2016 par Ed et Susan Robinson."
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Oak Grove Cemetery
St Marys, GA.
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Ci-dessus :
À gauche : Pierre tombale de Joseph Desclaux, 1757 - 28 avril 1826 (avec l'aimable autorisation de Detour Through History)
À droite : Tombeau des Acadiens, St. Marys, Géorgie (avec l'aimable autorisation d'Explore Georgia)
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• Au début de la révolution haïtienne en août 1791, de nombreux Acadiens retournèrent sur la côte géorgienne. Parmi eux se trouvait Joseph Desclaux, né à Sète (aussi connue sous le nom de Cette), en France, comme l'indique sa pierre tombale ci-dessus.
• Malheureusement, les pierres tombales du cimetière d'Oak Grove sont illisibles. Pire encore, de nombreuses tombes sont considérées comme perdues à jamais, enfouies sous des murs, des bâtiments et des routes. De plus, lors d'une épidémie de fièvre jaune, des familles entières périrent en quelques jours et furent enterrées dans des fosses communes.
• Selon une croyance populaire, le destin de Joseph Desclaux et de ses compatriotes acadiens de Beaubassin fut guidé par l'étoile Stella Maris de Marie jusqu'à sa mort à St. Marys, en Géorgie.
Plaque, Tombes d'Acadiens:
Oak Grove Cemetary, Bartlett Street, St Marys, GA 31558
GPS: 30.721800, -81.553817
• Inscription:
"Les Acadiens déportés de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, trouvèrent d'abord refuge à Saint-Domingue*. Plus tard, une insurrection d'Amérindiens* les poussa à Sainte-Marie. L'amie d'Évangéline* y est enterrée.
P.W.A. 1936"
Notes * :
- Il s'agit de Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti), et non de Saint-Domingue, la partie espagnole de l'île (aujourd'hui la République dominicaine), une erreur fréquente.
- Il aurait fallu dire « esclaves noirs », car il ne restait pratiquement plus d'Amérindiens.
- Nous raconterons l'histoire d'Évangéline dans les pages ci-dessous consacrées aux Cadiens de Louisiane.
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Chapelle de Our Lady Star of the Sea
St Marys, GA.
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Finalement, après de nombreuses années de dur labeur, plusieurs Acadiens purent accéder à la sécurité financière et contribuer à la prospérité des États-Unis en plein essor.
• Ils pratiquèrent longtemps leur foi catholique dans une épicerie, avant de pouvoir fonder leur propre église.
• Lorsqu'une banque fit faillite en 1840, Mme Marie Ponce Defour (1793-1851) et son mari, Louis Alexandre Dufour (issu d'une famille de réfugiés acadiens rapatriés en France, né à Dunkerque, le 8 juin 1784 – décédé à St Marys le 17 août 1847), achetèrent le bâtiment et le transformèrent en chapelle, qu'ils dédièrent à Stella Maris, « Notre-Dame Étoile de la Mer » (photo ci-dessus).
• Un clocher fut ajouté à la structure, et la chapelle resta en service jusqu'en 1957, date à laquelle une nouvelle église, beaucoup plus grande, fut construite. Ce bâtiment est également considéré comme le plus ancien bâtiment bancaire en maçonnerie encore existant en Géorgie.
| | Les Acadiens dans les Carolines | | |
• En 1755, près d'un millier d'Acadiens furent envoyés en Caroline du Sud. Des 24 cargos de fortune, modifiés et loués à Boston pour la déportation à raison de deux personnes par tonneau (une règle fixe), six mouillèrent dans le port de Charleston.
• L'Edward Cornwallis, comme beaucoup d'autres, ne respecta pas la règle des deux passagers par tonneau. Ce navire de 130 tonneaux quitta Beaubassin, en Nouvelle-Écosse, le 13 octobre 1755, transportant 417 Acadiens. Il arriva à Charleston cinq semaines plus tard avec seulement 207 passagers : 24 hommes, 25 femmes et 158 enfants. Au cours du voyage, 210 déportés périrent en mer, ce qui porta le taux de mortalité à 50 %. Avec 157 personnes supplémentaires à nourrir, les réserves de nourriture, calculées en fonction du nombre de passagers, s'épuisèrent. De nombreux documents indiquent que la plupart des cargos britanniques transportaient environ un tiers de déportés de plus que leur capacité, provoquant une pénurie rapide d'eau potable et de nourriture, et laissant présager un génocide délibéré.
• Malgré tout, certains Acadiens ont fait preuve d'incroyables capacités de survie. Citons par exemple Bazile Lanneau, né Basile La Noue en Acadie le 11 novembre 1746. À neuf ans, Basile fut déporté à Charleston avec sa mère et ses deux frères. Peu après, sa mère et un de ses frères moururent de la variole. Orphelin, Basile fut recueilli par une famille locale et son nom fut changé en Bazile Lanneau.
Il apprit en autodidacte, bâtit une entreprise prospère et devint directeur de banque à Charleston, ainsi que fonctionnaire et commissaire municipal. Il fut également élu à la législature de l'État de Caroline du Sud en 1796, 1798 et 1802. Bazile décéda le 9 novembre 1833 et laissa de nombreux descendants : 30 petits-enfants !
Pierre tombale, cimetière de l'église congrégationaliste circulaire
150 Meeting St, Charleston, SC 29401
GPS: 32.778988, -79.930723
• Inscription:
"Sacré à la mémoire de Bazile Lanneau qui est né à Balisle en Nouvelle-Écosse en 1744. En 1755, il est devenu prisonnier de guerre et a été transporté dans cette ville où il a été laissé étranger et orphelin où il a rempli avec honneur et intégrité de nombreux postes importants et responsables et a soutenu la relation de mari, père et ami avec une fidélité distinguée, une affection sincère et une bienveillance rare et où il est décédé le 9 novembre 1833 laissant une veuve affligée et quatre enfants pour garder son nom et de nombreuses vertus en souvenir affectueux."
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Acadiens en Louisiane:
Les Cajuns
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Ci-dessus :
À gauche : Carte des paroisses de la Louisiane. En vert, les colonies cajuns.
À droite : Drapeau cajun, différent de celui des Acadiens.
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Comme expliqué précédemment, les Cadiens (Cajuns) ont développé au fil du temps leur propre identité à partir des Acadiens.
Dans les pages qui suivent, nous visiterons quelques sites importants de la Louisiane. Une compilation complète est disponible dans notre livrel (livre numérique) "Memories of France".
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Le Mémorial Acadien
St. Martinville, Louisiane
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Le Musée du Mémorial acadien raconte l'histoire des Acadiens qui ont colonisé la Louisiane et leur héritage, avec des expositions interactives, la courtepointe de l'Odyssée acadienne et des images de la série Claude Picard sur la Déportation.
Il sert à la fois de lieu de mémoire et de centre de recherche généalogique où les descendants cajuns d'aujourd'hui peuvent retracer leurs ancêtres acadiens. C'est une étape incontournable pour comprendre le lien entre la déportation historique des Acadiens et la culture cajun moderne en Louisiane.
Monument & plaque, “Deportation Cross - La Croix de la Déportation”
121 S New Market St, St Martinville, LA 70582
GPS: 30.122567, -91.827133
• Inscription bilingue:
“La Croix originelle de la déportation près du site national historique de Grand-Pré en Nouvelle-Écosse est située dans les environs de l'embarcation des victimes de la diaspora acadienne de 1755.
Inauguré le 24 juillet 1924.”
Cette fidèle réplique de la croix commémore l'installation du premier grand groupe de peuplement acadien en Louisiane, qui a eu lieu dans les environs de St. Martinville en 1765.
Inauguré le 15 juin 2003"
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• La fresque intitulée « L'Arrivée des Acadiens en Louisiane » de Robert Dafford mesure 3,6 m x 9,1 m.
• Ses personnages représentent de véritables réfugiés acadiens, arrivés en Louisiane entre 1764 et 1788 et s'installant dans diverses régions de l'État.
• Certains des modèles sont des descendants directs des personnages qu'ils représentent !
• Cette fresque est associée à une autre réalisée à Nantes, en France, également par Robert Dafford, qui montre les Acadiens quittant le port de Nantes pour la Louisiane en 1785.
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• Les sols du Jardin de méditation commémoratif acadien, situé au pied de la Croix de la Déportation, sont ornés de mosaïques représentant les armoiries des familles acadiennes. Les teintes douces des carreaux italiens se fondent pour créer une œuvre d'art représentant les familles déchirées par l'exil et réunies plus tard en Louisiane.
• Ces mosaïques rendent un vibrant hommage aux familles acadiennes qu'elles représentent et nous aident à nous souvenir de ces personnes courageuses.
• Au cœur de cette œuvre d'art composée de plusieurs carreaux, juste sous la Croix de la Déportation, se trouvent les armoiries familiales du premier gouverneur acadien élu de la Louisiane, Alexandre Mouton (1843-1846), et de la première femme gouverneure acadienne, Kathleen Babineaux Blanco (2004-2008).
• Ces armoiries ont suscité un vif intérêt et une grande fierté, tant pour les familles qu'elles symbolisent que pour le patrimoine acadien.
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• La flamme éternelle se trouve dans le Jardin commémoratif acadien, aux côtés des mosaïques des armoiries et de la Croix de la Déportation.
• La flamme éternelle illustre comment une culture peut se régénérer même en période difficile.
• La flamme jaillit du centre d'un ovale de granit lisse situé dans le Jardin commémoratif acadien.
• La pierre présente une gravure du littoral atlantique, mettant en évidence les principales zones d'installation des réfugiés acadiens.
• Inscription sur le tablier :
« Un peuple sans passé est un peuple sans avenir »
« Les Jaycees de la Louisiane parrainent la flamme. »
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• Le Mur des Noms rend hommage aux plus de 3 000 réfugiés acadiens des débuts de la Louisiane.
• Ces 3 000 personnes sont reconnues comme réfugiés acadiens dans les premiers registres de la Louisiane.
• Leurs noms sont gravés sur douze plaques de bronze serties dans du granit. Les visiteurs d'origine acadienne sont invités à utiliser le mur ou la base de données en ligne Ensemble Encore comme base de recherche généalogique.
• Ces ressources aideront à renouer les liens entre de nombreuses familles acadiennes.
• Inscription sur le Mur (bilingue) :
« Pause ami, lis mon nom et souviens-toi… »
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Evangeline
St Martinville, Louisiana
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• Le poète américain Henry Wadsworth Longfellow a présenté l'histoire des Acadiens exilés dans son poème épique « Évangéline, un conte d'Acadie », publié en 1847.
• Le poème raconte le voyage des Acadiens en mettant l'accent sur Évangéline et sa quête pour retrouver son amour perdu, Gabrielle.
À Saint-Martinville, Évangéline est commémorée par une statue dans la cour de l'église catholique, ainsi que par un grand arbre appelé le chêne Évangéline. Ces deux attractions sont situées à proximité du Musée du Mémorial Acadien et sont des destinations touristiques prisées.
• Le modèle était Delores del Rio, l'actrice qui a joué Évangéline dans le film « Évangéline » de 1929.
Statue, “Evangeline”
133 South Main Street, Saint Martinville LA 70582
GPS: 30.123150, -91.828383
• Inscription:
"Évangéline, le prototype de la jeune fille acadienne, a été immortalisée par Henry Wadsworth Longfellow dans son poème épique du même nom. Le monument a été offert par Delores del Rio après son rôle dans le film « Évangéline », tourné dans la région en 1929. La statue a été sculptée par Marcelle Rebecchini. Fondue aux studios Departo de Chicago, dans l'Illinois, elle a été inaugurée par Mlle Del Rio à Saint-Martinville le 19 avril 1931.
Érigée en 1931 par le Comité d'aménagement paysager de Saint-Martin-de-Tours."
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Panneau, “Le Chêne d'Evangeline ”
South Main St, St Martinville, LA 70582
GPS: 30.122100, -91.827500
• Inscription:
« Le poème « Évangéline » de Longfellow a immortalisé la tragédie de l'exil des Acadiens de la Nouvelle-Écosse en 1755. Ce chêne marque le lieu de rencontre légendaire d'Emmeline Labiche et de Louis Arceneaux, les homologues d'Évangéline et de Gabriel.
Le Chêne D'Évangéline
Longfellow a immortalisé dans "Evangeline" la tragédie des Acadiens exilés de leur pays à partir de 1755. Ce chêne se trouve là où, selon la légende, Emmeline Labiche et Louis Arceneaux (Evangeline & Gabriel) se sont rencontrés.
Érigé en 1982 par le ministère de la Culture, des Loisirs et du Tourisme de Louisiane."
Lieux portant le nom d'Évangéline :
• Paroisse d'Évangéline, Louisiane
• Évangéline, en Louisiane, est une communauté de la paroisse d'Acadia connue pour avoir été le premier puits de pétrole foré dans l'État.
• Evangeline Hall, un dortoir construit en 1936 à l'Université d'État de Louisiane.
Au cinéma :
• Outre le classique de 1929, Évangéline est mentionnée dans le film Disney de 2009, La Princesse et la Grenouille, où une luciole cajun nommée Raymond l'aime, car elle est vue comme une étoile. Après sa mort, ils se retrouvent et apparaissent ensemble dans le ciel nocturne.
En musique :
• Il existe trop de chansons, de comédies musicales, d'opéras et de références à Évangéline dans la culture populaire du Sud pour les énumérer tous.
Nous en partagerons un :
• Bien que le lien direct avec Longfellow soit sujet à débat, on peut ressentir la puissante émotion du poème en regardant cet extrait du classique de Martin Scorsese de 1977, avec Emmylou Harris et The Band :
Visionnez: "The Last Waltz"
Dans la culture pop :
• L’influence du poème s’étend au-delà des œuvres individuelles : il a fondamentalement façonné la manière dont l’histoire et la culture acadiennes/cadiennes sont commémorées et célébrées en Louisiane et dans le Sud au sens large.
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Site du Premier Débarquement
St James, LA.
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Panneau, « Site des premiers colons acadiens en Louisiane »
6564 LA-18, St James, LA 70086
GPS: 30.015600, -90.841450
• Inscription:
"Des réfugiés sont arrivés par voie terrestre en 1756-1757. À proximité se trouvait une concession accordée en 1762 à Jacques Cantrelle, père de France, qui a donné son nom à l'église et à la paroisse. Cette section faisait autrefois partie des Oumas, évêché de Québec.
Érigée en 1961 par le ministère du Commerce et de l'Industrie."
• Saint-Jacques-de-Cabahannoce est le site originel de ce qui est historiquement connu comme la première « Côte des Acadiens ». La paroisse Saint-Jacques-de-Cabahannoce a été fondée entre 1750 et 1757. Organisée en 1750, les premières cérémonies documentées datent de 1757, année pour laquelle la date technique de fondation est indiquée.
• Le premier édifice religieux a été construit en 1770. L'église Saint-Jacques était connue sous le nom de Saint-Jacques-de-Cabahanoce à ses débuts. Cabahannoce était un terme amérindien signifiant « le perchoir des canards colverts ».
Panneau & Plaque “St Jacques de Cabahanoce”
6613 LA-18, St James, LA 70086
GPS: 30.016233, -90.841917
• Inscription du panneau:
"Paroisse ecclésiastique organisée avant 1757. L'église était alors sous la responsabilité du Père Barnabé, capucin français et curé de Saint-Charles (Destrehan), sur la rive est du fleuve. Les registres furent tenus en français jusqu'en 1786. Le diocèse passa sous la juridiction de La Havane, à Cuba, en 1771.
Érigée en 1957 par le Département du Commerce et de l'Industrie de la Louisiane."
• Inscription sur la plaque :
« Dédiée aux descendants des premiers colons acadiens de la paroisse Saint-Jacques, qui ont visité ce site le 8 août 1999 à l'occasion du Congrès mondial acadien – Louisiane 1999. »
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Bayou Terrebone
Houma, LA.
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• Le bayou Terrebonne, long d'environ 70 kilomètres, se jette dans le golfe du Mexique. Ce cours d'eau est important pour la paroisse de Terrebonne, fondée en 1822 à partir d'une partie de la paroisse de Lafourche. En Louisiane, une paroisse est l'équivalent d'un comté dans d'autres États américains.
• À Houma, le siège de la paroisse, un monument commémorant le « Grand Dérangement Acadien » a été inauguré au centre-ville le 11 octobre 2011. Il est surmonté d'une réplique de la Croix de la Déportation de Grand-Pré. Sa base rappelle que la plupart des Acadiens ont reçu des terres le long des bayous de Tèche, de Lafourche et de Terrebonne.
• Ce monument, le premier du genre aux États-Unis, est un élément clé de l'Odyssée acadienne, qui se compose de divers marqueurs placés au fil des ans à des endroits associés à la déportation des Acadiens. Il souligne également que la Louisiane est devenue la Nouvelle Acadie pour de nombreux exilés.
• Le Musée aquatique Bayou Terrebonne organise une journée annuelle de commémoration le 28 juillet pour honorer les ancêtres acadiens exilés. Dans le cadre de cette commémoration, les élèves de l'école Pointe-au-Chien participent à une cérémonie de dépôt de gerbes au monument.
De plus, le musée célèbre la Fête nationale de l'Acadie le 15 août avec d'autres événements culturels, tels que des dîners à la française et des concerts.
La Croix de la Déportation:
• La croix est une réplique de 3,6 mètres de haut de la Croix de la Déportation, symbole historique de la résilience et du patrimoine acadiens.
• Il s'agit d'une croix latine de style gothique. Ses trois extrémités sont ornées de trilobes, représentant l'espoir, la compréhension de l'essence du Dieu trinitaire et les points cardinaux. Au croisement du pal et de la fasce, un cercle est traversé en sautoir par quatre lances. Le cercle représente l'univers, tandis que les lances rappellent les souffrances endurées par les déportés. Des éléments décoratifs et des piques soulignent la violence de ces événements.
Plaque sur la Croix (en français): "Croix de la
Déportation
érigée près de
Grand-Pré
Nouvelle Ecosse
1924"
Panneau devant le mémorial :
• Inscription :
« Le monument devant vous commémore le « Grand Dérangement » du peuple acadien, quittant sa terre natale, aujourd'hui la Nouvelle-Écosse, au Canada. À partir de 1755, les villageois acadiens, pris dans une lutte de pouvoir entre la France et l'Angleterre, furent déracinés : familles déchirées, maisons incendiées, biens confisqués. À la fin du XVIIIe siècle, de nombreux exilés trouvèrent refuge ici, dans les bayous de la Louisiane. La Société nationale de l'Adadie du Nouveau-Brunswick, au Canada, installe des monuments partout dans le monde pour commémorer le 250e anniversaire de ces événements tragiques. Le monument de Houma a été inauguré en 2011.
La croix reproduit la Croix de la Déportation, haute de 3,6 m, qui se dresse à Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, lieu officiel du Grand Dérangement. La forme en pagaie au bas de la croix rappelle les traversées maritimes. Une plaque de bronze illustre les migrations complexes des Acadiens. Remarquez le drapeau acadien, l'église de Grand-Pré et la célèbre sculpture de Louis-Philippe Hébert représentant une famille acadienne.
La fondation du monument symbolise une étoile qui guide les marins à travers la mer, ainsi que Notre-Dame de l'Assomption, la sainte patronne des Acadiens. Déportation d'Acadie par les Britanniques en 1755. Embarqués sur des navires surpeuplés, des milliers de personnes périrent dans des conditions de vie insalubres et insupportables. Des exilés furent envoyés dans les colonies américaines, en Angleterre, en France et aux Antilles. Exemples de noms de famille enregistrés dans les documents de recensement acadiens. Ces noms cajuns sont encore présents dans toute la paroisse de Houma et de Terrebonne aujourd'hui.
Érigé par le Bureau des congrès et des visiteurs de la région de Houma."
Mémorial, “Le Grand Dérangement”
(Deux plaques, en anglais et en français)
Parking du Bayou Terrebonne Waterlife Museum
7910 West Park Avenue, Houma LA 70364
GPS: 29.598684, -90.720094
• Inscription de la plaque en français:
"L'Acadie, fondée par la France en 1604 et convoitée pour sa situation stratégique, est ceédée a l'Angleterre en 1713 etre baptiste Nouvelle-Écosse. La fondation de Halifax, en 1749, entraine l'exode d'une partie de la population acadienne vers les territoires français. Les Acadiens qui restent sont pergus comme une menace par les autorités britanniques qui, en 1755, commencent leur fragmentant familles et communautes, confisquant terres et biens.
C'est le Grand Dérangement. Pres de 10 000 hommes, femmes et enfants sont entassés à bord de navires et déportés dans les colonies anglo-américaines, en Angleterre et en France. D'autres échappent aux déportations, fuyant en territoire français et formant une résistance. En dix ans, prés de la moitié du peuple acadien périt en mer ou succombe à la maladie et à la famine. La Nouvelle-Écosse compte à peine 1 600 rescapés en 1765, leurs terres fertiles désormais occupées paredes colons venus d'ailleurs.
Certaines familles acadiennes reprendront le chemin du retour, mais
la plupart ne reverront jamais l'Acadia, Plusieurs front souche au Québec et en France, alors que la Louisiane sera le foyer d'une nouvelle communauté qui donnera naissance à la riche culture cadienne. Cependant, le Grand Dérangement n'aura pas réussi à effacer la présence acadienne de sa terre d'origine. Au Canada atlantique, l'Acadia est bien vivante, parle le français et propose aux monde une culture fière et dynamique.
Plaque, “New Acadia / Nouvelle Acadie”
(Deux plaques, en anglais et en français)
Parking du Bayou Terrebonne Waterlife Museum
7910 West Park Avenue, Houma LA 70364
GPS: 29.598684, -90.720094
• Inscription de la plaque en français:
"Plus de 2500 Acadiens s'établirent dans la colonie espagnole de la Louisiane entre 176 et 1788. Bien que ces Acadiens aient été victimes de la Déportation, auc d''entre eux n''y fut déporté.
Les Acadine Louislane de divers endroits. Le premier groupe, composé de quatre familles déportées en Géorgie en 1755 arriva à la Nouvelle-Orléans en 1764. D''autres groupes arrivèrent de Halifax (Nouvelle-Écosse) en passant par les Antilles, le premier mené par Joseph Broussard dit Beausoleil. Ils avaient été rejoints dans les Antilles par des déportés venant des colonies américaines Entre 1766 et 1770, plus de 600 Acadiens quittèrent le Marvland pour la Louisiane.
Le plus grand contingent quitta la France à bord de sept navires en 1785. Ces Acadiens avaient été déportés soit en France en 1758 de l'île-Saint-Jean (île-du-Prince-Édouard) et de l'île-Royale (ile du Cap-Breton), soit en Virginie en 1755 et puis en Angleterre pour aboutir en France en 1763. Mécontents des conditions en France, plus de 1600 exilés partirent de Nantes, de Saint-Malo et de la Rochelle pour la Louisiane.
La plupart des Acadiens reçurent des terres le long des Bayous Têche, Lafourche et Terrebonne. La Louisiane est devenue la Nouvelle Acadie pour un nombre important d'exilés acadiens."
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Un village Cajun typique:
Historical Village, Lafayette, LA.
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Ce village historique a été préservé. Des panneaux informent les touristes sur les traditions des Acadiens.
Panneau, “Plan du Village historique”
Vermilionville Historical Village
300 Fisher Road, Lafayette LA 70508
GPS: 30.215033, -91.995733
• Inscription:
D'où vient le mot « Cajun » ?
Les réfugiés du Canada acadien se nommaient eux-mêmes Acadiens. Au fil du temps, le mot a évolué vers une prononciation plus vernaculaire, « Cajun ».
Peut-on être Cajun si sa famille n'est PAS originaire du Canada acadien ?
Certains Cajuns affirment que même si ses ancêtres n'ont pas fait partie de la migration des réfugiés acadiens en Louisiane, on peut quand même être considéré comme Cajun en se mariant dans une famille cajun, voire en étant accueilli dans la communauté comme un Cajun « culturel ».
Qu'est-ce qu'un « swamper » ?
Un swamper est une personne qui vit dans le marais (swamp, NDLR) et sait comment survivre dans cet environnement unique. Tous les swampers ne sont pas Cajuns. Pendant des siècles, les Amérindiens, ainsi que les immigrants d'Afrique, d'Espagne, d'Allemagne, d'Irlande et de l'est des États-Unis, ont élu domicile dans le marais.
Peut-on être Créole si l'on n'est PAS d'origine française, africaine, amérindienne ou espagnole ?
Le créole, comme le cajun, est souvent identifié par l'ascendance. Cependant, la culture créole peut être adoptée par tous. Même si vous n'êtes pas créole de naissance, vous pouvez être « créolisé » si vous savez cuisiner des plats créoles et célébrer l'héritage créole.
Où trouve-t-on des francophones dans le sud de la Louisiane ?
Les francophones résident principalement dans les communautés rurales du sud de la Louisiane. Les dialectes cajun et créole sont encore parlés par les générations plus âgées, car les médias grand public et la suppression du français à l'école ont popularisé l'anglais. Malgré ces tendances, des organisations comme le CODOFIL continuent de promouvoir la langue et la culture françaises en Louisiane."
Panneau, “School House” – “L’école”
Vermilionville Historical Village
300 Fisher Road, Lafayette LA 70508
GPS: 30.215333, -91.994933
• Inscription:
"École :
Interdiction de la langue française
L'école est une reproduction d'une école typique de la fin du XIXe siècle. Dans le sud-ouest de la Louisiane, le français était la langue dominante jusqu'au milieu du XXe siècle. Les Amérindiens, ainsi que les Espagnols, les Allemands, les Africains et les Anglais, et leurs descendants, ont appris à parler français pour faire des affaires et socialiser avec leurs voisins. Dans les années 1910, de nouvelles lois ont interdit le français à l'école, tentant d'américaniser la population non anglophone. Les lignes « Je ne parlerai pas français » au tableau noir rappellent cette époque.
Dialectes français cajun et créole : quelles sont les différences ?
Dans le sud-ouest de la Louisiane, les dialectes français créole et cajun sont distincts. Le créole français emprunte son vocabulaire et sa grammaire aux langues d'Afrique de l'Ouest (notamment sénégambienne) et amérindiennes, et se distingue des langues créoles des îles francophones des Caraïbes. À ce titre, le créole louisianais représente un héritage linguistique important de la diaspora africaine en Amérique. En revanche, Le français cajun intègre un dialecte français des années 1700 et se distingue du français continental moderne. Le français cajun et le français créole utilisent de nombreuses expressions propres au sud-ouest de la Louisiane.
Encadré : De nombreuses communautés rurales francophones créoles et cajuns subsistent dans le sud de la Louisiane, et la région demeure l’un des seuls endroits aux États-Unis où la population autochtone parle des dialectes français distincts. Les dialectes créoles et cajuns sont menacés de disparition, car les jeunes générations parlent majoritairement l’anglais. Néanmoins, on observe un intérêt croissant pour le français chez les jeunes. Depuis 1968, le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL) promeut la pratique du français et la préservation des cultures créole et cajun."
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Panneau, “Mouton House” – “Maison Mouton”
Vermilionville Historical Village
300 Fisher Road, Lafayette LA 70508
GPS: 30.215500, -91.994783
• Inscription (extraits):
La maison d'une famille acadienne prospère
La Maison Mouton est la reconstruction d'une grande habitation avec une cuisine séparée, ce qui représente une maison de families plus aisées. Certaines families cadiennes ont construit de grandes proprietes foncières et est devenu un succès grâce, à l'élevage, le commerce et l'agriculture. Le fondateur de Vermilionville (Lafayette de nos fours) Jean Mouton a construit sa fortune par l'acquisition de terrains et le développement d'une grande plantation de coton qui s'est servi du travail d'esclave. Le site du village historique Vermilionville faisait partie autrefois de la plantation appartenant au fits de Jean, Alexandre, qui etait gouverneur de Louisiane de 1843 à 1846.
L'Héritage du Butin Cadien:
Modèles de base et fonction utilitaire
La Maison Mouton comprend des démonstrations de travail du bois traditionnel. Des artisans cadiens ont fait du mobilier fonctionnel avec une ornementation minimale et qui a été généralement peinturé en gros rouge ou brun d'Espagnol. Les maisons de fermes cadiennes n'étaient pas grandes, alors le mobilier de style régional était généralement plus petit que les armoires créoles trouvés dans les grandes habitations ou les résidences urbaines. La décoration de base comprend des panneaux encastrés dans les portes, des moulures au-dessus, des pieds fuselés et des pentures et serrures en fer forgé. Certaines armoires cadiennes illustrent une influence créole plus élaborée en incluant une jupe festonnée le long de la base et pieds-de-biche.
Le rôle de la famille Mouton dans la fondation de Vermilionville (Lafayette de nos jours) a été décisif. Au fur et à mesure que les Acadiens ont déménagé vers l'ouest le long du Bayou Téche, certains ont acquis des terrains et sont devenus prospéres. L'Acadien francophone Jean Mouton a acheté de la terre le long du bayou en 1816 et a fondé Vermilionville en 1821. L'année suivante, Mouton a donné cinq acres de terre à l'Église de Saint-Jean-l'Évangéliste aujourd'hui le site de la Cathédrale de Saint-Jean-l'Élivangeliste. En 1836, it a aussi donné des terres pour la maison des tours et la ville a grandi autour des terres qu'il possédait. En 1884, le nom a été officiellement changé à Lafayette, en honneur du Marquis de Lafayette, le général français qui était un héros pour les Américains pendant la Guerre d'Indépendance."
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Panneau, “Beau Bassin House” – “Maison Beau Bassin”
Vermilionville Historical Village
300 Fisher Road, Lafayette LA 70508
GPS: 30.215200, -91.995183
• Inscription:
"La Maison Beau Bassin
Pour honorer une maison perdue en Acadie
La Maison Beau Bassin a été construite dans les années 1840 par Louis Arcenault, un éleveur cadien qui a vécu entre Carencro et Lafayette. La maison est unique dans le village car il mélange les influences architecturales cadiennes, créoles et américaines. Les colonnes carrées sur la galerie sont caractéristiques du style néo-grec américain, mais les techniques de construction, colombage et bousillage, sont cadiennes et créoles. Beau Bassin a été nommé en souvenir du village de Beaubassin en Acadie (aujourd'hui aux Maritimes au Canada) qui a été détruit pendant le conflit entre la France la Grande-Bretagne dans les années 1750.
L'Héritage des Etoffes Cadiennes:
Tirer le meilleur parti des ressources limitées
La maison fait figurer les outils du métier des étoffes cadiennes. À l'intérieur un métier à tisser de ans est à voir. Au Canada, les Acadiennes tissaient la laine et le lin. En Louisiane, ils ont appris à le coton durable du Nouveau-Monde qui poussait naturellement en deux couleurs, jaune et blanc et était parfois teint en indigo. La tradition textile est devenue une caractéristique déterminante du patrimoine cadien en Louisiane dans laquelle les tisserands des tissus travaillés à la main étaient connus pour faire des patrons détaillés en "boutonnée” et "cordon” sur un simple métier à double harnais.
Encadré:
Louis Arceneaux était le fils de Pierre Arceneaux, un immigrant acadien qui a acheté sa terre avec le rêve d'exploiter une ferme et une vacherie après son arrivée en Louisiane. Pierre était un réfugié de l'Acadie à la suite du Grand Dérangement, quand la Grande-Bretagne a expulsé des catholiques de langue française de l'Est du Canada pendant les années 1750. Pierre est venu en Louisiane avec plus de mille de l'offre de concessions de terre gratuite de honorer l'établissement français ses compatriotes acadiens réfugiés avec l'Espagne. Il a nommé son ranch pour Beaubassin dans son ancienne patrie. A la mort de Pierre en 1793, Louis a hérité de la terre et a développé une petite vacherie.
Erigé par Vermilionville Village.
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Panneau, “Maison Broussard”
Vermilionville Historical Village
300 Fisher Road, Lafayette LA 70508
GPS: 30.215983, -91.993533
• Inscription:
"Maison Broussard
Une grande maison d'habitation acadienne
La Maison Broussard date de 7790, faisant d'elle la plus vieille bâtisse à Vermilionville. C'était la maison d'Armand Broussard qui est venu enfant en Louisiane de l'Acadie. Armand était le fils de Joseph Broussard, dit Beausoleil, le célèbre résistant acadien qui a amené 200 réfugiés du Canada au Poste des Attakapas en 1765. À l'âge de 16 ans, Armand a enregistré sa première marque. Petit à petit, il est devenu un éleveur prospère avec sa femme Anne Benoît et leurs treize enfants. Broussard était également un ancien combattant de la Révolution américaine et de la Bataille de la Nouvelle-Orleans en 1815
Travailleurs asservis: Un groupe divers en Louisiane du sud-ouest
L'habitation Broussard comme la plupart des exploitations agricoles étaient esclavagiste. Les gens asservis clans le sud-ouest de la Louisiane étaient culturellement un groupe divers comprenant des Africains de plusieurs ethnies différentes, des Créoles de couleur fraricophones et des gens de couleur anglophones des états de l'est. Les travailleurs asservis pratiquaient des métiers tels que charpentier, forgeron, bouvier, femme de ménage et cuisinière, ainsi que les travaux moins spécialisés comme les travailleurs agricoles ou manuels.
Encadré
Les gens asservis dans le sud-ouest de la Louisiane exerçaient une variété de métiers. Les hommes se spécialisaient dans des métiers comme bouviers et forgerons, ou dans Ia construction comme la charpenterie, Ia maçonnerie ou le plâtrage. Les femmes pratiquaient les métiers domestiques comme le ménage, la lessive et la garde
d'enfant. Les gens asservis d'origine africaine étaient souvent des cuisiniers qul intégraient plusieurs plats africains tels le jambalaya (connu comme jolof en Afrique occidentale) dans les foyers, ainsi que d'autres plats à base de riz, le couche-couche, le gombo et les patates douces. Par ce moyen, les nourritures de la région symbolisent l'héritage culturel de la diaspora africaine aux Amériques.
Erigé par Vermilionville Historic Village."
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Le Vieux Village
Opelousas, LA.
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Panneau “Le Vieux Village”
828 E Landry St, Opelousas, LA 70570
GPS: 30.531483, -92.074000
• Inscription (extraits):
"Le Vieux Village, qui signifie « vieux village » en français, est un parc créé à partir d'un ensemble de structures historiques restaurées d'Opelousas et des environs de la paroisse de Saint-Landry. Le village illustre le patrimoine historique et culturel unique et diversifié d'Opelousas. Bien que le village présente des structures datant du milieu du XVIIIe au XXe siècle, Opelousas est étroitement liée au développement de la Louisiane depuis bien plus longtemps. La ville tire son nom des Indiens Opelousa, une petite tribu de la tribu historique des Attakapas, qui vivaient dans la région depuis des millénaires. Les Amérindiens sont présents ici depuis la préhistoire. Dès 1706, le pays d'Opelousas était connu des Français.
La France envoya une équipe d'exploration militaire dans la région d'Opelousas pour y établir une présence gouvernementale française en 1719. En 1720, Opelousas était devenue une étape intermédiaire pour les voyageurs entre Natchitoches et La Nouvelle-Orléans. Opelousas est la troisième plus ancienne ville de Louisiane, fondée en 1720.
En 1763, Louis Pellerin, un soldat français stationné à Opelousas, reçut une concession de terre pour établir une colonie permanente. Les premières rues d'Opelousas furent tracées à cette époque. Les Acadiens (Cajuns) commencèrent à arriver dans la région d'Opelousas deux ans plus tard, en 1765. [...]
Érigé par la ville d'Opelousas, Louisiane."
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Panneau, “Maison Venus, environ 1750-1800”
Le Vieux Village, 828 East Landry Street, extraits LA 70570
GPS: 30.531600, -92.074217
• Inscription (extraits):
"La Venus House fut le premier bâtiment à être relocalisé au Vieux Village en 1973. Cette maison de style créole français fut offerte par la famille Earl Fontenot. Elle était initialement située dans la petite communauté de Grand Prairie. En 1975, elle fut restaurée et inaugurée comme nouveau centre touristique d'Opelousas, sous la direction de la Commission touristique d'Opelousas. Elle abrita ensuite le musée Jim Bowie.
La maison porte le nom de son ancienne propriétaire et occupante, Marie-Françoise Venus, une créole libre de couleur, qui y vécut au XVIIIe siècle. Parmi les autres propriétaires, on compte Guillory, Doucet, Bourque, Perkins et Fontenot.
La Venus House est l'une des plus anciennes maisons de ce type dans la basse vallée du Mississippi. Elle a été entièrement construite en tenons et mortaises. Elle est dotée du bousillage, un isolant naturel autrefois courant dans les murs des habitations cajuns et créoles. On le fabriquait généralement en mélangeant de la boue avec de la mousse ou des poils d'animaux, et il était maintenu en place par une série de barres de bois (barreaux), insérées entre les poteaux, formant ainsi les murs. Parfois, on remplaçait la mousse espagnole par du foin ou de l'herbe des prairies.
Bien que les porches de nombreuses maisons créoles louisianaises aient été fermés, celui de la maison, ouvert, a survécu. De plus, le manteau de cheminée français, ancien et inhabituel, a survécu. La maison est devenue la pièce maîtresse du Vieux Village.
[…]
Érigé par la ville d'Opalousas, Louisiane"
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Quelques Acadiens notables
qui ont donné leur nom à
des villages de Louisiane
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Firmin & Scholastique Breaux
Pont Breaux, LA
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• Pierre Firmin Breaux (1747-1808) était un pionnier acadien arrivé ici après avoir été expulsé par les Britanniques de ce qui est aujourd'hui l'est du Canada. On pense qu'il est arrivé dans la région au début de 1765, après la victoire britannique sur les Français en 1763. En 1774, il avait enregistré son fer à marquer. Il était également un patriote de la guerre d'Indépendance. En 1786, il était devenu l'un des plus importants propriétaires fonciers de la région du bayou Têche.
• En 1799, Breaux construisit une passerelle sur le bayou Têche pour aider sa famille et ses voisins à traverser. Ce premier pont était suspendu, probablement fait de cordes et de planches. Il était fixé à de petits pieux à chaque extrémité et à deux grands chênes verts de chaque côté du bayou. Lorsqu'ils donnaient des indications, les habitants disaient souvent aux autres d'« aller au pont de Breaux… ». Ce nom devint plus tard le nom de la ville.
Panneau, “Pont Breaux”
Bridge Street, Breaux Bridge LA 70517
GPS: 30.273633, -91.899433
• Inscription:
“Nommé en l'honneur de la famille
Firmin Breaux
Etabli par les
Acadiens vers 1766,
Fondé en 1829,
Incorporé en 1859."
Érigée par la Société historique de Breaux Bridge.”
• Le 25 août 1829, Scholastique Breaux (belle-fille de Firmin) fonda Breaux Bridge, en Louisiane, à l'âge de 33 ans. Née Scholastique Mélanie Picou le 25 juillet 1796, elle épousa très jeune Agricole Breaux, avec qui elle eut cinq enfants. En 1817, ils remplacèrent la passerelle suspendue du Bayou Têche, construite par Fermin, le père d'Agricole, par un pont routier permettant le passage des chariots et soutenant le commerce croissant de la région. Après le décès de son mari, alors qu'elle avait 32 ans, Scholastique devint veuve.
• Acadienne résolue, Scholastique créa le Plan de la Ville du Pont des Breaux, qui présentait une carte détaillée et le tracé des rues de la région. Elle développa la région en vendant des lots de terre à d'autres colons acadiens. En 1847, une paroisse fut établie et, douze ans plus tard, la région fut officiellement incorporée. Après avoir fondé la ville, Scholastique se remaria et eut deux autres enfants avec son second mari.
Statue et Plaque, “Scholastique Picou Breaux”
Berard Street (State Highway 31) and Martin Street, Breaux Bridge LA 70517
GPS: 30.274083, -91.901783
• Comme aucune image de Scholastique n'a été trouvée lors des recherches, la fille de Célia, arrière-arrière-arrière-petite-fille de Scholastique, a servi de modèle pour la statue. Avec l'aide d'Audrey Bernard, résidente de Breaux Bridge et experte en textiles acadiens, il a été établi que Scholastique portait une tenue typique de son époque, comprenant une robe, une chemise et un châle tissés à la main.
• Inscription:
"Scholastique Picou Breaux a fondé notre merveilleuse ville à seulement 33 ans. Acadienne déterminée, elle a dressé le Plan de la Ville du Pont Breaux, le plan du village de Breaux Bridge. Ce plan comprenait un terrain pour une école, une église, un plan des rues et une carte détaillée du secteur, y compris le pont de son défunt mari. Elle a ensuite procédé à la vente de lots et a fixé la date de fondation de Breaux Bridge au 5 août 1829.
Scholastique est née Scholastique Mélanie Picou le 25 juillet 1796. Elle s'est mariée jeune, a eu cinq enfants et est devenue veuve à 32 ans. Ses difficultés financières l'ont motivée à entreprendre l'élaboration du plan du village de Breaux Bridge. Plus tard, elle s'est remariée et a eu deux autres enfants.
L'histoire de Scholastique Breaux témoigne de la détermination inébranlable et du courage indomptable des femmes acadiennes. Elle symbolise les Acadiennes et les Acadiens de la Louisiane.
Breaux du Monde
En août 1999, une réunion de plus de 500 descendants de Breaux a eu lieu à Breaux Bridge, en marge du Congrès Mondial. Breaux du Monde a apporté une contribution importante à la statue érigée à Scholastique Picou Breaux.
Érigée en 1999 par Breaux du Monde."
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Joseph & Alexandre Broussard
Broussard, LA.
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• « Côte Gelée », qui signifie colline gelée, était le nom original donné à la communauté en raison de sa région vallonnée et de l'hiver rigoureux de 1784. Broussard fut fondée en 1884 et fut nommée en l'honneur de Valsin Broussard, un marchand local bien connu. Valsin Broussard joua un rôle important dans la communauté en organisant le premier comité de vigilance après le vol de son propre magasin. Il était un descendant direct de Joseph Broussard de Beausoleil, qui faisait partie du premier groupe de 200 Acadiens à arriver en Louisiane le 27 février 1765 à bord du Santo Domingo.
Panneau, “Centre-ville historique de Broussard, fondé 1884”
730 W Main St, Broussard, LA 70518
GPS: 30.150817, -91.977817
• Inscription (extraits):
"La ville de Broussard est située dans les paroisses de Lafayette et de Saint-Martin. Des trappeurs français et des Amérindiens vivaient dans la région, mais la colonisation permanente ne commença que vers 1765. C'est à cette époque que les premiers Acadiens exilés arrivèrent dans la région, parmi lesquels Joseph et Alexandre Broussard. Le territoire était composé de coulées bordées d'arbres, de prairies ouvertes et de marécages qui fournissaient un sol riche et fertile, propice à la colonisation. La région sera plus tard connue sous le nom de Côte Gelée (collines gelées) en raison de sa crête vallonnée et de l'hiver rigoureux de 1784. Durant les années 1850, le gouvernement se limitait aux colonies de Saint-Martinville, de la Nouvelle-Ibérie et de Vermilionville, qui deviendra plus tard Lafayette. Valsin Broussard, avec d'autres dirigeants de la première heure, développa la région pour en faire Broussardville. En 1884, elle fut rebaptisée Broussard en hommage à Valsin Broussard qui fit don du terrain pour la construction d'une église et d'un cimetière. une école privée, une gare ferroviaire publique et des rues, entre autres. [...]
Érigé par la Ville de Broussard."
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Ozaire Joseph Loreau
Loreauville, LA.
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Panneau, “Bienvenue à Loreauville”
110 Bridge St, New Iberia LA 70563
GPS: 30.056617, -91.740050
• Inscription (extraits):
"Comme de nombreuses communautés le long de la rivière Teche, la vie du village de Loreauville s'articulait initialement autour de l'église. Ozaire Joseph Loreau fit don d'une propriété en 1871, à la condition qu'une église soit construite à l'endroit alors appelé Fausse Pointe. Loreauville devint paroisse en 1873, et le père Charles Beaubrien, originaire du Canada, fut nommé premier curé de l'église catholique Saint-Joseph [...]
Nouvelle Acadie : Qui sait ce qui pourrait bien se cacher sous les rives du bayou ? Les recherches pour retrouver les premiers colons acadiens le long de la crête de Teche se poursuivent depuis 2013. Des archéologues de l'Université de Louisiane à Lafayette pensent que les Acadiens se sont installés sur les hauteurs le long du bayou Teche, au sud, dans une péninsule formée par le bayou et connue à l'époque sous le nom de la fausse pointe, près de Loreauville. Menés par le rebelle Joseph Beausoleil Broussard, ces plus de 200 réfugiés arrivèrent au printemps 1765 après leur expulsion de la Nouvelle-Écosse. Ils appelèrent leur Nouvelle maison « New Acadia ».
Construite par le projet Teche"
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Autres lieux de mémoire acadienne
et premiers Cajuns célébrés
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Église catholique Saint Martin de Tours
St Martinville, LA.
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• L'église catholique Saint-Martin de Tours est une église historique située au 133 S. Main Street à Saint-Martinville, en Louisiane. Elle a été inscrite au Registre national des monuments historiques en 1972.
• Fondée en 1765 par des réfugiés acadiens installés en territoire atakapi, la première église fut probablement conçue par l'ingénieur militaire français, le lieutenant Louis Andry. L'église fut incorporée en 1814 par une loi de l'Assemblée législative de la Louisiane. En 1820, une autre loi autorisa la congrégation à organiser une loterie afin de financer la construction d'une nouvelle église. Le bâtiment actuel fut achevé en 1840 et consacré en 1844.
Plaque, “St. Martin Catholic Church”
South Main St, St Martinville, LA 70582
GPS: 30.123100, -91.828900
• Inscription:
« L'une des plus anciennes de l'État. Fondée en 1765 par le révérend Jean-François, prêtre capucin et missionnaire, elle est restée telle qu'elle était à sa construction, ayant été réparée sans modification. »
• Statue du prêtre français, Ange Marie Jan (1802-1887) qui a servi à l'église Saint-Martin de Tours à Saint-Martinville, en Louisiane, à partir de 1851. Le sculpteur belge Auguste Verrebout (1836-1889) a créé la statue qui a été achevée en 1888, un an après la mort de Jan.
Statue & Plaque, “Ange Marie Jan Natus Pontivy Gallia —1802—”
South Main St, St Martinville, LA 70582
GPS: 30.123100, -91.828900
• Inscription:
A. M. Jan.
[Fr. Ange Marie Jan
Né à Pontivy, Gallia [France]
1802
"Ordonné prêtre par l'archevêque de Paris, Quélen, en 1826.
Recteur de l'église Saint-Martin d'Attakapas (Saint-Martinville), de 1851 à 1887.
Chanoine et vicaire de la cour, il s'est entièrement consacré à ses paroissiens.
Il n'a jamais refusé de travailler. Il s'est finalement reposé le jour de l'Assomption, en 1887.
Ses paroissiens ont érigé ce monument avec amour en 1888.
Érigé en 1888 par les paroissiens de l'église catholique Saint-Martin de Tours."
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Église Catholique St. Gabriel
St Gabriel, LA.
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• L'église catholique Saint-Gabriel, considérée comme la plus ancienne église encore existante du territoire de la Louisiane. Construite en 1769, elle a été déplacée à plusieurs reprises au cours de l'histoire et a été inscrite au Registre national des lieux historiques en 1972.
Panneau “St Gabriel 1761-1763”
3625 LA-75, Saint Gabriel LA 70776
GPS: 30.254283, -91.102567
• Inscription (en français):
“Eglise de la côte d'Iberville construite en 1769 par les exilés acadiens. En 1773 elle était sur le Manchac espagnol offert par ce gouvernement. Des colons allemands arrivèrent du Maryland en 1784.”
Erigé par Codofil & Commission Du Tourisme."
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Monument de l'Odyssée Acadienne
Nouvelle Acadie
Fausse Pointe du Bayou Teche
Loreauville, LA
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Ci-dessus:
À gauche: Acadian Odyssey Monument, Photo par Cajun Scrambler, 14 juillet 2023
https://www.hmdb.org/m.asp?m=228254
À droite: Panneau, Nouvelle Acadie, Photo par Cajun Scrambler, 14 juillet 2023
https://www.hmdb.org/m.asp?m=228283
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Un bayou n'est pas une rivière. Une rivière coule dans une seule direction, tandis qu'un bayou relie deux masses d'eau et est presque stagnant. Dans les zones humides de Louisiane, on trouve souvent des bayous qui se ramifient à partir de rivières ou relient des lacs et des marécages. Ils sont essentiels à l'écosystème local et contribuent à la singularité du paysage louisianais. Le mot « bayou » vient du mot choctaw « bayuk », qui signifie 'petit ruisseau'.
Monument de l'Odyssée Acadienne
Ce mémorial est similaire à celui de Houma, Terrebonne, Paris, et les plaques « Le Grand Dérangement » partagent le même texte.
Cependant, il possède un ensemble différent de plaques en français et en anglais « Fausse Pointe du Bayou Teche » :
Plaque, “Fausse Point of Bayou Teche”
(Deux plaques, Anglais/Français)
• Inscription:
"Environ 200 Acadiens démunis, anciens prisonniers des Britanniques à Halifax (Nouvelle-Écosse), sont arrivés à lat Nouvelle-Orléans en février 1765. Des terres fertiles leur étant offertes au district des Attakapas au centre-sud de l'état actuel, ils atteignent le Bayou Tèche en mai pour s'établir dans la région vite appelée Nouvelle-Acadie. Au moins 39 d'entre eux meurent sous peu dansi une épidémie alors que d'autres déménagent plus tard sur des terres le long du Mississippi. Mais la plupart restent sur le coude du bayou Tèche appelé Fausse-Pointe, près du village actuel de Loreauville. Les familles de Fausse-Pointe ont cultivé la terre, élevé du bétail et se sont ainsi multipliées. Certaines sont déménagées vers le nord le long du bayou Tèche en 1770- 1771 pour établir une autre colonie qui est devenue Parks aujourd'hui. . En 1776, des familles des deux communautés ont commencé à s'étendre en amont et en aval du bayou Tèche ainsi que le long des bayous Tortue, Vermilion et Carencro. De là, de nouvelles générations d'Acadiens ont peuplé les vastes prairies du sud-ouest louisianais.. Les Acadiens de Fausse-Pointe ont marqué à tout jamais la culture et l'histoire locales. Leur descendance réside à présent au pays des bayous du sud de la Louisiane et le long de la côte centrale du golfe."
Plaque, “New Acadia – Nouvelle Acadie”
110 Bridge St, Loreauville, LA 70552
GPS: 30.056683, -91.739783
• Inscription (Côté français):
“Au printemps 1765, sous la domination espagnole de Louisiane, environ 200 réfugiés acadiens représentant 60 familles étaient installés ici sur la crête du Teche en trois campements le long de la Fausse Pointe, ce qui comprend Loreauville aujourd'hui. Ces exilés sans abri ont été le premier groupe acadien de taille importante à s'installer en Louisiane. Père Jean-François, le pretre catholique qui est venu avec le groupe, a noté que les réfugiés considéraient cette région comme leur «Nouvelle Acadie.»
Commandité par le Comité de Direction du Projet Nouvelle-Acadie"
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Juge Félix P. Poché
St. James, LA.
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Ci-dessus:
À gauche: Plantation Juge Poché, By Z28scrambler - CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21187067
À droite: Louisiana Justice Félix P. Poché, Photo: par The Green Bag, Domaine Public
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=75024391
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• Félix Pierre Poché, né le 18 mai 1836 et décédé le 21 juin 1895, a siégé comme juge à la Cour suprême de la Louisiane du 5 avril 1880 au 5 avril 1890. Originaire de la paroisse de Saint-James, en Louisiane, il était issu d'une famille d'origine acadienne française.
• Initialement admis au barreau du Kentucky, il a ensuite poursuivi ses études de droit auprès du juge Roman de Thibidiaux, dans la paroisse de Lafourche, en Louisiane. En 1859, il a été admis au barreau de la Louisiane.
• Son journal, « Diaries of the Civil War », a été publié en 1972 sous le titre « A Louisiana Confederate, Diary of Félix Pierre Poché », édité par Edwin C. Bearss. Ses idées s'expriment clairement en français et en anglais, qu'il écrivait avec une aisance quasi équivalente à celle que l'on pouvait attendre d'un juriste ayant exercé en Louisiane avant la guerre de Sécession.
• Après la guerre de Sécession, Poché joua un rôle important dans la vie politique de l'État et fut élu au Sénat de Louisiane en 1866.
• Il est notamment devenu l'un des membres fondateurs de l'American Bar Association en 1878.
• En 1880, il fut nommé juge associé principal de la Cour suprême de Louisiane reconstituée, poste qu'il occupa pendant dix ans. Après sa mort, sa plantation fut inscrite au Registre national des lieux historiques.
Panneau, “Judge Poché Plantation House”
6564 LA-18, St James, LA 70086
GPS: 30.015600, -90.841450
• Inscription:
"Félix Pierre Poché, diariste de la guerre de Sécession, chef du Parti démocrate, éminent juriste et l'un des fondateurs de l'American Bar Association, a construit cette plantation de style néo-Renaissance victorienne, dotée d'une lucarne avant inhabituelle, vers 1870.
Érigée en 1981 par le ministère de la Culture, des Loisirs et de l'Industrie."
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Juge Émile Édouard (Edward) Simon
St. Martinville, LA.
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Ci-dessus:
Photo: Judge Émile Edouard (Edward) Simon
Panneau, photo par Mike Waldon, 28 juin 2013
https://www.hmdb.org/m.asp?m=66359
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Nous insérons ce repère dans ce Bulletin car il se rapporte directement au poème épique Évangéline.
• Florent Édouard Simon est né à Tournai en 1799, dans le département de Jemmape. Il n'est pas né belge, comme l'indiquent à tort la plupart des biographies, mais français, car ce pays faisait partie de la Première République française et du Premier Empire français de 1794 à 1815. Florent Édouard a émigré aux États-Unis en 1817.
• Il est devenu avocat et a siégé à la Cour suprême de la Louisiane.
• Il a été le premier de six générations d'avocats louisianais.
• Son fils, le juge Émile Édouard (Edward) Simon, n'était donc pas issu d'une famille acadienne. L'orthographe Edward était fréquemment utilisée pour le différencier de son père.
Panneau, “Judge Émile Édouard (Edward) Simon - 1824-1914”
Evangeline Oak Park, St Martinville, LA 70582
GPS: 30.121800, -91.827500
• Inscription:
"Originaire de St. Martinville, Simon étudia le droit à Harvard auprès de Joseph Story et Simon Greenleaf, obtenant son diplôme en 1846. Juge du 14e district judiciaire de 1853 à 1865, Simon allait devenir le deuxième d'une famille de quatre générations de juges. Pendant qu'Henry Wadsworth Longfellow écrivait le poème épique Évangéline et enseignait à Harvard, Simon y étudiait. La tradition familiale veut que Simon ait raconté à Longfellow l'établissement des exilés acadiens ici en 1765 et lui ait décrit la géographie et la couleur locale du pays Teche. Puisse cette plaque honorer à jamais notre illustre fils du pays !
Érigée par la Ville de St. Martinville."
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Site de la Famille Bourgeois
Remy, LA.
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• La saga de la famille Bourgeois est racontée sur le site: http://www.acadiansingray.com. Voici un extrait illustrant l'incroyable bouleversement vécu par ces familles acadiennes :
... « Jean, fils probable de Joseph Bourgeois et de Marie Cyr, né probablement à Chignecto vers 1739, finit prisonnier à Halifax, en Nouvelle-Écosse, au début des années 1760. Il épousa sa première femme, dont le nom est tombé dans l'oubli, probablement lors du Grand Dérangement. Ils arrivèrent en Louisiane depuis Halifax via Cap-Français, Saint-Dominique, en 1765 et s'installèrent avec des dizaines d'autres réfugiés d'Halifax à Cabanocé/Saint-Jacques. Ils n'eurent pas d'enfants.
Jean se remaria avec sa compatriote acadienne Louise-Ludivine, dite Ludivine Granger, à Cabanocé en janvier 1768. Elle lui donna tous ses enfants. Leur fille épousa un membre de la famille Arceneaux. En 1779, Jean possédait deux esclaves sur sa ferme de Saint-Jacques. Ses quatre fils se marièrent, mais seules deux de leurs lignées survécurent. Ils demeurèrent. sur la rive gauche, ou est, de la rivière dans la paroisse de St. James”.
Panneau “Site Familial des Bourgeois”
Remy, LA 70763
GPS: 30.020800, -90.741000
Inscription
"Parmi les premiers exilés acadiens en Louisiane, onze familles Bourgeois s'établirent dans cette région en 1765. Site des terres concédées en 1803 à la veuve Jeanne Bourgeois et à ses fils. Des descendants Bourgeois vivent toujours sur place.
Érigé par la Société historique de Saint-James."
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Gabriel Moulaison, dit Recontre
Brusly, LA.
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• Gabriel Moulaison, dit Recontre, né à Limoges, en France, en 1685, arriva en Acadie vers 1702 et y fonda une famille. Comme la famille était relativement nouvelle en Acadie, ses membres étaient plus ou moins réunis en 1755, à la veille du Grand Dérangement.
• Certains des Moulaison arrivés de France en Louisiane en 1785 s'établirent dans des villages riverains, où leur nom devint Molaison.
• Jacques Molaison, fils, 38 ans, épouse Marie-Blanche Doiron, 41 ans, et trois de leurs enfants – Marie-Rose, dite Rose, 10 ans ; Marie-Sophie, dite Sophie, 9 ans ; et Jacques III, 6 ans – traversèrent la Manche à bord du Beaumont, le troisième des sept navires venus de France, qui atteignit La Nouvelle-Orléans en août. Ils suivirent la plupart de leurs compagnons de voyage jusqu'à la région de Baton Rouge.
• Nous recommandons deux sites Web spécialisés dans la généalogie acadienne et cajun :
https://www.thecajuns.com/surnames.htm
https://www.acadian.org/genealogy/
Panneau, « Brusly, Louisiane, la plus ancienne colonie de West Baton Rouge »
610 S Vaughn Drive, Brusly LA 70719
GPS: 30.386200, -91.244533
• Inscription:
"Après l'exil de 1755 de la Nouvelle-Écosse, les Acadiens et leurs descendants reçurent des concessions de terres espagnoles et colonisèrent la région. Parmi ceux qui arrivèrent en 1785 se trouvait Jacques Molaison, qui lança une entreprise. Une colonie se développa autour de ses terres ; le nom de Brusly Landing prit son origine lorsque les bateaux à vapeur s'y arrêtèrent pour récupérer le coton cultivé localement. Aujourd'hui, les résidents et les descendants des premiers colons habitent Brusly.
Érigé en 2003 par la West Baton Rouge Historical Association."
Panneau, "Bicentenaire de la paroisse de West Baton Rouge"
850 8th Street, Port Allen LA 70767
GPS: 30.459852, -91.209866
• Inscription:
" Le 14 mars 1699, Iberville et Bienville arrivèrent dans la « nation Bayagoula », où les Indiens Bayougoula habitaient le territoire à l'ouest du Mississippi, près du bayou Manchac. Les 600 miles carrés d'origine de la paroisse étaient bordés par le Mississippi, l'Atchafalaya et le False River, et sa frontière se trouvait en face du bayou Manchac. En 1717, la Compagnie française de l'Ouest commença à octroyer des concessions de terres sur le territoire de la Louisiane. Le groupe important d'immigrants suivant fut constitué de réfugiés acadiens qui s'y installèrent à la fin du XVIIIe siècle.
Le 31 mars 1807, le gouverneur William C. C. Claiborne approuva une mesure divisant le territoire d'Orléans en 19 paroisses."
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• Les premiers colons français étaient principalement des français non créolisés, descendants des familles françaises d'origine qui avaient émigré en Louisiane en 1720.
• Les Acadiens, portant des noms de famille différents, se sont installés dans les paroisses au sud d'Avoyelles. Avoyelles était un endroit accessible et sûr, situé sur une haute prairie à l'abri des inondations.
• La deuxième vague de colons était composée d'Américains anglophones qui ont commencé à arriver à Avoyelles après l'accession de la Louisiane au statut d'État en 1812.
• La troisième vague comprenait des immigrants directs venus de France. Au cours des années 1800, Avoyelles prospéra, continuant d'attirer des colons français. Cette migration en provenance de France se poursuivit à partir des années 1790 et tout au long du siècle suivant, attirant des marchands, des artisans et des professionnels, dont beaucoup étaient plus instruits que la population locale du XIXe siècle.
Panneau, « Poste des Avoyelles»
North Main Street, Marksville LA 71351
GPS: 31.137267, -92.068533
• Inscription:
"Un poste militaire espagnol fut établi vers 1780 à Marksville par Carlos de Grandpré, lieutenant-gouverneur civil des colonies de la rivière Rouge et de la rivière Ouachita, afin de protéger les Avoyels de l'empiétement des colons blancs sur leurs terres et de leur conférer une juridiction civile et militaire. Vraisemblablement initialement situé près du site du parc indien préhistorique d'Old River, le poste fut ensuite déplacé dans cette zone. Les commandants du poste étaient Jacques Gainard, Noël Soileau, Domingo de Apereto et Estevan de la Morandier, beaux-frères de Soileau. Les autorités espagnoles restèrent au poste d'Avoyelles jusqu'en 1805, date à laquelle les autorités américaines en prirent le contrôle après l'achat de la Louisiane en 1803."
• La Famille Bordelon Family est listé sur le site:
https://www.thecajuns.com/surnames.htm . Il est possible qu'une autre branche de la famille Bordelon, déjà établie en Louisiane dans les années 1730, ait construit la maison.
• La maison est aujourd'hui un musée et abrite le centre touristique de la Chambre de commerce de Marksville. Elle a été inscrite au Registre national des lieux historiques en 1980.
• Elle se distingue par son toit à deux versants. Construit en cyprès et en pin, ses murs sont en bousillage (un mélange de boue et de mousse).
• La maison a été déplacée à son emplacement actuel et restaurée.
Panneau, «Maison Hypolite Bordelon»
242 Tunica Dr W, Marksville LA 71351
GPS: 31.125683, -92.072567
• Inscription:
"Cette maison créole des années 1820 est typique des habitations des premières familles de la paroisse d'Avoyelles. La famille Bordelon, qui l'a construite, était l'une des familles pionnières de la paroisse. Inscrite au Registre national des lieux historiques en 1980, elle a été construite en 1981 par le ministère de la Culture, des Loisirs et du Tourisme."
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Colonie Naquin
Thibodaux, LA.
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Originaire d'Acadie, cette branche des Naquin fut déportée en France, mais revint en Amérique en 1785. Joseph Jacques était le fils d'Ambrose Naquin et d'Isabel Elizabeth Bourg Naquin, originaires de Nouvelle-Écosse. Il arriva de France en Louisiane avec ses parents et son jumeau, Pierre Paul Naquin, vers 1785 à bord du Saint-Rémi, le quatrième des sept navires venus de France. Le 17 avril 1787, il épousa Marie-Josèphe Arcement. La famille Naquin séjourna dans les bayous et compte aujourd'hui des milliers de descendants dans la région.
• L'établissement Naquin fait partie de Labadieville, autrefois appelée « Brûlée Labadie », du nom d'un pionnier et résident français, Jean-Louis L'Abadie.
• Pour découvrir l'histoire fascinante de la famille Naquin et toutes les subtilités du Grand Dérangement, rendez-vous sur :http://www.acadiansingray.com/Appendices-ATLAL-NAQUIN.htm
Panneau, « Colonie Naquin, établie le 10 septembre 1785»
2352 St Mary St, Thibodaux, LA 70301
GPS: 29.828800, -90.920550
• Inscription:
“Colonie Naquin”
"Concession de terre par la France à Joseph Jacques Naquin. Brevet d'implantation américain délivré par ordre du président James Buchanaan. Enregistré le 7 juin 1858. 6e et 7e générations des Naquin sur cette terre."
| | Ces Drapeaux Merveilleux... | | |
Ci-dessus :
En haut : Tricolore à bandes verticales bleues, blanches et rouges, avec l'étoile de la Vierge Marie dans la bande bleue : le soir du 15 août 1884 à Miscouche (Île-du-Prince-Édouard), le drapeau Acadien a été adopté, déployé et reconnu dès le lendemain, ce qui en fait le plus ancien emblème francophone reconnu en Amérique du Nord. L'une des six peintures de Claude Picard dans la série Les Grandes heures du peuple acadien, réalisée pour les célébrations du 400e anniversaire (1604-2004) de l'Acadie.
https://www.museeacadien.org/galerie-claude-picard
En bas, dans le sens des aiguilles d'une montre : le drapeau Acadien, le drapeau de l'Acadiana (c'est-à-dire cajun), le drapeau Acadien en Nouvelle-Angleterre et le drapeau franco-américain.
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• Le drapeau acadien, connu sous le nom de tricolore étoilé, est l'emblème le plus reconnu de la nationalité acadienne. De plus, il est couramment utilisé par les organisations acadiennes. Il a été officiellement adopté lors du deuxième Congrès national des Acadiens, le 15 août 1884, à Miscouche, sur l'Île-du-Prince-Édouard (Canada), et a été hissé pour la première fois le lendemain. Il est donc le plus ancien symbole représentant les francophones en Amérique du Nord.
Dans le discours qui accompagnait la présentation du drapeau, le père Marcel-François Richard en expliquait la symbolique et l'idéologie en ces termes : « Il nous faut un drapeau national qui flotte au-dessus de nos têtes lors de nos réunions ou célébrations nationales. Plusieurs types de drapeaux ont été proposés. Je ne veux pas déprécier les suggestions faites à cet égard, mais je ne peux être d'accord avec ceux qui soutiennent que nous devons choisir un drapeau tout à fait différent de celui qui représente notre mère patrie. Le drapeau tricolore est celui de la France dont nous sommes les descendants... Cependant, je voudrais que l'Acadie ait un drapeau qui lui rappelle non seulement que ses enfants sont francophones, mais aussi qu'ils sont Acadiens. Je suggère donc, et je propose aux délégués de cette convention, le dessin suivant pour notre drapeau national. Le drapeau tricolore tel qu'il existe déjà serait celui de l'Acadie, avec l'ajout d'une étoile de couleur dorée papale sur fond bleu. L'étoile représentant l'étoile de Marie ou Stella Maris sera utilisée comme écusson, à l'instar du drapeau du Royaume-Uni qui représente la Confédération sur le drapeau du Canada (qui est depuis devenu un drapeau du passé) ... »
• Le drapeau de l' Acadiana
L'Acadiana, souvent appelée « Cajun Country », est le nom officiel donné à la région de Louisiane influencée par la culture française, où vivent la plupart des Cajuns, descendants des francophones expulsés d'Acadie.
Sur les 64 paroisses de Louisiane, 22, soit environ un tiers, constituent l'Acadiana. Ce nom provient d'une déclaration officielle de l'État de Louisiane. Actuellement, l'Acadiana compte environ 1,4 million d'habitants, dont 250 000 parlent le « français de Louisiane », également connu sous le nom de « français cajun ».
En 1971, l'Assemblée générale de Louisiane a officiellement reconnu l'Acadiana comme une région culturelle unique, qui comprend les paroisses suivantes : Acadia, Ascension, Assumption, Avoyelles, Calcasieu, Cameron, Evangeline, Iberia, Iberville, Jefferson Davis, Lafayette, Lafourche, Pointe Coupee, St. Charles, St. James, St. John the Baptist, St. Landry, St. Martin, St. Mary, Terrebonne, Vermilion et West Baton Rouge.
Le drapeau actuel de l'Acadiana a été officiellement adopté par l'Assemblée générale en 1974. Connu sous le nom de « drapeau acadien de Louisiane » (ou drapeau cajun), il a été créé en 1965 par le Dr Thomas Arceneaux de l'Université du sud-ouest de la Louisiane (aujourd'hui l'Université de Louisiane à Lafayette) pour commémorer le 200e anniversaire de l'arrivée des déportés acadiens en Louisiane.
Les trois fleurs de lys argentées sur fond bleu symbolisent l'héritage français de l'Acadiana. L'étoile dorée sur fond blanc représente « Notre-Dame de l'Assomption », la sainte patronne de l'Acadie, ainsi que la participation des Cajuns à la Révolution américaine. La tour dorée sur fond rouge symbolise l'Espagne, qui gouvernait la Louisiane lorsque les Acadiens sont arrivés.
• Le drapeau des Acadiens de Nouvelle-Angleterre est une version du drapeau national acadien (tricolore français avec une étoile jaune) auquel a été ajouté un pin, symbolisant la Nouvelle-Angleterre. Ce drapeau a été adopté par les Acadiens de Nouvelle-Angleterre en 2004. Il s'inspire du symbolisme du drapeau acadien traditionnel, mais est adapté à la région de la Nouvelle-Angleterre.
• Le drapeau franco-américain : il n'existe pas de drapeau unique représentant tous les Franco-Américains, mais celui-ci est le plus largement reconnu :
Ce drapeau a été adopté en 1983 par l'Assemblée des francophones du Nord-Est pour symboliser les communautés de la Nouvelle-Angleterre et d'autres régions du nord-est des États-Unis.
Il est composé d'un fond bleu avec une étoile blanche à cinq branches et une fleur de lys blanche.
Symbolisme :
* Bleu et blanc : ces couleurs font référence aux drapeaux américain, québécois, acadien et français.
* Étoile blanche : l'étoile symbolise les États-Unis.
* Fleur de lys blanche : ce symbole représente la culture française et l'héritage des Franco-Américains.
• Outre le drapeau du Nord-Est, il existe d'autres symboles pour des groupes spécifiques :
* Franco-Américains du Midwest : cette communauté utilise une version de la bannière royale de France, qui comporte trois fleurs de lys dorées sur fond bleu foncé. Elle représente l'histoire des explorateurs français dans la région.
* Vallée de St. John (Maine) : De nombreux membres de cette communauté d'origine acadienne arborent souvent le drapeau acadien, qui est un drapeau tricolore français avec une étoile dorée sur la bande bleue.
* Union Saint-Jean-Baptiste (Maine et Rhode Island) : cette organisation possède son propre drapeau, qui comporte un fond blanc avec une croix bleue, six étoiles blanches représentant les États de la Nouvelle-Angleterre et des feuilles d'érable vertes alternant avec des fleurs de lys bleues...
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270 ans plus tard:
Résilience, fierté et vitalité
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Ci-dessus :
Photos de la fête nationale acadienne, le 15 août, célébrée dans de nombreuses communautés du Canada et des États-Unis « Le Grand Tintamarre ».
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• "Le Grand Tintamarre" est une tradition acadienne qui consiste à défiler dans sa communauté en faisant du bruit avec des instruments improvisés et d'autres instruments bruyants, généralement pour célébrer la Journée nationale de l'Acadie. Le mot vient du français acadien et signifie « vacarme » ou « brouhaha ».
• Dans de nombreuses villes où vit une communauté acadienne, un joyeux défilé où la foule marche et danse au son des cloches, des cornes, des casseroles, des cuillères en bois et d'autres instruments bruyants pour montrer sa fierté et sa légendaire joie de vivre. Il s'agit essentiellement d'une célébration joyeuse et bruyante où les gens font autant de bruit que possible en utilisant tout ce qui peut produire un son.
• La tradition a été relancée en 1979 par la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick pour marquer le 375e anniversaire de l'Acadie. Aujourd'hui, chaque année, lors de la Journée nationale de l'Acadie, le 15 août, ce défilé bruyant et festif célèbre la fierté, la joie et la solidarité des Acadiens du monde entier.
• Le Tintamarre a lieu dans toutes les communautés acadiennes, en particulier au Nouveau-Brunswick : Moncton et Dieppe organisent leur propre Tintamarre, tout comme Bouctouche et Chéticamp, Shippagan et Petit-Rocher, Nouvelle-Écosse : Île-du-Prince-Édouard, mais aussi en Louisiane (communautés acadiennes/cajuns) et d'autres communautés de la diaspora acadienne à travers le monde
• Il est devenu un puissant symbole de la résilience et de la fierté culturelle des Acadiens, transformant le fait de « faire du bruit » en une déclaration de survie et de célébration culturelles.
Nous vous recommandons... quelques sites à visiter :
• Vidéo mettant en vedette des musiciens cajuns locaux, dont Jourdan Thibodeaux de Cypress Island, qui se produisent lors d'un festival cajun et zydeco à Brooklyn, New York, appelé Swamp in the City.
https://www.facebook.com/reel/1602820504454808
• Fete-Dieu du Teche August 15 at St Martinville – Petit Paris
https://www.facebook.com/americamag/videos/10154732908577882
• Louisiana French du Jour podcast:
https://www.facebook.com/search/top?q=cajun
• et l'extrait de l'émission CBS 60 Minutes du 30 mai 2025, "Music of Cajun country enjoying unlikely renaissance"
https://www.youtube.com/watch?v=U_6TTlEOu88
| | Une musique et une cuisine uniques | | |
• La musique acadienne du Canada est une tradition musicale diversifiée, historiquement enracinée dans les chansons folkloriques françaises et qui a évolué pour intégrer des influences des styles celtique, country et bluegrass, en particulier dans les provinces maritimes comme le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. Alors qu'elle mettait traditionnellement en vedette les violons et les ballades, la musique acadienne moderne inclut des genres contemporains comme le folk, la pop et le hip-hop, mélangeant les racines traditionnelles avec de nouveaux sons pour célébrer l'identité acadienne.
• La musique cajun, elle, est davantage une tradition folklorique vivante et dansante originaire de Louisiane, qui utilise principalement l'accordéon et le violon comme instruments principaux, accompagnés du triangle, de la guitare et des percussions sur planche à laver. Elle utilise des rythmes simples à deux temps et des valses avec des mélodies répétitives, souvent chantées en français cajun, qui racontent des histoires de la vie quotidienne, de l'amour et de la communauté. Développée à l'origine par les colons acadiens et influencée par diverses cultures de Louisiane, la musique cajun est conçue pour la danse sociale lors des rassemblements communautaires, créant un son brut et émouvant qui célèbre la joie et la résilience de la culture cajun.
• La musique Zydeco est un genre musical dynamique originaire de Louisiane qui a évolué à partir de la musique cajun, mais qui intègre de fortes influences afro-américaines. Elle se caractérise par l'accordéon comme instrument principal, accompagné du frottoir (washboard), de la guitare, de la basse et de la batterie. Créé principalement par des musiciens créoles d'origine africaine, française et parfois amérindienne, le zydeco mélange les traditions folkloriques cajun avec des éléments de blues, de R&B et de gospel, ce qui donne un son plus syncopé et rythmiquement plus complexe que la musique cajun traditionnelle. La musique est généralement chantée en anglais et en français créole, avec des paroles souvent axées sur la danse, la fête et les commentaires sociaux. Tout comme la musique cajun, elle est conçue pour faire bouger les gens dans les salles de danse et les festivals de Louisiane et au-delà.
• La première fois que vous écoutez de la musique zydeco, vous remarquez immédiatement qu'elle est unique. Elle reflète parfaitement les sons des marais et la joie de vivre de ses habitants. Ce genre musical combine le blues, le R&B et la musique créole native. Son son distinctif repose en grande partie sur l'accordéon amplifié et le scrub board, ainsi que sur la guitare électrique, la basse et la batterie. Les chansons peuvent être interprétées en anglais, en français cajun ou dans un mélange des deux.
• Comme le dit le site https://breauxbridgela.net/tourism/parlez-vous-francais/ : " Si vous n’êtes jamais venu nous visiter, veuillez nous croire que vous n’avez pas eu la vraie affaire.
La musique zarico ressemble à un mélange de la musique cadienne, de la musique blues et de la sauce Tabasco. Elle possède une énergie qui pourrait fatiguer la plupart des triathlètes."
• Le nom « zydeco » vient de l'expression créole française « les haricots », qui ressemble à « zydeco » lorsqu'elle est prononcée en créole français. Plus précisément, il dérive de la chanson cajun populaire « Les Haricots Sont Pas Salés », où cette expression était couramment utilisée pour évoquer les temps difficiles...
Ce qui nous amène tout naturellement à évoquer cet héritage unique de nos amis acadiens et cajuns... La cuisine !
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• Les premiers Acadiens à s'installer au Canada étaient principalement des agriculteurs, des soldats et des artisans. Beaucoup venaient des zones rurales du centre-ouest de la France et ont apporté avec eux les traditions agricoles et culinaires de leur France natale. Leur alimentation était basée sur les produits agricoles qu'ils avaient apportés de France et ceux que leur avaient fait découvrir les Amérindiens, tels que les fruits de saison, la pêche et la chasse. Au printemps et en été, le gibier et le poisson sauvages fournissaient aux colons une source régulière de protéines, tandis que les potagers familiaux fournissaient des pois et une grande variété d'autres légumes.
• La cuisine cajun est une tradition culinaire audacieuse et copieuse originaire de Louisiane qui met l'accent sur les plats mijotés tels que le gumbo, le jambalaya et l'étouffée, préparés à base de roux (mélange de farine et de matière grasse) et de la « Sainte Trinité » composée d'oignons, de céleri et de poivrons. Cette cuisine utilise beaucoup les fruits de mer locaux (écrevisses, crevettes, huîtres), la saucisse andouille et le riz, généreusement assaisonnés de cayenne, de paprika et de piments forts pour créer des saveurs riches et épicées. Ancrée dans les traditions ingénieuses des colons acadiens, la cuisine cajun met l'accent sur des plats mijotés et savoureux qui tirent le meilleur parti des ingrédients disponibles tout en nourrissant de grands groupes, reflétant une approche communautaire de l'alimentation qui ne gaspille rien et satisfait tout le monde.
Ainsi, lorsque vous vous trouvez en Nouvelle-Écosse, dans le Maine ou en Louisiane, conformément à l'Ordre de Bon Temps de Samuel de Champlain, nous vous encourageons vivement à faire la fête, à chanter, à danser et à manger avec les Acadiens et les Cajuns :
"Laissez les bons temps rouler!"
(let the good times roll)
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Laissons le mot de la fin aux Acadiens eux-mêmes :
• En 1965, les Acadiens ont parlé de leurs origines dans une interview télévisée. Tous ont évoqué la fierté et le privilège que leur procurait leur héritage français, acadien, québecois. Source : Emission " Aujourd'hui", 18 août 1965, Archives de Radio-Canada (en français).
• Pour visionner ce document si touchant, cliquez ici :
https://youtu.be/_TBt1lvzC2w?si=sk3J4d_MUS-f_x5t
"C'est quoi pour vous, être Acadien?
- C'est être français..."
"...On pourrait dire que lorsqu'il y aura une personne qui est Acadienne de coeur, alors, il y aura une Acadie... »
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DEUXIÈME PARTIE
Hommage aux Volontaires Américains
qui ont rejoint le Lafayette Flying Corps :
Nous poursuivons notre série entamée en octobre 2023 avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur :
https://conta.cc/3Qz0Xjl (version originale en anglais)
https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)
Ce mois-ci, nous rendons hommage à un autre volontaire qui s'est battu pour la liberté et la démocratie :
Sergent Alan Hammond Nichols
"Mort Pour la France"
2 juin 1918 (à l'âge de 21 ans)
Compiègne, Oise, (Hauts-de-France)
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Sergent Alan Nichols : une vie au service des autres et marquée par le sacrifice
7 janvier 1897 – 2 juin 1918
Alan Nichols est né le 7 janvier 1897 à Ann Arbor, dans le Michigan, fils du professeur Walter H. Nichols et d'Esther Connor Nichols. Sa famille déménagea plus tard à Palo Alto, en Californie, où il grandit. Il fréquenta les écoles de Monrovia et de Pasadena avant de s'inscrire à l'université Leland Stanford, où il obtint son diplôme en 1919.
Service pendant la Première Guerre mondiale
Le service militaire de Nichols commence le 14 février 1917, lorsqu'il rejoint l'American Field Service et est affecté à la Section 14, une unité d'ambulances recrutée à Stanford. Ses lettres à sa famille, dans lesquelles il décrit ses expériences, sont publiées dans le journal local de Palo Alto, contribuant à faire évoluer le sentiment pacifiste de sa communauté vers un soutien à la cause alliée. Bien qu'il n'aime pas la publicité, Nichols accepte à contrecœur leur publication, considérant cela comme un devoir patriotique.
Après avoir servi pendant près de six mois dans le corps ambulancier, Nichols s'engagea dans l'aviation française en juillet 1917. Il suivit une formation de pilote à Avord, Tours, Pau et Plessis-Belleville avant d'être affecté à l'escadrille Spad 85 en tant que pilote de chasse. Pendant l'avance allemande de 1918, il combattit sans relâche au-dessus des lignes ennemies.
Caractère et philosophie
Ceux qui ont connu Nichols se souviennent de lui pour son attitude modeste et totalement altruiste envers la vie. Ses lettres révèlent une perspective impersonnelle sur la guerre, démontrant sa conviction que « ce n'est pas l'individu qui compte, mais la cause pour laquelle il se bat ». Il comprenait l'insignifiance de l'individu dans un conflit aussi gigantesque, à l'exception de sa responsabilité envers des millions d'autres personnes. Cette philosophie l'a soutenu tout au long de sa carrière militaire.
Nichols possédait une conscience de soi qui faisait de lui un soldat idéal. Après une bataille aérienne, il écrivait de manière réfléchie : « En repensant à l'action de la journée, j'ai décidé que j'avais été trop précipité, trop excité et trop sauvage. J'ai décidé de prendre mon temps et d'être sûr de moi la prochaine fois. »
Dernière mission et mort
Le 2 juin 1918, lors d'une patrouille à l'aube au-dessus des lignes ennemies au-delà de Soissons, le sergent Nichols repéra deux avions ennemis au-dessus de sa formation près de Montdidier et s'éleva pour attaquer. Alors qu'il ouvrait le feu, un troisième chasseur ennemi invisible l'attaqua par derrière, lui tirant dans le dos. Malgré sa blessure mortelle, Nichols fit preuve d'un sang-froid remarquable, se désengageant du combat et réussissant à poser son avion derrière les lignes françaises, derrière Compiègne.
Il fut transporté en ambulance à l'hôpital Royallieu à 14 h 30 cet après-midi-là. En raison du chaos causé par l'offensive allemande, il fallut attendre neuf heures avant qu'il puisse être opéré. Selon un témoin de la Croix-Rouge, « le garçon resta courageux jusqu'à la fin et remercia l'infirmière avec un sourire pour sa gentillesse avant de mourir ». Le sergent Nichols mourut peu avant minuit le 2 juin 1918, à l'âge de 21 ans.
Distinctions et récompenses
Pour son service héroïque et sa bravoure au combat, Nichols a reçu la Croix de Guerre avec deux palmes, représentant les deux avions allemands officiellement attribués à son compte. Il a reçu deux citations de l'armée française, dont l'une le décrit comme « un citoyen américain servant dans l'armée française pendant toute la durée de la guerre, un pilote énergique, courageux, plein d'entrain, un modèle de calme et de dévouement à son devoir. Très gravement blessé lors d'une attaque contre un avion ennemi, il a néanmoins conservé suffisamment de sang-froid et de présence d'esprit pour ramener son appareil vers nos lignes. »
Bien que recommandé pour la Médaille militaire, il n'a pas reçu cette distinction, car elle n'était décernée qu'aux personnes vivantes.
Dernier repos
Le sergent Nichols fut inhumé avec les honneurs militaires au cimetière militaire de Royallieu, dans l'Oise. Son corps fut ensuite transféré au cimetière américain près de Ploisy, dans l'Aisne, puis, en 1928, ses restes furent réinhumés au mémorial du Lafayette Flying Corps près de Saint-Cloud, en France.
Après sa mort, un ami écrivit : « Et c'est le prix que nous devons payer pour vaincre les Huns — Alan Nichols. Je n'ai jamais connu de garçon plus noble et plus intègre. »
Son héritage témoigne du dévouement et du courage d'une génération qui a tout sacrifié pour ses idéaux.
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TROISIÈME PARTIE
NOUVELLES, ANNONCES ET DATES À RETENIR
Album de photos
Tournée d'adieu du bicentenaire Lafayette
Evénements en août et septembre 2025
et
"L'Adieu à la tournée d'adieux"
"Après treize mois passés à renouer avec de vieilles amitiés, à célébrer les triomphes passés et à inspirer un patriotisme renouvelé dans le cœur du peuple américain, le jour du départ était enfin arrivé. L'« invité de la nation » était enfin prêt à rentrer chez lui. Le matin du 7 septembre 1825, les banques fermèrent leurs portes et les activités commerciales furent suspendues, tandis que les habitants de Washington se rassemblaient autour de la Maison Blanche dans l'attente du départ de Lafayette. Il y a deux cents ans, le 7 septembre 1825, le marquis de Lafayette, les larmes aux yeux, embrassa le président John Quincy Adams après avoir prononcé un discours d'adieu à la Maison Blanche. La cérémonie marquait la fin du retour triomphal du célèbre Français aux États-Unis, entre 1824 et 1825. Cette visite avait inspiré des célébrations et des manifestations patriotiques dans tout le jeune pays, alors que l'« ère des bons sentiments » touchait à sa fin.
Initialement prévue pour durer quatre mois, la visite du général s'est rapidement prolongée pour devenir un voyage de treize mois dans les vingt-quatre États. Il a été accueilli avec beaucoup d'enthousiasme dans tout le pays, les villes et les villages rendant hommage au héros de la guerre d'indépendance avec des défilés, des monuments, des chants, des danses et des cérémonies. Pour ne pas être en reste, la Maison Blanche a organisé des réunions, des dîners et des célébrations en l'honneur de Lafayette tout au long de son voyage. Lorsque Lafayette quitta la Maison Blanche pour la dernière fois, il laissa sans aucun doute une profonde impression sur le peuple américain. " (Site officiel de la Maison Blanche)
https://www.whitehousehistory.org/the-nations-guest
Toutes les photos et légendes:
https://www.facebook.com/AmericanFriendsofLafayette
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Lafayette à Leesburg, VA.
Loudoun County
10 2025
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Tout ce qui concerne Lafayette à Leesburg (comté de Loudoun), en Virginie
Lafayette revient et célèbre le symbole de la liberté et de l'indépendance
À l'occasion du 200e anniversaire de sa visite à Leesburg le 9 août 1825, Lafayette est revenu samedi dans la ville pour rencontrer les habitants et s'adresser à une foule nombreuse depuis les marches du palais de justice.
Incarner par Mark Schneider, Lafayette s'est entretenu avec les habitants au musée Loudoun et à d'autres endroits du centre-ville avant de se joindre à une cérémonie officielle au palais de justice qui commémorait une célébration communautaire qui s'y était tenue il y a 200 ans.
L'événement était organisé en collaboration avec l'association The American Friends of Lafayette.
Source: https://www.loudounnow.com/.../article
Texte & photos: The American Friends of Lafayette
Lafayette à Rahway, N.J.
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« Lafayette à la loge Lafayette n° 27 à Rahway, dans le New Jersey
W3R-NJ, la loge Lafayette n° 27 et les Amis américains de Lafayette ont déposé une couronne à la loge Lafayette n° 27 à Rahway, dans le New Jersey, afin de commémorer le 200e anniversaire de la visite du général Lafayette à Rahway, dans le New Jersey, lors de son dernier voyage triomphal aux États-Unis en 1824-1825.
La Lafayette Lodge n° 27, nommée en l'honneur du major général marquis de Lafayette, a reçu sa charte originale lors de la communication annuelle de la Grande Loge le 9 novembre 1824.
Nous sommes honorés d'accueillir autant d'invités de marque et le maire de la ville de Rahway en un seul endroit pour commémorer et honorer l'héritage de Lafayette. »
Texte & photos: The American Friends of Lafayette
Weekend d'adieux
Lafayette à Washington, D.C.
6-7 septembre 2025
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Le 6 septembre, le Mémorial national de la Première Guerre mondiale à Washington, les Amis américains de Lafayette et la Fondation Doughboy ont organisé une cérémonie en l'honneur du marquis de Lafayette à l'occasion de son 268e anniversaire.
Le programme a débuté par un prélude musical interprété par la fanfare militaire du Maryland, suivi des hymnes nationaux français et américain, magnifiquement interprétés par Mlle Laura Heydt et la fanfare.
Le marquis de Lafayette a prononcé le discours de bienvenue, suivi des paroles inspirantes de M. Chuck Schwam, des American Friends of Lafayette, du colonel Thibaud Thomas, de l'ambassade de France, de Mme Theresa Karlson, des American Gold Star Mothers, de l'honorable Colby Jenkins, secrétaire adjoint à la Défense, de Mme Ginnie Storage, présidente générale du DAR, et de M. Geoff Chapman, neveu du pilote de l'Escadrille Lafayette Victor Chapman.
Le public a pu apprécier la sélection musicale émouvante « Lafayette, We Are Here ! » et la lecture poignante du discours historique prononcé en 1917 par le colonel Charles Stanton sur la tombe de Lafayette. Des couronnes ont été déposées, accompagnées des hymnes Aux Morts et Taps, interprétés sur le clairon original de 1918 offert au général John Pershing.
Nous remercions tout particulièrement le National Park Service, la Maryland Military Band et Mark Schneider pour avoir contribué à rendre cette commémoration historique si mémorable.
Texte & photos: The American Friends of Lafayette
Ginnie Sebastian Storage
President General de NSDAR
(Filles de la Révolution américaine)
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"J'ai été très honoré de prendre la parole et de déposer une gerbe lors de la cérémonie d'anniversaire de Lafayette organisée au Mémorial de la Première Guerre mondiale, parrainée par la Fondation Doughboy et les Amis américains de Lafayette.
Cet événement a été l'occasion de réfléchir au service extraordinaire rendu par le marquis de Lafayette pendant la Révolution américaine et de rendre hommage aux courageux combattants de la Première Guerre mondiale. Leurs sacrifices ont ouvert la voie à notre liberté et continuent de nous inspirer aujourd'hui.
Je tiens à exprimer ma sincère gratitude à Jari Villanueva, directeur exécutif de la Fondation Doughboy, et à Chuck Schwam, directeur exécutif des Amis américains de Lafayette, pour leur leadership et leur dévouement à la préservation de notre histoire commune, ainsi que pour leur invitation.
Ce fut également un privilège d'être en compagnie de nombreux autres membres de la DAR, dont Patti Maclay, présidente nationale du Comité franco-américain du mémorial. Votre engagement à honorer notre héritage est louable.
Continuons à mettre en lumière et à honorer l'héritage de ceux qui se sont battus pour la liberté et la justice." Ginnie Sebastian Storage, President General of the NSDAR
Lafayette au Capitole
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Les membres de l'association American Friends of Lafayette ont eu le privilège rare de pouvoir admirer en privé le portrait historique du général Lafayette peint par Ary Scheffer dans la salle des séances du Capitole américain. Cette œuvre puissante, commandée en 1824 lors de la tournée d'adieu de Lafayette en Amérique, symbolise depuis longtemps la profonde gratitude des États-Unis envers le héros français de la Révolution.
Scheffer, peintre romantique franco-néerlandais et ami proche de Lafayette, l'a représenté non comme un chef militaire, mais aussi comme un homme d'État et un symbole de liberté. Le portrait a été présenté au Congrès en 1824 en hommage aux services rendus par Lafayette et à son lien durable avec la nation qu'il a contribué à sécuriser.
Se tenir devant ce portrait, dans les salles mêmes où Lafayette fut autrefois accueilli en tant qu'« invité de la nation », fut un rappel émouvant de son héritage durable et des liens historiques entre la France et les États-Unis.
*Remarque : nous n'avons pas été autorisés à prendre des photos dans les salles de la Chambre des représentants.* »
Texte & Photos: The American Friends of Lafayette
Lafayette à Mount Vernon, VA.
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« Nous avons eu l'honneur de déposer une gerbe avec le général Lafayette sur la tombe de George Washington à Mount Vernon. Il y a près de deux siècles, Lafayette a effectué un pèlerinage profondément personnel à Mount Vernon pour honorer la mémoire de son « père adoptif » et grand champion de l'indépendance américaine.
Debout devant la tombe de Washington, il a évoqué leur amitié, forgée dans le creuset de la Révolution et entretenue tout au long d'une vie marquée par la loyauté et des idéaux communs.
En retraçant ce moment historique, nous avons rendu hommage non seulement à Washington et à Lafayette, mais aussi aux valeurs durables de liberté, de sacrifice et d'amitié entre les nations que leur lien continue de représenter. »
« Le 29 août 1825, le marquis de Lafayette quitta Washington, D.C., pour se rendre à Mount Vernon une dernière fois avant de repartir pour la France. Il avait passé l'année précédente à parcourir les États-Unis et à rencontrer ses nombreux amis et collègues survivants de la guerre d'indépendance. Le héros de la Révolution, âgé de 68 ans, a été accueilli avec adulation lors de sa visite dans 24 États américains. Pour en savoir plus sur Lafayette et sa contribution à l'indépendance américaine, consultez notre ressource pédagogique intitulée « Shaping the Constitution » (Façonner la Constitution): https://edu.lva.virginia.gov/.../the-marquis-de-lafayette...
• Pour en savoir plus sur la visite de Lafayette, consultez le blog: https://uncommonwealth.virginiamemory.com/.../lafyettes.../"
Photos & Texte: The American Friends of Lafayette
FIN
DE LA TOURNÉE D'ADIEUX DE LAFAYETTE
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Illustration ci-dessus : Le Général Lafayette, gravure d'Achille Moreau d'après Jean Auguste Dubouloz, [Paris, 1825]. La Société des Cincinnati, collection Robert Charles Lawrence Fergusson.
La tournée triomphale de Lafayette aux États-Unis en 1824-1825 a attiré l'attention des Américains sur les héros de la guerre d'indépendance et a confirmé la place de Lafayette parmi eux. Dans cette image allégorique du voyage de retour de Lafayette en France en 1825 à bord de la frégate USS Brandywine, le vieux général se souvient des héros qui ont obtenu l'indépendance américaine.
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"Adieu, Lafayette ! En ce jour du 7 septembre 1825, le marquis de Lafayette quittait la ville de Washington pour rentrer chez lui en France, mettant ainsi fin à son séjour d'adieu de 13 mois aux États-Unis. La veille, Lafayette avait fêté son 68e anniversaire lors d'un dîner à la Maison Blanche organisé par le président John Quincy Adams. En prenant congé de Lafayette à la Maison Blanche le 7 septembre, le président Adams déclara : « Il n'est guère exagéré de dire que, pour le peuple de l'Union, cette année a été une année de festivités et de réjouissances ininterrompues, inspirées par votre présence. » Les secrétaires d'État, au Trésor et à la Marine escortèrent ensuite Lafayette en calèche jusqu'au fleuve Potomac, où un bateau à vapeur l'attendait pour le conduire à son navire, le USS Brandywine.
Plus tard dans l'année, un graveur français a représenté cette scène riche en symbolisme, imaginant le voyage de Lafayette depuis les États-Unis. Lafayette rentre en France à bord du Brandywine, accompagné des « esprits des défenseurs de la liberté américaine », menés par George Washington, qui lui rendent visite. De l'autre côté, les génies, esprits divins vêtus à la romaine, chassent les nuages sombres qui menacent la république américaine." The American Revolution Institute.
| | Nouvelles du "Merci Train" | | |
L'histoire de « Merci train » : cliquez ci-dessus ou: https://vimeo.com/18495973
• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du « Train de la Reconnaissance Française », affectueusement appelé « Le Train Merci » (novembre 2022 : « Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français »).
https://conta.cc/3OLtgJ3 (version originale en anglais)
https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)
• Le Merci Train, et l'association 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, gardiennes des différents wagons du « train Merci » dans plusieurs États, organisent divers événements tout au long de l'année. Nous vous invitons à consulter leurs sites web respectifs et à les suivre sur les réseaux sociaux. Nous exprimons notre admiration pour le travail fantastique qu'ils accomplissent et nous sommes honorés de contribuer à le faire connaître.
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"Je me suis arrêtée au musée militaire situé à l'extérieur de Fort Wayne, dans l'Indiana, pour voir leur wagon du Merci Train. Quel magnifique parc et musée ! Le wagon est conservé dans un bâtiment dont la température et l'humidité sont contrôlées. Il est en excellent état et le personnel du musée était très serviable. Cela valait vraiment la peine de faire un détour pour le voir !"
(Publication sur Facebook par Jennifer Brylinski,
https://www.facebook.com/groups/TheMerciTrain )
Nouvelles d' Amiens, France
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Ci-dessus :
« Voici deux documents d'archives provenant des archives municipales d'Amiens.
La ville a été détruite par les bombardements en 1940 et 1944. Elle n'avait pas les moyens financiers d'envoyer de gros cadeaux.
Elle a toutefois envoyé une céramique représentant l'emblème de la ville (la licorne), des livres sur la Première Guerre mondiale et la reconstruction de la ville en 1945.
Les documents sont archivés aux archives municipales d'Amiens.
La ville d'Amiens n'avait pas reçu les objets contenus dans le train envoyé par Drew Pearson en 1947. Le maire de la ville a écrit pour exprimer son mécontentement. Pour lui, la ville avait été martyre en 1918, 1940 et 1944. La ville a reçu l'aide américaine. Et la ville a offert des cadeaux.
Dans le même temps, la ville a reçu 300 baraquements américains. »
Message publié par Louis Teyssedou, d'Amiens, France.
https://www.facebook.com/groups/TheMerciTrain
Nouvelles de Pennsylvania
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« J'ai visité le wagon Merci Boxcar de la PA le 15 août au complexe militaire de la Garde nationale de Pennsylvanie, à Fort Indiantown Gap, à Annville, en Pennsylvanie. Il a fallu un peu de paperasserie pour y accéder, mais cela en valait vraiment la peine !
Il est regrettable qu'il se trouve dans une installation militaire et qu'il soit difficile à visiter. Cependant, il y est traité avec le respect qu'il mérite et, d'après ce que j'ai compris, des bénévoles l'ont très bien restauré et entretenu. Notez qu'il n'est pas fermé et que les ornements peuvent être admirés de près. »
Publié par Bill Dodge, https://www.facebook.com/groups/TheMerciTrain
Nouvelles de l' Idaho
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« Lors d'une récente visite à Boise, dans l'Idaho, nous avons été déçus de voir le wagon de l'Idaho parqué dans une pièce, visible uniquement de loin depuis une fenêtre. Il ne fut pas possible d'entrer pour le voir de près, et il n'était pas du reste mentionné sur les dépliants distribués par le musée. Un guide nous a expliqué que la pièce n'était ouverte que lors d'occasions spéciales. Bien qu'il semble en bon état, avec une plaque et un chevalet, il est regrettable que ce symbole d'amitié soit tenu à l'écart des visiteurs. Nous espérons sincèrement que le conseil d'administration du musée prendra des mesures pour exposer correctement le wagon de l'Idaho, comme l'ont fait de nombreuses organisations, publiques et privées, dans la plupart des États. »
Photos: TC © ASSFI, 20225
https://www.facebook.com/groups/TheMerciTrain
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Point sur la restauration du
Mémorial Lapérouse à Maui, Hawaï
Phase 2
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La Pérouse Memorial, Maui, Hawaii
Off Makena Road, Kihei, HI 96753
GPS: 20.600745, -156.419877
Photo: Image capture Google maps
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• Après deux années, la restauration du Mémorial Lapérouse est enfin terminée ! Grâce au généreux soutien de Marc Onetto, délégué régional du Souvenir Français sur la côte ouest et fervent admirateur de ce grand explorateur, au soutien du Consulat général de France à San Francisco, ainsi qu'à celui de M. Sumner Erdman, propriétaire du ranch Ulupalakua sur lequel le monument est érigé, notre Société a achevé la restauration le 1er juin.
• La structure en pierres de lave s'effondrait et la plaque de bronze était devenue illisible au fil des ans.
Deuxième phase en cours : Plaque interprétative
Nous travaillons actuellement avec un fabricant local de panneaux pour installer une plaque interprétative illustrée expliquant aux touristes qui était Lapérouse, le but scientifique et pacifique de sa circumnavigation de 1786, explorant le Pacifique, l'Alaska et la Californie, et notamment ses relations amicales avec les autochtones de Maui.
Cette plaque est rendue possible grâce à la générosité de Marc Onetto et de Jean-Hugues Monier, membres de notre conseil d'administration.
Une cérémonie en présence de M. Laurent Bili, ambassadeur de France aux États-Unis, est désormais prévue pour le mercredi 12 novembre. Nous préparons activement cet événement important et tous les détails seront annoncés dans le bulletin d'octobre.
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Communiqué de l'association
Hermione-La Fayette:
L'Hermione, "La Frégate de la Liberté"
Branle-bas de combat!
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Photo: © Valerie Toebat, 2015
📢 Manifeste pour sauver L’Hermione
Maintenant ou jamais, il faut relever le défi du financement de la restauration de L’Hermione.
➡️ Elus, dirigeants d’entreprise, institutionnels, personnalités, marins, bénévoles et membres de l’association, les 90 signataires du Manifeste lancent un ultime appel à soutien.
👉 Si VOUS AUSSI, vous adhérez aux valeurs de transmission, de savoir-faire, de patrimoine, de solidarité, et d’humanisme qu’incarne L’Hermione ;
👉 Si VOUS AUSSI, vous défendez l’idée d’une France qui rayonne par-delà les mers, qui partage, qui fait grandir, qui expérimente, qui part à l’aventure, une France qui ose et qui rassemble, cette France dont L’Hermione est le symbole historique vivant ;
➡️ VOUS AVEZ AUSSI LE POUVOIR d’aider à sauver L’Hermione :
* en faisant un don (défiscalisable à 66%) : https://lnkd.in/e73bnWSu
* en devenant mécène ou partenaire de L’Hermione : https://lnkd.in/er9nsd94
* en relayant notre manifeste auprès de votre réseau pour nous aider à toucher nos futurs soutiens.
Rejoignez les voix des signataires, faites résonner cet appel à soutien et contribuez à sauver L’Hermione :
➡️ Lire & partager le manifeste sur LINKEDIN: https://lnkd.in/ek6TKpiQ
➡️ Lire le manifeste sur notre site officiel : https://lnkd.in/eWmppWc8
Nous remercions tous les dirigeants d'organisations civiques et patriotiques américaines qui ont accepté d'ajouter leur nom à la pétition:
Richard A. Azzaro, Co-founder & President, Tomb of the Unknown Soldier Foundation • Thierry Chaunu, President, The American Society of Le Souvenir Français, Inc. • Lynn Briggs, Chairman, Washington Rochambeau Revolutionary Route-New York, Incorporated • Denise Doring VanBuren, Board Chair, The Doughboy Foundation, and Honorary President General, National Society Daughters of the American Revolution • William P. Dunham Jr., past President Mass Lafayette Society • Peter Feinman, Founder & President, the Institute of History, Archaeology, and Education • Daun Frankland, Daughters of the American Revolution, Virginia Chapter • Bonnie Fritz, Treasurer/Secretary, American Friends of Lafayette • Peter C. Hein, Secretary, Lower Manhattan Historical Association • Alan R. Hoffman, President, American Friends of Lafayette • Laura Ingenhuyff, Hawaii • James S. Kaplan, Chairman, Lower Manhattan Historical Association • W. Robert Kelly, Jr., Director, Gloucester (Virginia) Museum of History • Paul Jeffrey Lambert - President Williamsburg-Yorktown American Revolution Round Table • Dr. Patti Maclay, M.D., National Chair, Franco-American Memorial Committee, National Society Daughters of the American Revolution • Terri Mitchell, D.A.R., Franco-American Memorial Committee, National Division Vice-Chair, Northwestern Division • Pierre Oury, Colonel (ret), USAF • Lanny R Patten, Sons of the American Revolution of Pennsylvania, W3R • Michael Wingate Rhodes, Past-president, Richard Henry Lee Chapter, Virginia Society, Sons of the American Revolution • Ambrose M. Richardson, President, Lower Manhattan Historical Association • Mark Francis Schneider, Historian • Chuck Schwam, Executive director, & Bicentennial committee chair, American Friends of Lafayette • Susan & David Seal, Lafayette’65 • Joseph Studlick, Founding Director, Battle of Rhode Island Association • Dr John David Thornley, Alaska • Nicole G. Yancey, Honorary Consul of France in Virginia Emerita
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Nouvelles de notre
Sculpture
Antoine de Saint Exupéry & Le Petit Prince
Musée des sciences
Phillip & Patricia Frost
Centre ville de Miami, Floride
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Chers amoureux du Petit Prince,
Des générations d'enfants - et avec eux des générations d'adultes - sont tombées sous le charme du Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry depuis sa publication en 1943. Publié dans plus de 600 langues à ce jour, il est le livre de fiction le plus traduit au monde. Des dizaines de plaques et de statues commémorent le Petit Prince qui débarque de sa planète solitaire pour offrir un bouquet de sagesse à celle-ci.
En tant que ville internationale, véritable carrefour des Amériques, Miami mérite bien un monument au Petit Prince, le plus attachant des ambassadeurs culturels de la France.
L'American Society of Le Souvenir Français, Inc. et la France-Florida Foundation for the Arts, deux organisations à but non lucratif (501 (c) 3), proposent une sculpture en bronze de Saint Exupéry et de sa création la plus aimée pour le Phillip and Patricia Frost Museum of Science. La statue sera installée sur l'esplanade près de l'entrée du musée, au cœur du centre-ville de Miami.
La sculpture en bronze grandeur nature conçue par le célèbre artiste Jean-Marc de Pas représentera le pionnier de l'aviation, le héros de la Seconde Guerre mondiale, le poète et le romancier Antoine de Saint Exupéry dans sa combinaison de vol, tenant la main de son « petit bonhomme ». Notre autre sculpture du Petit Prince par Jean-Marc de Pas se trouve en face de Central Park sur la Cinquième Avenue à New York. Elle a connu un succès immédiat auprès du public, qui fait la queue tous les jours pour des "selfies" depuis son inauguration en 2023. Nous espérons qu'il en sera de même à Miami, en particulier dans un musée et un planétarium fréquentés par de nombreuses familles et de jeunes enfants.
Ce projet, un cadeau à l'une des institutions culturelles les plus dynamiques de Miami, a reçu le soutien officiel de S.E. M. Laurent Bili, Ambassadeur de France aux Etats-Unis et de M. Olivier d'Agay, Président de la Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse et petit-neveu de l'auteur du Petit Prince. Au nom de notre Comité d'honneur, nous sollicitons votre aide déductible des impôts pour financer les sculptures, leur transport et leur installation. Notre objectif est de réunir 200 000 dollars et d'organiser une cérémonie d'inauguration en 2026, en présence de représentants de l'État, du comté et de la ville, ainsi que de dignitaires des deux pays.
Tout don de 100 $ ou plus sera dûment reconnu. Les noms des donateurs de plus de 1 000 $ seront gravés sur une plaque qui sera installée à l'intérieur du Musée, selon les niveaux suivants :
Bronze : 1 000 $ à 5 000 $ // Argent : 5 000 $ à 10 000 $ // Or : 10 000 $ à 20 000 $ ; Platine : 20 000 $ ou plus.
Nous remercions chaleureusement la société Venturi, par l'intermédiaire de M. Gildo Pallanca Pastor, Consul général de Monaco à New York, ainsi que Christian Dior Parfums pour leur généreux don. Leurs noms seront ajoutés à la plaque et nous continuerons à leur exprimer notre gratitude au cours des prochains mois et lors de l'inauguration, qui aura lieu, nous l'espérons, dans un an.
N'hésitez pas à contribuer selon vos moyens et à nous informer si vous connaissez des organisations ou des particuliers susceptibles de faire un don important.
Nous vous remercions de votre générosité.
Veuillez envoyer votre don (préciser : Petit Prince)
par virement bancaire à l'ordre de
The American Society of Le Souvenir Français Inc.
TD BANK - 1031 1st Avenue, New York, NY 10022
Routing # 026013673 - Account# 4326011741
ABA number: 031101266 SWIFT Code: NRTHUS33XXX
ou via PayPal:
https://www.paypal.com/donate/?hosted_button_id=WP5E5SCTBTFMN
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Annonce du projet
du Monument Rochambeau
Parc Meadowview, Middlebury, Connecticut
2026
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Ci-dessus :
En haut : Rendu de la statue commémorative de Rochambeau au Meadowview Park, Middlebury, Connecticut, par Tony Falcone.
Au milieu : Le sculpteur Tony Falcone dans son atelier avec une maquette de la future statue.
Au milieu, en bas : des soldats français marchant sur la route bien nommée Breakneck Road, ("Casse-cou") en route vers leur campement à Middlebury, dans le Connecticut. Illustration.: Don Troiani, https://www.middleburyhistoricalsociety.org/rochambeau-project/
En bas : Le champ où l'armée française a campé du 27 au 29 juin 1781 est resté intact depuis 244 ans, grâce à plusieurs générations de propriétaires successifs. Photo: TC © ASSFI, 20225
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Le rôle de la ville de Middlebury dans la Révolution américaine
Le projet du monument Rochambeau est une initiative majeure de la Société historique de Middlebury, commémorant un moment charnière de l'histoire de la guerre d'Indépendance américaine dans notre ville.
Coïncidant avec le 250e anniversaire de la Déclaration d'Indépendance et le début de la guerre d'Indépendance, le monument rend hommage aux troupes françaises qui ont traversé Middlebury en 1781 sous le commandement du général Jean-Baptiste de Rochambeau. Leur présence s'inscrivait dans l'alliance franco-américaine cruciale qui a contribué à renverser le cours de la guerre. Plus de 2 000 de ces soldats sont morts au combat pour l'indépendance américaine.
Le monument sera installé à Meadowview Park en 2026.
Ce monument honorera le campement de l'armée française du général Rochambeau à Middlebury du 27 au 30 juin 1781, lors de sa marche historique pour rejoindre le général Washington.
Comme nous l'a écrit Mme Alice DeMartino, secrétaire du conseil d'administration de la Société historique de Middlebury :
« Ce monument se distingue par le fait qu'il ne représente ni un général ni un homme d'État, mais rend hommage aux fantassins français eux-mêmes : les hommes qui ont marché, souffert et, dans bien des cas, sont morts pour l'indépendance américaine. Leur courage et leur sacrifice sont trop souvent négligés. Notre projet comprend une importante collecte de fonds, une sculpture commandée à Tony Falcone et du matériel pédagogique pour le public. »
Nous vous invitons à consulter notre site web dédié pour en savoir plus :
https://www.middleburyhistoricalsociety.org/
Un article plus détaillé et des mises à jour sur ce projet passionnant seront publiés dans nos prochains bulletins. Restez à l' écoute!
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Campagne de levée de fonds
Mémorial
en l'honneur des GI's américains
morts pour la libération de Brest
septembre 1944
Inauguration le 16 novembre 2025
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Il y a quelques mois, la municipalité de Gouesnou, banlieue de Brest en Bretagne, nous a contactés au sujet de leur projet de mémorial. Une des préoccupations était de s'assurer que tous les soldats américains morts à Gouesnou lors de la libération de Brest en 1944 auraient leur nom gravé sur les six piliers du mémorial, sans exception.
Nous avons alors contacté nos partenaires et amis M. Richard Azzaro, fondateur et président, et M. J.R. Neubeiser, historien à la Fondation de la Tombe du Soldat Inconnu au cimetière national d'Arlington. En étroite collaboration avec l'équipe en Bretagne, et après avoir passé au crible des centaines de documents provenant de toutes les unités de l'armée américaine engagées, 229 soldats américains ont été officiellement identifiés comme ayant fait le sacrifice ultime au cours de cette bataille épique et prolongée.
Les piliers en granit ont été installés ce mois-ci. Les travaux d'aménagement paysager commenceront prochainement et, à la fin du mois d'octobre, la sculpture en bronze grandeur nature d'un G.I. sera installée sur le site.
Des invitations seront bientôt envoyées aux familles, à des vétérans de l'armée américaine et au personnel des régiments encore en service actif, pour ce qui promet d'être une cérémonie très émouvante. Restez à l'écoute !
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Conférence - débat
Rochambeau
et l'Armée française à Westchester, NY
1781-1782
Scarsdale Public Library, NY
24 septembre 2025 à 19h00
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Annonce de BoRIA
Battle of Rhode Island Association
| | Le Dr Norman Desmarais, professeur émérite au Providence College, élégué régional de l'American Society of Le Souvenir Français, Inc. pour la Nouvelle-Angleterre et auteur de plus de 50 ouvrages sur la Révolution américaine, sera l'un des éminents panélistes. | | |
Dans la foulée de la tournée d'adieu triomphale du général Lafayette (1824-1825), nous le retrouvons en train de communier, comme il le faisait souvent, avec sa chère épouse défunte, Adrienne. Ils partagent avec nous leurs pensées, leurs souvenirs et leur amour.
Ne manquez pas cette belle histoire d'amour !
Ce programme est gratuit et ouvert au public.
Co-organisé par le Musée d'histoire de Gloucester, les Amis américains de Lafayette et le Comité Gloucester250.
| | Le Neoliner Origin est le plus grand cargo à propulsion éolienne au monde, développé par la société française Neoline et mis à l'eau en janvier 2025. Il utilise des voiles SolidSail pour exploiter le vent comme principale source de propulsion, dans le but de réduire considérablement la consommation de carburant et les émissions de carbone dans l'industrie maritime. Le navire est conçu comme un navire roulier (RoRo), capable de transporter une large gamme de marchandises, y compris des articles légers et surdimensionnés. Il effectuera sa première traversée transatlantique en octobre et une cérémonie de bienvenue est prévue le 29 octobre à Baltimore. | | |
Ce monument, inauguré en 1994 par Les Amis de Lapérouse, était tombé en ruine et sa plaque de bronze était partiellement illisible. L'American Society of Le Souvenir Français, inc. a entrepris sa rénovation et ajouté un panneau explicatif à l'intention des touristes, ainsi que pour célébrer les 240 ans d'amitié franco-hawaïenne.
Extrait du Journal de Lapérouse:
"Quoique les Français fussent les premiers qui, dans ces derniers temps, eussent abordé sur l’île de Mowée, je ne crus pas devoir en prendre possession au nom du roi : les usages des Européens sont, à cet égard, trop complètement ridicules. Les philosophes doivent sans doute gémir de voir que des hommes, par cela seul qu’ils ont des canons et des baïonnettes, comptent pour rien soixante mille de leurs semblables; que, sans respect pour leurs droits les plus sacrés, ils regardent comme un objet de conquête une terre que ses habitants ont arrosée de leur sueur, et qui, depuis tant de siècles, sert de tombeau à leurs ancêtres. C’est en considération de ces principes que les navigateurs modernes ont transporté dans ces îles des taureaux, des vaches, des chèvres, des brebis, des béliers; qu’ils y ont planté des arbres, semé des graines de tous les pays, et porté des outils propres à accélérer les progrès de l’industrie”
Nous remercions chaleureusement
Marc Onetto – Consulat Général de France à San Francisco
qui ont rendu possible cette restauration
Et ceux qui nous ont accompagnés tout au long de ce projet :
Erdman Sumner, Owner, Ulupalakua ranch – Daniel Ornellas – Anders Lyons
Barbara Kenrich, Regent, Haleakala Chapter, NSDAR – Ekela Kaniaupio-Crozier
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NOS BULLETINS MENSUELS
NOTRE OBJECTIF : Mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les Etats-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.
Vous pouvez accéder à tous nos anciens bulletins mensuels (en anglais et en français) à l'adresse suivante:
www.SouvenirFrancaisUSA.org
Cliquez sur les photos et illustrations pour accéder aux sources utilisées.
Images disponibles sur Internet et incluses conformément au titre 17 U.S.C. section 107.
Veuillez excuser d'éventuelles fautes de grammaire ou d'orthographe,
la traduction étant semi-automatique
et le temps imparti pour la relecture étant très limité.
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NOS MISSIONS:
• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,
• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.
• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.
• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.
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Conseil d'Administration
2025 - 2028
Françoise Cestac, Présidente d'Honneur • Gabriel Chalom • Thierry Chaunu, Président • Yves de Ternay, Secrétaire Général • Patrick du Tertre, 1er Vice-président • Francis Dubois • Alain Dupuis, 2nd Vice-président • Daniel Falgerho • Bertrand Jost • Dr. Patti Maclay, M.D. • Domitille Marchal-Lemoine • Mathias Maisonnier, Trésorier • Clément Mbom, 3e Vice-président • Jean-Hugues Monier, Commissaire aux Comptes • Patrick Pagni • Harriet Saxon • Nicole Yancey
Délégués Régionaux:
Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South
Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •
Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, ancienne Consule Honoraire de France en Virginie
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