Liens d’amitié avec d’anciens clients – Résultats du sondage
En février, l’OPAO a sondé vos points de vue au sujet des thérapeutes qui se lient d’amitié avec d’anciens clients. Nous avons enregistré 128 répondants qui ont soumis les opinions suivantes :
S’agit-il du franchissement/violation d’une limite?
15% des répondants croient que l’amitié avec d’anciens clients constitue un franchissement ou une violation d’une limite, et que de tels liens ne sont jamais appropriés et devraient être évités.
Cependant, selon la majorité (76 %), les limites sont maintenues si les conditions suivantes sont remplies :
- L’équilibre du pouvoir est relativement bien réparti
- Le client ou la cliente n’est pas vulnérable
- Il ne s’agit pas d’une relation amoureuse ni sexuelle
- Il s’est écoulé suffisamment de temps entre la fin de la relation thérapeutique et le début de l’amitié.
Comment un collègue qui entreprend de telles relations est-il perçu par la profession?
26 % des répondants ont affirmé qu’ils remettraient en question le jugement d’un collègue s’ils apprenaient que ce dernier a tissé des liens d’amitié avec un ancien client. 63 % ont cependant indiqué qu’il leur faudrait en savoir plus avant de se faire une opinion au sujet de l’intégrité ou du jugement professionnel du ou de la collègue en cause.
Quels sont les risques en jeu?
Malgré le fait que 17 % des répondants considéraient qu’il n’y aurait aucun risque associé à une telle relation (pourvu que les conditions décrites ci-dessus soient respectées), près de 30 % ont affirmé que les risques suivants étaient possibles :
- Trop de confusion à la fois pour le thérapeute et pour son ancien client
- Le thérapeute en saurait plus au sujet de l’ancien client
- Le thérapeute se sentirait responsable des besoins de l’ancien client
- Le client surestimerait les opinions du thérapeute par rapport aux opinions d'autres amis
Comment devriez-vous intervenir en présence d’une telle situation?
Si un collègue envisageait la possibilité d’entreprendre une telle relation, la plupart des répondants (jusqu’à 72 %) lui recommanderaient une ou plusieurs des démarches suivantes dans son processus de prise de décision : introspection, envisager la situation sous l’angle de la déontologie professionnelle et/ou entreprendre une supervision clinique.
Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont répondu au sondage. Ne manquez pas les prochaines occasions de partager vos points de vue!