The American Society of

Le Souvenir Français Inc.

Bulletin mensuel - Vol. V, no 8

Août 2025


Hommage à

Samuel de Champlain


(traduction semi-automatisée de la version originale en anglais)

Illustration de couverture :

Samuel de Champlain et un guide amérindien à Isle La Motte. Le lac Champlain est à l'arrière-plan. (Sculpteur E.L.Weber, 1967 ; Photo par Matt Wills, 2009), Par Mfwills -Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6624139

Editorial


Célèbre fondateur de la Nouvelle-France, Samuel de Champlain était un cartographe, un explorateur et un administrateur hors du commun. Il a traversé l'Atlantique pas moins de vingt-et-une fois au cours des années 1600, et ses cartes détaillées ont servi de guide aux navigateurs pendant des décennies.


Au Canada, il est une figure paternelle encore très présente. Aux États-Unis, il est commémoré et honoré par de nombreuses statues et mémoriaux dans le Maine, le Massachusetts, le Vermont et l'État de New York.


En ce mois d'août, nous vous invitons à remonter le temps avec lui de ce côté-ci de la frontière, à découvrir quelques-uns des plus beaux sites du pays et à rencontrer certains de ses autres courageux compagnons qui méritent d'être mieux connus.


Comme toujours, la deuxième partie de notre bulletin rendra hommage ce mois-ci à un autre volontaire américain courageux qui est « mort pour la France » pendant la Première Guerre mondiale : le sergent Edward J. Loughran, de New York, qui a été tué au combat le 18 février 1918, au sud-est de Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus, une commune de la Marne.


La troisième partie, « Nouvelles et dates à retenir », couvrira les événements survenus depuis notre dernier bulletin, y compris plusieurs commémorations dans le cadre du bicentenaire de la tournée d'adieu de Lafayette. Nous approchons de la fin du Bicentenaire, et nous relaierons les dernières annonces des Amis américains de Lafayette. Nous partagerons également les dernières nouvelles d'autres associations commémoratives, civiques et patriotiques, ainsi que nos propres mises à jour sur plusieurs projets importants que notre Société a activement poursuivis.


L'un de nos projets les plus chers est l'installation de la sculpture en bronze d'Antoine de Saint Exupéry et du Petit Prince au cœur du centre-ville de Miami. En ce mois d'août, où le spectacle nocturne du ciel est rempli d'étoiles filantes, nous ne pouvons nous empêcher de penser au célèbre aviateur et à cette citation : "Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes. Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides. Pour d'autres elles ne sont rien que des petites lumières. Pour d'autres, qui sont savants, elles sont des problèmes. Pour mon businessman elles étaient de l'or. Mais toutes ces étoiles-là se taisent. Toi, tu auras des étoiles comme personne n'en a..."


Champlain, qui se dirigeait aux étoiles, aurait sans doute souri avec nous.

Bonne lecture!



Thierry Chaunu

Président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.

Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis


Première Partie


Samuel de Champlain


Fondateur de la Nouvelle France


Ci-dessus :

Samuel de Champlain, par Théophile Hamel (1870) - Collection du Gouverneur général du Canada, La Citadelle, Québec, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=525161 . Ce portrait a été réalisé d'après celui de Ducornet, lui-même basé sur un portrait de Michel Particelli d'Émery par Balthasar Moncornet. Aucun portrait authentique de Champlain n'est connu.

Samuel de Champlain

Ses nombreuses vies


Samuel de Champlain* (né près de La Rochelle, vers le 13 août 1567, baptisé le 13 août 1574 - 25 décembre 1635 à La Ville de Québec) est un colon français, navigateur, cartographe, dessinateur, soldat, explorateur, géographe, ethnologue, diplomate et chroniqueur. Beaucoup de titres pour un seul homme !...qui a effectué entre 21 et 29 voyages à travers l'océan Atlantique (les chiffres varient selon les historiens), et a fondé Québec, et la Nouvelle-France, le 3 juillet 1608.

• Allié à des tribus indiennes du Nord, il a vaincu les Iroquois sur le lac Champlain. Cette victoire et une autre similaire en 1610 renforcent le prestige des Français auprès des tribus alliées, et le commerce des fourrures entre la France et les Indiens se développe.

• En 1620, le roi réaffirme l'autorité de Champlain sur le Québec, mais lui interdit toute exploration personnelle, lui demandant plutôt d'employer ses talents à des tâches administratives. Il meurt d'une attaque cérébrale à Québec en 1635 et le lieu exact de sa sépulture n'est pas connu avec certitude.

• Champlain est commémoré comme le « Père de la Nouvelle-France » et le « Père de l'Acadie ». De nombreux lieux, rues et structures du nord-est de l'Amérique du Nord portent son nom, notamment le lac Champlain.


Exploration et cartographie :

• Champlain est né dans une famille de marins et a commencé à explorer l'Amérique du Nord en 1603 avec l'aide de François Gravé Du Pont. Tout au long de sa carrière, Champlain entreprend 21 à 29 voyages à travers l'océan Atlantique et fonde Québec le 3 juillet 1608. Il s'agit d'un nombre remarquable de voyages transatlantiques, surtout si l'on considère les dangers et les difficultés des voyages océaniques au début du XVIIe siècle.

• Habile cartographe, il a produit les premières cartes précises de la côte est de l'Amérique du Nord, de la Nouvelle-Écosse au cap Cod et à la région des Grands Lacs, en fusionnant des observations de première main et des données fournies par les peuples autochtones. Il a créé des cartes détaillées du fleuve Saint-Laurent, de la région des Grands Lacs et d'une grande partie de ce qui est aujourd'hui l'est du Canada et le nord-est des États-Unis.

• Ses cartes étaient d'une précision remarquable et ont servi d'outils de navigation essentiels pendant des décennies. Ses cartes détaillées et ses descriptions écrites ont donné aux Européens un premier aperçu détaillé de la géographie et des habitants du nord-est de l'Amérique du Nord.

• Champlain a été le premier Européen à explorer le lac Champlain (qui porte son nom) et a atteint l'ouest jusqu'à la baie Georgienne et le lac Huron, élargissant ainsi considérablement les connaissances européennes sur la géographie de l'Amérique du Nord.


Fondateur de la ville de Québec :

• De 1604 à 1607, il participe à l'établissement de Port Royal en Acadie, première colonie européenne durable au nord de la Floride.

• En 1608, Champlain fonde la ville de Québec sur le fleuve Saint-Laurent, créant ainsi le premier établissement français permanent au Canada. Cet emplacement stratégique est devenu le fondement de la Nouvelle-France et a servi de comptoir commercial et de centre administratif.


Relations et alliances avec les autochtones :

• Champlain a noué d'importantes alliances avec les Innus (Montagnais), les Algonquins et les Wendats (Hurons), qui ont été essentielles à la survie et au développement de la Nouvelle-France. Il apprend leurs langues, participe à leurs conseils diplomatiques et conclut des alliances militaires.

• Il prend part à leurs batailles contre la confédération iroquoise et vit longtemps au sein des communautés indigènes, où il prend des notes ethnographiques approfondies qui serviront de base à ses publications.


Colonisation française :

• En tant que lieutenant général de la Nouvelle-France, Champlain travaille sans relâche pour attirer les colons français et établir une colonie viable. Il a encouragé l'agriculture, le commerce et le développement d'infrastructures tout en gouvernant la colonie en pleine expansion.

• Ses efforts coloniaux ont jeté les bases de l'influence française dans la région, qui allait durer plus de 150 ans.



Note * : Avant la fin du mois de décembre 1610, personne, ni même Samuel Champlain, n'associe la particule « de » à ce nom de famille - comme en témoignent les titres de ses ouvrages. C'est dans son contrat de mariage que cette particule apparaît pour la première fois. Lui et sa famille ne possédaient pas de fief et n'en tiraient pas de revenus. Cependant, « cette particule est admise pour les notables », surtout « s'ils sont admis à la cour du roi », ce qui est le cas de Champlain.

Contexte historique


Premières explorations françaises

de l'Amérique Septentrionale

1524 - 1604

Ci-dessus :

À gauche : Jean de Verrazane, estampe de 1767, par Allegrini, Francesco (1729-17..) Graveur, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=625293

À droite : Jacques Cartier, réalisé par le peintre Théophile Hamel (1844). Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=75675451

On ne connaît aucune peinture de Cartier réalisée de son vivant.

• Giovanni da Verrazano (qui signait son nom Jean de Verrazane), naviguant pour la France, a été le premier à explorer systématiquement la côte atlantique de l'Amérique du Nord en 1524. Envoyé par le roi François Ier pour trouver une route vers l'Asie, il longea la côte depuis l'actuelle Caroline du Nord jusqu'à Terre-Neuve. Verrazane a examiné de nombreux ports et baies, y compris ce qui sera plus tard connu sous le nom de port de New York, qu'il a décrit en détail. Il interagit avec divers groupes indigènes le long de la côte et fournit les premiers comptes rendus européens détaillés du littoral nord-américain, bien qu'il n'ait pas découvert le passage imaginé vers le Pacifique.


• Dix ans plus tard, Jacques Cartier a effectué trois voyages entre 1534 et 1542, se concentrant sur les régions septentrionales que Verrazano n'avait que brièvement visitées. Le premier voyage de Cartier, en 1534, l'a conduit à travers le détroit de Belle-Isle et autour de la péninsule de Gaspé, où il a revendiqué la terre pour la France et rencontré les Iroquoiens du Saint-Laurent. Sa réalisation la plus remarquable a lieu lors de son deuxième voyage, en 1535, lorsqu'il remonte le fleuve Saint-Laurent jusqu'à l'actuelle ville de Montréal. Cartier a exploré et cartographié le réseau fluvial, visitant les communautés iroquoiennes de Stadaconé (Québec) et d'Hochelaga (Montréal).


Les voyages des deux explorateurs ont établi les premières revendications de la France sur les terres d'Amérique du Nord et ont fourni des informations géographiques essentielles qui allaient influencer les futures activités coloniales françaises. Leurs observations détaillées du littoral, des réseaux fluviaux et des peuples autochtones ont jeté les bases de l'établissement ultérieur de la Nouvelle-France. L'exploration par Cartier du réseau fluvial du Saint-Laurent a été particulièrement importante, car il est devenu la principale voie d'expansion française vers l'intérieur de l'Amérique du Nord et la base des établissements coloniaux français dans ce qui deviendra plus tard le Québec et la région des Grands Lacs.


Dans un premier temps, la couronne française a accordé des droits commerciaux exclusifs et des privilèges de colonisation à différents individus et compagnies, mais ces efforts n'ont pas été couronnés de succès. Les premières tentatives de colonisation, comme celles du sieur de Roberval, échouent en raison d'une mauvaise planification et d'un manque de ressources. À cette époque, le gouvernement français était davantage préoccupé par les conflits en Europe et les guerres de religion que par les lointaines terres américaines.


À la fin du XVIe siècle, la présence française au Canada se limite essentiellement à la pêche saisonnière et au commerce des fourrures, plutôt qu'à une gouvernance formelle. Les quelques Français qui restent toute l'année sont surtout des commerçants qui se mêlent aux communautés indigènes au lieu de mettre en place des systèmes administratifs à l'européenne.


• Ce n'est qu'après la fondation de Québec par Samuel de Champlain en 1608 et la création de la Compagnie des cent associés en 1627 que la France a commencé à mettre en place une gouvernance coloniale plus organisée dans ce qui sera plus tard connue sous le nom de Nouvelle-France.

Samuel de Champlain


Les premières années

Brouage, Charente-Maritime

près de La Rochelle

Ci-dessus :

En haut à gauche : Citadelle de Brouage, dans l'actuelle Charente-Maritime (qui faisait autrefois partie de la province de Saintonge), qui était un port au XVIe siècle. Par Jean-Christophe BENOIST - Travail personnel, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2098407

En haut à droite : Citadelle de Brouage - reproduction d'une maquette du XVIIe siècle Par Myrabella - Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6645636

En bas : La Tour de la chaîne et la Tour Saint Nicolas, construites au XIVe siècle, protègent l'entrée du port de La Rochelle. Par Jebulon - Travail personnel, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=46279660

• La date et le lieu exacts de la naissance de Samuel de Champlain sont encore débattus par les spécialistes. Il est l'enfant d'Antoine Champlain (parfois noté « Anthoine Chappelain » dans divers documents) et de Marguerite Le Roy, et il est probablement né dans la région française de l'Aunis, soit à Hiers-Brouage, soit dans la ville côtière de La Rochelle.


• Champlain était issu d'une famille catholique, mais son prénom de l'Ancien Testament laisse supposer des racines protestantes, ce qui correspond à un acte de baptême de 1574 trouvé dans la paroisse protestante du Temple Saint-Yon. La famille semble avoir possédé des terres à la fois à Brouage et à La Rochelle, ville voisine, ce qui explique l'incertitude historique concernant son lieu de naissance.


• Brouage était une ville portuaire fortifiée qui jouait un rôle clé dans le commerce du sel et dont le contrôle a souvent changé entre les groupes catholiques et protestants pendant les guerres de religion françaises. De 1627 à sa mort en 1635, le cardinal de Richelieu fut le gouverneur de cette forteresse royale. Au moment de la naissance de Champlain, ses parents vivaient à Brouage, où ils possédaient d'importantes propriétés dont Samuel allait hériter.


Au service du roi Henri IV

Ci-dessus :

En haut : Henri IV (1589-1610), fondateur de la dynastie des Bourbons, dans sa robe de sacre, par Frans Pourbus the Younger, Public Domain,

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=115558243

En bas à gauche : Grandes armoiries royales d'Henri et de la maison de Bourbon (1589-1789), par Sodacan, CC BY-SA 3.0,

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8072931

En bas à droite : on peut voir les mêmes armoiries royales à côté de l'écu des États-Unis d'Amérique sur le Monument de l'Alliance et de la Victoire à Yorktown, Virginie (colonne érigée en 1881).

Photo par Cbaile19 - Travail personnel, CC0,

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=96803816

• Issu d'une famille de marins* - son père et son oncle sont tous deux navigateurs - Champlain reçoit une formation maritime pratique dès son plus jeune âge. Il apprend la navigation, la cartographie, le dessin et la rédaction de rapports pratiques. Contrairement à de nombreuses personnes instruites de son époque, il n'a pas étudié le grec ancien ou le latin, ce qui montre que son éducation était plus pratique, axée sur le matelotage et le commerce.

Il dit lui-même qu'il a aimé l'art de la navigation et l'océan depuis son plus jeune âge.


• Comme les navires français devaient se défendre, Champlain a également appris le maniement des armes à feu. Il acquiert une expérience du combat en servant dans l'armée du roi Henri IV pendant les dernières phases des guerres de religion françaises en Bretagne, de 1594 ou 1595 à 1598, qui dévastent le royaume de France dans la seconde moitié du XVIe siècle, où catholiques et protestants, également appelés huguenots, s'affrontent. Henri IV combat les catholiques de la Ligue, mais en 1593, il renonce à sa foi protestante et est couronné roi en février 1594.

D'abord quartier-maître chargé de l'approvisionnement et de l'entretien des chevaux, il accède au rang de « capitaine d'une compagnie » en 1597, à la tête d'une garnison près de Quimper.


• En avril 1598, Henri IV signe l'édit de Nantes, accordant aux protestants la liberté de conscience. Samuel Champlain sert dans cette armée pendant trois ans, jusqu'à la paix de Vervins (2 mai 1598).


• Au cours de son service militaire, Champlain affirme avoir entrepris un « certain voyage secret » pour le roi et a vraisemblablement participé à des combats, peut-être lors du siège du fort Crozon à la fin de l'année 1594. Cette expérience militaire s'avérera plus tard bénéfique pour ses efforts coloniaux, car elle lui confère des capacités de commandement et une connaissance des stratégies défensives essentielles à l'établissement de colonies dans les régions contestées.


Note* : Certains croient que Champlain était le fils illégitime du roi, sur la base de l'affirmation énigmatique de Champlain : "Sa Majesté, à laquelle j'étais lié tant par la naissance que par la pension dont elle m'honorait." - "Les Voyage faits au Grand Fleuve Sainct Laurens, par le sieur de Champlain Capitaine ordinaire pour le Roy en la marine, depuis l'année 1608 iusques en 1612". Paris : 1613.



Premier voyage: l'Amérique latine

Ci-dessus :

En haut : Pêche aux perles, île Margarita. Champlain observe l'exploitation des esclaves amérindiens et africains, contraints de plonger. Samuel de Champlain - vers 1602, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=52281771

En bas à gauche : Champlain illustre la bastonnade des « Indiens » qui n'assistent pas au service divin. Samuel de Champlain, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=51134754

En bas à droite : Champlain a pitié des « Indiens » qui étaient cruellement punis par le feu pendant l'Inquisition espagnole. Par Samuel de Champlain - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=51134753

• Après la signature de la paix de Vervins entre la France et l'Espagne le 2 mai 1598, Champlain accompagne son oncle, Guillaume Allène, chargé de ramener les troupes espagnoles stationnées à Blavet. Arrivés à Cadix à bord du Saint-Julien le 14 septembre 1598, leur navire est rapidement réquisitionné par le gouvernement espagnol pour faire partie de la flotte envoyée en Amérique ibérique afin de ramener de l'or et de l'argent. Allène devant rester en Espagne, Champlain devient le « maître ordinaire » du Saint-Julien, c'est-à-dire qu'il est chargé de diriger l'équipage français sous les ordres du capitaine espagnol du navire.


• Ce voyage fut très instructif : « Son traité de navigation publié en 1632, le "Traitté (sic) de la marine", met également l'accent sur l'apprentissage par l'observation de la pratique plutôt que sur l'étude académique. Il montre peu de connaissances des principes mathématiques de la navigation et de la topométrie, mais il utilise les procédures de base de la navigation et de l'arpentage. Comme il ne cite que des textes espagnols et qu'il utilise la ligue de marine espagnole, il est probable qu'il ait acquis ses connaissances en navigation et en cartographie à bord du navire de son oncle.


• À son retour en France, il présente à la cour du roi ses observations compilées dans les « brefs discours ». Il ne tient pas de journal de voyage, qui aurait comporté un journal au jour le jour et des croquis de cartes, car un tel document aurait pu être facilement découvert par ses compagnons espagnols, ce qui lui aurait fait courir le risque d'être arrêté pour espionnage. Il s'en remet plutôt à ses souvenirs, plus ou moins précis, complétés par des informations recueillies lors de conversations, de lectures et de visites dans des cabinets de curiosités.


• Il a été particulièrement répugné par les durs traitements que les Espagnols infligeaient aux indigènes et a dépeint certaines des scènes qu'il a observées. Comme nous le verrons, cela a profondément influencé son comportement à l'égard des Amérindiens qu'il allait côtoyer en Amérique du Nord, un comportement empreint de respect, de confiance et d'humanité, compte tenu des normes de l'époque.


• En 1601, Champlain rentre en France et rencontre Aymar de Chaste, le gouverneur de Dieppe, qui apprécie grandement le Brief Discours, dont il fait réaliser une belle copie par un atelier d'enluminure de Dieppe. De Chaste présente Champlain au roi Henri IV, qui le garde à la cour à partir du début de l'année 1602 et lui accorde une pension.

Ci-dessus :

"Champlain à la cour d'Henry IV [sic], par Frank Craig, 1908-1911, Bibliothèque et Archives Canada/Fonds Frank Craig/C-010619

Photo :https://www.heritagetrust.on.ca/pages/our-stories/exhibits/samuel-de-champlain/timeline-1/timeline

Cap sur l'Amérique du Nord


• Aymar de Chaste (1514-1603) était un amiral catholique français pendant les guerres franco-espagnoles de 1582 à 1598.

• Champlain a aidé Aymar de Chaste à élaborer un plan de colonisation pour l'Amérique du Nord-Est. Il envisage d'établir une colonie française dans la baie de Chesapeake, à l'entrée du Long Island Sound, dans la baie de Saco ou à l'embouchure de la rivière Penobscot, mais la situation financière du royaume ne permet pas de donner suite à ce projet.

Aymar de Chaste est alors persuadé par François Gravé, un riche marchand de Saint-Malo installé à Honfleur, de s'intéresser plutôt à la vallée du Saint-Laurent, qu'il fréquente depuis la fin des années 1570 et qu'il sait riche en fourrures. Il le charge de mener une expédition pour en explorer toutes les possibilités.

• Chaste est nommé vice-roi du Canada par le roi Henri IV le 6 février 1602, après avoir accepté de diriger cette expédition avec les anciens officiers Samuel Champlain, Pierre Dugua, sieur de Mons, François Gravé Du Pont, et d'autres, que nous présenterons tous plus loin.


• Avant d'accepter de se joindre à l'expédition, Champlain demande d'abord la permission à Henri IV, qui l'accorde à condition qu'il fournisse un « rapport fidèle » à son retour.


Il est impossible de retracer en détail tous les voyages de Champlain dans le cadre de ce Bulletin. Aussi, dans la mesure du possible, nous nous concentrerons sur les traces de Champlain dans ce qui est aujourd'hui les États-Unis.

Chronologie succincte

Above:

L'arrivée de Champlain à Québec, 1903, huile sur toile, 329 x 598 cm, par Henri Beau (1863-1949) Musée national des beaux-arts du Québec, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=48192935

Premier voyage au Canada

sur le fleuve Saint-Laurent (15 mars 1603)


Son premier voyage en Amérique du Nord débute en mars 1603 sous le commandement de François Gravé, sur une mission d'Aymar de Chaste, à bord de La Bonne Renommée, la Françoise et un autre navire font également partie de la flotte.


Champlain et Gravé rencontrent les Indiens et participent au rituel du calumet de paix. Cet accord initial conditionne toute la politique indienne de la France pour le siècle suivant, notamment l'implication des Français dans les guerres contre les Iroquois, ennemis des Montagnais et des autres nations riveraines. Champlain observe et décrit cette cérémonie du tabac ainsi que les coutumes et les croyances de ses hôtes.


Champlain n'a pas d'autre mission officielle pour ce voyage que de dessiner avec précision une carte de la « Grande Rivière des Canadas », depuis son embouchure jusqu'au « Grand Sault Saint-Louis ».


À son retour en France, le 20 septembre 1603, il fait un rapport au roi et publie un récit de l'expédition intitulé « Des Sauvages, ou Voyage de Samuel Champlain, de Brouage, fait en la Nouvelle-France, l'an seize cent trois ». Il signe l'ouvrage en tant que Samuel Champlain, sans la particule « de ».

Ci-dessus:

En haut: Exploration de la côte nord-est de l'Amérique Septentrionale

https://www.historymuseum.ca/virtual-museum-of-new-france/the-explorers/samuel-de-champlain-1604-1616/

En bas: maquette du Don de Dieu, Musée de la Civilisation, ville de Québec, Photo: TC © ASSFI 2020

2e voyage. Établissement d'une colonie sur l'île Sainte-Croix, dans l'actuel Maine


• Le 8 novembre 1603, le roi Henri IV confie à Pierre Dugua, sieur de Mons, la mission d'établir une colonie en Acadie, en tant que « lieutenant général en Amérique du Nord ». La raison principale du choix de l'Acadie, déjà signalée par Jean de Verrazano, est la recherche de métaux précieux comme le cuivre et l'argent.

• En mars 1604, le roi autorise Champlain à se joindre à cette nouvelle expédition, et il doit rendre compte de ses découvertes. Conduite par Pierre Dugua de Mons, cette expédition (sans femmes ni enfants) est toujours dirigée par François Gravé Sieur Dupont. - Partie du Havre-de-Grâce le 7 avril 1604, l'expédition se compose de deux navires, la Bonne Renommée et le Don de Dieu (et d'un troisième plus petit, dont le nom n'a pas été consigné). Gravé Du Pont navigue sur la Bonne Renommée, tandis que Pierre Dugua de Mons, Jean de Biencourt, le Seigneur de Poutrincourt, le Sieur d'Orville (un architecte dont le prénom n'est pas connu) et Champlain voyagent sur le Don de Dieu.

• Début mai 1604, ils débarquent à Port-au-Mouton (aujourd'hui en Nouvelle-Écosse), puis à l'île Sainte-Croix (aujourd'hui dans le Maine) où ils s'installent. Ils construisent des structures à l'aide de matériaux apportés de France.

• L'hiver 1604-1605 est rude : le scorbut emporte 35 ou 36 Français sur les 79 habitants de l'île, où les glaces du fleuve les isolent des ressources côtières. Le 15 juin, Gravé Du Pont arrive avec une quarantaine d'hommes, des vivres et du matériel.


• Tout au long de l'été 1605, de Mons et Champlain partent à la recherche d'un lieu plus hospitalier. Partant de la rivière Kennebec, ils explorent vers le sud, visitant la baie des Sept Îles (Casco Bay), la baie de Chouacouët (Saco Bay), Cape-aux-Îles (Cape Ann), la baie des Îles (Boston Harbor), Port Saint-Louis (Plymouth Bay), Cape Blanc (Cape Cod), et Mallebarre (Nauset Harbour). Ils retournent à Sainte-Croix le 3 septembre 1605.


Champlain réalise une carte très détaillée de ce voyage :

Ci-dessus :

Cette carte de style portulan sur vélin a été dessinée par Champlain en 1607 pour être présentée au roi de France. Elle établit la première délimitation complète de ce qui allait devenir la Nouvelle-Angleterre et la côte atlantique du Canada, du Cap-Sable au Cap Blanc (Cape Cod). Elle représente Port Royal, la baie Blanche (Cape Cod Bay), la baie Françoise et les rivières Saint-Jean, Sainte-Croix et Penobscot. Elle montre également la baie de la rivière Kennebec et l'île des Monts Déserts. Champlain a commencé son relevé en 1604 à La Have et l'a terminé en 1606 à Nantucket Sound. En août de cette année-là, il achève la carte. L'année suivante, il modifie la date en 1607. Taille de l'original : 37 54,5 cm. Photographie reproduite avec l'aimable autorisation de la Geography and Map Division, Library of Congress, https://press.uchicago.edu/books/hoc/HOC_V3_Pt2/HOC_VOLUME3_Part2_chapter51.pdf

• Le 21 septembre 1605, le groupe déménage la colonie à Port Royal (aujourd'hui en Nouvelle-Écosse) pour y construire l'« Habitation ». Les bâtiments de Sainte-Croix sont démontés puis remontés.

• À l'automne 1606, pendant plus de deux mois, Champlain et Jean de Poutrincourt cherchent, du sud de l'Acadie jusqu'au Cap Blanc (Cape Cod), un autre endroit où s'installer de façon permanente. Au port de Fortuné (Chatham, Cape Cod), il plante des croix et tente d'établir une colonie. Une altercation avec la tribu des Nauset provoque la mort de quatre Français.

• Les membres de l'expédition remarquent de belles baies et nomment plusieurs lieux, dont la rivière Champlain (Mashpee River), mais la présence des Anglais à proximité et l'hostilité des autochtones les font renoncer à s'établir sur cette côte. Ils n'iront pas plus loin que Martha's Vineyard.


Champlain va bientôt s'intéresser à un autre axe de pénétration du continent : le fleuve Saint-Laurent :

Ci-dessus :

Peinture de George Agnew Reid, réalisée pour le troisième centenaire (1908), montrant l'arrivée de Samuel de Champlain sur le site de la ville de Québec, par George Agnew Reid, domaine public,

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1091272

3e voyage : La fondation de Québec...


• Après un bref retour en France, Samuel de Champlain repart pour la Nouvelle-France le 18 avril 1608 à bord du Don de Dieu en tant que lieutenant d'expédition. Il a pour mission d'établir un poste de traite permanent le long du fleuve Saint-Laurent avec ses 28 hommes. Le 3 juillet, ils atteignent la « pointe de Québec » au pied du Cap aux Diamants, un endroit stratégique que Champlain avait déjà repéré près de l'eau.

• Champlain envoie immédiatement ses ouvriers défricher les noyers et les vignes pour construire « L'Abitation de Quebecq », un complexe fortifié servant de forteresse, de poste de traite et de résidence. L'établissement consistait en trois bâtiments de deux étages entourés d'un large fossé et d'une palissade en bois, devenant ainsi la base de la première colonie française durable le long du Saint-Laurent. Cependant, l'hiver inaugural s'avéra catastrophique, le scorbut et la dysenterie emportant la plupart des colons, qui ne laissèrent que huit survivants sur les 28 hommes que comptait la colonie à l'origine.


... et la bataille du lac Champlain :

Ci-dessus :

Illustration de Champlain représentant sa rencontre avec les Iroquois en juillet 1609. Lors d'une bataille qui aurait eu lieu près de la péninsule de Crown Point, l'explorateur et ses hommes ont utilisé leurs armes puissantes pour changer le cours d'une bataille entre peuples autochtones. L'homme à l'arquebuse au centre est un autoportrait. C'est la seule représentation contemporaine de l'explorateur qui nous soit parvenue (un gros plan est présenté plus bas dans ce bulletin, au mémorial de Ticonderoga). Par Samuel de Champlain - In Champlain, S. de, « Les voyages du sieur de Champlain… » à Paris : chez Jean Berjon…, 1613) en regard de la p. 232), Publications en série et gouvernementales de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis, Domaine public,

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7542745

• Champlain part le 18 juin 1609 à la découverte du pays des Iroquois.

• Le 12 juillet, il découvre un grand lac auquel il donne son nom (lac Champlain).

• Le 29 juillet, à l'emplacement de ce qui deviendra Fort Carillon, au sud de Crown Point (État de New York), Champlain et son équipe rencontrent un groupe d'Iroquois. Le lendemain, deux cents Iroquois avancent sur leur position. Un guide indigène leur indique les trois chefs iroquois ; aussitôt, Champlain en tue deux d'un seul coup de feu, provoquant la fuite de tous les Iroquois et la panique.


Cet événement marque le début d'une longue période de relations hostiles entre la Confédération iroquoise des Cinq Nations et les colons français.


Au cours des années suivantes, Champlain poursuivra ses explorations vers l'intérieur des terres et vers les Grands Lacs :

Ci-dessus :

Champlain s'est aventuré vers les Grands Lacs, et a également pénétré dans certaines parties des États actuels de New York et du Vermont. https://www.historymuseum.ca/virtual-museum-of-new-france/the-explorers/samuel-de-champlain-1604-1616/

Champlain poursuit également ses allers-retours transatlantiques : Lors de son séjour à Paris, le 27 décembre 1610, il signe un contrat de mariage avec une jeune fille de 10 ans, Hélène Boullé. Le mariage proprement dit a lieu trois ans plus tard, mais les termes du contrat prévoient que le mariage doit être consommé deux ans plus tard, lorsqu'elle atteint l'âge de 15 ans. Cette pratique n'était pas infréquente à l'époque.


• 4e voyage, 1611 : Retour au Québec pour poursuivre le développement de la colonie et renforcer les relations commerciales avec les peuples autochtones. Au cours de cette période, il s'efforce d'établir des structures plus permanentes et d'étendre l'influence française. En l'honneur de sa jeune épouse, il nomme une grande île au pied du « Grand Sault Saint-Louis » « Île Sainte-Hélène ». C'est toujours le nom de l'île sur laquelle le pont Jacques-Cartier est construit depuis le 20e siècle.


• 5e voyage, 1613 : il effectue d'importantes explorations en remontant la rivière des Outaouais, à la recherche d'un passage vers la « mer du Nord » (baie d'Hudson). Ce voyage permet aux Français d'approfondir leur connaissance des voies navigables intérieures et d'établir d'importantes routes commerciales.


• 1615-1616 : Champlain entreprend sa plus ambitieuse expédition à l'intérieur des terres, passant par la rivière des Outaouais jusqu'au lac Nipissing, puis suivant la rivière des Français pour atteindre le lac Huron. Il accompagne les alliés des Hurons dans une attaque contre les Iroquois, est blessé au genou pendant la bataille et passe l'hiver 1615-1616 parmi les Hurons.


• 1620-1624: Champlain poursuit son travail administratif et exploratoire, s'attachant à consolider la présence coloniale française et à gérer les relations avec les diverses nations indigènes.


• 1629-1632 : Samuel de Champlain fut contraint de céder Québec aux frères britanniques Kirke les 19 et 20 juillet 1629, après avoir affronté la famine avec seulement 16 à 18 hommes armés pour défendre la colonie, et fut fait prisonnier avec d'autres colons français jusqu'à ce que Québec soit restituée à la France par le traité de Saint-Germain-en-Laye en 1632.


• 1633 : Il effectue son dernier voyage à travers l'Atlantique jusqu'à Québec, et meurt le jour de Noël en 1635

Relations avec les Amérindiens

Ci-dessus :

Champlain dans un canoë indien, John Henry de Rinzy, v. 1897-1930,

Crédit : Bibliothèque et Archives Canada/Collection John Henry de Rinzy/C-013320

https://www.heritagetrust.on.ca/pages/our-stories/exhibits/samuel-de-champlain/champlain-through-the-eyes-of-north-americans

« Champlain a appris que pour être accepté et emmené en voyage d'exploration, il fallait établir des relations personnelles étroites et de confiance avec les chefs autochtones. » - Conrad Heidenreich, "Les débuts de l'exploration française dans la vallée du Saint-Laurent : Motivations, méthodes et évolution des attitudes à l'égard des peuples autochtones", 2001.


• Samuel de Champlain entretient avec les Amérindiens des relations complexes et évolutives, caractérisées à la fois par la coopération et le conflit.


Les débuts de la coopération et de l'établissement d'alliances (1603-1615)

1603 : Champlain entreprend son premier voyage en Nouvelle-France et commence à établir des liens avec divers groupes autochtones.

1608 : Il fonde Québec et cherche rapidement à établir des partenariats avec les peuples locaux de langue algonquienne et la confédération huronne (Wendat).

1609 : il se bat aux côtés des guerriers algonquins et hurons contre les Iroquois au lac Champlain, utilisant des armes à feu qui lui permettent de remporter la victoire, mais qui créent aussi une hostilité durable avec la ligue iroquoise.


Conflits militaires

Champlain n'est cependant pas un pacifiste. En cas de besoin, il recourt à la force militaire.

1615 : Il participe à une attaque ratée des Hurons-Algonquins contre un village iroquois dans ce qui est aujourd'hui New York, comme nous le verrons plus loin.

L'alliance franco-indigène contre les Iroquois établit un modèle de guerre qui se poursuivra pendant de nombreuses années.


Partenariats stratégiques

Champlain avait compris que le succès de la colonisation française reposait sur des alliances avec les peuples autochtones. Il noue des liens particulièrement étroits avec

La confédération des Hurons, qui devint un partenaire commercial essentiel dans le commerce des fourrures, divers groupes algonquiens le long du fleuve Saint-Laurent et les Montagnais (Innus).


Échanges culturels et diplomatie

1615-1616 : Il passe un hiver chez les Hurons, dont il découvre les coutumes et la langue. Il encourage de jeunes Français à séjourner auprès de groupes autochtones pour servir d'interprètes et de médiateurs culturels. Il participe à de nombreuses pratiques et cérémonies diplomatiques autochtones.

Ci-dessus :

À gauche : Champlain dans la baie Georgienne (lac Huron, Ontario), vers 1615 par Kelly, John David, 1862-1958, Domaine public Bibliothèque publique de Toronto

https://digitalarchive.tpl.ca/objects/353350

À droite : Madame Champlain enseignant à des enfants indiens, 1620. Crédit : Bibliothèque et Archives Canada, numéro d'accession 1991-36-1. Par Scott, Adam Sherriff, 1887-1980. Domaine public,

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=51591551

• La tabagie de Tadoussac fait référence à une fête solennelle organisée à Tadoussac le 27 mai 1603, qui « réunit les Français Gravé du Pont et Champlain avec les Montagnais, les Algonquins et les Etchimins », marquant ainsi un tournant dans les relations franco-indigènes en Nouvelle-France. Cette importante rencontre diplomatique a lieu lors d'une expédition menée par François Gravé du Pont, au service d'Aymar de Chaste (nouveau détenteur du monopole canadien), accompagné de Samuel de Champlain pour ce qui est essentiellement une mission de commerce et d'exploration.


• L'épouse de Champlain, Hélène, est connue pour être particulièrement attentive à l'éducation des autochtones. Elle vit à Québec pendant plusieurs années, mais retourne à Paris et décide finalement d'entrer au couvent.


• Le couple n'a pas d'enfant, mais "adopte" trois Indiennes montagnaises nommées Foi, Espérance et Charité au cours de l'hiver 1627-28.


• L'approche de Champlain était plus pratique que purement exploitante ; il reconnaissait que la survie des Français en Amérique du Nord dépendait du savoir indigène, des routes commerciales et de l'assistance militaire. Cependant, ses alliances ont également entraîné les Français dans des conflits indigènes permanents et créé des différends territoriaux qui ont eu des effets à long terme sur les objectifs coloniaux français et sur les communautés indigènes de la région.


Comme nous le verrons ci-après, un exemple de cette ouverture culturelle est l'Ordre du Bon Temps, qui renforce les liens avec les autochtones des Premières Nations, qui sont invités à participer aux fêtes et aux divertissements, ce qui favorise les échanges culturels et la collaboration.

"L' Ordre du Bon Temps"


Le premier club de l' Amérique



Ci-dessus : Les autochtones sont invités à participer aux « banquets » et aux pièces de théâtre organisés par les Français. Bibliothèque et Archives Canada/Archives nationales du Canada fonds/e002414812 The Order of Good Cheer, 1606, L'Ordre de Bon Temps, peinture de C.W. Jefferys

https://www.thecajuns.com/books.htm#1stacadia

• L'Ordre du Bon Temps, fondé par Samuel de Champlain en 1606 à Port-Royal, est considéré comme le premier club social et gastronomique d'Amérique du Nord. Son but initial était de maintenir le moral des colons français pendant les longs hivers en organisant des festins et des divertissements à tour de rôle.


• Chaque jour, un membre différent était responsable de l'organisation des repas et des divertissements, assurant ainsi une rotation des tâches et un esprit de camaraderie.

• L'Ordre encourageait également les échanges culturels avec les peuples autochtones, notamment les Mi'kmaq, qui étaient souvent invités aux festins.


• Murdoch donne une description concise du fonctionnement de l'« Ordre du Bon Temps il y a 330 ans en Acadie » (le livre a été publié en 1936) :

"Il y avait quinze invités, dont chacun, à tour de rôle, devenait intendant et traiteur de la journée. Lors du dîner hebdomadaire, l'intendant, serviette sur l'épaule, bâton à la main et splendide collier brodé de l'ordre autour du cou, ouvrait la marche. Les autres invités suivaient en procession, chacun portant un plat. Le soir, après les grâces, il cède les insignes à son successeur et ils boivent ensemble dans une coupe de vin. L'intendant avait pour mission de veiller au ravitaillement et il allait chasser ou pêcher un jour ou deux avant son tour, afin d'ajouter quelques friandises au repas ordinaire. Au cours de cet hiver, ils eurent du gibier et de la volaille en abondance, fournis par les Indiens et par leurs propres efforts. Les Indiens de tous âges et des deux sexes assistaient souvent aux festins, et il y en avait parfois 20 ou 30. Le sagamore ou chef, Membertou, le plus grand sachem du pays, et les autres chefs, lorsqu'ils étaient présents, étaient traités comme des invités et des égaux". Des contes et de la musique suivaient.


• L'Ordre a eu un impact significatif sur la vie sociale et culturelle de la colonie, contribuant à la survie des colons et à l'établissement de relations positives avec les populations locales.


• Aujourd'hui, l'Ordre du Bon Temps est célébré comme un symbole de l'histoire et de la culture de la Nouvelle-Écosse et continue d'être honoré à travers des événements et des initiatives locales.

• Aujourd'hui encore, dans le pays cajun de Louisiane, les descendants des Cajuns d'Acadie, perpétuent cet héritage avec leur musique et leur cuisine spécifiques plus populaires que jamais : « Laissez les bons temps rouler »...



"Le théâtre de Neptune"


La première pièce de théâtre en Amérique du Nord !

Ci-dessus :

En haut à gauche : Marc Lescarbot lisant sa pièce Le théâtre de Neptune à la demeure de Port-Royal. Par Charles William Jefferys - Domaine public. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=52716047

En haut à droite : Timbre canadien en l’honneur du Grand Chef Membertou, proche allié des Français et souvent invité au Bon Temps.

En bas : Le Théâtre de Neptune, dessin de Charles William Jefferys. Par Charles William Jefferys - Domaine public. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7843836

• C'est dans le cadre de l'Ordre du Bon Temps que Marc Lescarbot (lui-même cartographe talentueux) a écrit et mis en scène la première pièce européenne en Amérique du Nord, « Le Théâtre de Neptune ».

• Le personnage principal est le dieu Neptune, sur sa barque, accompagné de six tritons et de plusieurs Indiens Micmacs.

Une particularité de cette pièce est l'inclusion de rôles amérindiens.


• Le célèbre et puissant chef micmac Membertou (né ? - mort sans doute centenaire en 1611), guerrier fort et intelligent, qui s'est probablement établi dans la région de Port-Royal vers le milieu du XVIe siècle, était un invité fréquent du Bon Temps. Son influence considérable, notamment religieuse, s'est accrue grâce à ses relations positives avec les Français. Membertou est principalement reconnu comme le premier chef d'une communauté amérindienne à être baptisé, avec 20 membres de sa famille. Cependant, il n'a pas abandonné les pratiques spirituelles traditionnelles de son peuple ; il croyait à la coexistence des mondes micmac et chrétien.


• En 1609, de retour à Paris, Lescarbot publie le texte dans Les Muses de la Nouvelle-France.

• La pièce est traduite en anglais en 1927 par l'Américain H.T. Richardson, sous le titre The Theatre of Neptune in New France.

• En 2006, pour le 400e anniversaire de la pièce, une représentation prévue cette année-là est annulée en raison des idées perçues comme « impérialistes » exprimées dans la pièce.

• La représentation a finalement eu lieu à l'Habitation de Port-Royal, en Nouvelle-Écosse, le 12 novembre 2006.

• La seule différence avec la production originale est que la représentation se déroule sur la terre ferme plutôt que dans l'eau.

Monuments et plaques


en l'honneur de Champlain


aux États-Unis

Sites dans le Maine

Ci-dessus :

En haut : Ile Sainte-Croix, Maine, Par Quintin Soloviev — Travail personnel, CC BY 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=168839018e

En bas : Carte de l'île Sainte-Croix, premier site de colonisation en Nouvelle-France, par Samuel de Champlain - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=52316563

• L'établissement de l'île Sainte-Croix s'inscrivait dans le cadre des premiers efforts de la France pour s'établir durablement en Amérique du Nord. Cependant, les colons durent affronter un hiver rigoureux en 1604-1605, au cours duquel près de la moitié des 79 hommes moururent du scorbut, du froid et d'autres épreuves. Les conditions difficiles incluaient des abris inadéquats, des réserves alimentaires insuffisantes et l'exposition de l'île aux intempéries.

• Le 25 juin 1904, le tricentenaire de l'établissement sur l'île Sainte-Croix fut marqué par des cérémonies organisées sur l'île. Trois navires de guerre des États-Unis, de Grande-Bretagne et de France mouillèrent au nord de l'île. Une plaque commémorative y fut dévoilée. D'autres cérémonies eurent lieu à Saint-Jean, Port-Royal et Calais, dans le Maine.

• Aujourd'hui, l'île Sainte-Croix est un site historique international, géré conjointement par les États-Unis et le Canada. Le centre d'accueil des visiteurs de l'île Sainte-Croix se trouve sur le continent, à Calais, dans le Maine.


Plaque, “Ste Croix Island”

Saint Croix Island International Historic Site, Calais ME 04619

GPS: 45.128409, -67.133319

• Inscription:

1604 – 1904

« Pour commémorer l'histoire et l'occupation de cette île par

DeMonts et Champlain

Qui lui a donné son nom

L'île Sainte-Croix

Fondée ici le 26 juin 1604

Colonie française d'Acadie

Alors la seule colonie

d'Européens au nord de la Floride

Cette plaque est érigée par

les habitants de la vallée de la Sainte-Croix

1904”

Ci-dessus :

En haut à gauche : « Habitation de l'île Sainte-Croix », par Samuel de Champlain - Domaine public.https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=52249865

En haut à droite : Plaque inaugurée en 1904 pour le tricentenaire de la colonie de l’Île Sainte-Croix. Par Quintin Soloviev. Œuvre personnelle, CC BY 4.0. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=168839019

En bas : Des sculptures en bronze sont disséminées dans l'île, Photos: National Park Service

https://www.nps.gov/sacr/learn/historyculture/index.htm

• Une série de sentiers, jalonnés de panneaux d'interprétation du National Park Service, de sculptures en bronze et de maisons reconstituées, expliquent l'histoire de l'île et les dures épreuves de ces premiers colons français, 15 ans avant les pèlerins du Mayflower.

• En réalité, cette tentative, lors de ce premier hiver, ne visait pas tant à établir une colonie (aucune femme ne faisait partie de l'expédition…), mais plutôt à établir un « poste avancé », une base pour explorer toute la région jusqu'au sud de Cape Cod, et trouver un futur site approprié : ce qu'ils firent à Port Royal, dans l'actuelle Nouvelle-Écosse.


Panneau, “Building A Community / Tout à bâtir”

Saint Croix Island International Historic Site grounds,

84 St Croix Dr, Calais, ME 04619

GPS: 45.123967, -67.146500

• Inscription (extraits):

« … tous étaient prêts à défricher l'île, à aller chercher du bois, à couper du bois, à transporter la terre et autres matériaux nécessaires à la construction des bâtiments. »

Journal de Samuel Champlain, 1604 (traduction)

Les plans d'implantation de Pierre Dugua étaient ambitieux. Sur l'île, les colons bâtirent une communauté à la française avec une place centrale entourée de maisons et de bâtiments de service. Sur le continent, ils plantèrent des jardins et construisirent un moulin à eau. Tant bien que mal, ils se préparèrent à la vie dans le « Nouveau Monde ».

Fin août, les navires rentrèrent en France [...]

Les Français apportèrent avec eux de nombreux matériaux de construction. Des fouilles archéologiques sur l'île ont mis au jour des briques jaunes de Normandie.

Érigé par le National Park Service.


Panneau, “Exploring the Coast / Exploration de la côte”

Saint Croix Island International Historic Site grounds,

84 St Croix Dr, Calais, ME 04619

GPS: 45.123933, -67.146183

• Inscription (extraits):

« …Je suis parti de Sainte-Croix le 2 septembre… avec douze marins et deux Indiens pour nous servir de guides vers les lieux qu'ils connaissaient. »

Journal de Samuel Champlain, 1604 (traduction)

« À la fin de l'été, Pierre Dugua envoya un équipage, dirigé par Samuel Champlain, explorer la côte. Champlain longea la côte du Maine, rencontrant des autochtones, dressant des cartes détaillées et nommant des lieux comme l'île des Monts-Déserts. Un mois plus tard, le mauvais temps et le manque de nourriture forcèrent l'équipage à rebrousser chemin.

Les Français voyageaient toujours avec des autochtones qui leur servaient de guides et d'interprètes.

Samuel Champlain (plus tard honoré sous le nom de Champlain) avait 34 ans en 1604. C'est grâce à ses journaux que nous connaissons l'histoire de l'île Sainte-Croix. »

Érigé par le Service des parcs nationaux.



Panneau, “Trapped For The Winter / Prisonniers de l'hiver”

Saint Croix Island International Historic Site grounds,

84 St Croix Dr, Calais, ME 04619

GPS: 45.123967, -67.146500

• Inscription:

« Pendant l'hiver, une certaine maladie frappa plusieurs de nos compatriotes… Nous ne trouvions aucun remède… »

Journal de Samuel Champlain, 1604 (traduction)

« Lorsque l'hiver arriva, la glace traîtresse rendit la traversée vers le continent impossible. Les Français furent piégés sur l'île, sans eau douce ni gibier. Ils survécurent grâce à des conserves, du vin et de la neige fondue. Mais la maladie frappa. Au printemps, trente-cinq hommes, soit près de la moitié d'entre eux, étaient morts. »

« Les Français étaient non seulement mal préparés au climat nord-américain, mais ils manquèrent également de chance. En 1604-1605, les températures hivernales étaient plus froides qu'elles ne le sont habituellement aujourd'hui. »

Dans ses journaux, Champlain suggère que les colons furent emportés par le scorbut. Malheureusement, il fallut attendre 150 ans avant que les Européens apprennent que les fruits frais préviennent le scorbut. »

Érigé par le Service des parcs nationaux.

Exploration de la côte du Maine

Ci-dessus :

Vue de la baie des Français et de Bar Harbor, dans le Maine, photographié depuis le sommet du Parc National d'Acadia.

Photo: TC © ASSFI 2020

• La meilleure source d'information est, bien sûr, les "Des Sauvages, ou Voyage de Samuel de Champlain". On peut également apprendre beaucoup en lisant simplement ces plaques de bronze et, bien sûr, les panneaux d'interprétation illustrés :


Mémorial & Plaque, “Samuel de Champlain”

Acadia National Park

Start of Day Mountain Trail, located off Maine Route 3, Bar Harbor ME 04609

GPS: 44.299404, -68.227762

• Inscription:

En l'honneur de

Samuel de Champlain

Né en France en 1567

Mort à Québec en 1635

Soldat, marin, explorateur

Et administrateur

Qui a donné son nom à cette terre

Ce mémorial a été érigé par la Société d'amélioration du village de Seal Harbor

En 1904, à l'occasion du 300e anniversaire du voyage de Champlain.



Panneau, “The French Connection”

Acadia National Park

Paradise Hill Road, on the left when traveling south, Bar Harbor ME 04609

GPS: 44.405383, -68.237032

• Inscription:

La baie des Français, devant vous, et d'autres noms importants commémorent le riche héritage français de la région. « Acadie » vient d'« Arcadie », terme utilisé par l'expédition de Giovanni Verrazano pour décrire la côte atlantique en 1524. Le nom « Île des Monts-Déserts » a été donné par l'explorateur et cartographe français Samuel Champlain lors de sa visite en 1604. « Montagne Cadillac » rend hommage à Antoine de la Mothe-Cadillac, noble français autoproclamé qui reçut du roi Louis une importante concession de terres, comprenant la totalité de l'Île des Monts-Déserts, en 1688. Les Français, cependant, perdirent la lutte pour le contrôle du nord-est de l'Amérique du Nord au milieu des années 1770 (sic), lorsque les troupes britanniques les vainquirent à Québec. En parcourant l'Acadie aujourd'hui, recherchez d'autres noms de lieux qui témoignent de son appartenance à la France.

Samuel Champlain a cartographié le littoral de Cape Cod jusqu'au Canada et vers l'ouest jusqu'aux Grands Lacs dans la « Carte de la Nouvelle-France » de 1613. Ses expéditions de 1604-1618 ont jeté les bases de la colonisation française du Nouveau Monde.

L'île est haute et découpée par endroits, de sorte que, vue de la mer, elle resemble à une chaîne de sept ou huit montagnes. Les sommets sont tous dénudés et rocheux… Je l'ai nommée « l'Île des Monts-Déserts ». Samuel Champlain, 1604.


Panneau, “Frenchman Bay”

Acadia National Park

Paradise Hill Road, on the left when traveling south, Bar Harbor ME 04609

GPS: 44.405383, -68.237032

• Inscription (extraits):

« [...] En 1604, l'explorateur Samuel Champlain cartographia la baie et baptisa cette île

« Mont Désert » en raison de ses montagnes aux sommets dénudés. De 1613 à 1760, les Français combattirent les Anglais pour la possession de l'Amérique du Nord. Des frégates françaises se dissimulèrent derrière les îles Porcupines pour s'attaquer aux navires de guerre anglais passant au-delà de Schoodic Point [...] »



Ci-dessus:

Gros plan, Carte de Samuel de Champlain, « Carte géographique de la Nouvelle France » (1612) montrant l'emplacement « E » de « Port aux Îles », (flèches rouges), aujourd'hui Kennebunk, Maine. Domaine public,

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=141988

D'autres panneaux peuvent être trouvés le long du littoral du Maine :


Panneau, “Kennebunk, Maine”

Rotary Park, Main St, Kennebunk, ME 04043

GPS: 43.385233, -70.541933

• Inscription (extraits):

[...] « En 1604, Samuel de Champlain explora la côte du Maine et visita le port de Cape Porpoise, qu'il baptisa « Le Port aux Îles ». Une carte dressée en 1610 pour la Compagnie de Virginie de Londres montre clairement Cape Porpoise. [...]

Érigé par le Musée dans les rues. »



Plaque, “Samuel de Champlain”

Kenduskeag Stream Park, Bangor ME 04401

GPS: 44.802050, -68.770300

• Inscription:

« Près de cet endroit

en 1604

Samuel de Champlain

Vaillant pionnier

et intrépide explorateur

accosta lors de son voyage

sur la rivière Penobscot. »

Érigé en 1922 par le Conseil de Pine Cone, Chevaliers de Colomb.



Panneau, “Pemtegwacook”

711 Fort Knox Road (Maine Route 174), Stockton Springs ME 04981

GPS: 44.567083, -68.803300

• Inscription (extraits):

En 1604, l'explorateur français Samuel de Champlain remonta la rivière Penobscot, passant devant le futur site de Fort Knox. Champlain ne fut ni le premier ni le seul explorateur à remonter la rivière aussi loin, mais son voyage établit une présence française durable dans la région. Champlain termina sa remontée près de l'actuelle Bangor. C'est là qu'il rencontra Bashabes, un chef des Etchemins côtiers (ancêtres des Penobscots, des Passamquoddys et des Malécites), qui lui en dit long sur les terres intérieures. Depuis au moins les années 1530, les Etchemins parcouraient le réseau intérieur de rivières et de lacs pour se procurer des fourrures et les échanger contre des marchandises européennes.

Le contact avec les nouveaux arrivants européens apporta certains avantages commerciaux aux Amérindiens du Maine. Mais ce contact entraîna également de grandes destructions, d'abord par les maladies européennes, puis par les guerres, dans un enchaînement complexe d'événements qui allait changer à jamais la culture amérindienne. De manière générale, lors des conflits des XVIIe et XVIIIe siècles, les Amérindiens Les Américains vivant le long de la rivière Penobscot et plus à l'est s'allièrent aux Français. De fait, de 1635 à 1759, la rivière Penobscot et ses terres à l'est furent largement perçues, même par les Anglais, comme faisant partie de l'Acadie française. Au cœur de ce contrôle se trouvait un poste, Fort Pentagoet, établi en aval de la rivière à Castine en 1635, qui servit de capitale de l'Acadie pendant quatre ans.

Érigé par le Département de la Conservation du Maine."

Sites dans le Massachusetts

Ci-dessus :

Détail montrant le Cap des Îles – Anse de la Baleine, près de Gloucester. Carte originale de 1632 : Samuel de Champlain. Copie de 1850 gravée par Augustus Tolle. Domaine public.https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50150746

• Champlain a navigué le long de la côte nord de la Nouvelle-Angleterre jusqu'à Cape Ann en 1604 et y a débarqué en 1605 et 1606. Ses récits de sa rencontre avec le Pawtucket à Whale Cove et dans le port de Gloucester indiquent des rencontres amicales, bien que de plus en plus méfiantes.


Panneau, “Samuel De Champlain”

89-85 MA-127A, Rockport, MA 01966

GPS: 42.650283, -70.599167

• Inscription:

Le 16 juillet 1605, à l'est d'ici, le sieur de Monts envoya Samuel de Champlain à terre pour parlementer avec des Indiens. Ils dansèrent pour lui et tracèrent une carte schématique de la baie du Massachusetts. Ces explorateurs français baptisèrent ce promontoire « Cap des Îles ».

Érigé en 1930 par la Commission du tricentenaire de la baie du Massachusetts.

Ci-dessus :

Carte de Malle Barre (aujourd’hui le marais de Nauset) réalisée par Samuel de Champlain en 1605. Crédit photo : Service des parcs nationaux.

https://www.nps.gov/caco/learn/historyculture/samuel-de-champlain.htm

Panneau, “Port de Mallebarre”

200 Hemenway Rd, Eastham, MA 02642

GPS: 41.822267, -69.963300

• Inscription:

"Quinze ans avant le débarquement des pèlerins à Cape Cod, l'explorateur français Samuel de Champlain descendit la côte atlantique depuis le Canada à la recherche de nouvelles terres. Le 20 juillet 1605, il pénétra dans ce qui était alors une baie peu profonde. Il la nomma Port de Mallebarre, « port des hauts-fonds dangereux ».

Autour de la baie, les explorateurs découvrirent les maisons au toit de chaume des Indiens Nauset. À côté de chaque maison se trouvaient des champs plantés de maïs, de haricots, de courges et de tabac. Malheureusement, un Indien vola l'une des bouilloires en cuivre des explorateurs, et un marin fut tué lors d'une escarmouche qui s'ensuivit.

Les Français ne s'établirent pas ici, mais Champlain nous laissa les premières descriptions écrites du territoire et de ses habitants, ainsi que la première carte détaillée. La baie qu'il baptisa Mallebarre a depuis été transformée par les marées pour devenir le marais et le port de Nauset actuels.

Érigé par le Cape Cod National Seashore."

Ci-dessus :

Carte de Le Beauport (aujourd'hui port de Gloucester) par Samuel de Champlain, tirée des Voyages, Paris, 1613, Cape Ann Museum, Gloucester, MA, domaine public, photo de Daderot – Œuvre personnelle, domaine public. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=85136514

• Les dessins de Champlain sont d'une précision étonnante. Ses annotations en français (illustration ci-dessus) et leur traduction anglaise ci-dessous racontent toute l'histoire :


A. « Lieu où estoit nostre barque » (le port ouest de Gloucester, à l'abri de Rocky Neck)

B. « Prairies » (marais salants)

C. « Petite isle » (île Ten Pound)

D. « Cap de rocher » (Brace Rock et Bemo Ledge)

E. « Lieu où l'on faisoit calfeuter nostre chalouppe » (Rocky Neck, avec sa chaussée construite par les Amérindiens)

F. « Petite isle de rochers assez haut à la coste » (Salt Island)

G. « Cabanes des Sauvages, & où ils labourentla terre » (Wigwams de Pawtucket)

H. « Petite rivière où il y a des prairies » (Ruisseau avec marais se jetant dans l'anse Fresh-Water près de Dolliver Neck)

I. « Ruisseau » (Se déversant près de Cressey Beach)

L. « Langue de terre pleine de bois où il y a quantité de safrans, noyers et vignes »

M. « La mer d'un cul de sac en tournant le cap aux isles » (La crique dans le marais submergé de Little Good Harbor Beach)

N. « petite rivière » (Ruisseau près de Clay Cove, sur la branche est du port intérieur, aujourd'hui identifiée comme l'anse Wonson)

O. « petit ruisseau venant des preries » (Bras de la rivière Little, traversant le marais de Cherry Hill et le marais du pont ferroviaire, rejoignant l'Annisquam près du port de Gloucester, en amont du canal Blynman)

P. « Un autre petit ruisseau où l'on blanchissoit le linge » (À Oakes’ Cove, à l'extrémité sud-ouest de Rocky Neck)

Q. « Troupe de sauvages venant pour nous surprendre » (Sur la rive est de Smith’s Cove, mais Champlain a probablement mal interprété leurs intentions.)

R. « Playe de sable » (Plage Niles ; il est intéressant de noter que Champlain a omis l'étang Niles et ne l'a peut-être pas vu, ou a pensé qu'il faisait partie de l'océan en raison de sa proximité unique ; cet étang d'eau douce n'est séparé de la mer que par une étroite digue naturelle que les habitants ont renforcée au fil des générations.)

S. « La coste de la mer » (Bass Rocks et l'arrière-plage le long de Atlantic Avenue)

T. « Le Sieur de Poutrincourt en enbuscade avec quelques 7 ou 8 arquebusiers (détachement de "fusiliers marins" de Champlain)

V. « Le sieur de Champlain apersevant les Sauvages » (caricature de Champlain par lui-même, le représentant en pleine surprise, mettant en valeur son sens de l'humour).


• Note: Les commentaires entre parenthèses sont tirés de Mary Ellen Lepionka, dont le remarquable blog sur les explorations de Champlain sur le littoral du Massachusetts est une lecture incontournable.


Panneau, “Samuel de Champlain 1630-1930”

10-2 Rocky Neck Ave, Gloucester, MA 01930

GPS: 42.603700, -70.654650

• Inscription:

« En septembre 1606, Samuel de Champlain débarqua à Rocky Neck, dans ce qui est aujourd'hui le port de Gloucester, pour calfater sa chaloupe et dresser une carte précise du port qu'il baptisa Le Beauport. »

Érigé en 1930 par la Commission du tricentenaire de la colonie de la baie du Massachusetts.



Escarmouche à Fort Fortuné

(Chatham, Cape Cod)

Ci-dessus :

Escarmouche avec les Amérindiens à Port Fortuné (Chatham, Cape Cod), 14 ans avant les pèlerins du Mayflower. Les Français tentent de se sauver en regagnant leurs navires. Au premier plan à gauche, une simple croix et, à côté, un feu consumant les corps des Français tués plus tôt par les Amérindiens.

 « A Le lieu ou eſtoiet les François ſaiſans le pain. B Les ſauuages ſurprenans les François en tirant ſur eux à coups de fleſches. C François bruſlez par les ſauuages. D François s’enfuians à la barque tout lardés de fleſches. E Trouppes de ſauuages faiſans bruſler les François qu’ils auoient tué. F Montaigne ſur le port. G Cabannes des ſauuages. H François à terre chargeans les ſauuages. I Sauuages desfaicts par les François. L Chalouppe où eſtoient les François. M Sauuages autour de la chalouppe qui furent ſurpris par nos gens. N Barque du ſieur de Poitrincourt. O Le port. P Petit ruiſeau. Q François tombez morts dans l’eau penſans ſe ſauuer à la barque. R Ruiſeau venant de certins mareſcages. » Par Samuel de Champlain, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=52836205

• À l'automne 1606, Champlain et Jean de Poutrincourt passèrent plus de deux mois à chercher, du sud de l'Acadie jusqu'au cap Blanc (Cap Cod), un autre lieu où s'établir définitivement. Les membres de l'expédition remarquèrent de magnifiques baies et nommèrent plusieurs lieux, dont la rivière Champlain (rivière Mashpee), mais la présence des Anglais dans la région et l'hostilité des autochtones les empêchèrent de s'installer sur cette côte. Ils ne dépassèrent pas Martha's Vineyard.


• À Port Fortuné (aujourd'hui Stage Harbor à Chatham, Cape Cod, Massachusetts), ils plantèrent des croix et tentèrent de s'installer. Champlain rencontra un groupe d'Amérindiens Nausets. Une altercation éclata, possiblement due à des malentendus ou à des conflits territoriaux, bien que les détails exacts restent flous, et se solda par une attaque nocturne et la mort de quatre Français.


Cet incident et l'incapacité à établir des relations positives avec les peuples autochtones de la région ont probablement contribué à ce que la France concentre ses efforts de colonisation plus au nord, en particulier dans la vallée du fleuve Saint-Laurent, où elle avait établi des relations commerciales plus solides avec les groupes autochtones.


Mémorial & Plaque, “Samuel de Champlain”

526-608 Stage Harbor Rd, Chatham, MA 02633

GPS: 41.667383, -69.966083

• Inscription:

“Samuel

de Champlain”

“Le premier homme blanc

à mettre le pied

sur ce rivage

Octobre

1606.”

Ci-dessus: panneau, Chatham, Cape Cod, Mass.

https://www.historic-chatham.org/chatham-history-resources

Panneau, “Samuel de Champlain”

526-608 Stage Harbor Rd, Chatham, MA 02633

GPS: 41.667383, -69.966083

• Inscription:

"Samuel de Champlain était un explorateur, navigateur, cartographe, journaliste, artiste et soldat français. En 1605 et de nouveau en 1606, il quitta la Nouvelle-Écosse pour Cape Cod, explorant et cartographiant une grande partie de la côte tout en cherchant un site pour une colonie française permanente. Lors de son expédition de 1605, il débarqua le long de la côte de Cape Cod à Nauset, près de l'emplacement actuel du Cape Cod National Seashore Visitors Center. En octobre 1606, il revint, visitant cette fois les côtes de Monomoit, aujourd'hui Chatham. Il décrivit le port comme n'étant pas assez profond pour fonder une colonie. Bien qu'il n'y restât que dix jours, Champlain explora le territoire, le décrivit dans son journal et dressa une carte et des dessins de ce qu'il vit, nous laissant ainsi une mine d'informations si précises que nous reconnaissons encore aujourd'hui Mill Pond, Oyster Pond et Great Hill. Il décrivit le territoire comme vallonné et boisé de chênes, de cèdres et de quelques pins. La vigne sauvage y était abondante, tout comme les pruniers de plage. Le port et La baie regorgeait de toutes sortes de poissons et d'huîtres. Le gibier à plumes était également abondant. Les autochtones n'étaient pas tant de grands chasseurs que de bons agriculteurs. Les principales cultures étaient les haricots, le maïs, les citrouilles et les courges, ainsi que le tabac.

Durant son séjour, Champlain échangea des hachettes et des couteaux en fer contre du tabac et du wampum, et les explorateurs furent approvisionnés en poisson, maïs et haricots. Bien que les échanges entre les Français et les Wampanoags aient été initialement positifs, un malentendu concernant une hachette a finalement conduit à un affrontement meurtrier qui a coûté la vie aux deux camps.

Champlain retourna au Canada et ne revint jamais à Cape Cod. En 1608, il fonda la ville de Québec et fut surnommé le « Père de la Nouvelle-France ».

Sites dans le Vermont

Ci-dessus :

Statue commémorative de Samuel de Champlain sur l'île La Motte, l'une des îles du lac Champlain, dans les eaux du Vermont, séparant le Vermont de l'État de New York.

À gauche : Samuel de Champlain (13 août 1574 - 25 décembre 1635) et son guide à l'île La Motte, dans le Vermont, à l'endroit où Champlain aurait posé le pied pour la première fois dans le Vermont (et y aurait campé) en 1609. Le lac Champlain est en arrière-plan. (Sculpteur E. L. Weber, 1967 ; Photo de Matt Wills, 2009), Par Mfwills - Œuvre personnelle, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6624139

À droite : Carol M. Highsmith Photography, Inc. ; 2017, Projet Amérique de Carol M. Highsmith dans les Archives Carol M. Highsmith, Bibliothèque du Congrès, Division des estampes et des photographies, https://lccn.loc.gov/2017882693

Statue, “Samuel de Champlain”

958 Shrine Rd, Isle La Motte, VT 05463

GPS: 44.900850, -73.348500

• Inscription:

"Créée au Pavillon du Vermont lors de l'Exposition universelle et internationale de 1967 à Montréal, au Canada. Offerte à la ville d'Isle La Motte par l'État du Vermont. Inaugurée le 7 juillet 1968."

Ci-dessus :

À gauche : Marais du lac Champlain, par benjamin_scott_florin - CC BY 2.0,

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=150155792

À droite : Photo de Kevin Craft, 12 septembre 2016, https://www.hmdb.org/m.asp?m=74516

Panneau, “Samuel de Champlain, Historic Lake Islands”

Roosevelt Highway, before the entrance of Sand Bar State Park, Milton VT 05468

GPS: 44.628917, -73.248333

• Inscription:

"Ces îles furent aperçues pour la première fois par un Européen en 1609, lorsque Samuel de Champlain explora le lac qui porte son nom et les revendiquait au nom du roi de France. Cédées en 1763 à la Grande-Bretagne, elles furent intégrées à la colonie royale de New York. Après 1776, plusieurs héros de la Révolution américaine reçurent des concessions de terres ici, et deux îles furent ainsi nommées. En 1783, cette région rejoignit la République libre et indépendante du Vermont. On y découvre l'histoire et la légende de la célèbre famille Allen, des Green Mountain Boys, des Rogers' Rangers et de bien d'autres.

Érigé en 1965 par le Conseil des sites historiques du Vermont."


Note: un autre panneau identique est situé à 30 miles de là à Alburgh, VT

GPS: 44.986300, -73.296000


• On pourrait croire que tous ces panneaux, statues et plaques ont été inaugurés il y a longtemps. Il est remarquable que Champlain soit encore commémoré et honoré, même à notre époque où tout ce qui a trait au passé (surtout le passé colonial) peut être sujet à controverse.

Voici une sculpture et un hommage récents (accompagnés d'une capsule temporelle) inaugurés en 2009 :

Ci-dessus:

À gauche: Mémorial Champlain à Burlington, VT, qui renferme une capsule temporelle, Photo: Don Shall CC BY-NC-ND 2.0 Flickr

https://www.flickr.com/photos/donshall/7038441201/in/photostream/

À droite: Statue de Champlain, Burlington City Arts, Burlington, VT Photo extraite de: https://www.burlingtoncityarts.org/samuel-de-champlain

• La statue, réalisée par le sculpteur Jim Sardonis, est en bronze et en granit et se trouve sur le campus du Collège Champlain. Elle représente l'explorateur français Champlain tel qu'il aurait pu apparaître en juillet 1609 à son arrivée dans la région en canot, quoique rasé de près, torse nu et pieds nus.

• Reposant sur une colonne de granit noir poli du Québec, la statue représente Champlain agenouillé, observant le lac à travers une longue-vue. Récemment, la sculpture a été critiquée par les étudiants, car elle négligeait l'impact négatif de la colonisation sur les populations autochtones.

• Le chef Don Stevens, chef de la bande Nulhegan de la nation abénaquise de Coosuc, a proposé l'ajout d'une statue tout aussi importante représentant le peuple abénaquis, plutôt que le démantèlement de la statue actuelle de Champlain. Champlain avait en réalité privilégié des relations amicales avec les Autochtones.


Statue, “Samuel de Champlain , 1570-1635”

Champlain College, South End, Burlington, VT 05401

GPS: 44.473167, -73.204183

• Inscription sur le piédestal:

“Samuel de Champlain 1570-1635”

“Fondateur de la Nouvelle France”

« Inaugurée le 2 juillet 2009 pour célébrer le 400e anniversaire de sa descente du lac durant l'été 1609. Le Collège Champlain est éternellement reconnaissant envers son administrateur émérite et ami, le docteur John W. Heisse Jr., pour avoir commandé cette statue. »

Érigée en 2009 par le Collège Champlain.


Panneau, “Célébrer Champlain”

Champlain 400 Time Capsule (à ouvrir en juilet 2106)

14 College St, Burlington, VT 05401

GPS: 44.476917, -73.219900

• Inscription (extraits):

"En juillet 1609, Samuel de Champlain fut le premier Européen à apercevoir le lac Champlain. Trois cents ans plus tard, en juillet 1909, les communautés riveraines du lac Champlain célébrèrent le tricentenaire de l'expédition de Champlain. Burlington marqua l'événement en grande pompe. Le président Taft arriva à bord du bateau à vapeur Ticonderoga et s'adressa à une foule de dizaines de milliers de personnes au parc de l'hôtel de ville. Les festivités d'une semaine comprenaient un défilé, un match de baseball semi-professionnel, une régate de voile, une course de bateaux à moteur, des feux d'artifice et le premier marathon de Burlington. [...] Plus de 175 descendants iroquois reconstituèrent la formation de la confédération iroquoise et la bataille contre une soixantaine de leurs adversaires autochtones, auxquels Champlain et ses deux hommes étaient alliés.

En 1959, une course de canoës spectaculaire fut la pièce maîtresse des célébrations du 350e anniversaire. Voyageant dans des canots d'écorce de bouleau fabriqués à la main, des artistes reconstituèrent le voyage historique de Champlain avec ses deux compatriotes et une soixantaine d'alliés hurons, algonquins et montagnais.

Chaque célébration d'anniversaire a offert sa propre interprétation de l'héritage de Champlain. Les événements de 1909 ont mis en lumière l'héroïsme et les conquêtes militaires. En 2009, les festivités ont célébré la diversité naturelle et culturelle de la région du lac Champlain. [...]"

Sites dans l'Etat de New York

Ci-dessus :

En haut: Statue de Champlain à l’église Sainte-Marie, premier monument construit aux États-Unis pour commémorer Samuel de Champlain (1907). Photo :

https://www.townofchamplain.gov/explore

En bas: Gros-plans, Photos: http://samuel.johnfishersr.net/champlain_monu.htm

• L'église Sainte-Marie a été fondée en 1860 sous la direction du père Francis Van Compenhondt, au service d'une population catholique « entièrement française de près de deux mille âmes » dans ce qui était décrit comme « un ancien lieu de rassemblement pour les Canadiens ». La statue a été inaugurée le 4 juillet 1907 par des Franco-Américains à la mémoire de Samuel de Champlain.

• L'inscription bilingue (français et anglais) témoigne des efforts de la communauté pour honorer à la fois son héritage français et son identité américaine.

• Le fait qu'elle soit toujours bien entretenue et qu'elle serve de lieu de commémoration historique témoigne de l'impact durable de cette initiative franco-américaine de 1907.

• Ce pan de l'histoire régionale fait le lien entre l'héritage colonial français, la culture des immigrants franco-américains et la commémoration historique américaine actuelle.


Statue, “Champlain”

St Mary’s Church, 526 Point Au Fer Rd, Champlain, NY 12919

GPS: 44.944150, -73.352483

• Inscription (principalement en français):


“Le 4 Juillet 1907.

A la Mémoire de Samuel De Champlain

Par Les Franco-américains.

Samuel De Champlain

Né à Brouage, France, en 1567, Fondateur De Québec, en 1608.

Découvreur Du Lac Champlain, 6 Juillet 1609.

Mort à Quebec An 1635.


La seule portion de l'inscription en anglais:

"Il accordait plus d'importance au salut d'une âme qu'à la conquête d'un royaume.

Voici : un chrétien fervent ; un navigateur intrépide ;

Un homme de lettres et le découvreur du joyau des lacs d'Amérique."



Le Salut d’une Âme Vaut Plus Que La Conquêe D’un Royaume.

Sa Mémoire Est Une Inspiration Qui Nous Porte Vers Le Vrai,

Le Bien Et Le Beau!

Comme Notre Patron, St. Jean Baptiste;

Il Prépara Les Voies Sur Ce Continent.

Il Fut Un Fervent Chrétien: Un Intrépide Navigateur:

Un Savant, Et Le Découvreur Du Plus Beau Lac De L’Amérique.”


• Bien que cette première statue de Champlain aux États-Unis soit assez touchante et charmante, elle n'est pas comparable à la majesté imposante de la statue de Plattsburgh, NY :

Ci-dessus :

En haut : Statue de Samuel de Champlain à Plattsburgh, dans l’État de New York.

Milieu: Gros plans de la statue. La présence d’un Indien à ses pieds a suscité la controverse. Il a également été noté que l’Indien représenté portait une coiffe inexacte (Indien des Plaines). Il a été décidé d’installer un panneau expliquant les circonstances historiques.

Photos : par Joe Harness, 17 juillet 2011, https://www.hmdb.org/m.asp?m=46525

En bas : Un nouveau panneau interprétatif explique les inexactitudes représentées sur le monument de Champlain. Photo : Pat Bradley/WAMC

https://www.wamc.org/north-country-news/2020-07-22/champlain-statue-remains-with-education-panel-installed-to-explain-historical-errors

Statue & plaque, “Samuel Champlain”

Samuel Champlain Monument Park,

30 Cumberland Ave, Plattsburgh, NY 12901

GPS: 44.700300, -73.447283

• Inscription:

• Pedestal:

“Samuel

Champlain

1567-1635

Navigateur

Découvreur

Colonisateur”

• Plaque:

"Ce monument a été inauguré le 6 juillet 1912 à la mémoire de Samuel Champlain, premier Européen à contempler nos vastes forêts et nos hautes montagnes, et premier à traverser cette voie navigable intérieure, devenue si célèbre par la suite.

Champlain est né à Brouage, en France (1567) et est décédé à Québec (1635) alors qu'il était gouverneur de la « Nouvelle-France ».

Cette plaque a été dévoilée le 19 juillet 1959 par les citoyens de Plattsburgh pour commémorer le 350e anniversaire de la découverte du lac Champlain.

Érigée en 1959 par la Commission du tricentenaire du lac Champlain de l'État de New York."


• Nouveau panneau d'interprétation placé devant la statue :

Ces dernières années, le monument a fait l'objet d'un réexamen historique. Un petit groupe de résidents locaux, d'historiens et d'Amérindiens a collaboré à la création d'un panneau d'interprétation qui sera installé près de la statue de Samuel de Champlain. Après deux ans de recherches et de discussions, une équipe de bénévoles a approuvé un panneau explicatif qui précise que Champlain ne doit pas être crédité de la « découverte » du lac, reconnaissant que des humains vivaient ici, et pas seulement quelques chasseurs, et que des communautés existaient bien avant l'arrivée de Champlain.


• Le phare de Champlain, à Crown Point, dans l'État de New York, est une autre magnifique structure rendant hommage à l'explorateur :

Ci-dessus :

En haut : Photographie panoramique de Crown Point prise depuis un cerf-volant en 2014, photographie KAP avec l’aimable autorisation de Nestor Rivera, Jr.. https://www.lighthousefriends.com/CrownPoint_NR_2014.jpg

Milieu, en haut : Phare Mémorial Champlain, https://www.alpsroads.net/www/ny/monument/

Milieu, en bas: : Details de la sculpture et buste de Rodin en bas-relief

https://www.newyorkupstate.com/adirondacks/2016/01/

En bas:article du The New York Times, 4 mai 1912

• Sur le côté du mémorial, face à l'eau, se trouve une sculpture, réalisée par l'Américain Carl Heber, représentant Champlain entouré d'un Huron accroupi et d'un soldat français. Cette sculpture surplombe la proue d'un canot intégré à la base du mémorial. La sculpture a été coulée par Roman Bronze Works à Brooklyn, tandis que Dillon, McClellan et Beadel ont conçu le monument.

• En guise de contribution au mémorial, le gouvernement français a fait don aux habitants du Vermont et de l'État de New York d'un bas-relief en bronze intitulé La France, destiné à être encastré dans le mur extérieur du phare. Il a été créé par Auguste Rodin, qui a sculpté la tête d'une femme personnifiant la France. Camille Claudel, sa muse et collègue sculpteur, a été son modèle. Le Rodin est installé sur le mémorial, sous la sculpture de Champlain.


Lors de l'inauguration du Rodin, le 3 mai 1912, le président de la délégation française, l'inégalable ambassadeur Jean-Jules Jusserand, déclara en deux phrases :

« Les États-Unis élèvent un monument à un Français, et la France vous adresse, par notre intermédiaire, son hommage de gratitude. Une fois de plus, les deux grandes démocraties pensent et agissent à l'unisson. »

• L'inauguration officielle du monument achevé, présidée par le président William H. Taft, eut lieu le 5 juillet 1912.


• Un autre article du New York Times, daté du 5 juillet 1912, note :

« Le relief en bronze « La France », une œuvre emblématique de Rodin, a été apposé sur le phare le 3 mai par une délégation française conduite par M. Hanotaux. Ce relief, acquis grâce à des souscriptions populaires levées en France par M. Jusserand, l’ambassadeur de France, représente la France coiffée d’une coiffe rappelant un bonnet de la Liberté, dont la moitié est représentée par une crête de coq. Il a été placé sur le piédestal qui porte la statue de Champlain et constitue, selon les termes de M. Hanotaux, la marque de l’admiration française pour les œuvres d’art américaines. »


Phare mémorial & Plaque, “Samuel Champlain”

Champlain Memorial Lighthouse, Crown Point State Historic Park

Crown Point, NY 12928

GPS: 44.029800, -73.421550

• Inscription:

À la mémoire de

Samuel Champlain

Navigateur intrépide

Explorateur érudit

Pionnier chrétien

Érigé par l'État de New York et

l'État du Vermont

en commémoration de sa découverte du lac

qui porte son nom.

Monument à Champlain

et la

Bataille de Ticonderoga, NY

30 juillet 1609

Ci-dessus :

En haut et au centre: Monument Samuel de Champlain, Ticonderoga, NY

Photos : avec l’aimable autorisation de Richard et Babeth Santander, membres de notre Société et de l’association Hermione-LaFayette, France

En bas à gauche : Détail de la « Défaite des Iroquois au lac de Champlain », illustrée ci-dessus dans son intégralité, tiré des Voyages de Champlain (1613). Cet autoportrait est le seul portrait contemporain de l'explorateur qui nous soit parvenu et est reproduit sur le mémorial par le sculpteur. Par Samuel de Champlain - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7665017

En bas à droite : Autre portrait, réalisé des décennies après sa mort. Illustration : http://samuel.johnfishersr.net/

Le mémorial de Champlain à Ticonderoga est un monument en granit en trois parties, sculpté par George Kurjanowicz, situé au Champlain Legacy Park. Le monument central a été érigé pour la célébration du 400e anniversaire de Samuel de Champlain en juillet 2009 par la Ticonderoga Historical Society, et deux ailes ont été ajoutées ultérieurement. L'ensemble monumental raconte l'histoire de Champlain et commémore la bataille de Ticonderoga, qui opposa Champlain et ses alliés amérindiens aux Iroquois en juillet 1609, près de l'actuel fort Ticonderoga.


Monument, “Samuel De Champlain”

Champlain Legacy Park

Rogers Street and Canal Heights, Ticonderoga NY 12883

GPS: 43.850250, -73.419267

• Inscription:

(Tablette centrale) :

« Le 30 juillet 1609, l'explorateur français Samuel de Champlain et ses alliés autochtones se rencontrèrent près d'ici et livrèrent la bataille de Ticonderoga. »

(Tablette de droite) :

« Né vers 1567 dans la ville côtière de Brouage, en France, le jeune Samuel de Champlain devint un homme remarquable, expert dans de nombreux domaines. Soldat de profession, marin passionné, il fut surtout connu comme explorateur, le premier à poser le pied dans notre région.

Cartographe, il établit de nouvelles normes par sa précision et son souci du détail.

Naturaliste, il créa des jardins expérimentaux et introduisit les roses en Nouvelle-France.

Champlain était un humaniste qui manifestait un vif intérêt et un profond respect pour les différences des autres. Il se lia d'amitié avec les Amérindiens de langue algonquine qui vivaient en paix.

Visionnaire, il trouva le lac Champlain un lieu privilégié, beau et paisible, plein d'espoir et de promesses, et lui donna son nom. Favorisant de bonnes relations, il Samuel de Champlain était unique en encourageant une nouvelle compréhension culturelle et a défendu la paix par la diplomatie.

Samuel de Champlain, un homme extraordinaire, est célébré pour ses principes de leader, son honnêteté inégalée envers les Amérindiens et les Européens, et est considéré comme le père de la Nouvelle-France.

(Tablette de gauche) :

"Ticonderoga, lieu nommé par les Iroquois « Tekontaró:ken », point de rencontre de deux eaux. Chutes de La Chute : ' Il fallait passer par une chute pour y accéder (que j'ai vue plus tard) ' » – Journal de Champlain."


Plaque, “batailles coloniales dans les environs”

Sandy Redoubt, Ticonderoga, NY 12883

GPS: 43.848717, -73.401083

• Inscription:

"A.D. 1900

La Société des guerres coloniales de l'État de New York a érigé cette plaque commémorative pour commémorer les batailles coloniales livrées dans les environs.

Champlain, avec les Hurons et les Algonquins, a vaincu les Iroquois le 30 juillet 1609 près du rivage.

Montcalm a vaincu Abercrombie le 8 juillet 1758 lors de l'assaut du fort Carillon ou Ticonderoga.

Amherst a pris le fort le 27 juillet 1759.

Érigée en 1900 par la Société des guerres coloniales de l'État de New York. »

Panneaux

Découverte du Lac Oneida, NY

8 octobre 1615


Ci-dessus:

Á gauche: Photo par Tasha Molnar, April 27, 2025, https://www.hmdb.org/m.asp?m=70476

À droite (en haut): Photo par Anton Schwarzmueller, May 16, 2015, https://www.hmdb.org/m.asp?m=84162

À droite (en bas): Photo par Bryan Olson, circa 2008, https://www.hmdb.org/m.asp?m=16051

Panneau, “Près de ce site, Samuel de Champlain”

Brewerton Road (U.S. 11 at milepost 0.1) and East River Road, Brewerton NY 13029,

GPS: 43.241233, -76.140833

• Inscription:

« Près de cet endroit,

Samuel de Champlain

le 8 octobre 1615

traversa la rivière

et découvrit

le lac Oneida

Érigé en 1932 par le Département de l'Éducation de l'État de New York. »



Panneau, “Samuel de Champlain”

NY State Route 178, Henderson NY 13650

GPS: 43.848200, -76.212167

• Inscription:

"Premier homme blanc à entrer à Henderson, octobre 1615.

Il a emprunté la piste indienne ici.

Érigé en 1932 par le Département de l'Éducation de l'État de New York."



Panneau, “Samuel de Champlain”

Pulaski town square, North Jefferson Street, Pulaski NY 13142

GPS: 43.566883, -76.127567

• Inscription:

"À l'ouest d'ici, sur la rive du lac, Champlain débarqua avec des Français et des Hurons en octobre 1615, lors de son expédition contre les Iroquois.

Érigé en 1935 par le ministère de l'Éducation de l'État."

Panneaux

Site de "la bataille de Champlain"

Canastota, NY

1-13 octobre 1615

Ci-dessus:

En haut: "en 1615, Champlain attaque les Onontagués sur les rives de Lake Onondaga", dessiin par Samuel de Champlain dans Les Voyages, op. cit. - Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=899873

En bas à gauche: panneau, "Champlain Battle" Photo par Edward Henry, https://medium.com/@khp3655/forgotten-history-the-battle-of-nichols-pond-1e7ae6fb0fb7

En bas à drotie: panneau, "Site of Champlain Battle", photo https://www.oneidaindiannation.com/nichols-pond-remains-little-known-site-of-ancient-oneida-village/

• Le 1er septembre 1615, Champlain et les tribus du nord lancèrent une campagne contre les Iroquois depuis Cahiagué. Ils traversèrent le lac Ontario, empruntèrent à pied la rivière Oneida et atteignirent le fort principal d'Onondaga le 10 octobre. Champlain mena 10 Français et 300 guerriers wendats à l'attaque du village fortifié, mais l'assaut échoua face à la pression d'une attaque précoce. Champlain fut blessé aux deux jambes par des flèches, dont une au genou. Les troupes franco-wendates se retirèrent le 16 octobre.

• Les Wendats insistèrent pour que Champlain passe l'hiver avec eux. Lors d'une chasse au cerf, il se perdit pendant trois jours avant de rencontrer d'autres Premières Nations.

Il passa l'hiver à découvrir leurs coutumes et leur mode de vie, puis quitta le territoire wendat le 22 mai 1616, retournant à Québec avant de s'embarquer pour la France le 2 juillet.


Panneau, "Nicholas Pond Park"

5797 Nichols Pond Road, Canastota NY 13032

GPS: 43.002867, -75.742117

• Inscription (extraits):

« [...] Il existe également des preuves substantielles que Nichols Pond a été le théâtre d'une bataille décisive où Samuel de Champlain, aidé de 10 Français et de 300 Hurons, a attaqué le village indien Oneida entouré de palissades du 10 au 16 octobre 1615 [...] »


• In their official website, the Oneida Nation disputes this assertion. "Many historians claim that Nichols Pond is the site of Samuel de Champlain’s infamous 1615 battle with the Onondaga, but there is strong evidence against this conclusion. Despite having found no metal fragments from bullets or any evidence along those lines, many cling to the idea that this could have been his battle site. Unfortunately, many stories and artifacts have been fabricated or manipulated to align or support this idea, sometimes leading to frustrating attempts by some scholars to put this “story” to rest once and for all."


• The significance of this action, in military parlance - one would hesitate to call it a battle - is somewhat overstated in the marker below.


Battle sign, “Site of Champlain Battle”

5901-5753 Nichols Pond Rd, Canastota, NY 13032

GPS: 43.002700, -75.741700

• Inscription:

"Site de la bataille de Champlain où Samuel de Champlain, aidé de dix Français et de 300 Hurons, attaqua le village indien des Oneidas, entouré de palissades, du 10 au 13 octobre 1615.

La nation Oneida est l'une des six nations iroquoises. O-NE-I-TA signifie « peuple de la pierre » ou « pierre vivante ». Les Oneidas affirment être nés de la pierre.

Le village indien situé à cet endroit était entouré d'eau : un étang au nord et un fossé artificiel au sud. Une gouttière en bois entourait le sommet intérieur de la palissade. L'eau y était acheminée pour être utilisée en cas d'incendie.

Champlain fut blessé à deux reprises le deuxième jour de la bataille. Ses hommes construisirent une plateforme mobile en bois d'où ils tirèrent leurs arquebuses, ces premiers fusils que les Indiens appelaient « flèches de fer », dans le village. Ne parvenant pas à vaincre les Oneidas pendant les trois jours de bataille, Champlain se retira. Les troupes s'enfuirent dans les bois et attendirent les renforts attendus de 500 Susquehannocks, qui ne vinrent jamais. Le 16 octobre, Champlain battit en retraite. Cette attaque retourna toute la Confédération iroquoise contre les Français, au cours de la bataille qui s'ensuivit, qui dura cent ans, entre Français et Anglais pour la suprématie du Nouveau Monde.

La bataille qui eut lieu ici en 1615 est considérée par certains comme la plus décisive de l'histoire américaine. Car c'est ici que fut tranchée la question de savoir si l'Amérique au nord du Rio Grande deviendrait un territoire anglais ou français."



Panneau, “Site of Champlain Battle”

5901-5753 Nichols Pond Rd, Canastota, NY 13032

GPS: 43.002700, -75.741700

• Inscription:

« C'est ici que Champlain, aidé par les Hurons, attaqua le village fortifié des Oneidas du 10 au 16 octobre 1615.

Érigé en 1935 par le Département de l'Éducation de l'État. »



Il existe bien sûr des dizaines d'autres statues et stèles au Canada d'aujourd'hui, qui dépassent le cadre de ce bulletin.

Aux États-Unis, plusieurs stèles mentionnent également Champlain, souvent en lien avec ses compagnons. Nous les présenterons donc dans les pages suivantes.

Mais auparavant, nous incluons ce stèle dans l'État du Michigan, témoignant de l'étendue de ses explorations à l'intérieur des terres autour des Grands Lacs.

Exploration du lac Huron, Michigan

Ci-des:

Illustration: Carte des Cinq Grands Lacs du Canada par Jacques-Nicolas Bellin - Michigan State University, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=43449302

• Le lac Huron était à l'origine appelé « Mer Douce » par les explorateurs français.

• Il doit son nom au peuple Huron qui vivait sur ses rives. Il forme la limite orientale de la « Mitten » du Michigan, notamment son « Thumb » caractéristique, parsemé de villes portuaires et abritant la baie de Saginaw.


Panneau “Lake Huron”

Huron Dunes Roadside Park, Millersburg MI 49759

GPS: 45.589750, -84.163500

• Inscription:

Ce lac, cinquième plus grand du monde, fut le premier des Grands Lacs à être découvert par les Blancs. En suivant la rivière des Outaouais, Samuel de Champlain atteignit la « mer d'eau douce » en 1615. Il fallut un demi-siècle aux Français pour comprendre pleinement l'étendue du lac. La navigation sur le lac a connu une croissance fulgurante depuis le voyage solitaire du Griffin en 1679. Une grande partie des rives est restée aussi sauvage qu'à l'époque où les Hurons étaient les seuls voyageurs sur le lac.

« Commission historique du Michigan, site enregistré n° 119 »

Érigé en 1957 par la Commission historique du Michigan. (Panneau n° 119).

Quelques uns des compagnons

de Champlain

(premières expéditions)


Pierre Dugua de Mons

Ci-dessus:

À gauche: Pierre Dugua de Mons (or Du Gua de Monts; c. 1558 – 1628) Images des Archives du Canada., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=117416849

À droite: Statue de Pierre Dugua, Sieur de Mons à Ste-Croix Historic site, Maine https://www.nps.gov/people/pierre-dugua.htm

• Au début, Champlain n'était « que » cartographe. Le véritable chef de l'expédition de 1604 était Pierre Dugua de Mons (aussi connu sous le nom de Du Gua de Monts ; vers 1558-1628), marchand, explorateur et colonisateur calviniste français, qui établit la première colonie française permanente au Canada. Il fut lieutenant général de la Nouvelle-France de 1603 à 1610.

• Né à Royan, dans la province de Saintonge, en France, de Mons soutint Henri IV pendant les guerres de religion et fut récompensé par une pension et le poste de gouverneur de Pons. En 1603, le roi lui accorda les droits exclusifs de colonisation pour l'Amérique du Nord entre 40° et 60° de latitude nord, ainsi que le monopole du commerce des fourrures.

• En 1604, de Mons mena 79 colons à établir une colonie sur l'île Sainte-Croix, dans la baie de Fundy. Après un hiver désastreux marqué par de nombreux décès dus au scorbut, la colonie s'installa à Port-Royal en 1605. La colonie survécut jusqu'en 1607, date à laquelle les objections des marchands conduisirent à la révocation du monopole de Mons, forçant les colons à retourner en France.

• De Mons se concentra ensuite sur la vallée du Saint-Laurent, envoyant Champlain fonder Québec en 1608. Il ne retourna jamais au Nouveau Monde, mais contribua significativement à la création de la première colonie française permanente en Amérique du Nord. Il fut ensuite gouverneur de Pons jusqu'à sa retraite en 1617 et mourut en 1628 au château d'Ardenne à Fléac-sur-Seugne.

François Gravé Du Pont

Ci-dessus:

À gauche: "Samuel Champlain et François Gravé, sieur du Pont, remontent le Saint-Laurent, Honfleur, 15 mars - 20 septembre 1603"

https://francearchives.gouv.fr/pages_histoire/39762

À droite: François Gravé (Saint-Malo, Novembre 1560 – 1629 , ou juste après), dit Du Pont (ou encore Le Pont, Pontgravé...) https://alchetron.com/Fran%C3%A7ois-Grav%C3%A9-Du-Pont

• François Gravé Du Pont (Saint-Malo, novembre 1560 – 1629 ou peu après), dit Du Pont (ou Le Pont, Pontgravé…), fut le mentor de Champlain. Navigateur, commerçant de fourrures et explorateur français en Nouvelle-France, il s'engagea dans la traite des fourrures au Canada, probablement dès 1580. En 1599, il établit un poste de traite à Tadoussac avec Pierre de Chauvin.

• En 1603, Du Pont revint avec Samuel de Champlain, concluant d'importantes alliances avec les Innus montagnais et explorant le fleuve Saint-Laurent. En 1608, alors qu'il tentait d'imposer un monopole commercial, il fut grièvement blessé lors d'un conflit avec des commerçants basques et espagnols, bien que Champlain négocie plus tard la paix.

• Du Pont poursuit ses expéditions commerciales vers le Saint-Laurent de 1608 à 1629. Son fils déserte notamment ses fonctions pour vivre parmi les tribus indigènes, ce qui entraîne divers conflits et réconciliations avec les autorités coloniales entre 1610 et 1611.

Jean de Biencourt, baron de Poutrincourt

&

Claude de Saint-Étienne de la Tour

Ci-dessus:

En haut à gauche Jean de Poutrincourt par Antoine de Pluvinel (1552-1620) - collection privée, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=157294469

En haut à droite: panneau, Castine, Maine 04421petite ville à l'ouest de Bar Harbor, sur la baie de Penobscot (côté est), nommée en l'honneur du baron Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin.

En bas:

Panneau et marqueur, Fort Pentagoet, Castine, Maine, photos par John Stanton 28 Jun 2012

http://www.fortwiki.com/File:Fort_Pentagoet_-_01.jpg

• Jean de Biencourt, baron de Poutrincourt et de Saint Just (1557-1615), noble français, joua un rôle essentiel dans l'établissement des premières colonies françaises en Amérique du Nord. Il participa à l'expédition de Pierre Dugua de Mons en 1604, qui fonda la première colonie sur l'île Sainte-Croix, puis s'installa à Port-Royal, en Acadie, en 1605.

• Nommé gouverneur de Port-Royal en 1606, bénéficiant de droits de traite des fourrures et de pêche accordés par le roi Henri IV, Poutrincourt supervisa la colonie jusqu'au retrait du soutien français en 1607.

• Poutrincourt fit un nouveau voyage en Acadie en 1610, accompagné de son fils Charles de Biencourt de Saint-Just, Claude de Saint-Étienne de la Tour et son fils Charles de Saint-Étienne de la Tour.

Port-Royal fut rétablie et prospéra jusqu'à sa destruction par un raid britannique en 1613.

• Après la destruction de Port-Royal, Poutrincourt retourna au service militaire en France, où il fut mêlé à un conflit dynastique opposant la veuve d'Henri IV, Marie de Médicis, et Henri de Bourbon, prince de Condé. En 1615, Poutrincourt perdit la vie lors d'une bataille pour le contrôle de la ville de Méry, en Champagne.


• Fort Pentagoët était un fort français établi à Castine, dans le Maine, alors capitale de l'Acadie. Il s'agit du plus ancien établissement permanent de la Nouvelle-Angleterre. Fort Pentagoët est également connu sous les noms de Fort Pentagoet, Fort Pentagouet, Fort Castine, Fort Penobscot et Fort Saint-Pierre.


Panneau, “Fort Pentagoet”

Pentagoet Park, 131 Perkins St, ME 04421

GPS: 44.384627, -68.803350

• Inscription (extraits):

« À l'origine un poste de traite, construit pendant l'hiver 1613 par le sieur Claude de Turgis de la Tour. Il devint [...] le premier établissement permanent de la Nouvelle-Angleterre [...]. restitué à la France par le traité de Saint-Germain et par la force des armes en 1635. Il fut entièrement reconstruit par le sieur Charles de Menou d'Aulnay de Charnizay (1636-1645) qui en fit l'une des plus grandes et des plus redoutables fortifications du Nouveau Monde, qu'il nomma Fort Saint-Pierre [...] Sous la domination de la France 1613-1628, 1635-1654, 1670-1674, 1676-1745 [...] Il devint le siège du gouvernement de l'Acadie en 1670 et, quatre ans plus tard, la province de Nouvelle-Hollande, dont la prise par le baron de Saint-Castin, en novembre 1676, mit fin à l'autorité hollandaise en Amérique [...] reconstruit beaucoup plus petit en 1677 par le baron Jean-Vincent d'Abbadie de Saint Castin, désormais connu sous le nom de Fort de Castin [...] fut finalement démoli par les fils de Castin (1745) pour empêcher son passage sous contrôle anglais. La localité resta ainsi en possession jusqu'en 1760 [...] »


Mathieu de Costa

Le premier Noir libre de

la Nouvelle France

&

Le Rev. Père Nicolas Aubry

Perdu dans l'immensité

Above:

Left: Mathieu da (or de) Costa working as interpreter for Champlain,

https://cdnhistorybits.wordpress.com/2015/07/28/spotlight-mathieu-da-costa/

Right: Mathieu De Costa is believed to be the first person of African descent to arrive in Canada and is now featured on a Canada postage stamp.

https://www.barrierestarjournal.com/life/2017-black-history-stamp-commemorates-mathieu-da-costa-5571071

The first free black man in Canada:


• Mathieu da Costa (aussi appelé de Coste dans les documents français, ou d'Acosta) (fl. 1589–1619) était un Afro-Français membre de l'équipe d'exploration dirigée par Pierre Dugua, sieur de Monts, et Samuel de Champlain. Ils ont voyagé de France vers le Nouveau Monde au début du XVIIe siècle. Il est reconnu comme le premier Noir libre à avoir posé le pied sur le territoire actuel du Canada.

• Les informations disponibles sur Mathieu da Costa sont limitées. On pense qu'il avait des ancêtres partiellement africains et qu'il était un homme libre apprécié des explorateurs pour sa maîtrise de plusieurs langues. De nombreux métis afro-portugais faisaient partie de la génération créole de l'Atlantique, servant souvent comme marins ou interprètes. On pense qu'il parlait plusieurs langues, dont le néerlandais, l'anglais, le français, le portugais, le mi'kmaq et le pidgin basque, une langue couramment utilisée par les peuples autochtones pour le commerce.

• En février 1607, Mathieu da Costa se trouvait à Amsterdam, en Hollande. Il semble que les Hollandais aient capturé les navires de Pierre Du Gua de Monts près de Tadoussac, sur le fleuve Saint-Laurent, lors d'un conflit commercial, et qu'ils aient également capturé Mathieu. Sa capture suggère que ses compétences ont été cruciales pour établir des liens entre les Européens et les Premières Nations du Canada. On pense qu'il a été kidnappé.

• Des archives françaises indiquent que da Costa travaillait pour les dirigeants de Port-Royal en 1608. La même année, il fut engagé par Pierre Du Gua de Monts pour trois ans. Il est probable que Da Costa ait accompagné Du Gua de Monts et Samuel de Champlain lors de certains de leurs voyages en Acadie et dans la région du Saint-Laurent. Cependant, en 1609, il est mentionné qu'il se trouvait à Rouen, en France, puis incarcéré au Havre, en France, en décembre. On ignore s'il s'est rendu au Canada cette année-là. Les activités de Du Gua au Canada se poursuivirent jusqu'en 1617.


Le statut de libre citoyen de Da Costa et son rôle professionnel d'interprète le distinguaient nettement de l'expérience typique de nombreux Africains des Amériques à cette époque. Son histoire représente un aspect important, mais souvent négligé, de l'histoire coloniale nord-américaine des débuts, montrant que tous les Noirs de cette période n'étaient pas esclaves.


• Des rues de Montréal, de Québec et d'Halifax portent le nom de Mathieu da Costa, tout comme une école primaire francophone de Toronto. Mais surtout, Postes Canada a créé un timbre à son effigie.


Deux prêtres catholiques et un pasteur protestant parmi les premiers colons :


• Le père Nicolas Aubry était un prêtre catholique français qui fut l'un des trois membres du clergé accompagnant Pierre Dugua, sieur de Monts, lors de son expédition de colonisation en Acadie en 1604. Le contingent religieux comprenait également un autre prêtre catholique désigné pour exercer le ministère de la paroisse projetée à Port-Royal, ainsi qu'un pasteur protestant, reflet des tensions religieuses du début du XVIIe siècle en France.

• L'expédition, qui comprenait le célèbre cartographe Samuel de Champlain et 77 autres colons, fut l'une des premières tentatives européennes soutenues d'établissement d'une colonie permanente dans ce qui allait devenir les provinces maritimes du Canada.

• L'expérience la plus marquante d'Aubry en Acadie fut une épreuve de survie éprouvante : il se perdit dans les forêts denses entourant la baie Sainte-Marie, dans l'actuelle Nouvelle-Écosse. Pendant saisir des jours exténuants, il a survécu seul dans la nature, se nourrissant probablement de baies et de racines tout en luttant contre le froid et les animaux sauvages, jusqu'à ce qu'un pêcheur le sauve des rives de la baie de Fundy.

• Après s'être remis de cette expérience traumatisante, Aubry est retourné en France, probablement en ayant assez de la vie coloniale dans le difficile Nouveau Monde. Les archives historiques de sa vie deviennent par la suite rares, la dernière référence documentée à Nicolas Aubry apparaissant en 1611, laissant son destin ultime inconnu de l'histoire.

• L'histoire n'a pas enregistré le nom de l'autre prêtre catholique, ni du pasteur protestant, hormis de fréquentes altercations entre eux lors de la traversée de l'Atlantique...

Etienne Brulé

"Le Christophe Colomb des Grands Lacs"

Ci-dessus :

À gauche : Panneau « La Grande Cataracte », Niagara Falls, NY

Photo : TC © ASSFI 2024

À droite : Étienne Brûlé à l’embouchure de la rivière Humber, par F. S. Challener, Huile sur toile, 166,4 cm x 135,9 cm, Collection d’œuvres d’art du gouvernement de l’Ontario, 619849

https://www.archives.gov.on.ca/en/access/franco-ontarian.aspx

• L'explorateur français Étienne Brûlé (souvent écrit Brulé, ou Brule, vers 1592 – vers juin 1633) fut le premier Européen à franchir le fleuve Saint-Laurent. On le surnomma le « Colomb des Grands Lacs ». Brûlé devint interprète et guide pour Samuel de Champlain, qui l'envoya plus tard en mission d'exploration. Brûlé visita probablement quatre des cinq Grands Lacs : le lac Huron, le lac Supérieur, le lac Érié et le lac Ontario, et peut-être aussi le lac Michigan. Il vécut 20 ans avec les Hurons et fut le premier Européen blanc à mener à bien ces expéditions à travers l'Amérique du Nord. Il mourut massacré par une tribu huronne qui l'avait initialement accueilli parmi elle.


• Voici une sélection de monuments commémorant cet éclaireur intrépide au service de Champlain :


Panneau, “The Village of Charlotte”

366-384 River St, Rochester, NY 14612

GPS: 43.249389, -77.611944

• Inscription (extraits):

[...] « Bien que le port de la Genesee soit devenu le port de Rochester, Charlotte, au bord du lac, conserve son atmosphère de « village ».

1000-1800, les Amérindiens chassent et pêchent le long des rives de la Genesee.

1612, Étienne Brûlé, éclaireur de Champlain, est le premier homme blanc à visiter le pays de Genesee.

1669, l'explorateur Robert de la Salle arrive dans la baie d'Irondequoit à la recherche d'une route vers la vallée de l'Ohio. [...]

1816, Lesueur dessine le port et le hameau de Charlotte. » [...]


Panneau, “The Great Cataract of Niagara”

Niagara Scenic Parkway, Niagara Falls, NY 14304

GPS: 43.077650, -79.016300 

• Inscription (extraits):

"Premiers visiteurs européens:

La rivière Niagara, avec ses chutes majestueuses et ses rapides, était bien connue des Amérindiens. La renommée de sa majesté parvint aux explorateurs et soldats européens venus en Amérique du Nord. Malgré leur mission, explorateurs et soldats prirent le temps d'admirer ce spectacle aquatique.

1615 : Étienne Brûlé, un explorateur français, fut peut-être le premier Européen à admirer les chutes et la gorge. [...]

Érigé par Seaway Trail, Inc."


Panneau “Lake Superior”

Sand Dunes Dr, Mohawk, MI 49950

GPS: 47.444133, -88.216850 

• Inscription (extraits):

"Le lac Supérieur a été découvert en 1629 par l'explorateur français Brûlé. C'est la plus grande étendue d'eau douce au monde. Son eau est chimiquement pure. Sa superficie est de 80 000 km² ; ses côtes s'étendent sur 2 400 km ; sa longueur maximale est de 560 km ; sa largeur maximale est de 257 km ; sa profondeur maximale est de 400 mètres ; il se situe à 183 mètres au-dessus du niveau de la mer ; il est à environ 6,4 mètres au-dessus du lac Huron… […]

…Les cargos que vous voyez passer par ici transportent chaque saison un tonnage supérieur à celui des canaux de Panama, de Kiel et de Suez réunis.

« Érigé en 2012 par la Commission des routes du comté de Keweenaw."

Le testament de Champlain

et

Le mystère de sa sépulture

Ci-dessus:

En haut à gauche: Testament de Samuel de Champlain fait à Québec le 17 novembre 1635, première page. Cette photo a été transférée à Wikimedia Commons par les Archives Nationales dans le cadre d'une coopération avec Wikimédia France, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=35203007

En haut à droite: Buste de Samuel de Champlain, Place du Canada, 75008 Paris, près du Grand-Palais

48.865100, 2.310700. Photo: TC © ASSFI 2017

E bas: Panneau à la Basilique-Cathédrale Notre Dame de Québec. Photos: TC © ASSFI 2020

• Inscription:

"Pendant l'occupation anglaise par les frères Kirke de 1629 à 1632, Champlain promet de faire bâtir une chapelle « si on recouvrait le pays». Dès son retour à Québec, il ordonne la construction d'une chapelle en bois. En 1635, son corps y a peut-être reposé avant d'être déplacé vers une autre chapelle nommée« Chapelle de Champlain », construite en 1636. En 1640, un incendie détruit les deux chapelles et le presbytère. Depuis le XIXe siècle et jusqu'à tout récemment, des chercheurs et des archéologues, amateurs et professionnels, ont sans succès recherché le tombeau de Champlain.”

L'œuvre de Champlain

Ci-dessus :

À gauche : Astrolabe marin, ayant probablement appartenu à Champlain, fabriqué en France en 1603 et découvert en Ontario en 1867. Par Pierre5018 - Travail personnel, CC BY-SA 4.0.

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=80838782

À droite : Samuel de Champlain, Nepean Point, Ottawa par Hamilton MacCarthy, par D. Gordon E. Robertson - Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9692638

Comme indiqué précédemment, les nombreux sites canadiens commémorant Champlain dépassent le cadre de notre Bulletin. Néanmoins, nous ne pouvons quitter ce grand homme sans résumer l'immense travail qu'il a accompli dans le Nord, jusqu'à son décès le jour de Noël 1635 à Québec.


• Après son accession à l'administration de la Nouvelle-France vers 1612, Samuel de Champlain se consacra à l'établissement d'une présence française permanente en Amérique du Nord par une colonisation et une exploration systématiques. Il fonda Québec en 1608, qui devint la capitale et la pierre angulaire de la Nouvelle-France, et travailla sans relâche au développement des relations commerciales avec les peuples autochtones, en se concentrant particulièrement sur le lucratif commerce des fourrures. Champlain mena de nombreuses expéditions à l'intérieur des terres, cartographiant de vastes territoires, dont la région des Grands Lacs, et nouant des alliances avec divers groupes autochtones tels que les Hurons, les Algonquins et les Montagnais, même si ces alliances entraînèrent également les Français dans des conflits avec la Confédération iroquoise.


• Tout au long de son mandat jusqu'à sa mort en 1635, Champlain fut confronté à des défis constants, notamment un soutien financier limité de la France, des hivers rigoureux, des épidémies et des guerres incessantes. Il s'efforça d'attirer des colons et d'établir des communautés agricoles durables, bien que la population de la Nouvelle-France fût faible par rapport aux colonies anglaises du sud. Champlain encouragea également l'œuvre missionnaire catholique auprès des peuples autochtones et tenta de créer une société mêlant cultures française et autochtone. Ses cartes détaillées, ses journaux et ses observations ethnographiques des peuples autochtones devinrent des documents historiques inestimables. À sa mort, le jour de Noël 1635 à Québec, Champlain laissa derrière lui les fondations de ce qui allait devenir l'empire colonial français en Amérique du Nord, ayant transformé la Nouvelle-France, autrefois poste commercial précaire, en une présence coloniale plus solide.

Héritage

Ci-dessus:

En haut à gauche: Champlain. George A. Reid, c. 1908. Library and archives Canada

Illustration: Library and Archives Canada/MIKAN 2896499

En haut à droite : Champlain serait sans doute assez fier de ce que les Québécois ont réalisé. Vue du centre-ville de Montréal depuis le parc du Mont-Royal, prise le 31 août 2023. Par Vreee - Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=144334755

En bas : Timbres postaux des États-Unis et du Canada émis conjointement

https://learninglab.si.edu/collections/pre-1776-us-history-through-the-national-postal-museum/LIxCYwV1BfSP26eQ

« Samuel de Champlain fut l'un des plus grands pionniers, explorateurs et colons de tous les temps… le plus polyvalent des fondateurs coloniaux d'Amérique du Nord ; à la fois marin et soldat, écrivain et homme d'action, artiste et explorateur, dirigeant et administrateur. » – Historien Samuel Eliot Morison, « Samuel de Champlain : Père de la Nouvelle-France », Little, Brown & Company, 1972


L'héritage durable de Champlain


• De nombreux sites et monuments portent le nom de Champlain, personnage clé de diverses régions de l'Acadie, de l'Ontario, du Québec, de l'État de New York et du Vermont. Surnommé le « Père de la Nouvelle-France » et le « Père de l'Acadie », son importance historique demeure d'actualité.


Il existe trop de lieux et de monuments au Canada pour les énumérer tous. Rien qu'aux États-Unis :


Sites géographiques :

• Lac Champlain, vallée Champlain, lacs du sentier Champlain, État de New York

• Mont Champlain, parc national d'Acadia, Maine

Infrastuctures and routes:

  • Lake Champlain Bridge, NY-VT
  • Champlain Avenue Patchogue, NY, USA
  • Champlain Avenue West Hempstead, NY, USA
  • Champlain Square Teaneck, NJ, USA
  • Champlain Drive Hopewell Junction, NY, USA
  • Champlain Road Carmel Hamlet, NY, US

Villes:

  • Champlain, NY

Education:

  • Champlain College, Burlington, Vermont

US Navy ships:

  • USS Lake Champlain (1917): navire de transport de 1918 à 1919.
  • USS Lake Champlain (CV-39): Porte-avions de la classe Essex de 1945 à 1966.
  • USS Lake Champlain (CG-57): Un croiseur lance-missiles de classe Ticonderoga en service de 1988 jusqu'à son désarmement en septembre 2023.

Commercial/Hospitality:

  • Hotel Champlain Burlington, Curio Collection by Hilton in Burlington, Vermont

Monuments & Statues:

  • Statues à Plattsburgh NY, Isle La Motte VT, Burlington, VT, Ticonderoga NY, Burlington, NY
  • Phare et mémorial à Crown Point, NY

Organizations::

  • The Champlain Society (Société de publications historiques)

Timbres:

  • Timbre commémoratif conjoint US-Canada (2006)


• Les monuments commémoratifs couvrent un vaste territoire et illustrent les différentes façons dont les communautés ont choisi d'honorer l'héritage de Samuel de Champlain, des sites naturels aux établissements d'enseignement en passant par les monuments publics.


Ah, et ces cartes !… La quantité de détails et le travail considérable qu'elles représentent sont tout simplement époustouflants. Nous vous invitons à cliquer sur chacune de nos illustrations sélectionnées pour y accéder en grand format. Essayez celle-ci:

Above:

Geographical Map of New France Made by Mr. de Champlain of Saintonge, Ordinary Captain for the King's Navy, Champlain, Samuel de, 1567-1635 Creator, Pelletier, David Engraver, Paris, 1612, Library of Congress online catalog, https://lccn.loc.gov/2021668652

Extraits de la notice de commentaire de la Bibliothèque du Congrès :

« Nous vous présentons ici la magnifique carte du pays que Champlain a montrée au roi. [...] En 1612, Champlain la fit graver pour l'inclure dans son récit de voyage, publié par Jean Berjon l'année suivante. Orientée vers le nord magnétique (celui de la boussole) plutôt que vers le nord géographique (indiqué par la ligne oblique qui traverse la carte), la carte met en évidence les lieux visités par Champlain, notamment les côtes de Terre-Neuve et de l'Acadie (aujourd'hui la Nouvelle-Écosse), ainsi que le fleuve Saint-Laurent et ses principaux affluents. [...]

La carte indique également les zones habitées par différentes tribus amérindiennes à l'époque : les Iroquois au sud du lac Champlain, les Montagnais sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, les Algonquins sur la rivière des Outaouais, les Etchemins et les Souriquois sur la côte atlantique, et les Hurons dans la région des Grands Lacs. Sur la bordure inférieure, ainsi qu'ailleurs sur la carte, figurent des représentations de plantes, de fruits, de légumes et de la mer. Des animaux illustrent les richesses inexploitées de ce territoire revendiqué par les Français. Deux couples amérindiens sont également représentés dans des poses typiques de l'époque."


DEUXIÈME PARTIE


Hommage aux Volontaires Américains

qui ont rejoint le Lafayette Flying Corps :


Nous poursuivons notre série entamée en octobre 2023 avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur : 

https://conta.cc/3Qz0Xjl (version originale en anglais)

https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)


Ce mois-ci, nous rendons hommage à un autre volontaire qui s'est battu pour la liberté et la démocratie :


Sergent Edward J. Loughran

"Mort Pour la France"

18 février 1918

Minaucourt-le-Mesnil-les-Hurlus,

Département de la Marne, France


Ci-dessus :

En haut à gauche : Source : « Le Corps d'aviation Lafayette : les volontaires américains dans l'aviation française pendant la Première Guerre mondiale », par Dennis Gordon. Histoire militaire Schiffer, Atglen, PA : 2000. Page 284.

En haut à droite : Livret militaire, https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m005239f4b618961/5242befe312ce. Au milieu à gauche : Photo d’identité de 1916, ajoutée par Rachel Reeves Wilson, https://www.findagrave.com/memorial/175355703/edward-james-loughran

Au milieu à droite : Extrait du Daily Arkansas Gazette, 24 février 1918.

En bas à gauche : Nécropole nationale de Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus, Marne. Photo de Lomita - Travail personnel, CC BY-SA 4.0. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=61537647

En bas à droite : « Trouvé au verso d'une coupure de presse de l'Administration alimentaire du comté de Randolph, Arkansas, et partagé ici pour la descendance de la famille survivante de ce pilote. Merci pour votre service, Edward. » Commentaire et photo ajoutés par Eric Jelle le 13 juin 2017, https://www.findagrave.com/memorial/175355703/edward-james-loughran

• Edward J. Loughran est né en 1893 à Harlem, dans l'État de New York, de James Patrick Loughran, tenancier de saloon. Issu d'une famille nombreuse, Loughran a eu peu de possibilités d'éducation. Ses frères et lui ont commencé à travailler très jeunes. Au début de la Première Guerre mondiale, il a été employé comme ouvrier ferroviaire aux côtés de son frère Edward à Desoto, au Kansas.

• Loughran a quitté le Kansas pour s'engager dans la Grande Guerre. Il a servi six mois dans la Croix-Rouge américaine en France avant de s'engager dans le Service aéronautique français le 20 mars 1917. Du 27 mars au 26 octobre 1917, il a fréquenté l'école d'aviation d'Avord, Pau, et le G.D.E. Il a obtenu son brevet sur avion Caudron le 31 août 1917.

• Le 29 octobre 1917, le caporal Loughran fut affecté au front avec l'escadrille Spad 84. Il vola avec assiduité au sein de cet escadron, sautant même ses permissions, jusqu'à sa mort au combat le 18 février 1918, au sud-est de Minaucourt.

• Ce jour-là, alors qu'il revenait d'une patrouille de reconnaissance matinale, le SPAD du sergent Loughran fut attaqué par trois chasseurs ennemis. Au cours du combat, Loughran fut blessé, mais parvint à atteindre le territoire allié et entama une descente normale. Cependant, à seulement 500 mètres du sol, son appareil piqua du nez et s'écrasa violemment juste derrière les défenses françaises au sud de Minaucourt.

• Le corps du sergent Loughran fut récupéré de son avion et inhumé au cimetière militaire du Mont Frenet. Il avait 24 ans à sa mort.

• En 1928, sa dépouille fut transférée au monument du Lafayette Flying Corps à Marnes-la-Coquette, près de Paris.

TROISIÈME PARTIE


NOUVELLES, ANNONCES ET DATES À RETENIR


Album de photos

 Tournée d'adieu du bicentenaire Lafayette 


Sélection d'événements en juillet 2025


General Lafayette dans le

New Jersey, Maryland, Pennsylvania


Toutes les photos et légendes:

https://www.facebook.com/AmericanFriendsofLafayette

Lafayette, Champion des Droits de l'Homme

Symposium à Morris County Library

Whippany, N.J.

14 juillet 2025

Le Symposium Lafayette 200…

Et ce que le défenseur des droits humains pourrait dire en 2025


La première partie présente Alan R. Hoffman, président des Amis américains de Lafayette (AFL), l'association à but non lucratif qui a organisé une reconstitution de 13 mois de la tournée d'adieu de Lafayette de 1824-1825.

Lafayette a réussi à obtenir l'affranchissement de James Armistead, agent double de la Révolution américaine, et l'a accueilli publiquement, un geste très inhabituel à l'époque, explique Hoffman.

https://youtu.be/56-kBo-NZq0

La deuxième partie commence par « Un sanctuaire pour les droits de l'humanité » : Lafayette et les droits de l'homme, une conférence de Diane Windham Shaw, conservatrice émérite des collections Lafayette au Lafayette College.

Shaw explique comment une tribu amérindienne de l'Alabama a accueilli Lafayette comme un « Père blanc » et un « Envoyé du Grand Esprit ». Il était également un « proto-féministe », précise Shaw, et il a incité la France catholique à étendre les droits des protestants et des juifs.

https://youtu.be/kdKNjUl1MbI

« Je demanderai l'abolition de la peine de mort », écrivait Lafayette en 1830, « jusqu'à ce que l'infaillibilité du jugement humain me soit démontrée. »

L'intervention de Shaw est suivie, dans la vidéo, d'une table ronde animée et d'une séance de questions-réponses avec le public. L'intervenante Leslie Bramlett, qui incarne la cuisinière esclave Hannah Till, explique que Washington a promis de libérer Till à la fin de la guerre, en guise de garantie qu'il ne serait pas empoisonné.

L'intervention de Diane Shaw est suivie d'une table ronde vers la 33e minute, lorsque Wendy York présente le présentateur Chuck Schwam, directeur exécutif de l'AFL.

Article complet : https://morristowngreen.com/.../video-the-lafayette-200.../

Text: The American Friends of Lafayette


Note de clarification : James Armistead était un esclave afro-américain qui a servi comme agent double pour l'armée continentale pendant la guerre d'indépendance. Il a fourni des renseignements cruciaux tout en prétendant espionner pour le compte des Britanniques. Il n'était pas l'esclave de Lafayette.



Lafayette Visite Chadds Ford, PA

26 juillet 2025

Le quartier historique de Rock Ford a célébré lundi la Journée Lafayette en souvenir de la visite de Lafayette à la fille du général Edward Hand, en juillet 1825. Hand, médecin devenu général de brigade dans l'armée américaine, commandait une brigade d'infanterie légère sous les ordres de Lafayette pendant la guerre. L'événement de lundi comprenait l'arrivée d'un interprète historique incarnant Lafayette – accueilli dans sa calèche sous une reconstitution d'un arc de triomphe de 1825 – ainsi que des spectacles de fifres et tambours, des présentations historiques, des reconstitutions historiques, de la musique, des activités pour enfants et bien plus encore.

La tournée Lafayette200, qui traverse 24 États américains et fait écho à la visite de Lafayette en 1825, se poursuit dans le Maryland après la cérémonie d'adieu du comté de Lancaster qui s'est tenue aujourd'hui au domaine de Drumore à Pequea.

Article complet et source : https://lancasteronline.com/.../collection_7db9beaf-9025...

Vidéo : https://www.facebook.com/reel/1265729658398137

Photos par Denise Tuft - Texte: The American Friends of Lafayette


Lafayette à Brandywine Battlefield

26 juillet 2025

Samedi, nous avons commémoré le retour de Lafayette sur le champ de bataille de Brandywine, le 26 juillet 1825, où il fut blessé lors de la bataille de Brandywine le 11 septembre 1777.

La journée a débuté à 11 h par un programme spécial, incluant une apparition de Lafayette lui-même, suivi d'une promenade patrimoniale sur le lieu même où il fut blessé alors qu'il combattait aux côtés des troupes américaines.

Plus tard dans la journée, comme en 1825, nous avons honoré sa visite à West Chester, où Lafayette avait été accueilli par un dîner somptueux. Ce fut une journée riche en souvenirs, en réflexion et en souvenirs de la guerre d'Indépendance.

Photos de Morgaine Mary Beck et Missy Smith

Voir la vidéo : https://www.facebook.com/reel/1101622738566781

THORNBURY — Le samedi 26 juillet, 200 ans plus tard, après une grande tournée en 1824-1825, le général Marquis de La Fayette retourna triomphalement dans le comté de Chester et visita l'endroit où il avait été blessé pendant la guerre d'Indépendance à la bataille de Brandywine. Plus tard dans la journée, il visita West Chester.

Randell Spackman, propriétaire terrien de Thornbury Farm pendant la guerre d'Indépendance et reconstituteur, fit visiter l'endroit où le général français La Fayette, âgé de 19 ans, fut probablement blessé au mollet gauche, mais réussit néanmoins à mener les troupes en sécurité lors d'une retraite victorieuse, lors d'une tentative perdue pour l'armée de Washington lors de la plus longue et la plus importante bataille terrestre de la Révolution américaine.

Michael Halbert a interprété La Fayette à Thornbury Farm, où les troupes britanniques s'étaient rassemblées le 11 septembre 1777, devant un public d'environ 350 passionnés d'histoire.

Text: The American Friends of Lafayette

Hommage au passé à Brandywine !

Un moment fort : Lafayette a reçu la Médaille du service distingué de Pennsylvanie, accompagnée d'une citation officielle du gouverneur Josh Shapiro et de l'adjudant général Pippy, reconnaissant son héritage durable et son service pendant la Révolution américaine.

Le brigadier-général McGovern a remis la médaille aux côtés de Chuck et de notre infatigable interprète de Lafayette. La cérémonie s'est ouverte par le serment d'allégeance, nous inspirant des valeurs pour lesquelles Lafayette a combattu.

Text: The American Friends of Lafayette


Lafayette à Parkesburg, PA..

27 juillet 2025

Le dimanche 27 juillet, les rues de Parkesburg, en Pennsylvanie, ont vibré au rythme de l'esprit révolutionnaire lors du défilé du bicentenaire de Lafayette !

De Valley Road à Main Street, les spectateurs se sont rassemblés pour assister à l'arrivée triomphale de Lafayette en calèche, retraçant son périple historique de 1825 à travers la ville autrefois connue sous le nom de Fountain Inn.

La foule était massée dans les rues tandis que Lafayette saluait le public, prononçait un bref discours et était chaleureusement accueilli par des personnalités locales de 1825, le colonel Joseph McClellan et son épouse, Keziah Parke McClellan.

Les invités se sont réunis aux Historic White Chimneys de Gap, en Pennsylvanie, pour un thé Lafayette raffiné et mémorable, en hommage au marquis et à sa visite dans la région en 1825.

Les participants ont profité d'un après-midi agréable composé de sandwichs, de scones, de pâtisseries et du Lafayette Spritzer signature, le tout servi sur fond de musique d'époque et d'histoire vivante.

Lafayette est arrivé pour réchauffer le cœur. Applaudissements, suivis des remarques du marquis et de son épouse, Adrienne. Les invités ont également rencontré Amos Slaymaker, hôte de 1825, et ont pu découvrir une exposition historique présentée par la municipalité de Salisbury.

L'événement s'est conclu par une cérémonie de remise de canne et une procession, marquant le départ de Lafayette pour Lancaster, comme il l'avait fait il y a 200 ans.

Photos : Morgaine Mary Beck

Text: The American Friends of Lafayette


Lafayette à Lancaster, PA.

27 juillet 2025

Le dimanche 27 juillet, l'histoire a pris vie au parc de la Tour Lafayette et à la compagnie de pompiers de Lafayette à Lancaster, en Pennsylvanie, sur le terrain même où le général Lafayette a passé les troupes en revue en 1825 !

La foule s'est rassemblée pour assister à l'arrivée solennelle de Lafayette, suivie de discours émouvants, de remarques du marquis lui-même et d'une inspection solennelle des troupes en l'honneur de l'événement original.

Les invités se sont ensuite rendus à la caserne des pompiers pour des expositions historiques et des rafraîchissements, comme des milliers de personnes l'avaient fait pour accueillir ce héros de la liberté il y a deux siècles.

Photos de Morgaine Mary Beck.

Text: The American Friends of Lafayette

Le dimanche 27 juillet, les invités ont plongé dans l'élégance de 1825 lors du dîner aux chandelles et du bal d'époque du bicentenaire, organisés dans le bâtiment Trust46 magnifiquement restauré de Lancaster, en Pennsylvanie.

La soirée a débuté par un cocktail, suivi d'un dîner aux chandelles d'inspiration française, préparé par l'ancien chef de la Maison-Blanche, John Moeller, un hommage mérité à l'héritage de Lafayette.

Les invités ont ensuite dansé toute la nuit lors d'un élégant bal d'époque, animé par la meneuse de danse country anglaise Jenna Simpson, sur des musiques de Mara Shea, Kathy Talvitie et Bob Pasquarello.

Ce fut une soirée placée sous le signe de l'histoire, de l'élégance et de la célébration, tout comme Lancaster a honoré Lafayette il y a 200 ans.

Bravo aux formidables bénévoles qui ont organisé cet événement ! C'est exceptionnel !

Photos de Morgaine Mary Beck.

Text: The American Friends of Lafayette

Le lundi 28 juillet, la salle de concert Steinman du Ware Center a vibré au rythme de la musique, de l'émotion et de l'esprit révolutionnaire lors de « Une soirée d'été avec Lafayette ».

Cette performance puissante a mis en scène la vie et l'héritage de Lafayette, avec l'Allegro Orchestra, le Gospel Choir, le MFE Community Choir, le Central York Fife & Drum Corps et un invité spécial, James Wolpert, originaire de Lancaster.

À travers des récits et des chansons, le public a rencontré des personnalités clés du parcours remarquable de Lafayette et a été témoin d'un hommage sincère à son influence durable sur la liberté et l'amitié entre les nations.

Photos : Morgaine Mary Beck.

Text: The American Friends of Lafayette

Lafayette à Port Deposit, MD.

29 juillet 2025

Le mardi 29 juillet, le centre-ville de Port Deposit a accueilli le retour du général Lafayette, 200 ans après sa tournée d'adieu historique dans la région en 1825.

Interprété par Ben Goldman, Lafayette est arrivé sur la place centrale comme il y a deux siècles, à l'âge de 67 ans ! Il était escorté depuis Lancaster par Chuck Schwam, directeur exécutif des Amis américains de Lafayette.

L'après-midi a débuté par une performance entraînante de l'ensemble de la Garde nationale du Maryland, préparant le terrain pour cette reconstitution émouvante.

« Cette étape est importante », a déclaré Bill Baron, président de l'événement de Port Deposit. « Lafayette a parcouru plus de 9 600 kilomètres en 1824-1825 et a tenu à passer par le comté de Cecil et Havre de Grace à la demande des habitants. »

L'héritage de Lafayette fut commémoré avec l'admiration autrefois réservée aux célébrités : « Plus de 80 000 personnes sont venues le voir à New York », a noté Baron. « Il était une véritable rock star de son époque. »

Text: The American Friends of Lafayette


Lafayette à Havre de Grace, MD.

29 juillet 2025

"Le général marquis de Lafayette revient à Havre de Grace à l'occasion du bicentenaire de sa première visite, le mardi 29 juillet.

Par Brian T. Krista | bkrista@tribpub.com | Baltimore Sun Media

Plus de photos de Lafayette au phare de Concord Point. Les Amis américains de Lafayette - Merci à Pat Venturino Photography - Venture Photos."

Text: The American Friends of Lafayette

À NOTER DANS L'AGENDA

Bicentenaire de la Tourné d'Adieux

de Lafayette


River Edge, N.J.

24 août 2025

Société historique de Bergen County:

L’invité de la nation : Retour du général Lafayette, 1824-1825

Célébration et commémoration du retour de Lafayette aux États-Unis, lors de sa tournée des 24 États à l’invitation du président Monroe, avec notamment une visite à la tombe du général Enoch Poor à Hackensack.

L’événement aura lieu au Historic New Bridge Landing le 24 août 2025, de 13 h à 16 h 30.

Contes et chansons avec les Enslow, nouvelles expositions et cuisiniers en cuisine.

1201 Main Street, River Edge, NJ

Consultez notre site web pour plus d’informations : www.bergencountyhistory.org


La Grange, Georgie,

5 septembre 2025

De la part du Comité de Géorgie, Amis Américains de Lafayette

L'Alliance Lafayette vous invite cordialement à une célébration en l'honneur de l'anniversaire du marquis de Lafayette.

Rejoignez le général Nathanael Greene, Adrienne Lafayette et le général Lafayette à LaGrange, en Géorgie, le vendredi 5 septembre à 18h30.

Les billets sont en vente sur ce site web…

https://lagrangeartmuseum.org/happy-birthday-lafayette/

Le weekend final du Bicentenaire

Washington. D.C.

5-7 septembre 2025

Deux événements patriotiques importants sont proposés, gratuits et ouverts au public…

Samedi 6 septembre à 14h00 :

Cérémonie au tout nouveau mémorial de la Première Guerre mondiale à Washington D.C. C'est ici que nous participerons à une cérémonie dans ce nouveau monument spectaculaire de la capitale nationale. Des dignitaires des armées française et américaine seront présents et s'adresseront à l'assemblée. Des descendants de pilotes de l'Escadrille Lafayette seront présents. Nous célébrerons à nouveau l'anniversaire de Lafayette ainsi que l'amitié qui perdure entre la France et les États-Unis. Le mémorial est situé au 1449-1455 Pennsylvania Ave NW.

Cet événement est gratuit et ouvert au public.

Dimanche 7 septembre à 9h15 :

Les Amis américains de Lafayette ont eu droit à un dépôt de gerbe sur la Tombe du Soldat inconnu au cimetière d'Arlington.

Cet événement est gratuit et ouvert au public.

Dimanche 7 septembre à 13h30 :

À Woodlawn Pope-Leighey House, 9000 Richmond Hwy, Alexandria, VA 22309, table ronde avec trois Lafayette ! Déguisés, vous écouterez (et interagirez) avec les trois interprètes Lafayette qui ont assuré l'essentiel de notre travail pendant le Bicentenaire. Ben Goldman, Michael Halbert et Mark Schneider seront tous présents pour discuter des treize derniers mois, alors qu'ils ont suivi les traces de Lafayette (en tant que Lafayette !). Cette discussion promet d'être amusante, instructive et très intéressante, car nous avons trois Lafayette réunis dans une même salle.

Entrée générale :

• 20 $ par adulte, 10 $ par élève (de la maternelle à la terminale).

• Les billets peuvent être achetés en cliquant sur : ICI  

Texte : Chuck Schwam, directeur exécutif et Chairman du Bicentenaire de Lafayette, AFL

Tous les autres événements sont réservés aux membres de l'AFL et nombre d'entre eux affichent complet. Pour plus d'informations, rendez-vous sur : Lafayette200.org

Nouvelles du "Merci Train"

L'histoire de « Merci train » : cliquez ci-dessus ou: https://vimeo.com/18495973


• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du « Train de la Reconnaissance Française », affectueusement appelé « Le Train Merci » (novembre 2022 : « Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français »).

https://conta.cc/3OLtgJ3 (version originale en anglais)

https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)


• Le Merci Train, et l'association 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, gardiennes des différents wagons du « train Merci » dans plusieurs États, organisent divers événements tout au long de l'année. Nous vous invitons à consulter leurs sites web respectifs et à les suivre sur les réseaux sociaux. Nous exprimons notre admiration pour le travail fantastique qu'ils accomplissent et nous sommes honorés de contribuer à le faire connaître.

Nouvelles du Maryland

Ci-dessus :

Le wagon Maryland est exposé sur la plaque tournante de la rotonde du musée ferroviaire B&O. Publié le 15 juin 2024. Par Thomas Dorman

https://www.facebook.com/photo?fbid=7541928765875471&set=pcb.3289158087931328

Ci-dessus :

Un échange très intéressant a eu lieu récemment sur le groupe Facebook. Un membre du groupe a partagé ces schémas montrant comment les autorités militaires planifiaient le transport des troupes et des chevaux vers le front.

« Les trajets entre la caserne et le front pouvant être longs, on pourrait penser que l'état-major préférait que les soldats voyagent assis. Or, il ne s'agissait que de bancs en bois. »


Nous vous invitons à consulter régulièrement les actualités sur Facebook :

https://www.facebook.com/groups/TheMerciTrain

et l'association 40&8 National Box Car Association à:

https://www.facebook.com/groups/natlboxcarassn


Gérés par des historiens et vétérans experts du Merci Train, ces groupes Facebook sont très instructifs. Non seulement ils rendent compte de l'avancement des restaurations, comme celle de l'Utah, mais ils publient également des photos rares, de plus en plus nombreuses, provenant des États-Unis et de France, prises par les descendants des ingénieurs ferroviaires de la SNCF ayant participé au projet du Merci Train. Nous sommes impressionnés par leur attention méticuleuse aux détails historiques. Rien n'échappe à leur œil perçant et leur savoir est encyclopédique !

Félicitations à Alexis Kim et David Knutson pour avoir partagé leur expertise avec les bénévoles de tout le pays.

ANNONCES


Nouvelles du futur musée

Odell Rochambeau Museum

Greenburgh, NY

Un financement public est utilisé pour la construction d'expositions historiques sur la guerre d'Indépendance ; l' association prévoit l'ouverture du musée en 2026 :


L'association Friends of Odell House Rochambeau Headquarters transformera la maison historique, longtemps en ruine, en un musée consacré aux efforts de guerre révolutionnaire de Westchester, grâce à une subvention de l'État de 250 000 dollars obtenue par la cheffe de la majorité au Sénat, Andrea Stewart-Cousins.


Le musée, dont l'ouverture est provisoirement prévue au printemps 2026, à temps pour les célébrations nationales du 250e anniversaire des États-Unis, proposera des expositions réparties dans les dix salles de la maison, offrant aux visiteurs une expérience immersive et éducative, retraçant l'histoire de la maison et son rôle central dans la guerre d'Indépendance.


« J'ai eu le plaisir de débloquer les fonds nécessaires à la réalisation de ce projet de musée visionnaire », a déclaré la cheffe de la majorité au Sénat, Andrea Stewart-Cousin. Ici, à Greenburgh, nous disposons d'un site aussi profondément ancré dans la fondation de notre nation que n'importe quel autre dans le pays, et notre communauté a la chance de pouvoir compter sur des organisations dévouées comme les Amis d'Odell House Rochambeau Headquarters pour protéger ce patrimoine historique remarquable. J'ai hâte de voir ces expositions terminées lorsque le musée ouvrira ses portes au public.


Susan Seal, présidente des Amis de la Maison Odell, a déclaré : "Je suis très reconnaissante au chef de la majorité pour le financement essentiel des expositions du musée. Le sénateur nous soutient avec enthousiasme depuis le début et cette subvention importante nous permet de créer des expositions modernes, interactives et informatives qui captiveront et passionneront les visiteurs".


La Maison Odell date de 1732 et servit de quartier général au général comte de Rochambeau, allié français du général George Washington, pendant la guerre d'Indépendance. C'est là, en 1781, que Rochambeau et Washington élaborèrent le plan de faire marcher les armées continentale et française vers le sud, de New York jusqu'en Virginie, pour affronter les Britanniques. Quelques semaines plus tard, les deux hommes menaient leurs forces à la victoire sur les troupes britanniques à Yorktown, mettant ainsi fin à la guerre et garantissant l'indépendance américaine.


La maison porte le nom du colonel John Odell, soldat révolutionnaire, guide essentiel du général Washington pendant la guerre. Odell acheta la propriété après la fin de la guerre et cinq générations de ses descendants vécurent dans la maison de Hartsdale. Lorsque la ville de Greenburgh en a pris possession en 2020, les travaux de transformation en musée ont commencé.


La restauration de la maison, en cours depuis 2021, est presque terminée, notamment grâce à un financement de plus de 2 millions de dollars du Département des parcs, des loisirs et de la préservation historique de l'État de New York, et à une subvention de 500 000 dollars de la cheffe de la majorité Stewart-Cousins. Le musée abritera les nombreuses reliques et objets historiques que les Amis cataloguent méticuleusement pour des expositions thématiques, avec l'objectif d'ouvrir au public au printemps prochain.


Les représentants du siège des Amis d'Odell House Rochambeau qui ont rejoint la cheffe de la majorité Stewart-Cousins sont : la présidente Susan Seal, le vice-président Tom Hay, la secrétaire Vaneska Pasqua, le co-trésorier David Seal, le directeur de la communication Marc Cheshire, Sandy Morrissey, Ken Jones, Rob Pellegrino, Peter Marcus, Amelia Bucarelli et Bob Hermann.

Texte & Photos: Odell House Rochambeau Headquarters

Point sur la restauration du

Mémorial Lapérouse à Maui, Hawaï

Phase 2

La Pérouse Memorial, Maui, Hawaii

Off Makena Road, Kihei, HI 96753

GPS: 20.600745, -156.419877

Photo: image capture Google maps

• Après deux années, la restauration du Mémorial Lapérouse est enfin terminée ! Grâce au généreux soutien de Marc Onetto, délégué régional du Souvenir Français sur la côte ouest et fervent admirateur de ce grand explorateur, au soutien du Consulat général de France à San Francisco, ainsi qu'à celui de M. Sumner Erdman, propriétaire du ranch Ulupalakua sur lequel le monument est érigé, notre Société a achevé la restauration le 1er juin.

• La structure en pierres de lave s'effondrait et la plaque de bronze était devenue illisible au fil des ans.


Deuxième phase en cours : Plaque interprétative

Nous travaillons actuellement avec un fabricant local de panneaux pour installer une plaque interprétative illustrée expliquant aux touristes qui était Lapérouse, le but scientifique et pacifique de sa circumnavigation de 1786, explorant le Pacifique, l'Alaska et la Californie, et notamment ses relations amicales avec les autochtones de Maui.

Cette plaque est rendue possible grâce à la générosité de Marc Onetto et de Jean-Hugues Monier, membres de notre conseil d'administration.

Une nouvelle inauguration, en présence de M. Laurent Bili, ambassadeur de France aux États-Unis est en préparation.

Communiqué de l'association

Hermione-La Fayette:

L'Hermione, "La Frégate de la Liberté"

Branle-bas de combat!

Photo: © Valerie Toebat, 2015


📢 Manifeste pour sauver L’Hermione

Maintenant ou jamais, il faut relever le défi du financement de la restauration de L’Hermione.

➡️ Elus, dirigeants d’entreprise, institutionnels, personnalités, marins, bénévoles et membres de l’association, les 90 signataires du Manifeste lancent un ultime appel à soutien.


👉 Si VOUS AUSSI, vous adhérez aux valeurs de transmission, de savoir-faire, de patrimoine, de solidarité, et d’humanisme qu’incarne L’Hermione ;

👉 Si VOUS AUSSI, vous défendez l’idée d’une France qui rayonne par-delà les mers, qui partage, qui fait grandir, qui expérimente, qui part à l’aventure, une France qui ose et qui rassemble, cette France dont L’Hermione est le symbole historique vivant ;


➡️ VOUS AVEZ AUSSI LE POUVOIR d’aider à sauver L’Hermione :

* en faisant un don (défiscalisable à 66%) : https://lnkd.in/e73bnWSu

* en devenant mécène ou partenaire de L’Hermione : https://lnkd.in/er9nsd94

* en relayant notre manifeste auprès de votre réseau pour nous aider à toucher nos futurs soutiens.


Rejoignez les voix des signataires, faites résonner cet appel à soutien et contribuez à sauver L’Hermione :


➡️ Lire & partager le manifeste sur LINKEDIN: https://lnkd.in/ek6TKpiQ


➡️ Lire le manifeste sur notre site officiel : https://lnkd.in/eWmppWc8


Nous remercions tous les dirigeants d'organisations civiques et patriotiques américaines qui ont accepté d'ajouter leur nom à la pétition:

Richard A. Azzaro, Co-founder & President, Tomb of the Unknown Soldier Foundation • Thierry Chaunu, President, The American Society of Le Souvenir Français, Inc. • Lynn Briggs, Chairman, Washington Rochambeau Revolutionary Route-New York, Incorporated • Denise Doring VanBuren, Board Chair, The Doughboy Foundation, and Honorary President General, National Society Daughters of the American Revolution • William P. Dunham Jr., past President Mass Lafayette Society • Peter Feinman, Founder & President, the Institute of History, Archaeology, and Education • Daun Frankland, Daughters of the American Revolution, Virginia Chapter • Bonnie Fritz, Treasurer/Secretary, American Friends of Lafayette • Peter C. Hein, Secretary, Lower Manhattan Historical Association • Alan R. Hoffman, President, American Friends of Lafayette • Laura Ingenhuyff, Hawaii • James S. Kaplan, Chairman, Lower Manhattan Historical Association • W. Robert Kelly, Jr., Director, Gloucester (Virginia) Museum of History • Paul Jeffrey Lambert - President Williamsburg-Yorktown American Revolution Round Table • Dr. Patti Maclay, M.D., National Chair, Franco-American Memorial Committee, National Society Daughters of the American Revolution • Terri Mitchell, D.A.R., Franco-American Memorial Committee, National Division Vice-Chair, Northwestern Division • Pierre Oury, Colonel (ret), USAF • Lanny R Patten, Sons of the American Revolution of Pennsylvania, W3R • Michael Wingate Rhodes, Past-president, Richard Henry Lee Chapter, Virginia Society, Sons of the American Revolution • Ambrose M. Richardson, President, Lower Manhattan Historical Association • Mark Francis Schneider, Historian • Chuck Schwam, Executive director, & Bicentennial committee chair, American Friends of Lafayette • Susan & David Seal, Lafayette’65 • Joseph Studlick, Founding Director, Battle of Rhode Island Association • Dr John David Thornley, Alaska • Nicole G. Yancey, Honorary Consul of France in Virginia Emerita

Nouvelles de notre


Sculpture

Antoine de Saint Exupéry & Le Petit Prince


Musée des sciences

Phillip & Patricia Frost

Centre ville de Miami, Floride

Chers amoureux du Petit Prince,


Des générations d'enfants - et avec eux des générations d'adultes - sont tombées sous le charme du Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry depuis sa publication en 1943. Publié dans plus de 600 langues à ce jour, il est le livre de fiction le plus traduit au monde. Des dizaines de plaques et de statues commémorent le Petit Prince qui débarque de sa planète solitaire pour offrir un bouquet de sagesse à celle-ci.


En tant que ville internationale, véritable carrefour des Amériques, Miami mérite bien un monument au Petit Prince, le plus attachant des ambassadeurs culturels de la France.


L'American Society of Le Souvenir Français, Inc. et la France-Florida Foundation for the Arts, deux organisations à but non lucratif (501 (c) 3), proposent une sculpture en bronze de Saint Exupéry et de sa création la plus aimée pour le Phillip and Patricia Frost Museum of Science. La statue sera installée sur l'esplanade près de l'entrée du musée, au cœur du centre-ville de Miami.


La sculpture en bronze grandeur nature conçue par le célèbre artiste Jean-Marc de Pas représentera le pionnier de l'aviation, le héros de la Seconde Guerre mondiale, le poète et le romancier Antoine de Saint Exupéry dans sa combinaison de vol, tenant la main de son « petit bonhomme ». Notre autre sculpture du Petit Prince par Jean-Marc de Pas se trouve en face de Central Park sur la Cinquième Avenue à New York. Elle a connu un succès immédiat auprès du public, qui fait la queue tous les jours pour des "selfies" depuis son inauguration en 2023. Nous espérons qu'il en sera de même à Miami, en particulier dans un musée et un planétarium fréquentés par de nombreuses familles et de jeunes enfants.


Ce projet, un cadeau à l'une des institutions culturelles les plus dynamiques de Miami, a reçu le soutien officiel de S.E. M. Laurent Bili, Ambassadeur de France aux Etats-Unis et de M. Olivier d'Agay, Président de la Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse et petit-neveu de l'auteur du Petit Prince. Au nom de notre Comité d'honneur, nous sollicitons votre aide déductible des impôts pour financer les sculptures, leur transport et leur installation. Notre objectif est de réunir 200 000 dollars et d'organiser une cérémonie d'inauguration en 2026, en présence de représentants de l'État, du comté et de la ville, ainsi que de dignitaires des deux pays.


Tout don de 100 $ ou plus sera dûment reconnu. Les noms des donateurs de plus de 1 000 $ seront gravés sur une plaque qui sera installée à l'intérieur du Musée, selon les niveaux suivants :

Bronze : 1 000 $ à 5 000 $ // Argent : 5 000 $ à 10 000 $ // Or : 10 000 $ à 20 000 $ ; Platine : 20 000 $ ou plus.


À ce jour, nous avons collecté près de $70 000, mais il nous manque encore $80 000 pour terminer la sculpture et l'envoyer à la fonderie. Nous recherchons activement quatre dons d'entreprises de $20 000 !


N'hésitez pas à contribuer selon vos moyens et à nous informer si vous connaissez des organisations ou des particuliers susceptibles de faire un don important.


Nous vous remercions de votre générosité.

Veuillez envoyer votre don (préciser : Petit Prince)

par virement bancaire à l'ordre de 

The American Society of Le Souvenir Français Inc.

TD BANK - 1031 1st Avenue, New York, NY 10022

Routing # 026013673 - Account# 4326011741

ABA number: 031101266 SWIFT Code: NRTHUS33XXX

ou via PayPal:

https://www.paypal.com/donate/?hosted_button_id=WP5E5SCTBTFMN

Annonce du projet

du Monument Rochambeau

Parc Meadowview, Middlebury, Connecticut

2026

Ci-dessus : Représentation du parc mémorial d Rochambeau et ses soldats à Meadowview Park, Middlebury, Connecticut par Tony Falcone. © from https://www.middleburyhistoricalsociety.org/

Le rôle de la ville de Middlebury dans la Révolution américaine


Le projet du monument Rochambeau est une initiative majeure de la Société historique de Middlebury, commémorant un moment charnière de l'histoire de la guerre d'Indépendance américaine dans notre ville.

Coïncidant avec le 250e anniversaire de la Déclaration d'Indépendance et le début de la guerre d'Indépendance, le monument rend hommage aux troupes françaises qui ont traversé Middlebury en 1781 sous le commandement du général Jean-Baptiste de Rochambeau. Leur présence s'inscrivait dans l'alliance franco-américaine cruciale qui a contribué à renverser le cours de la guerre. Plus de 2 000 de ces soldats sont morts au combat pour l'indépendance américaine.

Le monument sera installé à Meadowview Park en 2026.

Ce monument honorera le campement de l'armée française du général Rochambeau à Middlebury du 27 au 30 juin 1781, lors de sa marche historique pour rejoindre le général Washington.


Comme nous l'a écrit Mme Alice DeMartino, secrétaire du conseil d'administration de la Société historique de Middlebury :

« Ce monument se distingue par le fait qu'il ne représente ni un général ni un homme d'État, mais rend hommage aux fantassins français eux-mêmes : les hommes qui ont marché, souffert et, dans bien des cas, sont morts pour l'indépendance américaine. Leur courage et leur sacrifice sont trop souvent négligés. Notre projet comprend une importante collecte de fonds, une sculpture commandée à Tony Falcone et du matériel pédagogique pour le public. »


Nous vous invitons à consulter notre site web dédié pour en savoir plus :

https://www.middleburyhistoricalsociety.org/


Un article plus détaillé et des mises à jour sur ce projet passionnant seront publiés dans nos prochains bulletins. Restez connectés !

Campagne de levée de fonds

Mémorial

en l'honneur des GI's américains

morts pour la libération de Brest

septembre 1944


Inauguration le 16 novembre 2025

Annonce


The American Friends of Lafayette


Reproductions de tableaux

Above: Washington and Lafayette at Mount Vernon, 1784 By Louis Rémy Mignot / Thomas Prichard Rossiter c. 1859. - The Metropolitan Museum of Art, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9526984


Bonjour, ami de Lafayette… J'ai une occasion exceptionnelle à partager avec vous.

Vous souhaitez commémorer le bicentenaire du Grand Tour de Lafayette chez vous ? Les Amis Américains de Lafayette sont très fiers de vous offrir cette opportunité.

Nous sommes heureux d'annoncer aujourd'hui la sortie de tirages giclées historiques de Lafayette. 25 images différentes liées à Lafayette sont disponibles dans trois options d'encadrement (cadre d'archives, toile roulée ou toile encadrée).

Vous trouverez les 25 images et les informations de commande sur ce document de deux pages, accessible en cliquant sur: HERE

Vous pouvez désormais remplir votre maison (ou votre bureau) d'images du passé… de nos héros… accomplissant des actes héroïques !

Merci et vive Lafayette !

Chuck Schwam

Directeur général

Président du comité du bicentenaire

American Friends of Lafayette

NOTEZ VOS AGENDAS


Westfield, New Jersey

17 août 2025

Sixième commémoration annuelle de la Marche vers Yorktown

Dimanche 17 août 2025

12h00 - 16h00

Parc Mindowaskin

385 East Broad Street, Westfield, NJ


Cet événement célèbre l'anniversaire du jour où les troupes continentales et françaises ont traversé Westfield, dans le New Jersey, le 29 août 1781, en route vers Yorktown, en Virginie, où elles allaient combattre, assiéger et forcer la reddition de Cornwallis. Des milliers de soldats, menés par les généraux Washington et Rochambeau, ont traversé le New Jersey en route vers Yorktown en août de la même année, et plusieurs colonnes sont passées par Westfield.


Nous recommandons le blog historique de Nicholas Benevento. Nicholas fait découvrir l'histoire au public grâce à son blog. Ces deux dernières années, il a valorisé l'amitié franco-américaine.

https://beneventoshistoryblog.com/

https://www.facebook.com/profile.php?id=100094160364324

https://www.instagram.com/beneventos_history_blog/

Butts Hill Fort, Plymouth, R.I.

29 Août 2025

Le Comité de restauration du fort de Butts Hill (BHFRC) de l'Association de la bataille de Rhode Island (BoRIA) organisera une cérémonie de dépôt de gerbe avec salut au mousquet à l'occasion du 247e anniversaire de la bataille de Rhode Island, le vendredi 29 août à 19h00, au fort de Butts Hill à Portsmouth, Rhode Island. Nous profitons de ce moment pour nous souvenir et méditer sur les événements de ce jour de 1778. La cérémonie se terminera à 19h30. Le public est invité et un parking sera disponible sur le parking de Wealth Management, en haut de Dyer Street, à proximité de Sprague Street et des courts de tennis du lycée de Portsmouth.

La bataille fut tactiquement infructueuse, les deux camps subissant de lourdes pertes, mais elle se termina finalement par le maintien du contrôle de l'île d'Aquidneck par les Britanniques. La plupart des historiens la qualifient d'« impasse ». Le fort de Butts Hill était le quartier général des forces patriotes sous le commandement du général John Sullivan.

Pertes (approximatives) : Américains : 30 tués, 137 blessés et 44 disparus.

Britanniques, Hessois et Loyalistes : 38 tués, 210 blessés et 12 disparus.

Si vous participez à une reconstitution historique et souhaitez participer, veuillez contacter Jim Stearns, directeur des relations publiques: 

publicrelations@battleofrhodeisland.org

Yorktown, Virginie

20 septembre 2025

Le Parc historique national colonial, en collaboration avec WHRO Public Media, le comté de York, la Fondation Jamestown-Yorktown et la Commission VA250, organise une projection spéciale gratuite du prochain documentaire de Ken Burns, « The American Revolution », le samedi 20 septembre 2025, sur le champ de bataille historique de Yorktown. L'événement présentera des extraits exclusifs et inédits du film, consacrés spécifiquement au siège de Yorktown, offrant aux spectateurs un aperçu unique de ce moment charnière de l'histoire américaine avant la diffusion du documentaire complet sur PBS le 16 novembre.


Avant la projection, les visiteurs pourront profiter du Festival révolutionnaire avec des activités captivantes et des concerts pour tous les âges. L'événement se déroulera beau temps mauvais temps et l'inscription est fortement recommandée. Les participants sont priés d'apporter chaises de jardin, eau, lampes de poche, insectifuge et crème solaire, et pourront utiliser le chariot gratuit accessible aux personnes à mobilité réduite (ADA) de 11 h à 21 h. Les codirecteurs Sarah Botstein et David Schmidt participeront à l'événement, qui promet d'être une expérience éducative et festive sur le lieu même où l'indépendance américaine a été proclamée.


Pour plus d'informations, appelez le (757) 898-2410.


Conférence - débat

Rochambeau

et l'Armée française à Westchester, NY

1781-1782

Scarsdale Public Library, NY

24 septembre 2025 à 19h00

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NOS BULLETINS MENSUELS


NOTRE OBJECTIF : Mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les Etats-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.


Vous pouvez accéder à tous nos anciens bulletins mensuels (en anglais et en français) à l'adresse suivante: 

www.SouvenirFrancaisUSA.org


Cliquez sur les photos et illustrations pour accéder aux sources utilisées.

Images disponibles sur Internet et incluses conformément au titre 17 U.S.C. section 107. 


Veuillez excuser d'éventuelles fautes de grammaire ou d'orthographe,

la traduction étant semi-automatique

et le temps imparti pour la relecture étant très limité.

NOS MISSIONS:


• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,


• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.


• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.


• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.



• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.

Conseil d'Administration

2025 - 2028


Françoise Cestac • Gabriel Chalom • Thierry Chaunu • Yves de Ternay • Patrick

du Tertre • Francis Dubois • Alain Dupuis • Daniel Falgerho • Bertrand Jost •

Dr. Patti Maclay, M.D. •  Domitille Marchal-Lemoine • Mathias Maisonnier • Clément Mbom • Jean-Hugues Monier • Patrick Pagni • Harriet Saxon • Nicole Yancey

Délégués Régionaux:

Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South

Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •

Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, ancienne Consule Honoraire de France en Virginie

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  • Nous sommes une organisation à but non lucratif agréée par l'IRS 501(c)3. Les dons sont déductibles des impôts fédéraux uniquement pour les résidents fiscaux aux Etats-Unis.


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