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The American Society of
Le Souvenir Français Inc.
Bulletin mensuel - Vol. V, No 6
Juin 2025
(traduction semi-automatisée de la version originale en anglais)
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Navires français de
l'histoire américaine
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Illustration de couverture :
L'Hermione à Virginia Capes (2 juin 2015) Le destroyer lanceur de missiles guidés de classe Arleigh Burke USS Mitscher (DDG 57), à droite, accueille chaleureusement la réplique de la frégate française l'Hermione à proximité de la bataille de la Baie de Cheasapeake, au large de la côte est des États-Unis. Le Marquis de Lafayette en Amérique en 1780 avait embarqué sur l'Hermione pour informer le général Washington qu'une expédition française était envoyée par Louis XVI pour participer à l'effort de guerre. Le retour de l'Hermione en 2015 a rendu hommage à Lafayette et à l'alliance franco-américaine qui a permis la victoire à la bataille de Yorktown en 1781. Photo de l'U.S. Navy par le Mass Communication Specialist 1st Class Michael Sandberg/Released, Domaine Public.
https://nara.getarchive.net/media/150602-n-oa702-001-virginia-capes-june-2-2015-the-40e551
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Editorial
Quiconque pose son regard sur un grand voilier ne peut oublier l'émotion qu'il inspire. L'un d'entre eux en particulier, la frégate Hermione, alias « la Frégate de la Liberté », ainsi qu'elle est affectueusement appelée de ce côté-ci de l'Atlantique, est actuellement en grande difficulté puisqu'elle se trouve en cale sèche pour subir des réparations cruciales (et coûteuses).
Une campagne de collecte de fonds est en cours depuis plusieurs mois, et il reste encore beaucoup à faire pour la sauver et lui permettre de retourner en Amérique.
Cela nous a inspiré le thème du bulletin de ce mois-ci : et si nous racontions et célébrions son histoire extraordinaire, ainsi que celle de plusieurs autres navires français, certains bien connus comme le Normandie, et d'autres moins, comme le Griffon, tous liés à l'histoire américaine et des États-Unis ?
Nous vous invitons à embarquer avec nous dans ce voyage qui vous mènera des rives de l'Atlantique aux Grands Lacs, en passant par le Texas, la Californie, l'Alaska, Hawaï et les Samoa américaines !
Comme toujours, la deuxième partie de notre bulletin rendra hommage ce mois-ci à un autre volontaire américain courageux « Mort pour la France » pendant la Première Guerre mondiale : le caporal Norman (Henry) Grieb, qui a succombé à ses blessures dans un hôpital militaire à Bourges, loin de son pays d'origine. Le gouvernement français lui décerna la Médaille militaire à titre posthume.
La troisième partie, « Nouvelles et dates à retenir », rend compte des événements survenus depuis notre dernier bulletin, y compris plusieurs commémorations dans le cadre du Bicentenaire de la tournée d'adieu de Lafayette organisée par les American Friends of Lafayette. Nous partagerons également des photos de plusieurs commémorations récentes, dont le festival Rochambeau à Yorktown, NY, ainsi que le Memorial Day à New York et au cimetière national d'Arlington.
Notre campagne de collecte de fonds pour la sculpture du Petit Prince et de l'auteur Antoine de Saint Exupéry à Miami a atteint 40% de notre objectif.
Nous reconnaîtrons publiquement tous les dons, petits ou grands, qui contribueront à faire de ce projet une réalité.
À partir de 1 000 dollars, votre nom (ou celui de votre entreprise) sera gravé sur une plaque à l'intérieur du Frost Museum of Science & Planetarium, dans le centre de Miami, en Floride. De plus, le musée a accepté d'exposer la sculpture pour une durée minimum de trente ans!
Comme vous pouvez le constater, notre Société aime les aventures au long cours....
Pouvons-nous compter sur vous ? Tout don nous aidera grandement et sera reconnu avec gratitude.
Pour le Conseil d'administration,
Thierry Chaunu
Président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis.
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Première Partie
Navires français de
l'histoire américaine
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Ci-dessus : La côte américaine vue par Jean de Verrazane, du 8 au 13 avril 1524. Après le Maryland, du 8 au 13 avril 1524, son navire La Dauphine longe la côte de l'actuel Delaware et du New Jersey où des promontoires furent nommés Cap Alençon, Cap Bonnivet et la rivière Vendôme (aujourd'hui la rivière Delaware).
Panneau, “Olde Sinepuxent”, Ferry Landing Rd, Berlin, MD 21811 - GPS: 38.200700, -75.162933
“Depuis que l'explorateur Giovanni da Verrazzano a navigué dans la baie de Sinepuxent en 1524, l'activité humaine le long de ces eaux a contribué à façonner l'histoire d'Assateague..." Photo: pa Lithium6ion - Domaine Public. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16348898
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• L'histoire maritime couvre plusieurs siècles, et nous ne prétendons pas écrire ici une histoire des traversées de l'Atlantique entre la France et l'Amérique du Nord. Nous souhaitons simplement proposer un tour d'horizon de vingt navires qui ont laissé une trace dans l'histoire des Etats-Unis, souvent commémorée dans les musées américains, les plaques et autres repères d'interprétation.
• Nos anciens étaient entreprenants et courageux. Il est difficile aujourd'hui d'imaginer les difficultés et les dangers de la navigation dans des eaux traîtresses. La prochaine fois que vous prendrez l'avion pour l'Europe, observez le paysage d'un bleu profond à 10000 mètres sous vos pieds : ces minuscules points blancs à la surface de l'océan Atlantique sont probablement des vagues de 5 mètres ou plus...
• C'est aussi un vaste cimetière : à l'époque de la guerre d'Indépendance, plus de 3 500 marins et soldats français ont péri le long de la côte est des États-Unis. Comme c'était la à l'époque, ils ont été jetés par-dessus bord pour reposer au fond de l'océan.
• Notre Société travaille actuellement à l'installation d'un mémorial en granit à leur mémoire le long de la rivière York, au bord de la baie de Chesapeake, à la Riverwalk de Yorktown, en Virginie.
Tous ces navires ont malheureusement disparu. Les musées maritimes n'existaient encore.
Cependant, nous disposons de plusieurs illustrations et objets historiques qui racontent l'histoire de ces navires et de leurs commandants - et, ce faisant, des épisodes de l'histoire de l'Amérique et des États-Unis.
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La Dauphine
Jean de Verrazane, premier découvreur New York
1524
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Ci-dessus:
À gauche: Giovanni di Pier Andrea di Bernardo da Verrazzano, « Capitaine commandant en mer pour le roi très chrétien François Ier et découvreur de la Nouvelle-France »
Par Allegrini, Francesco (1729-17..). Graveur; Zocchi, Giuseppe (1711-1767). Peintre, domaine public https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=625293
À droite: "La Dauphine", réplique maquette 1/5 du Musée Maritime de Rouen "Près de cinq siècles plus tard, un groupe de passionnés souhaite redonner toute sa place historique à cette aventure hors du commun. La maquette a été réalisée par les bénévoles de l'association, encadrés par le Maître Charpentier Patrice Mabire, et par la participation des élèves des Collèges de Haute-Normandie. La réplique 1/5ème de "la Dauphine" mesure 7 mètres de long." 13, Quai Emile Duchemin, 76000 Rouen, FrancePhoto: https://www1.musee-maritime-rouen.asso.fr/atelier/la-dauphine/
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• Tout a commencé avec le roi François 1er et son financement de la première expédition française vers le Nouveau Monde en 1524 avec La Dauphine sous le commandement de Jean de Verrazane, un navigateur d'origine génoise* au service de la couronne de France.
• Nous avons raconté ses expéditions dans notre numéro d'avril 2023 : Hommage à Jean de Verrazane :
https://conta.cc/3UGnScM (version originale en anglais)
https://conta.cc/3zZ8xuw (version en français)
• Giovanni da Verrazzano ? Ou Giovanni da Verrazano avec un z, comme c'est souvent le cas en anglais ? Ou Janus Verrazanus ? Ou Jehan de Verrazane, comme dans son testament, conservé aux Archives départementales de Seine-Maritime, daté du 11 mai 1526 et signé à Rouen, en France ? Ou Jean de Verrazane, comme on se souvient de lui en France ?
• Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : tous les New-Yorkais connaissent le pont Verrazzano (le « z » supplémentaire a été ajouté par le gouverneur Andrew Cuomo le 1er octobre 2018) qui relie Brooklyn à Staten Island.
• Le 17 avril 1524, il fut le premier à découvrir New York, qu'il baptisa La Nouvelle-Angoulême en l'honneur du lieu de naissance du roi de France François 1er - 85 ans avant Henry Hudson...
• Les visiteurs du Consulat général de France, situé au 934 de la Cinquième Avenue, peuvent voir une plaque de bronze dans le vestibule d'entrée de l'hôtel particulier. Bien sûr, les quelques mots de la plaque ne racontent pas sa vie.
• Rappelons ici ses principales découvertes, de la Caroline du Nord au Canada, y compris sa découverte du Refuge, l'actuel Newport, Rhode Island, commémorée par les plaques suivantes :
"Statue de Verrazzano"
State Street and, Battery Pl, New York, NY 10004
GPS: 40.704387, -74.016383
• Inscription (au dos du piédestal):
«En avril 1524, le navigateur d'origine florentine Verrazzano conduisit la caravelle française La Dauphine à la découverte du port de New York et nomma ces rives Angoulême en l'honneur de François Ier roi de France»
Plaque, “Giovanni de Verrazzano”
St. John's Park, Atwells Ave, Providence, RI 02903
GPS: 41.823667, -71.429667
• Malheureusement, cette plaque ne mentionne pas du tout que Jean de Verrazane a été employé par le roi de France François Ier pour explorer les côtes de l'Amérique et trouver un passage vers la Chine.
En outre, "La Dauphine" et son équipage étaient français!
• Inscription:
"À Giovanni Da Verrazzano, le navigateur italien qui, en 1524, a traversé le périlleux océan Nord. Il fut le premier à apercevoir la côte des futurs États-Unis, jetant l'ancre dans cette baie et explorant ses îles, dont l'une, en raison de sa forme, fut baptisée Rhodes, nom qui s'étendit plus tard à l'ensemble de l'État de Rhode Island.
Don de Carrare, la ville du marbre, et de Greve in Chanti, où Verrazzano est né.
En gage de l'amitié croissante entre les peuples américain et italien".
Note: *Il n'existe aucune preuve concluante quant à son lieu de naissance : Gênes, Toscane ou Lyon ?
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La Trinité
Jean Ribault
et sa colonie françise en Floride
1565
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Ci-dessus :
À gauche : réplique de la colonne de Jean Ribault revendiquant la Floride pour la France en 1562, Fort Caroline National Memorial, Jacksonville, FL. - Photo : TC © ASSFI Mai 2023
À droite : Le navigateur français Jean Ribault a exploré les côtes de la Floride, de la Géorgie et de la Caroline entre 1562 et 1565. Il était à la recherche de colonies pour les huguenots français fuyant les persécutions. L'épopée de Jean Ribault pour la liberté religieuse s'est déroulée plus de 50 ans avant que les pèlerins ne débarquent sur le rocher de Plymouth (1620). Portrait par Calvin Bryant, Floride - Travail personnel, CC BY-SA 4.0 https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=122061220
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• Jean Ribault (également orthographié Ribaut, né à Dieppe, Normandie 1520 - 12 octobre 1565) était un officier de marine français, un navigateur et un colonisateur de ce qui allait devenir le sud-est des États-Unis. Il a joué un rôle majeur dans les tentatives françaises de colonisation de la Floride.
• Il entre dans la marine française sous le commandement de l'amiral huguenot Gaspard de Coligny. Après avoir découvert la rivière St James, près de l'actuelle Jacksonville, où il construisit le fort Caroline, il en construisit un autre en Caroline du Sud, nommé Charlesfort. Cependant, les Espagnols considèrent les Français comme des hérétiques et des intrus et envoient une expédition pour les expulser. La flotte de Ribault fut détruite par un ouragan près de Cap Canaveral, et les Espagnols purent attaquer le fort faiblement défendu et massacrer la garnison et 140 civils, n'épargnant que les femmes et les enfants. Menés par Ribault, les survivants de l'ouragan qui parviennent à gagner le rivage sont capturés et massacrés par les Espagnols, qui pendent leurs corps avec l'inscription « Pas en tant que Français, mais en tant que Luthériens ». Ce massacre suscite une vive émotion en France. Trois ans plus tard, une expédition française dirigée par Dominique de Gourgues, lui-même catholique, se venge en assassinant la garnison espagnole et en les pendant avec l'inscription « Non comme Espagnols, mais comme assassins ».
• Plusieurs lieux et écoles de Floride portent le nom de Ribault.
• Nous avons consacré un Bulletin à l'histoire dramatique de Jean Ribault et de ses colons, 50 ans avant le pèlerin anglais du Mayflower, dans notre Bulletin de septembre 2022, «Ça s'est passé en septembre... »
https://conta.cc/3ds6k35 (version original en anglais)
https://conta.cc/3r6ZG5r (version en français)
• Il existe plusieurs bornes et monuments en Floride en l'honneur de Ribault.
Nous avons choisi celui-ci car les historiens et les archéologues marins pensent qu'une deuxième colonne originale se trouve dans l'épave de La Trinité :
Fort Caroline National Memorial, “Monument de Ribault”
Fort de la Caroline 13271 Fort Caroline Rd, Jacksonville, FL 32225
GPS: 30.388200, -81.489450
• Inscription:
Recto :
« Ceci est une réplique
du marqueur placé sur ou à proximité de cet endroit
par Jean Ribaut
le 1er mai 1562
lors de la prise de possession
de la Floride par la France. »
Verso:
“Érigé par les
Florida Daughters of the American Revolution
le 1er mai 1924
commémorant le premier débarquement
des protestants sur le sol américain.”
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Ci-dessus : La Trinité et ses navires jumeaux, illustrés par Théodore de Bry, 1528-1598. Bibliothèque du Congrès, Division des livres rares et des collections spéciales, domaine public.
https://lccn.loc.gov/02025203
• La flotte de Jean Ribault se compose de sept navires. Trois d'entre eux jaugeaient moins de 100 tonnes, tandis que les quatre autres étaient plus grands.
• Le navire amiral, La Trinité, un vaisseau de 34 canons, est dirigé par Jean Ribault. Il s'agit d'un galion, un type de navire de guerre qui combine les caractéristiques d'un galion, utilisant à la fois des rames et des voiles pour la propulsion, et qui est relativement petit, pesant environ 150-160 tonnes.
• L'Émérillon (« Petit Faucon »), le second navire amiral doté de 18 canons, pèse également 150-160 tonnes. Il s'agissait d'un navire roberge (un type de navire utilisé par les marins en Normandie) appartenant également au roi. Le nom « Roberge » lui-même est une référence en vieux français aux drakkars utilisés par les Norvégiens (Vikings).
• La Perle, commandée par Jacques, le fils de Ribault, et La Levrière, commandée par Laudonnière.
• Il y avait aussi un autre navire-roberge plus petit, appelé l'Émérillon II.
• La Truite, vraisemblablement un navire-roberge lui aussi.
• Le plus petit navire, l'Épaule de Mouton, ne faisait que 60 tonnes.
On pense qu'ils reposent au fond de la rivière St John's à Jacksonville.
• En 2016, l'épave du navire amiral de Ribault, La Trinité, a été retrouvée par Global Marine Exploration (GME). L'épave repose dans une trentaine de pieds d'eau et est importante car il s'agit de la plus ancienne épave française connue dans le Nouveau Monde.
Cette découverte a déclenché un conflit juridique entre GME, qui revendiquait la propriété de l'épave et de ses artefacts, et la France, qui plaidait la propriété en vertu du droit international protégeant les navires militaires naufragés.
Le tribunal a statué en faveur de la France, confirmant que l'épave et ses objets étaient bien inaliénables et appartenaient au gouvernement français.
L'épave contenait des objets tels que des canons français en bronze, des ancres, des pierres de lest, un monument en granit portant les armoiries de la France (fleur de lys) et une meule. Il s'agit d'une découverte impressionnante qui rappelle le monument, jamais retrouvé, que le capitaine français Jean Ribault avait placé à l'embouchure du fleuve Saint-Jean en 1562 pour revendiquer la Nouvelle-France, une vaste région située le long de la côte sud-est.
• En conséquence, la France et l'État de Floride ont signé une « Déclaration d'intention de s'engager dans un partenariat historique pour la recherche et la préservation de l'épave de La Trinité ». Bien que la création d'un musée dédié à La Trinité n'ait pas encore été décidée, les objets seront exposés de manière à mettre en valeur leur importance historique. L'objectif est de partager avec le public l'histoire de ce morceau crucial de l'histoire de la France et de l'Amérique du Nord.
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La Bonne-Renommée et Don-de-Dieu
Samuel de Champlain &
Pierre Dugua de Mons
1604
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Nous consacrerons un prochain bulletin à Samuel de Champlain et à l'établissement des premières colonies françaises en Amérique du Nord.
Pour rester dans le cadre de ce Bulletin, nous nous concentrerons sur l'expédition de 1604 à l'île de Sainte Croix dans le Maine.
• Samuel de Champlain (né vers 1567 à Brouage près de La Rochelle, ou le 13 août 1574 selon des historiens plus récents - mort à Québec le 25 décembre 1635) est un explorateur, navigateur, cartographe, dessinateur, soldat, géographe, ethnologue, diplomate et chroniqueur français.
• Il a effectué entre 21 et 29 voyages à travers l'océan Atlantique, a établi une colonie à Sainte-Croix, dans le Maine, en 1604, et a fondé la ville de Québec et la Nouvelle-France le 3 juillet 1608.
• Champlain a été le premier Européen à documenter les Grands Lacs, en créant des cartes de ses voyages et en partageant ce qu'il a appris des autochtones et des Français qui vivaient avec eux.
• Figure importante de l'histoire du Canada et des États-Unis, Champlain a produit la première carte côtière précise au cours de ses explorations.
• Plusieurs statues, monuments commémoratifs, bornes et plaques ont été érigés dans les États de New York, du Massachusetts et du
Maine.
• Pierre Dugua de Mons (né à Royan, Saintonge, vers 1558 - mort en 1628 à Fléac-sur-Seugne, Saintonge), figure emblématique de l'exploration et de la colonisation françaises, commandait des navires pour ses expéditions.
• Il utilise notamment deux navires, le Don-de-Dieu et la Bonne-Renommée, lors de son expédition de 1604 en Acadie, financée par des marchands de Rouen, Saint-Malo et La Rochelle.
• Il quitte la France avec 120 colons, dont François Gravé Du Pont, propriétaire de La Bonne-Renommée et officier supérieur, le cartographe royal Samuel de Champlain, le baron de Poutrincourt, un prêtre nommé Nicolas Aubry, un ecclésiastique protestant, et Mathieu de Costa, un célèbre linguiste qui fut le premier Noir enregistré à arriver en Amérique du Nord (des rues de Montréal, Québec et Halifax ont été nommées d'après lui). Et une école primaire francophone à Toronto. Mais surtout, Postes Canada a créé un timbre à son effigie. Nous le présenterons longuement dans notre futur Bulletin consacré à Champlain et à son équipage).
• Ils fondent la colonie de l'île Sainte-Croix dans le Maine. De nombreux colons sont victimes des rigueurs de l'hiver et du scorbut alors qu'ils épuisent les ressources naturelles limitées de l'île.
• La Bonne Renommée avait un tonnage de 120 ou 150 tonnes et une longueur de 27,5m (90 ft). Il a été utilisé par l'explorateur Samuel de Champlain lors de son premier voyage en Amérique. Il était le navire amiral de François Gravé Du Pont, du capitaine Nicolas Morel et de Guillaume Duglas.
• Don-De-Dieu est rappelé dans la devise de la ville de Québec : Don de Dieu feray valoir, « Je ferai bon usage du don de Dieu ». Dans sa magistrale biographie intitulée « Le rêve de Champlain », David Hackett Fischer décrit le Don-de-Dieu comme un navire de 150 tonnes et de 100 pieds de long, avec le sieur de Mons comme commandant, le capitaine Timothée le Barbier, Louis Coman comme pilote, et Champlain, qui en fait l'« amiral » ou le vaisseau amiral de l'expédition.
« La vitesse moyenne du Don-de-Dieu était d'environ cinq nœuds, avec des trajets quotidiens qui auraient dépassé les huit nœuds - plus rapides que certains convois transatlantiques de la Seconde Guerre mondiale », ajoute l'historien Fischer.
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Ci-dessus : Carte de l'île Sainte-Croix, premier site de colonisation en Nouvelle-France, par Samuel de Champlain - Domaine public https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=52316563 et Vue aérienne de l'île de Sainte-Croix, Maine, par Quintin Soloviev - Travail personnel, CC BY 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=161100307 . La précision de Champlain est tout simplement stupéfiante. Il a également effectué un relevé méticuleux des profondeurs de toute la région.
Plaque, “Ste Croix Island”
Saint Croix Island International Historic Site, Calais ME 04619
GPS: 45.128409, -67.133319
• Inscription:
1604-1904
« Pour commémorer l'histoire et l'occupation
de cette île par
DeMonts & Champlain
Qui l'a nommé
L'isle Sainte Croix
Fondée ici le 26 juin 1604
La colonie française d'Acadie
Alors le seul endroit habité
Par des Européens au nord de la Floride
Cette plaque est érigée par
Habitants de la Vallée de Sainte Croix
1904”
Marker, “The French Connection”
Acadia National Park
Paradise Hill Road, Bar Harbor ME 04609
GPS: 44.405383, -68.237032
• Inscription:
“Frenchman Bay, devant vous, et d'autres noms éminents commémorent le riche héritage français de la région, « Acadia » provient de « Arcadia », un terme utilisé par l'expédition de Giovanni Verrazano pour décrire la côte atlantique en 1524. Le nom « Mount Desert Island » a été donnée par l'explorateur et cartographe français Samuel Champlain lors de sa visite en 1604. "Cadillac Mountain" honore Antoine de la Mothe-Cadillac, un noble français auHautroclamé qui a reçu une importante concession de terre, y compris toute l'île du Mont Désert, du roi Louis en 1688. Les Français, cependant, ont finalement perdu la lutte pour contrôler le nord-est Amérique du Nord au milieu des années 1770, lorsque les troupes britanniques ont vaincu les Français à Québec. Alors que vous voyagez en Acadie aujourd'hui, recherchez d'autres noms de lieux qui signalent la connexion française de l'Acadie. Samuel Champlain a cartographié le littoral de Cape Cod au Canada et vers l'ouest jusqu'aux Grands Lacs dans la « Carte de la Nouvelle-France » de 1613. Ses expéditions de 1604-1618 jettent les bases de la colonisation française du Nouveau Monde.
L'île est haute et échancrée par endroits, de sorte que depuis la mer elle donne l'apparence d'une chaîne de sept ou huit montagnes. Les sommets sont tous nus et rocheux. . . Je l'ai nommé « L'Ile des Monts-déserts ». Samuel Champlain, 1604“
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Le Griffon
René-Robert Cavelier de La Salle
1679
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• Robert Cavelier est né le 22 novembre 1643 à Rouen dans une famille aisée. Il devient jésuite et s'embarque pour la Nouvelle-France au printemps 1666, mais il est rapidement renvoyé de la Compagnie de Jésus en raison de « faiblesses morales ». Il reçoit le titre de Sieur de La Salle en achetant la seigneurie de Lachine, près de Montréal, et apprend rapidement plusieurs langues indigènes, comme l'iroquois et le sénéca.
• Il commence à planifier des expéditions pour trouver un passage occidental vers la Chine. Il construit des navires comme le Griffon pour naviguer sur les Grands Lacs et des forts comme le Fort Conti et le Fort Miami.
• En 1679, avec un groupe de 40 hommes, il part explorer le fleuve Mississippi, qui l'emmène jusqu'à l'actuelle Peoria, IL, (Fort Crevecoeur) Memphis, TN, (Fort Prudhomme), et atteint le golfe du Mexique en 1682, où il nomme le bassin Louisiane en l'honneur du roi Louis XIV. En 1684, il entreprend une mission malheureuse au Texas (voir plus bas le naufrage de l'expédition de La Belle) et après avoir erré pendant deux ans, perdu dans les marais du delta du Mississippi, il est tué lors d'une mutinerie près de Navasota, TX, le 19 mars 1687.
• Des dizaines de sites à travers les États-Unis portent le nom de La Salle, avec des monuments et des bornes dans plusieurs États.
• Le Griffon était un navire construit par l'explorateur français Cavelier de La Salle dans la région du Niagara, dans l'État de New York, en 1679. Il a été lancé près de l'île de Cayuga, sur la rivière Niagara, et possédait sept canons. Les dimensions et la conception exactes du Griffon ne sont pas claires, mais beaucoup pensent qu'il s'agissait d'une barque de 45 tonnes. À l'époque, c'est le plus grand voilier des Grands Lacs. La Salle et le père Louis Hennepin entreprennent le premier voyage du Griffon le 7 août 1679, avec un équipage de 32 personnes. Ils traversent les lacs Érié, Huron et Michigan. Le navire atteint une île au nord du lac Michigan, près de Green Bay, où les tribus locales se sont rassemblées pour échanger des fourrures avec les Français. La Salle et son équipage descendent du navire et le renvoient à Niagara le 18 septembre. Cependant, lors de son retour de l'île, le navire disparaît avec six membres d'équipage et sa cargaison de fourrures. L'un des résultats importants de la construction du Griffon est la découverte des chutes du Niagara sur la rivière qui relie les lacs Érié et Ontario.
Plaque, “La Salle construisit le Griffon”
Griffon Park, 9551 Buffalo Ave, Niagara Falls, NY 14304
GPS: 43.074783, -78.952000
• Inscription:
« Vers le mois de mai 1679
Robert Cavelier de La Salle
Construit le Griffon, « de soixante tonnes de charge », « le premier navire à naviguer sur les lacs supérieurs ».
le premier navire à naviguer sur les lacs supérieurs ».
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Érigé par la Niagara Frontier Historical Society et présenté à la Niagara Frontier Landmarks Association, mai 1902 ».
Qu'est-il advenu du Griffon ?
• Un article du Discover Magazine explique:
« ...Nous en savons un peu plus. LaSalle a écrit une lettre très détaillée en 1681 », explique Brendon Baillod, président de la Wisconsin Underwater Archeology Association (Association d'archéologie sous-marine du Wisconsin). En 1681, La Salle a envoyé deux explorateurs à la recherche des vestiges du navire. Ils revinrent avec des pièces importantes et des informations fournies par les Potawatomi locaux. Après avoir quitté Le Griffon, La Salle apprend que le navire s'est abrité sur une île près de la pointe de Green Bay pour la nuit. Le lendemain matin, les Potawatomi constatent qu'une violente tempête est imminente et avertissent le capitaine de ne pas prendre la mer. « Celui-ci leur répond que son navire ne craint pas les vents et qu'il fera ce qu'il voudra », raconte M. Baillod. Après avoir quitté l'île-abri, Le Griffon s'est lancé dans la tempête et s'est perdu en mer ».
• Malgré de nombreuses affirmations, personne n'a jamais retrouvé le Griffon au fond du lac Michigan.
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La Belle, Le Joly and L'Aimable
Fort Saint Louis, Texas
1684
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Ci-dessus :
En haut : L'expédition de La Salle en 1684, peinte en 1844 par Jean Antoine Théodore de Gudin. La Belle est à gauche, Le Joly est au milieu et L'Aimable est échoué à droite. Les navires se trouvent à l'entrée de la baie de Matagorda, au Texas. Domaine public
https://histoire-image.org/etudes/expedition-cavelier-salle-louisiane
En bas : La Belle est exposée dans une aile dédiée du Bullock's Texas State History Museum, Austin, TX. La Belle est exposée avec des milliers d'objets. Photo : TC © ASSFI 2021
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• La Belle était l'un des quatre navires de Robert de La Salle lorsqu'il a exploré le golfe du Mexique avec la mission malheureuse de fonder une colonie française à l'embouchure du Mississippi en 1685. La Belle a fait naufrage dans l'actuelle baie de Matagorda l'année suivante, condamnant à l'échec la colonie texane de La Salle. L'épave de La Belle est restée dans l'oubli jusqu'à ce qu'elle soit découverte par une équipe d'archéologues de l'État en 1995. La découverte du navire amiral de La Salle a été considérée comme l'une des plus importantes découvertes archéologiques du siècle au Texas, et l'État du Texas a lancé une vaste campagne de fouilles qui, sur une période d'environ un an, a permis de récupérer l'intégralité de l'épave et plus d'un million d'artefacts.
• Grâce à une convention entre la France et le Texas, La Belle et les objets excavés appartiennent à la France et sont conservés par la Texas Historical Commission.
• L'Aimable était une flûte, un pinque ou un "hooker", pesant entre 250 et 300 tonnes. Le navire fut perdu alors que l'expédition entrait pour la première fois dans la baie à l'extrémité maritime du col de Cavallo en février 1685. La plupart des fournitures destinées à l'établissement de la colonie française, qui devait à l'origine se trouver à l'embouchure du Mississippi, ont été perdues avec le navire.
Ses restes ont été retrouvés en 1998, profondément enfouis dans les alluvions et la boue du Pass Cavallo, l'entrée naturelle de la baie de Matagorda. Le navire mesurait plus de 100 pieds de long et transportait des fournitures pour la colonie condamnée de La Salle. Il contenait notamment quatre canons, deux forges, 4 500 livres de plomb, 60 tonneaux de vin et les effets personnels de l'équipage.
• Le Saint François avait été saisi par des pirates espagnols dans les Caraïbes. Quant au Joly, il rentre en France en 1685, laissant derrière lui 180 colons.
Note : * 1 : un "pink", ou pinque en français, était un voilier à l'arrière très étroit. Le fly-boat, issu du fluyt, était un cargo commercial. Un hooker, ou Galway hooker, est un bateau de pêche traditionnel utilisé dans la baie de Galway, au large de la côte ouest de l'Irlande, et conçu pour les mers fortes. La flûte est dérivée du fluyt, un cargo hollandais.
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Above: Le plus ancien "résident" du cimetière, un marin de Louis XIV - Photos: TC © ASSFI 2021
Pierre tombale, Marin de ”La Belle”:
Texas State Cemetery
Monument Hill, Section 2 (H2), Allée D, No 1
909 Navasota Street, Austin TX 78702
GPS: 30.266814, -97.725677
• Inscription:
« Les restes d'un marin du 17ème siècle, membre d'une expédition française malheureuse de 1684-87 vers le nouveau monde menée par Robert Cavelier, Sieur de La Salle, sont enterrés ici. Les archéologues de la Commission historique du Texas ont découvert le squelette le 31 octobre 1996, lors des fouilles du navire de La Salle, le Belle, qui a coulé lors d'une tempête en 1686 dans la baie de Matagorda. Près du squelette, les archéologues ont trouvé une coupe en étain portant l'inscription C. Barange, ainsi qu'un petit tonneau. Selon les récits historiques, l'équipage de la Belle a épuisé ses réserves d'eau douce en attendant le retour de La Salle après un périple terrestre à la recherche de l'embouchure du Mississippi, et les archéologues pensent que le marin est peut-être mort de soif. Les archéologues pensent que le marin est peut-être mort de soif. Les preuves médico-légales indiquent que le marin avait entre 35 et 45 ans et mesurait environ 5 pieds 4 pouces. Son dos était arthritique, ses dents gravement cariées et il avait déjà eu le nez cassé.
Louis XIV de France espérait que l'expédition de La Salle briserait la mainmise de l'Espagne sur le golfe du Mexique et affirmerait les prétentions françaises sur la Louisiane, mais l'expédition a été marquée par la malchance. L'un des quatre navires de La Salle a été perdu par des corsaires espagnols dans les Caraïbes, un autre s'est échoué dans le col Cavallo à l'embouchure de la baie de Matagorda et un troisième est rentré en France avec un équipage et des colons désabusés. La Salle ne trouva pas l'embouchure du Mississippi, où il prévoyait d'établir un avant-poste pour commercer avec les peuples indigènes, et débarqua plutôt dans la baie de Matagorda, le long de la côte du golfe du Texas. À plusieurs kilomètres à l'intérieur des terres, le long de Garcitas Creek, il construit une petite colonie, Fort St. Louis, pour les colons restants. Le coup de grâce à l'expérience coloniale fut porté lorsque le quatrième navire, la Belle, coula avec le reste des provisions de l'expédition. L'année suivante, La Salle trouva la mort aux mains de ses propres hommes dans l'est du Texas, alors qu'il tentait de rejoindre les colonies françaises au Canada. Louis et les efforts de colonisation française contrariés ont ouvert la voie à la colonisation du Texas par l'Espagne et à la domination ultérieure de la région.
Érigé en 2004 par la Commission historique du Texas
• Inscription de la tablette à la base de la pierre tombale :
« En l'honneur de l'équipage de « La Belle ».
Navire du roi de France Louis XIV
sous le commandement de
Cavelier de La Salle
qui a coulé dans la baie de Matagorda en janvier 1686.
Cette plaque a été remise par la République française
jeudi 25 septembre 2003 ».
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Fier Rodrigue (ex Hippopotame)
Pierre-Augustin de Beaumarchais
1777
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• De Louis XVI à Vergennes, en passant par Lafayette, Rochambeau, de Grasse... de nombreux noms reviennent sans cesse lorsqu'il s'agit de raconter le rôle de la France dans la Révolution américaine, mais à notre avis, Pierre Augustin de Beaumarchais est trop souvent oublié. Pourtant, (comme le financier Jacques-Donatien Le Ray de Chaumont), il a joué un rôle central dans le financement et l'approvisionnement des Insurgents, plus qu'aucune nation, autre que la France, ne peut prétendre l'avoir fait...
• Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (né et mort à Paris, 24 janvier 1732 - 18 mai 1799) est connu pour avoir été à la fois un dramaturge et un important partisan de la Révolution américaine en lui fournissant des armes et de l'aide. Ses œuvres les plus célèbres comprennent « Le Barbier de Séville » et « Les Noces de Figaro » (plus tard transformées en opéras par Mozart et Rossini), qui remettent en question les normes sociales et l'aristocratie. En outre, il a secrètement fourni des armes et des ressources aux rebelles américains pendant la Révolution, jouant ainsi un rôle essentiel dans leur succès.
• Beaumarchais a joué un rôle crucial, bien que secret, dans l'aide apportée à la révolution américaine. Il a créé une entreprise fictive, « Roderigue Hortalez et Cie », pour cacher le fait qu'il fournissait secrètement aux rebelles américains des armes, des munitions et d'autres fournitures, avant même que la France n'entre officiellement dans le conflit. Cette aide a été vitale pour les Américains et a contribué à leur indépendance.
• Beaumarchais était également engagé dans divers autres projets, tels que l'invention d'un mécanisme d'échappement d'horloge et la publication de la première édition complète des œuvres de Voltaire. C'est un homme aux multiples facettes, à la carrière diversifiée, mêlant les activités intellectuelles aux activités commerciales et politiques.
À notre avis, il y a trop peu de monuments aux États-Unis qui rendent hommage à Beaumarchais.
À notre connaissance, il n'y en a que deux qui mentionnent son nom :
Plaque, “L'ennemi de mon ennemi est mon ami”
Saratoga Battlefield Tour Road, Stop#3, Stillwater NY 12170
GPS: 42.980150, -73.628483
• Inscription:
“Bien qu'elle ait combattu les Américains lors de la guerre franco-indienne, la France était disposée à aider secrètement les jeunes États-Unis. D'importantes cargaisons secrètes d'aide « non officielle » sont arrivées en Amérique du Nord tout au long de l'année 1777. Les Français ont créé une société commerciale, Roderigue Hortalez et Compagnie, pour envoyer des tentes, des outils, des vêtements, des armes, de la poudre et de la grenaille pour armer les Américains. Leur but ? Nuire au grand rival de la France, la Grande-Bretagne. Beaumarchais, célèbre dramaturge, est un fervent partisan de l'indépendance américaine. Le gouvernement français lui demande de créer et de diriger la société Roderigue Hortalez et Compagnie. La société commerciale Hortalez a expédié plus de 100 canons français et des dizaines de milliers de mousquets français en Amérique en 1777. Le roi Louis XVI était un allié très improbable pour les États-Unis. La France avait fait la guerre à la Grande-Bretagne - et à ses colonies d'Amérique du Nord - pendant des générations. »
Érigé en 2024 par le Saratoga National Historical Park.”
Plaque, “D’Annae: cannon français de 4 livres, de style suédois"
Bataille de Monmouth – 28 juin 1778“
Monmouth Battlefield State Park, Visitors Center entrance, Manalapan, NJ 07726
GPS: 40.263617, -74.319850
• Inscription (extraits):
“......Pour soutenir la rébellion, en 1776, les arsenaux royaux français ont libéré des tonnes d'armes excédentaires. Leur acheminement vers l'Amérique se fait par l'intermédiaire d'une société commerciale fictive dirigée par le flamboyant dramaturge Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais. En 1777, les navires de Beaumarchais livrèrent 100 canons de 4 livres à Portsmouth, dans le New Hampshire, et 53 autres à Charleston, en Caroline du Sud. Quelques-uns de ces canons étaient lourds et démodés (1732). Les autres étaient des canons plus légers, plus mobiles, de « style suédois ». »
Érigé par l'organisation bénévole de restauration du champ de bataille et d'archéologie."
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Ci-dessus :
À gauche : navire français, huile sur toile de Jacob Gerritsz Loef - Musée de Rijsk, domaine public,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3983943
À droite : Pavillon naval du Royaume de France (Enseigne civile, c'est-à-dire pavillon marchand de la France avant 1790), Par Sodacan - Travail personnel, CC BY-SA 3.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=32173625
Le Fier Rodrigue, ex-Hippopotame :
• L'Hippopotame était un ancien vaisseau de ligne de 50 canons de la marine française, lancé en 1749, qui participa à la guerre de Sept Ans.
En 1777, Beaumarchais l'achète à la Marine française pour fournir des armes aux Insurgents. Il le rebaptise Fier Rodrigue et à partir de 1778, il l'utilise pour transporter des armes aux rebelles américains.
• En juillet 1779, le Fier Rodrigue escorte un convoi de 10 navires près de la Grenade. Le 6, il rencontre la flotte de l'amiral d'Estaing qui se prépare au combat. Réquisitionné par la marine française, il participe à la bataille de Grenade. Son capitaine, Montault, est tué. La réquisition du Fier Rodrigue entraîne la capture de plusieurs navires du convoi de Beaumarchais. Beaumarchais proteste et demande réparation à la Couronne française. Il fait partie de la ligne de bataille française lors de la bataille de Grenade le 6 juillet 1779 et sert de navire-hôpital lors du siège de Savannah.
Deux mois plus tard, la Marine le rend à Beaumarchais.
Le Fier Rodrigue fait escale à la Chesapeake et à Yorktown, avant de quitter l'Amérique le 14 août 1780, en direction de Rochefort. Il atteint l'île de Ré, escortant un convoi de 15 navires en provenance de la Nouvelle-Angleterre, ainsi que deux prises sur les Anglais.
• Le Fier Rodrigue est condamné en mars 1782 et démantelé en 1784.
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La Victoire
Marquis de La Fayette, 19 ans
1777
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Nous avons écrit plusieurs Bulletins sur le général de Lafayette, mais aucun ne décrit les circonstances particulières de son arrivée en Amérique à bord de son navire La Victoire.
• Peu après sa décision de désobéir à l'ordre du roi Louis XVI et de naviguer vers l'Amérique, le jeune marquis de Lafayette, qui n'a pas encore 19 ans, découvre que le Congrès continental n'a pas d'argent. Il achète donc à Achille Basmarein, un armateur bordelais, le Clary qu'il rebaptise La Victoire avec ses propres fonds pour 112 000 livres tournois, soit environ 1,433 million de dollars d'aujourd'hui.
Lafayette écrit : « Je viens d'acheter mon vaisseau... dans un mois au plus tard, j'espère pouvoir porter à votre pays le zèle qui m'anime pour son bonheur, sa gloire et sa liberté ».
La Victoire, un navire aux multiples noms :
• Lancé 6 ans plus tôt à Bordeaux, c'est un brick-senau de commerce de 268 tonneaux (en anglais « snow », c'est-à-dire un navire à gréement carré à deux mâts, complété par un mât placé immédiatement derrière le grand mât) qui n'embarque que deux canons.
Ses dimensions en font un navire modeste : 22,41 m de long, 7,79 m de large et 3,57 m de profondeur. Construit en 1771 au chantier naval de Bichon, il est baptisé « La Comtesse de Richemond ». Son premier propriétaire est l'armateur Pierre Rivière.
Entre 1771 et 1775, il effectue des voyages entre Bordeaux et les Antilles. Après avoir souffert lors d'une traversée et nécessité d'importantes réparations que son propriétaire ne pouvait assumer, il fut vendu au négociant Jean Labat, qui le rebaptisa « La Bonne Mère ». Cependant, en décembre 1776, « La Bonne Mère » subit une nouvelle avarie. Labat vend le navire le 12 février 1777 à un autre négociant, Louis Lanoix, qui le rebaptise « La Clary ».
Curieusement, moins d'un mois plus tard, le 7 mars 1777, le navire change à nouveau de propriétaire. Il est acquis cette fois par la maison Reculès de Basmarein. Une façade pour un certain marquis....de La Fayette.
• La Victoire quitte Pauillac sur les bords de la Gironde le 25 mars 1777. Mais Lafayette n'est pas à bord pour éviter d'être repéré par les espions britanniques ou la Couronne française ; le navire accoste à Los Pasajes sur la côte basque et est chargé de 5 000 fusils et de munitions en provenance des usines du Gipuzkoa.
• Lafayette embarque sur la Victoire et met le cap sur l'Amérique le 26 avril 1777. . Bien que souffrant du mal de mer et s'ennuyant pendant les 56 jours de mer, il apprend l'anglais en cours de route. Le capitaine du navire, Le Boursier, prévoit de s'arrêter aux Antilles pour vendre de la marchandise, mais Lafayette craint d'être arrêté et achète la cargaison pour éviter d'accoster dans les îles. Ils font voile vers Charleston, mais craignent d'être saisis par des navires britanniques au large, et débarquent donc à North Island, aujourd'hui Yawkey Preserve, dans le delta de Santee.
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• Il arriva à North Island près de Georgetown, en Caroline du Sud, le 13 juin 1777. Trois bornes commémorent le débarquement de Lafayette, mais malheureusement aucune ne mentionne son navire La Victoire.
• Les Amis américains de Lafayette ont commencé à plaider en faveur d'un timbre commémoratif en l'honneur de Lafayette en 1934. Le ministère des Postes a finalement émis le timbre le 13 juin 1952, marquant le 175e anniversaire de son arrivée en Amérique pour assumer le rôle de général de division dans l'armée continentale. La cérémonie du premier jour d'émission du timbre s'est déroulée à Georgetown, en Caroline du Sud, là où le navire de Lafayette, La Victoire, est arrivé en 1777.
Plaque, “Landing of Lafayette 1777 - 1952”
1001 Front St, Georgetown, SC 29440
GPS: 33.368300, -79.286400
• Inscription:
“Cette tablette commémore le 175e
anniversaire du débarquement du marquis de
Marquis de Lafayette
à l'île North, dans la baie Winyah
le 13 juin 1777
et l'émission du premier jour du
timbre commémoratif Lafayette
à Georgetown, en Caroline du Sud
13 juin 1952
Érigé par la ville de Georgetown, le maire S.L. Rosen et les conseillers municipaux ».
Plaque plus ancienne, “Marquis de Lafayette” (150th anniversaire)
Harborwalk, Rice Museum (Old City Hall), sur la tour de l'horloge
633 Front Street Georgetown, SC 29440
GPS: 33.365483, -79.282333
• Inscription:
« Cette plaque commémore le 150e anniversaire du premier débarquement du Marquis de Lafayette.
Marquis de Lafayette
accompagné du baron de Kalb sur North Island,
Georgetown County, S.C. le 13 juin 1777.
Il est venu tirer l'épée pour la jeune république
au moment où elle en avait le plus besoin ».
Érigé en 1927 par le chapitre de Georgetown, les Filles de la Révolution américaine ».
Panneau “Lafayette” – 1ère nuit en Amérique
Ocean Highway (Route 17) Pawleys Island, SC 29585
GPS: 33.364500, -79.235000
• Inscription :
« Amoureux de la liberté, Lafayette quitta Bordeaux, France, le 26 mars 1777, « pour conquérir ou périr » dans la cause américaine, et arriva à la maison d'été de Benjamin Huger près d'ici, le 14 juin 1777, où il passa sa première nuit en Amérique. Il a rendu d'éminents services dans notre lutte pour l'indépendance.
Érigé en 1940 par le comté de Georgetown. (Marqueur numéro 22-8 (A-4).) »
Qu'est-il arrivé à La Victoire ?
• Selon un document récemment retrouvé, « ... La Victoire, de et pour Bordeaux », le document indique que “commandé par Jean Baptiste Le Boursier (qui, il y a quelque temps, a amené le marquis de LaFayette avec d'autres nobles français et d'autres personnes), le 14, a malheureusement heurté la barre, où le navire et la cargaison ont été entièrement perdus, mais aucun des passagers”.
• La barre aurait pu être située près de Folly Beach. La Victoire quitta Charleston le 14 août 1777. Il semble que le navire se soit échoué en tentant de naviguer dans le chenal qui, à l'époque, s'incurvait vers le sud le long de Morris Island et de la partie nord de Folly.
• Bien que le fond du chenal ait été dragué à plusieurs reprises, on peut toujours espérer qu'un jour un canon, une ancre ou d'autres petits objets seront retrouvés, si ce n'est le navire lui-même.
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Languedoc
Charles Henri Jean-Baptiste, Comte d'Estaing
1779
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Ci-dessus :
À gauche : Charles Henri Jean-Baptiste, Comte d'Estaing (1729-94) par Jean-Pierre Franque, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=140487
À droite : Le Languedoc, maquette construite par William E. Hitchcock, 1992-93, échelle 3/8 pouce = 1 pied, exposée au Ships of the Sea Maritime Museum, 41 Martin Luther King Jr Blvd, Savannah, GA.
Photo : TC © ASSFI 2023
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• Nous avons présenté l'amiral d'Estaing dans notre Bulletin de février « La bataille de Savannah (1779) et les Chasseurs Volontaires de Saint Domingue ».
https://conta.cc/4ay3TFa (version originale en anglais)
https://conta.cc/4i13c9W (version en français)
• Il s'agit de la première opération militaire amphibie combinée de l'histoire moderne et, à ce titre, plusieurs navires français y participent.
Cet extrait poétique de Storm over Savannah d'Alexander A. Lawrence décrit le spectacle majestueux et puissant de 22 navires déployés le long de la côte :
« Une puissante armada française était à l'ancre en pleine mer. À l'ouest se dressait la côte de Géorgie, avec le long et bas rivage des Typhées encerclé par les plages de sable blanc. De la tête des mâts des grands navires de ligne s'élancent les bannières à fleurettes des Bourbons. Ils s'étendent, écrit le général [britannique] Prevost, depuis le nord de Beaufort, aussi loin vers le sud que nous pouvions le voir depuis le phare de Tybee. La plupart d'entre eux étaient des navires à deux ponts, mais certains appartenaient à la classe des navires à trois ponts. Certains étaient de vieux navires qui avaient participé aux batailles navales des années dix-sept-cinq. D'autres étaient modernes et Nelson devait connaître le tonnerre de leurs canons à l'époque de Napoléon. Les noms de ces géants des mers s'échappent des lèvres comme une chanson : Languedoc, Annibal, Zélé, Vengeur, Fantasque, Guerrier, Tonnant, Robuste, César, Vaillant, Sagittaire, Provence, Magnifique, Fendant, Hector, Fier Rodrigue... "
Une flotte puissante :
• Le Languedoc, son navire amiral, un vaisseau de ligne de 80 canons. Il a été offert au roi Louis XV par les États du Languedoc, dans le cadre du « don des vaisseaux », un effort national visant à reconstruire la marine après la guerre de Sept Ans.
• L'Annibal, navire de ligne de 74 canons, flambant neuf (1778), premier de sa classe.
• Le Zélé, vaisseau de ligne de 74 canons, financé par un don des vaisseaux du Régisseur général des finances. Le 6 juillet 1779, il participe à la bataille de Grenade en tant que membre de l'avant-garde. Sous les ordres de Bruyères-Chalabre, il fait partie du blocus français lors du siège de Savannah en 1779.
• Le Fantasque était un vaisseau de ligne de 64 canons de classe Lion, célèbre pour avoir été commandé par le commandant français Pierre-André, Bailli de Suffren (sa statue orne le port de Saint-Tropez). En septembre 1779, Saint-Antonin reçoit le commandement du Fantasque. Il en est le capitaine lors du siège de Savannah.
• Le Tonnant est un vaisseau de ligne de 80 canons, construit en 1743 mais rénové en 1770. Il participe à l'attaque de Newport en 1778 et à la bataille de Grenade le 6 juillet 1779 ainsi qu'au siège de Savannah. Le navire a été démantelé en 1780.
• Le Protecteur est un vaisseau de ligne de 74 canons de la classe Souverain construit en 1760, le seul à avoir porté ce nom.
- Le Vengeur, vaisseau de ligne de 64 canons également sous les ordres du Bailli de Suffren, participe à la bataille de Rhode Island le 29 août 1778, à la bataille de Grenade le 6 juillet 1779 et au siège de Savannah en septembre et octobre 1779, sous les ordres du capitaine Croiset de Retz.
• Le Guerrier, navire de ligne de 74 canons de la classe Magnifique lancé en 1753, faisait partie de l'escadre de Bougainville pour les opérations navales de la guerre d'Indépendance américaine, et participa aux opérations précédant la bataille de Rhode Island, à la bataille de Grenade et au siège de Savannah.
• L' Hector était un navire de ligne de 74 canons, lancé en 1755 et premier navire de sa classe, qui a également combattu à Chesapeake.
• Le Fendant, un nouveau vaisseau de ligne de 74 canons construit en 1776 et désigné à Brest pour être l'un des six navires tenus prêts à partir immédiatement à tout moment.
• Le César, vaisseau de ligne de 74 canons lancé à Toulon en 1768, qui se battit superbement partout, de Norfolk à la Chesapeake en passant par les Antilles, avant d'exploser à la bataille des Saintes en 1782. César fut l'un des vingt navires perdus par la marine française pendant la guerre d'indépendance américaine.
• Le Fier Rodrigue (ex Hippopotame) fut utilisé comme navire-hôpital ancré à Charleston et soutenant le siège de Savannah.
Plusieurs soldats et marins français blessés sont morts à bord de cet hôpital flottant. Il n'existe pas de stèle commémorative pour honorer leur mémoire, que nous espérons ériger à Charleston, GA. dans le futur.
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Ci-dessus : Le Languedoc, Musée Ships of the Sea, Savannah. Photos : TC © ASSFI 2023
Cependant, un hommage approprié, bien que modeste, au navire amiral Languedoc de l'amiral d'Estaing peut être vu au :
Musée maritime Ships of the Sea, 41 Martin Luther King Jr Blvd, Savannah, GA.
GPS : 32.0811422, -81.097324
• Texte du cartel attenant :
« La France s'est révélée être un allié généreux des Américains pendant la Révolution.
Les Britanniques ont occupé Savannah pendant la majeure partie de la guerre, mais les Français ont tenté une fois de reprendre la ville. En septembre 1779, vingt-deux navires de guerre français quittèrent les Antilles pour rejoindre la rivière Savannah. L'un de ces navires était le magnifique Languedoc, navire amiral de l'amiral français Charles Henri Comte d'Estaing, long de 184 pieds, large de 48 pieds et armé de quatre-vingts canons. Les Français et les Américains encerclent Savannah, puis bombardent la ville pendant quatre jours, et enfin quatre mille soldats l'attaquent. Malgré des pertes considérables, le siège est un échec, les Français et les Américains se retirent dans l'humiliation, et les Britanniques continuent d'occuper Savannah jusqu'à la fin de la Révolution ».
Navires français donnés à la marine américaine :
• La Truite, lancée au Havre en 1777, est cédée à la marine de l'État de Caroline du Sud en 1780 et sabordée dans la Copper River pour empêcher une escadre britannique de remonter le fleuve.
• La Bricole, flûte de cinquième catégorie, lancée au Havre en 1764, fut également cédée à la marine de l'État de Caroline du Sud en 1780 et prit le nom de... Bricole. Elle fut délibérément sabordée devant Charleston, S.C., pour empêcher l'entrée des navires de guerre britanniques.
• La Chimère, frégate de cinquième rang, est lancée à Toulon en 1757 et vendue en 1783 après avoir été prêtée comme navire marchand.
• D' Estaing ordonna à la Truite, à la Chimère et à la Bricole de remonter la rivière Savannah le plus près possible de la ville...
Un panneau mentionne le bombardement de Savannah par la flotte française, qui était positionnée sur la back river, juste derrière la rivière Savannah.
Panneau « Old harbor light » (ancien phare du port)
Emmet Park, entre Hudson et East Broad Street, Savannah, GA 31401
GPS : 32.079400, -81.084500
• Inscription (extraits) :
« Ce phare a été érigé par le gouvernement fédéral en 1858 pour aider à la navigation sur la rivière Savannah.
S'élevant à 77 pieds au-dessus du niveau du fleuve et éclairé au gaz, il a servi pendant plusieurs années de guide aux navires passant au-dessus des coques des bateaux que les Britanniques avaient sabordés en 1779 pour fermer le port aux forces navales françaises. Pendant le siège de Savannah cette année-là par les Français et les Américains, le navire de guerre Truite, commandé par le comte de Chastenet de Puysegur, a bombardé cette zone de Savannah depuis son mouillage dans Back River, en face de ce site... »
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Duc de Bourgogne
Admiral Charles-Henri de Ternay
1780
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Ci-dessus :
En haut à gauche : La plaque de marbre originale commandée par le roi Louis XVI a été transférée du sommet de la tombe de l'amiral de Ternay au vestibule d'entrée de l'église de la Trinité, afin d'être protégée des éléments. Trinity Church est l'un des plus anciens lieux de culte ininterrompus d'Amérique, où George Washington est venu prier et où la reine Éliabeth s'est rendue en 1976. L'étendard de la marine royale française, qui était utilisé à l'époque (le blason central avec des angelots au milieu est le drapeau personnel du roi, car les navires de guerre étaient sa propriété personnelle) et offert par la Société américaine du Souvenir français à Trinity Church en 2021, est exposé à côté de la plaque. Photo avec l'aimable autorisation de Charlotte Johnson, Trinity Church.
En haut à droite : Amiral de Ternay, par un peintre non identifié, château de Ternay Public Domain,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15975136
En bas à gauche:: Hunter House, quartier général de l'amiral de Ternay, Newport, R.I. Photo TC © ASSFI 2024
En bas à droite : maquette du Duc de Bourgogne, Photo :
https://www.shipmodel.com
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• Charles-Henri-Louis d'Arsac, chevalier de Ternay (né à Angers, Anjou, le 27 janvier 1723 - 15 décembre 1780) est un officier de marine français qui a participé à la guerre de Sept Ans et à la guerre d'Indépendance américaine.
• Il jouissait d'une réputation bien méritée pour sa sagesse et ses décisions prudentes. Ternay fut le commandant naval d'une expédition de 1762 qui réussit à s'emparer de St. John's (Terre-Neuve).
Il a dirigé une mission française qui s'est emparée de St. John's (Terre-Neuve) en 1762.
• En novembre 1776, il est promu contre-amiral.
• Il est nommé commandant des forces navales françaises dont la mission est de mener à bien le transport de l'armée de Rochambeau à travers l'océan. Le 2 mai 1780, il quitte Brest avec une escadre de 7 navires et 3 frégates, escortant 36 transports de troupes et d'artillerie lourde. Bien que les frégates rapides sous son commandement auraient pu capturer des navires marchands britanniques plus lents pendant la traversée, il les a sagement retenues et s'est concentré sur sa mission de débarquer les troupes en Amérique aussi vite que possible.
• L'escadre comprenait le Duc de Bourgogne (80 canons), commandé par Ternay d'Arsac (amiral) et Médine (capitaine de pavillon) ; le Neptune (74 canons), dirigé par Sochet Des Touches, et le Conquérant, sous les ordres de La Grandière ; et les 64 canons Provence sous Lombard, Ardent sous Bernard de Marigny, Jason sous La Clocheterie, et Éveillé sous Le Gardeur de Tilly, ainsi que les frégates Surveillante sous Villeneuve Cillart, Amazone sous La Pérouse, et Bellone. L'Amazone, navire de tête de la flotte, atteint Boston le 11 juin 1780.
• L'amiral de Ternay meurt le 15 décembre 1780 du typhus, peu après avoir rencontré George Washington et Rochambeau en octobre à la conférence de Hartford, CT.
• Le 16 décembre 1780, une procession partant de la Hunter House sur Water Street (aujourd'hui Washington Street), conduite par des militaires et neuf aumôniers catholiques, parcourt les rues de Newport. Une salve de quinze coups de canon est tirée dès que le cercueil arrive en vue de son navire amiral, le Duc de Bourgogne, un vaisseau de ligne de 80 canons, qui est ancré dans le port de Newport. Un coup de canon a été tiré toutes les demi-heures pendant le reste de la journée et les drapeaux ont été mis en berne. Les habitants de Newport s'alignent dans les rues pour assister à la commémoration de l'amiral de Ternay par les militaires français et à sa mise en terre.
• Il fut enterré dans le cimetière de l'église de la Trinité, où sa grande pierre tombale est régulièrement honorée. Dans le vestibule de l'église se trouve une plaque commémorative offerte par le roi Louis XVI et le Congrès des États-Unis en son honneur. Il a été inscrit à titre posthume à la Society of Cincinnati pour son rôle dans la guerre. Il repose en terre américaine, sous la protection du drapeau étoilé qu'il a protégé.
• L'amiral de Ternay a également été intronisé à titre posthume dans la Society of the Cincinnati pour ses contributions pendant la guerre. Dans la région de Port Glaud à Mahé, aux Seychelles, la Baie Ternay (une baie) et le Cap Ternay (un cap) sont nommés en sa mémoire. En outre, il existe une baie nommée Ternay dans le kraï de Primorsky, en Russie, découverte par La Pérouse le 23 juin 1787, qui a également été baptisée en son honneur. Un village portant un nom similaire existe près de cette baie.
• Le Duc de Bourgogne était un vaisseau de ligne de 80 canons de la marine française.
Il fut réaménagé à deux reprises, en 1761 et en 1779, où il reçut un revêtement en cuivre.
• Washington, Rochambeau, Lafayette et leurs aides de camp se retrouvent à bord du Duc de Bourgogne en mars 1781.
• Il participe à la bataille du Cap Henry le 16 mars 1781 sous les ordres de Nicolas-Louis de Durfort et en 1782 à la bataille des Saintes.
En 1792, les révolutionnaires français le rebaptisent Peuple, puis Caton en 1794. Il fut condamné en février 1798 à Brest, et finalement démantelé en janvier 1800.
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Ci-dessus à gauche : cérémonie annuelle de dépôt de gerbes au cimetière de Trinity Churchyard avec des membres de notre Société et des membres des American Friends of Lafayette, et le National Park Service, 13 juillet 2024.
Ci-dessus à droite : L'église de la Trinité, Newport, R.I. Photos : TC © ASSFI 2024
• Chaque année en juillet, pour célébrer le débarquement de l'armée française à Newport et le week-end « Tribute to France » organisé par la Newport Historical Society, l'Alliance Française de Newport et la Ville de Newport, notre Société rend hommage à l'amiral en déposant une gerbe sur sa tombe à Trinity Churchyard.
Tombe de l'amiral de Ternay et plaque de marbre
Trinity Churchyard and trinity Church vestibule, Newport R.I.
141 Spring St. Newport, RI 2840
GPS: 41.487440, -71.313012
• Inscription (traduit du latin):
"Au nom de Dieu CHARLES LOUIS d'ARSAC De TERNAY
Chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem
Bien qu'il n'ait jamais reconnu les vœux de l'Ordre
issu d'une ancienne et noble famille de Bretagne
L'un des amiraux des flottes du roi, un citoyen, un soldat, un chef, fidèle à son roi et à son pays pendant 42 ans, repose maintenant sous ce marbre."
Plaque, Hunter House, Newport, R.I.
54 Washington Street, Newport R.I. 02840
GPS: 41.492525, -71.320968
• La maison a servi de quartier général à l'amiral de Ternay, commandant de la flotte française lorsque les forces françaises ont séjourné à Newport en 1780. Hélas, la plaque ne mentionne pas spécifiquement l'amiral.
• Inscription (extraits):
Hunter House
"a été désignée comme
Registered National Historic Landmark [...]
ce site possède une valeur exceptionnelle
dans la commémoration et l'illustration de l'histoire des États-Unis
U.S. Department of the Interior, National Park Service, 1968.”
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L'Hermione
Louis-René Levassor
de Latouche Tréville
1780-1783
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• Le vice-amiral Louis-René Madelaine Le Vassor, comte de Latouche-Tréville (né à Rochefort, le 3 juin 1745 - mort à Toulon, le 19 août 1804) est un officier de marine et un homme politique français qui a participé à la guerre d'Indépendance américaine et aux guerres d'Indépendance française et napoléonienne. Lors de la guerre d'Indépendance américaine, il est capitaine de vaisseau et commande brillamment la frégate Hermione.
• En mai 1777, il est élevé au rang de lieutenant et prend le commandement de la corvette Rossignol de 20 canons, chargée d'escorter les convois et de délivrer des messages. Il réussit à capturer deux corsaires britanniques et trois navires marchands. Ses exploits lui valent d'être nommé chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Il est ensuite nommé commandant de la frégate de 26 canons Hermione.
• Du 21 mars au 28 avril 1780, Latouche transporte sur l'Hermione le général Gilbert du Motier, marquis de Lafayette, de France à Boston, porteur de la nouvelle que le roi Louis XVI envoie un corps expéditionnaire dirigé par Rochambeau pour aider le général Washington et l'armée continentale. Il rejoint ensuite la flotte commandée par le contre-amiral Destouches et, sous les ordres de Barras et de Ternay, il supervise la construction de plusieurs batteries d'artillerie destinées à défendre le Rhode Island.
• Une fois les batteries terminées, Latouche est autorisé à patrouiller au large de Long Island et à intercepter les navires se dirigeant vers New York. Il s'empare rapidement de deux prises avant de rencontrer quatre voiles le 7 juin 1780 : la frégate HMS Iris et trois navires de guerre plus petits. Au cours de la bataille du 7 juin 1780, Latouche est blessé au bras par une balle de mousquet, et l'Hermione compte dix morts1 et 37 blessés.
• Le 16 mars, Latouche-Tréville participe à la bataille du cap Henry, à l'entrée de la baie de Chesapeake.
• Il poursuit ensuite sa croisière le long de la côte nord-américaine au sein d'une escadre dirigée par Lapérouse, dont le navire amiral est la frégate Astrée.
• Le 21 juillet, les deux frégates croisent un convoi britannique près de la Nouvelle-Écosse. Lors de la bataille navale de Louisbourg qui s'ensuit, l'Astrée et l'Hermione obligent le HMS Charlestown à baisser ses pavillons, mais ne parviennent pas à l'aborder, ce qui lui permet de s'enfuir pendant la nuit. Elles capturent cependant le Jack, navire d'escorte de 14 canons, ainsi que trois navires marchands qu'elles ramènent à Boston.
• Les frégates poursuivent leur voyage lorsque, le 12 septembre, Latouche, à la tête de l'Aigle, s'empare du brick HMS Racoon. Latouche manœuvre alors dans la rivière Delaware, poursuivi par le HMS Vestal, le HMS Bonetta et la Sophie capturée. Il débarque ses passagers et son trésor en utilisant les bateaux des frégates. Il tente ensuite d'échapper à ses poursuivants, beaucoup plus puissants, en naviguant à l'embouchure de la rivière Delaware, mais l'Aigle s'échoue ; Latouche tente de libérer son navire, mais la marée se retirant, il se renverse, rendant ses canons inutilisables. Réalisant que son navire est perdu, Latouche fait couper les mâts et endommage la coque ; il évacue ensuite l'équipage, restant sur place avec quelques hommes, et tire quelques coups de feu avant de se rendre.
• Latouche est capturé et emmené à New York, puis transféré en Angleterre. Il reste prisonnier jusqu'au traité de Paris en 1783.
• La suite de son illustre carrière n'entre pas dans le cadre de ce Bulletin. Les auteurs et historiens français comparent fréquemment Latouche-Tréville à Nelson. Cela est dû en partie à sa victoire sur Nelson lors des raids sur Boulogne en 1801, et aussi parce que, s'il n'était pas décédé, il aurait affronté Nelson lors de la campagne de Trafalgar. En reconnaissance de sa contribution, le nom de Latouche est gravé sur le côté nord de l'Arc de Triomphe. En outre, plusieurs navires de la marine française ont été baptisés Latouche-Tréville. Il est mort en tant que vice-amiral à Toulon le 19 août 1804.
Note : 1* L'un d'entre eux, le lieutenant Augustin Benjamin de La Villemarais, a été honoré par notre Société, les American Friends of Lafayette et le National Park Service avec l'inauguration le 10 septembre 2021 d'une pierre tombale à côté de l'amiral de Ternay à Trinity Churchyard, Newport, R.I. Voir la photo ci-dessous :
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Ci-dessus :
À gauche : 2014 Le 17 septembre, la réplique de l'Hermione, construite à Rochefort, sort de la Charente, et rejoint la haute mer pour la première fois. Des milliers de spectateurs assistent à ce premier départ. Photo by By Jp.sembely - Own work, CC BY-SA 4.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=60749233
À droite : Cérémonie d'inauguration de deux pierres tombales en l'honneur de deux officiers de l'Hermione morts pour l'indépendance des Etats-Unis, le Lt. Augustin Benjamin de la Villemarais et le Major Pierre du Rousseau, Chevalier de Fayolle, placées à côté de la tombe de l'Amiral de Ternay, 10 septembre 2021, Trinity Churchard, Newport, R. I. En présence de reconstituants de l'époque. Norman Desmarais, professeur émérite au Providence College, délégué régional de notre Société pour la Nouvelle-Angleterre et auteur de nombreux ouvrages sur la Révolution américaine. Photo TC © ASSFI 2021
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La « frégate de la liberté »
On se souvient de l'Hermione pour avoir transporté Lafayette en toute hâte afin d'informer le général Washington que le roi Louis XVI enverrait Rochambeau et son Expédition Particulière pour aider l'armée continentale en difficulté.
Mais son histoire ne s'arrête pas là. Elle s'est battue courageusement tout au long de la côte Est et a joué un rôle important dans la guerre d'Indépendance américaine. Son surnom de « frégate de la liberté » est amplement justifié.
L'Hermione était une frégate de la marine française, classée parmi les 32 canons de la classe Concorde. Construite pour la vitesse, elle fut l'un des premiers navires de la marine française à être équipé d'une coque en cuivre. Au début de la guerre anglo-française en 1778, elle patrouille dans le golfe de Gascogne, escortant les convois et poursuivant les corsaires. Elle est célèbre pour avoir transporté le général La Fayette aux États-Unis en 1780 afin de soutenir les rebelles de la guerre d'Indépendance américaine.
• Elle atteint Boston le 27 avril 1780. Une célébration officielle s'ensuit, avec des salves de canon pour les dirigeants politiques et militaires de la France et des Treize Colonies.
• Le 2 mai, Latouche propose de patrouiller dans la baie de Boston pour la protéger des corsaires et des frégates britanniques, ce que les autorités du Massachusetts approuvent le lendemain.
• Le 28 mai, Latouche reçoit l'ordre de l'ambassadeur La Luzerne de patrouiller à l'embouchure de la rivière Delaware à partir du 26 juin. Il choisit de profiter de ce temps libre pour croiser près de New York et couper les communications britanniques. Le 2 juin, l'Hermione s'empare du brigantin Thomas, d'une capacité de 100 tonnes, qui transporte du beurre, des bougies et du savon. Le 6 juin, elle intercepte le Rewrery, chargé de sel. Latouche envoie les deux navires à Providence.
• Le lendemain matin, l'Hermione repère un sloop-of-war, une goélette, un snow et une frégate. Alors que l'Hermione s'approche, le snow et la frégate ralentissent pour protéger la retraite du sloop et de la goélette. La frégate était le HMS Iris, un navire de 32 canons. L'Hermione et l'Iris hissent leur pavillon, ce qui conduit à la bataille du 7 juin 1780. Après 90 minutes de tirs de canons et de mousquets, les navires se séparèrent. L'Hermione subit des dommages considérables à ses voiles, 10 membres d'équipage sont tués et 37 sont blessés.
• Après la bataille, l'Hermione retourne à Newport, où elle arrive le 8 juin. Elle débarque son équipage blessé, effectue les réparations nécessaires et reprend la mer le 15.
• Le 4 juillet, elle tire une salve de 13 canons en l'honneur du Jour de l'Indépendance.
• Le 28 octobre 1780, l'Hermione et la Surveillante quittent Newport, escortant l'Amazone qui se rend en France. Le lendemain, près de New York, elles s'emparent du navire marchand Phillipe, transportant 28 hommes et 16 canons de 4 livres, chargés d'oranges, de vin et de fruits confits.
• Elle participe à la bataille de Cape Henry le 16 mars 1781 et joue un rôle important dans l'action du 21 juillet 1781.
• Le 4 mai 1781, un dîner d'État de 100 couverts est organisé à bord pour les membres du Congrès américain, le Conseil d'État de Pennsylvanie et divers officiels de la ville.
• À partir de juin 1781, l'Hermione forme une division sous les ordres de Lapérouse, qui se trouve à bord de l'Astrée, avec pour mission d'effectuer des raids commerciaux. Les frégates partent de Boston le 23. Elles s'emparent de la corvette Thorn (18 canons) le 12 juillet et l'Hermione poursuit le HMS Hind qui parvient à s'échapper dans la baie de Saint-Georges. Le 17, l'Hermione et l'Astrée s'emparent du navire marchand Friendship, armé de 12 canons ; le lendemain, elles capturent le navire marchand Phoenix, armé de 8 canons ; et le 19, elles s'emparent du navire marchand Lockard Ross.
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Ci-dessus : Bataille de Louisbourg, 21 juillet 1781, Musée National de la Marine, par Rossel de Cercy,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29055301
• Le 21 juillet 1781, l'Hermione et l'Astrée croisent un convoi britannique et engagent le combat, ce qui donne lieu à la bataille navale de Louisbourg, où elles capturent la corvette de 14 canons HMS Jack.
• Le 10 septembre 1781, l'Hermione quitte Boston avec 3 tonnes de poudre à canon pour le siège de Yorktown. Elle arrive le 29 et se voit rapidement confier des tâches logistiques pour la flotte. Après la victoire de Yorktown, elle navigue vers Boston avec Diligente et Romulus, transportant de l'artillerie et des fournitures pour l'armée et escortant des convois.
• Après la fin de la guerre d'Indépendance américaine, l'Hermione retourne en France en février 1782. Elle fait alors partie d'une escadre envoyée en Inde pour aider Suffren contre les Britanniques. Elle atteint l'île de France (l'actuelle île Maurice) le 14 juillet 1783, mais à ce moment-là, un cessez-le-feu est déjà en vigueur. Avec le traité de paix de Paris en 1783, la mission est annulée et l'Hermione revient à Rochefort en avril 1784.
• En 1793, pendant la guerre de coalition contre la Première République française, l'Hermione s'échoue près du Croisic, en Bretagne, à la suite d'une erreur de pilotage, et fait naufrage.
• En 1997, les travaux de construction d'une réplique exacte ont commencé à Rochefort, en Charente-Maritime.
• La réplique de l'Hermione a subi d'importantes réparations dues à des champignons lignivores et reste en cale sèche à Bayonne. Une campagne de collecte de fonds franco-américaine est actuellement en cours pour la préserver et permettre son retour en Amérique (voir détails à la fin de ce Bulletin).
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La Ville-de-Paris
Admiral François Joseph Paul
de Grasse
1781
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Ci-dessus :
En haut à gauche : François Joseph Paul, comte de Grasse, lieutenant général des armées navales (1723-1788), commandant de la flotte française à la bataille de Chesapeake en 1781, Par Jean-Baptiste Mauzaisse - Public Domain,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10628855
En haut à droite : Statue du commandant de la flotte française, l'amiral de Grasse, Virginia Beach, VA
Photo : LCL Mathieu Brulais, Armée française (2022)
En bas : Monument à l'Alliance et à la Victoire, champ de bataille de Yorktown, VA, et détail montrant la Ville-de-Paris, Photos : TC © ASSFI 2021
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• L'amiral François Joseph Paul, Comte de Grasse, Marquis of Grasse-Tilly (13 septembre 1722 - 11 janvier 1788) est surtout connu pour son commandement de la flotte française lors de la bataille de Chesapeake en 1781. Cette bataille a conduit directement à la capitulation des Britanniques à Yorktown, assurant ainsi l'indépendance des États-Unis.
• En 1779, il rejoint la flotte du comte d'Estaing dans les Caraïbes en tant que commandant d'une escadre. Il contribue à la prise de la Grenade et participe à la bataille de la Martinique (1780) contre l'amiral Rodney. Promu lieutenant général de la marine (vice-amiral) en mars 1781, il réussit à vaincre l'amiral Samuel Hood et à s'emparer de Tobago.
• De Grasse répond à l'appel de Washington et de Rochambeau en 1781 en partant de Saint-Domingue avec 3 000 hommes. Il bat de façon décisive la flotte britannique lors de la bataille de la Chesapeake, le 5 septembre 1781. Il éloigne les forces britanniques et bloque la côte jusqu'à ce que Lord Cornwallis se rende à Yorktown.
• Il agit avec détermination, a un tempérament jovial, reçoit George Washington à dîner à bord de son navire amiral à 104 canons « Ville de Paris », mais ne met pas les pieds sur le sol américain, ce qui explique peut-être que son rôle, pourtant crucial, soit généralement méconnu et injustement oublié.
• C'est alors que survient la fameuse anecdote : alors qu'il accueille à bord le général George Washington, pour un dîner festif, l'amiral, lui-même d'un mètre quatre-vingt-dix et presque aussi grand que le général, l'embrasse en lui souhaitant la bienvenue : « Bienvenue, mon petit Général » !
Sa statue à Cape Henry, VA, se trouve à l'intérieur d'une installation de l'US Navy et est malheureusement difficile à visiter.
• La Ville-de-Paris, navire amiral de 104 canons de l'amiral de Grasse, a été construite en 1757 sous le nom d'Impétueux (90 canons) ; elle a été financée par la ville de Paris et rebaptisée Ville de Paris en 1762 à la suite du « don des vaisseaux », la campagne du duc de Choiseul visant à collecter des fonds pour la Marine Royale auprès des villes et des provinces de France.
• En 1778, lorsque la France s'engage dans la guerre d'Indépendance américaine, il est officiellement mis en service à Brest et devient le navire amiral de l'amiral Guichen. En juillet, elle participe à l'une de ses premières batailles lors de la bataille peu concluante d'Ouessant.
• En mars 1781, elle met le cap sur les Antilles, cette fois au sein d'une flotte de vingt vaisseaux de ligne dirigée par De Grasse. Elle participe ensuite à la bataille de Fort Royal et à la bataille de la Chesapeake, sous les ordres du capitaine Cresp de Saint-Césaire.
• En 1782, elle participe à la bataille de Saint-Kitts, qui se rend aux Français le 12 février.
• Lors de la bataille des Saintes, le 12 avril 1782, la flotte britannique dirigée par l'amiral Sir George Rodney prend le dessus sur les navires français commandés par De Grasse et s'empare de la Ville de Paris, gravement endommagée. Incapable de naviguer en raison de la destruction de ses mâts et de son gouvernail, le navire endommagé est remorqué jusqu'à la Jamaïque, où il subit des réparations et est prêt à retourner en Angleterre pour le service britannique. En septembre 1782, le navire coule avec d'autres bateaux lorsqu'un ouragan frappe la flotte au large de Terre-Neuve. La Ville de Paris coule avec la perte de tous ses 500 membres d'équipage, à l'exception d'un seul rescapé.
Statue de l'amiral de Grasse, Cape Henry, VA
Cape Henry Historic Park , Atlantic Ave, Virginia Beach, VA 23459
(Située dans la réserve militaire de Fort Story à Virginia Beach, VA. Préparez-vous à être arrêté et à montrer votre vraie carte d'identité à la porte d'entrée gardée.)
GPS: 36.928190, -76.009419
• Inscription:
“Cette statue, cadeau de la France, est placée ici, surplombant les eaux où l'amiral Comte de Grasse a engagé avec succès la flotte britannique le 5 septembre 1781. La « bataille des caps » a empêché des renforts cruciaux d'atteindre Cornwallis, accélérant ainsi sa reddition.
Dédié en souvenir reconnaissant de la contribution décisive de l'amiral de Grasse à la conquête de l'indépendance américaine”
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L'Astrée, La Boussole & L'Astrolabe
La Pérouse & Fleuriot de Langle
1781-1786
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Nous avons raconté les épisodes les plus marquants de la partie américaine de la célèbre circumnavigation de Lapérouse dans notre Bulletin d'avril 2024 :
« La Pérouse en Amérique »
https://conta.cc/3U58W8r (version originale en anglais)
https://conta.cc/3xHEvxn (version en français)
Nous reviendrons sur quelques raisons pour lesquelles ses deux navires, La Boussole et L'Astrolabe, ont eu un impact sur la côte ouest, notamment auprès de la population autochtone Tingit de l'Alaska, qui se souvient de leur voyage, et à Maui, où notre Société achève la restauration du Monument Lapérouse.
• Jean François de Galaup, comte de La Pérouse, (aussi orthographié Lapérouse) est né au Château du Gô, dans la paroisse de Saint-Julien, à deux lieues d'Albi, en France. Sa famille est anoblie en 1558.
• Marin chevronné : La Pérouse fait ses études dans un collège de Jésuites et entre dans la Marine comme Garde-Marine à Brest le 19 novembre 1756. En 1757, il est affecté au navire français Célèbre et participe à une mission de ravitaillement du fort de Louisbourg en Nouvelle-France. Il participe également à une autre mission de ravitaillement en 1758 à Louisbourg, au cours de laquelle le fort est assiégé au début de la guerre de Sept Ans, ce qui conduit l'expédition à faire un détour par Terre-Neuve pour éviter les patrouilles britanniques. Lors de la bataille de la baie de Quiberon en 1759, Lapérouse est blessé alors qu'il sert sur le Formidable. Il est capturé, brièvement détenu, puis relâché sur parole en France ; il est officiellement échangé en décembre 1760. En 1762, il participe à une tentative française de prise de contrôle de Terre-Neuve, réussissant à s'enfuir avec la flotte lorsque les forces britanniques arrivent en grand nombre pour les expulser.
• Lorsque la France se range du côté des Insurgents et déclare la guerre à l'Angleterre en 1778, La Pérouse est nommé commandant de la frégate Amazone de 32 canons, sœur de l'Hermione, dans la division de La Motte-Picquet, qui quitte Brest le 1er mai 1779 pour renforcer l'escadre du comte d'Estaing. Il participe à la bataille de Grenade.
• L'escadre du comte d'Estaing atteint les côtes de Géorgie le 1er septembre 1779 et est envoyée à Charleston. Il capture le HMS Ariel*, navire de 20 canons, le 11 septembre 1779. Il assiste au siège de Savannah, puis capture la frégate HMS Tigre au large de la Géorgie le 8 décembre 1779.
Lapérouse est promu capitaine de vaisseau le 4 avril 1780 et fait partie de l'Expédition Particulière de Rochambeau, sous les ordres de l'amiral Ternay, qui appareille de Brest le 2 mai 1780. Entre octobre et novembre 1780, l'Amazone patrouille dans les eaux de Rhode Island, puis se rend aux Caraïbes.
• Lapérouse passe ensuite à l'Astrée. Au cours de l'été 1781, on lui offre le commandement du Sagittaire, plus gros navire de 50 canons, mais comme son équipage est atteint du scorbut, il demande l'autorisation de conserver le commandement de l'Astrée. Il est alors désigné pour diriger une division de frégates, aux côtés de l'Hermione, commandée par le capitaine (et futur amiral) Latouche-Tréville.
• Pour ses services rendus à la cause de l'indépendance américaine, La Pérouse est fait membre de l'Ordre de Cincinnati.
* Les Français ont pris le navire capturé HMS Ariel et l'ont mis en service sous le nom d'Ariel. Il a été réparé et remis en état à Lorient entre mars et octobre 1780. Les Français l'ont ensuite prêté à la marine continentale américaine en octobre, où il a servi brièvement sous le nom d'USS Ariel.
• Paul Antoine Fleuriot de Langle (né le 1er août 1744 au château de Kerlouët à Quemper-Guézennec, Côtes-d'Armor, et mort le 11 décembre 1787 à Maouna (île de Tutuila, Samoa américaines) était un commandant accompli et un explorateur intrépide, ainsi qu'un académicien de marine renommé. Il a servi comme commandant en second lors de l'expédition de La Pérouse.
• Fleuriot de Langle participe à la guerre d'Indépendance américaine. En avril 1781, Fleuriot de Langle se voit confier le commandement de la frégate Résolue de 32 canons. À partir de mars 1782, il commande l'Expérience, navire de 50 canons saisi à la Royal Navy britannique, puis la frégate Astrée dans l'expédition de la baie d'Hudson sous les ordres de La Pérouse. Il devient l'ami et le compagnon inséparable de La Pérouse.
• Pour l'expertise de Fleuriot de Langle, ses connaissances en mathématiques et en astronomie, et sa force de caractère, La Pérouse le choisit comme adjoint, commandant la frégate Astrolabe, forte de 114 hommes.
• Fleuriot de Langle était membre de l'Ordre de Cincinnati.
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Ci-dessus, en haut : portrait à l'aquarelle de l'Astrée, par François Roux, commandé par Willaumez, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=90892047
Ci-dessous : L'Astrolabe et La Boussole au Port des Français, Alaska par Auteur inconnu - Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30305726
• L'Astrée était une frégate de 32 canons de la classe Nymphe, appartenant à la marine française. Elle participe à la guerre d'indépendance américaine sous les ordres du capitaine Lapérouse, notamment lors des événements du 21 juillet 1781 et de l'expédition de la baie d'Hudson.
• Elle sert de vaisseau amiral à une division de deux frégates, dont l'Hermione, sous les ordres du lieutenant de vaisseau Latouche Tréville. Elles effectuent des raids commerciaux près de Boston, comme raconté plus haut.
• En août 1782, elle participe à l'expédition de la Baie d'Hudson aux côtés de l'Engageante et du Sceptre, 74 canons, sous les ordres de Fleuriot de Langle.
• L'Astrée est mise en réserve à Brest en mars 1791. En juin 1792, sous les ordres du capitaine de Cambis, elle escorte un convoi jusqu'à Saint Domingue. Elle participe à la campagne de l'Atlantique de mai 1794 et fait naufrage au large de Santo Amaro, aux Açores, le 29 janvier 1796, entraînant la perte de 138 vies humaines.
• La Boussole était une ancienne flûte de la marine française, connue pour son exploration du Pacifique menée par Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse.
Elle a été construite en 1781-82 à Bayonne comme flûte pour la Marine française. En mai 1785, elle et son navire jumeau, l'Astrolabe (anciennement l'Autruche), sont rebaptisés, reclassés comme frégates et préparés pour une expédition scientifique mondiale. Ils quittent Brest le 1er août 1785 sous le commandement de Lapérouse, l'Astrolabe étant commandé par Paul Antoine Fleuriot de Langle.
L'expédition disparaît mystérieusement en 1788 après avoir quitté Botany Bay le 10 mars 1788. Le capitaine Peter Dillon a révélé le sort de l'expédition en découvrant les restes des deux navires sur l'île de Vanikoro, dans les îles Salomon.
En mars 1964, une mission organisée par la Marine nationale française repère l'épave de La Boussole à Vanikoro, à l'extérieur du récif, par une profondeur de vingt à soixante mètres. Les plongeurs récupèrent plusieurs objets, notamment la cloche, exposée au musée de la Marine à Paris.
• L'Astrolable a été lancé au Havre en 1781. Les objets récupérés sur l'épave sont exposés au musée maritime de Nouvelle-Calédonie.
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Monuments et plaques
à Hawaii, Alaska,
Californie, American Samoa
Expédition de Lapérouse (1786-1788)
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Ci-dessus :
En haut : Les frégates françaises La Astrolabe et La Boussole à Hawaï. Image reproduite avec l'aimable autorisation de la State Library of NSW.
https://talesfromthequarterdeck.com/2022/11/05/loss-of-la-astrolabe-and-la-boussole-a-40-year-mystery/
En bas à gauche : Mémorial à Lapérouse (restauré en mai 2025), Laperouse Bay, Maui, Hawaii
Off Makena Road, Kihei, HI 96753
GPS: 20.600745, -156.419877 (Photo par Kyle Niehaus, Goodfellow Bros. contractors, 3 juin 2025)
En bas à droite : Plage de lave à Laperouse Bay, Makena, Maui, Hawaii Par Aaron Zhu, CC BY-SA 3.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=59487582
Ce monument, érigé en 1994 par les Amis de Lapérouse, s'est gravement détérioré avec le temps. Notre Société a réalisé des travaux de structure et de restauration de la plaque de bronze d'origine. Nous prévoyons maintenant l'ajout d'un panneau à proximité, afin d'expliquer aux nombreux touristes qui était Lapérouse, ainsi que les objectifs humanistes et scientifiques de ses explorations.
• Inscription:
"Mémorial de Lapérouse
Le 30 mai 1786
L'amiral français Jean-françois Galau Comte De Laperouse
Commandant les deux frégates La Boussole et L'astrolabe
fut le premier navigateur européen connu à débarquer à
Keōne'o'io aussi connue sous le nom de baie de Laperouse
Donné par les Amis de Laperouse le 30 mai 1994"
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Ci-dessus :
Gravure, « Habits des habitants du Port des Français », tirée de « The Voyage of La Perouse Round the World, in the Years 1783, 1786, 1787, and 1788 », 2 volumes, Londres : John Stockdale, 1798
https://www.dominicwinter.co.uk/Auction/Lot/16-la-perouse-jean-francois-de-galaupthe-voyage-round-the-world-1798/?lot=369669&sd=1#
Panneau, “Proud Canoes & Coastal Traders”
210 Front St, Ketchikan, AK 99901
GPS: 55.341250, -131.647150
• Inscription (extraits):
[...] « L'exploration de l'Alaska a été accélérée par les intérêts concurrents de la Russie, de l'Espagne, de l'Angleterre, de la France et de la jeune Amérique, qui souhaitaient y établir un commerce lucratif de fourrures.
Entre 1774 et 1792, les Espagnols envoyèrent de nombreux voyages d'exploration en Alaska à partir de leurs avant-postes au Mexique et en Californie [...]
En 1778, le capitaine James Cook apporte les intérêts de la Grande-Bretagne en Alaska lors de son dernier voyage autour du monde, suivi par les capitaines anglais Dixon, Meares et Portlock en 1786 pour la traite des fourrures. Le Français La Pérouse arriva la même année, suivi de Marchand en 1791 [...]
Érigé par Historic Ketchikan, Inc.
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Ci-dessus :
À gauche : Mission San Carlos Borromeo de Carmelo, Par Burkhard Mücke - Travail personnel, CC BY-SA 4.0
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=79081037
À droite : Plaque, visite de La Pérouse à Monterey, CA en 1786
La plaque a été offerte par le gouvernement français en 1947 (photo Marc Onetto)
San Carlos de Borromeo church in Carmel, CA
3080 Rio Rd, Carmel-By-The-Sea, CA 93923
GPS: 36.542669, -121.919696
• Inscription:
“En mémoire de l'arrivée à Monterey, le 14 septembre 1786, de l'explorateur Comte de La Pérouse, commandant les frégates Boussole et Astrolabe. Il s'agit de la première visite officielle d'une puissance européenne aux établissements espagnols d'une côte alors mystérieuse. Dans cette chapelle de la mission du Carmel, le Père Lasuen, en l'honneur de l'événement, célébra une messe Te Deum le 16 septembre 1786.
Cette plaque a été offerte par le gouvernement de la République française.”
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Ci-dessus à gauche : Planche du livre de 1833 montrant la frégate française L'Astrolabe près de l'île de Vanikoro, par Sainson, Louis Auguste de (1801-1887) - Domaine public,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=42930731
À droite : Monument du capitaine de Langle, Massacre Bay, photo de Brenda
https://bksmithdvm.com/2015/01/19/massacre-bay-american-samoa/#jp-carousel-529
• Le 11 décembre 1787, le capitaine de Langle, ami de confiance de La Pérouse et commandant de l'Astrolabe, tente de se rendre à terre pour réapprovisionner son navire en eau douce. Il est encerclé par plus de 1 000 indigènes et suit ses instructions de ne pas utiliser la force pour les repousser. Lui et son groupe furent massacrés. Le monument, construit par le gouvernement français en 1883, inscrit au Registre national des lieux historiques, comprend une structure rectangulaire en béton entourée d'un muret en béton, abritant une plaque et une croix en bronze. Le village d'Aasu est responsable de l'entretien du monument.
Mémorial, Capitaine de Langle et marins français
Massacre Bay, Aasutuai (old Aʻasu), Tutuila Island, American Samoa
GPS: -14.292289, -170.760369
• Inscription:
“Morts Pour la Science et la Patrie
Le 11 décembre 1787
Astrolabe
Vte de Langle, Capne de Vaisau Commandant
Yves Humon, Jean Redellec, François Feret, Laurent Robin, matelots,
Louis David, (Canonnier Servant) Jean Géraud, domestique
Boussole
M. de Lamanon, Physicien et Naturaliste
Pierre Talin, maître Canonnier, André Roth, Joseph Rayes, Canonniers Servants
Erigé en 1883”
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Circumnavigation, Le Solide
Capitaine Etienne Marchand
en Alaska et Hawaii
1791-1792
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Ci-dessus :
En haut à gauche : Capitaine Etienne Marchand, tiré de Conrad Westermayr, Friedrich Justin Bertuch, Christian Gottlieb Reichard (1805) Allgemeine geographische Ephemeriden, Band 17, Weimar, Domaine Public,https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17487935
En haut à droite : Couverture du livre d'Etienne Marchand « Voyage autour du monde ») Fleurieu, Charles Pierre Claret de : Voyage Autour du Monde, Pendant Les Années 1790, 1791, et 1792 par Etienne Marchand (Voyage Round the World, Performed During the Years 1790, 1791 and 1792, London: T.N. Longman et O. Reese, 1801) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b86029468/f13.image#
En bas à gauche : Le chef indien Gannyaa, de l'île septentrionale de Haida Gwaii, formée par les îles de la Reine-Charlotte, près de la frontière entre l'Alaska et la Colombie-Britannique.
https://www.shfcb.ca/lexploration-francaise-1790-etienne-marchand-notes-sur-les-habitants-des-iles-de-la-reine-charlotte
En bas à droite : Page d'un lexique « français-tchinkitânéens » dans l'annexe du livre. Les Tchinkitans, ou Schinkit, sont les habitants de l'île de Sitka, en Alaska.
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L'expédition du Solide (1790-1792) est largement méconnue car son objectif principal était commercial : la traite des fourrures entre la côte nord-ouest de l'Amérique et la Chine, et éclipsé par les événements de la Révolution française.
• L'expédition était dirigée par le navigateur français Étienne Marchand (né le 13 juillet 1755 dans l'île de la Barbade, alors possession française, et mort le 15 mai 1793 à l'île Bourbon, aujourd'hui département français de La Réunion, dans l'océan Indien).
• Il devient capitaine dans la marine marchande française en 1789 et participe au commerce des épices avec le Bengale, en Inde. Au début de la Révolution française, de 1790 à 1792, il entreprend un voyage autour du globe à bord de son navire, Le Solide, afin de renforcer les capacités commerciales de la France dans le commerce des fourrures entre l'Amérique du Nord et la Chine.
• Lancée le 14 décembre 1790 de Marseille, l'expédition privée de Marchand, financée par les armateurs Baux, traverse l'Atlantique, passe le cap Horn, puis les îles Marquises avant d'atteindre les actuelles Alaska et Colombie-Britannique, puis la Chine via Hawaï.
• À son retour de voyage, Marchand décline les honneurs qui lui sont offerts (probablement pour éviter la tournure sanglante de la Révolution française) et choisit plutôt de se retirer à l'île de France (aujourd'hui l'île Maurice). Il décède le 15 mai 1793 à l'île Bourbon (aujourd'hui la Réunion) à l'âge de 38 ans, peut-être à la suite d'un accident ou d'un suicide dû à des dettes de jeu.
Le voyage de Marchand a un but commercial, visant à établir un commerce de fourrures entre la côte nord-ouest de l'Amérique et la Chine pour la France.
Pendant leur séjour en Alaska, ils respectent les « Américains » (Amérindiens) qu'ils rencontrent, louant leur grande intelligence, la solidité de leurs maisons et de leurs canoës, le caractère unique de leurs décorations, leur art et leur « progrès de civilisation », notant qu'ils sont déjà en train de s'« européaniser ».
• Le 12 août 1791, ils entrent à Whites Cape (dans l'actuel Alaska) où ils rencontrent les autochtones et commencent à échanger des fourrures avec leurs navires ancrés dans la baie (appelée Tchinkîtâné par les habitants). L'expédition Marchand échange 100 peaux avec les Tlingits alors qu'elle est ancrée près de l'actuelle Sitka, en Alaska, mais repart après avoir constaté des signes de variole.
• La constance des échanges entre les Amérindiens et les Occidentaux (Russes et Américains pour la plupart) est évidente dans les journaux de bord de son second officier Prosper Chanal et du chirurgien Claude Roblet.
• Le lendemain, 13 août 1791, Marchand, Chanal et quelques autres membres de l'équipage descendent à terre, visitent les habitations, commercent avec elles et explorent le territoire. Jusqu'au 21 août, les habitants sont accueillis quotidiennement à bord des navires pour la traite des fourrures.
• À Hawaï, qu'il visite du 4 au 7 octobre 1791, le capitaine Marchand « décide sagement de faire tous ses achats à la voile et se borne à traiter avec la seule île o-WHYHEE qui suffit à ses besoins. Il y prit des porcs, des volailles en petite quantité (elles étaient rares et chères), des noix de coco, des bananes, des pommes de terre, des ignames, des cannes à sucre et autres cannes à sucre, et les autres fruits et produits naturels de ces îles. Ce fut une agréable surprise de voir qu'aux provisions indigènes étaient mêlées des citrouilles et des pastèques, sortes de fruits qui, n'appartenant pas au sol, devaient provenir de graines semées par les Anglais ou par La Pérouse. [Les habitants ont dû sentir combien il leur serait utile de multiplier ces nouveaux moyens de subsistance : et les Européens, en faisant ce don utile [...], ont servi leurs propres intérêts dans l'avenir. On a remarqué que les pirogues qui venaient d'o-WHYHEE pour commercer avec le Vaisseau, ne manquaient jamais d'apporter avec elles des cochons confondus, et offerts, avec l'animal immonde, dans les rafraîchissements que le Naturel offrait aux étrangers : l'équipage du Solide a eu la prudence de s'en tenir aux comestibles ». (extrait, Voyage autour du monde, par E. Marchand)
• Bien que déficitaire (les Russes avaient fait pression sur la cour de Chine pour conserver l'exclusivité de la vente des fourrures, et à l'arrivée à Marseille, la cargaison de fourrures fut confisquée par les révolutionnaires), le voyage est salué pour deux raisons. Le voyage a été effectué rapidement : parti en décembre 1790, Marchand est rentré en France en août 1792. Il lui a donc fallu moins de deux ans pour faire le tour du monde. De plus, il n'y a eu qu'un seul décès parmi les 50 membres de l'équipage initial.
• Les connaissances scientifiques acquises grâce au voyage de Marchand sur les régions qu'il a visitées sont également reconnues. On constate que si les voyages anglais ont permis de localiser ces terres sur les cartes occidentales, qui ont ensuite été partagées entre les explorateurs, ils ont peu ajouté aux observations des territoires visités et de leurs habitants. Marchand, Chanal et Roblet ont contribué de manière significative à la compréhension des coutumes et des pratiques des peuples qu'ils ont rencontrés.
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Ci-dessus : Aucune illustration documentée du navire Le Solide n'a été trouvée. Cependant, un site généalogique sur la famille du chirurgien Claude Roblet, qui faisait partie de l'équipage, partage le dessin ci-dessus, affirmant qu'il s'agit du navire Le Solide, mais sans aucune source. Extrait de
https://www.shfcb.ca/lexploration-francaise-1790-etienne-marchand-le-navire-le-solide
• Le Solide était un trois-mâts spécialement préparé pour ce voyage, mesurant vingt-trois mètres de long et huit mètres de large, gainé de cuivre, et pesant 330 tonnes. Il est bien équipé en matériel et dispose d'un équipage scientifique diversifié et efficace.
Extrait des notes de Marchand : « Je n'ai demandé qu'un navire de 320 tonnes, à deux ponts seulement, complètement plat de l'avant à l'arrière, avec des membrures à moitié plates et assez solides pour résister à l'échouage, car je crois que les navires de ce port et de ce modèle sont les mieux adaptés à la sécurité des navigations de toutes sortes. [...] Le navire devait être gainé de cuivre ; je fis faire de ce métal toutes les attaches de la quille, de la proue et de la poupe, ainsi que les clous du petit fond ; depuis là jusqu'aux pavois, ils furent faits moitié cuivre et moitié fer ».
Notre Société espère pouvoir dédier à l'avenir une plaque en Alaska ou à la frontière avec la Colombie-Britannique, en coopération avec le peuple Tingit ou Haïda.
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La Diligente
et la Flotte des "Baratarians"
Pirates Jean Lafitte et Dominique Youx
1812-1818
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Bien qu'il ne s'agisse pas techniquement d'un navire français, nous avons inclus La Diligente et son capitaine Jean Lafitte dans notre récit parce qu'ils font partie intégrante de l'histoire et du folklore de la Louisiane et du Texas. Jean Lafitte, pirate et corsaire français, a opéré dans le golfe du Mexique au début du XIXe siècle. Il était connu pour ses activités de contrebande et de corsaire, mais on se souvient également de sa contribution stratégique à la victoire américaine lors de la bataille de la Nouvelle-Orléans pendant la guerre de 1812. Il y a combattu aux côtés d'Andrew Jackson. Cette double identité - pirate devenu patriote - consolide sa place dans l'histoire et fait de lui une figure à la fois infâme et admirée. Impliqué dans les bouleversements et les révolutions des nations autour du golfe du Mexique, sa vie exubérante et ses exploits ont inspiré des films et de nombreuses légendes. Nous raconterons ses aventures dans un prochain bulletin. Voici quelques faits marquants :
• Jean Lafitte (v. 1780 - v. 1823) a écrit son nom de famille Laffite, mais les documents en anglais de l'époque le désignaient sous le nom de « Lafitte ».
On pense qu'il est né soit à Biarritz, au Pays basque français, soit dans la colonie française de Saint-Domingue, dans les Caraïbes. Il a déclaré être né à Bordeaux, en France, en 1780, de parents juifs séfarades. Certains rapports suggèrent que son père était français et que la famille de sa mère était originaire d'Espagne. Lafitte et son frère Pierre ont également affirmé être nés à Bayonne. Cependant, d'autres documents de l'époque indiquent que son lieu de naissance pourrait être Saint-Malo ou Brest.
- Il a quitté Saint-Domingue avec sa famille pour s'installer à la Nouvelle-Orléans dans les années 1780.
• En 1805, peu après l'achat de la Louisiane, Lafitte gère un entrepôt à la Nouvelle-Orléans pour aider à la distribution des marchandises passées en contrebande par son frère Pierre Lafitte. Les Lafitte déplacent leurs activités sur une île de la baie de Barataria, en Louisiane. En 1810, leur nouveau port est devenu assez prospère ; les Lafitte ont une activité de contrebande lucrative et commencent également à pratiquer la piraterie avec leur bande de corsaires « Baratarians ».
Le 18 juin 1812, les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne.
Bien que le roi George III lui ait offert des terres en échange de son soutien à la Grande-Bretagne et qu'il ait été poursuivi par les autorités américaines, Lafitte, sa flotte et ses hommes soutiennent les États-Unis.
Rôle dans la bataille de la Nouvelle-Orléans de 1814 :
• Les États-Unis construisent 13 navires de guerre dans le nord de l'État de New York pour mener la guerre sur les Grands Lacs, mais dans d'autres régions, ils renforcent leur marine en accordant des lettres de marque à des navires armés appartenant à des particuliers. La Nouvelle-Orléans délivre six lettres de ce type, principalement à des contrebandiers qui collaborent avec Lafitte à Barataria.
• Le 23 décembre, des unités avancées de la flotte britannique atteignent le Mississippi. Le 28 décembre 1814, les Britanniques commencent à se rapprocher des lignes américaines à La Nouvelle-Orléans mais sont repoussés par une équipe d'artillerie dirigée par deux anciens lieutenants de Lafitte, Renato Beluche et Dominique Youx.
• Alors que la bataille fait rage, les anciens artilleurs pirates reçoivent des éloges à la fois sur terre et en mer. Le commodore Patterson a félicité les hommes de Barataria qui faisaient partie d'un navire de l'US Navy, notant que leurs compétences en matière d'artillerie surpassaient celles des Britanniques.
• Le 21 janvier, le général Jackson publie une déclaration reconnaissant les troupes de Lafitte, en particulier les canonniers et « les capitaines Dominique et Beluche, qui ont récemment dirigé les corsaires de Barataria, ainsi que certains de leurs anciens équipages et de nombreux citoyens courageux de la Nouvelle-Orléans, stationnés aux numéros 3 et 4 ». Jackson reconnaît également Jean et Pierre Lafitte pour avoir fait preuve « du même courage et de la même loyauté ».
• Il demande officiellement la clémence pour les Lafitte et leurs hommes. Le gouvernement leur accorde un pardon complet le 6 février.
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Ci-dessus: Le navire de Jean Lafitte, La Diligente
https://www.facebook.com/permalink.php/?story_fbid=327251237034677&id=100092494097951
Une flotte en devenir :
• En janvier 1813, Jean et son frère Pierre Lafitte s'emparent de leur première prise, un brick britannique transportant 77 esclaves. La vente des esclaves et de la cargaison supplémentaire leur permet de réaliser un bénéfice de 18 000 dollars. Les frères modifient le navire capturé pour la piraterie et le nomment Dorada. Quelques semaines plus tard, Dorada s'empare d'une goélette remplie de marchandises d'une valeur de plus de 9 000 dollars. La goélette capturée n'étant pas utile à la piraterie, les Lafitte la rendent à son capitaine et à son équipage d'origine après avoir déchargé sa cargaison. Les Lafittes ont la réputation de traiter les membres d'équipage capturés avec gentillesse et rendent souvent les navires saisis à leurs équipages d'origine.
En 1813, Jean Lafitte a commandé une goélette de 146 tonnes, La Diligente, équipée de 12 canons, probablement des canons de 12 à 14 livres. Ils ont également capturé un quatrième navire, une goélette qu'ils ont rebaptisée Petit Milan.
Plusieurs monuments en Louisiane et au Texas sont dédiés à Jean Lafitte. Une ville porte même son nom. Nous n'en présentons ici que deux :
Panneau, “Jean Laffite”
4688 Common St, Lake Charles, LA 70607
GPS: 30.173783, -93.214083
• Inscription:
“Jean Laffite était un corsaire français, un pirate et un patriote. Un héros avec sa bande de baratars à la bataille de la Nouvelle-Orléans en 1815. Il est réputé avoir eu un entrepôt à Contraband Bayou et avoir fait des affaires avec des locaux, Charles Salier et Arsène Lebleu. Ses navires battaient les pavillons de Carthagène et de la République mexicaine, et peut-être le Jolly Roger. Erigé par la Buccaneer Society de Lake Charles et la Lafite Society de Galveston.”
Panneau, “Ville de Jean Laffite”
799 Jean Lafitte Blvd, Lafitte, LA 70067
GPS: 29.760550, -90.100350
• Inscription:
“Nommée en l'honneur du légendaire corsaire Jean Lafitte, qui aida les États-Unis à remporter la bataille de la Nouvelle-Orléans et utilisa les bayous de la région pour ses opérations de contrebande. Siège d'une industrie florissante de fruits de mer. Incorporé en 1974 en tant que village. Devenue une ville en 1977. Le premier maire du village et de la ville fut Leo E. Kerner, Jr. de 1974 à 1991.
Érigé en 2014 par la Commission historique de la paroisse de Jefferson .”
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Ci-dessus à gauche : Dominique Youx, représentation moderne du pirate baroque Jean Lafitte
Collection historique de la Nouvelle-Orléans, 1983.123.8, https://www.nps.gov/jela/learn/historyculture/jean-lafitte-history-mystery.htm
Ci-dessus à droite : tombeau de Dominique Youx, par Michael Homan - Flickr : CC BY 2.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=31839456
• Dominique You or Youx (né Frédéric You ou Youx, vers 1775 à Sète, Languedoc - décédé à la Nouvelle-Orléans le 15 novembre 1830) a servi comme artilleur dans l'armée de la Révolution française. En 1802, il accompagna l'expédition du général Charles Leclerc pour réprimer la révolution haïtienne de Toussaint Louverture. Il s'établit ensuite à la Nouvelle-Orléans et devient le lieutenant de confiance de Jean Lafitte. Il est surnommé « Capitaine Dominique » par les Français et « Johnness » par les Américains. Avec d'autres pirates, il s'est particulièrement bien battu lors de la bataille de la Nouvelle-Orléans. L'ordre général du major général Andrew Jackson du 21 janvier 1815 le cite pour avoir fait preuve d'une bravoure et d'une habileté hors du commun sur le terrain. Il fut enterré avec les honneurs militaires aux frais de l'État.
Plaque, “Dominique You”
300 N Claiborne Ave, New Orleans, LA 70112
GPS: 29.960717, -90.075283
• Inscription:
”Guerrier intrépide sur terre et sur mer, dans cent combats, il a montré sa valeur. Ce nouveau Bayard, sans reproche ni peur, aurait pu assister à la fin du monde sans trembler.
Dominique You était le lieutenant de Jean Lafitte à la bataille de la Nouvelle-Orléans en 1812 (sic). Restauré en 1977. Érigé par les cimetières archidiocésains de la Nouvelle-Orléans."
• “ Lorsque Dominique Youx mourut, il eut des funérailles comme personne n'en avait eu auparavant à la Nouvelle-Orléans. Toute la Légion [une organisation de l'artillerie d'Orléans, dont Dominique You avait été l'un des fondateurs] a pris les armes pour lui rendre les honneurs militaires et une immense foule de citoyens a accompagné son corps jusqu'à sa dernière demeure. Il repose dans une simple tombe en briques non loin du général Plauche, dans l'ancienne rue Saint-Louis n° 2. » Extrait d'un article de journal sur l'anniversaire de sa mort, plusieurs décennies plus tard, Krewe of Dominique Youx.
Tombe de Dominique Youx
Cimetière Saint Louis No 2, 300 N Claiborne Ave, New Orleans, LA 70112
GPS: 29.960796, -90.075882
• Inscription (en français, avec symbole maçonique):
“ Intrépide guerrier, sur la terre et sur l'onde, Il sut, dans cent combats, signaler sa valeur
Et ce nouveau Bayard, sans reproche et sans peur
Aurait pu sans trembler, voir s'écrouler le monde. "
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Gassendi et La Poursuivante
Admiral Louis Tromelin
à Honolulu
1849
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• Louis François Marie Nicolas Le Goarant de Tromelin, (né le 11 janvier 1786, à Gourin (Bretagne) - Décédé le 15 mai 1867, à Lorient (Bretagne).
• Le 6 octobre 1801, il devient aspirant et participe à la bataille de Trafalgar en 1805, où il est blessé. Fait prisonnier en Angleterre, il s'évade au bout de deux ans dans des conditions périlleuses et parvient à rentrer en France pour reprendre du service.
• Promu contre-amiral le 17 décembre 1845, il a pour navire amiral la frégate La Poursuivante.
• En 1846, il est nommé commandant de la marine française dans le Pacifique, où il mène des missions politiques et militaires.
• On lui attribue la découverte des îles Phoenix dans l'archipel des Kiribati et de l'île Fais dans les îles Caroline. Il a également exploré Vanikoro.
À la fin de sa carrière, il a passé 205 mois en mer en temps de paix et 92 mois en temps de guerre.
• L'occupation française d'Honolulu, appelée « l'affaire Tromelin » ou « le sac d'Honolulu », a lieu en 1849. Cette attaque contre la capitale du royaume hawaïen est une réponse aux mauvais traitements infligés aux catholiques et à la suppression du commerce français. Les conseillers britanniques à la cour du roi Kamehameha III ainsi que les évangélistes protestants britanniques font tout pour évincer les prêtres catholiques et le commerce français.
• Déjà, en 1839, la frégate française Artémise avait dû intervenir pour faire pression sur le roi afin qu'il autorise les catholiques à pratiquer leur religion. Le catholicisme a été rétabli à Hawaï au cours de l'été 1839. Auparavant, les prêtres catholiques avaient été expulsés et persécutés. L'édit de tolérance, promulgué par le roi Kamehameha III en juillet 1839, accordait la liberté religieuse à tous les catholiques. La dédicace officielle de la cathédrale Notre-Dame de la Paix a eu lieu le 15 août 1843. Cependant, toutes sortes de restrictions à l'encontre des catholiques et des missionnaires français se poursuivent sans relâche.
• Le 5 novembre 1848, Guillaume Dillon, consul de France, a informé le ministère français des Affaires étrangères : « Je crois que le simple fait de montrer une bonne corvette française à Honolulu pendant trois jours obligera ce gouvernement fourbe et hypocrite à faire des concessions ».
• Le 12 août 1849, l'amiral français Louis Tromelin arrive dans le port d'Honolulu à bord de la corvette Gassendi, accompagnée de la frégate La Poursuivante. Ulcéré par les efforts des missionnaires protestants pour exclure le catholicisme et par les conseillers britanniques du roi qui imposent des tarifs faramineux au commerce français, Tromelin collabore avec Dillon pour rédiger des demandes à l'intention du roi Kamehameha III le 22 août.
Parmi ces demandes :
- L'acceptation pleine et fidèle du traité du 26 mars 1846 signé précédemment entre la France et le Royaume d'Hawaï.
- L'abaissement de la taxe sur l'eau-de-vie française à 50 % ad valorem.
- La surveillance des écoles catholiques par le chef de la Mission française et des inspecteurs spéciaux qui ne sont pas protestants, assurant un traitement égal des deux religions et de leurs écoles.
- La révocation du gouverneur d'Hawaï pour avoir autorisé des policiers à violer la résidence d'un prêtre pour procéder à une arrestation, ou l'ordre donné au gouverneur d'indemniser ce missionnaire.
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L'indemnisation d'un hôtelier français pour les dommages causés par les marins du navire Amphitrite de Sa Majesté Britannique.
• Ces exigences ne sont pas remplies le 25 août. Dans l'après-midi, après une seconde alerte aux civils sur l'invasion à venir, 140 marines français, accompagnés de deux canons de campagne et d'échelles, sont acheminés par bateau. Les marines s'emparent d'un fort d'Honolulu non gardé par les deux défenseurs, le gouverneur d'Oahu Mataio Kekūanaōʻa et le maréchal du royaume Warren Goodale, qui ne se battent pas. Les marines mettent hors d'état de nuire l'artillerie côtière, déversent des barils de poudre dans le port et détruisent toutes les autres armes qu'ils rencontrent, principalement des mousquets et des munitions. Les deux navires bombardent Honolulu et les marines mettent à sac les bâtiments du gouvernement. Ils s'emparent également du yacht du roi, le Kamehameha III, qui est ensuite envoyé à Tahiti, en Polynésie française, et ne reviendra jamais. Après ces attaques, la force d'invasion se replie sur le fort. Tromelin finit par rappeler ses hommes et quitte Hawa le 5 septembre.
• Sur le compte rendu de Tromelin et de Dillon, le gouvernement français a considéré l'incident comme pleinement justifié et n'a pas réparé les dommages.
Le catholicisme fut rétabli et est pratiqué à Hawaii depuis lors.
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Ci-dessus: Détail d'une gravure de 1862 intitulée « The Naval Engagement Between the Merrimac and the Monitor at Hampton Roads on the 9th of March 1862 » montrant la corvette Gassendi de la marine française observant la bataille (LOC) 1862. Lire ci-dessous la visite du président Abraham Lincoln à bord du Gassendi un mois plus tard. Photo: https://thehillishome.com/2016/08/lost-capitol-hill-the-visit-of-the-gassendi/
Le président Abraham Lincoln à bord du Gassendi :
• Quelques années plus tard, le Gassendi a visité Washington, D.C. en avril 1862.
Le jeudi 24 avril 1862, le navire atteint le Navy Yard, où le secrétaire d'État Seward est présent pour l'accueillir. Seward, ainsi que le reste du gouvernement, est désireux de donner au navire une réception grandiose car à bord se trouve Henri Mercier, l'ambassadeur de France aux États-Unis. La France n'a pas encore reconnu la Confédération en tant que nation, ce que les Etats-Unis veulent éviter. L'ambassadeur français confirme qu'il est peu probable que la France reconnaisse la Confédération.
Le samedi 26, le président Abraham Lincoln monte à bord du Gassendi pour visiter le navire et participer à un cocktail officiel.
• À l'arrivée du Président, le Gassendi tire une salve de vingt-deux coups de canon en son honneur. Ensuite, « les mâts ont été rapidement pavoisé et, en un clin d'œil, plus d'une vingtaine de magnifiques drapeaux de signalisation ont flotté dans la brise du soir », comme l'a rapporté le Washington Evening Star le lundi suivant.
À bord du navire français, le président et son groupe sont accueillis par l'ambassadeur Mercier, le vice-amiral Aimé Félix Saint-Elme Reynaud et le capitaine Gautier, sous les acclamations des marins français, qui crient « Vive le président ».
• Quelques mois plus tard, l'ambassadeur Mercier propose une médiation entre le Nord et le Sud, mais les deux parties refusent et choisissent de poursuivre la guerre..
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La Couronne
Rôle d'observateur
Guerre Civile américaine
1864
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• La Couronne, est le premier navire de guerre à coque en fer construit pour la marine française entre 1859 et 1862.
Bien qu'elle ait été la première à être mise en chantier, la frégate blindée britannique HMS Warrior a été achevée avant elle.
• Lancé en 1861, il avait un déplacement de 6 428 tonnes et pouvait atteindre une vitesse de 13 nœuds. Il pouvait parcourir 2 410 milles nautiques (4 460 km) à une vitesse de 10 nœuds (19 km/h), avec un équipage de 570 marins.
• Après la guerre franco-prussienne, il a servi de navire-école de tir jusqu'à son désarmement en 1909. Plus tard, il est converti en caserne flottante à Toulon jusqu'à sa démolition en 1934.
• Le 19 juin 1864, la Couronne a joué un rôle secondaire dans la bataille de Cherbourg en escortant le raider commercial confédéré CSS Alabama hors des eaux françaises pour engager le combat avec l'USS Kearsarge.
La bataille de Cherbourg :
Après cinq missions réussies de raids commerciaux dans l'océan Atlantique, le CSS Alabama et son équipage de 149 marins et officiers arrivent au port de Cherbourg le 11 juin 1864. Le sloop-of-war des États confédérés est dirigé par le capitaine Raphael Semmes, qui souhaite mettre son navire en cale sèche et effectuer des réparations dans le port français. Après 22 mois de mer, les chaudières de l'Alabama sont grillées, ses machines ont besoin d'être réparées, il est desserré à chaque articulation et son fond en cuivre est endommagé.
• L'Alabama est poursuivi depuis deux ans par le sloop à hélice USS Kearsarge, commandé par le capitaine John Winslow et son équipage de 163 marins et officiers.
• Le 14 juin, le Kearsarge repère enfin l'Alabama alors qu'il est en réparation. Le Kearsarge n'engage pas le combat, car l'Alabama se trouve dans un port neutre ; à la place, il établit un blocus du CSS Alabama à Cherbourg. Le capitaine de l'Union Winslow envoie un télégramme à l'USS St. Louis pour demander de l'aide, mais les combats commencent avant que l'aide ne puisse arriver. Le capitaine confédéré Semmes en profite pour préparer son équipage à la bataille qui s'annonce.
• Le 19 juin, n'ayant pas d'autre choix, l'Alabama hisse le Stars and Bars et quitte le port pour affronter le Kearsarge. Il est accompagné par le cuirassé Couronne de la marine française, chargé de veiller à ce que la bataille se déroule en dehors du port français.
• La bataille dure plusieurs minutes ; pendant ce temps, des milliers de spectateurs français sur la côte assistent au déroulement du conflit. Les rapports indiquent que la canonnade du Kearsarge est plus précise que celle des Confédérés. Le Kearsarge tirait lentement avec des tirs bien ciblés, tandis que l'Alabama tirait rapidement. L'Alabama tire plus de 370 coups pendant la bataille, mais la qualité de sa poudre à canon a baissé au cours de la longue campagne.
• Après plus d'une heure d'échanges d'artillerie, l'Alabama est endommagé sous la ligne de flottaison par les canons Dahlgren du Kearsarge et commence à couler. Le capitaine Semmes abaisse le drapeau confédéré, mais le Kearsarge continue de tirer jusqu'à ce qu'un marin confédéré hisse le drapeau blanc. 40 de ses frères d'armes meurent, alors que les pertes de l'Union ne sont que de 3.
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Ci-dessus: The Battle of the Kearsarge and the Alabama, peinture à l'huile d'Édouard Manet - Philadelphia Museum of Art, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=154444
Un autre tableau de Manet sur le même thème se trouve au Metropolitan Museum de New York.
Une peinture de Manet au Philadelphia Art Museum :
L'affrontement entre le Kearsarge et l'Alabama attire l'attention de la presse française. Bien que Manet n'ait pas assisté à la bataille, il a commencé à peindre la scène en se basant sur les rapports des journaux peu de temps après. Vingt-six jours plus tard, il expose son tableau à la galerie d'Alfred Cadart, rue de Richelieu à Paris. Le tableau représente l'Alabama, sur le point de couler, avec le Kearsarge faiblement visible à l'arrière-plan. Au milieu de l'épaisse fumée, on aperçoit les mâts et les cordages peints en vrac. À droite se trouve probablement le yacht britannique Deerhound, dont l'équipage a aidé à sauver le capitaine et les marins de l'Alabama de la capture. Au premier plan, un bateau de pêche français se précipite pour aider les marins accrochés aux débris.
Une autre peinture à l'huile de Manet représentant le Kearsarge se trouve au Metropolitan Museum of Art de New York.
Epilogue - la découverte du CSS Alabama :
En novembre 1984, le chasseur de mines Circé de la Marine nationale française découvre l'épave du CSS Alabama à près de 60 mètres de profondeur. Bien que l'épave se trouve dans les eaux territoriales françaises, le gouvernement des États-Unis, en tant que successeur des anciens États confédérés d'Amérique, en est le propriétaire. Le 3 octobre 1989, les États-Unis et la France ont signé un accord reconnaissant cette épave comme une ressource patrimoniale importante pour les deux pays et créant un Comité scientifique mixte franco-américain pour l'exploration archéologique. Cet accord a créé un précédent de collaboration internationale en matière de recherche archéologique et de sauvegarde d'une épave historique unique. En 2002, une expédition de plongeurs a récupéré la cloche du navire ainsi que plus de 300 autres objets, tels que des canons supplémentaires, des échantillons de structure, de la vaisselle, des commodes ornées et bien d'autres objets qui donnent un aperçu de la vie à bord du navire de guerre confédéré. Un grand nombre de ces objets sont aujourd'hui conservés dans la branche d'archéologie sous-marine du laboratoire de conservation du Commandement de l'histoire et du patrimoine de la U.S. Navy.
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Montcalm, Gloire, La Marseillaise
25 Marins
"Morts Pour la France"
Cypress Hills National Cemetery, Brooklyn
1918
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Ci-dessus:
À gauche, en haut et en bas: Plaque de bronze et pierre tombale d'un des marins français. Notre Société énumère leurs noms et d'autres détails dans son « tableau d'honneur » à l'adresse suivante :: https://souvenirfrancaisusa.org/honor-roll/
Photos: TC © ASSFI 2023
À droite: Cérémonie organisée lors de la visite des navires de la « Mission Jeanne d'Arc 2025 » de la Marine nationale française, le navire d'assaut amphibie Mistral et la frégate Forbin, à New York, le 8 mai 2025. Photos : Daniel Falgerho, Fédération des anciens combattants français. Pour voir l'album photo de cette cérémonie, veuillez faire défiler ce bulletin jusqu'à la partie III « Actualités et dates à retenir ».
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Ci-dessus :
À gauche : La tourelle avant du Gloire et son équipage, par l'Agence Rol, Domaine Public
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19559418
À droite, de haut en bas :
Le cuirassé français Montcalm Par Marius Bar , Domaine Public,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2931263
Le croiseur français La Marseillaise en 1911 Par Agence Rol, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=46761467
Croiseur français Gloire en rade de Brest, Par Agence Ro, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=89847867
• Le Montcalm est un croiseur cuirassé lancé à La Seyne-sur-Mer en 1900. Lors de son premier voyage, il transporte le président français Émile Loubet à Cronstadt (qui fait alors partie de la Russie) où il déjeune à bord avec le tsar Nicolas II le 23 mai 1902. Au début de la Première Guerre mondiale, le Montcalm sert de navire amiral à la flotte française d'Extrême-Orient. Il participe à la prise des Samoa allemandes par la Nouvelle-Zélande le 29 août 1914 et tire le 23 septembre sur le Friedrich Wilhelmshafen lors de la prise de la Nouvelle-Guinée allemande. En octobre 1918, alors qu'il se trouvait à New York, la grippe espagnole a causé d'importants dégâts. Deux marins de Cypress Hills faisaient partie de l'équipage du Montcalm. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est stationné à Brest et se saborde le 18 juin 1940, la veille de l'entrée des troupes allemandes dans la ville, avant d'être complètement détruit en 1943.
• La Marseillaise était un croiseur blindé lancé à l'Arsenal de Brest en 1900. Il patrouille dans la Manche en 1915 avant d'être envoyé aux Antilles et dans l'Atlantique pour escorter des convois. En 1918, il est l'un des trois navires de guerre français affectés à la Cruiser and Transport Force chargée de transporter les troupes des États-Unis vers l'Europe. En août 1918, La Marseillaise escorte le yacht armé USS Noma, ainsi que les destroyers USS Burrows et USS Smith, dans le cadre du convoi HB-8, qui comprend les cargos USS Montana, West Alsek, et USS West Bridge, ainsi que 12 autres cargos à destination de la France. Le 15 août, le sous-marin allemand U-90 torpille et coule les cargos Montana et West Bridge.
En octobre 1918, alors qu'il se trouve à New York, l'équipage est dévasté par la grippe espagnole. Douze marins qui faisaient partie de l'équipage sont enterrés à Cypress Hills. En 1920, La Marseillaise est chargée d'escorter le SS George Washington qui ramène le président américain Woodrow Wilson aux Etats-Unis. Il sera démantelé en 1933.
• Le croiseur français Gloire, lancé en 1899 aux chantiers navals de Lorient, est l'un des cinq croiseurs blindés de la classe Gloire construits pour la Marine nationale au début du XXe siècle. En 1916, le croiseur est brièvement envoyé en Afrique de l'Ouest française à la recherche de pilleurs de commerce allemands avant d'être déplacé vers les Antilles françaises pendant plusieurs mois. La recrudescence des raids commerciaux au début de l'année 1917 a conduit à une affectation permanente aux Antilles pour escorter les convois dans le cadre de la Division de l'Atlantique. Gloire y reste au moins un an après la fin de la guerre en novembre 1918 avant de rentrer au pays pour être mis en réserve. Le navire fut désarmé en 1922 et vendu à la ferraille l'année suivante. Deux marins enterrés à Cypress Hills faisaient partie de son équipage.
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Cerisoles et Inkerman
76 marins
"Morts Pour la France"
24 novembre 1918
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Ci-dessus:
La Canadian Car & Foundry Co. Ltd a construit 12 dragueurs de mines pour le gouvernement français. D'après la date indiquée, le 12 novembre 1918, les navires à quai sont probablement le Cérisoles et l'Inkerman. Observez la coque étroite et les canons sur le pont, qui ont pu rendre les navires instables pendant la tempête. (Toutes les photos historiques proviennent des archives de la ville de Thunder Bay)
https://www.mtu.edu/unscripted/2018/10/huskies-help-solve-sunken-minesweeper-mystery.html
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L'Inkerman et le Cérisoles sont deux dragueurs de mines français qui ont disparu lors de leur voyage inaugural au milieu d'une tempête sur le lac Supérieur, le 24 novembre 1918. À ce jour, aucun des deux navires n'a été retrouvé et ils restent les seuls navires de guerre à avoir disparu dans les Grands Lacs. Les équipages, composés de 76 marins français et de deux capitaines canadiens, ont disparu avec les navires, ce qui constitue la perte de vies humaines la plus importante jamais associée à un naufrage sur le lac Supérieur.
Contexte
• L'Inkerman et le Cérisoles étaient des dragueurs de mines de la classe Navarin, nommés d'après des batailles françaises importantes, respectivement la guerre de Crimée de 1854 et la guerre d'Italie de 1544.
• En février 1918, un contrat de 2,5 millions de dollars a été accordé à la Canadian Car and Foundry pour la construction de 12 dragueurs de mines pour le gouvernement français. Ceux-ci sont construits à Fort William, dans l'Ontario. Début novembre 1918, la moitié de la commande est terminée. Chaque dragueur de mines mesure 135 pieds (41 m) de long et a une jauge brute de 321.
• Un troisième navire jumeau, le Sébastopol, également nommé d'après une bataille française de la guerre de Crimée, est livré et remis à un équipage de la marine française au même moment.
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Ci-dessus :
Les malheureux Cérisoles et Inkerman en transit dans les Grands Lacs. Cette aquarelle originale, qui appartient à Fred Stonehouse, a été réalisée par un prêtre jésuite, le révérend Edward J. Dowling.
https://www.lakesuperior.com/the-lake/maritime/405-ils-sont-disparu/
La tragédie
• Le 23 novembre 1918, les dragueurs de mines Inkerman, Cérisoles et Sébastopol quittent Fort William, en Ontario, sur la rive nord du lac Supérieur. Ils se dirigent vers l'océan Atlantique en passant par les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent.
• Alors qu'ils s'enfoncent dans le lac Supérieur, ils sont confrontés à un blizzard avec des vents atteignant 50 milles à l'heure et des vagues de 30 pieds de haut. Les navires se perdent rapidement de vue dans la neige abondante et la mer agitée. La tempête s'abat sur Sébastopol pendant deux jours, mais le navire finit par atteindre Sault-Sainte-Marie, à l'extrémité est du lac Supérieur. Cependant, il devient rapidement évident qu'Inkerman et Cérisoles ont disparu.
Un mystère qui perdure :
• Le 3 décembre 1918, dix jours après le départ des trois navires de Fort William, une opération de recherche est lancée. Le même jour, les journaux canadiens et américains annoncent que les navires sont en retard. Une semaine plus tard, des rapports indiquent qu'une « dernière tentative » pour les retrouver est en cours. Les recherches sont interrompues le 15 décembre.
• L'Inkerman et le Cérisoles n'ayant jamais été localisés et aucune épave n'ayant été découverte, leur emplacement exact et ce qu'il est advenu d'eux restent un mystère.
• Aucun corps, aucun gilet de sauvetage, aucune pièce d'équipement n'a jamais fait surface ou ne s'est échoué sur le rivage, où que ce soit. Plusieurs tentatives de localisation des navires au fond du lac Supérieur, y compris à l'aide de satellites dans un passé récent, ont été faites, sans résultat à ce jour.
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Ci-dessus: En plus de cette liste, les deux pilotes canadiens étaient le capitaine R. Wilson et le capitaine W. J. Murphy.
Note : la photo est datée de 3 jours avant la tragédie.
Hommage aux 76 marins « Morts pour la France » :
• Probablement en raison de l'annonce de l'Armistice qui mettait fin à la Première Guerre mondiale, cette tragédie est passée inaperçue et n'a jamais reçu beaucoup de publicité des deux côtés de l'Atlantique.
• En France, les 76 marins disparus ont reçu la mention « Mort Pour la France ». Il s'agit d'un terme juridique en France, qui donne des droits spécifiques aux héritiers, ainsi qu'un honneur rendu à ceux qui ont perdu la vie dans des conflits alors qu'ils servaient le pays. Cette mention figure sur leur acte de décès et peut être gravée sur leur tombe, qui bénéficie d'une protection juridique particulière. Les citoyens français et les volontaires étrangers peuvent bénéficier de cette reconnaissance.
• Si cette reconnaissance est inscrite sur leurs états de service individuels, il n'existe pas de témoignage matériel de leur bravoure sous la forme d'un mémorial ou d'une plaque de bronze.
• Notre société a entamé les premières études en vue d'ériger un mémorial digne de ce nom, mentionnant leurs noms, ainsi que ceux de leurs deux pilotes canadiens. Ce mémorial sera installé aux alentours de Sault-Ste-Marie, dans le Michigan, près de la frontière canadienne.
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Paquebot Normandie
Les portes à Brooklyn, NY
1935 - 1942
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Ci-dessus:
En haut à gauche: Affiche, French Line, vers 1936, attribuée à Walter Thomas (1894-1971), https://www.heritage-posters.co.uk/product/french-line-cgt-poster/
En haut à droite : le Normandie a chaviré après un incendie ravageur, à la jetée 88, New York, Photo : Publiée à l'origine par le New York Daily News le 10 février 1942, https://www.nydailynews.com/2015/02/08/the-normandie-catches-on-fire-and-capsizes-at-new-york-harbor-in-1942/
En bas : Portes de la salle à manger du légendaire paquebot SS Normandie,
Cathédrale maronite Notre-Dame du Liban, 113 Remsen St, Brooklyn, NY 11201
GPS: 40.694231, -73.994206, Photos: TC © ASSFI 2022
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• Le légendaire paquebot français SS Normandie, construit à Saint-Nazaire, en France, pour la Compagnie générale transatlantique (CGT), est entré en service en 1935 comme le plus grand (83 423 tonnes) et le plus rapide (32 nœuds) navire de passagers à flot. Il a traversé l'Atlantique en un temps record de 4,14 jours et reste à ce jour le plus puissant navire de passagers à propulsion turbo-électrique à vapeur jamais construit.
• Le Normandie est saisi par les autorités américaines à New York après l'occupation de la France et rebaptisé USS Lafayette. En 1942, il prit feu alors qu'il était aménagé en navire de transport et chavira à moitié submergé, au fond de l'Hudson River, à la jetée 88. Il n'a pas pu être récupéré et a été démantelé en tant que ferraille. Heureusement, il avait été débarrassé de tous ses éléments décoratifs coûteux et somptueux avant l'incendie
• C'était un palais flottant représentatif de la période Art déco. Sa salle à manger de première classe était plus longue que la galerie des glaces de Versailles. Parmi les centaines d'objets, dont beaucoup se trouvent dans des musées comme le Met, ses portes de six mètres de haut, ornées de médaillons en bronze de l'artiste Raymond Subes, se trouvent désormais sur les portes extérieures de la cathédrale maronite Notre-Dame du Liban, à Brooklyn.
• Neuf des médaillons représentent des villes normandes et un autre un navire jumeau, l'Île de France. Les médaillons ont dû être réarrangés car les portes ne s'adaptaient pas aux ouvertures de l'église. Six des médaillons se trouvent à l'entrée principale de l'église, sur Henry Street, tandis que les quatre autres (dont l'Île de France) se trouvent sur Remsen Street, plus petite.
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Georges Leygues
Parade sur Broadway
5 novembre 1947
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• Fin 1946, une correspondance fut échangée entre le Metropolitan Museum of Art et l'ambassade de France aux États-Unis concernant le prêt éventuel d'une collection de tapisseries rares pour une prochaine exposition. Claude Lévy-Strauss, futur anthropologue de renommée mondiale, vivait alors à New York et enseignait à la New School for Social Research, tout en assistant le Consulat général de France à New York. En avril 1947, Claude Lévy-Strauss informa le Metropolitan Museum de « l'acceptation formelle par le gouvernement français de votre invitation à organiser une exposition de tapisseries françaises… ».
• Désireux de relancer après la guerre une politique d'échanges culturels avec l'Amérique et de rechercher une aide économique pour reconstruire le pays après cinq années d'occupation brutale et de pillage, le gouvernement français désigna le croiseur Georges Leygues pour transporter la précieuse cargaison jusqu'à New York.
• Le Georges Leygues, du nom d'un homme politique français des années 1920, avait joué un rôle actif pendant la guerre, notamment en soutenant le débarquement allié en Normandie en juin 1944. Outre le transport de tapisseries, le croiseur a également livré des lingots d'or français d'une valeur d'environ 80 millions de dollars (sur les 2 500 tonnes d'or précédemment sauvées lors de l'invasion de la France métropolitaine, vers divers endroits aux États-Unis, à Halifax au Canada, en Martinique et à Dakar au Sénégal) pour l'achat d'équipement. Cela équivaut à 1 174 milliards de dollars en dollars de 2025. Pour en savoir plus sur cette histoire fascinante, rendez-vous sur :https://www.gold-eagle.com/article/french-gold-world-war-ii
• Lors de la cérémonie de débarquement, le maire de New York, William O'Dwyer, a déclaré : « Alors que les pays du monde entier pensent en termes de guerre, la France pense en termes de culture.»
• Chacun des six cents membres de l'équipage du Georges Leygues a reçu en cadeau de bienvenue une livre de chocolat, une denrée prisée après des années de rationnement en temps de guerre. Le 6 novembre, un contingent de marins et d'officiers du navire, mené par le capitaine Jacques Willaume, a remonté Broadway depuis la Battery jusqu'à l'hôtel de ville pour un défilé mémorable.
• Le titre du New York Times était : « Les tapisseries montrent que la France demeure un bastion de la culture », rapporte O'Dwyer. L'article poursuivait : « Un détachement de quatre-vingt-seize officiers et marins en uniforme bleu du croiseur français Georges Leygues a remonté Broadway d'un pas rapide [...] au son de la musique entraînante d'un corps de tambours et de clairons français jouant les marches « Sambre et Meuse », « Lorraine » et « Légion étrangère ». » [...] « L'équipage a chargé ses carabines et s'est dirigé vers la salle du Conseil d'estimation pour une brève cérémonie. » [...] « Leur mission pacifique, consistant à apporter des trésors inestimables de tapisseries françaises pour les exposer au Metropolitan Museum of Art, contribuera grandement à faire reconnaître que la France demeure le grand bastion de la culture d'Europe occidentale qu'elle a toujours été. » [...]
Le capitaine Willaume, s'exprimant en français, a déclaré : « Soyez assurés que nous sommes tous, aux côtés de la marine américaine, prêts à coopérer pour la paix dans le monde, animés du même esprit de liberté et de bonheur. »
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Bandes de granit en l'honneur du Georges Leygues et de son équipage, encastrées dans le trottoir de Broadway. Photos : TC © ASSFI 2022.
Bande de granit encastrée dans le trottoir :
55 Broadway, New York, NY 1006
• Inscription des bandeaux en granit:
« 5 novembre 1947 * Équipage du navire de guerre Georges Leyques pour avoir apporté de rares tapisseries françaises à l'exposition du Metropolitan Museum of Art »
Remarque : Le nom du croiseur est mal orthographié ; il devrait s'agir du Leygues, avec un « g » et non un « q ».
• Nous avons relaté dans notre Bulletin d'octobre 2022 tous les défilés de bandes magnétiques en l'honneur de personnalités françaises. Pour une liste complète, rendez-vous sur :
Octobre 2022 : Le Canyon des Héros
https://conta.cc/3stoIwe (version originale en anglais)
https://conta.cc/3zlTz1E (version en français)
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Cargo Magellan
Le Train de la Reconnaissance Française
1949
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• Le cargo français Magellan fut affrété pour transporter le train Merci à travers l'Atlantique. « Les services du navire furent offerts par l'Association des armateurs français », selon le New York Times, dans son édition du 31 janvier 1949, qui ajoute : « L'Association des dockers du Havre a également offert les services de chargement des dockers. » • Le titre du New York Times était le suivant : « La ville remercie chaleureusement la France pour le wagon du Train de la Gratitude » - « Le premier des 49 transporteurs de marchandises a défilé de Battery à l’Hôtel de Ville sous les acclamations de 200 000 personnes. »
L’article poursuivait : « La ville a déroulé son traditionnel tapis rouge pour accueillir le premier des quarante-neuf wagons de marchandises chargés de cadeaux envoyés par le peuple français en remerciement du Train de l’Amitié de 40 000 000 $ que l’Amérique a envoyé en France durant le rude hiver 1947. » [...] « Chaque wagon contient environ 10 000 cadeaux culturels, historiques, personnels et communautaires… » [...] « La Légion américaine a accepté une torche allumée en janvier sur la tombe du Soldat inconnu à Paris. » [...] « La torche sera finalement transportée à Arlington pour être jointe à la Flamme éternelle sur la tombe du Soldat inconnu, puis remise à la Légion américaine. » [...] « Des milliers de personnes, grossies par la foule de midi dans le quartier financier. » et 15 000 élèves d'écoles publiques et paroissiales, arborant des drapeaux français et américains, ont envahi le parcours du défilé le long de Broadway. Une avalanche de confettis et de ruban adhésif dansait au soleil, emportée par le vent.
• Une bande de granit (actuellement absente, probablement en raison de travaux sur un bâtiment et sa portion de trottoir adjacente) sur Broadway porte l'inscription suivante :
« Train de gratitude français (« Train Merci ») portant un cadeau de la France aux États-Unis en remerciement du train de l'amitié (3 février 1949) »
• Des dizaines de plaques, situées dans la plupart des États américains, commémorent ce témoignage unique d'alliance et d'amitié entre les peuples français et américain.
• Chaque mois, dans nos Bulletins, nous rendons hommage aux nombreux bénévoles qui préservent et restaurent ces « wagons Merci ». Voir ci-dessous les dernières nouvelles du « Train Merci ».
• Nous avons relaté l'histoire de ce magnifique geste de gratitude émanant de citoyens français de toutes conditions, de tous âges et de toutes provinces dans notre Bulletin de novembre 2022. Veuillez consulter :
Novembre 2022 : Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français
https://conta.cc/3OLtgJ3 (original version in English)
https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)
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Epilogue
Du passé au futur...
...Du futur au passé
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Ci-dessus:
En haut: Joint exercise La Pérouse: L'US Navy a débuté des exercices avec le porte-avions Charles de Gaulle (R 91) et ses navires d'escorte lors de sa traversée du golfe du Bengale, le 16 mai 2019. Crédit photo : Marine Nationale, https://www.navalnews.com/naval-news/2019/05/joint-naval-exercise-la-perouse-kicked-off-in-gulf-of-bengal/
En bas : épave du Protecteur, un navire de ligne, présentant une plongée sous-marine.
Maquette d'Eugène Leliepvre (1908-2013), maquettiste, d'après une maquette d'Henri-Marc Perrin (19..-?) 1964, échelle 1:37, bois, métal et papier. Photo : TC © ASSFI 2024
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La première opération amphibie interarmées de l'histoire de la guerre a eu lieu à Savannah, en Géorgie, en 1779, lorsque des navires français ont débarqué. Les troupes débarquées combattirent aux côtés de l'armée continentale. Depuis, de nombreux conflits, dont deux guerres mondiales, se sont déroulés sur plusieurs continents. À l'exception d'un bref échange de tirs d'artillerie entre les forces de Vichy et la marine américaine lors du débarquement en Afrique du Nord en 1942, les marines américaine et française ont combattu côte à côte.
Si beaucoup se souviennent de la célèbre victoire de la Chesapeake en 1781, qui scella le sort de Lord Cornwallis à Yorktown et ouvrit ainsi la voie à l'indépendance des États-Unis, peu se rendent compte des dizaines d'épisodes quotidiens de coopération entre les deux marines et leurs alliés sur les sept océans.
Puisse cette coopération vieille de près de 250 ans continuer à protéger tous les peuples épris de liberté du monde entier.
Si vous êtes à Paris, n'hésitez pas à visiter le Musée de la Marine, récemment rénové, place du Trocadéro, et le magnifique Hôtel de la Marine, place de la Concorde. Vous serez émerveillés !
Nous attendons également avec impatience de nouvelles découvertes d’épaves et la récupération d’artefacts le long des côtes des États-Unis !
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DEUXIÈME PARTIE
Hommage aux Volontaires Américains
qui ont rejoint le Lafayette Flying Corps :
Nous poursuivons notre série entamée en octobre 2023 avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur :
https://conta.cc/3Qz0Xjl (version originale en anglais)
https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)
Ce mois-ci, nous rendons hommage à un autre volontaire qui s'est battu pour la liberté et la démocratie :
Corporal Norman (Henry) Grieb
"Mort Pour la France"
Le 26 août 1917
à Bourges (hôpital complémentaire n° 28)
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• Henry Norman Grieb est né le 2 juillet 1895 à Philadelphie, en Pennsylvanie. Élève et cadet du ROTC à Yale, il est diplômé de la promotion 1918. Au printemps 1917, il rejoint l'unité d'ambulance de Yale, en préparation pour le service en France. Le 26 mai 1917, Grieb embarque pour la France avec 58 autres étudiants de Yale à bord du S.S. Rochambeau.
À son arrivée en France, le 13 juin 1917, Grieb s'engagea dans le Service Aéronautique.
• Le 1er juillet 1917, le caporal Grieb fut grièvement blessé et fut transporté à l'hôpital de la base française de Bourges (Cher, dans le centre de la France), où il resta en salle de réveil jusqu'à son décès le 26 août 1917 à l'âge de 22 ans.
• Un témoignage mentionnait qu'il souffrait de « côtes fracturées et d'une contusion aux poumons » suite à un accident d'avion. Un autre témoignage attribuait ses blessures à « une blessure grave causée par le tir accidentel d'un revolver ». Une troisième source affirmait qu'il avait été blessé lorsqu'une automobile l'avait écrasé. Une quatrième source expliquait que Grieb « avait obtenu sa licence d'aviateur et effectuait un vol d'essai lorsque son moteur tomba en panne, nécessitant un atterrissage forcé. Alors qu'il travaillait sur le moteur, une automobile percuta l'avion, et l'hôpital découvrit plus tard que Grieb souffrait de côtes fracturées et de contusions aux poumons. » Cette source ajoute qu'en raison de ses blessures, il a développé une pneumonie et est décédé. Une cinquième source, un camarade américain, affirme qu'il a contracté une maladie vénérienne auprès des « filles d'Avord » et qu'après plusieurs semaines d'hospitalisation, il s'est donné la mort par overdose de morphine.
Son « Livret militaire » précise : « suite à ses blessures de guerre, à son intoxication et à une pneumonie ».
• Le lendemain, le 28 août, il a été inhumé avec tous les honneurs militaires au cimetière historique de Bourges.
• Le gouvernement français a décerné au soldat Grieb la Médaille militaire à titre posthume.
• En 1928, sa dépouille a été transférée au mémorial du Lafayette Flying Corps, situé à Saint-Cloud.
[Source : « The Lafayette Flying Corps: The American Volunteers in the French Air Service in World War One », par Dennis Gordon. Schiffer Military History, Atglen, PA : 2000. P. 187]
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Lafayette à Jeffersonville, Indiana
et Louisville, Kentucky
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n 1824-1825, le marquis de La Fayette visita les 24 États des États-Unis à l'invitation du président Monroe. Le 12 mai 1825, il visita Louisville et Jeffersonville le même jour. La Fayette retourna à Jeffersonville, 200 ans plus tard ! Le SoIN a contribué à l'organisation d'une reconstitution de la visite du héros français en 1825. Étudiants, vétérans et passionnés d'histoire de la guerre d'Indépendance se sont réunis lors d'une célébration mémorable à la Big Four Station et au Veterans Memorial Park.
La Fayette traversa l'Ohio le 11 mai et fut accueilli par une salve de 24 coups de canon tirée depuis les rives. Jeffersonville fut la seule ville de l'Indiana qu'il visita. Selon le Johnson County Daily Journal, « Des officiers militaires ont escorté Lafayette jusqu'à la demeure de l'ancien gouverneur du territoire de l'Indiana, Thomas Posey, un manoir surplombant la rivière. Le gouverneur James B. Ray et des vétérans de la Révolution étaient présents pour l'accueillir. Lafayette a assisté à une réception publique suivie d'un dîner à 15 h, servi en plein air sur une table de 67 mètres de long décorée de roses et d'autres fleurs.»
Une banderole en ville proclamait : « L'Indiana souhaite la bienvenue à Lafayette, le champion de la liberté dans les deux hémisphères !»
Cliquez sur le lien pour en savoir plus sur le lien de Lafayette avec SoIN ! https://bit.ly/4jTygde
Photos de Southern Indiana Tourism de la visite historique de Lafayette à Louisville et Jeffersonville: https://shorturl.at/lijW2
Voir plus de photos et mentions légales : https://www.facebook.com/GoSoIN
Text: The American Friends of Lafayette
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Lafayette à Louisville, Kentucky et Jeffersonville, Indiana
La foule s'est rassemblée au Big Four Waterfront Park pour accueillir Lafayette, fièrement escorté par le Corps des fifres et tambours de la vieille garde de l'armée. Les participants ont écouté les hymnes nationaux américain et français, donnant le ton à l'événement.
Lafayette a également été accueilli par des reconstituteurs historiques incarnant le gouverneur Desha et le colonel Richard Anderson. Le public a écouté Lafayette prononcer sa réponse, puis a échangé avec les élèves, répondant aux questions et partageant ses réflexions.
Lafayette et son entourage ont été escortés par le Corps des fifres et tambours de la vieille garde de l'armée américaine de l'autre côté du fleuve jusqu'à Jeffersonville, Indiana, où ils ont été chaleureusement accueillis au Big Four Station Park par une foule rassemblée comprenant des francs-maçons de l'Indiana, des membres de la DAR et de la SAR, des dignitaires locaux et des descendants du soldat Zalmon Burritt de la guerre d'indépendance. Après la cérémonie de bienvenue, les festivités se sont poursuivies au parc Colston, tout proche, avec l'inauguration du mémorial des Patriotes de la Guerre d'Indépendance Inconnue et la plantation de deux arbres commémoratifs.
Les invités sont ensuite retournés au parc Big Four Station pour déguster des plats, des boissons et porter des toasts chaleureux en hommage à George Washington, Nathanael Greene et d'autres héros de la Révolution américaine.
Text & Photos The American Friends of Lafayette
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Louisville, Kentucky - Défilé vers Jeffersonville
Sur le pont Big 4, mené par l'infanterie de la 3e armée américaine
Mené par la garde d'honneur de la 3e armée américaine et le corps de fifres et tambours de la « vieille garde », suivi du défilé de drapeaux historiques des Fils de la Révolution américaine du Kentucky, de Lafayette, de Solomon P. Sharp, procureur général du Kentucky (Rod Smothers), du gouverneur du Kentucky Desha (Ron Adkisson), de Sue Rogers, coprésidente de l'AFL, de Bonny Wise, coprésidente de l'AFL, des francs-maçons du Kentucky, des Filles de la Révolution américaine, des Enfants de la Révolution américaine et du grand public.
Un merci tout particulier aux comités du bicentenaire qui ont travaillé sans relâche pour rendre ces événements si significatifs et spéciaux. Lafayette serait fier.
Text & Photos The American Friends of Lafayette
| | Lafayette à Lexington, Kentucky | | |
« Lafayette appartient à l'humanité » : Un descendant direct du marquis de Lafayette se rend à Lexington pour commémorer sa visite.
Sabine Renault-Sablonière, descendante directe du célèbre général français, a participé à l'inauguration du nouveau panneau d'interprétation.
« Lafayette appartient à l'humanité », a-t-elle déclaré. « Et je pense que les valeurs qu'il incarne – le courage, l'amour de la liberté… et le sens de l'aventure – sont très actuelles aujourd'hui.»
Andy Higgins, directeur général du Musée d'histoire de Lexington, affirme que la présence de Lafayette à Lexington était bien plus qu'une simple anecdote historique.
« Il arrive à Lexington le 16 mai, et toute la ville le célèbre, il va à Transy, fréquente une école de filles, et il y a un grand bal en son honneur. Et c'est un grand jour pour Lexington, car nous sommes la première ville western des États-Unis, et avec tous les liens avec la côte Est, renforcés par la visite de Lafayette », déclara-t-elle.
Text & Photos The American Friends of Lafayette
| | Lafayette à Cincinnati, Ohio | | |
Le 19 mai, le marquis de Lafayette quittera à nouveau les rives de l'Ohio pour saluer les habitants de Cincinnati. Un interprète historique, déguisé en général Lafayette, le fera. Cette cérémonie s'inscrit dans le cadre des célébrations commémorant le bicentenaire de la grande tournée du héros de la guerre d'Indépendance aux États-Unis, 50 ans après la Révolution américaine. « Je pense qu'on ne rappelle pas assez souvent aux Américains le caractère unique de cette grande expérience des États-Unis et de la démocratie », explique Cameron Shandersky, ancien maître de la loge maçonnique n° 483 de Cincinnati-Lafayette. « Le marquis de Lafayette a quitté une vie de noblesse. Il a mené une vie aisée, riche ; et, même contre la volonté du roi, il est venu parce qu'il soutenait des idéaux de démocratie et d'autodétermination que l'Europe n'avait jamais connus. »
« Il croyait en l'idéal américain et était prêt non seulement à abandonner sa vie de loisir, mais aussi à être blessé au combat… simplement parce qu'il voulait défendre les idéaux de liberté. Il a tenté de transmettre ce sentiment aux Français, et il a également joué un rôle déterminant dans le changement du paysage politique français. » Nous devons nous en souvenir et le célébrer.
Le grand voyage du général Lafayette l'a conduit à Covington, dans le Kentucky, où il a traversé l'Ohio à bord d'une barge jusqu'au débarcadère public de Cincinnati le 19 mai 1825. Il a été rapidement conduit à l'hôtel Cincinnati et acclamé par une foule nombreuse, avant un grand bal.
En plus de l'interprète historique, la commémoration comprendra des chants patriotiques interprétés par une chorale d'enfants des écoles publiques de Cincinnati, un soliste du lycée Sycamore interprétant les hymnes nationaux américain et français, un interprète de William Henry Harrison et une présentation de la vice-maire Jan-Michele Lemon Kearney.
Text & Photos The American Friends of Lafayette
| | Lafayette à Marietta, Ohio | | |
Des centaines de personnes ont assisté à l'événement, dont beaucoup portaient des vêtements d'époque de 1825.
Les intervenants ont détaillé les accomplissements de Lafayette pendant la guerre d'Indépendance américaine et sa lutte de toute une vie pour l'égalité des droits pour tous.
Le gouverneur DeWine a déclaré espérer que le public repartira avec une meilleure compréhension des accomplissements de Lafayette et que sa mémoire rappelle que la liberté n'est pas toujours gratuite.
« Quand on pense à Lafayette, on pense notamment à la liberté. À l'approche du Memorial Day, vous savez, des soldats de la guerre d'Indépendance à nos jours ont servi dans notre armée, et beaucoup d'entre eux ont fait le sacrifice ultime. Il est donc important pour nous de nous rappeler que la liberté dont nous jouissons chaque jour, d'autres l'ont créée pour nous », a déclaré le gouverneur DeWine.
Hood a précisé que l'objectif de la célébration était de mêler histoire et divertissement. « Nous souhaitons que les gens passent un bon moment, profitent de la journée, mais aussi apprennent beaucoup d'histoire. Nous avons essayé de préserver l'authenticité du témoignage du général Lafayette, de le rendre fidèle à l'époque et de le rendre vivant », a déclaré Hood.
La célébration s'est conclue par l'inauguration d'un nouveau monument historique de l'Ohio retraçant la tournée d'adieu de 13 mois du marquis de Lafayette à travers les États-Unis.
Text & Photos The American Friends of Lafayette
| | Lafayette à Gallipolis, Ohio | | Lafayette à Wheeling, West Virginia | | Lafayette à Boston, Massachusetts | | |
Fête de La Fayette à Boston, le 20 mai
Le 20 mai 2025, à l'occasion de la Fête de La Fayette, le Consul général a participé à la commémoration du bicentenaire de la visite du marquis de La Fayette à Boston afin de célébrer son héritage marqué par le souvenir de son voyage aux États-Unis en 1824-1825 et le rôle crucial qu'il a joué dans le renforcement des liens entre la France et les États-Unis.
Photos and text: General Consulat of France in Boston, The American Friends of Lafayette
| | Lafayette à Concord, New Hampshire | | Lafayette à Elizabeth Borough, Pennsylvania | | Lafayette à Pittsburgh, Pennsylvania | | Photos of the 200th Anniversary of the Visit of the Marquis de Lafayette to Pittsburgh courtesy of photographer David Cochran, and the Pittsburgh SAR | | |
À NOTER SUR L'AGENDA
Bicentenaire Tournée Lafayette
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Pour célébrer l'Alliance française de l'Amérique et en l'honneur de la visite du général La Fayette à l'occasion du bicentenaire, le Liberty Hall Polo Club organise la première édition annuelle de la Colonial Allies Challenge Cup. Les équipes sont composées de militaires français et américains d'active, réunis pour s'affronter dans cette compétition dynamique et conviviale. Il s'agit d'une série de trois matchs, dont le match de championnat aura lieu dans l'amphithéâtre sur gazon du Liberty Hall le 24 août 2025.
Les billets pour le championnat sont disponibles à l'achat pour la tente d'accueil VIP, le tailgating et l'entrée générale au Liberty Hall.
Jeudi 21 août - Match 1 - au Banbury Cross Polo Club de Middleburg, un tailgating réservé aux sponsors et une entrée générale gratuite pour les espaces libres restants.
Vendredi 22 août - Match 2 - au Blue Rock Polo Club de Washington, en Virginie, un tailgating réservé aux sponsors et une réception organisée après les matchs. Entrée générale gratuite pour les espaces libres restants.
Les billets pour le championnat de polo Colonial Allies Challenge Cup sont maintenant disponibles ! Tente d'accueil VIP avec bar et cigares - Options de réception et d'entrée libre disponibles auprès des Culpeper Minute Men - Recherche historique et Milice de Virginie.
Les recettes de cet événement et de notre grand bal financeront la Semaine de l'histoire et l'appel des élèves de CM2 en octobre, qui célèbrent le 250e anniversaire des Culpeper Minute Men. Venez nombreux pour profiter de ces événements exceptionnels et écrire l'histoire !
Culpeper Minute Men - Historical Research and Virginia Militia
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Album Photos
Commémorations et
événements récents
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Félicitations
à
Jean-Hugues Monier
Henri Dubarry
Raphaël de Gouberville
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Ci-dessus :
En haut : Jean-Hugues Monier recevant la Légion d'honneur des mains de M. Lauren Bili, ambassadeur de France aux États-Unis. Photo : Consulat général de France à New York, 5 mai 2025.
Au milieu : Henri Dubarry, ancien combattant français et ancien membre du conseil d'administration de notre société. Photos : par Daniel Falgerho, FFWV, 8 mai 2025.
En bas : Raphaël de Gouberville, descendant direct de la 7e génération du général Comte de Rochambeau et membre honoraire à vie de notre société, debout à côté de la porte de l'église ornée des armoiries de sa famille et du nom de son ancêtre gravé dans un pilier en pierre à la chapelle commémorative George Washington, Valley Forge, Pennsylvanie. 8 mai 2025 - Photos TC © ASSFI 2025
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• Le 5 mai 2025, Jean-Hugues Monier, membre du conseil d'administration de notre société, a été nommé Chevalier de la Légion d'honneur par l'ambassadeur de France aux États-Unis, Laurent Bili, lors d'une cérémonie au consulat général de France à New York. La République française honore ainsi son engagement en faveur de la coopération franco-américaine et de la promotion de la culture française aux États-Unis. Ingénieur de défense devenu associé chez McKinsey & Company à New York, Jean-Hugues Monier a mené une carrière remarquable à la croisée de l'innovation, du service public et de la coopération franco-américaine. Pionnier de l'intelligence artificielle, il a aidé de grandes entreprises à naviguer dans la transformation et a façonné une vision stratégique commune entre la France et les États-Unis.
Jean-Hugues est membre de longue date de notre société et s'est impliqué dans de nombreuses collectes de fonds au fil des ans. Il a notamment joué un rôle déterminant dans la collecte de fonds auprès de donateurs américains pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame et l'installation de notre sculpture du Petit Prince à la Villa Albertine à New York. Outre ses activités professionnelles très en vue, Jean-Hugues est également délégué général du Souvenir Français en Argentine, où il a installé plusieurs monuments rendant hommage à Antoine de Saint Exupéry et aux aventures légendaires de l'Aéropostale.
• Nous avons récemment appris qu'Henri Dubarry, ancien membre du conseil d'administration de notre société et membre de la Fédération des anciens combattants français, allait être fait chevalier de l'Ordre national du Mérite français. Henri, restaurateur renommé et résident de New York depuis des décennies, est depuis des années un pilier des deux associations. Nous annoncerons les détails de la cérémonie de remise de sa médaille dès qu'ils seront disponibles.
• Nous sommes également heureux d'annoncer que le conseil d'administration de l'American Society of Le Souvenir Français, Inc. a voté à l'unanimité la nomination de M. Raphaël de Gouberville en tant que membre honoraire de notre société et de notre conseil d'administration. Raphaël est un descendant direct de la 7e génération du comte de Rochambeau et travaille dans le secteur financier à New York. Nous avons été honorés de sa présence et de son soutien lors de plusieurs commémorations où sa courtoisie et sa connaissance approfondie de l'histoire de son illustre ancêtre ont été appréciées par tous les participants.
À tous les trois, nous adressons nos plus sincères félicitations et notre profonde gratitude pour leur contribution à la cause de l'amitié franco-américaine.
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Célébration du 8 mai 1945
Eglise Notre-Dame, Manhattan
Le dimanche 4 mai 2025
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Ci-dessus :
En haut : Plaques des 463 « Morts Pour la France ». Garde d'honneur de la FFWV, de gauche à droite : Michel Dumerchat, Jean Legall, Henri Dubarry, Paul Garabedian. En bas : Le professeur Clément Mbom, troisième vice-président de notre société, après le dépôt de gerbe, entouré de Patrick du Tertre, premier vice-président de notre société et président de l'Association des officiers de réserve français aux États-Unis, et du colonel Emmanuel Houzé, conseiller en matière de police et de sécurité à la Mission française auprès des Nations unies.
En bas : Devant l'église Notre-Dame, autour du révérend Peter A. Heasley, pasteur, avec Jean-Jacques de Saint Andrieu et Thomas Vandenabeele, respectivement ancien et actuel présidents de la CAFUSA (Association des sociétés francophones de New York).
Texte et photos : Daniel Falgerho, FFWV
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• Depuis 1945, le 8 mai est célébré comme le « Jour de la Victoire en Europe », que notre Fédération célèbre en rendant hommage à nos camarades disparus au cimetière de Flushing et au cimetière national de Cypress Hills.
Ce 8 mai était une journée spéciale : la « Mission Jeanne d’Arc » de la Marine nationale, composée de la frégate Surcouf et du porte-hélicoptères Mistral, était à New York et a participé à la cérémonie traditionnelle. À cette occasion, le commandant de mission, le capitaine Quentin Vieux-Rochas, Cédrik Fouriscot, consul général de France, Patrick du Tertre, président de l’Association des officiers de réserve français, notre président Alain Dupuis et le lieutenant Pierre Gervois, de la Société américaine du Souvenir français, ont déposé une gerbe devant le monument aux Marins français.
Ces 25 marins français avaient participé à des opérations navales dans l’Atlantique et ont succombé à la grippe espagnole en 1918, alors qu’ils étaient en service actif, vers la fin de la Première Guerre mondiale.
La mission navale était composée de personnels de la marine, de l'Aviation de l'Armée de Terre (ALAT) et de membres de la Légion étrangère.
Notre Fédération était représentée par Alain Dupuis, président, Paul Garabedian, vice-président, Henri Dubarry, trésorier, Jean Le Gall, garde du drapeau, et Daniel Falgerho, vice-président.
Texte et photos : Daniel Falgerho, FFWV
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Cérémonie en l'honneur des
25 marins français de la Première Guerre mondiale
au cimetière national de Cypress Hill, Brooklyn, NY
8 mai 2025
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Depuis 1945, le 8 mai est célébré comme le « Jour de la Victoire en Europe », que notre Fédération marque en rendant hommage à nos camarades disparus au cimetière de Flushing et au cimetière national de Cypress Hills.
Ce 8 mai était particulier, car la « Mission Jeanne d'Arc » de la Marine nationale française, composée de la frégate (FLF) Surcouf et du porte-hélicoptères (LHD) Mistral, était à New York et a participé à la cérémonie traditionnelle. À cette occasion, le commandant de la mission, le capitaine Quentin Vieux-Rochas, le consul général de France, Cedrik Fouriscot, le président de l'Association des officiers de réserve français, Patrick du Tertre, notre président Alain Dupuis et le lieutenant Pierre Gervois, vice-président de l'American Society of Le Souvenir Français, ont déposé une gerbe devant le monument aux marins français.
Ces 25 marins français avaient participé à des opérations navales dans l'Atlantique et succombé à la grippe espagnole en 1918 alors qu'ils étaient en service actif vers la fin de la Première Guerre mondiale.
La mission navale était composée de membres du personnel naval, de l'aviation de l'armée (ALAT) et de la Légion étrangère.
Notre fédération était représentée par Alain Dupuis, président, Paul Garabedian, vice-président, Henri Dubarry, trésorier, Jean Le Gall, garde d'honneur, et Daniel Falgerho, vice-président.
Texte et photos : Daniel Falgerho, FFWV
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Festival Rochambeau
Yorktown Heights, NY
17-18 mai
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Photos: TC © ASSFI 2025
Félicitations à Lynn Briggs, présidente de Washington Rochambeau Revolutionary Route-New York, Incorporated, pour l'organisation de la 3e édition du festival annuel Rochambeau à Yorktown, dans l'État de New York. Ce festival se déroule sur le champ de foire de Grange, là même où l'armée française campa du 24 septembre au 20 octobre 1782, au retour de la victoire de Yorktown, en Virginie, un an plus tôt, avant de rembarquer pour Boston. Petits et grands ont pu rencontrer le général Rochambeau, incarné par Éric Dutaud, et ont été impressionnés par les prouesses équestres d'un hussard de la Légion du Duc de Lauzun, incarné par John Koopman. Des chanteurs et autres acteurs de reconstitution historique ont animé les festivités sous leurs tentes. Mme Myriam Gil, Consule générale adjointe de France à New York, a prononcé un discours en compagnie du sénateur Peter Harckham (40e district, Sénat de l'État de New York), de la sénatrice Shelley Mayer (37e district, Sénat de New York, présidente du Comité de l'éducation du Sénat de l'État) et d'Ed Lachterman, superviseur (ville de Yorktown, New York). Le Dr Robert A. Selig, Ph.D., a présenté l contexte historique et a répondu aux questions du public.
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Memorial Day à New York
Avec les Veterans of the Seventh Regiment
25 mai 2025
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Nous avons eu l'honneur de participer à la marche du Memorial Day des vétérans du Septième Régiment jusqu'au mémorial du 107e Régiment et à la remise de couronnes par le brigadier-général Thomas J. Principe, président des vétérans du Septième Régiment, le major Simon Hu, poste n° 107 de la Légion américaine, Mme Myriam Gil, consule générale adjointe de France, le lieutenant-colonel Patrick du Tertre, président de l'Association des officiers de réserve français aux États-Unis, le capitaine de corvette (h) Thierry Chaunu, président de l'American Society of Le Souvenir Français, Inc., Marc A. Hermann, historien militaire, et Gérard Epelbaum, représentant élu de la communauté française de New York.
Nous sommes retournés à l'armurerie de Park Avenue. Après la présentation des couleurs et l'hymne national, le brigadier-général Thomas J. Principe s'est adressé à l'auditoire et a présenté les conférenciers invités, Mme Myriam Gil et Marc A. Hermann.
Texte et photos : Daniel Falgerho, FFWV
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"Les Fleurs du Souvenir"
Tomb of the Unknown Soldier Foundation
Arlington National Cemetery
25 mai 2025
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Ci-dessus :
En haut : Photo : Capitaine Sean-Paul Stolarski, armée américaine, commandant de la garde, Tombe du Soldat inconnu.
En bas à gauche : Mme Alexa Fish Ward (à gauche), avec sa famille, trois générations descendant du Représentant Hamilton Fish III, initiateur de la Journée des anciens combattants et de la Tombe du Soldat inconnu.
En bas à droite : Mères de l’Étoile d’or au cimetière national d’Arlington. « Ce matin, je me tenais près d’un arbre planté en 1932 – l’Arbre des Mères – en l’honneur de la mère d’un Soldat inconnu. Sous ses branches, je me tenais aux côtés de véritables mères qui ont vécu l’inimaginable – des Mères de l’Étoile d’or, chacune ayant perdu un fils ou une fille au service de notre pays. Être en leur présence était une leçon d’humilité. Chaque femme, vêtue de blanc, porte en elle une histoire de chagrin, d’honneur et d’amour éternel. Leur force m’a ému aux larmes. » Photos : Richard A. Azzaro
Le jour de Memorial Day vous avez probablement vu à la télévision une montagne de fleurs déposées par le public devant le site le plus sacré des États-Unis : la Tombe du Soldat inconnu.
Lorsque le président des États-Unis a déposé une gerbe, des milliers de tiges individuelles étaient accumulées devant la tombe.
Ceci est le fruit des efforts inlassables du conseil d'administration de la Fondation de la Tombe du Soldat inconnu et de ses bénévoles, sous la direction de Richard A. Azzaro.
D'une seule voix, leur mission était de promouvoir le puissant langage symbolique des fleurs afin d'exprimer la gratitude de la nation envers tous ceux qui sont morts pour nos libertés.
Après avoir déposé des fleurs sur la Tombe, les mères et les membres de la famille du député Hamilton Fish, décorés de l'Étoile d'or nationale, se sont portés volontaires pour offrir des fleurs et des tutoriels sur le symbolisme de la rose blanche et de l'œillet rose aux quelque 13 000 visiteurs.
Il s'agit du programme « Never Forget Garden », qui voit le jour avec plus de 3 000 jardins aux États-Unis et plus de 25 jardins en France, notamment à Jublains (Mayenne) et bientôt à Gouesnou (Finistère), pour commémorer les soldats tombés pour la libération de la France.
Les gardes sont présents 24 heures sur 24, jour et nuit, quelles que soient les conditions météorologiques. Leur association a adopté le cimetière français de Yorktown, en Virginie, en déposant chaque année un bouquet du souvenir sur la fosse commune d'une cinquantaine de soldats et marins français.
🌺 Comment contribuer aux futures cérémonies :
❤️ Faites un don via GoFundMe : https://gofund.me/ce5f6a3a
💙 Ou via PayPal : Payez la Fondation du Soldat Inconnu avec PayPal.Me
Chaque don garantit une nouvelle floraison – et un nouveau merci – au pied de la tombe d'un héros.
« Regardez les gens quitter la Tombe du Soldat inconnu ; ils en repartent profondément transformés. » – Richard Azzaro
| | Nouvelles du "Merci Train" | | |
L'histoire de « Merci train » : cliquez ci-dessus ou: https://vimeo.com/18495973
• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du « Train de la Reconnaissance Française », affectueusement appelé « Le Train Merci » (novembre 2022 : « Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français »).
https://conta.cc/3OLtgJ3 (version originale en anglais)
https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)
• Le Merci Train, et l'association 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, gardiennes des différents wagons du « train Merci » dans plusieurs États, organisent divers événements tout au long de l'année. Nous vous invitons à consulter leurs sites web respectifs et à les suivre sur les réseaux sociaux. Nous exprimons notre admiration pour le travail fantastique qu'ils accomplissent et nous sommes honorés de contribuer à le faire connaître.
| | Le wagon de l'Utah est restoré! | | |
Photos: Michael Pannell
https://www.facebook.com/photo/fbid=10235924392105785&set=pcb.10235924393865829
Nous remercions Michael Pannell et les bénévoles de l'Utah qui restaurent le wagon couvert de l'Utah en parfait état !
Le wagon du Minnesota
attend d'être exposé au nouveau
Minnesota Military & Veterans Museum
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Photo: Steve Dircks, https://www.facebook.com/groups/natlboxcarassn
Extrait du site web du futur Musée militaire et des anciens combattants du Minnesota : « Ne manquez pas le rare wagon couvert 40 et 8, utilisé pour le transport des troupes et des chevaux américains, un cadeau remarquable des citoyens français au Minnesota après la Seconde Guerre mondiale. » (https://www.mnvetmuseum.org/new-page-97)
Nous vous invitons à consulter régulièrement les actualités sur Facebook :
https://www.facebook.com/groups/TheMerciTrain
et l'association 40&8 National Box Car Association à:
https://www.facebook.com/groups/natlboxcarassn
Gérés par des historiens et vétérans experts du Merci Train, ces groupes Facebook sont très instructifs. Non seulement ils rendent compte de l'avancement des restaurations, comme celle de l'Utah, mais ils publient également des photos rares, de plus en plus nombreuses, provenant des États-Unis et de France, prises par les descendants des ingénieurs ferroviaires de la SNCF ayant participé au projet du Merci Train. Nous sommes impressionnés par leur attention méticuleuse aux détails historiques. Rien n'échappe à leur œil perçant et leur savoir est encyclopédique !
Félicitations à Alexis Kim et David Knutson pour avoir partagé leur expertise avec les bénévoles de tout le pays.
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2025: Tricentenaire de Rochambeau
Né le 1er juillet 1725
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Le 1er juillet 2025 marquera le 300e anniversaire de sa naissance, et notre Société continuera, plus que jamais, à célébrer ce grand général, commandant de l'Expédition Particulière envoyée par le roi Louis XVI pour porter secours à une armée continentale assiégée. Général excellent, aimé de ses troupes, diplomate avisé qui s'est lié d'amitié avec le général George Washington, Rochambeau (tout comme l'amiral de Grasse) mérite une plus grande reconnaissance dans les manuels d'histoire du primaire et du secondaire.
Plusieurs événements auront lieu le 1er juillet ou aux alentours de cette date, aux États-Unis et en France.
À la Chapelle de Washington
Valley Forge, Pennsylvanie
| | Le mardi 1er juillet 2025, de 14h à 16h, l'Association de la Route Révolutionnaire Washington-Rochambeau de Pennsylvanie, en partenariat avec le Washington Memorial Heritage, célébrera le 300e anniversaire du comte de Rochambeau. Cette célébration aura lieu à la Chapelle Mémorial de Washington, et nous serions honorés de vous compter parmi nous. Il ne s'agit pas d'un service religieux, mais d'une rencontre conviviale dans la bibliothèque Bishop White de la chapelle (et en extérieur si le temps le permet). La tenue vestimentaire est décontractée. Le programme sera court (30 minutes maximum) et des rafraîchissements, dont un gâteau d'anniversaire, seront proposés. | | |
Notre Société célébrera également Rochambeau à Yorktown les 18 et 19 octobre. Les détails seront annoncés dans notre Bulletin de septembre.
Colloque
en France, à Vendôme (Loir-et-Cher)
27-28 juin
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Organisé par Les Amis de Rochambeau, dirigé par leur descendante Nathalie de Gouberville et son époux Philippe, vingt universitaires français et américains discuteront de l'héritage de l'illustre général (qui deviendra plus tard le dernier maréchal de France sous l'Ancien Régime). Parmi eux, des membres et amis de la Société américaine du Souvenir Français : le Dr Robert A. Selig, Ph.D., le général de brigade Vincent de Kytspotter, Ph.D., ainsi que le Dr Iris de Rode, Ph.D. et Rebecca Bertrand, directrice générale de la Société historique de Newport.
Visitez: https://lesamisderochambeau.org/
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Nouvelles du futur musée
Odell Rochambeau Museum
Greenburgh, NY
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Le 8 avril, le Conseil des régents de l'État de New York a approuvé une charte provisoire pour le nouveau musée ! Grâce à la formidable équipe du cabinet d'avocats O'Melveny, qui a offert ses services à titre gracieux, tous les documents ont été soumis en novembre dernier. L'association Friends of Odell House Rochambeau Headquarters a désormais fusionné avec une nouvelle organisation à but non lucratif dédiée à l'éducation juridique, Odell House Rochambeau Headquarters. Nous serons désormais connus sous le nom d'Odell Rochambeau Museum et tous nos réseaux sociaux refléteront bientôt ce nom. La charte nous permet d'exploiter le musée dans le cadre d'un accord avec la ville de Greenburgh.
En tant qu'organisme éducatif à but non lucratif, nous pouvons désormais établir des partenariats officiels avec tous les systèmes scolaires et toute visite au musée fera partie du programme d'études sociales de l'État de New York. Notre comité d'éducation a rencontré les responsables du district scolaire central de Greenburgh et va y créer des programmes pilotes. Ces programmes seront proposés à tous les districts scolaires de Greenburgh d'ici l'année scolaire 2026-2027, puis à d'autres écoles du comté de Westchester.
Nous avons passé un contrat avec Minozzi & Sons, à Ardsley, pour construire le mémorial àprès de l'entrée du futur musée en hommage aux quatre soldats du Régiment Royal-Deux-Ponts morts à Greenburgh en 1781. Ce mémorial est financé conjointement par Le Souvenir Français et l'OHRH.
Text & Photos: Odell House Rochambeau Headquarters
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Fin de la Phase 1 de la restoration du
Mémorial à Lapérouse
Maui, Hawaii
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Photo : Kyle Niehaus, Goodfellows Bros. contractors, Maui, Hawaï.
Après quelques années, la restauration du Mémorial Lapérouse est enfin terminée ! Grâce au généreux soutien de Marc Onetto, délégué régional du Souvenir Français sur la côte ouest et fervent admirateur de ce grand explorateur, au soutien du Consulat général de France à San Francisco, ainsi qu’à celui de M. Sumner Erdman, propriétaire du ranch Ulupalakua sur lequel le monument est érigé, notre Société a achevé la restauration le 1er juin.
La structure en roches volcaniques s’effondrait et la plaque de bronze était devenue illisible au fil des ans.
La prochaine étape sera l’installation d’une signalisation d’interprétation pour l’édification des nombreux touristes visitant la baie de Lapérouse. Cette signalisation expliquera qui était Lapérouse, remémorera ses exploits de navigation et mettra en lumière son humanisme sincère et ses contributions scientifiques. Une réinauguration en présence de M. Laurent Bili, ambassadeur de France aux Etats-Unis, et, nous l'espérons, avec la participation des marines française et américaine, est en préparation.
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L'Hermione, "La Frégate de la Liberté"
Appel aux armes!
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Photo: © Valerie Toebat, 2015
📢 Manifeste pour sauver L’Hermione
Maintenant ou jamais, il faut relever le défi du financement de la restauration de L’Hermione : après le 30 juin 2025, il sera certainement trop tard !
➡️ Elus, dirigeants d’entreprise, institutionnels, personnalités, marins, bénévoles et membres de l’association, les 90 signataires du Manifeste lancent un ultime appel à soutien.
👉 Si VOUS AUSSI, vous adhérez aux valeurs de transmission, de savoir-faire, de patrimoine, de solidarité, et d’humanisme qu’incarne L’Hermione ;
👉 Si VOUS AUSSI, vous défendez l’idée d’une France qui rayonne par-delà les mers, qui partage, qui fait grandir, qui expérimente, qui part à l’aventure, une France qui ose et qui rassemble, cette France dont L’Hermione est le symbole historique vivant ;
➡️ VOUS AVEZ AUSSI LE POUVOIR d’aider à sauver L’Hermione :
* en faisant un don (défiscalisable à 66%) : https://lnkd.in/e73bnWSu
* en devenant mécène ou partenaire de L’Hermione : https://lnkd.in/er9nsd94
* en relayant notre manifeste auprès de votre réseau pour nous aider à toucher nos futurs soutiens.
Rejoignez les voix des signataires, faites résonner cet appel à soutien et contribuez à sauver L’Hermione :
➡️ Lire & partager le manifeste sur LINKEDIN: https://lnkd.in/ek6TKpiQ
➡️ Lire le manifeste sur notre site officiel : https://lnkd.in/eWmppWc8
Nous remercions tous les dirigeants d'organisations civiques et patriotiques américaines qui ont accepté d'ajouter leur nom à la pétition:
Richard A. Azzaro, Co-founder & President, Tomb of the Unknown Soldier Foundation • Thierry Chaunu, President, The American Society of Le Souvenir Français, Inc. • Lynn Briggs, Chairman, Washington Rochambeau Revolutionary Route-New York, Incorporated • Denise Doring VanBuren, Board Chair, The Doughboy Foundation, and Honorary President General, National Society Daughters of the American Revolution • William P. Dunham Jr., past President Mass Lafayette Society • Daun Frankland, Daughters of the American Revolution, Virginia Chapter • Bonnie Fritz, Treasurer/Secretary, American Friends of Lafayette • Peter C. Hein, Secretary, Lower Manhattan Historical Association • Alan R. Hoffman, President, American Friends of Lafayette • Laura Ingenhuyff, Hawaii • James S. Kaplan, Chairman, Lower Manhattan Historical Association • W. Robert Kelly, Jr., Director, Gloucester (Virginia) Museum of History • Paul Jeffrey Lambert - President Williamsburg-Yorktown American Revolution Round Table • Dr. Patti Maclay, M.D., National Chair, Franco-American Memorial Committee, National Society Daughters of the American Revolution • Terri Mitchell, D.A.R., Franco-American Memorial Committee, National Division Vice-Chair, Northwestern Division • Pierre Oury, Colonel (ret), USAF • Lanny R Patten, Sons of the American Revolution of Pennsylvania, W3R • Michael Wingate Rhodes, Past-president, Richard Henry Lee Chapter, Virginia Society, Sons of the American Revolution • Ambrose M. Richardson, President, Lower Manhattan Historical Association • Mark Francis Schneider, Historian • Chuck Schwam, Executive director, & Bicentennial committee chair, American Friends of Lafayette • Susan & David Seal, Lafayette’65 • Joseph Studlick, Founding Director, Battle of Rhode Island Association • Dr John David Thornley, Alaska • Nicole G. Yancey, Honorary Consul of France in Virginia Emerita
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"Bastille Day"
Central Park, New York
13 juillet 2025
| | En 2025, le 14 juillet à New York sera célébré le dimanche 13 juillet à Central Park. Le Consulat général de France à New York organisera un festival de musique gratuit au Rumsey Playfield de Central Park, avec la participation de nombreux artistes français et francophones, dont Patrick Bruel, Bob Sinclar, Big Flo & Oli et ESTL. Cet événement, qui devrait attirer un public nombreux, similaire aux 12 000 participants des années précédentes, est organisé en partenariat avec la Capital One City Parks Foundation SummerStage et le Comité des Associations françaises et de langue française de New York (CAFUSA), dont notre association est membre. L'entrée est GRATUITE. | | |
Annonce de notre
Sculpture
Antoine de Saint Exupéry & Le Petit Prince
Musée des sciences
Phillip & Patricia Frost
Centre ville de Miami, Floride
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Chers amoureux du Petit Prince,
Des générations d'enfants - et avec eux des générations d'adultes - sont tombées sous le charme du Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry depuis sa publication en 1943. Publié dans plus de 600 langues à ce jour, il est le livre de fiction le plus traduit au monde. Des dizaines de plaques et de statues commémorent le Petit Prince qui débarque de sa planète solitaire pour offrir un bouquet de sagesse à celle-ci.
En tant que ville internationale, véritable carrefour des Amériques, Miami mérite bien un monument au Petit Prince, le plus attachant des ambassadeurs culturels de la France.
L'American Society of Le Souvenir Français, Inc. et la France-Florida Foundation for the Arts, deux organisations à but non lucratif (501 (c) 3), proposent une sculpture en bronze de Saint Exupéry et de sa création la plus aimée pour le Phillip and Patricia Frost Museum of Science. La statue sera installée sur l'esplanade près de l'entrée du musée, au cœur du centre-ville de Miami.
La sculpture en bronze grandeur nature conçue par le célèbre artiste Jean-Marc de Pas représentera le pionnier de l'aviation, le héros de la Seconde Guerre mondiale, le poète et le romancier Antoine de Saint Exupéry dans sa combinaison de vol, tenant la main de son « petit bonhomme ». Notre autre sculpture du Petit Prince par Jean-Marc de Pas se trouve en face de Central Park sur la Cinquième Avenue à New York. Elle a connu un succès immédiat auprès du public, qui fait la queue tous les jours pour des "selfies" depuis son inauguration en 2023. Nous espérons qu'il en sera de même à Miami, en particulier dans un musée et un planétarium fréquentés par de nombreuses familles et de jeunes enfants.
Ce projet, un cadeau à l'une des institutions culturelles les plus dynamiques de Miami, a reçu le soutien officiel de S.E. M. Laurent Bili, Ambassadeur de France aux Etats-Unis et de M. Olivier d'Agay, Président de la Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse et petit-neveu de l'auteur du Petit Prince. Au nom de notre Comité d'honneur, nous sollicitons votre aide déductible des impôts pour financer les sculptures, leur transport et leur installation. Notre objectif est de réunir 200 000 dollars et d'organiser une cérémonie d'inauguration en 2026, en présence de représentants de l'État, du comté et de la ville, ainsi que de dignitaires des deux pays.
Tout don de 100 $ ou plus sera dûment reconnu. Les noms des donateurs de plus de 1 000 $ seront gravés sur une plaque qui sera installée à l'intérieur du musée, selon les niveaux suivants :
Bronze : 1 000 à 5 000 $ // Argent : 5 000 à 10 000 $ // Or : 10 000 à 20 000 $ Platine : 20 000 $ et plus.
Notre objectif est de préserver de façon permanente la magie du Petit Prince pour les générations futures de "Miamiens" et pour des millions de touristes du monde entier.
Nous vous remercions de votre générosité.
Veuillez envoyer votre don (préciser : Petit Prince)
par virement bancaire à l'ordre de
The American Society of Le Souvenir Français Inc.
TD BANK - 1031 1st Avenue, New York, NY 10022
Routing # 026013673 - Account# 4326011741
ABA number: 031101266 SWIFT Code: NRTHUS33XXX
ou via PayPal:
https://www.paypal.com/donate/?hosted_button_id=WP5E5SCTBTFMN
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Annonce d'un nouveau site mémoriel
en l'honneur des GI's américains
morts pour la libération de Brest
septembre 1944
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La mairie de Gouesnou (Finistère) nous a contactés pour nous demander de l'aider à entrer en contact avec des historiens américains, afin de vérifier la liste des GI's tués au combat pour la libération de Brest en septembre 1944, et de s'assurer que personne n'est oublié. Les historiens locaux en Bretagne avaient déjà effectué des recherches considérables et établi une liste de 171 noms à graver sur le mémorial.
Nous avons contacté J.R. Neubeiser, qui est l'historien des Tomb Guards et qui avait déjà aidé les villes de Jublains (Mayenne), Apt (Lubéron) à vérifier les noms, en épluchant des pages et des pages de registres de marche pour les unités de l'armée américaine, en réconciliant les divergences, etc...
J.R Neubeiser a ainsi pu identifier des G.I's manquants qui seront ajoutés à la liste, car la ville de Gouesnou veut s'assurer qu'aucun G.I. américain n'est oublié (tout en laissant de la place sur le monument si d'autres noms sont trouvés à l'avenir).
C'est une riche aventure humaine, et l'échange de correspondance entre les deux côtés de l'Atlantique pourrait à lui seul faire l'objet d'une thèse sur l'exemplarité de l'amitié franco-américaine et de la coopération historique.
Nous sommes impressionnés par le dévouement et les connaissances de J.R. Neubeiser dans cette mission très importante.
Notre Société continuera à relayer les informations ayant trait à l'inauguration de cet important mémorial, prévue le 16 novembre 2025. Nous invitons tous nos lecteurs à aider la municipalité de Gouesnou, et à relayer cet appel de levée de fonds auprès de leur famille et amis.
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NOS BULLETINS MENSUELS
NOTRE OBJECTIF : Mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les Etats-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.
Vous pouvez accéder à tous nos anciens bulletins mensuels (en anglais et en français) à l'adresse suivante:
www.SouvenirFrancaisUSA.org
Cliquez sur les photos et illustrations pour accéder aux sources utilisées.
Images disponibles sur Internet et incluses conformément au titre 17 U.S.C. section 107.
Veuillez excuser d'éventuelles fautes de grammaire ou d'orthographe,
la traduction étant semi-automatique
et le temps imparti pour la relecture étant très limité.
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NOS MISSIONS:
• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,
• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.
• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.
• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.
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Conseil d'Administration
2025 - 2028
(nouveaux élus en italiques) :
Françoise Cestac • Gabriel Chalom • Thierry Chaunu • Yves de Ternay • Patrick
du Tertre • Francis Dubois • Alain Dupuis • Daniel Falgerho • Bertrand Jost •
Dr. Patti Maclay, M.D. • Domitille Marchal-Lemoine • Mathias Maisonnier • Clément Mbom • Jean-Hugues Monier • Patrick Pagni • Harriet Saxon • Nicole Yancey
Délégués Régionaux:
Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South
Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •
Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, ancienne Consule Honoraire de France en Virginie
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Rejoignez-nous !
Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets mémoriels.
Votre contribution est essentielle à nos activités !
- 25 $ pour les Anciens Combattants et les étudiants
- 50 $ pour une adhésion (80 $ pour un couple)
- 100 $ pour une adhésion de soutien
- 100 $ pour une adhésion d'une association (non-profit USA uniquement)
- 150 $ pour une adhésion au niveau bienfaiteur
- Nous sommes une organisation à but non lucratif agréée par l'IRS 501(c)3. Les dons sont déductibles des impôts fédéraux uniquement pour les résidents fiscaux aux Etats-Unis.
Vous pouvez envoyer votre don via PayPal en cliquant sur:
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(100% sécurisé - pas besoin d'avoir un compte PayPal - les principales cartes de crédit sont acceptées - Cotisation à titre individuel uniquement pour les versements provenant de l'étranger.)
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The American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une association reconnue "non-profit" par l'Administration Fiscale Fédérale Américaine. Les donations sont déductibles des impôts fédéraux.
Merci de nous contacter si vous souhaitez recevoir ce bulletin dans sa version originale en anglais.
Contact: Thierry Chaunu, President
Email: tchaunu@SouvenirFrancaisUSA.org
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