The American Society of Le Souvenir Français Inc.
Bulletin Mensuel - Vol. 1. No 9 - Octobre 2021
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5e PARTIE - ÉPISODE FINAL DE LA SÉRIE :
SUR LES TRACES DE L'ARMÉE DE ROCHAMBEAU
VICTOIRE À YORKTOWN
240e anniversaire, 19 octobre 1781-2021
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John Trumbull (1756-1843) : Reddition de Lord Cornwallis. Rotonde du Capitole des États-Unis, peinte en 1820, placée en 1826 - Ce tableau représente les forces du major-général britannique Charles Cornwallis, 1er marquis Cornwallis (1738-1805) (qui n'était pas lui-même présent à la capitulation), se rendant aux Français (drapeau blanc royal de la France) et les forces américaines après le siège de Yorktown (28 septembre – 19 octobre 1781) Les personnages centraux représentés sont les généraux Charles O'Hara et Benjamin Lincoln. Domaine public, via Wikimedia Commons
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DE MARS A SEPTEMBRE 1781,
LE CORPS EXPÉDITIONNAIRE FRANÇAIS, 6 038 FORT, A MARCHÉ 690 MILLES DE NEWPORT, RHODE ISLAND À YORKTOWN, VIRGINIE
LA BATAILLE DE LA CHESAPEAKE AYANT DONNÉ LA SUPRÉMATIE NAVALE À LA MARINE FRANÇAISE,
LE SIÈGE DE YORKTOWN PEUT COMMENCER.
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Carte de Yorktown, assiégée par les Français et les Américains commandés par le général George Washington (1732-99) et Jean Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), et perdue par les Britanniques, commandés par le lieutenant-général Lord Charles Cornwallis (1738-1805). Guerre d'Indépendance américaine (1775-83). Orienté nord-ouest vers le haut. Royal Collection Trust, cartes de George III, par Georges Louis Le Rouge (1707-93/4) - Royal Collection Trust / © Sa Majesté la reine Elizabeth II 2021
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UNE LONGUE MARCHE VERS LA VICTOIRE ET L'INDÉPENDANCE AMÉRICAINE
DANS CETTE CINQUIÈME ET DERNIÈRE PARTIE D'UNE SÉRIE, NOUS COMMÉMORONS LA VICTOIRE FINALE DES ARMÉES FRANÇAISE ET AMÉRICAINE À YORKTOWN
Nous souhaitons reconnaître et exprimer notre gratitude pour le travail accompli par la National Washington-Rochambeau Revolutionary Route Association Inc. (W3R) et le National Park Service (WARO), et en particulier le Dr Robert A. Selig qui a mené des années de recherche et a publié d'innombrables articles universitaires.
Résumé du bulletin du mois dernier :
Le mois dernier, nous avons documenté la marche précipitée vers Williamsburg, après le blocus réussi de la Baie de Chesapeake par la Marine française afin de piéger le général Cornwallis à Yorktown. Bien que ce ne fut pas la fin de la guerre (qui a continuée à se dérouler en Inde jusqu'à la victoire navale française de Cuddalore en juin 1783 !), la victoire retentissante des alliés à Yorktown conduisit le Cabinet britannique à entamer des négociations de paix, et finalement la reconnaissance formelle de l'indépendance américaine avec le traité de Paris signé le 3 septembre 1783.
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UN BREF RÉCIT DU SIÈGE ET COMMENT LA VICTOIRE A ÉTÉ OBTENUE, AVEC QUELQUES ANECDOTES....
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Siège de Yorktown, par Auguste Couder, (1789-1873), Palais de Versailles. Siège de Yorktown. Le général Rochambeau et le général Washington donnent les derniers ordres avant l'attaque, octobre 1781 - Domaine public, via Wikipedia Common
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FORCES EN PRÉSENCE :
Armée américaine: 9 150 "Continentals" et Milices sous Washington, avec les généraux Marquis de Lafayette, Lincoln, von Steuben, Wayne, Nelson...
Armée française: 9 300 sous Rochambeau, composée des régiments Bourbonnais, Soissonais, Royal Deux-Ponts et Saintonge, qui ont marché venant de Newport, (la Légion des Hussards de Lauzun a été envoyée à Gloucester sur l'autre rive de Yorktown pour empêcher toute fuite), ainsi que les régiments du Gâtinais, de l'Agenais et de la Touraine transportés des Antilles françaises par l'amiral de Grasse et sous le commandement du marquis de Saint-Simon, avec toute l'artillerie lourde apportée de Newport par l'amiral Barras.
Marine française: 28 400 marins français et équipages de navires bloquant la Baie de Chesapeake sous l'amiral de Grasse.
Forces britanniques: 9 700 (dont 840 marins) commandés par Lord Cornwallis.
28 septembre: les forces américaines et françaises assiégèrent immédiatement Cornwallis et ses troupes qui avaient construit une série de redoutes à la périphérie de Yorktown. La longue expérience militaire de Rochambeau avec quatorze sièges à son actif, acquise pendant la guerre de Sept Ans, s'est avérée inestimable, tout comme l'aide des ingénieurs français.
"Heureusement, l'armée française comprenait les meilleurs ingénieurs militaires du monde. En conséquence, bien que Washington ait officiellement commandé, le siège de Yorktown était essentiellement une opération française... Washington a publié un mémorandum de cinquante-cinq points à ses officiers pour bien clarifier leur devoirs respectifs" (Joseph Ellis, "Son Excellence George Washington", p. 135)
Les troupes américaines et françaises commencent à creuser fébrilement, nuit et jour, souvent dans le silence le plus total, une série de tranchées parallèles, afin de rapprocher suffisamment les troupes et l'artillerie. Pendant tout ce temps, les Britanniques ont tenté de perturber les opérations alliées, gardant les Alliés sous le feu continu, tuant de nombreux hommes, mais leurs tentatives furent vaines.
Anecdote: L'ancêtre de George Washington, Nicolas Martiau (1591-1657) était un huguenot wallon français, qui a immigré en Amérique en 1620, et qui a acheté cinquante acres de terrain situé sur la haute falaise de...Yorktown, en 1635 !
4 octobre: À Gloucester, de l'autre côté de la rivière, le tristement célèbre lieutenant-colonel britannique Banastre Tarleton, qui a commis des atrocités de guerre en Caroline du Sud, s'est engagé dans une escarmouche avec le duc de Lauzun.
Anecdote : Quelques instants auparavant, Tarleton avait demandé à une paysanne "où est Lauzun, pour que je puisse lui serrer la main?" Quelques minutes plus tard, Lauzun rencontra la même femme et en entendant sa réponse, se précipite à sa poursuite. Lui et ses troupes rattrapent les Britanniques, et lorsqu'un des hussards de Lauzun enfonce une lance dans le flanc de son cheval, Tarleton tomba à terre mais parvint à remonter sur un autre cheval et s'enfuit, laissant plusieurs morts derrière lui.
9 octobre: Dans l'après-midi, à 15h00, le barrage allié commence, les Français tirant la première salve, les troupes françaises l'accompagnant d'un cri général de "Hourrah pour les Américains!"
Dès lors, l'artillerie française pilonna les Britanniques sans répit pendant plusieurs jours : 36 pièces lourdes de siège et 54 canons.
Anecdote:
Peu de temps après, du côté américain, alors que le général Knox était sur le point de tirer la première salve, il prit l'allumette du tireur et la donna à George Washington, qui la porta au premier canon et marqua un coup direct à 17h00. La légende raconte que ce premier boulet percuta une table où des officiers britanniques étaient en train de dîner! Washington ordonna que les canons tirent toute la nuit afin que les Britanniques ne puissent pas effectuer de réparations.
11 octobre: Washington ordonne aux troupes de creuser une deuxième tranchée parallèle de 400 mètres plus proche des lignes britanniques. La nouvelle ligne est en place au matin du 12 octobre. Le barrage d'artillerie se poursuit.
Anecdote:
Prenant un risque énorme, Rochambeau et son fils se rendirent eux-mêmes près de la redoute britannique pour évaluer si suffisamment de dégâts avaient été causés avant de lancer les grenadiers à l'attaque... "Nous verrons demain si la poire est mûre" déclara-t-il.
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14 octobre: Enfin, les forces américaines et françaises préparent un assaut surprise sur les redoutes n°9 et n°10. Pour rester le plus discret possible, les soldats n'ont pas chargé ou amorcé leurs armes. Le mot de passe de l'opération est « Rochambeau », que les Américains ont traduit par "Rush on boys!"
Les unités du lieutenant-colonel Alexander Hamilton, composée d'un détachement de 400 soldats de son infanterie légère, attaque la redoute n°10 avec des baïonnettes fixes et des mousquets déchargés. Les Britanniques sont débordés. C'est une victoire éclatante, les Américains n'ayant subi que 34 pertes.
Les Français attaquent simultanément la redoute n°9 et, après un échange de tirs tout aussi féroce, arrachent le contrôle aux Britanniques.
Anecdote:
Alors que les grenadiers du régiment Gâtinais se précipitaient vers la redoute 9, ils entendirent une voix familière : « Auvergne, Auvergne sans tache! C'était le cri de "Papa Rochambeau" exhortant ses hommes à engager le combat. A l'époque de la guerre de Sept Ans, le régiment avait été scindé en deux unités, l'une conservant le nom "Auvergne" et la seconde appelée "Gâtinais". Les vétérans de l'ancien régiment de Rochambeau lui crièrent : "Rends-nous notre ancien nom, et nous nous battrons jusqu'au dernier homme". Comme l'écrit Rochambeau dans ses mémoires : « Ils tinrent parole, chargeèrent comme des lions, et perdirent le tiers de leurs effectifs ». Des mois plus tard, à son retour à Versailles, Rochambeau obtient de Louis XVI le changement de nom en "Royal Auvergne" !
La position de Cornwallis est intenable car l'alliance franco-américaine a de l'artillerie sur trois de ses côtés, avec de nouvelles pièces supplémentaires positionnées dans les redoutes n°9 et n°10 après leur prise.
15 octobre: Dans un ultime effort, Cornwallis ordonne une contre-attaque futile, qui échoue lamentablement.
17 octobre: Ce matin-là, un petit garçon tambour britannique, battant "pourparlers", est apparu, suivi d'un officier britannique agitant un mouchoir blanc attaché au bout d'une épée. Les yeux bandés et amené à l'intérieur des lignes américaines, l'officier britannique obtient des conditions de capitulation pour l'armée britannique.
Comme l'écrit Rochambeau dans ses Mémoires : “On doit rendre aux Américains la justice de dire qu’ils se comportèrent avec un zèle, un courage et une émulation qui ne les laissèrent jamais en retard dans toute la partie dont ils furent chargés, quoique les opérations d’un siége leur fussent étrangères”
19 octobre: Dans un champ à l'extérieur de Yorktown, à 14h00, la capitulation eût lieu alors que les troupes britanniques et leurs alliés de la Hesse, drapeaux enroulés et enveloppés, arrivant en retard pour la cérémonie, marchent lentement entre de longues rangées de forces américaines et françaises.
Anecdote: les troupes britanniques reçurent de leurs officiers l'ordre de marcher "les yeux vers la droite" en regardant les Français et en ignorant les Américains situés à gauche, tout en jouant l'air "The World Upside Down". Voyant cet affront, Lafayette ordonna aux musiciens américains de jouer "Yankee Doodle Dandy" à tout rompre, pour forcer les Britanniques à reconnaître les Américains.
Autre anecdote:
Dans un épisode célèbre, Lord Cornwallis, faisant semblant d'être malade, laissa son commandant en second, le général Charles O'Hara, mener les soldats britanniques. Alors qu'il s'approchait de Rochambeau pour rendre son épée, Rochambeau refusa et lui montra d'un geste George Washington, qui refusa et laissa le général Lincoln saisir l'épée, tandis que les soldats britanniques déposaient les armes.
Séparément, le duc de Lauzun et ses hussards reçurent la capitulation des Britanniques à Gloucester de l'autre côté du fleuve. Tarleton, craignant pour sa vie, demanda sa protection à Rochambeau, qui, bien qu'« il le considérait comme un boucher et un barbare, sans aucun mérite en tant qu'officier, lui accorda la permission ».
Anecdote:
Les Français ont très bien traité leurs prisonniers de guerre britanniques. Rochambeau a même prêté 150 000 livres à Cornwallis pour payer ses frais (et ceux de ses officiers) de retour au pays! Lord Cornwallis écrivit par la suite: "la gentillesse et l'attention qui nous ont été témoignées par les officiers français... ont vraiment dépassé ce que je peux décrire".
"J'ai l'honneur d'informer le Congrès, écrivait Washington le 19 octobre, qu'une réduction de l'armée britannique sous le commandement de Lord Cornwallis est très heureusement effectuée".
Nombre total de victimes à Yorktown:
Français morts 253, Continentals 130, Britanniques 552
Remarque: Le paludisme était endémique dans les marais de Virginie. L'armée continentale y était assez immunisée puisque beaucoup ont grandi avec la maladie. Comme le paludisme a une période d'incubation d'un mois, la plupart des soldats français n'avaient pas commencé à présenter des symptômes avant la capitulation.
Total des pertes françaises 1778-1783:
Marine Royale : 3 520 morts (sur un effectif total de 31 497)
Armée française : 1 520 morts (sur un effectif total de 12 680)
Total : 5 040 morts (sur un effectif total de 44 177)
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La reddition de Yorktown par Louis-Nicolas Van Blarenberghe (1716-1794), 1786, gouache sur panneau, 23,5 pouces x 37 pouces, collection privée, cadeau du roi Louis XVI à Rochambeau, par Louis-Nicolas Van Blarenberghe, domaine public, via Wikimedia Commons. Ce tableau a été inspiré par Louis-Alexandre Berthier, qui a chargé le peintre de donner à chacun des cent visages une contenance individuelle : Français et Américains heureux et fiers, les Britanniques pleurant et en colère.
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UNE PROMENADE À TRAVERS LE CHAMP DE BATAILLE, COMME SI VOUS Y ÉTIEZ, DU POINT DE VUE FRANÇAIS
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Cimetière français, situé sur Historical Tour Road (après le siège de George Washington), Yorktown, VA. Le marqueur est situé sur le champ de bataille de Yorktown dans le parc historique national colonial, à l'arrêt « I » sur l'emplacement de l' Allied Encampment.
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Au cours du bicentenaire de la bataille de Yorktown en 1981, les membres des organisations d'anciens combattants français présents à la célébration ont noté qu'il y avait une zone sur le champ de bataille où environ 50 soldats français avaient été enterrés dans une fosse commune anonyme.
Bien que cette zone ait été indiquée par une croix et une plaque, aucun des noms d'aucun soldat français n'y était inscrit. C'est une tradition ancienne en France que les tombes de ceux qui sont "Morts pour la France" soient marquées de leurs noms chaque fois que cela est possible, et que les champs de bataille aient un mémorial avec leurs noms inscrits.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, nous remercions tous les bénévoles de l'association American Friends of Lafayette, pour leur "nettoyage de printemps" et l'embellissement de ces lieux sacrés, ainsi que la Society of Honor Guard / Tomb of Unknown Soldiers, pour leur cérémonie en avril dernier en l'honneur de ces soldats morts pour la cause de la liberté.
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Monument français près de la redoute des fusiliers au bord de la rivière, de l'autre côté du musée de la Révolution américaine, à quelques mètres de Colonial Pkwy, au large de la rampe de la redoute des fusiliers, Yorktown, VA - Les coordonnées GPS: 37.240875, -76.521614
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LE MONUMENT MEMORIAL FRANÇAIS
• À la demande des groupes d'anciens combattants français, l'Ambassadeur de France aux États-Unis, Son Excellence M. Emmanuel de Margerie, nomma un comité pour corriger cet oubli. C'est ainsi que le Comité pour le Yorktown French Memorial, présidé par le professeur André Maman de l'Université de Princeton, fut créé.
• Le but du comité, qui comprenait des membres français et américains, était de créer un mémorial pour honorer tous les soldats et marins français qui ont donné leur vie lors de la campagne de Yorktown en 1781. Le mémorial devait inclure les noms de quelque 600 Français qui ont perdu la vie dans cette campagne, y compris le siège de Yorktown et la bataille navale de la baie de Chesapeake, ou la "Bataille des Caps", comme on l'appelle aux Etats-Unis.
• La conception architecturale reçut l'approbation de l'Ambassadeur et du National Park Service. Des membres des Sociétés françaises des Fils de la Révolution américaine, des Filles de la Révolution américaine et de l'Ordre de Cincinnati ainsi que des organisations culturelles et d'anciens combattants français ici entreprirent la collecte de fonds.
Ce monument "Mémorial aux Français" est situé à quelques pas de la route du champ de bataille, en face du Musée de la Révolution américaine, surplombant la rivière York. En plus du recto et du verso où sont gravés des centaines de Français tombés au combat, il y a des plaques de bronze posées au sol avec des détails supplémentaires.
Mme Nicole Yancey, ancienne Consule honoraire de France en Virginie et actuelle déléguée régionale de l'American Society of Le Souvenir Français, qui a oeuvré sur le monument, a lancé la proposition et mène actuellement l'effort d'ajouter une plaque de bronze supplémentaire, honorant les milliers de marins français morts en mer et envoyés au fond de l'océan sans sépulture.
Restez à l'écoute des informations supplémentaires sur cet important projet, que nous inaugurerons avant le 250e anniversaire des États-Unis, ainsi que sur les efforts d'embellissement des aménagements paysagers environnants.
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Détail des noms inscrits sur le Monument Mémorial de France. Sur la face avant (face à la route) sont les pertes de soldats répertoriées par régiments, sur la face arrière (face à la rivière York) sont les pertes de marins avec les noms de leurs navires de guerre.
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Panneau, “La tranchée des Français, Siège de Yorktown, 1781”
Le panneau se trouve sur la Route des Fusiliers, sur la gauche lorsque vous voyagez vers l'est, en face du Yorktown Victory Center. Coordonnées GPS : 37.240624, -76.521466
Le bas du marqueur comporte une carte des batteries françaises par rapport aux navires qu'elles ont incendiés. L'emplacement du marqueur est également indiqué. Le coin supérieur droit du marqueur contient une reproduction d'une « illustration de carte française de 1781 illustrant la destruction du HMS Charon. (Lithographie avec l'aimable autorisation de la collection Edward E. Ayer, Newberry Library, Chicago.")
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Extrait:
« Extrait du panneau: « L'extrême gauche des lignes américaines et françaises, commandée par le marquis de Saint-Simon, était tenue par une batterie d'artillerie française. Le 9 octobre, elle est devenue la première batterie de canons de siège à tirer sur les Britanniques, visant la redoute des Royal Welch Fusiliers à proximité. Les Français ont également utilisé efficacement cette position pour aider à contenir les Britanniques dans leurs lignes défensives et pour harceler les navires britanniques ancrés entre Yorktown et Gloucester Point. Le 10 octobre, à l'aide de boulets de canon surchauffés, dits “hot shot”, la batterie française met le feu à trois navires britanniques".
George Washington, écrivit au marquis le 24 octobre 1781, peu de temps avant son départ des États-Unis : "Je ne puis vous permettre de quitter ce pays sans témoigner de mon sentiment des services distingués que vous avez rendus aux Alliés pendant votre séjour (. ..) L'ardeur militaire et la discipline parfaite pour lesquelles ils ont été remarquables dans l'attaque séparée et pendant les autres opérations du siège, et vos mesures, aussi judicieuses et vigoureuses en toutes occasions, vous ont assuré l'estime de ce pays ; ils réclameront à tout moment mes applaudissements particuliers, et je vous prie d'agréer mes remerciements les plus chaleureux."
"Les navires étaient enveloppés d'un torrent de feu, qui se répandait avec une vive clarté parmi le gréement combustible, et courait avec une rapidité étonnante jusqu'au sommet de plusieurs mâts, tandis que tout autour était le tonnerre et les éclairs pour nos nombreux canons et mortiers, et dans l'obscurité de la nuit, offrait un des spectacles les plus sublimes et les plus magnifiques qu'on puisse imaginer."
Dr James Thacher, chirurgien, armée continentale
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La Grande Batterie française, première ligne de siège alliée
Le panneau est situé le long de Cook Road sur le champ de bataille (Virginia Route 704) dans le parc historique national colonial, près de l'arrêt "B" de la visite du champ de bataille. Les coordonnées GPS : 37.223374, -76.506417
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Extrait:
« La Grande Batterie française faisait partie de la première tranchée de siège alliée autour de Yorktown. Des soldats français et américains ont travaillé toute la nuit du 6 octobre 1781 pour établir la ligne d'un point situé à environ cent mètres sur votre gauche (de l'autre côté de la route) jusqu'à la rivière York.
Le plus grand emplacement de canon construit pendant le siège, la Grande Batterie française a ouvert le feu le 10 octobre et a infligé de gros dégâts aux Britanniques.
Un officier français a noté que " … la supériorité du feu de ces différentes batteries sur ceux de l'ennemi, a fait taire les tirs de la ville. Cette supériorité en artillerie contribua grandement à la victoire des Alliés."
"Le Service des Parcs Nationaux a reconstruit la majeure partie de la Grande batterie française sur son site d'origine et l'a équipée d'une artillerie originale et d'une réplique de la période de la guerre d'Indépendance."
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Panneau, deuxième ligne de siège alliée, situé sur le champ de bataille de Yorktown dans le parc historique colonial, à l'arrêt " C " de la route du champ de bataille
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Extrait:
Une grande partie de la tranchée - à la consternation de Cornwallis - a été construite sous le couvert de l'obscurité, les 11 et 12 octobre 1781. À l'aube, les Britanniques ont vu que leur ennemi les avait maintenant à portée d'artillerie à bout portant, à seulement 360 mètres. "
Le coin supérieur droit du marqueur contient une illustration des fortifications de siège avec la légende : "Suivant cette méthode de manuel militaire français de 1762, 750 soldats ont creusé la tranchée dans un silence complet. Un groupe d'hommes a brisé la terre, tandis qu'un autre a jeté la terre dans des "gabions" - des paniers tressés robustes - en traçant la ligne. Au fur et à mesure que la tranchée devenait plus profonde, des fascines – des fagots de broussailles – étaient plantés dans les gabions, et tous étaient recouverts de terre."
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100 ANS PLUS TARD,
LA COLONNE DE LA VICTOIRE EST ÉLEVÉE
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Le monument de la Victoire est un symbole approprié de la victoire française et américaine à Yorktown le 19 octobre 1781 - une victoire qui a abouti à l'indépendance américaine.
Le monument de Yorktown à "L'Alliance et la Victoire" a été le tout premier monument autorisé par le gouvernement fédéral.
Inscription:
« Ce monument a été autorisé par le Congrès continental, le 29 octobre 1781, juste après que la nouvelle de la capitulation ait atteint Philadelphie. La construction réelle a commencé 100 ans plus tard et s'est achevée en 1884. La figure originale de la Liberté au sommet du puits de la Victoire a été gravement endommagée par la foudre. Un nouvel ouvrage l'a remplacé en 1956. Le socle et la colonne en granit du Maine ont une hauteur de 84 pieds auquel la statue "Liberty" ajoute 14 pieds de plus.
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Inscription:
« Les articles de paix provisoires conclus le 30 novembre 1782 et le traité de paix définitif conclu le 3 septembre 1783 entre les États-Unis et George III, roi de Grande-Bretagne et d'Irlande déclarent que Sa Majesté britannique reconnaît lesdits États-Unis à savoir le New Hampshire Massachusetts Bay Rhode Island et Providence Plantations Connecticut New York New Jersey Pennsylvanie Delaware Maryland Virginie Caroline du Nord Caroline du Sud et Géorgie seront des États libres, souverains et indépendants »
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Le navire amiral de 104 canons de l'amiral de Grasse, la "Ville de Paris" a été initialement créé en 1757 sous le nom d'Impétueux à 90 canons, il a été financé par la Ville de Paris et rebaptisé "Ville de Paris" en 1762 à la suite du " don des vaisseaux", la campagne du duc de Choiseul pour récolter des fonds pour la Marine Royale auprès des villes et provinces de France.
Toutes les photos (sauf indication contraire) : Thierry Chaunu (2021) - les détails ci-dessus représentent les armoiries de la France royale et des 13 États-Unis, ainsi que (très probablement) le navire-amiral de 104 canons de l'amiral de Grasse "Ville de Paris"
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Yorktown n'a pas immédiatement mis fin à la guerre. En fait, l'armée française de Rochambeau (et, après son retour en France, le duc de Lauzun) est restée un an de plus pour s'assurer que les Britanniques ne tenteraient pas une nouvelle offensive contre Philadelphie, Baltimore, etc. il n'était pas certain que les Britanniques réclameraient la paix.
Après avoir passé l'hiver dans la ville voisine de Williamsburg, les Français entreprennent la longue marche du retour vers Boston en juillet 1782, encore 690 milles ponctués de festivités et de nombreuses anecdotes hautes en couleurs... que nous raconterons, chers lecteurs, pendant l'été 2022 !
Deux mentions, cependant, que nous jugeons important d'ajouter dans ce bulletin, compte tenu de quelques articles de presse récents...
La France n'est pas "l'un des plus anciens alliés" comme il est parfois rapporté dans la presse. C'est l'allié le plus ancien, comme l'attestent le Traité d'Alliance du 6 février 1778, ainsi que la messe de reconnaissance à la France et à Louis XVI, que George Washington a ordonné d'être célébrée à perpétuité...
Et, si la vengeance contre les Britanniques était certainement une motivation pour que les Français se rangent du côté des Insurgés, ce n'en était pas du tout la raison première, contrairement à ce qu'affirment certains journalistes ignorants.
Ainsi, lorsque le roi Louis XVI est entré en guerre, il a simultanément déclaré que la France ne recherchait aucun gain, si ce n'est la liberté des Américains... Lors des négociations de paix, lorsque le Canada a été offert en compensation (après tout, les Français n'avaient perdu le Canada que 20 ans auparavant), Louis XVI a refusé, disant qu'il n'avait qu'une parole.
Comme le note l'ambassadeur de France Jules Jusserand dans ses mémoires :
« Il n'y a peut-être aucun cas dans lequel, avec le mélange inévitable d'intérêts humains, une guerre a été plus indubitablement menée pour une idée. Louis XVI refusa et tint parole de n'accepter aucun avantage matériel, toute la nation étant d'accord, et le peuple clamant sa joie."
"Ce qui a été fait dans une lettre donnant comme motif "que, chaque fois que les deux couronnes viendraient à traiter, Sa Majesté très chrétienne montrerait combien les engagements qu'il pourrait prendre devaient être comptés, par son observance exacte de ceux qu'il avait déjà eu avec ses alliés actuels."
Cité, comme « une phrase que j'ai beaucoup aimée », par Benjamin Franklin, écrivant à John Adams, le 13 avril 1782. »
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Notre prochain Bulletin de novembre couvrira la célébration du Jour de l'Armistice, le 11 novembre 1918, mettant fin à la Première Guerre mondiale pendant laquelle les peuples français et américain se sont à nouveau battus côte à côte pour la cause de la liberté.
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NOUVELLES RÉCENTES ET ACTIVITÉS À VENIR
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ANNONCE:
Nous avons reçu une invitation à participer à
"UNE COMMÉMORATION DES VICTOIRES AMÉRICAINES
À SARATOGA ET YORKTOWN"
qui se tiendra le 16 octobre 2021 à 14h00, Chapelle St. Paul de Trinity Church Wall Street, 209 Broadway, New York, NY 10007 dans le cimetière.
L'événement est parrainé par la Lower Manhattan Historical Association et ses organisations constituantes : Veteran Corps of Artillery, Sons of the Revolution in the State of New York, Culture Now, First Continental Chapter, Sons of the American Revolution, Institute of History, Archaeology, and Education, The Chinatown Partnership.
Remarque : À tous ceux qui y assisteront, veuillez visiter dans le cimetière de l'église le tombeau du Lt. Colonel Rochefontaine, dont l'épitaphe est:
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Lieutenant-colonel E.M. Bechet, Sieur de Rochefontaine
1755-1814
"Soldat de guerre révolutionnaire"
"Officier français qui a combattu pour l'indépendance américaine, Rochefontaine a servi sous les ordres du général français Rochambeau pendant la guerre d'indépendance. Il a aidé à la capture de Lord Cornwallis et a ensuite commandé le corps des artilleurs et du génie à l'Académie militaire de West Point."
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Le 15 octobre 2021, aura lieu l'inauguration d'un nouveau marqueur en bronze au Washington, DC Navy Yard, que Lafayette a visité les 15 et 16 octobre 1824.
A la fin de son séjour de 13 mois, le président James Madison a proposé à Lafayette de traverser l'Atlantique sur la toute nouvelle frégate de l'US Navy "Brandywine", construite sur ce même chantier naval, et ainsi rebaptisée en son honneur après la bataille révolutionnaire où Lafayette a été blessé et a versé son sang pour l'indépendance des États-Unis.
Malheureusement, en raison du fait qu'il s'agit toujours d'une installation en service de l'US Navy et en raison de la Covid-19, l'événement sera fermé au public.
Nous vous recommandons vivement de soutenir le LafayetteTrail.org association, dirigée par son président Julien Icher, qui poursuit la tâche monumentale d'ériger des plaques de bronze partout où le Marquis de Lafayette s'est rendu lors de sa tournée triomphale aux États-Unis en 1824-1825 en tant qu' "Invité de la Nation".
Nous vous invitons à visionner les films publiés sur YouTube "Follow the Frenchmen", le dernier en date étant l'inauguration d'un marqueur Lafayette à Fort Hamilton le 17 mai dernier, en présence d'Alain Dupuis de la Fédération des Anciens Combattants de France et de Thierry Chaunu, président de la Société Américaine du Souvenir Français.
La Société Américaine du Souvenir Français est fière de soutenir le tournage de ce prochain épisode de "Follow the Frenchmen".
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CÉRÉMONIES DE YORKTOWN
17-19 octobre 2021
En raison de l'épidémie de la Covid-19, les autorités locales, étatiques et le National Park Service ont imposé des restrictions drastiques sur les cérémonies à venir de cette année. Le traditionnel Dîner de la Victoire du 18 octobre et le traditionnel Défilé du 19 octobre sont annulés.
Le mardi 19 octobre :
Les cérémonies au Cimetière Français, au Mémorial Français et au Monument de la Victoire seront maintenues, cependant elles sont fermées au grand public et strictement limitées à 50 participants.
08h45 Début du cortège à Surrender Field pour la cérémonie au cimetière français
09h00 Cérémonie au Cimetière Français (50 personnes maximum)
09h30 Arrivée au French Memorial Monument
09h40 Cérémonie au French Memorial Monument (50 personnes maximum)
10h45 Arrivée et placement des invités au Monument de la Victoire
11h00 Début de la cérémonie au Monument de la Victoire (100 personnes maximum)
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Le lundi 18 octobre à 11h00 au Yorktown Riverwalk Landing (323 Water Street à Yorktown, Virginie), The American Friends of Lafayette, ainsi que les Amis de Rochambeau et le National Park Service, dévoileront la statue de Rochambeau sur l'esplanade de Yorktown, au centre-ville devant la rivière York. Rejoignant les statues du général Washington, de l'amiral de Grasse et du général Lafayette, le général Rochambeau est la dernière pièce de ce groupe sculptural. La cérémonie sera un témoignage éclatant d'amitié et de patriotisme franco-américain.
La cérémonie est ouverte au public car elle se déroule en dehors du périmètre du champ de bataille, mais des règles strictes de distanciation sociale et du port du masque seront observés conformément aux réglementations de la ville et de l'État.
Cette cérémonie sera filmée et diffusée en direct sur Zoom. Voici le lien et le mot de passe :
PASSCODE: 059775
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CENTENAIRE DU TRANSFERT DU SOLDAT INCONNU AMERICAN DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE
Dimanche 24 octobre au cimetière national d'Arlington, VA et lundi 25 octobre à 14h15 à bord de l'USS Olympia, à Philadelphie : Cérémonie de commémoration du centenaire du Soldat Inconnu américain.
En raison de la Covid, la participation est strictement limitée, cependant des représentants de la Fédération des Anciens Combattants de France et du Souvenir Français prévoient d'y assister.
Nous sommes honorés et reconnaissants de travailler main dans la main avec la Society of Honor Guard / Tomb of Unknown Soldier, qui nous a invité à promouvoir les "Never Forget Gardens" à travers l'Amérique, et qui nous soutient en incluant tous les officiers, soldats et marins français qui sont enterrés aux États-Unis.
AU MÊME MOMENT EN FRANCE...
Communiqué de Pressse 8 octobre 2021
La Society of the Honour Guard, Tomb of the Unknown Soldier est heureuse d'annoncer qu'un groupe spécial se rendra en France pour effectuer un pèlerinage historique sur les traces du Soldat Inconnu américain de la Première Guerre mondiale lors du 100e anniversaire de la tombe du Soldat inconnu (1921-2021).
Les membres du groupe comprendront le président de la Société ; les gardes des tombeaux actuels et anciens du cimetière national d'Arlington et leurs familles ; le Président Général des Filles de la Révolution Américaine ; et des membres dont le président de l'American Gold Star Mothers INC et leurs familles.
Du 23 au 25 octobre 1921, les gouvernements français et américain ont organisé des cérémonies pour sélectionner un Américain inconnu tombé au combat pendant la Première Guerre mondiale et ramener ce corps aux Etats-Unis pour qu'il réside dans la tombe du Soldat Inconnu au cimetière national d'Arlington. Ce Soldat Inconnu représenterait tous ceux qui sont tombés et ne sont jamais revenus du conflit, et est gardé 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par tous les temps, par les "Tomb Guards" depuis 1926.
Le groupe spécial commencera par Paris et au cours des prochains jours visitera les cimetières importants où les quatre candidats inconnus ont été exhumés en 1921, à commencer par le cimetière américain de Saint-Mihiel le 21 octobre. Dans chaque cimetière, le groupe spécial bénéficiera d'une visite du cimetière par le personnel de l'ABMC, suivie d'une petite cérémonie avec les dirigeants locaux et les anciens combattants. Au cours des deux prochains jours, nous visiterons également le cimetière américain d'Ainse-Marne, le cimetière américain de la Somme et enfin le cimetière américain de Meuse-Argonne.
Le soir du 23 octobre, la Ville de Châlons-en-Champagne accueillera des expositions et une veillée à l'Hôtel de Ville, lieu de la sélection en 1921. Cette veillée sera reconstituée en utilisant des uniformes français et américains d'époque en souvenir de ce que l'armée française a fait il y a 100 ans alors qu'elle surveillait les quatre candidats inconnus en vue de la cérémonie de sélection du lendemain matin.
Le 24 octobre, le maire de Châlons-en-Champagne organisera une cérémonie à partir de 11h00 pour marquer le 100e anniversaire de la sélection du Soldat Inconnu de la Première Guerre mondiale par le sergent Edward Younger en 1921. Il y aura des discours de dignitaires, le dépôt de couronnes commémoratives et un défilé militaire au Monument commémoratif de guerre.
Le 25 octobre, le groupe spécial visitera le cimetière américain de Normandie dans la matinée puis se rendra dans la ville du Havre pour les cérémonies officielles marquant le 100e anniversaire du départ du Soldat inconnu à bord de l'USS Olympia en 1921 à partir de 3 : 00h. Il y aura également une dédicace d'une plaque historique sur le site où M. André Maginot a remis la Légion d'honneur française au Soldat inconnu en 1921.
Le 26 octobre, le groupe spécial retournera à Paris et conclura la tournée où nous participerons à la cérémonie de ravivage de la flamme et du dépôt de gerbe sur la tombe du Soldat Inconnu français sous l'Arc de Triomphe.
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Samedi 30 octobre à 10h00, au cimetière de Flushing, dans le Queens, NY, dans la section des Anciens Combattants français, une nouvelle dédicace de la pierre tombale du lieutenant Eugène Bullard sera célébrée par la Fédération des anciens combattants français, l'Association des officiers de réserve français à les Etats-Unis (ACREFEU), la Société Américaine du Souvenir Français, en présence de M. Jérémie Robert, Consul Général de France à New York, des membres du 369ème régiment et d'une Garde d'Honneur de l'US Air Force.
Le caporal Eugène Bullard s'est porté volontaire dans la Légion étrangère. Il fut le premier pilote afro-américain à avoir combattu dans l'armée de l'air française et américaine en 1917. Il fut décoré de la Médaille de Chevalier de la Légion d'honneur par le général De Gaulle en 1959.
• Combattant sous l'uniforme français, il est affecté au 3ème Régiment de Marche de la Légion Etrangère, au 170ème Régiment d'Infanterie et à l'Air Service comme mitrailleur et pilote de combat (Lafayette Flying Corps & Squadron N.85) qui combat avec le Forces françaises pendant la Première Guerre mondiale.
• Il a été officiellement reconnu par l'US Air Force comme le premier pilote de chasse afro-américain.
Vous pouvez en savoir plus sur Eugène Bullard dans notre
Bulletin de février :
Directions:
163-6 46th Ave, Queens, NY 11358
Entrée à la 46e Avenue et à la 162e Rue. En voiture depuis Manhattan Prenez Northern Boulevard, tournez à droite sur 162nd Street et à gauche sur 46th Avenue.
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Plus tard dans la journée, le samedi 30 octobre à midi, une autre cérémonie aura lieu au French Sailors Lot, Cypress Hills National Cemetery, en l'honneur de 25 marins français décédés « Morts pour la France » à New York de la grippe espagnole en 1918. Trois de ces marins ont été rapatriés en France.
Cette cérémonie est organisée chaque année lors du week-end le plus proche de la Toussaint (ou lors des escales des navires de la Marine Nationale) par la Fédération des Anciens Combattants de France et par la Société Américaine du Souvenir Français Inc., aux côtés de l'Association des Officiers de Réserve Français aux Etats-Unis (ACREFEU), en présence de M. Jérémie Robert, Consul Général de France à New York.
Cimetière national de Cypress Hills :
625 Jamaica Ave, Brooklyn, NY 11208
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Nouvelles supplémentaires importantes ! Les 9 et 10 novembre, le cimetière national d'Arlington vous invite à participer au 100e anniversaire de la tombe du soldat inconnu.
9 et 10 novembre avec placement de fleurs de 9h00 à 16h00
• Des fleurs gratuites seront offertes à ceux qui souhaitent marcher sur l'esplanade de la tombe du soldat inconnu et rendre hommage en déposant une fleur sur la tombe du soldat inconnu.
• C'est une occasion rare pour le public de marcher à côté de la tombe du soldat inconnu, un privilège réservé aux Sentinelles du 3e régiment d'infanterie américain, « La vieille garde ».
• Cet événement aura lieu quelque soit le temps.
L'inscription est obligatoire !
Nous avons la liste et l'emplacement des tombes de 9 officiers et soldats français qui sont enterrés au Cimetière National d'Arlington. Si vous êtes à Washington DC, veuillez aller rendre hommage en plaçant un drapeau français et américain à côté de leurs tombes:
Lieutenant Fernand Raoul Jules HERBERT
Mort pour la France le 26-07-1918 (Deming - Nouveau-Mexique - Près du camp de Deming au Nouveau-Mexique, Etats-Unis)
Né le 15-07-1881 à Havre (Le) (76 - Seine-Maritime)
163e régiment d'infanterie (163e RI)
Section 3 Grave 4141
Lieutenant Jean JEGOU
Mort pour la France le 26-07-1918 (Deming - Nouveau-Mexique - près du Camp Cody, Etats-Unis)
Né le 03-02-1884 à Saint-Jean-Kerdaniel (22 - Côtes-d'Armor (ex Côtes-du-Nord), France)
73e régiment d'infanterie territoriale (73e RIT)
Section 3 Grave 4141
Capitaine Gaston Marie Roger CHENO
Mort pour la France le 21-10-1918 (Camp Sheridan, Etats-Unis)
Né le 06-01-1883 à Bressuire (79 - Deux-Sèvres, France)
225e régiment d'infanterie (225e RI)
Section 3 Grave 4142
Sous-Lieutenant Félix Marie Louis COURRIERE
Mort pour la France le 17-11-1918 (Washington - Walter Reed General Hospice, Etats-Unis)
Né le 05-06-1887 à Lyon (69 - Rhône)
8e régiment du génie (8e RG)
Section 3 Grave 4142
Sous-Lieutenant Henri COQUELET
Mort pour la France le 30-09-1919 (Washington, Etats-Unis)
Né(e) le/en 28-02-1889 à Paris 8e arrondissement (75 - Seine)
54e régiment d'artillerie (54e RA)
Section 3 Grave 4143
Sergent Fourrier Paul TEMPERLI
Mort pour la France le 04-10-1918 (Kansas-City (États-Unis), Etats-Unis)
Né le 19-09-1882 à Uster, canton de Zurich (Suisse)
Régiment de marche de la Légion étrangère (RMLE)
Section 17 Grave 19279
Maître Pointeur Félix Noël SABUT
Mort pour la France le 23-10-1918 (Washington - Hôpital Walter Reed Général, Etats-Unis)
Né le 18-12-1886 (15 - Cantal)
53e régiment d'artillerie de campagne
Section 17 Grave 19405
2e Cl. Canonnier Antoine-Marie BRUN
Mort pour la France le 26-10-1918 (Washington - Hôpital Walter Reed Général, Etats-Unis)
Né le 27-09-1887 à Lantriac (43 - Haute-Loire)
Section 17 Grave 19407
Sergent Maurice Georges JACQUET
Décédé le 17-04-1918 (Washington, Etats-Unis)
Né le 06-05-1880 à Chilleurs-aux-Bois (45 - Loiret)
331e régiment d'infanterie (331e RI)
Section 17 Grave 19156
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Mercredi 10 novembre à 18h30, notre Membre du Conseil d'Administration Francis Dubois donnera une conférence
"Georges Clémenceau en Amérique" (en français).
La Conférence sera sur Zoom,
pour plus d'informations, veuillez contacter : fdm.newyork@gmail.com
pour vous inscrire et recevoir le lien d'invitation.
"Georges Clémenceau a passé quatre ans dans sa jeunesse aux États-Unis, avant de devenir l'homme d'État français et le premier ministre qui a mené la France à la victoire dans la Première Guerre mondiale."
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ARMISTICE DAY PARADE, le 11 novembre 2021, sur la Cinquième Avenue, New York
(commence à 10h00 sur la 14e rue et se termine à la 50e rue)
Cette année le défilé revient en force, avec la participation active de la Fédération des Anciens Combattants Français, de la Société Américaine du Souvenir Français Inc., et de l'Association des Officiers de Réserve Français aux États-Unis (ACREFEU).
Les deux drapeaux géants français et américain tenus par plus de 40 scouts de la Troop#1 seront avec nous, aux côtés des jeunes talentueux musiciens de la fanfare Cadets Lafayette emmenés par Jacques Letalon. Nous vous invitons à vous aligner sur les trottoirs de la Cinquième Avenue et à applaudir nos membres qui seront dans le défilé !
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UN GRAND MERCI
Nous sommes très reconnaissants au Révérend Canon Timothy Watt, Recteur de l'église Trinity à Newport, RI, et à Charlotte Johnson, historienne de l'église, d'avoir exposé la reproduction (offerte par l'American Society of Le Souvenir Français) du drapeau officiel de la Marine Royale, sous lequel l'amiral de Ternay, ses officers et marins ont servi.
Le drapeau orne désormais le vestibule du clocher de Trinity Church, à côté de la plaque offerte par le roi Louis XVI.
Trinity Church (où George Washington a prié) est la 6e plus ancienne église en existence continue aux États-Unis.
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NOS MISSIONS:
• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,
• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations.
• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.
• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 300 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.
The American Society of Le Souvenir Français, Inc. is a 501(c)3 corporation established in 1993 in NY.
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NOS RECENTS BULLETINS MENSUELS
September Bulletin – On the footsteps of Rochambeau (Part 4–Philadelphia to Yorktown, Battle of the Capes)
Bulletin de septembre sur la marche des troupes de Rochambeau
August Bulletin – On the footsteps of Rochambeau (Part 3– New York/New Jersey to Philadelphia)
July Bulletin – On the footsteps of Rochambeau (Part 2 – Connecticut & New York)
June Bulletin – On the footsteps of Rochambeau (Part 1 – Connecticut)
May Bulletin honoring the WWII French aviators who died in the United States
April Bulletin celebrating the annual commemoration of “French Alliance Day” in Valley Forge, PA
March newsletter honoring two French Navy officers from Rochambeau’s army buried in Newport, RI.
February Bulletin honoring Eugene Bullard, America's first Black Fighter Pilot:
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Saviez-vous qu'une partie de chaque achat que vous effectuez sur Amazon peut être reversé à l'American Society of Le Souvenir Francais Inc, sans aucun frais pour vous ?
Allez simplement sur : smile.amazon.com, désignez l'American Society of Le Souvenir Francais Inc. comme bénéficiaire, et faites vos achats!
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The American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une association reconnue "non-profit" par l'Administration Fiscale Fédérale Américaine. Les donations sont déductibles des impôts fédéraux.
Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets commémoratifs historiques honorant
la mémoire de la France et des français aux Etats-Unis!
Contact: Thierry Chaunu, Président
132 East 43rd Street #341 The Chrysler Building New York, NY 10017
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