The American Society of Le Souvenir Français Inc.
Bulletin Mensuel - Vol. II. No 7 - Juillet 2022
Deux Fêtes Nationales en Juillet:
une célébration commune de la Liberté
Inauguration de la Statue de la Liberté éclairant le monde (1886) par Edward Moran. Huile sur toile. Collection J. Clarence Davies, Musée de la ville de New York.
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=229787

Inaugurée en 1886, la statue tient une torche au-dessus de sa tête avec sa main droite, et dans sa main gauche porte une tablette avec l'inscription JULY IV MDCCLXXVI (4 juillet 1776 en chiffres romains), la date de la déclaration d'indépendance des États-Unis. Une chaîne brisées repose à ses pieds, commémorant la récente abolition de l'esclavage.
EDITORIAL

L'été a commencé et le mois de juillet est synonyme de festivités patriotiques aux États-Unis comme en France.

...Deux Fêtes Nationales en juillet, mêmes valeurs en commun...
Dans l'histoire du monde, il y a eu peu d'exemples, voire aucun, d'une amitié aussi longue et profonde entre deux nations. Malgré les différentes évolutions géopolitiques au cours des 250 dernières années, les liens fondamentaux d'amitié restent solides. Il semble important, au vu des événements mondiaux actuels, de rappeler le sens particulier de cette amitié historique.

Nous avons cru bon de nous interroger sur la signification de nos fêtes nationales qui, malgré des contextes historiques différents, à 14 ans d'écart, célèbrent toutes deux les mêmes valeurs de liberté et de démocratie. Les deux peuples se sont battus pour leur liberté, l'un contre un roi lointain et un gouvernement surtaxant, l'autre contre un monarque absolu et un système de classes inégalitaire. Tous deux se sont inspirés des mêmes philosophes du siècle des Lumières, Voltaire, Montesquieu, Rousseau, Locke, Thomas Paine, Benjamin Franklin, Diderot, Hume, pour n'en citer que quelques-uns…

...Lady Liberty, et autres cadeaux...
Quel meilleur exemple brillant de cette amitié et symbole de nos valeurs communes que la statue de la Liberté ? Comme toujours dans nos bulletins, nous nous efforcerons de mettre en lumière quelques faits et anecdotes, connus ou plus obscurs, et de mettre en lumière d'autres dons de l'État français, de municipalités ou de particuliers français aux États-Unis et aux Américains, en quelques endroits en Amérique où la présence française se fait encore sentir. Cette sélection est extraite de l'ouvrage à paraître prochainement "Mémoires de France : 650 lieux de présence française aux Etats-Unis". Réservez la date sur votre agenda : le 22 septembre, le livre sera présenté lors d'une réception au National Arts Club de New York. Une invitation sera envoyée plus tard cet été.

Parce que c'est l'été, un mois où beaucoup d'entre nous voyagent, ou se divertissent en bouquinant, que ce soit sous un parasol sur la plage, ou sur une terrasse... rien ne dit qu'il ne faut pas essayer de partager des réflexions plus profondes.

...George Washington et son point de vue sur les Français...
Nous réfléchirons donc sur le changement progressif d'opinion que le général George Washington nourrissait envers les Français : en tant que jeune sujet britannique loyal et officier engagé dans la « French & Indian War », les Français étaient ses ennemis. Lorsqu'il devint rebelle et commandant-en-chef de l'armée continentale, les Français devinrent non seulement ses solides alliés, mais aussi d'indéfectibles amis au moment de la victoire et de l'Indépendance.

Comme toujours, vous trouverez également en fin de bulletin les récentes activités auxquelles votre association a participé, ainsi que d'autres événements patriotiques à venir réunissant Français et Américains.

Nous vous souhaitons donc une "Bonne Lecture" qui, nous l'espérons, ne sera pas trop lourde et difficile à digérer !

Au nom du conseil d'administration.
Thierry Chaunu, président,
The American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis
DU 4 JUILLET AU 14-JUILLET
Une célébration commune de la Liberté
4 juillet 1776 : John Trumbull, Declaration of Independence

Le tableau représente le comité de rédaction de la Déclaration d'indépendance présentant leur copie au Congrès. Le tableau se trouve au verso du billet de 2 dollars américains. L'original est exposé dans la rotonde du Capitole des États-Unis.
14 juillet 1790 : Le serment de La Fayette à la fête de la Fédération
Musée Carnavalet, Paris, domaine public

On voit ici, dans le célèbre tableau de Jacques-Louis David, La Fayette, qui a précédé le roi, le président de l'Assemblée nationale et tous les députés dans un serment solennel à la Constitution. Debout à côté de lui se trouve son fils Georges-Washington de La Fayette (11 ans), prénommé en l'honneur du général Washington.
Deux fêtes nationales, célébrant la valeur partagée de la liberté

• Le 4 juillet célèbre la Déclaration d'indépendance américaine du 4 juillet 1776, par laquelle 13 colonies annoncèrent leur décision de se séparer de l'Angleterre et de rejeter la soumission au roi George III.

• En Amérique, le 14-Juillet est communément appelé "Bastille Day", Jour de la Bastille. Or ce terme n'est guère utilisé en France.

En France, la « Fête Nationale du 14-Juillet » est née d'une loi promulguée le 6 juillet 1880: « La République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle » sans nommer lequel des deux événements il célèbre : la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, ou bien la Fête de la Fédération un an plus tard le 14 juillet 1790.

Cette ambiguïté était totalement volontaire, nécessaire pour recueillir suffisamment de votes de l'Assemblée nationale, composée sous la Troisième République de la chambre basse (la Chambre des Députés) et de la chambre haute (le Sénat).

• Sous les rois, la "Fête de Saint Louis" le 25 août était peu ou prou l'équivalent d'une fête nationale. Les événements de la première phase de la Révolution française et l'établissement de la République française ont conduit à la "Fête de la Fondation de la République" célébrée le "1er Vendémiaire" (calendrier révolutionnaire) de chaque année (22, 23 ou 24 septembre ), de 1793 à 1803.
Le décret du 19 février 1806 institue Saint-Napoléon au 15 août, tandis que le 14 juillet était considéré comme une fête subversive, et célébrée dans quelques commémorations clandestines de 1804 à 1848.
En 1849, une fête nationale est célébrée le 4 mai, anniversaire de la proclamation ou de la ratification de la Deuxième République par l'Assemblée nationale constituante.
A partir de 1852, et du référendum rétablissant l'Empire français, Napoléon III rétablit la Saint-Napoléon du 15 août.
En 1878, une fête nationale est célébrée le 30 juin, lors de l'Exposition universelle de 1878. Cet événement est immortalisé par des tableaux de Claude Monet, souvent qualifiées à tort de fête du 14 juillet.

• La Fête Nationale en France est proposée par le député Benjamin Raspail le 21 mai 1880, votée par la Chambre des Députés le 8 juin, puis par le Sénat le 29 juin, et la loi promulguée le 6 juillet 1880 pour commémorer la "Fête de la Fédération", tenue sur le Champ-de-Mars à Paris le 14 juillet 1790, ainsi que la prise de la Bastille un an auparavant, symbole de l'absolutisme royal détesté par le peuple parisien.

• Le sénateur Henri Martin, auteur de la loi de la fête nationale, s'adresse à la chambre le 29 juin 1880 :
« Mais, à ceux de nos confrères que de tragiques souvenirs feraient hésiter, rappelons que le 14 juillet 1789, ce 14 juillet qui vit la prise de la Bastille, fut suivi d'un autre 14 juillet, celui de 1790, qui consacra la première date [...] Ce deuxième jour du 14 juillet, qui n'a coûté ni une goutte de sang ni une larme, ce jour de la Grande Fédération, nous espérons qu'aucun de vous ne refusera de se joindre à nous pour le renouveler et le perpétuer, comme le symbole de l'union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens français dans la liberté et l'égalité. Le 14 juillet 1790 est le plus beau jour de l'histoire de France, et peut-être de toute l'histoire. C'est ce jour-là que l'unité nationale fut enfin réalisée, préparée par les efforts de tant de générations et de tant de grands hommes, dont la postérité garde un souvenir reconnaissant. La fédération, ce jour-là, signifiait l'unité volontaire. »

• Ainsi, cette double commémoration recueille les suffrages des républicains ainsi que des royalistes membres des deux assemblées en 1880.

• Contrairement aux explications trouvées ça et là sur internet, surtout chez des commentateurs anglo-saxons, visant à opposer le 4 juillet américain, fête de la liberté, et le 14 juillet, réduit à une "célébration d'un massacre sanglant", les deux fêtes nationales célèbrent la quête de la Liberté et le rejet du despotisme.
UNE FERVEUR PATRIOTIQUE COMMUNE
George Washington décrit la signification du drapeau américain au marquis de Lafayette et à d'autres officiers français et américains dans un tableau réalisé vers 1918 par E. Percy Moran. Photo de la Bibliothèque du Congrès, domaine public
Dans son livre « With Americans Past and Present » publié en 1916, l'ambassadeur de France aux États-Unis Jean-Jules Jusserand écrit :

... "Un visiteur des plus représentatifs des vues ainsi répandues dans la nation française, frappa à la porte de Mount Vernon, muni de ce sésame infaillible, une lettre d'introduction de Lafayette. "Ce monsieur", disait la lettre, " a l'intention d'écrire une histoire de l'Amérique, et vous le rendriez donc très heureux si vous lui permettiez de parcourir vos papiers. Il semble mériter cette faveur, car il aime beaucoup l'Amérique, écrit bien, et représentera les choses sous leur vrai jour."
Le porteur, sincère admirateur et ami de la nouvelle république, et qui avait l'avantage de parler couramment l'anglais, était Brissot, si célèbre peu après pour le rôle qu'il joua dans la Révolution française, alors déjà pénétré de ses principes, et ayant écrit, tout jeune qu'il était, sur la réforme des lois pénales; s'étant déclaré en faveur de l'émancipation des Juifs, il fonda aussi une "Société des Amis des Noirs" et également une "Société Franco-Américaine", première du genre, pour que ses membres « échangent des vues sur les intérêts communs de la France et des États-Unis ».
Pour devenir membre, il fallait se montrer "capable et désireux de porter à la connaissance des autres les idées universelles sur le bonheur de l'homme et des sociétés, car, si son objet spécial et titulaire est l'intérêt de la France et des États-Unis, néanmoins, elle embrasse pleinement dans ses considérations le bonheur de l'humanité." Où apparaît l'immensité des plans humanitaires si tendrement caressés parmi nous, six ans avant la Terreur."
...

"L'objet particulier de cette "Société Franco-Américaine" était cependant d'"aider les deux pays à mieux se connaître, ce qui ne peut se réaliser qu'en rapprochant l'individu français et l'individu américain".
Des livres devaient être publiés par la Société, le premier à être dédié « au Congrès des États-Unis et aux amis de l'Amérique dans les deux mondes ». Les journaux, les livres, les textes de lois, les journaux du Congrès devaient être importés de « l'Amérique libre ».
La société « accueillerait les Américains que leurs affaires appelleraient en France, et dont les connaissances leur permettraient d'y communiquer des informations utiles » ; rien de plus naturel, puisque le but de la société était « le bien-être des deux nations ».

Brissot arriva à Boston en juillet 1788 et découvrit que l'Amérique était exactement ce qu'il attendait qu'elle soit : « Sanctuaire de la liberté », écrivit-il en débarquant, « je te salue ! les amis de la liberté y pleureraient en vain son absence." Les habitants, écrit-il, "ont un air de simplicité et de bonté, mais ils sont pleins de dignité humaine, conscients de leur liberté, et voyant en tous les hommes leurs frères et égaux...".

Apprenant la nouvelle de la convocation des « États généraux » français, Brissot, qui sentait que c'était le début d'immenses changements, se hâta de rentrer en France et publia le récit de son voyage " Nouveau voyage dans les États-Unis de l'Amérique septentrionale, fait en 1788".
Il expliqua dans sa préface, écrite en 1790, pourquoi il l'avait entrepris, et quelles leçons nous pourrions tirer des États-Unis :

« L'objet de ce voyage n'a pas été d'étudier des antiques, ou de rechercher des plantes inconnues, mais d'observer des hommes qui venoient de conquérir leur liberté : or, un peuple libre ne peut plus être étranger à des François. Nous avons aussi conquis notre liberté. Il ne s'agit donc pas d'apprendre des Américains la manière de la conquérir; mais il faut apprendre d'eux le secret de la conserver. Ce secret est sur-tout dans les moeurs... "
..."Qu'est-ce que la liberté ? C'est l'état le plus parfait de la société; c'est l'état où l'homme ne dépend que des lois qu'il fait; où, pour les faire bonnes, il doit perfectionner sa raison ; et pour les exécuter, il doit encore employer toute sa raison"..."Or les moeurs ne sont que la raison appliquée à tous les actes de la vie"... "La raison ou les moeurs sont à l'exécution des lois, chez un peuple libre, ce que les fers, les fouets, les gibets sont chez un peuple esclave"... "Ce voyage vous montrera les effets merveilleux de la liberté sur les mœurs, sur l'industrie et sur l'amélioration des hommes... "J'ai voulu peindre à mes compatriotes, un peuple avec lequel il leur convient, sous tous les rapports, de se lier intimement."

Le livre de l'ambassadeur Jusserand continue à exposer les sentiments des français de l'époque. Ainsi:

« La jeune noblesse française enrôlée pour la cause de l'indépendance [américaine] », écrit Talleyrand dans ses mémoires, « s'est ensuite attachée aux principes pour lesquels elle était allée se battre »...
...
[Le chevalier de Pontgibaud, major de l'armée continentale et aide de camp de Lafayette]... qui est resté royaliste, qui a haï la Révolution et est devenu un émigré, constate le même fait, en déplorant ce qui s'est passé :

« Les officiers du comte de Rochambeau n'avait rien de mieux à faire [après Yorktown], je crois, que de visiter le pays. Quand on pense aux fausses idées de gouvernement et de philanthropie avec le virus dont ces jeunes ont été infectés en Amérique, et qu'ils étaient à propager avec enthousiasme en France, avec un si lamentable succès — puisque cette manie d'imitation a puissamment contribué à la Révolution, sans en être la cause unique — on conviendra que tous ces jeunes philosophes aux talons rouges auraient dû bien mieux, pour eux et pour nous, rester à la Cour... Chacun d'eux s'imaginait être appelé à jouer le rôle de Washington. Il a été dit à juste titre que dans une révolution, la difficulté n'est pas de faire son devoir, mais de savoir où il est. J'ai fait le mien parce que je savais où il était" - et il rejoignit les princes et émigra.

Washington était conscient de cette influence américaine et parlait, comme on peut le supposer, en des termes plus proches de ceux de Talleyrand que de ceux de Pontgibaud:
"Je suis heureux d'apprendre," écrivit-il à Jefferson, "que l'Assemblée des Notables a produit du bien en France ... En effet, les droits de l'humanité, les privilèges du peuple et les vrais principes de la liberté semblent avoir été largement débattus et mieux compris dans toute l'Europe depuis la
révolution américaine qu'ils ne l'étaient à n'importe quelle période antérieure."
QUELQUES SYMBOLES DES VALEURS COMMUNES FRANCO-AMÉRICAINES

Extraits de l'ouvrage à venir
"650 LIEUX DE MÉMOIRE FRANÇAIS AUX USA"
LA STATUE DE LA LIBERTÉ
Statue of Liberty National Monument
(US National Park Service)
Liberty Island, New York, NY 10004
Par Daniel Schwen - Domaine Public
• La Statue de la Liberté est un cadeau du peuple français.
Elle est l'oeuvre du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi, avec sa charpente métallique construite par Gustave Eiffel,

• Son appellation officielle est « La Liberté éclairant le monde » et elle est le symbole universel de la liberté et de la démocratie.

• L'idée d'un monument présenté par le peuple français aux États-Unis a été proposée pour la première fois par Edouard René de Laboulaye, président de la Société française de lutte contre l'esclavage. Fervent partisan de l'Union pendant la guerre de Sécession, il aurait déclaré : « Si un monument s'élevait aux États-Unis, en mémoire de leur indépendance, je pense qu'il serait tout à fait naturel qu'il soit érigé par un effort commun de nos deux nations."

• Entièrement conçue et réalisée à Paris, démontée et remontée à New York, son piédestal est américain. L'éditeur Joseph Pulitzer du New York World lança une campagne de dons pour construire le piédestal et attira plus de 120 000 contributeurs, dont beaucoup étaient des immigrants récents, dont la plupart ont donné moins d'un dollar.

• La Statue de la Liberté a été inaugurée le 28 octobre 1886. Elle a été désignée Monument National en 1924.

• Le monument ne comporte aucun symbole emblématique de l'ordre américain, ni drapeau ni aigle. La tablette dans la main gauche de Liberty n'est pas la Constitution mais la Déclaration d'Indépendance, inscrite JULY IV MDCCLXXVI (4 juillet 1776 en chiffres romains).
Sculpture & Marker, “Edouard René De Laboulaye
Photo by Nadar, Public Domain

• Edouard René De Laboulaye (1811 - 1883) était un juriste, poète, auteur et militant anti-esclavagiste français. En 1865, il est à l'origine de l'idée d'un monument présenté par le peuple français aux États-Unis qui a abouti à la Statue de la Liberté dans le port de New York. Il a écrit un ouvrage en trois volumes sur l'histoire politique des États-Unis et l'a publié à Paris. Pendant la guerre de Sécession, il était un ardent défenseur de la cause de l'Union et de l'abolition de l'esclavage, publiant un historique sur les liens culturels des deux nations. À la fin de la guerre en 1865, il est devenu président du Comité d'émancipation français qui a aidé les esclaves nouvellement libérés aux États-Unis.

• Inscription:

« Il a conçu ce monument, témoignant de l'amour de la Liberté partagé par la France et l'Amérique. Cette statue est un cadeau d'un peuple à un peuple. Elle était destinée au centenaire de 1876, mais l'oeuvre a été retardé jusqu'en 1886. De Laboulaye n'a jamais vu son rêve se réaliser."
« Don de M. et Mme Ronald Cohen, Philip Rathner – Sculpteur »
Sculpture & Marker, “Frederic Auguste Bartholdi"
Photo by Nadar, Public Domain

• Frédéric Auguste Bartholdi (1834 - 1904) est né à Colmar, en France. Il est né dans une famille d'héritage protestant alsacien, avec son nom de famille romanisé de Barthold à Bartholdi. Il a servi dans la guerre franco-prussienne de 1870 en tant que chef d'escadron de la Garde nationale. Il a construit plusieurs monuments célébrant l'héroïsme français dans la défense contre la Prusse. En 1871, il effectue son premier voyage aux États-Unis, où il lance l'idée d'une statue monumentale offerte par les Français aux Américains en l'honneur du centenaire de l'indépendance américaine. L'idée, qui lui avait été présentée pour la première fois en 1865 par son ami Édouard René de Laboulaye, aboutit à la Statue de la Liberté.

• Inscription:
« Sculpteur français et ami de De Laboulaye, il créa la Statue de la « Liberté éclairant le monde » et choisit son emplacement. Inspiré par sa première vue du port de New York, Bartholdi a écrit plus tard
« La statue est née dans ce lieu qui a inspiré sa conception ».
Un cadeau d'Ed et Rhona Libov à la ville que nous aimons, Philip Rathner – Sculpteur”

Sculpture and Marker "Gustave Eiffel"
Photo by Nadar, Public domain,

• Alexandre Gustave Eiffel (1832 – 1923) était un ingénieur civil français. Diplômé de l'École Centrale des Arts et Manufactures, il s'est fait un nom avec divers ponts pour le réseau ferroviaire français, notamment le viaduc de Garabit. Il est surtout connu pour la mondialement- célèbre Tour Eiffel, conçue par son entreprise et construite pour l'Exposition universelle de 1889 à Paris, et sa contribution à la construction de la Statue de la Liberté à New York. En 1881, Eiffel a été contacté par Auguste Bartholdi qui avait besoin d'un ingénieur pour l'aider à la réaliser. Eiffel a conçu une structure constituée d'un pylône à quatre pieds pour soutenir les feuilles de cuivre qui constituent le corps de la statue.

• Inscription:
« Le squelette de fer qui soutient la Statue a été conçu par cet ingénieur et constructeur de ponts français réputé. Il a ensuite conçu et construit la Tour Eiffel pour l'Exposition Universelle de Paris de 1889.
Don de M. et Mme Marvin Kay, Philip Rathner – Sculpteur »

Marker, “Building the Statue of Liberty”
Front page of Frank Leslie's Illustrated Newspaper, week ending June 13, 1885, Public Domain

• Inscription:

« Le sculpteur français Frédéric Auguste Bartholdi a conçu la Statue de la Liberté comme un puzzle géant en trois dimensions. Plus de 300 fines feuilles de cuivre, provenant pour la plupart d'une mine de cuivre à Karmoy en Norvège, s'emboîtent pour former la peau extérieure de la statue. Chaque feuille de cuivre mesure 3/32 de pouce d'épaisseur, soit environ l'épaisseur de deux pièces de monnaie. Les tôles ont été façonnées en France selon l'ancienne méthode du “repoussé” dans laquelle le métal est martelé et façonné dans de grands moules en bois et en plâtre. Les pièces finies furent ensuite expédiées aux États-Unis où elles furent assemblées et soutenues par une ingénieuse charpente en fer de barres d'armature et de poutres conçue par Alexandre Gustave Eiffel.
Érigé par le National Park Service.
DES CENTAINES DE RÉPLIQUES
À TRAVERS LES ÉTATS-UNIS
Cette réplique de la Statue de la Liberté, offerte par les Boy Scouts of America (BSA), est située à Oakdale Park à Salina, Kansas.
Par Smuckola - Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=73538903
Ce qui n'est pas si bien connu, c'est le fait qu'il existe des centaines de répliques de la Statue de la Liberté à travers les États-Unis (sans parler du reste du monde).

• Nous voudrions rendre hommage aux Boy Scouts of America qui, en 1950, ont mis en place un programme appelé « Renforcer le bras de la liberté ».

• C'était le thème de la célébration du quarantième anniversaire des Boy Scouts of America en 1950. La campagne a été inaugurée par une cérémonie solennelle tenue au pied de la Statue de la Liberté. Environ 200 répliques de la Statue de la Liberté BSA ont été installées à travers les États-Unis. Entre 1949 et 1952, environ deux cents répliques de 100 pouces (2,5 m) de la statue, en cuivre estampé, ont été achetées par des troupes de scouts et données dans 39 États des États-Unis. Le projet était une idée originale de l'homme d'affaires de Kansas City, J.P. Whitaker, qui était alors commissaire scout du conseil régional de Kansas City.

Beaucoup de ces statues ont été perdues ou détruites, mais des passionnés ont pu en dénombrer environ 100, et la BSA Troop 101 de Cheyenne, Wyoming a rassemblé des photographies de plus de 100 d'entre elles.

• Pour une liste des villes où ces merveilleuses répliques en cuivre de 81/2 pieds sont installées, visitez le catalogue d'inventaire du Smithsonian American Art Museum à : https://tinyurl.com/5mp4ruyx
UNE RÉPLIQUE D'UN MILLION DE DOLLARS
 AU COEUR DE MANHATTAN
61st Street Building entrance, 667 Madison Avenue, New York NY 10065
Photo: Thierry Chaunu (2021)
• Cette sculpture a été achetée en 2011 par le promoteur immobilier Leonard Stern à un marchand d'art en France et est fabriquée à partir du petit modèle original en plâtre que le sculpteur Bartholdi a agrandi 16 fois et qui avait été oubliée depuis longtemps entre les mains d'un marchand d'art. Elle a été reproduite numériquement, car la loi française n'autorise que 12 répliques d'un original. Elle a été acheté pour "bien plus d'un million de dollars" selon des articles de presse, une autre preuve que Liberty n'a pas de prix.

• Inscription:

Bartholdi 1834-1904
"Cette statue, coulée en bronze à partir de la sculpture originale en plâtre, a été agrandie 16 fois par l'artiste pour créer la Statue de la Liberté dans le port de New York, peut-être le symbole de liberté le plus reconnu au monde."
« Elle a été offerte comme un cadeau au peuple américain et payé par les citoyens français. La statue célèbre les valeurs fondamentales des deux pays : la liberté, le gouvernement démocratique et l'égalité de l'homme.
"Il célèbre également les liens d'amitié entre nos deux pays et l'aide financière et militaire vitale que la France a apportée à notre armée révolutionnaire commandée par George Washington à l'heure où notre jeune nation en avait le plus besoin."
LA CLEF DE LA BASTILLE
Mount Vernon, 3200 Mount Vernon Memorial Hwy, Mt Vernon, VA 22121
Photo: Thierry Chaunu (2021)
• La clé de la Bastille est exposée depuis 1797 dans le vestibule de Mount Vernon, la résidence de George Washington. Elle mesure 7 pouces de long, pèse une livre et trois onces. Son panneton est adorné de fleur de lys.

• Peu après la démolition de la Bastille, la clé est donnée au général La Fayette, qui commande la garde nationale à Paris. Elle fut envoyée avec une lettre en cadeau à George Washington, initialement confiée à Thomas Paine, mais sa traversée étant reportée, elle a été remise par John Rutledge, Jr., un avocat qui faisait la traversée depuis Londres.

• Lafayette a écrit : « Permettez-moi, mon cher général, de vous présenter un croquis de la Bastille telle qu'elle était quelques jours après que j'en ai ordonné la démolition, avec la clé principale de cette forteresse du despotisme - c'est un hommage que je dois comme fils à mon père adoptif, comme aide de camp à mon général, comme missionnaire de la liberté à son patriarche ». Lafayette y joigna un dessin des ruines de la Bastille par l'architecte français qui a supervisé sa démolition.

• Présentée pour la première fois lors d'une réception présidentielle à New York en août, la clé a continué à être exposée à Philadelphie lorsque le siège du gouvernement s'y est installé à l'automne 1790. Lorsque le marquis de Lafayette et son fils George Washington Lafayette s'arrêtèrent à Mount Vernon lors du voyage triomphal de 1824-1825, revoir la clef fut pour Lafayette un moment très émouvant.
Statue de Lafayette, Union Square
New York City
Union Square, New York, NY 10003 (côté Park Avenue South, entre la 15e et la 16e Rue)
Photo: Thierry Chaunu 2021
• Cette sculpture en bronze est la plus ancienne honorant le Marquis de Lafayette.

• Fondue en 1873 et inaugurée le 6 septembre 1876, c'est un cadeau du gouvernement français et des résidents français de New York pour l'aide que New York a apportée à Paris pendant la guerre franco-prussienne (1870-1871) -- d'où l'inscription "en souvenir de la sympathie en temps d'épreuve."

• La figure plus grande que nature a été sculptée par Frédéric-Auguste Bartholdi (1834-1904), qui a également conçu la Statue de la Liberté (1886), un autre cadeau célèbre venant de France. Le socle en granit conçu par H.W. DeStuckle a été offert par des citoyens français vivant à New York.

• En 1991, la statue a été restaurée par la Municipal Art Society et le programme conjoint Adopt-A-Monument de la New York City Art Commission.

• Inscriptions:
CÔTÉ NORD:
DÈS QUE J'AI ENTENDU L'ANNONCE DE
L'INDÉPENDANCE AMÉRICAINE,
 MON CŒUR S'EST MIS À BATTRE
1776
 CÔTÉ SUD:
À LA VILLE DE NEW YORK.
FRANCE,
EN SOUVENIR DE SYMPATHIE
EN TEMPS D'ÉPREUVE.
1870-1871
"THE MERCI TRAINS"
LES TRAINS DE LA GRATITUDE
La photo ci-dessus n'est qu'un exemple d'un wagon couvert du MERCI TRAIN, celui-ci conservé au GM&O Depot, Jackson, Mississippi.
618 East Pearl Street, Jackson MS 39201
Le Musée de l'Histoire du Mississippi situé à Jackson, MS, possède une collection de cadeaux de français de toutes origines qui étaient inclus dans le wagon.
• “Le Train Merci”, également connu sous le nom de Train français de gratitude fut la réponse française au train de l'amitié américaine de 1947 qui avait été envoyé pour aider les français en grande précarité.
Composé de 49 wagons remplis de cadeaux, le Train Merci est arrivé à New York le 3 février 1949 et a été réparti entre les 48 États, le wagon restant devant être partagé entre le District de Columbia et Hawaï.

• Les wagons “40-8” étaient des wagons de marchandises utilisés pour les transports de troupe. Le terme fait référence à la capacité du wagon, estimée à 40 hommes ou 8 chevaux. Construits à partir des années 1870 ils furent utilisés par l'armée française pendant les deux guerres mondiales.

• L'idée de faire un geste de remerciement aux États-Unis pour les 40 millions de dollars de nourriture et d'autres fournitures envoyées à la France et à l'Italie en 1947 est venue d'un cheminot et ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, nommé André Picard.

• Le train et ses 49 wagons arriva à New York le 3 février 1949, devant plus de
25 000 new-yorkais. Sur le côté du cargo français chargé de cadeaux était peint "MERCI AMERICA". Immédiatement, les trains ont été répartis entre les États.

• De nombreux wagons furent transformés en pièces de musée exhibant les cadeaux à l'intérieur (poupées, vêtements, porcelaines, objets de décoration, meubles, etc...) au gré de chaque Etat. Ces cadeaux avaient été offerts par des français de tous âges et de toutes conditions, venant de toute la France, d'où la présence des blasons des 40 provinces historiques sur les parois extérieures. La plupart des États ont continué à exposer les wagons au public après la répartition de leurs cadeaux entre musées locaux, bibliothèques municipales, etc...

• Certains wagons ont disparus, mais plus de la moitié sont toujours exposés au public, souvent sous la garde d'associations d'anciens combattants.

NOUS CONSACRERONS UN FUTUR BULLETIN À CETTE HISTOIRE OUBLIÉE DE CE GESTE D'AMITIÉ EMANANT DU PEUPLE FRANÇAIS
LES "BORNES"
@Post 13 American Legion, 229 Lake Ella Drive, Tallahassee, FL 32303

• Dès 1945, naquit l'idée d'ériger un monument commémorant la libération de la France par les 1re et 3e armées américaines est suggérée. Ce monument serait un symbole éternel de la Liberté.

• Pensant qu'un simple monument ne suffirait pas à exprimer la sincère gratitude du peuple français envers ses libérateurs américains, il fut décidé d'installer des bornes symboliques marquant chaque kilomètre le long de la route empruntée par la Première Armée du Général Bradley, et la Troisième Armée du Général Patton, après le Débarquement en Normandie le 6 juin 1944, depuis Utah Beach en Normandie jusqu'à Bastogne en Belgique.

• L'une de ces "bornes" a été placée à l'intérieur d’un wagon du "Merci train" donné à la Floride, et a finalement été déplacée à son emplacement actuel sous la tutelle du "Post" de l'American Legion, maison locale de réunion des Anciens Combattants américains.

• Inscription:

"Voie de la Liberté 1944"
Brou
Eure-et-Loir
Libéré le 15 août 1944 
"MERCI AUX SOLDATS ET AU PEUPLE AMÉRICAIN"
Marker & Monument, “Borne Monument”
Camp Blanding, Florida National Guard, 5629 Route 16, Starke FL 32091
• Cette "Borne" est venue de Saint-Jean-de-Daye, la première ville libérée par la 30e Division d'Infanterie, le long de la "Route de la Liberté" en Normandie, et a été présentée au Musée du Camp Blanding lors d'une cérémonie à Saint-Lô, Normandie, par le Département de la Manche. Elle a été inaugurée le Jour de la Victoire, le 8 mai 1998.

• Inscription à côté de la "Borne" :

"Cette Borne originale a été donnée et présentée au Musée de Camp Blanding par le Département de la Manche et la Ville de St Lô, (Normandie, France), elle a été dédiée le 9 mai 1998, à la mémoire des hommes des 1re, 29e, 30e et 79e divisions d'infanterie et du 508e régiment d'infanterie parachutiste, tous faisant partie de la Première Armée des États-Unis d'Amérique, qui ont sacrifié leur vie pour paver la voie à l'établissement de la "Route de la Liberté" en Normandie, en France, en juin-août 1944. »
Érigé par Camp Blanding Museum & Memorial Park. »

• Plaque (près de la borne) :
DE LA
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AUX
CITOYENS ET SOLDATS DE
L'ÉTAT DE FLORIDE
DEUXIÈME GUERRE MONDIALE

• Inscription (près de l'entrée du Camp Blanding) :

"En 1947, la France a nommé la route d'Utah Beach en Normandie sur le front allemand la "Route de la Liberté". C'est la route des forces américaines à travers l'Europe occidentale pendant la Seconde Guerre mondiale. Des marqueurs ("Bornes") furent placés à chaque kilomètre de la route pour 1146 bornes au total. C'est l'une des Bornes en béton d'origine de St. Lô, France qui a été remplacée depuis par des bornes plus durables en fibre de verre. Voir le personnel du Musée pour plus d'informations."
Érigé par Camp Blanding Museum & Memorial Park. »
"L'ARBRE DE PAU"
104 Theatre Street, Mobile AL 36602
Photographed By Mark Hilton, July 26, 2015
• Tous les cadeaux ne doivent pas nécessairement provenir de gouvernements, de présidents ou d'ambassadeurs.
Ce geste de la municipalité de Pau dans le Sud-Ouest de la France est un exemple touchant d'amitié d'une communauté territoriale locale.

• Un grand chêne se dresse à côté du Fort Condé, cadeau de la ville de Pau, en France, ville jumelée de Mobile, en Alabama, après la dévastation causée par l'ouragan Frederic. L'ouragan Frederic a touché terre près de Mobile le 12 septembre 1979 à Dauphin Island, en Alabama, classé ouragan de catégorie 4, détruisant des milliers de chênes emblématiques de Mobile et causant 1,7 milliard de dollars de dégâts.
• Inscription:

« L'Arbre de Pau
Présenté aux habitants de Mobile par leur ville-sœur, Pau, France.
Symbole de la restauration après l'ouragan Frederic 1979.
Érigé en 1981"
GEORGE WASHINGTON:
SON OPINION SUR LES FRANÇAIS
(extraits du livre de J.-J. Jusserand
"With Americans Past and Present", 1916)
PENDANT LONGTEMPS, UNE PROFONDE DÉFIANCE...
Tableau d'Auguste Jacques Régnier (Français, 1787–1860) - . La vie de George Washington : le soldat (d'après Junius Brutus Stearns), 1854 / (George Washington à cheval, soldats combattant pendant la bataille de la Monongahela) .Division des estampes et photographies de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis
Domaine public
Un sujet loyal de Sa Majesté très anti-français...
"
• Dans son pensionnat de Fredericksburg, George Washington avait un professeur de français huguenot nommé Maryes qui ne lui enseignait pas le français, mais nous savons par ses papiers qu'il a transcrit un manuel de savoir-vivre français, les "Règles de civilité et de comportement décent en société et conversation"...
On y trouve ce conseil d'une suprême importance, que Washington a observé tout au long de sa vie : "Travaillez pour entretenir dans votre sein cette petite étincelle de feu céleste qu'on appelle la conscience."

• Malheureusement la plupart de ses lectures, et nous le savons par ses écrits manuscrits annotés, étaient pleines de caricatures propagées par les Britanniques, lors du conflit avec les Français au Canada : c'est une « nation ridicule » ; leurs femmes sont "fantasques", leurs hommes "vains et vifs", leurs modes "ridicules"... Jeune colonel à 22 ans en 1754, il est envoyé dans la vallée de l'Ohio pour affronter les Français et ses journaux et lettres montrent une forte animosité envers les Français.

• C'est au cours d'une de ces missions que George Washington fut chargé de remettre une lettre sommant les Français de quitter un Fort qu'ils avaient établi. Il fut reçu par le commandant du Fort, le chevalier de Saint Pierre, qui le reçut poliment et le renvoya dans ses lignes avec une lettre disant : « Je suis ici par les ordres de mon général, et je vous supplie, monsieur, de ne pas douter que je tâcherai de m'y conformer avec toute l'exactitude et la résolution que l'on attend d'un bon officier."
Il a "bien la conduite d'un bon soldat", écrivit Washington à son sujet. A cela, M. de Saint Pierre ajouta une autre lettre pour le gouverneur britannique, déclarant : « J'ai mis un soin particulier à recevoir M. Washington avec une distinction appropriée à votre dignité ainsi qu'à son propre mérite personnel.
La Rivière-aux-Bœufs, 15 décembre 1753."

• La deuxième rencontre entre Washington et les Français a eu lieu à Fort Necessity, qui s'est soldée par une défaite pour les Britanniques. Les Français ont permis aux Britanniques de se retirer avec "tous les honneurs militaires, en battant du tambour et en emportant avec eux une petite pièce d'artillerie". (3 juillet 1754.)

• A la troisième occasion, le 9 juin 1755 à Fort Duquesne (aujourd'hui Pittsburgh), les Français l'emportèrent aussi, et faillirent tuer Washington, qui écrivit à son frère John : " Par la dispense toute-puissante de la Providence, j'ai été protégé au-delà de toute probabilité; car j'avais quatre balles dans mon manteau et deux chevaux abattus sous moi, mais je m'en suis sorti indemne, bien que mes compagnons aient rencontré la mort de tous les côtés autour de moi. Nous avons été scandaleusement battus."

• Fidèle sujet britannique, Washington a continué à nourrir de l'animosité envers les Français et à se méfier de tout ce qu'ils pouvaient dire ou faire. De toute évidence, les Français étaient les ennemis qu'il fallait affronter et chasser de l'Amérique du Nord. De plus, les griefs croissants des colons américains envers l'Angleterre étaient interprétés par Washington comme des griefs contre le ministère anglais et ses troupes, mais non contre l'Angleterre ou son monarque.
LE DÉBUT D'UN CHANGEMENT DE PERCEPTION
La première réunion de Washington et Lafayette, Philadelphie, 3 août 1777
New York : Publié par Currier & Ives, c1876.
Public Domain, Library of Congress Prints and Photographs Division Washington, D.C.
UN POINT DE VUE PLUS FAVORABLE DEPUIS L'ALLIANCE

• Une fois nommé commandant en chef de l'armée continentale, George Washington fut contraint de constater que ses préjudices envers les Français étaient infondés.

• Parmi les volontaires français commençant à venir en Amérique pour s'enrôler, un certain nombre furent considérés comme des "boulets" et indésirables. Pourtant, George Washington commença à réaliser que la plupart étaient animés d'un désintéressement sincère et louable, et de grands talents. « Ils semblent être des hommes distingués et sensés », écrivait Washington au Congrès en octobre 1776, « et je ne doute pas qu'ils fassent de bons officiers dès qu'ils peuvent apprendre assez de notre langue pour se faire bien comprendre. "

• Lorsque le jeune Lafayette arrive en août 1777 pour la première fois à l'âge de 19 ans à bord du navire La Victoire, finançant son expédition avec ses propres deniers, George Washington n'est pas convaincu et demande: « Quels sont les desseins du Congrès concernant ce monsieur, et quelle ligne de conduite je dois poursuivre pour me conformer à son attente, je ne connais rien de plus que l'enfant à naître, et je demande à en être instruit."

• Les choses changeront rapidement, car le 1er novembre, George Washington écrivait au Congrès: "... En outre, il est sensé, discret dans ses manières, a une grande maîtrise de notre langue, et de la disposition qu'il a découverte dans la bataille de Brandywine témoigne d'une grande part de bravoure et d'ardeur militaire."

• Il faudrait cependant encore quelque temps avant que George Washington ne se rende compte que la plupart de ces volontaires rejoignaient réellement la cause de la Liberté avec enthousiasme, désintérêt pour les gains matériels et animés d'un idéalisme élevé.

• Même lorsque la France se rangea ouvertement du côté des Américains et déclara la guerre à l'Angleterre, Washington resta méfiant. "La haine de l'Angleterre", écrivait-il, "peut amener certains d'entre nous à accorder un excès de confiance aux français ... Je suis chaleureusement disposé à entretenir les sentiments les plus favorables envers notre nouvel allié et à les chérir à un degré raisonnable. Mais c'est une maxime fondée sur l'expérience universelle de l'humanité qu'aucune nation ne doit être donner plus de confiance qu'elle n'est liée par ses intérêts, et aucun homme d'État ou politicien prudent ne devrait s'aventurer à s'en écarter."

• Le 4 mai 1778, la nouvelle du traité d'alliance, de commerce et d'amitié signé à Paris le 6 février 1778, parvient au Congrès continental. Lorsque la nouvelle de sa ratification parvint à Valley Forge, le général George Washington publia l'Ordre Général suivant le 6 mai 1778 :
"Il a plu au Tout-Puissant Souverain de l'univers de défendre le cours des États-Unis, et enfin de susciter un ami puissant parmi les princes de la terre [le roi Louis XVI], pour établir notre liberté et notre indépendance sur une base durable, il Il nous convient de mettre à part un jour pour reconnaître avec gratitude la bonté divine et célébrer l'événement important que nous devons à son intervention divine."Au signal donné, l'armée criera hourra et « Vive le roi de France » "

Des milliers d'insurgés américains de l'armée continentale ont ainsi crié à l'unisson ce "huzza" festif.

Jusqu'à présent, Washington avait considéré les Français comme des individus. Il eu l'occasion par la suite de les admirer en action en tant que force collective.

• Le tournant fut la campagne de Savanah en Géorgie en 1779, qui, bien qu'un échec, montra un trait de caractère qui impressionna Washington :
"Bien que," écrivait-il au général Lincoln, "je regrette le malheur, j'éprouve un plaisir très sensible à contempler le comportement galant des officiers et des hommes de l'armée française et américaine; et cela n'ajoute pas peu à ma consolation d'apprendre qu'au lieu des reproches mutuels qui suivent souvent l'échec d'entreprises dépendant de la coopération de troupes de nations différentes, leur confiance et leur estime les unes envers les autres s'en trouvent accrues."
À UNE IMMENSE RECONNAISSANCE ET PROFONDE AMITIÉ
Auguste Couder - Travail personnel (PHGCOM), photographié au Palais de Versailles 2009, Domaine public
UNE ADMIRATION ET UNE AMITIÉ À L'ÉPREUVE DES BATAILLES

• Lorsque Rochambeau débarque à Newport avec plus de 5 000 hommes, les habitants se rendent vite compte que le portrait dressé par des générations de propagande britannique n'est que cela: de la pure propagande.
Certes les troupes étaient "papistes" mais elles n'étaient pas "mangeuses de grenouilles", "violeuses", et certainement bien disciplinées et très galantes. Et non des troupes d'occupation !

• George Washington pouvait maintenant clairement fonder son jugement lui-même à la vue des troupes, et non sur des individus épars. Et c'est à ce moment-là qu'il a commencé à devenir de plus en plus...francophile.

• Washington nota à propos de Rochambeau dans une lettre non datée qu'il écrivit à un autre officier français, probablement en octobre ou novembre 1780, "Confirmé par ce que j'ai vu moi-même, dans la haute opinion de ses capacités et qualités personnelles, avec lesquelles la réputation de le comte de Rochambeau m'avait impressionné, j'apprends avec un singulier plaisir sa partialité obligeante pour moi."

• Le 1er mai 1781, lorsqu'il écrit dans son propre Journal "nos généreux alliés", son cœur est vraiment conquis.

• Une semaine avant la chute de Yorktown, Washington écrivait au Congrès : "Je ne peux que reconnaître les obligations infinies que j'ai envers Son Excellence le Comte de Rochambeau, le Marquis de Saint-Simon, commandant les troupes des Antilles, les autres officiers généraux, et en effet les officiers de toutes les confessions de l'armée française, pour l'aide qu'ils m'ont apportée. L'expérience de beaucoup de ces messieurs dans les affaires qui nous occupent est du plus grand avantage dans l'opération actuelle.... La plus grand l'harmonie règne entre les deux armées. Elles semblent animées d'un même esprit, celui de soutenir l'honneur des armées alliées."

• Après la victoire de Yorktown, il écrivit : « On peut, je crois, dire avec beaucoup de vérité qu'il n'y a jamais eu entre deux armées une plus grande harmonie que celle qui a régné entre les Français et les Américains depuis leur première jonction l'an dernier. "
Le livre d'ordre utilisé par Washington existe toujours, et nous y apprenons que la consigne donnée pour la journée était « America and France, United, Forever » ("unis", "pour toujours").

• Même lorsque tout est sécurisé et qu'il n'y a plus lieu de cajoler les Français, Washington est profondément impressionné par l'attitude de Louis XVI qui refuse d'acquérir des territoires (alors que le Canada n'a été cédé aux Britanniques que 25 ans auparavant). Washington écrivit à Luzerne, l'ancien ambassadeur de France aux États-Unis : "Le rôle que votre Excellence a joué dans la cause de l'Amérique et la part importante et bienveillante que vous avez prise dans l'établissement de son indépendance sont profondément marqués dans mon esprit, et ne s'effacera pas de mon souvenir, ni de celui des citoyens de l'Amérique... Les articles du traité général ne paraissent pas aussi favorables à la France, en fait d'acquisitions territoriales, qu'aux autres puissances. et l'échelle d'action désintéressée que cette grande nation a montrée au monde pendant cette guerre et à la conclusion de la paix assurera au roi et à la nation cette réputation qui leur sera plus importante que toute autre considération."

• Ses lettres à Rochambeau et surtout à Lafayette attestent de la profondeur et de la sincérité de son amitié.
À Lafayette, qui revint en Amérique en 1784 et y passa quelques mois, il écrivit avant de s'embarquer pour la France : « Au moment de notre séparation, sur la route que j'ai parcourue, et à chaque heure depuis, j'ai ressenti tout ce que l'amour, le respect et l'attachement pour vous m'ont inspirés toutes ces années, nos liens étroits et vos mérites. Je me suis souvent demandé, lorsque nos voitures se sont séparées, si c'était la dernière fois que je vous verrais. Et si je voulais en mon fors intérieur dire non, mes craintes répondirent oui. Je me rappelai les jours de ma jeunesse et découvris qu'ils s'étaient enfuis depuis longtemps pour ne plus revenir ; que je descendais maintenant la colline que j'avais gravie en cinquante-deux ans, et que, bien que doué d'une bonne constitution, j'appartenais à une famille éphémère et que je pouvais bientôt m'attendre à être enseveli dans la maison de mes pères, sans la perspective de vous revoir. Mais je ne me plaindrai pas, j'ai eu ma journée."
EPILOGUE
La tombe du Soldat Inconnu de la Guerre Révolutionnaire à Washington Square, Philadelphie, Pennsylvanie, avec une réplique de la célèbre sculpture en bronze de George Washington par Jean-Antoine Houdon .
217-231 W Washington Square, Philadelphia, PA 19106
By Ken Thomas - KenThomas.us(personal website of photographer), Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2814862
• L'année de l'alliance franco-américaine, en 1778, le dramaturge et écrivain français Louis-Sébastien Mercier (1740-1814), l'auteur du "best-seller" L'An 2440, rêve s'il en fut jamais, dans son livre De la Littérature avait dressé un tableau de l'attente du peuple français : « C'est peut-être en Amérique que le genre humain se transformera, adoptera une religion nouvelle et sublime, perfectionnera les sciences et les arts, et deviendra le représentant des nations de l'antiquité. La liberté, les âmes grecques, toutes les âmes fortes et généreuses s'y développeront ou s'y rencontreront, et ce grand exemple donné à l'univers montrera ce que les hommes peuvent faire quand ils sont d'un même esprit et unissent leurs lumières et leur courage."

• Charles de Lacretelle, journaliste et historien contemporain (1766-1855), ajoute :
« Depuis la découverte de Christophe Colomb, rien de plus important ne s'est produit parmi l'humanité que l'indépendance américaine » ; et s'adressant aux États-Unis naissants, il leur parla des attentes du monde et de leurs propres responsabilités, tant en fonction de leur succès ou de leur échec :
« Républiques naissantes d'Amérique, je vous salue comme l'espoir de l'humanité, à laquelle vous ouvrez un refuge, et promettez de grands et heureux exemples. Croissez en force et en nombre, au milieu de nos bénédictions"...
..."En adoptant un régime démocratique, vous vous engagez à une moralité ferme et pure... Mais vous ne renoncez pas à ces conforts de la vie, à cette splendeur de société apportée par les richesses, les sciences et les arts... ... Le voisinage de la corruption n'altérera pas vos mœurs ; vous permettrez le voisinage, non l'invasion. Tout en permettant aux richesses d'avoir leur libre jeu, vous verrez que des fortunes exorbitantes se disperseront, et vous corrigerez la grande inégalité des jouissances par la plus stricte égalité des droits"...
..."Peuples législateurs, ne perdez jamais de vue la majesté de votre fonction et l'importance de votre tâche. Soyez noblement fiers et saintement enthousiastes à la perspective de la vaste influence de vos destinées. Par vous l'univers est tenu dans l'attente ; dans cinquante années, il aura appris de vous si les peuples modernes peuvent conserver des constitutions républicaines, si les mœurs sont compatibles avec les grands progrès de la civilisation, et si l'Amérique existe pour améliorer ou aggraver le sort de l'humanité."

• Nous laissons le dernier mot à Edward Ayres, historien de la Jamestown-Yorktown Foundation et récipiendaire de la National Humanities Medal:
"Sans l'aide directe et indirecte de la France, il est douteux que les Américains auraient pu gagner la guerre d'indépendance. De 1776 à 1783, la France a fourni aux États-Unis des millions de livres en espèces et en crédit. La France a également engagé 63 navires de guerre, 22 000 marins et 12 000 soldats à la guerre, et ces forces ont subi des pertes relativement lourdes en conséquence. La dette nationale française contractée pendant la guerre a contribué à la crise fiscale que la France a connue à la fin des années 1780, et c'est l'un des facteurs qui a provoqué la Révolution française. À la fin, le peuple français a payé le prix fort pour avoir aidé l'Amérique à gagner son indépendance ».
BULLETINS DES MOIS PRÉCÉDENTS

NOTRE OBJECTIF : mettre en lumière un épisode ou un personnage historique célèbre ou moins célèbre de la longue histoire commune entre la France et les États-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.

Vous pouvez avoir accès à tous nos anciens bulletins mensuels
depuis février 2021 en visitant notre site internet :

La version originale est écrite en anglais. La version française est traduite à partie du logiciel Google Translate. Veuillez excuser les imperfections de cette traduction semi-automatique. Merci de signaler toute erreur ou omission à l'auteur des textes (Thierry Chaunu, tchaunu@SouvenirFrançaisUSA.org)

Vous pouvez cliquer sur les photos et sur les liens indiqués en bleu pour davantage d'informations et accès direct aux sources.

June 2022: The crucial role of the French Navy in the War of Independence
https://conta.cc/3u2EjnG (original version in English)
https://conta.cc/39RDLdy  (version en français)

May 2022: Tribute to the 4 Americans “Compagnons de la Libération"
https://conta.cc/3LuiMKH (original version in English)
https://conta.cc/3LxHp9k (version en français)

April 2022: Tribute to Major Pierre Charles L’Enfant
https://conta.cc/3uR5rqO (original version in English)
https://conta.cc/3JPeFIg (version en français)

March 2022: Tribute to Antoine de Saint-Exupéry
https://conta.cc/3uee2SK (original version in English)
https://conta.cc/37OCzGz (version en français)

February 2022: Tribute to Josephine Baker
https://conta.cc/3gNMkGl (original version in English)
https://conta.cc/356Nb1W (version en français)

January 2022: 600 sites of French memories in the USA
https://conta.cc/322XN0K (original version in English)
https://conta.cc/3ty7WOr  (version en français)

December 2021: The Year in Pictures
https://conta.cc/3srwDf5 (original version in English)
https://conta.cc/3mayKzX (version en français)

November 2021: The Two Unknown Soldiers from WW1, side by side across the Atlantic
https://conta.cc/3oK4fBe (original version in English)
https://conta.cc/3HGaS02 (version en francais)

October 2021: On the footsteps of Rochambeau (Part 5 – Final episode: Victory in Yorktown!)
https://conta.cc/3BOnY8l  (original version in English)
https://conta.cc/3AzLSCW  (version en français)

September 2021: On the footsteps of Rochambeau (Part 4–Philadelphia to Yorktown, Battle of the Capes)
https://conta.cc/3nUFof3 (original version in English)
https://conta.cc/3lLqgOr (version en français)

August 2021: On the footsteps of Rochambeau (Part 3– New York/New Jersey to Philadelphia)
https://conta.cc/3D4VF6s (original version in English)
https://conta.cc/3szRR8k  (version en français)

July 2021: On the footsteps of Rochambeau (Part 2 – Connecticut & New York)
https://conta.cc/3BjYRtV (original version in English)
https://conta.cc/2UyNBcH (version en français)

June 2021: On the footsteps of Rochambeau (Part 1 – Connecticut)
https://conta.cc/35mkwmJ (original version in English)
https://conta.cc/3gDm1BX (version en français)

May 2021: honoring the WWII French aviators who died in the USA 1943-1945
https://conta.cc/33Dg7Lh (original version in English)
https://conta.cc/2RKd2Gt (version en français)

April 2021: celebrating the annual commemoration of “French Alliance Day” in Valley Forge, PA
https://conta.cc/3a6pjvm  (original version in English)
https://conta.cc/3g9bGPO (version en français)

March 2021: honoring two French Navy officers from Rochambeau’s army buried in Newport, RI.
https://conta.cc/3vgTuZy (original version in English)
https://conta.cc/3bC7aGJ (version en français)

February 2021: honoring Eugene Bullard, America's First-ever Black Fighter Pilot
https://conta.cc/3scOXoB (original version in English)
https://conta.cc/2NIjFHJ (version en français)
Notre prochain Bulletin en août poursuivra la suite de notre série de l'année dernière, racontant la longue marche de l'armée française, après la bataille victorieuse de Yorktown, Virginie, jusqu'à Boston, Massachusetts, pour enfin s'embarquer et retourner en France.
NOUVELLES RÉCENTES & ACTIVITÉS ESTIVALES
amitié franco-américaine
CHÂTEAU DE ROCHAMBEAU
Une célébration spéciale
organisée le samedi 2 juillet
Photos (en haut) avec l'aimable autorisation de Philippe de Gouberville, (2e, au centre et en bas) avec l'aimable autorisation de Patrice Curien
• Le samedi 2 juillet, M. & Mme Philippe & Nathalie de Gouberville ont animé une fête du 4 juillet au Château de Rochambeau, agrémentée d'un feu d'artifice.

• Vous pouvez proposer à vos amis qui résident ou sont de passage dans l'Ouest de la France d'adhérer à l'association Les Amis de Rochambeau : https://lesamisderochambeau.org/

• Le domaine est ouvert en visite libre et gratuite des extérieurs et de la chapelle en juillet du lundi au vendredi de 10h à 16h.
Septembre : ouverture les vendredi 16, samedi 17 et dimanche 18 septembre pour les Journées Européennes du Patrimoine à partir de 12h. à 18h et lundi 19, mardi 20 et mercredi 21 de 10h à 16h (Les dates et heures peuvent changer selon les normes et exigences sanitaires)
Visites groupes de Pâques à la Toussaint sur rendez-vous selon disponibilités, renseignements et réservation : 02 54 72 85 34

Château of Rochambeau
1 Hameau de Rochambeau
41100 Thore-La-Rochette
France

Tout aussi important, nous vous invitons à soutenir le futur musée à Odell House, quartier-général de Rochambeau en juillet-août 1781, situé à 20 miles au nord de la ville de New York, au 425 Ridge Road à Hartsdale, NY :
DE NOUVEAUX LIENS AVEC L'ASSOCIATION
LES AMIS DU CHÂTEAU DE CASTRIES
*****
JAMES TUDOR, UN SOLDAT AMÉRICAIN DE VIRGINIE
TUÉ EN 1918
HONORÉ À CASTRIES
Charles-Eugène-Gabriel de La Croix, Marquis de Castries(1727-1801), Minister of the Navy in 1780 and Maréchal of France in 1783 by Joseph Boze, Public Domain

Château de Castries, façade principale
Rue du Château, 34160 Castries, France

Monument aux Morts, village de Castries, France, population 6,294
"A la mémoire de James TUDOR, soldat américain de Virginie, et de ses 116 516 camarades morts en France pendant la Grande Guerre, 1781- 1917 - 2017"

Sur la photo, le COL, US Army, David K. Chapman, alors attaché de défense à l'ambassade américaine à Paris, est en train de déposer une gerbe.
Photos de la cérémonie avec l'aimable autorisation du général d'armée Elrick Irastorza, ancien chef d'état-major de l'Armée de terre.
Autres photos : Thierry Chaunu (2022)
• Dans le petit village de Castries, près de Montpellier dans le sud-ouest de la France, le château de Castries achèvera bientôt sa rénovation et ouvrira ses portes en tant que musée. Avant d'être vendu à la municipalité, il avait été la propriété de l'illustre famille de la Croix de Castries pendant des centaines d'années.

• Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castries, marquis de Castries, était maréchal et ministre de la Marine sous le roi Louis XVI en 1780, qui a orchestré le plan global d'envoi de la marine française en Amérique et qui a confié le commandement de l'expédition à de brillants officiers tels que l'Amiral de Ternay, Destouches, Barras, de Grasse...

• On peut dire que l'Indépendance des États-Unis doit beaucoup au Marquis de Castries, ainsi qu'aux autres membres de la famille qui ont combattu pendant la Guerre d'Indépendance, comme son fils Armand-Charles-Augustin de La Croix de Castries (1756-1842) qui a combattu à Yorktown, ou le cousin de ce dernier, Anne-Jean-Jacques-Scipion de La Croix de Vagnas, Vicomte de Castries, (1756-1829) futur contre-amiral, qui servit à bord de l'Hermione.

• Nous allons nous efforcer de faire connaître de ce côté-ci de l'Atlantique l'Association des Amis du Château de Castries afin de multiplier les liens avec les visiteurs américains et promouvoir leurs futures expositions.

• Un example de geste notable de respect et d'amitié, toujours au niveau local, est "l'adoption" de James Tudor, un soldat américain "Doughboy" mort en France en 1918 pour la cause de la liberté, qui est enterré à quelques centaines de kilomètres au nord dans les plaines du Nord de la France... et dont le nom a été "adopté" pour être honoré parmi les autres fils du village, comme s'il était "l'un d'entre eux".

Le château de Castries, surnommé le « petit Versailles du Languedoc », abrite un jardin à la française du XVIIe siècle dessiné par Le Nôtre, jardinier du roi Louis XIV. Il était arrosé par l'aqueduc, ouvrage unique en France également classé monument historique et conçu par Paul Riquet, également auteur du Canal du Midi. De la cour principale, vous pouvez accéder aux grandes terrasses qui ont une vue spectaculaire sur les allées en étoile, les étangs et les vignes.
ACCÈS
Aéroport/Aérodrome : Aéroport de Montpellier Méditerranée à 17 km
Autoroute : A9 sortie 28 Vendargues à 3 km Aéroport/Aérodrome : Aéroport de Montpellier Méditerranée à 17 km. L'entrée piétons se fait par la grille, avenue de la Gare. Un parking gratuit est disponible à l'Espace Gare (50 avenue de la Gare).
OUVERTURE
Du 31/10/2021 au 26/03/2022
Parc du château ouvert tous les jours de 9h à 17h30
Du 27/03/2022 au 29/10/2022
Parc du château ouvert tous les jours de 9h à 19h
Deux entrées sont à votre disposition : par l'avenue de la Gare (parking à l'Espace Gare) et par la route de Sommières (parking au foyer H. Paulet).
THE AMERICAN FRIENDS OF LAFAYETTE
HOMMAGE ANNUEL À LA TOMBE DU MARQUIS
AU CIMETIÈRE PICPUS, PARIS
4 JUILLET 2022
Tombe du marquis de Lafayette et de son épouse Adrienne au cimetière de Picpus, Paris 12e, France (photo : Thierry Chaunu)
• Les membres des Amis américains de Lafayette se sont réunis au cimetière Picpus à Paris pour honorer le général Lafayette et son épouse Adrienne. Bien que la cérémonie "officielle" de changement de drapeau ait eu lieu le 5 juillet avec l'ambassadeur américain et d'autres dignitaires, les membres de l'AFL respectent la tradition du 4 juillet en visitant la dernière demeure de Lafayette.
Susan Joy Minker, membre de l'AFL, a eu le privilège de représenter les Amis américains de Lafayette lors de la cérémonie de dépôt de couronnes à Picpus. Un grand merci aux "AFLers" Myriam Waze et Benoit Guizard pour avoir organisé la participation de l'AFL à ce rituel annuel.

• Chaque année, le 4 juillet, des représentants de l'Ambassade des États-Unis d'Amérique en France et d'associations patriotiques américaines se rendent au Cimetière de Picpus pour honorer la mémoire de La Fayette. Un drapeau américain flotte en permanence sur sa tombe et est changé annuellement.

• Fait peu connu et aussi invraisemblable que cela puisse paraître, pendant la Seconde Guerre mondiale, ce drapeau des États-Unis ne fut jamais amené, et resta tel quel dans Paris occupé!
CÉRÉMONIE ANNUELLE DE DÉPÔT DE GERME
SAMEDI 9 JUILLET 2022
STATUE DE ROCHAMBEAU, NEWPORT, R.I.
ET HOMMAGE A LA FRANCE WEEK-END
• Ce samedi 9 juillet dernier, une belle cérémonie de dépôt de gerbes a eu lieu à Newport, R.I. devant la statue de Rochambeau et le monument à la flotte française, pour commémorer l'arrivée le 13 juillet 1780 de 6 000 soldats français et des dizaines de navires de guerre pour aider les États-Unis à gagner la guerre d'indépendance.

• La cérémonie était parrainée par l'Alliance française de Newport, qui a rénové la statue au cours de la dernière décennie. L'événement était organisé sous les auspices du National Park Service, de la Newport Historical Society, de l'association Washington-Rochambeau Revolutionary Route, en présence du Maire et de nombreux invités de marque et reconstitueurs de plusieurs associations patriotiques.

• Nous avons eu l'honneur de recevoir une plaque de récompense de Johnny Carawan, administrateur du sentier, Washington-Rochambeau Revolutionary Route - National Historic Trail (WARO) au National Park Service, et de déposer une couronne aux côtés du capitaine US Navy (Ret) Nicholas Brown pour l'Alliance Française de Newport et M. Lawrence Abell, Président de W3R-US, dans ce qui deviendra une célébration annuelle, dans le cadre d'un week-end "Hommage à la France".

DIMANCHE 10 JUILLET 2022
VISITE À BUTTS HILL FORT, RHODE ISLAND
Thierry Chaunu & Burt Quist à Butts Hill Fort 
Gauche à droite: Thierry Chaunu, Burt Quist á Patriots Park. 
(Traduction du Communiqué de Presse de la Battle of Rhode Island Commission)

Le 11 juillet 2022, Thierry Chaunu, président, American Society of Le Souvenir Français a rejoint le colonel, U.S. Marine Corps (retraité) Burt Quist, directeur de The Battle of Rhode Island Association, pour une escale à Patriots Park et Butts Hill Fort à Portsmouth RI.

L'American Society of Le Souvenir Français est partenaire du site Web Battle of Rhode Island, qui devrait être mis en ligne début août. Ils se consacrent à honorer la mémoire de tous les soldats et marins français qui ont donné leur vie pour la cause de la liberté et sont enterrés aux États-Unis depuis 1777.

M. Chaunu était à Newport pour l'hommage aux Français en 1780. Cette cérémonie était organisée par la Newport Historical Society, le National Park Service et la Washington-Rochambeau Revolutionary Route Association (W3R). Il a été très impressionné par le monument de Patriot's Park, commentant à la fois la beauté de la conception ainsi que la carte et la description de la bataille de Rhode Island de 1778.

À Butts Hill Fort, M. Chaunu a déclaré qu'il était étonné de voir combien les traces de la guerre d'indépendance subsistaient. Les troupes françaises de l'armée du général Rochambeau ont effectué des réparations et des améliorations au fort de Butts Hill après leur arrivée en 1780.

Le COMITÉ DE RESTAURATION DU FORT DE BUTTS HILL est un comité de l'ASSOCIATION DE LA BATAILLE DE RHODE ISLAND. La mission du comité est de restaurer et d'entretenir le fort de la guerre d'indépendance afin de fournir un site éducatif et récréatif sûr et accessible qui suscite l'intérêt du public pour ce monument historique national et son rôle dans la bataille de Rhode Island. L'Association est une organisation à but non lucratif enregistrée 501 (c) (3) engagée à sensibiliser le public au rôle du Rhode Island dans la guerre d'indépendance.
Les dons peuvent être faits à l'ordre de "BoRIA" et envoyés à:
PO Box 626, Portsmouth, RI 02871.
NOUVELLES DE
 LAFAYETTETRAIL.ORG
SUIVEZ LES FRANÇAIS | ÉPISODE 16
CLARKSVILLE, TENNESSEE

L'épisode 16 de Follow The Frenchmen, la série de vidéos sur le Lafayette Trail, est maintenant disponible !
Cliquez sur le lien: #followthefrenchmen

Clarksville, TN jouit de la réputation d'être une ville amie des militaires en raison de la proximité de la garnison de l'armée à Fort Campbell. La ville et l'armée sont étroitement liées ici. En fait, ils le sont depuis la guerre d'indépendance.

De nombreux anciens combattants devenus bénéficiaires des programmes fédéraux de concession de terres se sont installés dans la région. Lafayette s'est rendu à Clarksville le 6 mai 1825. En tant que général de division de l'armée continentale, Lafayette a pu enflammer les sentiments patriotiques de la guerre d'indépendance dans une région des États-Unis qui n'avait pas encore atteint le statut d'État au moment de la révolution américaine.

Sa visite à Clarksville, TN fut révélatrice de sa capacité unique à réconcilier la Révolution américaine avec la nouvelle géographie nationale de la jeune république.

La visite de Lafayette à Clarksville en 1825 fut un intense moment de fierté pour les habitants, principalement parce qu'en honorant Lafayette et les anciens combattants de la guerre d'indépendance, Clarksville célébrait l'histoire de sa propre fondation.

Suivez The Frenchmen sur YouTube et découvrez l'histoire de la fondation de Clarksville et la visite de Lafayette en 1825.
SAVE THE DATE
À NOTER SUR VOTRE AGENDA !
PRÉCISIONS DANS NOS PROCHAINS BULLETINS
(Les dates sont susceptibles d'être modifiées)

JEUDI 22 SEPTEMBRE 2022
Présentation et lancement du Guide "Mémoires de France, 650 lieux de présence française aux Etats-Unis" compilé par Thierry Chaunu au National Arts Club, Gramercy Park, New York à 18h30. Les droits de l'ouvrage seront reversés à l'American Society of Le Souvenir Français, Inc.

MERCREDI 12 OCTOBRE 2022
Cocktail de lancement à Manhattan de la Sculpture du Petit Prince et d'Antoine de Saint-Exupéry.

MARDI 18 OCTOBRE 2022
Inauguration du panneau historique "Le rôle crucial de la marine française dans la guerre d'indépendance", Yorktown Riverfront, Yorktown, Virginie posé par l'American Society of Le Souvenir Français, Inc.

MERCREDI 19 OCTOBRE 2022
CÉLÉBRATIONS ANNUELLES DE LA VICTOIRE DE YORKTOWN
Dépôt de gerbes au Cimetière français
Dépôt de gerbes au Mémorial français
Cérémonie patriotique franco-américaine, Monument de la Victoire

SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022
Cérémonie annuelle d'hommage à la mémoire de 25 soldats de Rochambeau inhumés au Cimetière Providence, Rhode Island organisée par le Pr Norman Desmarais, Délégué Regional pour la Nouvelle-Angleterre.

DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2022
Cérémonie en hommage à M. André Joseph Scheinmann, alias Maurice Peulevey, d'origine allemande, naturalisé français résistant en Bretagne, 1940-1942, membre du réseau Overcloud, parachuté de Londres, arrêté et déporté dans les camps de concentration de Struthoff et Dachau 1942-1945, qui a émigré aux États-Unis après la guerre et est enterré à New Bedford, Massachusetts, en présence de sa famille. M. Scheinmann fait partie des "100 de 1942" liste dressée par Le Souvenir Français.

VENDREDI 11 NOVEMBRE 2022 - ARMISTICE 1918 "VETERANS DAY"
Défilé de la 5e avenue aux côtés de la Fédération des Anciens Combattants français, de l'Association des officiers de réserve français aux États-Unis (ACREFEU) et de TheFrenchWillNeverForget.org
NOS MISSIONS:

• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,

• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.

• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.

• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 300 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.

Conseil d'Administration:
Par ordre alphabétique:
Françoise Cestac, Présidente d'Honneur
Thierry Chaunu, Président, et Délégué National du Souvenir Français aux USA
Yves de Ternay, Trésorier
Patrick du Tertre, 1er Vice-Président
Henri Dubarry
Francis Dubois
Alain Dupuis, 2nd Vice Président
Daniel Falgerho, Secretaire
Pierre Gervois
Caroline Lareuse
Clément Mbom, Conseiller Education
Jean-Hugues Monier, Commissaire aux Comptes
Harriet Saxon
Nicole Yancey

Délégués Régionaux :
Jacques Baisnenou, Grands Lacs et Midwest
Prof. Norman Desmarais, Nouvelle-Angleterre
Marc Onetto, Côte Ouest
Brigitte Van den Hove-Smith, Sud-Est
Nicole Yancey, Yorktown & Virginie, ancienne Consule Honoraire de France en Virginie

Nous cherchons à compléter notre couverture géographique avec des délégués régionaux dans des villes telles qu'Austin ou Houston (pour la circonscription du Sud-Ouest), et La Nouvelle-Orléans (Louisiane).

L'American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une société américaine indépendante, apolitique, créée en 1993 à NY, avec le statut 501 (c) 3 à but non lucratif.
 


Saviez-vous qu'une partie de chaque achat que vous effectuez sur Amazon peut être reversé à l'American Society of Le Souvenir Francais Inc, sans aucun frais pour vous ?

Allez simplement sur : smile.amazon.com, désignez l'American Society of Le Souvenir Francais Inc. comme bénéficiaire, et faites vos achats!
Aidez-nous à mettre en place plusieurs projets commémoratifs historiques célébrant les 244 ans d'amitié et d'alliance franco-américaine !

The American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une association reconnue "non-profit" par l'Administration Fiscale Fédérale Américaine. Les donations sont déductibles des impôts fédéraux.
 
Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets commémoratifs historiques honorant
la mémoire de la France et des français aux Etats-Unis!


Contact: Thierry Chaunu, President
697 Third Avenue #341 New York, NY 10017
Email: info@SouvenirFrancaisUSA.org Tel: (212) 328-0150