The American Society of

Le Souvenir Français Inc.

Bulletin mensuel - Vol. V, No. 11

Novembre 2025


Soldats français 


Morts pour la France

aux États-Unis 

(une sélection)


(traduction semi-automatisée de la version originale en anglais)



Illustration de Couverture:

Il existe de nombreux sites abritant des tombes individuelles et des fosses communes datant des années 1600 à 1945, où reposent des soldats, des marins et des aviateurs français. Faites défiler les pages de ce bulletin pour découvrir certaines de leurs histoires et leurs exploits. 

Editorial


Novembre est un mois particulier, car nous célébrons la mémoire de nos défunts.


Au Souvenir Français, notre mission première est d'honorer tous les soldats, marins et aviateurs français tombés au combat et enterrés à travers le pays. Si un grand nombre d'entre eux (3 520 marins et soldats à bord des vaisseaux) n'ont pas de tombe et reposent au fond de l'océan le long de la côte Est, beaucoup reposent dans des fosses communes, car c'était une pratique courante à l'époque. Plusieurs reposent dans des cimetières, certains seuls, d'autres en petits groupes, et d'autres encore aux côtés de leurs frères d'armes américains. Toutes leurs tombes individuelles sont très bien entretenues par les communautés locales, ce dont nous leur sommes extrêmement reconnaissants. 


Au fil des ans, nous avons identifié plusieurs sites avec leurs coordonnées GPS précises. Dans le cas des fosses communes, l'emplacement général est connu, mais pas de manière très précise. Dans au moins un cas, elles se trouvent probablement sous des zones commerciales ou résidentielles, et nous nous efforçons d'installer au moins - enfin! - une plaque commémorative à proximité. Dans l'ensemble, nous connaissons leurs noms, leur village et leur province de naissance, leur date d'enrôlement et leur date de décès. En raison du caractère incomplet de leurs dossiers militaires manuscrits, les détails sont parfois succincts. On trouve des soldats français de l'époque de la guerre d'indépendance américaine dans le Massachusetts, le Rhode Island, le Connecticut, New York, le New Jersey, le Delaware et la Virginie. 


Pour ceux qui sont morts à l'époque moderne pendant les deux guerres mondiales - oui, il y a eu des marins et des aviateurs qui sont morts en service aux États-Unis au XXe siècle, nous avons même des photos de plusieurs d'entre eux! Ils se trouvent pour la plupart à New York, à Washington, en Virginie et en Alabama.

Un autre nombre inconnu, probablement plusieurs milliers, reposent partout où des forts français ont été construits pendant la période coloniale, du nord de l'État de New York et du Massachusetts aux Grands Lacs, en passant par le bassin du Mississippi et la Louisiane. On trouve ainsi des tombes françaises dans le nord de l'État de New York, en Caroline du Nord, en Caroline du Sud, en Géorgie, en Louisiane, en Floride, dans l'Illinois, en Arkansas, au Missouri, au Mississippi et au Texas.


Nous dressons une liste minutieuse de toutes les personnes dont nous avons connaissance, et cette tâche ne sera probablement jamais totalement achevée. Nous mettrons à jour les listes publiées sur notre site web à l'aide des archives soigneusement conservées par notre association. Non seulement pour leur rendre hommage avec des plaques (parfois virtuelles), mais aussi pour identifier les nombreux endroits où des stèles ou des plaques devraient être envisagés. Bien que ce processus prenne des mois, voire des années, il est de notre devoir de nous souvenir d'eux et de raconter, dans la mesure du possible, leur histoire.


Si le dépôt d'une gerbe est un geste significatif, raconter leurs exploits est tout aussi important.


Nous inaugurons cette initiative annuelle dans le bulletin de novembre avec une sélection de sites couvrant plusieurs siècles et plusieurs États, afin de mettre en lumière l'étendue et la diversité du travail de notre association. Nous poursuivrons cette initiative chaque mois de novembre. Joignez-vous à nous pour rendre hommage à leur sacrifice et à l'héritage qu'ils nous ont laissé.


« Si nous les oublions, ils meurent deux fois ».


Veuillez vous reporter à la deuxième partie de notre bulletin pour rendre hommage à un autre brave volontaire américain officiellement "Mort pour la France" pendant la Première Guerre mondiale : le caporal Henry Brewster Palmer, décédé d'une pneumonie le 12 novembre 1917 à l'hôpital n° 137 de Pau, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, dans le sud-ouest de la France.


La troisième partie, « Actualités et dates à retenir », couvrira les événements qui se sont déroulés depuis notre dernier bulletin. Nous partagerons également les dernières nouvelles d'autres associations civiques et patriotiques, ainsi que nos propres mises à jour sur plusieurs projets importants que votre société poursuit activement.


Nous vous remercions de partager nos bulletins et nos activités avec vos amis et connaissances, et de les encourager à nous rejoindre ou à soutenir l'une de nos nobles causes, qui contribuent toutes à renforcer les liens historiques d'amitié et d'alliance entre les États-Unis et la France.


Nous vous souhaitons un joyeux Thanksgiving !


Thierry Chaunu

Président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.

Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis



Note: La mention "Mort Pour la France" a été instituée pendant la Première Guerre mondiale par la loi du 2 juillet 1915 et modifiée par la loi du 28 février 1922. Nos lecteurs nous pardonnerons d'utiliser cette appellation pour tous les militaires des conflits antérieurs.

Première Partie:


Soldats, marins et aviateurs français


inhumés aux États-Unis


Aperçu général...

Nous vous invitons à découvrir quelques-uns de ces courageux militaires français qui ont affronté d'incroyables épreuves dans un pays lointain. Au lieu d'adopter une approche géographique, comme nous le faisons souvent, nous adopterons une approche chronologique. Nous commencerons donc ce Bulletin par certains des plus anciens soldats et marins français morts sur le territoire actuel des États-Unis d'Amérique.

Soldats et marins

de la colonie de Jean Ribault

Floride, 1565

Ci-dessus:

Arrivée de Jean Ribault à la rivière Saint Johns en 1562. (Détail) tiré d'une fresque murale réalisée par Lee Adams en 1959, bibliothèque publique de Jacksonville. Elle est exposée dans la section Florida Collection, au quatrième étage.

Photo: https://www.jaxdailyrecord.com/news/2012/may/02/ribault-mural-unveiled-main-library/

En bas à gauche: Le panneau situé sur le site du « massacre des Français » le long de l'autoroute. Le site deot faire l'objet d'un nettoyage en profondeur, voire d'un déplacement vers une aire de repos voisine. Photo : TC © ASSFI 2024

• Jean Ribault était un officier de marine et explorateur français qui a joué un rôle important dans les premières tentatives françaises de colonisation de la Floride dans les années 1560.

• Ribault a mené une expédition en 1562 qui a permis de fonder Charlesfort (près de l'actuelle Parris Island, en Caroline du Sud), l'une des premières colonies françaises en Amérique du Nord. En 1565, il revint pour renforcer Fort Caroline, une colonie huguenote (protestante) française située près de l'actuelle Jacksonville, en Floride.


Le massacre :

• Les Espagnols, menés par Pedro Menéndez de Avilés, considéraient la présence française en Floride comme une menace territoriale et un affront religieux, car les colons français étaient des huguenots protestants et l'Espagne était farouchement catholique pendant la Contre-Réforme.

• En septembre 1565, Ribault tenta d'attaquer par la mer la colonie espagnole de Saint Augustine, mais sa flotte fut détruite par un ouragan. Les marins et soldats français naufragés, y compris Ribault, échouèrent au sud de Saint Augustine, dans une crique.

• Les forces de Menéndez capturèrent les Français échoués par groupes pendant plusieurs semaines. Bien que certains récits suggèrent que les Français se virent offrir la possibilité de se convertir au catholicisme, la plupart furent tués. Ribault et plusieurs centaines de ses hommes furent exécutés dans un lieu qui devint connu sous le nom de « Matanzas » (qui signifie « massacres » en espagnol).


• Cet épisode brutal mit définitivement fin aux tentatives françaises de colonisation de la Floride.

• La Trinité étant un navire militaire (présence d'un canon à bord), il est probable que plusieurs des personnes massacrées étaient des marins et des soldats français à bord. Le fort Matanzas situé à proximité est officiellement classé Monument National.


Le panneau se trouve au bord de l'autoroute, à côté de poubelles. Il y a une aire de repos à 100 mètres de là qui serait beaucoup plus appropriée. L'un de nos projets consiste à demander aux autorités locales de déplacer la plaque (baptisée Matanzas, qui signifie « massacres » en espagnol) à côté d'autres panneaux d'informations touristiques. 


Panneau, “Massacre des Français - Rivière Matanzas”

Matanzas National Monument Inlet, Saint Augustine FL 32080

GPS: 29.710950, -81.229783

• Inscription:

« En 1565, quelque 300 naufragés français, sous le commandement de Jean Ribault, furent massacrés ici par les Espagnols, qui mirent fin à leur tentative d'occuper la Floride. Les navires français, qui avaient quitté Fort Caroline pour attaquer Saint Augustine, furent poussés vers la côte par une tempête. À cet endroit, la plupart des survivants furent passés au fil de l'épée par Don Pedro Menendez. C'est pourquoi cet endroit fut baptisé Matanzas, qui signifie « massacres ».

« Érigé en 1962 par la Commission historique du comté de St. Johns, en collaboration avec le Conseil des parcs et monuments historiques de Floride. »



• L'expédition de Ribault en 1565 comprenait environ 400 soldats et 200 marins à bord de ses quatre plus grands navires, ainsi qu'un millier de colons français à bord de sa flotte de sept navires.

• En ce qui concerne les victimes du massacre, le premier groupe de survivants qui se rendit aux Espagnols comptait entre 110 et 200 personnes, dont seulement une douzaine furent épargnées. Le deuxième groupe, avec Ribault, comptait peut-être 300 personnes, dont 70 à 150 furent tuées après que la moitié d'entre elles eurent décidé de tenter leur chance dans la nature plutôt que de se rendre.

• Les informations les plus détaillées disponibles concernent la cargaison de La Trinité plutôt que son équipage : le registre du navire daté du 28 avril 1565 répertorie des fournitures militaires, notamment 20 canons, 977 boulets de canon, 300 piques en fer et 100 corsets d'armure, mais aucune liste d'équipage n'a été trouvée.

• Les noms individuels des victimes du massacre semblent avoir été perdus dans l'histoire, bien que Jean Ribault lui-même soit bien sûr la victime la plus célèbre. L'épave de La Trinité a été découverte en 2018, et de futurs travaux archéologiques pourraient peut-être fournir des preuves supplémentaires.


• Pour plus d'informations sur Jean Ribault et la première colonie en Floride, veuillez consulter notre bulletin de septembre 2022 : "Ça s'est passé en septembre..."

https://conta.cc/3ds6k35 (original version in English)

https://conta.cc/3r6ZG5r (version en français)

Un arin de Louis XIV, 1689

Texas State Cemetery

Austin, Texas

Ci-dessus:

En haut à gauche: Un marin français de la période 1680-1760, tiré de "Costumes L'armée française depuis Louis XIV jusqu'à nos jours" (Paris, 1846) https://www.archaeology.wiki/blog/2023/11/08/love-lost-and-found/

En haut à droite : Mortier naval français, destiné au bombardement côtier. Milieu du XVIIe siècle.

https://br.pinterest.com/pin/274297433534019650/

En bas à gauche : tombe du Marin de Louis XIV, cimetière d'État du Texas, Austin. Photo : TC © ASSFI 2021

En bas à droite : cimetière d'État du Texas, un lieu de repos serein et majestueux impeccablement maintenu.

https://texastimetravel.com/directory/texas-state-cemetery-tour-2/

• Robert Cavelier de La Salle avait déjà exploré le fleuve Mississippi en 1682, revendiquant toute la vallée du Mississippi pour la France et la baptisant

« Louisiane » en l'honneur du roi Louis XIV.

• Son expédition au Texas avait pour objectif d'établir une colonie française à l'embouchure du Mississippi, qui servirait de base pour contrôler le fleuve et son vaste territoire intérieur, menacer potentiellement les mines d'argent espagnoles au Mexique et étendre l'influence française dans le golfe du Mexique.

• Son expédition de 1689 fut marquée par des problèmes dès le début :

La flotte de quatre navires de La Salle manqua complètement l'embouchure du Mississippi et débarqua à la baie de Matagorda, sur la côte texane (à environ 650 km à l'ouest de leur destination). Auparavant, un navire fut capturé par des pirates espagnols dans les Caraïbes, un autre s'échoua et coula, et un troisième retourna en France. Les colons furent confrontés à des maladies, aux attaques des Amérindiens, à la famine et à l'environnement inconnu du Texas. Pour aggraver les choses, le style autocratique de La Salle créa un mécontentement parmi les colons et soldats.

• En 1687, la colonie (Fort Saint Louis) était en train de péricliter. Alors qu'il cherchait le Mississippi à pied, La Salle fut assassiné par ses propres hommes en mutinerie ouverte en mars 1687. Les colons restants à Fort Saint Louis furent finalement massacrés par les Indiens Karankawa en 1688-1689.


Bien qu'elle ait été un échec total, cette expédition a alarmé l'Espagne et l'a incitée à établir des missions et des "presidios" au Texas, ce qui a involontairement conduit à la colonisation espagnole de la région.


Tous les soldats et marins français sont enterrés à travers la région dans la région, mais l'un d'entre eux a été retrouvé il y a quelques années dans l'épave récupérée du La Belle, son squelette tenant encore une tasse en étain. Il a été enterré au cimetière d'État du Texas à Austin.


Pierre tombale, Marin de l'épave de ”La Belle”

Texas State Cemetery

Monument Hill, Section 2 (H2), Row D, Number 1

909 Navasota Street, Austin TX 78702

GPS: 30.266814, -97.725677

• Inscription:

"C'est ici que sont enterrés les restes d'un marin du XVIIe siècle qui était membre d'une expédition française malheureuse de 1684-87 vers le Nouveau monde dirigée par Robert Cavelier, sieur de La Salle. Les archéologues de la Texas Historical Commission ont découvert le squelette le 31 octobre 1996, lors des fouilles du navire de La Salle, le Belle, qui a coulé lors d'une tempête de 1686 dans la baie de Matagorda. Près du squelette, les archéologues ont trouvé une coupe en étain portant l'inscription C. Barange, ainsi qu'un petit tonneau. Selon les récits historiques, l'équipage du Belle a épuisé ses réserves d'eau douce en attendant le retour de La Salle d'une randonnée terrestre à la recherche de l'embouchure du Mississippi, et les archéologues pensent que le marin est peut-être mort de soif. Des preuves médico-légales indiquent que le marin avait entre 35 et 45 ans et mesurait environ 5 pieds 4 pouces. Son dos était arthritique, ses dents gravement cariées et il avait déjà eu le nez cassé. Louis XIV de France espérait que l'expédition de La Salle briserait l'emprise de l'Espagne sur le golfe du Mexique et légitemerait la revendication française sur la Louisiane, mais elle était en proie au malheur. L'un des quatre navires de La Salle a été perdu au profit de corsaires espagnols dans les Caraïbes, un autre s'est échoué dans la passe Cavallo à l'embouchure de la baie de Matagorda et un troisième est rentré en France avec un équipage et des colons désabusés. La Salle n'a pas réussi à trouver l'embouchure du Mississippi, où il prévoyait d'établir un avant-poste pour le commerce avec les peuples autochtones, et a plutôt débarqué dans la baie de Matagorda le long de la côte du golfe du Texas. Plusieurs milles à l'intérieur des terres le long du ruisseau Garcitas, il construisit une petite colonie, Fort St. Louis, pour les colons restants. Le coup final à l'expérience coloniale est venu lorsque le quatrième navire, la Belle, a coulé avec les réserves restantes de l'expédition. L'année suivante, La Salle a trouvé la mort aux mains de ses propres hommes dans l'est du Texas alors qu'il tentait de regagner les colonies françaises au Canada. La disparition définitive de Fort St. Louis et les efforts de colonisation français contrecarrés ont ouvert la voie à la colonisation espagnole du Texas et à la domination ultérieure de la région.”

Érigé en 2004 par la Commission historique du Texas”


• Pour plus d'informations sur l'expédition La Salle au Texas, veuillez consulter notre bulletin de juillet 2023 : L'aventure de La Belle et du marin de Louis XIV au cimetière d'État du Texas.

https://conta.cc/3CO91Fi (original version in English)

https://conta.cc/3q6nt8J (version en français)

Soldats de La Nouvelle France

Ci-dessus :

À gauche : 'Drapeaux du régime français', gouvernement fédéral du Canada

https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/services/drapeaux-historiques-canada/affiches.html#a1

À droite : le général français Montcalm menant l'armée française et les guerriers indiens alliés au combat en Amérique du Nord, pendant la guerre de Sept Ans, https://www.pinterest.com/pin/338966309455885459/

Malheureusement, nous ne disposons pas de chiffres précis ni d'archives complètes sur les lieux où sont enterrés les soldats français de la Nouvelle-France dans ce qui est aujourd'hui les États-Unis. Cela s'explique par les raisons suivantes :


Mauvaise tenue des registres : les registres militaires des sépultures de 1650 à 1763 sont souvent incomplets ou ont été perdus.

• Sépultures sur les champs de bataille : de nombreux soldats ont été enterrés à la hâte dans des tombes anonymes près de l'endroit où ils sont tombés.

• Le temps et le développement : des siècles de développement urbain, d'agriculture et de changements environnementaux ont effacé de nombreux sites funéraires.

• Emplacements dispersés : les soldats français sont morts sur un immense territoire s'étendant des Grands Lacs au golfe du Mexique.

• La présence militaire française en Nouvelle-France a mobilisé des milliers de soldats au cours de cette période de 113 ans, notamment des troupes régulières (Troupes de la Marine entre autres), des milices canadiennes, Compagnies Franches, et des soldats de garnison. Les décès ont été causés par :

• Les pertes au combat.

• Les maladies (principale cause de mortalité).

• Les accidents.

• Les causes naturelles.


• Plusieurs milliers de soldats français sont enterrés quelque part sur le territoire actuel des États-Unis, mais la plupart dans des tombes anonymes ou disparue.


• Nous en avons néanmoins répertorié plusieurs dans notre compilation Mémoires de France. En voici quelques-unes :


Major Pierre d'Artaguiette

Rev. Père Senat, Chaplain

et 18 autres soldats

Pontotoc, Missouri

26 mars 1736

Ci-dessus :

À gauche : Carte publiée en 1753 par Dumont de Montigny dans ses Mémoires Historiques sur la Louisiane, avec des annotations ajoutées pour indiquer l'emplacement des lieux mentionnés dans le texte. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Montigny_map_with_locations.jpg

À droite : la "stèle de concession" D'Artagiuiette, https://www.hmdb.org/m.asp?m=88775

Nous racontons cette histoire avec les détails essentiels, afin d'illustrer les immenses sacrifices faits par nos aïeux.


Pierre d'Artaguiette (1684-1736)


• Pierre d'Artaguiette était un officier français né en septembre 1684 à Mendionde (Pays basque), frère cadet de Jean-Baptiste Martin (directeur de la Compagnie des Indes, marquis de la Mothe-Saint-Héray) et de Bernard, dit « Diron » (également officier en Amérique). Il était chevalier de Saint-Louis.

• Il arriva en Louisiane en février 1708, à l'âge de 23 ans. En 1720, il commanda une compagnie d'infanterie au fort de Chartres (Illinois). Se distinguant par sa « vaillante bravoure » pendant la guerre de Natchez (1729-1731), il participe à la reconstruction du fort Rosalie après le massacre de novembre 1729. Nommé major de La Nouvelle-Orléans en 1732, il est ensuite nommé commandant du fort de Chartres en 1734 par Bienville (qui l'éloigne ainsi de la région).

• Les Chicachas (ou Chickasaws), soutenus par les Anglais et des colons du Tennessee actuel, intensifièrent leurs attaques sur le Mississippi, entravant le commerce entre le Canada et la Louisiane. Ils refusèrent de livrer les responsables d'un massacre précédent à Fort Rosalie.

• Une double attaque coordonnée fut planifiée pour la fin mars 1736. D'Artaguiette devait avancer depuis le nord avec 30 soldats réguliers, 100 miliciens et 270 Indiens alliés (tribus des Miamis, tribus des Illinois), tandis que Vincennes avancerait avec 40 Iroquois et d'autres renforts. Bienville devait commander le gros de l'armée (plus de 1 000 hommes) depuis le sud, en empruntant la rivière Mobile.

• De janvier à mars, les problèmes s'accumulèrent : canoës non prêts, tempêtes, attente du navire du roi (qui arriva fin février), provisions endommagées, rivières en crue, alliés indiens découragés par les pluies. Bienville ne quitta Mobile que le 2 avril et n'y arriva que entre le 22 et le 24 mai.

Ignorant les retards, d'Artaguiette partit le 22 février et descendit le Mississippi en six jours. Il établit son camp fortifié le 28 février près de Memphis (Chickasaw Bluffs). Il partit le 5 mars pour les Chicachas (une marche de 18 jours). Vers le 23 mars, il reçut un message obsolète lui ordonnant d'attendre Bienville pendant « 10 à 11 jours » — mais Bienville était encore à Mobile.

Ci-dessus :

À gauche : Photo prise par Mark Hilton, le 7 avril 2017. https://www.hmdb.org/m.asp?m=102725

À droite: Photo: https://www.findagrave.com/memorial/134347895/pierre-d%27artaguiette

• Le désastre du 25 mars : le dimanche des Rameaux, menacé d'abandon par ses alliés affamés, d'Artaguiette attaqua un village fortifié de Chicacha (probablement Ogoula Tchetoka). Il s'empara de deux monticules, mais le troisième résista. Surprise : 400 à 500 guerriers surgirent d'une douzaine de villages cachés. Les Illinois et les Miamis (190 hommes) s'enfuirent immédiatement. Prise entre deux feux, la troupe française est écrasée.

• D'Artaguiette, à qui une balle a coupé trois doigts et qui est blessé à la cuisse, refuse de fuir sur le cheval de son palefrenier nommé Pantalon. Il continue à encourager ses hommes. Un jeune soldat de 16 ans, Voisin, improvise une retraite, parcourant 45 lieues (180Km) en transportant les blessés, poursuivi pendant 25 lieues (100Km) par les Chicachas.


• Pertes et captures : les sources divergent - Bienville minimise (32 morts, 3 prisonniers), tandis que Le Parisien fait état de 20 morts et 30 blessés. En réalité, une vingtaine de Français blessés ont été capturés, dont les officiers Artaguiette, Vincennes, Saint-Ange, Dutisné, Coulonges et le prêtre jésuite Antoine Sénat (aumônier de l'expédition)..


• Mort atroce : contrairement à certains récits affirmant qu'ils ont été épargnés jusqu'au 27 mai, des sources fiables (témoignage d'un esclave indien affranchi et de Richardville, un survivant) confirment qu'ils ont été torturés et brûlés vifs le jour même, de 15 heures à minuit. La torture des Chicacha était particulièrement horrible : des aiguilles de pin étaient plantés sur tout leur corps, puis progressivement enflammés. Pourtant, sous la direction du père Sénat, ils ont continué à chanter des hymnes et des chants jusqu'à leur mort.


• Confusion historique : les historiens ont longtemps douté de l'intervalle de deux mois entre les deux batailles. S'appuyant sur Dumont, beaucoup ont fixé la date de l'attaque au 20 mai au lieu du 25 mars. Les plaques commémoratives à Pontotoc, dans le Mississippi, et à Vincennes, dans l'Indiana, comportent des dates incorrectes. Les lieux exacts font encore l'objet de débats : Pontotoc, Tupelo ou Fulton (Mississippi).


• Le père Charlevoix (1744) a popularisé cette histoire dans son ouvrage Histoire et Description de la Nouvelle France. Châteaubriand, après sa visite en Louisiane (1791), a popularisé cet épisode dans Les Natchez (1821).


Parmi les officiers and les soldates capturés, torturés et tués:

Major Pierre d'Artaguiette, François-Marie Bissot de Vincennes, Louis d'Ailleboust de Coulonges (fils), Pierre Groston de Saint-Ange, lieutenant, Louis-Marie-Charles Dutisné, et le Rev. Père Antoine Sénat, aumonier, Pierre-Louis Petit de Liviliers fils, Charly de Saint-Ange fils, Coulanges, Duclaude, La Gravière, Belcour, (Pierre-Antoine de), Tonty fils, (François-Louis), Mariauchau d'Esgly, et (Legardeur?) Du Tilly, père. Une lettre nous donne aussi les noms de militaires et miliciens: Lalande, Antoine Carrière, et Dutilly, fils (selon le Rev. Père de Rochemonteix)...

Guerre de Sept Ans

appelée aux Etats-Unis:

« French &Indian War »

Ci-dessus : 

À gauche : La victoire des troupes de Montcalm à Carillon. Peinture du début du XXe siècle par Henry Alexander Ogden (1854-1936). Musée du fort Ticonderoga, New York. Par Henry Alexander Ogden (1854-1936), domaine public. 

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4624337

À droite : William Johnson sauvant la vie du baron Dieskau lors de la bataille du lac George, 1755, par Benjamin West, domaine public., https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7638796

Du point de vue français, ce conflit (qu'ils appelèrent la guerre de Conquête, dans le cadre de la guerre de Sept Ans, 1754-1763) commença comme une lutte pour défendre leur vaste empire nord-américain, la Nouvelle-France, contre l'empiétement britannique.


Succès français :

Premières victoires militaires (1754-1757) Les Français remportèrent des succès remarquables dès le début, malgré leur infériorité numérique. Ils comptaient environ 60 000 colons contre 1,5 million de colons britanniques, mais ils ont néanmoins :

  • Vaincu George Washington à Fort Necessity (1754)
  • Détruit l'armée du général Braddock près de Fort Duquesne (1755) - une victoire éclatante
  • Capturé Fort Oswego (1756) et Fort William Henry (1757)
  • Sous le commandement de chefs tels que Montcalm, ils ont utilisé des tactiques supérieures, leur connaissance de la guerre dans les régions sauvages et de solides alliances avec les peuples autochtones.

Avantages stratégiques

  • Commandement militaire unifié contre forces coloniales britanniques divisées
  • Système d'alliances efficace avec les nations autochtones (Hurons, Abénaquis, Ottawas et autres)
  • Meilleure adaptation à la guerre en Amérique du Nord
  • Contrôle des voies navigables intérieures et des fortifications

Le tournant et la défaite :

Pourquoi la France a-t-elle perdu ?

Le vent a tourné de manière spectaculaire après 1757 :

  • La Grande-Bretagne a engagé des ressources massives sous la direction de William Pitt
  • La Royal Navy bloqua les efforts de ravitaillement français
  • Supériorité numérique écrasante des Britanniques, manque de coordination stratégique et tactique entre les forces françaises, coloniales et indigènes alliées 
  • La chute de Louisbourg (1758) ouvrit le Saint-Laurent aux attaques britanniques
  • La bataille catastrophique des Plaines d'Abraham (1759) conduisit à la chute de Québec
  • Montréal capitula en 1760, mettant ainsi fin à la Nouvelle-France.


Victimes :

Il est difficile d'établir le nombre exact de victimes, mais les estimations suggèrent :

  • Troupes régulières françaises : environ 2 000 à 3 000 morts.
  • Milice canadienne : environ 1 000 à 1 500 morts.
  • Alliés autochtones : les pertes sont mal documentées, mais probablement plusieurs milliers.

La bataille des plaines d'Abraham fut particulièrement symbolique : les deux commandants (Montcalm et Wolfe) furent mortellement blessés. Cependant, la plus grande perte pour la France fut d'ordre stratégique : elle perdit tout son empire nord-américain, cédé à la Grande-Bretagne dans le traité de Paris de 1763, le reste, à l'ouest du Mississipi, Louisiane, confié à l"Espagne en vertu d'un pacte de famille.


Pour les Français, il ne s'agissait pas seulement d'une défaite militaire, mais de la fin de la Nouvelle-France en tant que projet colonial, un résultat dévastateur compte tenu de leurs avantages initiaux et de leurs succès tactiques.

200 soldats à 'Bloody Pond'

Lake George, NY

8 septembre 1755


Une sorte de fosse commune...

Ci-dessus:

À gauche: panneau et plaque, photo par John Farrell, 24mars 2009, https://www.hmdb.org/m.asp?m=17376

À droite : vue aérienne de Bloody Pond, situé au milieu d'un vaste complexe commercial de "factory outlets" (magasins d'usines).

• Le Baron Dieskau (nom complet : Jean Erdman, baron Dieskau, 1701-1767) était un officier de l'armée royale française d'origine allemande qui a servi comme major général et a été envoyé au Canada en février 1755 pour commander les troupes françaises contre les Britanniques.

• Le 8 septembre 1755, la bataille du lac George opposa les forces françaises commandées par le baron Dieskau aux forces coloniales britanniques alliées aux Mohawks. Les forces de Dieskau comprenaient 600 Canadiens, 600 Indiens et 200 soldats français réguliers. La bataille fut remportée par les forces britanniques, composées de milices provinciales américaines et d'Indiens Mohawks.

• Pendant la bataille, Dieskau tendit une embuscade à un détachement de 1 000 anglais sous le commandement du colonel Ephraim Williams en formation en fer à cheval, les mettant en fuite. Cependant, alors qu'ils poursuivaient les anglais, les forces de Dieskau furent contraints de mener un combat de cinq heures au cours duquel presque tous les soldats réguliers français périrent. Dieskau fut touché trois fois aux jambes, puis, alors qu'il était sans défense au pied d'un arbre, un soldat ennemi lui tira dans les hanches, lui perforant la vessie. Il fut capturé, soigné, et resta prisonnier jusqu'en 1763.


• En ce qui concerne les pertes humaines, les colons ont déploré 191 morts, 150 blessés et 62 disparus, tandis que les Français ont perdu 132 hommes (principalement des soldats et des officiers) et 184 blessés. Au total, les pertes humaines ont été à peu près équivalentes des deux côtés, avec 260 à 300 morts, blessés, disparus et capturés chacun.


Plaque, “Bloody Pond”

1818 US-9, Lake George, NY 12845

GPS: 43.390000, -73.704167

• Inscription (extraits):

« Ici, le 8 septembre 1755 (bataille du lac George), les forces coloniales sous le commandement du lieutenant-colonel Cole ont stoppé l'avance jusqu'alors victorieuse du baron Dieskau et de ses alliés, transformant la déroute anglaise en une victoire finale. Le soir même, le capitaine Mc Ginnis, aidé du capitaine Folsom et de 200 hommes de New York et du New Hampshire, attaqua 300 Canadiens et Indiens qui avaient établi leur campement près de l'étang pour la nuit. Après une lutte désespérée, les forces françaises furent presque anéanties. 

Plus de 200 corps roulèrent dans l'étang, teintèrent ses eaux de rouge et lui donnèrent son nom. C'est lors de ce conflit que Rogers, le célèbre ranger, fit ses débuts en tant que soldat » [...]

Érigé en 1906 par la New York State Historical Association."



Autres tombes individuelles

Ci-dessus : exemples de tombes individuelles autour du lac George, dans l'État de New York.

À gauche : pierre tombale individuelle d'un soldat inconnu français, photo prise par Bill Coughlin, le 11 juillet 2008. https://www.hmdb.org/m.asp?m=9654

En haut à droite : pierre tombale de l'aumônier Virot, S.J., photo: Dale Benington, le 24 juillet 2013.

https://www.hmdb.org/m.asp?m=67345

En bas à droite : panneau, capitaine de Chazy, photo : capture d'écran juin 2022 © Google Map

• Le fort Ticonderoga, anciennement fort Carillon, est un grand fort en étoile du XVIIIe siècle construit par les Français dans un détroit près de l'extrémité sud du lac Champlain, dans le nord de l'État de New York. Il a été construit par l'ingénieur militaire français Michel Chartier, marquis de Lotbinière, entre octobre 1755 et 1757. Le fort a revêtu une importance stratégique pendant les conflits coloniaux du XVIIIe siècle entre la Grande-Bretagne et la France, et a de nouveau joué un rôle important pendant la guerre d'indépendance américaine. 


Panneau, “Un Soldat de France”

Sandy Redoubt, Garrison Cemetery, Ticonderoga NY 12883

GPS: 43.844167, -73.392283

• Inscription:

« Ici reposent

 les ossements d'un

 soldat français

 retrouvés sous le

 bastion nord-ouest

 du fort en

 novembre 1900.

 Repose en paix. »



Tombe, “Rev. Père Claude Joseph Virot, S.J.”

915 NY-18F, Youngstown, NY 14174

GPS: 43.241483, -79.050833

• Inscription:

« Sur le champ de bataille de

 La Belle Famille,

 le père Claude Joseph Virot S. J.,

 aumônier des forces françaises,

 fut tué par les Iroquois

 le 24 juillet 1759.

 Érigé en 1941 par les Filles des colons américains. »


• Mais il existe aussi des sépultures plus anciennes. Témoin:

Le Capitaine de Chazy faisait partie du régiment Carignan-Salières de France. Leur mission était d'assurer la sécurité de la colonie de la Nouvelle-France pendant les conflits avec les Haudenosaunee, connus sous le nom de guerres des Castors. Chazy était basé au fort Sainte-Anne, situé dans l'actuelle Isle la Motte, dans le Vermont, qui tire son nom du capitaine Pierre de la Motte, membre du même régiment. 

• Chazy était le neveu d'Alexandre de Prouville de Tracy, gouverneur de la Nouvelle-France. La nouvelle de la mort de Chazy eut un impact négatif sur les pourparlers de paix entre les représentants des Haudenosaunee et Tracy à Trois-Rivières, retardant la paix jusqu'à l'année suivante.


Panneau, “Capitaine de Chazy”

Lake Shore Road (County Route 22), Chazy NY 12921

GPS: 44.904317, -73.382867

• Inscription:

« Près de cet endroit, 

le capitaine de Chazy, 

soldat français, 

a été tué par 

les Indiens Mohawks 

en 1666. »

Érigé par les Amis de la bibliothèque. »

Guerre de l'Indépendance

("Revolutionary War")

1776-1783

Ci-dessus:

En haut à gauche: Légion du Duc de Lauzun, "Battle of the Hook", https://w3r-us.org/event/duc-de-lauzun-and-the-battle-of-the-hook-the-siege-of-gloucester-point-1781-interpretive-marker-dedication/

En haut à droite : « Scènes de la Révolution américaine : le régiment français « Soissonnais » passé en revue à Philadelphie par le président Washington et le Congrès, 1781 » Par Charles MacKubin Lefferts - vers 1916 Reproduction avec l'autorisation du New-york Historical Society Museum & Library

En bas : Monument et plaques français, Yorktown, Virginie - Photos par TC ASFFI 2021-2d

• Dans son ouvrage fondateur « Les 2112 Français morts aux États-Unis de 1777 à 1783 en combattant pour l'indépendance américaine » (Journal de la Société des Américanistes. Tome 28 n°1, 1936. pp. 1-154) publié en 1936, Warrington Dawson dresse la liste des noms de 2 112 soldats et marins morts en combattant pour l'indépendance des États-Unis. 

• Depuis lors, de nombreux noms ont été ajoutés, et continuent de l'être à ce jour par des historiens et des chercheurs. 

• Alors que le monument commémoratif français à Yorktown ne mentionne que ceux qui sont morts lors de la « campagne de Yorktown », une plaque en bronze située à quelques mètres de là indique un nombre total de 5 040, car elle inclut d'autres campagnes, telles que le siège de Savannah par l'amiral d'Estaing en 1779, et les marins morts en mer.


Remarque : ce nombre serait plus élevé si l'on incluait d'autres théâtres d'opérations voisins, directement liés aux combats en Amérique du Nord, tels que les Caraïbes, sans parler de l'océan Indien et de l'Inde, où la marine et l'armée françaises ont mené avec succès de nombreuses opérations contre les Britanniques.


Notre société a entrepris de répertorier chaque nom, avec les coordonnées GPS de leurs tombes ou fosses communes, dans la mesure du possible. Ce travail, qui est en cours, sera publié sur notre site web, ainsi que dans des tableaux Excel accessibles au public, indiquant toutes les sources pertinentes.


French Memorial Monument

Fusiliers Redoubt, Yorktown, VA

GPS: 37.240875, -76.521614


• Ce monument rend hommage à 600 soldats et marins qui ont fait le sacrifice ultime et dont les noms sont inscrits sur les deux côtés de la pierre. Environ la moitié d'entre eux étaient des soldats morts pendant le siège qui a conduit à la capitulation britannique le 19 octobre 1781. Les autres sont des marins tués lorsque la flotte française a vaincu les Britanniques lors de la Bataille de la Chesapeake du 5 septembre 1781, au large du cap Henry, coupant ainsi leurs lignes de ravitaillement. 

• À quelques mètres du monument se trouve une plaque en bronze qui fournit des statistiques importantes sur le sacrifice des soldats et marins français qui ont donné leur vie pour que les États-Unis puissent devenir une nation indépendante, entre 1778 et 1783.

• Marine française : Total : 31 497 marins Morts : 3 520

• Armée française : Total : 12 680 soldats Morts : 1 520

 Total : 44 177 Morts : 5 040


D'après des sources originales (les « registres de contrôle» des régiments), nous savons, par exemple, que 63 sont enterrés à Baltimore, 334 à Newport, 26 à Charleston, 71 à Providence, 81 dans des « lieux inconnus », etc... Les recherches se poursuivent donc !


Il est évidemment impossible, dans le cadre de ce bulletin, de répertorier toutes les tombes et fosses communes françaises présentes aux États-Unis à cette époque. Nous nous contenterons donc de visiter quelques sites notables dans les pages suivantes. 


Le premier militaire français

Mort pour l'indépendance

Capitaine Louis O'Hicky Arundel

9 juillet 1776

Ci-dessus :

À gauche : Carte des opérations à Gwyn's Island, baie de Chesapeake, par Thomas Jefferson, juillet 1776, - Domaine public, https://www.loc.gov/item/mtjbib000158/

À droite: Vue aérienne de Gwynn Island, photo https://allthingsliberty.com/2016/05/battle-of-gwynns-island-lord-dunmores-last-stand-in-virginia/

• Louis O'Hicky Arundel était un officier volontaire français. Dans les archives officielles de l'époque, il est appelé Dohickey Arundel. Il signait de son nom D'ohicky Arundel.

• Il était originaire de la province d'Alsace, issu d'une vieille famille irlandaise ou galloise établie en France depuis un siècle. Il fut breveté par l'École royale d'artillerie de Strasbourg et servit comme lieutenant d'artillerie sur l'île de Saint-Domingue.

• Il fut l'un des tout premiers officiers français volontaires à se battre pour les « Insurgés ». Le 5 février 1776, il fut recommandé au Congrès continental et sa nomination au grade de capitaine d'artillerie fut datée du 8 février 1776.

• Le 9 juillet 1776, lors d'un engagement d'artillerie contre les navires britanniques Dunsmore (en réalité un navire marchand de la marine coloniale de Virginie converti en navire de guerre équipé de 18 canons) et HMS Otter à Gwynn Island. Après un bombardement réussi, le capitaine Arundel tenta de tirer avec un mortier expérimental fabriqué à partir d'une bûche de pin renforcée de fer. Le mortier de fortune explosa, décapitant partiellement le capitaine, qui fut ainsi la seule victime patriote signalée et le premier officier français à mourir pendant la guerre d'indépendance.


• Il est probablement enterré à proximité du lieu de ce tragique accident, près de la station de la garde côtière américaine, le long de la route 223-Cricket Hill Road.

GPS: 37.487689, -76.309460

Notre association va se joindre à la Virginia Society of the Sons of American Revolution afin de lui rendre hommage en posant une plaque commémorative dans le cadre des célébrations America250. Cette plaque serait placée sur un lieu public, à un endroit bien visible.


Dans notre bulletin de mars 2025, https://conta.cc/4honqcW, nous avons référencé un article rédigé par M. Patrick Hannum :

https://allthingsliberty.com/2025/02/cricket-hill-and-gwynns-island-captain-arundels-only-fight/



Chevalier de Saint-Sauveur

1750 - 1778

Boston, MA.

Ci-dessus :

À gauche : Tombe et mémorial du chevalier de Saint Sauveur, Boston, Massachusetts.

http://www.outandaboutinparis.com/2011/06/memorial-to-chevalier-de-saint-sauveur.html

À droite : Le mémorial dédié au chevalier De Saint-Sauveur, par Fitz-Henry Smith, Jr. https://www.amazon.com/Memorial-Chevalier-Saint-Sauveur-Ceremonies-Dedication/dp/1334311072

• Chevalier (et Comte) de Grégoire de Saint-Sauveur (1750-1778) était chambellan du comte d'Artois, frère du roi Louis XVI et futur (et dernier) roi de France sous le nom de Charles X, et officier de marine à bord du « Tonnant ».

• Le chevalier fut tué par une foule en 1778, après une bagarre dans un bar, ce qui aurait pu compromettre l'alliance franco-américaine si cruciale pour l'indépendance américaine. LaFayette et l'amiral d'Estaing jouèrent tous deux un rôle dans l'apaisement des tensions, les autorités de la ville ayant été pris au dépourvu par cet incident des plus regrettables. 

• On pense que certains habitants de Boston (principalement quelques "Tories", fidèles aux Anglais, et peut-être encouragés par un camp de prisonniers britanniques situé à proximité) éprouvaient du ressentiment à l'égard des Français, bien nourris et bien habillés, qui installaient des fours à pain alors que la ville était en proie à la famine. Une altercation a éclaté dans la taverne, et le chevalier de Saint-Sauveur a dégainé son épée, mais il a été submergé par la foule, qui l'a frappé à terre avec des barres de fer. Il est mort quelques jours plus tard dans d'atroces souffrances, victime de fractures du crâne. 

• Les autorités de la ville promirent aux Français d'ériger un monument en signe d'attrition et votèrent les fonds nécessaires, mais il fallut un siècle pour le construire. Il ne fut installé qu'en 1917, lorsque les dirigeants de Boston tentèrent de montrer leur soutien aux Français pendant la Première Guerre mondiale. Au final, bien qu'il soit placé en évidence devant la King's Chapel et visible depuis la rue avec son obélisque et son inscription principalement en français, le monument est largement ignoré par les passants.


• Pour remédier à cela, nous espérons pouvoir installer à proximité un panneau explicatif en anglais.


Mémorial Saint Sauveur

Intersection de Tremont Street et Beacon Street, Boston, MA 02108

GPS: 42.358134, -71.060216

• Inscription:

"À la mémoire du

Chevalier de Saint Sauveur

Premier chambellan de Son Altesse Royale, le comte d'Artois,

frère de Sa Majesté le roi de France"


(l'inscription est gravée en français) :


 « Cet officier, aide-major de l'escadre française et lieutenant de vaisseau [sur le Tonnant], après avoir eu le plaisir de risquer sa vie au service des États-Unis, accomplissait son devoir lorsqu'il fut victime d'une émeute provoquée par des personnes malveillantes : sa mort est survenue [le 15 septembre 1778] avec le même attachement à l'Amérique, les liens du devoir et de l'affection qui unissent ses compatriotes à la ville de Boston n'en sont que plus resserrés. Puisse-t-il être aussi vain que jamais de tenter de séparer la France et l'Amérique. Telle est la prière qui sera adressée dans les siècles à venir à Dieu Tout-Puissant, par chaque Français et chaque Américain qui posera son regard sur le mausolée d'un jeune homme, arraché à ses amis qui ne peuvent se consoler de cette perte qu'en voyant les fleurs funéraires répandues sur sa tombe. »

Cette inscription a été rédigée par le comte d'Estaing, amiral commandant la première escadre française envoyée aux États-Unis d'Amérique.

Érigée en 1917."



Amiral de Ternay

et Deux Officiers de l' Hermione

1780

Trinity Churchyard, Newport R.I.

Ci-dessus :

En haut à gauche : Plaque de marbre transférée à l'intérieur du vestibule de l'église Trinity afin de la protéger des intempéries, avec l'étendard de la Marine royale française, photo TC © ASSFI 2021.

En haut à droite : L'amiral de Ternay, par un peintre inconnu - Château de Ternay, domaine public. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15975136

En bas à gauche et à droite : cimetière historique de l'église Trinity où les pierres tombales des deux officiers français ont été placées à côté de celle de leur amiral, inaugurées par notre association le 20 septembre 2021.

Photos TC © ASSFI 2022

• Charles-Henri-Louis d'Arsac, chevalier de Ternay (27 janvier 1723 - 15 décembre 1780) était l'amiral français commandant une escadre de sept navires de ligne et trois frégates qui escortaient 32 transports transportant l'armée de Rochambeau vers l'Amérique. 

• L'amiral de Ternay mourut du typhus le 15 décembre 1780, peu après avoir rencontré George Washington avec Rochambeau en octobre. Le 16 décembre 1780, un cortège partant de la Hunter House sur Water Street (aujourd'hui Washington Street), mené par des militaires et neuf aumôniers catholiques, parcourut les rues de Newport. Une salve de quinze coups de canon fut tirée dès que le cercueil apparut à la vue de son navire amiral, le Duc de Bourgogne, un navire de ligne de 80 canons ancré dans le port de Newport. Un coup de canon fut tiré toutes les demi-heures pendant le reste de la journée et les drapeaux furent mis en berne. Les habitants de Newport se massèrent dans les rues pour regarder les militaires français rendre hommage à l'amiral de Ternay et le descendre dans la terre.

• Il fut enterré dans le cimetière de l'église Trinity, où sa grande pierre tombale est régulièrement honorée. À l'intérieur du vestibule de l'église se trouve une plaque commémorative offerte par le roi Louis XVI et le Congrès des États-Unis en son honneur. Il fut inscrit à titre posthume à la Société de Cincinnati pour son rôle dans la guerre.


Tombe & Plaques: Admiral de Ternay

Deux Officiers de la frégate Hermione:

Major Pierre du Rousseau, Chevalier de Fayolle,

Lt. Benjamin de la Villemarais

Trinity Church, Newport R.I.

141 Spring St. Newport, RI 2840

GPS: 41.487440, -71.313012

• Inscription (en latin):

« Au nom de Dieu 

CHARLES LOUIS d'ARSAC De TERNAY

Chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem

Bien qu'il n'ait jamais reconnu les vœux de l'Ordre

issu d'une ancienne et noble famille de Bretagne

l'un des amiraux de la flotte royale, citoyen, soldat, chef, 

fidèle et dévoué à son roi et à son pays pendant 42 ans, 

repose désormais sous ce marbre. »


• Pour plus d'informations sur l'amiral de Ternay, le chevalier de Fayolle et le lieutenant de la Villemaris, veuillez consulter notre bulletin de mars 2021 : « Hommage à deux officiers de la marine française de l'armée de Rochambeau enterrés à Newport, dans le Rhode Island ».

https://conta.cc/3vgTuZy (original version in English)

https://conta.cc/3bC7aGJ  (version en français)



Soldats et Marins français

Fort Independence

Boston Harbor, Massachusetts

1780-1782

Ci-dessus:

En haut: http://www.fortrevere.org/fort-revere-history-page.html

Encarts en bas: gros plans des pierres tombales de l'armée et de la marine françaises, 

https://www.nsrwa.org/listing/fort-revere-park/

• Le Fort Revere (initialement appelé Castle William par les Britanniques) a été rebaptisé Fort Independence en 1797, puis nommé en l'honneur de Paul Revere. Il a servi à protéger le port de Boston depuis la Révolution américaine jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Le fort a été reconstruit et agrandi entre 1800 et 1803 dans le cadre du premier système de fortifications américain (certaines sources le situent dans le deuxième système), conçu par l'ingénieur militaire d'origine française Jean Foncin.

• Pendant la guerre d'indépendance, en 1777-1778, il fut occupé par un détachement de Troupes de marine françaises sous le commandement de l'amiral d'Estaing, et servit de lieu d'échange de prisonniers français et britanniques. Ceux-ci moururent de la variole et furent enterrés dans une pente, mais l'emplacement exact reste inconnu.

• On estime qu'entre 150 et 200 soldats français sont morts ici en combattant pour l'Amérique pendant la guerre d'indépendance. Ces soldats français avaient été capturés en Nouvelle-Écosse par les Britanniques. 

• Les marins français du Fort Independence les ont enterrés sur une pente douce sous la colline où se trouvait le fort. Aucune stèle n'a été érigée à l'époque, et personne n'a encore pu trouver l'emplacement exact des restes des soldats. Il se dit que les visiteurs voient souvent des fantômes dans les nombreux tunnels souterrains...


Pierre tombale, “French Military”

60 Farina Rd, Hull, MA 02045

GPS: 42.304483, -70.903417

•Inscription:

« À la mémoire 

des militaires français morts à Hull.

Ils sont morts pour notre liberté.

• Jean Le Né, régiment d'Angoumois, mort en 1782.

• Antoine Sorrent, régiment d'Angoumois, mort en 1782. »


• Nota: nous avons 30 autres noms supplémentaires sur nos listes.


• Inscription (en français):

“Offert par la France à la Ville de Hull

le 14 Juillet 1976 à l’occasion du Bicentenaire des Etats-Unis

Le Souvenir des marins français morts à Fort

Independence pendant la Guerre d’Indépendance”


Jean Baptiste Tronson du Coudray

Major Général Armée Continentale

11 septembre 1777

Ci-dessus : 

Il n'existe aucun portrait connu de ce malheureux ingénieur. Notez que plusieurs sites web utilisent à tort d'autres portraits, le confondant avec d'autres membres de la famille Du Coudray.

À droite : Photo de Devry Becker Jones (CC0)

https://www.hmdb.org/m.asp?m=213976

À gauche : entrée du cimetière St Mary's, Philadelphie, photo de TC © ASSFI 2025 

• Philippe Charles Jean Baptiste Tronson du Coudray (8 septembre 1738 – 11 septembre 1777) était un officier de l'armée française qui s'est porté volontaire pour servir dans l'armée continentale pendant la guerre d'indépendance américaine.

• Il est entré dans l'armée française et est devenu un officier d'artillerie réputé, rédigeant des traités sur la poudre à canon et la métallurgie, pour finalement atteindre le grade d'adjudant général.

• Silas Deane le décrivait comme le « premier ingénieur » de l'armée française et s'efforça de le recruter avec le grade de major général et le commandement de l'artillerie et du corps du génie de l'armée continentale. Trop zélé dans sa volonté de recruter des volontaires et de rassembler 200 canons, Du Coudray irrita la Cour de Versailles qui souhaitait garder une certaine discrétion à cette époque, et reçut l'ordre de rester chez lui. Au lieu de cela, Du Coudray poursuivit son projet et s'embarqua pour l'Amérique en mai 1777.

• À son arrivée, Du Coudray fut confronté à une forte jalousie de la part des officiers américains qui n'appréciaient pas que des étrangers se voient attribuer des grades et des prérogatives supérieures. Afin de calmer la situation, Du Coudray fut nommé « inspecteur général de l'artillerie et des manufactures militaires » en août 1777.

• Ses missions d'inspection des défenses autour de Philadelphie, Fort Mercer (Red Bank), Fort Billingsport et Fort Mifflin ont donné lieu à des recommandations qui n'ont pas été suivies, ce qui a accru les récriminations mutuelles et ralenti considérablement les travaux.


• À un moment donné, son tempérament colérique et son incapacité à s'entendre avec ses supérieurs et son entourage sont devenus un problème critique.

• Il est mort prématurément dans un tragique accident lorsque son cheval a sauté d'un pont flottant dans la rivière Schuylkill. Ses éperons se sont emmêlés et il s'est noyé sous son cheval. Ses funérailles, qui ont eu lieu à l'église St. Mary's de Philadelphie, ont été suivies par de nombreux représentants du Congrès. Il fut enterré dans le cimetière de l'église, mais l'emplacement exact de sa tombe est inconnu, bien qu'il existe une pierre tombale portant ses initiales (à peine lisibles) « JBTC ».

• Le nom « Phillippe » sur la plaque murale du cimetière est mal orthographié, mais le nom de famille est presque correct (il devrait être écrit en deux mots). La date de son décès est erronée, elle devrait être le 11 septembre 1777. 



Plaque & tombe, «Phillippe (sic) Charles Jean BaptisteTronson DuCoudray»

Old Saint Mary's Parish/Roman Catholic Church cemetery, 242 S 4th St, Philadelphia, PA 19106

GPS: 39.945871, -75.148803

• Inscription:

“Philippe T. DeCoudray

Maj. Gen.

Revolutionary War

Sep 8, 1738 ✞ Sep 16, 1777”


• Inscription:

“Il a suivi une formation dans l'armée française et s'est illustré comme ingénieur. Il était adjudant-général d'artillerie et était considéré comme l'un des meilleurs experts militaires de France lorsqu'en 1776, il s'est porté volontaire pour se rendre en Amérique afin d'aider les colons dans leur révolution contre les Britanniques.

Le 11 août 1777, il fut nommé inspecteur général avec le grade de major général et chargé de commander les travaux militaires le long du fleuve Delaware. Il se noya en traversant la rivière Schuylkill à Philadelphie. Le Congrès lui a organisé des funérailles officielles et a assisté à sa messe de requiem le 18 septembre 1777 à l'église Sainte-Marie. Le Congrès a également assisté à la messe de requiem pour Don Juan de Miralles, un agent du gouvernement espagnol, le 8 mai 1780."




Soldats et Marins tués au Combat

Siège de Savannah

19 octobre 1779

Ci-dessus : 

À gauche : Plantation Beaulieu, capture d'image juin 2019 © Google 2021

Au centre : 800 pavés commémorant les victimes du champ de bataille, photo de TC © ASSFI 2023

À droite : gros plan, photo de Mike Stroud, 16 février 2008, https://www.hmdb.org/m.asp?m=17362

• Le Vice-Admiral Charles-Henri d'Estaing avait quitté Saint-Domingue, dans les Antilles, en août ; ses troupes françaises avaient débarqué en septembre à la plantation Beaulieu, sur la rivière Vernon. Les troupes françaises et la milice américaine, fortes de 5 500 hommes, encerclèrent à moitié les Britanniques à Savannah le 15 septembre. À l'intérieur de la ville, les forces britanniques comptaient environ 2 630 hommes. Lorsque la bataille prit fin à Spring Hill le matin du 9 octobre, 333 soldats britanniques, français et américains et 32 officiers avaient trouvé la mort ; 377 autres étaient blessés. Les morts furent enterrés dans une fosse commune, probablement à l'emplacement de l'actuel centre d'accueil des visiteurs de Savannah.


Panneau “Plantation Beaulieu”

478 Beaulieu Avenue, Savannah, GA 31406

GPS: 31.934400, -81.111983


Panneau, “Aux Armes”

Savannah Visitors Center, Parking Lot

315 Martin Luther King Jr Boulevard, Savannah GA 31401

GPS: 32.075800, -81.100800

• Inscription:

« Les 800 plaques devant vous ont trois significations : * Elles représentent le nombre approximatif de soldats tués ou blessés à Savannah le matin brumeux du 9 octobre 1779. * Les pierres sont disposées en colonne, avec dix soldats de travers. Les alliés français et américains ont formé cinq de ces colonnes d'hommes pour attaquer les Britanniques fortifiés. * Inscrits sur les pierres sont des noms et des histoires de personnes tout au long de la lutte révolutionnaire de tous les États, pays et cultures impliqués. À votre gauche se trouve un marqueur de granit identifiant l'emplacement de la redoute de Spring Hill, l'une des 14 fortifications britanniques en terre entourant Savannah en 1779. C'est ici que les milliers de Français et d'autres colonnes américaines alliées ont tenté de briser les centaines de Britanniques et de loyalistes défendant cette région. Les colonnes alliées étaient censées attaquer simultanément, avec une force écrasante. En raison de mauvaises communications, ils sont arrivés séparément, désorientés et fatigués par des heures de marche dans les bois sombres. Avec des volontaires menant chaque colonne sur les pentes brumeuses, les soldats ont attaqué avec des baïonnettes fixes. Au fur et à mesure que les colonnes avançaient, des tirs croisés d'artillerie et d'armes légères ont tué et mutilé des commandants et des soldats privés. La redoute est devenue une scène de combat au corps à corps avec des épées et des baïonnettes qui s'entrechoquent. Des familles de la Virginie aux Carolines, de la Pologne à l'Écosse, de la France à Haïti, de l'Allemagne à l'Angleterre pleureraient la perte et la souffrance d'êtres chers qui se sont renversés leur sang sur le sol entourant la redoute de Spring Hill.”


• Pour un récit détaillé du siège, veuillez vous reporter à notre bulletin de février 2025 : « La bataille de Savannah (1779) et les Chasseurs volontaires de Saint-Domingue ».

https://conta.cc/4ay3TFa (original version in English) / https://conta.cc/4i13c9W (version in French)


• Remarque : de nombreux soldats et marins français blessés ont été hospitalisés à bord de navires français, et ceux qui sont morts ont probablement été jetés dans des fosses communes à terre ou par-dessus bord. De plus, nous avons les noms de 25 d'entre eux qui sont morts à Charleston dans les semaines qui ont suivi, mais leur emplacement exact est inconnu. Il n'existe aucune plaque commémorative avec leurs noms, ce que notre société souhaite remédier avec l'aide des Filles de la Révolution américaine.



Col. Louis de la Radière

30 Octobre 1779

West Point, NY

Ci-dessus : 

À gauche : Plaque Louis de la Radière, « Fort Clinton », Académie militaire de West Point, Photo : Par Ahodges7 - Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5928501. À l'arrière-plan, on aperçoit la statue de Kosciuszko, qui acheva les travaux après la mort de de la Radière.

À droite : « Plan des forts, batteries et poste de West-Point, 1780 », éditeur : P. Didot, mis en ligne par tm, CC BY 2.0. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27807856

Remarquez l'échelle 100 toises françaises (1:13 000).

• Louis-Guillaume-Servais des Hayes de La Radière (1744-1779), diplômé de l'école d'ingénieurs française de Mézières, avait atteint le grade de capitaine en 1775. Il était l'un des quatre ingénieurs français (avec Duportail, Gouvion et de Laumoy) que les commissaires américains à Paris engagèrent pour l'armée continentale en février 1777. Nommé major avant de quitter la France en mars 1777, La Radière fut nommé lieutenant-colonel par le Congrès le 8 juillet 1777, puis promu colonel le 17 novembre 1777. En août 1778, il fut envoyé à Rhode Island pour aider Sullivan dans ses opérations. Le colonel De la Radière apporta une grande contribution aux travaux de West Point sous la direction de Duportail. Il fut tué à West Point le 30 octobre 1779.

• En janvier 1780, George Washington écrivit au président du Congrès : « Il est regrettable que le colonel De La Radière ne soit plus parmi nous. Le Congrès a sans doute appris sa mort, survenue en [octobre] dernier, et a déploré la perte d'un officier très précieux. »


Plaque, Louis de la Radière

West Point Military Academy, Clinton Pl, West Point, NY 10996

GPS: 41.394467, -73.952517

• Inscription:

"Fort Clinton

(Initialement appelé Fort Arnold)

Conçu et commencé par De La Radière.

Achevé par Kosciuszko.

1778-1780"


• Nota: Nous avons 3 autres soldats Français morts à West Point en 1782, qui n'ont pas de plaque. Nous espérons obtenir l'autorisation d'en installer une avec leurs noms et régiments, à côté de celle de La Radière.


• Pour plus d'informations sur La Radière (et du Coudray présenté ci-dessus), veuillez consulter notre bulletin de février 2023 : Les ingénieurs français de George Washington.

https://conta.cc/3XBjqMp (original version in English)

https://conta.cc/412e0Nr (version en français)




Fosse Commune

Soldats Français

Providence, R.I.

Ci-dessus :

En haut à gauche : Par David Leonard, 1792 - domaine public, 

https://blogs.brown.edu/bulspecialcollections/2012/08/31/rhode-island-slavery-and-the-university/,

En bas à gauche : Par Kenneth C. Zirkel - https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21517483

En haut à droite et en bas à droite : Mémorial dédié aux soldats français, photos gracieusement fournies par le professeur Norman Desmarais

• Les registres originaux des régiment « Les Contrôles » nous fournissent les noms et les états de service de 71 soldats et marins décédés à Providence ou à l'hôpital de Providence pendant la présence de l'armée française dans le Rhode Island. La plupart des soldats sont morts en septembre (12) et octobre (6) 1780. Les registres n'indiquent pas la cause du décès, mais beaucoup sont probablement morts de la fièvre jaune.

• L'idée d'un mémorial a été conçue par le révérend Frederic A. Denison de Providence, qui a mené des recherches approfondies sur le sort des soldats français qui avaient péri alors qu'ils étaient stationnés dans la ville cent ans plus tôt. Après que les exhumations eurent confirmé l'emplacement des tombes anonymes, la ville a nivelé le terrain et autorisé Denison à collecter les fonds nécessaires à la construction d'un monument. En 1881, la délégation française venue assister au centenaire de Yorktown s'est rendue à Providence pour examiner le site funéraire et décorer le mémorial inachevé de croix fleuries.

• À l'occasion de l'inauguration du 4 juillet 1882, le ministre français de la Guerre, le général Georges Boulanger, écrivit : « Nous nous souviendrons toujours de l'accueil qui nous a été réservé à travers les États-Unis, et en particulier dans le Rhode Island, avec les sentiments les plus doux et les plus cordiaux. » 

• Comme l'a fait remarquer le consul général de France de l'époque à Boston, A. La Faivre, ils étaient « l'élite de nos forces terrestres et navales » et il a poursuivi en déclarant aux citoyens de Providence que « sur la pierre tombale, érigée par vos mains, ces deux nations, ces deux républiques sœurs, se donnent aujourd'hui la main à travers l'océan Atlantique ».



French Memorial, Providence, RI 

North Burial Ground, 5 Branch Ave., Providence, R.I. 02904

GPS: 41.84821, -71.407306

• Inscription:

« Reconnaissance de Rhode Island »

De l'autre côté :

« Nos alliés dans la Révolution »




Panneau, Brown University Hall, hôpital des troupes

University Hall, Brown University, Providence, RI 02912

GPS: 41.826147, -71.403897

• Inscription (extraits):

« Le Brown's University Hall, alors connu sous le nom de « College Edifice », fut utilisé comme hôpital pour l'armée française peu après son arrivée à Newport. Certains soldats français tombèrent malades pendant le voyage depuis la France, d'autres tombèrent malades pendant l'hiver. On sait qu'au moins 18 soldats français sont morts et ont été enterrés au cimetière North Burying Ground de Providence. »



• Note 1 : Grâce à des bénévoles, dont le professeur Norman Desmarais, Délégué régional de notre société, et les reconstituteurs du régiment Bourbonnais, une cérémonie est organisée chaque année en novembre pour leur rendre hommage, ainsi qu'à tous les patriotes enterrés sur ce site. Faites défiler vers le bas jusqu'à la partie III de ce bulletin pour voir les photos de cette année.

• Note 2 : Nous disposons également des noms et des états de service de 334 soldats et marins français décédés dans un hôpital situé à proximité, à Newport, dans le Rhode Island, et qui reposent dans des fosses communes dont l'emplacement exact est inconnu.



Soldats Français Isolés


Ci-dessus :

En haut à gauche : Mémorial français, Coventry, Connecticut, photo prise par Brandon D Cross, 16 septembre 2019. https://www.hmdb.org/m.asp?m=190089

En haut à droite : Panneau situé sur Colchester Road (Route 207), Lebanon, Connecticut.

https://www.carolynstearnsstoryteller.com/3-hauntingly-interesting-connecticut-places/

Ci-dessous : Cimetière East Farms, Waterbury, Connecticut. Crédit photo : Michael Herrick, Southbury, Connecticut.

https://www.hmdb.org/m.asp?m=36024

Mémorial Armée française , Coventry, CT

At Patriots Park, intersection of High Street and 124 Lake St, Coventry CT 06238

GPS: 41.765782, -72.306203

• Inscription:

1781

“Ce mémorial a été érigé par les citoyens de Coventry afin de rendre hommage au courage du général Rochambeau et des soldats de son armée française qui ont combattu pour l'indépendance américaine. Sept de ces courageux soldats sont morts lors de leur marche à travers Coventry et ont été enterrés près du Great Pond, au pied de Springdale Avenue.

L'intervention décisive de la Marine française, sous le commandement de l'amiral De Grasse, chassa la marine britannique de la baie de Chesapeake et piégea les forces britanniques à Yorktown, en Virginie. Leur reddition au général George Washington et au général Rochambeau le 19 octobre 1781 mit fin à la guerre d'indépendance américaine.

Ce monument a été érigé en 1998 grâce à la contribution des citoyens et des étudiants de plusieurs des treize États d'origine, ainsi que de la CT. Society of Sons of the American Revolution, des CT Daughters of the American Revolution, de la Society of the Cincinnati dans l'État du Connecticut et de l'American Society of Le Souvenir Français."


Tombe d'un Soldat français (1780-1781)

Situé sur Colchester Road (Route 207), Lebanon, CT


L'histoire ci-dessous provient d'un article publié dans le New York Sun en 1879 et peut sembler fictive pour la plupart des historiens, mais le monument est bien réel.

« Alors que la légion de hussards de Lauzun était cantonnée à Lebanon, durant l'hiver 1781, ses troupes commirent quelques déprédations sur les volailles, les porcs et les moutons des habitants, l'un de ces derniers ayant même été pris dans la bergerie du bon vieux pasteur Williams. Lorsque ces plaintes parvinrent aux oreilles du duc, compte tenu du fait que les habitants de toute la ville s'étaient rivalisés pour offrir l'hospitalité la plus cordiale et fournir les provisions les plus abondantes à l'ensemble du corps d'armée, leur commandant chevaleresque fut profondément mortifié et résolut de réprimer sommairement ces actes. Quelques-uns des hussards soupçonnés, craignant les conséquences, désertèrent le camp et s'enfuirent dans la campagne. L'un des plus importants d'entre eux fut rapidement rattrapé et ramené au camp à la tombée de la nuit. Une cour martiale fut immédiatement ordonnée, et le soldat fut jugé le soir même, reconnu coupable de désertion et condamné à être fusillé. Il fut fusillé au lever du soleil le lendemain matin en présence de tout le corps d'armée, qui avait reçu l'ordre d'assister à l'exécution. Cet exemple sommaire mit efficacement fin à toutes les déprédations."

History of New London County, Connecticut: With Biographical Sketches of Many of its Pioneers and Prominent Men, by Duane Hamilton Hurd, J.W. Lewis & Company, 1882, page 489. 


• Il existe un mémorial dédié à deux soldats français inconnus, ayant servi dans l'armée de Rochambeau, situé dans le cimetière East Farms, un petit cimetière caché dans la zone boisée derrière une maison, à l'adresse:

3092 E Main St Waterbury, CT 06705

GPS: 41.54521, -72.98341

• Inscription:

“1781          1914”

« Ce mémorial a été érigé par des citoyens patriotes et des hommes d'État

pour commémorer deux soldats français de l'armée de Rochambeau qui se sont portés volontaires pour combattre pour l'indépendance américaine sous les ordres de Washington, en route de Newport à Yorktown, sont morts et ont été enterrés ici, en 1781.»



Fosses communes

West Hartford, and Norwich, CT

Ci-dessus : 

Ancien cimetière central à West Hartford, dans le Connecticut.

En haut à gauche : Photos : Capture d'écran © août 2021 Google Maps.

En haut à droite : https://www.waymarking.com/gallery.

Ci-dessous :

Marins français enterrés à Norwich, dans le Connecticut.

Photo gracieusement fournie par Regan Miner, Norwich Historical Society.

• Dans la partie avant du cimetière se trouve un grand monument commémoratif en pierre rendant hommage aux soldats français morts à West Hartford pendant la Révolution américaine. Il a été érigé ici en 1923 par la section Sarah Whitman Hooker des Filles de la Révolution américaine.


Panneau & Plaque, “En mémoire des Soldats français”

Old Center Burying Ground, 34 N Main St, West Hartford, CT 06107

GPS: 41.764250, -72.741883

• Inscription:

« À la mémoire des soldats français

 morts à West Hartford

 pendant la guerre d'indépendance américaine.

 Érigé par la D.A.R. en 1923. »


• Nota:

La plaque métallique bleue du cimetière Old Center, située à quelques pas le long de la rue, indique : « ... Le cimetière contient les tombes de [...] soldats américains et français morts pendant la guerre d'indépendance. Il est entretenu et les pierres tombales sont préservées par la ville. »



• Selon une tradition fondée sur des témoignages locaux, vingt soldats français auraient été enterrés à Norwichtown en 1778, pendant la Révolution américaine. 

Cependant, depuis lors, des recherches historiques minutieuses ont démontré qu'ils ne faisaient pas partie de l'armée française commandée par Rochambeau, ni même qu'ils servaient sous les ordres de Lafayette, comme l'indique la plaque de bronze. 

Il s'agissait plutôt de marins français, probablement issus de la marine marchande française, faits prisonniers de guerre par la Royal Navy britannique, qui sont morts dans un hôpital local. Cela résultait d'un échange de prisonniers entre la flotte française à Boston et les Britanniques à New York. Le Norwich Packet du 12 octobre 1778 rapportait : « Samedi dernier, environ 230 prisonniers britanniques, capturés par la flotte du comte d'Estaing, sont arrivés dans cette ville en provenance de Boston, sous bonne garde, et sont partis aujourd'hui pour New York ; ils doivent être échangés contre un nombre équivalent de Français capturés par les Anglais. »


Mémorial, 20 Marins français enterrés à Norwich, CT

Old Burying Grounds, Old Cemetery Lane, Norwich, CT 06360

GPS: 41.548431, -72.093301

• Inscription:

« À la mémoire des vingt soldats français qui, sous les ordres de Lafayette, sont morts dans le campement de Norwich en 1778 – Érigé par Faith Trumbull Chapter D.A.R. 1901 »


• Juste derrière se trouve une autre plaque installée il y a plusieurs décennies par Le Souvenir Français :


• Inscription (en français):

 « À la mémoire des vingt compagnons de Lafayette 

qui sont morts pour l'indépendance américaine 

À la ville de Norwich, 

pieuse gardienne du souvenir français, une France reconnaissante » 

Société Nationale Le Souvenir Français “




Un imposant monument

à Annapolis, Maryland

Ci-dessus : 

Le monument aux soldats français, Annapolis, Maryland Photos : TC © ASSFI 2018

• Ce monument est difficilement visible depuis la rue et difficile d'accès car il est situé au fond d'un terrain. Il est cependant très impressionnant.

• Ce monument marque les tombes des soldats et marins français morts pendant la guerre d'indépendance américaine. Il a été inauguré le 10 avril 1911 par le président Taft et l'ambassadeur français Jean Jules Jusserand devant une foule de plusieurs milliers de personnes. 

• Il s'agit de la première tombe connue au monde dédiée aux soldats inconnus. Le monument est en bronze et est l'œuvre du sculpteur de Baltimore J. Maxwell Miller.


Monument aux Soldats Français, Annapolis, MD

St Johns Street & College Avenue, Annapolis, MD 21401

GPS: 38.984095, -76.49360

• Inscription:

« Ce monument rend hommage aux soldats et marins français inconnus qui ont donné leur vie pendant la guerre d'indépendance américaine et ont été enterrés près d'ici.

Inauguré par le président William Howard Taft, le 18 avril 1911.

« Nos soldats reposent en terre sacrée dans un pays ami. Aux Fils de la Révolution, je tiens à exprimer la gratitude de la France. » - Jean Jules Jusserand, ambassadeur de France.

Le souvenir de leurs exploits restera à jamais gravé dans nos mémoires.

Érigé en 1911 par la General Society, Sons of the Revolution. »



Soldats de la Légion de Lauzun

Bataille du Hook

3 octobre 1781

Ci-dessus :

En haut à gauche : Cimetière français, Yorktown, Virginie Photo : TC © ASSFI 2023

En haut à droite : Lieu de sépulture possible, Governor Palace, Williamsburg, Virginie

Photo : American Friends of Lafayette, avec l'aimable autorisation de Mark Schneider https://www.facebook.com/photo/?fbid=975475067940949&set=pcb.975475207940935

En bas : exemples de deux « Contrôles » de régiments. Pierre Didier (également mentionné comme Pierre Dietienne, mais avec une note précisant son nom complet, Pierre Didier), du 2e escadron de hussards, âgé de 25 ans lors de son engagement le 13 février 1779. Voici l’extrait des contrôles de Lauzun conservés aux Archives nationales de France (et non au Service Historique de la Défense), sous la cote D 2c 32, fol. 138 recto (mars 1780-1783). Jacob Colin, du 1er escadron de hussards, originaire de Rémeldorf en Lorraine, âgé de 21 ans lors de son engagement le 22 décembre 1778. Son nom figure dans le contrôle D2C32, fol. 5, recto. Domaine public. Microfilms gracieusement fournis par le Dr Robert A. Selig, Ph.D. On imagine aisément le temps considérable que représente le déchiffrage de ces listes manuscrites !

• Le 18 octobre 2024, le comté de Gloucester et l'American Society of Le Souvenir Français, Inc. ont fièrement dévoilé un mémorial en granit rendant hommage aux soldats français qui ont fait le sacrifice ultime lors de la bataille de Hook en 1781 dans le comté de Gloucester, à l'école primaire d'Abingdon.

• La bataille du Hook, la plus grande bataille de cavalerie de la Révolution américaine, a souvent été négligée. Elle constitue l'un des épisodes les plus importants du siège de Yorktown, lorsque la célèbre légion de hussards du duc de Lauzun, forte de 300 soldats de l'Infanterie de Marine, et le bataillon d'élite des grenadiers du lieutenant-colonel John Mercer, sous le commandement général du brigadier général Claude de Choisy, ont vaincu la légion britannique du lieutenant-colonel Banastre Tarleton et un détachement des Royal Welch Fusiliers.

• Ce mémorial en granit a été rendu possible grâce au comté de Gloucester, au Service des parcs nationaux, à M. Warren Deal et à l'American Society of Le Souvenir Français, Inc. Il a été inauguré le 18 octobre 2024.

• Le mémorial en granit a été placé à un emplacement d'honneur entre les deux panneaux explicatifs que nous avons inaugurés l'année dernière. Le public a été très ému par la classe de CM1 de l'école primaire d'Abingdon qui a chanté l'hymne national américain. Nous avons été honorés par la présence du brigadier général Vincent de Kytspotter, Ph.D., chef de la mission militaire et de défense à la Mission permanente de la France auprès des Nations unies, qui a rendu un hommage émouvant aux hussards, et par le contre-amiral Frédéric de Rupilly qui a dévoilé le mémorial.


Mémorial, « En l'honneur des Soldats Français“

Abingdon Elementary School Park, 7087 Powhatan Dr, Hayes, VA 23072

GPS: 37.291278, -76.514633

• Inscription:

 « En l'honneur des soldats français

Qui ont combattu sur ce sol et

Sont morts pour l'indépendance des

États-Unis »

Jacob Colin, hussar, tué à l'ennemi Oct. 3, 1781

Pierre Didier, hussar, tué à l'ennemi Oct. 3, 1781

Denis Jacob, corporal, mort de ses blessures Oct. 10, 1781

Jean Dossin, grenadier, mort de ses blessures Oct. 19, 1781

Jean Scherrer, hussar, mort de ses blessures Oct. 22, 1781

Érigé 2024”



• Pour un récit de la bataille du Hook, voir notre Bulletin de septembre 2023 : «Le duc de Lauzun et sa légion de hussards»: https://conta.cc/460bXLT

https://conta.cc/3tb3hni (version en français)



Fosses communes

Yorktown and Williamsburg

Ci-dessus:

À gauche: French Cemetery, Yorktown, VA. Photo: TC © ASSFI 2023

À droite: Lieu d'inhumation possible, Governor Palace, Williamsburg, VA

Photo: American Friends of Lafayette, courtesy of Mark Schneider https://www.facebook.com/photo/?fbid=975475067940949&set=pcb.975475207940935

• Lors du bicentenaire de la bataille de Yorktown en 1981, les membres des associations d'anciens combattants français présents à la cérémonie ont remarqué qu'il existait sur le champ de bataille une zone où environ 50 soldats français étaient enterrés dans une fosse commune sans inscription. Bien que cette zone fût signalée par une croix et une plaque, aucun nom de soldat français n'y était inscrit. En France, la tradition veut depuis longtemps que les tombes de ceux qui sont morts au service de la France soient marquées de leur nom dans la mesure du possible, ou que les champs de bataille soient dotés d'un mémorial sur lequel leurs noms sont inscrits.

• À la demande des associations d'anciens combattants français, l'ambassadeur de France aux États-Unis, Son Excellence M. Emmanuel de Margerie, a nommé un comité chargé de corriger cette omission. Il s'agissait du Comité pour le mémorial français de Yorktown, présidé par le professeur André Maman de l'université de Princeton. Le mémorial devait inclure les noms de quelque 600 Français qui ont perdu la vie au cours de cette campagne, notamment lors du siège de Yorktown et de la bataille navale de Chesapeake.


Cimetière Français, Yorktown

Yorktown Battlefield in Colonial National Historical Park, at stop “I” on the Allied Encampment Tour

GPS: 37.205865, -76.527233

• Inscription:

« On pense que cette simple croix marque le lieu de sépulture

d'une cinquantaine de soldats français non identifiés

tués pendant le siège de Yorktown. » 


• Dans la ville voisine de Williamsburg, l'armée française passa l'hiver 1781-1782. Les blessés et les malades furent soignés à l'hôpital situé dans le bâtiment George & Mary. Une plaque indique leurs noms avec l'inscription suivante :



Plaque « In Gallia Nati Mortui in Virginia 1781 - 1931“

College of William & Mary, Wren Bldg., 111 Jamestown Rd, Williamsburg, VA 23185

GPS: 37.270726, -76.709000

• Inscription:

« Ici sont inscrits les noms des soldats français morts entre ces murs et dans d'autres hôpitaux de Williamsburg des suites de blessures reçues pendant le siège de Yorktown

[longue liste de noms provenant des régiments suivants :

Régiment d'Agenois, Régiment d'Auxonne, Régiment de Bourbonnais, Régiment de Brie, Régiment de Gatinais (Royal Auvergne), Régiment de Metz (Artillerie), Régiment de Picardie, Régiment de Royal Deux Ponts, Régiment de Saintonge. Régiment de Soissonnais, Régiment de Touraine.

Cette tablette a été présentée par John Stewart Bryan, vice-recteur du College of William & Mary en Virginie à l'occasion de la célébration du cent cinquantième anniversaire de la capitulation de Lord Cornwallis, et a été consacrée le 18 octobre 1931 par le maréchal de France Philippe Pétain.

Érigé en 1931. »


• Nous ne savons toujours pas avec certitude où sont enterrés au moins 137 soldats et marins français. Une plaque de marbre se trouve au cimetière Revolutionary War Cemetery du palais du gouverneur de Williamsburg, situé au 300 Palace Green St, Williamsburg, VA 23185.

GPS: 37.274605, -76.702689 qui indique que 156 hommes et deux femmes de l'Armée Continentale reposent dans cette enceinte.

• Un site (http://williamsburg.virginia-sar.org/pages/about/locations.html) indique que les 156 soldats enterrés étaient principalement français : « 156 vétérans de la guerre d'indépendance de plusieurs nationalités, principalement français, dont deux femmes, sont enterrés dans le jardin derrière le palais du gouverneur à Colonial Williamsburg. En 1781, le palais servait d'hôpital pour les blessés de la bataille de Yorktown. Les tombes, situées près du palais, contiennent les restes des patriotes qui sont morts des suites de leurs blessures ou de maladies. »

• Cependant, un autre site (https://colonialghosts.com/the-forgotten-graves-of-williamsburg/) indique que : « Le cimetière le plus historique est peut-être celui, mystérieusement disparu, des 137 soldats français morts à l'hôpital de Williamsburg à l'époque de la bataille de Yorktown en 1781. On pensait autrefois qu'ils faisaient partie des corps enterrés dans le jardin du palais du gouverneur, mais des recherches ont montré qu'il s'agissait d'hommes et de femmes américains. Une tradition locale persistante situe le cimetière français non loin du Capitole. Le Virginia Gazette du 19 juin 1931 commentait que « le cimetière des soldats français, presque entièrement effacé, se trouve à près d'un mile [au sud-est] du site du palais ».

• Un autre emplacement est situé directement derrière l'Hôtel Griffin, 136 Francis St E, Williamsburg, VA 23185, GPS: 37.268197, -76.694056 où se trouvent quelques pierres tombales (voir photo ci-dessus), qui, selon plusieurs sources, comprennent des soldats français. 

• Tout récemment, en 2023, des recherches supplémentaires ont été menées à l'aide de la technologie Lidar, mais ces derniers efforts n'ont pas été concluants. 


• Nota: Aux côtés des représentants de la Society of the Honor Guard/Unknown Soldier, des American Friends of Lafayette, des membres du W3R, du S.A.R. et du D.A.R., une gerbe du Souvenir Français est déposée chaque année lors des cérémonies de la victoire de Yorktown. Malheureusement, cela n'a pas été possible le 19 octobre dernier en raison de la fermeture des services publics (la route d'accès était fermée par le NPS). Nous avons toutefois pu le faire au monument français. Faites défiler vers le bas jusqu'à la partie III de ce bulletin pour voir les photos de cette année.


• Pour un récit de la victoire franco-américaine à Yorktown, lisez notre bulletin d'octobre 2021 : « Sur les traces de Rochambeau (5e épisode : Victoire à Yorktown !) ».

https://conta.cc/3BOnY8l  (original version in English)

https://conta.cc/3AzLSCW  (version en français)


La marche de retour de six mois de l'armée française de Williamsburg à Boston est souvent décrite comme festive, avec des célébrations à chaque campement. Cependant, il y eut des victimes dues à des maladies, telles que la fièvre typhoïde, ou à des causes naturelles. Nous avons 343 noms de soldats français enterrés aux États-Unis après la victoire, au cours de l'année 1782.


8 Soldats de Rochambeau

1781-1782

Cordlandt, NY

Ci-dessus :

À gauche et à droite : Mémorial dédié à huit soldats français. L'ancienne église Saint-Pierre, construite en 1766 et intacte, a servi d'hôpital pendant la guerre d'indépendance. Ces huit soldats français sont enterrés dans le cimetière (emplacement exact inconnu) parmi les patriotes de la guerre d'indépendance américaine. Photos: TC © ASSFI 2022

Panneau “Old St Peter's” et Mémorial

Corner of, Old Hillside Cemetery, Locust Ave & Oregon Rd, Cortlandt, NY 10567

GPS: 41.314134, -73.900233

• Inscription:

“OLD CEMETERY”

"Depuis 1752, de nombreux

Patriotes de la guerre d'Indépendance

Ici, il y a 8 soldats français

français et John Pallow

qui captura le Major André"



• Inscription du mémorial:

« Nous nous souvenons de ces soldats français qui ont donné

leur vie pour notre indépendance

dans notre ancien bâtiment Old St. Peter's»

years 1781 – 1782”

Lieutenant de Mauvis       Jean Bonnair

Jean Joseph Paquais       Alexis Labrue

Joseph Duguin       Georges Mochl

Claude-Pierre Dumageot  Philippe Mortagne



• Nota: Chaque année, la section locale de l'association W3R, dirigée par Jeff Canning, organise une cérémonie à laquelle nous avons eu l'honneur de participer le 20 septembre dernier. Faites défiler vers le bas jusqu'à la partie III de ce bulletin pour lire des extraits du dernier bulletin W3R.

Anciens Combattants Français

de la Guerre d'Indépendance


Tous les soldats et marins ci-dessus sont morts en combattant pour l'indépendance des États-Unis. 

Cependant, plusieurs Anciens Combattants, vétérans français de la Révolution américaine ont choisi de rester ou de retourner aux États-Unis après la guerre. Certaines de leurs tombes individuelles sont identifiées et honorées par des plaques et des stèles :

Dr. Joseph Philippe Eugene Capelle

1757 - 1796

Wilmington, DE.

Ci-dessus:

À gauche: Old Swedes Churchyard, Photo: National Park Service,

https://www.nps.gov/frst/planyourvisit/old-swedes-historic-site.htm

À droite: S.A.R. Plaque, Photo by Nate Davidson, December 30, 2009, https://www.hmdb.org/m.asp?m=174440

• Dr. Joseph Philippe Eugene Capelle (né en 1757 à Courtray, en Flandre) serait arrivé en Amérique pendant la guerre d'indépendance avec le comte de Rochambeau et a ensuite rejoint l'état-major de Lafayette en tant que chirurgien ou assistant chirurgien. Après la guerre, il s'est installé à Wilmington, dans le Delaware, et a continué à exercer jusqu'à sa mort. Ses funérailles ont eu lieu le 7 novembre 1796 et il est enterré à l'église Old Swedes Church de Wilmington.


Marker et tombe, ”Dr. Joseph Capelle”

Old Swedes Church, 720 N Locust St, Wilmington, DE 19801

GPS: 39.738900, -75.540033 

• Inscription:

“Dr. Joseph Capelle était chirurgien dans l'armée française sous les ordres du général Rochambeau. Après avoir servi pendant toute la guerre d'indépendance, il décida de s'installer ici, en Amérique. Il devint un praticien respecté, membre fondateur de la Medical Society of Delaware, et un père de famille aimé et dévoué. Il mourut en 1796 après une courte maladie.

Une foule nombreuse se rassembla pour ses funérailles, avec des chanteurs, une liturgie religieuse complète et les honneurs maçonniques. Alors que son cercueil était descendu dans la tombe, le ciel s'assombrit soudainement, des vents violents se levèrent et une nuée de corbeaux descendit des vieux sycomores pour se poser sur la foule. Lorsque les corbeaux se mirent à battre des ailes au-dessus de la tombe, plusieurs personnes superstitieuses, terrifiées par ces événements, s'enfuirent en sautant par-dessus le mur.

Érigé par la National Society of the Colonial Dames of America de l'État du Delaware. (Numéro de repère 19.) »



Capt. Denis Nicolas Cottineau de Kerloguen

1745-1808

Savannah, GA.

Ci-dessus:

À gauche et à droite pierre tombale et plaque, Capt. Cottineau de Kerloguen, Savannah, GA. Photos: TC  ©  ASSFI 2023

Panneau & Plaque, “Capt. Denis N. Cottineau (1745-1808)”

Colonial Park Cemetery, 218 Abercorn St, Savannah, GA 31401

GPS: 32.075100, -81.090917

• Inscription:

“Cette tombe relie Savannah à l'un des plus grands drames navals de l'histoire : la bataille épique de 1779 entre le « Bon Homme Richard » et le « Serapis », au cours de laquelle John Paul Jones s'est immortalisé. Denis Nicolas Cottineau de Kerloguen a été nommé officier dans la marine continentale pendant la Révolution américaine. Commandant le lent navire de transport « Pallas » lors de la célèbre bataille navale du 23 septembre 1779, le capitaine Cottineau, grâce à son habileté de marin, contraignit le H.M.S. «Countess of Scarborough» à baisser pavillon. Il fut ensuite blessé lors d'un duel avec un autre officier, Pierre Landais, contre lequel le commodore Jones porta de graves accusations après la bataille.

Cottineau s'installa plus tard dans les Antilles françaises. Pendant l'insurrection des esclaves à Saint-Domingue, il s'enfuit en Pennsylvanie où il rejoignit plusieurs autres réfugiés français pour fonder une colonie. Souffrant d'une « maladie persistante », il arriva à Savannah au début de l'année 1808. Le capitaine Cottineau mourut ici, le 29 novembre de cette année-là, dans la résidence de l'abbé Carles. La veuve de Cottineau était la sœur du marquis de Montalet, qui fut autrefois propriétaire de la plantation Hermitage près de Savannah.

En 1928, l'ambassadeur français Paul Claudel s'agenouilla ici en hommage devant la tombe de ce vaillant Français qui contribua à établir le prestige de la jeune marine américaine.

Érigé en 1957 par la Commission historique de Géorgie."


• Inscription:

“En l'honneur et en mémoire reconnaissante du capitaine Denis Cottineau De Kerloguen, né à Nantes, en France, et décédé à Savannah, en Géorgie, le 20 novembre 1808, à l'âge de 63 ans. Pendant la guerre d'indépendance américaine, il combattit aux côtés de John Paul Jones lors de la célèbre bataille entre le Bon Homme Richard et le Serapis, le 23 septembre 1779, au cours de laquelle il commanda le Pallas, un navire de guerre des États-Unis, et rendit de nobles services à la cause américaine. Pour son rôle dans cet engagement, il fut félicité par le capitaine Jones et par Benjamin Franklin, et fut décoré de la Croix de Saint-Louis par le gouvernement français. Il était membre de la Société des Cincinnati dans l'État de Géorgie.

Érigé à l'occasion du 150e anniversaire de la bataille du Bon Homme Richard et du Serapis par la ville de Savannah et les sociétés patriotiques."



Lt. Col. E.M. Bechet de Rochefontaine

1755-1814

Ingénieur de George Washington

New York, N.Y.

Ci-dessus:

Tombe de Sieur de Rochefontaine, Photos: TC  ©  ASSFI 2021

• Étienne Nicolas Marie Béchet, Sieur de Rochefontaine. (20 février 1755 – 30 janvier 1814) était un ingénieur militaire français qui a servi dans l'armée continentale pendant la guerre d'indépendance américaine, puis comme chef du génie du Corps des ingénieurs de l'armée américaine. Né à Ay, dans la Marne, il est arrivé en Amérique en 1778 après avoir échoué à obtenir un poste dans le Corps royal du génie français. Il s'engagea comme volontaire dans l'armée continentale du général Washington en 1778 et fut nommé capitaine dans le Corps des ingénieurs. Pour ses services distingués lors du siège de Yorktown, Rochefontaine reçut le grade honorifique de major du Congrès, le 16 novembre 1781.

• Il retourna en France en 1783 et servit comme officier d'infanterie, atteignant le grade de colonel dans l'armée française. Il revint aux États-Unis en 1792 et anglicisa son prénom en Stephen. Le président Washington le nomma ingénieur civil chargé de fortifier la côte de la Nouvelle-Angleterre en 1794.

• Après la création du nouveau Corps des artilleurs et ingénieurs, Washington nomma Rochefontaine lieutenant-colonel et commandant du nouveau Corps le 26 février 1795. Rochefontaine fonda une école militaire à West Point en 1795, mais le bâtiment et tout son équipement furent détruits par un incendie l'année suivante. Il quitta l'armée le 7 mai 1798 et vécut à New York, où il mourut le 30 janvier 1814. Il est enterré dans le cimetière de la chapelle Saint-Paul à New York.


Tombe - “Lt. Col. E.M. Bechet, Sieur de Rochefontaine”

St Paul’s Churchyard, intersection of Broadway and Vesey Street, New York, NY 10007

GPS: 40.711533, -74.009716

• Inscription en français (Face Ouest):

« Ci-gît Étienne Marie Bechet / Sieur De Rochefontaine / Né en 1755 / Dans le canton d'Ay / En Champagne / Département de la Marne / Et décédé / Le 30 janvier 1814 / À New York / Que son âme repose / Dans la paix éternelle / Du repos éternel. »

• Inscription en français (Face Sud):

« E. M. BECHET / Sieur de ROCHEFONTAINE / Se consacra à la carrière militaire / et s'y distingua longtemps. / Il combattit sous les ordres du comte de Rochambeau / lors de la / campagne d'Amérique, / qui s'acheva glorieusement en 1782 / par la capture de Lord Cornwallis, / mettant fin à la guerre. / Louis XVI le nomma en 1792 / ADJUTANT GÉNÉRAL / de l'armée de Saint-Domingue. / Après la mort du roi, / il entra au service des États-Unis en tant que colonel. / Il prit finalement sa retraite en 1798 / pour profiter, entouré / d'amitié, / du respect qu'il avait justement mérité / et d'un repos bien mérité. »

• Inscription sur la plaque en bronze, en français (Face sud) :

« À la mémoire de / l'ingénieur Béchet / Aux anciens ingénieurs / des États-Unis / Aux anciens ingénieurs / de France / 1955 »

• Inscription sur la plaque en anglais (attenante au côté sud) :

« Lt. Col. E.M. Bechet / Sieur de Rochefontaine / 1755-1814 / Soldat de la guerre d'indépendance / Officier français qui a combattu pour l'indépendance américaine, Rochefontaine a servi sous les ordres du général français Rochambeau pendant la guerre d'indépendance. Il a participé à la capture de Lord Cornwallis et a ensuite commandé le Corps des artilleurs et des ingénieurs à l'Académie militaire de West Point. »

• Inscription en français (Face Nord):

« Cette tombe / A été érigée / Par Mme Catherine Gentil / En mémoire / D'un père digne et vertueux / Ce n'est pas l'œuvre orgueilleuse / De la vanité mondaine. / C'est un monument consacré

Par la piété filiale. / Que les souhaits d'une fille pieuse / S'élèvent jusqu'au trône / Du Tout-Puissant / Et attirent la miséricorde divine / Sur l'objet respectable / De ses douloureux regrets. »

• Inscription d'une plaque en bronze encastrée:

« Restauré par la Société des ingénieurs américains en 1955 »



• Un chapitre est consacré au Sieur de Rochefontaine dans notre Bulletin de février 2023: "Les ingénieurs français de George Washington"

https://conta.cc/3XBjqMp (original version in English)

https://conta.cc/412e0Nr (version en français)




Col. Bernard Magnien

1754 - 1819

Portsmouth, VA.

Ci-dessus:

À gauche: Photo: Gloria Womble, D.A.R.

À droite: S.A.R. Plaque, https://culpeperminutemen.weebly.com/muster-call/previous/53

• Le colonel Bernard Magnien aurait été l'aide de camp de LaFayette pendant la Révolution américaine. Après la guerre, il s'est porté volontaire à nouveau et a servi comme officier pendant la guerre de 1812. Sa nécrologie mentionne qu'il faisait partie du 7e régiment de Virginie pendant ce conflit. Il possédait plusieurs maisons à Portsmouth et Gosport, ainsi que 60 acres près de son manoir, 100 acres à moins d'un mile de Portsmouth et 50 acres supplémentaires à un mile et demi de la ville, sur l'« ancienne Western Branch Road ». On note qu'il est mort sans héritier. Il a également fondé une loge maçonnique spécialement destinée aux expatriés français sur Middle Street, à Bloomsbery Square. 



Memorial plaque, Col. Bernard Magnien

Trinity Episcopal Church Cemetery

500 Court Street, Portsmouth, Virginia, USA

GPS: 36.834810, -76.301120

• Inscription de la plaque:

“Érigé par l'Association pour la préservation des antiquités de Virginie à la mémoire du colonel Bernard Magnien de Lunéville, France, qui « quitta son pays natal avec le vaillant LaFayette pour aider notre pays à accomplir son indépendance. Il s'installa à Portsmouth et fut un citoyen méritant. Il fut l'un des premiers magistrats de la ville et colonel de la milice de Norfolk et Portsmouth. Il mourut le 1er novembre 1819 et est enterré ici. “

• Inscription sur la tombe:

“Ici reposent les restes de Bernard Magnien, originaire de Lunéville, en France, décédé le 1er novembre 1819 à l'âge de 65 ans, et de Margaret, son épouse, originaire de Port le None, en Irlande, décédée le 5 février 1817 à l'âge de 70 ans. “



Anthony Chevalier

1753 - 1820

Dayton, Ohio



Poulain du Bignon

1739 - 1825

Jekyll Island, GA

Ci-dessus :

À gauche : Anthony Chevalier se repose avec ses frères d'armes américains dans l'Ohio. Plaque, Filles de la Révolution américaine, photo : par le révérend Ronald Irick, 26 novembre 2021.

https://www.hmdb.org/m.asp?m=241189

À droite : Le cimetière duBignon sur l'île Jekyll, en Géorgie, en face de leur maison inscrite au registre national des lieux historiques. 

http://files.usgwarchives.net/ga/glynn/cemeteries/dubig.txt

• Anthony Chevalier, également épelé Chevaller, Né à Saint-Malo, en France, en 1753, décédé en 1820, il était un soldat qui a combattu pour l'indépendance des États-Unis. On pense que son père avait déménagé sa famille en Angleterre pour échapper aux persécutions avant qu'Anthony ne s'embarque en 1773 à Westminster, en Angleterre, à bord du « Virginia » pour venir en Amérique. Il est arrivé en tant que serviteur sous contrat, avec pour profession « briquetier ». En avril 1776, il s'est enrôlé dans le 8e régiment de Virginie à Winchester, en Virginie, et a combattu lors des batailles de Brandywine, Germantown, Monmouth, du siège de Savannah, avant d'être fait prisonnier à Charleston. Il a été libéré à Charleston le 21 avril 1780. Selon la tradition familiale, il aurait été interprète entre le marquis de Lafayette et les officiers du général Washington. Aucune preuve n'a été trouvée pour vérifier cette information, mais Lafayette était présent aux batailles de Brandywine et de Monmouth, et à cette époque, son anglais n'était pas encore courant, ce qui rend ce récit plausible.

• L'association des D.A.R. (Filles de la Révolution Américaine) orthographie son nom Chevaller, bien que les pierres tombales de ses deux filles dans l'Iowa (Charlotte et Hannah) soient toutes orthographiées Chevalier.

  

Panneau, « Soldats Révolutionnaires”

Woodland Cemetery, 118 Woodland Ave, Dayton, OH 45409

GPS: 39.743649, -84.177452

• Inscription:

« Nous rendons hommage à ces soldats et patriotes de la guerre d'indépendance qui reposent dans des tombes anonymes dans le comté de Montgomery, en Ohio. »

Érigé en 2013 par la section Jonathan Dayton de la NSDAR (National Society Daughters of the American Revolution).



• Christophe Poulain, originaire de Lambelle, en Bretagne, ce capitaine de marine français très décoré a combattu dans l'océan Indien pendant la Révolution américaine, capturant une douzaine de navires britanniques. Sa loyauté envers Louis XVI pendant la Révolution française l'a contraint à fuir ses terres patrimoniales. En 1792, à bord de son navire, le Sapelo, il a emmené sa famille sur la côte hospitalière de Géorgie. Avec quatre autres royalistes français, il a d'abord acheté l'île de Sapelo, puis l'île de Jekyll. 


Tombe et plaque, “Poulain du Bignon et Cimetière du Bignon”

Riverview Dr, Jekyll Island, GA 31527

GPS: 31.101900, -81.414833

• Inscription:

“Ce cimetière abrite les dépouilles de plusieurs membres de la famille du Bignon, descendants du Sieur Christophe Poulain de la Houssaye du Bignon, originaire de Saint-Malo en Bretagne. L'un des quatre Français, anciens résidents de l'île de Sapelo, qui ont acheté l'île de Jekyll en 1791, Poulain du Bignon en est devenu l'unique propriétaire quelques années plus tard.

Dans sa jeunesse, du Bignon était officier dans l'armée française en Inde et a servi pendant des années en combattant la domination britannique. Plus tard, il a commandé un navire de guerre battant pavillon français. Il est mort en 1814 et a été enterré ici, près de du Bignon Creek, avec un chêne vert comme seul monument.

Le coton Sea Island était la principale culture des plantations du Bignon sur l'île de Jekyll et une grande superficie était consacrée à sa culture.

La famille du Bignon a possédé l'île de Jekyll jusqu'en 1886, date à laquelle elle l'a vendue à un groupe de millionnaires qui ont immédiatement formé le célèbre Jekyll Island Club.

Érigé en 1956 par la Commission historique de Géorgie. (Numéro de repère 63-18.) »



Major Pierre Charles L’Enfant

1764 - 1825

Architecte et ingénieur de George Washington

Urbaniste de Washington D.C.

Arlington National Cemetery

Ci-dessus :

À gauche : Plaque George Daniel Flohr, photo gracieusement fournie par le Dr Robert A. Selig, Ph.D.

À droite : Maison Flohr, extérieur de la maison George Flohr, Wytheville, Virginie, photo de Mary Miller

https://flohri1754.wordpress.com/united-states-related-lines/private-reverend-george-daniel-flohr/

• Pierre Charles L'Enfant (2 août 1754 – 14 juin 1825) était un ingénieur militaire français qui a conçu les plans de la capitale des États-Unis en 1791.

• Il est arrivé en 1777 à l'âge de 23 ans avec le général Lafayette et a servi dans l'armée continentale. Il a été blessé lors du siège de Savannah en 1779. Il a servi dans l'état-major du général Washington pendant le reste de la guerre. En 1783, il est devenu architecte civil.

• Le président Washington a nommé L'Enfant en 1791 pour planifier la nouvelle « ville fédérale » (plus tard nommée « ville de Washington »). Il s'est inspiré des jardins d'André Le Nôtre à Versailles pour créer des avenues majestueuses et des motifs géométriques. C'est L'Enfant qui a choisi l'emplacement du Capitole du Congrès, comme l'emplacement de la résidence du président, plus tard appelée la Maison Blanche.

• Bien qu'il soit mort dans la pauvreté absolue en 1825, sa dépouille fut exhumée à l'instigation de l'ambassadeur français Jean Jules Jusserand, et transférée au cimetière d'Arlington en 1909 après avoir été exposée au Capitole américain, un très rare honneur. En 1911, un monument fut érigé sur la tombe de L'Enfant lors d'une cérémonie présidée par le président William Howard Taft. Située au sommet d'Arlington à une centaine de mètres au-dessus de la tombe de JFK, et non loin de celle du Soldat Inconnu, sa tombe est accompagné d'un panneau inauguré en 2022 et co-signé par notre association et les D.A.R.



• Pour en savoir plus sur l'histoire extraordinaire et les réalisations du major L'Enfant, consultez notre bulletin d'avril 2022 : « Hommage au major Pierre Charles L'Enfant ».

https://conta.cc/3uR5rqO (original version in English)

https://conta.cc/3JPeFIg (version en français)



Henry Le Duc

1762-1827

Founder of Wilkesville, Ohio


Ci-dessus :

À gauche et à droite : Pierre tombale et mémorial dédiés à Henry (Le) Duc, 

Photos by William Fischer, Jr. of Scranton, Pennsylvania, https://www.hmdb.org/m.asp?m=80626

• Henry Le Duc est né à Lyon, dans le Rhône, le 25 novembre 1762. Il est le fondateur de Wilkesville, dans l'Ohio. Il était officier dans la flotte française sous les ordres du comte d'Estaing. Il se trouvait en Guadeloupe (probablement) lorsque les esclaves noirs se sont révoltés, ont massacré la plupart des Blancs et se sont enfuis à bord d'un navire yankee qui l'a débarqué à Middletown, dans le Connecticut. À sa mort, le comté de Vinton n'avait pas encore été créé et Wilkesville faisait partie du comté de Gallia.


Memorial & tombe, «Henry Duc et les Défenseurs de notre Nation”

401-419 1st Ave, Gallipolis, OH 45631

GPS: 38.806450, -82.205317

• Inscription:

Henry Duc

 "Fondateur de Wilkesville

 10 juin 1810

 Né en France

 Décédé le 21 juin 1827, à l'âge de 64 ans

 Arrivé en Amérique en tant qu'officier de la flotte française

 —————

 À la mémoire de

 Henry Duc

 Décédé le 21 juin 1827 à l'âge de 64 ans

 Né en France, il est venu en Amérique 

en tant qu'officier de la flotte française 

et a fondé cette ville le 10 juin 1810.

 Cette plaque lui est dédiée.

 À la mémoire des défenseurs de notre pays

 10 juin 1935"


Soldats français 

de la République et de l'Empire


Au cours du XIXe siècle, de nombreux vétérans français de l'Empire napoléonien sont venus aux États-Unis. On peut supposer qu'ils jouissaient à l'époque d'un prestige particulier. Il est tout à fait possible que certains d'entre eux aient prétendu être des vétérans pour cette raison. Bien que nous ne connaissions pas leur nombre exact, nous continuons à les rechercher sur des sites web tels que findagrave.com. 

En voici quelques-uns :

Général Jean Joseph Amable Humbert

1767 - 1823

"Vainqueur de Castlebar"

"Héros de La Nouvelle-Orléans"

Ci-dessus :

À gauche : Général Jean Joseph Amable Humbert Par François Bonneville - Bibliothèque numérique Gallica, Bibliothèque nationale de France, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3313487

À droite : Gravure en couleurs publiée à Paris par Paul André Basset, vers 1798, National Army Museum, libre de droits, https://collection.nam.ac.uk/detail.php?acc=1975-05-62-1

• General Jean Joseph Amable Humbert (1767-1823) était un officier militaire français qui, après avoir été sergent dans la Garde nationale française commandée par Lafayette, fut promu brigadier général en 1794, ce qui était courant pour ceux qui faisaient preuve d'un leadership et d'une bravoure exceptionnels. 

• Il est surtout connu en Irlande pour avoir mené une expédition française en soutien à la rébellion irlandaise de 1798, débarquant à Killala et remportant un premier succès à la bataille de Castlebar avant d'être vaincu et capturé par les Britanniques.

• Après avoir occupé divers postes militaires et s'être brouillé avec Napoléon en raison de ses principes républicains, Humbert émigra à la Nouvelle-Orléans en 1810.

• Le surnom de « héros de la Nouvelle-Orléans » lui vient de sa participation à la bataille de la Nouvelle-Orléans pendant la guerre de 1812, où il s'est enrôlé comme simple soldat dans l'armée américaine et a combattu vêtu de son ancien uniforme français. 

• Le major général Andrew Jackson, lui-même fils d'immigrants irlandais originaires de Carrickfergus dans le comté d'Antrim, qui deviendra plus tard président des États-Unis, a commenté les exploits militaires d'Humbert, en particulier sa bravoure lors de la bataille de La Nouvelle-Orléans. Il a déclaré : « Le général Humbert, qui s'est porté volontaire, a toujours fait face aux dangers les plus grands avec un courage remarquable. »

• Après cette carrière militaire haute en couleur qui l'a mené sur plusieurs continents et au service de plusieurs causes, Humbert a passé ses dernières années à vivre paisiblement en tant qu'instituteur jusqu'à sa mort en 1823.

• Il reste commémoré en Irlande par un buste érigé à Killala pour marquer son rôle dans la rébellion de 1798.


Panneau, “General Humbert”

1208 Conti St, New Orleans LA 70112

GPS: 29.959167, -90.071733

• Inscription:

« À la mémoire du général français Jean Joseph Amable Humbert, « vainqueur de Castlebar », qui repose dans ce cimetière. »

« En août 1798, un vaillant natif de Saint-Nabord, en France, le général Jean Joseph Amable Humbert, à la tête d'une petite armée de 1 019 soldats français, débarqua dans le comté de Mayo, sur la côte ouest de l'Irlande. Étoile montante de la République française, ce soldat audacieux et courageux est arrivé à la demande de la Society of the United Irishmen pour les aider dans leur lutte pour l'indépendance vis-à-vis de la domination britannique. Après une victoire éclatante sur les Britanniques à Castlebar, Humbert a fondé la République du Connacht. Peu de temps après, sa petite armée franco-irlandaise a été cruellement vaincue par une force britannique vingt fois supérieure en nombre. Vivant à la Nouvelle-Orléans, Humbert servit vaillamment le général Andrew Jackson lors de la bataille de Chalmette, le 8 janvier 1815.

Érigé en 2015 par l'Association 3ème Bataillon de Chasseurs des Montagnes - Béarn, France & le comté de Mayo, Irlande."




Tombe, “Joseph Ehlinger”

1792 - 1845

Vétéran de la Grande Armée (campagne de Russie)

Vétéran de la bataille de San Jacinto

Fondateur de la ville d'Ellinger, au Texas

Ci-dessus : 

À gauche : Photo prise par Brian Anderson, le 10 février 2019

https://www.hmdb.org/m.asp?m=129911

À droite : Monument du champ de bataille de San Jacinto, par Jim Evans - Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=91183977

• Joseph Ehlinger est né à Wimmenau, dans le département du Bas-Rhin, en Alsace, en France, et a servi dans l'armée de Napoléon lors de la campagne de Russie.

• Il venait d'épouser Christine Munsch en mars 1834 dans sa ville natale d'Erckartswiller lorsqu'ils ont émigré à bord du Pierre Corneille. 

• Il est arrivé au Texas en juin 1835 et a servi dans l'armée texane à San Jacinto en 1836. En récompense de ses services, il s'est vu octroyer 640 acres, qu'il a choisi d'implanter dans les comtés actuels de Fayette et du Colorado. Cette vaste superficie comprenait le site actuel d'Ellinger. 

• Après avoir construit une maison dans le comté de Fayette, il retourna en Europe pour faire venir sa famille dans leur nouvelle maison. Malheureusement, il se noya en traversant Buffalo Bayou près de Houston. La famille Ehlinger emménagea dans la maison qu'il avait construite sans qu'il soit là pour en être témoin. 

• Le fils de Joseph, Charles Ehlinger (né en France le 18 octobre 1826 et décédé le 21 juillet 1872 au Texas), devint géomètre et dessina les plans de la ville d'origine, appelée Live Oak Hill, juste au nord de l'actuelle Ellinger. Ce tragique accident incita Andrea Ondrej, un immigrant tchèque, à suggérer que la ville soit nommée en mémoire d'Ehlinger. Charles fut le premier maître de poste de la ville et devint également commerçant, agriculteur et membre du conseil d'administration de la First State Bank of Ellinger. 

• Le fils de Charles, Joseph « Joe » Ehlinger (né en France le 22 août 1852 alors que ses parents rendaient visite à leur famille en Alsace - décédé le 15 janvier 1913 (à l'âge de 60 ans) à La Grange, comté de Fayette, Texas, États-Unis), était également un ancien combattant de l'armée américaine.

• En 1873, la Southern Pacific Railroad traversa la région, mais manqua Live Oak Hill de deux miles. En 1880, un terrain fut cédé pour son emplacement actuel. 


• Le nom de la ville passa d'Ehlinger à Ellinger lorsque le chemin de fer arriva, en raison d'une erreur orthographique, selon certains, ou pour faciliter l'orthographe, selon ses descendants.


Ville d' Ellinger, Texas

Tombe, “Joseph Ehlinger”

Founders Memorial Cemetery, 1217 West Dallas Street, Houston TX 77019

GPS: 29.757583, -95.379317

• Inscription:

« Né en Alsace, France, en 1792.

Décédé à Houston, Texas, en 1845.

A servi dans la compagnie du capitaine William J. E. Heard à San Jacinto.

Érigé en 1936 par l'État du Texas. (Numéro de plaque 10655.) »



Octobre 2025 : L'héritage des alsaciens aux États-Unis

https://conta.cc/3WqXAgq (original version in English)

https://conta.cc/42wrB1Z (in French)

  


Marcellin Garand

1780 - 1852

Adjudant-major dans la Grande Armée de Napoléon

Fondateur de Plattesville

Ci-dessus:

À droite: Marcellin Garand, Paintre Inconnu, https://vidrinefamily.com/various-vidrines/

À gauche: Pierre tombale de Marcellin Garand, Le Vieux Cimetière

203 S Chataignier St, Ville Platte, LA 70586 GPS: 30.685983, -92.273023

By Htlatour https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34396202

• Marcellin Garand (1781-1852) était originaire de Savoie, en France, et était un adjudant-major à la retraite de l'armée de Napoléon qui s'était installé à Ville Platte en 1824, où il tenait un hôtel, un magasin et une taverne ; il fut également le premier maître de poste de 1842 à 1848. Après le décès de sa première épouse, Brigitte Soileau, il épousa Hyacinthe Vidrine (1794-1863), fille de Jean Baptiste Pierre De Védrines et Marie-Josephe Brignac, avec qui il eut huit enfants. La succession d'Hyacinth fit don d'un terrain à l'église Sacred Heart en 1865. Marcellin Garand est enterré dans le vieux cimetière de Ville Platte.

• Ville Platte est la plus grande ville et le siège de la paroisse d'Évangeline. 


Panneau, “Marcellin Garand, Fondateur de Ville Platte”

120 Court St, Ville Platte, LA 70586

GPS: 30.689733, -92.277550

• Inscription:

« Zone colonisée pour la première fois à la fin du XVIIIe siècle. Située sur la route royale espagnole. Marcellin Garand, ancien adjudant-major de l'armée française, considéré comme le fondateur. Incorporée en 1858. Siège de la paroisse d'Évangeline.

Érigée en 1980 par le ministère de la Culture, des Loisirs et du Tourisme. »



Antoine Barraque

1773 - 1858

Vétéran de la Vieille Garde

Campagne de Russie

Fondateur de New Gascony, Arkansas

Ci-dessus:

À gauche: Antoine Barraque (1773-1858) Arkansas Democrat Gazette

À droite: Pine Bluff Jefferson County Courthouse, Barraque & Main Street, By Roland Klose - Main Street, Pine Bluff, Arkansas, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8551239

• Antoine Barraque est né le 15 avril 1773 dans le sud-ouest de la France. Éduqué à Paris, il a servi dans l'armée française sous Napoléon Bonaparte, puis dans la Grande Armée de Napoléon, et pas dans n'importe quel régiment, mais dans la célèbre Vieille Garde de l'Empereur. Au total, il a combattu lors des batailles de Marengo, Austerlitz, Iéna, Lodi et Borodino sur la route de Moscou. 

• Après la fin de l'empire napoléonien, Barraque a émigré aux États-Unis, où il est arrivé en 1816 à l'âge de 43 ans, pour finalement s'installer en Arkansas. L'année suivante, Barraque a épousé Maria Therese Dardenne, la fille de son ami Joseph Dardenne, un autre immigrant français, et d'une femme quapaw.

• Barraque fonda ensuite une colonie le 29 novembre 1832, qu'il baptisa du nom de la région française de Gascogne. 

• Aujourd'hui, New Gascony est une communauté non constituée en municipalité située dans le canton de Bogy, dans le comté de Jefferson, en Arkansas, à 21 km à l'ouest de Pine Bluff, le chef-lieu du comté. 

• La rue Barraque à Pine Bluff, en Arkansas, porte son nom :


Panneau, « Barraque Street»

201 W Barraque St, Pine Bluff, AR 71601

GPS: 34.229550, -92.004417

• Inscription:

« Cette rue a été nommée en l'honneur d'Antoine Barraque (1773-1858), originaire de France, soldat de Napoléon et l'un des premiers colons de cette région. Fondateur de New Gascony dans ce comté, il était un homme fortuné et sous-agent indien. Apprécié et respecté par la nation Quapaw, il a conduit cette tribu vers sa nouvelle terre d'accueil conformément au traité de 1824. Citoyen éminent des débuts du comté de Jefferson, Antoine Barraque a des descendants qui vivent encore à Pine Bluff. »

Érigé par la Commission d'histoire du comté de Jefferson."



Colonel Claudius Crozet

1789 - 1864

Vétéran de la grance Armée

Co-Fondateur, Virginia Military Institute

Lexington, VA

Ci-dessus:

À gauche: Claudius Crozet, vers 1855 , daguerreotype, VMI Archives Photographs Collection

À droite: Monument à Claudius Crozet, By Morgan Riley - Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=14709189

• Claude "Claudius" Crozet (31 décembre 1789 – 29 janvier 1864) était un soldat, éducateur et ingénieur civil. Diplômé de l'École polytechnique, il servit dans l'artillerie de Napoléon au sein de la Grande Armée. Il fut capturé par les Russes lors de la bataille de la Moskova en 1812. Après l'abdication de Napoléon en 1815, il émigra aux États-Unis. Pendant la traversée, il se lia d'amitié avec son collègue ingénieur Simon Bernard.

• Il devint un éminent professeur d'ingénierie à West Point et introduisit la géométrie descriptive aux États-Unis. Son ouvrage « Elementary Course of Civil Engineering » (Cours élémentaire de génie civil) fut utilisé comme manuel par plusieurs générations de cadets. 

• Il cofonda et devint président du Virginia Military Institute. 

• Il construisit les tunnels ferroviaires de Blue Ridge, une prouesse technologique à l'époque, et la ville de Crozet, en Virginie, porte son nom.

• En 1942, le Virginia Military Institute a obtenu l'autorisation de transférer la dépouille du colonel Crozet dans un lieu d'honneur sur le campus. Une condition du transfert stipulait qu'« un monument [soit] érigé dans le cimetière de Shockhoe pour marquer son ancien lieu de repos et les tombes du reste de sa famille ».


“Colonel Claudius Crozet”,

alias « Le pionnier des Blue Ridge »

Virginia Military Institute, 402 VMI Parade, Lexington, VA 24450

GPS: 37.790200, -79.433750

• Inscription :

« Né en France le 31 décembre 1789

Décédé en Virginie le 29 janvier 1864 »

 « Soldat, érudit, éducateur, ingénieur.

 Président du premier

 Conseil des Visiteurs du V. M. I. (Virginia Military Institute)"

 1837  1845 »



Stèle & Plaque “Colonel Claudius Crozet”

Shockoe Hill Cemetery, Range 9, section10, Hospital Street Richmond, Richmond City, Virginia, 23219

GPS: 37.551586, -77.432011

• Inscription:

« Claudius Crozet, soldat, érudit, éducateur et ingénieur. Né le 31 décembre 1789 à Villefranche, en France. Décédé le 29 janvier 1864 à Midlothian, en Virginie. Diplômé de l'École polytechnique en 1807. Capitaine d'artillerie sous Napoléon. Capturé lors de la campagne de Russie en 1812. Professeur d'ingénierie à l'Académie militaire des États-Unis, 1816-1823. Ingénieur civil, État de Louisiane, 1832-1833. Président du Jefferson College, Louisiane, 1834-1836. Pionnier dans le développement de projets routiers, fluviaux et ferroviaires. Premier président du Conseil des visiteurs, Virginia Military Institute, 1837-1845. Ingénieur principal, État de Virginie, 1823-1831 et 1837-1845. Ingénieur en chef, Blue Ridge Railroad et quatre tunnels près d'Afton, Virginie, 1849-1857.

« Cet hommage au génie dont la clairvoyance et les capacités extraordinaires ont permis pour la première fois d'étendre les voies de transport de l'État de Virginie depuis les voies navigables de l'Atlantique jusqu'à ses frontières occidentales (sic) sur la rivière Ohio, a été érigé par le Virginia Military Institute en 1948. La dépouille de Claudius Crozet a été réinhumée le 11 novembre 1942 au V.M.I., où un mémorial lui est dédié."



Pierre Charlet

1783 - 1866

Vétéran de la Grande Armée

Fondateur de Napoleonville, LA

Ci-dessus:

À gauche: Ste. Anne Catholic Church, Naploleonville, LA By Z28scrambler - Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21185816

À droite: Pierre tombale de Pierre Charlet,

https://www.findagrave.com/memorial/8677691/pierre-charlet

• Pierre Charlet (né à Mieussy, en Haute-Savoie, France, le 6 octobre 1783 – décédé à Plattenville, en Louisiane, le 3 janvier 1866, à l'âge de 83 ans) était un soldat français qui a servi dans la Grande Armée de Napoléon.

• Il a donné son nom à la colonie en l'honneur de l'empereur Napoléon Ier.

• Il est enterré dans le cimetière de l'église catholique Notre-Dame-de-l'Assomption, dans la communauté voisine de Plattenville, dans la paroisse de l'Assomption.

• Il s'est marié trois fois, avec Estelle Françoise Landry (enterrée dans le même cimetière), puis avec Olympe Juge, et enfin avec Marie Elizabeth Chavand, et a eu 9 enfants : Alphonse Charlet, Eugène Charles, Grégoire Lucien Charlet, Gustave Charlet, Jules Joseph Charlet, Pierre Alcée Charlet, Zéphire Charlet, Pierre Charlet...


Pierre tombale, Pierre Charlet, Fondateur de Napoléonville

Assumption of the Blessed Virgin Mary Cemetery

5610 LA-308, Plattenville, LA 70393

GPS: 29.990402, -91.023092

• Inscription (en français):

“Natif de Grenoble France

Soldat de Napoleon I

Décédé le 3 Jan 1866 âgé de 83 ans”




Pierre Benjamin Buisson

1793 - 1874

Vétéran de la Grande Armée

Général de Brigade, Armée Confédérée

Ci-dessus :

À gauche : Portrait à l'aquarelle de Pierre Benjamin Buisson (1793-1874), 

Louisiana State Museum, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=88816576

À droite : photo de la tombe par Pat Dupuy, 

https://www.findagrave.com/memorial/16735099/pierre-benjamin-buisson

• Pierre Benjamin Buisson, (né à Paris le 20 mai 1793 – décédé le 30 mai 1874 (à l'âge de 81 ans) à La Nouvelle-Orléans) était un vétéran de la Grande Armée de Napoléon et le plus ancien brigadier général confédéré. Il participa à la défense infructueuse de La Nouvelle-Orléans en 1862. 

• Élevé à Paris, il obtint son diplôme de l'École polytechnique en 1813, où ses résultats scolaires étaient médiocres, puis, après une formation complémentaire à Metz, il servit comme lieutenant dans la 6e artillerie de la Grande Armée de Napoléon. Bien que considéré à nouveau comme un soldat peu performant, il fut décoré à deux reprises pour son courage, recevant la Légion d'honneur et la médaille Sainte-Hélène. 

• S'installant à La Nouvelle-Orléans en 1817, il s'est rapidement illustré en tant qu'ingénieur civil et architecte, aménageant le cimetière Lafayette et de nombreuses rues de La Nouvelle-Orléans, et concevant en 1819 son célèbre bâtiment des douanes. Buisson travailla comme imprimeur et éditeur de journaux, occupa le poste d'arpenteur de la paroisse de Jefferson de 1832 à 1855, et fut également l'auteur d'ouvrages sur l'astronomie (1849) et les tactiques de l'infanterie légère (1861), tout en étant actif dans la milice à partir de 1824 et en commandant le bataillon d'artillerie d'Orléans. 

• Au début de la guerre civile, Buisson fut nommé membre du Comité de défense de la ville et chargé des fortifications de La Nouvelle-Orléans. 

• Il fut nommé brigadier général de la milice le 17 février 1862, mais lorsque la flotte de l'Union envahit la ville le 24 avril de la même année, de nombreux membres de son 22e régiment de volontaires de Louisiane se découragèrent et s'enfuirent, mettant ainsi fin à la carrière militaire du général Buisson. 

• Après avoir quitté le service actif, il reprit son travail d'arpenteur et resta à La Nouvelle-Orléans jusqu'à sa mort.


Tombe, “Pierre Benjamin Buisson”

Saint Louis Cemetery No2, 300 N Claiborne Ave, New Orleans, LA 70112

GPS: 29.910733, -90.060433



Alfred “Nattie” Duffié

1833 - 1880

Soldat de Napoléon III

Général de Brigade, Union Army

Ci-dessus :

À gauche : Colonel Alfred N. Duffie, colonel du 1er régiment de cavalerie du Rhode Island, Bull Run, Virginie, juillet 1862, photo prise par O'Sullivan, domaine public., https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=47032940

À droite : Cénotaphe d'Alfred N. Duffié au cimetière North Burial Ground, à Providence, dans le Rhode Island. Photos : avec l'aimable autorisation du professeur Norman Desmarais, délégué régional pour la Nouvelle-Angleterre de l'American Society of Le Souvenir Français Inc.

• Alfred Napoléon Alexandre Duffié (18 mai 1833 – 8 novembre 1880) était un soldat et diplomate franco-américain.

• Né à Paris, il a commencé sa carrière militaire comme officier de dragons dans l'armée impériale et a servi pendant la guerre de Crimée. Peu après avoir été promu sous-lieutenant dans un régiment de hussards, il a rencontré et est tombé amoureux d'une Américaine issue d'une famille new-yorkaise influente. Il a alors démissionné de son poste et a décidé d'émigrer aux États-Unis pour l'épouser. 

• Il embellit ses débuts de carrière militaire en France, affirmant être diplômé de l'école militaire de Saint-Cyr. Il s'engage dans l'armée de l'Union en 1862, devient rapidement capitaine, puis colonel, à la tête du 1er régiment de cavalerie du Rhode Island. Bien qu'initialement rejeté en tant qu'étranger, il gagne rapidement la confiance des habitants du Rhode Island grâce à sa discipline ferme mais juste, son sens de l'humour et sa bravoure. Il a été promu brigadier général en 1863. Il a été naturalisé citoyen américain en 1867, nommé consul des États-Unis à Cadix, en Espagne, en 1869, et y est décédé en 1880.

• Après sa mort, certains anciens officiers de Duffié du 1er régiment de cavalerie du Rhode Island ont lancé une souscription pour ériger un monument à la mémoire de leur ancien chef, qui est placé à Providence.


Mémorial / cénotaphe:

Alfred “Nattie” Duffié, General of the Union Army

North Burial Ground, 5 Branch Ave., Providence, R.I. 02904

GPS: 40.639367, -74.120171

• Inscription:

« Général Alfred Nattie Duffié

Né à Paris le 1er mai 1835.

Lieutenant dans l'armée française.

Colonel du 1er régiment de cavalerie.

Général dans l'armée américaine.

1861 - 1865."

Décédé le 6 novembre 1880. »



• Pour une biographie plus détaillée de Duffié, veuillez consulter :

Bulletin de mars 2025 : « Les généraux français de l'armée américaine »

https://conta.cc/4honqcW (original version in English)

https://conta.cc/4iNaUF4 (version in French) 

Soldats français de la


Première Guerre mondiale et de la


Seconde Guerre mondiale

Plaques commémoratives à New York


Les 463 « Morts pour la France »

Ci-dessus :

À gauche : Façade de l'église Notre-Dame, Photo : Par ajay_suresh - CC BY 2.0, 

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=116946194

À droite : vue des plaques, photo de Daniel Falgerho, © Fédération des anciens combattants français

Plaques mémorielles, "Morts Pour la France"

Église de Notre Dame

405 West 114th Street, New York, NY 10025

GPS: 40.805025, -73.960249


• Ces plaques mentionnent les noms de 463 appelés français et volontaires américains aux États-Unis, membres de l'Escadrille Lafayette et de l'American Field Service, morts pour la France. Conçues et installées à l'origine en 1921, ces plaques ont été complétées et achevées par le colonel Roger Cestac, président de l'American Society of Le Souvenir Français dans les années 1980, puis transférées de l'église Saint-Vincent-de-Paul à l'église Notre-Dame en 2018.

• La liste des noms est disponible sur le site web de notre société : https://souvenirfrancaisusa.org/honor-roll/#ww

• Ce projet a été rendu possible grâce à Mgr John Paddack, à la demande de Françoise Cestac. Les fonds ont été collectés par la communauté franco-américaine de New York, et en particulier par nos principaux bienfaiteurs Jean-Hugues Monier, les membres de la Fédération des anciens combattants français, l'American Society of Le Souvenir Français Inc., l'Association des Cadres de Réserve Français aux États-Unis (ACREFEU), le Comité des associations francophones (CAFUSA), ainsi que par des dons provenant de France métropolitaine.

• Une messe célébrant le Jour de la Victoire et Sainte Jeanne d'Arc est organisée chaque année le dimanche le plus proche du 8 mai.

• Une messe célébrant l'Armistice de 1918 est organisée chaque année, le dimanche le plus proche du 11 novembre.



La plupart d'entre eux sont morts sur les champs de bataille et sont enterrés en France, mais certains ont été rapatriés par leurs familles aux États-Unis. Nous sommes en train de répertorier chacun d'entre eux afin d'identifier l'emplacement de leur lieu de sépulture. Nous avons sélectionné (plus bas) l'un d'entre eux, le pilote américain Norman Prince, qui a combattu sous l'uniforme français dans la célèbre Escadrille Lafayette et qui est enterré à la cathédrale nationale de Washington, D.C.


Un autre mur avec une plaque en bronze, sur laquelle figurent d'autres noms (seulement quelques doublons), se trouve à l'église Notre-Dame des Victoires, à quelques pas d'Union Square à San Francisco. Il rend hommage à ceux qui étaient originaires de la côte ouest et qui sont « Morts pour la France » pendant la Première Guerre mondiale. Certains d'entre eux, dont nous avons les étas de service ont cependant servi dans l'US Army, et n'ont pas reçu cette attribution officielle. L'appellation n'est donc pas totalement correcte.



Plaque commémorative

Les 114 « Morts de la Grande Guerre »

Notre-Dame des Victoires, San Francisco

Ci-dessus :

À gauche : Église Notre-Dame-des-Victoires et presbytère, situés à quelques pas d'Union Square. https://noehill.com/sf/landmarks/sf173.asp

À droite: Photo: Notre-Dame-des-Victoires, San Francisco https://noehill.com/sf/landmarks/sf173.asp

• Une plaque en bronze mentionne les noms de 114 soldats français morts pendant la Première Guerre mondiale.

• La liste des noms est disponible sur le site web de notre association : https://souvenirfrancaisusa.org/honor-roll/#ww1


Plaque, « La colonie française de San-Francisco et Oakland à ses morts de la Grande Guerre »

Notre Dame des Victoires

566 Bush St, San Francisco, CA 94108

GPS: 37.790580, -122.406446

• Inscription:

"La Colonie Francaise de San Francisco et d'Oakland à ses morts de la Grande Guerre. Dieu Aime Les Francs."

[Liste de 114 noms]

Le 3 décembre 1921 / Maréchal Ferdinand Foch

est venu prier ici pour ses / Anciens compagnons d'armes"



De nombreux anciens combattants français de la Première Guerre mondiale originaires de la côte ouest et qui ont repris leur vie en Amérique à la fin de la guerre sont enterrés dans des cimetières civils en Californie. Notre association en a identifié plusieurs.

À New York, il existe un carré réservé aux anciens combattants français :



Le Carré des Anciens Combattants

(French War Veterans Lot)

Flushing Cemetery, Queens, N.Y.

Ci-dessus:

Carré des Anciens Combattants Français, Flushing Cemetery, New York, NY Photos: TC © ASSFI 2022

Carré des Anciens Combattants Français

Flushing Cemetery, 163-6 46th Ave, Queens, NY 11358

GPS: 40.753415, -73.802131

• Ce lot, baptisé « Carré des Anciens Combattants Français », est la propriété à perpétuité de la Fédération des Anciens Combattants Français. À un moment donné au cours du XXe siècle, ils étaient des milliers.

• En tant que société américaine enregistrée dans l'État de New York, la Fédération a compétence sur tous les États de l'Union, le Canada et le Mexique. Elle a ainsi initié la création de nombreuses sections, notamment à Philadelphie, Washington, Boston, San Francisco, Los Angeles, Chicago, Mexico et Holyoke, qui sont devenues indépendantes au fil du temps. Son insigne a été conçu par Cartier en 1919.

• Il existe aujourd'hui différentes associations d'anciens combattants français composées d'anciens militaires.

• Le jour de la Toussaint, les anciens combattants français rendent hommage à leurs anciens camarades qui reposent dans ce magnifique cimetière après avoir combattu pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, la guerre d'Indochine, la guerre d'Algérie et les batailles en Tunisie et au Maroc.

• Au centre se trouve la tombe du caporal Eugène Bullard. Il s'est engagé comme volontaire dans la Légion étrangère, puis est devenu le premier pilote afro-américain à avoir combattu dans l'armée de l'air française et américaine en 1917. Il a été décoré de la médaille de chevalier de la Légion d'honneur par le général de Gaulle en 1959.

• Lisez notre Bulletin de février 2021: "honoring Eugene Bullard, America's First-ever Black Fighter Pilot"

https://conta.cc/3scOXoB (original version in English)

https://conta.cc/2NIjFHJ (version en français)

Il y a également un Carré des marins français de la Première Guerre mondiale qui sont morts à New York.

Ils ont été officiellement désignés comme « Morts Pour la France » et sont enterrés au cimetière national de Cypress Hill, aux côtés de leurs frères d'armes américains (et de quelques alliés britanniques).



Carré des Marins Français

(French Sailors Lot)

Cimetière national de Cypress Hill

Brooklyn, N.Y.

Ci-dessus:

Gros plan sur la plaque de bronze au pied du mémorial de la Croix Celtique (presque tous ces jeunes marins étaient bretons) - Encart : une plaque de bronze individuelle. Photos : TC © ASSFI 2022

• Une cérémonie organisée chaque année en novembre, à la date la plus proche de la Toussaint (ou lors des escales des navires de la Marine Nationale), par la Fédération des anciens combattants français, en collaboration avec l'American Society of The Souvenir Français Inc. et l'ACREFEU (Association des officiers de réserve français aux États-Unis), afin d'honorer la mémoire des 25 marins français morts à New York de la grippe espagnole en 1918. Trois de ces marins ont été rapatriés en France.

• Ces marins sont morts alors que leurs navires chargeaient des provisions à New York. Ils ont servi leur pays dans le cadre de leurs obligations militaires et ont été officiellement désignés « Morts pour la France ». 

• Ils ont servi à bord des croiseurs cuirassés Montcalm, Marseillaise, Gloire et du navire marchand armé Bordeaux.


Carré des Marins Français

Cypress Hills National Cemetery

625 Jamaica Ave, Brooklyn, NY 11208

GPS: 40.687916, -73.882838

• Inscription:

« À la mémoire des 

vingt-cinq marins de la flotte française

morts en service

dans les eaux américaines

pendant la guerre mondiale

1914-1918.

Érigé et dédié avec respect

par la France American Society. »



Soldats Français de la

Première Guerre Mondiale

Arlington National Cemetery

Ci-dessus :

À gauche : tombes françaises, cimetière national d'Arlington, 

À droite : l'une des 9 pierres tombales individuelles des soldats. Photos gracieusement fournies par Richard Azzaro, cofondateur et président de la Fondation du Soldat inconnu.

• La plupart ont été envoyés comme instructeurs auprès de l'American Expeditionary Force et sont morts de maladie ou d'accident dans l'exercice de leurs fonctions au Nouveau-Mexique, en Alabama ou à Washington D.C.

• Ils sont régulièrement honorés par la Society of Honor Guards / Tomb of Unknown Soldier (Société des gardes d'honneur / Tombe du soldat inconnu), ainsi que par les anciens combattants français de Washington D.C. et notre société.

• Notre société dispose de toutes les informations militaires pertinentes.

• Leur liste et leurs états de service peuvent être consultés en ligne à l'adresse suivante : https://souvenirfrancaisusa.org/honor-roll/


Grade / Nom / Arme / Section / Tombe 

1st Lt. Fernand Herbert / French Army / 3/ 4141  

1st Lt. Jean Jegou / French Army / 3 / 4141  

Capt. Gaston M. Roger Cheno / French Army / 3 / 4142  

Lt. Felix Courriere / French Army / 3 / 4142  

2nd Lt. Henri Coquelet / French Army / 3 / 4143  

Sgt. Paul Temperli / French Army / 17 / 19279 

Gunner Felix Sabut / French Army / 17 / 19405 

Antoine Brun / French Army / 17 / 19407 

Sgt. Maurice Jacquet / French Army / 17 / 19156 

  

Un grand nombre de volontaires américains qui ont combattu en France sous l'uniforme français sont enterrés dans des cimetières militaires ou civils en France, ou dans des nécropoles ou des monuments dédiés tels que le monument de l'Escadrille Lafayette à Marnes-la-Coquette, juste à l'extérieur de Paris.

Toutefois, à la demande de leurs familles, d'autres ont été rapatriés aux États-Unis. En voici un exemple :



Sergent Norman Prince

Pilote, Escadrille Lafayette

1887 - 1916

Ci-dessus :

À gauche : Norman Prince, par un photographe inconnu - War Records of the Knickerbocker Club, 1914-1918 (1922), domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=97564806

À droite : Statue et mausolée de Norman Prince, Cathédrale nationale, Washington D.C., photo : https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3714060

• Norman Prince (31 août 1887 – 15 octobre 1916) était un aviateur américain et l'un des principaux fondateurs de l'escadrille Lafayette en France, reconnu comme « Mort Pour la France ». 

• En janvier 1915, Prince, qui maîtrisait parfaitement le français grâce aux vacances d'été qu'il passait dans la propriété familiale, s'embarqua pour la France, où il réussit finalement à persuader les autorités françaises d'autoriser la création de l'Escadrille américaine en avril 1916.

• Sergent dans l'armée de l'air française, Prince participa activement à 122 combats aériens, remportant officiellement cinq victoires. On estime en outre qu'il aurait abattu quatre autres avions ennemis, bien que ces affirmations n'aient pas été officiellement vérifiées.

• Le 12 octobre 1916, Prince servit d'escorte lors d'une mission de bombardement visant l'usine de fusils Mauser à Oberndorf, en Allemagne. Au cours de cette opération, il réussit à abattre un avion ennemi. Malheureusement, à son retour à la base aérienne, le train d'atterrissage de Prince entra en collision avec des câbles télégraphiques, provoquant le renversement et le crash de son avion.

• À la suite de cet accident catastrophique, Prince a été grièvement blessé et a succombé à ses blessures le 15 octobre 1916. En reconnaissance de son courage et de son sacrifice, il a été promu à titre posthume au grade de sous-lieutenant et décoré de la Légion d'honneur. 

• Sa dépouille a été rapatriée aux États-Unis et inhumée dans un tombeau somptueux à la cathédrale nationale de Washington, D.C.


Mausolée & statue, “Norman Prince"

National Cathedral, 3101 Wisconsin Ave. NW, Washington, DC 20016

GPS: 38.930623, -77.070775


• Pour en savoir plus sur les volontaires américains qui ont servi sous l'uniforme français au sein de l'Escadrille Lafayette, lire :

Octobre 2023 : Hommage à l'Escadrille Lafayette

https://conta.cc/3Qz0Xjl (original version in English)

https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)





• Notre société prévoit ériger un mémorial à la mémoire des 78 marins français et de leurs deux pilotes canadiens qui ont péri le 24 novembre 1918 avec leurs dragueurs de mines Inkerman et Cerisoles dans le lac Supérieur. Nous espérons pouvoir annoncer plus de détails en 2026.

• Il est à noter que la plupart, sinon la totalité, des Français et des Américains morts pour la France, inscrits sur les plaques commémoratives de New York et de San Francisco, sont enterrés près des champs de bataille en France. Cependant, de nombreux vétérans, revenus du front, sont décédés plus tard et reposent un peu partout aux États-Unis. Nous leur rendons également hommage.


L'un d'eux est suffisamment célèbre pour avoir une rue de Los Angeles à son nom, et un chemin à Glendale; sa bravoure militaire n'est cependant pas reconnue. Nous espérons qu'un jour, une plaque commémorative lui sera dédiée !


Georges Le Mesnager

(vers 1850 - 1923)

Soldat Français de Californie

L'un des plus vieux Poilus de 14-18


Ci-dessus:

À gauche: Georges Le Mesnager en uniforme en 14-18. Une rue à Los Angeles porte son nom.

À droite: Le Mesnager winery, située à Deukmejian Wilderness Park, 3429 Markridge Rd, Glendale, CA 91214, GPS: 34.249342, -118.252978. On ne parle presque pas de lui sur sa propriété acquise par la Ville de Glendale (mais un sentier porte son nom).

Photos: https://www.cvhistory.org/winemaking.htm

• Georges Le Mesnager (né à Mayenne, dans le département du même nom, vers 1850 – décédé en France en 1923) arriva aux États-Unis à l'âge de 16 ans. En 1867, il fonda une entreprise vinicole en Californie avec un autre immigrant français, Pierre Durancette.

• Il retourna en France en 1870 pour participer à la guerre franco-prussienne. Après la défaite française, Le Mesnager revint en Californie du Sud et se lança dans diverses activités. Il éleva des moutons, créa une épicerie française au centre-ville de Los Angeles, cultiva des vignes à Glendale, travailla comme traducteur auprès du tribunal de comté, dirigea un journal français et finit par créer un domaine viticole à partir de ses propres raisins. Son premier domaine était situé au centre-ville de Los Angeles, à l'intersection de Main Street et de Mesnager Street (qui porte son nom), et il y produisit des vins réputés. Au fur et à mesure que son entreprise se développait, Le Mesnager acquit davantage de terres, notamment une importante parcelle à La Crescenta.

•À 64 ans, au début de la Première Guerre mondiale, Le Mesnager s'engagea de nouveau pour combattre en France, comme simple soldat en raison de son âge. Blessé à cinq reprises, il retourna à Los Angeles pour se rétablir, puis repartit en France pour poursuivre le combat. Il fut décoré de trois médailles, dont la Légion d'honneur et la Croix de guerre. Il est l'un des plus vieux « Poilus » de la Première Guerre mondiale.

•Après la guerre, il retourna à La Crescenta, mais vit son commerce de vin anéanti par la Prohibition. Suite à un AVC, Le Mesnager et son épouse s'installèrent en France en 1921, où il décéda deux ans plus tard, à l'âge de 72 ans.

•En 1986, la ville de Glendale acquit la propriété de plus de 280 hectares, qui est aujourd'hui le parc naturel Deukmejian. Son héritage n'est pas pleinement reconnu, même sur ses propres terres : le parc ne porte pas son nom et aucune plaque commémorative ne relate son histoire remarquable, une situation que nous souhaitons corriger.

• Vous pouvez lire un article remarquablement détaillé sur sa vie:

https://frenchtownconfidential.blogspot.com/2017/01/georges-le-mesnager-las-favorite.html

Seconde Guerre Mondiale

100 soldats, marins et aviateurs

qui « sont morts pour la France »

alors qu'ils étaient en mission aux États-Unis


• Une plaque en bronze au cimetière Oakwood en Alabama répertorie les noms de 100 aviateurs, soldats et marins français qui ont perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions aux États-Unis entre 1940 et 1945. (Voir photo ci-dessous)

• Leurs noms, leurs états de service et, pour beaucoup d'entre eux, leurs photos seront publiés sur notre site web.

20 Cadets de l'Armée de l'Air

Oakwood Cemetery

Montgomery, AL.

Ci-dessus :

Ce cimetière est le lieu de repos éternel des élèves pilotes français qui ont autrefois sillonné le ciel de l'Alabama. Van de Graaf Field est aujourd'hui l'aéroport municipal de Tuscaloosa. Gunter Field, aujourd'hui Gunter Annex, n'est plus un aérodrome, mais un centre de formation de l'armée de l'air.

Photos : Base aérienne Maxwell – Domaine public du gouvernement américain https://www.maxwell.af.mil/News/Display/Article/1007354/allied-airmen-remember-their-fallen-comrades/

Cadets de l'Armée de l'Air

Oakwood cemetery, Montgomery AL

829 Columbus St, Montgomery, AL 36104

GPS: 32.382379, -86.297058


• Le cimetière abrite les dépouilles de 20 aviateurs de l'armée de l'air française qui ont perdu la vie dans des accidents d'entraînement au vol dans le sud-est des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Le « Carré » (parcelle carrée) est situé à côté de la parcelle où sont enterrés leurs homologues britanniques, gérée par la Commission des sépultures du Commonwealth (CWGC).

• De juin 1943 à novembre 1945, 4 084 Français ont suivi leurs camarades britanniques aux États-Unis. Pendant cette période, 75 aviateurs de l'armée de l'air française, dont les 20 cadets de l'air enterrés au cimetière d'Oakwood, sont morts lors d'entraînements, d'accidents terrestres ou de maladies.

• « Ils sont tombés loin du champ de bataille et de leur foyer », a déclaré le lieutenant-colonel Fabrice Imbo, de l'armée de l'air française, étudiant à l'Air War College. « Ils ont fait le sacrifice ultime pour la France et notre liberté. »

• Chaque année, les officiers français, britanniques et canadiens qui étudient à l'Air University de la base aérienne de Maxwell profitent du dimanche précédant le jour des anciens combattants pour rendre hommage à leurs camarades tombés à Montgomery pendant leur entraînement au vol pendant la Seconde Guerre mondiale.



• Pour en savoir plus sur les cadets de l'armée de l'air française envoyés en formation aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1943 à 1945, lisez notre bulletin de mai 2021 : "Hommage aux aviateurs français de la Seconde Guerre mondiale morts aux États-Unis entre 1943 et 1945"

https://conta.cc/33Dg7Lh (original version in English)

https://conta.cc/2RKd2Gt (version en français)



• Au cours des dernières années, notre société a rendu hommage à la mémoire des anciens combattants français de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, y compris les membres de la Résistance française, sur leurs tombes individuelles situées dans divers endroits, en présence de leurs familles. Par exemple, Pierre Whelan dans le Queens, à New York, le héros de la Résistance André Joseph Scheinmann, alias Maurice Peulevey, à New Bedford, dans le Massachusetts, Anna Marly (la compositrice du Chant des Partisans) à Palmer, en Alaska.

Épilogue:


Hommage aux Anciens Combattants

Ci-dessus:

U.S. Army WII Veteran André Chappaz, né en 1925, est centennaire.

Il n'est pas mort. En fait, il est bien vivant et en bonne santé. Il s'appelle André Chappaz et il a été honoré à la télévision lors de "Veterans Day" il y a une semaine. Il a fêté ses 100 ans cette année.

Nous avons choisi de lui rendre hommage dans notre épilogue, car il est né de parents français qui ont immigré en 1935, et pour montrer que chaque soldat a une histoire unique à raconter...


• André Chappaz est un vétéran de la Seconde Guerre mondiale qui a servi dans le 1885e bataillon du génie aérien dans le Pacifique, où il a construit des aérodromes à Guam et à Okinawa. 

• Lorsqu'André est parti pour le Pacifique Sud, il a emporté avec lui ses crayons, ses stylos et son papier à dessin. Chappaz a passé quatre mois à Guam, huit mois à Okinawa et 72 jours en mer, consignant son expérience dans une centaine de dessins. Il a également participé à la construction d'aérodromes pour les bombardiers B-29 dans les îles Mariannes et Ryukyu. Pendant son séjour à Okinawa, il a fait partie de la 10e armée qui se préparait à envahir le Japon. Hokkaido avait été désignée comme zone de débarquement de l'unité.

• Les distinctions du technicien de 5e classe Chappaz comprennent : la médaille de bonne conduite, la médaille de la défense américaine, la médaille de l'Asie-Pacifique (avec deux étoiles de bronze), la médaille de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, la médaille de l'occupation japonaise, l'insigne de tireur d'élite (fusil M-1) et l'insigne du service méritoire.

• Après la guerre, il a utilisé la loi G.I. Bill pour terminer ses études d'art. Il a travaillé pendant 30 ans comme artiste publicitaire et designer. Chappaz a utilisé sa formation artistique pour raconter ses expériences à travers des dessins, qu'il créait de mémoire pour dépeindre la vie quotidienne, ses camarades soldats et des missions spécifiques.


Pour visionner ses interviews:

https://www.youtube.com/watch?v=fW5l92iQEzQ

https://www.dvidshub.net/video/772182/voices-world-war-ii-andre-chappaz

https://www.youtube.com/watch?v=TWhD8BtTOqQ

https://soledadmemorial.org/plaques/sergeant-andre-c-chappaz/


Malheureusement, nous ne pouvons plus entendre directement les récits des courageux soldats que nous avons présentés dans ce bulletin.

Mais nous pouvons encore écouter les Anciens combattants qui sont encore en vie, et nous devrions prêter attention à ce qu'ils ont à dire !...


Il existe d'autres moyens de rendre hommage à tous ceux qui ont servi leur pays :

Lorsque notre catalogage sera terminé et mis en ligne sur notre site web, nous vous inviterons à visiter leur tombe grâce à un lien direct vers findagrave.com, où vous pourrez déposer gratuitement un bouquet de fleurs et un message. Vous pourrez ainsi « adopter » l'un de ces Anciens combattants et honorer leur mémoire.

DEUXIÈME PARTIE


Hommage aux Volontaires Américains

qui ont rejoint le Lafayette Flying Corps :


Nous poursuivons notre série entamée en octobre 2023 avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur : 

https://conta.cc/3Qz0Xjl (version originale en anglais)

https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)


Ce mois-ci, nous rendons hommage à un autre volontaire qui s'est battu pour la liberté et la démocratie :



Corporal Henry Brewster Palmer

"Mort Pour la France"

12 novembre 1917 (20 ans)

Pau, Pyrénées-Atlantiques, France

Ci-dessus:

À gauche: Caporal Henry Brewster Palmer, photo ajoutée par Egegorski, https://www.findagrave.com/memorial/215874969/henry-brewster-palmer

À droite: Livret Militaire, Mémoire des Hommes, Ministère de la Défense

https://www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr:443/ark:40699/m005239faa58689a.moteur=arko_default_66fa612acbc0d

• Henry Brewster Palmer est né le 25 décembre 1887 à Rochester, dans l'État de New York. Il était le fils de M. et Mme Charles H. Palmer, originaires de New York. 

Il a fait ses études à la St. George's School de Newport, dans le Rhode Island, puis à l'université Harvard, où il a obtenu son diplôme en 1910. 

Il a travaillé dans le secteur des obligations à New York et à San Francisco. 

Il s'est engagé dans l'American Field Service le 24 juin 1916 ; il a été affecté à la Section 3 en France et dans les Balkans jusqu'au 11 mai 1917, où il a servi comme ambulancier volontaire dans l'Armée française d'Orient . 

Il s'est enrôlé dans le Lafayette Flying Corps le 7 juin 1917, peu après l'entrée en guerre des États-Unis. 

Il a été formé par l'armée de l'air française et a obtenu son brevet de pilote à Avord, dans le sud-ouest de la France. Cependant, il est tombé malade et est décédé d'une pneumonie le 12 novembre 1917 à Pau, dans le département des Pyrénées-Atlantiques.

Il est enterré au monument de l'Escadrille Lafayette, à Marnes-la-Coquette, en France.


Henry Brewster Palmer a reçu cet hommage émouvant : 

« Henry était vraiment un jeune Américain formidable, le genre de personne que nous sommes fiers de montrer aux Français », a écrit l'un des amis d'Henry Brewster Palmer. Beau, réservé, sensible, il montrait par chaque mot et chaque geste son caractère et son éducation, et rares étaient ceux qui le connaissaient et ne succombaient pas au charme de sa personnalité. Ses centres d'intérêt étaient nombreux et variés. Il aimait la musique, les voyages et les livres, et était un sportif passionné. À la St. George's School et à Harvard, il pratiquait tous les sports, et après avoir obtenu son diplôme, il poursuivit sa carrière sportive en jouant au golf, en faisant de l'équitation et surtout en pratiquant l'alpinisme. Dès le début de la guerre en 1914, celle-ci le toucha plus que la plupart des Américains, en raison de son amour et de son admiration pour les Français, envers lesquels il éprouvait un fort sentiment de fraternité. En 1916, il saisit l'occasion de s'engager dans l'American Ambulance Field Service, aidant ainsi la France tout en satisfaisant son désir d'aventure. Il travailla plusieurs mois à Pont-à-Mousson avec la Section Trois, et lorsqu'elle fut sélectionnée pour aller à Salonique, il partit avec joie, se réjouissant de l'opportunité « de faire quelque chose d'utile pour la France ».

« Je sais que tu veux que je fasse ma part », écrivit-il à sa mère, « et tu serais sans doute encore plus enthousiaste si tu pouvais voir l'esprit merveilleux et le sens du sacrifice dont font preuve toutes les Françaises en ces temps terribles ». Ses lettres suivantes lui parvinrent « des contrées sauvages de Serbie », --- des lettres charmantes, extrêmement intéressantes, --- écrites avec beaucoup de perspicacité, une grande ouverture d'esprit et pleines de belles descriptions. Il se consacra entièrement à ce travail épuisant, rendu doublement difficile par le relief accidenté du pays et la fièvre omniprésente, et son dévouement fut récompensé par la Croix de Guerre, « pour son action courageuse dans l'évacuation des blessés dans la région de Monastir ».


En mai 1917, il retourna en France au sein du Lafayette Flying Corps. L'histoire du Lafayette Flying Corps raconte à propos de sa formation : « Palmer était considéré comme l'un des pilotes Blériot les plus brillants parmi le dernier groupe à Avord. Pilote instinctif, il avait un toucher délicat et une précision d'œil merveilleux, et ses atterrissages, légers comme une plume, étaient un régal pour les yeux. » « Les résultats d'Henry à l'école étaient presque parfaits », écrivit un ami... « il n'a jamais causé le moindre dommage à un appareil. » En l'espace de trois mois et demi, un laps de temps remarquablement court, il obtint son brevet et quitta Avord pour Pau afin d'y suivre sa formation finale. C'est là que, le 12 novembre 1917, il mourut d'une pneumonie et fut inhumé avec les honneurs militaires dans un coin du cimetière à flanc de colline surplombant la rivière scintillante, d'où, par temps clair, on peut apercevoir les Pyrénées blanches et violettes.


Cyrus Chamberlain, qui était avec Henry au moment de sa mort et qui fut tué deux mois plus tard, écrivit : « Il était l'un des meilleurs et des plus intègres d'entre nous. » Cet hommage témoigne éloquemment de l'estime que l'on portait à son égard. Charles Bernard Nordhoff, qui s'était entraîné avec Henry, exprima son admiration, à l'image des innombrables amis qui écrivirent à sa mère en apprenant son décès : « Toujours imperturbable, calme, constant et courageux, il se serait certainement illustré s'il avait vécu assez longtemps pour rejoindre le front. Sa disparition représente non seulement un vide immense dans le cercle de ses amis qui l'aimaient et l'admiraient, mais aussi la perte d'un pilote audacieux et talentueux pour la France. »

Extrait du "Memorial Volume of the American Field Service" (1921)

TROISIÈME PARTIE


NOUVELLES, ANNONCES ET DATES À RETENIR


Déjeuner de célébration à

Chapelle George Washington, Valley Forge

avec

Nathalie de Gouberville

Descendante du maréchal Rochambeau

et Philippe de Gouberville

14 octobre 2025

Le 14 octobre, les partenaires et amis du Washington Memorial Heritage, organisateurs de la Journée annuelle de l'Alliance française, ont offert un déjeuner au presbytère de la magnifique chapelle commémorative George Washington à Valley Forge en l'honneur de Nathalie de Gouberville, descendante de Rochambeau, et de son époux, Philippe de Gouberville. Le sculpteur de renom Pierre Lefebvre (membre de longue date de notre association) a remis, au nom du Washington Memorial Heritage, un cadeau exceptionnel à Nathalie de Gouberville, un bas-relief de sa création. On peut apercevoir, en arrière-plan, son buste de Rochambeau.


Photos : courtoisie du Washington Memorial Heritage

Commémoration des

Victoires de Saratoga et de Yorktown

Chapelle Saint-Paul, Broadway, New York

18 octobre 2025

"Le 18 octobre 2025, nous avons assisté à la douzième commémoration annuelle des batailles de Yorktown, organisée par la Lower Manhattan Historical Association et les Fils de la Révolution de l'État de New York. Ces batailles ont marqué des tournants majeurs dans la lutte pour l'indépendance américaine.

Notre ami Thierry Chaunu, président de l'American Society of Le Souvenir Français, a reçu le prix Frédéric P. Vigneron en reconnaissance de son engagement à perpétuer la longue histoire d'amitié franco-américaine. Parmi les orateurs figuraient Susan Seal, présidente des Amis de la Maison Odell Rochambeau Headquarters, Ambrose Richardson III, président de la Lower Manhattan Historical Association, James S. Kaplan, président du conseil d'administration de la Lower Manhattan Historical Association, et Myriam Gil, consule générale adjointe de France."


Texte et photos : Daniel Falgerho, Fédération des anciens combattants français

104e anniversaire du

Retour du Soldat Inconnu

Honor Guard Society / Tomb of Unknown Soldier

Washington Navy Yard

25 octobre 2025

"Chaque année, la Société de la Garde d'Honneur du Tombeau du Soldat Inconnu organise une cérémonie commémorant le retour de France du Soldat Inconnu de la Première Guerre mondiale. Elle est rejointe par l'association American Gold Star Mothers, Inc. et Sons and Daughters In Touch.

« Au nom de la Société de la Garde d'Honneur du Tombeau du Soldat Inconnu, je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre participation et votre soutien lors de la commémoration du 104e anniversaire à bord de l'USS Olympia, au chantier naval de Washington.

Votre présence et vos contributions ont fait de cet événement un hommage particulièrement émouvant. Nous avons honoré le voyage historique qui a ramené le Soldat Inconnu à notre nation et perpétué le souvenir qui nous unit tous.

SSG (R) Joseph L. Hull, PDG, LCSW

Membre du Conseil d'administration et Président du Comité des Commémorations de la SGHTUS"


Photos: Society of the Honor Guard, Tomb of the Unknown Soldier

Cérémonie annuelle

Carré des Anciens combattants français

Cimetière de Flushing


Carré des marins français

Cimetière national de Cypress Hill



1er novembre 2025

"1er novembre 2025

Conformément à la tradition, nous nous sommes réunis pour rendre hommage à nos camarades disparus au cimetière militaire de Flushing, dans la section réservée aux anciens combattants français, et au cimetière national de Cypress Hills, où vingt-cinq marins français reposent depuis 1918.

Grâce à notre ami Terrance Halliday, ancien commissaire aux affaires des anciens combattants, et au major Fanton, de l'US Air Force, une garde d'honneur composée d'élèves-officiers du ROTC de l'US Air Force s'est jointe à nous lors des deux cérémonies.

Héros américain, Eugene Bullard a été inhumé en 1961 parmi les anciens combattants français. Après avoir voyagé en Europe, il s'est engagé dans la Légion étrangère en 1914, a servi dans l'infanterie, puis a appris à piloter et a servi dans l'aviation civile française.

Myriam Gil, Consule générale adjointe de France à New York, Patrick du Tertre, président de l'Association des officiers de réserve français, et Thierry Chaunu, président de l'American Society of Le Souvenir Français, ont déposé des gerbes sur la tombe de Bullard et au cimetière national de Cypress Hills. le monument commémoratif des anciens combattants français."


Texte & Photos: Daniel Falgerho, Federation of French War Veterans

Hommage aux soldats français et

aux vétérans américains

6 novembre 2025

Providence, Rhode Island

"Grâce à des bénévoles, notamment des reconstituteurs du régiment des Bourbonnais, avec le professeur Norman Desmarais, professeur émérite du Providence College, auteur de nombreux livres et articles, et Délégué Régional de notre société, une cérémonie est organisée chaque année en novembre pour honorer les soldats français de la guerre d'indépendance américaine et tous les patriotes de la guerre d'indépendance américaine enterrés au cimetière North Burial Ground, à Providence, dans le Rhode Island."


Photos: Raymond Patnaude

Hommage annuel aux 463 "Morts Pour la France"

Église Notre-Dame

Manhattan, New York

Dimanche 9 novembre 2025

"Une gerbe de la Fédération des Anciens Combattants français, de notre association et de l'ACREFEU a été déposée devant les plaques commémoratives listant les 463 « Morts pour la France » originaires de la côte Est des États-Unis lors des Première et Seconde Guerres mondiales.

Les anciens combattants de la Première Guerre mondiale qui ont fondé notre association en 1919 ont instauré la tradition de se réunir pour la messe le dimanche le plus proche du Jour du Souvenir. Fidèles à cette tradition, nous nous sommes retrouvés dimanche dernier à l'église Notre-Dame pour assister à la messe célébrée par le père Peter Heasley, curé.

Nous avons eu le plaisir de revoir nos amis Roxane Sirotto, Ling Yu, Antoine Treuille et Anne Marie, le professeur Clément Mbom, Jacqueline Vanier et Claire Lesteven-Williams.

Lors d'une cérémonie d'hommage à notre regretté colonel Arnault Rouger, de la Mission militaire française auprès de l'ONU, le colonel Antoine Treuille et le lieutenant-colonel Patrick du Tertre, président de l'Association des officiers de réserve français aux États-Unis, ont déposé une gerbe devant les plaques commémoratives portant les noms des volontaires américains de l'American Field Service, des membres de l'Escadrille La Fayette et des combattants français morts lors des deux guerres mondiales.

Notre ami Jacques Létalon, directeur des Cadets La Fayette, a interprété les thèmes traditionnels et les hymnes nationaux.

La Fédération était représentée par Alain Dupuis, président, Henri Dubarry, trésorier, Jean Le Gall, garde d'honneur, Michel Dumerchat, garde d'honneur, Michel Longchampt et Daniel Falgerho, vice-président.

Nous avons déjeuné à la Brasserie Le Monde avec Roxane Sirotto, Jacqueline Vanier, Ling Yu, Antoine Treuille et Anne Marie, Jean Le Gall et Maria, Michel Dumerchat et Nancy, Clément Mbom, Patrick du Tertre et Alain Dupuis."


Texte et photos : Daniel Falgerho

Veterans Day

Armistice Day, 11 Novembre

Houston, TX.

Pour le défilé de la Journée des anciens combattants à Houston, Bruno Cateni, délégué régional de l'American Society of Le Souvenir Français, Inc., a construit un char mettant en vedette l'Hermione, alias la « Frégate de la Liberté ».


"En ce 11 novembre, jour du Souvenir, nous avons eu l'honneur de participer une fois de plus au défilé commémoratif des anciens combattants de Houston.

Les vétérans français du Texas sont profondément honorés d'avoir défilé à nouveau dans les rues du centre-ville de Houston, accompagnés de Souvenir Français et du groupe Forty & Eight, afin de perpétuer le souvenir et la fraternité franco-américaine. Parmi nous se trouvaient également un représentant de la Marine royale néerlandaise, un Belge amoureux de la France et un jeune Français qui s'est porté volontaire pour défiler à nos côtés.

Le Souvenir Français présentait un char allégorique représentant la frégate historique L'Hermione, qui transporta le marquis de Lafayette en Amérique, où il joua un rôle décisif dans la victoire des patriotes américains lors de la guerre d'Indépendance.

Souvenir Français avait également à disposition des drapeaux français historiques ayant flotté aux États-Unis lors d'événements marquants.

Le déjeuner annuel offert par le Consulat de France a été marqué cette année par la restitution émouvante du bracelet d'identification du marin John Joseph Sheehan à sa fille Joan. Un moment particulièrement touchant, présenté par le Consul de France, Frank Marchetti.

Nous remercions nos membres pour leur solidarité dans la préparation de cet événement, ainsi que les Amis de l'association et leurs conjoints pour leur soutien. Nous sommes profondément reconnaissants envers la foule qui nous a acclamés dans les rues de Houston.

Nous remercions les vétérans américains pour leur courage et leur dévouement. Nous continuons d'honorer la mémoire des victimes de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, ces citoyens comme nous, issus de tous les horizons, qui ont fait preuve de force et de courage, guidés par un leadership éclairé et la foi. Ils ont combattu le mal, remportant des victoires décisives pour les nations libres. Nous ne devons jamais tenir pour acquis la paix qui règne sur nos terres depuis plus de quatre-vingts ans – un don fragile, chèrement acquis, payé au prix ultime de la mort, de profondes blessures et de cicatrices intergénérationnelles. Le vide laissé par ces générations d'hommes forts et déchus se fait certainement plus sentir aujourd'hui, alors que la faiblesse s'insinue dans nos sociétés.

Leurs sacrifices sont les fondements de notre liberté. En tant qu'anciens combattants français du Texas, nous perpétuons leur mémoire, comme un rappel de la voie à suivre.

Puisse leur héritage perdurer en cette commémoration du 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis.

Vive la France ! Vive les États-Unis ! Vive la Liberté !

Merci."


Texte : Association des anciens combattants français du Texas (une organisation à but non lucratif regroupant d’anciens militaires français du Texas, de l’Oklahoma, de l’Arkansas et de la Louisiane) - Photos Credit: Chris Hernandez Genevieve Bati

Défilé de "Veterans Day"

5th Avenue, New York

11 novembre 2025

Malgré un vent glacial et une pluie battante, les membres de la Fédération des anciens combattants français, de l'Association des officiers de réserve français aux États-Unis et de l'American Society of Le Souvenir Français se sont réunis sous les parapluies de TheFrenchWillNeverForget.net. Des scouts de la troupe n° 1 se sont joints à nous.

Nouvelles du "Merci Train"

L'histoire de « Merci train » : cliquez ci-dessus ou: https://vimeo.com/18495973


• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du « Train de la Reconnaissance Française », affectueusement appelé « Le Train Merci » (novembre 2022 : « Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français »).

https://conta.cc/3OLtgJ3 (version originale en anglais)

https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)


• Le Merci Train, et l'association 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, gardiennes des différents wagons du « train Merci » dans plusieurs États, organisent divers événements tout au long de l'année. Nous vous invitons à consulter leurs sites web respectifs et à les suivre sur les réseaux sociaux. Nous exprimons notre admiration pour le travail fantastique qu'ils accomplissent et nous sommes honorés de contribuer à le faire connaître.

Le wagon d' Hawai'i Boxcar à l'honneur!

Nous avons été ravis d'apprendre que la restauration du wagon de marchandises Hawai'i Merci avait reçu le prix d'honneur de la Fondation historique d'Hawaï. Le texte d'accompagnement indique :


« Wagon Merci - O'AHU

Ce wagon français, offert à Hawaï en 1949, était l'un des 49 wagons « Merci » envoyés par la France aux États-Unis. Remplis de cadeaux, ils visaient à remercier les Américains pour le « Train de l'Amitié » qui avait acheminé de l'aide à l'Europe après la Seconde Guerre mondiale en 1947. Après des décennies de dégradation, le wagon a été restauré par des bénévoles entre 2013 et 2025, préservant ainsi ses éléments d'origine et recréant des détails historiques. Le wagon Merci sert désormais d'objet pédagogique au Musée de la Société ferroviaire hawaïenne, mettant en lumière le rôle d'Hawaï dans la coopération et la diplomatie internationales.

Organismes honorés : Société ferroviaire hawaïenne, Société nationale des Filles de la Révolution américaine ; AECOM ; Laniakila Pacific, Mercitrain.com » (il faudrait écrire Mercitrain.org).

Nous adressons à nouveau nos sincères félicitations à tous les bénévoles qui ont œuvré sans relâche à la restauration de ce wagon historique, et plus particulièrement à Jeff Livingston (membre estimé de notre Société) et aux Filles de la Révolution américaine."


Annonce de la publication d'un livre pour enfants

LE WAGON INOUBLIABLE, un livre destiné à sensibiliser les enfants et les adultes au Train de la Gratitude, est maintenant disponible sur Amazon!

Le wagon inoubliable : l'histoire vraie et inédite de la bienveillance internationale, de la tradition hawaïenne et d'un petit wagon héroïque (livre de poche), par Janet et Kerry Lorimer.


"Voici l'histoire vraie, touchante et presque oubliée, de millions de personnes ordinaires, originaires de deux nations et d'un territoire, unies par l'amitié et la gratitude grâce à un concept hawaïen ancestral et à un petit wagon-héros, pour nous rappeler que la bonté et l'amour sont inoubliables.

« The Unforgettable Boxcar » suit le parcours du J-58220, de simple wagon de marchandises en France au XIXe siècle jusqu'à son emplacement actuel à Hawaï. Au fil du voyage, il devient un symbole fort pour les vétérans américains, un véhicule qui fait rayonner la France déchirée par la guerre, et un cadeau d'une nation reconnaissante pour cette magnifique démonstration de fierté hawaïenne et de soutien américain, célébrant ainsi la force de l'esprit humain qui perdure même dans les moments les plus sombres."


https://www.theunforgettableboxcar.com/

Un cadeau spécial de la

Région Hauts-de-France

de la SNCF et de l'ONaC en préparation

"À l'initiative de M. Louis Teyssedou, professeur dans un lycée professionnel d'Amiens (département de la Somme, région Hauts-de-France), la SNCF, la région Hauts-de-France et l'Office national des combattants et victimes de guerre (ONaC) feront don d'un wagon de marchandises « 40&8 » au District de Columbia pour célébrer le 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis (America250).

En 1949, il avait été décidé de partager un wagon du « Train de la Merci » entre Hawaï et Washington D.C., ces deux territoires n'étant pas encore des États membres de l'Union (Hawaï avait reçu le wagon, tandis que Washington D.C. avait reçu son contenu, constitué de cadeaux).

Un consortium de quatre lycées professionnels d'Amiens travaille actuellement à la création de nouveaux cadeaux, en mettant à profit le savoir-faire et les compétences de ses élèves.

Restez connectés pour plus d'informations dans les prochains mois !"



Le calendrier 2026 du Merci Train est arrivé!

"Les calendriers Merci Boxcar 2026 sont disponibles !

Les bénéfices seront reversés à la National Box Car Association pour financer les activités et programmes soutenus par la NBCA.

Les calendriers sont au prix de 15 $ chacun, 2 pour 25 $ ou 5 pour 50 $.

Veuillez contacter Dave Knutson par courriel à l'adresse djk3002@yahoo.com si vous êtes intéressé."


ANNONCES

Point sur la restauration

du Mémorial Lapérouse à Maui, Hawaï

La Phase 2 est complétée

La Pérouse Memorial, Maui, Hawaii

Off Makena Road, Kihei, HI 96753

GPS: 20.600745, -156.419877

Photo: Image capture Google maps

• Après deux ans de travaux, la restauration du Mémorial Lapérouse est enfin achevée ! Grâce au généreux soutien de Marc Onetto, délégué régional du Souvenir Français sur la Côte Ouest et fervent admirateur de ce grand explorateur, au soutien du Consulat général de France à San Francisco, ainsi qu'à celui de M. Sumner Erdman, propriétaire du ranch Ulupalakua où se dresse le monument, notre association a finalisé la restauration le 1er juin.

• La structure en pierres de lave s'effritait et la plaque de bronze était devenue illisible au fil des ans.


Deuxième phase terminée : Panneau d’interprétation

Un panneau d’interprétation de style hawaïen, conçu par notre association et réalisé par un fabricant local de signalétique (photo ci-dessus), a été installé le vendredi 7 novembre 2025. Il explique aux touristes qui était Lapérouse, le but scientifique et pacifique de son périple de 1786 à travers le Pacifique, l’Alaska et la Californie, et notamment ses relations amicales avec les autochtones de Maui. Ce panneau, inspiré du style d’autres panneaux historiques hawaïens, a été rendu possible grâce à la générosité de Marc Onetto, délégué régional de notre Société pour la Côte Ouest, et de Jean-Hugues Monier, membre du conseil d’administration.


Troisième phase : Réinauguration officielle du monument et pose de la plaque commémorative :


La réinauguration, initialement prévue le 12 novembre en présence de S.E. M. Laurent Bili, Ambassadeur de France aux États-Unis, est reportée au printemps prochain.

Nous vous communiquerons la nouvelle date en temps voulu, probablement autour du 29 ou du 30 mai 2026, date qui coïnciderait avec le 240e anniversaire de la visite de Lapérouse à Maui.

Nouvelles de notre


Sculpture

Antoine de Saint Exupéry & Le Petit Prince


Musée des sciences

Phillip & Patricia Frost

Centre ville de Miami, Floride

Chers amoureux du Petit Prince,


Des générations d'enfants - et avec eux des générations d'adultes - sont tombées sous le charme du Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry depuis sa publication en 1943. Publié dans plus de 600 langues à ce jour, il est le livre de fiction le plus traduit au monde. Des dizaines de plaques et de statues commémorent le Petit Prince qui débarque de sa planète solitaire pour offrir un bouquet de sagesse à celle-ci.


En tant que ville internationale, véritable carrefour des Amériques, Miami mérite bien un monument au Petit Prince, le plus attachant des ambassadeurs culturels de la France.


L'American Society of Le Souvenir Français, Inc. et la France-Florida Foundation for the Arts, deux organisations à but non lucratif (501 (c) 3), proposent une sculpture en bronze de Saint Exupéry et de sa création la plus aimée pour le Phillip and Patricia Frost Museum of Science. La statue sera installée sur l'esplanade près de l'entrée du musée, au cœur du centre-ville de Miami.


La sculpture en bronze grandeur nature conçue par le célèbre artiste Jean-Marc de Pas représentera le pionnier de l'aviation, le héros de la Seconde Guerre mondiale, le poète et le romancier Antoine de Saint Exupéry dans sa combinaison de vol, tenant la main de son « petit bonhomme ». Notre autre sculpture du Petit Prince par Jean-Marc de Pas se trouve en face de Central Park sur la Cinquième Avenue à New York. Elle a connu un succès immédiat auprès du public, qui fait la queue tous les jours pour des "selfies" depuis son inauguration en 2023. Nous espérons qu'il en sera de même à Miami, en particulier dans un musée et un planétarium fréquentés par de nombreuses familles et de jeunes enfants.


Ce projet, un cadeau à l'une des institutions culturelles les plus dynamiques de Miami, a reçu le soutien officiel de S.E. M. Laurent Bili, Ambassadeur de France aux Etats-Unis et de M. Olivier d'Agay, Président de la Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse et petit-neveu de l'auteur du Petit Prince. Au nom de notre Comité d'honneur, nous sollicitons votre aide déductible des impôts pour financer les sculptures, leur transport et leur installation. Notre objectif est de réunir 200 000 dollars et d'organiser une cérémonie d'inauguration en 2026, en présence de représentants de l'État, du comté et de la ville, ainsi que de dignitaires des deux pays.


Tout don de 100 $ ou plus sera dûment reconnu. Les noms des donateurs de plus de 1 000 $ seront gravés sur une plaque qui sera installée à l'intérieur du Musée, selon les niveaux suivants :

Bronze : 1 000 $ à 5 000 $ // Argent : 5 000 $ à 10 000 $ // Or : 10 000 $ à 20 000 $ ; Platine : 20 000 $ ou plus.


Nous remercions chaleureusement la société Venturi, par l'intermédiaire de M. Gildo Pallanca Pastor, Consul général de Monaco à New York, ainsi que Christian Dior Parfums pour leur généreux don. Leurs noms, comme ceux qui ont contribué à hauteur de $1000, seront ajoutés à la plaque et nous continuerons à exprimer notre gratitude au cours des prochains mois et lors de l'inauguration, qui aura lieu, nous l'espérons, dans un an. Nous avons reçu environ $75,000, mais il nous manque encore au moins $25,000.


N'hésitez pas à contribuer selon vos moyens et à nous informer si vous connaissez des sociétés ou des particuliers susceptibles de faire un don important.


Nous vous remercions de votre générosité.

Veuillez envoyer votre don (préciser : Petit Prince)

par virement bancaire à l'ordre de 

The American Society of Le Souvenir Français Inc.

TD BANK - 1031 1st Avenue, New York, NY 10022

Routing # 026013673 - Account# 4326011741

ABA number: 031101266 SWIFT Code: NRTHUS33XXX

ou via PayPal:

https://www.paypal.com/donate/?hosted_button_id=WP5E5SCTBTFMN


Annonce du projet

du Monument Rochambeau

Parc Meadowview, Middlebury, Connecticut

2026

Ci-dessus :

En haut : Représentation de la statue commémorative Rochambeau à Meadowview Park, Middlebury, Connecticut, par Tony Falcone.

En bas : Le sculpteur Tony Falcone dans son atelier avec une maquette de la future statue.

© from https://www.middleburyhistoricalsociety.org/

Le rôle de la ville de Middlebury dans la Révolution américaine


Le projet du monument Rochambeau est une initiative majeure de la Société historique de Middlebury, commémorant un moment charnière de l'histoire de la guerre d'Indépendance américaine dans notre ville.

Coïncidant avec le 250e anniversaire de la Déclaration d'Indépendance et le début de la guerre d'Indépendance, le monument rend hommage aux troupes françaises qui ont traversé Middlebury en 1781 sous le commandement du général Jean-Baptiste de Rochambeau. Leur présence s'inscrivait dans l'alliance franco-américaine cruciale qui a contribué à renverser le cours de la guerre. Plus de 2 000 de ces soldats sont morts au combat pour l'indépendance américaine.

Le monument sera installé à Meadowview Park en 2026.

Ce monument honorera le campement de l'armée française du général Rochambeau à Middlebury du 27 au 30 juin 1781, lors de sa marche historique pour rejoindre le général Washington.


Comme nous l'a écrit Mme Alice DeMartino, secrétaire du conseil d'administration de la Société historique de Middlebury :

« Ce monument se distingue par le fait qu'il ne représente ni un général ni un homme d'État, mais rend hommage aux fantassins français eux-mêmes : les hommes qui ont marché, souffert et, dans bien des cas, sont morts pour l'indépendance américaine. Leur courage et leur sacrifice sont trop souvent négligés. Notre projet comprend une importante collecte de fonds, une sculpture commandée à Tony Falcone et du matériel pédagogique pour le public. »


Nous vous invitons à consulter notre site web dédié pour en savoir plus :

https://www.middleburyhistoricalsociety.org/


La cérémonie de la pose de la première pierre a eu lieu le samedi 7 octobre, en présence de notre premier vice-président, le colonel (H) Patrick du Tertre. Nous publierons des photos dans notre bulletin de décembre intitulé « L’année 2025 en images ».

Une ville française se souvient…


Inauguration d’un mémorial

en hommage aux soldats américains morts pour

la libération de Brest, en septembre 1944

Ville de Gouesnou, Finistère

16 novembre 2025

Il y a quelques mois, la municipalité de Gouesnou, en banlieue de Brest (Bretagne), nous a contactés au sujet de leur projet de mémorial. Leur principale préoccupation était de veiller à ce que tous les soldats américains morts à Gouesnou lors de la Libération de Brest en 1944 voient leurs noms gravés sur les six piliers du mémorial, et qu'aucun ne soit oublié.

Nous avons alors sollicité nos partenaires et amis, M. Richard Azzaro, fondateur et président, et M. J.R. Neubeiser, historien à l'Université de [Nom de l'université manquante]. Tomb of the Unknown Soldier Foundation (SHGTUS). En étroite collaboration avec les historiens locaux de Bretagne, et après avoir passé au crible des centaines de documents provenant de toutes les unités de l'armée américaine engagées, un total de 229 soldats américains ont été formellement identifiés comme ayant fait le sacrifice ultime au cours de cette bataille épique et prolongée.


Pourquoi c'est important :


Lettre d'un membre de la famille du soldat Robert M. Barrett à J.R. Neubeiser :

« Du fond du cœur, merci infiniment pour votre diligence et vos efforts ! C'est tellement émouvant d'avoir enfin une photo et de confirmer toute l'histoire de l'héroïsme de notre oncle. Notre mère était jeune lorsqu'il est décédé et leur mère est décédée quelques années plus tard, nous laissant beaucoup de choses inconnues jusqu'à présent. Les mots me manquent pour exprimer ma gratitude ! »


De Richard Azzaro aux responsables et bénévoles de la Ville de Gouesnou :

« Je partage avec vous ce dernier échange entre Neub et la famille Barrett.

Votre initiative et votre leadership exceptionnel ont permis une conclusion si touchante. Dans ces moments-là, les mots manquent, mais les fleurs nous aident à exprimer la joie profonde de ramener ce jeune homme auprès des siens.

Sa dépouille repose désormais sous la protection du peuple français. Grâce à vous, son héroïsme et son sacrifice, sa vie, sont à jamais gravés dans le cœur de sa famille et, plus profondément encore, dans celui de tous ceux qui accomplissent leur devoir sacré de ne jamais oublier.

Au nom de tous ceux dont la voix s'est tue avec le temps, je vous salue et vous offre mon respect et ma gratitude éternels.

Richard A. Azzaro

Cofondateur et Président de la Fondation du Tombeau du Soldat Inconnu

Cofondateur et Ancien Président de la Société de la Garde d'Honneur du Tombeau du Soldat Inconnu »


Courriel de J.R. Neubeiser aux responsables et bénévoles de la ville de Gouesnou :

« Alors que vous approchez de la ligne d’arrivée, un grand bravo à Thomas, Deni et Dimitri ! Votre leadership et votre travail acharné sont exemplaires et les résultats sont spectaculaires. Le nom de Gouesnou est désormais connu et commémoré dans toute l’Amérique. Mais plus important encore, vous comprenez et mettez en pratique la conviction fondamentale de la Société de la Garde d’honneur du Tombeau du Soldat inconnu : « Les soldats ne meurent jamais tant qu’ils ne sont pas oubliés – les Gardiens du Tombeau n’oublient jamais. » Il est donc prouvé que les habitants de Gouesnou n’oublieront jamais !

Le sang américain versé sur le sol de Gouesnou sera honoré pour les générations futures – et les enfants, en grandissant, n’oublieront jamais. Pourrions-nous espérer un plus beau cadeau ? Non – merci infiniment pour ce don du souvenir. L’Amérique vous salue, vous, votre équipe dévouée et les habitants de Gouesnou. »

Historien, Gardes du Soldat Inconnu


Ce transfert important a été rendu possible grâce aux efforts conjugués de nombreux membres de la communauté SHGTUS, notamment la ville de Gousenou, United4Vets et Bryan Schell de la Légion américaine, section 1 de Paris. Un merci tout particulier à Pierre Oury, pilote chez United Airlines et membre de United4Vets, membre estimé de notre association et également membre de la Légion américaine, section 1 de Paris, qui a joué un rôle clé dans la coordination avec United Airlines, Cavalier Logistics et Exaciel en France pour assurer le transport réussi de la plaque NFG des États-Unis vers la France.

La Fondation du Tombeau du Soldat Inconnu a fait parvenir sa plaque commémorative « N'oublions jamais », qui sera installée de façon permanente dans le parterre de fleurs près du Mémorial.


Photo ci-dessus : (À gauche) Denis Bertin, bénévole et membre de la Société historique locale de Gouesnou, tient la plaque commémorative, avec (à droite) Thomas Evan, directeur général de la ville de Gouesnou, qui, avec le maire de Gouesnou, Stéphane Roudaut, et l'historien local Dimitri Poupon, ont été les instigateurs de ce projet important.


Les piliers de granit ont été installés le mois dernier, ainsi que la sculpture en bronze grandeur nature d'un soldat américain (recouverte d'une bâche jusqu'à l'inauguration officielle, le dimanche 16 novembre 2025). Des invitations ont été envoyées aux familles, aux anciens combattants de l'armée américaine et aux militaires en service actif. Des représentants de l'ambassade des États-Unis à Paris assisteront à la cérémonie.


Nous publierons des photos de l'inauguration dans notre bulletin de décembre « L'année 2025 en images ».

Annonce de la parution d'un livre sur

l'ambassadeur de France

Jean Jules Jusserand

Les lecteurs de nos Bulletins savent combien nous admirons l'ambassadeur de France Jean-Jules Jusserand et ses nombreux accomplissements.

C'est pourquoi nous avons été ravis d'être sollicités par M. Bernard Villermet, auteur du livre « Un ambassadeur français à la Maison Blanche », pour participer à sa promotion.

Il est disponible sur Amazon (cliquez sur la photo ci-dessus pour y accéder directement).

Nous prévoyons d'organiser une séance de dédicaces à New York prochainement. Restez connectés !


L'ambassadeur Jusserand figurait dans notre Bulletin de janvier 2025, intitulé « Diplomates français remarquables aux États-Unis (1778-1938) ».

https://conta.cc/40nPab9 (original version in English)

https://conta.cc/42j2NLm (version in French)

Annonce

The American Friends of Lafayette


Un timbre Lafayette!

Le service postal américain a récemment annoncé une grande partie des timbres qu'il émettra en 2026. Parmi eux, la série « Figures de la Révolution américaine » est particulièrement intéressante : elle rend hommage à 25 personnalités dont les idées, le leadership et les sacrifices ont été essentiels à l'indépendance des États-Unis et à la construction de la nouvelle nation.


Conférences de l'AFL

Mercredi 3 décembre à 19h30 (heure de l'Est) - Ryan Cole, auteur du tout nouveau livre : « Le Dernier Adieu : Le Retour Triomphant de Lafayette, les Échos de la Révolution et la Gratitude de la République ».

« Le Dernier Adieu » relate la tournée d'adieu de Lafayette, capturant à la fois son faste et son impact émotionnel, non seulement du point de vue de Lafayette, mais aussi à travers les témoignages et souvenirs d'Américains ordinaires ayant participé à ces grandes célébrations. Mettant en scène une multitude de personnages fascinants rencontrés par Lafayette à travers le pays – pères fondateurs âgés, politiciens populistes, réformateurs idéalistes –, ce livre n'est pas simplement le récit d'un voyage incroyable, mais un panorama d'une Amérique en pleine ascension et la chronique d'une époque où, comme l'écrivait Lafayette, les souvenirs de la Révolution se ravivaient et où les citoyens étaient unis dans leur gratitude envers ceux qui l'avaient remportée.

Le lien Zoom est ici.: https://us06web.zoom.us/j/84661948696

Mardi 16 décembre à 19h30 (heure de l'Est) - Mike Teti présentera « Secrets et alliances : comment les réunions de Carpenters’ Hall de décembre 1775 ont façonné les relations franco-américaines ».

Les réunions discrètes qui se sont tenues à Carpenters’ Hall, à Philadelphie, en décembre 1775, ont marqué le début d'un partenariat qui allait changer le cours de l'histoire. De ces débuts secrets, la relation franco-américaine s'est développée grâce à une aide clandestine et une diplomatie avisée, aboutissant à une véritable alliance en 1778. Cette alliance a permis d'obtenir les navires, les soldats et la force nécessaires pour garantir l'indépendance en 1781. Rejoignez Mike Teti, guide à Carpenters’ Hall, qui vous fera découvrir le contexte politique, les personnalités et l'histoire des réunions secrètes de décembre 1775, un tournant méconnu dans la naissance de l'alliance franco-américaine. Passionné d'histoire de Philadelphie depuis toujours, Mike est un bénévole actif, guide touristique et conférencier dans la région.Il collabore avec des organisations telles que l'Independence Historical Trust, Carpenters’ Hall, Historic Gloria Dei Preservation, l'Association of Philadelphia Tour Guides et les American Friends of Lafayette. Mike a animé des visites éducatives, organisé des événements historiques et contribué à des projets de préservation, partageant ses connaissances sur l'époque fondatrice de Philadelphie avec des publics variés. Son travail témoigne d'un profond engagement envers la préservation et la promotion du riche patrimoine historique de la ville.


Le lien Zoom est ici.: https://us06web.zoom.us/j/81492719735

Erratum – Nous avons reçu un courrier


Suite à notre dernier bulletin recensant deux sculptures de Lafayette à New York, nous avons eu l'honneur de recevoir ce courrier et les photos ci-dessous de M. Jonathan Kuhn, directeur des Arts et des Antiquités du Département des Parcs de la Ville de New York, qui nous a signalé une autre sculpture de Lafayette à New York :

"Nous possédons TROIS sculptures de Lafayette, toutes restaurées par notre Programme de conservation des monuments de la ville, sous ma direction. Nous avons effectué deux restaurations approfondies, la première en 1997 et la seconde en 2022, et nous assurons un entretien annuel des trois sites. Vous avez omis la remarquable œuvre de Daniel Chester French à Prospect Park. J'ai pris la parole lors du centenaire en 2017 [voir photos, première rangée]. Nous avons également organisé une cérémonie commémorative en 2007 après la restauration de l'œuvre [voir photos, deuxième rangée].

« J’ai pris les photos de l’événement de 2007. Vous remarquerez qu’on distingue Eric Adams, aujourd’hui maire sortant, mais alors sénateur de l’État, sur la photo de groupe. Les deux restaurations auxquelles j’ai fait référence, celles de 1997 et 2022, ont été menées par l’équipe et les stagiaires de notre Programme de conservation des monuments de la ville (un partenariat public-privé) sur la sculpture Lafayette et Washington à Harlem. La première restauration a lancé notre programme et a été financée par la Fondation Florence Gould. En 2022, dans le cadre d’un programme plus général de remplacement de la laque par une protection à la cire, nous avons retiré tous les anciens revêtements, repatiné l’œuvre et appliqué une nouvelle couche de bronze. Bien entendu, nous avons également entretenu et restoré le magnifique, mais fragile, socle en marbre. »

Jonathan Kuhn

Director, Art & Antiquities

NYC Parks"


Nous remercions M. Kuhn de nous avoir alertés à ce sujet et pour son rôle déterminant dans la préservation de ces monuments pour nos concitoyens new-yorkais. Quel plaisir de voir de jeunes écoliers participer à ces commémorations ! Transmettre le flambeau du souvenir aux jeunes générations est essentiel !

Pour clore ce (long) Bulletin, nous sommes heureux et honorés de partager avec vous l'un des tout derniers poèmes d'Isabelle Balot de Maleingreau, membre de longue date de notre Société (et ancienne secrétaire générale).


Nous vous souhaitons une joyeuse lecture de Thanksgiving, accompagnée, bien sûr, d'une tasse de thé au coin du feu !


LE THÉ DE LA VICTOIRE

Isabelle Balot


L’Hermione est ancrée en rade de Boston,

Ses canots descendus, sa toile bien ferlée.

Le port s’éveille auréolé d’un soleil blond,

Exhale un parfum d’herbe et de brume salée.


Un canot glisse à l’eau. La Fayette à son bord.

Dans l’écho des rameurs frappant l’onde en cadence,

Croit voir au fil des flots un remous miel et or,

Mêlé de brun foncé, flottant en transparence.


Grimés en Iroquois, se glissant sur les quais,

Un groupe d’insurgés une nuit de décembre

Jeta dans l’eau glacée un thé de Chine anglais

Au goût de bois braisé, musqué de cendre et d’ambre.


Leurs cris se sont éteints mais l’onde se souvient

Des cargaisons de thé s’enfonçant par brassées,

Et retient en ses plis l’arôme et le tanin

Des feuilles en copeaux, des brindilles cassées.


Distillant dans le port des arômes discrets

Tels des secrets fanés que la mer ne peut taire,

Le thé noyé jadis tapisse de reflets

Et imprègne les eaux d’une teinture amère.


Un souffle aromatique emporté par le vent

Flotte et veloute l’air d’une senteur de terre -

Résine ou bois fumé - comme un esprit errant

Diffusant dans la baie un parfum éphémère.


Le thé de la révolte au brasier mal éteint

Semble bouillir toujours, infusé d’amertume.

Cuivré et frémissant, il hante le bassin

Tel un rappel vivant qui se fond dans l’écume.


Le marquis voit ce thé macérer dans les flots,

Les emplir de senteurs, les baigner d’une essence.

Il le sent palpiter sous les flancs des vaisseaux,

Tel un serment d’antan prônant la résistance.


Or ce souffle subtil venu d’un autre temps

-Tout à la fois parfum, liqueur, arôme et moire -

Ocré et envoûtant, glissant dans les courants,

Semble lui annoncer l’éclat de la Victoire.

Isabelle Balot - Copyright2025

NOS BULLETINS MENSUELS


NOTRE OBJECTIF : Mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les Etats-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.


Vous pouvez accéder à tous nos anciens bulletins mensuels (en anglais et en français) à l'adresse suivante: 

www.SouvenirFrancaisUSA.org


Cliquez sur les photos et illustrations pour accéder aux sources utilisées.

Images disponibles sur Internet et incluses conformément au titre 17 U.S.C. section 107. 


Veuillez excuser d'éventuelles fautes de grammaire ou d'orthographe,

la traduction étant semi-automatique

et le temps imparti pour la relecture étant très limité.

NOS MISSIONS:


• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,


• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.


• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.


• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.



• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.

Conseil d'Administration

2025 - 2028


Françoise Cestac, Présidente d'Honneur • Gabriel Chalom • Thierry Chaunu, Président • Yves de Ternay, Secrétaire Général • Patrick du Tertre, 1er Vice-président • Francis Dubois • Alain Dupuis, 2nd Vice-président • Daniel Falgerho • Bertrand Jost • Dr. Patti Maclay, M.D. •  Domitille Marchal-Lemoine • Mathias Maisonnier, Trésorier • Clément Mbom, 3e Vice-président • Jean-Hugues Monier, Commissaire aux Comptes • Patrick Pagni • Harriet Saxon • Nicole Yancey

Délégués Régionaux:

Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South

Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •

Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, ancienne Consule Honoraire de France en Virginie

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