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The American Society of Le Souvenir Français Inc.
Bulletin mensuel - Vol. V, No2 - février 2025
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La bataille de Savannah
16 septembre - 18 octobre 1779
Hommage aux
Chasseurs Volontaires de Saint Domingue
(traduction semi-automatique de la version originale en anglais)
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Illustration de couverture :
À l'occasion de "Black History Month", nous rendons hommage à la plus grande unité de soldats de couleur ayant combattu dans la Révolution américaine, les Chasseurs Volontaires de Saint-Domingue, qui se sont distingués lors de la bataille de Savannah, Géorgie, en 1779 et immortalisés au Mémorial des « Chasseurs Volontaires de Saint-Domingue » (aujourd'hui Haïti), inauguré en 2007.
Photos : Avec l'aimable autorisation de Mme Terri Mitchell, National Society Daughters of the American Revolution, National Division Vice Chair - NW, Franco-American Memorial Committee.
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Editorial
Savannah est la quintessence des villes du Sud, avec ses élégantes demeures, ses jardins publics aux intersections de rues ombragées, son quartier historique et sa promenade fluviale animée, ainsi que ses nombreux musées d'art et d'histoire.
Pourtant, cette charmante ville a été le théâtre de la deuxième bataille la plus sanglante de la guerre d'Indépendance, la première occasion pour les forces américaines et françaises de se battre côte à côte dans le cadre d'une opération militaire majeure.
Nous raconterons la tentative malheureuse de prendre Savannah aux Britanniques et nous nous concentrerons sur le rôle joué par les forces commandées par le vice-amiral Charles Henri, Comte d'Estaing.
Parmi les nombreux régiments et navires de ligne engagés pour aider l'Amérique en 1779, le rôle d'un régiment de couleur de l'armée française, le « Régiment des Chasseurs Volontaires de Saint Domingue », est souvent négligé. Pourtant, ils ont joué un rôle important, que nous relaterons dans le Bulletin de ce mois-ci.
Parmi ces volontaires, plusieurs sont devenus après la guerre des personnages importants à Saint Domingue, devenu Haïti, ainsi qu'en France : Henri Christophe, futur président puis roi d'Haïti, André Rigaud, futur président de l'éphémère république d'Haïti du Sud. Quatre d'entre eux feront une carrière militaire remarquable, devenant généraux noirs de la Première République française, tandis que d'autres joueront un rôle dans la Révolution française à Paris, comme nous le verrons dans les pages suivantes.
Dans la deuxième partie de notre bulletin, nous rendrons hommage à un autre volontaire du Lafayette Air Corps, le Caporal Oliver Moulton Chadwick, de Lowell, Massachusetts, qui est « mort pour la France » le 14 août 1917 à Langemark-Poelkapelle, en Belgique. Lui aussi s'est porté volontaire pour une cause et a fait le sacrifice ultime.
Enfin, notre troisième rubrique « Actualités et dates à retenir » rendra compte des événements survenus depuis notre dernier bulletin, dont plusieurs commémorations de la tournée d'adieu à Lafayette organisées par les American Friends of Lafayette dans le cadre du bicentenaire. Nous reviendrons également sur notre Bulletin de novembre 2024 et, grâce à la remarque d'un de nos estimés lecteurs, M. René d'Ambrières en France, nous ajouterons un paragraphe consacré au Chevalier de Limoëlan, devenu prêtre et réfugié aux Etats-Unis sous le nom de Père Clorivière, en tant que fondateur de la première école gratuite établie dans le District de Columbia en 1818.
Nos Bulletins sont gratuits. Merci de les rediffuser auprès de vos connaissances! A ceux d'entre vous qui n'ont pas encore renouvelé leur adhésion pour 2025, nous demandons humblement de ne pas oublier notre Société. Notre campagne d'adhésion se poursuit. Rejoignez-nous ou rejoignez-nous, afin que nous puissions mettre en œuvre l'installation de nouveaux mémoriaux, marqueurs et plaques ! Veuillez vous rendre à la fin de ce bulletin. Nous rendrons hommage à nos donateurs lors de notre prochaine Assemblée générale.
Pour le Conseil d'administration,
Thierry Chaunu
Président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis.
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En 1778, les dirigeants britanniques se tournent vers les colonies du Sud, persuadés qu'une importante population loyaliste soutiendra la Couronne. Pour mettre en œuvre cette stratégie, une force britannique dirigée par le lieutenant-colonel Archibald Campbell occupe Savannah, en Géorgie, le 29 décembre 1778.
À partir de ce moment, la stratégie britannique se concentre sur le lancement d'offensives qui tirent parti des avantages de la puissance navale et de la loyauté de nombreux colons. À la fin du mois de janvier 1779, les troupes britanniques venues de New York et de Saint-Augustine, en Floride, ont pris le contrôle de la Géorgie. Le général britannique (d'origine suisse) Augustine Prevost, qui avait précédemment dirigé les forces en Floride, établit son quartier général à Savannah.
À l'automne 1779, les forces américaines étaient impatientes de reprendre la ville. Les troupes américaines présentes dans la région, au nombre de 5 000 à 7 000, sont stationnées à Charleston, en Caroline du Sud, sous le commandement du général Benjamin Lincoln.
Lincoln comprend que la reconquête de Savannah nécessitera l'aide des français. Le 3 septembre, il apprend que Charles Henri Hector, comte d'Estaing, est en route pour Savannah avec une flotte de navires de guerre et 4 000 soldats français...
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Ci-dessus: Panneau “Savannah and the American Revolution”
John P. Rousakis Riverfront Plaza, Savannah, GA 31401
GPS: 32.075583, -81.099317
Photo: TC © ASSFI 2023
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Un panneau touristique raconte une histoire partielle:
• Inscription:
« Savannah dans la révolution américaine :
« Lorsque la dissidence politique s'est transformée en révolution armée en Amérique, la colonie d'Oglethorpe1 n'existait que depuis quatre décennies. Les Géorgiens étaient confrontés aux mêmes problèmes politiques et économiques liés à la fiscalité britannique que les colonies mieux établies. La détérioration générale de l'autorité royale s'intensifie lorsque la nouvelle de la résistance armée à Lexington et Concord (Massachusetts) parvient à Savannah en mai 1775. Le 4 juillet 1775. Le deuxième congrès provincial de Géorgie se réunit pour déterminer l'avenir de la colonie.
Les délégués décident que la Géorgie rejoindra les 12 autres colonies pour s'unir contre la Couronne britannique ».
« En 1778, les Britanniques ont modifié leur stratégie pour mater la rébellion américaine. Une armée de plus de 3 000 réguliers britanniques, mercenaires allemands et loyalistes américains part de New York pour s'emparer de Savannah.
Sous le commandement du lieutenant-colonel Archibald Campbell, l'expédition utilise la ville comme base d'opérations contre les forces patriotes du Sud.
Les mouvements des renforts britannique vers Savannah ne sont pratiquement pas empêchés par les Continentaux de Géorgie, pris par surprise.
Pendant toute la durée de la guerre en Amérique, Savannah fut une ville occupée ».
Encadré de droite : « Tentative américaine de libération de Savannah :
"Le 11 septembre 1779, les forces américaines commandées par le général Benjamin Lincoln et le comte Casimir Pulaski ont rendez-vous au nord-ouest de Savannah. Le lendemain, la flotte française du comte Charles-Henri d'Estaing débarque 3 200 soldats français, irlandais et haïtiens2 qui marchent sur Savannah pour soutenir l'attaque américaine. Les forces alliées choisissent d'assiéger la ville et déclenchent un bombardement de cinq jours. Malheureusement, les défenses britanniques sont peu endommagées. Savannah est restée sous contrôle britannique pendant plus de six mois après la reddition du général Cornwallis au général George Washington à Yorktown, en Virginie, en octobre 1781 ».
Notes: 1. La Géorgie 2. Haïti n'existait pas à l'époque.
Encadré à droite : La bataille est peu décrite ; les Français sont mentionnés brièvement à Savannah, pas du tout à Yorktown...
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Ci-dessus: Jones Street est souvent considérée comme la plus belle rue de Savannah, voire de toute l'Amérique.
De nombreuses maisons arborent la bannière étoilée. Celle-ci arbore fièrement les drapeaux américain et français côte à côte. Photos: TC © ASSFI 2023
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Jean Baptiste Charles Henri Hector, Comte d’Estaing
Marquis de Saillans, Amiral de France
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En guise d'introduction:
Le touriste qui fait la queue pour une croisière fluviale et qui lit le panneau que nous avons décrit plus haut peut se demander : qui était le comte Charles-Henri d'Estaing, et d'où venait-il ? Présentons donc ce chef militaire intrépide, mais malchanceux et quelque peu oublié, qui a pourtant versé son sang pour l'indépendance des États-Unis.
• Jean Baptiste Charles Henri Hector, Comte d'Estaing, Marquis de Saillans (24 novembre 1729 à Ravel - guillotiné à Paris, 28 avril 1794), est un militaire (et écrivain) français. Il n'est souvent qu'un simple nom mentionné en passant sur quelques plaques, panneaux et livres d'histoire américains. Pourtant, comme nous allons le voir, il s'agit d'un personnage exceptionnel.
• Né dans une grande famille aristocratique au château de Ravel, en Auvergne, près de Clermont-Ferrand, il rejoint les mousquetaires à l'âge de 9 ans, puis devient lieutenant dans le régiment de Rouergue à 17 ans. Il participe vaillamment à de nombreuses batailles, est blessé pendant la guerre de Succession d'Autriche lors du siège de Maastricht aux Pays-Bas, et accède à 18 ans au grade de colonel.
• Pendant la guerre de Sept Ans, il souhaite rejoindre les forces de Montcalm en Amérique du Nord, mais sa famille l'en dissuade.
• Au lieu de cela, il se bat en Inde, où il remporte plusieurs victoires contre les Britanniques. Il est brièvement capturé après avoir été blessé, mais il est libéré sur parole. À son retour en France, d'Estaing est promu maréchal de camp, l'équivalent de général de brigade, en reconnaissance de ses services dans les Indes orientales.
• En 1762, le roi Louis XV accepte le passage de l'armée de terre à la marine, et d'Estaing devient chef d'escadre (contre-amiral). Il devient gouverneur de la colonie de Saint Domingue de 1762 à 1766.
Son rôle dans la 1ère phase de la guerre d'indépendance américaine :
• Lorsque la France décide officiellement de soutenir les "Insurgents" et déclare la guerre à la Grande-Bretagne en 1778, d'Estaing (qui avait été promu vice-amiral en 1777) est choisi comme premier commandant à entrer en action. D'Estaing quitte Toulon le 13 avril avec une flotte de douze navires et quatre frégates. Dès son arrivée en Amérique, il fait le blocus de la petite flotte britannique de Lord Howe à Sandy Hook, dans le New Jersey, du 11 au 22 juillet. Cependant, par excès de prudence, il ne peut entrer dans le port de New York car il craint que ses plus gros navires ne puissent franchir la barre à l'entrée de celui-ci sans l'aide de pilotes locaux.
• D'Estaing se tourne vers Newport, Rhode Island, qu'il prévoit d'attaquer. Cependant, avant que l'attaque n'ait lieu, il sort de la rade pour affronter la flotte de l'amiral Howe. Une tempête soudaine s'abattit sur les deux flottes, qui se séparèrent avant d'avoir pu s'affronter. Plusieurs de ses navires sont endommagés et il doit se rendre à Boston pour les réparer, ce qui suscite beaucoup d'acrimonie entre les deux alliés. Le 4 novembre, il met le cap sur les Antilles.
• Il atteint les Antilles en décembre 1778, juste après que les Britanniques ont commencé leur campagne à Sainte-Lucie. Il tente de participer à la défense de l'île, mais échoue dans les batailles terrestres et maritimes.
• En juin 1779, après avoir reçu dix navires supplémentaires commandés par le comte de Grasse, il envoie des troupes s'emparer de Saint-Vincent le 18 juin, puis part avec toute sa flotte à la conquête de la Barbade. Cependant, en raison des forts alizés d'ouest, il réoriente ses efforts vers la Grenade. Il arrive sur l'île le 2 juillet et ses forces la prennent d'assaut deux jours plus tard.
• En août, d'Estaing se rend à Savannah, en Géorgie, pour s'allier aux forces américaines visant à reprendre la ville au contrôle britannique.
Il est alerté par un jeune agent français à Charleston, le lieutenant-colonel Charles-François Sévelinges, qui se fait appeler marquis de Brétigny, qui lui transmet le message des Continentaux demandant de l'aide urgente. Comme nous le verrons dans les pages suivantes, le siège fut un effort combiné des forces françaises et américaines pour reprendre Savannah du 16 septembre au 18 octobre 1779, sous le commandement du général Lincoln de l'armée continentale. Après plusieurs jours de bombardements infructueux, une attaque importante menée le 9 octobre 1779 contre les défenses britanniques n'aboutit pas. Au cours de cette attaque, d'Estaing est blessé à deux reprises. Après l'échec de l'assaut, d'Estaing met fin au siège. Les Britanniques continuèrent à tenir la côte de Géorgie jusqu'à ce qu'ils se retirent vers la fin de la guerre.
• D'Estaing revient en France en 1780 avec des béquilles. Il perd les faveurs de la cour et doit faire face à de vives critiques de la part de ses subordonnés. Les officiers de la marine ne l'acceptent jamais complètement car il vient de l'armée de terre et non de la marine. S'il fait preuve de bravoure sur terre, il a tendance à se montrer hésitant et trop prudent en mer. Il a du mal à déléguer des tâches à des officiers de marine compétents et se montre inconstant. Il y a eu de nombreuses disputes entre lui et les chefs américains en raison de mauvaises communications et des rivalités d'égo. C'est un problème que Rochambeau abordera adroitement et résoudra rapidement à son arrivée en Amérique en 1780.
L'héritage du comte d'Estaing aux États-Unis :
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Néanmoins, sa bravoure et son courage ont été reconnus par tous, de George Washington au général Lincoln, et il mérite une plus grande reconnaissance pour son rôle pendant la guerre d'indépendance. À notre connaissance, il n'existe pas de timbre de la poste américaine émis en sa mémoire, ni en France. Cependant, pour une raison que nous n'avons pas élucidée, la République de Madagascar a émis un timbre en son honneur à l'occasion du Bicentenaire des Etats-Unis en 1976.
• Outre la mention de son nom sur le champ de bataille de Savannah (voir ci-dessous), il n'existe aucun monument ou plaque de bronze en son honneur en Amérique. Le seul signe tangible de reconnaissance de ses services s'est produit le 28 septembre 1784, lorsque le gouverneur John Houstoun de Géorgie accorda à d'Estaing et à ses héritiers quatre parcelles de 5000 acres de terres vacantes dans le comté de Franklin, en Géorgie.
• Il fut le premier président de la Société des Cincinnati de France, un ordre créé par George Washington et exclusivement réservé aux officiers supérieurs américains et français qui ont combattu côte à côte pendant la Révolution américaine.
• Le président français Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981) n'avait qu'un lien très lointain avec la famille de l'amiral et n'était pas un descendant direct.
• D'abord favorable à la Révolution française (il est promu amiral de France en 1792), sa lignée aristocratique et sa proximité avec la famille royale le conduisent à la guillotine en 1794, pendant la Terreur.
Avant son exécution, il écrivit : « Quand vous aurez fait tomber ma tête, envoyez-la aux Anglais, ils vous la paieront cher ! »
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Le Siège de Savannah
16 septembre - 18 octobre 1779
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Chronologie
La bataille de Savannah, en Géorgie, s'est déroulée du 16 septembre au 18 octobre 1779 et a été le deuxième affrontement le plus sanglant de la guerre d'Indépendance américaine. À cette époque, les forces britanniques tenaient Savannah, la capitale de la Géorgie, depuis un an. Savannah était défendue par 3 346 soldats dirigés par le général Augustin Prévost (né en Suisse), naturalisé britannique. Ils sont confrontés à 650 soldats continentaux et 750 soldats de la milice sous les ordres du général Benjamin Lincoln, soutenus par 3 524 soldats français dirigés par le comte d'Estaing, dont 750 soldats de couleur venus de Saint-Domingue et d'autres territoires français des Caraïbes.
• Le 4 septembre, la flotte française commence à arriver au large de cette côte. Le 11 septembre, le général de l'armée continentale Benjamin Lincoln quitte Charleston avec ses propres troupes, dans le but de joindre ses forces à celles de d'Estaing.
• Dès leur arrivée, trois détachements de l'armée française rejoignent le major général Benjamin Lincoln et établissent des camps séparés le long de la rivière Savannah. Un nombre important de soldats français, ainsi que 545 Chasseurs, débarquent sur l'île de Tybee pour assiéger l'avant-poste britannique qui s'y trouve.
Plusieurs maladresses tactiques ont entravé l'opération dès le début:
• Les renforts britanniques en provenance de Charleston et dirigés par le colonel John Maitland ne sont pas interceptés par les forces du général Clinton en raison d'une mauvaise communication avec les Français.
• L'ultimatum non concerté de D'Estaing au général Prévost « de se rendre aux forces de Sa Majesté » courrouce Lincoln et crée une mini tempête diplomatique.
• L'acceptation naïve par D'Estaing de la demande de Prévost de réfléchir à la proposition de reddition a permis la construction de solides défenses par l'ingénieur britannique James Moncrief avec l'aide de la main d'œuvre noire de Savannah. La plupart des historiens militaires pensent que Savannah aurait pu être prise rapidement si D'Estaing avait attaqué dès son débarquement.
• Dès le début, les Français infligent des dommages considérables à la flotte britannique, capturant le navire de guerre Experiment et ses 50 canons, la frégate Ariel et deux navires de ravitaillement transportant la paie pour la garnison de Savannah. Ils capturent également le brigadier général George Garth, censé prendre le commandement des forces britanniques en Géorgie dès son arrivée.
• Sur terre, les Chasseurs Volontaires de Saint Domingue sont utilisés comme éclaireurs et relèvent les fortifications britanniques le 8 septembre. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 11 septembre, ils commencent à décharger des canons et des mortiers à environ huit kilomètres du lieu du siège, sous une pluie battante. Le reste des troupes françaises débarque à Beaulieu sur la rivière Vernon cette nuit-là, apportant plus d'artillerie qui doit être transportée à quinze miles de leurs positions.
• Pendant ce temps, les Britanniques continuent de renforcer leurs défenses, sabordant six de leurs navires dans le port de Savannah pour empêcher la flotte française d'approcher et de bombarder la ville.
• Les Français bombardent Savannah pendant cinq jours consécutifs, dans l'espoir d'affaiblir les défenses britanniques, mais en vain.
• Comme nous l'avons vu, avec une augmentation significative des forces, Prevost refuse de se rendre. Les déserteurs américains, les esclaves noirs fugitifs agissant comme espions, une population largement composée de loyalistes et les indiscrétions de la presse américaine de Charleston le tiennent très bien informé de la situation des forces alliées.
• Dans la matinée du 17 septembre, Prevost lance une sortie d'environ 200 réguliers pour attaquer la batterie française près de la caserne. Les Britanniques sont repoussés dans leurs propres défenses et perdent 53 hommes, dont leur commandant, le colonel William Campbell, et deux autres officiers. Cent autres réguliers britanniques sont blessés. Les Français subissent également des pertes, avec 26 hommes tués et 84 blessés, dont dix officiers, principalement en raison des tirs de canons britanniques lors de la contre-attaque sur les redoutes.
• Le 9 octobre au matin, les alliés franco-américains lancent une importante attaque. Le brouillard recouvre le champ de bataille, rendant difficile la progression des troupes. De nombreux soldats se perdent dans les marécages près de la redoute de Spring Hill, leur objectif. D'Estaing choisit cet endroit en pensant qu'il est faiblement défendu par la milice loyaliste locale. Cependant, les Loyalistes sont soutenus par des Réguliers britanniques expérimentés. Lorsque le brouillard se dissipe, les forces françaises sont vulnérables et font face à un feu nourri de la part des défenseurs de la redoute. On découvrit plus tard que les Britanniques avaient eu connaissance du plan d'attaque grâce à des informations divulguées par des loyalistes et des déserteurs.
• Les pertes s'accumulent rapidement. Toujours intrépide, d'Estaing fut blessé à deux reprises alors qu'il menait la charge. Le chef de la cavalerie polonaise, Casimir Pulaski, fut mortellement blessé au cours de l'assaut alors qu'il tentait de guider sa cavalerie à travers une brèche dans les lignes britanniques.
• Au total, les Alliés perdirent environ 1 000 hommes lors de l'attaque de la redoute de Spring Hill, tandis que les Britanniques ne subirent que 150 pertes.
• Après une heure passée à faire avancer ses troupes, d'Estaing, lui-même gravement blessé, décide d'arrêter l'attaque, réalisant qu'elle est inutile. Une semaine plus tard, le commandant français lève le camp, laissant Lincoln derrière lui et mettant à mal l'alliance franco-américaine.
• Le 18 octobre, Lincoln met fin au siège. Savannah restera sous contrôle britannique jusqu'à la fin de la guerre.
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Ci-dessus:
En haut: ‘Journal du siege de Savannah septembre, et Octobre 1779. Avec des observations de Mr. le C[om]te d'Estaing’ [Plan of the Siege of Savannah, 1779] by Antoine François Térence O'Connor, (1750-1781), cartographer of Amiral d'Estaing, John Carter Brown Library
https://www.americanrevolutioninstitute.org/treasures-of-the-american-revolution/revolutionary-war-maps/
En bas : Gros plan de la redoute de Spring Hill. Cette carte manuscrite détaillée, créée par Antoine O'Connor, ingénieur en chef de l'amiral d'Estaing, comporte de magnifiques aquarelles et a été réalisée peu après le siège de Savannah par les forces françaises et américaines. Les Français ont mis en place des ouvrages de siège (en bas à droite) pour bombarder la ville, mais ils ont ensuite changé de stratégie pour attaquer directement la redoute de Spring Hill (en haut à gauche) le 9 octobre.
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Ce fut la première opération amphibie moderne entre deux armées, qui a malheureusement connue de nombreux problèmes en raison d'une série d'erreurs de communication et de mauvaises décisions.
Comme toujours dans nos bulletins, nous partons es inscriptions des différentes stèles et plaques:
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Ci-dessus:
En haut : carte du siège par Jones - Archives américaines, Université de Géorgie, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11296924
En bas : Gros plan de la carte d'Antoine O'Connor, cartographe de l'amiral d'Estaing, montrant le lieu où s'est débarquée l'Artillerie des Français et le lieu d'embarquement des troupes (« Lieu du rembarquement »). Photo de la stèle « Beaulieu Plantation », TC © ASSFI 2023
Plaque, “ Plantation Beaulieu”
478 Beaulieu Avenue, Savannah, GA 31406
GPS: 31.934400, -81.111983
• Inscription:
«Ici, en 1779, sous le commandement du comte d'Estaing,
les Français débarquèrent pour rejoindre
les Américains sous le général Lincoln dans le siège de Savannah
W.P.A. 1936. D.A.R. S.R. »
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Ci-dessus: Panneau touristique ,“La bataille de Savannah”
Battlefield Park, W Harris St, Savannah, GA 31401
GPS: 32.075583, -81.099317
Photos: TC © ASSFI 2023
• Inscription :
“La bataille de Savannah, en 1779, fut l'une des plus meurtrières de toute la Révolution américaine. La défaite écrasante des forces françaises et américaines a entraîné le retrait des alliés et fait environ 800 blessés ou tués, les pertes britanniques s'élevant à 55 blessés ou morts. »....
Le conflit international que la plupart des Américains appellent la guerre d'Indépendance a impliqué des Britanniques, des Français, des Hessois, des Irlandais, des Polonais, des Haïtiens1, des Espagnols1, des Néerlandais1, des Écossais, des Amérindiens et des Américains d'origine européenne et africaine, dont beaucoup étaient représentés à Savannah...
Casimir Pulaski, noble polonais, titulaire d'une commission de général de brigade du Congrès, avait lutté sans succès pour l'indépendance de la Pologne. Il commandait la cavalerie américaine et perdit la vie des suites d'une blessure reçue lors de la bataille...
Le jeune Henry Christophe a participé avec l'armée alliée à Savannah. Il se battit ensuite pour l'indépendance d'Haïti vis-à-vis de la France et devint plus tard le roi Henri Ier d'Haïti. Il fut l'un des premiers chefs d'État d'origine africaine dans l'hémisphère occidental...
« La plus grande unité de soldats noirs ayant combattu dans la Révolution américaine, les Chasseurs-Volontaires de Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti), s'est battue à Savannah. Nombre de ces hommes libres et volontaires ont ensuite mené la lutte pour l'indépendance d'Haïti »....
Le major général britannique Augustin Prevost était un soldat professionnel suisse d'origine huguenote française, marié à une Française. Sa loyauté envers la Couronne britannique n'a jamais été remise en question. »...
Arthur Dillon, noble irlandais expatrié, commandait un régiment composé de soldats irlandais au service du roi de France. Lui et son régiment ont joué un rôle important dans la bataille de Savannah.
Le baron suédois Curt von Stedingk a été blessé à la tête d'une colonne française lors de l'attaque. Il était un intime de la cour de Gustave III, de Louis XVI et de Catherine la Grande.
« La veille de la bataille, Pierre Charles L'Enfant, qui dessina plus tard Washington, D.C., tenta de démanteler et d'incendier les abatis, une barrière de branches d'arbres aiguisées destinée à ralentir les assaillants.
[ Drapeaux : États-Unis, France, Royaume-Uni, Haïti, Écosse, Pologne, Irlande, Allemagne ]
Erigé en 2008 par la ville de Savannah, les Fils de la Révolution dans l'Etat de Géorgie."
Note: 1. ces assertions procèdent d'une volonté d'inclusion (touristique?) mais sont infondées. Par ailleurs Haiti n'existait pas encore en tant qu'entité politique.
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Ci-dessus: Plaque “Artillerie de Chatham - "Les canons de Washington"
42 E Upper Factors Walk, Savannah, GA 31401
GPS: 32.080933, -81.090450
Photos: TC © ASSFI 2023
• Cette plaque présente un canon français offert par George Washington. Il pourrait s'agir d'une pièce d'artillerie laissée par d'Estaing.
• Inscription:
“Ces canons en bronze ont été offerts à l'artillerie de Chatham par le président Washington après sa visite à Savannah en 1791. De fabrication anglaise et française, respectivement, ils sont d'excellents exemples de l'art de la fabrication des munitions au XVIIIe siècle. [Le canon français a été fabriqué à Strasbourg en 1756. Sur son canon gravé avec soin figurent les armoiries de Louis XIV, le soleil, emblème de ce monarque, et une inscription latine (que Louis XIV a été le premier à faire apposer sur les canons français) signifiant « Dernier Argument des Rois ». Les dauphins étaient l'emblème du Dauphin de France. Le canon a été baptisé individuellement « La Populaire ».
Rappelant la lutte acharnée de l'Amérique pour son indépendance et le grand homme qui a dirigé les forces continentales lors de la révolution, les « Washington Guns » historiques ont été exposés ici grâce à la coopération de l'artillerie de Chatham et de la ville de Savannah."
• D'Estaing ordonne à la Truite, à la Chimère et à la Bricole1 de remonter la rivière Savannah au plus près de la ville.
Une plaque mentionne le bombardement de Savannah par la flotte française, qui était positionnée sur la rivière Back river, juste derrière la rivière Savannah.
Plaque “Old harbor light”
Emmet Park, between Hudson and East Broad Street, Savannah, GA 31401
GPS: 32.079400, -81.084500
• Inscription (extraits):
"Ce phare a été érigé par le gouvernement fédéral en 1858 pour faciliter la navigation sur la rivière Savannah.
S'élevant à 77 pieds au-dessus du niveau de la rivière et éclairé au gaz, il a servi pendant plusieurs années de guide aux navires passant au-dessus des coques des bateaux que les Britanniques avaient sabordés en 1779 pour fermer le port aux forces navales françaises. Pendant le siège de Savannah cette année-là par les Français et les Américains, le navire de guerre Truite, commandé par le comte de Chastenet de Puysegur, bombarda cette zone de Savannah depuis son mouillage dans Back River, en face de cet endroit..."
Note: 1. La flûte française de cinquième rang La Bricole, lancée au Havre en 1764, a été cédée à la marine de l'État de Caroline du Sud en 1780 et a pris le nom de Bricole. Elle a été coulée devant Charleston, en Caroline du Sud, pour empêcher l'entrée de navires de guerre britanniques. La Truite, lancée au Havre en 1777, fut également cédée à la marine de l'État de Caroline du Sud en 1780 et coulée dans la rivière Copper pour empêcher une escadre britannique de remonter le fleuve. La frégate de cinquième rang La Chimère a été lancée à Toulon en 1757 et vendue en 1783 après avoir été prêtée aux américainscomme navire marchand.
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Ci-dessus:
Mémorial, “La redoute de Spring Hill”
Battlefield Park, 655 Louisville Rd, Savannah, GA 31401
GPS: 32.076067, -81.100583
Photo by TC © ASSFI 2023
• Inscription:
** C'est à cet endroit que se trouvait la redoute de Spring Hill **
“C'est ici qu'eut lieu, le 9 octobre 1779, l'un des combats les plus sanglants de la Révolution, lorsque les troupes alliées de Géorgie, de Caroline du Sud et de France lancèrent des assauts répétés pour tenter de reprendre Savannah aux Britanniques”
Panneau touristique “À l'assault des lignes britanniques – Oct 9, 1779”
Savannah Visitors Center, Parking Lot
301 Martin Luther King Jr Boulevard, Savannah GA 31401
GPS: 32.076283, -81.099550
• Inscription:
“C'est sur ce terrain, sanctifié par la valeur et le sacrifice des soldats américains et français, que s'est déroulée, le 9 octobre 1779, l'une des batailles les plus sanglantes de la Révolution, lorsque Savannah, que les Britanniques possédaient depuis plusieurs mois, a été attaquée par les forces américaines et françaises combinées.
À une courte distance à l'ouest de cette borne se trouvait la célèbre redoute de Spring Hill, le long de laquelle s'étendait la ligne de retranchements construite par les Britanniques autour de Savannah. Après un siège de trois semaines, les Alliés prirent d'assaut les ouvrages ennemis dans cette zone au début du 9 octobre.
Ce jour-là, les armées opposées étaient composées de soldats de différents pays : continentaux américains, grenadiers de l'ancienne France, Irlandais au service du roi Louis XVI, lanciers polonais, créoles français et volontaires noirs d'Haïti, luttant pour l'indépendance américaine contre les tuniques rouges anglaises, les Highlanders écossais, les Hessois, les provinciaux royalistes de New York, la milice Tory, les esclaves armés et les Indiens Cherokee. Après un effort héroïque pour déloger les Britanniques, les Alliés se sont retirés avec de lourdes pertes. Le siège est par la suite levé et la flotte française quitte la Géorgie, mettant fin à un événement d'une grande importance dans la Révolution américaine.”
Erigé 1952 par Georgia Historical Commission. (Marker Number 025-10.)
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Ci-dessus: 800 plaques en l'honneur des combattants de la Guerre d'indépendance
Left: photo by TC © ASSFI 2023
Right: photo by Mike Stroud, February 16, 2008, https://www.hmdb.org/m.asp?m=17362
En 2003, Savannah est devenu propriétaire du champ de bataille. L'idée de Battlefield Park est née lorsque des archéologues de la Coastal Heritage Society ont trouvé des traces de la redoute originale de Spring Hill en août 2005. Grâce à des dons privés et au soutien de la ville de Savannah, Battlefield Park a été transformé en mémorial. Aujourd'hui, un monument vieux de plus d'un siècle surplombe les vestiges de la redoute, et une nouvelle fortification en terre permet aux visiteurs d'imaginer à quoi ressemblait la redoute.
Panneau touristique, “Aux armes”
Savannah Visitors Center, Parking
315 Martin Luther King Jr Boulevard, Savannah GA 31401
GPS: 32.075800, -81.100800
• Inscription:
“Les 800 pavés devant vous ont trois significations :
*Ils représentent le nombre approximatif de soldats tués ou blessés à Savannah le matin brumeux du 9 octobre 1779.
*Les pierres sont disposées en colonne, avec dix soldats de part et d'autre. Les alliés français et américains ont formé cinq colonnes de ce type pour attaquer les fortifications britanniques.
* Les pierres portent les noms et les histoires de personnes qui ont participé à la lutte révolutionnaire dans tous les États, de tous pays et cultures.
À votre gauche, une borne en granit indique l'emplacement de la redoute de Spring Hill, l'une des 14 fortifications britanniques en terre entourant Savannah en 1779. C'est là que les milliers de colonnes françaises et autres alliés américains ont tenté de percer les centaines de Britanniques et de loyalistes qui défendaient cette zone. Les colonnes alliées étaient censées attaquer simultanément, avec une force écrasante. En raison de mauvaises communications, elles sont arrivées séparément, désorientées et fatiguées par des heures de marche dans les bois sombres. Des volontaires menant chaque colonne sur les pentes brumeuses, les soldats attaquèrent à la baïonnette. Au fur et à mesure de l'avancée des colonnes, les tirs croisés de l'artillerie et des armes légères tuent et mutilent aussi bien les commandants que les simples soldats. La redoute devint le théâtre de combats au corps à corps, où s'entrechoquaient épées et baïonnettes.
Les familles, de la Virginie aux Carolines, de la Pologne à l'Écosse, de la France à Haïti, de l'Allemagne à l'Angleterre, pleureront la perte et la souffrance de leurs proches qui ont versé leur sang sur le sol entourant la redoute de Spring Hill.”
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Ci-dessus:
À droite: photo by TC © ASSFI 2023
À gauche: photo by Mike Stroud, April 10, 2009, https://www.hmdb.org/m.asp?m=18455
Plaque, “Bataille de Savannah”
Savannah’s Visitors Center,
301 Martin Luther King Jr Blvd, Savannah, GA 31401
GPS: 32.076217, -81.099500
• Inscription (bilingue):
“En l'honneur des vaillants Français
qui se sont sacrifiés en cet endroit
pour notre liberté le 9 Octobre, 1779
In honor of the valiant Frenchmen
who gave their lives on this battlefield
for our freedom on 9 October, 1779
Erigé by Les Sociétés Honoraires de Français, Eastwood High School, Belair High School, El Paso, Texas.”
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Régiments français à Savannah | |
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Ci-dessus :
De gauche à droite, de haut en bas:
Régiment d'Agenois, Régiment de Gâtinais, Régiment de Hainault, Régiment de Cambresis, Régiment de Foix, Régiment d'Auxerrois, Régiment d'Armagnac, Régiment de Dragons Besunce, Drapeaux d'ordonnance et couleurs régimentaires par Centenier - Travail personnel, domaine public, via Wikimedia,. Uniformes par Steinbeisser - Travail personnel, Domaine public, via Wikimedia (l'uniforme du Gâtinais est de Charles M. Lefferts, Domaine public, également Wikimedia, et le « guidon » des Dragons est de http://theminiaturespage.com/boards/msg.mv?id=197775
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Régiments coloniaux et étrangers
de l'armée royale française à Savannah
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Ci-dessus :
De gauche à droite, de haut en bas:
• Drapeau et grenadier du Régiment de Port-au-Prince, 1777 (aujourd'hui 110e R.I.)
https://anori.fr/les-traditions/infanterie/linfanterie-et-son-histoire/110e-ri-regiment-de-port-au-prince/
• Régiments irlandais de l'armée française : Dillon et Walsh, pendant le siège de Savannah https://www.britishbattles.com/war-of-the-revolution-1775-to-1783/siege-of-savannah/
• Soldat du Régiment du Cap, (aujourd'hui le 106e R.I.)
Association des Amis du Musée des Troupes de Marine
https://www.facebook.com/photo.phpfbid=932660465673962&id=100067900508835&set=a.424111963195484
• Troupes coloniales, Régiments de Pondichéry, de Martinique, du Cap,
https://military-history.fandom.com/wiki/R%C3%A9giment_du_Cap
• Soldats des régiments français au siège de Savannah: Armagnac, Hainault, Champagne,
du Cap, Walsh et Guadeloupe: https://www.britishbattles.com/war-of-the-revolution-1775-to-1783/siege-of-savannah/
• Le ministre plénipotentaire en France (et futur président des Etats-Unis) John Adams passe en revue les troupes d'infanterie de marine de John Paul Jones du régiment de Walsh 13 mai 1779 à Lorient, par Charles Waterhouse - Pritzker Military. Jan. 8, 2023, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=127561867
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Les Régiments français:
Plusieurs corps ont participé à la bataille dans l'expédition partie de Cap-Français le 15 août 1779. Le vicomte François de Fontanges, propriétaire aux Gonaïves, est le chef d'état-major du comte d'Estaing.
Il s'agit d'une expédition composite, composée de plusieurs éléments provenant de différents régiments. Par exemple, seul le 1er bataillon du régiment du Hainaut est embarqué par d'Estaing.
Autre exemple, seule une partie du régiment d'Agénois est embarquée par d'Estaing pour l'expédition de Savannah, alors que le régiment entier participera plus tard au siège de Yorktown. Il en va de même pour le régiment du Gâtinais. Ce vaste mélange d'unités qui ne se sont jamais entraînées ensemble ne facilite pas la bonne exécution des ordres sur le champ de bataille, ni la coordination avec les quelque 1.000 soldats continentaux et 1.100 miliciens américains.
Les forces françaises proviennent de détachements de plusieurs régiments :
Armagnac : 338, Champagne : 95, Auxerrois : 216, Agenois : 97, Gatinais : 99
Cambresis : 188, Hainault : 360, Foix : 292, Dillon : 373, Walsh : 27, Le Cap : 102 (du nom de Cap-Français, aujourd'hui Cap-Haïtien, et non de Cape Town comme indiqué à tort sur plusieurs sites internet), Guadeloupe : 172, Martinique : 87, Port Au Prince : 156, Dragons : 49, Marines : 359, Artillerie : 151, Grenadiers volontaires de Saint Domingue : 156, Chasseurs Volontaires de Saint Domingue : (métis et noirs) 545.
La source des effectifs français est tirée d'un document des Archives Nationales (Marine), B4 167, page 247.
Autre classification :
- 1 030 chasseurs-volontaires de Saint-Domingue (régiment de couleur)
- 200 hommes des nouveaux Grenadiers Volontaires de Saint-Domingue, unité distincte des Chasseurs.
- 700 hommes de la Martinique
- 850 hommes de la Guadeloupe
- 600 hommes des régiments de Foix et du Hainaut
- 300 hommes des régiments de l'Agenais, du Gâtinais et du Cambrésis stationnés à Saint-Domingue, ainsi que des détachements du régiment d'infanterie de l'Auxerrois.
- 300 hommes du Régiment du Cap et du Régiment de Port-au-Prince.
• Le Régiment du Gâtinais (ex et futur Royal Auvergne, qui s'est couvert de gloire en prenant la Redoute #9 à Yorktown) a écrit un chapitre particulièrement glorieux de l'attaque malheureuse de la Redoute de Spring Hill. Nous citons un récit très détaillé trouvé sur le site web de la 11th Pennsylvania Regiment, Inc.:
" Le deuxième bataillon, qui était à la Martinique depuis le 20 novembre 1775, se rendit à Saint-Domingue en 1777. Le quatrième bataillon, qui était à Calais en juin 1776, partit à la fin de l'année pour Bordeaux, où il s'embarqua le 25 septembre 1777 pour rejoindre le deuxième bataillon. Le régiment resta en garnison au Cap jusqu'en 1779. Cette année-là, il fut placé à bord des vaisseaux de la flotte du comte d'Estaing, et du 15 septembre au 20 octobre, il fut au siège de Savannah. Les compagnies de chasseurs se couvrirent de gloire, le 9 octobre, à l'attaque des retranchements. Le sous-lieutenant Levert pénétra le premier dans les retranchements, dont les défenseurs, étonnés de tant d'audace, s'enfuirent en jetant leurs armes. Les Anglais revinrent cependant plus nombreux, et les braves compagnies gatinoises, sans appui, ayant perdu la moitié de leur effectif, furent obligées de se retirer. Elles se retirèrent en bon ordre, emportant leurs morts et leurs blessés, parmi lesquels le vicomte de Béthizy, colonel en second, avec trois blessures, à la main gauche, au bras droit et à l'estomac ; le capitaine Sireuil, blessé d'un biscaïen au côté ; le capitaine de Foucault, renversé par la commotion d'un boulet de canon ; Le lieutenant de Justamont, tué net ; le chevalier de la Roche-Negley, qui avait reçu un biscaïen à la tête et fut ensuite « trépané » ; le chevalier de Tourville, blessé d'un boulet qui passa du téton à l'épaule ; le sous-lieutenant Levert eut ses vêtements criblés de balles."
Note: le même capitaine Sureuil fut à nouveau blessé, plus gravement encore, à Yorktown lors de la prise de la Redoute n°9 deux ans plus tard, presque jour pour jour, le 14 octobre 1781...
• Comme nous le verrons plus loin, il y avait deux unités de régiments étrangers de l'armée française à Savannah : le 1er bataillon du régiment de Dillon et le 2e bataillon du régiment de Walsh-Serrant, tous deux faisant partie de la brigade irlandaise qui était au service du roi de France depuis 1690.
"Un détachement du régiment de Walsh a été affecté comme marines au navire de John Paul Jones, le Bonhomme Richard. Le lieutenant Edward Stack commandait la division au sommet du Bonhomme Richard lors de sa bataille avec le HMS Serapis. Un destroyer de l'US Navy a été baptisé en son honneur, l'USS Stack DD-406.
La devise du régiment donnée par le comte de Provence et futur roi Louis XVIII, « Semper et Ubique Fidelis », a peut-être influencé l'adoption ultérieure en 1883 de la devise « Semper Fidelis » par les Marines américains ».
• L'illustration ci-dessus montre un détachement du régiment de Walsh-Serrant passé en revue par John Adams, ministre plénipotentaire américain en France en 1779, (et futur président des Etats-Unis) lorsqu'il est arrivé dans le port de Lorient le 13 mai 1779 ; John Paul Jones lui a offert un dîner et, après le dîner, il a examiné les "marines" du régiment de Walsh qui se trouvaient à bord du navire. Cinq mois plus tard, des recrues du régiment participent au siège de Savannah en 1779. Pendant la plus grande partie de son existence, même au service de la France, le régiment a reçu des manteaux rouges à parements bleus. Ses couleurs, une croix de Saint-Georges avec une couronne centrale surmontée d'un lion couronné, reflètent son statut d'origine de régiment des Gardes du roi d'Angleterre.
• Le régiment de Belsunce est un régiment de dragons français qui a contribué à soutenir la cause américaine. Un détachement a combattu à Savannah en 1779 et à Yorktown avec la division de Saint-Simon en 1781. Le colonel de dragons, marquis de Belsunce, se trouvait à Saint-Domingue avec son régiment en 1776, en compagnie d'un escadron de chasseurs de Condé.
(https://recherche-anom.culture.gouv.fr/ark:/61561/up424tnoqsm/daogrp/0/1)
• Les forces d'Estaing comprenaient principalement des régiments coloniaux de la Guadeloupe, de la Martinique et de Saint-Domingue. Toutes ces troupes étaient composées de « gens de couleurs libres » qui avaient choisi de rejoindre l'armée coloniale française. Il s'agit de Noirs et de métis d'origine africaine et européenne originaires de Saint-Domingue. Ils étaient nés libres, ce qui les distinguait des esclaves libres ou affranchis, qui étaient nés dans l'esclavage ou avaient été réduits en esclavage et qui avaient ensuite gagné leur liberté.
Cette différence conférait aux « gens de couleur » une meilleure position sociale et politique dans les Antilles coloniales françaises. Selon le Code noir français de 1685, ils avaient les mêmes droits que les colons blancs. Cependant, en réalité, ils étaient confrontés à une discrimination importante de la part des colons français blancs, ce qui limitait leur capacité à jouir pleinement de ces droits.
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Le rôle primordial de la marine française :
Première opération amphibie combinée interalliée
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Ci-dessus;
Le Languedoc, maquette réalisée par William E. Hitchcock, 1992-93, Echelle 1:32 (3/8 inch = 1 foot) exposé au Musée Ships of the Sea Maritime, 41 Martin Luther King Jr Blvd, Savannah, GA.
GPS: 32.0811422, -81.097324
Notez la description détaillée du déchargement de l'artillerie lourde. (photo #5).
Photos: TC © ASSFI 2023
• Texte du cartel attenant:
"La France s'est révélée être un allié généreux des Américains pendant la Révolution.
Les Britanniques ont occupé Savannah pendant la majeure partie de la guerre, mais les Français ont tenté une fois de reprendre la ville. En septembre 1779, vingt-deux navires de guerre français quittèrent les Antilles pour rejoindre la rivière Savannah. L'un de ces navires était le magnifique Languedoc, navire amiral de l'amiral français Charles Henri Comte d'Estaing, long de 184 pieds, large de 48 pieds et armé de quatre-vingts canons. Les Français et les Américains encerclent Savannah, puis bombardent la ville pendant quatre jours, et enfin quatre mille soldats l'attaquent. Malgré des pertes considérables, le siège est un échec, les Français et les Américains se retirent dans l'humiliation, et les Britanniques continuent d'occuper Savannah jusqu'à la fin de la Révolution."
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Cet extrait poétique de Storm over Savannah, d'Alexander A. Lawrence, décrit le spectacle majestueux et puissant de 22 navires déployés le long de la côte:
"Une puissante armada française est à l'ancre au large des côtes. À l'ouest se dresse la côte de Géorgie, avec le long et bas rivage des Typhées entrecoupé de plages de sable blanc. De la tête des mâts des grands navires de ligne s'élancent les bannières à fleurettes des Bourbons. Ils s'étendent, écrit le général [britannique] Prevost, depuis le nord de Beaufort, aussi loin vers le sud que nous pouvions le voir depuis le phare de Tybee. La plupart d'entre eux étaient des navires à deux ponts, mais certains appartenaient à la classe des navires à trois ponts. Certains étaient de vieux navires qui avaient participé aux batailles navales des années dix-sept-cinq. D'autres étaient modernes et Nelson devait connaître le tonnerre de leurs canons à l'époque de Napoléon. Les noms de ces géants des profondeurs s'échappent des lèvres comme une chanson : Languedoc, Annibal, Zélé, Vengeur, Fantasque, Guerrier, Tonnant, Robuste, César, Vaillant, Sagittaire, Provence, Magnifique, Fendant, Hector, Fier Rodrigue....."
• Le Languedoc, navire amiral, un vaisseau de ligne de 80 canons. Il fut offert au roi Louis XV par les États du Languedoc, dans le cadre du « don des vaisseaux », un effort national pour reconstruire la marine après la guerre de Sept Ans.
• L'Annibal, navire de ligne de 74 canons, flambant neuf (1778), premier de sa série.
• Le Zélé, vaisseau de ligne de 74 canons, financé par un don des vaisseaux du Régisseur général des finances. Le 6 juillet 1779, il participe à la bataille de Grenade en tant que membre de l'avant-garde. Sous les ordres de Bruyères-Chalabre, il fait partie du blocus français lors du siège de Savannah en 1779.
• Le Fantasque était un vaisseau de ligne de 64 canons de classe Lion, célèbre pour avoir été commandé par le commandant français Pierre-André, Bailli de Suffren (sa statue orne le port de Saint-Tropez). En septembre 1779, Saint-Antonin reçoit le commandement du Fantasque. Il en est le capitaine lors du siège de Savannah.
• Le Tonnant était un navire de ligne de 80 canons, construit en 1743 mais rénové en 1770. Il participa à l'attaque de Newport en 1778 et à la bataille de Grenade le 6 juillet 1779, ainsi qu'au siège de Savannah. Le navire a été démantelé en 1780.
• Le Protecteur est un vaisseau de ligne de 74 canons de la classe Souverain construit en 1760, le seul à avoir porté ce nom.
• Le Vengeur, vaisseau de ligne de 64 canons également sous les ordres du Bailli de Suffren, participe à la bataille de Rhode Island le 29 août 1778, à la bataille de Grenade le 6 juillet 1779 et au siège de Savannah en septembre et octobre 1779, sous les ordres du capitaine Croiset de Retz.
• Le Guerrier, navire de ligne de 74 canons de la classe Magnifique lancé en 1753, faisait partie de l'escadre de Bougainville pour les opérations navales de la guerre d'Indépendance américaine, et a participé aux opérations précédant la bataille de Rhode Island, à la bataille de Grenade et au siège de Savannah.
• L'Hector était un navire de ligne de 74 canons, lancé en 1755 et premier navire de sa classe, qui a également combattu à Chesapeake.
• Le Fendant, nouveau navire de ligne de 74 canons construit en 1776 et désigné à Brest pour être l'un des six navires tenus prêts à appareiller à tout moment.
• Le César, vaisseau de ligne de 74 canons lancé à Toulon en 1768, qui s'est superbement battu partout, de Norfolk à la Chesapeake en passant par les Antilles, avant d'exploser à la bataille des Saintes en 1782. César fut l'un des vingt navires perdus par la marine française pendant la guerre d'indépendance américaine.
• Le Fier Rodrigue (ex Hippopotame) fut utilisé comme navire-hôpital ancré à Charleston et soutint le siège de Savannah. Il fut ainsi nommé par le célèbre dramaturge et partisan de la première heure de l'indépendance américaine Pierre Caron de Beaumarchais, car il escortait les convois de sa société-écran Hortalez & Cie pour approvisionner les "Insurgents" en armement et en fournitures avant la déclaration de guerre.
Plusieurs soldats et marins français blessés sont morts à bord de cet hôpital flottant. Malheureusement, il n'existe pas de stèle commémorative pour honorer leur mémoire, que nous espérons ériger un jour prochain à Charleston, dans l'Etat de Géorgie.
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Quelques officiers français notables à Savannah
Armée de terre :
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Ci-dessus: Ils étaient tous à Savannah...
Premier rang à gauche: Major Pierre Charles L'Enfant, https://alchetron.com/Pierre-Charles-L'Enfant
Premier rang à droite: Louis-Marie, Vicomte de Noailles, peint par Gilbert Stuart 1798. Metropolitan Museum of Art, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10273023
Second rang à gauche: Philippe-Jacques-François Aupépin de Lamothe, de Charles Thévenin en 1786, était un lieutenant du régiment de l'Auxerrois qui participa au siège de Savannah. Il est promu capitaine l'année suivante et fait chevalier de Saint-Louis en 1782.
Second rang à droite: Colonel Just Antoine Henry Marie Germain, marquis de Rostaing, Colonel du Régiment du Gâtinais, aquarelle de Mme Chassagne, Le progrès de Lyon, "Un grand forézien oublié" https://www.leprogres.fr/loire-42-edition-forez/2018/05/30/just-de-rostaing-un-grand-forezien-oublie
Troisième rang à gauche: Claude d'Allemagne, engagé dans comme simple soldat dans la compagnie d'Escorbiac (1773) du Régiment Hainault récemment promu sergent avant Savannah, dépeint ici en uniforme de Général d'Empire, Domaine Public. https://www.frenchempire.net/biographies/dallemagne/
Troisième rang à droite: Jean-Baptiste Jourdan, caporal dans le Régiment Auxerrois à Savannah, présenté ici en uniforme de Maréchal d'Empire, par Joseph-Marie Vien - Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29318706
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Ils étaient à Savannah...
"La liste des officiers de haut rang de la Vieille France se lit avec la cadence sonore du catalogue de Shakespeare sur la chevalerie française à Azincourt. Outre le comte d'Estaing, le vicomte de Noailles, le comte Dillon et le vicomte de Fontanges, il y avait le marquis de Pondevaux, un neveu du grand Vergennes ; le comte d'Hervilly ; le vicomte de Béthisy ; le marquis de Rouvray ; le comte de Villeverd ; le marquis de la Roche-Fontenilles... » [...]
Car il faut ajouter que ces dandys titrés de l'ancienne France n'étaient pas de simples guerriers de salons. Au combat, ils étaient hardis comme des lions, prêts à mourir avec leurs hommes, mais peut-être pas toujours aussi disposés à partager leurs souffrances". - Alexander A. Lawrence, Storm over Savannah.
Tous les officiers étaient issus de milieux nobles, certains provenant de familles illustres. Cependant, plusieurs soldats roturiers qui ont combattu à Savannah étaient également destinés à la grandeur.
• Le Vicomte Louis Marie de Noailles, (né à Paris en 1756, mort à La Havane en 1804) était un fils du Maréchal de Mouchy. Il avait voulu partir comme volontaire avec un certain marquis... Après tout, c'était le beau-frère de Lafayette ! Mais la résistance de sa famille l'en empêcha.
• Parti avec son régiment en Amérique quelques mois plus tard, il combat néanmoins à Savannah où il commande une division d'assaut composée de détachements des régiments de Champagne, Auxerrois, Foix, Guadeloupe et Martinique. Il est ensuite l'officier qui négocie les termes de la capitulation de Lord Cornwallis à Yorktown...
Au début de la Révolution américaine, il est choisi pour faire partie des États généraux en 1789. Alors que la Révolution française s'intensifie et fait courir de plus grands risques à la noblesse, il s'installe aux États-Unis et devient associé de la Bank of North America de William Bingham à Philadelphie, où il connaît le succès. Il joue un rôle militaire contre les Britanniques pendant le blocus de Saint-Domingue, dirige la défense de Môle-Saint-Nicolas et réussit à s'enfuir avec la garnison à Cuba. Cependant, au cours du voyage, son navire est attaqué par une goélette britannique. Après une longue bataille, il est grièvement blessé et meurt de ses blessures à La Havane le 9 janvier 1804. Louis Marie Antoine de Noailles était membre de la Société des Cincinnati de France.
• Pierre Charles L'Enfant, major de l'armée continentale, l'un des plus proches ingénieurs militaires français de George Washington, qui a conçu et dessiné la capitale fédérale Washington D.C., a combattu et a été blessé lors de l'assaut du 9 octobre à Savannah.
Nous avons consacré un Bulletin à ce grand Patriote des deux nations :
April 2022 Bulletin: Tribute to Major Pierre Charles L’Enfant
https://conta.cc/3uR5rqO (version originale en anglais)
https://conta.cc/3JPeFIg (version en français)
Le 14 juin 2022, notre société a installé et inauguré une plaque commémorative, co-signée avec les Filles de la Révolution américaine, devant son mausolée, au sommet du cimetière national d'Arlington.
• Parmi les soldats du Régiment d'Auxerrois, citons le futur Maréchal de Napoléon, Jean-Baptiste Jourdan, (né à Limoges en 1762 - mort à Paris en 1833), fils d'un chirurgien qui le laissa orphelin très jeune. Il s'engage comme simple soldat le 2 avril 1778 et est affecté au régiment d'infanterie de l'Auxerrois le 10 décembre. Moins d'un an plus tard, il sert avec le détachement du même régiment au siège de Savannah en 1779 et participe à l'assaut malheureux du 9 octobre. Son ascension fulgurante au rang de général pendant la Révolution française, sa victoire à Fleurus pendant la campagne des Flandres, sont autant d'éléments de légende. Maréchal de Napoléon, il termine sa carrière comme gouverneur militaire des Invalides où il est enterré.
• Claude, baron d'Allemagne, du régiment du Hainaut, est un autre soldat qui s'est battu à Savannah et qui était destiné à connaître une grande gloire. d'Allemagne devint l'un des généraux les plus courageux de Napoléon, avec son nom sur l'Arc de Triomphe à Paris.
Né à Peyrieu, près de Belley (Ain) en 1744, il rejoint le régiment du Hainaut à l'âge de 14 ans. Il embarque avec son bataillon sur la flotte de d'Estaing et participe aux batailles de la Dominique, de Saint-Vincent, de la Grenade, de Sainte-Lucie, où il est blessé, et de Saint-Christophe. Il se distingue lors de l'assaut de Savannah et obtient le grade de sergent. Promu sergent-major en 1786, il attire l'attention du marquis de Bouillé lors des troubles de Nancy en 1790, qui lui remet les épaulettes d'officier et la Croix de Saint-Louis. Envoyé à l'armée d'Italie, il devient capitaine, est blessé et, en 1793, lors du siège de Toulon, il est promu adjudant général et général de brigade. Il fait campagne en Italie avec Bonaparte, reçoit de lui un sabre d'honneur et obtient le grade de général de division. Malade, il rentre en France après la paix de Campo-Formio et rejoint ensuite l'armée de Mayence. Il fut membre du Corps législatif et baron de l'Empire.
• André de La Barre (pas d'illustration) est né en 1749, au « Fort de Missouri » (probablement le Fort de Chartres) en Nouvelle-France. Il s'engage très jeune dans les forces coloniales de la France. En 1764, il commence à s'entraîner comme artilleur, mais trois ans plus tard, il passe à une unité de cavalerie en tant que volontaire. En 1772, il devient sous-lieutenant dans un détachement des Dragons de Condé et est blessé lors de l'assaut du 9 octobre à Savannah. En 1788, il atteint le grade de major et sert comme officier d'état-major. La guerre de la Première Coalition lui permet d'obtenir des promotions rapides et, en août 1793, il est nommé général de brigade. Il combattit à Toulon la même année et se distingua ensuite au Boulou en mai 1794. Il est tué au combat à la tête de sa cavalerie à La Junquera, en Espagne, le 7 juin 1794. Son nom et ses exploits ont été inscrits sur une colonne du Panthéon.
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Ci-dessus: Ils étaient à Savannah...
Premier rang à gauche: Toussaint-Guillaume, comte de La Motte-Piquet, par Jean-Pierre Franque - Château de Versailles, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=85490029
Premier rang à droite: Chevalier Charles Marie de Trolong du Rumain (1743 - 1780), commandant la Chimère qui bombarda Savannah. Par Rama, CC BY-SA 3.0 fr, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50765899
Second rang à gauche: Comte Laurent-Jean-François Truguet, Amiral de France en 1832, était un jeune Enseigne de Vaisseau à Savannah, par Paulin Guérin, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3583815
Second rang à droite: Comte Jean-François de Galaup de La Pérouse, commandant L'Amazone en 1778. Par Geneviève Brossard de Beaulieu - Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=62779249
Troisième rang à gauche: Pierre André, marquis de Suffren, bailli de Saint Tropez en uniforme de l'Ordre Souverain de Malte, Ecole française du 18e siècle, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=146825803
Troisième rang à droite: Louis-Antoine de Bougainville, captain of Le Guerrier, par Artiste Inconnu — Salon des Amiraux, Hôtel de la Marine, Paris, Photo: TC - ASSFi 2021
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Ils étaient à Savannah...
• Jean François de Galaup, comte de La Pérouse, (1741-1788) le futur explorateur légendaire, fut le capitaine de L'Amazone, participa à l'expédition de Savannah, où il captura le HMS Ariel de 20 canons en octobre 1779.
Nous avons raconté son expédition à Hawaï, en Alaska, en Californie et aux Samoa américaines dans notre Bulletin d'avril 2024 :
https://conta.cc/3U58W8r (version originale en anglais)
https://conta.cc/3xHEvxn (version en français)
• Laurent-Jean-François, comte de Truguet, est né à Toulon en 1752 et mort dans la même ville en 1839. Il a mené une extraordinaire carrière dans la marine jusqu'en 1832, date à laquelle le roi Louis-Philippe l'a nommé amiral de France.
Il commence sa carrière navale à l'âge de 13 ans comme aspirant, devient enseigne de vaisseau en 1773.
En 1778, il fait partie de l'escadre de d'Estaing sur l'Hector, devient lieutenant de vaisseau en 1779 et sauve la vie du comte d'Estaing blessé à Savannah le 9 octobre 1779, ce qui lui vaut d'être fait chevalier de Saint-Louis. Il dirige une compagnie d'infanterie lors de l'attaque de Sainte-Lucie le 17 novembre. Il reste en Amérique pendant toute la guerre, devient lieutenant, participe à la bataille de la Chesapeake, est blessé deux fois et participe à la bataille des Saintes sur le Languedoc, devenant membre du Cincinnati.
Après la guerre, il a continué à servir sur plusieurs navires. Nommé capitaine, puis 6 mois plus tard contre-amiral en 1792, il est emprisonné pendant le règne de la Terreur. Il devient vice-amiral en 1794, est ministre de la marine de 1795 à 1797, puis ambassadeur en Espagne. En 1804, il prend le commandement de l'armée navale à Brest et dirige l'administration maritime en Hollande. Sous la Restauration, il est fait grand-croix de la Légion d'honneur et de Saint-Louis, devient comte et pair de France. Le roi Louis-Philippe l'élève au rang d'amiral de France. Il a laissé un Traité de navigation pratique et de nombreux documents sur les sciences nautiques.
• Toussaint-Guillaume Picquet de la Motte (1720-1791), également appelé La Motte-Piquet, était un officier de la marine française et un noble. Il a fait une carrière de 50 ans sous Louis XV et Louis XVI, participant à 34 batailles navales. En juin 1777, il est à la tête du Robuste, navire de 74 canons.
Le 14 février 1778, il honore l'USS Ranger d'une salve de neuf coups de canon, première fois qu'un navire de guerre étranger reconnaît le drapeau américain.
Il supervise le débarquement des troupes à Savannah.
En 1781, à la tête d'une escadre de neuf navires, dont trois frégates, il capture 26 navires britanniques et s'empare de la prise de l'amiral britannique Rodney, d'une valeur de 5 millions de livres sterling. La station de métro bien connue à Paris porte son nom.
• Pierre André, marquis de Suffren, bailli de Saint-Tropez, (1729-1788) est déjà un capitaine chevronné lorsqu'il est affecté à la flotte de l'amiral d'Estaing, où il dirige une division comprenant le Fantasque, navire de 64 canons qu'il commande, ainsi que les frégates Aimable, Chimère et Engageante. Pendant la bataille de Rhode Island, il s'attache à une escadre britannique de cinq frégates ancrées dans la baie de Narragansett, près de Newport, qui comprend les HMS Juno, Flora, Lark, Orpheus et Cerebus. Le 5 août 1778, Suffren entre dans la baie et jette l'ancre à proximité des navires britanniques, qui coupent alors leurs câbles et mettent le feu à leurs navires pour éviter d'être capturés. Au total, la Royal Navy doit détruire dix de ses propres navires, dont cinq frégates. À Savannah, le 7 septembre 1779, d'Estaing charge Suffren de bloquer la rivière Savannah pour faciliter le débarquement des troupes françaises et empêcher les navires britanniques de fuir. Suffren commande les vaisseaux de 64 canons Artésien et Provence, ainsi que les frégates Fortunée, Blanche et Chimère. Ils s'engagent dans le fleuve, ce qui conduit les Britanniques à couler plusieurs de leurs navires, dont le HMS Rose. Il continue à écrire les pages les plus illustres de la marine française en Inde et dans l'océan Indien. Sa statue orne le quai Suffren, au coeur du port de Saint-Tropez, à côté de Sénéquier, devant l'hôtel du Sube.
• Dans la marine aussi, il y a des exceptions : Louis-Antoine Bougainville, (1729-1811) soldat, explorateur, marin, n'était pas de noble lignée mais déjà un marin mondialement connu, ayant accompli un tour du monde, établi la première colonie aux Malouines (plus tard appelées les Malouines), popularisé Tahiti et bien d'autres exploits relatés dans son livre Voyage autour du monde (publié à Londres en 1772), ont fait de lui une célébrité... la plante Bougainvillea porte son nom.
Membre de la flotte de D'Estaing en 1779, il est capitaine du Guerrier pendant le siège de Savannah et contribue ensuite à la victoire de la Chesapeake sous les ordres de l'amiral de Grasse en 1781, en tant que capitaine de l'Auguste. Après la guerre, il devient un scientifique et un horticulteur de talent. Napoléon le fait comte d'empire en 1808. Sa dépouille repose au Panthéon à Paris.
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Officiers étrangers au service de la France
à Savannah
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Ci-dessus:
À gauche : Portrait du comte Kurt von Stedingk, huile sur toile, par Pasch le Jeune. Non signé. Selon certaines informations, il s'agit probablement d'une réplique par un artiste suédois d'un portrait peint par le peintre de la cour russe N. Argounoff en 1776, propriété privée, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15636642
À droite: Général Arthur Comte de Dillon (1750-1794) By Jean-Hilaire Belloc (1786-1866) - Joconde database: entry 000PE005526, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2431720
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Un Anglais dans l'armée française
• Le général Arthur, comte de Dillon (3 septembre 1750 - 13 avril 1794) était un officier de l'armée française, un administrateur colonial et un homme politique. Il participe à la guerre d'Indépendance américaine et à la guerre de la Première Coalition. Après avoir occupé diverses fonctions politiques au début de la Révolution française, il a été exécuté à Paris en tant que royaliste pendant le règne de la Terreur en 1794.
• Il est né à Bray Wick, dans le Berkshire, en Angleterre. À 16 ans, le 25 août 1767, il devient colonel du régiment de Dillon, succédant à son père, qui n'avait pas joué ce rôle pendant vingt ans, après la mort de son oncle Edward en 1747. Dillon et son régiment se rendent dans les Caraïbes sous les ordres de Charles Henri Hector d'Estaing. En 1779, ils participent à la prise de la Grenade contre les forces britanniques dirigées par George Macartney et à la bataille navale de la Grenade contre l'amiral Byron, qui se solde par une victoire française.
• En septembre et octobre 1779, Dillon participe au siège de Savannah, où il est promu brigadier.
• Avec son régiment, il participe également à l'invasion de Tobago, à la prise de Sint Eustatius et au siège de Brimstone Hill. Après la victoire de Brimstone Hill, Dillon est nommé gouverneur de Saint-Christophe, puis de Tobago après le traité de Paris.
• Après la mort de sa première femme, il épouse Laure de Girardin de Montgérald, une riche veuve martiniquaise, connue sous le nom de Comtesse de la Touche. Ensemble, ils ont eu six enfants. Il retourne ensuite à Paris pour représenter la Martinique aux États généraux de 1789, soutenant les réformes démocratiques tout en étant royaliste.
• Pendant la Révolution française, Dillon a assumé des responsabilités militaires au cours d'une période difficile pour les officiers aristocratiques. Après la bataille de Valmy, il est convoqué à Paris pour être interrogé et arrêté.
• Il est reconnu coupable d'avoir participé à une conspiration dans les prisons et est exécuté par la guillotine le 13 avril 1794. Au dernier moment, il s'écrie «Vive le roi!».
• Une autre anecdote en dit long sur sa bravoure à l'échafaud... : « Le hasard voulut que Fouquier-Tinville [le redoutable « accusateur public »] les mît sur la même charrette et que Lucile Desmoulins fût exécutée immédiatement avant son admirateur. La légende raconte que, malgré son énergie, la jeune femme se sent défaillante et qu'elle dit à son compagnon d'infortune :
- Je vous en prie, mon ami, montez avant moi. Il me sera plus facile de vous suivre.
Et Dillon obéit en disant :
- « Il n'y a rien que je ne fasse pour une dame, même de passer devant elle si elle me l'ordonne... »
• Note, Théobald Dillon (1745 - 29 avril 1792) était un officier de l'armée royale française qui a également combattu à Savannah, blessé lors de l'assaut et criblé à vie. Il était un parent éloigné du général Arthur Dillon (qui avait un frère également nommé Théobald).
- Il y a aussi un colonel Robert-Guillaume Dillon, nommé colonel le 2 juin 1779 et devenu colonel en second de la Légion des Volontaires Étrangers de Lauzun le 1er avril 1780. Ses deux frères William-Henry (« Billy ») et Franck-Thébald ont également servi dans la même unité en tant que sous-capitaines et sous-lieutenants.
Ils ont tous combattu pour l'indépendance américaine.
Un baron suédois commandant
la colonne d'assaut française de gauche:
• Curt Bogislaus Ludvig Kristoffer von Stedingk (26 octobre 1746 - 7 janvier 1837) était un officier de l'armée suédoise et un diplomate de renom qui a influencé de manière significative la politique étrangère de la Suède pendant de nombreuses années.
• À l'âge de 13 ans, pendant la guerre de Sept Ans, alors que la Suède est en guerre contre la Prusse, il sert comme enseigne dans le régiment personnel du • Il a rapidement progressé dans le régiment royal de Suédois en France, qui était associé à son ami le comte Axel von Fersen. Von Stedingk et Fersen étaient tous deux proches de Louis XVI et de Marie-Antoinette et passaient beaucoup de temps à Versailles. En 1778, il avait atteint le rang de colonel en chef du régiment. Inspiré par Lafayette, von Stedingk se porte volontaire pour soutenir les insurgés américains en 1779.
• Lors du siège de Savannah en octobre 1779, il dirige la colonne de gauche des forces attaquantes et hisse le drapeau américain sur la dernière ligne de tranchées de l'ennemi. Cependant, il est blessé par les tirs ennemis et doit battre en retraite avec 20 autres hommes blessés. Pour sa bravoure, il reçoit une décoration de la part des Français et une pension à vie.
• Il a également été célébré pour ses actions lors de la bataille navale de Grenade contre le vice-amiral John Byron, le 6 juillet 1779. En reconnaissance de ses exploits militaires, George Washington l'a nommé membre de la Society of the Cincinnati en 1783.
• La suite de sa vie est longue et dépasse le cadre de ce bulletin. Après son retour en Suède, il a été ambassadeur en Russie à Saint-Pétersbourg pendant près de 20 ans, au cours de deux mandats distincts. Pendant la guerre russo-suédoise de 1808-1809, il est commandant en chef en Finlande, qui fait encore partie de la Suède à l'époque. Grâce à ses relations étroites avec la famille impériale russe, il a pu faciliter les conditions difficiles des pourparlers de paix après la cession de la Finlande à la Russie. Il a également mené avec succès les forces suédoises contre Napoléon lors de la bataille de Leipzig en 1813 et a été promu maréchal de camp. Il est décédé à l'âge de 90 ans à Stockholm en 1837.
Anecdotes du comte de Stedingk:
• "Le comte von Stedingk s'est toujours souvenu avec satisfaction, par la suite, des paroles de deux hommes qui avaient servi sous ses ordres lors de l'attaque. Au cours de la retraite, il rencontra un soldat français gravement blessé qui était étendu à côté d'un certain nombre d'autres hommes. Ils bloquaient le passage et le colonel Stedingk s'arrêta pour ne pas les piétiner. Rassemblant toutes ses forces, le mourant lui fit signe de continuer. "Passez, mon commandant", et il rajouta : « trente hommes comme moi ont tracé une route pour vous."
• "Une autre histoire que Stedingk ne se lassait pas de raconter concernait un soldat français qui avait réussi à atteindre un poste britannique presque imprenable pendant l'assaut. Lorsqu'on lui demanda comment il avait fait, le héros répondit laconiquement, "C'est que l'ennemi s'y trouvait".
-- Storm Over Savannah par Alexander A. Lawrence, Chapter XIII, p.33
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Ci-dessus :
À gauche: l'un des 800 pavés posés sur le champ de bataille près de la redoute de Spring Hill, à la mémoire d'Isidore de Lynch. Photo: National War Memorial Registry, https://www.nationalwarmemorialregistry.org/memorials/isidore-de-lynch-war-memorial-paver/
À droite : « Les couleurs du régiment irlandais de Dillon étaient peut-être les plus belles de l'armée française dans son ensemble, comprenant le motif de la harpe de la jeune fille d'Erin au centre et quatre couronnes Stuart dans les cantons symbolisant leur allégeance à la cause jacobite, espérant que la restauration des Stuarts rétablirait les droits des catholiques et leurs terres confisquées dans leur pays. Le Dillon's a servi au service de la France pendant cent ans et était sans doute le meilleur régiment de l'ancien régime.
Le roi Louis XVI se plaignit un jour au général Arthur Dillon que, de toutes les troupes à son service, les Irlandais étaient celles qui lui posaient le plus de problèmes. L'histoire raconte que Dillon répondit : « L'ennemi se plaint de la même chose, Votre Majesté ».
Tiré de Stephen McGarry, auteur, Irish Brigades Abroad: From the Wild Geese to the Napoleonic Wars.
Photo: Sons of the American Revolution of Virginia, https://srvirginia.org/flag-of-the-de-dillon-regiment/
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Un Irlandais devenu général français
• Isidore de Lynch, né à Londres le 8 juin 1755, mort le 3 ou le 8 août 1838 (ou le 4 août 1841 selon d'autres sources) à Paris, est un officier irlandais puis général français de la Révolution et de l'Empire. Officier irlandais, il participe à la campagne des Indes, puis combat aux côtés des Français pendant la guerre d'indépendance américaine. Il est ensuite maréchal de camp le 6 février 1792, puis lieutenant général pendant la Révolution, et inspecteur divisionnaire sous le Consulat et l'Empire. Avant de rejoindre l'armée du général de Rochambeau, il avait fait partie de l'expédition sous les ordres du comte d'Estaing. C'est alors et au siège de Savannah qu'il se distingue par l'action valeureuse relatée par le comte de Ségur. Après sa participation au siège de Savannah, Lynch prend part à la prise de Yorktown en 1781. Il devient l'année suivante général adjoint de l'infanterie. Général sous la Révolution (bataille de Valmy) et l'Empire (inspecteur divisionnaire), il est révoqué par Napoléon lors des 100 jours, jugé peu fiable car son frère, maire de Bordeaux, avait ouvert les portes de la ville à Wellington en 1814. Il ne participe pas à la bataille de Waterloo.
Anecdote à propos de Lynch:
"Dans le même ordre d'idées, Isidore de Lynch aurait répliqué au général d'Estaing lors de l'attaque. Le comte de Ségur raconte l'histoire dans ses Mémoires. L'officier d'origine irlandaise est dépêché dans le feu de l'action avec un message urgent pour la colonne de gauche. Au lieu de passer à l'arrière des troupes qui avançaient, le débonnaire Lynch traversa directement le front, sous les tirs croisés, ignorant les cris qui lui étaient adressés pour qu'il prenne un chemin plus sûr. Après avoir remis la dépêche, il revint calmement par le même chemin. À la stupéfaction de tous, il arrive sain et sauf. Morbleu », le réprimande d'Estaing, »vous devez avoir le diable au corps. Eh ! Pourquoi avez-vous choisi une route où vous auriez dû mourir mille fois ? » - « Parce que, répondit l'heureux officier, c'était le plus court...”
-- Storm Over Savannah by Alexander A. Lawrence, Chapter XIII, p.33
Plaque, “Isidore de Lynch”
315 Martin Luther King Jr Blvd, Savannah, GA 31401
GPS: 32.075900, -81.100633
• Inscription:
“1755 – 1841”
“Né à Londres, Isidore a fait ses études en France. Jeune volontaire, il combat aux Indes, avant de revenir en France en 1771. Lors de la bataille de Savannah, il a exécuté les ordres, s'exposant aux tirs croisés mortels devant la redoute de Spring Hill. Sa bravoure est saluée. Il continua à officier dans les régiments français « irlandais » et combattit à Waterloo en tant que commandant de division.
Érigé par BB&T Bank.”
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Ci-dessus:
À gauche : Casimir Pulaski mortellement blessé par la mitraille alors qu'il menait une charge de cavalerie, par Internet Archive Book Images, Pas de restrictions, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=42038436. L'historien Alexander A. Lawrence souligne que la croyance communément admise selon laquelle Pulaski a été mortellement blessé en menant une charge de cavalerie est discutable. Il a fait valoir que le champ de bataille n'était pas adapté à la cavalerie et que Pulaski a probablement été touché à une certaine distance des forces britanniques, présentant ainsi un récit plus précis, quoique moins sensationnel, de l'incident.
À droite : le monument de Pulaski à Montery Square, à Savannah, contient ce bas-relief représentant sa blessure mortelle. Photo prise par Bill Coughlin le 5 août 2013, https://www.hmdb.org/m.asp?m=5483
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Général polonais servant dans l'armée continentale:
• Kazimierz Michał Władysław Wiktor Pułaski, connu sous le nom de Casimir Pulaski, est un noble et chef militaire polonais né le 4 ou le 6 mars 1745 et mort le 11 octobre 1779 à la bataille de Savannah. Il est souvent considéré comme le « père de la cavalerie américaine »
• Après une brillante carrière militaire au sein de la Confédération de Bar, qui visait à protéger la Pologne des menaces russes mais qui a finalement échoué, il s'est réfugié en France. À cette époque, grâce à son ami, le poète et historien Claude-Carloman de Rulhière, il est recruté par le marquis de Lafayette et Benjamin Franklin, qu'il rencontre au printemps 1777, pour participer à la guerre d'Indépendance américaine. Franklin admire Pulaski et note : « Le comte Pulaski de Pologne, officier célèbre dans toute l'Europe pour sa bravoure et sa conduite dans la défense des libertés de son pays contre les trois grandes puissances envahissantes que sont la Russie, l'Autriche et la Prusse [...] pourrait être très utile à notre service ».
Il propose alors au général George Washington d'accepter Pulaski comme volontaire dans la cavalerie de l'armée continentale.
• Pulaski quitte la France à Nantes en juin et atteint Marblehead, dans le Massachusetts, près de Boston, le 23 juillet 1777. À son arrivée, Pulaski écrit à Washington : « Je suis venu ici, là où la liberté est défendue, pour la servir et pour vivre ou mourir pour elle ».
• Il contribue de manière significative au conflit, notamment en sauvant la vie de George Washington lors de la bataille de Brandywine. Il a atteint le rang de général dans l'armée continentale et, avec son ami Michael Kovats, il a créé la légion de cavalerie Pulaski, améliorant ainsi l'ensemble de la cavalerie américaine.
• Au début du mois de septembre 1779, lorsque le général Lincoln s'apprête à tenter de reprendre Savannah avec l'aide des Français, la légion de cavalerie de Pulaski sert de ligne de front aux troupes françaises qui débarquent. Pendant le siège de Savannah, il dirige toute la cavalerie, française et américaine, lors de l'attaque du 9 octobre. Il est mortellement blessé par la mitraille alors qu'il mène une charge de cavalerie contre les Britanniques et meurt deux jours plus tard, sans avoir repris connaissance.
• En mars 1825, Lafayette pose la première pierre du monument Casimir Pulaski à Savannah, en Géorgie, lors de sa tournée d'adieu aux États-Unis.
• Pulaski est célébré comme un héros pour sa lutte en faveur de l'indépendance et de la liberté, tant en Pologne qu'aux États-Unis. De nombreux lieux et événements portent son nom, et il est honoré par diverses œuvres d'art. Il est également l'une des huit personnes à avoir reçu la citoyenneté honoraire aux États-Unis.
Intéressons-nous maintenant à la présence particulière sur le champ de bataille d'un régiment de couleur, qui s'est battu très courageusement et a battu en retraite en bon ordre après que l'amiral d'Estaing a levé le siège de Savannah.
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Hommage aux
Chasseurs Volontaires de Saint Domingue
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Saint Domingue, l'actuelle Haïti:
Saint-Domingue était une colonie française située dans la partie occidentale de l'île d'Hispaniola, aujourd'hui Haïti, dans les Caraïbes, de 1697 à 1804. Son nom vient de la ville espagnole de Saint-Domingue, qui désignait à l'origine la zone contrôlée par les Espagnols et qui constitue aujourd'hui la République dominicaine. Les frontières entre les territoires français et espagnols ont changé au fil du temps jusqu'à ce qu'elles soient établies avec Haiti pendant la guerre d'indépendance dominicaine en 1844.
Les Français se sont installés dans les parties occidentales d'Hispaniola et de Tortuga en 1659. En 1697, le traité de Ryswick reconnaît officiellement le contrôle français sur l'île de Tortuga et le tiers occidental d'Hispaniola.
Surnommée la « Perle des Antilles », Saint-Domingue est devenue la colonie française la plus riche et la plus prospère des Antilles. En 1789, elle comptait environ 8 000 plantations qui produisaient collectivement la moitié du sucre et du café consommés en Europe et aux Amériques, dépassant ainsi la production totale de sucre et de café de toutes les colonies britanniques des Antilles réunies.
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Esclaves et gens de couleur de Saint Domingue
Pour raconter les exploits des « Chasseurs Volontaires de Saint Domingue » et leur contribution à la cause de l'indépendance américaine, il est important d'examiner le système complexe de l'esclavage colonial au XVIIIe siècle.
Création d'une nouvelle population créole :
Les efforts de la Couronne française pour établir une population européenne stable dans la colonie se sont poursuivis jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Cet objectif était difficile à atteindre en raison du taux de mortalité élevé dû aux maladies et du manque de femmes européennes. Du XVIIe siècle au milieu du XVIIIe siècle, la Couronne a tenté de résoudre ce problème en envoyant des femmes de France à Saint-Domingue et à la Martinique pour épouser des colons. Cependant, ces femmes étaient souvent considérées comme d'anciennes prostituées, ce qui a suscité des plaintes de la part des colons. En conséquence, le système a été abandonné et, à la fin du XVIIIe siècle, il est devenu normal pour les hommes français de vivre avec des femmes noires locales pendant leur séjour.
L'esclavage :
Entre 1681 et l'abolition de l'esclavage par la Première République française en 1794, environ 790 000 à 860 000 esclaves ont travaillé dans ces plantations. La nécessité de faire venir constamment de nouveaux esclaves d'Afrique fait que la plupart des esclaves de la colonie sont nés en Afrique (issus d'une multitude de tribus, car capturés lors de guerres ethniques et revendus aux marchands d'esclaves), représentant un tiers du total de la traite transatlantique des esclaves. Les conditions terriblement difficiles de l'esclavage, associées à des maladies comme la fièvre jaune, ont rendu difficile la croissance naturelle de la population. Les esclaves étaient issus de nombreuses tribus africaines, parlant des langues différentes, et ils ont appris le français créole pour communiquer entre eux.
Gens de couleur libres :
Saint-Domingue comptait la population de couleur libre la plus importante et la plus riche des Caraïbes, connue sous le nom de « Gens de couleur libres ». Si nombre de ces personnes étaient des esclaves affranchis, la plupart étaient des gens de couleur, c'est-à-dire des Noirs et des mulâtres nés libres. Une pratique appelée « plaçage » a vu le jour : des hommes blancs se sont mariés de manière informelle avec des femmes esclaves ou libres, en leur offrant une dot, en leur accordant parfois la liberté et en garantissant souvent l'éducation ou l'apprentissage de leurs enfants. Certains descendants de ces planteurs ont fini par hériter de biens importants.
Les « Gens de couleur libres » possédaient beaucoup de richesses et de terres. À l'instar des « petits blancs », planteurs et civils non nobles, ils jouissaient de la pleine citoyenneté et des droits civils comme les autres sujets français. En 1789, les libres de couleur possédaient un tiers des plantations et un quart des esclaves de Saint-Domingue.
Ce sont eux qui se sont engagés dans les « Chasseurs Volontaires de Saint Domingue »
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Le Code Noir
En 1685, Louis XIV a établi le Code Noir pour réglementer l'esclavage. Ce code accorde certains droits aux esclaves et fixe les responsabilités des maîtres, qui doivent nourrir, vêtir et veiller au bien-être de leurs esclaves, cette dernière stipulation étant très souvent ignorée dans la pratique.
Le Code Noir accorde également la pleine citoyenneté aux affranchis (anciens esclaves) et stipule qu'ils ont les mêmes droits civils que les autres sujets français. Il n'interdisait pas les mariages interraciaux à Saint Domingue et permettait aux individus libres de donner des biens aux affranchis sans limitation. Les gens de couleur et les affranchis avaient régulièrement recours aux tribunaux coloniaux pour défendre leurs biens et intenter des actions en justice contre les colons blancs.
Si le Code noir autorisait les châtiments corporels, il prévoyait des règles pour contrôler la manière dont les châtiments étaient exécutés, là encore souvent ignorées dans la pratique, car des actes de châtiments cruels étaient couramment signalés.
L'article 59 du Code noir, qui stipule que « les affranchis ont les mêmes droits, privilèges et immunités que ceux qui sont nés libres », signifiait que les personnes de couleur affranchies pouvaient s'enrôler dans l'armée.
La population de couleur de Saint Domingue était classée en fonction du pourcentage d'ancêtres noirs : ⅞ : Sacatra, ¾ : Griffe, ⅝ : Marabou, ½ : Mulâtre, ¼ : Quarteron, ⅛ : Métis, 1/16 : Mamelouk, 1/32 : Quarteronné, 1/64 : Sang-mêlé...
L'expression « personnes de couleur libres » désigne un groupe juridique créé dans les colonies françaises avant la fin de l'esclavage. Elle est apparue pour la première fois dans les lois locales et royales dans les années 1720 à Saint-Domingue pour les différencier des « nègres affranchis ». Il s'agissait d'une différence par rapport au Code noir de 1685, qui ne distinguait pas tous les affranchis.
A partir de 1724, cette discrimination conduit à une politique de ségrégation sociale : bien que libres, les libres de couleur ne peuvent accéder à des postes de responsabilité (fonctions judiciaires, exercice de la médecine, commandement militaire) ni obtenir des privilèges ou des charges royales, en vertu du « préjugé de couleur ». Dans les actes notariés, quatre degrés de couleur sont introduits : nègre, mulâtre, quarteron et blanc. C'est à cette époque que les libres de couleur sont parfois qualifiés de façon péjorative de « sang-mêlés ». La notion de « personnes libres de couleur » englobe à la fois les mulâtres, qui possèdent des esclaves, et la « classe intermédiaire » des noirs affranchis, qui peuvent également posséder des esclaves.
Souvent à leur compte en tant qu'artisans, commerçants ou propriétaires terriens, les personnes de couleur sont souvent devenues très prospères, et nombre d'entre elles sont fières de leur culture européenne. Ils parlaient souvent le français, contrairement au créole haïtien qu'ils méprisaient et qui était parlé par les esclaves. La plupart des gens de couleur étaient catholiques et beaucoup dénonçaient la religion vaudou.
Saint-Domingue et la guerre d'indépendance américaine :
Comme nous venons de le décrire à grands traits, Saint-Domingue était une colonie stratégique dotée d'une infrastructure militaire. Il était donc tout à fait normal que la France l'utilise, comme le reste des Antilles françaises, comme base d'opérations pour le soutien français à la guerre d'indépendance américaine (1775-1783). Des liens existent également entre les planteurs français de l'île et ceux des colonies françaises situées au sud des futurs États-Unis, notamment en Louisiane (vendue par la France aux États-Unis en 1803).
Après la guerre d'Indépendance américaine
Dans les pages qui suivent, nous évoquerons le destin de plusieurs de ces Chasseurs Volontaires, à leur retour d'Amérique. Pour comprendre leurs actions, il faut tenir compte de la Révolution française et de ses promesses de liberté, d'égalité et de fraternité pour tous les hommes, qui ont apporté d'énormes changements dans les possessions françaises d'outre-mer.
En 1791, des esclaves et quelques créoles ont commencé à planifier la révolution haïtienne. Le soulèvement des esclaves s'est ensuite allié aux troupes républicaines françaises après l'abolition de l'esclavage dans la colonie, ce qui a contrarié la principale classe esclavagiste de l'île. La France a pris le relais de l'Espagne et a gouverné toute l'île d'Hispaniola de 1795 à 1802, date à laquelle une nouvelle rébellion a éclaté.
En 1802, les troupes envoyées par Napoléon Bonaparte pour réprimer la révolte à Saint-Domingue sont confrontées à la fièvre jaune, qui fait succomber plus de la moitié des forces d'expédition françaises, et à la détermination indomptable des insurgés, qui se battent pour conserver leur liberté récemment acquise et sont déterminés à ne plus jamais être réduits en esclavage.
Les derniers soldats français ont quitté la partie occidentale de l'île à la fin de l'année 1803 et la colonie a déclaré son indépendance sous le nom d'Haïti, nom donné à l'île par les Taïnos (Indiens arawaks d'origine), l'année suivante.
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Les Chasseurs Volontaires de Saint Domingue:
Un régiment d'infanterie légère intrépide
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Ci-dessus:
Chasseurs-Volontaires de St. Domingue, 1779 imaginé et peint par Paul Derrick
https://www.puttyandpaint.com/projects/38202
Les Chasseurs-Volontaires portaient un uniforme en tissu bleu avec une doublure en toile lavée. Il est orné d'un tissu vert sur le devant et de petits boutons et poches blancs. Ils portaient également des épaulettes vertes et un chapeau simple orné d'une plume blanche et jaune.
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• Les Chasseurs Volontaires de Saint-Domingue est un régiment composé de « gens de couleurs libres », selon la terminologie de l'époque. Cette unité militaire est créée par un ordre du comte Robert d'Argout, gouverneur général, le 12 mars 1779, puis élargie en avril, son effectif passant de 800 à 1 030.
Finalement, le nombre total de soldats noirs et métis enrôlés atteint 1 500. Elle est parfois appelée à tort « Chasseurs Volontaires de San Domingo », ce qui traduit une confusion avec la partie espagnole de l'île, l'actuelle République dominicaine.
• Dans l'armée française, un « chasseur » désigne un soldat d'infanterie légère, très mobile, entraîné pour des frappes rapides et des missions de reconnaissance.
Commandement:
Les commandants étaient des Blancs. Il faut attendre la Révolution française pour voir des généraux noirs, comme nous le verrons plus loin. Cependant, des hommes de couleur peuvent accéder aux grades d'officiers supérieurs.
Le chef du régiment est le vicomte de Fontanges, un major général et un important propriétaire de plantations dans le sud de Saint-Domingue. Il devint plus tard un personnage clé de la Révolution française dans les Antilles et fut rapidement nommé chef d'état-major de l'amiral d'Estaing. Les Chasseurs sont surnommés la « Légion de Fontanges ».
• Francois, vicomte de Fontanges (né à Gannat, Allier, le 21 mars 1740 - décédé à Montluçon, Allier, le 13 juin 1822) s'engagea dans l'armée à l'âge de 16 ans et fut un vétéran de la campagne d'Allemagne en 1757-1763 pendant la guerre de Sept Ans.
En juillet 1779, il est nommé chef d'état-major du vice-amiral d'Estaing et major général des troupes coloniales débarquées pour l'attaque de Savannah, où il est grièvement blessé en octobre 1779. Il est autorisé à rentrer en France en convalescence en novembre.
• Auparavant, il avait été envoyé aux Antilles en tant que major et promu lieutenant-colonel au Régiment du Cap en 1778.
• Il est renvoyé par Louis XVI à Saint Domingue et promu colonel le 23 janvier 1780 dans le régiment du Cap en octobre 1780, puis devient maréchal de camp (général de brigade) le 16 janvier 1784, exerçant de fait les fonctions de commandant militaire de Saint Domingue.
• Pendant la Révolution française, le 23 octobre 1791, il signe à La Croix-des-Bouquets un accord avec les affranchis pour leur accorder des droits civils égaux à ceux des colons, suite à la loi votée par l'Assemblée constituante de Paris en mai, mais les autorités locales de Port-au-Prince s'y opposent. Lors de la signature de ce pacte, le vicomte de Fontanges a critiqué les juges de Port-au-Prince pour avoir condamné à mort son ancien compagnon d'armes, Jean-Baptiste Chavannes. Chavannes était un partisan de l'égalité des droits pour les individus libres. En 1792, il confirme un second accord reconnaissant les droits des affranchis. En réaction, les autorités de Port-au-Prince prennent des mesures de rétorsion à son encontre. En 1793, sa tête est mise à prix. Le vicomte de Fontanges se réfugie dans la partie espagnole de l'île, puis s'exile à la Jamaïque, avant de rejoindre l'Espagne, où il se met au service du roi d'Espagne.
• En 1808, il est capturé par l'armée française mais est libéré à Paris et rejoint l'armée du Premier Empire. Après s'être rallié au roi Louis XVIII pendant la Restauration, il est promu au grade de lieutenant-général en 1814.
En 1816, le roi Louis XVIII, reconnaissant les liens d'amitié que le vicomte de Fontanges entretient avec ses anciens camarades du siège de Savannah, l'envoie en mission à Haïti. Il fait ainsi partie de la délégation diplomatique chargée de négocier le rétablissement des relations économiques entre la France et le nouvel empereur d'Haïti, Pétion. Les négociations échouent cependant et seront reprises sous le règne de Charles X.
Durant ses années de retraite à Montluçon, le vicomte de Fontanges s'éteint le 13 juin 1822. Il était membre de la Société des Cincinnati.
• Le régiment est dirigé par Laurent-François le Noir, marquis de Rouvray (1743-1798). Il organise dix compagnies de chasseurs volontaires (infanterie légère), chaque compagnie étant composée de trois officiers, quinze sous-officiers et soixante soldats, formant ainsi deux bataillons pour l'armée française. Le recrutement est 49 % plus élevé que prévu, ce qui permet d'augmenter les effectifs de chaque compagnie à quatre-vingt-quatre hommes et quatre caporaux un mois plus tard, le 21 avril 1779.
• Il s'agissait d'un soldat non professionnel qui avait servi et été blessé au Canada sous les ordres de Montcalm. Il n'était pas un homme noir, contrairement à ce qui a été rapporté à tort sur certains sites web (peut-être parce que son nom de famille est Le Noir). Il possédait des plantations de café achetées aux Jésuites et avait des esclaves à Saint-Domingue, notamment à Terrier-Rouge et à Dondon. Il rédige également un rapport sur la création d'un corps de gens de couleur levé à Saint-Domingue en 1779, qui est conservé dans les archives du ministère des Colonies.
En 1781, il est nommé inspecteur général des milices mulâtres et des noirs libres. Il soutient l'autonomie locale et les lois de 1784 et 1785 concernant les esclaves.
Au début de la Révolution française, en 1789, il représente Saint-Domingue aux États généraux de Paris, se ralliant au Club de l'hôtel de Massiac. - Il part pour les États-Unis en octobre 1790, et ses lettres reflètent les conflits entre colons et militaires à cette époque, ainsi que l'espoir d'un soutien de l'Angleterre contre les abolitionnistes. Il meurt à Philadelphie le 18 juillet 1798. Il était membre de la Society of Cincinnati.
• Le corps est également commandé par le capitaine Louis Baury de Bellerive (1753-1807) et le lieutenant Jean-Baptiste Bernard de Vaublanc.
• Capitaine Louis Baury de Bellerive est né à Fort Dauphin, Saint Domingue, le 16 septembre 1753 et est décédé à Middletown, CT, le 20 septembre 1807).
Il fait ses études dans une école militaire en France et retourne aux Antilles en 1771. En 1773, il devient lieutenant de milice à Fort Dauphin. En 1779, il est nommé capitaine commandant dans le corps des chasseurs de Saint-Domingue et sert pendant la campagne de Savannah en Géorgie cette année-là. De 1781 à 1783, il participe à des campagnes aux États-Unis et aux îles du Vent en tant que capitaine des grenadiers et des troupes de débarquement. Après la guerre, le capitaine Baury épouse Mary Clark de Middletown, CT en 1784 et s'installe à Boston, Massachusetts (une plaque de bronze lui rend hommage ainsi qu'à la première messe catholique romaine à Boston à son domicile en 1788). Des doutes subsistent quant à son appartenance à l'Union européenne en raison de sa vie passée en dehors des États-Unis, mais il est accepté par le Comité permanent le 4 février 1789, après avoir juré qu'il n'était plus un officier de l'armée française et qu'il ne recevait pas de solde. Au début de l'année 1787, il sert d'aide de camp au général Lincoln pendant la rébellion de Shays. Il possédait une plantation à Saint-Domingue et partageait son temps entre cette ville et Middletown jusqu'en 1803, date à laquelle il s'installa définitivement à Middletown en raison de la rébellion des esclaves qui s'était emparée de ses propriétés. Des décennies après sa mort, sa veuve, Mary, qui ne s'est jamais remariée, a demandé une pension en 1851 et l'a obtenue en 1853, à l'âge de 85 ans. Elle est décédée trois ans plus tard. Couple « franco-américain » avant l'heure, leurs deux fils ont servi dans l'US Navy et sont morts en mer.
En 1789, Louis Baury est devenu membre original de la Massachusetts Society of the Cincinnati.
• Jean-Baptiste Bernard Viénot, chevalier de Vaublanc (17 septembre 1761 à Ouanaminthe, Saint Domingue - 19 décembre 1812 en Lituanie), Chevalier de la Légion d'honneur. Jean-Baptiste est envoyé à Paris pour étudier à l'École militaire. À 16 ans, il retourne à Saint-Domingue et sert comme lieutenant dans les Chasseurs Volontaires de Saint-Domingue le 12 mars 1779. Il a une conduite exemplaire pendant le siège de Savannah et le nouveau gouvernement américain le reconnaît en lui accordant une concession de terre. Il est libéré de ses obligations le 6 mars 1780 pour des raisons de santé.
Pendant la Révolution française, il sert dans l'armée du Rhin et, en 1800, il est nommé inspecteur aux revues. Il continue d'être promu, participe aux campagnes d'Espagne et du Portugal, jusqu'à ce que Napoléon le nomme en 1812 inspecteur en chef aux revues de la Grande Armée et entame les préparatifs de l'invasion de la Russie. Contraint de participer à l'invasion de la Russie, malgré les protestations du maréchal Berthier et de sa famille, Jean-Baptiste suit la Grande Armée en Russie, en dépit de sa santé défaillante. Lorsque la retraite de Moscou a commencé, Jean-Baptiste a sauvé un tableau des incendies de Moscou et l'a gardé avec lui. Peu après, il doit continuer à pied, l'épée à la main, malgré la fièvre et les saignements aux pieds. Il atteint tout de même Gambinen en Prusse, près de Vilnius en Lituanie (aujourd'hui Goussev, dans l'oblast russe de Kaliningrad), avant de succomber aux effets de la guerre. Dans une lettre destinée à la France, il écrit : « Quelle serait ma folie d'être venu jusqu'ici, si les motifs les plus légitimes ne m'y avaient conduit ! « Il meurt sans argent et sans laisser d'héritage, alors qu'il avait accès à tout le trésor de la Grande Armée.
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Rôle des Chasseurs pendant le siège:
• Dès le début, leur contribution a été précieuse puisqu'ils ont joué le rôle d'éclaireurs.
• Au cours de la bataille, ils sont apparus comme l'un des groupes alliés les plus unis et les plus efficaces, luttant courageusement contre les troupes britanniques.
• Qu'ils soient noirs, de couleur ou blancs, ils étaient chargés de creuser des tranchées et de monter la garde. Ce dernier consistait à s'allonger devant les tranchées ou à se cacher derrière tout ce qui était disponible pour se protéger des tirs. Ils travaillaient dans des tranchées froides et humides. Ces travaux de terrassement sont destinés à soutenir les batteries, qui ne parviennent finalement pas à affaiblir les fortifications britanniques.
• Le 24 septembre, Rouvray, à la tête de ses hommes, repousse à la baïonnette, avant l'aube, l'assaut des tranchées françaises par le major Colin Graham et quatre-vingt-dix-sept fantassins britanniques. Rouvray commet ensuite l'erreur de poursuivre l'ennemi qui bat en retraite jusqu'à ce qu'il soit à portée de canon des fortifications ennemies. Ses hommes auraient subi 150 pertes, dont 40 hommes tués en fuyant le feu des canons.
• Après l'échec de l'assaut du 9 octobre, les Chasseurs-Volontaires ont joué le rôle d'arrière-garde et ont sauvé les forces en retraite.
• Ils représentent une part importante des 378 tués et 411 blessés des forces françaises pendant toute la campagne de Savannah, bien que le nombre exact ne soit pas connu et que de nombreuses archives aient été détruites pendant la révolution haïtienne.
• Sous les ordres du général vicomte Louis-Marie Marc Antoine d'Ayen de Noailles (1756-1804), et avec l'appui de deux canons, les soldats noirs haïtiens protègent la retraite et le camp français au sein d'un groupe de réserve comprenant des marines et deux compagnies blanches martiniquaises. Le bataillon blanc des Grenadiers volontaires, ainsi qu'une partie des troupes de Rouvray, participent à une feinte d'attaque avec la milice américaine, qui ne parvient pas à détourner les forces britanniques de l'attaque principale. Vingt-cinq soldats haïtiens noirs auraient perdu la vie en protégeant les soldats américains et français en fuite.
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Ci-dessus : Mémorial aux Chasseurs-Volontaires de Saint-Domingue à Franklin Square, Savannah, Géorgie : Attaque de Savannah le 9 octobre. Le mémorial est inscrit au Registre national des bâtiments historiques. Photo : Par Jrozwado - Travail personnel, CC BY-SA 4.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=82721911
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Le 8 octobre 2007, une sculpture commémorative a été dévoilée à Savannah en l'honneur des Chasseurs-Volontaires de Saint-Domingue de la bataille de Savannah. Ce mémorial reconnaît le rôle important que ces soldats ont joué dans la guerre d'Indépendance et leur soutien à la création des États-Unis.
Comme il a été érigé par la diaspora haïtienne aux États-Unis, il a été baptisé « Le Monument Haïtien».
“Haitian Monument”
Franklin square, Montgomery St & W. Bryan St., Savannah, GA 31401
GPS: 32.081139, -81.095861
• Inscription:
(face ouest)
« Dans sa quatrième année, la révolution américaine est devenue un conflit international. Les colonies américaines rebelles et leurs alliés français ont tenté de prendre Savannah aux Britanniques en 1779. Des soldats haïtiens d'origine africaine faisaient partie des forces alliées. Après la bataille, beaucoup de ces Haïtiens ont été affectés à d'autres tâches militaires et ne sont rentrés chez eux que des années plus tard, voire jamais. Plusieurs vétérans de la campagne sont devenus les leaders du mouvement qui a fait d'Haïti la deuxième nation de l'hémisphère occidental à se débarrasser du joug du colonialisme européen."
(face sud-est)
« Lors de la bataille de Savannah le 9 octobre 1779, « Les Chasseurs Volontaires de Saint Domingue », nos ancêtres, ont combattu aux côtés de l'armée américaine du général Benjamin Lincoln. Se distinguant par leur bravoure, en tant que réservistes, ils ont couvert la retraite des alliés américains et français, sauvant de nombreuses vies en dissuadant une féroce contre-attaque des troupes britanniques en défense. »
(face nord)
« La plus grande unité de soldats d'origine africaine ayant combattu dans la Révolution américaine était le courageux régiment « Les Chasseurs Volontaires de Saint Domingue » d'Haïti. Ce régiment était composé d'hommes libres qui se sont portés volontaires pour une campagne visant à capturer Savannah aux mains des Britanniques en 1779. Leur sacrifice nous rappelle que des hommes d'origine africaine étaient également présents sur de nombreux autres champs de bataille pendant la révolution ».
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(face est)
« À l'automne 1779, plus de 500 « Chasseurs Volontaires » ont quitté Saint Domingue, l'île moderne d'Haïti. Ces soldats d'origine africaine, « Les Chasseurs Volontaires de Saint Domingue », ont quitté leurs familles pour participer à la campagne de Géorgie, sous les ordres du commandant français Charles Henri d'Estaing.
(face sud)
« Reconnaissant les exploits des Chasseurs Volontaires de Saint Domingue à Savannah, le Secrétaire d'Etat américain Cordell Hull a dédié une plaque commémorative le 25 avril 1944, à la Cathédrale de Saint Marc, Haïti, avec ces mots1 :
"Nous Payons Aujourd'hui Tribut Au Courage Et à L'Esprit des Volontaires Haitiens de 1779 Qui Risquèrent Leurs Vies Pour La Cause de La Liberté Dans Les Amériques."
Note: 1. citation gravée en français et en anglais
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(face nord-est)
« Le tambour représente le jeune Henri Christophe, qui a participé à la bataille de Savannah le 9 octobre 1779. Christophe devint plus tard un leader dans la lutte pour l'indépendance d'Haïti contre la domination coloniale française, qui se termina en 1804. Commandant de l'armée haïtienne, il est devenu roi d'Haïti, faisant partie des premiers chefs d'État d'origine africaine dans l'hémisphère occidental."
(face sud-ouest)
« Bien que des centaines d'autres « Chasseurs Volontaires » restent anonymes aujourd'hui, un certain nombre d'entre eux sont documentés et listés ci-dessous.
Pierre Astrel ; Louis Jacques Beauvais ; Jean-Baptiste Mars Belley ; Martial Besse ; Guillaume Bleck ; Pierre Cange ; Jean- Baptiste Chavannes ; Henri Christophe ; Pierre Faubert ; Laurent Férou ; Jean-Louis Froumentaine ; Barthélemy-Médor Icard ; Gédéon Jourdan ; Jean-Pierre Lambert ; Jean-Baptiste Léveillé ; Christophe Mornet ; Pierre Obas ; Luc-Vincent Oliver ; Pierre Pinchinat ; Jean Piverger ; André Riguad* ; Césaire Savary ; Pierre Tessier ; Jérome Thoby ; Jean-Louis Villate*
"Nous rendons hommage à tous leurs sacrifices collectifs, connus et inconnus"
*Note: il y a quelques erreurs typographiques sur le monument, il faut lire "Rigaud" et "Villatte"
(face nord-ouest)
« Projet de la Société historique haïtiano-américaine, 2001-2007 :
Conseil d'administration
(Liste des 13 membres)
Érigé en 2007 par la Haitian American Historical Society."
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Contributions additionnelles
des Chasseurs Volontaires
à l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique
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Ci-dessus :
Gravure de 1783 représentant l'explosion d'un magasin par des artilleurs français, par Lausan (artiste), Bertaux et Ponce (graveurs) - De la collection numérique de la New York Public Library et de la BNF (Bibliothèque Nationale de France).Digital ID : 808896Record ID : 701671, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6742586
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Autres batailles menées par les Chasseurs Volontaires :
Deux ans plus tard, en 1781, une autre campagne, qui fut couronnée de succès, impliqua les unités indigènes de St-Domingue et se concentra sur la Floride.
• L'Espagne, entrée en guerre en juillet 1779 aux côtés de la France et des États-Unis, récupère en 1781 une base de ravitaillement des forces britanniques qui attaquent les États-Unis, les obligeant à abandonner leur route à travers la péninsule floridienne et supprimant une base de ravitaillement pour les flottes britanniques. Elle les contraint à abandonner la péninsule floridienne, qu'ils utilisaient fréquemment depuis le début des hostilités, et perturbe leur liaison avec les provinces méridionales sous contrôle britannique, comme la Géorgie après l'échec du 9 octobre 1789, et la Caroline du Sud après la reddition du général Benjamin Lincoln à Charleston le 12 juin 1780.
• Lors de cette campagne de 1781, le corps expéditionnaire de Saint-Domingue est composé de 732 hommes issus des régiments du Cap et de Port-au-Prince, ainsi que de 303 hommes issus des Chasseurs de Saint-Domingue. Ils sont dirigés par le chevalier François de Monteil, chef d'escadron chargé de la division navale détachée de la flotte du comte de Guichon, les troupes coloniales étant considérées comme faisant partie de l'infanterie de marine.
• Les Chasseurs Royaux de St-Domingue ont été créés par une ordonnance du 12 mai 1780 du Chevalier Reynaud de Villevert, gouverneur intérimaire de l'île après la mort du comte d'Argout. Ce corps est composé de cinq compagnies de 101 hommes chacune, recrutées parmi les gens de couleur et les compagnies de milice.
• La division de Saint-Domingue quitte La Havane, en provenance de Cap-Français, le 9 avril 1781, pour des opérations dans l'ouest de la Floride. Cette division navale et les troupes coloniales jouent un rôle crucial dans la campagne contre Pensacola. Les frégates françaises sont actives du début à la fin, poursuivant les navires anglais, naviguant dans des passages dangereux, servant de messagers entre la Nouvelle-Orléans et Cuba, et bombardant les fortifications britanniques.
• De même, le corps expéditionnaire français excelle dans la construction de tranchées, la reconnaissance et l'établissement de batteries. Dans le duel d'artillerie qui commence le 6 mai entre les ouvrages extérieurs anglais et les batteries espagnoles, les artilleurs français du saillant n° 2 procurent des avantages décisifs aux forces assiégeantes du général espagnol Bernardo de Calves. Le 8 mai au matin, ces mêmes artilleurs sont responsables de l'explosion de la redoute du Quin, qui entraîne la reddition du général britannique John Campbell.
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Un échec instructif
Lorsque George Washington et Rochambeau se rencontrent l'année suivante, ils veillent à ne pas répéter les mêmes erreurs et s'assurent qu'il n'y aura pas de mauvaise communication. La parfaite coopération qui s'ensuivit entre les forces armées américaines et françaises ouvrit la voie à la victoire finale de Yorktown.
Quant à l'amiral d'Estaing, nous nous contenterons de cette évaluation de l'historien Alexander A. Lawrence :
« Cette défaite devait être attribuée aux incidents qui, dans la main de l'Omnipotence, déterminent tous les événements humains », a déclaré le président (du Congrès continental) Samuel Huntington au nouvel envoyé français. Notre déception est compensée, ajoute-t-il, par la réflexion sur la parfaite harmonie qui a régné entre les généraux et les troupes des deux nations.
En public, les Américains ne tarissent pas d'éloges sur d'Estaing. La presse s'efforce d'arrondir les angles. Un collaborateur d'un journal de Philadelphie déclare que les blessures qu'il a reçues, le sang qu'il a versé à notre service, resteront dans nos mémoires. Il a fait preuve d'une vaillance des plus héroïques, tempérée par la prudence, et les troupes sous son commandement ont agi avec le plus grand courage. En toutes occasions, a attesté un habitant de la Caroline du Sud, le comte d'Estaing s'est montré un homme courageux et a agi à tous égards conformément à la dignité de son caractère, en tant que noble d'une famille distinguée et en tant que gentleman dont les meilleurs souhaits étaient les plus ardents pour le bien et la protection des États-Unis.
Suite aux critiques américaines contre l'amiral d'Estaing après l'affaire de Newport, John Laurens avait déploré les absurdes préjugés anti-français hérités de la nation britannique. L'association avec le comte à Savannah ne changea pas les sentiments du colonel Laurens. Peu après le siège, il écrivit à son père : « Nous lui sommes aussi redevables que si ses efforts avaient été couronnés du succès le plus complet ».
L'Amérique devait en effet beaucoup à Charles-Henri d'Estaing. Il avait répondu à ses appels à un moment critique (...) Son propre sang avait été versé pour la cause commune. Il avait sacrifié la vie de nombreux Français courageux dans la tentative de prise de Savannah. Des erreurs ont été commises. Mais la responsabilité de l'échec de l'expédition ne doit en aucun cas lui être imputée. Et il ne faut jamais oublier que si M. d'Estaing avait eu un peu plus de chance, son nom serait aujourd'hui aussi familier en Amérique que celui de Lafayette ».
-- Storm Over Savannah by Alexander A. Lawrence, Chapter XIV, p.36
Qu'est-il advenu des courageux soldats des Chasseurs volontaires ?
Un groupe de soixante-deux soldats de couleur aide les blessés à atteindre Charleston et fait partie de ceux qui se rendent lorsque les Britanniques s'emparent de la ville en mai 1780. Ils seront très maltraités par les anglais et la population. Les autres membres du corps servirent de troupes de garnison à la Grenade et à Saint-Dominique jusqu'à la fin de la guerre.
Malheureusement, il n'existe pas de mémoriaux énumérant les noms des soldats et marins français morts et enterrés à proximité du champ de bataille à Savannah ou dans des hôpitaux de campagne éloignés.
Il est probable que plusieurs soldats français aient été enterrés dans une fosse commune au Old Jewish Burial Ground (situé au bout de Coyle Street, à la sortie de Cohen Street, GPS: 32.072363, -81.103415 près de la redoute de Spring Hill, située à proximité, pendant la trêve qui a suivi l'assaut.
Beaucoup d'autres sont probablement enterrés près de l'actuel Visitors Center, au 301 Martin Luther King Jr Blvd, Savannah, GA 31401, GPS: 32.076202, -81.099337
Plusieurs autres soldats français furent enterrés dans les jours qui suivirent dans une plantation voisine ou au Colonial Park Cemetery, 218 Abercorn St, Savannah, GA 31401, GPS : 32.075100, -81.090917, ou à la plantation Beaulieu, 478 Beaulieu Avenue, Savannah, GA 31406, GPS: 31.934400, -81.111983
Nous disposons d'une liste étendue, quoique incomplète (notamment la liste des morts des Chasseurs Volontaires, peut-être perdus lors de la révolution haïtienne) : cliquez sur notre site internet, page: Honor Roll, avec leur nom, leur ville ou province de naissance, leur régiment et la date de leur décès pendant le siège.
Nous espérons pouvoir ériger un mémorial près du champ de bataille à l'avenir.
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Anciens de Savannah, et
futurs gouvernants d'Haïti
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Il n'entre pas dans le cadre de notre Bulletin de raconter en détail la révolution en Haïti. Cependant, plusieurs de ces soldats qui ont combattu courageusement à Savannah ont joué un rôle important dans la révolte ultérieure contre les planteurs et les colons, qui, après plusieurs années de lutte sanglante, a abouti à l'indépendance de l'île des Caraïbes.
Chasseurs Volontaires à Savannah devenus célèbres:
• Henri Christophe, futur président de Haïti
• André Rigaud, futur président du sud d'Haïti, chef d'une révolte d'affranchis à l'automne 1791
• Jean-Baptiste Chavannes, condamné à mort en 1791 pour avoir réclamé l'égalité des métis
• Jean-Baptiste l'Eveillé, futur général noir de la République française
• Jean-Louis Villatte, (à ne pas confondre avec Eugène-Casimir Villatte, également général de la Révolution française et de l'Empire) devient général noir de la République française
• Ferrand de Baudières, sénéchal de Petit-Goâve, décapité en 1792 pour avoir réclamé l'égalité des sangs mêlés.
• Jacques Beauvais, commandant de la révolte de 500 noirs et métis en août 1791
• Laurent Férou, bâtisseur du fort Marfranc
• Christophe Mornay, général de Toussaint Louverture.
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Henri Christophe
Prsident, puis Roi d'Haïti
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• Henri Christophe (6 octobre 1767 - 8 octobre 1820) est une figure importante de la Révolution haïtienne et le seul monarque du Royaume d'Haïti. Initialement nommé Christophe Henry, il est probablement né à la Grenade ou peut-être à Saint-Kitts, d'une mère esclave et d'un homme libre nommé Christophe. Il a été amené dans la région nord de Saint-Domingue en tant qu'esclave.
• Son nom figure sur le monument, bien qu'il n'y ait aucune preuve définitive de sa présence à Savannah. Certains disent qu'il était un jeune tambour, d'autres qu'il a été engagé comme aide-soignant d'un officier de marine français.
• En commençant par la révolte des esclaves en 1791, il a gravi les échelons au sein de l'armée révolutionnaire haïtienne. La révolution a finalement obtenu l'indépendance de la France en 1804. Après la déclaration d'indépendance et la création du Premier Empire d'Haïti, Christophe est nommé général en chef et prête serment à Jean-Jacques Dessalines, désormais empereur sous le nom de Jacques Ier. En 1805, il participe aux côtés de Dessalines à la prise de Saint-Domingue (l'actuelle République dominicaine) aux forces françaises, qui avaient pris le contrôle de la colonie à l'Espagne par le biais du traité de Bâle.
• Après l'assassinat de Dessalines, Christophe se retire dans la Plaine-du-Nord et établit un gouvernement indépendant. Le 17 février 1807, il est élu président de la région qu'il appelle l'État d'Haïti. Pendant ce temps, Alexandre Pétion devient président de la République d'Haïti dans la région sud. Le 26 mars 1811, Christophe déclare la région nord comme un royaume et est couronné Henri Ier, roi d'Haïti, et communément appelé « Le roi Christophe ». Il constitue également une noblesse et nomme son fils légitime, Jacques-Victor Henry, prince héritier.
• Christophe est reconnu pour avoir construit la Citadelle Henry, aujourd'hui connue sous le nom de Citadelle Laferrière, ainsi que le Palais Sans-Souci, la chapelle royale de Milot, le Palais de la Belle Rivière, et plusieurs autres structures palatiales. Sa politique de « corvée », qui s'apparente à du travail forcé proche de l'esclavage, génère des revenus grâce à la production agricole, principalement le sucre, mais ce système suscite le ressentiment de la population haïtienne. Il négocie avec le Royaume-Uni pour assurer la protection de ses colonies des Caraïbes en échange d'alertes sur les menaces navales françaises contre Haïti. En 1820, confronté à l'impopularité, à la maladie et à la crainte d'un coup d'État, il se donne la mort. Dix jours plus tard, son fils et héritier, Jacques-Victor, est assassiné. À la suite de ces événements, le général Jean-Pierre Boyer accède au pouvoir et unifie les deux régions d'Haïti.
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André Rigaud
Futur président d'Haïti du Sud
Jean-Baptiste Chavannes,
Co-leader de la première révolte créole
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Ci-dessus :
À gauche : Jean-Baptiste Chavannes accueillant Vincent Ogé à son arrivée à Saint-Domingue en 1790, par François Grenier de Saint-Martin/ Jean-François Villain - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=146434851
À droite : André Rigaud, chef mulâtre, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=397713
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• Benoit Joseph André Rigaud (17 janvier 1761 - 18 septembre 1811) était un important chef militaire mulâtre de la Révolution haïtienne. Il a été le mentor de personnalités telles qu'Alexandre Pétion et Jean-Pierre Boyer, qui deviendront plus tard présidents d'Haïti.
• Rigaud est né aux Cayes, à Saint-Domingue, d'André Rigaud, un planteur français prospère, et de Rose Bossy Depa, une femme réduite en esclavage. Son père reconnaît très tôt qu'il est son fils métis (mulâtre) et l'envoie à Bordeaux pour y suivre une formation d'orfèvre.
De retour de France à Saint-Domingue, Rigaud s'engagera dans les Chasserus et participe à la bataille dee Savannah.
• Au milieu des années 1790, il se lance dans la politique. Il succède à Vincent Ogé et à Julien Raimond en tant que défenseur des droits des personnes libres de couleur. Il soutient la France révolutionnaire et adhère à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui institue l'égalité civile pour tous. Au milieu des révoltes d'esclaves dans le Nord, Rigaud commande une armée dans les départements de l'Ouest et du Sud, où les Français lui accordent le pouvoir de gouverner. La force de Rigaud repose sur ses relations avec les planteurs noirs et mulâtres libres du Sud. Ceux-ci s'inquiètent de la présence d'un grand nombre d'anciens esclaves et soutiennent les commissaires français qui ont aboli l'esclavage à Saint-Domingue en 1793. Ses forces comprennent des soldats blancs et noirs.
• De 1793 à 1798, dans le Sud et dans l'Ouest, Rigaud soutient Toussaint Louverture, l'éminent général des anciens esclaves noirs du Nord, et son initiative visant à relancer l'économie de plantation avec un travail rémunéré au lieu de l'esclavage. Bien que Rigaud respecte Louverture, il est réticent à l'idée d'abandonner le contrôle du Sud. Rigaud continue de croire en un système de castes basé sur la race à Saint-Domingue, plaçant les mulâtres juste au-dessous des Blancs et reléguant les Noirs au statut le plus bas, ce qui met les deux hommes en conflit
• En 1800, après sa défaite contre Toussaint, Rigaud quitte Saint-Domingue pour la France.
• Rigaud retourne à Saint-Domingue en 1802 avec l'expédition du général Charles Leclerc. Leclerc, beau-frère de Napoléon Bonaparte, a pour objectif d'éliminer Toussaint et de rétablir le contrôle français et l'esclavage dans la région. Il réussit d'abord à capturer et à exiler Toussaint, mais doit ensuite faire face à des revers dus à la maladie et à la résistance des Haïtiens. En novembre 1803, la France a dû retirer ses 7 000 soldats restants, soit moins d'un tiers de la force initiale. Jean-Jacques Dessalines, un leader du Nord, conduit Saint-Domingue à la victoire et à l'indépendance, renommant le pays Haïti et se déclarant finalement empereur.
• Après l'échec de l'expédition de 1802-1803, Rigaud rentre en France. Il revient une troisième fois en Haïti en décembre 1810, devient président de l'État du Sud et décède l'année suivante.
• Jean-Baptiste Chavannes est né vers 1748 à Grande-Rivière-du-Nord (Saint-Domingue) et a été exécuté le 25 février 1791 à Cap-Français (aujourd'hui Cap-Haïtien). Homme libre de couleur originaire de France et d'Haïti, il s'est battu pour l'indépendance des États-Unis et pour l'égalité des droits entre les Blancs et les personnes libres de couleur dans la colonie française de Saint-Domingue.
• Plus tard, en 1790, il a soutenu les efforts de Vincent Ogé à Saint-Domingue pour obtenir l'égalité des droits entre les Blancs et les personnes de couleur libres. Après l'échec de leur révolte, ils sont capturés et remis aux autorités françaises par les Espagnols.
• Ils furent condamnés à mort par la roue et exécutés le 25 février 1791. Leur combat a probablement inspiré le soulèvement des Noirs réduits en esclavage.
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Louis-Jacques Beauvais
Jean-Baptiste L'Eveillé
Jean-Louis Villatte
Martial Besse
Généraux Noirs de la République Françåise
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Ci-dessus :
Comme nous n'avons pas trouvé de portraits en ligne de ces quatre généraux noirs, nous avons jugé bon de présenter cette peinture à l'huile du général en chef Thomas-Alexandre Dumas, réalisée par Olivier Pichat, Musée Alexandre Dumas, Villers-Cotterêts, France. Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=94872747
Né à Saint Domingue d'un noble français et d'une esclave, le général Thomas-Alexandre Dumas Davy de la Pailleterie était le père d'Alexandre Dumas, le célèbre auteur des Trois Mousquetaires et de tant d'autres romans comme le Comte de Monte-Cristo, et le grand-père d'Alexandre Dumas Fils, le non moins immortel auteur de la Dame aux Camélias. Pour en savoir plus sur la vie passionnante et épique de ce grand général de la Révolution française, qui suivit Bonaparte en Égypte, il suffit de cliquer sur l'illustration ci-dessus.
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• Louis-Jacques Beauvais est né en 1759 à Croix-des-Bouquets, Saint-Domingue, d'un père blanc et d'une mère mulâtre.
• Beauvais grandit en France et fréquente le Collège militaire de La Flèche. Il passe la plus grande partie de sa carrière dans les colonies, notamment sur son île natale. Il a combattu dans les Chasseurs Volontaires de Saint Domingue et son nom figure sur le mémorial.
• Il devient général de brigade de la République française le 23 juillet 1795.
• En mars 1796, il dirige le département occidental de Saint-Domingue pendant la révolution de son pays. Cependant, en 1799, il choisit de ne pas s'impliquer dans le conflit civil entre Toussaint Louverture et André Rigaud.
• Il perd tragiquement la vie dans un naufrage lors de son retour en France le 12 septembre 1799.
• Jean Pierre Baptiste L’Éveillé est né en Afrique et mort le 7 mai 1802 à Cap-Français (Saint-Domingue). Il a servi comme général de brigade pendant la Révolution française.
• En 1778, il rejoint les Chasseurs Volontaires de Saint-Domingue et participe au siège de Savannah. Son nom figure sur le mémorial.
• Il est arrêté en février 1796 sur ordre du général Villatte mais libéré en mars sur intervention du général Toussaint Louverture.
• Le 20 mars 1796, il est promu général de brigade provisoire par le gouverneur Laveaux, nomination confirmée le 17 août. Il quitte l'île avec le général Hédouville et arrive en France le 31 août 1797.
• En 1801, il est affecté au général Sahuguet et est recommandé pour la retraite en août de la même année.
• Le 27 décembre 1801, il est choisi pour faire partie de l'expédition de Saint-Domingue avec le général Leclerc.
• Il décède le 7 mai 1802 à Cap-Français.
• Jean-Louis Villatte est né en 1751 à Saint-Domingue et mort le 7 mai 1802 à Cap-Français. Il est général de brigade pendant la Révolution française et homme de couleur. Il s'engage dans l'armée en 1768 comme dragons dans le régiment de la Reine.
• Plus tard, il combattit avec les troupes noires affranchies de Saint-Domingue lors du siège de Savannah. Son nom figure sur le mémorial.
Il devient lieutenant-colonel le 12 septembre 1793 et est promu colonel en 1794. Le 23 juillet 1795, il est nommé général de brigade.
• Alors qu'il commande le fort de Cap-Français, Villatte se méfie de la montée en puissance de Toussaint Louverture, d'autant plus que ce dernier est favorisé par le gouverneur Lavaux. En mars 1796, frustré par cette situation qui entrave sa propre progression, Villatte fait arrêter le gouverneur. Toussaint intervient, bat Villatte et obtient la libération de Lavaux. En remerciement de sa loyauté, Lavaux nomme Villatte adjoint au gouvernement de la colonie de Saint-Domingue.
• Martial Besse, métis, né le 15 septembre 1759 à Terrier-Rouge (Saint-Domingue) et mort en 1816 à Cap-Français. Il est un général français pendant la révolution.
• Il a servi dans les Chasseurs Volontaires de Saint-Domingue et a combattu à Savannah. Son nom figure sur le mémorial.
• Le 11 février 1794, il est nommé chef de brigade dans la 2e légion de l'Ouest et participe à la bataille de Port-Républicain du 30 mai au 5 juin 1794. Il devient général de brigade le 11 avril 1795. En mai 1803, il est emprisonné au château de Joux avec les généraux Toussaint Louverture et André Rigaud, mais il s'évade avec Rigaud au bout de quelques jours.
• Il est l'un des signataires de la déclaration préliminaire à la constitution d'Haïti le 20 mai 1805.
• "Au siège de Savannah, dit M. T. G. Steward, cité par M. Benito Sylvain à la page 102 de son livre (Du sort des Indigènes dans les colonies d'exploitation ; Paris, 1901), les miliciens de couleur de Saint-Domingue, au nombre de 800, sauvèrent l'armée franco-américaine d'un désastre total en couvrant héroïquement sa retraite, qui fut bien près d'être coupée par le lieutenant-colonel Maitland ». Cependant, quelques années plus tard, un de ces miliciens, Martial Besse, alors général français, ne fut pas autorisé à débarquer à Charleston (Caroline du Sud) sans caution, en raison de sa couleur. Le consul de France dut intervenir pour qu'il soit respecté. (American Historical Association, 1905, Vol. II, p. 1020, Lettre de Létombe, consul à Philadelphie, à Delacroix, Ministre des Relations Extérieures de France).
• Bien qu'il n'ait pas combattu à Savannah, il faut mentionner parmi les généraux noirs de la République française (et de l'Empire) Antoine Chanlate, un mulâtre né en 1753 à Saint-Domingue, à Port-au-Prince.
- Il entre dans la milice de Saint-Domingue comme fusilier en 1776 et devient sergent en 1777. En 1791, il fait partie de la garde nationale à Saint-Marc. Il obtient son brevet de capitaine en 1792 et est promu chef de brigade en septembre 1793.
- Le 5 octobre 1795, il est blessé en défendant la convention sous le commandement de Bonaparte. Promu général de brigade le 24 octobre 1795, il est élu député de Saint-Domingue au Conseil des Cinq-Cents, mais ne peut siéger.
- Le 4 octobre 1799, il est nommé commissaire provisoire de la République à Saint-Domingue (aujourd'hui République dominicaine) qui avait été cédée à la France. qui. De retour en France en 1801, il reste un temps sans affectation.
- Napoléon l'affecte à l'armée des côtes de l'Océan le 15 août 1805, au camp de Saint-Omer. Plus tard, il est envoyé à Boulogne pour veiller à l'instruction des gardes nationaux. À la dissolution de cette armée, le 26 septembre 1809, il est mis en disponibilité.
- Il prend officiellement sa retraite et perçoit sa pension le 23 août 1810 et meurt le 16 novembre 1815 à Paris.
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Jean-Baptiste Belley
Député à la Convention nationale
Conseil des Cinq-Cents, Première République française
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Ci-dessus :
A gauche : Portrait de Jean-Baptiste Belley, député de Saint-Domingue, par Anne-Louis Girodet De Roucy-Trioson 1797. Belley apparaît avec un buste de l'abolitionniste Abbé Guillaume Raynal - Musée National du Château de Versailles, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15608995
A droite : « Célébrations à l'annonce de l'abolition de l'esclavage », 30 pluviôse an II. Dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, transformée en « temple de la Raison », célébration de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises le 18 février 1794, décrétée deux semaines plus tôt par la Convention nationale. Gravure d'un auteur inconnu, Bibliothèque nationale de France, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=100096831
Jean-Baptiste Belley, premier représentant noir à la Convention (en uniforme à droite), et Lucidor Corbin, républicain noir créole (devant Belley) étaient présents.
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• Jean-Baptiste Belley, était un révolutionnaire français. Il serait lui-même né le 1er juillet 1746 ou 1747 sur l'île de Gorée au Sénégal. À l'âge de 2 ans, il est réduit en esclavage et transporté à Saint Domingue.
- Vers 1758, il réussit à acheter sa liberté avec les économies de sa propre industrie, comme il l'a lui-même fièrement raconté des années plus tard, et est officiellement enregistré comme perruquier noir libre dans la paroisse de Cap-Français (aujourd'hui connue sous le nom de Cap-Haïtien) à Saint-Domingue. Il est surnommé « Timbazé ».
- En 1779, il rejoint le corps auxiliaire des Noirs libres du Régiment du Cap pendant la guerre d'indépendance américaine, au siège de Savannah, où il gagne le surnom de « Mars ». Son nom figure sur le mémorial des Chasseurs Volontaires. À partir d'août 1781, il figure dans les registres paroissiaux de Cap-Français comme officier subalterne des Noirs libres, et le nom de « Mars » y apparaît également.
- Pendant la Révolution française, il est capitaine d'infanterie dans les troupes coloniales, lorsque l'Assemblée législative décide que les colonies éliront des représentants sans distinction de couleur (la loi du 4 avril 1792 accorde les droits civils et politiques aux « hommes libres de couleur »).
• Le 24 septembre 1793, il est élu député à la Convention nationale par la colonie de Saint-Domingue, à la suite d'un « vote unanime à la pluralité ». Il est choisi pour représenter le département du Nord de la colonie française de Saint-Domingue à la Convention aux côtés de Jean-Baptiste Mills (un mulâtre) et de Louis-Pierre Dufay (un colon blanc).
- Avant d'arriver en France, il s'est arrêté à Philadelphie, où il a dû faire face à l'hostilité de résidents (vraisemblablement français) qui s'opposaient à ce qu'un Noir occupe un poste de pouvoir. Il répond : « Si l'on peut sauver et défendre les Blancs, on peut certainement les commander », puis il poursuit sa route jusqu'à New York pour s'embarquer pour la France.
- En 1794, lors d'une séance de la Convention nationale, il s'exclame : « J'ai été esclave dans ma jeunesse. Depuis trente-six ans, je suis libre par mon travail ; j'ai acheté ma liberté. Depuis, je me sens digne d'être Français. Je n'ai qu'une chose à dire : c'est le drapeau tricolore qui nous a appelés à la liberté ; c'est sous sa protection que nous avons recouvré notre liberté, notre patriotisme, et les richesses de notre prospérité ; et tant qu'il y aura une goutte de sang dans nos veines, je jure, au nom de mes frères, que ce drapeau flottera toujours sur nos rivages et sur nos montagnes. »
• Il continue à siéger à la Convention nationale jusqu'au 26 octobre 1795, puis au Conseil des Cinq-Cents jusqu'en 1797, sans toutefois jouer un rôle prépondérant dans ces assemblées.
- En octobre 1795, suite à l'obligation faite aux représentants de déclarer leur patrimoine, il déclare avoir possédé des biens... et des esclaves à Cap-Français, mais ne plus les avoir et ne percevoir que son salaire de député.
Au lieu d'utiliser le mot «esclaves», il emploie l'expression «biens doués de pensée» ; ce terme, qui désigne les esclaves possédés aussi bien par les libres de couleur que par les blancs, reflète les mentalités de l'époque.
• Le 21 juin 1797, il est nommé chef de brigade et retourne à Saint-Domingue comme commandant de la gendarmerie de l'île. Le 8 juillet 1802, il reçoit sa pension de capitaine de gendarmerie. Le 16 juillet 1802, le général Leclerc, qui a reçu l'ordre de réprimer la rébellion et de ne pas faire de quartier, l'envoie à Brest puis à Belle-Île-en-Mer. Là, il est placé en résidence surveillée avec des conditions assouplies. Il est admis à l'hôpital militaire de Belle-Île-en-Mer, où il décède un an plus tard, le 6 août 1805.
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Ci-dessus :
En haut à gauche : Première page de l'Adresse à l'Assemblée nationale par la Société des amis des noirs, février 1790, Domaine, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1662734
En haut à droite : Page de couverture de la Société des amis des noirs, mars 1791, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1662727
En haut au centre : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, portrait de Jean-Jacques-François Le Barbier, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=65758
En bas :
« Les mortels sont égaux, ce n'est pas la naissance, mais la vertu seule qui fait la différence »
Auteur inconnu - Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16946796
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Post-Scriptum
Lorsque la Révolution française débute dix ans plus tard, les promesses inscrites dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, proclamée le 26 août 1789, sont accueillies avec joie partout où l'esclavage est pratiqué. Sauf que les forces économiques en jeu ont rapidement provoqué une levée de boucliers de la part des planteurs, quelle que soit la couleur de leur peau. L'abolition de l'esclavage est déclarée par la Convention nationale le 4 février 1794. De violentes luttes font rage dans les sociétés des îles et se transforment en guerre d'indépendance à Saint Domingue, bientôt rebaptisée Haïti. Napoléon réintroduit l'esclavage dans les colonies productrices de canne à sucre en 1802. Il faudra attendre près de 50 ans pour que la Seconde République abolisse l'esclavage, le 27 avril 1848.
Ce n'est qu'en 2008 qu'une résolution du Congrès des États-Unis, présentée par le représentant démocrate du 17e district de Floride, Kendrick Meek, visant à souligner la participation de centaines de soldats haïtiens (aujourd'hui ainsi appelés) qui sont morts en combattant pour l'indépendance américaine à Savannah, a été adoptée à l'unanimité.
Ceci conclut notre chronique sur la bataille de Savannah et l'histoire unique de tous ces braves hommes de couleur qui se sont battus avec courage à Savannah, en Géorgie, en 1779, et à Pensacola, en Floride, en 1781.
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Hommage aux Volontaires Américains
qui ont rejoint le Lafayette Flying Corps :
Nous poursuivons notre série entamée en octobre 2023 avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur :
https://conta.cc/3Qz0Xjl (version originale en anglais)
https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)
Ce mois-ci, nous rendons hommage à un Volontaire américain mort pour la liberté et la démocratie:
Caporal Oliver Moulton Chadwick
"Mort Pour la France"
14 août1918
(Langemark-Poelkapelle, Belgique)
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Ci-dessus :
En haut à gauche : Oliver Moulton Chadwick, Source : « The Lafayette Flying Corps : The American Volunteers in the French Air Service in World War One », par Dennis Gordon. Schiffer Military History, Atglen, PA : 2000. Page 93.
En haut à droite : « Livret Militaire », Mémoires des Hommes, Ministère de la Défense, https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m005239dde44393a/5242bcce3def1
Au milieu à gauche : Phillips Exeter Academy 1907 Yearbook, photo ajoutée par Richard Weston le 11 Jul 2022, https://www.findagrave.com/memorial/94194442/chadwick#view-photo=254060463
Au milieu à droite: cenotaphe à Exeter Cemetery, lot 206, Exeter, N.H., photo by Lorene on 25 Jul 2012, https://www.findagrave.com/memorial/94194442/chadwick#view-photo=64169096 (Les restes du caporal Moulton sont enterrés au Mémorial de l'Escadrille Lafayette, à Marnes-la-Coquette, en France).
En bas à gauche : Mémorial de la guerre mondiale, Exeter, N.H., sculpté par Daniel Chester French, inauguré le 4 juillet 1922. Carte postale des années 1940, domaine public.
En bas à droite : Oliver Moulton Chadwick, vers 1915, Photo : https://sites.rootsweb.com/~boyerlinks/pdf_files/chadwick_brochure_by_piet_steen.pdf
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• Oliver Moulton Chadwick est né à Lowell, MA, le 23 septembre 1888, fils unique d'Austin Kilham et de Julia May (Moulton) Chadwick. Son père, Arthur Kilham Chadwick, était le président de la Lowell Five Cents Savings Bank.
• Oliver est allé à l'école à Lowell, puis à la Phillips Exeter Academy. Bien qu'il ait eu des difficultés scolaires, il a été accepté à l'université de Harvard. Ses notes ne se sont pas améliorées à Harvard, mais il avait une grande passion pour le sport. À Phillips Exeter, il reçoit la coupe Yale pour ses performances sportives. À Harvard, il participe à divers sports, se distinguant notamment en tant que gardien de but de l'équipe de hockey.
• Chadwick est diplômé de Harvard en 1911 et entre ensuite à la faculté de droit de Harvard, où il obtient son diplôme en 1914. Il rejoint ensuite le département juridique de Stone and Webster.
• Lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté, il s'est senti obligé de participer au combat. Il tente de s'enrôler à l'automne 1914, mais comme il y a plus d'hommes que d'armes, il n'est pas accepté. En 1915, il se rend au Canada pour s'engager, mais refuse de prêter serment d'allégeance au roi d'Angleterre.
• Au printemps 1916, ne pouvant plus attendre, il quitte son emploi et s'engage dans la Légion étrangère. Il passe l'été 1916 à Plattsburg pour suivre une formation militaire et tente à plusieurs reprises, sans succès, de s'engager dans l'armée. Il est ensuite envoyé à la frontière mexicaine pendant quatre mois pour participer au conflit avec Pancho Villa.
• À son retour, il pense que devenir aviateur serait le meilleur moyen d'aider les Alliés. Il s'inscrit à l'école de pilotage Curtiss de Newport News, en Virginie. À la fin de l'année 1916, il est devenu un pilote expérimenté et s'embarque pour la France. Il s'engage le 17 janvier 1917, prêt à combattre dans les tranchées avec la Légion étrangère s'il ne peut servir en tant qu'aviateur.
• Du 23 janvier au 25 juillet 1917, il fréquente diverses écoles d'aviation : Buc, Avord, Cazaux, Pau, G.D.E. (Groupe des Divisions d'Entraînements).
• Il est breveté pilote le 4 mai 1917 (Blériot) et est affecté à l'Escadrille 73, connue comme l'une des escadrilles des « Cigognes », le 28 juillet. Le capitaine Guynemer est le membre le plus remarquable de ce groupe. Le 14 août, Oliver vole au secours d'un pilote britannique attaqué par un chasseur allemand. Alors qu'il poursuivait l'ennemi, il tomba dans une embuscade tendue par deux avions allemands, et son avion fut abattu au nord de Bikschote, ce qui entraîna sa mort. À l'époque, il avait le grade de caporal. On pense qu'il est le premier habitant de Lowell à perdre la vie au cours de la Première Guerre mondiale.
• Il est tué au combat le 14 août 1918 au-dessus de Langemark-Poelkapelle, au nord de Bixschoote, en Belgique.
• En juillet 1919, la Croix de Guerre avec une étoile d'argent indiquant sa citation pour bravoure dans les Ordres de l'Armée de la Division Aérienne, fut remise en personne au père de Chadwick par le Baron d'Estournelles de Constant, au nom du Ministre français de la Guerre.
CITATION CROIX DE GUERRE A L’ORDRE DE L’ARMÉE
«Chadwick, Oliver Moulton, Caporal – pilote – aviateur Jeune pilote, venu au front après quelques mois d’École, a fait prevue d’une haute bravoure, d’un noble caractère et, malgré son inexpérience des combats aériens, a affirmé, dès son arrive dans une unité française (SPA 73), l’ardente volonté de prendre part à la lutte. Au cours d’une mission à basse altitude, sur les lignes ennemies, a soutenu un dur combat au cours duquel il est mort en Héros. Le Général Commandant l’aviation française, M. Duval»
Il écrit à son père : Saint-Pol-sur-Mer (Dunkerque) 3 août 1917
Cher papa
Je suis « quelque part ». Et je ne peux pas le décrire plus clairement qu'en disant que je préférerais être là que n'importe où ailleurs. L'une des premières choses que j'ai vues en arrivant ici, c'est le capitaine Guynemer. Je l'ai vu monter et revenir une heure plus tard. Dans l'intervalle, il avait remporté sa 50e victoire officielle en combat aérien - et il avait dû en larguer à peu près autant, à l'abri des regards, derrière les lignes allemandes. L'une des autres choses intéressantes que j'ai vues ici était une machine qui avait été touchée par plusieurs balles explosives. Ils font un travail minutieux. Les hommes ici sont splendides. C'est le groupe d'escadrilles le plus célèbre au monde et le meilleur commandant. Si je n'apprends pas à être un bon chasseur de Boche ici, ce sera de ma propre faute. Là où la marmite bout le plus vite, on trouve le 'Groupe de Combat 12'. Si la guerre aérienne est plus chaude au pôle Sud qu'ailleurs, c'est de là que vous pouvez vous attendre à recevoir une lettre.”
• Dans une lettre écrite au professeur Edward Warren de la Harvard Law School au cours des quinze derniers jours de sa vie, Oliver Chadwick écrit :
Escadrille N 73 S.P. 15, France, 2 août 1917
Cher Monsieur Warren,
Ici, dans une tente, seuls, à portée de voix du tonnerre des canons de la plus grande offensive du monde, se trouvent deux de vos étudiants, de la promotion 14 de la faculté de droit. L'autre, Biddle, est arrivé ici en mars et est également un soldat de la Légion, tous deux étant aviateurs.
Ici, en France, sur tous les bâtiments publics, il est écrit « Liberté, Égalité, Fraternité » et le sang de la nation les rend encore plus sacrés.
J'en ai parlé cet après-midi et j'ai obtenu une réponse rapide de Biddle. Il s'agit du discours que vous avez prononcé lors du dîner d'adieu de la promotion 14,
» L'égalité d'une démocratie ; l'égalité, non pas dans l'accomplissement ou la récompense, mais dans l'opportunité ».
Vous pensiez ce que vous avez dit, vous l'avez bien dit, vos paroles ont été entendues, et je pense que vous serez heureux de savoir que certains d'entre nous, et je crois beaucoup, s'en souviennent et s'en souviendront.
C'est parce que certains d'entre nous ont trouvé la vérité dans des mots comme les vôtres que nous avons été incapables de « rester neutres en pensée et en action », même lorsque notre président nous en a donné l'ordre.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments distingués,
Oliver M. Chadwick "
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NOUVELLES, ANNONCES ET DATES À RETENIR
Album de photos
Tournée d'adieu du bicentenaire Lafayette
Événements de novembre et décembre
Pour un récapitulatif complet de tous les événements de 2024 en vidéo :
https://www.facebook.com/watch?v=8651422631623327
Le général Lafayette revient à Harrisburg et York !
Commémoration de la visite du bicentenaire
Samedi 1er février 2025 - Harrisburg, PA.
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De nos amis de l'AFL : « L'histoire a pris vie lorsque le général Lafayette est revenu à Harrisburg pour une réception exclusive dans le manoir du gouverneur Schulze ! Les invités ont remonté le temps pour honorer la visite du marquis en 1825 et célébrer son héritage durable en Pennsylvanie. Un grand merci à tous ceux qui ont fait de cette journée un moment de rire, de sourire, d'histoire, de fête et de plaisir !!!! » | |
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Lafayette à Harrisburg & York
Dimanche 2 février 2025
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De nos amis de l'AFL : « Nous avons eu beaucoup de plaisir à accueillir le général Lafayette à York le dimanche 2 février 2025 ! L'événement a débuté à Continental Square par une procession animée sur Market Street, menée par les fifres et tambours de la Central York Middle School. Nous nous sommes ensuite rassemblés au Colonial Complex et au History Center, où les invités ont pu apprécier une exposition spéciale d'objets liés à Lafayette, de brèves remarques et une reconstitution du toast de Lafayette en 1825.
La salle était comble lorsque l'auteur Elizabeth a parlé de l'histoire et de l'héritage de Lafayette !
Un grand merci aux Filles de la Révolution américaine, à Bobblehead George et au York County History Center pour avoir rendu cet événement possible. Ce fut une célébration inoubliable de l'histoire !
https://www.youtube.com/watch?v=J19ToB_SB2M
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Expositions en cours:
Le musée d'État du Tennessee
« Bienvenue à Lafayette, ami de la liberté
Ouvert jusqu'au 15 juin !
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Le Tennessee State Museum a ouvert son exposition temporaire « Welcome Lafayette, Friend of Liberty » (Bienvenue à Lafayette, ami de la liberté) dans le cadre de la commémoration du 200e anniversaire de Lafayette !
Cette exposition est ouverte jusqu'au 15 juin !
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NOTEZ SUR VOTRE AGENDA
Bicentenaire
Tournée d'adieu de Lafayette
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Tallahassee, FL
Redédicace de la plaque
Vendredi 21 février 2025
Symposium
Samedi 22 février 2025
Participation en ligne possible
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Tallahassee, Florida
En remerciement de l'aide généreuse apportée par le général Lafayette pendant la guerre d'Indépendance américaine, le Congrès américain accorda au héros français 200 000 dollars et un canton entier (trente-six miles carrés) de terres à choisir à sa discrétion. Le général Lafayette choisit un terrain près de la maison de Tallahassee de son nouvel ami, Richard K. Call, délégué de la Floride au Congrès américain. Le 4 juillet 1825, le président John Quincy Adams signe un mandat accordant à Lafayette le canton choisi, adjacent à la nouvelle ville de Tallahassee. Il est délimité sur deux côtés par le méridien d'origine et la ligne de base récemment levés et s'appelle Township One North, Range One East (canton un nord, rang un est).
Redédicace de la plaque du canton de Lafayette
Vendredi 21 février, 15h30
Parc Lafayette, N. Gasden St. @ E. 5th Ave., Tallahassee, FL.
Le chapitre Abiaka de la National Society Daughters of the American Revolution dévoilera ce marqueur historique restauré. Les partenaires sont la ville de Tallahassee, la Lafayette Park Neighborhood Association, la Ponce de Leon Society, les Children of the American Revolution, le lycée Leon, la French National Honor Society et l'Army ROTC FAMU Rattler Battalion.
Symposium, "Pourquoi Lafayette est-il toujours d'actualité?"
Samedi 22 février 2025 - 1:00 to 4:00pm
St John Episcopal Church, 211 N. Monroe St.
Pour célébrer le 200e anniversaire de la tournée d'adieu de Lafayette, un symposium sera organisé localement avec plusieurs érudits de Lafayette bien connus !
John's Episcopal Church, située à seulement deux pâtés de maisons du canton de Lafayette, qui a été donné au marquis en remerciement de ses efforts dans la révolution américaine. Malheureusement, il n'a jamais visité sa propriété, mais son héritage est toujours présent localement.
Inscrivez-vous à ce symposium le 22 février HERE
Le nombre de places est limité, mais l'option virtuelle est offerte pour que vous puissiez suivre le débat depuis chez vous !
La discussion, animée par Rafe Blaufarb du département d'histoire de la Florida State University (FSU), réunira les intervenants suivants
Olga Anna Duhl, professeur de français au Lafayette College
Lloyd Kramer, professeur d'histoire à l'université de Caroline du Nord
et Chuck Schwam, directeur des American Friends of Lafayette.
Les partenaires qui soutiennent la conférence sont les American Friends of Lafayette, l'Institut dédié à Napoléon et à la Révolution française, l'Alliance française de Tallahassee, la National Society of the Daughters of the American Revolution, le Winthrop-King Institute de la FSU, l'American Society of Le Souvenir Français et la Tallahassee Historical Society.
Cur non?
Merci à Brigitte van den Hove-Smith, Délégué régional pour les Etats du Sud-Est, l'American Society of Le Souvenir Français, Inc. s'est jointe à d'autres organisations pour aider à défrayer le coût de ce Symposium.
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Suffolk, Virginie, accueille Lafayette
23-25 février 2025
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Cérémonie d'accueil
Dimanche 23 février 13h00 - 16h00
Gratuit et ouvert au public
Lieu : Suffolk Visitor Center, 524 North Main Street, Suffolk, Virginie
Le Suffolk Visitor Center accueillera le général Lafayette sur le site de l'ancien palais de justice du comté de Nansemond, où il arriva en 1825. Lafayette descendra Main Street dans une calèche tirée par des chevaux et empruntera le même itinéraire que celui qu'il avait emprunté il y a 200 ans. L'orchestre Southside Community Band jouera la musique que Lafayette connaissait et aimait. Le maire ou son représentant accueillera officiellement Lafayette et lira la proclamation des Journées Lafayette à Suffolk et Somerton. Lafayette évoquera les aventures de son campement à Sleepy Hole au début de la campagne de Virginie en mars 1781. La Suffolk Masonic Lodge No. 30 et le 7th Virginia Regiment se joindront également à nous. Cet événement gratuit et familial comprend des activités pour les enfants, à la fois sous le pavillon et à côté, à Riddick's Folly.
Tenue vestimentaire : Tenue décontractée. Tenue d'époque souhaitée mais non exigée.
RSVP : Avant le 15 février. Il est préférable de s'inscrire.
Lafayette Bicentennial Banquet
Mardi 25 février 2025, de 18h00 à 21h00
Profitez d'une soirée festive au Hilton Garden Inn Suffolk Riverfront pour commémorer le retour du général Lafayette à Suffolk. Cet événement fera écho au banquet au cours duquel Lafayette a été reçu le 25 février 1825.
Lafayette, représenté par Mark Schneider de Colonial Williamsburg, sera l'invité d'honneur. Il sera accueilli officiellement lors de la réception d'ouverture, au cours de laquelle sera lue la proclamation des Journées Lafayette par le maire de Suffolk.
Le dîner débutera par les mêmes treize toasts que ceux portés il y a 200 ans ! La Musique du Régiment se produira avec les instruments et le répertoire que Lafayette lui-même connaissait. Le vice-président des American Friends of Lafayette, Robert Kelly, directeur du musée d'histoire de Gloucester, prononcera le discours d'ouverture. Ne manquez pas cette occasion unique de revivre l'histoire, de célébrer l'amitié durable entre la France et les États-Unis et de rencontrer Lafayette.
Les participants sont priés de porter une tenue d'époque ou une tenue de cocktail ou d'affaires. Le sponsor principal de la soirée est TowneBank. Les billets, au prix de 75 dollars chacun, sont disponibles en espèces ou par chèque au Suffolk Visitor Center ou sur le site web ci-dessous.
Pour vous inscrire, veuillez cliquer sur HERE
Mercredi 26 février 2025 - 11h00 - 12h00
Gratuit et ouvert au public
Le général Lafayette sera accueilli dans la ville historique de Somerton, en Virginie, lors d'une réception gratuite sur le site du Washington Smith Ordinary, le seul bâtiment encore debout à Suffolk où il a dîné en 1825. Lafayette et son entourage seront escortés jusqu'au site par un joueur de cornemuse. Un représentant de la ville accueillera officiellement Lafayette et lira la proclamation par le maire des Journées Lafayette à Suffolk et Somerton. Lafayette racontera son retour aux États-Unis, l'accueil qu'il a reçu récemment dans la ville de Suffolk et l'importance de la partie sud de la tournée d'adieu. Lafayette sera présenté aux membres du Comité d'organisation de Murfreesboro, en Caroline du Nord, comme il l'avait été en 1825. Des dames locales offriront des rafraîchissements aux participants, qui auront l'occasion de rencontrer Lafayette. Lorsque Lafayette et ses accompagnateurs partiront pour Murfreesboro, le joueur de cornemuse jouera « Auld Lang Syne ».
Les participants sont cordialement invités à se rendre à Murfreesboro pour célébrer l'arrivée de Lafayette en Caroline du Nord à l'hôtel de ville de Murfreesboro, 105 East Broad Street, à 17 heures, suivi immédiatement d'une réception à l'Académie Hertford, 200 East Broad Street.
Tenue vestimentaire : Décontractée. Une tenue d'époque est souhaitée mais n'est pas exigée. Cet événement se déroulera en plein air.
Il est préférable de s'inscrire avant le 19 février en cliquant sur HERE
(Evénements organisés par le Lafayette 200 Bicentennial Committee)
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Lafayette à Fayetteville
Caroline du Nord
4-6 mars
Des projets passionnants pour le bicentenaire
dans la première ville nommée en l'honneur de Lafayette
et la seule qu'il ait visitée.
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Plusieurs événements sont réservés aux membres de l'AFL. Pour devenir membre des American Friends of Lafayette, cliquez : https://friendsoflafayette.wildapricot.org/Join-us
Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à Fayetteville, nous recommandons de visiter le site web :
https://www.lafayettesociety.org/the-lafayette-trail/
Vous trouverez ci-dessous les événements ouverts au grand public :
Mardi 4 mars après-midi (midi)
GRATUIT et ouvert au public
Accueillez Lafayette à son arrivée ! en calèche !
Lafayette arrive en calèche accompagné de la Fayetteville Independent Light Infantry, son garde du corps il y a 200 ans ! Réception avec Lafayette à l'issue de la visite, avec café et croissants. 12h00 à la statue de Lafayette dans le parc Cross Creek sur Ann Street.
Mardi 4 mars ou mercredi 5 mars :
GRATUIT et ouvert au public
Découvrez les joyaux historiques du centre-ville de Fayetteville
Visitez le Fayetteville History Museum, installé dans la gare ferroviaire de 1890 de Cape Fear et Yadkin Valley, entièrement restaurée. Explorez l'histoire de cette région, depuis la colonisation européenne jusqu'au début du XXe siècle, en passant par l'ère coloniale. Visitez l'exposition Lafayette, qui comprend le discours original écrit à la main en réponse à son accueil ici, avec des modifications apportées par Lafayette lui-même. Vous verrez même le lit dans lequel Lafayette a dormi, transmis de génération en génération par les descendants de son hôte Duncan McRae. Le musée est ouvert de 10 h à 16 h tous les jours, sans réservation, à votre guise.
Pendant que vous découvrez Fayetteville par vous-même, consultez l'application gratuite TravelStorys pour la Caroline du Nord sur votre téléphone. L'application contient 20 sites liés à Lafayette et 10 d'entre eux se trouvent à Fayetteville !
Visitez les boutiques du quartier historique du centre-ville et déjeunez dans l'un des nombreux restaurants familiaux. N'oubliez pas d'utiliser vos Downtown Dollars !
Mardi soir 4 mars - (18h00 à 21h00) 75
Bal de la tournée d'adieu
Le maître de danse Charles Steplively, de Virginie, et le groupe musical historique Syllabub vous aideront à peaufiner vos pas de danse lors d'un authentique bal costumé de l'époque de la Régence au Cape Fear Botanical Garden. Habillez-vous en tenue d'époque pour que cette expérience soit vraiment magiqe !
Inscrivez-vous en cliquant : ICI (veuillez noter que l'inscription en ligne est gérée par la Chambre de commerce de Fayetteville, donc lorsque vous vous inscrivez, veuillez regarder sur le côté droit de la page à NOT A MEMBER et continuez jusqu'à Click here
Mercredi 5 mars (13h-17h)
La collection Lafayette à la Davis Memorial Library de la Methodist University
Journée portes ouvertes
La collection Lafayette de l'université méthodiste contient plus de soixante-quinze assiettes, pichets, tabatières et autres objets commémoratifs qui célèbrent non seulement la visite de Lafayette aux États-Unis en 1824-1825 en tant qu'« invité de la nation », mais aussi sa vie ultérieure et l'héritage qu'il a laissé. Elle comprend également des lettres originales écrites par Lafayette, des timbres-poste, des partitions de musique, des médailles, plusieurs centaines de livres et plus de 200 articles de journaux et de magazines.
GRATUIT et sans réservation. La Methodist University et la Davis Memorial Library se trouvent au 5400 Ramsey Street, à 15 minutes en voiture du centre-ville. Pour plus d'informations, visitez le site https://libguides.methodist.edu/lafayette
Mercredi soir 5 mars (de 18h00 à 21h00) 95
Dîner d'adieu à la tournée
Profitez d'un élégant dîner au Cape Fear Botanical Garden, accompagné de musique live et d'une représentation théâtrale originale mise en scène par Jeremy Fiebig, fondateur de Sweet Tea Shakespeare et directeur du département d'art dramatique de Fayetteville State University, une HBCU et la deuxième plus ancienne université de Caroline du Nord à bénéficier d'un soutien public.
Inscrivez-vous en cliquant sur : HERE (Veuillez noter que l'inscription en ligne est gérée par la Chambre de commerce de Fayetteville, donc lorsque vous vous inscrivez, veuillez regarder le côté droit de la page à NOT A MEMBER et procéder à Click here
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Lafayette à Camden SC
Vendredi 7 2025
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L'Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes
The Lafayette Tour
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L'Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes organise une tournée aux Etats-Unis pour célébrer le bicentenaire du retour du Marquis de Lafayette en Amérique en tant qu'« Invité de la Nation », 50 ans après son combat héroïque pour l'Indépendance américaine. Né au château de Chavaniac, en Auvergne, le marquis de Lafayette est une figure historique emblématique qui a combattu et versé son sang pour la cause de l'Amérique. Il est un symbole durable du lien fort qui unit la France et les États-Unis.
La visite se concentrera sur quelques villes et sites clés de la visite de Lafayette en 1825 : Washington, Charleston, Nashville, la Nouvelle-Orléans, l'Académie militaire des États-Unis à West Point, et Mount Vernon.
Sous la direction du chef d'orchestre Thomas Zehetmair, l'Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes interprétera un magnifique programme lié à l'histoire de Lafayette.
Pour la visite complète, cliquez : https://onauvergne.com/en/
A propos de l'orchestre :
Depuis sa création en 1981, l'Orchestre national de France Auvergne- Rhône-Alpes s'est toujours efforcé de toucher un large public, tant au niveau régional qu'international. Niché au cœur de la France métropolitaine, l'ensemble est plébiscité par les amateurs de musique orchestrale pour sa sonorité unique, sa force et sa recherche de la perfection absolue.
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Nouvelles du "Merci Train"
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L'histoire de « Merci train » : cliquez ci-dessus ou: https://vimeo.com/18495973
• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du « Train de la Reconnaissance Française », affectueusement appelé « Le Train Merci » (novembre 2022 : « Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français »).
https://conta.cc/3OLtgJ3 (original version in English)
https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)
• Le Merci Train, et l'association 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, gardiennes des différents wagons du « train Merci » dans plusieurs États, organisent divers événements tout au long de l'année. Nous vous invitons à consulter leurs sites web respectifs et à les suivre sur les réseaux sociaux. Nous exprimons notre admiration pour le travail fantastique qu'ils accomplissent et nous sommes honorés de contribuer à le faire connaître.
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Dimanche 2 février 2025
Inauguration du wagon restauré de Hawaii
Ewa Beach (Honolulu)
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Ci-dessus : Le wagon couvert de Hawaii, rénové par M. Jeff Livingston, historien, chef de projet 40 & 8 et de nombreux bénévoles.
Jeff Livingston, directeur de projet et historien à la Hawaii Railway Society, également membre de notre société au Souvenir Français, a reçu la plus haute distinction des Daughters of the American Revolution lors de la re-dédicace du wagon d'Hawaii.
Nous exprimons à Jeff notre gratitude pour son dévouement et nos félicitations pour ce magnifique travail.
Hawaiian Railway Society, 91-1001 Renton Rd. Ewa Beach, Hawaii 96706
GPS: 21.331976, -158.046023
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Ci-dessus : photos de la cérémonie d'inauguration, le 2 février 2025, avec l'aimable autorisation de Laura Ingenluyff.
- La photo qui indique la présentation des donateurs est prise de gauche à droite : Laura Ingenluyff, Jane Mann, régente honoraire de l'État d'Hawaï, et Jeff Livingston, chef de projet.
- La présentation du prix Jeff Livingston se fait de gauche à droite : Christine Domhoff, régente du chapitre d'Aloha, Elizabeth Stevens, page du président général, Pamela Wright, présidente générale, qui remet la médaille de la préservation historique à Jeff Livingston, et moi, à l'extrême droite.
- Merci Boxcar est la présidente générale Pamela Wright qui épingle la médaille de la préservation historique à Jeff sous le regard de la régente du chapitre Aloha Christine Domhoff et de la page (en robe blanche) Elizabeth Stevens.
- Photo de groupe de gauche à droite : Elizabeth Stevens, page du président, Kathryn West, présidente nationale de NSDAR America 250, Virginia Storage, première vice-présidente de NSDAR, Christine Domhoff, régente du chapitre d'Aloha, Pamela Wright, présidente de NSDAR, Jane Mann, régente honoraire de l'État d'Hawaï (c'est elle qui a impliqué le chapitre d'Aloha au tout début), Julene Ignacio, régente de l'État d'Hawaï, Laura Ingenhuyff, et Harmony Ingenluyff, page de la première vice-présidente (petite-fille de Laura).
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Merci Train: "La vie dans un wagon 40&8" | |
Court documentaire éducatif et historique : Créé pour une unité de média interactive pour le Southern Museum of Civil War & Locomotive History (en association avec le Smithsonian) pour leur nouvelle aile éducative centrée sur le « Train Merci », un grand wagon pour chaque État envoyé de France, rempli de cadeaux d'art, de médailles, d'objets de famille et d'autres marques d'appréciation en guise de remerciement pour un important effort de secours envoyé des États-Unis. | |
Publications
Chevalier de Limoëlan
connu ici comme "Father Clorivière"
by René d'Ambrières
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Dans notre récent Bulletin de novembre 2024, consacré à l'héritage laissé par les missionnaires et prêtres français au 19ème siècle, nous avons omis d'inclure le Chevalier Joseph Pierre Picot de Limoëlan, connu ici sous le nom de Père de Clorivière. Un ami français qui avait assisté à une conférence sur ce personnage historique oublié nous a aimablement présenté M. René d'Ambrières qui a publié un livre intitulé « Le Fulgurant destin du Chevalier de Limoëlan » (en français) disponible sur Amazon.
Cette biographie, incroyablement romanesque, est l’histoire d’un Breton, qui, après avoir émigré et chouanné jusqu’à attenter à la vie de Bonaparte, se réfugia aux Etats-Unis en 1802 et y poursuivit sa vie comme peintre miniaturiste puis comme prêtre.
Né à Nantes en 1768, Joseph de Limoëlan choisit la carrière militaire, mais la Révolution le contraignit à émigrer pendant six ans. En 1793, son père fut guillotiné. Revenu en France en 1797, Joseph de Limoëlan fit partie des chefs de la troisième chouannerie. Puis, en dépit de la pacification proposée par Bonaparte, il décida de reprendre la lutte avec Georges Cadoudal. Il organisa le complot de la Machine infernale contre le Premier consul, rue Saint-Nicaise à Paris, le 3 nivôse (24 décembre 1800). L'attentat échoua. Toutefois Joseph de Limoëlan réussit à partir clandestinement pour les États-Unis avec son beau-frère, héritier d’un vaste domaine dans l’île de Sapelo. Mais cet héritage s’avéra grevé tant de dettes que de procès, ce qui réduisait considérablement sa valeur, pourtant immense en apparence.
Aussi pendant 6 ans Joseph n’eut d’autre ressources que son talent de miniaturiste. Il peignit près de 300 miniatures, exposées dans plusieurs musées américains. Aux Etats-Unis, on le connaît sous le nom de Cloriviere, car il reprit cet autre nom familial pour éviter les indicateurs de la police française. Puis il changea profondément de vie : il demanda d’accéder à la prêtrise dans le premier diocèse des Etats-Unis confié à Mgr Carroll. Son premier ministère s'exerça à Charleston. Puis en 1819 il devint directeur du couvent de la Visitation de Georgetown, premier collège catholique de filles aux Etats-Unis. Et c'est là qu'il concourut jusqu’à sa mort en 1826 au développement particulièrement rapide du catholicisme dans ce pays.
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"La Fayette, un vent de liberté"
Par Patrick Giro & Marie Avril
est maintenant publié!
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La seule Bande dessinée historique sur la vie du Marquis de Lafayette vient de paraître ! Elle est écrite et dessinée par les artistes français Patrick Giro et Marie Avril. Pour en savoir plus, découvrir un résumé de l'histoire, voir quelques dessins et commander votre propre album (17 euros), rendez-vous à l'adresse suivante: www.patline.fr
Cliquez sur l'illustration ci-dessus pour plus d'options de commande.
Il est en français, mais les images valent mille mots. Une version en anglais est prévue dans le futur. L'ouvrage est historiquement très précis et complet, avec des dessins et des couleurs étonnants. Il s'agit d'une excellente lecture - à lire absolument - pour les fans de tous âges.
Deux artistes passionnés de bande dessinée et d'histoire. Ils ont publié de nombreux ouvrages historiques sur différentes villes et personnages de Charente-Maritime. Brouage, Royan, Marie Mancini, Champlain, Dugua de Mons etc... Graphiste, auteur et illustrateur, Patrick Giro est un illustrateur primé de bandes dessinées, de livres pour enfants et de couvertures de romans en France (dès l'âge de 14 ans) et à l'étranger. Créateur et rédacteur en chef d'un fanzine de bandes dessinées. Réalise des affiches, des logos et des illustrations pour des commerçants, des collectivités locales et des magazines. Marie Avril excelle dans le choix des couleurs qui donnent toute son ampleur à cette bande dessinée. Leur dernière BD, « En route pour la Nouvelle-France », a reçu le prix de l'Académie de Saintonge. Et celle sur l'histoire de Royan a déjà été rééditée.
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2025: Tricentenaire de Rochambeau
Né le 1er juillet 1725
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Alors que nous célébrons le 200e anniversaire de la tournée d'adieu du général Lafayette, il est grand temps de rendre hommage à Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, qui a joué un rôle majeur et crucial dans la guerre d'Indépendance américaine.
Le 1er juillet 2025 marquera le 300e anniversaire de sa naissance, et notre Société continuera plus que jamais à célébrer ce grand général, commandant de l'Expédition Particulière envoyée par le roi Louis XVI au secours d'une armée continentale assiégée. Excellent général, aimé de ses troupes, fin diplomate qui noua une étroite amitié avec le général George Washington, Rochambeau (ainsi que l'amiral de Grasse) mériterait d'être beaucoup plus présent dans les livres d'histoire.
Restez à l'écoute, car nous annoncerons dans les prochains bulletins des événements spécifiques commémorant cet illustre Français, de Newport, R.I. à Yorktown, VA. et notamment dans le comté de Westchester, comme le week-end d'hommage à Rochambeau et le campement de l'armée française à Yorktown, NY, de plus en plus populaires, organisés par Lynn Briggs, président de la Yorktown Heritage Preservation Commission / Yorktown 250 et président de l'organisation de la route révolutionnaire Washington Rochambeau de l'État de New York
La Maison Odell - Quartier général de Rochambeau, qui entre dans la dernière phase de sa transformation en musée, est occupée à préparer l'installation du monument commémoratif de notre Société aux quatre soldats du Régiment Royal-Deux-Ponts. Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de la situation dans nos prochains Bulletins. L'inauguration est prévue pour octobre 2025.
Nouvelles de OHRH
Odell House - Q.G. de Rochambeau
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Le financement de leurs expositions n'est pas inclus dans le budget de restauration. Ils doivent donc collecter des fonds pour créer un musée interactif et captivant au sein de la maison. Plus les fonds collectés seront importants, plus les expositions seront passionnantes et instructives.
Merci de donner ce que vous pouvez et de faire savoir si vous avez des contacts avec des organisations ou des particuliers qui pourraient faire des dons importants. Nous vous remercions de votre soutien !
Click HERE to donate
Illustrations et photos ci-dessus :
Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, par Charles-Philippe Larivière, Château de Versailles, Domaine public - Vidéo et photos du futur musée, avec l'aimable autorisation de Friends of Odell House-Rochambeau Headquarters.
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Reconnaissance à Monsieur P.J. Jeff Lambert
Yorktown, Virginia
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Le 13 décembre 2024 était la
Journée nationale des couronnes à travers l'Amérique
Notre Société exprime sa gratitude à notre membre M. P.J. Lambert qui a gracieusement déposé des couronnes sur les tombes et les mémoriaux des patriotes de la guerre d'Indépendance américaine ainsi que des soldats et marins français à Yorktown et Gloucester, en Virginie.
National Wreaths Across America est une organisation à but non lucratif dont la mission est la suivante
« Se souvenir de ceux qui sont tombés au combat. Honorer ceux qui servent. Enseigner à la prochaine génération la valeur de la liberté ». Ce jour-là, le 13 décembre, plus de deux millions de bénévoles et de sympathisants se sont rassemblés pour se souvenir, honorer et enseigner dans plus de 4 600 lieux participants dans les 50 États, en mer et à l'étranger.
De gauche à droite : 1. cimetière français, Yorktown 2. mémorial aux hussards français, Gloucester, VA 3. couronne devant la palme de bronze du Souvenir français, à la base du monument français, Yorktown, et 4. Tombe d'un patriote américain inconnu à Williamsburg, VA. Photos : avec l'aimable autorisation de Jeff Lambert.
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NOS BULLETINS MENSUELS
NOTRE OBJECTIF : Mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les Etats-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.
Vous pouvez accéder à tous nos anciens bulletins mensuels (en anglais et en français) à l'adresse suivante:
www.SouvenirFrancaisUSA.org
Cliquez sur les photos et illustrations pour accéder aux sources utilisées.
Veuillez excuser d'éventuelles fautes de grammaire ou d'orthographe,
la traduction étant semi-automatique
et le temps imparti pour la relecture étant très limité.
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Découvrez plus de 2000 sites de la présence française aux États-Unis d'aujourd'hui, couvrant 5 siècles, et dans les 50 États !
Ce livre électronique est une compilation unique de statues, monuments, mémoriaux, plaques, tablettes, dans les 50 États, de 1524 au début du 20e siècle, ainsi qu'une galerie de portraits de Français célèbres et moins célèbres qui ont contribué à l'exploration et au développement des États-Unis - et dont beaucoup vous surprendront.
Cet ouvrage de référence, entièrement fondé sur des informations factuelles et richement illustré de photographies, détaille 2 230 lieux distincts (la première édition de 2022 ne présentait « que » 950 sites).
Chaque site est accompagné d'une adresse précise, de coordonnées GPS, d'une description contextuelle succincte et de liens vers d'autres informations complémentaires.
Cet ouvrage est unique en son genre.
C'est un hommage aux explorateurs, missionnaires, soldats, aventuriers, pionniers français, illustres ou inconnus, qui ont laissé leur empreinte aux États-Unis et dont la mémoire est reconnue et honorée sur ces sites.
Les versions e-book « Kindle » peuvent être lues facilement sur tous les smartphones, tablettes et ordinateurs de bureau. Cliquez sur la photo de couverture ci-dessus pour en savoir plus.
La version originale américaine « Memories of France » ($19.5) est disponible à l'adresse suivante Amazon.com pour les résidents américains. La version traduite en français "Mémoires de France" est disponible sur Amazon.fr pour les résidents français et sur Amazon.com pour les résidents en Amérique.
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Le prix est de 20 euros par exemplaire.
Les royalties servent à soutenir les activités de l'American Society of Le Souvenir Français, Inc.
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Illustration de Couverture:
« Scènes de la révolution américaine : Le régiment français « Soissonnais » défile à Philadelphie devant le général Washington et le Congrès des Etats-Unis, 1781 » par Charles MacKubin Lefferts (américain, 1873 - 1923) vers 1916. Aquarelle, gouache, encre noire et mine de plomb sur carton.
New York Historical Society Museum, Don de la succession de Charles M. Lefferts 1923.120 - Reproduit avec l'autorisation du New York Historical Society Museum.
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NOS MISSIONS:
• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,
• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.
• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.
• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.
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Conseil d'Administration
American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Membres (2025):
Françoise Cestac, Honorary President • Thierry Chaunu, President, and General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Yves de Ternay, Treasurer • Patrick du Tertre, 1st Vice President • Henri Dubarry • Francis Dubois • Alain Dupuis, 2nd Vice President & Deputy General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Daniel Falgerho, General Secretary • Clément Mbom, Education Advisor • Jean-Hugues Monier, Auditor • Harriet Saxon • Nicole Yancey
Délégués Régionaux:
Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South
Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •
Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, former Honorary Consul of France in Virginia
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