The American Society of Le Souvenir Français Inc.
Monthly Bulletin - Vol. II. No 10 - Octobre 2022
LE CANYON DES HÉROS
"Le Canyon of Héros" sur Broadway, allant de Battery Park à City Hall.
New York NY 10004
GPS : 40.705759, -74.013468
Photo © Société américaine du Souvenir Français, Inc 2022
ÉDITORIAL

Dans le Bulletin du mois dernier, nous avons relaté plusieurs événements, certains bien connus, d'autres presque oubliés, qui se sont tous déroulés un mois de septembre, dans plusieurs États.

Dans le Bulletin de ce mois-ci, nous nous concentrerons sur une zone géographique spécifique et étroitement définie : "Le Canyon des Héros".
Pour nos lecteurs en France, je m'empresse de le préciser, ce titre ne fait pas référence à un film de John Wayne ou de Gary Cooper...
Il fait référence à une portion de la fameuse artère de Broadway, située au cœur de Wall Street, parsemée d'une série relativement peu connue de bandes de granit incrustées sur les deux trottoirs.
C'est dans cette partie de Broadway que se déroulent les fameuses "ticker tape parades", au cours desquelles des personnalités sont applaudies par la foule sous un déluge de confettis et rubans de papier appelés "ticker tapes".

Sur un total de 206 "ticker tape parades" depuis 1886, 14 d'entre elles ont honoré des Français de passage (et si l'on inclut Lafayette en 1824, considéré comme le précurseur de cette tradition new-yorkaise, le total est de 15) .

Certains de ces illustres visiteurs français n'ont pas besoin d'être présentés. Le général de Gaulle eut le privilège d'être honoré à deux reprises (en 1947 et 1960) ce qui fait de lui l'un des onze rare personnages a avoir ainsi reçu cet honneur triomphal.
Quelques-unes, hélas, sont tombées dans un oubli relatif, voire total : qui se souvient, par exemple, de Geneviève de Galard-Terraube ?
Deux d'entre eux sont tombés dans le déshonneur. Fidèles à notre mission, nous resterons strictement centrés sur ces moments précis de l'histoire new-yorkaise, reproduisant fidèlement les inscriptions sur ces "marqueurs" en granit, et reproduisant des extraits d'articles de presse de l'époque.

Cette portion de Broadway attire les foules de touristes, qui font la queue pour se prendre en photo devant la sculpture du taureau de Wall Street. Les boutiques de souvenirs vendent tee-shirts, casquettes, et toutes sortes de bibelots à foison; les stands de vendeurs de hot-dogs et sandwiches sont garés, parfois directement au-dessus de ces indicateurs en granit. Il est intéressant d'observer combien très peu de ces touristes venus du monde entier prêtent peu d'attention, voire pas du tout, à ces informations. La majorité d'entre eux préfère regarder leur téléphone portable tout en marchant.

Nous espérons que ce Bulletin pourra faire office de guide touristique non seulement à nos lecteurs aux États-Unis et en France, mais aussi à ceux d'entre nous qui vivent dans la "Grosse Pomme" et qui cherchent peut-être une idée de promenade cet automne.

Le Souvenir Français, comme son nom l'indique, est une association mémorielle, et une des missions de l'American Society of Le Souvenir Français est de célébrer la présence de la France et des français sur le sol des États-Unis depuis bientôt cinq cents ans.

Dans ce Bulletin, nous continuerons à rendre compte de la tournée du marquis de Lafayette, en octobre 2024, ainsi que du déroulement de la marche de l'armée française en octobre 1782, à travers l'État du Connecticut, sur le chemin du retour à Boston après le siège victorieux de Yorktown en octobre 1781.

Et, comme toujours, vous trouverez également les activités auxquelles votre association a participé depuis le bulletin du mois dernier, ainsi que d'autres événements patriotiques dignes d'intérêt et commémorations historiques à venir unissant Français et Américains.

Merci aussi pour tous vos aimables mots d'encouragements et suggestions précieuses.

Nous vous souhaitons "Bonne Lecture" (et faites attention à vos pas lorsque vous marcherez sur les trottoirs de Broadway !)

Au nom du conseil d'administration,
Thierry Chaunu, président,
American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français aux Etats-Unis
DÉFILÉS « TICKER TAPE » :
TOUT A COMMENCÉ À NEW YORK
Photos:
Gauche: par H. Zimmer - Own work, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3961718
Droite: par Underwood & Underwood, Photographer - Domaine Public https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6705944
DES TICKER RUBAN AUX CONFETTIS

• Le terme « ticker tape » vient de l'utilisation des rubans en papier des téléscripteurs utilisés dans les maisons de courtage pour fournir des cotations boursières. Ces machines émettaient un son "tic tic" lors de l'impression du ruban, d'où le nom "ticker" en anglais.

• Un défilé "ticker tape parade" est un défilé avec la foule massée sur les trottoirs, où de grandes quantités de serpentins (à l'origine provenant de ces téléscripteurs, mais de nos jours principalement des confettis ou du papier déchiqueté) jetées des fenêtres des immeubles de bureaux sur le parcours du défilé. L'effet d'une nuée de serpentins et confettis tourbillonnants dans les airs entre les immeubles dans cette portion resserrée de Broadway est impressionnant.

• Ces défilés ont connu leur apogée depuis les années 1890 jusqu'aux années 1990. Aujourd'hui, ils sont beaucoup moins fréquents, principalement limités aux équipes sportives de championnat ou aux célébrations du retour des astronautes et des troupes militaires, alors que la technologie des téléscripteurs est devenue obsolète avec l'avènement des ordinateurs dans les bureaux de courtage.

• Le coût du nettoyage est considérable : plus de 50 tonnes de papiers sont ramassés après un défilé, avec un coût pour la municipalité de plus de 2 millions de dollars.

• Les origines des "ticker tape parades" remontent à la mémorable journée du 16 août 1824, lorsque le général marquis de Lafayette entama sa visite triomphale des États-Unis (relatée dans notre précédent Bulletin d'août 2022), avec un défilé dans le même quartier de la ville, de Fort Clinton situé à Battery Park jusqu'à l'Hôtel de Ville, lorsque plus de la moitié de la population de New York vint l'acclamer.
LE PREMIER DÉFILÉ OFFICIEL :
INAUGURATION DE LA STATUE DE LA LIBERTÉ
28 OCTOBRE 1886
Illustrations : À gauche : Inauguration de la Statue de la Liberté éclairant le monde, 1886, par Edward Moran - Musée de la ville de New York, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=229787
À droite : le président Grover Cleveland inaugurant la Statue de la Liberté, (artiste inconnu)
• Le 28 octobre 1886, le président Grover Cleveland inaugura la Statue de la Liberté, cadeau du peuple français au peuple américain, sur Bedroe Island, appelée depuis Liberty Island dans le port de New York. Des centaines d'officiels se massèrent devant le piédestal de la statue, tandis que des centaines de navires entourèrent l'île. La cérémonie inclut des discours du président des Etats-Unis, de l'ingénieur français Ferdinand de Lesseps, d'Edouard de Laboulaye qui eut l'idée de la statue, de Chauncy Depew, président de l'Union League Club, parmi tant d'autres. Le concepteur de la statue, Frédéric-Auguste Bartholdi, qui était perché dans la torche de la celle-ci, actionna une corde sur un immense drapeau français qui voilait son visage, révélant ainsi le visage de Lady Liberty à la foule. Fut-il trop impatient? Ou eut-il du mal à entendre le discours prononcé cent mètres plus bas? Toujours est-il qu'il interrompit le discours du sénateur new-yorkais William Evarts.

• Seuls les dignitaires officiels furent invités à assister à la cérémonie d'inauguration officielle en bas de la statue, mais environ un million de personnes ont prirent part à un défilé et à des festivités dans New York pour marquer l'occasion. Une célébration eut lieu dans le Lower Manhattan, commençant à l'Hôtel de Ville et se terminant à Battery Park, avec vue sur la statue, par une journée froide et pluvieuse. Des centaines de milliers de personnes se sont alignées sur les trottoirs, agitant des drapeaux français et américains. Un immense feu d'artifice fut annulé et reporté au 1er novembre du fait de la météo.

• À l'époque, le bâtiment abritant la Bourse de New York n'était pas construit. Les employés de bureau de différentes sociétés de courtage le long de Broadway ne pouvant pas se joindre à la foule sur les trottoirs, eurent l'idée de jeter à travers les fenêtres les rubans des téléscripteurs qui jonchaient le sol de leurs bureaux. Tout le monde fut émerveillé par cet effet festif; ainsi commença cette tradition new-yorkaise, et les autorités municipales instituèrent des défilés pour chaque occasion spéciale ou triomphale.

• Dans le défilé de ce jour-là, le New York Times décrivit l'enthousiasme suscité par la cérémonie : "Toute la journée d'hier, les gens sont venus en masse dans la ville pour participer à la célébration d'aujourd'hui. Des trains bondés, très en retard sur les horaires, encombrèrent tous les chemins de fer entrant dans la ville. Chaque hôtel était plein à craquer la nuit dernière, et il n'y avait pratiquement aucun des hôtels les plus connus qui n'ait pas dû refuser des centaines de clients potentiels".

• Fait à signaler: les seuls immigrants mentionnés dans les discours lors de l'inauguration en 1886 étaient les « descendants illustres de la noblesse française » qui combattirent aux côtés des États-Unis contre la Grande-Bretagne pendant la Révolution américaine. https://archive.nytimes.com/cityroom.blogs .nytimes.com/2011/10/26/how-a-sonnet-made-a-statue-the-mother-of-exiles/
28 OCTOBRE 1921
FERDINAND FOCH, MARÉCHAL DE FRANCE
Photos : à gauche : auteur inconnu - Guides Michelin illustrés des champs de bataille, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=43814160
Haut du milieu :
"Ferdinand Foch, maréchal de France, commandant en chef victorieux des armées des nations alliées et associées dans la guerre mondiale, qui vient en tant qu'invité d'honneur du peuple américain"
Au milieu en bas : Tiré de « The Legion Annual », État de New York, 1922. Par Sydney G. Gumpertz. Éditeur https://centennial.legion.org/new-york/postno-1/1921/11/18/marshal-foch-visits-new-york.
A droite : héliogravure, 1922, Légende du haut : « Salut enthousiaste accordé au maréchal Foch » - Légende du bas : « L'illustre chef militaire atteint New York le 28 octobre 1921, et à partir du moment où il posa le pied sur le sol américain, sa progression fut marquée par des ovations ininterrompues. On voit ici sa voiture remonter Broadway depuis Battery Park dans ce qui semble être une tempête de neige miniature produite par des millions de petits morceaux de papier blanc jetés depuis des immeubles de bureaux."
• Ferdinand Foch (2 octobre 1851 - 20 mars 1929) a servi comme Commandant suprême des forces alliées pendant la Première Guerre mondiale. Il réussit à coordonner les efforts français, britanniques et américains en un tout cohérent, gérant habilement ses réserves stratégiques. Il stoppa l'offensive allemande et lança une contre-attaque victorieuse. En novembre 1918, le maréchal Foch accepte la cessation des hostilités allemandes et préside à l'armistice du 11 novembre 1918 signé dans un wagon à Rethondes, au nord de Paris. Foch est mort le 20 mars 1929. Il a été enterré aux Invalides, près de Napoléon et d'autres célèbres généraux français.

• Foch a insisté pour imposer des conditions très dures à l'Allemagne, afin qu'elle ne représente plus jamais une menace pour la France. Il pensait que le traité de Versailles était beaucoup trop indulgent envers l'Allemagne. Lors de la signature du traité, il déclara: "Ce n'est pas la paix. C'est un armistice de vingt ans." Ses paroles se sont avérées prophétiques : la Seconde Guerre mondiale débuta vingt ans plus tard.

• Au cours de sa tournée triomphale aux États-Unis, Foch a effectué un circuit de 3.000 milles à travers le Midwest américain et des villes industrielles telles que Pittsburgh, puis à Washington, D.C., qui comprenait des cérémonies au cimetière national d'Arlington pour ce qu'on appelait alors le Jour de l'Armistice (aujourd'hui appelé "Veterans Day". Au cours de la tournée, il a reçu de nombreux diplômes honorifiques d'universités américaines. En plus d'avoir été fait Maréchal de Pologne, il est le seul Français à jamais avoir été nommé Maréchal honoraire par les Britanniques.

• Des dizaines de lieux à travers le monde, de Paris à Shanghai, de Beyrouth à Singapour, rues, avenues, places, portent son nom. La ville de Fochville en Afrique du Sud est nommée en son honneur, ainsi qu'une montagne en Alberta, au Canada.

Tournée américaine de 1922 :
Voici un extrait de son séjour à New York, tel que rapporté par l'American Legion (https://centennial.legion.org/new-york/postno-1/1921/11/18/marshal-foch-visits-new -york):
"...Le vendredi après-midi, une conférence de presse a eu lieu au domicile de Kountz, le Maréchal a ensuite salué l'Armée du Salut dirigée par le commandant Booth. Puis une rencontre avec la délégation israëlite, dirigée par le rabbin Silverman. Déjeuner avec l'Union Interallié, chez Sherry's sur la 48e rue. Visite l'armurerie du 7e régiment pour accueillir les écoliers de la ville de New York. Dépose des couronnes devant la statue de Jeanne Arc et la tombe de Grant. Continuation vers l'université de New York où il reçoit un diplôme. Assiste au dîner de l'Institut du fer et de l'acier à l'hôtel Commodore.
Le samedi 19 novembre, il reçoit des représentants du Conseil fédéré des Églises du Christ et de La Bienvenue française au foyer Kountz. Visite le lieu de naissance de Theodore Roosevelt à E. 20th Street. Déjeuner avec la Pennsylvania Society au Waldorf Astoria. Visite l'Université de Columbia. Pose la première pierre de la résidence permanente de la Maison des Arts et des Lettres sur la promenade Riverside. Dîner offert par la France American Society au Waldorf Astoria, Rencontre avec Miss Anne Morgan responsable de l'Association France Dévastée au Théâtre Capitol.
Le dimanche 20, la journée a commencé par la messe à la cathédrale Saint-Patrick. Puis visite de l'Université Fordham et de l'Académie du Sacré-Cœur. Déjeuner à la maison Kuntz. Discours à l'Army and Navy Club. Rencontre avec la délégation des Sociétés françaises à l'Hôtel Plaza. Dîner des sociétés françaises à l'hôtel Plaza. Assiste à la réception officielle de la Légion américaine pour le maréchal à l'hippodrome, la réunion a été présidée par le président, Sydney G. Gumpertz, l'évêque Brent a prononcé l'invocation et en plus du maréchal Foch, l'honorable Martin W. Littleton s'est adressé à l'assistance. Les Peoples Liberty Chores de plus de 400 voix et le New York Symphony Orchestra ont fourni la musique. 230 soldats blessés de la polyclinique et des hôpitaux de marine de Fox Hills étaient les invités de la Légion tandis que de nombreuses sociétés patriotiques étaient représentées. Le Maréchal quitte l'Hippodrome pour Penn Station à 22h00.
Au dire de tous, la visite du maréchal Foch à New York a été un succès sans réserve..."

• Lors de son séjour aux États-Unis, le 1er novembre 1921, il aide le vice-président Calvin Coolidge à inaugurer le Liberty Memorial à Kansas City. Le mémorial rend hommage aux soldats tombés au champ d'honneur de la Première Guerre mondiale du Kansas et du Missouri et abrite aujourd'hui le musée national de la Première Guerre mondiale. Anecdote intéressante, le vétéran local choisi pour présenter un drapeau au maréchal Foch était un boutiquier d'articles de mode de Kansas City, Harry S. Truman, qui deviendra plus tard le 33e président des États-Unis de 1945 à 1953. En 1935, un bas-reliefs de Foch du sculpteur Walker Hancock a été ajoutée au mémorial.

• Un autre récit intéressant de sa visite peut être trouvé sur le site Web de Prairie Public Broadcasting (https://news.prairiepublic.org/show/dakota-datebook-archive/2022-05-17/touching-the-spirit-of-the- Ouest):
« Lors de sa visite à Bismarck, dans le Dakota du Nord, le maréchal Foch a parlé des similitudes entre la France et les États-Unis, et de leur sacrifice partagé dans la Grande Guerre. avec toute l'Amérique et l'Amérique unie à la France dans la guerre… Par conséquent, je souhaite venir dans cet État du Dakota du Nord pour apporter la profonde gratitude de la nation française et vous dire en personne tout ce que ce grand État a fait pendant la guerre. ”

• Plusieurs autres organisations ont également exprimé leur gratitude à Foch, et parmi elles se trouvait la nation des Sioux du Dakota. Le Bismarck Tribune du 28 novembre 1921 relate :
"Vers la fin de la cérémonie, le chef Red Tomahawk a remis au maréchal Foch un calumet de la paix. Ensemble, le chef et Foch ont fumé la pipe, qui a été donnée à Foch, ainsi qu'une blague à tabac perlée en cadeau de la nation Sioux. Foch reçut alors le nom de "Charging Thunder", ou "Watakte Wakiya". Les représentants des nations française et sioux échangèrent alors des mots de gratitude. "Je connais le bilan des Indiens d'Amérique du Nord dans la guerre", a déclaré Foch, " et je suis venu ici en partie pour remercier cette Nation pour les hommes splendides qu'elle a envoyés - et les mères des soldats indiens. Foch a également promis à Red Tomahawk que les tombes des Indiens morts en Europe seraient toujours préservées et honorées.
Foch sortit de la ville avec autant d'acclamations qu'à son arrivée, et fut particulièrement ravi lorsque les Indiens Sioux dansèrent autour de lui..."
24 AVRIL 1922
JOSEPH JOFFRE, MARÉCHAL DE FRANCE
Photos :
Gauche : Library of Congress Prints and Photographs Division Washington, D.C. 20540 http://hdl.loc.gov/loc.pnp/hec.42122 Public Domain
À droite : le maréchal Joffre et Viviani arrivent à New York, Première Guerre mondiale, 9 mai 1917. Joffre, commandant en chef de l'armée française, et René Viviani, Premier ministre français lorsque la guerre éclate en 1914.

Remarque : La date sur la bande de granit fait référence à la première visite de Joffre (et Viviani) en 1917. Bien qu'ils aient reçu un accueil chaleureux à New York le 19 mai 1917, la "ticker tape parade" dédiée au maréchal Joffre a eu lieu quelques mois après celle du maréchal Ferdinand Foch, en 1922.
• Le général Joseph Jacques Césaire Joffre (12 janvier 1852 - 3 janvier 1931) a servi comme Commandant en Chef des forces françaises sur le front occidental du début de la Première Guerre mondiale jusqu'à la fin de 1916. Il est surtout connu pour avoir regroupé les armées alliées alors en retraite et pour avoir stoppé les Allemands lors de la première bataille stratégiquement décisive de la Marne en septembre 1914.

• Lorsque le Congrès des États-Unis déclare la guerre à l'Allemagne le 6 avril 1917, rompant définitivement avec la neutralité et venant en aide aux armées française et britannique, le problème immédiat est d'équiper et d'entraîner l'armée américaine.

• Le gouvernement français envoie alors le général Joffre et René Viviani, un ancien Président du Conseil, en mission aux États-Unis afin de fixer les grands axes de coopération entre les forces américaines et alliées. C'était une mission difficile, en concurrence avec la mission britannique simultanée dirigée par le ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre Lord Balfour, qui agissait pour que l'aide américaine soit dirigée vers eux, arguant du fait que la langue (et les habitudes culinaires, ajoutait-il) était la même.

• Cependant Joffre s'est avéré très populaire auprès des Américains. Il resta à Washington pendant dix jours, s'adressa individuellement aux deux chambres du Congrès et, lors d'une tournée dans le Midwest, fit la une des journaux lorsqu'il attendit son tour comme n'importe quel client, dans un salon de coiffure de Saint Louis, Missouri. Il visita le monument funéraire d'Abraham Lincoln à Springfield, Illinois, le tombeau d'Ulysse Grant, déposa des couronnes au pied des statues de Jeanne d'Arc et de Lafayette à New York, et visita West Point (son médaillon orne le piédestal d'une sculpture offerte par les élèves de Polytechnique dans une cour de WestPoint, ainsi qu'une représentation de sa tente de campagne sur une grande fresque murale du réfectoire des Cadets).

• Joffre devient chef du Conseil suprême de guerre en 1918. Lorsqu'il prend sa retraite en 1919, il est nommé membre de l'Académie française.

• En 1922, il est accueilli à Broadway, New York avec un "ticker tape parade", quelques mois après Ferdinand Foch, le Commandant suprême des forces alliées pendant la Première Guerre mondiale.

• Des dizaines de lieux en France et dans le monde portent le nom du Maréchal Joffre.
Aux États-Unis, il y a:
  • Joffre Street à Lowell, Massachusetts.
  • La communauté de Joffre, Pennsylvanie, code postal 15053 (GPS : 40.380278, -80.360000)
  • Joffre Avenue, situé à Milltown, New Jersey.
4 SEPTEMBRE 1930
DIEUDONNÉ COSTE AND MAURICE BELLONTE

Times Wide World Photos, 5 Septembre 1930
New York, New York: Septembre 1930 - Les aviateurs français Dieudonné Costes et Maurice Bellonte dans le défilé leur ont donné Broadway après avoir été les premiers à voler sans escale de Paris à New York.
Cliquez sur les images ci-dessus pour assister à la scène de leur arrivée sur Youtube.
• Les aviateurs français Dieudonné Costes et Maurice Bellonte ont battu le 1er septembre 1930 le record du monde d'un premier vol sans escale en traversant l'océan Atlantique contre les alizés, un exploit très difficile. Seulement 3 ans auparavant, Charles Lindberg avait effectué la première traversée transatlantique, de New York à Paris en trente-trois heures de vol en solitaire.

• A l'époque, en 1927, l'industrie aéronautique française est en deuil, les pilotes Nungesser et François Coli ayant disparu lors de leur propre tentative de vol Paris-New York.

• Costes et Bellonte ont réalisé leur exploit dans un bombardier Breguet XIX modifié, appelé "Point d'Interrogation", car ils n'étaient pas sûrs de réussir...

• Lorsqu'ils atteignirent les côtes de Long Island le 3 septembre 1930, les reporters de la radio américaine attendaient à Curtiss Field, microphones à la main, pour capter les réactions des aviateurs pour les auditeurs en France et en Amérique du Nord. Ce fut la première retransmission réussie en ondes courtes par une société de radiodiffusion française d'une émission de radio américaine.

• Un bulletin complet en 2023 sera consacré à ces pionniers de l'aviation française et à leur tournée triomphale à travers les États-Unis du 15 septembre au 10 octobre. Partout, ils ont été accueillis par des foules enthousiastes, de Boston à Chicago en passant par Seattle, San Francisco, Los Angeles, St Louis, La Nouvelle-Orléans, Atlanta, pour ne citer que quelques villes.
26 MAI 1930
MARQUIS JACQUES DE DAMPIERRE
& DES DESCENDANTS DE LAFAYETTE
Photos: New York Times, 27 mai 1930
La French Line, ou Compagnie Générale Transatlantique (CGT) était le principal rival de Cunard jusqu'à la fin des années soixante. Le Lafayette, commandé en 1928, mesurait 610 pieds (186,3 m) de long, 83 pieds (25,4 m) de large, 25 178 tonnes brutes, avec quatre moteurs diesel alimentant quatre hélices, atteignant une vitesse moyenne de 18 nœuds. Capacité passagers : 1 077.
• La French Line a jugé avantageux d'un point de vue de relations publiques d'inviter des descendants (éloignés...) du Marquis de Lafayette à venir à New York à bord de son dernier paquebot "Lafayette".

• La famille était composée du marquis Jacques de Dampierre, de son épouse, de leurs fils le comte Henri de Dampierre (en uniforme de lieutenant de tirailleurs algériens) et du jeune vicomte Armand de Dampierre.

• Comme l'écrit le journaliste du New York Times avec une pointe d'ironie, "Henri... prenant soin d'un monocle que le vent déviait parfois sur le côté... il avait aussi une épée, qu'il portait sous le bras apparemment sans aucun baudrier".

• Le New York Times a en outre rendu compte du défilé, notant qu'«à terre, un défilé attendait, composé d'un détachement de gardes nationaux en uniforme, d'un peloton de policiers à cheval qui avançait en ligne et d'un autre peloton d'escorte qui trottait sur chaque côté, encadrant les invités de la ville et le comité d'accueil, dans une colonne de vingt automobiles portant chacune un grand drapeau américain à droite et un grand drapeau tricolore français à gauche. Les spectateurs de mi-journée se tenaient à quatre rangs de profondeur le long des trottoirs, avec des policiers à pied postés tous les deux mètres le long de Broadway jusqu'à l'Hôtel de Ville."
22 OCTOBRE 1931
PIERRE LAVAL, PRÉSIDENT DU CONSEIL DE FRANCE 
26 OCTOBRE 1931
PHILIPPE PÉTAIN, MARÉCHAL DE FRANCE 


Photos: New York Times
A l'époque, ils furent honorés parce qu'ils étaient honorables.
Le maréchal Pétain fut fêté en tant qu'héro de la Première Guerre mondiale, le sauveur de Verdun, la bataille épique où plus de 355 000 soldats français ont donné leur vie ou ont été blessés pour la cause de la liberté.
Pierre Laval fut honoré en sa qualité de Président du Conseil du gouvernement français... Laval venait de mener une tournée triomphale aux États-Unis, au cours de laquelle il rencontra le président Hoover et les isolationnistes. Il sera nommé « Homme de l'année » par Time Magazine, devenant ainsi le seul Français à ce jour, avec le général De Gaulle, à avoir reçu ce titre.
C'était 10 ans avant le régime de Vichy, avant qu'ils ne collaborèrent avec les nazis. Pierre Laval fut condamné à mort et exécuté par un peloton d'exécution en 1945. Le maréchal Pétain fut également condamné à mort. Sa condamnation fut commuée en réclusion à perpétuité en raison de son grand âge (89 ans) par le général de Gaulle.

Il y a eu récemment des pétitions et appels pour supprimer les deux bandes de granit sur les trottoirs de Broadway, la France elle-même ayant débaptisée il y a longtemps les rues et lieux portant leur nom.
27 AOÛT 1945
GENERAL CHARLES DE GAULLE
PRESIDENT DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE
Photos: The New York Times
Cliquez sur la photo pour visionner une rare actualité de sa visite sur Youtube.
• Après la chute de la France en juin 1940 et sa partition en deux zones, la partie nord occupé par les nazis et la partie sud où siégeait le « gouvernement de Vichy », le président Franklin D. Roosevelt reconnaît le régime de Vichy dirigé par le maréchal Pétain et nomme l'amiral Leahy comme Ambassadeur des États-Unis à Vichy. Winston Churchill, en revanche, refusa et soutint dès le 18 Juin de Gaulle à la tête de la France libre. L'animosité personnelle entre Roosevelt et de Gaulle ne s'est jamais apaisée, le premier pensant que de Gaulle était un dictateur en herbe en qui il ne pouvait avoir confiance, et persuadé que la France ne retrouverait jamais son statut de puissance mondiale. De l'autre côté, de Gaulle n'a jamais pardonné les visées malveillantes d'alliés trop tentés de profiter du malheur géopolitique de la France et de la dépouiller de son vaste empire.

• C'est dans ce lourd contexte historique que le général De Gaulle est arrivé à Washington pour une visite d'Etat de trois jours avec le président Truman. Lors de cette visite officielle à Washington en 1945, le président français remercia les États-Unis pour leur aide à libérer la France de l'occupation allemande. Après être descendu de l'avion de transport dans lequel il a effectué le voyage, le général De Gaulle a déclaré : « Dans la grande tâche d'organiser le monde pour la paix, les États-Unis devront jouer un rôle de premier plan ». Le dirigeant français ajouta : "C'est le désir sincère de la France d'unir ses efforts aux vôtres dans un esprit de confiance et d'amitié". C'étaient des subtilités diplomatiques. De Gaulle avait besoin des États-Unis tout-puissants pour reconstruire une nation ravagée par la guerre et l'aider à contenir les communistes.

• Au cours de la visite, Truman déclara à de Gaulle que les États-Unis ne s'opposeraient pas à un retour de l'autorité française en Indochine. Et lorsque la France se reinstalla au Vietnam en 1945, le gouvernement américain appuya son allié afin de contenir l'avancée du communisme.

• Tout au long de la Seconde Guerre mondiale, le public américain et la presse américaine soutinrent la France libre. Roosevelt était de plus en plus critiqué pour son obstination à contrer de Gaulle - certains diraient son obsession personnelle contre lui. En particulier, les New-Yorkais, menés par le maire La Guardia, étaient massivement favorables au vaillant combat solitaire du général français.

• Lors de sa visite à New York, le New York Times titrait :
"2.000.000 saluent de Gaulle le long des 62 milles du parcours". Dans un article de deux pages, le journal poursuit : "Les millions de New Yorkais ont découvert qu'un Français taciturne et sans sourire dont le but de liberté pour son pays, un allié traditionnel, faisait écho au leur, pouvait s'incliner devant la victoire après une tragédie nationale"[ ...] "Précédée par une fanfare de la police avec des corps de fifres et de clairons, la procession a parcouru lentement Whitehall Street et le bas de Broadway. Les employés de bureau, se penchant par les fenêtres, ont jeté une pluie de papier multicolore, de confettis et de des banderoles qui dérivaient paresseusement et scintillaient au soleil oblique sur la Maison des Douanes. Les promeneurs de mi-journée, renonçant à leur déjeuner, poussaient des cris de "Hooray pour de Gaulle !" et "Vive la France !", tandis que d'autres criaient simplement "Hello, Charlie !" Presque à midi, alors que la voiture du général passait devant l'église historique, les carillons de la vieille Eglise Trinity sonnèrent l'heure. "

• Trois mois plus tard après cette visite, le 13 novembre 1945, la première Assemblée constituante élit à l'unanimité de Gaulle à la tête du gouvernement français. Il occupa le poste jusqu'à sa démission le 20 janvier 1946 pour une traversée du désert de douze années, et son retour aux Affaires en 1958 provoqué par le drame algérien.
5 NOVEMBRE 1947
ÉQUIPAGE DU CROISEUR GEORGES LEYGUES
Photos : En haut : The New York Times, Vue d'installation, Tapisseries françaises, à l'affiche du 22 novembre 1947 au 29 février 1948.

En bas : Croiseur Georges Leygues, livret ONI203 d'identification des navires de la Marine française, édité par la Division of Naval Intelligence du Navy Department des États-Unis (9 novembre 1942). Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1209208
• Fin 1946, une correspondance a lieu entre le Metropolitan Museum of Art et l'Ambassade de France aux États-Unis concernant le possible prêt d'une collection de tapisseries rares pour une prochaine exposition. Claude Lévy-Strauss, futur anthropologue de renommée mondiale, vivait alors à New York et enseignait à la New School for Social Research, et assistait également le Consulat général de France à New York. En avril 1947, Claude Lévy Strauss informe le Metropolitan Museum "de l'acceptation officielle par le gouvernement français de votre invitation à organiser une exposition de tapisseries françaises...".

• Désireux de relancer après la guerre une politique d'échanges culturels avec l'Amérique, et de solliciter une aide économique pour reconstruire le pays après 5 ans d'occupation brutale et de pillage, le gouvernement français désigne le croiseur Georges Leygues pour acheminer la précieuse cargaison vers New York.

• Le Georges Leygues, du nom du célèbre Ministre de la Marine français des années 1920, avait joué un rôle actif pendant la guerre, notamment en soutenant le débarquement allié de juin 1944 en Normandie. En plus de transporter des tapisseries, le croiseur a également livré des lingots d'or français d'une valeur de quelque 80 millions de dollars (sur 2 500 tonnes d'or précédemment sauvées de l'invasion de la France métropolitaine à divers endroits aux États-Unis, Halifax au Canada, Martinique, Dakar au Sénégal) afin d'acheter du matériel. Pour en savoir plus sur cette histoire fascinante, cliquez sur : https://www.gold-eagle.com/article/french-gold-world-war-ii

• Lors de la cérémonie de débarquement, le maire de New York, William O'Dwyer, a déclaré : « Alors que les pays du monde pensent en termes de guerre, la France pense en termes de culture."

• Chacun des six cents membres d'équipage de Georges Leygues a reçu en cadeau de bienvenue une livre de chocolat - - une denrée prisée après des années de rationnement en temps de guerre. Le 6 novembre, un contingent de marins et d'officiers du navire, dirigé par leur commandant, le Capitaine de vaisseau (futur Vice-amiral) Jacques Willaume, a remonté Broadway de Battery Park à l'Hôtel de Ville pour une "ticker tape parade" mémorable.

• Le New York Times titra : "Les tapisseries montrent que la France reste le bastion de la culture, déclare O'Dwyer". L'article poursuivait sur "Un détachement de quatre-vingt-seize officiers et marins en uniforme bleu du croiseur français Georges Leygues remonta vivement Broadway [...] au son de la musique entraînante d'un corps de tambours et de clairons français qui jouait la " Sambre et Meuse ", les marches de la "Lorraine" et de la "Légion Étrangère". [...] "l'équipage a mis en faisceau leurs armes et a marché jusqu'à la salle du Board of Estimates pour une brève cérémonie"..[...] "leur mission pacifique d'apporter des trésors inestimables de tapisseries françaises pour l'exposition au Metropolitan Museum of Art « contribuera immensément à faire prendre conscience que la France reste le grand bastion de la culture de l'Europe occidentale qu'elle a toujours été » [...] Le Capitaine de vaisseau Willaume, s'exprimant en français, a déclaré « Vous pouvez être sûr que nous tous, côte à côte avec la Marine américaine, sommes prêts à coopérer pour la paix du monde, avec le même esprit de liberté".
3 FÉVRIER 1949
TRAIN DE LA RECONNAISSANCE FRANÇAISE
(Bandeau de granit manquant)
Photos: The New York Times
Le bandeau en granit manquant est probablement dû à la construction d'un bâtiment et de sa portion de trottoir adjacent.
Il titrait: "Train de la Reconnaissance Française ("Merci Train") portant des cadeaux de la France aux États-Unis en remerciement du train de l'Amitié (3 février 1949)"
• Le titre du New York Times était le suivant : "La ville rend grâce à la France pour le train de la Reconnaissance" - "Le premier des 49 wagons de fret a défilé de Battery Park à l'Hôtel de Ville sous la forme de 200.000 acclamations"
L'article poursuivait : "La ville a déroulé son tapis rouge traditionnel pour le premier des quarante-neuf wagons chargés de cadeaux envoyés par les Français en remerciement du train de l'Amitié de 40.000.000 de dollars que l'Amérique a envoyé en France au cours du rude hiver de 1947" [...] "Chaque voiture contient environ 10.000 cadeaux culturels, historiques, et personnels..."[...] "la Légion américaine a reçu une torche allumée en janvier sur la tombe du Soldat Inconnu à Paris"[. ..] "Finalement, la torche sera emmenée à Arlington pour être unie à la Flamme Éternelle sur la tombe du Soldat Inconnu là-bas, puis remise à la Légion Américaine" [...] des foules se sont rassemblées dans le quartier financier avec 15.000 écoliers publics et paroissiaux avec des drapeaux français et américains, ont rempli le parcours du défilé le long de Broadway. Une avalanche de confettis et de serpentins a dansé au soleil alors qu'ils tombaient dans le vent ".

• Nous consacrerons notre Bulletin le mois prochain à la merveilleuse histoire presque oubliée du "Train de la Reconnaissance Française", ou "Merci Train" comme on l'appelle en anglais, et à la localisation des 49 wagons et de leur contenu, dispersés dans tous les 49 États des États-Unis de 1949, plus Hawaï et le District de Columbia.
3 AVRIL 1950
VINCENT AURIOL, PRÉSIDENT DE LA FRANCE
Photos: The New York Times
• Vincent Jules Auriol (27 août 1884 - 1er janvier 1966) était un homme politique français, membre du Parti socialiste, qui a été président de la République de 1947 à 1954. Il était l'un des 80 députés qui ont voté contre les pouvoirs extraordinaires accordés au Premier ministre Maréchal Philippe Pétain le 10 juillet 1940, qui instaura le gouvernement de Vichy soutenu par les nazis. En conséquence, il fut assigné à résidence jusqu'à ce qu'il rejoignît la Résistance en octobre 1942 et combattit avec la Résistance pendant un an. Auriol fut exfiltré à Londres en octobre 1943. Il représenta les socialistes à l'Assemblée consultative de la France libre (organisée par Charles de Gaulle à Alger plus tard cette année-là). En juillet 1944, il représente la France à la Conférence monétaire et financière des Nations Unies à Bretton Woods, aux États-Unis. Il fut le premier représentant de la France au Conseil de sécurité des Nations Unies en 1946

• Dans un article du 4 avril 1951, le New York Times rapporte : « New York a accordé hier de grands honneurs et un accueil chaleureux au président français Vincent Auriol. Soixante-quinze mille personnes, selon l'estimation de la police, l'ont applaudi et acclamé. alors qu'il parcourut Broadway de Bowling Green à l'Hôtel de Ville dans le défilé traditionnel pour les célébrités en visite. Des milliers d'autres se sont massés pour le voir alors qu'il traversait de long en large et à travers Manhattan" [...] "Le président Auriol, qui est en visite officielle dans ce pays pour renforcer l'amitié franco-américaine contre l'agression communiste, souffrait d'un léger rhume en quittant sa suite de l'hôtel Waldorf-Astoria"... [...] "La France, dont l'histoire est liée à toutes les grandes révolutions pour la liberté, a toujours été la première à s'élever contre l'agression, même au risque de mettre en danger sa propre existence », a déclaré M. Auriol. "Nous sommes restés fidèles à l'idéal qui a toujours été le nôtre".
26 JUILLET 1954
LIEUTENANT GENEVIÈVE DE GALARD-TERRAUBE,
"L'ANGE DE DIEN BIEN PHU”
Photos:
Gauche: The New York Times
Milieu: couverture de Paris Match, 24 mai 1954
"Je ne mérite pas cet honneur. J'ai seulement fait ce que n'importe quelle infirmière aurait fait."

• Geneviève de Galard (née le 13 avril 1925) est une infirmière française qui a été surnommée l'ange de Dien Bien Phu ("l'Ange de Dien Bien Phu") pendant la guerre française en Indochine par la presse à Hanoï, bien que dans le camp elle se faisait appeler simplement Geneviève.

• Elle est devenue infirmière et s'est portée volontaire pour servir dans l'Armée de l'Air en tant que "convoyeuse". Après janvier 1954, elle participe aux vols qui évacuent les blessés du champ de bataille de Dien Bien Phu, place forte française encerclée, assiégée et envahie par des dizaines de milliers de soldats vietminh. Le 8 mars 1954, son avion C-47 se pose dans le brouillard et se retrouve bloqué sur un tarmac détruit par d'incessants barrages d'artillerie. Elle s'était portée volontaire pour travailler dans un hôpital de campagne et était la seule femme infirmière.

• Après que la garnison ait été envahie et qu'elle ait été capturée par le Vietminh, et alors qu'elle était encore prisonnière de guerre, le secrétaire d'État américain John Foster Dulles l'a invitée aux États-Unis. Après sa libération, elle arriva à New York en juillet et fut célébrée comme un "symbole de la féminité héroïque dans le monde libre" par la Représentante au Congrès Frances P Bolton.

• 250.000 spectateurs ont assisté à sa "ticker tape parade" à Broadway. À Washington, elle a été ovationnée par la Chambre des Représentants et a reçu la Médaille de la Liberté dans la roseraie de la Maison Blanche par le président Eisenhower.

• Geneviève de Galard, 97 ans, vit à Paris avec son mari, le colonel Jean de Heaulme de Boutsocq.

MÉDAILLE DE LA LIBERTÉ (AVEC PAUME DE BRONZE)

• LE PRÉSIDENT des États-Unis d'Amérique, autorisé par décret du 6 juillet 1945, a décerné la Médaille de la Liberté avec Palme de Bronze, à Mademoiselle Geneviève de Galard-Terraube, Infirmière Aéroportée Française, pour service méritoire.

"Mademoiselle Geneviève de Galard-Terraube, infirmière aéroportée française, par ses soins aux malades et aux blessés à Dien Bien Phu, a inspiré et réconforté tout le monde libre. Son service à ses camarades, marqué par le courage d'une femme au combat et par le dévouement d'une infirmière à son devoir, a été inégalé dans ce siècle. Sa force suprême dans les heures de péril, son dévouement indéfectible à sa mission reflétaient la grandeur d'esprit manifestée sur de nombreux domaines, au cours de nombreux siècles, par les soldats de France .
La République qu'elle sert si noblement est l'alliée des États-Unis depuis 178 ans. L'amitié qui perdure entre les peuples des deux Républiques est aujourd'hui symbolisée par leur salut conjoint à Mademoiselle de Galard-Terraube. Son service à Dien Bien Phu fait honneur à elle-même, à son pays et à la cause de la liberté dans le monde."
DWIGHT D. EISENHOWER,
(Citation accompagnant la Médaille de la Liberté remise à Geneviève de Galard- Terraube)

• "Mademoiselle Geneviève de Galard-Terraube, infirmière aéroportée française, par ses soins aux malades et aux blessés à Dien Bien Phu, a inspiré et réconforté tout le monde libre. Son service à ses camarades, marqué par le courage d'une femme au combat et par le dévouement d'une infirmière à son devoir , a été inégalée au cours de ce siècle. Son courage suprême dans les heures de péril, son dévouement indéfectible à sa mission reflétaient la grandeur d'esprit manifestée dans de nombreux domaines, au cours de nombreux siècles, par les soldats de France." déclara Dwight D.Eisenhower

• Le New York Times du 27 juillet 1954 rapporte : "Mlle Geneviève de Galard-Terraube, une jeune Parisienne avec des fossettes dans le sourire, une timidité passagère à les montrer, et des talons plat d'infirmière, est venue hier en Amérique. Tout dans la visiteuse, sauf son accueil - par un total estimé à 250 000 New-Yorkais - démentait le fait qu'elle avait été la seule femme dans le bastion indochinois assiégé de Dienbienphu [....] "Je ne mérite pas cet honneur ", dit-elle avec un accent attachant, " car je n'ai fait que mon devoir. Cet honneur est destiné, à travers moi, à tous ceux dont j'ai été fier de partager la vie à Dien-Bien-Phu, et aux infirmières, à toutes les infirmières qui se dévouent au mieux de leurs capacités, à soulager les souffrances des blessés" [...] "Mademoiselle", répondit le Maire, "vous n'êtes pas seulement l'héroïne de Dienbienphu. Vous n'êtes pas seulement l'héroïne de la France. Vous êtes l'héroïne de tout le monde libre".
26 AVRIL 1960
CHARLES DE GAULLE, PRÉSIDENT DE LA FRANCE
Photos: The New York Times
Cliquez sur les photos ci-dessus pour visionner une actualité de la visite sur Youtube
"Des centaines de milliers de New-Yorkais sont attendus"

Éditorial du New York Times du 27 avril 1960:
• « Il est impossible pour un New-Yorkais de penser à la visite d'un grand général français dans notre ville sans penser à ces journées mémorables d'août 1824, lorsque le général Lafayette débarqua à New York lors de sa dernière visite aux États-Unis. « […] Mais Lafayette inaugura la tradition il y a longtemps quand les canons retentirent, la fanfare de West Point joua « See the Conquering Hero Comes », et New York déploya ses drapeaux et jeta des fleurs sous les acclamations de la foule en délire. Les vieux soldats pleuraient de joie et les souvenirs des "batailles d'il y a longtemps". Le général pleura aussi. Tout cela était comme un accord dont le son était si vrai que nous l'entendrons toujours, comme nous le faisons maintenant pendant que le général de Gaulle est dans notre Ville.
 [...]
« …le général de Gaulle s'est dit « profondément ému ». Ainsi Foch en son temps. Lafayette aussi. Il en était de même pour nous, nos parents et nos grands-parents, depuis le jour où le président John Quincy Adams a dit adieu au marquis de Lafayette avec des paroles prophétiques : « Nous vous considérerons toujours », a-t-il dit, « comme nous appartenant, pendant toute notre vie, et comme appartenant à nos enfants après nous ».
Le New York Times, publié le 27 avril 1960

• Le 23 avril 1960, De Gaulle tient une conférence de presse, que l'on peut écouter en cliquant sur :

• Le 25 avril 1960, De Gaulle s'adresse à une session conjointe du Congrès. Une actualité filmée de son discours (en français) peut être visionnée sur :

• Une actualité filmée du défilé à Broadway du 26 avril 1960 peut être visionnée en cliquant sur :
TROISIÈME PARTIE DE LA SÉRIE
"LAFAYETTE, INVITE DE LA NATION"

Si vous avez raté les épisodes de nos précédents Bulletins...

• Le président James Monroe avait invité Lafayette, le dernier général de division survivant de la guerre d'indépendance américaine, à visiter les États-Unis, officiellement pour célébrer le 50e anniversaire de la nation, mais aussi pour insuffler "l'esprit de 1776" à la prochaine génération d'Américains à la fois d'un grand clivage politique. Sa tournée attira des foules immenses et a suscita un regain de patriotisme.

• De juillet 1824 à septembre 1825, Lafayette entreprit donc une tournée dans les 24 États des États-Unis. Il fut accueilli en héros à chaque étape de son voyage. Des foules immenses, des enfants, des anciens combattants venaient de loin et attendaient des heures pour avoir une chance de le voir, de l'approcher, de le toucher. De nombreux honneurs lui furent rendu, des dizaines de plaques et monuments érigés pour commémorer la visite du "plus illustre des français" de l'époque...

• Les 24 États visités furent, dans l'ordre alphabétique : Alabama, Connecticut, Delaware, Géorgie, Illinois, Indiana, Kentucky, Louisiane, Maine (ex-Massachusetts / North part), Maryland, Massachusetts, Mississippi, Missouri, New Hampshire, New Jersey, New York, Caroline du Nord, Ohio, Pennsylvanie, Rhode Island, Caroline du Sud, Tennessee, Vermont, Virginie, Washington D.C.

• Les principaux moyens de transport étaient la diligence, l'équitation, la péniche et le bateau à vapeur (Lafayette fut même victime d'un naufrage!)

• Tout au long des années 2024 et 2025, chaque ville célébrera ce Français des plus illustres, classé aux côtés des Pères Fondateurs. Si vous avez le moindre doute à ce sujet, il suffit de lire quelques-uns des centaines d'articles de journaux locaux et les récits ou mémoires des témoignages contemporains.
Il est pratiquement à égalité avec George Washington: leur deux portraits sont placés en vis-à-vis dans la Chambre des Représentants du Congrès, de chaque côté du "Speaker of the House"...
• Plusieurs de ses arrêts sont commémorés par des bornes et des plaques, certaines vieilles de plusieurs décennies, et de plus en plus de toutes nouvelles, grâce à l'énergie et à l'enthousiasme déployés par Julien Icher, président du LafayetteTrail.org, dont l'objectif est de dédier tous 175 panneaux d'ici 2024.

• Ces nouveaux panneaux du LafayetteTrail.org sont tous fabriqués dans le même métal coulé bleu et rouge distinctif et signés par la Fondation William C. Pomeroy qui finance généreusement ce projet gigantesque.

• La Société américaine du Souvenir Français Inc. est honorée de s'associer à ces deux organisations aux vues similaires, ainsi qu'à toutes les autres associations patriotiques américaines et bénévoles qui participent à ces célébrations.
Dans ce Bulletin, nous racontons quelques-uns des épisodes les plus mémorables de ce parcours remarquable du mois correspondant il y a 198 ans. Nous vous tiendrons au courant des nombreuses célébrations prévues par les comités locaux des American Friends of Lafayette en 2024 et en 2025, auxquels notre association participe activement.

Nous emprunterons également les témoignages d'un témoin privilégié et proche, Auguste Levasseur, secrétaire particulier de Lafayette, qui voyagea avec le marquis et son fils, George Washington Lafayette, et qui publia: "Lafayette en Amérique 1824-1825, ou Journal d'un voyage au Etats-Unis" (Librairie Baudoin, Paris, 1829), et d'autres sources bien documentées, telles que “Memoirs of General Lafayette : with an Account of His Visit to America and His Reception By the People of the United States; From His Arrival, August 15th, to the Celebration at Yorktown, October 19th, 1824” by Samuel Lorenzo Knapp (publié en novembre 1824 à Boston)
ITINÉRAIRE OCTOBRE 1824
6 octobre - Escorté à Wilmington, Delaware, par la Grande Loge des maçons du Delaware
Du 8 octobre au 11 octobre - Visite de Baltimore et rencontre des officiers et soldats survivants de la Révolution
12 octobre - Arrive à Washington, DC, défile en ville, accueillie par le maire dans la rotonde du Capitole des États-Unis et célébrée avec des illuminations dans toute la ville et avec un spectacle de fusées.
15 octobre - Passe toute la soirée à Arlington House, bien qu'il retourne à son hôtel à Washington, D.C., le soir
17 octobre - Visite de Mount Vernon et de la tombe de George Washington en Virginie
18-19 octobre - Arrivée en bateau à vapeur à Petersburg, Virginie, pour une visite à Yorktown et les festivités marquant le 43e anniversaire de la bataille; a passé huit jours dans la région de Tidewater of Virginia (Norfolk et Portsmouth).
22 octobre - Arrive à Norfolk, Virginie via un bateau à vapeur de Petersburg et passe quatre jours là-bas et à Portsmouth
23 octobre - Arrive à Richmond, Virginie, sur un bateau à vapeur de Norfolk. Edgar Allan Poe fait partie de la garde d'honneur des jeunes de Richmond qui l'ont accueilli à son arrivée.
LAFAYETTE À WILMINGTON, DELAWARE
6 OCTOBRE 1824
1800 North Market Street, Wilmington, DE 19802
Photo: Library of Congress Prints and Photographs Division Washington, D.C. , Public Domain https://www.loc.gov/rr/print/res/114_habs.html
•La maison est inscrite au registre national des demeures historiques depuis le 14 juillet 1993.
• Inscription de la plaque :
“Construit vers 1760. Quartier général d'Anthony Wayne en 1777. Les généraux Washington, Lafayette, Wayne et d'autres officiers se sont réunis ici pour tenir un conseil et entendre des rapports avant la bataille de Brandywine. Plus tard occupé par les Britanniques. Joseph Tatnall possédait et exploitait des moulins à farine originaux sur le Brandywine et fournissait de la farine à l'armée continentale.
Érigé 1932 par la Commission des marqueurs historiques. (Numéro de marqueur NC-A2.)

• Inscription du panneau «Lafayette’s tour » :
« Le 6 octobre 1824, le général
Lafayette est entré dans Brandywine
village et a été escorté à
La maison de Joseph Tatnall où
il s'est adressé aux membres de la famille.”
Fondation William G. Pomeroy 2022
LAFAYETTE À YORKTOWN
18-20 octobre 1824
Riverwalk, 329 Water St, Yorktown, VA 23690
Photo: Nicole Yancey
• Lafayette est arrivé à Yorktown le 18 octobre sur un navire et a débarqué sur un quai spécialement construit, où il a été accueilli par une foule de 15 000 personnes.

• Au cours de la visite, le groupe a visité des monuments temporaires, notamment une arche de 15 mètresde haut sur le site de son courageux assaut à Redoute n ° 10 et un obélisque de 25 mètres de haut sur le site de la reddition britannique. “Surrender Field” devant une foule considérable.

• Inscription:
Visite de Lafayette
« Du 18 au 20 octobre 1824, le général
Lafayette a été honoré à
Yorktown avec des célébrations
Marquant le 19 octobre 1781
Victoire américaine et française
Fondation William Pomeroy, 2022 »
VISITE DE FORT MONROE, VA
22 OCTOBRE 1824
• Le général Lafayette est arriva à Fort Monroe le dimanche 24 octobre 1824. Le Norfolk and Portsmouth Herald {27 octobre 1824}, qui a largement couvert sa visite, écrivit dans ses colonnes: «… le général est parti d'ici {Norfolk} dimanche après-midi pour une visite à la forteresse Monroe où il a été reçu avec les plus hautes distinctions militaires.”

• Aujourd'hui, au rez-de-chaussée du quartier n ° 1 adjacent à la «Lincoln Bedroom» se trouve la «Lafayette Room» où Lafayette a vraisemblablement passé la nuit du dimanche 24 octobre 1824. Le bâtiment appartient au National Park Service et est exploité par le Monument National de Fort Monroe.

• (Extraits de «La visite de Lafayette à Fort Monroe en 1824 en tant qu’Invité de la Nation» par Robert Kelly, historien du musée de la Casemate et vice-président des American Friends of Lafayette)
VISITE DE PORTSMOUTH, VA
25 Octobre 1824
Marquis De Lafayette Park, 407 Crawford St, Portsmouth, VA 23704
Photo: USS Carolina - By US Navy - Naval Historical Center, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10114573
• « Général : Nommé par mes camarades, les jeunes gens de la ville de Portsmouth, qui sont maintenant assemblés devant vous, pour vous exprimer nos sentiments en cette joyeuse occasion, je vous félicite que vous soyez arrivé dans notre pays et dans notre ville. Nous avons entendu parler, général, de votre philanthropie, de votre magnanimité, de vos services distingués à la cause de notre pays ; et nous avons appris dès le berceau, par nos pères, à bégayer tes louanges. L'histoire de notre pays a associé votre nom à celui de notre bien-aimé Washington, et, général, bien que nous soyons jeunes, il est pourtant gravé dans nos mémoires, pour ne jamais être effacé. Nos cœurs se gonflent de la gratitude et du respect les plus purs, que nous vous prions, général, d'accepter.... » Discours du Maître Winchester Watts, rapporté par The Norfolk and Portsmouth Herald, 27 octobre 1824

• Inscription:
« Le 25 octobre 1824, le général
Lafayette a été accueilli
par un salut d'artillerie près d'ici
et s'est rendu au chantier naval
pour voir l'USS North Carolina.”
Fondation William G. Pomeroy 2020
Arche, “Général Lafayette”, Park Lafayette
Marquis de Lafayette Park, 407 Crawford St, Portsmouth, VA 23704
Photo: Image capture Nov 2021 (c) Google 2022
• "L’Arche de Lafayette a été dévoilée en 1976 dans le cadre de la célébration du bicentenaire. Elle marque l'entrée du Parc Lafayette, un petit jardin public dédié à la mémoire et aux contributions du marquis de Lafayette, ami des Patriotes, héros de la Révolution américaine et des premiers abolitionnistes. Conçue par l'architecte locale Mary Ramsay Brown Channel, elle s'inspire d'une arche érigée à Portsmouth en 1824 pour honorer la visite du marquis de Lafayette dans la ville et dédiée à "tous ceux qui ont vécu et sont morts pour la liberté".

• La tête de lion provient du bâtiment démoli de la Banque nationale américaine sur High Street
LA SUITE LE MOIS PROCHAIN!...
SEASON 2, EPISODE 3, OCTOBRE 1782:
LE CORPS EXPÉDITIONAIRE DE ROCHAMBEAU
DE CROMPOND, NY À BOSTON, MA.
MISSION ACCOMPLIE

L'année dernière, nous avons raconté en 5 épisodes, de juin à octobre, la longue marche de l'armée française sous le général comte de Rochambeau de Newport, R.I. à Yorktown, VA, à travers les États de CT, NJ, NY, PA, DE, MD

Nous reprenons la série, qui s'étendra de ce mois jusqu'en décembre : "Saison 2, Episode 3 : Octobre 1782, New York & Connecticut"

Après la victoire à Yorktown, la guerre n'était pas officiellement terminée. Il faudra encore plusieurs mois avant que l'Angleterre ne reconnaisse l'indépendance des États-Unis et signe le traité de Paris le 3 septembre 1783.

Pendant ce temps, les forces britanniques contrôlaient encore des villes comme New York.
L'armée française a passé la majeure partie de l'hiver 1781-1782 stationnée à Williamsburg, en Virginie, et a commencé à marcher vers le nord le 1er juillet 1782 pour atteindre Boston en décembre et rentrer chez elle.
Certaines unités restent sur place, comme la fameuse Légion de hussards de Lauzun, qui veille pendant l'hiver 1782-1783.

L'itinéraire de la marche de retour était d'humeur beaucoup plus légère, ce qui est compréhensible. Elle n'est pas aussi bien documentée que la marche vers le sud dont nous avons parlé l'année dernière. Pourtant, il y a plusieurs repères sur le chemin que nous sélectionnerons, ainsi que quelques anecdotes sympathiques que nous raconterons dans les prochains bulletins jusqu'en décembre.

Ci-dessous quelques repères relatifs au mois d'OCTOBRE 1782, lors de la traversée des États de New York et du Connecticut.
QUELQUES PLAQUES SÉLECTIONNÉES
OCTOBRE 1782
Rochambeau Park, Yorktown Heights, NY
Photo: by Ralph Nelson Kirkwood Chapter, Delaware Society SAR
• Arrestation de Rochambeau : le général Rochambeau loge dans la maison d'un pauvre meunier du nom de Samuel Delavan sur Hallock's Mill Road à Yorktown Heights. Au petit déjeuner, le shérif local est venu avec Delavan pour lui dire que les troupes avaient fait pas mal de dégâts et que M. Delavan voulait être remboursé. Le shérif dit qu'il était désolé, qu'il reconnaissait les services importants que le général avait rendus. M. Delavan a alors mis sa main sur le cou du général Rochambeau. Le shérif le prit par l'épaule et le saisit par l'autre côté. Rochambeau a conseillé au shérif de partir s'il ne voulait pas devenir lui-même prisonnier ! (Tous les dommages ont été entièrement payés).
• INSCRIPTION
PARC ROCHAMBEAU
AINSI DÉDIÉ EN L'HONNEUR DE
JEAN-BAPTISTE-DONATIEN de VILMEUR
COMTE DE ROCHAMBEAU
QUI CAMPA ICI AVEC
LES ARMÉES DE FRANCE POUR
AIDER LA CAUSE AMÉRICAINE
DANS LA GUERRE D'INDÉPENDANCE
Yorktown (?) R.OF H. (?)
Panneau, “L'État du Ravitaillement”, Danbury, CT
À côté de Rider House (qui fait partie du Danbury Museum and Historical Society),
43 Main Street, Danbury, CT 06810
• LE PANNEAU DE DANBURY " l’Etat fournisseur " - Danbury était l'un des centres d'approvisionnement les plus importants de la guerre d'indépendance, ce qui a donné naissance au surnom du Connecticut ”L’Etat fournisseur ". La ville fut incendiée par des soldats britanniques en avril 1777. Au retour de Yorktown, l'armée de Rochambeau campe à plusieurs endroits à Danbury en octobre 1782, Camp 40.

• Le panneau est en face de la Rider House, construite c. 1785.

• Détail du panneau :
• « L'armée et le train de bagages de Rochambeau campaient à Danbury (orthographié Dambury par Berthier) sur le chemin du retour vers le nord. L'infanterie arriva à Danbury le 23 octobre 1782 et s'installa à Plum Meadow Woods et Plum Meadow Grove à proximité de South Street et Shelter Rock Road. Une grande partie de l'infanterie campait sur un terrain maintenant partiellement occupé par le vieux cimetière Saint-Pierre. Un autre était situé dans le secteur de Starr Road. Des divisions d'artillerie furent installées plus loin des deux côtés de Shelter Rock Road.
39e camp de l'Armée française. North Salem, NY
22 – 23 Octobre 1782
North Salem Town Hall, où Rochambeau et son État-Major ont été logés.
266 Titicus Rd, North Salem, NY 10560
Photo: By https://www.loc.gov/pictures/item/ny0866.photos.124670p, Public Domain,
• Après leur séjour d'un mois à Crompond/Yorktown Heights, NY, la première brigade, composée des Bourbonnois et de Royal Deux-Ponts, leva le camp le 22 octobre 1782 et commença la marche vers le Connecticut.

• L’armée a installé son 39ème campement près de la maison du général loyaliste De Lancey à North Salem, qui sert aujourd'hui d'hôtel de ville de North Salem.

• Rochambeau « s'est arrêté pour déjeuner avec le révérend » de Ridgebury, vraisemblablement un Dr Atwater, « son hôte de l'année précédente ». Atwater "nous a donné le meilleur de ce qu'il avait dans la maison".
40e camp de l'Armée française, Danbury, CT
23-24 Octobre 1782
Dambury, (sic), CT
Manuscrit, plume et aquarelle.
La plupart des plans sont orientés avec le nord vers le haut.
Ils sont reliés sous le titre « Amérique campagne 1782 : plans des différents camps occupés par l'armée aux ordres de M. le Comte de Rochambeau ».
Ce volume a appartenu à Rochambeau lui-même.

Photo credit: Library of Congress Geography and Map Division Washington, D.C. 20540-4650 USA dcu, location: https://lccn.loc.gov/00552208 retrieved July 17, 2021
• Les mouvements des troupes avaient été soigneusement préparés à l'avance par une équipe talentueuse de cartographes, qui parcouraient le Connecticut pour identifier les meilleurs itinéraires et les meilleurs endroits pour les campements. Aucun croquis n'a été conservé apparemment, cependant Berthier a rapporté en France ses magnifiques cartes en couleur.

• Elles restent ainsi parmi les premières cartes détaillées de ces zones, et leur précision, même selon les normes GPS actuelles, est impressionnante. On peut encore identifier aujourd'hui des églises, des tavernes, et même si des tronçons de routes ont été élargis et remplacés par des routes modernes, il y a encore des parties de la route qui n'ont pas beaucoup changé.

• Le 40e campement est situé à Danbury. Le soldat George Daniel Flohr du régiment Royal Deux-Ponts écrivit : « Le 23 octobre, nous avons de nouveau levé le camp et avons marché 15 milles jusqu'à Danbury, une petite ville dans les montagnes dans une région agréable. Nous installons notre campement tout près. C'est ici que commence la province de la Nouvelle-Angleterre."

• Simultanément, la Légion de Lauzun revint sur ses pas jusqu'à Peekskill, traversa à nouveau l'Hudson et commença sa marche via Suffern jusqu'à Wilmington, Delaware, où elle prit ses quartiers d’hiver 1782/83. 

• Après leur campement à Danbury, les troupes ont marché jusqu'à Newtown, où elles occupèrent le même campement que l'année précédente.

• Le lieutenant Verger du régiment Royal Deux-Ponts note qu'à Newtown « nous avons réparé les wagons de l'armée, qui étaient alors en très mauvais état ».

• Les amitiés nouées l'année précédente se renouèrent avec force, d'autant plus que l'armée française avait aidé l'Amérique et remporté la victoire à Yorktown sur les Britanniques : le colonel Jean Nicolas Desandrouins qui commandait les ingénieurs de Rochambeau, logeait chez un dénommé John Trobrige, “un très bon homme mais pauvre." À Newtown, il a également séjourné dans une famille avec laquelle il avait logé l'année précédente. La famille insiste pour lui fournir un logement et lui témoigne de la gratitude et des « toutes sortes d'amitiés »

• Les forces françaises campèrent sur le même site en 1782 qu'elles avaient campé en 1781; il n'existe pas de carte séparée pour ce camp.

• Le 26 octobre 1782, les troupes atteignirent le camp de Middlebury « par un temps épouvantable ; il pleuvait à torrents... Jamais les troupes n'ont autant souffert pendant trois campagnes que ce jour-là », écrit le baron Closen, l'un des aides de camp de Rochambeau.

• Selon Jean Baptiste Antoine de Verger, officier suisse du régiment Royal Deux-Ponts : « Nous sommes partis très tôt le matin et avions à peine commencé notre marche qu'il s'est mis à pleuvoir à torrents. C'était la pire chose qui pût nous arriver, car de tout notre voyage nous n'avions jamais trouvé une aussi mauvaise route. ... La pluie continuelle, ajoutée au froid, nous a causé des souffrances inexprimables.”

• « Le 27, écrit le baron Closen, "nous repassons la même rivière Stratford sur un pont de bois, comme celui de Carleton, à 7 milles de “Casse-Col” (Breakneck). Vous entrez ensuite dans le village de Waterbury, qui est très long et contient plusieurs jolies maisons."
BULLETINS MENSUELS DES MOIS PRÉCÉDENTS

NOTRE OBJECTIF : mettre en lumière un épisode ou un personnage historique célèbre ou moins célèbre de la longue histoire commune entre la France et les États-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.

Vous pouvez avoir accès à tous nos anciens bulletins mensuels
depuis février 2021 en visitant notre site internet :

Vous pouvez cliquer sur les photos de nos bulletins et sur les liens indiqués en bleu pour plus d'informations et un accès direct aux références.

Veuillez excuser toute maladresse ou erreur grammaticale
dûes à une traduction semi-automatique
Dans notre prochain Bulletin de novembre, nous continuerons à suivre les pas du marquis lors de sa tournée en novembre 1824 à travers Monticello, Charlottesville et Fredericksburg en Virginie, ainsi que la longue marche de l'armée française vers Boston en 1782 après la victoire de Yorktown.
NOUVELLES RÉCENTES
UNE RÉCEPTION MÉMORABLE LE 13 OCTOBRE
AUX SERVICES CULTURELS - VILLA ALBERTINE, NEW YORK
Antoine de Saint-Exupéry, Rockefeller Center, NY, July 13, 1939
Original photo and collage courtesy of Fondation Saint-Exupéry Pour la Jeunesse
• Le 13 octobre, à l'occasion de la remise des insignes de Chevalier de l'Ordre des Arts & Lettres à Stacy Schiff par M. Gaëtan Bruel, Conseiller Culturel de l'Ambassade de France et Directeur de la Villa Albertine, nous avons annoncé la sculpture du Petit Prince qui sera installée et inaugurée l'année prochaine aux Services Culturels - Villa Albertine à New York, par le célèbre sculpteur français Jean-Marc de Pas.

• Depuis sa parution en 1943, des générations d'enfants – et avec elles des générations d'adultes – sont tombées sous le charme du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry. Traduit dans plus de 500 langues et dialectes, le livre est le deuxième livre le plus traduit au monde après la Bible.

• Bien que ce personnage soit largement connu et aimé, peu de gens savent que Saint-Exupéry l'a créé à New York et à Northport, Long Island. Des dizaines de plaques et de statues à travers le monde commémorent le romancier, dont une plaque apposée sur la façade du 3 East 52nd Street inaugurée par notre organisation en l'an 2000. Cependant il n'y a pas de sculpture à Manhattan, où Saint-Exupéry vécut en 1941 et 1942.
De New York, il a navigué vers l'Afrique du Nord en 1943 avec un exemplaire préliminaire de la fable/histoire dans son sac ; quinze mois plus tard, il disparaît aux commandes d'un Lockheed P-38 Lightning, alors qu'il est en mission de reconnaissance pour l'US Air Force au-dessus de la Méditerranée.

• À l'initiative de l'American Society of Le Souvenir Français, qui est à l'origine du projet, la sculpture du Petit Prince sera installée près de l'entrée principale du siège de la Villa Albertine, accessible aux passants de tous âges et de tous horizons. Les clients d'Albertine, la librairie française et anglaise de la Villa Albertine, verront la statue en entrant et pourront être inspirés pour trouver le livre précieux une fois à l'intérieur.

• Ce projet de sculpture a reçu le soutien officiel de S.E. Denise Campbell Bauer, Ambassadeur des États-Unis à Paris, et S.E. Philippe Etienne, Ambassadeur de France à Washington, DC. Le Comité d'Honneur est co-présidé par Stacy Schiff et Olivier d'Agay, petit-neveu Antoine de Saint-Exupéry, Lionel de Saint-Exupéry, Vice-Président de la Fondation Saint-Exupéry pour la Jeunesse. Le Comité de Pilotage est constitué par Nicolas Delsalle-Mun, Délégué Général de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse, Thierry Chaunu, Président de la Société Américaine Le Souvenir Français, Inc. et les Membres du Conseil Jean-Hugues Monier & Francis Dubois.
Photos de la réception: Daniel Falgerho - Photo ci-dessus: Jean-Marc de Pas
CÉLÉBRATIONS DE YORKTOWN
Mardi 18 octobre 2022 : Cérémonie de dédicace
du panneau touristique
"L'amiral de Grasse, la Marine française
et l'indépendance américaine"
Nous avons fièrement inauguré ce nouvel ajout dans le magnifique front de mer Riverwalk de Yorktown avec le contre-amiral Frédéric de Rupilly, de la Marine Nationale, venu du quartier général de l'OTAN à Norfolk et qui nous a honorés par sa présence et ses remarques, devant des dizaines d'invités de marque. Le texte et les illustrations de ce panneau touristique, un projet de l'American Society of Le Souvenir Français, ont été rendus possibles par le Dr Robert A. Selig, Ph. D.
Photo et vidéo avec l'aimable autorisation de Kathleen Graytok.

Vous pouvez télécharger la vidéo en cliquant sur le lien : https://drive.google.com/file/d/1DbaI6O-QWjzqeIRRmOq95fz0-qRCJGuB/view?usp=sharing

Nous remercions les Membres du "Comité de la plaque de Yorktown":
Nicole Yancey • Amiral Hilaire Ducellier • Amiral Frédéric de Rupilly
Colonel Aymeric Tardieu de Maleissye • Lt Colonel Alain Abad • Lt Colonel Mathieu Brulais Johnny Carawan • Dr Robert A. Selig, Ph.D. • Thierry Chaunu
Mercredi 19 octobre, dépôt de gerbe au Cimetière Français
Photo (de gauche à droite) par Kathleen Graytok : M. Alain Leca, président des Anciens combattants français à Washington DC, Thierry Chaunu, François Penguilly, Consul général de France à Washington DC, le capitaine Jean-René Degans, Marine Nationale, après le dépôt des gerbes. A noter le bouquet de roses blanches "Never Forget" déposé sur cette terre sacrée par Richard Azzaro, co-fondateur, Society of Honor Guard Tomb of Unknown Soldier, qui a "adopté" les 50 soldats et marins français inconnus enterrés dans une fosse commune dans cette clairière.
Mercredi 19 octobre, dépôt de gerbes au Mémorial français
Des officiers, soldats, marins et aviateurs de l'Armée, de la Marine et de l'Aviation françaises basés au siège de l'OTAN à Norfolk ont ​​rendu hommage à leurs vaillants ancêtres morts pour la cause de l'Indépendance américaine et de la liberté, et dont les noms sont inscrits sur le "French Memorial". La cérémonie a été dirigée par le Capitaine de vaisseau Jean-René Degans, de la Marine Nationale, et le Lieutenant-colonel Mathieu Brulais, de l'Armée française. Une gerbe de l'American Society of Le Souvenir Français a été déposée par le Dr Robert A. Selig, Ph.D et Thierry Chaunu.
Photos avec l'aimable autorisation de Kathleen Graytok et Mme Selig.
Mercredi 19 octobre, cérémonie au Monument de la Victoire
Lors du défilé annuel qui a suivi, une délégation de la frégate française Hermione a été chaleureusement accueillie. La célèbre réplique du navire du XVIIIe siècle subit actuellement de coûteuses réparations en cale sèche à Bayonne, en France, et pour laquelle nous annoncerons bientôt une importante campagne de financement avec plusieurs organisations patriotiques-soeurs de ce côté-ci de l'Atlantique. Restez à l'écoute de nos annonces dans nos prochains bulletins. La cérémonie patriotique au pied de la colonne de la Victoire a commencé peu après la fin du défilé. Après les remarques d'ouverture de François Penguilly, Consul général de France à Washington, le Dr Robert A. Selig, Ph.D était le conférencier principal avec un récit inoubliable et détaillé du rôle crucial de l'armée et de la marine françaises dans cette victoire franco-américaine, qui a permis l'indépendance américaine.
Photos : Thierry Chaunu
NOUS FERONS UN COMPTE-RENDU DES AUTRES CÉRÉMONIES DE
WASHINGTON DC (21 OCTOBRE) ET DE PHILADELPHIE (25 OCTOBRE)
DANS LE BULLETIN DU MOIS PROCHAIN.
NOUVELLES PASSIONNANTES ET NOUVELLE VIDÉO
DE LA FERME ODELL - QUARTIER GÉNÉRAL DE ROCHAMBEAU
Une photo du XIXe siècle de l'arrière de la maison montrant la cuisine au milieu.
Regardez la vidéo en cliquant sur la photo ci-dessus ou https://youtu.be/0ACZtuk5nfk
Le lancement du campement de Westchester à Philipsburg en 1781

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES FRIENDS OF ODELL HOUSE
Nous sommes ravis d'annoncer le lancement sur YouTube de notre nouvelle vidéo, Westchester's Philipsburg Encampment of 1781. Écrit, produit et réalisé par Chris Rubeo, membre du conseil d'administration de l'OHRH, il a été conçu pour être utilisé par les étudiants de Westchester qui étudient l'histoire américaine en quatrième et septième années. .Mais c'est aussi une introduction pour quiconque s'intéresse au rôle de Westchester dans la guerre d'Indépendance. Le "Hudson River Valley National Heritage Area" a fourni des fonds pour créer cette nouvelle vidéo après la première vidéo intitulée "Merci, la France", dont la présentation a eu lieu en mars de cette année.
Lorsque le Quartier Général d'Odell House Rochambeau sera ouvert aux visites, ces vidéos seront diffusées sur les écrans du centre d'accueil et prépareront les visiteurs à voir les expositions. Merci à Chris, à l'ancien membre du conseil d'administration Andrew Bordwin, au vice-président du conseil d'administration Tom Hay (qui apparaît dans le film en tant que général Rochambeau) et à tous ceux qui ont aidé à mener à bien ce projet.

L'achèvement de l'étude archéologique à l'OHRH

Hartgen Associates a terminé le rapport écrit de toutes leurs découvertes de la « grande fouille » en mai. Il s'agit d'un rapport très complet décrivant l'histoire du site dans le contexte de l'histoire de l'État de New York et reliant cela à leurs découvertes. Ils ont creusé 39 tranchées ou trous et soigneusement étiqueté chaque sac de matériel qu'ils ont trouvé. Ces sacs sont maintenant en la possession des Amis et attendent d'être exposés au musée. Parmi les objets les plus intrigants figurent des tessons de poterie qui correspondent à des pièces de poterie intactes que nous avons sauvées de la maison. D'autres zones d'exploration ont été identifiées, y compris la possible cuisine extérieure maintenant considérée comme une cheminée partiellement effondrée à l'arrière de la section de 1855. Dans nos recherches pour l'étude Slavery and Odell Farm, nous arrivons à la conclusion que les esclaves de la ferme vivaient très probablement à l'intérieur de la maison, car aucune preuve d'habitations d'esclaves détachées n'a été trouvée dans cette étude. C'était l'espace habituel alloué aux esclaves dans la basse vallée de l'Hudson et à New York et nous aimerions enquêter sur le sous-sol et le grenier de la maison dans une autre étude archéologique. Grâce à nos généreux donateurs privés, nous avons entièrement financé l'étude archéologique et nous espérons aller plus loin dans le futur avec le même soutien. Vous pouvez lire le rapport Hartgen ici.

Contrat signé pour le plan paysagiste

Aspect 120 a été choisi pour rédiger le plan de paysagiste de l'OHRH. Dirigée par l'architecte paysagiste agréée, Susan Jainchill, l'entreprise commencera les travaux la semaine prochaine. Le plan sera achevé au plus tard en avril 2023 et comprendra des allées accessibles aux personnes handicapées, une salle de classe extérieure désignée, un espace de réunion pour les grands groupes, l'emplacement d'un Monument aux quatre soldats français décédés alors qu'ils campaient à Hartsdale en 1781 et bien plus encore. Le Souvenir Français USA, une division de l'association nationale française conservant les monuments aux morts et la mémoire de ceux qui sont Morts pour la France, a généreusement fait don de fonds pour le monument. Les Amis ont un comité actif travaillant avec Aspect 120 et s'attendent à travailler avec des clubs de jardinage locaux pour créer des jardins indigènes et une réplique du potager utilisé par la famille Odell.

Mise à jour de la construction

Le 24 octobre, la firme Abbott et Price commencera les travaux de remplacement de l'ancien toit par une toiture en bois permanente et fidèle à l'histoire. Il s'agira d'un processus de quatre mois qui commencera par la section de pierre de 1855 et passera aux sections de 1732 puis de 1760. En achevant le calfeutrage du deuxième étage de 1855, elle devrait permettre de commencer ensuite les travaux visant à rendre le premier étage utilisable prochainement pour quelques expositions temporaires. Nous vous donnerons plus d'informations à ce sujet dans notre newsletter de novembre.
 
Nouveaux membres du conseil d'administration et rapport annuel 2021

Lors de notre assemblée annuelle du 10 septembre, nous avons été heureux d'élire quatre nouveaux membres. Donald et Christine O'Dell (oui, il est un descendant à la fois de Jonathan Odell et de la famille de Margaret Dyckman) de Newburgh, N.Y. et Rob Pellegrino et Peter Marcus d'Ardsley. Rob et Peter sont respectivement l'historien d'Ardsley Town et le chef de la société historique d'Ardsley, et des partisans de longue date de notre projet. Marc Cheshire, notre merveilleux webmestre et directeur des communications et Kathy Evers, trésorière adjointe, ont été élus membres du comité exécutif. Nous étions tristes de dire au revoir à Fred Charles, Andrew Bordwin et Bill Morrissey et nous les remercions pour toutes leurs nombreuses contributions à l'OHRH.
Lors de la réunion, nous avons également approuvé la publication de notre premier Annual Report couvrant la période de 2020 à fin 2021. Les Amis ont énormément grandi depuis notre fondation en janvier 2020, et nous n'aurions pas pu accomplir la moitié de nos progrès sans les dons très généreux de nos nombreux soutiens énumérés dans le rapport. Les projets en cours comprennent l'achèvement du guide des documents Odell conservés à la Westchester County Historical Society (où ils seront bientôt disponibles pour tous les universitaires), l'achèvement du rapport sur l'esclavage et la ferme Odell, un rapport sur les Amérindiens dans la région de Hartsdale et beaucoup plus. Cherchez une exposition de cartes de vœux victoriennes des papiers de la famille Odell à la bibliothèque de Greenburgh en décembre.
 
Nous avons besoin de votre soutien
Ces projets auront besoin de financement pour être achevés et publiés. Nous ne pouvons pas vous remercier assez pour vos dons et vous exhortons à continuer alors que nous lançons la campagne 2022. Vous pouvez faire un don via notre website ou par chèque, envoyé par la poste au siège social de Friends of Odell House Rochambeau, c/o Seal, 14 Rochambeau Dr., Hartsdale, N.Y. 10530.
AIDEZ LES VOLONTAIRES MILITAIRES FRANÇAIS À L'OTAN
(NORFOLK)
POUR ACQUÉRIR DES UNIFORMES D'ÉPOQUE POUR DES COMMÉMORATIONS
Pictured above: Gâtinois and Saintonge Regiment of Infantry in Parade Dress 1781 - SOURCE: The American Revolution, 1775-1783. Paintings by Jean Leffel, based upon illustrations of H. A. Ogden and Lt. Charles M. Lefferts. Photolithos printed Zurich, Switzerland. Historical descriptions by Harry W. Barker, Jr.
• Nous avons lancé une campagne de collecte de fonds dans le but de fournir aux volontaires du contingent militaire français stationné au siège de l'OTAN en Virginie des uniformes d'époque, pour participer aux côtés des volontaires américains à des cérémonies patriotiques communes. Ces ensembles d'uniformes militaires d'époque sont fabriqués aux États-Unis par des tailleurs spécialisés très qualifiés et seront des reproductions exactes, jusqu'au dernier bouton.
Nous saluons avec gratitude une généreuse contribution de l'Association des Cadres de Réserve Français aux Etats-Unis (ACREFEU) mais nous sommes encore à court de 1 000 $ de notre objectif.
Aidez-nous s'il vous plait! Votre don est déductible d'impôt! Dons suggérés : 50 $ - 100 $ – Une médaille de reconnaissance du Souvenir Français sera offerte pour les dons supérieurs à 500 $.

Veuillez envoyer votre don via PayPal : https://souvenirfrancaisusa.org/donate/ ou par chèque, à l'ordre de "American Society of Le Souvenir Français, Inc"

Veuillez indiquer : "Uniformes Historiques de Rochambeau"
UNE ANNONCE DE
The BATTLE OF RHODE ISLAND ASSOCIATION
Évaluation archéologique du fort de Butts Hill, Portsmouth, RI

COMMUNIQUÉ DE PRESSE:
L'association Battle of RI (BoRIA) est heureuse d'annoncer qu'une évaluation archéologique du fort de Butts Hill a été achevée. Ce travail a été réalisé par Joseph (Jay) Waller, un archéologue du Public Archaeology Laboratory (PAL), l'une des principales entreprises de la Nouvelle-Angleterre. BoRIA exprime ses remerciements à M. Waller et PAL qui ont fait ce travail pro bono.

Dans « Technical Memorandum, Butts Hill Fort Restoration Master Plan, Portsmouth, Rhode Island - Archaeological Reconnaissance and Assessment August 2022 », M. Waller passe en revue l'histoire du fort et toutes les enquêtes archéologiques précédentes dans les environs. Butts Hill Fort est une caractéristique historique importante associée à la Révolution américaine. Le site est répertorié dans le registre national des lieux historiques, est un monument historique national et est un site contribuant au sentier Washington-Rochambeau (WARO) du National Park Service.

Tout travail potentiel de perturbation du sol au fort, y compris les enquêtes archéologiques, peut nécessiter le respect des réglementations fédérales et étatiques pertinentes en matière de préservation historique et est soumis à l'examen de la Rhode Island Historical Preservation and Heritage Commission (RIHPHC).

Si des travaux futurs utilisent des fonds fédéraux ou nécessitent des permis ou des autorisations fédéraux, la National Historic Preservation Act "exige que les agences fédérales fassent preuve d'une plus grande diligence lorsqu'elles envisagent des entreprises susceptibles d'affecter directement et négativement" les monuments historiques nationaux et "dans la mesure du possible, entreprendre la planification et les actions nécessaires pour minimiser les dommages à ce point de repère ». Les travaux futurs sur ce site historique national pourraient nécessiter une consultation avec le National Park Service.

PAL recommande que le comité évite ou minimise les futures activités perturbatrices du sol à l'intérieur et autour du fort dans la mesure du possible. Les futures passerelles et sentiers devraient être surélevés au-dessus du niveau existant pour recouvrir et protéger les caractéristiques historiques et archéologiques ci-dessous au lieu de les affecter.

Une grande partie du fort est végétalisée. Les grands arbres et la croissance végétative secondaire à enlever doivent être coupés au ras du sol pour éviter les perturbations involontaires et compromettre l'intégrité sous-jacente du fort. La signalisation, les mâts de drapeau ou d'autres éléments doivent être remplacés en nature ou dans les zones perturbées du site si possible, pour éviter d'avoir un impact supplémentaire sur le site.

Le COMITÉ DE RESTAURATION DU FORT DE BUTTS HILL est un comité de l'ASSOCIATION DE LA BATAILLE DE RHODE ISLAND. La mission du comité est de restaurer et d'entretenir le fort de la guerre d'indépendance afin de fournir un site éducatif et récréatif sûr et accessible qui suscite l'intérêt du public pour ce monument historique national et son rôle dans la bataille de Rhode Island. L'Association est une organisation à but non lucratif enregistrée 501 (c) (3) engagée à sensibiliser le public au rôle du Rhode Island dans la guerre d'indépendance. Les dons peuvent être faits à l'ordre de "BoRIA" à PO Box 626, Portsmouth, RI 02871.
NOUVELLES DE LAFAYETTETRAIL.ORG
Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie de l'épisode 17 de Follow The Frenchmen, notre série de vidéos sur le Lafayette Trail ! L'épisode se déroule à Yorktown, en Virginie. Cliquez sur le lecteur vidéo en haut de cet e-mail pour le vérifier maintenant !

#followthefrenchmen ÉPISODE 17 | Yorktown, Virginie. Dans cet épisode, suivez Julien jusqu'au berceau de l'indépendance américaine : Yorktown, VA. Découvrez comment la visite de Lafayette du 18 au 20 octobre 1824 a confirmé le récit de 1781 tout en enrichissant l'histoire de Yorktown. Découvrez le célèbre champ de bataille de Yorktown et promenez-vous le long du pittoresque front de mer historique de Yorktown. Quarante-trois ans après l'indépendance américaine à Yorktown, quel a été l'effet de la visite de retour de Lafayette sur les scènes de ses premiers succès ? Qu'est-ce que cela signifiait pour la petite ville et le pays? Qui s'occupe de cette histoire aujourd'hui au nom de tous les Américains ? Suivez The Frenchmen et découvrez-le maintenant !

Vous pouvez également visionner l'épisode 17 en visitant notre site officiel YouTube Channel.
La vidéo comprend des sous-titres codés. Pour activer cette fonctionnalité, cliquez sur l'icône CC sur le côté droit de la barre de navigation en bas de l'écran.
Le Lafayette Trail, Inc. est heureux d'annoncer l'inauguration prochaine d'un nouveau marqueur historique du Lafayette Trail à Maysville, KY, le mercredi 16 novembre à 14h30 (Eastern Time).

La cérémonie d'inauguration du marqueur aura lieu près du Kentucky Gateway Museum Center situé au 215 Sutton Street, Maysville, KY 41056.

Aucune inscription n'est requise. Si vous avez des questions, veuillez envoyer un courriel à dedications@thelafayettetrail.org
CONFERENCE À L'AMBASSADE DE FRANCE
par le Dr. Iris de Rode
Le rôle de la France dans la guerre d'indépendance américaine
Jeudi 27 octobre 2022
Ouverture des portes : 13h30
Conférence : 14h30 - 16h30.
La Maison Française - Ambassade de France
4101, chemin du réservoir nord-ouest
Washington, DC 20007

La Maison Française de l'Ambassade de France, et Douglas Bradburn, Ph.D., Président & CEO de George Washington's Mount Vernon, vous invitent cordialement à une présentation du nouveau livre du Dr Iris de Rode, François-Jean de Chastellux, un soldat -philosophe dans le monde atlantique à l'époque des Lumières (Honoré de Champion, 2022). La présentation sera suivie d'une session Questions-Réponses .

Basé sur la fouille des archives privées largement inexplorées de la famille Chastellux, ce livre retrace la vie de Chastellux, considérant ses origines familiales et sociales comme le moteur de son rôle de soldat-philosophe dans le monde atlantique au siècle des Lumières.

Accueil : Ambassadeur de France aux Etats-Unis, S.E. Philippe Etienne
Remarques d'introduction : Dr Douglas Bradburn, président et chef de la direction, George Washington's Mount Vernon
Modérateur : Dr Vincent Michelot, Attaché pour l'Enseignement Supérieur à l'Ambassade de France
Avec : Dr Iris de Rode

Cliquez sur le bouton ci-dessous pour RSVP !

Mount Vernon appartient et est entretenu par la Mount Vernon Ladies 'Association of the Union, une organisation privée à but non lucratif. Nous n'acceptons pas de financement gouvernemental et comptons sur des contributions privées pour aider à préserver la maison et l'héritage de George Washington.
COMMÉMORATIONS À VENIR
HOMMAGES ANNUELS AUX
SOLDATS, MARINS ET AVIATEURS FRANÇAIS
Ces cérémonies sont ouvertes à tous
SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 à 9H00
Cérémonie annuelle d'hommage à la mémoire de 25 soldats de l'Armée du Général Comte de Rochambeau inhumés au Cimetière Providence, Rhode Island organisée par le Prof. Norman Desmarais. Un hommage sera également rendu au colonel Israel Angel, le plus haut gradé du Rhode Island ayant servi dans l'armée continentale, qui est enterré à côté du monument aux Français, et à Stephen Hopkins, signataire de la déclaration d'indépendance, qui est enterré au sommet de la colline.
Il y a aussi un cénotaphe dans le même cimetière en l'honneur d'Alfred "Nattie" Duffié, général dans l'armée de l'Union, qui est né en France, et qui a commencé sa carrière militaire comme lieutenant dans un régiment de dragons de l'empereur Napoléon III et a combattu en Crimée . Nous écrirons un article sur lui dans un prochain Bulletin.
North Burial Ground, 5 Branch Ave.Providence, R.I. 02904
FÉDÉRATION DES ANCIENS COMBATTANTS FRANÇAIS
OFFICIERS DE RÉSERVE FRANÇAIS AUX ÉTATS-UNIS
SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 à 9H30
9h30 – Flushing Cemetery – "Carré des Anciens Combattants Français" où une gerbe sera déposée pour honorer leur mémoire ainsi que celle d'Eugene Bullard, le premier pilote afro-américain de l'histoire (voir notre Bulletin de février 2021 consacré à son histoire extraordinaire), qui est enterré parmi ses frères d'armes.
163-6 46th Avenue, Queens, NY 11358
Entrée par la 46e Avenue et la 162e Rue.
En voiture depuis Manhattan : Prendre Northern Boulevard, tourner à droite sur 162nd Street et à gauche sur 46th Avenue.
FÉDÉRATION DES ANCIENS COMBATTANTS FRANÇAIS
OFFICIERS DE RÉSERVE FRANÇAIS AUX ÉTATS-UNIS
SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 à 9H30
11h00 - Cimetière national de Cypress Hills où 25 marins "Morts pour la France" en 1918 ont été enterrés. Trois d'entre eux ont été rapatriés en France dans leurs familles. Les porte-drapeaux de la Fédération seront présents aux cimetières de Flushing et de Cypress Hills.
Lot des marins français
Cimetière national de Cypress Hills
625, avenue de la Jamaïque, Brooklyn, NY 11208
VENDREDI 11 NOVEMBRE 2022 - JOURNÉE DES ANCIENS COMBATTANTS
Sur la photo ci-dessus : le défilé de l'an dernier sur la Cinquième Avenue avec des drapeaux géants français et américains, et une copie du certificat mis à la disposition des scouts de la troupe 1, de leurs chefs et bénévoles.
Pour poursuivre notre tradition bien établie, la Fédération des Anciens Combattants Français, l'Association des Officiers de Réserve Français aux États-Unis (ACREFEU), TheFrenchWillNeverForget.org et la Société Américaine du Souvenir Français, Inc. participeront à la Journée des Vétérans Défilé de jour sur la 5ème Avenue. L'année dernière, nous avons commencé la tradition de donner un certificat d'appréciation (exemple ci-dessus)

Joignez-vous à nous et aux 60 éclaireurs de la troupe n°1 qui porteront les deux drapeaux géants américain et français sur la Cinquième Avenue !

Carte de la zone de parade : https://parade.uwvc.org/map
Date : vendredi 11 novembre 2022
Défilé : 12h30 – 15h30 (environ)
Diffusion TV : 12h30 – 15h00
Itinéraire du défilé : Nord sur la Cinquième Avenue, entre la 26e rue et la 50e rue (environ), New York (Manhattan), NY (carte)
Informations sur la diffusion : la parade sera diffusée en direct sur WABC dans la région de New York, et sera également diffusée en ligne. De plus amples détails seront fournis à l'approche de l'événement.
Zone de formation (rassemblement) : Les groupes et les véhicules se rassembleront de la 24e rue à la 29e rue, entre les 5e et 6e avenues (à l'ouest et au nord-ouest de Madison Square Park). Des groupes et des véhicules sélectionnés se rassembleront sur la Cinquième Avenue elle-même ou sur d'autres rues d'attente temporaires selon les instructions. (Carte)
Heure d'arrivée : Les groupes de marcheurs arriveront entre 9 h 30 et 13 h 30, selon leur place dans la ligne de marche. Les véhicules arriveront entre 8h00 et 13h30 (c'est-à-dire que certains véhicules devront arriver plus tôt)
Cérémonie d'ouverture/dépôt de gerbe : Il y aura un dépôt de gerbe traditionnel au Eternal Light Monument à Madison Square Park à 11h00 – 11h45 (environ). La participation sera limitée pendant la cérémonie elle-même. Remarque : En raison du grand nombre de couronnes présentées, la plupart seront pré-placées.
  • Tribune officielle : la tribune sera située du côté ouest de la Cinquième Avenue, juste au sud de la 26e rue (à gauche des marcheurs lorsqu'ils empruntent le parcours du défilé)
Dispersion / Fin du parcours : Le défilé se terminera vers la 50e rue (à finaliser). Les marcheurs et les véhicules se disperseront selon les instructions, vers la Sixième Avenue ou Madison Avenue.
Sur le Parcours :
Les participants à la formation de marche doivent s'aligner en formation minimum de quatre de front (en travers).
Les participants ne doivent pas distribuer quoi que ce soit à la foule.
Les marcheurs peuvent interagir avec les spectateurs le long du parcours, tant qu'ils ne ralentissent pas le défilé et que ces interactions sont positives et respectueuses.
Tous les participants doivent adhérer au code de conduite du défilé
La Journée des anciens combattants de la ville de New York est un événement non partisan et apolitique. Aucun message politique, autre que des expressions générales de soutien aux anciens combattants, n'est autorisé sur le parcours du défilé ou dans les zones de formation.

Pour l'inscription à la participation et les questions, contactez : Info@SouvenirFrancaisUSA.org
MESSE ANNUELLE EN HOMMAGE AUX NEW-YORKAIS
MORTS POUR LA FRANCE PENDANT LES DEUX GUERRES MONDIALES
FÉDÉRATION DES ANCIENS COMBATTANTS FRANÇAIS
OFFICIERS DE RÉSERVE FRANÇAIS AUX ÉTATS-UNIS
Dimanche 13 novembre 2022 à 9h30 :
Messe de l'Armistice à la Paroisse Notre-Dame. Le Père Michel Holloran officiera et les porte-drapeaux de la Fédération des Anciens Combattants Français seront présents. Après la messe, une gerbe à la mémoire des morts des Deux Guerres Mondiales sera déposée, pour honorer la mémoire des membres de la Fédération ainsi que celle des 463 Conscrits et Volontaires de New York "Morts Pour la France".
Après la traditionnelle photo, le déjeuner aura lieu au Restaurant Le Monde (2885 Broadway entre la 111e et la 112e rue - New York) pour le banquet annuel d'automne. La participation est de 100$ par personne, par chèque à l'ordre de la Fédération des Anciens Combattants avant le vendredi 7 novembre 2022 à l'adresse du Trésorier : Henri Dubarry, 62-17 37eme Avenue, Woodside, N.Y.11377
Église Notre-Dame
405 West 114th Street, New York, NY 10025
HOMMAGE SPÉCIAL À MR. ANDRÉ JOSEPH SCHEINMANN
MEMBRE DE LA RÉSISTANCE FRANÇAISE
Dimanche 6 novembre 2022 de 12h00 à 12h30
Cimetière Tifereth Israel, 1400 Old Plainville Rd, New Bedford, MA 02745

Cérémonie en hommage à M. André Joseph Scheinmann, alias André Maurice Peulevey. Juif né en Allemagne en 1915, sa famille déménage en France en 1933. Au début des hostilités, il s'engage dans l'armée française, qui lui donne le patronyme d'André Maurice Peulevey, en afin d'éviter les persécutions en cas de capture par l'ennemi. À l'automne 1940, il entre dans la Résistance française.
En 1942, il part clandestinement pour l'Angleterre, où il se forme pendant plusieurs semaines aux techniques d'espionnage. De retour en France, il est arrêté deux jours après par la Gestapo. Il a été déporté au KL Nazwiller le 9 juillet 1943 en tant que prisonnier "Nacht und Nebel"/ (Nuit et Brouillard) puis à Dachau le 4 septembre 1944.
Le 13 février 1946, le général De Gaulle lui décerne la croix de guerre 1939 avec palme et le 15 mars 1946 chevalier de la Légion d'Honneur.
Après cinq ans de service d'après-guerre auprès de ses camarades de la Résistance, les inscrivant dans les registres du gouvernement français pour les honneurs et les pensions de leurs familles, (en tant que Liquidateur de réseau), il s'installe définitivement aux États-Unis avec sa femme Claire. Dyment Jarrett, dont le service à la RAF en tant qu'interprète sans fil est rappelé au tableau d'honneur à Bletchly Park, et son fils, Michel.
Il est décédé à Boston en 2001 et est enterré à New Bedford, MA.

L'hommage sera rendu en présence du fils de Joseph André Scheinmann, M. Michel Scheinmann, et des descendants, parents, ainsi que des amis qui l'ont bien connu. Le professeur Norman Desmarais, délégué régional du Souvenir Français en Nouvelle-Angleterre, sera présent.

Cette cérémonie s'inscrit dans le cadre de l'hommage annuel rendu par Le Souvenir Français à Paris, 80 ans après, en l'honneur de 100 patriotes qui ont combattu pour la France et la cause de la Liberté. En 2022, nous rendons hommage à ceux qui ont accompli de grandes actions en 1942, l'un de ces 100 étant enterré aux États-Unis.

La cérémonie aura lieu à midi, le dimanche 6 novembre au cimetière Tifereth Israel, 1400 Old Plainville Rd, New Bedford, MA 02745.

Depuis Boston : prenez la Route 24 South jusqu'à la sortie 12 (New Bedford/Route 140 South). Tourner à droite à la sortie sur la route 140. Sud jusqu'à la sortie 4 (Mt. Pleasant Streeet/Airport Road). Tourner à droite à la sortie jusqu'au panneau d'arrêt. Prendre à droite au stop sur Mt. Pleasant à droite. Mt. Pleasant Street devient New Plainville Road. Suivez New Plainville Road et tournez à gauche sur le panneau d'arrêt Shawmut Avenue. Devient maintenant Old Plainville Road. Le cimetière est sur Old Plainville Road sur la gauche.
De la route 495 : Prenez la sortie 7, route 24 sud et suivez les instructions à partir de ce point, comme ci-dessus.
De la région de Providence/Fall River : Prendre la route 195 Est (vers New Bedford). Prenez la route 140 nord jusqu'à la sortie Kings Highway. Tourner à droite à la sortie jusqu'au panneau d'arrêt. Prendre à droite au stop sur Mt. Pleasant Street. Suivez les instructions ci-dessus.
Photos ci-dessus avec l'aimable autorisation de Diana Mara Henry. Pour plus d'informations sur les exploits et les difficultés extraordinaires de M. Scheinmann pendant la Seconde Guerre mondiale, visitez :
NOS MISSIONS:

• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,

• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.

• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.

• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.

Conseil d'Administration:
Par ordre alphabétique:
Françoise Cestac, Présidente d'Honneur
Thierry Chaunu, Président, et Délégué National du Souvenir Français aux USA
Yves de Ternay, Trésorier
Patrick du Tertre, 1er Vice-Président
Henri Dubarry
Francis Dubois
Alain Dupuis, 2nd Vice Président, Délégué National Adjoint
Daniel Falgerho, Secretaire
Pierre Gervois
Caroline Lareuse
Clément Mbom, Conseiller Education
Jean-Hugues Monier, Commissaire aux Comptes
Harriet Saxon
Nicole Yancey

Délégués Régionaux :
Jacques Baisnenou, Grands Lacs et Midwest
Prof. Norman Desmarais, Nouvelle-Angleterre
Marc Onetto, Côte Ouest
Brigitte Van den Hove-Smith, Sud-Est
Nicole Yancey, Yorktown & Virginie, ancienne Consule Honoraire de France en Virginie

Nous cherchons à compléter notre couverture géographique avec des délégués régionaux dans des villes telles qu'Austin ou Houston (pour la circonscription du Sud-Ouest), et La Nouvelle-Orléans (Louisiane).

L'American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une société américaine indépendante, apolitique, créée en 1993 à NY, avec le statut 501 (c) 3 à but non lucratif.
 


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