The American Society of Le Souvenir Français Inc.
Bulletin Mensuel - Vol. II. No 5 - Mai 2022
HOMMAGE AUX
Quatre Américains

"Compagnons de la Libération"

Le Général de Gaulle remet la Croix de la Libération au Général Dwight D. Eisenhower le 14 juin 1945, à l'Arc de Triomphe.
https://youtu.be/NubLLENd7I4
EDITORIAL

Le vendredi 6 mai dernier, à l'église Notre-Dame de Manhattan, nous avons honoré par une cérémonie de dépôt de gerbe les 64 Américains qui se sont portés volontaires avant l'entrée officielle de l'Amérique dans les deux guerres mondiales, servant dans l'American Field Service, et qui sont "Morts pour la France".
Un compte rendu complet de cette cérémonie émouvante est fourni ci-dessous.

En février et avril dernier, nous avons eu le privilège d'assister au Consulat Général de France à New York à la cérémonie de remise de la Légion d'Honneur aux vétérans américains de la Seconde Guerre mondiale, M. Osceaola "Ozzie" Fletcher, M. Edward L. Chan et M. David Lesser.
Serrer la main de ces GI's, voir leurs yeux briller de fierté, remarquer leur sens de la répartie et de leur humour, observer l'intense émotion de leurs enfants et petits-enfants, et se dire que hélas, "la plus grande génération" ne sera plus très longtemps avec nous, nous incite à nous arrêter et à réfléchir sur l'incroyable courage, générosité et héroïsme qu'ils ont, et des millions de soldats américains avec eux, déployés jadis en France et en Europe.

Il est donc normal que, dans cette période entre le "V-E-Day" du 8 mai, date de la victoire de l'Amérique et de ses alliés sur l'Allemagne nazie, et la prochaine célébration du "D-Day", le 6 juin, qui marque le 78e anniversaire du débarquement en Normandie, nous rendions hommage dans ce Bulletin aux quatre Américains nommés "Compagnons de la Libération", sur un total de
1.038 individus admis dans cet Ordre.

Ce fait peu connu dans la longue histoire de l'alliance franco-américaine mérite d'être raconté. Le plus illustre des quatre est Dwight D. Eisenhower, bien sûr, mais la mémoire des trois autres mérite aussi d'être honorée, ici en Amérique comme en France, et c'est cette histoire que nous allons raconter dans ce Bulletin.
Votre société prévoit d'honorer chacun d'entre eux avec une plaque en bronze dans les mois à venir. Nous vous tiendrons au courant de nos progrès.

Merci de soutenir nos activités avec votre adhésion annuelle, vos dons généreux et vos encouragements moraux!

Pour le Conseil d'Administration.
Thierry Chaunu, président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français aux Etats-Unis
CONTEXTE HISTORIQUE:
Quand tout était perdu...
Il est difficile pour les jeunes lecteurs de comprendre ce que représentent les
«Compagnons de la Libération» si un court rappel des événements tragiques de 1940 n'est pas présenté en premier.

Du 10 mai au 25 juin 1940, après deux mois de "blitzkrieg" apocalyptique, la France subit sa défaite la plus catastrophique de son histoire. En moins de deux mois de combats, les pertes françaises s'élèvent à quelque 375 000 morts, disparus ou blessés, avec 10 millions de civils sur les routes. Contrairement aux clichés si répandus, les combats furent souvent extrêmement intenses : proportionnellement, les Allemands subirent plus de pertes par jour qu'au cours des 6 mois de leur invasion de la Russie, faisant au total 157 621 morts, disparus ou blessés, et perdant quelque 1 236 avions (ce qui a considérablement affaibli la Luftwaffe lors de la bataille d'Angleterre à venir) et 822 chars (sur 2 445 engagés)*.

Le gouvernement, et la population française dans son ensemble, n'eurent pas le courage de continuer le combat et de voir le pays complètement détruit, surtout après les horreurs de la Première Guerre mondiale et ses deux millions de morts ou de disparus, et quatre millions de blessés, à peine une génération auparavant. Pourtant, l'armistice signé en juin 1940 fut déshonorant et partagea le pays non pas en deux, comme on le rapporte communément, mais en sept zones... ainsi naquit le "Gouvernement de Vichy", en "zone libre", qui prit le parti de la collaboration...

Récemment promu (à titre temporaire) général de brigade sur le champ de bataille (l'un des rares généraux à infliger une retraite tactique aux panzers allemands), connu uniquement dans les milieux militaires pour sa prescience et ses théories sur l'utilisation moderne des chars - - une stratégie opposée par sa hiérarchie, et brillamment adopté par les Allemands - - Charles de Gaulle refusa la défaite et appela les Français à poursuivre le combat sous sa direction.

Seul mais résolu, avec le soutien visionnaire de Winston Churchill, le Général de Gaulle réaffirma au monde que puisque le gouvernement de la France de Vichy était sous les bottes allemandes, il n'avait aucune légitimité, et que le véritable esprit de la France était avec lui.

Il crée à lui seul la France libre, et lance la Résistance française avec son fameux "Appel du 18 juin" déclarant que la France avait certes subit une grande défaite, mais que la guerre deviendrait une guerre mondiale, que la France possédait encore un vaste empire, et prédit qu'un jour, son allié américain historique entrerait en guerre, que la puissance industrielle de l'Amérique finirait par écraser la machine de guerre et l'idéologie nazies. Il invita les Français à résister à l'occupation et à rejoindre les "Français libres".

La libération de la France et de l'Europe occidentale eu lieu finalement, grâce aux millions d'Américains et de soldats alliés, après quatre longues années de sacrifices incommensurables. Près de 80 ans plus tard, les hommages rendus à tous ceux qui ont combattu et sont "Morts pour la France" sont toujours célébrés, partout en France.

Parmi les centaines de milliers de Français Libres et de résistants, alors que des milliers ont reçu des médailles militaires de guerre et/ou la "Médaille de la Résistance", seule une infime fraction a été intronisée dans un Ordre créé par le Général de Gaulle, et choisis in fine par lui: 1 038 individus au total.

Sur ce total de 1 038 " Compagnons ", seuls 4 citoyens américains ont été admis dans l' " Ordre de la Libération ".

(*Source; Dominique Lormier, La Bataille de France jour après jour, Editions du Cherche-Midi)
"L'ORDRE DE LA LIBÉRATION":
L'ESPRIT DES CHEVALIERS
À gauche: La médaille de l'Ordre s'appelle la "Croix de la Libération". Il s'agit d'un écu rectangulaire en bronze de 31 mm de large sur 33 mm de haut portant un glaive vertical de 60 mm de haut sur son avers. Sur la lame du glaive : une Croix de Lorraine émaillée noire (symbole des Forces françaises libres). Le ruban vert représente l'espoir, tandis que les rayures noires représentent le deuil, symbolisant l'état de la France en 1940.
Photo par Fdutil - https://commons.wikimedia.org/w/index.php? curide=19854339
À droite : un portrait du Général Charles de Gaulle.
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=107273333. Division des estampes et des photographies de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis sous l'ID numérique cph.3b42159, domaine public.
L'Ordre de la Libération

Pendant l'occupation de la France, le Général de Gaulle a estimé qu'il n'avait pas le droit de décerner la Légion d'honneur.
Il crée donc, le 16 novembre 1940 à Brazzaville, alors capitale de la France libre au Congo français, l'Ordre de la Libération.

Il fut le seul et unique Grand Maître, et un seul rang était accordé : celui de «Compagnon de la Libération». L'objet de l'Ordre était de "récompenser les personnes, des communautés militaires ou civiles, qui se seront distinguées dans la tâche de libérer la France et son Empire".

Très peu de personnes, d'unités militaires et de communes ont jamais reçu cette distinction; et seulement pour des actes pendant la Seconde Guerre mondiale.
Cette prestigieuse médaille, qui suit selon le protocole la Légion d'Honneur, n'a été décernée qu'à 1 038 membres - dont 235 à titre posthume -, dont 5 femmes, plus 5 villes martyres et 19 unités combattantes.

Il a été décerné pour la première fois le 29 janvier 1941 et pour la dernière fois le 23 janvier 1946 (les récompenses aux ressortissants étrangers ont été décernées jusqu'en 1960).

Il n'y avait aucune restriction quant à l'âge, au sexe, au rang, à l'origine ou à la nationalité; ni aucune quant à la nature des actes, autre que leur qualité exceptionnelle.

Le Général de Gaulle a tenu à préciser le caractère exceptionnel de ces décrets. Il écrit : « On me propose des candidats qui, bien que très dignes et vaillants combattants, ne remplissent pas les conditions tout à fait exceptionnelles qui justifient l'accession à l'Ordre ».

L'Ordre était généralement décerné lors d'une cérémonie militaire française traditionnelle, la «prise d'armes». Le récipiendaire était convoqué par son grade et son nom, et recevait l'insigne tout en étant félicité ainsi : "Nous vous reconnaissons comme notre Compagnon pour la libération de la France dans l'honneur et par la Victoire".

Le dernier Compagnon vivant, Hubert Germain, est décédé le 12 octobre 2021 à l'âge de 101 ans, et est enterré dans la crypte du Mémorial de la France Combattante, au Fort du Mont Valérien, aux portes de Paris.
A gauche: Le revers de la Croix de la Libération. en latin : une inscription en relief en caractères gras sur quatre rangées, PATRIAM SERVANDO VICTORIAM TULIT ("En servant la Patrie, il/elle a obtenu la Victoire")
Par Fdutil - https://commons.wikimedia .org/w/index.php?curid=19854400
À droite: Fourragère de l'Ordre de la Libération (portée par 18 unités militaires)
Par aclp —https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4384538
HONNEUR AUX QUATRE AMERICAINS
"COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION"
GENERAL DWIGHT D. EISENHOWER
Commandant en Chef
Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force

 "Compagnon de la Libération"
Décret du 28 mai 1945
Gen. of the Army Dwight D. Eisenhower, 1945, by Signal Corps - US Army, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6926698
Ce n'est pas le lieu ici de raconter toute l'histoire de la vie de l'un des Américains les plus illustres qui ait jamais vécu.

Nous qui tenons particulièrement à témoigner des liens d'amitié particuliers entre la France et les États-Unis, nous nous contenterons de souligner quelques épisodes historiques montrant les parallèles entre Eisenhower et de Gaulle, une liste factuelle empruntée à une exposition de 2019-2020, organisée conjointement par la Fondation Charles de Gaulle et la Bibliothèque et musée présidentiels Dwight D. Eisenhower, en partenariat avec la Fondation Eisenhower et le Musée de l'Armée. Cette exposition a été rendue possible grâce au généreux soutien de la First Alliance Foundation.

Le Général de Gaulle et le Général Eisenhower appartiennent tous deux au patrimoine national commun de leurs pays respectifs. Leur travail est une source de réflexion et d'inspiration pour le monde d'aujourd'hui.

• Tous deux sont nés la même année :
Dwight David Eisenhower est né le 14 octobre 1890 à Denison (Texas). Charles de Gaulle est né le 22 novembre 1890 à Lille, dans le Nord de la France.

• Tous deux venaient d'une famille nombreuse : cinq et quatre frères et sœurs, respectivement.

• Tous deux choisissent une carrière militaire : l'un est diplômé de West Point en 1915, l'autre de Saint Cyr en 1912.

• Tous deux étaient frustrés d'être tenus à l'écart des lignes de front, bien que dans des circonstances différentes :
Alors qu'Eisenhower s'est vu refuser le service en Europe pendant la Première Guerre mondiale et a formé des équipages de chars ici aux Etats-Unis, de Gaulle a été blessé à Verdun en 1916 par une baïonnette au corps à corps, laissé pour mort, capturé par une ambulance allemande et a passé les 32 mois restants comme prisonnier de guerre en Allemagne (avec 5 tentatives d'évasion infructueuses, entraînant à chaque fois des incarcérations plus sévères).

• Durant l'entre-deux-guerres, tous deux ont suivi une carrière militaire assez similaire passée principalement dans des états-majors. Les deux ont écrit et réfléchi sur l'utilisation des chars. Eisenhower a passé un an en France pour rédiger un "Guide des champs de bataille américains en Europe". Il se souviendra plus tard : « C’est ainsi que j’ai pu découvrir les petites villes de France et rencontrer les gens simples et sympathiques qui travaillent sa terre". Cela s'avéra être une expérience précieuse vingt ans plus tard.

• Tous deux étaient considérés comme des non-conformistes par leur hiérarchie respective. Pour citer l'un des panneaux de l'exposition : « Dès 1924, avec "La discorde chez l’ennemi", de Gaulle publie une analyse des raisons de la défaite allemande. Ses ouvrages suivants, "Le Fil de l’épée" (1932), "Vers l’Armée de métier"(1934) et "La France et son armée" (1938) plaident pour une modernisation de l’armée française par l’emploi massif de l’arme blindée et la création d’une armée professionnelle. Ses réflexions ont toutes pour but de permettre à la France de faire face à un nouveau conflit avec l’Allemagne qu’il juge inévitable et prochain. Ses idées comme celles d’Eisenhower ne seront pas appréciées de la hiérarchie militaire et Eisenhower sera même menacé de passer en cour martiale".
Peu de temps après l'armistice, une cour martiale condamne par contumace de Gaulle à la peine de mort, à la dégradation et à la confiscation de ses biens.

• Pendant la Seconde Guerre mondiale, Eisenhower s'est vu confier l'immense tâche militaire de mener des millions de soldats à la victoire. Eisenhower devait rendre compte aux chefs d'états-majors et au président Roosevelt (qui méprisait de Gaulle et voyait en lui un aspirant dictateur, et considérait la France comme une puissance mineure définitivement abaissée), tandis que de Gaulle se battait pour la restauration de la France dans ses droits et sa grandeur, était obsédé par la réunification du pays, et de s'assurer qu'elle combattrait aux côtés de ses alliés et gagnerait ainsi le droit de s'asseoir à la table des vainqueurs.

• Inévitablement, des divergences tactiques apparurent, et les immenses talents de diplomate-soldat d'Eisenhower furent sollicités à maintes reprises.
Par exemple, face à l'opposition absolue du général français qui défendait la souveraineté politique de la France, Eisenhower renonça à la création de l'AMGOT (acronyme de «Gouvernement Militaire Allié des Territoires Occupés», qui aurait administré la France telle une quelconque province conquise).

La Libération de Paris doit beaucoup au Général de Gaulle. C'est lui qui réussit à convaincre Eisenhower de ne pas contourner Paris. Eisenhower pensait que consacrer du temps à la libération de Paris ralentirait ses troupes en route vers l'Allemagne. Au final, Eisenhower accepta que Paris était trop symbolique, en plus d'être stratégique. Il autorisa la 2e DB (2e division blindée) du Général Leclerc à entrer la première dans Paris en août 1944, se précipitant dans la capitale après le début de l'insurrection des Parisiens et recevant la capitulation du Général von Choltitz. Paris évita ainsi le sort de Varsovie et sa destruction par les nazis.

• Un autre conflit éclata lorsque la puissante contre-offensive allemande des Ardennes menaça Strasbourg, récemment libérée par les troupes de Leclerc. De Gaulle insista alors sur le fait qu'un retrait stratégique était politiquement inacceptable pour les Français. Eisenhower comprit ce qui était en jeu pour de Gaulle et accepta à contrecœur, démontrant ainsi ici encore sa maîtrise des enjeux politiques.

• Alors qu'Eisenhower fut promu le 20 décembre 1944 au grade de général cinq étoiles (général de l'armée, le deuxième grade le plus élevé dans l'armée des États-Unis), de Gaulle ne demanda jamais que son grade de général soit officiellement permanent, et ne demanda jamais à recevoir sa pension.

• Tous deux atteignirent leurs objectifs de guerre : moins d'un an plus tard, Eisenhower obtint la capitulation inconditionnelle de l'Allemagne.
Quant à de Gaulle, il atteignit ses objectifs primordiaux: restaurer l'autorité de la République française immédiatement après le débarquement du jour J, faire participer une armée française à part entière au combat en Italie et en Allemagne, jusqu'aux confins de l'Autriche de 1943 à 1945, faire signer par la France, parmi les vainqueurs alliés, la capitulation de l'Allemagne et du Japon, revendiquer un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, et administrer un secteur de l'Allemagne et de Berlin-Ouest dans l'après-guerre.
14 juillet 1942, le jour de la Bastille : le Général de Gaulle serrant la main du Général Dwight D. Eisenhower ,Commandant en Chef, Théâtre européen d'opérations (ETOUSA), dans la caserne Wellington, Londres.
• Tous deux sont finalement devenus chefs d'État de leurs pays respectifs et ont tous deux été réélus. Eisenhower est devenu président des États-Unis (1953-1961) et de Gaulle après avoir été à la tête du gouvernement provisoire français (1944-1946), a été élu et réélu président de la République française (1959-1969).

• Tous deux se tenaient en haute estime, non seulement en raison de leur compétence militaire, mais aussi en raison de leur compréhension mutuelle des enjeux de l'avenir.

Dans une interview du 25 août 1964 avec le journaliste David Schoenbrun, Eisenhower a raconté que "... je crois qu'en ce qui concerne mes relations avec Charles de Gaulle, non seulement pendant la guerre, mais à l'époque du SHAPE, puis en tant que président, elles n'ont jamais été rudes ou désagréables d'une manière personnelle. Cet homme et moi avons toujours été de très bons amis… »

…”[il y avait] de bons sentiments, non seulement de respect et d'admiration, mais d'un degré très mesurable d'affection. Et, quant à sa famille, eh bien, je me souviens qu'une fois il est venu, pendant la guerre, à Washington, alors que j'étais encore à Paris, et, comme un ami, il s'est fait un devoir d'appeler Mme Ike et de lui dire que je me portais bien. Et il ne l'avait jamais rencontrée, ne la connaissait pas, mais il agissait simplement et naturellement, comme un soldat qui appelle la femme d'un autre soldat pour la rassurer »...

[à Schoenbrun] :  ... " Ecrivez bien clairement que lui et moi avons toujours été amis, même quand nous n'étions pas d'accord. Bien sûr, les désaccords ont beaucoup de visibilité, mais nous nous entendions très bien personnellement et il y avait aussi beaucoup de points d'accord. Assurez-vous de bien consigner ce que je vous dis, parce que cela est l'entière vérité».

• Le 14 juin 1945, sous l'Arc de Triomphe à Paris, à côté de la tombe du Soldat Inconnu, « Ike » est fait Compagnon de la Libération par le Général de Gaulle. Eisenhower fut le seul chef militaire allié à recevoir cette distinction.

• A la mort d'Eisenhower en 1969, de Gaulle s'envole pour Washington pour rendre hommage à son ancien « Compagnon », peu de temps avant qu'il ne démissionne de la présidence et décède l'année suivante.

• Votre société prévoit d'honorer ce grand Américain, le grand ordonnateur du Débarquement du jour J, avec une plaque en bronze.
Photo du haut: Charles de Gaulle et Dwight Eisenhower à l'Arc de Triomphe, Paris, 14 juin 1945.
Photo ci-dessus: "Le président français Charles De Gaulle rend hommage au regretté Général Eisenhower à la rotonde du Capitole. 30 mars 1969". Photo: US Army
JAMES WORDEN

"Compagnon de la Libération"
Décret du 7 mars 1945
Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de trouver une photo de meilleure qualité pour James Worden.
On sait peu de choses sur sa carrière et sa vie après la Seconde Guerre mondiale.
Photo : Ordre de la Libération.
James Avery Worden (Philadelphie, 16 février 1912 - Princeton, 14 mai 2004) a étudié en Europe et a rejoint le Worcester College de l'Université d'Oxford. Lors d'un voyage en France en août 1939, il rejoint l'American Field Service (AFS) qu'il contribue à organiser dans le pays.

L'American Field Service avait été créé pendant la Première Guerre mondiale et son corps de volontaires américains fournissait une aide médicale et ambulancière aux lignes de front sur les champs de bataille français.

Lors de la bataille de France en mai-juin 1940, il opère avec l'AFS dans les secteurs d'Amiens, Beauvais, Orléans et Poitiers. Après l'armistice du 22 juin 1940, en collaboration avec la Croix-Rouge américaine, il effectue des visites et des ravitaillements dans les camps de prisonniers français. En février 1941, contraint par les autorités de Vichy de quitter la France, il se rend en Espagne puis au Portugal d'où il prend un bateau à destination du Congo en compagnie d'autres Américains de l'AFS. A peine débarqué à Pointe-Noire, il décide de s'enrôler dans les Forces Françaises Libres et est d'abord affecté à l'Ambulance Hadfield-Spears puis au Groupement Sanitaire Divisionnaire n°1 de la 1ère Brigade Française Libre (1ère DFL).

Engagé en Libye dans le cadre de la guerre du désert, James Worden est le chef de la section des brancardiers. Il s'illustra lors de la légendaire bataille de Bir Hakeim au cours de laquelle 3 600 Français libres tinrent tête aux 35 000 forces allemandes et italiennes dirigées par le Général Rommel pendant plusieurs jours, laissant le temps à l'armée britannique de se préparer à la bataille d'El Alamein. Lors de la sortie des forces françaises dans la nuit du 10 au 11 juin, James Worden porte secours aux blessés dans des conditions très difficiles, évite l'encerclement et la capture, et rejoint les lignes britanniques.

Il participe ensuite à la campagne de Tunisie de mai 1943 à janvier 1943. Débarqué en Italie au printemps 1944, il se distingue à nouveau lors de la bataille du Garigliano où, dans la nuit du 17 au 18 mai, il sauve personnellement de nombreux soldats de la Bataillon d'infanterie de la Marine et du Pacifique pris sous le feu ennemi. Il débarque en Provence le 16 août suivant et participe à la libération de la France, donnant tout pour assurer l'évacuation et le soin des soldats blessés de la 1ère DFL.

Après la guerre, James Worden se retire à Princeton dans le New Jersey où il décède le 14 mai 2004 et y est enterré.

Nous avons malheureusement peu d'informations sur sa carrière et sa vie d'après-guerre. Tout ce que nous avons pu trouver sur l'internet est la notice suivante :
"James Worden de Princeton. Décédé le 14 mai. Des services privés ont eu lieu. Les arrangements étaient sous la direction de Glackin/Saul Funeral Home, 136 Morrison Ave., Hightstown. Publié par "The Times, Trenton," le 22 mai 2004."

Toute personne ayant plus d'informations ou pouvant contacter sa famille, merci de nous contacter.
Votre société a le projet de lui rendre hommage avec une plaque.
JOHN F. HASEY

"Compagnon de la Libération"
Décret du 18 avril 1942
Le lieutenant John F. Hasey a été le premier citoyen américain à verser son sang pour libérer la France de l'oppression du régime nazi. Photo : Ordre de la Libération.
John Freeman "Jack" Hasey, né le 3 novembre 1916 à Brockton (Massachusetts), décédé le 9 mai 2005. Il a été capitaine de la Légion étrangère dans l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale puis officier de la CIA.

En 1936, Hasey, issu d'une riche famille de la Nouvelle-Angleterre, se rend en France après l'université, ne voulant pas commencer si tôt une carrière en entreprise. Comme Hemingway et de nombreux expatriés américains, il a apprécié la grande vie des années folles à Paris. Sa beauté, son charme et son accès aux millionnaires mondains américains et britanniques ont attiré l'attention des frères Cartier qui l'ont embauché pour devenir vendeur de haute joaillerie. C'est ainsi que John Hasey a vendu des bijoux et diamants à des personnalités telles que la duchesse de Windsor, Douglas Fairbanks, Marlene Dietrich, pour n'en nommer que quelques-unes.

Lorsque la guerre soviéto-finlandaise éclata en 1939, Hasey, comme de nombreux Américains, se porta volontaire. Il est détaché dans une unité d'ambulance et participe à la campagne de Finlande, action pour laquelle il reçoit la "Croix de la Liberté" finlandaise dans les années 1950. Blessé en février 1940, il est rapatrié aux États-Unis. De retour en Europe en juin, il rejoint la France pour reprendre son travail chez Cartier. La bataille de France faisant rage, il se rend à Biarritz (où il a mis ses échantillons de bijoux et diamants Cartier dans un coffre-fort) et à Bordeaux où il assiste à l'esprit d'abandon et à l'effondrement moral de toutes les institutions françaises, avant de gagner le Portugal et rejoindre l'Angleterre.

Là, il contacte le président du directoire de Cartier à Londres, Etienne Bellanger, qui a fourni une première aide matérielle au Général de Gaulle. C'est le 9 août 1940 que, dans la résidence de Bellanger à Putney, aux portes de Londres, il dîne avec le Général de Gaulle, sa femme Yvonne et leur fille Elizabeth. Le lendemain, il se porte immédiatement volontaire pour rejoindre les Forces françaises libres.

Affecté comme sous-lieutenant au service de santé de la France libre, il participe à l'opération de Dakar en septembre, puis à la campagne du Gabon d'octobre à novembre 1940. Muté, à sa demande, à la 13e demi-brigade de la Légion étrangère en janvier 1941, il combat en Érythrée contre les forces italiennes.

Le 20 juin 1941, lors de la campagne de Syrie contre les troupes de Vichy, il est très grièvement blessé aux portes de Damas par six balles de mitrailleuse dont une lui emporte une partie du visage. Soigné à Jérusalem puis aux États-Unis à partir de janvier 1942, il y subit plusieurs opérations.

C'est alors qu'il dicte à Joseph F. Dinneen, journaliste au Boston Globe, ses mémoires (voir ci-dessous), depuis son lit d'hôpital, "avec [sa] tête bandée et un tube dans [sa] gorge pour contrôler [son] organe vocal."

Promu lieutenant en août 1941, John Hasey est le premier Américain à être nommé Compagnon de la Libération par le Général de Gaulle en avril 1942.

Réformé par l'armée américaine, John Hasey rejoint à nouveau la France libre et est affecté, en octobre 1942, au bataillon des Antilles en tant qu'officier instructeur.

En août 1943, il est promu au grade de capitaine, il devient aide de camp du Général Pierre Kœnig (qui commandait les Français Libres à Bir Hakeim) auprès duquel il restera pendant ses fonctions de gouverneur militaire de Paris en août 1944.

En 1945, il est démobilisé avec le grade de capitaine de réserve et retrouve son poste de vendeur de haute-joaillerie chez Cartier.

En 1950, il rejoint la CIA et sert dans 17 pays, jusqu'à sa retraite en 1974.

Son livre de mémoires "Yankee Fighter, l'histoire d'un Américain dans la Légion étrangère française" dicté de son lit d'hôpital en 1942 rend compte de l'effondrement soudain de la France, des tout premiers jours de la France Libre, et de son incroyable odyssée à travers l'immensité de l'Afrique et le désert du Sahara.

La valeur de sa contribution à l'effort de guerre de la France peut être illustrée par ces commentaires tirés de ses citations :

« Il a les qualités d'un homme, d'un soldat et d'un leader. Il a gagné une place dans le cœur de ses camarades. Aimé et respecté par eux, ainsi que par ses chefs, le lieutenant John Hasey est le type parfait de l'étranger, pour qui l'amour de la France n'est pas un vain mot..."

« Dans la bataille de l'Enghiahat… son capitaine et son premier lieutenant étant blessés, il est resté le seul officier valide. Son indifférence absolue au danger a inspiré et galvanisé ses hommes"...

"Pendant le siège de Massawa, il a mené son peloton avec une bravoure magnifique dans un assaut contre les positions ennemies, qu'il a capturées avec un grand nombre de prisonniers"...

John F. Hasey est enterré au cimetière Columbia Gardens à Arlington, en Virginie.
Votre société projette de lui rendre hommage avec une plaque.
JACQUES TARTIERE

"Compagnon de la Libération"
À Titre Posthume
Décret du 21 août 1941
Jacques Tartière est devenu Jacques Terrane, citoyen américain naturalisé suite au mariage de son père avec une Américaine. Photo : Ordre de la Libération.
Jacques Terrane, de son vrai nom Jacques Tartière, est né le 23 août 1915 à Paris, et mort le 20 juin 1941 à Damas (Syrie).
Il fut un acteur franco-américain et Compagnon de la Libération.

Petit-fils de Georges Feydeau, le célèbre dramaturge français, Jacques Terrane passe son enfance entre le Royaume-Uni et la France, avant de devenir acteur et d'obtenir la nationalité américaine, grâce au remariage de son père avec une Américaine.

En 1937, il rencontre l'actrice Drue Leyton (de son vrai nom Dorothy Parsons, née le 12 juin 1903 à Guadalajara, Mexique) à New York, avec qui il part pour l'Europe en février 1938 et se marie en Angleterre en septembre.

En 1939, Jacques Terrane joue (aux côtés de Michèle Morgan et Charles Vanel dans La Loi du Nord, un film d'aventure français de Jacques Feyder. Jacques Terrane s'installe avec sa femme Dorothée dans le célèbre village de peintres Barbizon en Seine- et-Marne, près de Paris.

Au moment de la déclaration de guerre, Jacques Terrane quitte sa maison de vacances à Cassis, et tente en vain de s'enrôler et de combattre. Souffrant de problèmes pulmonaires, il est déclaré trois fois inapte par l'Armée française. Sa connaissance de l'anglais lui permet cependant de servir comme officier de liaison avec les troupes britanniques lors de la « drôle de guerre » en septembre 1939.

Désireux de participer à la campagne de Norvège, il prétendit... qu'il parlait couramment le norvégien !... ce qui lui valut d'intégrer le corps expéditionnaire du Général Béthouart dans la Légion étrangère. Là, il se distingue en assurant le débarquement de munitions sous le feu ennemi près de Narvik.

Evacué en Angleterre dès la signature de l'armistice franco-allemand du 22 juin 1940, il s'engage dans les Forces françaises libres et est affecté à la demi-brigade de la 13e Légion étrangère, avant d'être promu adjudant le 1er juillet.

Il a participé à l'"Opération Menace» qui visait à lutter contre Dakar et l'Afrique de l'Ouest contre les forces de Vichy et se solda par un échec cuisant. Au cours de la campagne d'Érythrée qui s'ensuivit au sein de la Brigade française d'Orient, il sert comme chef de section des éclaireurs à moto et participe à la prise de Keren et de Massawa en Libye en avril 1941.

Le 30 avril 1941, il embarque sur le Paul Doumer et rejoint le camp de Qastina, en Palestine, où se forme la 1ère DFL, pour la campagne de Syrie.
L'un des premiers à passer en Syrie le 8 juin, il vient d'obtenir le 18 juin la reddition d'une unité de Vichy lorsque, rejoignant à moto les lignes françaises libres, il est abattu d'une balle dans le dos.

Il mourut à l'hôpital Seraphan de Damas le 20 juin 1941 et fut enterré au cimetière de Ramleh en Syrie.

Son demi-frère, Philippe Keun, également engagé dans la Légion étrangère en septembre 1939 puis comme agent du Service de renseignement, est pendu au camp de Buchenwald en septembre 1944.

Sa femme rejoignit la Résistance intérieure française et décéda le 8 février 1997 à Corona Del Mar, en Californie.

Son nom est déjà gravé sur une plaque à l'église Notre-Dame de Manhattan, parmi les 462 autres noms de conscrits français, de volontaires et de volontaires américains "Morts pour la France".

Cependant, votre société envisage de lui rendre hommage avec une plaque similaire, comme les trois autres « Compagnons de la Libération » américains, dans un lieu à déterminer, puisque sa tombe et sa dépouille se trouvent en Syrie.
Le dernier Compagnon, Hubert Germain, est décédé le 12 octobre 2021 à 101 ans.
BULLETINS MENSUELS PASSÉS

NOTRE OBJECTIF : mettre en lumière un épisode ou un personnage historique célèbre ou moins célèbre de la longue histoire commune entre la France et les États-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.

Vous pouvez avoir accès à tous nos anciens bulletins mensuels
depuis février 2021 en visitant notre site internet :
Notre prochain Bulletin de juin se penchera sur l'histoire de
la frégate HERMIONE et son rôle dans la Guerre d'Indépendance
NOUVELLES ET ACTIVITÉS RÉCENTES
De gauche à droite : M. Osceola « Ozzie » Fletcher, M. Edward L. Chan, M. David Lesser. Ils ont été faits "Chevalier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur" par le Consul Général de France à New York, Jérémie Robert.
LEGION D'HONNEUR DESCERNÉE
AUX COMBATTANTS DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE
AU CONSULAT GENERAL DE FRANCE A NEW YORK :

10 février 2022 - M. Osceola "Ozzie" Fletcher a reçu l'insigne de Chevalier de la Légion d'honneur française des mains de M. Jérémie Robert, Consul Général de France en reconnaissance de sa participation à la libération de la France. M. Fletcher, un natif de New York entré en service dans l'armée américaine en 1943 à l'âge de 21 ans, a reçu une formation au Royaume-Uni et a été affecté au 254th Port Battalion prenant part à la livraison de fournitures et de courrier, une mission ingrate mais cruciale d'unités de soutien.
Il arrive en Normandie une semaine après le jour J alors que de violents combats se déroulent. Il fut blessé alors qu'il était dans l'eau pour des travaux, reçut des soins médicaux et reprit ses fonctions. Il fut de nouveau blessé, cette fois grièvement lorsqu'un camion fut touché par un missile allemand. De retour à la vie civile, M. Fletcher a terminé ses études de premier cycle et a servi au service de police de New York pendant 24 ans. Il a fêté son 100e anniversaire le 16 janvier et était très actif jusqu'à il y a environ six ans.
Le Consul Général Jérémie Robert et Guy Wildenstein, Président de la Société Américaine de la Légion d'Honneur Française et Mme Pauline Fletcher se sont adressés à l'auditoire.
Votre Société était représentée par son Président Thierry Chaunu, la Fédération des Anciens Combattants était représentée par Alain Dupuis, Président, Paul Garabedian, Secrétaire, Henri Dubarry, Trésorier, André Ferrara, "Color Guard" et grosse caisse, Jean Le Gall, "Color Guard" et Daniel Falgerho, vice-président. Un grand merci aux Cadets La Fayette et à leur chef Jacques Letalon pour leur brillant accompagnement musical.
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Le 6 avril 2022, lors d'une cérémonie tenue au Monmouth Community College, M. Jeremie Robert, Consul Général de France a remis l'insigne de Chevalier de la Légion d'honneur française à M. Edward L. Chan, en présence d'Elodie Massaro, directeur général de la Société américaine de la Légion d'honneur française.
M. Chan, dont les parents avaient émigré de Chine en 1905, s'est enrôlé dans l'armée américaine le jour de son anniversaire, le 7 avril 1943, jour de ses 18 ans.
Après une formation de technicien médical, M. Chan a servi dans des hôpitaux de première ligne, d'abord en Italie où les conditions étaient sévères, puis dans le sud de la France juste après le débarquement allié en août 1944 dans des conditions encore plus exigeantes, traitant des civils ainsi que des militaires comme le situation requise. Il était populaire pour son dévouement à aider les autres en plus de ses tâches assignées.
Après son retour aux États-Unis, M. Chan a obtenu une maîtrise en éducation au Columbia Teachers' College et a enseigné dans des écoles publiques pendant 33 ans.
La Fédération des Anciens Combattants français était représentée par Alain Dupuis, président, Henri Dubarry, trésorier, Jean Le Gall. Color Guard et Daniel Falgerho, vice-président.
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Le 20 avril 2022 au Consulat Général de France à New York, le Consul Général Jérémie Robert a remis les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur à M. David Lesser en présence de Guy Wildenstein, Président de la Société Américaine de la Légion d'Honneur . M. Lesser s'est enrôlé dans l'armée américaine en février 1944, alors qu'il n'avait que 21 ans. Il a d'abord été affecté à une unité du génie de combat, mais ses capacités en physique et en mathématiques l'ont qualifié pour une formation de navigateur/bombardier. Affecté au 448th Battle Squadron, 321st Bombardment Group de la 12th Air Force basé en Corse, il effectue plus de 70 missions sur des bombardiers B25 en tant que navigateur. Ce nombre témoigne de sa bravoure, il n'a jamais refusé de voler même lorsqu'on lui a donné le choix, si un navigateur était nécessaire, il répondait toujours présent.
La Fédération était représentée par Alain Dupuis, Président, Henri Dubarry, Trésorier, Paul Garabedian, Secrétaire, Jean Le Gall, Color Guard et Daniel Falgerho, Vice-Président, et la Société Américaine du Souvenir Français par Thierry Chaunu, Président.
Pour plus de photos:
HOMMAGE À LA "FRENCH ALLIANCE DAY"
CHAPELLE COMMÉMORATIVE DE WASHINGTON,
VALLEY FORGE, PA., Dimanche 1er MAI 2022
Des représentants de plusieurs sociétés patriotiques telles que l'Ordre de Cincinnati, les Filles de la Révolution américaine, les Fils de la Révolution américaine, W3R, American Friends of Lafayette, nos hôtes du Washington Memorial Heritage, se sont réunis pour une photo de groupe après la cérémonie.
• Le traité d'alliance entre la France et les États-Unis fut conclu à Paris le 6 février 1778 et ratifié par le Congrès le 4 mai 1778. Lorsque la nouvelle de l'Alliance et sa ratification par le Congrès continental parvinrent à Valley Forge au début de mai 1778, le Général George Washington édicta l'Ordonnance générale suivante : « …Sur un signal donné, toute l'armée saluera: "Vive le roi de France"…

• Et il édicta l'Ordonnance générale suivante : "Il a plu au Tout-Puissant Souverain de l'univers de défendre les États-Unis, et finalement de susciter un ami puissant parmi les princes de la terre, pour établir notre liberté et notre indépendance sur une fondation durable, il nous appartient de mettre à part un jour pour reconnaître avec gratitude la bonté divine et célébrer l'événement important que nous devons à son intervention divine". (Ordonnances générales, 5 mai 1778)

• Ainsi, chaque année, le premier dimanche de mai, la Washington Memorial Chapel à Valley Forge, conformément aux instructions de Washington, commémore le Traité d'Alliance, d'Amitié et de Commerce avec la France.

• Cette cérémonie est organisée par le Washington Memorial Heritage et la Washington Memorial Chapel avec la participation de nombreuses sociétés patriotiques américaines dédiées à la reconnaissance et à la perpétuation de l'amitié franco-américaine. La partie française est représentée par l'Association des Officiers de Réserve Français aux Etats-Unis (ACREFEU), la Fédération des Anciens Combattants Français, la Société Américaine du Souvenir Français Inc., le Consul Honoraire de France à Philadelphie M. Michael Scully et la Ambassade de France représentée par le Lieutenant Lauriane Piré de la Délégation Générale pour l'Armement.

• Notre profonde gratitude et nos remerciements aux membres du Washington Memorial Heritage, David Lauhoff, président, Gardiner Pearson, ancien président, le père Tommy Thompson, recteur, Pat Nogar, directeur, tous les membres distingués des associations patriotiques, et tous les acteurs historiques en uniforme, pour leur accueil chaleureux.
VISITE DE NATHALIE ET ​​PHILIPPE DE GOUBERVILLE
VISITE DE LA MAISON ODELL - SIÈGE DE ROCHAMBEAU
DÎNER DE LEVÉE DE FONDS
CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE
5 MAI 2022
• Nous avons eu l'honneur d'accueillir à New York Mme Nathalie de Gouberville, descendante directe de Rochambeau, et son époux Philippe, Membre de l'Ordre de Cincinnati, qui ont présidé un dîner de levée de fonds organisé par Susan et David Seal, président et fondateurs des Friends de la Maison Odell - Siège de Rochambeau.

• Située à 21 miles au nord de New York, non loin de l'Interstate 87 et juste au sud de White Plains, cette ancienne ferme qui est restée intacte pendant deux siècles fait l'objet de rénovations menées par Susan et David Seal, suite à la récente acquisition par la ville de Greenburgh (comté de Westchester) visant à la transformer en musée.

• Ce site est historiquement particulièrement important. C'est là que Rochambeau établit son quartier général sur cette ferme en juillet-août 1781 et rencontre George Washington pour développer la stratégie qui réussit à Yorktown. L'armée française et l'armée continentale ont campé tout autour de la zone pendant plus d'un mois.

• Nathalie de Gouberville se tenait à côté de la cheminée où son ancêtre direct le Général Rochambeau s'entretenait avec le Général Washington... Nous avions des picotements en pensant à la présence de ces deux personnages historiques, dans une pièce qui n'a miraculeusement pas beaucoup changé depuis 1781.

• Lors du dîner qui a suivi au Consulat Général de France, Thierry Chaunu a officiellement annoncé que la Société américaine du Souvenir Français financerait l'installation d'un Mémorial composé d'un rocher, d'une plaque en bronze et d'un banc, dans les jardins du futur musée, pour honorer la mémoire de 4 Soldats français morts et inhumés à proximité.

• L'emplacement exact sur le terrain du Musée sera déterminé à l'issue des recherches archéologiques en cours et des permis associés aux propositions du paysagiste.

• Une magnifique vidéo "Chère France, Merci !" a été dévoilé aux invités. Vous pouvez le voir sur :

Pour les dons à la Maison des Amis d'Odell - Siège de Rochambeau, veuillez visiter : https://www.odellrochambeau.org/donate
VISITE À NEW YORK DU
Contrôleur Général des Armées (2s)
SERGE BARCELLINI
Président-Général du Souvenir Français
CÉRÉMONIE DE DÉPÔT DE GERBE À L'ÉGLISE NOTRE-DAME
Vendredi 6 mai, à 11h00

• A l'occasion de la visite à New York du Président Général du Souvenir Français à Paris, le Contrôleur Général des Armées (2s) Serge Barcellini, aux côtés de M. Jérémie Robert, Consul Général de France à New York, a déposé une gerbe lors d'une émouvante cérémonie à l'église Notre-Dame, 405 West 114th Street à Manhattan le vendredi 6 mai, pour honorer les 463 noms de conscrits et volontaires français et américains "Morts pour la France" dans deux guerres mondiales.

• Chuck Schwam, COO des American Friends of Lafayette, a appelé de façon émouvante chaque nom des 64 volontaires américains de l'American Field Service «Morts pour la France» dans deux guerres mondiales.

• Le Consul Général de France M. Jérémie Robert, le Consul Général Adjoint, M. Damien Laban, le Sénateur des Français de l'Etranger Hélène Conway-Mourot, le Général Roland Margueritte et le Colonel Richard Decombe de la Mission Permanente de la France auprès des Nations Unies, Nathalie et Philippe de Gouberville, le représentant du Consulat de Belgique / Délégation de Flandre Nicolas Polet, nous ont fait l'honneur de leur présence. Nos remerciements vont à Alain Dupuis, président de la Fédération Française des Anciens Combattants, et aux Vétérans Henri Dubarry, Daniel Falgerho, Paul Garabedian, et la musique des Cadets Lafayette, menée par Mr & Mme Jacques Letalon et André Ferrara.
Le Président-Général du Souvenir Français à Paris, Contrôleur Général des Armées (2s) Serge Barcellini, aux côtés de M. Jérémie Robert, Consul Général de France à New York, devant les plaques, après avoir déposé la gerbe du Souvenir Français. Photo: Daniel Falgerho
PROJECTION DU FILM DOCUMENTAIRE
"THE GIRL WHO WORE FREEDOM"
Lundi 16 mai 2022
French Institute Alliance Française, Florence Gould Hall
Réal. Christian Taylor, 2020, États-Unis, 89 min, couleur
En anglais et français avec sous-titres anglais

Lundi 16 mai dernier, la FIAF a présenté une projection spéciale du documentaire The Girl Who Wore Freedom, un hommage touchant au jour J et à la longue amitié franco-américaine.

Le documentaire dévoile les histoires inédites du jour J d'hommes, de femmes et d'enfants qui ont vécu l'occupation allemande et la libération alliée de la Normandie, en France.

Dany Patrix, Maurice Lecoueur, Henri-Jean Renaud et d'autres qui ont vécu cette période mouvementée parlent d'une histoire d'amour qui lie encore aujourd'hui des générations de Français libres aux libérateurs américains.

L'histoire d'une petite fille illustre comment les Français ont vu - et se souviennent encore - la bravoure et l'héroïsme des GI's américains. Elle s'appelle Dany Patrix, et elle est le fil qui tisse cette histoire.

Dany est devenue "La fille qui portait la liberté" lorsque sa mère lui a confectionné une robe rouge, blanche et bleue à partir de parachutes, portée pour honorer les forces alliées lors de la première commémoration du jour J.

• La projection a été suivie d'un Q&A avec Christian Taylor, Dany Patrix et David Chapman, VP Gouvernement et Défense Michelin Amérique du Nord, ancien Attaché de Défense à l'Ambassade des États-Unis à Paris.

• Nous nous efforcerons de faire connaître cet important documentaire auprès des organisations patriotiques et culturelles américaines et françaises, afin de montrer la générosité et l'hospitalité chaleureuses de la population normande.

• Contact : Mme Christian Taylor : christian@documentaryfirst.com ou
Thierry Chaunu : tchaunu@SouvenirFrancaisUSA.org pour information
ÉVÉNEMENTS À VENIR
UNE INVITATION SPÉCIALE DE L'UNION ALSACIENNE
NATIONAL ARTS CLUB
 24 MAI 2022
L’UNION ALSACIENNE DE NEW YORK EN PARTENARIAT AVEC LE NATIONAL ARTS CLUB PRÉSENTE :

"IN MEMORIAM"

Un film de Benjamin Steinmann

L'objectif du film est de faire connaître les « Malgré-Nous », jeunes hommes incorporés de force dans l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.
Synopsis : André Balzinger, jeune alsacien incorporé, décide de déserter le front russe pour rejoindre la Résistance.
Une discussion avec le réalisateur M. Steinmann suivra le film

Inscrivez-vous à cet événement GRATUIT, cliquez sur le lien ci-dessous :

N'attendez pas pour réserver votre place !
CÉRÉMONIE ANNUELLE
HOMMAGE AUX SOLDATS ALLIÉS
MORTS DANS LES CHAMPS DE FLANDRE
NEW-YORK, LE 7 JUIN 2022
ANNOUNCES DE
Inauguration de plaque mémorielle à venir

• Le Lafayette Trail, Inc. est heureux d'annoncer l'inauguration prochaine d'un nouveau marqueur historique à l'Académie militaire des États-Unis à West Point, NY.

La cérémonie d'inauguration du marqueur aura lieu devant le centre des visiteurs situé au 2107 New South Post Road, West Point, NY 10928.

Nous sommes reconnaissants à la direction de l'Académie militaire des États-Unis à West Point d'avoir inclus la cérémonie d'inauguration de la balise Lafayette Trail dans le cadre de ses commémorations du jour J.

Le programme comprendra la lecture des hymnes nationaux français et américain, une présentation du cadre du Lafayette Trail, ainsi que des remarques sur l'importance des deux visites de Lafayette à West Point lors de sa tournée d'adieu aux États-Unis le 15 septembre 1824, et le 2 juillet 1825.

L'événement se terminera par une cérémonie de dépôt de gerbes, une minute de silence et la lecture de "Over There" par le West Point Band pour honorer la mémoire des nombreux soldats américains morts le 6 juin 1944 sur les plages de La Normandie en France, loin de chez nous, pour défendre et préserver la liberté européenne.

Aucune inscription n'est requise. Si vous avez des questions, veuillez envoyer un e-mail à: dedications@thelafayettetrail.org
Inauguration de plaque mémorielle à venir

• Le Lafayette Trail, Inc. est heureux d'annoncer l'inauguration prochaine d'un nouveau marqueur historique à Waterloo, NY.

La cérémonie d'inauguration du marqueur aura lieu au parc Lafayette, situé au 1-99 Memorial Day Pl, à Waterloo, New York 13165, le mercredi 8 juin 2022 à 15h00.

De nombreuses places de stationnement gratuites seront à la disposition des participants.

Aucune inscription n'est requise. Si vous avez des questions, veuillez envoyer un e-mail à: dedications@thelafayettetrail.org

• Visit the captivating "Follow the Frenchmen" series and its latest episode in Buffalo, New York, presented by our friend Julien Icher, President of TheLafayetteTrail.org.
INSCRIVEZ SUR VOTRE AGENDA:
A l'occasion de l'inauguration de la plaque mémorielle

Major Pierre Charles L'Enfant

Vous êtes invité à assister à une

CÉRÉMONIE DE DÉPÔT DE GERBE

MARDI 14 JUIN 2022 À 14H00

Cimetière National d'Arlington

Monument du Major Pierre Charles L'Enfant

Arlington House
One Memorial Drive
Arlington, VA 22211

Cette cérémonie se déroulera en présence des représentants diplomatiques, militaires et culturels de la France et des Etats-Unis (à préciser),
avec la participation prévue de représentants des organisations patriotiques suivantes :

  • The Society of the Cincinnati
  • The Sons of the American Revolution
  • The Tomb of the Unknown Soldier Foundation
  • The Society of Honor Guard / Tomb of Unknown Soldier
  • The Military Women’s Memorial
  • The Washington Memorial Heritage
  • The Washington - Rochambeau Revolutionary Route (W3R)
  • The American Friends of LaFayette
  • The LaFayette Trail
  • The Federation of French War Veterans
  • The Association of French Reserve Officers in the United States
  • TheFrenchWillNeverForget.org

POUR PLUS D'INFORMATION VEUILLEZ CONTACTER:
INSCRIVEZ SUR VOTRE AGENDA:

Newport, Rhode Island

Hommage à Rochambeau - Samedi 9 Juillet 2022
Weekend "Hommage à la France" - 9-10 Juillet 2022
Monument à la Marine Française and Statue de Rochambeau,
Front de mer, Kings Park, Newport R.I. 02840 41.476733, -71.321555
Panoramic photo: Thierry Chaunu (2021)
Le samedi 9 juillet 2022 à 16h00 se tiendra à la Statue de Rochambeau une cérémonie parrainée par l'Alliance Française de Newport, dans le cadre d'un week-end "Hommage à la France", sous l'égide de la Newport Historical Society, pour célébrer l'arrivée de l'Armée française dirigée par le Général comte de Rochambeau en 1780, venant au secours de l'armée continentale.

Horaire préliminaire:

  • Allocution de bienvenue de M. Andrew Snook, président de l'Alliance française de Newport
  • Lecture d'une proclamation ou d'une citation par le gouverneur du Rhode Island Daniel J. McKee ou son représentant
  •  Dépôt de gerbe(s) à la statue/monument de Rochambeau par la Vice-Consule Générale de France à Boston, Mme Anouk Dumas et/ou le consul honoraire de France à Providence, ancien Lieutenant-Gouverneur de Rhode Island, M. Roger Begin.
  • Remarques de Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (acteur de la Newport Historical Society)
  • Tirs de canon depuis le ou les navires au mouillage dans le port de Newport, dont la goélette Tree of Life de 91' (battant le pavillon fleur-de-lysé français).
NOS MISSIONS:

• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,

• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.

• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.

• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 300 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.

Conseil d'Administration:
Par ordre alphabétique:
Françoise Cestac, Présidente d'Honneur
Thierry Chaunu, Président, et Délégué National du Souvenir Français aux USA
Yves de Ternay, Trésorier
Patrick du Tertre, 1er Vice-Président
Henri Dubarry
Francis Dubois
Alain Dupuis, 2nd Vice Président
Daniel Falgerho, Secretaire
Pierre Gervois
Caroline Lareuse
Clément Mbom, Conseiller Education
Jean-Hugues Monier, Commissaire aux Comptes
Harriet Saxon
Nicole Yancey

Délégués Régionaux :
Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, ancienne Consule Honoraire de France en Virginie
Jacques Baisnenou, Grands Lacs et Midwest
Marc Onetto, Côte Ouest

Nous cherchons à étendre notre couverture géographique avec des délégués régionaux dans des villes telles qu'Austin ou Houston (Sud-Ouest), La Nouvelle-Orléans (Louisiane), Savannah, Jacksonville ou Miami (Sud-Est), Boston ou Newport (Nouvelle-Angleterre).

L'American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une société américaine indépendante, apolitique, créée en 1993 à NY, avec le statut 501 (c) 3 à but non lucratif.
 


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The American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une association reconnue "non-profit" par l'Administration Fiscale Fédérale Américaine. Les donations sont déductibles des impôts fédéraux.
 
Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets commémoratifs historiques honorant
la mémoire de la France et des français aux Etats-Unis!

Contact: Thierry Chaunu, Président
697 Third Avenue #341 New York, NY 10017
Email: info@SouvenirFrancaisUSA.org Tel: (212) 328-0150