The American Society of Le Souvenir Français Inc.
Bulletin mensuel - Vol. III. No 11 - Novembre 2023
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Les Forts français de l'Ohio & de la Pennsylvanie
et l'étincelle qui déclencha une guerre mondiale
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Illustration de couverture : Peinture murale de Herman H. Wessel, « Sous la bannière de la France » (1927)
La peinture murale se trouve dans la bibliothèque du Palais de Justice du comté de Scioto.
605 Front St, Portsmouth, OH 45662
L'officier des Troupes de la Marine Celeron de Blainville est montré en train de rencontrer des Amérindiens et quelques commerçants britanniques au confluent des rivières Ohio et Scioto revendiquant toute la vallée de l'Ohio et ses affluents. Cette revendication a été réalisée en posant des plaques en plomb à certains endroits le long du cours de la rivière Ohio.
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EDITORIAL
En cette fin d'année, nous achevons dans ce Bulletin notre série sur les forts français dans les Etats-Unis d'aujourd'hui. En janvier, nous avons présenté les forts français dans l'État de New York. En mars, la série de forts dans le Midwest (Etats actuels du Michigan, Indiana, Illinois, Wisconsin, Minnesota, appelés la Haute-Louisiane à l'époque ). En juin, nous avons parcouru le Mississippi et la Basse-Louisiane (Etats actuels du Missouri, Arkansas, Tennessee, Alabama, Mississippi, Louisiane).
Dans le présent Bulletin, nous visiterons les forts de l'Ohio et de la Pennsylvanie et raconterons les événements qui s'y sont déroulés et qui ont déclenché ce que l'on pourrait appeler la toute première guerre mondiale : la "French & Indian War", ou la Guerre de Sept Ans, comme on l'appelle en Europe. Cette guerre, comme nous le savons tous, allait mettre fin à plus de deux siècles de présence française en Amérique du Nord, et ce quelques années seulement avant que les Français ne reviennent, cette fois pour aider les jeunes États-Unis à gagner leur indépendance face à l'empire britannique.
Aujourd'hui, ces forts français sont principalement commémorés par des panneaux touristiques, des stèles et des plaques en bronze. Avec l'extraordinaire expansion des États-Unis, il ne nous reste plus que des sites archéologiques ou des sites reconstruits pour les touristes. Pourtant, le souvenir de ce qui s'est passé dans l'Ohio et en Pennsylvanie nous enseigne plusieurs leçons. Dans les temps troublés que nous vivons, il n'est pas difficile de faire le parallèle avec d'autres plaques tectoniques impériales qui se déplacent les unes contre les autres sur plusieurs points de la planète, pleines d'escarmouches, de confrontations territoriales, de démographies divergentes, de sphères d'influence économiques rivales et de jeux d'alliances changeants avec des supplétifs locaux.
Plus loin dans ce Bulletin, nous poursuivrons notre série commencée le mois dernier et nous rendrons hommage à Douglas MacMonagle, un pilote volontaire américain de l'Escadrille Lafayette de la Première Guerre mondiale qui est "Mort Pour la France" au combat. Lors de votre prochaine visite à Paris, n'hésitez pas à inclure le Mémorial de l'Escadrille Lafayette à Marnes-la-Coquette dans votre itinéraire ou, si vous ne pouvez pas vous rendre en banlieue, à visiter le Monument des Volontaires américains dans le square Thomas Jefferson, situé à côté de la Place des Etats-Unis dans le 16e arrondissement. Et comme aucune visite à Paris ne saurait se concevoir sans visiter quelques expositions, ne manquez pas de visiter le Musée de la Marine, Place du Trocadéro, qui vient de rouvrir ses portes. Enfin, n'hésitez pas à vous rendre au siège du Souvenir Français, situé au 20 rue Eugène Flachat dans le 17e arrondissement de Paris pour découvrir l'exposition en cours (jusqu'au 11 décembre) consacrée à l'Histoire du Soldat Inconnu américain.
Comme toujours, ce Bulletin inclut les récentes commémorations, notamment l'hommage annuel rendu aux 56 soldats et marins français enterrés à Providence, Rhode Island, et la célébration de la Journée des Anciens Combattants et de l'Armistice du 11-Novembre 1918 à New York et Washington D.C.
Nous sommes également heureux de partager les annonces d'événements à venir et des dates importantes organisées par nos partenaires et amis. Parmi les nombreux événements et initiatives annoncés, plusieurs sont liés au prochain Bicentenaire de la tournée triomphale de Lafayette en Amérique et vont avoir des répercussions nationales. Nous rappelons aussi la campagne nationale de collecte de fonds pour aider à réparer la frégate Hermione, célèbre pendant la guerre d'Indépendance, appelée ici "La frégate de la Liberté" et pour laquelle nous nous mobilisons de ce côté-ci de l'Atlantique.
Nous vous remercions pour votre soutien constant. Nous apprécions chaque don, quel qu'en soit le montant. Chacun d'entre eux contribue grandement à la réalisation de projets concrets et durables. Votre soutien nous permet de remplir notre mission qui est de célébrer la mémoire de français illustres ou méconnus qui ont accompli naguère de grandes choses sur notre continent, et de préserver les liens historiques et solides d'alliance et d'amitié entre les États-Unis et la France.
Nous vous souhaitons, ainsi qu'à votre famille, de très bonnes fêtes de "Thanksgiving"!
Pour le Conseil d'administration,
Thierry Chaunu, Président,
American Society of Le Souvenir Français, Inc.
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Ci-dessus : une carte rare et extrêmement importante des Grands Lacs de 1755 dessinée par Jacques Nicolas Bellin. Cette carte, parue dans l'ouvrage Homann Heirs Atlas Major, couvre les cinq Grands Lacs ainsi que les terres indiennes adjacentes et les colonies anglaises de Pennsylvanie, du New Jersey et de New York. Parmi les forts indiqués figurent le Fort Frontenac, le Fort Niagara, la Mission François Xavier et le tout nouvellement créé « R. et Port de Checagou », le futur site de Chicago. Les Français, dépourvus des vastes ressources coloniales des Anglais et des Espagnols, et avec une démographie bien moindre, comptaient largement sur les alliances avec les populations autochtones plutôt que sur leur contrôle pur et simple.
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Ci-dessus : la partie de la carte de Bellin de 1755 montrant la vallée de l'Ohio est agrandie, avec les sites des quatre forts principaux ndiqués dans l'encadré de gauche. On peut voir en haut à gauche l'importance stratégique de ce vaste territoire, reliant le Canada, la Nouvelle France, au fleuve Mississippi, lui-même reliant la Haute et la Basse Louisiane.
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• Au milieu du XVIIe siècle, la France et la Grande-Bretagne se sont retrouvées au bord d'une déflagration alors qu'elles se disputaient le contrôle de la vallée de l'Ohio, qui englobe une grande partie de l'Ohio, de la Pennsylvanie et de la Virginie-Occidentale actuels. Les Français ont fait valoir leurs droits sur la région sur la base des explorations menées par le célèbre explorateur La Salle en 1669.
• Afin de consolider la position de la France, le gouverneur du Canada, le marquis de la Galissonnière, envoie Pierre-Joseph Celoron de Blainville (1693-1759) en mission sur les rivières Allegheny et Ohio. Accompagné de 230 soldats français et de guides indiens, Celoron arrive à l'embouchure de Wheeling Creek en août. À cet endroit, son groupe enterre une plaque de plomb, revendiquant symboliquement toutes les terres drainées par les cours d'eau environnants au nom de Louis XV, le roi de France. Poursuivant son voyage, le groupe de Céloron descend la rivière Ohio jusqu'à ce qu'il atteigne le site actuel de Point Pleasant, où la rivière Kanawha rencontre l'Ohio. Le 18 août, ils enterrèrent une autre plaque, affirmant ainsi la souveraineté française. Au total, six plaques ont été enterrées le long de la rivière Ohio.
• Toutefois, ces efforts se sont révélés vains. La guerre "French & Indian War" (1754-63) s'est terminée par la victoire de la Grande-Bretagne. Dans le cadre du traité de Paris, la France renonça à toute revendication sur la vallée de l'Ohio. Une plaque de plomb enterrée à Point Pleasant, qui était devenue une curiosité historique, fut découverte par un jeune garçon qui jouait au bord de la rivière en 1846.
Les quatre forts que nous visiterons dans ce Bulletin racontent l'histoire de cette lutte territoriale qui a déclenché une guerre mondiale. La "French & Indian War", comme on l'appelle ici en Amérique, n'est qu'un des fronts d'une guerre mondiale, appelée "Guerre de Sept Ans" en Europe, qui s'est terminée par la fin de la présence française à l'est du Mississippi.
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Celoron de Blainville & les revendications territoriales de la France dans la vallée de l'Ohio
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Ci-dessus: "Carte d un voyage fait dans la Belle Riviere en la Nouvelle France M.DCC XLIX. Par le Révérend Père Bonnecamps, Jésuite Mathématicien". Domaine Public,
Le Père Bonnecamps est né à Vannes, en France. Il entra au séminaire des Jésuites de Paris en 1727 et fut professeur d'hydrographie au Collège de Québec. De 1743 à 1757, période durant laquelle il fut membre de l'expédition de Pierre Joseph Céloron de Blainville dans la vallée de l'Ohio de juin à novembre 1749, il combina les rôles d'aumônier, d'hydrographe et d'historien. Nous lui devons la première carte de la vallée de l'Ohio.
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Plaque en plomb revendiquant le territoire pour la France. Virginia Museum of History & Culture
428 N Arthur Ashe Boulevard Richmond, Virginia 23220
Les explorateurs revendiquaient les territoires qu'ils avaient découverts en installant des plaques de plomb qui, avec le temps, se retrouvaient enfouies. Bien entendu, cette pratique ne suffisait pas à elle seule à confirmer la possession effective du territoire. Seule la présence de soldats et de colons permettaient de confirmer dans les faits ces revendications territoriales. Sur des terres aussi vastes, ces revendications pouvaient être aisément contestées par des nations rivales...ne respectant pas à la lettre des traités européens, eux-mêmes sujets à interprétation.
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• Cette plaque de plomb (photo ci-dessus), l'un des artefacts les plus importants de la période coloniale en Virginie, a été placée à la jonction des rivières Kanawha et Ohio en 1749 par le capitaine Pierre Joseph Céloron de Blainville. Cinq autres plaques ont été posées le long d'autres affluents de la rivière Ohio pour affirmer les revendications de la France sur toutes les terres arrosées par ces rivières. Cette plaque est la seule qui soit restée intacte. On peut y lire :
"L'an 1749 Du Regne De Louis XV Roy De France Nous Celoron Commandant D'un Detachement Envoie par Monsieur Le Mis
de La Galissoniere Commandant General de la Nouvelle France
Pour retablir la Tranquillite Dans Quelques villages sauvages de ces Cantons Avons enterre cette plaque A L'entree de la Riviere Chinothahicheha Le 18 Aoust Pres de la Riviere Oyo Autrement Belle Riviere Pour Monument du Renouvellement de Possession Que nous avons pris de la ditte Riviere Oyo Et de Toutes les terres des deux cotes Jusque aux Sources des dittes rivieres Ainsi qu'en ont jouy et du jouir Les Precedens Roys de France Et qu'ils s'y sont maintenus par les Armes Et par les Traittes Specialement par ceux de Riswick Dutrcht Et Daix la Chpelle "
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• Pierre-Joseph Céloron de Blainville (29 décembre 1693, Montréal-14 avril 1759, Montréal) - aussi connu sous le nom de Céleron de Bienville (ou Celoron, ou Celeron, etc...) - était un officier français des Troupes coloniales de la Marine. En 1739 et 40, il dirige un détachement en Louisiane pour combattre les Chickasaw lors de la campagne avortée de 1739. En 1749, il dirige l'"expédition de la plaque de plomb" pour faire avancer les revendications territoriales de la France sur la vallée de l'Ohio.
• Pierre Joseph Céloron de Blainville entre dans l'armée en 1713 et est nommé lieutenant commandant du poste de Michilimackinac en 1734. Céloron est appelé en Louisiane avant l'expiration de son second mandat, en 1737, car la nation des Chickasaw, alliée des Britanniques, bloque les communications entre la Haute et la Basse Louisiane. En réponse à un appel à l'aide, Céloron est envoyé au Fort de l'Assomption, près de l'actuelle Memphis (Tennessee), avec un "nombre considérable d'Indiens du Nord" et une compagnie de cadets. Après quelques escarmouches, les Chickasaw sont prêts à faire la paix.
• Céloron est nommé au commandement de Détroit après son retour à Michilimackinac et est nommé chevalier de l'Ordre militaire de Saint-Louis et capitaine de la Marine. Il est nommé commandant du fort Niagara en 1744 et du fort Saint-Frédéric sur le lac Champlain en 1746.
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Fresques murales, Stèles, Plaque et Panneaux
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Ci-dessus : « Celoron revendique la vallée de l'Ohio pour Louis XV », fresque murale de 12'x20' réalisée par Mark Missman, 2009. La fresque a été conçue pour commémorer la présence des explorateurs français et de leurs compagnons jésuites dans la haute vallée de l'Ohio.
Centre civique, (Arena Wesbanco)
2 14th Street, Wheeling, Virginie-Occidentale 26003
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Il existe plusieurs monuments et plaques situés dans différents États,
tous commémorant l'expédition de Céloron.
Panneau
“Revendications territoriales françaises de 1749 sur l'Ohio River Valley”
801 East Pete Rose Way, Cincinnati OH 45202
• Inscription:
“En 1749, les Français en Amérique du Nord ont perçu une menace par l'expansion britannique à l'ouest des montagnes Allegheny jusqu'à la vallée de la rivière Ohio et au-delà. Le commandant français, Pierre Joseph Celeron, sieur de Blainville, avec 250 hommes, a quitté Montréal, Nouvelle-France, pour établir des revendications françaises. Ils ont enterré des plaques de plomb inscrites à l'embouchure de six affluents importants de la rivière Ohio. Trois plaques de plomb ont été récupérées, une a été envoyée en Angleterre et deux se trouvent dans des sociétés historiques américaines. La dernière plaque a été enterrée juste à l'ouest d'ici, à l'embouchure de la rivière Great Miami, avant que le détachement ne tourne vers le nord. Cependant, après la prise de Montréal par les Britanniques en 1760, les revendications françaises à l'est du fleuve Mississippi ont été cédées à la Grande-Bretagne par le traité de Paris de 1763. Le Parlement britannique annexe le Québec (maintenant le Canada) et contrôle toutes les terres au nord de la rivière Ohio jusqu'en 1776.“
Érigé 1994 par la Société des guerres coloniales dans l'État de l'Ohio et la Société historique de l'Ohio. (Numéro de repère 12-31.)"
Stèle & Plaque, “À cet endroit”
71 Chestnut St, Westfield, NY 14787
• Inscription :
“"Le portage français construit par
Céloron en 1749 et reconstruit en 1753
descendit la rive et traversa Chautauqua Creek
Érigé 1924 par le Patterson Chapter D.A.R."
Panneau, “L'Expédition de Céloron”
18 Jones and Gifford Avenue, Jamestown NY 14701
• Inscription :
« Expédition Céloron »
« En 1749, le capitaine Pierre Joseph Céloron de Blainville, avec une force de 213 soldats et Indiens, descendit le lac Chautauqua et la rivière Chadakoin jusqu'aux rivières Allegheny et Ohio, renouvelant la revendication française sur le bassin versant. Érigé 1986 par le Comité Historique de Jamestown. »
Stèle et panneau, “Old Portage Road”
Intersection de South Portage Road & South Gale Street, Westfield NY 14787
• Inscription de la stèle :
"Construit par Céloron en 1749 lorsqu'il explora et revendiqua cette région pour la France, suivit un sentier indien et traversa l'autoroute à cet endroit. En 1753, il a été reconstruit par les Français à des fins militaires. Érigé 1924 par le chapitre Patterson D.A.R. »
• Inscription du panneau à quelques pas :
« Construit par Céloron en 1749 lorsqu'il explora et revendiqua cette région pour la France. A suivi Indian Trail et a traversé l'autoroute à cet endroit en 1753. Érigé 1924 par Paterson Chapter DAR. »
Panneau, “Céloron’s expedition”
353 Pennsylvania Ave W, Warren, PA 16365
• Inscription:
“En 1749, une force française sous Céloron de Blainville pénétra dans la vallée de l'Ohio par le lac Chautauqua et le ruisseau Conewango. Une plaque de plomb a été enterrée à l'embouchure du Conewango revendiquant la région pour la France. Érigé 1947 par la Pennsylvania Historical and Museum Commission.”
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“Monument Français, Celoron de Blainville"
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“Monument français, Celoron de Blainville”
100 Gilman Avenue, near the end of Virginia Street, Marietta, OH 45750
Photo: Par Snoopywv - travaux personnels, CC BY-SA 3.0,
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" L'inscription figurant ci-dessous est une réplique de celle gravée sur une plaque de plomb"
"Enterrée à cet endroit le 15 août 1749 par CELORON De BLAINVILLE
Et dont un fragment récupéré en 1798 est conservé par l'American Antiquarian Society, Worcester, Mass. "
[Texte intégral en français déja cité plus haut]
Inscription de la plaque au pied du monument:
"Cette plaque présentée par le Gouvernement français
en souvenir des services rendus en France
par l'unité d'ambulance du Collège Marietta
au cours des années 1917 à 1919"
[Plaque inférieure gauche]
En 1749, le gouverneur français du Canada envoya Celoron de Blainville (parfois appelé Celeron de Bienville), avec 235 troupes françaises et indiennes sur les rivières Allegheny et Ohio pour reprendre possession des terres de l'ouest pour la France. Le long de sa route, l'expédition a enterré six plaques de plomb. La tablette de bronze ci-dessus contient leur texte commun."
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Historic site of Fort de la Presqu'île
1 State Street, Erie PA 16507
Photos: haut: Fort Presque Isle, photo par John Stanton 16 Aug 2012
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• Le Fort Presque Isle, également connu sous le nom de Fort de la Presqu'île, a été construit par des soldats français au cours de l'été 1753 le long de la baie de Presque Isle, dans l'actuelle région d'Érié, en Pennsylvanie. Il avait pour but de protéger l'extrémité nord du chemin de Venango. Ce fort marque la première implantation de postes français dans le pays de l'Ohio et fait partie d'une ligne défensive comprenant le fort Le Bœuf, le fort Machault et le fort Duquesne.
• La construction du fort Presque Isle est le résultat de l'occupation militaire française du pays de l'Ohio, qui a suscité des revendications rivales de la part des Britanniques et a finalement conduit à la guerre "French & Indian War". Après la victoire britannique à la bataille de Fort Niagara en 1759, les Français ont brûlé le fort et se sont retirés de la région. Aujourd'hui, une borne située à l'intersection de E Front St et de Parade Street commémore l'emplacement du fort, situé parmi les maisons à l'angle sud-est de E Front et de Parade Street.
Stèle & panneau “Fort de la Presqu’île, Gardien du Portage”
1 State Street, Erie PA 16507
• Inscription:
« Un fort frontalier français Le fort de la Presqu'ile était le premier d'une ligne de forts qui gardaient la route vers le Mississippi. Le noble objectif de 1753 était de construire quatre ports, Presqu'île, le Bœuf, Machault et Duquesne. À la fin de l'été, il était clair que seuls Presqu'ile, le Bœuf et le portage entre eux seraient terminés. Les premières forces françaises ont quitté Montréal en février, trainant leurs approvisionnements sur la glace et la neige. Puisqu'une garnison importante ne pouvait pas être approvisionnée pendant l'hiver, la plupart des hommes devaient revenir à l'automne. Le transport de fournitures lourdes et d'armes vers Fort le Boeuf s'est avéré difficile et lent, la route s'est transformée en champ de boue et a nécessité des ponts avec des rondins.
L'expédition Maritime:
Les Français se sont lancés dans une campagne, dirigée par Paul Marin de la Malgue, pour établir une ligne de forts dans des endroits stratégiques, visant à contrôler les voies navigables qui menaient du lac Érié, par un portage à French Creek, dans la rivière Allegheny, la rivière Ohio et finalement le Mississippi. Ce fort est devenu une véritable provocation pour les Britanniques.”
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Stèle, "Sites des Forts / Portage De Lery / L'expédition française de 1754”
1985 Fulton St, Port Clinton OH 43452
À gauche: Image capture Nov 2007 (c) Google 2021
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• Fort Sandoské était le nom du fort français. Fort Sandusky est le nom donné par les Britanniques lorsqu'ils ont construit un premier fort en 1745, puis en 1761. La chronologie montre le bras de fer intense et prolongé entre les Français et les Britanniques dans la région :
• En 1739, Orontony, chef Huron, demande à Charles de Beauharnois, gouverneur du Canada, la permission de s'installer au cœur de la Nouvelle-France pour mieux se protéger de ses ennemis Iroquois. Cependant, devant l'inaction des autorités coloniales françaises, Orontony déplace sa tribu sur la rive sud du lac Érié, près de la baie de Sandoské, où il établit un campement fortifié entouré d'une palissade en bois. Par la suite, Orontony engage des négociations commerciales avec les marchands anglais actifs dans la région.
• Un nouveau conflit éclate en 1744 entre les militaires français et anglais. Les Anglais apportent leur aide à Orontony et en font un allié de poids en améliorant son camp fortifié, qui prendra plus tard le nom de Fort Sandusky. En 1747, Paul-Joseph Le Moyne de Longueuil, gouverneur de la Nouvelle-France, envoie d'importants renforts au fort Détroit. Orontony décide alors de quitter la région des Grands Lacs et met le feu à son village fortifié de Sandoské avant de migrer vers le sud, dans la vallée de l'Ohio.
• En 1747, les militaires français prennent le contrôle des Grands Lacs et procèdent à la construction d'une nouvelle place forte, le fort Sandoské, dans la baie de Sandoské. En pleine guerre de Sept Ans, les Hurons reçoivent à Fort Sandoské un groupe d'Amérindiens de la nation Iroquoise. Ces Iroquois recommandent aux Hurons de se méfier des Anglais, qui ne cherchent qu'à semer la division entre eux pour mieux les anéantir après avoir chassé les Français.
• En 1754, les Français fondent avec succès le fort Junandat, un comptoir commercial situé sur la rive sud de la baie de Sandusky. Dans certains documents historiques, les Français désignaient cet endroit sous le nom de lac Sandoské. Ce fort était stratégiquement positionné dans les limites de ce qui est aujourd'hui connu sous le nom de comté d'Erie, Ohio.
• En 1761, les Britanniques réussissent à prendre le contrôle du fort, mais les Français, avec l'appui des Amérindiens de l'Outaouais, parviennent à le reprendre. Après la signature du traité de Paris en 1763, les troupes françaises abandonnent la région des Grands Lacs. Par la suite, les Britanniques arrivent et construisent un nouveau fort qu'ils nomment Fort Sandusky. Le chef indien Pontiac mènera alors une rébellion contre les Britanniques en 1763, massacrant la garnison, mais ceci est une autre histoire...
• Extraits:
Face sud : « Sites des forts, près de la péninsule où les anciens commerçants britanniques avaient peut-être un poste, les soldats français ont construit en 1750 et 1751 un petit fort en palissade appelé plus tard «Sandoski ». Le lieutenant de Lery a signalé que le fort était en ruines en 1754. »
Face ouest : Portage De Lery : Près de ce point se trouvait le terminus sud d'un portage français et indien par lequel les voyageurs traversaient la péninsule jusqu'à l'embouchure de la rivière Portage et du lac Érié. Le portage porte le nom du lieutenant français Joseph G. Chaussegros de Lery qui l'a décrit dans son journal et qui a utilisé la traversée en 1754 et 1755 pour se rendre à Détroit et en revenir. Les Français et les Indiens voyageant en canot le long de la rive sud du lac Érié, à destination ou en provenance de la voie navigable Sandusky - Scioto, ou entre Fort Duquesne et Détroit, utilisaient ce lieu de transport pour éviter la route fluviale plus dangereuse autour de la péninsule ».
Expédition française 1754 à travers le portage De Léry : De Québec à Détroit et Michilimaquinakas noté dans le journal du chevalier Chaussegros de Léry qui, le 4 août 1754, débarqua près de cet endroit « et découvrit les ruines du vieux fort. Fort Sanduski1745 - 1746, 1750-1751 »
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• En 1753, les Français établissent le fort Le Bœuf, également connu sous le nom de fort de la rivière au Bœuf, sur une fourche de French Creek dans la zone de drainage de la rivière Ohio, qui est aujourd'hui Waterford, dans le nord-ouest de la Pennsylvanie. Le fort faisait partie d'une ligne comprenant le fort Presque Isle, le fort Machault et le fort Duquesne. Le fort doit son nom au ruisseau LeBoeuf, sur les rives duquel il était situé, à environ 15 miles (24 km) des rives du lac Érié. Les Français transportaient par portage les provisions et les marchandises du lac Érié jusqu'au fort Le Bœuf, puis descendaient en radeau et en canoë la French Creek jusqu'aux rivières Allegheny, Ohio et Mississippi. Aujourd'hui, le Musée Fort LeBoeuf, géré par la Fort LeBoeuf Historical Society, occupe le site du fort.
• Le 11 juillet 1753, le capitaine Paul Marin de la Malgue entreprend la construction d'un fort qui sera connu plus tard sous le nom de Fort LeBoeuf. Jacques Legardeur de Saint-Pierre prend le commandement du fort le 3 décembre 1753. Les Français s'emparent du comptoir britannique de John Frazier au village des Indiens de la tribu des Lenape à Venango, situé au confluent de French Creek et de la rivière Allegheny. Cette prise permet aux Français d'affirmer leur domination sur la région. Les Français laissent une garnison dans les nouveaux postes et retournent au Canada pour l'hiver. Le fort LeBoeuf, situé dans l'actuelle ville de Waterford, en Pennsylvanie, occupe une position stratégique à l'extrémité sud du Venango Path, une route de portage reliant le lac Érié à French Creek. Le fort a servi de poste de traite et de garnison française jusqu'en 1759.
Panneau, “Fort Le Boeuf”
55 High St, Waterford, PA 16441
• Inscription:
« Trois forts se sont dressés sur ce site. Fort français, construit en 1753, pour garder la route dans la vallée de l'Ohio, abandonné en 1759. Fort britannique construit en 1760, brûlé par les Indiens en 1763. Fort américain pour protéger les colons, construit en 1794. Érigé par Pennsylvania Historical Museum Commission. »
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La première rencontre entre George Washington et les Français
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Plaque et statue, “Ce monument marque l’emplacement de Fort Le Boeuf”
George Washington Memorial Park, 32 High St, Waterford, PA 16441
Photo: par John Stanton 16 Aug 2012
http://www.fortwiki.com/File:Fort_Le_Boeuf_George_Washington.jpg
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• En réponse à des rapports faisant état de fortifications françaises dans le pays de l'Ohio, Robert Dinwiddie, le gouverneur de Virginie, envoie George Washington, un jeune major de 21 ans de la milice de Virginie, avec une petite escorte de 9 soldats, au fort Le Bœuf. L'objectif de cette mission est de délivrer un message aux Français, leur demandant de quitter la région. Le 11 décembre 1753, Washington arrive au fort Le Bœuf, où il est reçu cordialement par Jacques Legardeur de Saint-Pierre, commandant du fort et vétéran de la frontière occidentale, qui l'invite à dîner.
• Ce geste courtois impressionne George Washington. Cependant, Saint-Pierre refuse de se plier aux exigences agressives de Washington, invoquant divers traités signés en Europe.
• Après avoir accordé trois jours de repos à Washington et offert son hospitalité au fort, Jacques Legardeur de Saint-Pierre lui confie une lettre à remettre au gouverneur Dinwiddie. Cette lettre indique au gouverneur de Virginie de re-adresser sa demande au major général de la Nouvelle-France, qui réside dans la capitale, Québec.
• Inscription:
“Ce monument marque l'emplacement du Fort Le Boeuf. Érigé par les Français en 1752. George Washington en tant que major représentant le gouverneur de Virginie, est venu icien 1753, porteur d'une lettre au commandant du fort, avertissant les Français de retirer leurs forces de cette région revendiquée par la Grande-Bretagne. Cette mission a été l'un des premiers maillons de la chaîne des événements qui ont établi à jamais la domination de notre terre par les anglo-saxons. Erigé en 1921 par la Commission historique de Pennsylvanie et les habitants de Waterford et ses amis”.
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Panneau, “Fort Machault”
800-804 Elk St, Franklin, PA 16323
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• En 1753, le gouverneur Jean de Lauson tente de construire un poste de traite fortifié à la jonction de la rivière Allegheny et de la French Creek à Venango. Cette année-là, les commerçants anglais sont expulsés de Venango et Philippe-Thomas Chabert de Joncaire, capitaine des Troupes de la Marine, y est installé. Il fut élevé par les Iroquois à l'âge de 10 ans et servit d'interprète à Céloron. Joncaire établit le fort d'Anjou avec une garnison permanente à cet endroit précis. En 1754, Michel Maray de La Chauvignerie succède à Philippe-Thomas en tant qu'officier responsable de la construction du fort, qui sera finalement rebaptisé Fort Machault.
• Ce fort été nommé en l'honneur de l'éminent financier Jean-Baptiste Machault d'Arnouville, ministre français de la Marine à l'époque de sa construction.
• C'est Philippe-Thomas Chabert de Joncaire qui reçut en premier la visite du jeune George Washington et l'escorta jusqu'au fort Le Bœuf pour sa rencontre avec le commandant Jacques Legardeur de Saint-Pierre.
• Dans son rapport, George Washington écrivit:
"Nous avons trouvé les couleurs françaises hissées sur une maison d'où ils avaient chassé M. John Frailer, un sujet anglais ; je m'y suis immédiatement rendu pour savoir où se trouvait le commandant : Il y avait trois officiers, dont l'un, le capitaine Joncaire, m'informa qu'il avait le commandement de l'Ohio, mais qu'il y avait un officier général au fort voisin, auquel il me conseilla de m'adresser pour obtenir une réponse. Il nous invita à souper avec eux et nous traita avec la plus grande courtoisie".
• Après l'abandon du fort Duquesne en novembre 1758, les Français se replient sur le fort Machault, où ils sont censés lancer une contre-attaque lors de la prochaine campagne. En juillet 1759, les Français entament une campagne pour reprendre le fort Duquesne (rebaptisé entretemps fort Pitt par les Britanniques), mais les Britanniques ont déjà entamé le siège du fort Niagara à New York. Les Français se virent contraints d'abandonner leur plan d'attaque et envoyèrent les forces disponibles pour tenter de soulager le fort Niagara assiégé. La perte du fort Niagara par les Français, le 25 juillet 1759, rendit leur présence dans le pays de l'Ohio intenable. En août 1759, le commandant du fort Presque Isle ordonne donc l'abandon des forts Le Boeuf et Machault. Les Français brûlent le fort Machault pour empêcher les Britanniques de l'utiliser et se retirent au Canada dans l'attente d'une expédition britannique.
• Cet emplacement est devenu le site de l'actuelle ville de Franklin. Le fort a joué un rôle crucial en permettant aux Français d'affirmer leur domination sur ces voies navigables vitales, formant un segment important du chemin de Venango, qui facilitait les déplacements du lac Érié à la rivière Ohio.
• Inscription:
“Construit par les Français en 1756 pour garder la route de l'Ohio ; ils l'ont évacué et brûlé après le siège et la chute du fort Niagara en 1759. Le site du fort se trouve à un pâté de maisons au sud."
“Érigé en 1969 par la Pennsylvania Historical and Museum Commission.”
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Fort Duquesne (aujourd'hui Pittsburgh, PA)
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Empreinte du Fort Duquesne, Point State Park
3 Rivers Heritage Trail System, Downtown, Pittsburgh, PA 15222
Photographié en avril 2006 par Kevin Myers CC BY-SA 3.0
Gros-plan: plaque de Fort Duquesne.
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• Après le retour de George Washington en Virginie en janvier 1754, le gouverneur Dinwiddie envoya des Virginiens construire le fort Prince George à la fourche de l'Ohio. La construction du fort commença le 17 février et, le 18 avril, une force française nettement plus importante de cinq cents hommes, dirigée par Claude-Pierre Pécaudy de Contrecœur, arriva aux fourches, obligeant la petite garnison britannique à se rendre.
• Les Français démantèlent le modeste fort britannique et érigent à sa place le fort Duquesne, qu'ils baptisent en l'honneur du marquis Duquesne de Menneville, gouverneur général de la Nouvelle-France. Le fort a été construit sur le modèle du fort français Frontenac, situé sur le lac Ontario.
Plaque, “Fort Duquesne“, aujourd'hui Pittsburgh, PA
Fort Duquesne, 3 Rivers Heritage Trail System, Pittsburgh, PA 15222
• Inscription de la plaque à "the Point":
“Ceci marque l'emplacement exact du Fort Duquesne, construit par les Français en 1754. Le fort a été détruit par les Français à l'approche de l'armée anglaise en 1758”
• Depuis la fin du XXe siècle, cette zone du centre-ville de Pittsburgh a été préservée sous le nom de Point State Park, ou simplement "the Point". Le parc comprend un tracé en briques des murs du fort, ainsi que des tracés marquant la construction ultérieure de Fort Pitt.
• Le 14 septembre 1758, les Britanniques lancèrent une attaque contre le fort Duquesne, dans le cadre d'une vaste expédition visant à chasser les Français de la région de l'Ohio et à ouvrir la voie à une invasion canadienne. Le général John Forbes est à la tête d'une force britannique de 6 000 hommes, dont le major James Grant et ses 850 hommes, ainsi qu'un contingent de Virginiens dirigé par George Washington. Grant, sans ordres, attaque la position française en utilisant les tactiques militaires européennes traditionnelles, mais sa force est encerclée et en grande partie détruite par les Français et leurs alliés autochtones sous le commandement de François-Marie Le Marchand de Lignery. Les survivants britanniques se retirent à Fort Ligonier et le major Grant est fait prisonnier.
• Bien qu'il ait réussi à repousser l'assaut initial des Britanniques, Lignery se rend compte que son contingent d'environ 600 soldats ne sera pas en mesure de résister à l'armée britannique principale, dont le nombre est plus de dix fois supérieur à celui des Français. Les Français gardent le contrôle du fort Duquesne jusqu'au 24 novembre, date à laquelle ils l'incendient délibérément, le quittent pendant la nuit et entament leur retrait de la vallée de l'Ohio.
• Par la suite, le fort fut investi par les Britanniques, qui le rebaptisèrent Fort Pitt, et plus tard par les Américains, qui ont fini par créer la ville de Pittsburgh.
• Le lieu de la bataille est commémoré par une plaque de bronze située sur le Palais de Justice du comté d'Allegheny, qui a été érigé en 1901. La colline où s'est déroulée la bataille a été désignée sous le nom de Grant Street dans l'actuelle ville de Pittsburgh.
Plaque en bronze, “Grant Hill“
Sur le mur du palais de justice du comté d'Allegheny, rue Grant
436 Grant Street, Pittsburgh PA 15219
• Inscription:
" Sur cette colline, les Britanniques dirigés par le major James Grant ont été vaincus par les Français et les Indiens du fort Duquesne, le 14 septembre 1758. Érigé 1901 par les Filles de la Révolution américaine - Chapitre de Pittsburgh."
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Tableau & Plaque, "La première messe à Fort Duquesne"
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Tableau de 1957 de Charles Hargens représentant « Le révérend Denys Baron célébrant la première messe à Fort Duquesne le 16 avril 1754 » (Diocèse catholique de Pittsburgh)
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• Le 17 avril 1754, le lendemain de son arrivée, l'abbé Denys Baron célèbre la première messe sur le site de la future "Chapelle de l'Assomption de la Vierge Marie à la "Belle Rivière".
Plaque en bronze à St Mary of Mercy Roman Catholic Church
202 Stanwix St, Pittsburgh, PA 15222
• Inscription:
“Cette plaque commémore la première messe au fort Duquesne, célébrée le 16 avril 1754, par le révérend Denys Baron, aumônier des forces françaises d'occupation [sic]. L'église de St Mary dérive de la chapelle de cette période appelée "La Chapelle de l'Assomption de la Ste Vierge à la Belle Rivière"
Érigée 1929 par Fort Pitt General Assembly Fourth Degree Knights of Columbus"
• Une réimpression et une traduction des "Registres des baptêmes et sépultures qui se sont faits au Fort Duquesne pendant les années 1753, 1754, 1755 & 1756", a été publié à New York en 1859, sous le no. 9 de J.G. de la maison d’édition Cramoisy & Shea, est disponible à la Bibliothèque du Congrès et est dans le domaine public. "Le registre de Fort Dusquesne, publié par le diocèse de Pittsburgh, n'est pas seulement un registre des décès, des mariages et des baptêmes des colons catholiques, des soldats et des Amérindiens, c'est aussi un témoignage de la préoccupation pastorale du Rev. Père Baron pour le bien-être spirituel de son peuple ».
• "Dans les pays catholiques, il était d'usage de choisir un saint patron pour les sites importants, un saint dont la protection serait assurée par la dévotion et la vénération des fidèles. C'est ainsi que ce nouveau fort et la chapelle qui lui était associée furent dédiés à "L'Assomption de la Ste. Vierge à la Belle Rivière". Un sentier utilisé pour les funérailles menait de la chapelle (emplacement original inconnu mais quelque part près du Fort Duquesne et de ce que nous appelons aujourd'hui La Pointe) à un cimetière situé près du cimetière amérindien dans le centre ville. Ce chemin s'appelait l'Allée de la Vierge Marie et le cimetière était également dédié à la Ste Vierge à la Belle Rivière. Lorsque la région passa de la présence française à la présence britannique, les noms des rues furent modifiés en conséquence.
L'Allée de la Vierge Marie est ainsi devenue Virgin Alley, aujourd'hui connue sous le nom d'Oliver Avenue. À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, l'église épiscopale originale de la Trinité fut construite sur des lots bordant l'allée de la Vierge, sur le tumulus qui avait servi de cimetière amérindien et de cimetière pour les premiers colons français et anglais et pour le personnel militaire. On pense que ce site comprenait quelque 4 000 tombes."
Extraits de:
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Le tragique incident de Jumonville
déclenche une guerre mondiale
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Illustrations:
Bas: "L'assassinat de Jumonville", Auteur Inconnu- Illustration tiré du livre d'Alexandre Dumas: "La Regence et Louis Quinze", Paris 1855. Vol. I, p. 281. Domaine Public.
Dans cette version de l'artiste sur l'incident de Jumonville Glen, les Anglais sous le commandement de George Washington sont représentés en train d'assassiner de sang-froid le commandant français sans défense Jumonville. Les récits contemporains de l'incident sont contradictoires ; il est plus probable que Jumonville ait en fait été tué à coups de tomahawk par le chef indien Tanaghrisson, sous les yeux de Washington qui n'est pas intervenu (ou n'a pas eu le temps d'intervenir).
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• Le 2 avril 1754, le lieutenant-colonel Washington, en poste à Wills Creek dans le Maryland, reçoit la nouvelle de l'expédition française chassant les Britanniques et de la construction du fort Duquesne. Le 28 mai, Washington rencontre un groupe d'éclaireurs français près de Jumonville Glen, où il lance une attaque et tue 10 soldats français tout en en capturant 21 autres. Malheureusement, bon nombre des prisonniers sont ensuite tués par les alliés amérindiens de Washington.
• Lorsque la nouvelle parvient en France, elle suscite l'indignation. Cet incident est généralement considéré comme l'élément déclencheur de la guerre "French & Indian War", qui était le théâtre nord-américain de la guerre de Sept Ans.
Plusieurs panneaux racontent l'incident tragique:
Panneau, “Jumonville – l’escarmouche...qui mit le monde à feu”
1000 Old Braddock Road, Hopwood PA 15445
• Inscription:
“Au lever du soleil le 28 mai 1754, le jeune colonel George Washington et le chef Seneca Tanacharison ("The Half King") ont mené une force combinée de 40 miliciens de Virginie et de guerriers iroquois dans une attaque contre 33 soldats français campés le long du grand rebord de rochers maintenant connu comme "Jumonville Glen" - à quelques centaines de mètres de cet endroit. Les Français, pris par surprise, sont défaits en quinze minutes, avec dix soldats tués, 22 faits prisonniers et un seul évadé. Parmi les morts se trouvait le commandant français, Joseph Coulon de Jumonville. Sa mort a des répercussions internationales, car la France et l'Angleterre n'étaient pas en guerre, mais toutes deux revendiquaient la propriété du « pays de l'Ohio ». Selon les Français, Jumonville était en mission diplomatique pacifique, a été pris en embuscade et a tenté désespérément de demander à Washington d'intervenir avant d'être tué. Washington a nié ces allégations. Néanmoins, cette guerre non déclarée s'est intensifiée lorsqu'une force française a vaincu Washington à Fort Necessity le 3 juillet. Le commandant français, Louis Coulon de Villiers (frère de Jumonville) a été témoin de la signature de Washington sur le document de reddition qui comprenait une phrase admettant «l'assassinat». Malgré le débat sur la question de savoir si Washington savait vraiment qu'il avait admis le meurtre, le récit de l'affaire Jumonville fut largement médiatisé en Europe, conduisant l'Angleterre et la France vers une autre "guerre pour l'Empire" en Amérique du Nord. Selon les mots de l'historien Francis Parkman, "cette obscure escarmouche a commencé la guerre qui a mis le feu au monde".
Érigé par National Park Service et l'American Battlefield Protection Program"
Panneau, "Premier champ de bataille de Washington - Prélude à la guerre française et indienne"
Jumonville Road County Road 2021, Hopwood PA 15445
• Inscription:
“Le lieutenant-colonel George Washington, à la tête d'une compagnie de miliciens de Virginie, au nombre de quarante, assistée du demi-roi Tenacharisson et d'une compagnie d'Indiens, surprit, tua, blessa ou captura toute la force française engagée sous le commandement de l'enseigne Coulon de Jumonville, cachée sous cette saillie de rochers connue depuis sous le nom de "Washington's Rocks" (les rochers de Washington). Le 28 mai 1754. Cette obscure escarmouche a déclenché la guerre qui a mis le monde à feu et à sang". Francis Parkman.
Érigé par le chapître Westmoreland-Fayette de l’Historical Society of Western Pennsylvania."
Panneau, “La défaite de Jumonville”
Route US40 near scenic outlook, Hopwood PA 15445
(L'intitulé de ce panneau est discutable...)
• Inscription:
“Trois milles au nord, la guerre française et indienne a commencé le 28 mai 1754, lorsqu'une force de Virginiens et d'Indiens dirigée par le colonel George Washington a vaincu un parti français sous Jumonville, qui a été tué”
Panneau, “attaque surprise“
Jumonville Road County Road 2021, Hopwood PA 15445
• Inscription:
“Vers 7 heures du matin, la plupart des 32 soldats français campés ici préparaient le petit-déjeuner ou se levaient. Soudain, les Français virent des soldats ennemis aux abords de leur camp, donnèrent l'alarme et coururent vers leurs mousquets empilés à proximité. Le lieutenant-colonel George Washington a ordonné à ses hommes de tirer, et leur volée a été reprise par les hommes du capitaine Adam Stephen au-dessus du vallon. La confusion régnait. Les soldats français ont tenté de s'échapper par le vallon. Mais lorsqu'ils ont rencontré les Indiens avec des tomahawks, ils ont couru vers les Britanniques les mains en l'air. Alors que Washington acceptait la capitulation française, certains Indiens continuèrent à scalper les morts et les blessés. Ils voulaient aussi faire des prisonniers, mais Washington a refusé de les libérer. À la fin de l'attaque, les Britanniques avaient dénombre dans leurs rangs un soldat mort et deux blessés. Dix soldats français gisaient morts, dont leur chef l'Enseigne Joseph Coulon de Jumonville. Bien que 21 personnes aient été capturées, un homme s'est échappé pieds nus et a marché 60 milles jusqu'à Fort Duquesne (aujourd'hui Pittsburgh) pour signaler cet incident qui est devenu connu dans le monde entier sous le nom d'« affaire Jumonville ».
Érigé par National Park Service, U.S. Department of the Interior"
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Photos:
Le sentier en boucle d'un demi-mile mène à un ravin isolé, couvert d'arbres et de rochers. Considéré aujourd'hui comme intact, tel qu'il était à l'époque, ce paysage sauvage recouvrait la majeure partie de l'Amérique du Nord au milieu du XVIIe siècle.
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Panneau, “De Jumonville à une guerre mondiale“
Le long du sentier de Jumonville Glen,Fort Necessity National Battlefield
Hopwood PA 15445
• Inscription:
« L'escarmouche de 15 minutes qui s'est déroulée ici le 28 mai 1754 a eu des conséquences à long terme. Un mois plus tard, 600 soldats français et 100 Indiens commandés par le capitaine Louis Coulon de Villiers - le frère de Jumonville - quittèrent le Fort Duquesne "pour se venger..."
Le 3 juillet, les forces françaises et indiennes encerclèrent près de 400 soldats britanniquesà proximité du Fort Necessity et forcé une reddition. En 1755, les Français et les Indiens ont vaincu la plus grande armée britannique du major-général Edward Braddock à la bataille de Monongahela.
Les tensions entre les deux puissances augmentent et, en 1756, elles se déclarent officiellement la guerre. La « French & Indian War », également appelée « Guerre de Sept Ans » en Europe, s'est déroulée sur quatre continents et trois océans avant de se terminer en 1763. »
Érigé par National Park Service, U.S. Department of the Interior"
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La vengeance française à la bataille de Fort Necessity
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1 Washington Parkway, Farmington, PA 15437
Photos:
Haut: Reconstitution du Fort Necessity, photo par ScottyBoy900Q
Milieu: Diorama au Visitor Center, Fort Necessity
Bas: Les hommes de Washington forment des rangs à l'extérieur de Fort Necessity en prévision d'une bataille rangée.
Photo par Doug Fouser, National Park Service
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• Louis Coulon, sieur de Villiers (17 août 1710 - 2 novembre 1757) était un officier militaire canadien français pendant la guerre française et indienne (guerre de Sept Ans).
• Il est le seul adversaire militaire à avoir forcé George Washington à se rendre.
• Villiers dirigeait une force française pour venger la mort de son demi-frère, l'enseigne Joseph Coulon de Jumonville, tué par les Indiens à la bataille de Jumonville Glen après s'être rendu à George Washington.
Panneau, “Fort Necessity”
Fort Necessity National Battlefield, 3414 National Pike, Farmington, PA 15437
• Inscription:
"Fort Necessity était situé à environ 400 mètres au sud dans les "Great Meadows". Construit et commandé en 1754 par le lieutenant-colonel George Washington, âgé de 22 ans. Ici, après 9 heures d'engagement avec M. Coulon de Villiers aux commandes de 900 réguliers français et de leurs alliés indiens, Washington et ses 400 soldats de Virginie et de Caroline du Sud ont capitulé et au début le lendemain matin, le 4 juillet 1754 sortit avec les honneurs de la guerre. Érigé 1926 par la Commission historique de Pennsylvanie et les citoyens du comté de Fayette.”
Panneau, "L'attaque des français“
Jumonville Road County Road 2021, Hopwood PA 15445
• Inscription:
“Le 3 juillet 1754 s'est levé gris et bruineux. En milieu de matinée, environ 700 Français et Indiens se sont approchés de l'extrémité de la prairie vers moins de 400 soldats britanniques dans et autour de Fort Necessity. Le capitaine français Louis Coulon de Villiers a vu les Britanniques debout devant leurs tranchées, dans des lignes de bataille typiques de la tactique européenne. Avec un cri, les Indiens et les Français s'avancèrent. Les stratégies ont rapidement changé lorsque les Britanniques se sont retirés dans leurs fortifications tandis que les Français et les Indiens se dispersaient dans les bois pour encercler le fort. La plupart des Français et des Indiens se sont concentrés dans les bois derrière vous où, protégés par des arbres et à portée de tir précise, ils avaient l'avantage. Alors que la pluie tombait tout au long de la journée, les Français échangeaient des tirs de mousquet avec les Britanniques, dont la plupart se trouvaient dans des tranchées remplies d'eau.
Les forces françaises et indiennes s'approchent le long de la route militaire inachevée de Washington jusqu'à ce qu'elles atteignent les Great Meadows. Ils apparurent brièvement dans cette partie des Grands Prés, avant de suivre leurs éclaireurs dans les bois. Le commandant français, de Villiers, positionne ses troupes "de manière à poursuivre les Anglais dans leur fort et à les empêcher entièrement de partir". La majorité des troupes françaises et leurs alliés indiens ont alors combattu depuis cette position dans les bois à portée de mousquet de Fort Necessity.
Érigé par National Park Service, U.S. Department of the Interior."
Panneau, “Négotiation des termes de la Capitulation“
Jumonville Road County Road 2021, Hopwood PA 15445
• Inscription:
“Peu après 20h00 le 3 juillet 1754, les Britanniques traversent cette prairie pour discuter des conditions de reddition offertes par les Français sous le capitaine Louis Coulon de Villiers. Le moment était bienvenu pour les Britanniques car environ la moitié de leurs 400 soldats étaient malades, blessés ou morts. Entourés de quelque 700 Français et Indiens, ils avaient peu de chances de s'échapper. Au cours des quatre heures suivantes, des officiers français et britanniques ont négocié les détails de la reddition. À l'aube du 4 juillet, les Britanniques ont marché depuis Fort Necessity entre deux rangs de troupes françaises se faisant face. Les conditions de reddition permettaient aux Britanniques de transporter leurs armes, leurs fournitures et leurs blessés et de «retourner dans leur propre pays». Peu de temps après qu'il ait été évacué, les Français ont brûlé Fort Necessity et l'ont laissé en ruines.
Érigé par National Park Service, U.S. Department of the Interior."
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George Washington en tant que colonel du régiment de Virginie, Charles Willson Peale, 1772. Collection Washington-Custis-Lee, Université Washington et Lee, Lexington VA
Peint par Charles Willson Peale à Mount Vernon en 1772, il s'agit du plus ancien portrait connu de George Washington (commandé par Martha Washington en 1757).
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• Il est intéressant de constater que la propagande de l'époque n'était pas sans rappeler celle dont nous sommes témoins aujourd'hui en ces temps troublés.
• L'impact du destin de Jumonville s'est fortement répercuté dans la conscience nationale française pendant la guerre de Sept Ans. Peu après la mort de Jumonville, son frère cadet, le capitaine Coulon de Villiers, mena une attaque sur le fort Necessity le 3 juillet, ce qui entraîna la reddition de Washington. Les négociations entre Washington et de Villiers se sont déroulées en français, ce dernier étant sorti victorieux.
• Les termes de la Capitulation sont les suivants:
"Art. 1er. Nous accordons au commandant anglais de se retirer avec toute sa garnison dans son pays, et lui permettons (promettons) d'empêcher qu'il lui soit fait aucune insulte par nos Français et sauvages;
Art. II. Il lui sera permis de sortir et d'emporter tout ce qui lui appartiendra, à l'exception de l'artillerie et les munitions de guerre que nous nous réservons;
Art. III. Nous leur accordons les honneurs de la guerre, avec une petite pièce de canon, voulant bien par là prouver que nous les traitons en amis;
Art. IV. Les articles signés, ils amèneront sitôt le pavillon anglais;
Art. V. Demain, à la pointe du jour, un détachement français ira faire défiler la garnison et prendre possession du dit fort;
Art. VI. Ils seront libres de mettre leurs effets cachés pour les venir chercher, quand ils auront rejoint les chevaux, y laissant autant de gardiens qu ’ils voudront, aux conditions qu’ils donneront paroles d’honneur de ne plus travailler à aucun établissement dans ce lieu ici, ni en deçà la hauteur des terres, pendant l’année à compter de ce jour;
Art. VII. Comme ils ont en leur pouvoir un officier, deux cadets et les prisonniers faits dans l'assassinat du sieur de Jumonville et qu’ils promettent de les envoyer avec sauvegarde jusqu’au fort Duquesne, et que, pour sûreté de ce traité, MM. Jacob Vanebrane (Van Braam) et Robert Stobo, tous deux capitaines, nous seront remis en otage jusqu’à l’arrivée de nos Canadiens et Français, nous obligeant de notre côté à donner escorte pour ramener en sûreté les deux officiers qui nous promettent nos Français, dans deux mois et demi pour le plus tard. — Fait en double sur un des postes de notre blocus.
Signé: James Mackay, George Washington, Coulon-Villiers"
(Source: Bibliothèque Nationale du Canada)
C'est ainsi que la garnison britannique, avec George Washington à sa tête, a eu droit aux honneurs de la guerre et a pu rentrer chez elle en toute liberté.
• L'utilisation du terme "assassinat" a donné lieu à une condamnation politique qui a fait de Washington et de ses camarades les responsables de l'incident. George Washington réussit à éviter un scandale politique lié à l'affaire de l'"assassinat" de Jumonville en affirmant qu'il n'avait pas bien compris le contenu du document que lui avait présenté son traducteur Van Braam. Il alla même jusqu'à accuser Van Braam soit d'incompétence, soit de tromperie.
• Quoi qu'il en soit, cette situation a suscité un profond sentiment d'indignation en France, et la Cour de France a activement encouragé cet élan de ferveur nationaliste. Par exemple, l'évêque de Pontbriand déclara dans une lettre pastorale (1756) :
"Vous vous souviendrez tous que lorsque nous avons pris si glorieusement le fort Nécessité, des otages nous ont été donnés, ainsi qu'une promesse de rendre les prisonniers faits dans l'action où Monsieur de Jumonville a été tué contrairement à la loi internationale et par une sorte d'assassinat".
• Jumonville est ainsi utilisé pour mobiliser l'opinion publique et promouvoir le sentiment national, avant que cette pratique ne devienne courante dans toute l'Europe.
• Quant à la vallée de l'Ohio, tous les efforts français pour sécuriser le territoire furent abandonnés lorsque le fort Niagara à New York tomba aux mains des Britanniques. La perte de toutes les possessions américaines à l'est du Mississippi, y compris le Canada, fut officialisée par le traité de Paris en 1763. Ce fut la fin effective de plus de deux siècles de présence française en Amérique du Nord. Les Français sont trop dispersés sur un territoire aussi vaste que la moitié des États-Unis actuels, avec très peu de colons par rapport aux colonies anglaises, et l'armée est également engagée sur de nombreux fronts ailleurs. Ce n'était qu'une question de temps avant que les français ne soient contraints d'abandonner ce que Voltaire appelait avec dérision et désinvolture "quelques arpents de neige".
• Quant à George Washington, son appréciation des Français est passée progressivement de l'inimitié initiale, en tant qu'officier loyal au service de la Couronne britannique, à l'amitié la plus ferme et sincère, envers ses alliés français pendant la guerre d'Indépendance... et à une alliance entre la France et les États-Unis formalisée à peine 15 ans plus tard, en 1778, et qui ne s'est jamais démentie depuis.
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Dauphin County en Pennsylvanie
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Portrait de la reine Marie-Antoinette avec ses enfants, 1787 à Versailles ; (G / D); Marie Thérèse Charlotte, dite Madame Royale à la cour ; la Reine avec le Duc de Normandie sur ses genoux ; le Dauphin est à droite, montrant un berceau vide.
Par Élisabeth Louise Vigée Le Brun - Domaine Public
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Toute la vallée de l'Ohio a été perdue par les Français. Pourtant, un clin d'œil à la France est toujours présent avec l'appellation du "comté du Dauphin" en Pennsylvanie.
• Louis Joseph Xavier François, né le 22 octobre 1781 et décédé le 4 juin 1789, portait le titre de Dauphin de France. Il était le deuxième enfant et le premier fils du roi Louis XVI et de Marie-Antoinette. Dans la hiérarchie de la famille royale française, Louis Joseph était connu comme un fils de France, qui se traduit par "Enfant de France". Malheureusement, il est décédé à l'âge de sept ans des suites de la tuberculose. Après sa mort, son frère de quatre ans, Louis Charles, lui succéda en tant que Dauphin.
Panneau, “Dauphin County (comté du Dauphin)“
En face du Dauphin County Bldg & Grounds, 2 Market St, Harrisburg, PA 17101
• Inscription:
“Formé le 4 mars 1785 à partir d'une partie du comté de Lancaster. Le nom honore le fils aîné du roi de France Louis XVI. Harrisburg, le siège du comté, a été créé en 1785 et a été érigé en ville en 1860. Depuis 1812, c'est la capitale de l'État de Pennsylvanie.
Érigé 1981 par la Pennsylvania Historical and Museum Commission. »
• Quant à Jumonville, une ville du comté de Fayette, en Pennsylvanie, porte son nom. Un centre de retraite religieux y a érigé en 1950 une croix blanche géante (visible sur la photo ci-dessous). Et les drapeaux des trois nations flottent fièrement côte à côte, à l'entrée du centre.
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Suite de notre série :
Hommage aux
Pilotes américains de l'Escadrille Lafayette
qui sont "Morts Pour la France"
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Douglas MacMonagle
"Mort Pour la France", 4 septembre 1917, près de Verdun
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À gauche : Extrait, The Oregon Daily Journal Portland, Oregon 10 février 1918, page 4
À droite : Douglas Mac Monagle en uniforme français et Croix de Guerre.
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• Douglas MacMonagle a servi héroïquement dans le service d'ambulance américain et a reçu la « Croix de Guerre » pour ses actions. Il rejoint l'Escadrille Lafayette en provenance de la Légion étrangère en juin 1917 à Chaudun.
• Il est né le 19 février 1892 à San Francisco, en Californie, fils de Beverly et Minnie C. MacMonagle. Études à l'école Hackley, Tarrytown, New York ; Berkeley School, Californie, Suisse et Allemagne ; et Université de Californie, promotion 1917. Il rejoint l'American Field Service le 30 décembre 1915 et s'engage dans l'aviation française le 3 octobre 1916. Il est formé à Avord et à Pau. Il fut tué au combat, le 24 septembre 1917, près de Verdun.
• Un émouvant article du Oregon Daily Journal de Portland, Oregon, en date du 10 février 1918, page 4:
"La mère de l'aviateur tué en service va vivre en France"
Mme Beverley MacMonagle passera le reste de ses jours près de son fils qui y est enterré.
Paris, 15 janvier (U. P.) (Par Mll.) Mme Beverley MacMonagle, de San Francisco, a décidé de passer le reste de ses jours en France en mémoire de son fils, feu le sergent Douglas MacMonagle de l'Escadrille La Fayette, dont le corps repose dans une tombe à Thiécourt, près de Verdun.
Quelques jours avant que MacMonagle ne soit tué dans un combat aérien inégal sur le front, il avait passé 10 jours en congé avec sa mère à Paris. Elle est venue à Paris pour être près de lui et tous deux avaient prévu de passer ensemble tous les jours possibles de leurs futurs congés. Il y a quelques jours Mme MacMonagle a reçu des autorités françaises la Croix de Guerre remportée par son fils et qui était accompagnée de la citation suivante:
"Mac Monagle (Douglas). Jeune pilote américain plein d'audace et de courage. Le 24 septembre, s'est porté à la rencontre de huit avions ennemis qui tentaient de survoler nos lignes. En a attaqué un résolument. Est tombé au cours du combat ».
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Monument aux Volontaires Américains
Place des États-Unis, Paris.
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Monument aux Volontaires Américains, Place des Etats-Unis, 75116 Paris
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• Le Monument aux Volontaires Américains se trouve à l'intérieur de la place Thomas Jefferson, à environ 150 mètres au sud du Monument à Washington et à Lafayette.
• Il a été inauguré par le Président du Conseil Raymond Poincaré (qui avait été président de la République française de 1913 à 1920) le 4 juillet 1923 aux Américains qui s'étaient portés volontaires pour combattre pendant la Première Guerre mondiale. .
• Jean Boucher (1870-1939) réalisa une statue en bronze sur socle financée par une souscription publique. La statue a été inspirée par une photographie d'Alan Seeger, soldat et poète, et son nom est l'un des vingt-trois membres tombés de la Légion étrangère française inscrits au dos du socle.
• Nous citons ci-dessous l'un des deux extraits de l'Ode à la mémoire des volontaires américains tombés pour la France de Seeger que l'on retrouve également de part et d'autre de la sculpture. Pour lire le poème dans son intégralité en anglais, veuillez cliquer ICI.
"SALUT FRÈRES, ET ADIEU;
VOUS ÊTES DEUX FOIS BÉNIS, CŒURS BRAVES.
POUR QUI A PÉRI AINSI, VOTRE GLOIRE EST REDOUBLÉE
CAR VOUS ÊTES MORTS POUR LA FRANCE
ET VOUS NOUS RENDEZ AINSI JUSTICE"
ALAN SEEGER
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NOS PRÉCÉDENTS BULETINS
NOTRE OBJECTIF : mettre en lumière un épisode ou un personnage historique célèbre ou moins célèbre de la longue histoire commune entre la France et les États-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.
Vous pouvez avoir accès à tous nos anciens Bulletins mensuels
depuis février 2021 en visitant notre site internet :
Vous pouvez cliquer sur toutes les photos de nos bulletins et/ou sur tous les liens (indiqués en bleu) pour plus d'informations et un accès direct aux références.
Veuillez excuser d'éventuelles erreurs typographiques ou grammaticales lors de la traduction en français,
effectuée en mode électronique.
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Le mois prochain, en décembre, notre Bulletin « L'année en images » récapitulera tous les événements mémorables de 2023 auxquels votre Société a participé.
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The Society of Honor Guard / Tomb of Unknown Soldier
Military Women’s Memorial, Arlington National Cemetery
présentent l'exposition
L'Histoire du Soldat Inconnu américain
au
Siège du Souvenir Français
20 rue Eugène Flachat, 75017 Paris
du 14 novembre au 11 décembre 2023
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“La France entière se prosterne avec moi devant ton cercueil, frère d'Amérique, ils peuvent te ramener dans la grande terre dont tu es sorti, mais ta famille française gardera toujours pieusement ta mémoire et la terre de France n'oubliera pas qu'elle c'est à elle que tu as confié tes derniers rêves."
André Maginot, Ministre des Pensions, Le Havre, 25 octobre 1921
Illustration ci-dessus : Un des 26 tableaux de Dave Rappaport, artiste
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Ci-dessus : cliquez sur la photo pour visionner un magnifique court métrage réalisé par Les Owen, à partir d'extraits d'archives de 1921 colorisés, montrant le voyage du Soldat inconnu de Châlons-en-Champagne au Havre, puis à bord de l'USS Olympia, jusqu'à sa dernière demeure au Cimetière national d'Arlington.
Vous pouvez également accéder à la version sous-titrée en français ICI
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• Le 25 octobre 1921, le ministre André Maginot épingla la Légion d'honneur sur le cercueil du soldat inconnu à l'embarcadère du Havre, quelques instants avant qu'il ne soit hissé à bord de l'USS Olympia pour le voyage de retour. Cette exposition de 26 aquarelles en noir et blanc de l'artiste Dave Rappaport retrace les moments clés de ce voyage poignant, du champ de bataille de l'Est de la France et de Châlons-sur-Marne, au Havre, les Français faisant la queue pour rendre hommage à ce soldat américain "Mort pour la France" et pour la cause de la Liberté.
• Inspiré par cette exposition qui a eu lieu au Military Women's Memorial au Cimetière National d'Arlington en novembre dernier, qui a coïncidé avec la visite d'État aux États-Unis du président français Emmanuel Macron (qui a déposé une gerbe sur la tombe du Soldat Inconnu et qui a posé une rose sur le mausolée du Major L'Enfant à proximité, à côté de la plaque inaugurée par votre Société au mois de juin précédent), nous avons travaillé main dans la main avec Richard Azzaro, co-fondateur et ancien président de la Société de la Garde d'Honneur, Tombe du Soldat Inconnu et Donna Houle, directrice principale de l'engagement et de l'impact commémoratifs au Mémorial des femmes militaires pour faire voyager cette exposition très émouvante et éducative en France.
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Annonce de
l'Association Historique de Lower Manhattan
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10e COMMÉMORATION ANNUELLE DE
"EVACUATION DAY"
(JOURNÉE DE L'ÉVACUATION)
QUI MIT FIN À 7 ANS D'OCCUPATION
PAR LES TROUPES BRITANNIQUES À NEW YORK
ET QUI SIGNIFIA L'INDÉPENDENCE EFFECTIVE
DES ÉTATS-UNIS EN 1783
Samedi 25 novembre 2023
Rassemblement à 12h30. devant la Fraunces Tavern - 54 Pearl Street
Le cortège commencera ponctuellement à 12h40.
Envoi des couleurs à 13h00 à Evacuation Day Plaza (Bowling Green)
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The LOWER MANHATTAN HISTORICAL ASSOCIATION
et ses organisations associées:
1ST NEW YORK CONTINENTAL & BATTLE OF BROOKLYN CHAPTERS OF THE SONS OF THE AMERICAN REVOLUTION • ALLIANCE FOR DOWNTOWN NEW YORK BOWLING GREEN ASSOCIATION • BROOKLYN CHAPTER, NATIONAL SOCIETY DAUGHTERS OF THE AMERICAN REVOLUTION • CHINATOWN BUSINESS IMPROVEMENT DISTRICT • CHINATOWN PARTNERSHIP • CULTURENOW • FINANCIAL DISTRICT NEIGHBORHOOD ASSOCIATION • GOLD's DRAGOONS • HERCULES MULLIGAN SOGIETY • INSTITUTE OF HISTORY, ARCHAEOLOGY, AND EDUCATION
MANHATTAN COMMUNITY BOARD 1 • MUSEUM OF AMERICAN FINANCE • SONS OF THE REVOLUTIONS™ IN THE STATE OF NEW YORK, INC. AND ITS FRAUNCES TAVERN® MUSEUM • VETERAN CORPS OF ARTILLERY OF THE STATE OF NEW YORK
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Annonce de
The Lafayette Trail, Inc.
Samedi 9 décembre 2023 à Troy, VA.
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Le Lafayette Trail, Inc. est heureux d'annoncer l'inauguration prochaine d'un nouveau panneau historique du Lafayette Trail qui sera installé dans le Commonwealth de Virginie.
La cérémonie d'inauguration du panneau aura lieu à Boyd Tavern, 1890 Union Mills Rd, Troy, VA 22974, le samedi 9 décembre 2023, à 14 h HE.
La taverne fut le premier arrêt que Lafayette fit dans le comté d'Albemarle après avoir traversé la frontière du comté le 4 novembre 1824, alors qu'il se dirigeait vers Charlottesville et Monticello de Thomas Jefferson.
L'événement comprendra des discours de toutes les parties prenantes impliquées dans la préparation du panneau, le dévoilement proprement dit, ainsi que des séances de photos avec les propriétaires des lieux et les autorités locales. La cérémonie devrait durer 45 minutes.
Après le dévoilement, les participants seront accueillis à l'intérieur de la taverne où des artefacts de Lafayette seront exposés pour l'occasion.
De nombreuses places de stationnement seront disponibles à proximité du site de dévoilement.
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Annonce des
American Friends of Lafayette:
Lafayette revient en Amérique en 2024 !
Soirée de lancement de collecte de fonds à
Services Culturels - Villa Albertine, New York le 7 mars 2024
Défilé de Broadway, New York le 16 août 2024
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Il y a près de 200 ans, la tournée d'adieu de Lafayette en Amérique, d'une durée de 13 mois, commençait officiellement. Notre objectif est de célébrer l'héritage de Lafayette et d'éduquer le public américain sur ses contributions au monde.
Nous travaillons main dans la main avec les American Friends of Lafayette, qui sont les gardiens de son incroyable héritage, pour faire de ce Bicentenaire un succès retentissant. Pour une vue d'ensemble de toutes les activités prévues, cliquez sur: https://lafayette200.org/
Le jeudi 7 mars 2024, une activité de collecte de fonds aura lieu aux Services Culturels français - Villa Albertine (Payne Whitney Mansion, 978 Fifth Avenue). Plus de détails seront communiqués prochainement.
Un Concours national va être lancé envers les élèves américains de 4th & 5th Grade (équivalent de CM1 et CM2 en France) en proposant une rédaction sur le thème Qui est Lafayette et que signifie-t-il pour l'Amérique, hier et aujourd'hui ?
(voir l'encarté ci-dessous)
Le vendredi 16 août 2024, un défilé aura lieu à Broadway, pour commémorer le tout début de la tournée triomphale.
Veuillez notez la date sur vos calendriers et nous contacter si vous souhaitez participer. Cela vaudra bien la peine de changer les dates de vos vacances d'été en France, rien que pour cet événement !
Dans le but de donner le coup d'envoi à ce Bicentenaire, les American Friends of Lafayette ont produit une courte vidéo promotionnelle de deux minutes que vous pouvez voir (et, plus important encore, partager). L'objectif est de générer de l’enthousiasme, des dons et un élan alors que nous nous dirigeons vers le 16 août 2024.
Il y a aussi une e-boutique vendant des souvenirs afin de récolter des fonds pour le Bicentenaire. Vous pouvez visiter le site:
Notre Société est fière de travailler main dans la main avec l'American Friends of Lafayette et d'autres associations américaines mémorielles et patriotiques pour faire de ce Bicentenaire un succès mémorable.
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ALBUM PHOTOS
HOMMAGE ANNUEL AUX SOLDATS FRANÇAIS
ENTERRÉ DANS LE VIEUX BURYING GROUND DE PROVIDENCE, RHODE ISLAND
5 NOVEMBRE 2023
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Le Régiment Bourbonnais, le Second Rhode Island Regiment et un groupe d'environ 15 Sons of the American Revolution, (chapître de Rhode Island) se sont réunis au North Burial Ground à Providence, R.I. pour une cérémonie conjointe, le 5 novembre à 13h00.
La cérémonie a débuté par une introduction historique suivie du dépôt d'une gerbe au Monument des soldats français. Le Professeur Norman Desmarais, membre du Régiment Bourbonnais et Délégué régional de l'American Society of Le Souvenir Français pour la Nouvelle-Angleterre, a lu les noms des 25 soldats commémorés par le monument. Un salut de trois volées de mousquet a été suivi d'une minute de silence.
Pour une liste de leurs noms, veuillez consulter notre tableau d'honneur sur le site Web de notre Société :
Photos courtesy of A.J. Liuba, Raymond Patenaud, Roger Bonin
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PARADE "VETERANS DAY"
ARMISTICE DU 11-NOVEMBRE 2023
5TH AVENUE, NEW YORK, NY
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VETERANS DAY - ARMISTICE 11-NOVEMBRE 2023
AMBASSADE DE FRANCE, WASHINGTON, D.C.
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MESSE ET CÉRÉMONIE ANNUELLE
DIMANCHE 12 NOVEMBRE 2023
ÉGLISE NOTRE-DAME, NEW YORK, NY
PLAQUES AUX 463 "MORTS POUR LA FRANCE" DE WWI & WII
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Comme chaque année, nous avons célébré l'Armistice et tous les Anciens Combattants le samedi 11 novembre en nous joignant au traditionnel défilé sur la Cinquième Avenue.
Après les Cadets Lafayette Marching Band, nous avons défilé avec M. Jérémie Robert, Consul Général de France à New York, aux côtés de la Federation of French War Veterans, de l'Association des Officiers de Réserve Français aux Etats-Unis (ACREFEU), des Scouts de la Troupe #1 déployant les deux immenses drapeaux américain et français de 20 mètres sur 10 prêtés par TheFrenchWillNeverForget, avec M. Jérémie Robert, Consul Général de France à New York. Nous avons été rejoints par 6 cadets de l'Académie Militaire de Saint-Cyr, actuellement en programme d'échange avec l'Académie militaire américaine de West Point. Nous avons défilé devant le général de brigade Vincent de Kystpotter, Chef de la Représentation Militaire et de la Défense à la Mission Permanente de la France au Nations-Unies, dans la tribune officielle. Mme Sophie Cluzel, ancienne Secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées, en visite privée à New York, nous a fait l'honneur de nous saluer.
À Washington DC, une commémoration a eu lieu à l'ambassade de France. Les élèves du "Club Histoire et Mémoire" du Lycée Français International Rochambeau de Washington ont arboré le drapeau français brodé aux armes du Général de Rochambeau qui leur avait été offert l'année dernière.
Alain Leca, délégué régional de notre Société et président des Anciens Combattants Français à Washington D.C. était également présent (photos: Alain Leca)
Le lendemain, dimanche 12 novembre, la messe traditionnelle a eu lieu à l'église Notre-Dame, 405 West 114th Street, à 11h00, et a été suivie d'une cérémonie de dépôt de gerbe au mur d'honneur de l'église en l'honneur des 463 "Morts Pour la France" qui ont quitté New York pour se battre pour la liberté et la démocratie au cours de deux guerres mondiales. Cette année, nous avons rendu un hommage aux 38 membres de l'Escadrille Lafayette et particulièrement aux 9 membres de celle-ci qui sont « Morts pour la France » (avant que l'escadrille ne devienne le Lafayette Flying Corps).
Un déjeuner au restaurant voisin Le Monde a conclu cette Journée du Souvenir.
Photos : Daniel Falgerho
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LES "AMIS DU CHÂTEAU DE LAUZUN"
LANCENT UN APPEL AUX DONS
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Château de Lauzun, Lot-et-Garonne
23 Rue du Château, 47410 Lauzun, France (80 miles east of Bordeaux)
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Afin de soutenir la commune de Lauzun qui vient d'acquérir le Château (classé Monument Historique), son parc et ses dépendances, l'association a pour objectif de sauvegarder, encourager et intégrer le château dans le patrimoine culturel régional. Ce monument, exemple rare de la Renaissance avec ses cheminées monumentales, son architecture et son parc sera ouvert au public.
L'Association Les Amis du Château de Lauzun travaillera aux côtés de la municipalité de Lauzun pour développer des attractions culturelles et des événements liés à la riche histoire des ducs de Lauzun.
Par ailleurs, l'installation d'un musée des Hussards est prévue, en
lien avec l'Association des Anciens Hussards de Lauzun, régiment
commandé par Armand Louis de Gontaud-Biron, deuxième duc de Lauzun, pendant la guerre d'indépendance américaine. Une salle du Château sera dédiée aux idéaux démocratiques et à l'esprit des Lumières du XVIIIe siècle et à une célébration de l'histoire commune entre les États-Unis d'Amérique et la France.
Le château de Lauzun deviendra à terme un site touristique supplémentaire dans cette plus magnifique région de France qui comprend les châteaux de Duras, Bonaguil et Biron.
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Annonce du lancement de
la campagne de collecte de fonds aux États-Unis
pour SAUVER L'HERMIONE
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Plus tôt ce mois-ci, The American Society of Le Souvenir Français, Inc. a lancé une campagne de collecte de fonds à l'échelle nationale aux États-Unis pour garantir que la « Freedom Frigate » puisse à nouveau naviguer et participer au 250e anniversaire des Etats-Unis. Nous faisons cela en partenariat étroit avec l' Association Hermione-LaFayette en France, the American Friends of Lafayette et la Lower Manhattan Historical Association, ainsi que les Friends of Fondation de France qui collecte les fonds déductibles des impôts américains. Nous sollicitons activement des dons, petits ou grands, auprès de particuliers et d'entreprises. La brochure en anglais est ci-dessous:
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Couverture du livre : "Scènes de la Révolution américaine : le régiment français "Soissonnais" en revue à Philadelphie par le président Washington et le Congrès, 1781". Par Charles MacKubin Lefferts (Américain, 1873 - 1923). Reproduit avec la permission du New York Historical Society Museum.
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Soutenez notre organisation ! Achetez ou offrez cet e-book qui fait une excellente lecture pour tous les âges. Toutes les droits d'auteur vont à l'American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Nous sommes heureux d'avoir mis à la disposition du Consulat Général de France à New York plusieurs dizaines de sites dans leur jurisdiction pour l'application (française) mapstr.
Par contre les descriptifs complets et détaillés sont uniquement disponibles sur notre livre sous copyright.
MÉMOIRES DE FRANCE
950 sites de présence française aux États-Unis au cours des 5 derniers siècles
Tout le monde sait que Lafayette, la Statue de la Liberté ou la Nouvelle-Orléans sont associés avec la France…
Mais saviez-vous que la première prière protestante en Amérique, la première naissance enregistrée d'un Européen en Amérique du Nord, le premier artiste commercial, la première école gratuite à l'ouest du Mississippi, la première découverte de Niagara Falls, le premier planteur de pamplemousses en Floride, le premier découvreur de pétrole en Amérique, le premier prix Pulitzer de l'histoire, le premier archevêque du Nouveau-Mexique, pour ne citer que quelques-uns, ont tous quelque chose en commun ? (Indice : ils étaient tous français)
CONTENU:
Guide - répertoire historique de plus de 950 sites où l'empreinte française a été laissée à travers les 50 états des États-Unis actuels, de 1524 au début du XXe siècle.
Il est rédigé en deux versions : en anglais et en français.
C'est un hommage aux explorateurs, missionnaires, soldats, aventuriers, français, illustres ou inconnus, qui ont laissé leur empreinte aux Etats-Unis et sont reconnus, dont la mémoire est honorée par un monument, une statue, une stèle, un panneau, un panneau publicitaire , une plaque...
Chaque page correspond à un site et comprend :
• Photo (avec lien url)
• Adresse avec code postal
• Coordonnées GPS exactes
• Une explication historique succincte
• La transcription exacte de l'inscription apparaissant sur le piédestal ou la plaque
• Un ou plusieurs liens Internet dirigeant le lecteur vers des informations plus détaillées
• Certaines pages intercalaires sont consacrées à une brève biographie d'un personnage historique apparenté
Ce Guide peut ainsi être comparé à :
• Un "Dictionnaire Amoureux" compilant les traces laissées par les Français aux Etats-Unis
• Une collection de cartes postales françaises des 50 États
• Un guide touristique pour tous les touristes appréciant l'histoire des États-Unis
Disponible en e-book:
• Prix du livre électronique (version française) : 19,50 euros
• L'ouvrage est protégé par copyright © American Society of Le Souvenir Français, Inc.
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NOS MISSIONS:
• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,
• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.
• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.
• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.
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Board of Directors
American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Membres (2023):
Françoise Cestac, Honorary President • Thierry Chaunu, President, and General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Yves de Ternay, Treasurer • Patrick du Tertre, 1st Vice President • Henri Dubarry • Francis Dubois • Alain Dupuis, 2nd Vice President & Deputy General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Daniel Falgerho, General Secretary • Pierre Gervois • Caroline Lareuse • Clément Mbom, Education Advisor • Jean-Hugues Monier, Auditor • Harriet Saxon • Nicole Yancey
Délégués Régionaux:
Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South
Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •
Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, former Honorary Consul of France in Virginia
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Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets commémoratifs historiques honorant la mémoire de la France et des français
aux Etats-Unis!
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The American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une association reconnue
"non-profit" par l'Administration Fiscale Fédérale Américaine.
Les donations sont déductibles des impôts fédéraux.
Merci de nous contacter si vous souhaitez recevoir ce bulletin
dans sa version originale en anglais.
© 2023 Copyright American Society of Le Souvenir Français Inc. Tous Droits Réservés.
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Contactez: Thierry Chaunu, President
697 Third Avenue #341 New York, NY 10017
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