The American Society of Le Souvenir Français Inc.

Bulletin Mensuel - Vol. IV. No 7 - Juillet 2024

Les Pionniers français de la Côte Ouest


4e partie d'une série

(Californie, Nevada, Nouveau Mexique, Oregon, Washington - 1830-1920)


(traduction semi-automatique de la version originale en anglais)

Illustrations de couverture : 

De haut en bas, de gauche à droite: Simon Bonaparte Plamondon, Jean-Louis Vignes, Joseph Mascarel, Jean-Louis Sainsevain, Pierre Sainsevain, Prudent Beaudry, Solomon Lazard, Marie Suize “Madame Pantalon”, Louis Pellier, Pierre Pellier, Louis Rubidoux, Pierre Hypolite Dallidet, Henri Penelon, Damien Marchesseault, the Etcheverry Family, Abraham Achille Lévy, Joséphine Félix, Alexandre Gilbert, Alphonse Weill, Jules Tavernier, the Dubost Family, Henri Lévy, Dominique Bordagaray, Jean & Marie Yparraguirre, Joseph Juneau, Philippe Fritz, Justin Petit, Jules Simoneau, Paul Masson, Pierre "Pete" Aguereberry (Photo credits further below).

EDITORIAL


Il est difficile d'imaginer aujourd'hui que la Californie et toute la côte ouest étaient peuplées, il y a deux siècles, de quelques milliers seulement de soldats espagnols, de missionnaires et d'autochtones !


Après la cession de la Californie par le Mexique aux États-Unis en 1848, la population s'est rapidement développée. Dans ce Bulletin, nous présenterons plusieurs pionniers français qui ont fait partie des tout premiers colons, avant même la ruée vers l'or de 1849. Ils étaient tous très aventureux, entreprenants et, pour la plupart, des personnages hauts en couleur.


Ils sont commémorés par des monuments et des plaques, car ils ont laissé leur empreinte dans tout l'Ouest, en Californie, au Nevada, au Nouveau-Mexique, dans l'Oregon, dans l'État de Washington, et jusqu'en Alaska et à Hawaï. 


Ma préférée est Marie Suize, alias "Madame Pantalon", une chercheuse d'or prospère, devenue femme d'affaires, qui s'est retrouvée plusieurs fois devant le juge pour avoir porté des pantalons d'homme, ce qui était à l'époque considéré comme outrage aux bonnes mœurs... Il y a aussi le bien nommé Jean-Louis Vignes, qui a lancé l'industrie viticole californienne et qui a une rue à son nom dans le centre de Los Angeles. En parlant de Los Angeles, trois des premiers maires étaient français, à une époque où un dixième de la ville parlait français ! Ou encore Louis Pellier, surnommé le "roi de la prune", ou Abraham Achille Lévy, dont la "Banque A. Lévy" éponyme est restée un pilier économique du comté de Ventura jusqu'à son rachat il y a 30 ans, en 1995. Ou Joseph Juneau, qui a cofondé Juneau en Alaska en 1881. Ou encore Jules Tavernier, qui a contribué à faire de Monterey le "Barbizon de l'Ouest" et de la charmante ville de Carmel le centre artistique qu'elle est aujourd'hui. 


Qu'ils aient été chercheurs d'or, éleveurs, hommes d'affaires, artistes ou hommes politiques, tous méritent notre respect non seulement pour ce qu'ils ont accompli, mais aussi pour les éloges généralement unanimes qu'ils ont reçus de leurs concitoyens américains, comme en témoignent leurs notices nécrologiques. Ainsi s'achève notre série sur les "pionniers français de l'Ouest".


Nous avons inclus de nombreuses autres sites dans notre compilation "French Memories in the United States", qui sera bientôt disponible à la vente sur Amazon dans sa deuxième édition mise à jour.


Comme c'est désormais une tradition bien établie, nous rendons hommage chaque mois aux volontaires américains "Morts pour la France ": Le lieutenant Julian Cornell Biddle, qui fut le premier Américain engagé volontaire après l'entrée en guerre des Etats-Unis en 1917 à être tué au front. Sa dépouille repose à Philadelphie. Nous rendons également hommage à son homonyme, le major Charles John Biddle, membre du Lafayette Flying Corps, décédé en 1972. Le major Biddle a écrit ses mémoires, The Way of the Eagle, peu après la Première Guerre mondiale.


Après les nombreuses commémorations patriotiques entre le Memorial Day et le jour J, les célébrations du 4 juillet, le week-end "Hommage à la France" des 12 et 13 juillet à Newport R.I. et les festivités du 14-Juillet dans tout le pays, nous nous préparons maintenant à donner le coup d'envoi, à New York, du Bicentenaire du Lafayette Farewell Tour, qui aura lieu le mois prochain, le 16 août. Tous les détails les plus récents sont fournis à la fin de ce Bulletin. Nous encourageons vivement tous les francophiles de la région de New York-Connecticut-New Jersey à venir saluer Lafayette en personne dans le sud de Manhattan !

Vous pouvez obtenir des informations sur les nombreux événements organisés par les American Friends of Lafayette dans 24 États et au cours des 13 prochains mois à l'adresse suivante : www.Lafayette200.org. Merci de soutenir ces célébrations par votre présence ou votre aide financière. (leur e-boutique vous propose tout un choix ce cadeaux originaux).


Nous vous souhaitons un bel été. Et si vous vous rendez dans l'Ouest en vacances, n'oubliez pas d'emporter votre matériel d'orpaillage!


Pour le Conseil d'administration,


Thierry Chaunu

Président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.

Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis

Le début d'une nouvelle vie!

Ci-dessus:

"Arrivée en Californie”, lithographie de 1850 provenant des collections spéciales de la Bibliothèque de l'État de Californie.

Contexte historique


L'Espagne revendiquait un très vaste territoire, mais tenait seulement quelques missions côtières. L'intérieur des terres était en grande partie désert.


En avril dernier, nous avons relaté dans notre Bulletin les explorations de La Pérouse au XVIIIe siècle en Californie, Oregon, Washington, Alaska, Hawaï et Samoa américaines. Et nous avons mentionné l'observation de La Pérouse dans une lettre datée du 17 septembre 1786 : "Vous savez, Monsieur, que Monterey n'est pas une colonie, mais un simple poste de vingt Espagnols, entretenu par le roi d'Espagne pour la protection des missionnaires..."

Avril 2024 : La Pérouse en Amérique

https://conta.cc/3U58W8r (version originale en anglais)

https://conta.cc/3xHEvxn (version en français)

La Pérouse a rassemblé de précieuses données géographiques et scientifiques sur la région, louant ses ressources abondantes et son emplacement important. Six décennies plus tard, le naturaliste et botaniste français Eugène Duflos de Mofras fut envoyé sur la côte pacifique dans les années 1840 et rédigea un ouvrage décrivant une vaste région qui ne comptait que 4 000 habitants.


Comme nous l'avons vu dans nos précédents Bulletins, les Canadiens français ont été particulièrement actifs dans le vaste Far West dès les premiers temps de l'exploration européenne du continent américain.


En partant de l'Est vers l'intérieur des terres, nous avons raconté leur progression dans les Rocheuses, le Far West, le Texas dans les premières décennies du 19e siècle.

Les pionniers français de l'Ouest américain (3e partie d'une série - les Rocheuses, le Far West et le Texas - 1840-1880)

https://conta.cc/3x4J2Ko (version originale en anglais)

https://conta.cc/4bl3nJL (version en français)


Des dizaines de plaques et monuments témoignent de cette présence française en Californie, au Nouveau-Mexique, dans l'Oregon et dans l'État de Washington, au cours des 200 dernières années. Ils sont répertoriés dans notre compilation "Memories of France, More than 1,950 sites of French presence in the United States" dont l'édition révisée et augmentée sera disponible en anglais et en français sur Amazon cet automne.


Les premiers colons et établissements francophones en Californie avant la ruée vers l'or sont présentés ci-dessous, ainsi que le Consulat de France à Monterey, ouvert dès 1843 !

Consulat de France à Monterey, Californie, 1843

Premier pays à avoir une représentation officielle en Californie

Ci-dessus: Le consulat de France de 1843 à Monterey, aujourd'hui le Monterey Visitors Center.

Photo: https://noehill.com/monterey/poi_french_consulate.asp

• Le roi Louis Philippe a reconnu l'importance de la Californie en établissant le premier consulat de France à Monterey en 1843. La France devient ainsi le premier pays à avoir une représentation en Californie (Monterey était la capitale de la Haute Californie mexicaine).


• Louis Gasquet devint le premier consul français en Californie mexicaine, représentant les intérêts des marchands, fermiers et trappeurs français, mais fut vite l'objet de controverses.


• Sa demeure en briques d'adobe (un mélange d'argile, d'eau et d'une faible quantité de paille hachée ou d'un autre liant, qui peut être façonné en briques séchées au soleil) fut un point de convergence pendant les "années folles" de Monterey, au milieu des intérêts concurrents des Etats-Unis, de la Russie, de la Grande-Bretagne et de la France.


• Jacob Antoine Moerenhaut succéda à Louis Gasquet en 1846. Il est né en 1797 à Echeren (arrondissement d'Anvers), près d'Anvers, dans l'actuelle Belgique, mais qui faisait partie de la Première République française à l'époque. Après avoir servi dans l'armée de Napoléon (à l'âge de 15 ans), il s'est lancé dans une carrière diplomatique et commerciale, promouvant les intérêts français en Océanie et contribuant à ouvrir la voie à une présence française significative en Polynésie. En 1859, le consulat de Monterey est transféré à Los Angeles, où Moerenhaut est inauguré le 29 octobre. Il s'acquitte avec enthousiasme de ses nouvelles fonctions et devient très connu et très respecté.


• Le consulat était situé dans un long et bas bâtiment en pisé au 401 Camino El Estero, qui servait également de résidence à Moerenhaut. Il l'a décrite comme "une maison spacieuse avec une belle roseraie et des vergers".


• Aujourd'hui, en 2018, le bâtiment abrite le Monterey Visitors Center.


Demeure & Plaque, French Consulate, Monterey, CA

401 Camino El Estero, Monterey, CA 93940

GPS: 36.598667, -121.887433

• Inscription:

"Construite à l'époque mexicaine. 

Maison de J.A. Moerehaut, consul de France en Californie.

 Érigée par la Monterey History & Art Association".

Louis Rubidoux

Premier colon de Riverside, Californie.

Ci-dessus: 

À droite: Louis Rubidoux (1796–1868), "Le pionnier", vers 1850, fondateur de la ville de Rubidoux, propriétaire de Rancho Jurupa, domaine public, 

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=126701229

Au milieu: Stèle et plaque "Sons of Union Veterans, Hommage à Louis Rubidoux, pionnier, John C. Frémont, éclaireur, 1846 - 1926"

https://www.pressenterprise.com/2018/04/26/back-in-the-day-early-pioneering-family-farmed-in-whats-now-jurupa-valley/ 

À gauche: John C. Frémont, L'éclaireur, uteur inconnu -  domaine public

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=71673415

• Louis Rubidoux, né Louis Robidoux, (né à St Louis, MO le 7 juillet 1796) était le fils de Joseph Robidoux III, le frère de Joseph Roubidoux IV, fondateur de St Joseph, MO. et le frère d'Antoine Roubidoux, fondateur de Fort Uncompahgre au Colorado (que nous avons présenté dans notre précédent bulletin).


• Robidoux est arrivé en Californie en 1844 après avoir acquis une expérience significative sur la frontière mexicaine. Il s'était d'abord installé au Nouveau-Mexique en 1823, à l'âge de vingt-sept ans, où lui et son frère Antoine, plus connu, avaient établi des résidences permanentes dans les années 1820 et exercé une influence considérable. 


• S'adonnant au commerce des fourrures, exploitant diverses entreprises telles qu'un magasin, une forge et un moulin à grains à différentes époques, Robidoux devient citoyen mexicain en 1829.


• En 1839, il accède au poste de maire (primer alcalde) de Santa Fe. Les raisons du départ de Robidoux du Nouveau-Mexique vers la Californie aux alentours de 1844 ne sont pas claires.


• Il s'est installé très tôt à Riverside, en Californie, où il est devenu un éleveur prospère. Il a construit le premier moulin à grains, exploité un domaine viticole et a été l'un des premiers superviseurs du comté de San Bernardino. 


• Il était probablement l'homme le plus riche du comté de San Bernardino. L'évaluation des rôles du comté en 1854 a montré que sa propriété était évaluée à plus de 20 000 dollars, une somme très importante pour l'époque.


• La ville de Rubidoux et le mont Rubidoux portent son nom.


• Rubidoux s'écrit de plusieurs façons. Sur sa pierre tombale, le nom est orthographié Robidoux. La ville qui porte son nom, Rancho Rubidoux, a également donné son nom à la petite montagne au pied de laquelle il vivait, le Mont Rubidoux. Des rues et la bibliothèque du comté de Riverside portent également son nom. Les spécialistes s'accordent à dire que l'orthographe actuelle de "Rubidoux" provient d'une bizarrerie de la calligraphie de Louis Rubidoux. Ses lettres "o" étaient ouvertes en haut et ont été prises pour des "u", d'où l'orthographe "Rubidoux".



Plaque, “Louis Robidoux”

2001 Agua Mansa Rd, Colton CA 92324

GPS: 34.040867, -117.364983

• Inscription:

“Louis Robidoux était le Ranchero le plus connu de l'Inland Empire à son époque. Louis et sa femme Guadalupe Garcia Robidoux ont eu neuf enfants : Catalina, Louis Jr, Pasquel, Carmalita Adalaid, Marie Benina, Catarina Abundo et Mariano, qui est mort en route vers la Californie à l'âge de sept ans. La ville qui porte son nom, avec l'orthographe moderne, est la plus ancienne ville en existence continue dans le comté de Riverside. C'est sur le mont Rubidoux qu'a eu lieu le premier service du lever du soleil de Pâques aux États-Unis. Louis Robidoux a eu la chance d'hériter de la Sainte Foi catholique romaine.

Lors de la création du comté de San Bernardino en 1853, Robidoux devint membre du conseil des superviseurs et, en 1856, président du conseil. Il fut également le premier juge de paix du comté de San Bernardino.

Robidoux fut enterré dans le cimetière d'Agua Mansa en 1868 sous un poivrier. En subdivisant ses terres, Robidoux a ouvert la voie à la création de l'État de Californie.

Nous lui sommes tous reconnaissants de sa présence sur cette terre et prions pour son âme éternelle.

Érigé par les Louis Robidoux Family Pathfinders".



John C. Frémont


• Comme vous pouvez le voir sur la photo de la stèle ci-dessus, John C. Frémont est juxtaposé à Louis Rubidoux dans le mémorial de 1926. Il faudrait plusieurs volumes pour raconter les réalisations de sa vie...


• John C. Frémont (21 janvier 1813 - 13 juillet 1890) est le fils de Charles Frémon, un immigrant franco-canadien qui a gardé l'accent sur le "é" mais a ajouté un "t" à son nom de famille pour une raison inconnue. 


• Il était une personnalité américaine connue pour ses rôles d'explorateur, d'officier militaire et d'homme politique. Sénateur des États-Unis représentant la Californie, il est entré dans l'histoire en devenant le premier candidat républicain à la présidence des États-Unis en 1856, battu par le candidat démocrate, James Buchanan. 


• Il a travaillé avec l'explorateur et scientifique français Joseph Nicollet et a rencontré Joseph Renville, J.B. Faribault, Étienne Provost (dont nous avons parlé dans nos précédents Bulletins). 


• Il devint général de l'armée américaine pendant la guerre civile, cinquième gouverneur du territoire de l'Arizona, sénateur américain de Californie et gouverneur militaire de Californie.


• Le président Abraham Lincoln a cherché à nommer Frémont ambassadeur des États-Unis en France, en s'appuyant sur son héritage français et sur le large soutien dont bénéficiait sa position anti-esclavagiste en Europe. Cependant, le secrétaire d'État William Henry Seward s'opposa aux opinions extrêmes de Frémont, ce qui conduisit à la décision de ne pas procéder à la nomination.


• De nombreuses montagnes, comtés, villes, rues, ponts, lycées, hôpitaux et bibliothèques portent son nom en Californie et dans plusieurs États. 

French Camp, Californie

"La plus ancienne communauté du comté de San Joaquin"

Ci-dessus:

À gauche: Panneau touristique de Bienvenue, photo: https://alchetron.com/French-Camp,-California

À droite: stèle et plaque historique, photo: https://landmarkquest.com/omeka/items/show/694

Plaque, French Camp, CA,

“La plus ancienne communauté du comté de San Joaquin”

241 4th St, French Camp, CA 95231

GPS: 37.882742, -121.279788

• Inscription:

“French Camp était le campement régulier le plus au sud des brigades de fourrures de la Compagnie de la Baie d'Hudson envoyées de Fort Vancouver (aujourd'hui Vancouver, Washington), établi par Michel Laframboise en 1832. Son nom espagnol a été conservé dans une concession de terre datée du 13 janvier 1844 sous le nom de Rancho Campo de los Franceses. Il est commémoré en tant que California State Historic Landmark 668.

C'est ici que se terminait la piste Oregon-Californie empruntée par les trappeurs franco-canadiens employés par la Compagnie de la Baie d'Hudson entre 1832 et 1845. Michel Laframboise, entre autres, y rencontrait chaque année des chasseurs de fourrures qui y campaient avec leurs familles. En 1844, Charles Maria Weber et William Gulnac encouragent la création de la première colonie de colons blancs sur le "Rancho Campo de los Franceses", qui comprend French Camp et le site de Stockton. Rancho del Campo de Los Franceses”.

La ruée vers l'or


La ruée vers l'or en Californie a commencé le 24 janvier 1848, lorsque James Wilson Marshall a trouvé de la poussière d'or dans la rivière American, près de Coloma. Cet événement a eu un impact considérable sur la Californie et les États-Unis et a attiré des migrants du monde entier. Après la découverte, la Californie a été rattachée aux États-Unis par le traité de Guadalupe Hidalgo. La nouvelle de la présence d'or à San Francisco s'est rapidement répandue, attirant environ 4 000 mineurs au mois d'août. L'exploitation minière s'est poursuivie jusque dans les années 1850, atteignant son apogée en 1852 avec l'extraction d'environ 81 millions de dollars d'or en un an !


En 1840, la Californie comptait environ 8 000 résidents non indiens, selon le recensement américain de 1850. Le nombre exact de résidents indiens est inconnu, mais les estimations varient entre 30 000 et 150 000 en 1840. La population a augmenté rapidement dans les années qui ont suivi. Lors du recensement "spécial" de 1852, la population avait atteint environ 200 000 habitants, les femmes représentant environ 10 %, soit 20 000 personnes, de la population totale.


La croissance de la population s'est accélérée. En 1860, la Californie comptait 379 994 habitants et en 1870, 560 247 (recensement américain). 


Parmi les centaines de milliers d'immigrants, beaucoup (environ 35 000, soit près de 10 % de la population de 1860) venaient de France et ont laissé leur empreinte dans leur nouveau pays d'adoption.

Ci-dessus:

En haut à gauche: Argonaute de 1849, Photo: L. C. McClure - Brinkley, Douglas: History of the United States. Viking Penguin. New York, 1998. Page 151, Domaine public,

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2125279

En haut à droite: Timbre-poste de l'US Post office, Domaine public, émission: 18 juin 1999

https://postalmuseum.si.edu/exhibition/art-of-the-stamp-the-artwork-americas-history/california-gold-rushhttps://postalmuseum.si.edu/exhibition/art-of-the-stamp-the-artwork-americas-history/california-gold-rush

En bas à droite: vers 1860, portrait d'un couple de prospecteurs non identifié par un photographe inconnu (collection de l'Institut canadien de la photographie. MBAC, Ottawa)

https://hyperallergic.com/417336/daguerreotypes-of-the-california-gold-rush/

Note : Louis Daguerre a inventé le daguerréotype dix ans avant que le gouvernement français n'acquière les droits de brevet pour rendre le procédé accessible au public. L'intérêt croissant pour la photographie coïncide avec la ruée vers l'or.

Millionaire est le même mot en français et en anglais...


Les immigrants français sont venus en Californie à l'époque de la ruée vers l'or pour chercher la prospérité. Environ 35 000 Français sont arrivés en Californie dans les années 1850 et 1860, à une époque où les pionniers avaient les meilleures chances de trouver de l'or. Ces Français et Françaises ont poursuivi leurs rêves de richesse, de succès, de liberté politique et d'aventure en Californie et dans l'Oregon. De nombreux immigrants français ont fait fortune sur les rivières californiennes, sur les quais animés de San Francisco, dans les salons de jeu huppés et dans les salles secrètes du dernier étage des "restaurants français".


Les sites français ci-dessous datent de cette époque :

French Gulch, Califor

Ci-dessus:

À gauche: J. H. Eastman, photographe commercial, domaine public, via Wikimedia Commons, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=90780895

À gauche: Plaque en ronze , https://noehill.com/shasta/cal0166.asp

Plaque, French Gulch, CA

14138 Main Street, French Gulch CA 96033

GPS: 40.699467, -122.638749

• Inscription:

"Fondée à proximité par des mineurs français en 1849, la ville de Morrowville, déplacée ici, était le centre de l'une des zones de production d'or les plus riches de l'État. La production totale s'élevait à plus de 20 000 000 $. L'un des premiers moulins à timbres de Californie fonctionnait à la mine Franklin, située à proximité. De 1856 à 1858, French Gulch fut le point de départ de la branche ouest de la Piste Californie-Oregon. L'église catholique St. Rose a été fondée en 1856. En tant que lieu de ravitaillement et d'arrêt, la ville rivalisait avec Shasta. Enregistré pour la première fois le 11 janvier 1935.

Érigé en 1993 par le Département des parcs et loisirs de l'État en coopération avec le Gertrude Moss Historical Fund, la Shasta Historical Society et le Trinitarianus Chapter #62, E Clampus Vitus"

French Camp & Vichy Springs, Californie

Ci-dessus:

À gauche: Plaque de bronze, photo by Barry Swackhamer, April 28, 2013

À droite: Panneau historique, photo: https://noehill.com/mendocino/cal0980.asp

Plaque, “French Camp”, CA

Propriété privée. Forest Service Road 3N15, Columbia, CA 95310

GPS: 38.078182, -120.363595

• Inscription:

“Fondé par Charles Maisson et un groupe de chercheurs d'or français en 1851. Cette année-là, de l'or fut découvert dans le Long Gulch voisin. À une époque, 300 mineurs vivaient ici et faisaient du commerce dans un magasin dont les ruines se trouvent à l'ouest de ce monument. Des trains de marchandises transportaient régulièrement des provisions de Columbia, et revenaient avec l'or nouvellement extrait. La famille Stanley est devenue propriétaire de ce site en 1956.

Érigé en 1963 par E Clampus Vitus, Matuca Chapter No. 1849.”



Plaque, "Ukiah Vichy Springs Resort”

2605 Vichy Springs Rd, Ukiah, CA 95482

GPS: 39.166750, -123.158633


• Les chercheurs d'or français auraient été frappés par la similitude entre ces sources et les eaux trouvées à Vichy, dans le centre de la France.


• Vichy Springs Resort, fondé en 1854, est une station thermale historique unique, vieille de près de 170 ans, située à seulement deux heures au nord du centre-ville de San Francisco. Il s'agit de la plus ancienne station de ce type en Californie et de la plus ancienne entreprise du comté de Mendocino.


• Inscription :


"Les Amérindiens ont utilisé ces sources pendant des milliers d'années avant que Frank Marble ne les "découvre" en 1848. William Day y a établi un centre de villégiature en 1854. Ukiah Vichy est l'une des plus anciennes stations d'eaux minérales de Californie à avoir fonctionné sans interruption. Ses eaux restent parmi les plus importantes des eaux thermales alcalino-carbonatées si appréciées par les adeptes européens et américains de l'hydrothérapie. C'est la seule source minérale de Californie qui ressemble aux célèbres sources du Grand Grille à Vichy, en France.

Érigé en 1991 par le Département des parcs et loisirs de l'État en coopération avec Vichy Springs Resort. (Marqueur numéro 980.)"

La Grange, Californie

Ci-dessus:

À droite: Église catholique Saint Louis - dans le district historique de La Grange, comté de Stanislaus, Etat de Californie, Photos par Saeidb

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21530013

À gauche: photo blog "Annette's site", https://www.bbbunny.com/la_grange.html

Plaque, “La Grange”, CA

30173 Yosemite Boulevard, La Grange CA 95329

GPS: 37.663800, -120.460500


• Fondée par des chercheurs d'or français en 1852, la ville de La Grange a été désignée comme California Registered Historical Landmark No. 414 le 15 novembre 1948 et inscrite au National Register of Historic Places le 24 août 1979.


• En 1857, la Loge LaFayette #65 de l'Independent Order of Odd Fellows of California a été créée.


• La plus ancienne église du comté de Stanislaus, St.

Louis Catholic Church, avec un cimetière contenant des pierres tombales datant du milieu des années 1800.


• Inscription :


"Les colons français ont établi la communauté de French Bar le long de la rivière Tuolumne en 1850. Après les inondations destructrices de 1851-52, les citoyens de French Bar se sont réinstallés à un mile en amont, au-dessus de la plaine inondable. Rebaptisée La Grange, la nouvelle ville prospéra en tant que communauté minière et agricole, et fut le siège du comté de Stanislaus de 1856 à 1862.

Érigé en 1984 par le Département des parcs et loisirs de l'État et le Morada Parlor n° 199, Native Daughters of the Golden West. par E Clampus Vitus, Matuca Chapter n° 1849.”

Marie Suize, "Madame Pantalon"

Chercheuse d'or, entrepreneuse de distillerie

Féministe de la première heure

Ci-dessus:

À droite: Gravure de Marie Suize au 19e siècle, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=126317393

À gauche: tombe de Marie Suize Pantalon, photo by Ab8442 https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=68694765

• Marie Suize est née à Thône, en Savoie, le 4 juillet 1824. Immigrée française, elle a quitté Paris avec son frère pour participer à la ruée vers l'or. 


• Elle est devenue une chercheuse d'or prospère, puis une viticultrice et une femme d'affaires, célèbre pour avoir porté des pantalons, ce qui lui a valu d'être traduite plusieurs fois devant un juge. 


• À bien des égards, elle était une proto-féministe. Malheureusement, aucun portrait photographique d'elle n'est disponible.


• Elle est décédée le 8 janvier 1892 et était très célèbre en Californie à l'époque, car de nombreux articles de journaux ont été publiés à son sujet. 


• Elle a également lancé une distillerie qui était très populaire auprès des chercheurs d'or.


• Elle est tombée dans l'oubli jusqu'en 2004, date à laquelle le comté d'Amador a célébré son 150e anniversaire et a décidé d'honorer la mémoire de "Marie Pantalon" en la nommant "Femme de l'année du Sesquicentenaire".



Stèle,  “Madame Pantalon - The Non-Pareil”

521-323 Church St, Jackson, CA 95642

GPS: 38.353480, -120.774240

https://thenovelhistorian.com/my-favorite-feminist/


• Inscription :

“Madame Pantalon - The Non-Pareil”

"Marie Suize Pantalon”

"En mémoire de

"Madame Pantalon

Jeanne Marie Suize

Née le 14 juillet 1824 à Thônes, aujourd'hui en France

Décédée le 8 janvier 1892, près de Clinton

Inhumée dans ce cimetière dans une tombe non marquée

Pionnière de la première heure, propriétaire d'une mine d'or,

Probablement la première femme de Californie

Productrice de vin et de brandy".

"Elle préférait porter un pantalon d'homme plutôt qu'une robe de femme,

enfreignant la coutume, voire la loi, à San Francisco et Virginia City.

À Amador, rien ne prouve qu'elle ait été victime d'un harcèlement

ou d'une indignité similaire.

Plaque offerte par The Questers, le 14 juillet 2004, en coopération avec le comité du sesquicentenaire du comté d'Amador".

Jeanne de Roboam

Hotelière

Ci-dessus:

À gauche: Madame Jeanne Deroboam Laugier Guilfoyle Holt, Hôtelière

https://jacksonvillereview.com/madame-jeanne-deroboam-laugier-guilfoyle-holt-hotel-proprietress-by-carolyn-kingsnorth/

À droite: United States Hotel, California & Third Streets, Jacksonville, Jackson County, OR, Library of Congress Prints and Photographs Division, Domaine public, http://hdl.loc.gov/loc.pnp/hhh.or0056/color.572358c

• Née à Bordeaux, en France, vers 1820, Jeanne de Roboam a une origine mystérieuse. Certains affirment qu'elle était issue d'une famille aristocratique, tandis que d'autres prétendent qu'elle était issue de la classe moyenne. Son arrivée en Amérique est inconnue, mais on pense qu'elle a atteint San Francisco en 1852 sur le steamer S.S. Lewis. Comme beaucoup d'aventuriers de l'Ouest, elle saisit l'occasion de prendre un nouveau départ.


• À la fin des années 1850, Jeanne est installée à Jacksonville avec Charles Laugier. Ils ouvrent l'hôtel franco-américain avant 1858. En 1859, Jeanne dépose une demande de propriété de l'hôtel en vertu du "Married Woman's Property Act" (loi sur la propriété des femmes mariées). Laugier est le chef cuisinier qui a fait la réputation de l'hôtel. Après 1860, Jeanne et Charles se séparent.


• En 1866, Jeanne épouse George William Holt, un maçon. Les rumeurs suggèrent qu'elle l'a épousé pour réaliser son rêve de posséder un hôtel en briques. On dit que Holt devait marcher derrière Jeanne en public. En 1876, Jeanne construit l'U.S. Hotel, considéré comme "le plus grandiose de la côte ouest".


• Le président Rutherford B. Hayes et sa suite y séjournèrent, Jeanne leur faisant payer 75 dollars, soit plus que les autres hôtels.

Constatant que le Palace Hotel de San Francisco ne demandait que 6 dollars par nuit pour sa chambre nuptiale, le général W.T. Sherman, membre de la délégation, aurait protesté : "Nous ne voulons pas acheter votre hôtel". Mais Jeanne a tenu bon et aurait répondu : "Je pensais que le président pouvait se permettre de payer un peu plus que le commun des mortels."


• Jeanne était une femme d'affaires avisée, connue pour son sens de l'humour... Jeanne avait la réputation de dire : "Un verre de vin et de petits mensonges blancs ne font pas une prostituée".


• Elle dirigea l'U.S. Hotel jusqu'à sa mort, quatre ans plus tard. L'hôtel existe toujours !

Madame Joséphine Félix

Éleveuse, entrepreneur, sage-femme

Ci-dessus:

À gauche: Photo du mémorial de Madame Joséphine Félix, https://noehill.com/calaveras/poi_madame_felix.asp

http://coppergazette.blogspot.com/2011/04/copperopolis-history-madam-felix-mining.html

À droite: Hotel Léger, Calaveras Visitors Bureau, https://www.gocalaveras.com/itinerary/places-to-stay/stay-mokelumne-hill/

Madame Joséphine Félix


• Dans les années 1840, la Californie offre de nombreuses opportunités. Sylvestre Félix, un Français qui espère trouver de l'or, ne peut résister à l'attrait des collines dorées. En 1852, il arrive en Californie après un long voyage à travers le pays. Il s'installe près des routes Angels et Central Ferry et appelle sa femme Joséphine à le rejoindre. Malheureusement, peu après son arrivée, Sylvester décède, laissant Joséphine veuve.


• Joséphine s'est rapidement révélée être une éleveuse et une agricultrice très compétente. Elle transforme sa maison en relais de voyageurs, servant les produits de sa ferme. Elle devient rapidement le lieu de rassemblement de la ville. Joséphine exerçait également les fonctions de sage-femme pour les femmes qui accouchaient.


• Elle épousa ensuite Alban Hettick, un fermier suisse, pendant la guerre de Sécession, lorsque la Californie devint une source de cuivre essentielle pour l'armée de l'Union. Le premier district de cuivre du comté de Calaveras a été créé en 1860.


• Bien que Copperopolis soit connue pour l'exploitation du cuivre, de l'or y a été découvert en 1858 et du cuivre en 1860. Le 13 janvier 1861, le nom du district minier a été approuvé à l'unanimité et baptisé par la suite "Madam Felix Copper Mining District".


• Le district minier de Madame Félix a produit 200 000 onces d'or entre 1864 et 1974.


• La ville de Copperopolis est située le long de la State Route 4 et est inscrite au California Historical Landmark.


Plaque, “Madame Joséphine Félix”

Mark Twain Union Elementary School District, Copperopolis CA 95228

GPS: 38.021217, -120.695633


• Inscription:

“Josephine Felix, arrivée de France en 1852, fut l'une des premières colons à s'installer dans la vallée de Salt Spring. Bientôt veuve, elle établit un relais de poste à la jonction des routes Angels et Central Ferry. Elle a épousé son voisin Alban Hettick et le couple a développé une ferme prospère sur le Madame Felix Ranch où elle est décédée en 1880. Elle a joué un rôle important dans la vie sociale de la vallée et était si respectée que le district minier, le bureau de poste et le central téléphonique ont été nommés en son honneur.

Érigé en 1992 par E Clampus Vitus, Matuca Chapter 1849.”



Georges Léger, Hôtel de France, 1851


• L'hôtel Léger, situé à Mokelumne Hill, en Californie, est l'un des plus anciens hôtels encore en activité en Californie. L'hôtel et le bâtiment du palais de justice sont inscrits sur la liste des monuments historiques de Californie (California Historical Landmark #663). 


• Georges Léger, un Français venu pendant la ruée vers l'or en Californie, a ouvert son Hôtel de France en 1851, sous la forme d'une tente à ossature de bois. Après avoir été restauré à la suite d'un nouvel incendie en 1874, l'hôtel est devenu l'hôtel Léger, et n'a jamais cessé d'être exploité depuis. Le bar, dont l'arrière est orné d'un vitrail portant la date de 1851, serait passé par le Cap Horn et n'a jamais cessé d'être utilisé.


Panneau, “Mokelumne Hill”

Hotel Léger & Saloon

8304 Main St, Mokelumne Hill, CA 95245

GPS: 38.301917, -120.705733

• Inscription:

“Mokelumne est un mot indien qui s'appliquait d'abord à la rivière voisine. La première colonie a été établie à Happy Valley par des trappeurs français. De l'or a été découvert par des membres déchargés du régiment de Stevenson en 1848. Centre de la plus riche section d'exploitation de placers du comté de Calaveras et l'une des principales villes minières de Californie.

Corral Flat a produit plus de trente millions d'or. Un terrain de seize pieds carrés constituait une concession. La "guerre française" pour la possession des mines d'or a eu lieu en 1851.

La "Calaveras Chronicle" a été créée en 1850. Les combats entre grizzlis et taureaux amusaient les premiers habitants. Il fut un temps où le quartier général de Joaquin Murieta était en place. La ville a été détruite par des incendies en 1854, 1864 et 1874.

Siège du comté de Calaveras de 1853 à 1866.

Érigé en 1937 par la Chambre de commerce du comté de Calaveras et les Native Daughters of the Golden West, juin 1937. (Marqueur numéro 269.)”



Léon Marniesse, Franco-American Hotel, 1855


• En 1855, un Français, Léon Marniesse, acheta la maison qui devint rapidement l'Hôtel Franco-Américain. Pendant de nombreuses années, il s'agit d'un hôtel important. M. Marniesse en fut le propriétaire et l'exploitant jusqu'à sa mort, un an plus tard, en 1868. L'hôtel abritait un restaurant, le bureau express de la Wells Fargo and Company, un saloon et d'autres commerces, et était un arrêt de diligence bien connu. Le vice-président Colfax, le général et Mme Philip Sheridan et le président Hayes étaient des clients éminents de l'hôtel.


Plaque, “Franco American Hotel Building”

314 W Miner St, Yreka, CA 96097

GPS: 41.732100, -122.637583

• Inscription :

“D'une étroite maison de briques à deux étages dans les années 1850, à un vaste hôtel avec une façade de 167 pieds, l'hôtel Franco American est devenu l'une des plus grandes et des plus belles auberges de Californie du Nord. Fondé par le Français Leon Marniesse en 1855, l'hôtel abritait un restaurant, le Wells Fargo & Company Express Office, un saloon et d'autres commerces, et était un arrêt de diligence bien connu. Au fil des ans, l'hôtel a été amélioré par l'ajout d'une "piazza" ou d'un balcon à l'avant, de nouvelles suites de chambres à l'étage et d'une salle à manger en briques de deux étages. Parmi les clients importants de l'hôtel, on compte le vice-président Colfax, le général et Mme Philip Sheridan et le président Hayes. Érigé par E Clampus Vitus, Humbug Chapter 73 et la ville de Yreka.”



Desiré Jules Tricot


• Désiré Jules Tricot est né à Paris le 4 avril 1868. Son père, Jules Tricot, était impliqué dans des entreprises minières à Grass Valley depuis les années 1850, et plus tard à Sheep Ranch, possédant une partie de la mine Chavanne dans cette communauté avec son ami André Chavanne. 


• Il a donné son nom à Tricot City, près de Copperopolis, en Californie.

https://www.calaverashistory.org/fricot-city

La communauté française à San Francisco

dans les années 1850

Ci-dessus:

En haut à gauche: Notre-Dame-des-Victoires, San Francisco, Photo: https://noehill.com/sf/landmarks/sf173.asp

En haut à droite: Notre-Dame-des-Victoires plaque des Soldats français morts 1914-1918, Photo: https://www.waymarking.com/gallery/image.aspx?f=1&guid=44697329-acc3-4af5-88ef-23fd77ade31a

En bas à gauche: lithographie de 1849, "Arrivée d'une famille en Californie. "Ah! Mon Dieu...voilà déja nos domestiques qui nous abandonnent pour courir aux mines! ...faudrait peut-être leur dpromettre une petite augmentation de gages!..." by Carl Hoffman,

En bas à droite: Boulangerie Boudin, fondée par un immigrant français originaire de Bourgogne, Isidore Boudin, en 1849, est toujours en activité et est la plus ancienne entreprise de San Francisco à avoir fonctionné sans interruption depuis cette date. Photo: https://www.myfrenchlife.org/2017/11/13/french-san-francisco-paris/

• San Francisco était autrefois appelée le "Paris du Pacifique" parce qu'elle était belle et sophistiquée, comme la Ville Lumière. C'était aussi en raison de l'importante communauté française de la ville, d'où son surnom de "French San Francisco".


• La communauté française de San Francisco est centrée autour de l'église Notre Dame des Victoires, construite en 1864 et reconstruite en 1915 après le grand tremblement de terre. La messe dominicale en français y est toujours célébrée.


• En 1852, la population de la ville s'élève à 36 000 habitants, dont 6 000 immigrés français résidant dans le San Francisco français.


• En 1851, le chercheur d'or français Albert Benard de Russailh arrive en ville mais n'est pas impressionné par les prostituées locales. Malheureusement, il mourut du choléra un an plus tard. Ses lettres ont ensuite été transformées en un livre intitulé "Journal de Voyage en Californie 1850-1852".


En voici quelques extraits :

"Une grande agitation règne tout au long de la journée. Les hommes se dépêchent de faire leurs affaires ; les transactions sont conclues facilement et rapidement, même lorsqu'elles s'élèvent à 100 000 ou 150 000 dollars, et elles sont facilitées par des verres de brandy dans l'un ou l'autre des nombreux bars de la ville. Pratiquement toutes les transactions sont discutées et conclues après quelques verres, ce qui est la méthode reconnue pour parvenir à un accord. Lorsque l'acheteur et le vendeur ont bu ensemble une fois, l'affaire est définitivement conclue. Les chariots et les calèches se pressent dans les ornières de la rue, et les quais sont remplis de toutes sortes de marchandises, apportées par des bateaux du bout du monde, pour être échangées contre de la poudre d'or. Le soir venu, tout change et la vie nocturne commence. Les hommes d'affaires et les marchands, qui travaillent si dur pendant la journée, ne trouvent rien de mieux à faire juste après le dîner que de se précipiter dans les innombrables maisons de jeu étouffantes où ils perdent en un clin d'œil tout ce qu'ils ont gagné. Quelques-uns d'entre eux, mais ils ne sont pas très nombreux, vont au théâtre pour jouir d'émotions plus subtiles."


[…] “San Francisco compte trois théâtres et un cirque. Deux de ces théâtres sont américains, le Jenny Lind et l'American ; le troisième est français, l'Adelphi". [...] "J'en viens maintenant au théâtre Adelphi, où chaque dimanche la troupe française s'efforce de monter quelque chose d'intéressant. J'avoue qu'ils ne réussissent pas toujours, parce qu'ils n'ont pas grand-chose pour travailler. La troupe est dirigée par trois femmes, Mesdames Eléonore, Adalbert et Racine. Les autres membres de la troupe sont Mademoiselle Alexina Courtois, Mademoiselle Bréa, Messieurs Richer, Paul Sasportas, Léon Prat, Yomini, Nitzel." [...]


Dans l'ensemble, la Troupe Française* est à peu près aussi bonne qu'on peut l'espérer en Californie ; l'ensemble est aussi satisfaisant que possible, et les spectacles sont assez variés, composés généralement de sketches ou de comédies légères, de farces, de courtes pièces de caractère plus sérieux, ou d'intermèdes musicaux. Les femmes qui dirigent la compagnie seront bientôt en Californie depuis deux ans et n'ont pas démérité d'un point de vue financier, puisqu'elles sont désormais propriétaires du bâtiment, du terrain et des décors. Peut-être n'ont-elles pas gagné tout leur argent dans le théâtre. On dit qu'il y a dans l'ombre quelques riches mécènes, des hommes dignes qui ont mis en péril leur propre fortune pour enrichir Mademoiselle Racine et ses partenaires. Mais je n'en dirai pas plus, de peur d'être accusé de commérage : Je ne fais que raconter ce que tout le monde sait en ville." -- Albert Benard de Russailh


• En l'espace d'une décennie, San Francisco s'est rapidement transformée, passant d'une petite colonie à une ville animée. La quête de richesse et de progrès des argonautes était intense, façonnant la culture de la ville par le travail acharné, la compétition et l'intérêt personnel.


• Les immigrants français ont eu une influence considérable sur la vie sociale de San Francisco. Ils ont joué un rôle crucial dans le remodelage du mode de vie et des normes sociales de la ville. Les Français ont cherché à recréer le cadre raffiné de leur patrie dans leurs restaurants, théâtres, boutiques et bars. Leur étiquette et leur tenue vestimentaire se démarquent des normes de la majorité, ce qui suscite le ressentiment de certains Américains et d'autres immigrants européens.


• Selon les San Francisco Annals :

 "La glorification à tout bout de champ des Français pour tout ce qui est lié à leur belle France est souvent une insulte voilée à la terre qui les abrite, même s'ils ne cherchent pas à en devenir des citoyens permanents. Si de nombreux Américains ont été offensés par le chauvinisme français, avec le temps, les coutumes françaises ont néanmoins été intégrées à la vie urbaine et ont finalement contribué à tisser le tissu social de San Francisco."


Notre Dame Des Victoires Church

566 Bush St, San Francisco, CA 94108

GPS: 37.790580, -122.406446


• L'Église française, également connue sous le nom d'Église Notre Dame des Victoires, a été fondée en 1848 par le Père Langlois, un prêtre français. Il est arrivé à San Francisco en 1848 et célébrait la messe à l'église Saint-François. En 1856, Gustav Touchard acheta une église baptiste sur Bush Street et la transforma en Église Notre Dame des Victoires. Après le grand incendie de 1906, elle a été reconstruite en 1913. La conception de l'église est inspirée de la Basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon, en France.


• Une plaque énumère les noms de 114 soldats français enrôlés dans la région qui sont morts pendant la Première Guerre mondiale.


• Le centenaire de la fondation de l'église est commémoré par une autre plaque offerte par la République française en 1956.


• En 1984, l'église a été classée monument historique.


• Inscription:

"La Colonie Francaise de San Francisco et d'Oakland

à ses morts de la Grande Guerre.

Dieu Aime Les Francs."

[Liste de 114 noms]

Le 3 décembre 1921

Maréchal Ferdinand Foch

est venu prier ici pour ses

Anciens compagnons d'armes"

Californie du Sud :

Quand beaucoup d' "Angelenos" parlaient français

• Les immigrants français ont joué un rôle central dans les débuts de Los Angeles. Au milieu du XIXe siècle, ils représentaient environ un dixième de la population européenne et yankee.


- Imaginez une époque, il y a à peine 200 ans, où le centre-ville de Los Angeles était un petit village "pueblo" avec des arbres et des vergers... et possédait un vignoble prospère, planté par un certain Monsieur Jean-Louis Vignes.


- Imaginez une époque où la première photographie de Los Angeles a été prise (par un certain Monsieur Henri Penelon) à peine 30 ans plus tard, et...


- Imaginez une époque où trois des maires de Los Angeles parlaient français... (l'un d'entre eux, Monsieur Joseph Mascarel, parlait à peine l'anglais).


- Imaginez une époque où le Chinatown d'aujourd'hui s'appelait Frenchtown...


Présentons quelques-uns de ces pionniers, pour la plupart oubliés aujourd'hui, même si des rues portent leur nom, ou une modeste plaque de bronze les mentionne.

Jean-Claude Vignes

“Le Père de la viticulture californienne”

 

Ci-dessus: 

À droite: Dessin d'Edward Vischer datant d'avant 1875 et représentant l'arbre

"El Aliso" dans la cour du vignoble de Vignes. Photo Title Insurance and Trust/ C.C. Pierce Photography Collection, USC Libraries.

À gauche: photo de Jean-Louis Vignes https://resoluteoldwest.obsidianportal.com/characters/jean-louis-vignes. Une rue de Los Angeles, près du centre-ville et de la rivière Los Angeles, porte son nom. Malheureusement, une plaque existe, mais elle fait référence à un projet de travaux publics et son histoire n'est pas racontée aux Angelenos et aux touristes.

En bas à gauche: Panneau routier "Vignes Street", centre-ville Los Angeles

 https://losangelesrevisited.blogspot.com/2010/08/jean-luis-vignes-catalina-island-and.html

En bas à droite : Première photo connue de Los Angeles par le photographe français Henri Penelon montrant "El Aliso" (le surnom du très grand arbre à l'arrière-plan) et les vignobles de Jean-Louis Vignes.

https://www.pbssocal.org/shows/lost-la/who-took-the-first-photo-of-los-angeles

• Jean-Louis Vignes (ou "Don Luis del Aliso", comme l'appelaient ses voisins mexicains) est un colon français qui s'installe dans la région de Los Angeles à l'époque mexicaine. Il est né le 9 avril 1780 à Béguey, un petit village situé près de Cadillac et de Bordeaux. Son père était tonnelier et il le devint lui-même.


• Suite à des problèmes financiers en France, ou pour une autre raison obscure, à l'âge de 47 ans, il quitte maison, femme, famille, ainsi que son commerce et arrive à l'autre bout du monde dans les îles Sandwich (aujourd'hui Hawai'i) en 1827. Après l'édit de la reine Ka'ahumanu interdisant l'alcool, il ferme sa rhumerie à Honolulu et s'embarque pour Monterey, en Californie, en 1831. Il s'est finalement rendu à Pueblo de Los Angeles en 1833. À son arrivée dans la Cité des Anges, Jean-Louis Vignes achète un terrain de 104 acres (0,42 km2) situé entre le Pueblo original et les rives de la Los Angeles River, dans le centre-ville actuel de Los Angeles. Il baptise sa propriété El Aliso Winery en référence à un célèbre sycomore, dont on se souvient aujourd'hui au bord d'une rue nommée Aliso.


• Il planta un vignoble et commença à préparer la production de vin. En 1840, Jean-Louis Vignes est devenu le premier producteur commercial de vin en Californie et a effectué la première expédition enregistrée de vin californien. En 1850, Vignes était le plus grand producteur de vin de Californie, vendant 150 000 bouteilles par an avant de prendre sa retraite en 1855.


• Il a également planté la première orangeraie de Los Angeles, produisant entre 5 000 et 6 000 oranges par saison en 1851. Il a également cultivé 400 pêchers, ainsi que des abricots, des poires, des pommes, des figues et des noix.


• Vingt membres de sa famille l'ont suivi depuis la France : trois de ses cinq enfants (Marie, Jeanne, Jean) et leurs familles respectives ; son plus jeune frère (Pierre Esliens) ; quatre neveux (Pierre Sainsevain, Jean-Louis Sainsevain, Jean-Marie Vignes, Vital Vignes) ainsi que de nombreux amis. Pour une raison inconnue, sa femme Jeanne n'a jamais quitté la France, et est décédée à Béguey en 1842.


• Il est décédé à Los Angeles le 17 janvier 1862, à l'âge de 82 ans.


• Dans les années 1850, les environs de la propriété de Vignes étaient devenus le centre des colons français de Los Angeles, qui comptait à l'époque environ un dixième de la population européenne et yankee, et était connue sous le nom de "French Town".


• En 1856, il fait un don important aux Catholic Sisters of Charity pour participer au financement du premier hôpital de Los Angeles, qui ouvre ses portes le 31 mai 1858. Il a également contribué à la création de la première école publique de Los Angeles.


• La rue Vignes a été baptisée en son honneur en 1874 :

Située dans le centre-ville de Los Angeles, CA 90012

GPS: 34.059750, -118.233333

Damien Marchessault, maire de Los Angeles

élu Maire de Los Angeles de 1859 à 1860 , puis de 1861 à 1865

Ci-dessus :

A gauche : Photo : Le maire Damien Marchesseault. Auteur inconnu Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=114340512

A droite : Cette plaque est située sur le trottoir devant le consulat mexicain au 2401 W 6th St, Los Angeles, CA 90057. GPS: 34.061087, -118.278130

Cette plaque devrait être traduite en français.

https://frenchtownconfidential.blogspot.com/search/label/Damien%20Marchesseault?m=0

• Damien Marchesseault, également connu sous le nom de Damian Marchesseau ou Marchessault, est un éminent homme politique canadien-français né le 1er avril 1818 à St-Antoine-de-Richelieu, au Québec. -- Il a joué un rôle important dans le paysage politique de Los Angeles, dont il a été le 7e maire à trois reprises. Ses mandats de maire se sont déroulés du 9 mai 1859 au 9 mai 1860, du 7 janvier 1861 au 6 mai 1865 et du 8 mai 1867 au 8 août 1867. Il est connu pour son style de vie tapageur et son passé de joueur à la Nouvelle-Orléans. Avec son associé, Victor Beaudry, il crée une société de distribution de glace, démontrant ainsi son esprit d'entreprise.


• Pendant son mandat de Water Overseer de la ville de Los Angeles, Marchesseault, avec son partenaire Jean-Louis Sainsevain, entreprend de poser des conduites d'eau en bois sous les rues de la ville. Malheureusement, cette entreprise s'est soldée par des ruptures de canalisations, entraînant d'importantes inondations et la formation de gouffres boueux.


• Tragiquement, il se tire une balle dans la tête alors qu'il se trouve dans la salle du conseil de l'hôtel de ville.


Plaque, “Damien Marchessault”

Insérée dans le trottoir devant le consulat mexicain, 

100 Paseo de la Plz, Los Angeles, CA 90012

GPS:  34.056683, -118.238117

• Inscription:

“Cette rue porte le nom de Damien Marchessault, un Canadien français qui a été maire de Los Angeles à deux reprises, de 1859 à 1860 et de 1861 à 1865. Pendant son mandat, l'église Plaza a été reconstruite et la City Gas Company a été créée. Marchessault et un associé, Jean Louis Sainsevain, travaillent à l'approvisionnement en eau de Los Angeles grâce à un système de tuyaux en rondins creux. En tant que maire, Marchessault soutient une proposition visant à diviser la Californie en deux États, mais cette proposition n'est pas approuvée par les électeurs. En 1868, mécontent des critiques du public à l'égard du système d'approvisionnement en eau et des problèmes constants liés aux canalisations, ainsi que de ses dettes de jeu, Marchessault se suicide dans la salle du conseil municipal.”

Joseph Mascarel, Maire de Los Angeles

Maire de 1865 à 1866 (mandat annuel)

Ci-dessus : 

A droite : Joseph Mascarel, immigrant français en Californie et maire de Los Angeles en 1865-66. 

Photo : Collection de la Security Pacific National Bank / Bibliothèque publique de Los Angeles

À gauche : Photo prise en regardant vers l'est sur Aliso Street depuis Alameda Street. Le bâtiment de gauche porte l'enseigne de sa boulangerie française. 

Photo : Collection de la Security Pacific National Bank / Bibliothèque publique de Los Angeles.

https://frenchtownconfidential.blogspot.com/2016/12/the-warren-buffett-of-early-la-mayor.html

• Joseph Mascarel, né le 18 avril 1816 à Marseille, était une personnalité importante de Los Angeles au XIXe siècle. Il a exercé diverses professions : capitaine de navire, propriétaire terrien californien, banquier, investisseur, boulanger (on peut voir sa boulangerie sur la photo ci-dessus) et négociant en vins. 


• Le voyage de Mascarel a commencé à l'âge de onze ans, lorsqu'il s'est embarqué sur un navire marchand français. Plus tard, à l'âge de 21 ans, il s'est engagé dans la marine française, où il a servi pendant quatre ans. Malgré ses nombreux voyages et expériences, Mascarel, comme beaucoup d'immigrants français en Californie, a du mal à comprendre la langue anglaise. Avec son mètre quatre-vingt-dix et son poids de 90 kilos, il est imposant.


• Finalement, Mascarel arrive dans le pueblo de Los Angeles et trouve un emploi dans les vignobles de Jean-Louis Vignes. Grâce à sa détermination et à son esprit d'entreprise, il s'est rapidement imposé comme un homme d'affaires à part entière. Mascarel a joué un rôle important dans le développement des débuts de Los Angeles et a possédé des propriétés de grande valeur au cœur du quartier des grossistes de la ville, ainsi que dans les comtés de San Bernardino, Riverside, Ventura et Santa Barbara.


• Pendant la guerre de Sécession, Mascarel s'est aligné sur le gouvernement de l'Union et a activement œuvré pour contrer un fort mouvement sécessionniste à Los Angeles. En 1864-65, il est membre du conseil municipal de Los Angeles et devient ensuite maire de Los Angeles du 5 mai 1865 au 10 mai 1866. 


• En tant que maire, Mascarel prône l'interdiction des armes dans la ville. Cependant, sa maîtrise limitée de la langue anglaise devient un sujet de critique lors de la campagne municipale de 1866. Un journal local publie une annonce recherchant "un candidat à la mairie sachant lire et parler l'anglais". Malgré ce revers, les contributions de Mascarel à la croissance et au progrès de Los Angeles sont indéniables.


• L'historien H.D. Barrows a déclaré à la Société historique de Californie du Sud : "Mascarel était à bien des égards un homme remarquable. Il avait des idées claires et éminemment pratiques, des convictions fortes et un bon sens des affaires, ce qui lui permit d'accumuler une belle fortune. Bien qu'il ait fait don de sommes considérables à des œuvres de bienfaisance et à d'autres fins au cours de sa vie, ses œuvres de bienfaisance, qui s'élevaient à plusieurs centaines de dollars par mois dans les dernières années de sa vie, étaient, en règle générale, inconnues des étrangers, c'est-à-dire de tout le monde, sauf de lui-même et de ses bénéficiaires".


• Lorsque Joseph Mascarel décède le 6 octobre 1899 dans sa résidence du 615 Ducommun Street à Los Angeles, sa fortune est estimée à un million de dollars (l'équivalent de 38 millions de dollars d'aujourd'hui). 


• L'avenue Mascarell (avec 2 "L") porte son nom.

Situé au centre-ville de Los Angeles, CA 91345

GPS: 34.269695, -118.456287

Prudent Beaudry

Maire de Los Angeles 1871-1873 


et son associé


Solomon Lazard

Fondateur de Lazard Frères et Compagnie

Ci-dessus :

En haut à gauche : Résidence de Prudent Beaudry, au 81 New High Street, domaine public, Université de Californie du Sud. Libraries et California Historical Society.

En haut à droite : Portrait de Prudent Beaudry, maire de Los Angeles de 1874 à 1876, par un auteur inconnu - Domaine public., https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18439658

En bas à gauche : Solomon Lazard, Auteur inconnu - Musée juif de l'Ouest américain, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=84831999

En bas à droite: Grands magasins City of Paris, Los Angeles, CA [1890’s] sur Spring Street près de Temple Street #WS1007, a fait construire en 1866 un grand magasin en briques dans la rue principale, qui a pris le nom de "City of Paris" après que Lazard a pris sa retraite en 1873 et a confié l'entreprise à son cousin, Eugene Meyer.  Photo: https://www.jmaw.org/lazard-jewish-los-angeles/

• Jean-Prudent Beaudry est né le 24 juillet 1816 à Mascouche, au Québec, près de Montréal. Prudent et ses frères acquièrent une éducation remarquable et parlent couramment l'anglais. En 1844, Prudent Beaudry prend la décision de quitter l'entreprise familiale et de rejoindre son jeune frère, Victor, à San Francisco. Bien que la ruée vers l'or n'ait lieu que dans quelques années, Victor a déjà établi une entreprise lucrative de transport maritime et de commission dans la ville. En peu de temps, les frères Beaudry se retrouvent impliqués dans le commerce de la glace, Victor s'associant à Damien Marchesseault.


• Cependant, c'est en 1867 que Prudent Beaudry fait un investissement immobilier important qui façonnera son avenir. Lors d'une vente aux enchères du bureau du shérif, il acquiert la colline escarpée située au-dessus de New High Street, connue sous le nom de Bunker Hill, pour la modique somme de 55 $. Sur ce terrain, il construit un énorme réservoir et un système de pompage qui alimente Bunker Hill en eau depuis les basses terres marécageuses de Los Angeles. Bunker Hill devient alors un lieu privilégié pour la construction de grandes résidences. Cet achat permet à Beaudry de devenir le premier agent immobilier et promoteur à grande échelle de Californie, en plus de son rôle d'urbaniste. Il commence à acheter de vastes étendues de terrain, à les diviser en lots et à les vendre de manière très rentable.


• Prudent, Beaudry et son frère Victor font preuve d'une grande clairvoyance en acquérant continuellement des terres. Leurs prédictions, qui ont dépassé leurs rêves les plus fous, étaient que la connexion des lignes de chemin de fer entre Los Angeles, San Francisco et la côte Est entraînerait un afflux massif de colons en Californie du Sud. Leurs contributions ont été déterminantes pour la création des villes de Pasadena et d'Alhambra.


• Prudent Beaudry remplit trois mandats consécutifs d'un an au conseil municipal de Los Angeles de 1871 à 1873 et devient le premier président de la chambre de commerce de la ville nouvellement créée en 1873. En 1874, il franchit une nouvelle étape en devenant maire de Los Angeles.


• L'avenue Beaudry, dans le centre-ville de Los Angeles, porte son nom, ainsi que le plus haut gratte-ciel (2023).


Plaque, “Bunker Hill” - 

50 S Hope St T-275, Los Angeles, CA 90071

GPS: 34.052517, -118.253417


• Inscription (extraits) :


"[...] Dix-huit ans plus tard, un homme nommé Prudent Beaudry fit preuve d'une de ces vertus - l'espoir - lorsqu'il acheta les 20 acres de la colline lors d'une vente aux enchères du shérif"[...]




Solomon Lazard, from the Lazard finance dynasty


• Solomon Lazard est lié à la dynastie financière Lazard


• Solomon Lazard, également appelé S. Lazard, est né le 21 avril 1826 à Frauenberg, en Lorraine (banlieue de Sarreguemines près de la frontière allemande) et a émigré aux États-Unis en 1844. Après New York, San Francisco et San Diego, il s'installe à Los Angeles, en Californie, et démarre un commerce de détail d'articles de mercerie avec un cousin. 


• Il crée S. Lazard & Co, qui deviendra plus tard le grand magasin City of Paris.


• Les femmes de Los Angeles s'y pressent pour acheter les dernières nouveautés de la mode française.


• Lazard Frères and Company, la célèbre société bancaire internationale, a été créée en 1848 par les cousins Alexandre, Lazare et Simon Lazard à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Au milieu du XIXe siècle, Los Angeles n'avait pas de banque et les gens gardaient leur argent chez eux ou le confiaient aux religieuses catholiques d'un couvent situé à l'angle d'Alameda Street et de Macy Street. Lorsque Eugène Isaac Meyer arrive à Los Angeles en 1859, Solomon Lazard fait ce que ses frères font à Paris et à Strasbourg : il ouvre un guichet de dépôt dans son magasin appelé "Lazard et Frères". Les frères Maurice et Elie Lazard rejoignent ensuite la société après s'être installés à San Francisco en 1851.


• Lazard siège au conseil municipal de Los Angeles en 1854, puis en 1861-62. En 1873, il devient le premier président de la Chambre de commerce de Los Angeles.


• En 1869, Lazard, John S. Griffen et Prudence Beaudry sauvent la société municipale des eaux en difficulté et obtiennent de Los Angeles un bail de 30 ans.Lazard fut le président de la société et mourut en 1916.


• Ils ont construit un système d'approvisionnement en eau avec des canalisations en fonte, dont beaucoup sont encore utilisées aujourd'hui !


https://www.jmaw.org/lazard-jewish-los-angeles/

Pierre and Jean-Louis Sainsevain

Viticulteurs, entrepreneurs, leaders civiques

Ci-dessus : 

À gauche : Portrait de Jean-Louis Sainsevain, domaine public, source: “University of Southern California. Libraries” and “California Historical Society”, https://doi.org/10.25549/chs-m19274

Milieu: Etiquette , source: California State Archives https://frenchtownconfidential.blogspot.com/2016/06/the-incredible-sainsevain-brothers.html

À droite : Pierre "Don Pedro" Sainsevain, par un auteur inconnu - Mayo Hayes Library, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=98220354

• Pierre et Jean-Louis Sainsevain ont exercé une influence significative sur Los Angeles et diverses régions de Californie. Leur mère, Marie Vignes Sainsevain, était la sœur de Jean-Louis Vignes. 


• Peu après son arrivée au vignoble El Aliso de son oncle, Pierre entreprend des voyages en bateau vers Santa Barbara, Monterey et San Francisco, à la recherche de nouveaux acheteurs pour le vin et l'eau-de-vie renommés de son oncle. Fait remarquable, il réalise les toutes premières transactions de vin en gros dans les annales de la Californie. À cette époque, la Californie faisait encore partie du Mexique et, en 1844, Pierre a été naturalisé mexicain et a pris le nom de "Pedro Sainsevain" pour obtenir du gouverneur une concession foncière de 6 000 acres à Santa Cruz. En collaboration avec un autre charpentier français nommé Charles Roussillon, Pierre crée une scierie et une minoterie, puis s'installe à Stockton pour approvisionner les mineurs de la ruée vers l'or. 


• En 1849, Pierre a également été délégué à la Convention constitutionnelle de Californie. 


• En 1857, Pierre et son frère Jean-Louis s'adjoignent les services de Monsieur Debanne, un ancien champenois de Veuve Clicquot, pour produire le champagne Sainsevain Brothers. L'année suivante, les vignobles d'El Aliso sont devenus le premier producteur de vin de l'État, avec une production impressionnante de 125 000 gallons de vin et d'eau-de-vie. Ils ont même envoyé du champagne au président James Buchanan, qui en a loué la saveur.


• Lorsque le gouvernement français a établi son consulat à Los Angeles en 1860, c'est le champagne des frères Sainsevain qui a été servi. 


• Jean-Louis est devenu le premier grand maître de la loge maçonnique de Los Angeles. 


• Les deux frères continuent à lancer de nouvelles entreprises dans toute la Californie, y compris l'installation des premières conduites d'eau publiques de Los Angeles en collaboration avec le maire Marchessault. 


• Jean-Louis décède à Pasadena en 1889, tandis que Pierre meurt en France en 1904.


• East Commercial Street s'appelait Sainsevain Street

Near Hwy 101, Los Angeles, CA 90012

GPS: 34.053033, -118.233987

Nous regrettons beaucoup ce changement de nom !


• Nous vous recommandons de lire davantage sur ces frères, et sur de nombreux autres immigrants français qui ont contribué à la construction de Los Angeles à ses débuts, en cliquant sur ce blog très bien documenté :

https://frenchtownconfidential.blogspot.com/2016/06/the-incredible-sainsevain-brothers.html

Henri Penelon

Premier photographe et artiste professionnel de Los Angeles

Ci-dessus:

À gauche : l'artiste Henri Penelon travaillant dans son atelier de Los Angeles.

https://digitallibrary.usc.edu/asset-management/2A3BF1IYRA7?FR_=1&W=1410&H=736

À droite : photo du centre-ville animé de Los Angeles vers 1860 sur North Main Street, en regardant au sud de la Plaza, montrant le Downey Block sur la gauche à Temple Street. Le deuxième étage abritait le studio photo d'Henri Penelon, qui s'est installé à Los Angeles en 1853. À côté, avec la cheminée, se trouve l'hôtel Lafayette. À l'arrière-plan, on aperçoit le clocher de l'église Plaza.. https://tessa2.lapl.org/digital/collection/photos/id/86119

• Henri Joseph Penelon (parfois appelé "Honore", "Horacio" ou "Henry") est né à Lyon, en France, en 1827 et est décédé à Prescott, en Arizona, en 1874.


• La date précise de son arrivée à Los Angeles reste incertaine, bien que les registres fiscaux indiquent qu'il possédait une propriété sur la Calle Principal, connue aujourd'hui sous le nom de Main Street, dès 1856. 


• Penelon a joué un rôle important en tant que membre fondateur de la Société française de bienfaisance, créée en 1860. Avant la construction de l'hôpital français en 1869, les membres de la société aidaient à soigner les malades et les blessés au sein de la communauté française. 


• Penelon est marié à Emilia Herriot, de vingt-cinq ans sa cadette. Les sources divergent sur la question de savoir si Emilia est née en France ou à San Francisco, mais il ne fait aucun doute qu'elle avait des ancêtres français. Leur fille, Hortense, naît en 1871, suivie de leur fils, Honoré, vers 1874. 


• Pénelon poursuit une carrière de photographe, ce qui lui permet de continuer à travailler comme peintre. Ses photographies portent l'inscription "H. Penelon, Artistic Gallery, Los Angeles". Il ouvre son atelier de daguerréotype à Los Angeles à partir de 1853. 


• En outre, Penelon a également peint des fresques dans l'église Plaza à Los Angeles. Ses œuvres sont rares et ont une valeur historique.


• C'est à lui que l'on doit l'introduction à Los Angeles de la pratique des cartes de visite, petites photographies imprimées utilisées comme cartes de visite.

Sites de Mémoires françaises à Los Angeles

Ci-dessus:

À gauche: Photo: statue de Jeanne d'Arc (emplacement actuel inconnu)

https://frenchsculpture.org/index.php/Detail/objects/34230

À droite: Statue de Lafayette, South Lafayette Park & Wilshire Avenue, Los Angeles, CA 90005

https://calisphere.org/item/00e49a0bc4f11f3395a08addf60518c3/

Quelques sites de mémoire française...


Les signes tangibles de la présence française dans un passé lointain (tout est relatif) sont assez faibles et presque perdus dans le brouhaha de L.A. moderne.

Quelques exemples :


Une statue de Jeanne d'Arc disparue


• L'hôpital français était à Los Angeles ce que l'hôpital américain est à Paris. Malheureusement, après 167 ans, l'hôpital a fermé ses portes le 30 novembre 2017 et est désormais "Allied Healthcare City". 


• La statue de Jeanne d'Arc qui se trouvait à l'entrée aurait été donnée au Children's Hospital, mais sauf erreur elle n'a pas été retrouvée.


Plaque, “The French Hospital”

531 W College St, Los Angeles, CA 90012

GPS: 34.064617, -118.239017


• Inscription (extraits):


“Racines françaises : Entre 1850 et 1860, l'immigration française et canadienne-française à Los Angeles a dépassé celle de toutes les autres nations. En 1883, un journal en langue française, Le Progrès, a commencé à paraître. Damien Marchessault, spéculateur minier franco-canadien, est élu maire de Los Angeles de 1859 à 1860, puis de 1861 à 1865. Un capitaine de navire français, Joseph Mascarel, est maire de 1865 à 1866. À cette époque, le français est la deuxième langue la plus parlée à Los Angeles, après l'espagnol et avant l'anglais. Ainsi, lorsque le général McDowell est venu en visite officielle à Los Angeles à la fin de la guerre de Sécession, il a été interrogé en français.

Les Français ont créé le premier vignoble de Los Angeles et ont été à l'origine de la pose des premières canalisations d'eau résidentielles. Ils ont approvisionné la ville en glace et en sel, et ont ouvert des boulangeries et des restaurants. L'influence de ces premiers pionniers se retrouve dans les noms de rues tels que Beaudry, Bernard, Sentous et Vignes.

Le 1er mars 1860, la French Benevolent Society est créée pour construire un hôpital ouvert à tous, sans distinction de race, de religion ou de nationalité. Les membres versent une contribution initiale de 2 dollars lors de leur adhésion et paient une cotisation mensuelle de 1 dollar. Les revenus accumulés permettent la pose de la première pierre en pisé le 4 octobre 1869. La rumeur veut qu'une partie de la structure originale en pisé soit encore enfermée dans ce qui s'appelait autrefois l'hôpital français. [...] "

Érigé en 2003 par la ville de Los Angeles."



Le Marquis de Lafayette en mauvais état...


• L'une des deux statues de Lafayette en Californie se trouve à Los Angeles, debout sur un piédestal de conception.


• Elle a été sculptée par Arnold Foerster et inaugurée le 30 mars 1937. Elle est faite de béton sur une couche de plâtre.


• Il s'agissait d'un projet du New Deal. À la base, une inscription indique "Federal Art Project, 1937" (Projet d'art fédéral, 1937)


• L'emplacement d'origine s'appelait Sunset Park, mais le nom a été changé en 1918 pour Lafayette Park. Certains blogueurs locaux se demandent même aujourd'hui pourquoi la municipalité a "cédé" (sic) aux demandes des sociétés locales françaises à l'époque.


• La statue est en mauvais état et le visage du marquis de Lafayette défiguré. Nous espérons qu'elle sera restaurée dans un avenir proche.



Statue de Lafayette, Los Angeles, CA

South Lafayette Park & Wilshire Avenue

5077006901, Los Angeles, CA 90005

GPS: 34.061846, -118.283651

• Inscription en français (à peine lisible):

“La Fayette

Voici Mon Epée”  




Quand Chinatown était Frenchtown....


• Philippe Fritz (né le 1er mai 1844 à Preuschdorf, Bas-Rhin, France - décédé le 30 janvier 1932 à L.A.) fait partie des milliers de pionniers alsaciens qui ont émigré aux États-Unis après la guerre franco-prussienne de 1870.


Panneau, “Les maisons de la famille Fritz”

415 Bernard St, Los Angeles, CA 90012

GPS: 34.067033, -118.236300

• Inscription (extraits):

“Les maisons situées au 411 et 415 Bernard Street - qui abritent aujourd'hui la Chinese Historical Society of Southern California et le Chinatown Heritage and Visitors Center - faisaient autrefois partie d'un ensemble de trois maisons construites par Philip Fritz. Immigré alsacien, Fritz travailla d'abord comme charpentier puis comme surintendant des bâtiments et des ponts pour la Southern Pacific Railroad" [...]En 1886, Fritz construisit sa première maison sur la propriété. Au fur et à mesure que sa famille s'agrandit, il en ajoute deux autres en 1888 et 1892.[...]

Apporter de l'eau au pueblo poussiéreux et désertique de Los Angeles a été un défi depuis le début et un défi qui s'est multiplié au fur et à mesure que la ville grandissait. [....] En 1861, le Français Jean-Louis Sainsevain a érigé une roue hydraulique de quarante pieds dans ce qui est aujourd'hui la zone appelée les "champs de maïs". La roue soulevait l'eau dans des seaux de 15 gallons depuis la rivière jusqu'à un canal qui menait à un réservoir centré sur la Plaza at El Pueblo. Dans les années 1860, le zanjero, le responsable du système, était considéré comme si important qu'il recevait un salaire supérieur à celui du maire. En 1868, la ville conclut un accord avec John Griffin et deux hommes d'origine française, Prudent Beaudry et Solomon Lazard, qui forment ensemble la Los Angeles City Water Company pour la distribution de toute l'eau de la zanja madre [...]

Erigé par la Ville de Los Angeles".



...Mais la famille Taix continue !....


• Cette plaque située au pied d'une tour du gouvernement mentionne de nombreux noms et lieux que nous avons présentés plus haut, avec en plus la dynastie culinaire de la famille Taix, dont la 4e génération exploite encore aujourd'hui ce célèbre restaurant sur Sunset boulevard.


Panneau, “Roybal Federal Building”

255e E Temple St #300, Los Angeles, CA 90012

GPS:  34.052500, -118.239533

• Inscription (extraits):


“Il n'y a pas de plus grand monument à la diversité ethnique de Los Angeles que Little Tokyo, l'ancien centre commercial du petit pueblo en pleine expansion. Dans le quartier originellement peuplé d'immigrants français...[...] Tout a commencé dans les années 1830, lorsque Jean Louis Vignes - exilé de France pour adultère et zèle politique - est arrivé ici en provenance de Bordeaux. Il a apporté avec lui des boutures de vigne qu'il a utilisées pour fonder un vignoble de 100 acres juste au sud de ce qui est aujourd'hui Union Station.

Bientôt, d'autres familles françaises portant des noms tels que Sainsevain, Viole, Penelon, Bouchet, Nadeau et Taix suivirent, construisant des maisons et ouvrant des commerces dans ce qui devint rapidement une enclave française. Henri Penelon a créé le premier studio de photographie et d'artiste de la ville. La famille Viole ouvre une pharmacie tandis que Marius Taix fabrique du pain [...] Peu après, Penelon, le premier artiste professionnel de la ville, commence à créer des portraits de ses concitoyens en photographie et à l'huile dans son studio.

Pétrir du pain avec les eaux de Los Angeles:

En 1882, lorsque Taix, le boulanger des Alpes françaises, est arrivé à Los Angeles, il a acheté un petit terrain sur Commercial Street pour 10 000 dollars, a ouvert la boulangerie Taix French Bread Bakery et a commencé à servir les 4 000 Français qui vivaient ici.

Le bâtiment a survécu jusqu'en 1913, date à laquelle Taix a construit l'hôtel Champ d'Or sur le site et loué l'espace pour un restaurant. En 1927, au plus fort de la Prohibition, des agents fédéraux et le fils pharmacien de Taix affrontèrent l'exploitant du restaurant pour avoir vendu de l'alcool sur son terrain. Le restaurateur, furieux, jette les clés au jeune Taix et lui dit de "le faire lui-même". C'est ainsi qu'est né le restaurant français Taix. Pour fêter l'ouverture, les mêmes agents fédéraux sont revenus pour porter un toast à la nouvelle profession du fils avec du whisky qu'il avait acheté à des "fins médicinales". Le restaurant a servi sa dernière spécialité de la maison sur le site en 1964, lorsque la ville a payé 412 000 dollars pour la propriété qui est devenue le Metropolitan Detention Center. Dix bâtiments adjacents sont démolis, dont deux datent des années 1880. La dynastie culinaire se poursuivit dans un nouvel établissement sur Sunset Boulevard.

Érigé en 2000 par la ville de Los Angeles".

Autres pionniers français notables de Californie


Beaucoup étaient des fermiers et des éleveurs. Certains ont lancé une industrie entière. Certains sont devenus de riches banquiers et entrepreneurs. Plusieurs ont ouvert des hôtels et des restaurants.



La liste est longue, en voici quelques-uns :

Louis & Pierre Pellier

"Les rois de la prune"

Ci-dessus:

Top Left: Louis Pellier, ”Le Roi de la prune”, photo: History San Jose

https://www.sjpl.org/blog/looking-back-errant-tombstone-louis-pellier

En haut à droite : Pierre Pellier (frère de Louis Pellier, qui a immigré en 1849)

https://www.findagrave.com/memorial/120013655/pierre-pellier#view-photo=261266310

En haut à gauche: Vue de la Vallée de Santa Clara, https://californiaprunes.org/history/

En bas à droite : Plaque commémorative du parc Pellier pour le site de la pépinière "City Gardens". Par Gregory Ford Henderson - https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=138664074

• Louis Pellier (12 novembre 1817 - 13 juin 1872) est né à Saint-Hippolyte, en France, et est arrivé en Californie pendant la ruée vers l'or. Il s'est vite rendu compte que les fruits vendus pour un dollar représentaient une plus grande fortune que l'or. Au début des années 1850, il a ouvert la City Nursery dans le centre-ville de San Jose. Il est rejoint quelques années plus tard par son frère Pierre. En 1854, Pierre retourne en France et revient avec une femme, des boutures et des graines pour la pépinière. À partir de ces dernières, Louis a greffé le pruneau français sur le porte-greffe du prunier sauvage, ce qui a donné le pruneau qui a fait la renommée de la vallée de Santa Clara.


Plaque, “Pellier Park” – Louis Pellier, “Le Roi de la Prune”

183 St James Street, San Jose, CA 95110

GPS: 37.337833, -121.895667

• Inscription:

“Le parc Pellier est tout ce qui reste de la pépinière City Gardens, créée par Louis Pellier en 1850. C'est ici, avec ses frères Pierre et Jean, que Louis a introduit "la petite d'Agen", le pruneau français, au cours de l'hiver 1856-1857. C'est cette variété qui est devenue le pilier de l'industrie californienne du pruneau - l'épine dorsale de l'économie de San Jose pendant plus de 70 ans.

Érigé par San Jose History Walk”



Plaque, “Capitale mondiale de la prune”

570 East Remington Drive, Sunnyvale CA 94087

GPS: 37.356300, -122.024917

• Inscription:

“Des pruneaux ! De quoi nourrir l'armée britannique. Je suis charmé par votre vallée et vos montagnes. Les mots ne suffisent pas à les décrire". -Lord Horatio Herbert Kitchener, visiteur anglais, vers 1920.


Les premiers arbres à pruneaux de la vallée ont été produits par des boutures de la Petite d'Agen, un pruneau français, rapporté de France par Pierre Pellier en 1856. Son frère Louis a greffé les boutures sur un porte-greffe de prune et a connu un tel succès qu'au début du siècle, 85 000 tonnes de pruneaux étaient produites ici.

Le comté de Santa Clara a été surnommé la "capitale mondiale du pruneau" parce qu'il était le plus grand producteur au monde. La production a culminé dans les années 1930 à 274 000 tonnes et les pruneaux sont rapidement devenus la principale culture du comté.

Les pruneaux nécessitent un sol de moindre qualité et moins d'eau que les cerises ou les abricots. L'une des variétés les plus courantes dans la vallée de Santa Clara était l'Imperial, introduite par le pépiniériste John Rock en 1886. Le premier verger commercial de pruneaux dans la vallée était le Bradley Ranch, 10 acres à Stevens Creek Road et Bascom Avenue".



Panneau, “Pellier Park”

Louis Pellier, “The Prune King”

W St James St, San Jose, CA 95110

GPS: 37.337733, -121.895917

• Inscription:

[Cette plaque est composée de trois photographies accompagnées de légendes. Lecture de gauche à droite :]


La pépinière City Gardens de San Jose : Les gens venaient de loin pour visiter la pépinière City Gardens de Louis Pellier et acheter des variétés de fruits de vergers et de vignobles d'Europe.

Louis Pellier : C'est à Louis Pellier que l'on doit l'introduction de la petite prune d'Agen, le petit pruneau français, dans la vallée de Heart's Delight. Ce fruit a fait du comté de Santa Clara le plus grand centre de production et de mise en conserve de fruits au monde.

Maison Pellier : Le succès du pruneau français a permis à Louis Pellier de construire sa maison et d'étendre ses propriétés dans le comté de Santa Clara.

Photos avec l'aimable autorisation de History San Jose

Érigé par City of San Jose Parks, Recreation and Neighborhood Services/ City of San Jose Redevelopment Agency. (Repère numéro 434.) Commission. (Marqueur numéro 505.)



Plusieurs autres stèles, plaques et peintures murales rendent hommage à la famille Pellier dans la vallée de Santa Clara et sont compilées dans le livre "Memories of France".

Abraham Achille Lévy & Henry Lévy

Fondateur et Directeur de The Bank of A. Levy

Ci-dessus:

À gauche: Abraham Achille Lévy, https://www.findagrave.com/memorial/57357970/abraham-levy

Milieu: La maison de Henry Levy à Oxnard, California. Photo: par July1962 -  

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=106081587

À droite: Henry Lévy (sa sœur Lucy épouse d'Abraham, également née Lévy), photo: https://henrylevyhouse.com/introducing-henry-levy/

• Abraham Achille Levy (1853-1922) était un homme d'affaires, un banquier et un dirigeant communautaire du comté de Ventura. Né en 1853 à Mommenheim, en France, il a 18 ans lorsqu'il immigre en Californie. En 1873, à l'âge de 20 ans, il s'associe à Moise Wolff et ouvre un commerce de marchandises générales prospère. Travaillant au Wolff and Levy General Store, Levy collabore étroitement avec de nombreux agriculteurs et hommes d'affaires locaux. Il retourne brièvement en Europe, où il épouse Lucy Meinette Levy à Paris. À son retour, il lance l'Agricultural Brokerage, une nouvelle entreprise qui sert d'intermédiaire entre les agriculteurs de la vallée de la rivière Santa Clara et les marchés de San Francisco. Son beau-frère Henry Levy travaille également pour lui et fait partie intégrante de l'entreprise.


• L'activité de courtage a conduit à la création de la Bank of A. Levy dans les années 1880. La banque a été constituée en société en 1905. La famille Levy a conservé le contrôle de la Banque A. Levy après la mort de Levy en 1922. La banque est devenue un pilier économique du comté avec 17 succursales dans le comté et 65 000 comptes clients jusqu'à ce qu'elle soit rachetée par la First Interstate Bank en 1995.


• Plaque, “Henry Levy House”

155 S G St, Oxnard, CA 93030

GPS: 34.201983, -119.186867

• Inscription:

"La maison Henry Levy, vers 1914.

Point de repère du comté de Ventura n° 74. 

Érigée en 1982 par le comté de Ventura".

Alphonse Weill

Fondateur des Grands Magasins Weill

Ci-dessus:

À gauche : la maison de Weill, aujourd'hui au musée du comté de Kern, https://www.cardcow.com/274535/kern-county-museums-pioneer-village-weill-house-bakersfield-california/

À droite: Alphonse Weill vers 1885,  https://www.jmaw.org/weill-bakersfield-jewish/

• Alphonse Weill est né le 20 décembre 1852 à Wolfisheim, dans le Bas-Rhin, en Alsace. En 1870, Alphonse Weill immigre à New York. De New York, il prend le train pour San Francisco, intrigué par le romantisme des mines américaines. Weill se rend à Havilah, dans la vallée de San Juaquin, où il travaille à l'hôtel de son oncle Henry Asher pour le gîte et le couvert.


• En 1875, il devient l'unique propriétaire du magasin - connu sous le nom de A. Weill's, puis de Weill's Department Store. Son frère cadet, Samuel Weill, est brièvement associé.


• Il épouse Henrietta Levy en 1882 à San Francisco. Ils sont les parents de Blanche, Irma, Adele et Lawrence. Il est décédé le 31 décembre 1946, à l'âge de 94 ans.


• Alphonse Weill est également l'un des premiers actionnaires du Southern Hotel et de la Bakersfield Water Works, et l'un des principaux propriétaires et fondateurs de la Jewett Oil Company. 


• Leur ancienne maison, située à l'angle de la 17e rue et de la rue H, se trouve aujourd'hui au musée du comté de Kern, à Bakersfield.


Plaque, “Alphonse Weill's Department Store”

19th St, Bakersfield, CA 93301

GPS: 35.376333, -119.018283

• Inscription:

“Alphonse Weill est arrivé de France à Havilah en 1870 et s'est installé à Bakersfield en 1872. Il a été employé par le commerçant Jacob Weil (sans lien de parenté) et est devenu son associé en 1873. Par la suite, Weil rachète l'entreprise et la nomme Weill's Department Store. Un bâtiment en briques a remplacé la structure en bois en 1887 et a été reconstruit après l'incendie de 1889. Weill mourut en 1946 et l'entreprise fut vendue en 1952, mais continua à fonctionner sous le nom de Weill's jusqu'en 1963.

Érigé en 1976 par Lawerence et Helen Weill, Comité du bicentenaire de Bakerfield".



Plaque, “ Weill House”

3801 Chester Ave, Bakersfield, CA 93301

GPS: 35.392600, -119.021717

• Inscription:

“Construite à l'angle sud-est de la 17e rue et de la rue H à Bakersfield en 1882, la maison d'Alphonse et Henrietta Weill était considérée comme "moderne" pour l'époque en raison de ses hauts plafonds, de son long couloir et de sa plomberie intérieure.

En 1870, Alphonse Weill a quitté la France pour s'installer dans le comté de Kern. Il s'installe d'abord dans la ville minière de Havilah pour y poursuivre une carrière de commerçant. Deux ans plus tard, Alphonse s'installe à Bakersfield et ouvre son propre magasin de marchandises générales. Alphonse a été un homme d'affaires prospère qui a tenu son magasin à Bakersfield pendant plus de 70 ans.

Henrietta Levy Weill, originaire de San Francisco, s'est installée à Bakersfield lors de son mariage en 1882. Alphonse et Henrietta ont eu quatre enfants, Blanche, Irma, Adele et Lawrence. Membre de nombreuses organisations civiques, Henrietta s'est efforcée d'améliorer la vie des habitants du comté de Kern par l'éducation et le service social. La Henrietta Weill Memorial Child Guidance Clinic a été nommée en son honneur.

La famille Weill a fait don de la maison au musée en 1950.

Erigé par le Kern County Museum".

Charles LeFranc, Etienne Thée, Paul Masson

The Lafourcade Family, Pierre Hypolyte Dallidet

Viticulteurs

Ci-dessus : 

En haut à droite : Portrait de Paul Masson extrait du California Blue Book, 1915, page xxxii, par un auteur inconnu - domaine public, 

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=91983125

En haut à gauche: Plaque en bronze, Photo : http://fowca.blogspot.com/2009/11/

En bas à gauche: Pierre Hypolite Dallidet, https://winehistoryproject.org/pierre-hypolite-dallidet/

En bas à droite : Le Dallidet Adobe and Gardens est un monument historique de Californie (#720) à San Luis Obispo, Californie, par Fettlemap https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=33851660

• Les immigrants français utilisant des méthodes de vinification françaises constituaient le groupe le plus important de propriétaires de vignobles et de vignerons ici pendant les premières années de la ruée vers l'or, fournissant du vin à ceux qui passaient par San Francisco pour chercher de l'or.


• Old Almaden Winery a été fondée en 1852 avec des vignes françaises plantées par Etienne Thée. Elle a été transmise au gendre de Thée, Charles Le Franc, puis au gendre de Le Franc, Paul Masson. 


• Paul Masson est très connu aux Etats-Unis (du moins parmi la génération des baby-boomers), la marque ayant été un annonceur publicitaire important dans les années 1970 avec des célébrités telles qu'Orson Welles incarnant Paul Masson.


• Né le 14 février 1859 à Beaune, en Bourgogne, Paul Masson immigre en 1878 et s'installe en Californie, où il rencontre Charles Lefranc. Il retourne en France en 1880 pour terminer ses études, puis retourne en Californie en raison de la crise du secteur viticole en France. 


• Après la mort de Lefranc, Masson achète des terres à Saratoga, en Californie, et crée sa propre exploitation viticole, qu'il baptise La Cresta. Il a planté 60 acres de pinot noir et de chardonnay et a rebaptisé la cave "Paul Masson Champagne Company", aujourd'hui connue sous le nom de "The Mountain Winery". 


• En 1892, il introduit son premier vin mousseux sous le nom de "champagne" à Almaden. Masson est ensuite connu comme le "roi du champagne de Californie" après sa victoire à l'exposition universelle de Paris en 1900. 


• Il a été nommé au conseil des commissaires viticoles de l'État de Californie en 1913. Masson est décédé le 22 octobre 1940 et a été enterré à Oak Hill Memorial Park à San Jose.


Plaque, “Les vignobles Almadén”

5611 Le Fevre Dr, San Jose, CA 95118

GPS: 37.239100, -121.894700

Note: La plaque est incomplète, Etienne Thée et Paul Masson auraient dû être reconnus.



• Inscription:

“C'est sur ce site qu'en 1852 Charles LeFranc a effectué la première plantation commerciale de raisins de cuve européens dans le comté de Santa Clara et a fondé Almadén Vineyards. LeFranc a importé des boutures de vignes des célèbres régions viticoles de sa France natale et les a expédiées par bateau autour de la Corne de l'Afrique".

Érigé en 1953 par la Commission des parcs de l'État de Californie. (Marqueur numéro 505.)



Famille Lafourcade :


Plaque, “La famille Lafourcade et ses vignobles”

11899 Foothill Blvd, Rancho Cucamonga, CA 91730

GPS: 34.106067, -117.546217

• Inscription (extraits):

“Au début de ce siècle, John B. Lafourcade a créé une entreprise de vinification et de traitement du raisin vaste et élaborée, à une époque marquée par l'échec des tentatives de ce type dans la région de Rochester/Cucamonga. L'histoire de Lafourcade représente un lien important dans les débuts de l'histoire de la vallée de la Cucamonga. Ayant émigré à l'âge de 17 ans de La Houtan, en France, le jeune homme est arrivé dans la vallée de Pomona au début des années 1900. Lafourcade accepte les défis posés par le climat chaud et sec et se lance dans l'aventure en achetant 800 acres le long de l'ancienne route de San Bernardino, connue aujourd'hui sous le nom de Foothill Boulevard. Transportant d'abord l'eau des canyons par chariot, Lafourcade fora en 1918 le puits le plus profond de la région, à 630 pieds, pour un coût supposé de 33 000 dollars [...] Le passage de la Prohibition, combiné aux effets de la Grande Dépression, entraîna la fin de l'entreprise Lafourcade, et la famille quitta la région dans les années 1940 pour se consacrer à d'autres activités agricoles ailleurs en Californie et en Arizona.”



Pierre Hypolite Dallidet

Premier viticulteur commercial du comté de San Luis Obispo :


• Pierre Hypolite Dallidet est considéré comme le premier viticulteur commercial du comté de San Luis Obispo, et il a confirmé sa renommée en devenant également le premier distillateur commercial du comté.


• Son fils, Paul Dallidet, l'a transféré à la San Luis Obispo County Historical Society en 1953, en mémoire de sa famille.


• Le Dallidet Adobe and Gardens est un monument historique californien (#720) situé à San Luis Obispo, en Californie. Le site était à l'origine la propriété de Pierre Hypolite Dallidet (1822-1909), venu à San Francisco à la recherche d'or en 1850.


Plaque, “Dallidet Adobe”

1185 Pacific St, San Luis Obispo, CA 93401

GPS: 35.280967, -120.656500

• Inscription:

"C'était la maison de Pierre Hyppolite Dallidet, originaire de France, qui s'installa à San Luis Obispo en 1853 et devint viticulteur. Son fils, Paul Dallidet, l'a donnée à la San Luis Obispo County Historical Society en 1953, en mémoire de la famille Dallidet qui l'a occupée pendant un siècle.

Érigé en 1960 par la California State Park Commission, la SLO County Historical Society, les Native Daughters of the Golden West. (Marqueur numéro 720.)"

Jules Simoneau

Restaurateur à Monterey, Californie

et

Jules Tavernier

Premier studio d'artiste à Carmel, Californie

Ci-dessus : 

À gauche : Carte postale du restaurant de Jules Simoneau (1874), Monterey, Californie. Debout dans la cour de l'ancienne prison de Monterey en 1874, le propriétaire de la taverne Jules Simoneau et l'artiste Jules Tavernier. Simoneau utilisait la cour pour élever des poulets qui fournissaient de la viande et des œufs aux clients de sa taverne.

Photo: Auteur inconnu, Harrison Memorial Library Park Branch Library, domaine public, 

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=121750769

À droite : Jules Simoneau, 88 ans, chez lui à Monterey. Sa femme, sa fille et ses petits-enfants. 1907

UC Berkeley, Bancroft Library, https://oac.cdlib.org/ark:/13030/tf838nb6qp/?brand=oac4

• Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, Jules Simoneau (né en France en 1819 et décédé le 23 août 1908) possédait et gérait un restaurant à Monterey. Ce restaurant était un lieu de rencontre populaire pour un large éventail d'immigrants et de Californiens. Ami de l'écrivain Robert Louis Stevenson, il était également proche de l'artiste français Jules Tavernier (que nous avons rencontré dans notre dernier bulletin, car il fut l'un des premiers artistes à peindre des scènes du Far West).


Plaque, “Place Jules Simoneau , Ville de Monterey”

401 Camino El Estero, Monterey, CA 93940

GPS: 36.597350, -121.894450

• Inscription:

“Robert Louis Stevenson a inscrit ce message sur la page de garde de son livre : "Jekyll et M. Hyde - mais le cas de Robert Louis Stevenson et de Jules Simoneau, si l'un oubliait l'autre, serait encore plus étrange."

"Jules Simoneau, un immigrant français, est arrivé à Monterey dans les années 1870 et a tenu un restaurant sur ce site. Le restaurant a été fréquenté par Robert Louis Stevenson à l'automne 1876. Pendant son séjour à Monterey, Stevenson a pris de nombreuses notes descriptives qui ont ensuite été publiées dans ses contes. Lorsqu'il tomba malade, c'est Jules Simoneau qui le soigna. La gratitude et l'affection de Stevenson pour son ami se manifestent plus tard par l'envoi d'exemplaires des premières éditions américaines de ses livres, avec une note affectueuse et une signature dans chacun d'entre eux. Ces livres et ses lettres à Simoneau se trouvent aujourd'hui dans la section des livres rares et des collections spéciales de la bibliothèque de l'université de Californie à Berkeley. Cette place a été inaugurée le 17 mai 1967".

Érigée en 1969 par la ville de Monterey"



Jules Tavernier

Premier studio d'artiste à Carmel, Californie


• Carmel est une charmante cité adjacente à Monterey très connue pour ses galeries d'art et restaurants gastronomiques. Son maire a été jusqu'à récemment le célèbre acteur Clint Eastwood.


• Jules Tavernier est né à Paris le 27 avril 1844. Il étudie avec le peintre français Félix Joseph Barrias, mais quitte la France dans les années 1870 pour ne plus y revenir. Tavernier travaille comme illustrateur pour Harper's Magazine et part en 1873 pour une tournée de croquis d'une année d'un océan à l'autre (comme raconté dans notre précédent Bulletin).


• Il arrive à San Francisco à l'été 1874, puis voyage vers le sud et fonde une colonie artistique sur la péninsule de Monterey, connue sous le nom de "Barbizon de l'Ouest"


• Il devient l'ami de son compatriote Jules Simoneau, restaurateur à Monterey.


• Il installe brièvement un studio à l'hôtel Girandin (aujourd'hui Stevenson House). En novembre 1875, Tavernier et Walter Paris louent un espace sur Alvarado Street, créant ainsi le premier studio d'artiste à Monterey. 


• Les liens de Tavernier avec Monterey l'amènent à épouser Lizzie Fulton à San Francisco en février 1877, qu'il avait rencontrée à Monterey en 1876. 


• Il poursuit sa route vers l'ouest jusqu'à Hawaï, où il se fait connaître en tant que peintre paysagiste. Il est fasciné par les volcans en éruption d'Hawaï, un sujet qui le préoccupe jusqu'à la fin de sa vie. Tavernier a passé sa vie à Hawaï, au Canada et dans l'ouest des États-Unis. Il est mort le 18 mai 1889 à Honolulu, à Hawaï, où un mémorial lui rend hommage au cimetière d'Oahu.

Familles Dubost et Petit

Parmi les premiers "ranchers" (éleveurs) de Californie

Ci-dessus:

En haute à droite: Ecole d'Adelaida, photo par Tracey Adams

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=40577543

En haut à droite: Famille Dubost, vers 1900

http://www.jimirving.com/pdfs/Historic%20Dubost%20Ranch%20Brochure.pdf

En bas à gauche: Le ranch Petit, photo: https://visitoxnard.com/directory/heritage-square/

En bas à droite: Justin Petit, photo: https://www.findagrave.com/memorial/178433156/justin_petit

Auguste & Pauline Dubost


• Auguste Dubost (assis en haut à droite) est né à Cherbourg, France, le 4 août 1848 et a épousé Pauline Duquesne en 1880 (assise à gauche, également née à Cherbourg le 13 mai 1861). 


• Ils s'installent à Adelaida en tant que forgeron et charron en 1882, mais l'entrepreneur Auguste exploite également un four à chaux, une carrière de pierres et un commerce de mules. En 1889, il ouvre le bureau de poste d'Adelaida dans son magasin général. - Une plaque historique marque aujourd'hui l'emplacement du magasin sur le chemin Adelaida et c'est le point encore appelé "Adelaida" sur de nombreuses cartes. 


• Auguste et Pauline ont élevé trois enfants : Alfred (debout à gauche), né en 1883, exploite le ranch Adelaida ; Frank (debout à droite), né en 1886, exploite le ranch Bellevue ; Nathalie (debout au centre), née en 1881, meurt d'une pneumonie pendant sa lune de miel en 1908. La nouvelle de son décès s'est répandue lentement, incitant Auguste à fonder la compagnie Adelaida Rural St Company.


Stèle et plaque, “Adelaida”

9850 Adelaida Rd, Paso Robles, CA 93446

GPS: 35.646633, -120.873633

• Inscription (extraits):

“Depuis 1797, la route de l'ancien padre trail qui traverse cette région constitue un lien essentiel avec la côte pour la Mission San Miguel et la vallée inférieure de Salinas, en particulier dans les années 1860 pour l'expédition du mercure, vital pour la récupération de l'or de Californie.

Au milieu des années 1800, les colons et les entrepreneurs affluent dans la région, notamment Auguste et Pauline Dubost qui arrivent de France en 1882 et ouvrent une forge. En 1889, il transfère le bureau de poste d'Adelaida sur ce site et en devient le maître de poste. Il exploite ensuite un magasin général, acquiert des intérêts dans des mines, fait fonctionner une machine à vapeur portable pour alimenter des batteuses et une scierie, et possède un four à chaux pour fabriquer du plâtre et du mortier utilisés dans les constructions de Paso Robles. Informé tardivement de la mort de sa fille, alors qu'elle était en voyage de noces à Los Angeles en 1908, Auguste Dubost a cofondé la Adelaida Rural Telephone Company, dont le petit-fils Raymond Dubost a été le propriétaire jusqu'en 1960. À sa mort en 1917, Auguste Dubost avait accumulé près de 4 000 acres de terres de ranch à Adelaida" [...]

Érigé en 2000 par E Clampus Vitus, de la Guerra y Pacheco Chapter 1.5"


• Inscription de la plaque sur le côté:

In Memoriam

"La reconnaissance universelle du rôle essentiel joué par les femmes pionnières et leurs successeurs se répète fréquemment dans l'histoire d'Adelaida. Nous les saluons toutes lorsque nous reconnaissons l'une des nôtres, bien-aimée : Anne Dubost Thorpe 1918 - 1994

Dédié par les familles Dubost - Thorpe, 8 mai 2000"



Justin & Frances Petit 


Pour de nombreux immigrants, la route vers la Californie n'a pas été une ligne droite...


• Justin Petit est né en 1852 à Fresnes-Saint-Mames, en Haute-Saône, et a émigré aux États-Unis avec ses parents Jean-Baptiste et Elizabeth.


• La famille Petit s'est d'abord installée dans le comté de Clearfield, en Pennsylvanie. Plus tard, ils ont déménagé dans le comté de Douglas, au Kansas. Après la mort d'Elizabeth en 1870, la famille s'est installée en Californie, dans le comté de Ventura.


• Frances est décédée en 1931 et Justin en 1936. Ils ont eu quatre enfants.


Plaque, “Ranch de la famille Petit”

730 S B St, Oxnard, CA 93030

GPS: 34.194500, -119.179333

• Inscription (extraits):

“Propriétaire d'origine : Justin et Frances Petit. Emplacement d'origine : 1900 East Wooley Road. Date de construction : Ca. 1896. Architecte : Herman Anlauf.

L'histoire :

La famille Petit a émigré de France en Amérique en 1853, alors que le petit Justin avait deux ans et sa sœur Annette 12 ans. Les Petit s'installent d'abord en Pennsylvanie, puis au Kansas ; après qu'Annette et son mari se soient installés en Californie, le reste de la famille les suit. Justin y a épousé Frances Kaufman, l'une des cinq filles Kaufman dont le père a été le premier pionnier américain à cultiver la vallée de la rivière Santa Clara. Les Petits ont eu sept enfants. Comme de nombreux agriculteurs aux origines modestes, le succès de leurs cultures de betteraves sucrières et de haricots de Lima a permis aux Petits de s'enrichir à Oxnard. Restaurée par Gary E. Blum, un descendant de Petit.

Concernant la Petit Ranch House : 

Déclaration d'importance du Ventura County Historical Landmark (site historique du comté de Ventura) :

"...Il s'agit de la première résidence agricole du comté de Ventura éclairée à l'électricité. La maison de deux étages comportait huit porches, sept chambres, deux salons, deux salles de bains, une cuisine, une salle à manger, un foyer et une chambre de bonne [...] Originaire de France, Justin Petit devint l'un des agriculteurs les plus prospères du comté dans le domaine des haricots de Lima, des betteraves à sucre et des citrons"...

Érigé par Oxnard Heritage Square. (Marqueur numéro 100.)"

La colonie “Icaria-Speranza Utopian”

Les premières expériences communautaires françaises en Californie

Ci-dessus: 

À gauche: Les membres de la communauté utopique Icarian se sont installés à Cloverdale, CA dans les années 1880, source : Société historique de Cloverdale, https://www.hmdb.org/m.asp?m=160857

À droite: Gravure, Étienne Cabet. Le mouvement icarien s'inspire d'un roman utopique d'Étienne Cabet paru en 1840, Voyage en Icarie 

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Etiennecabet.jpg#/media/File:Etiennecabet.jpg

Bien avant les années 1960, la Californie a attiré des groupes désireux de vivre différemment du reste de la société.


• Les Icariens étaient un mouvement socialiste utopique français, créé par les disciples de l'homme politique, journaliste et auteur Étienne Cabet (1788-1856). Cabet a emmené ses disciples en Amérique en 1848, où les Icariens ont établi une série de communes égalitaires dans les États du Texas, de l'Illinois, de l'Iowa, du Missouri et de la Californie. Le mouvement se divise à plusieurs reprises en raison de désaccords entre factions.


• Le groupe achète le ranch Bluxome de 885 acres sur la rivière Russian. D'abord nommée Speranza, d'après la revue de Leroux L'Esperance, la communauté s'est enrichie de membres de Young Icaria et est devenue Icaria-Speranza.


Plaque, “La colonie Icaria-Speranza Utopian”, 1881

27241-27783 Asti Rd, Cloverdale, CA 95425

GPS: 38.774300, -122.999800

• Inscription:

“Icaria-Speranza était une communauté utopique basée sur les écrits du philosophe français Etienne Cabet. En 1881, à Cloverdale, des familles d'immigrés français, menées par les familles Dehay et Leroux, ont commencé leur expérience sociale de vie coopérative basée sur la solidarité et dépendant d'une économie agraire. Elle durera jusqu'en 1886. Icaria-Speranza était la seule colonie icarienne en Californie et la dernière des sept colonies établies aux États-Unis. Sur ce site se trouvait la maison d'école icarienne, cédée à la colonie en 1886.

Érigé en 1989 par le Département des parcs et loisirs de l'État de Californie, en coopération avec la National Icarian Heritage Society et la Cloverdale Historical Society.”

Les Basques dans l'Ouest américain


Comme de nombreux immigrants européens à cette époque, les Basques ont dû relever des défis et ont cherché une vie meilleure. Ils ont vu l'Amérique comme un lieu d'opportunités et d'espoir, ce qui les a poussés à émigrer aux États-Unis à la fin des années 1800 et au début des années 1900. La ruée vers l'or de 1849 a incité les Basques à se rendre en Californie pour y exploiter des mines. L'industrie florissante du mouton, tant pour la viande que pour la laine, a offert d'autres possibilités d'emploi aux États-Unis, et l'achèvement du chemin de fer transcontinental en 1869 a rendu les voyages vers l'Ouest américain plus rapides, plus sûrs et plus abordables.


Les hommes basques sont souvent venus seuls, avec peu d'instruction, aucune connaissance de l'anglais et parfois dans le but de gagner de l'argent pour rentrer chez eux. Beaucoup d'entre eux ont exercé des métiers difficiles, comme celui de berger, dont la plupart des Américains ne voulaient pas, pour des salaires dérisoires et dans des environnements difficiles, isolés et physiquement éprouvants.


Nous présentons ci-dessous les monuments commémoratifs érigés en leur honneur et quelques-uns de ces immigrants qui ont tant accompli dans leur nouveau pays. 

Ci-dessus:

En haut à gauche : Basque National Monument, photo: https://nabasque.eus/Astero/monument.htm

En haut à droite: Statue, “Berger Basque”, University of Nevada, William A. Douglass Center for Basque Studies, photo: https://www.unr.edu/nevada-today/news/2021/basque-statue

En bas à droite: Statue avec Plaque: “Artzaina Zain/Le berger vigilant/Préserver notre patrimoine basque/Euzkaldunak/Elko Basque Club/ Lowell Swenseld, Artiste 2000 A.D."

https://www.nationalreview.com/2019/02/elko-journal-home-of-the-basque/

En bas à droite: photo du ranch Borda , https://euskalkazeta.com/basque-sheepherding-in-nevada-adapts-to-change/

• Ce monument national au berger basque a été inauguré en 1989. Il s'intitule "Bakardade" ou "Solitude" et est l'œuvre du célèbre sculpteur Nestor Basterretxea. Elle représente un berger portant un agneau sur son épaule. Les Basques, dont les ancêtres sont venus de France et d'Espagne, forment une diaspora dynamique dans plusieurs États occidentaux.


National Monument, “Berger Basque”

Rancho San Rafael Nature Trail, Off North Virginia Street, Reno, NV 89503

GPS: 39.554083, -119.831850

• Inscription

(une partie en anglais, l'autre en basque) :


"Une figure

Comme sculptée par le vent lui-même

Un homme solitaire et fort

Tenu droit par sa propre volonté

Travailleur patient

Face à l'horizon incertain

de l'aventure

Les silences de la lune et des étoiles s'étendent à l'infini

et des étoiles

À travers les sentiers de montagne

Ce monument est

un hommage et un souvenir éternels

au Berger Basque.”



Statue, “Berger Basque”

University of Nevada, William A. Douglass Center for Basque Studies

1664 N Virginia St, Reno, NV 89557

GPS: 39.543427, -119.816150


• En tant que premiers propriétaires du Nugget Casino Resort à Sparks, feu Rose et John Ascuaga ont demandé à l'artiste et natif de Reno Douglas Van Howd de sculpter la statue basque pour l'ouverture du restaurant à thème basque du casino, Orozko, en 1998. Pendant de nombreuses années, l'impressionnante statue en bronze du berger basque a accueilli les visiteurs du Nugget. En 2021, le Nugget Casino Resort en a fait don à l'université et à son centre d'études basques et l'a déplacée sur le campus de l'université du Nevada.

• Inscription:

"Le berger"


"Un hommage à nos parents,

qui ont fait partie des nombreux

immigrés basques dont le

dont le courage a contribué à façonner

l'Ouest américain. Leurs

valeurs de l'ancien monde

travail et d'honnêteté ont établi la

la norme et l'Amérique

leur en a donné l'occasion".

John et Rose Ascuaga, 4 août 1998



Famille Garat :


• La famille Garat étaient des Basques français qui sont arrivés au Nevada en 1874, où ils ont acheté 320 acres près de la colonie de White Rock, dans le nord-est du comté d'Elko. C'est ainsi qu'est née une tradition d'élevage sur quatre générations qui s'est développée pour devenir l'un des plus grands empires d'élevage du comté.



Plaque & Statue, “Préserver notre Héritage Basque”

1490 Idaho St, Elko, NV 89801

GPS: 40.841367, -115.753467

• Inscription (extraits):

“Le 29 décembre 1868, des représentants de la Central Pacific Railroad commencèrent à délimiter les lots de la future ville d'Elko. En 1870, cette ville florissante comptait 5 000 habitants. Le trafic de marchandises et de passagers sur les routes en escalier vers le nord et vers le sud depuis la gare d'Elko jusqu'à la région minière était immense.

L'université du Nevada a été construite à Elko en 1874 et y est restée jusqu'en 1885, date à laquelle elle a été transférée à Reno, à son emplacement actuel.

Au début des années 1870, Elko devint le centre économique et commercial du vaste empire de l'élevage du nord-est du Nevada. Dans les années 1870 et 1880, de grandes principautés d'éleveurs ont été construites sur les vastes terres du comté d'Elko. Ces ranchs étaient dirigés par des rois du bétail puissants et hauts en couleur tels que L.R. "Broadhorns" Bradley, deuxième gouverneur du Nevada et premier gouverneur "cow-boy", la famille française Garat, les Altubes espagnols et John Sparks, gouverneur du Nevada dans les premières années de ce siècle." [...]

Érigé en 1970 par l'État du Nevada. (Marqueur numéro 106.)"



Famille Borda


• La tradition basque de l'élevage de moutons est bien vivante dans le nord du Nevada. En 1914, Raymond Borda (1894-1950), immigré des Pyrénées françaises, s'est fait embaucher comme berger par son beau-frère à Carson Valley. Il finit par fonder son propre ranch de moutons en 1921. L'entreprise s'est développée et ses fils Raymond "Dutch" et Pete ont fini par prendre la relève. Aujourd'hui, Borda Land and Sheep Company, LLC. continue avec le fils de Pete, Ted, et ses sœurs, Joyce Gavin et Angie Borda Page, qui dirigent l'exploitation. 


Plaque, “L'histoire du ranch Borda”

Près du Parking, Kings Canyon Waterfalls, Carson City, NV 89703

GPS: 39.152800, -119.815400

• Inscription:

“À l'origine piste des Indiens Washoe, Kings Canyon a servi de porte d'entrée au lac Tahoe après la ruée vers l'or en Californie. Eagle Station fut établie en 1851 près de l'embouchure du canyon, le Dr Benjamin King construisit son ranch l'année suivante, et d'autres suivirent en fondant Carson City en 1858.

Le bois était transporté dans le Kings Canyon et les mines de Comstock étaient boisées. La route des immigrants a ensuite fait partie de la célèbre Lincoln Highway, la première route transcontinentale du pays. À partir de 1947, des éleveurs basques, Pete et Raymond "Dutch" Borda, ont fait paître des moutons dans la partie supérieure du canyon. Dans les années 1970, la croissance de la ville de Carson a fait obstacle aux déplacements des moutons en provenance et à destination de Dayton. La famille Borda, soucieuse de l'environnement, a transféré la propriété du ranch pittoresque au public en 1997."

Érigé en 1997.”



Juan & Marie Yparraguirre 


• Dans les années 1890, San Francisco possédait une ville basque florissante. En 1900, des hôtels comme l'Hôtel de France, l'Hôtel des Alpes, l'Hôtel de Basse-Pyrennees et l'Hôtel Europa formaient la ville basque dans le quartier de Broadway à Pacific Street. Comme à Los Angeles, les hôtels appartenant à des Basques étaient regroupés dans une petite zone.


• Jean et Marie Yparraguirre venaient des deux côtés de la frontière franco-espagnole, lui d'Etxalar, un petit hameau, elle du village d'Urepel, également situé à la frontière opposée, à seulement quelques kilomètres l'un de l'autre, mais ils se sont rencontrés à San Francisco. Peu après leur mariage à l'église Notre-Dame de San Francisco, ils ont ouvert une pension de famille, puis un hôtel à part entière.


• L'hôtel Yparraguirre était très prisé des Basques de la région de la baie dans les années 1890. Juan aimait la musique et invitait souvent des musiciens à jouer dans le restaurant et la salle de bar.

Dominique Bordagaray

"L'un des plus anciens bars de Californie"

Ci-dessus:

À droite: Dominique Bordagaray photo: https://www.findagrave.com/memorial/52962469/dominique-bordagaray

À gauche: Rue principale de Coalinga, Cal. 47. UC Berkeley, Bancroft Library

https://oac.cdlib.org/ark:/13030/tf1t1nb4dg/?brand=oac4

• Agriculteur et homme d'affaires prospère parmi les anciens colons du West Side dans le comté de Fresno, Dominique Bordagaray est né à St Jean Pied de Port, Basses Pyrénées, France, le 15 janvier 1876, et est décédé à Fresno le 8 novembre 1953. Son épouse Louise est décédée en 1978.


• Dominique Bordagaray a émigré aux États-Unis en 1893 et s'est installé à Los Angeles en décembre de la même année. Dès son arrivée, Bordagaray commence à travailler avec des éleveurs de moutons. Il a passé environ deux ans dans les montagnes voisines de Millwood Basin, où il a appris l'anglais en autodidacte. À son retour à la civilisation, sa maîtrise de l'anglais est remarquable.


• Au début du XXe siècle, Bordagaray dirige un hôtel à Fresno et étend ses activités à l'achat et à la vente de moutons. Il a créé une entreprise de tonte de moutons à Coalinga et a été le premier à utiliser des tondeuses modernes dans la région. 


• Sur la propriété de Bordagaray, située juste à l'est de Coalinga, il a cultivé du coton, entretenu plusieurs vergers et exploité un vignoble. Au cours des premières années de Coalinga, il a construit une rangée de bâtiments commerciaux, dont une blanchisserie française, un théâtre et divers autres commerces dans la ville. En 1917, Bordagaray a ouvert une taverne et une maison de chambres sur la cinquième rue, qui est restée en activité jusqu'à sa démolition lors du tremblement de terre de 1983. Cette taverne était connue comme l'un des "plus vieux bars de Californie".


• Dominique Bordagaray est également le père du joueur de baseball professionnel Stanley "Frenchy" Bordagaray.



Plaque, “Bordagaray’s - L'un des plus anciens bars de l'Ouest”

163 Coalinga Plaza, Coalinga, CA 93210

GPS: 36.139500, -120.359750

• Inscription:

“Dominique Bordagaray est né à St Jean Pied de Port, Basses Pyrénées, France. Il a immigré aux États-Unis en 1893. Il s'installe dans le comté de Fresno en 1895 et travaille comme berger jusqu'en 1908. Il établit un camp de tonte de moutons à "Turk", à 9 miles à l'est de Coalinga. C'est là qu'il est devenu le premier homme à utiliser des tondeuses à mouton modernes. Il a acheté 140 acres à 11 miles à l'est de Coalinga. Il a également acheté 6 lots sur la rue "C", près de la cinquième rue. En 1904, il a construit une rangée de magasins à Coalinga, dont une blanchisserie française où il a rencontré sa femme, Louisa Devaures. Ils se sont mariés en 1905. Leur mariage a eu lieu à l'hôtel Sullivan, un autre lieu emblématique de Coalinga. En 1913, avec un associé, il devient propriétaire de "Jack's Place on Whiskey Row". Plus tard, en 1917, il a ouvert une taverne et une maison de chambres sur la cinquième rue. Cette taverne est restée en place jusqu'au tremblement de terre de 1983. L'un des "plus vieux bars de l'Ouest".

Érigé par le Lions Club de Coalinga.”

Jean-Pierre "Pete Aguereberry

L'infatigable prospecteur de la Vallée de la Mort

Ci-dessus: 

À gauche : Pierre "Pete" Aguereberry au camp de la mine Eureka, vers 1920, photo National Park Service, https://www.nps.gov/people/pete-aguereberry.htm

À droite: Aguereberry Point, Death Valley National Park, altitude 6,433 ft (1,960m)

Photo: https://lasvegasareatrails.com/aguereberry-point-death-valley-california/

• Jean-Pierre "Pete" Aguereberry (né le 18 octobre 1874 à Mauléon, Pyrénées Atlantiques - décédé le 21 novembre 1945 à Tecopa, CA) a vécu et prospecté dans le désert de la Vallée de la Mort pendant... quarante années!


Plaque, "L'encampement d'Aguereberry"

Aguereberry Point Rd, Death Valley, CA 92328

GPS: 36.363117, -117.110167

• Inscription:

“Il y a de l'or dans la colline devant vous, et c'est le prospecteur de longue date Shorty Harris et son partenaire Pete Aguereberry qui l'ont découvert en 1905. Leur découverte a déclenché un boom minier de courte durée. Le village de tentes de Harrisburg s'est développé sur les plaines voisines, et les collines environnantes portent encore les cicatrices de dizaines de mines.

De tous les prospecteurs et mineurs qui ont travaillé ici, un seul - Pete Aguereberry - a persisté. Aguereberry a travaillé sur cette concession pendant quarante ans, jusqu'à sa mort en 1945. Sa maison se dresse toujours à l'extrémité ouest des bâtiments regroupés à la base de la crête.

Pete Aguereberry était basque, né à Mauléon, en France, en 1874. Pendant la majeure partie des quatre décennies qu'il a passées ici, il a exploité sa mine tout seul. Sa remarquable persévérance, et non sa réussite financière, a fait de lui l'un des prospecteurs les plus célèbres de la chaîne Panamint.

La loi fédérale exige la protection des ressources naturelles et historiques ici et ailleurs dans le parc national de la Vallée de la Mort. Veuillez les laisser intactes pour que d'autres les découvrent.

Pour atteindre la mine Eureka d'Aguereberry et le moulin Cashier, suivez la route à gauche autour de l'extrémité est de Providence Ridge."

Érigé par le parc national de la Vallée de la Mort".

Théophile Verlaque & Bernard Etcheverry

Premiers habitants de Ramona, Californie

Ci-dessus: 

À droite: Bernard Etcheverry, cofondateur de Ramona, CA, (assis, à gauche) avec sa femme Louise et ses fils Michel & Bernard, photo https://basquesincalifornia.eus/second-period-1849-1960/pioneers/bernard-etcheverry/

À gauche: La maison Verlaque, par Jerry & Roy Klotz, M.D.

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=90049109

• Avant d'être définitivement colonisée, la région de Ramona était habitée par la nation Kumeyaay des Amérindiens (Diegueño). En 1886, le Français Théophile Verlaque a construit la première maison de la ville. La maison Verlaque, située au 645 Main Street à Ramona, abrite aujourd'hui la Ramona Pioneer Historical Society et son Guy B. Woodward Museum. En 1991, elle a été inscrite au Registre national des lieux historiques.


Plaque & Musée, “La Maison Verlaque (1886)”

645 Main St, Ramona, CA 92065

GPS: 33.045183, -116.863333

• Inscription (extraits):

“Theophile Verlaque (1823-1913), un immigrant français, était un entrepreneur prospère de San Diego, un tenancier de saloon, un viticulteur et un spéculateur immobilier.

Verlaque était un ami de Bernard Etcheverry, un immigrant basque français qui, en 1880, possédait 16 700 acres de la concession foncière originale de Santa Maria Rancho et avait un rancho prospère. Verlaque et Etcheverry décident qu'un magasin et un bureau de poste pourraient être une entreprise fructueuse. Amos, le fils de Verlaque, achète deux acres à Etcheverry, le long de la route des diligences et des wagons de marchandises reliant San Diego et Julian. Le jeune Verlaque construit un magasin et un bureau de poste (1883) et la ville de Nuevo (plus tard Ramon) est née.

Verlaque décide de construire une maison de campagne rappelant les maisons de sa jeunesse dans le sud de la France et les nombreuses années qu'il a passées près de la communauté française de Saint-Geneviève, dans le Missouri. Il fait construire la maison à côté du commerce de son fils Amos...”



Plauqe #2 & Musée, “Verlaque House (1886)”

645 Main St, Ramona, CA 92065

GPS: 33.045217, -116.863350

• Inscription :

“Cette maison, construite par l'immigrant français Théophile Verlaque en 1886, fut la première résidence permanente de la communauté de Nuevo, plus tard connue sous le nom de Ramona. C'est l'un des bâtiments les plus anciens et les mieux conservés de l'arrière-pays de San Diego et il est étroitement associé à une célèbre famille de pionniers de Ramona. La Verlaque House reste un exemple rare de résidence en adobe de style colonial français dans l'ouest des États-Unis. Elle est un monument qui témoigne de la vision et du caractère des pionniers du comté de San Diego".

Inscrite au Registre national des lieux historiques le 7 août 1991”

Autres pionniers français notables dans les États voisins

Simon Bonaparte Plamondon, État de Washington

Un bon ami de la tribu indienne de Cowlitz

Ci-dessus:

À droite: phot de Simon Bonaparte Plamondon, vers 1900, Cowlitz County Historical Museum

À droite: Centre-ville de Toledo, vers 1890, photo: City of Toledo, WA, https://www.toledowa.us/page-3/

Un Canadien français du nom de Simon Bonaparte Plamondon, qui a assisté au cours de sa vie à l'incroyable développement du Far West :


Photo, «Simon Plamondon”

100 Front St, Toledo, WA 98591

GPS: 46.438767, -122.845250

  • Inscription:

“Simon Plamondon (1802-1901), fils d'un arpenteur royal, est né au Québec (Canada) en 1800. Ayant perdu son père très tôt, il apprend à chasser, à pêcher et à piéger avec les Indiens de son voisinage. À l'âge de 18 ans, Plamondon se rend dans le nord-ouest du Pacifique pour faire de la trappe pour la British North West Company à Astoria, dans l'Oregon. Il est reconnu comme le premier explorateur non indien de la rivière Cowlitz. Le mariage de Plamondon avec la fille d'un chef indien Cowlitz a permis une alliance importante entre la compagnie britannique et les Indiens du corridor de la Cowlitz. Apprenant leurs langues, il s'efforce de développer et de maintenir de bonnes relations avec les tribus. En 1835, Plamondon établit une ferme de 40 acres dans la prairie de Cowlitz, près de l'actuelle ville de Toledo. En 1836, la Compagnie de la Baie d'Hudson l'envoie explorer le potentiel agricole du portage de Cowlitz. En 1839, l'évaluation de Plamondon conduit à l'établissement d'une ferme de 4 000 acres sur la prairie de Cowlitz, juste au nord de l'actuelle ville de Toledo.

Simon Plamondon est élu à la législature provisoire de l'Oregon en 1846 et, l'année suivante, le tribunal du comté de Lewis se réunit chez lui. Outre ses nombreuses fonctions politiques, Plamondon est également le premier trésorier du comté de Lewis.

Les années 1854 et 1855 sont marquées par des relations tendues entre les colons blancs et les Indiens. Plamondon resta dans sa ferme pendant cette période, assurant le ravitaillement et la protection des Indiens Cowlitz qui risquaient l'extermination en raison de la politique du gouvernement.

Simon Plamondon meurt en 1900, trois mois avant son centième anniversaire. On se souvient de lui comme d'un homme aventureux et honnête. Certains des descendants de Plamondon vivent encore dans la prairie de Cowlitz.”

Abraham & Antoine Ledoux, Taos, Nouveau Mexique

Fondateurs de Ledoux, Nouveau Mexique

Augustin & César Maurin, Pierre Duhalde,

Premiers colons de Messila, Nouveau Mexique

Ci-dessus: 

À gauche: Centre-ville de Taos, Nouveau Mexique. Photo: by Thierry Chaunu © ASSFI 2023

À droite: Maurin Building, Messila, Nouveau Mexique, Photo by National Park Service

• Abraham Ledoux (1784-1846) et Antoine Ledoux (1779 - ?), deux frères canadiens français nés au Québec, furent parmi les premiers trappeurs du Nouveau-Mexique. Le village incorporé de "Ledoux" dans le comté de Mora et une rue de Taos portent leur nom.


• Plusieurs noms et lieux ont un lien avec les Français au Nouveau-Mexique : Lamy, St. Vrain, Catron, Ledoux, Girard, L'Archevêque et bien d'autres. Ou des noms de lieux, comme le tout à fait évident "Frenchy's Field" à Santa Fe.


• Mgr Lamy, nommé premier évêque du diocèse en 1853, a recruté des prêtres français pour venir servir au Nouveau-Mexique - beaucoup d'entre eux étant originaires de la région Auvergne de Lamy. Ainsi, les cinq premiers archevêques du Nouveau-Mexique sont tous nés en France.

Nous raconterons l'histoire du rôle pionnier du clergé catholique français en Amérique dans notre prochain Bulletin. 



Plaque “Ledoux Street”

Historic District, 112 Cam De La Placita, Taos, NM 87571

GPS: 36.406217, -105.575400

• Inscription:

“La rue Ledoux a été nommée en l'honneur du trappeur et guide français Antoine Ledoux, qui s'est installé dans la région vers 1844. Auparavant, la rue portait le nom de Charles Beaubien et, plus tard, celui de Smith H. Simpson. Le quartier a été développé dans le style d'une forteresse avec des portes à chaque extrémité.”



La plaque ci-dessous témoigne des dangers du "Far West". 

La vie, contrairement à l'exemple de Simon Bonaparte Plamondon, pouvait être très brève...

Elle illustre également le rôle précurseur des immigrés français.



Plaque, “Maurin Building”

2380 Calle Principal, Mesilla, NM 88046

GPS: 32.273933, -106.795450

https://www.nps.gov/history/hdp/exhibits/hispanic/maurin.htm

• Inscription (extraits):

“Il s'agit du plus ancien bâtiment en briques documenté au Nouveau-Mexique".

"Augustin Maurin (d'origine française) a commencé la construction en 1860 en utilisant des briques brûlées provenant de son propre four. Il a été assassiné par des voleurs dans son appartement voisin en 1866.

L'héritier, Cesar Maurin, est venu de France pour revendiquer la propriété. Il meurt de causes naturelles en 1868.

Le Français Pedro Duhalde, ancien saloonkeeper de Mesilla, s'y installe et est lui-même assassiné par des voleurs". [...]

Érigé par la Doña Ana Historical Society.”

Frank Baud, Louis & Théophile Lay

Winnemucca, État du Nevada

Entrepreneurs

Ci-dessus:

À gauche: Pioneer Park, photo: https://travelwithjilnmike.com/2020/08/17/winnemucca-nv-to-caldwell-id/

À droite: Humbold Canal, photo: http://www.nv-landmarks.com/hu/shl21.htm

• Frank Baud était un colon français qui a ouvert la voie à la colonisation. Il a participé à la construction du plus ancien bâtiment de Winnemucca, le Winnemucca Hotel, et est devenu le premier receveur des postes de la ville. Il a également fait don de 30 dollars pour la construction de la première école de la ville. Il est mort en 1868 et est enterré dans le cimetière des pionniers de Winnemucca.


• Les frères Louis et Théophile Lay ont également construit une auberge, qui date des années 1860. Les premiers pionniers français, dont les rues Lay, Baud et Melarkey portent le nom à Winnemucca, ont inclus dans leurs plans un terminal de diligence Wells Fargo ainsi qu'un bar qui est toujours en activité aujourd'hui.


Plaque, “Pioneer Park”

100 Museum Ave, Winnemucca, NV 89445

GPS: 40.978806, -117.741972

• Inscription:

“Cet endroit faisait partie du cimetière des pionniers où reposent Frank Baud et d'autres pionniers qui ont fondé Winnemucca, connue auparavant sous le nom de French Ford. Baud est arrivé en 1863 et c'est à lui que l'on doit le nom de la ville, Winnemucca, en l'honneur du célèbre chef Paiute.

Baud est venu de Californie avec Louis Lay pour travailler sur le canal de Humboldt, un projet dirigé par le Dr A Gintz et Joseph Ginaca qui avaient conçu le plan pour relier Golconda et Mill City au moyen d'un canal de 90 miles et fournir de l'eau aux moulins de la région. Ce projet n'a jamais été mené à bien. Baud devint plus tard marchand, aida à construire l'hôtel Winnemucca avec Louis et Theophile Lay, fut le premier maître de poste et offrit à la ville une école avant sa mort en 1868."

Érigé en 1964.”


Plaque, “Humboldt Canal (Old French Canal)”

Winnemucca, NV 89445

GPS: 40.982100, -117.726683

• Inscription:

“Le canal de Humboldt, parfois appelé "Old French Canal", s'étendait vers le sud-ouest depuis Preble, près de Golconda, jusqu'à Mill City. L'autoroute actuelle le traversait à cet endroit, d'où il se dirigeait vers le sud en direction du palais de justice du comté de Humboldt, sur Bridge et West Fifth Streets. Le canal a été conçu en 1862 par A. Gintz et Joseph Ginaca. La voie d'eau, dont le coût prévisionnel s'élevait à 160 000 dollars, devait avoir une longueur de 66 miles, une largeur de 15 pieds et une profondeur de 3 pieds, avec une chute de 35 pieds. Son objectif premier était d'alimenter en eau plus de quarante moulins à timbres prévus à Mill City et en amont, mais il était également conçu pour le trafic des barges et l'approvisionnement en eau d'irrigation.

La construction du canal a commencé en 1863. Louis Lay, un émigrant français de Californie, a sous-traité le premier tronçon. Le fondateur de la ville de Winnemucca, Frank Baud, un autre Français, participa au projet en tant que conducteur d'attelage.

Environ 100 000 dollars, en grande partie des capitaux français, furent dépensés pour construire le canal de Humboldt jusqu'à la région de Winnemucca. En raison d'erreurs d'ingénierie et de graves problèmes d'infiltration entre Winnemucca et Mill city, cette section n'a jamais été achevée ni utilisée.

Plusieurs portions de l'ancien canal sont encore visibles dans la région de Golconda, dans divers quartiers de Winnemucca et à Rose Creek, au sud de la ville.

Érigé par le Nevada State Park System. (Marqueur numéro 21.)”

Alexandre Gilbert

Père fondateur et maire de Seaside, État de l'Oregon

Ci-dessus:

À droite: Le maire Alexandre Gilbert, (1845-1935), City of Seaside, Oregon,

Photo: https://www.gilbertinn.com/history-gilbertinn

À gauche: Gilbert Inn, toujours en opération, https://www.seasideor.com/seaside-stories/seasides-history-is-an-honored-guest-in-its-present/

Plaque, « Demeure historique d' Alexandre Gilbert”

341 Beach Drive, Seaside OR 97138

GPS: 45.992200, -123.929100

• Inscription (extraits):

“Alexandre Gilbert, l'un des pères fondateurs de Seaside, est né dans la ville côtière de La Rochelle, en France, le 16 avril 1845 [...]. À l'âge de vingt-quatre ans et juste avant la guerre franco-prussienne (1870-71), Alexandre a épousé Emma Loncol à Paris [...] En 1871, après la guerre, les Gilbert ont immigré à San Francisco, en Californie. À San Francisco, Alexandre développe ses talents de charpentier et d'ébéniste. Il a également construit et établi la Gilbert House, un hôtel et une pension de famille ;

En 1881, apprenant que la terre est "bon marché" en Oregon, les Gilbert s'installent au nord, à Astoria.

Frappé par la beauté sauvage de la côte de l'Oregon et la ressemblance avec sa France natale, il y a vu un grand potentiel et a passé les 54 années suivantes à aider à développer les entreprises, les propriétés et les communautés de la région. L'une de ses plus grandes réalisations est la Promenade d'un kilomètre et demi. Alexandre voulait que la plage reste ouverte au public, il a donc acquis la propriété et en a fait don à la ville. Il a également développé le quartier des affaires du centre-ville, appelé Gilbert Block. Il était maire de Seaside lors de l'incendie de 1912 qui a brûlé la majeure partie de la ville [...] Au cours de sa vie, Alexandre a été soldat, charpentier, exploitant d'hôtel et de pension de famille, exploitant de saloon, vendeur d'assurances et de biens immobiliers, commissaire du port d'Astoria, consul de France et maire de Seaside. On a dit d'Alexandre qu'il était "un bon représentant des hommes d'affaires solides et durables du comté de Clatsop" et "un homme très entreprenant et prévoyant", "...un citoyen riche et influent". Sa famille dit simplement : "Il était aimé." 

Érigé par la ville de Seaside."

Joseph Juneau

Co-Fondateur de Juneau, État de l'Alaska

Ci-dessus: 

En haut à droite:

Joseph "Joe" Juneau, Auteur inconnu - Domaine public, Alaska's Digital Archives, Winter & Pond Photographs

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2774030

En haut à gauche: Joseph Juneau, codécouvreur de l'or dans le canal Gastineau, à la recherche de signes prometteurs dans le minerai local. Harper’s Weekly, May 14, 1892.

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2774030

En bas à gauche: La ville de Juneau en 1887 Par William H. Partridge - SMU Libraries (Southern Methodist University) - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=150422653

En bas à droite: Mémorial aux fondateurs de la ville, Richard Harris et Joe Juneau, par Zemanst, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=122630168

• Joseph Juneau était le cousin de Solomon Laurent Juneau, fondateur de Milwaukee, dans le Wisconsin.


Joseph Juneau, Co-Fondateur de Juneau, Alaska

Juneau Downtown Historic District

Juneau, AK 99801

GPS: 58.300000, -134.416000


• Joseph Juneau (28 mai 1836-1er mars 1899) est un mineur et prospecteur canadien-français né dans la ville de Saint-Paul-l'Ermite (plus tard renommée Le Gardeur et aujourd'hui incorporée à la ville de Repentigny), au Bas-Canada, de François Xavier Juneau dit Latulippe et de Marguerite Thiffault Juneau. Il est surtout connu pour avoir cofondé, avec Richard Harris, la ville de Juneau, en Alaska.


• Son cousin Solomon Laurent Juneau est connu pour être le cofondateur de Milwaukee, dans le Wisconsin.


• La première grande découverte d'or à Juneau, sur l'île Douglas (en face de Juneau), a eu lieu vers 1880. La ville est la capitale politique de l'Alaska depuis 1900.


• La ville a reçu son nom actuel lors d'une réunion de mineurs le 14 décembre 1881, au cours de laquelle le nom Juneau a recueilli 47 des 72 voix exprimées. Joe Juneau aurait offert des boissons à ses collègues mineurs pour les persuader de nommer la ville en son honneur...


"Le bateau à vapeur Eureka est arrivé ce matin d'Alaska, avec treize passagers en cabine et dix en entrepont, et fait le rapport suivant : Les mines de placers de Takou sont un succès assuré. Le district ne pourra pas être exploité avant des années. Au moins 150 000 $ ont été extraits cette saison, et les meilleures concessions n'ont pas été découvertes avant le mois d'août. L'une d'entre elles a rapporté près de 500 dollars, après 105 heures de travail. Les mineurs sont tous de bonne humeur et, pour la plupart, passeront l'hiver à Harrisburg. Ils gagnent rapidement de l'argent et sont entièrement satisfaits de leurs perspectives. On s'attend à une grande ruée au printemps. . . . Les mineurs ont tenu une réunion la semaine dernière et ont fait changer le nom de ce lieu de Harrisburg à Juno City [sic]. La raison en est qu'il y a tellement d'endroits qui s'appellent Harrisburg que beaucoup de lettres se perdent." - - Sacramento Daily-Union, December 26, 1881


Mémorial, Richard t. Harris & Joseph Juneau

86 Glacier Ave, Juneau, AK 99801

GPS: 58.300618, -134.420060

• Inscription:

" Érigé par les Pionniers de l'Alaska de l'Igloo n° 6"


 "En mémoire de Richard T. Harris et de Joseph Juneau 

qui ont débarqué ici le 15 août 1880 

et ont choisi cet endroit comme premier campement.

Ils y découvrirent de l'or, ce qui entraîna la fondation de Juneau, la première colonie blanche établie en Alaska sous possession américaine."

Epilogue:

Le passé et l'avenir

Ci-dessus:

En haut à gauche: Jacques-André et Felicia Istel

En haut à droite: vue aérienne de Felicity, CA.

En bas à gauche: un des 20 monuments de granit racontant l'histoire des États-Unis, organisés et installés selon un schéma géométrique par thème. Deux États - l'Arizona et le New Hampshire - ont considéré le musée comme un site national et ont proposé que l'Histoire de l'humanité soit reconnue comme un site du patrimoine mondial.

En bas à droite: Aujourd'hui, une pyramide de granit et de verre de 21 pieds de haut abrite la plaque de bronze marquant précisément le Centre officiel du monde.™. Photos: https://www.historyingranite.org/

Aujourd'hui encore, les immigrants français continuent d'affluer sur la côte ouest. Attirés par la promesse de richesse et d'opportunités, ils sont entrepreneurs, artistes, restaurateurs, aubergistes, boulangers, scientifiques ou programmeurs de haute technologie, installés à Seattle, San Francisco, Sillicon Valley, Carmel, Malibu, Los Angeles, San Diego, Palm Desert, Las Vegas, Phoenix...., etc. 


Ils continuent à construire et à innover, contribuant de multiples façons à l'économie et à la culture de leur pays d'adoption, se fondant rapidement parmi les immigrants du monde entier.


Peut-être ne se rendent-ils pas compte qu'ils suivent les traces de très nombreux pionniers et colons francophones. Puissent-ils aussi contribuer à la préservation de tous ces sites de mémoire française pour leurs descendants !



En parlant d'avenir, nous aimerions rendre hommage à un immigrant français plus récent, qui a construit son propre rêve au milieu du désert, près d'Imperial Valley: Jacques-André Istel, qui a construit son propre univers...


• À la fin des années 1950, après avoir foré un puits et confirmé la présence d'un aquifère, Jacques-André Istel a acheté plus de 2 900 acres de terres désertiques presque sans valeur "pour en faire quelque chose à l'avenir". Au fil des décennies, d'abord par inadvertance, il décide de créer une œuvre pour les générations futures : 


Felicity, CA, “Le Centre du Monde”

Interstate I-8, direction est, sortie #164

1 Center of The World Plaza, Felicity, California, 92283-7777

GPS: 32.750278, -114.765278


• La ville a été créée en 1986 par le Français Jacques-André Istel (né en 1929 à Paris), célèbre parachutiste de loisir, banquier d'affaires et, plus tard, historien, largement responsable de la popularisation du parachutisme aux États-Unis. Il est considéré comme le "père du parachutisme civil américain".


• Il est également vétéran de la guerre de Corée et colonel du corps des Marines.


• Jacques Istel a acheté le terrain dans les années 1950 et l'a baptisé du nom de sa femme Felicia. Les principales caractéristiques de la ville sont une pyramide de pierre et de verre de 21 pieds de haut, une église sur une colline artificielle et le musée de l'histoire du granit, qu'Istel a développé depuis la fondation de la ville. 


• Le musée se compose de dizaines de blocs de granit, dont la plupart mesurent plus de 30 mètres de long et pèsent environ 50 tonnes, conçus pour durer quatre millénaires. Sur les panneaux sont gravés des documents historiques sur l'humanité, tels qu'ils ont été décrits par Istel.


• Il y a plus de 900 marqueurs historiques à cet endroit, couvrant l'histoire de la Californie, de l'Arizona, des États-Unis, de l'humanité, de l'aviation, du parachutisme, de l'aviation française, de la Légion étrangère française et de la guerre de Corée. 


• Felicity a été désignée "Centre officiel du monde" par le conseil des superviseurs de Imperial County en 1985.


Pour en savoir plus:

https://en.wikipedia.org/wiki/Felicity,_California

https://en.wikipedia.org/wiki/Museum_of_History_in_Granite

http://historyingranite.org


Il ne fait aucun doute que les futurs immigrants français continueront à contribuer à la croissance de la Californie et de la région pour les générations à venir !

Hommage au lieutenant Julian Cornell Biddle 

Escadrille Lafayette

"Mort pour la France"

le 18 août 1918, à Egmond-ann-Zee (Pays-Bas)


Nous poursuivons notre série entamée en octobre dernier avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps.

Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur : 

https://conta.cc/3Qz0Xjl (version originale en anglais)

https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)


Ce mois-ci, nous rendons également hommage à son homonyme 

le major Charles John Biddle

qui a servi dans le Lafayette Flying Corps

pendant la Première Guerre mondiale.

Ci-dessus:

À gauche: Extrait du "Livret Militaire" avec citation "Mort Pour la France"

https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m005239d96f562ee/5242bc43320e8

Cénotaphe au Monument de l'Escadrille Lafayette, Marnes-la-Coquette, France.

À droite: Julian Cornell Biddle,

https://www.findagrave.com/memorial/34306461/julian-cornell-biddle

Décoration:

Croix de Guerre


Fils d'Arthur Biddle et de Julia Biddle, il est né à Philadelphie le 19 avril 1890. Il est entré au Yale College et, après avoir obtenu son diplôme en 1912, il a occupé un poste de secrétaire auprès du colonel O'Brian, ministre des États-Unis au Japon. Au cours de l'été 1916, il obtient son brevet de pilote à Essington. Il est admis à s'engager dans la Légion étrangère et est envoyé à l'école française d'aviation militaire à Avord, où il reçoit son brevet et obtient son diplôme en très peu de temps. Il est ensuite envoyé à Pau pour faire de l'acrobatie et, le 31 juillet, il est affecté au Plessis-Belleville en tant que pilote de combat. Le 7 août, il est envoyé à Souilly, puis à Dunkerque, où il est affecté à l'escadrille numéro 73, groupe de combat numéro 12. Le 18 août, alors qu'il effectuait un vol d'entraînement, son avion tomba dans la mer du Nord, pour une raison inconnue. Huit jours plus tard, son corps est rejeté sur le rivage à Egmond-aan-Zee, en Hollande du Nord, où les autorités civiles signalent qu'il semble avoir été déchiré par des coups de feu.


Sa dépouille a été transférée au cimetière de l'église épiscopale St Thomas, à Philadelphie ; son cénotaphe se trouve au monument de l'Escadrille Lafayette, à Marnes-la-Coquette, en France.

Major Charles John Biddle

Ci-dessus:

À gauche: Photographie de l'aviateur Charles J. Biddle (né en 1890), Toul, 1er septembre 1918. 

Auteur inconnu, source: https://archive.org/details/wayofeagle00biddrich. Charles John Biddle, "The way of the eagle". Charles Scribeners Sons, New York, 1919., Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9901902

À droite: Extrait de Livret Militaire, Mémoire des Hommes

https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m00523ad22a10371/5242c7e2a04f0

• Charles J. Biddle s'est porté volontaire et a été actif en France à partir de 1917, où il a volé en tant que volontaire, d'abord pour les Français dans l'Escadrille 73, puis dans le 103e escadron aérien américain (Lafayette Flying Corps), puis dans le 13e escadron aérien et le 4e groupe de poursuite (qu'il a commandé).


Pour son service, Biddle a été décoré de la Légion d'honneur, de la Croix de guerre, de la Distinguished Service Cross américaine et de l'Ordre de Léopold II belge. Après la guerre, Biddle rejoint le cabinet d'avocats familial à Philadelphie. Il est décédé en 1972.


• Après la guerre, Biddle a écrit un livre intitulé The Way of the Eagle.

https://read.amazon.com/?asin=B01M1HWXT2&ref_=dbs_t_r_kcr


Croix de Guerre, citation du 4 juin 1918:

"Pilote à l'esprit merveilleux. Il attaqua avec succès deux biplaces ennemis derrière leurs lignes, abattant probablement le premier. Blessé et handicapé au cours du second combat, il réussit à force de courage à atterrir dans le no man's land et, après avoir passé la journée dans un trou d'obus, il regagna de nuit les tranchées alliées."

ANNONCES

Notre appel de fonds pour l'Hermione se poursuit !


-En novembre dernier, notre Société a participé au lancement de la campagne de collecte de fonds aux États-Unis afin de sauver l'Hermione et de la faire naviguer à temps pour le Semiquicentenaire des États-Unis. Cette campagne se poursuit et tous les dons sont déductibles des impôts.


Réservez la date ! 


Le samedi 17 août, tout au long de la matinée à partir de 9h00, une présentation permanente de l'histoire de la frégate Hermione suivie de questions-réponses avec le public aura lieu à bord du trois-mâts Wavertree au South Street Seaport, dans le centre de Manhattan, dans le cadre du lancement des célébrations du bicentenaire du Lafayette Farewell Tour.

Célébrations du 75e anniversaire

du Train de la Reconnaissance française

"Merci Train"

• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du "Train de la Reconnaissance Française", affectueusement appelé "Le Train Merci" (novembre 2022 : "Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français").

https://conta.cc/3OLtgJ3 (version originale en anglais)

https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)


• 2024 est le 75e anniversaire du "Train de la reconnaissance", un geste d'amitié et de gratitude du peuple français envers les Américains qui ont offert 49 wagons remplis de cadeaux pour chaque État en 1949.


• Le Merci Train, le 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, les gardiens des différents wagons du "train Merci" dans plusieurs États organisent des célébrations tout au long de l'année. Nous sommes honorés d'aider à faire passer le message.


• Le Musée historique de Holly Hill prévoit avec notre Société, représentée par Brigitte van den Hove-Smith, Déléguée Générale Adjointe, South East USA, une commémoration spéciale à Holly Hill, Daytona Beach, FL au wagon de Floride le 11 novembre à 11h00, avec le Consulat Général de France à Miami. Restez à l'écoute pour plus de détails !


• Encore un "Save the Date" : Le 2 février 2025 pour la re-dédicace du wagon Hawai'i, actuellement en cours de restauration grâce à M. Jeff Livingston, historien, chef de projet 40 & 8, Hawaiian Railway Society, et à des bénévoles, ainsi qu'au soutien enthousiaste du chapitre Aloha, NSDAR, des Filles de la Révolution américaine, Laura Ingenluyff, vice-régente de l'État, Hawai'i NSDAR.

Célébration du 75e anniversaire de l'arrivée du train Merci dans l'Oregon. Actuellement à Simpson Park, North Bend, Oregon. 13 juillet 2024.

"Hommage à la France

week-end à Newport, Rhode Island

13-14 juillet 2024

Ci-dessus : 

En haut à gauche : Statue de Rochambeau et Monument à la flotte française, Kings Park, Newport R.I.

En haut à droite : Yves de Ternay, Thierry Chaunu, Johnny Carawan, Chuck Schwam avec une couronne du Souvenir Français.

Au milieu : sur la tombe de l'Amiral de Ternay, Trinity Church, Newport R.I.

En bas à gauche : sur les marches de Colony House avec les proclamations du maire

En bas à droite : gerbe du Souvenir Français


Ci-dessous : Cliquez sur la flèche au centre pour lancer une vidéo (avec l'aimable autorisation de la Newport Historical Society) montrant l'événement du week-end et les activités éducatives proposées au public.

Un hommage annuel à la France


Le week-end du 13-14 juillet célébrant les Français à Newport a été organisé par la Newport Historical Society, l'Alliance Française de Newport, le National Park Service, avec la participation active des American Friends of Lafayette et de l'American Society of Le Souvenir Français.


• Comme chaque année notre Société a rendu hommage à Rochambeau en déposant une gerbe au pied du Monument à la flotte française.


• Lors d'une cérémonie distincte, le trésorier de notre Société et membre du conseil d'administration, Yves de Ternay, a déposé une autre gerbe sur la tombe de son ancêtre, l'amiral de Ternay, dans le cimetière historique de la Trinité. Nous avons également rendu hommage aux deux officiers de la marine française de la frégate Hermione qui sont enterrés à proximité.


• Sur les marches de l'historique Colony House, le maire de Newport, Xay Khamsyvoravong, a publié des proclamations en l'honneur de notre Société et de nos partenaires, les American Friends of Lafayette.


• La Newport Historical Society et le National Park Service ont organisé un merveilleux programme avec des reconstituteurs, un concert public de tambours et de fifres ainsi que des conférences publiques sur le rôle crucial de l'armée et de la marine françaises dans l'obtention de l'indépendance américaine.


• Norman Desmarais, délégué régional pour la Nouvelle-Angleterre de la Société américaine du Souvenir français, historien et professeur émérite au Providence College, et lui-même reconstituteur, s'est joint à Lafayette, Rochambeau et au duc de Lauzun pour répondre aux questions des touristes.


• "J'aime à dire que Rhode Island est un petit État avec une grande histoire", a déclaré Johnny Carawan, administrateur de la piste historique nationale Washington-Rochambeau, lors de la cérémonie de commémoration de l'Alliance franco-américaine.

"Nous voulons aider à rendre le passé pertinent pour le public d'aujourd'hui grâce aux reconstitutions qui vous permettent de voir comment tous ces soldats qui sont arrivés ici il y a 244 ans, les difficultés qu'ils ont endurées pour que nous puissions avoir les libertés dont nous jouissons aujourd'hui". 


Nous remercions toutes les organisations qui ont uni leurs forces pour en faire un succès retentissant. Newport, R.I. est un joyau, pratiquement inchangé depuis l'époque de la présence de l'armée et de la marine françaises en 1780.



• Nous sommes également très reconnaissants à Gloria et Linda Schmidt ainsi qu'à Joe Studlick, de l'association Battle of Rhode Island, pour la visite guidée spéciale qu'ils nous ont offerte. La restauration du fort de Butts Hill, dans la ville voisine de Portsmouth, progresse considérablement et nous espérons pouvoir inaugurer un jour prochain une plaque en l'honneur des ingénieurs militaires français qui y ont travaillé.

Participation du Souvenir Français

au défilé du défilé du 4th of July à Houston, TX

Aux côtés de l'association des anciens combattants français, notre Société a participé à la parade du 4 juillet à Houston, TX.


Grâce à Bruno Cateni, Délégué Régional, la bannière du Souvenir Français était sur la voiture de tête de la délégation, ainsi que tous les drapeaux français à travers les âges, du drapeau des Bourbons à celui de la République Française.


Merci et félicitations à tous les bénévoles qui ont défilé et porté les drapeaux.

Photos: Bruno Cateni, Regional Delegate SouthWest, American Society of Le Souvenir Français, Inc.

Celebration of Bastille Day in Central Park, NY

July 14, 2024

Le concert annuel de Central Park du dimanche 14 juillet a été inauguré par un pot-pourri d'airs patriotiques et populaires français et américains interprétés par la fanfare des Cadets Lafayette dirigée par Jacques Letalon et son épouse Marie sur scène, avec la garde d'honneur de la Fédération des anciens combattants français conduite par son président Alain Dupuis (également 2ème VP de notre association et délégué général adjoint du Souvenir français aux Etats-Unis) avec Henri Dubarry et Daniel Falgerho, membres du conseil d'administration de notre association.


Le CAFUSA (Comité des Sociétés Francophones), dont notre Société est membre, et qui est dirigé par son Président Thomas Vandenabeele, est le partenaire officiel du Consulat Général de France à New York pour produire cet événement festif auquel participent plus de 6 000 New-Yorkais, et célébrer la Fête Nationale Française au cœur de Central Park.


Photos: Daniel Falgerho, Federation of French War Veterans

106e anniversaire de "Rock of the Marne!"

au cimetière national d'Arlington le 15 juillet 2024

La présidente d'Outpost International, Monika Stoy, a organisé une commémoration du 106e anniversaire de la prise de position de la 3e division d'infanterie sur la Marne en France, le 15 juillet 1918, au monument de la 3e division d'infanterie, en présence des attachés de défense français de l'ambassade de France à Washington DC. Ce fut le baptême sanglant de la 3e division d'infanterie, qui lui a donné son surnom immortel de "Rocher de la Marne" !  

Photos: Monika Stoy

16 août 2024


Coup d'envoi de la tournée d'adieu à Lafayette du bicentenaire

REJOIGNEZ-NOUS

POUR UN WEEK-END MÉMORABLE AVEC LAFAYETTE !


Gratuit et ouvert au public

Qu'il pleuve ou qu'il vente

Tous sont les bienvenus !


Vendredi 16 août 2024


9h00 - 9h30 : Rendez-vous à Brookfield Place Marina (230 Vesey Street dans le sud de Manhattan, côté ouest, en face de la Freedom Tower) : Musique par les Cadets Lafayette et rassemblement pour l'arrivée du Général Lafayette en personne !


9h30 : survol de la Statue de la Liberté


10h00 - 10h30 : Arrivée de la flottille Lafayette. Lafayette inspectera les troupes et sera accueilli par des New-Yorkais (vous !) brandissant des drapeaux français et américains, tandis que la fanfare des Cadets Lafayette jouera nos hymnes nationaux, des airs patriotiques et populaires.

• Animation musicale des Cadets Lafayette, 107e régiment, Lafayette "passe en revue les troupes" et s'adresse à la foule, et la garde du drapeau.

• Hymne national américain chanté par Ellie Karp et Hymne national français chanté par Virginie Lafayette.


10h30 : Rassemblement au parc Pumphouse (coin sud-est de Brookfield Pl)


10h30 - 11h00 : Procession sur Broadway jusqu'à l'Evacuation Day Plaza (15 minutes de marche). Escortée par la police de New York avec Lafayette et ses descendants dans une voiture sans chevaux (suite à la nouvelle réglementation à Manhattan).


11h00 - 11h45 : Evacuation Day Plaza : Accueil et levée du drapeau français par Virginie Lafayette.


12h30 - 12h45 : Marches de l'Hôtel de Ville, discours historique de Lafayette


14 h 30 - 16 h 30 : Musée national des Indiens d'Amérique - Smithsonian / Alexander Hamilton Customs House : Conférence de James Kirby Martin, représentants de la Nation Oneida.

* Note de sécurité : pas de sacs à dos, éviter de porter des ceintures.

Entrer par l'entrée des groupes au rez-de-chaussée ou par le grand escalier à l'arrière.


16 h 30 - 17 h 30 : Musée national des Indiens d'Amérique - Musée Smithsonian ouvert à la découverte, gratuit



Samedi 17 août 2024 :


10h00 - 12h15 : A bord du trois-mâts Weavertree au South Street Seaport, une série de discussions sur l'importance historique de l'Hermione, alias "The Freedom Frigate", présentée par Thierry Chaunu.


16h30 : Un événement spécial à l'auditorium Florence Gould, Institut français / Alliance française. Détails ci-dessous ! 



Dimanche 18 août 2024 :



Commémorations du Bicentenaire Lafayette à New Rochelle, NY, Greenwich, CT

Visitez Lafayette200.org pour toutes les célébrations à venir.

Annonce des Amis américains de Lafayette :


Rejoignez-nous pour un après-midi unique afin de célébrer le bicentenaire de la tournée des adieux de Lafayette :

Lafayette de retour sur le sol américain après 200 ans !



Francis Johnson, compositeur de musique classique du début du XIXe siècle (parfois spécifiquement pour Lafayette)


Mike Duncan, podcasteur de renommée internationale et auteur de Hero of Two Worlds (Héros de deux mondes).


Quand : Samedi 17 août 2024

Heure : de 16 h 30 à 18 h 00 (heure avancée de l'Est)

Lieu : Florence Gould Theater Florence Gould Theater : 55 E 59th Street, New York, NY 10022

Venez voir l'interprète extraordinaire Mark Schneider. Mondialement connu dans le rôle de Napoléon, mais plus connu pour nous dans celui du général Lafayette, Schneider ne déçoit jamais. Alors que nous célébrons le bicentenaire du retour de Lafayette en Amérique, qui de mieux que Schneider pour être à New York le jour même où le général s'y trouvait 200 ans auparavant ? Il s'agit d'une occasion unique d'entrer en contact avec l'histoire. Dans le rôle de Lafayette, Schneider évoquera son séjour en Amérique lors de la tournée d'adieu et ses relations avec les Amérindiens. Ce spectacle est à ne pas manquer.
Écoutez la musique de Francis Johnson, l'un des premiers compositeurs américains de renommée internationale. Francis Johnson sera interprété par Tyler Diaz. Diaz est un musicien et un érudit qui interprétera la musique de Johnson. Il nous renseignera également sur Johnson, un homme noir libre et un activiste. Johnson était considéré comme l'un des "personnages les plus célèbres de Philadelphie". Pour célébrer la visite de Lafayette en 1824, Johnson a composé "Honor to The Brave : General Lafayette's Grand March" qu'il joua lors des parades et des bals en l'honneur du général. (Pour en savoir plus sur Tyler Diaz, cliquez ici:  https://www.1838blackmetropolis.com/post/a-fresh-look-at-francis-johnson-philadelphia-s-musical-magnet)
Enfin et surtout, participez à une séance de questions-réponses animée avec Mike Duncan, podcasteur de renommée mondiale et auteur de best-sellers du NY Times. Après sa série primée L'histoire de Rome, qui a été téléchargée plus de 65 millions de fois, Mike Duncan a poursuivi ce succès avec sa série en cours Révolutions, qui a exploré jusqu'à présent les révolutions anglaise, américaine, française et haïtienne. En plus de ses podcasts, Duncan est l'auteur de l'un des principaux ouvrages sur Lafayette, Hero of Two Worlds (Héros des deux mondes). Mike parlera de Lafayette et répondra aux questions du public, notamment sur son autre passion : Le Baseball !!! (Pour en savoir plus sur Mike Duncan, cliquez ici: https://www.quailridgebooks.com/event/duncan22)
LES BILLETS POUR CET ÉVÉNEMENT PEUVENT ÊTRE ACHETÉS en cliquant sur: HERE 
(Suivez Mark Schneider sur Instagram à l'adresse: https://www.instagram.com/napoleon_in_america)

BULLETINS MENSUELS PRÉCÉDENTS


NOTRE OBJECTIF : mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les Etats-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.


Vous pouvez accéder à l'ensemble de nos 12 derniers Bulletins mensuels 

(en anglais et en français) en cliquant sur les liens ci-dessous ou en visitant notre site web: www.SouvenirFrancaisUSA.org


French pioneers of the American West (Part 3 of a series - the Rockies, the Far West & Texas - 1840-1880)

https://conta.cc/3x4J2Ko (original version in English)

https://conta.cc/4bl3nJL (version in French)


French pioneers of the American West (Part 2 of a series - the Frontier - 1750-1850)

https://conta.cc/4bUxM2d (original version in English)

https://conta.cc/4bvjipA(version in French)


April 2024: La Pérouse in America

https://conta.cc/3U58W8r (original version in English)

https://conta.cc/3xHEvxn (version in French)


March 2024 - French Explorers of the West (Part 1, 1634-1804)

https://conta.cc/3Vnl474 (English version)

https://conta.cc/4cn6VfZ (version en français)


February 2024 - Tribute to the Harlem Hell Fighters - 369th Regiment

https://conta.cc/3OHOLM0 (version in English)

https://conta.cc/4bDQZWu (version en français)


January 2024: Early French Missionaries in the United States (Part 1 - New York, Maine, Vermont)

https://conta.cc/41VLaPE (version in English)

https://conta.cc/3NWK407 (version in French)


December 2023: The Year in Pictures

https://conta.cc/3TzA2Wq (in English)

https://conta.cc/3TCsSAJ (version en français)


Special Photo Edition - Our sculpture of The Little Prince® in New York 

https://conta.cc/3rorh5Y (in English)

https://conta.cc/3PvqWq9 (in French)


November 2023: French Forts of Ohio & Pennsylvania

https://conta.cc/3Rlqn4B (original version in English)

https://conta.cc/47pAfjf (version en français)


October 2023: Tribute to the Lafayette Escadrille

https://conta.cc/3Qz0Xjl (original version in English)

https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)


September 2023: the Duc de Lauzun and his Legion of hussars

https://conta.cc/460bXLT (original version in English)

https://conta.cc/3tb3hni (version en français)


August 2023: the exploits of Costes & Bellonte

https://conta.cc/45h0veo (original version in English)

https://conta.cc/3YIFabf (version en français)


July 2023: The adventure of La Belle and the sailor of Louis XIV at the Texas State Cemetery

https://conta.cc/3CO91Fi (original version in English)

https://conta.cc/3q6nt8J (version en français)


June 2023: French Forts of Mississippi and Lower Louisiana

https://conta.cc/3Csyfsq (original English version)

https://conta.cc/467vwm0 (version en français)


May 2023: Joan of Arc in America

https://conta.cc/41AMMfZ (original version in English)

https://conta.cc/3W5rp56 (version en français)


CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS 2024-2025

La liste et les dates sont susceptibles d'être modifiées

• Jeudi 15 août : 80e anniversaire du débarquement allié en Provence

• Vendredi 16 août : Coup d'envoi du Lafayette Farewell Tour Bicentennial sur Broadway à Brookfield Place, procession et lever du drapeau à Evacuation Day Plaza,

• Samedi 16 août : présentation des efforts de restauration de la frégate Hermione à SouthStreet Seaport, voir les détails ci-dessus ou cliquer sur Lafayette200.org pour plus de détails.

• Jeudi 17 octobre : gala à Mount Vernon, Virginie

• Vendredi 18 octobre : stèle et bloc avec plaque de bronze honorant nominativement les hussards morts à la bataille de Hook, à installer entre nos deux plaques dans le parc de l'école élémentaire d'Abingdon.

• Samedi 19 octobre : célébration de la victoire franco-américaine à Yorktown, dédicace d'une plaque de bronze "Marins enterrés en mer" au Mémorial français.

• Dimanche 10 novembre : Dépôt de gerbe annuel au 463 "Morts pour la France", église Notre Dame à Manhattan.

• Lundi 11 novembre : Veterans Day / Armistice Day, 5th Avenue Parade à NYC, Washington DC, Houston, TX

• Lundi 11 novembre : cérémonie de dépôt de gerbes au wagon du train Merci à Holly Hill, Daytona Beach, Floride


Aidez-nous à faire de ces projets une réalité grâce à votre soutien financier déductible des impôts !


Aidez-nous à concrétiser ces objectifs grâce à votre soutien financier déductible d’impôt ! Vous êtes invités à préciser le(s) projet(s) que vous souhaitez aider.

Un grand "Merci" !

Et passez un bel été 2024!

NOS MISSIONS:


• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,


• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.


• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.


• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.



• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.

Conseil d'Administration

American Society of Le Souvenir Français, Inc.


Membres (2024):

Françoise Cestac, Honorary President • Thierry Chaunu, President, and General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Yves de Ternay, Treasurer • Patrick du Tertre, 1st Vice President • Henri Dubarry • Francis Dubois • Alain Dupuis, 2nd Vice President & Deputy General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Daniel Falgerho, General Secretary • Clément Mbom, Education Advisor • Jean-Hugues Monier, Auditor • Harriet Saxon • Nicole Yancey

Délégués Régionaux:

Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South

Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •

Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, former Honorary Consul of France in Virginia

Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets commémoratifs historiques honorant la mémoire de la France et des français

aux Etats-Unis!

REJOIGNEZ-NOUS!

The American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une association reconnue

"non-profit" par l'Administration fiscale fédérale américaine.

Les donations sont déductibles des impôts fédéraux.


Merci de nous contacter si vous souhaitez recevoir ce bulletin

dans sa version originale en anglais.


© 2024 Copyright American Society of Le Souvenir Français Inc. Tous Droits Réservés.


Contactez: Thierry Chaunu, President

500 East 77th Street #2017, New York, NY 10162

Email: tchaunu@SouvenirFrancaisUSA.org Tel: (212) 847-1371

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