The American Society of

Le Souvenir Français Inc.

Bulletin mensuel - Vol. V, No 7

Juillet 2025


Hommage à Rochambeau

300ème anniversaire

1er juillet 1725 - juillet 2025


(traduction semi-automatisée de la version originale en anglais)


Illustration de couverture:

Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), par Charles-Philippe Larivière (1798-1876), c. 1834, exposé dans le Corps central, Grands Appartements, salle de 1792, Château de Versailles, Domaine Public,

https://collections.chateauversailles.fr/#/query/769d3cfb-4aab-4c1d-a6a4-f3ce308fdb37

Bien qu'aucune des peintures à l'huile de Rochambeau ne soit considérée comme contemporaine, il existe une gravure de cette pose (portrait par Saint-Aubin) qui est dite « d'après un portrait vivant ». Rochambeau est représenté dans l'uniforme complet d'un général français : un manteau bleu orné de dentelles dorées, un gilet rouge et une culotte. Le cordon rouge de l'ordre de Saint-Louis traverse son manteau. La plaque en fonte dorée de cet ordre est partiellement masquée par le bord gauche de la ceinture. Cette peinture spécifique présente les traits du visage et les décorations de l'uniforme les plus précis de l'époque du service de Rochambeau en Amérique.

Encadré : Armoiries de la famille Rochambeau

Editorial


Le 1er juillet, nous avons célébré le 300e anniversaire de la naissance de ce maréchal remarquable, qui devint le dernier maréchal de l'Ancien Régime.


Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, est souvent négligé au profit de Lafayette, ce qui est une forme d'injustice historique, car il a joué un rôle différent mais tout aussi décisif, du moins sur le plan militaire.


Récemment, les 27 et 28 juin, nous avons eu le privilège d'assister à un colloque dans la charmante ville provinciale de Vendôme, près du Mans. Cet hommage était organisé par Les Amis de Rochambeau et gracieusement accueilli par la famille Gouberville, descendants de Rochambeau, qui résident dans son château. Un panel d'historiens professionnels franco-américains a présenté divers aspects de cet illustre général (c'est ainsi dont on se souvient de lui aux Etats-Unis), et nous partagerons certains de leurs points de vue et remarques dans ce bulletin. Toutefois, ce bulletin n'a pas vocation à être un résumé de cette rencontre exceptionnelle. Nous nous contenterons de souligner ses contributions à la Révolution américaine et de tenter d'expliquer pourquoi son rôle a été si important, et pourtant souvent sous-estimé.


Comme nous le faisons dans tous nos bulletins, nous mettrons en lumière quelques-uns des nombreux mémoriaux, plaques, panneaux d'informations "interpretive markers" dans le jargon du monde mémoriel américain et inscriptions sur les piédestaux de ses statues, que l'on trouve dans différents États de la Côte Est. Ce qui y est inscrit est pour nous autant d'informations concises, et le plus souvent très exactes. Nous les reproduisons telles quelles, et ceci permet de suivre ses traces.


En 2021, nous avions publié une série en cinq parties intitulée « Sur les traces de Rochambeau », qui suit les importants campements de l'armée française de Newport, Rhode Island, à Yorktown, en Virginie, et de retour à Boston dans le Massachusetts. Il s'agit d'un tour de force sur le plan militaire, 2000 Km parcourus le long de la "Route Révolutionnaire Washington-Rochambeau", ainsi désignée par le Congrès des Etats-Unis, un cas unique parmi les parcs nationaux américains car traversant des zones urbaines. Et le tout à des milliers de km de la France, sans ordres et directives précises de Versailles. Certains chapitres de cette série seront inclus dans le présent bulletin.


Nous espérons que dans les années à venir, en particulier lors du 250e anniversaire de la victoire franco-américaine de Yorktown qui a conduit à l'indépendance des États-Unis, Rochambeau (et à travers lui l'armée française) obtiendra enfin toute la reconnaissance qu'il mérite.


Comme toujours, la deuxième partie de notre bulletin rendra hommage ce mois-ci à un autre volontaire américain courageux qui est « Mort pour la France » pendant la Première Guerre mondiale : le soldat de deuxième classe Robert Marshall Hanford, qui a trouvé la mort dans une collision aérienne près de Châteauroux,, loin de chez lui. Incidemment, lorsqu'il s'est porté volontaire pour participer à la guerre et combattre sous l'uniforme de l'armée de l'air française, il a traversé l'Atlantique à bord du... transport de troupes SS Rochambeau.


La troisième partie, "Nouvelles et dates à retenir", couvrira les événements survenus depuis notre dernier bulletin, y compris plusieurs commémorations dans le cadre du Bicentenaire de la tournée des adieux de Lafayette organisée par les American Friends of Lafayette.


Nous inclurons également des photos de divers événements patriotiques récents, tels que le changement annuel de la bannière étoilée sur la tombe de Lafayette au cimetière de Picpus à Paris, qui a eu lieu cette année le 25 juin.


Pour ceux qui prévoient de visiter la France cet été, nous recommandons ce site historique dans le 12e arrondissement de Paris, ainsi qu'une excursion (deux heures de route) à Vendôme... Si vous séjournez aux États-Unis et que vous vous trouvez dans le Rhode Island, le Connecticut, New York, le New Jersey, le Delaware, la Pennsylvanie, le Maryland ou la Virginie, regardez autour de vous : Rochambeau n'est pas loin !


Nous vous souhaitons d'agréables vacances estivales,


Thierry Chaunu

Président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.

Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis


1ère PARTIE


Rochambeau:


"Vivre en Preux, y mourir"


Un général providentiel pour les Américains



Ci-dessus:

Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807), another oil on canvas, also c.1834, by Charles Philippe Larivière (1798-1876). This painting was deposited at the Ministère des Armées, Hôtel de Brienne, in 1937 (RMN, Réunion des Musées Nationaux)

https://collections.chateauversailles.fr/#/query/bf265a3e-dd5a-4324-967d-11d66aaaafe5

À noter : le bâton de maréchal positionné sur les cartes à gauche du sujet. Rochambeau a été honoré du titre de « Maréchal de France » le 28 décembre 1791, le dernier de l'Ancien Régime.

L'écharpe rouge représentée dans cette œuvre symbolise la Saint-Louis. La plaque de poitrine en or comporte quatre doubles branches uniques de Saint-Louis, contrairement aux cinq doubles branches de la Légion d'Honneur décernées à Rochambeau en 1804, qui auraient également pu être liées à une ceinture rouge.

L'héritage de Rochambeau :

Un service et un leadership exemplaires

dans l'histoire de l'alliance franco-américaine


Rochambeau a eu une très longue carrière militaire. Nous nous limiterons à son séjour en Amérique et à sa contribution à l'indépendance des États-Unis. Nous empruntons le titre ci-dessus à un dépliant remarquablement concis édité par le National Park Service.


• Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (né à Vendôme, le 1er juillet 1725 - décédé dans son château de Thoré-la-Rochette, le 12 mai 1807, à l'âge de 81 ans) a reçu une éducation jésuite. En 1780, Rochambeau est promu lieutenant général des armées de Sa Majesté et est choisi par le roi Louis XVI pour être le commandant de l'« Expédition Particulière » française envoyée cette année-là aux États-Unis. Il deviendra plus tard maréchal de France (le dernier de l'Ancien Régime), grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, membre de la Société des Cincinnati... Il est à bien des égards le principal artisan de l'indépendance américaine, et pourtant, il est parfois, et donc trop souvent, considéré comme un acteur auxilliaire.


• Ses parents étaient Charles de Rochambeau, officier de cavalerie et noble, et Marie-Claire le Bégon de la Cour. Il est issu d'une longue lignée aristocratique (l'un de ses ancêtres a participé à la première croisade).

• Rochambeau hérite très jeune du titre de comte à la mort de son père. Sa mère joue un rôle essentiel dans son éducation et son instruction.

• Il reçoit sa première éducation au collège des Jésuites de Blois, en France.

• Il épouse Jeanne Thérèse Tellez d'Acosta en 1749. Elle était issue d'une famille noble hispano-portugaise. Ils eurent un fils, Donatien-Marie-Joseph de Vimeur, vicomte de Rochambeau (1755-1813), qui participa à la campagne d'Amérique en tant qu'aide de camp de son père, et qui devint également un général notable de la République française et de l'Empire.

Ci-dessus :

À gauche : Son fils Donatien-Marie-Joseph de Vimeur, vicomte de Rochambeau (1755-1813), qui fut également son aide de camp pendant la guerre d'Indépendance et devint général de la République française et de l'Empire, par un portraitiste français inconnu du XVIIIe siècle, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=92852769

À droite : Jeanne Thérèse Tilles D'Acosta, Madame la Marquise de Rochambeau, Par Catherine Lusurier, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=67464392

Rochambeau, un général expérimenté :


Une longue carrière militaire :

• 1740 - À quinze ans, il s'inscrit à l'académie militaire de Paris, entamant une carrière qui s'étendra sur les soixante-dix années suivantes.

• 1742 - Il entre dans l'armée française à l'âge de 17 ans comme cornette (officier de cavalerie subalterne) dans le régiment de cavalerie de Saint-Simon.

• 1747 - Il est promu colonel après avoir pris le commandement du régiment de la Marche pendant la guerre de succession d'Autriche. Il est blessé à la bataille de Lauffeld en 1747.

• 1756 - promu général de brigade, à la suite de ses actions distinguées lors de la prise de Minorque au début de la guerre de Sept Ans. Il est blessé lors de la bataille de Lauffeld en 1747, puis à nouveau lors de la bataille de Krefeld en 1758. En outre, il reçoit plusieurs blessures lors de la bataille de Clostercamp en 1758.

• 1761 - promu maréchal de camp (général de brigade) en reconnaissance de sa bravoure lors de la bataille de Clostercamp et de son leadership tout au long de la guerre de Sept Ans.

Ci-dessus :

Bataille de Yorktown par Auguste Couder (1789-1873), huile sur toile peinte vers 1836, très probablement influencée par la version initiale de Blarenberghe de 1784 pour le roi Louis XVI. Rochambeau porte la « tenue de campagne » : manteau bleu clair, gilet et culotte écrus. On voit Rochambeau donner des ordres, flanqué du général Washington à sa gauche. Galerie des Batailles, Palais de Versailles, (une copie existe à l'ambassade de France à Washington DC). Derrière les deux hommes, on reconnaît le marquis de La Fayette, et à la droite de Washington, le marquis de Saint Simon. A gauche, à cheval et le dos tourné, le duc de Lauzun. Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7029460

La guerre d'Indépendance américaine:


• En 1780, Rochambeau est promu lieutenant général des armées de Sa Majesté (général de division). Il se distingue surtout lorsque le roi Louis XVI le nomme à la tête du corps expéditionnaire français envoyé pour soutenir les colons américains contre la Grande-Bretagne. En 1780, Rochambeau arrive à Newport, Rhode Island, avec environ 5 500 soldats français. Il a pour mission de collaborer avec George Washington et de fournir une aide militaire essentielle à l'armée continentale en très mauvaise posture.

• Les soldats que Rochambeau amène en Amérique sont des régiments d'élite de l'armée française. Ils étaient bien disciplinés ont tout de suite impressionné les Américains.


Chronologie de "l'Expédition Particulière" de Rochambeau:

• 11 juillet 1780 - Rochambeau et les forces françaises arrivent à Newport (Rhode Island).

• 20 septembre 1780 : première rencontre entre Rochambeau et Washington à Hartford (Connecticut).

• 20-24 mai 1781 : deuxième rencontre avec le général Washington, à Wethersfield, CT (« The Wethersfield Conference »).

• 19 juin 1780 : L'armée française entame sa longue marche de plus de 680 miles, de Newport (Rhode Island) à Yorktown (Virginie).

• 18-19 août 1781 : les armées française et continentale lèvent le camp à White Plains, dans l'État de New York, et entament leur marche vers le sud, en direction de Yorktown.

• 28 septembre 1781 - Début du siège de Yorktown.

• 19 octobre 1781 - Le siège de Yorktown se termine par la reddition des Britanniques.

• Juillet 1782 - Les forces françaises commencent leur marche de retour vers le nord, en partant de Boston, Massachusetts.

• Janvier 1783 - Rochambeau rentre en France et débarque à Brest.

• 3 septembre 1783 - Signature du traité de Paris, qui met officiellement fin à la guerre d'indépendance américaine.


Philosophie militaire et leadership :

• Le plus grand succès de Rochambeau fut sa planification stratégique et l'exécution du siège de Yorktown en 1781. En étroite collaboration avec Washington, il contribua à l'organisation de l'attaque conjointe franco-américaine qui aboutit à la reddition du général britannique Cornwallis. Cette victoire mit fin aux principaux combats de la guerre d'Indépendance et assura l'indépendance américaine.

• Rochambeau était reconnu pour ses talents de diplomate et sa capacité à collaborer efficacement avec les dirigeants américains malgré les différences culturelles et stratégiques. Il respectait le leadership de Washington et entretenait des relations solides avec les dirigeants coloniaux, ce qui fut essentiel au succès de leur alliance. Il était très respecté par ses soldats qui le surnommaient « Papa Rochambeau ».


Washington & Rochambeau: une entente exemplaire

• Il est chargé par le roi Louis XVI de se placer sous le commandement stratégique global du général George Washington, lequel est pourtant bien moins aguerri à la tête d'une armée professionnelle, à condition que ses troupes ne soient pas disséminées en plusieurs unités parmi les "Insurgents" et qu'elles combattent toujours sous son commandement.

• Grâce à ses talents diplomatiques, sa sagesse, sa vision stratégique, son expérience militaire (notamment de la guerre de siège, qui s'avéra cruciale à Yorktown), la discipline irréprochable et l'exemplarité de l'armée française, il obtint rapidement le respect et le soutien unanimes de tous les "Insurgents" américains. Bien qu'il n'ait jamais atteint le même degré de popularité que Lafayette, il fut, avec l'amiral de Grasse, le véritable artisan de la victoire sur les Britanniques à Yorktown et donc l'un des principaux artisans de l'indépendance des États-Unis.

Ci-dessus :

Vue aérienne du château de Rochambeau, à Thoré-la-Rochette, près de Vendôme, Loir-et-Cher, France. Après avoir survécu aux troubles de la Révolution française, Rochambeau se retire dans son domaine et meurt en lisant les journaux du jour dans sa chambre (à gauche, au deuxième étage). Les descendants des illustres maréchal et général, père et fils, résident toujours dans ce ravissant domaine.

https://www.val-de-loire-41.com/visite/chateau-de-rochambeau-pcu41aasor100120/

Photo: https://www.loirevalley-france.co.uk/cultural-sites/chateau-of-rochambeau/

Carrière ultérieure :

De retour en France, Rochambeau poursuit sa carrière militaire et est promu maréchal de France en 1791, le dernier de l'Ancien Régime. Pendant la Révolution française, il soutient d'abord des réformes modérées, mais il est emprisonné pendant le règne de la Terreur (1793-1794), une période au cours de laquelle des milliers de personnes sont exécutées par la guillotine. Son emprisonnement était probablement dû à ses origines aristocratiques et à son rang militaire élevé, mais il n'a jamais été formellement accusé de trahison et a été libéré après la chute de Robespierre et la fin du règne de la Terreur.

Il fut par la suite très respecté par Napoléon, qui le nomma grand officier de la Légion d'honneur en 1804.

• Le 10 mai 1807, quelques semaines avant son 82e anniversaire, il s'éteint dans sa propriété de Thoré-la-Rochette, en France, laissant derrière lui un héritage de services militaires distingués et une amitié franco-américaine durable.


Un commentaire sur ses portraits :

Il a reçu la Grande Croix de l'Ordre de Saint-Louis en 1771 et l'Ordre du Saint-Esprit en 1784. Les ordres de Saint-Louis et du Saint-Esprit sont supprimés en juillet 1791.

Rochambeau porte le titre de Maréchal de France du 28 décembre 1791 jusqu'à ce que la Convention nationale l'abolisse en 1793. Il continue à signer de son nom « ancien maréchal de France » jusqu'en 1804.

Néanmoins, les titres de maréchal de France et les honneurs de Saint-Louis et de Saint-Esprit sont toujours mentionnés dans les lettres et les œuvres d'art. Les artistes, ou les commanditaires des tableaux, avaient la liberté de choisir les honneurs à mettre en valeur.

Ci-dessus :

À gauche : Décorations de Rochambeau. Photo rare (les photos ne sont pas autorisées à l'intérieur du château), prise en 1983 au Château de Rochambeau., https://losthistory.net/mcjoynt/rochamb.htm

Décorations figurant sur le panneau noir, de gauche à droite : l'insigne de la Société des Cincinnati, une plaque du Saint-Esprit (destinée à être portée sur un manteau) et la croix de Saint-Louis. L'insigne de la Légion d'honneur, décerné à Rochambeau par Napoléon Bonaparte en 1804, n'est pas visible. Son bâton de maréchal de France est partiellement visible à l'extrême droite.

À droite: Maréchal de Rochambeau, par un peintre non identifié / Anciennement attribué à Antoine Vestier - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16206025

Rochambeau, tableau d'un artiste inconnu, situé au centre d'accueil de la commune de Vendôme, représente un visage relativement jeune pour l'époque indiquée par l'uniforme. Le comte est vêtu de l'uniforme complet [bleu avec de nombreuses dentelles dorées] typique d'un général français. Le gilet et la culotte rouges qui l'accompagnent probablement ne sont pas représentés. Un cordon bleu de l'ordre du Saint-Esprit, qui lui a été décerné en 1784, traverse son manteau. L'insigne en argent de cet ordre est également bien visible.

Héritage:

• L'héritage de Rochambeau est centré sur le rôle déterminant qu'il a joué dans l'obtention de l'indépendance américaine et sur son modèle exemplaire de coopération militaire internationale. Son sens de la stratégie et ses compétences diplomatiques ont permis le succès de l'alliance franco-américaine et ont contribué à faire des États-Unis une nation indépendante.

• Plusieurs statues, rues, ponts, écoles et dizaines de bornes ont été érigés en sa mémoire, dont plusieurs font partie de la « Washington-Rochambeau Revolutionary Route, National Historical Trail », désignée par le Congrès américain.


Pourtant, il reste encore beaucoup à faire pour l'honorer comme il se doit, des deux côtés de l'Atlantique.


En explorant dans les pages suivantes ces monuments commémoratifs, nous pourrons mieux comprendre les nombreuses actions et les traits de personnalité attachants de ce grand chef militaire.

Statue de Rochambeau

Vendôme, Loir-et-Cher

Ville natale de Rochambeau

Ci-dessus :

En haut : le magnifique hommage floral de la municipalité de Vendôme, à l'occasion du tricentenaire de la naissance du comte de Rochambeau, et du colloque qui vient de se dérouler les 27 et 28 juin 2025.

Au milieu et en bas : la statue originale a été érigée en juin 1900 mais détruite par les Nazis. La statue actuelle est en fait une réplique de l'originale et a été installée en 1974.

Photos: TC © ASSFI 2025

Vendôme est une charmante petite ville médiévale de la province de Touraine, avec une population de 16 000 habitants, aujourd'hui dans le département du Loir-et-Cher. Elle est située le long du Loir (affluent de la Loire), à environ 20 miles au nord-ouest de Blois et 109 miles au sud-ouest de Paris.


• La statue « originale » de Rochambeau est l'œuvre du sculpteur français Fernand Hamar et a été inaugurée en juin 1900.

• Comme nous le verrons plus loin, une deuxième réplique a été inaugurée à Washington D.C. en face de la Maison Blanche en 1902, puis une troisième à Paris en 1934, et une quatrième à Newport, R.I. en 1934.

• Après la destruction par les nazis de la statue originale à Vendôme pendant la Seconde Guerre mondiale, la Society of the Cincinnati a financé une cinquième réplique pour la remplacer, qui a été installée en 1974.


Article du New York Times, 5 juin, 1900:

"

La statue érigée par des souscriptions ouvertes en France et aux Etats-Unis en l'honneur du Général Rochambeau (l'officier français, né ici, qui en 1780 a été envoyé avec 6 000 hommes aux Etats-Unis pour prendre part à la guerre révolutionnaire) a été dévoilée ici cet après-midi avec une grande cérémonie. La ville était richement décorée et les maisons étaient ornées de drapeaux français et américains. L'ambassadeur des États-Unis, M. Porter, est arrivé hier et a été l'invité du comte de Rochambeau.

Le passage du général Porter dans les rues a été l'occasion de manifestations amicales. Des services religieux ont été célébrés ce matin à la mémoire des soldats tombés en Amérique.

Les cérémonies d'inauguration ont consisté en un discours de donation de la statue à la ville, un autre du maire de Vendôme, et des discours du général Porter et du préfet de Loir-et-Cher, le département dans lequel se trouve Vendôme.

Le général Porter a notamment déclaré:

'Je suis très heureux de représenter mon pays dans la principale république de l'Ancien Monde en une telle occasion, et d'être l'interprète des vœux et des messages d'amitié que les citoyens des États-Unis transmettent aux citoyens de la France. La vue de cette statue servira à éveiller notre sens de la gratitude et à raviver notre mémoire du traité d'alliance contracté entre ces deux nations alors que la République américaine n'en était qu'à ses premiers balbutiements. Permettez-moi d'exprimer mon espoir et ma conviction que les liens d'amitié si tôt établis entre ces deux grandes républiques par le traité d'alliance seront maintenus'.

A l'issue de la cérémonie, les participants se sont rendus sur la tombe de Rochambeau.

La statue est l'œuvre du sculpteur vendômois Hamar. De nombreux Américains ont assisté à la cérémonie. "

Statue de Rochambeau

Lafayette Square,

Washington, D.C.

Ci-dessus :

Mémorial du général Comte de Rochambeau, Lafayette Square, en face de la Maison Blanche, Washington, D.C., États-Unis. Sculpteur : J. J. Fernand Hamar (1869-1943). Inauguré en 1902.

Photo par Daderot - Own work, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21105014

• La statue de Rochambeau se trouve à l'angle sud-ouest de Lafayette Square à Washington, D.C., à l'intersection de Pennsylvania Avenue et de Jackson Place NW, juste en face de la Maison Blanche.

• Il s'agit de la deuxième réplique de l'original de Vendôme, érigé en 1902.

Pourtant, avant même l'inauguration de la statue originale, le chancelier français aux États-Unis, Jules Boeufvé, avait proposé qu'une réplique de la statue soit également érigée à Washington. Elle a été coulée par la fonderie de Pal d'Osne en France

• La statue représentait une figure idéale pour symboliser les relations officielles entre la France et les États-Unis. En grande partie grâce aux efforts de Boeufvé, le Congrès a débloqué des fonds et adopté une loi en avril 1901 autorisant Fernand Hamar à réaliser une réplique de la statue pour les États-Unis.

• Le 24 mai 1902, le président Theodore Roosevelt, des membres du Congrès, le corps diplomatique, des milliers de spectateurs ainsi que des délégations militaires et civiles françaises ont inauguré la statue de Rochambeau.

• La France était représentée par l'ambassadeur Jules Cambon, l'amiral Fournier et le général Henri Brugère, ainsi que par un détachement de marins du cuirassé Gaulois. Des représentants des familles Lafayette et Rochambeau étaient également présents.


Statue de Rochambeau, Washington D.C.

Coin Sud-Ouest de Lafayette Park, Washington D.C.

Jackson Place NW & Pennsylvania Avenue

GPS: 38.899027, -77.037711

• Inscription (traduction):

(Piédestal:)

ROCHAMBEAU

(Piédestal face Nord:)

"Nous avons été

Compagnons De Route

et

Collègues

Servant La Cause

De La Liberté

Et nous avons vécu

Ensemble

Comme des Frères

Dans une amitié harmonieuse"

«Washington à Rochambeau

1er février 1784 "


(Signature, face Nord:)

DE PAR LE CONGRÈS

MAI XXIV MDCCCCII

(Sculpture de la Liberté, face:)

Fondue par le Pal d'Osne 58 Rue Voltaire

F. Hamar

Ci-dessus:

À Gauche: Fernand Hamar au travail devant sa statue, Photographe Inconnu - National Park Service, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=143734488

À Droite: Inauguration de la statue en 1902, Photographe Inconnu - National Park Service, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=143734487


• La statue en bronze, haute de 2 mètres sur un socle en granit de 3 mètres, représente Rochambeau en uniforme de maréchal de France, pointant vers le sud de la main droite pour diriger ses troupes, tout en tenant les plans de siège de Yorktown dans la main gauche. Il porte un chapeau à trois pointes avec une cocarde française et la médaille de l'Ordre du Saint-Esprit, avec son épée au côté gauche et des éléments militaires tels que des boulets et des canons placés derrière ses pieds, entourés de lauriers.

• La statue comporte des éléments supplémentaires que l'on ne retrouve pas dans la version française originale, notamment deux figures en bronze sur le piédestal représentant la Liberté (une femme en armure tenant une épée et les drapeaux de la France et des États-Unis) et un aigle américain serrant un bouclier avec treize étoiles et rayures, tous deux debout sur des vagues symbolisant l'arrivée navale de la France pour venir en aide aux colonies. Le socle néoclassique en granit à trois niveaux présente les armoiries de la famille Rochambeau et les armoiries françaises sur des boucliers décoratifs. L'ensemble du monument est placé sur un monticule de gazon de 55 pieds de diamètre et est orné de couronnes de laurier représentant la paix.


Il y a une autre statue de Rochambeau...

... au pied de la statue voisine de Lafayette :

Ci-dessus :

À gauche : face ouest de la statue de Lafayette, Photo de Slowking4 - Own work, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=13257221

À droite : Statue de Lafayette, Photo par Slowking4 - Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=13257206


• Ce que l'on sait moins, c'est que Rochambeau a deux statues dans ce square Lafayette. La statue de Lafayette, située sur le côté sud-est du square Lafayette, sculptée par Alexandre Falguière et Antonin Mercier, fait face à la statue de Rochambeau qui se trouve sur le côté sud-ouest. Sur le socle du piédestal se trouvent les statues du comte de Rochambeau et du chevalier du Portail en uniforme militaire, avec un canon symbolisant leur commandement des armées françaises.

• Si la plupart d'entre eux sont restés des figures révolutionnaires bien connues à la fin du XIXe siècle, le Chevalier du Portail était moins connu du public. En 1890, le New York Times notait que « les commandants des flottes sont trop connus pour nécessiter un commentaire, et Rochambeau l'est encore plus... mais Duportail ne l'est pas autant ».

• En effet, le chevalier du Portail a joué un rôle clé à Yorktown, en mettant en œuvre tout le dispositif de siège, sous la direction de Rochambeau. Autre personnage historique souvent absent des livres d'histoire.

Statue de Rochambeau

(et Mémorial de la flotte française)

Newport, Rhode Island

Ci-dessus :

En haut : Statue de Rochambeau et Mémorial de la flotte française (à l'arrière-plan), Newport, R.I.

Rochambeau Plaza, King Park, front de mer, Newport R.I.

GPS: 41.476733, -71.321555

Photo : TC © ASSFI 2021. À l'arrière-plan se trouve le Mémorial de la flotte française.

Ci-dessous à gauche : Vue du port de Newport depuis le panneau de King Park.

Photo: TC © ASSFI 2025

En bas à droite : Détail de la plaque, illustration « Débarquement d'une armée auxiliaire française à Newport, R.I. le 11 juillet 1780, sous le commandement du Comte de Rochambeau », Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=112763

• La statue de Rochambeau et le mémorial de la flotte française sont situés sur le front de mer dans King Park, le long de la rive sud du port de Newport, près de Brenton Cove et du parc d'État de Fort Adams, et ont été érigés en 1934.

• La statue a été offerte par Abraham Kingsley Macomber, un homme d'affaires et philanthrope américain, qui avait une profonde affection pour la France :

Vers 1919, Kingsley Macomber achète l'élevage de chevaux du Haras de Cheffreville en France. Quelques années plus tard, il acquiert l'élevage du Haras du Quesnay en Normandie et un château à Carrières-sous-Poissy.

Les pur-sang appartenant à Macomber gagnent de grandes courses en France. Faisant partie de la haute société parisienne, Macomber a été salué comme le « chef de file incontesté de la société américaine en Europe » et a été président de l'Hôpital américain de Paris de 1926 à 1928.

Pendant qu'il vivait en France, Macomber a promu l'importante relation historique entre la France et les États-Unis. En 1931, il a commandé un monument à la gloire de l'amiral François Joseph Paul de Grasse, qui a été érigé au palais du Trocadéro à Paris. A. Kingsley Macomber est décédé le 6 octobre 1955 à Paris.

• Les membres de l'Alliance française de Newport ont levé 250 000 dollars pour la restauration de la sculpture en 2019.

• La société américaine du Souvenir Français Inc. dépose une gerbe au pied de la statue chaque année autour du 11 juillet lors d'un week-end « Hommage à la France » organisé par la ville de Newport, la Newport Historical Society et le National Park Service, ainsi que de nombreuses associations civiques et patriotiques participantes, notamment l'Alliance française de Newport, Washington -Rochambeau Revolutionary Route Association (W3R), les American Friends of Lafayette, l'Association de la bataille de Rhode Island.


• Inscription:

Face Gauche:

Le 18 juin 1781, le général Rochambeau quitte Newport avec son armée pour rejoindre les forces américaines sur l'Hudson, et le 19 août 1781, les armées combinées sous le commandement du général Washington entament leur marche victorieuse vers Yorktown.

* * *

Cette plaque est offerte par Forsyth - Wickes


Face Droite:

À Jean Baptiste Donatien de Vimeur Comte de Rochambeau Maréchal de France 1725 - 1807, Commandant en chef de l'armée française au siège de Yorktown - 6 octobre 1781

Présenté à la ville de Newport par Kingsley Macomber - Paris, France

Inauguré le 13 juillet 1934

Mortimer A. Sullivan - Maire de la ville de Newport - Willing Spencer - Président du comité de dédicace - Dédié à nouveau sur ce site le 4 juillet 1940 Hon. Perry Belmont - Président

Érigé en 1934 par Kingsley Macomber - Paris, France.



• Une autre plaque de bronze située derrière le muret d'entrée indique :

" Restauration du monument Rochambeau au parc King

6 juin 2019

Don de l'Alliance Française de Newport à la Ville de Newport

La famille Dana, l'Alliance Française de Newport, Mary-Gail Smith, présidente, Jennifer Hall, ancienne présidente, la ville de Newport, le maire Jamie Bova, le maire Harry Winthrop 2012-2014, 2016-2018, le consulat général de France à Boston, la French Heritage Society et son chapitre de Boston, Stéphan Boneu, président du comité de développement, le capitaine Nicholas et Mme Diane Brown".



• Sur le trottoir se trouve un panneau évoquant Rochambeau :

(curieusement, l'avenue porte le nom de Wellington....)

Panneau, “Newport Harbor”

Kings Park, Wellington Avenue, Newport, RI 02840

GPS: 41.476200, -71.321717

• Inscription (extraits):

 [...] "Le port de Newport est un centre de commerce et d'industrie depuis l'époque où les Narragansetts et les Wampanoags, des Amérindiens, pêchaient dans les eaux de cette baie. Le premier explorateur européen fut Giovanni da Verrazzano, un Italien qui navigua pour le roi de France de 1524 à 1538 et jeta l'ancre dans le port de Newport pendant 15 jours.

[...]

Fort Adams :

Conçu par l'ingénieur militaire français Simon Bernard et l'architecte militaire américain Joseph Totten, la construction du fort actuel a commencé dans les années 1800.

[...]

Le comte de Rochambeau :

Au cours de l'été 1780, après le retrait des Britanniques, une importante force française composée de cinq régiments et de troupes de soutien, dirigée par le général Rochambeau, débarque à Newport. Le général George Washington rencontre Rochambeau à Newport pour discuter de la stratégie à adopter pour mettre fin à la guerre. Les événements ultérieurs impliquant le général Rochambeau sont décrits sur la plaque située à la base de la statue".

[...]

Érigée par les Amis du front de mer".

Sculpture de Rochambeau

à Yorktown, Virginie

(en conversation

Washington, Lafayette, et de Grasse)

Ci-dessus :

Les quatre chefs militaires sont engagés dans une conversation pour l'éternité. Approchez-vous et vous les entendrez peut-être échanger à voix basse...

Photos: TC © ASSFI 2021.

• Les statues qui se dressent à Riverwalk Landing n'étaient que deux lors de leur inauguration en 2005 : Le général George Washington, commandant des forces américaines et l'amiral François DeGrasse, commandant de la flotte française. Le 18 octobre 2017, le général Lafayette les a rejoints et le 18 octobre 2021, le comte de Rochambeau a rejoint ses compagnons d'armes et la conversation pour l'éternité.

• L'événement a été célébré comme un symbole de l'amitié franco-américaine qui, selon plusieurs personnes présentes à la cérémonie, a commencé avec la popularité de Lafayette et son amour pour les États-Unis.

• Cyd Player, une artiste basée à Williamsburg, a sculpté les quatre statues. Elle a passé environ 10 mois sur la seule statue de Lafayette.

• Les American Friends of Lafayette ont dirigé la collecte de fonds pour la statue et ont remercié le Celebrate Yorktown Committee d'avoir été le principal donateur. La Massachusetts Society of the Cincinnati et les membres de l'Ordre Lafayette ont également apporté leur contribution.


Statues de Washington, Lafayette, de Grasse & Rochambeau statues à Yorktown

Riverwalk Landing, Water Street, Yorktown, VA 23690

GPS: 37.238536, -76.508676

• Inscription:

“Bien que ces quatre grands chefs n'aient jamais été réunis ici, chacun d'entre eux a apporté une contribution essentielle et significative à la victoire franco-américaine décisive de Yorktown, en octobre 1781, qui a conduit à l'indépendance des États-Unis. Depuis la fin avril 1781, le général Lafayette, avec une modeste force de soldats continentaux et de miliciens de Virginie, a défendu la Virginie contre les pires ravages d'une invasion britannique et a suivi de près les Britanniques dans la région de Yorktown. Lorsque la flotte française du comte de Grasse arrive sur la côte de Virginie à la fin du mois d'août, apportant des troupes françaises en renfort aux forces de Lafayette, le général britannique Lord Cornwallis et son armée se retrouvent encerclés, mais Lafayette a besoin de plus de soldats pour assiéger les fortifications britanniques. Le général George Washington et le comte de Rochambeau ont marché vers le sud depuis New York avec une armée française et américaine combinée de plus de 6 000 hommes pour rejoindre les troupes soigneusement positionnées de Lafayette. Le 5 septembre, l'amiral de Grasse bat une force navale britannique au large de la baie de Chesapeake, empêchant tout soutien de la Royal Navy d'atteindre Cornwallis. Le 18 septembre, Washington et Rochambeau, accompagnés de leurs officiers d'état-major, s'entretiennent avec de Grasse sur son navire amiral, le Ville de Paris, pour discuter des plans du siège. L'arrivée des principales armées alliées à Williamsburg le 26 septembre ferme la voie d'évacuation terrestre de Cornwallis. Cornwallis est pris au piège. Le même jour, Washington envoie Lafayette chez de Grasse pour finaliser le rôle de la flotte française dans le siège et le positionnement de ses navires dans la baie afin d'établir l'anneau de siège sur l'eau. La dernière rencontre entre de Grasse et Washington eut lieu le 21 octobre, lorsque le général, accompagné de Lafayette, monta à bord du Ville de Paris pour exprimer sa gratitude et tenter, en vain, de persuader de Grasse de s'engager dans des opérations navales au large des Carolines. Le leadership, la prévoyance, le sacrifice et le courage de ces quatre hommes et des soldats et marins sous leur commandement ont conduit à la reconnaissance de l'indépendance nationale que les Américains avaient si audacieusement déclarée en juillet 1776.”



Dans notre compilation "Mémoires de France aux Etats-Unis", plus d'une centaine de plaques rendent hommage ou mentionnent le comte de Rochambeau. Nous en présentons ci-dessous une petite sélection afin de montrer les avis favorables unanimes que le général a suscités.

Selection de mémoriaux, plaques,

places et ponts

honorant Rochambeau


Débarquement de Rochambeau

Newport, Rhode Island

11 juillet 1780

Ci-dessus :

Outre sa statue, la ville de Newport (Rhode Island) est parsemée de panneaux où Rochambeau est honoré.

En haut : La photo ci-dessus montre le siège et le musée de la Newport Historical Society.

Ci-dessous : Un « hommage à la France » est organisé chaque année en juillet, avec des reconstituteurs, des historiens (Adam Hodges-Claire donnant une conférence ci-dessus), des cérémonies de dépôt de gerbes, auxquelles assistent des milliers de touristes. De nombreuses maisons et rues de Newport sont restées inchangées après plus de 200 ans.

Photos : Par TC © ASSFI 2025

Voir plus bas pour une description de ces deux panneaux.

"Je m'empresse de vous faire part de la joie que j'éprouve à l'annonce de votre arrivée et, au nom de l'armée américaine comme en mon nom propre, de vous présenter l'assurance de nos sentiments les plus chaleureux pour les alliés qui sont venus si généreusement à notre secours. En tant que citoyen des États-Unis et soldat de la cause de la liberté, je reconnais avec gratitude cette nouvelle marque d'amitié de Sa Majesté Très Chrétienne..."

Général George Washington au Comte de Rochambeau, 16 juillet 1780


• Contrairement à la chaleureuse lettre de bienvenue de George Washington, l'arrivée de Rochambeau à Newport est inattendue, froide et peu engageante. Le 11 juillet 1780, à 15 heures, Rochambeau ordonne à la frégate Amazone d'accoster à Long Wharf et ne trouve personne pour l'accueillir. Le journal du duc de Castries indique : "En débarquant, il ne trouva personne pour le recevoir. Il dut se loger à l'auberge et ce n'est que le lendemain qu'il put rencontrer le gouverneur de la ville".

Aucun fonctionnaire du gouvernement, aucun officier militaire, aucun soldat n'est présent pour accueillir les troupes françaises à Newport. Le comte de Clermont-Crèvecoeur remarque que Rochambeau "fut étonné de ne trouver personne. Les boutiques étaient fermées, et les habitants, peu disposés en notre faveur, auraient préféré dans ce moment, je crois, voir arriver leurs ennemis plutôt que leurs alliés".


La seule personne qui les accueille est un quaker, M. Wanton, qui aborde le général Rochambeau, lui prête des chevaux et lui propose de prendre le thé chez lui...

Ci-dessus: Caricature de propagande britannique décrivant avec leur dose de dérision habituelle le comte de Rochambeau et le débarquement de l'armée française à Newport.

https://www.loc.gov/resource/ppmsca.40856/

Cet accueil glacial avait plusieurs raisons :


Climat politique : En 1780, Newport est majoritairement loyaliste, la plupart des Whigs ayant quitté la ville avant ou pendant l'occupation britannique de décembre 1776 à octobre 1779. La population a diminué de moitié.

Fatigue de la guerre : L'armée britannique a occupé la ville pendant trois ans, avec une force supérieure à la population locale, mettant à rude épreuve les ressources et fermant le port au commerce. Newport hésite à accueillir une autre armée étrangère.

Préjugés historiques : Les Français ont été des ennemis lors des guerres précédentes, en particulier la Guerre de Sept Ans (appelée ici Guerre française et indienne), ce qui laisse des souvenirs amers à de nombreux habitants. En outre, il existe des préjugés religieux, la plupart des Français étant catholiques.

La propagande britannique anti-française et les calomnies : Les Anglais avaient rendu les Français odieux aux yeux des Américains en les décrivant comme « le peuple le plus méchant et le plus abominable de la terre » et en les dépeignant comme « des nains, des spécimens pâles et laids qui se nourrissaient exclusivement de grenouilles et d'escargots et d'une centaine d'autres stupidités de ce genre » ... Certaines propagandes affirmaient même que les Français étaient « des monstres qui mangeaient des bébés »... - - Prof. Norman Desmarais, Why Newport Scorned the French 1780


Rochambeau s'efforce rapidement de modifier ces opinions en imposant une discipline stricte, en rémunérant équitablement les biens et les services et en respectant les traditions locales. Au cours des onze mois de présence française à Newport, ces actions gagnent peu à peu le soutien de la population.

Ci-dessus :

Détail du panneau « Rochambeau's Army in Rhode Island » : illustrations tirées de « Plan de la position de l'armée françoise autour de Newport et du mouillage de l'escadre dans la rade de cette ville (1780) ». Plan de la position de l'armée française autour de Newport et du mouillage de l'escadre dans la rade de cette ville. 1780. Carte. Extrait de la Bibliothèque du Congrès, https://www.loc.gov/item/gm71002159/

Newport n'a pas changé, et l'on peut clairement repérer les campements des troupes des régiments du Bourbonnais, du Royal-Deux-Ponts, du Soissonnais, de la Saintonge, de l'Auxonne, et les mouillages des bâtiments de la Royale: Provence, Jason, Duc de Bourgogne, Neptune, Conquérant, Ardent, Eveillé, derrière Goat Island.

Les forces françaises commandées par le général Jean-Baptiste de Vimeur, comte de Rochambeau, avaient abordé la baie de Narragansett le 11 juillet 1780 et débarqué à Newport dans les jours qui suivirent.

Les troupes étaient arrivées trop tard pour mener une campagne militaire en 1780 et de nombreux hommes, atteints du scorbut et d'autres maladies, étaient trop malades pour s'embarquer dans une campagne. "Le camp s'étendait d'est en ouest à partir de l'actuelle Spring Street, où, à l'extrémité ouest, il donnait sur un marais et sur le mouillage de l'escadron. À l'extrémité est, il donnait sur la plage d'Easton".

Les régiments d'infanterie campaient du côté est, l'artillerie « à l'extrémité ouest du camp, près de Spring Street ». La zone située de l'autre côté de Spring Street et s'étendant jusqu'à Thames Street est aménagée en parc d'artillerie de l'armée française." La légion de hussards de Lauzun prend position avec ses chevaux à Castle Hill.

Après trois mois de campement, l'infanterie prend ses quartiers d'hiver 1780/81 à Newport dans des maisons abandonnées et/ou vides, tandis que les hussards de la Légion de Lauzun passent l'hiver à Lebanon, dans le Connecticut. Le 10 juin 1781, l'infanterie française qui avait passé l'hiver 1780/81 à Newport reçut l'ordre d'embarquer le lendemain en deux divisions sur des dizaines de navires pour se rendre de Newport à Providence et entamer leur longue marche vers le sud.



Panneau, “Rochambeau's Army in Rhode Island”

127 Thames St, Newport RI 02840

GPS: 41.489983, -71.315417

• Inscription (extraits):

“Un tournant dans la révolution américaine s'est produit en février 1780, lorsque le roi de France a approuvé un plan d'envoi d'une armée pour aider les Américains. Une flotte française transportant des milliers de soldats arrive cinq mois plus tard à Newport, où elle passe l'hiver. [...] Lorsque l'armée française débarque à Newport, les preuves de la dévastation causée par trois années d'occupation ennemie sont omniprésentes. Autrefois deuxième ville de Nouvelle-Angleterre, Newport a perdu plus de la moitié de sa population et de nombreuses maisons et fermes ont été endommagées ou détruites. Les Britanniques demeurant une menace constante, les soldats se mirent immédiatement à construire des tranchées, des redoutes et, surtout, des batteries de canons et de mortiers capables de tirer sur les navires qui tentaient d'entrer dans le port..."

"... L'armée devait normalement construire des casernes provisoires pour les quartiers d'hiver, mais tant de familles avaient fui Newport que Rochambeau décida de cantonner ses soldats dans les maisons vides, qui furent réparées aux frais de la France. La légion de Lauzun, la cavalerie associée au corps expéditionnaire, passe l'hiver à Lebanon, dans le Connecticut, où le foin et le fourrage sont plus facilement disponibles.

Les officiers français et la haute société de Newport profitent d'une série ininterrompue de bals, de dîners, de goûters et même de chasses au renard pendant le séjour de 11 mois de l'armée. Mais le travail sérieux n'est pas en reste. Les troupes s'entraînent constamment aux manœuvres, les ingénieurs de l'armée sont occupés à dresser des cartes, et l'intendant et son personnel travaillent à la logistique de la marche à venir. Rochambeau entretient une correspondance suivie avec la flotte française des Caraïbes, les autorités françaises et les Américains, rencontrant Washington deux fois dans le Connecticut et une fois à Newport.

Le 11 juillet 1781, les soldats français montent à bord des petites embarcations qui les conduiront dans la baie de Narragansett jusqu'à Providence. Rochambeau et d'autres officiers se rendent à Providence par le ferry de Bristol, et l'équipement et les fournitures de l'armée sont également acheminés par voie terrestre."

Érigé par la Federal Highway Administration, le ministère des Transports des États-Unis et le ministère des Transports du Rhode Island."


Le c de Newport: Colony House.

Panneau, "Old Colony - State House"

Washington Square, Newport, RI 02840

GPS: 41.490133, -71.313433

• Inscription (extraits):

…”De nombreux événements de la Révolution américaine se sont déroulés à la Colony House. En 1766, les citoyens de Newport y ont célébré l'abrogation du Stamp Act. Le 20 juillet 1776, le major John Handy a lu la Déclaration d'indépendance depuis le perron. Pendant l'occupation britannique de Newport, de 1776 à 1779, la Colony House fut utilisée comme caserne. Les forces françaises, dirigées par le général Rochambeau, sont venues à Newport après le départ des Britanniques et ont utilisé le bâtiment comme hôpital. En 1782, le général Rochambeau y donna une réception en l'honneur de George Washington...”


Note*: Les archives historiques n'indiquent pas que George Washington se soit rendu à Newport (Rhode Island) en 1782. Il s'y est rendu en mars 1781, lorsqu'il a rencontré les chefs militaires français avant que leur flotte ne parte pour la Chesapeake. Selon The Mercury, le journal local de l'époque, la ville et la flotte étaient « brillamment illuminées »."

Washington et Rochambeau:

Leur première rencontre à Hartford, CT.

20 septembre 1780

Ci-dessus:

En Haut: Photos du mémorial par Michael Herrick, February 1, 2012

https://www.hmdb.org/m.asp?m=52914

Cliquez sur la photo ci-dessus ou sur ce lien pour en savoir plus sur cette première rencontre : https://www.youtube.com/watch?v=1mIBdz0g-44

Au centre et en bas : chaque année en septembre, les dignitaires français sont invités par la First Company Governor's Foot Guard à se joindre à la célébration de la Journée Rochambeau à Hartford, CT.

Le général de brigade Vincent de Kytspotter, chef de la mission militaire et de défense de la mission permanente de la France auprès des Nations unies, dépose une gerbe au mémorial après le défilé (2024). L'Association des Officiers de Réserve Français aux Etats-Unis (ACREFEU) participe également régulièrement.

Photos: https://www.firstgovernorsfootguard.com/

• Après avoir fortifié ses positions à Newport, Rochambeau arrive à Hartford le 20 septembre 1780 pour rencontrer le général Washington.

• Après avoir traversé la rivière Connecticut en ferry, Rochambeau est accueilli par Washington et par une salve de 13 coups de canon de la part de la garde du gouverneur. La quasi-totalité des 5 000 habitants de Hartford se sont massés le long de la route. La réunion se tient à l'Old State House, 800 Main Street.

• Les Français furent logés à la David Bull's Tavern, à l'enseigne du « péché de la grappe de raisin », et utilisée par les officiers français pendant la marche de l'armée à travers le Connecticut en 1781 et 1782. Une plaque apposée sur le bâtiment de la Bank of America, au 777 Main Street, indique l'emplacement de l'ancienne taverne de Bull.

• C'est à l'occasion de ce premier face-à-face important qu'est né le lien entre les deux commandants. Washington souhaite attaquer les Britanniques (qui viennent de s'emparer de la ville de New York), Rochambeau insiste sur la prudence.

"La plus grande satisfaction a été exprimée par les deux parties lors de cette rencontre et la plus grande marque de respect et d'attention polie a été réciproque...” The Connecticut Courant and the Weekly Intelligence, 26 Sept. 1780.


• Mémorial et panneau à Hartford, CT. qui immortalisent la rencontre historique entre les deux généraux:


Plaque, “The First Meeting of Washington and Rochambeau”

Old State House 800 Main St, Hartford, CT 06103

GPS: 41.765883, -72.672567

• Inscription:

“Cette plaque commémore la première rencontre historique entre le général George Washington et le général Comte de Rochambeau, commandant en chef de l'armée française en Amérique, qui eut lieu le 20 septembre 1780.

C'est à cette occasion et lors d'une autre rencontre au mois de mai suivant que fut élaborée la stratégie qui aboutit, à Yorktown, à la victoire et à l'indépendance des colonies américaines.

Érigé par la ville de Hartford, le 20 septembre 1946, en souvenir reconnaissant.

"Dès leur arrivée dans la ville, ils furent reçus avec d'imposantes cérémonies. Les gardes du gouverneur et une compagnie d'artillerie étaient de service pour l'occasion".

Érigé en 1946."



Panneau, “The First Meeting”

Old State House, 800 Main St, Hartford, CT 06103

GPS: 41.765869, -72.673168

• Inscription (extraits):

“

Première réunion

La planification de l'opération militaire conjointe qui a conduit à la défaite des Britanniques à Yorktown a commencé par une rencontre officielle entre le général George Washington et le comte de Rochambeau, près d'ici. Rochambeau accepte de rencontrer Washington afin d'élaborer un plan d'attaque précis pour vaincre les troupes britanniques qui ont déjà pris la ville de New York. Hartford est un lieu central entre Newport et le quartier général de l'armée continentale, situé dans l'actuelle ville de White Plains, dans l'État de New York. Lorsque Rochambeau arrive à Hartford le 20 septembre 1780, il est accueilli par Washington et reçoit une salve de 13 coups de canon de la part de la garde du gouverneur après avoir traversé la rivière Connecticut. La quasi-totalité des 5 000 habitants de Hartford s'alignent sur la route qui va du débarcadère du ferry à l'emplacement de l'actuelle Old State House. Les deux hommes ont ensuite marché quelques rues vers le sud jusqu'à la maison de Jeremiah Wadsworth, où se trouve aujourd'hui le musée d'art Wadsworth Atheneum, au 600 Main Street".

Ci-dessus:

À gauche : peinture originale du très talentueux artiste du Connecticut David Wagner représentant l'« incident d'Écosse », disponible à la vente avec d'autres peintures merveilleuses et historiquement exactes à l'adresse suivante :https://www.davidrwagner.com/ct-scotlandincident.htm

À droite : Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725 - 1807), lieutenant général des armées du roi, commandant de l'armée française en Amérique), par Artiste inconnu, Gravure 1789, Bibliothèque Nationale de France, Image: 922722

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b7883573k.item

• L'une de nos anecdotes préférées est directement tirée des Mémoires de Rochambeau. Elle illustre son profond respect pour les Patriotes américains, son sang-froid et son sens de l'humour. Alors que Rochambeau et l'amiral de Ternay se hâtaient de rejoindre Hartford pour y rencontrer George Washington, la roue de leur calèche se brisa au milieu de nulle part...


"Je hasarde d’interrompre ici l’attention du lecteur, par le récit d’une historiette qui ne laisse pas de caractériser parfaitement les mœurs des bons républicains du Connecticut. En allant à cette conférence, la voiture qui me conduisait, avec l’amiral Ternay, qui était fort infirme, vint à casser. J’envoyai Fersen, mon premier aide-de-camp, chercher un charron, qui demeurait à un mille du lieu où nous étions. Il revint me dire qu’il avait trouvé un homme malade de la fièvre quarte, dont il était tourmenté, qui lui avait répondu que son chapeau, plein de guinées, ne le ferait pas travailler la nuit. J’engageai l’amiral de m’accompagner, pour aller ensemble le solliciter. Nous lui dîmes que le général Washington arrivait le soir à Hartfort, pour conférer avec nous le lendemain, et que la conférence manquerait s’il ne raccommodait pas notre voiture. Vous n’êtes pas des menteurs, nous dit-il; j’ai lu dans le papier du Connecticut que Washington doit y arriver ce soir pour conférer avec vous; je vois que c’est le service public, vous aurez votre voiture prête à six heures du matin. “vous aurez votre voiture prête à six heures du matin. II tint parole, et nous partîmes à l’heure indiquée. Au retour de cette conférence, une autre roue vint à casser, et “nous fûmes forcés d’aller encore haranguer notre charron. 

« Eh bien! nous dit-il, vous voulez encore me faire travailler la nuit? Hélas! Oui, lui répondis-je, l’amiral Rodney est arrivé pour tripler la force maritime qui est contre nous, et il est très instant que nous retournions à Rhode Island pour nous opposer à ses entreprises. Mais qu’allez-vous faire, répartit-il, avec vos six vaisseaux contre vingt vaisseaux anglais? — Ce sera le plus beau jour de notre vie, s’ils s’avisent de vouloir nous forcer dans notre rade. Allons, dit-il, vous êtes de braves gens, vous aurez votre voiture à cinq heures du matin. Mais avant de me mettre à l’ouvrage, dites-moi, sans vouloir savoir vos secrets, avez-vous été contents de Washington, et l’a-t-il été de vous? Nous l’en assurâmes; son patriotisme fut satisfait, et il nous tint sa parole. Je ne prétends pas donner à croire que tous les Américains ressemblent à ce bon charron ; mais tous les cultivateurs dans l’intérieur des terres, et presque tous les propriétaires du Connecticut, ont cet esprit public qui les anime, et qui pourrait servir de modèle à bien d’autres.”

Mémoires militaires, historiques et politiques du comte Rochambeau, par Jean-Baptiste Donatien Vimeur Rochambeau, p. 142 https://books.apple.com/book/id827802115



Un panneau rappelle cet incident:

“The Scotland Marker”

Huntington Homestead, 36 Huntington Road, (Route CT14) , Huntington CT 06264

GPS: 41.699248, -72.085591

• Inscription (extraits):

[...] "Le mauvais état de la route à Scotland a endommagé la roue de la voiture transportant Rochambeau et l'amiral français de Ternay à la conférence de Hartford. Un aide-de-camp est envoyé pour trouver un charron. Mais le charron est malade et refuse le travail, même pour un « chapeau plein de guinées ». Mais lorsqu'il apprend que la voiture est celle de Rochambeau qui se rend auprès de Washington, le charron travaille toute la nuit pour la réparer. Au retour de Hartford, la roue se casse à nouveau. Le même charron la répare."

Fresque, la Conférence de Wethersfield

Washington et Rochambeau

Seconde rencontre en mai 1781

Wethersfield, CT


Ci-dessus :

À gauche : fresque murale représentant le conseil de guerre entre Washington et Rochambeau qui a eu lieu à Webb House le 22 mai 1781. Elle se trouve aujourd'hui au musée de Winterthur, dans le Delaware.

http://www.ctoldhouse.com/Wallace-Nutting-Revealed.html

À droite : Maison de Joseph Webb, Wethersfield, CT, construite en 1752, Photo par Daderot - Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7009545

• En mai 1781, Washington et Rochambeau tinrent leur deuxième réunion stratégique à la maison Joseph Webb, 211 Main Street.

• La maison de Joseph Webb, aujourd'hui musée Webb-Deane-Stevens, a été désignée National Historic Landmark pour son importance en tant que lieu de la conférence militaire de cinq jours tenue en mai 1781 entre le général George Washington et le général Comte de Rochambeau (commandant de l'armée française) pendant la guerre d'indépendance américaine, qui a précédé le siège de Yorktown, la dernière grande bataille de la guerre en Amérique du Nord.

• Le Comte de Rochambeau et ses officiers, dont le chevalier de Chastellux, sont arrivés vers midi le lundi 21 mai et ont séjourné à la taverne Stillman. Ce soir-là, le gouverneur Jonathan Trumbull, Washington et ses collaborateurs, ainsi que leurs invités français, assistent à un concert donné en leur honneur à la Meeting House (aujourd'hui First Church of Christ Congregational)

• Les deux délégations se rencontrent à la Webb House le lendemain, mardi 22 mai. Washington écrit dans son journal : « J'ai fixé avec le comte de Rochambeau le plan de campagne ».


Panneau, “Joseph Webb House”

211 Main St, Wethersfield, CT 06109

GPS: 41.712064, -72.653107

• Inscription:

“Webb House

Ici Washington et

Rochambeau ont plannifié

La campagne se terminant

À Yorktown, 1781”

Les divergences stratégiques entre Washington et Rochambeau en 1781 portent sur les cibles choisies pour la campagne clé de la guerre d'Indépendance. Washington pense immédiatement à l'attaque qu'il souhaite depuis longtemps pour reprendre New York, tandis que Rochambeau préfère une opération en Virginie, dans la baie de Chesapeake. Le penchant de George Washington pour New York est compréhensible : c'est le bastion britannique en Amérique et il a été son objectif stratégique pendant une grande partie de la guerre. Reprendre New York aurait été une victoire symbolique importante et aurait forcé les Britanniques à quitter leur base d'opérations la plus cruciale.

La stratégie de Rochambeau l'emporte pour plusieurs raisons pratiques. Le plan de Virginie offre une opportunité plus réaliste de capturer une armée britannique entière au lieu de se contenter d'un assaut sur un site lourdement fortifié.

Washington met de côté sa préférence pour une action contre la ville de New York et se dirige vers le sud parce que la stratégie française offre de meilleures chances de remporter une victoire décisive. Ensemble, les commandants ont mené à bien une opération extraordinaire consistant à déplacer rapidement 12 000 soldats, leur artillerie et leurs approvisionnements, ainsi que deux flottes françaises vers la baie de Chesapeake, sans alerter les commandants britanniques de l'un ou l'autre endroit. Le résultat fut une campagne terrestre et maritime conjointe franco-américaine qui piégea une importante armée britannique sur une péninsule à Yorktown.


Panneau, “The Wethersfield Conference”

At Village Tavern, 222 Main Street Wethersfied, CT 06109

GPS: 41.712570, -72.652493

• Inscription (extraits):

“La première rencontre du général George Washington avec le comte de Rochambeau eut lieu à Hartford le 21 septembre 1780, où ils commencèrent à discuter d'une campagne militaire commune. Le comte de Rochambeau et ses officiers, dont le chevalier de Chastellux, sont arrivés vers midi le lundi 21 mai et ont séjourné à la taverne Stillman.

Les deux délégations se rencontrent à la Webb House le lendemain, mardi 22 mai. Washington écrit dans son journal : « J'ai fixé avec le comte de Rochambeau le plan de campagne ». Ce soir-là, Trumbull, Wadsworth, Washington, Rochambeau et d'autres se retrouvent pour un dîner de fête à la taverne Stillman...« [...] »D'après la correspondance de Washington avant et après la conférence de Wethersfield, il considérait la reprise de la ville de New York comme un objectif primordial. Rochambeau insiste pour attendre la flotte française. Il fait traverser le fleuve Connecticut à son armée entre le 19 juin et le 2 juillet 1781 et attend avec l'armée continentale dans ce qui est aujourd'hui White Plains, New York, jusqu'à la mi-août. Lorsque de Grasse fit savoir que sa flotte se dirigeait vers la baie de Chesapeake, les forces combinées se dirigèrent vers Yorktown, en Virginie".


Remarques concernant les portraits de Rochambeau:

Ci-dessus :

À gauche : Jean Baptiste Donatien De Vimeur, Comte De Rochambeau par Charles Willson Peale (1741-1827), d'après nature, vers 1782, huile sur toile, 55,25 × 48,51 cm. Philadelphie, Independence National Historical Park, INDE14138, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=122748477. La ressemblance avec les traits de Washington est assez inexpliquée, pour un peintre expérimenté.

À droite : Portrait de Rochambeau, par Augustin De Saint-Aubin (1736-1807)

Cette œuvre est répertoriée au Musée Bonnat à Bayonne comme faisant partie de la collection des musées français, Réunion des Musées Nationaux, RMN. Elle reproduit selon les experts le plus fidèlement les traits de Rochambeau.

https://www.wikitree.com/wiki/Vimeur-1

Les panneaux d'information touristique utilisent souvent des portraits de Rochambeau pour illustrer leur récit, comme ceux présentés ci-dessus.


• En fait, il n'existe que quelques portraits et peintures de Rochambeau, certains dans son uniforme de général français (à l'époque de la guerre d'indépendance), d'autres, anachroniquement, le représentant dans son uniforme de maréchal français.

• Pour ajouter à la confusion, certaines ont été peintes de son vivant, d'autres des années après sa mort.

• L'illustration de la plaque décrite ci-dessus a choisi un portrait de Rochambeau par William Peale. Bien qu'il soit probable que Peale ait peint cette œuvre d'après un modèle vivant, les traits du visage prêtent à confusion. Ils ne correspondent pas à ceux que l'on trouve dans diverses œuvres d'artistes français, et ils ressemblent beaucoup à ceux que l'on trouve dans les portraits de George Washington réalisés par Peale. Néanmoins, Peale s'en tient à une représentation probablement exacte de l'uniforme de l'époque de la Révolution américaine. La légende de la plaque est erronée : « Dans ce portrait, il porte l'insigne de l'aigle de la Société des Cincinnati ». En fait, le portrait présente une croix de Malte dorée de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. De plus, la ceinture rouge est affichée, ce qui représente le grade le plus élevé au sein de l'ordre.

• Le portrait esquissé à droite par Saint-Aubin est certainement plus précis, probablement exécuté juste après le retour de Rochambeau de sa campagne américaine.

Mémoriaux à Lebanon & Farmington,

Connecticut

CI-dessus:

À Gauche: Mémorial situé dans la ville de Lebanon Historical Society Museum & Visitors Center, Photo: https://www.waymarking.com/waymarks/wmVC0C_French_Army_Memorial_Lebanon_CT

À Droite: Mémorial situé à Farmington, CT. Photo: Image capture June 2019 © Google

“French Army Memorial”

856 Trumbull Hwy, Lebanon, CT 06249

GPS: 41.637647, -72.21340

• Inscription:

“En mémoire du général Rochambeau et des troupes françaises qui sont venues au secours de notre pays pendant la Révolution américaine, du duc de Lauzun et de sa légion qui ont campé au Liban de novembre 1780 à juin 1781, et des citoyens de cette ville qui les ont aidés en leur fournissant des provisions et un abri.

légion qui ont campé à Lebanon de novembre 1780 à juin 1781, et les citoyens de cette ville qui les ont aidés en leur fournissant des provisions et un abri.

Le 10 juin 1781, l'armée française commença sa marche de Newport, RI à Phillipsburg, NY, avec la légion de Lauzun sur le flanc gauche alors qu'elle traversait le Connecticut.

L'armée française ejoint le général Washington et l'armée continentale sur la rivière Hudson le 6 juillet 1781. Le 18 août, les armées combinées se rendent en Virginie pour attaquer les Britanniques à Yorktown. La flotte française, commandée par l'amiral De Grasse, bloquant la baie de Chesapeake, les armées alliées entament un siège des troupes britanniques retranchées. Le 19 octobre 1781, le général Cornwallis rendit l'armée britannique aux alliés américains et français triomphants.

Allumer la flamme de la liberté

La route révolutionnaire Washington Rochambeau

Érigé en 2002 par la ville de Lebanon, don de M. Hugh Trumball Adams".


Panneau, “Lest We Forget”, Farmington, CT

790 Farmington Ave, Farmington, CT 06032

GPS: 41.726017, -72.824061

• Inscription:

« N'oublions pas »

"En l'honneur et en souvenir reconnaissant de nos alliés français de la Révolution, dont l'armée, sous le commandement du général comte de Rochambeau, est passée à cet endroit en partant de Newport et Providence, R.I., pour rejoindre le général Washington sur l'Hudson en 1781, et à nouveau lors de son retour de Yorktown, Va. à Boston, Massachusetts, en 1782".

 "Le corps principal d'environ 4000 hommes était composé des régiments de Bourbonnais, Royal Deux-Ponts, Soissonnais et Saint Onge, et de l'artillerie. Les régiments marchèrent dans l'ordre ci-dessus, à des jours successifs de la Providence, en gardant toujours entre eux la distance d'une journée de marche. L'artillerie suivait immédiatement en arrière du second régiment. Le général comte de Rochambeau marcha à la tête du corps principal et les régiments campèrent successivement un peu au sud de Farmington Village les 25, 26, 27 et 28 juin 1781. A son retour, l'armée marcha en deux colonnes, gardant entre elles la distance d'une journée de marche, et campa successivement dans la partie méridionale du village les 28 et 29 octobre 1782.”

“Une garde de flanc gauche composée d'environ 600 hussards et d'infanterie légère, sous le commandement du duc de Lauzun, quitta son camp d'hiver à Lebanon (Conn.), à côté du corps principal et à une quinzaine de kilomètres de celui-ci en 1781".

 "Des cartes des marches et des campements de l'armée, ainsi que de la documentation sur nos alliés français dans la Révolution, peuvent être consultées à la bibliothèque du village.

 Érigé par le colonel Jeremiah Wadsworth Branch, Connecticut Society,

 Fils de la Révolution américaine, 1926"

Memorial, Plantsville CT

Pont, I-84, Southbury, CT

Ci-dessus :

À gauche : Monument de Rochambeau, à la « French Hill », Photo ; capture d'image mai 2019 © Google

À droite : Pont Rochambeau, Photo de Michael Herrick, 22 août 2024

https://www.hmdb.org/m.asp?m=6432

• En 1912, l'American Irish Historical Society a érigé un monument sur la

« French Hill » à Marion pour marquer l'endroit où l'armée française a campé en 1781, puis en 1782.


Monument Rochambeau à “French Hill”

1036 Marion Avenue Plantsville CT 06479

GPS: 41.569606, -72.92315

Inscription:

Face:

“ Rochambeau Lieutenant Général Commandant

 Les armées auxiliaires françaises sous Washington

 10 juillet 1780 11 janvier 1783

 Lettre de Rochambeau au Congrès

 "Nous sommes vos frères. Nous nous conduirons comme tels avec vous.

 Nous combattrons nos ennemis à vos côtés comme une seule et même nation"

 Citation de la lettre du général"


Au verso :

"Le général Rochambeau et les 6 000 soldats français qu'il commandait ont campé ici en juin 1781. Ils ont ensuite poursuivi leur marche à travers le Connecticut pour rejoindre le général Washington et les troupes américaines qui ont réussi à vaincre les Britanniques à la bataille de Yorktown. Les forces françaises ont à nouveau campé ici en novembre 1782 après avoir vaillamment contribué à notre lutte pour l'indépendance. Le général comte de Rochambeau fut l'un des premiers membres de la Société des Cincinnati, créée par le général Washington et ses officiers en 1783 pour perpétuer leur amitié. Érigé et dédié à nouveau en 1971”


Plaque, Rochambeau Bridge, Newton, CT

I-84, Southbury CT 06488

GPS: 41.438954, -73.24733

L'armée française franchit la rivière Housatonic, appelée « Stratford » ou « Little Stratford » par les Français, « sur un pont qui est assez remarquablement construit, en ce sens que toute la charpente est soutenue, sans piliers, par les poussées de trois arcs qui se croisent », écrit le lieutenant d'artillerie Clermont-Crevecoeur. Le pont appelé « Carleton's Bridge », qui se trouvait à environ 1 mile au sud de la rivière et reposait sur des piliers faits de boîtes encadrées remplies de cailloux, n'existe plus depuis le 19e siècle. L'autoroute I-84 a remplacé l'ancien pont dans les années 1950.

• La plaque est situé sur le muret de la voie piétonne sur le pont sud (direction est). Elle se trouve à mi-chemin entre Southbury, dans le comté de New Haven, et Newtown, dans le comté de Fairfield. Malheureusement, la plaque a été déplacée et n'est plus visible depuis la route.

• Inscription:

“1781 – 1954”

"Près de ce point

 Le Comte de Rochambeau

 a traversé la rivière Housatonic

 à la tête de l'armée française

 en route vers la victoire à Yorktown"

Taverne, site de son 56e anniversaire

Ridgefield, CT

Mémorial, Rencontre avec Washington

Mount Kisco, NY


Ci-dessus :

À gauche : Marqueur, Photo gracieuseté de Lynn Briggs

À droite : Taverne de l'enseigne Samuel Keeler. Rochambeau a fêté son 56e anniversaire dans cette taverne, qui abrite aujourd'hui un musée colonial vivant avec des meubles d'époque et des guides costumés. Photo : par Rolf Müller (User:Rolfmueller)

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1361338

Taverne Ensign Samuel Keeler

Ridgebury, CT & 152 Main St, Ridgefield, CT 06877

GPS: 41.27310, -73.49708

• Les troupes de Rochambeau campent dans la paroisse de Ridgefield les 1er et 2 juillet 1781. C'est leur onzième et dernier campement dans le Connecticut avant de franchir la frontière de New York et de rejoindre l'armée continentale près de ce qui est aujourd'hui White Plains, dans l'État de New York, le 3 juillet 1781.

• Une avant-garde de chasseurs et de grenadiers, sous les ordres du major Alexandre de Berthier, est déployée sur la crête. La légion de hussards du duc de Lauzun prend North Salem Road à huit miles au sud-ouest pour protéger le camp français des espions britanniques.

• Avant de partir pour New York, Rochambeau fête son 56e anniversaire à Ridgefield, à la taverne de l'enseigne Samuel Keeler, restaurant qui existe toujours. Cependant le restaurant ne met pas vraiment en avant l'illustre personnage.

• Le 1er juillet 1781, Rochambeau et ses officiers s'arrêtent pour boire à la propriété de Stephen Norris, qui se trouve toujours le long de la route reliant Danbury et Ridgefield. Ce matin-là, Abigail Norris a accouché de son sixième enfant. En l'honneur des Français, l'enfant porte le nom du duc de Lauzun : Delazon. La pierre tombale de Delazon Norris, âgé de neuf ans, se trouve encore aujourd'hui dans le cimetière de Ridgebury.

• Après la victoire de Yorktown, l'armée de Rochambeau retourna vers le nord à l'automne 1782, traversant la région avant d'atteindre le camp de Danbury les 23 et 24 octobre 1782.


• Le 5 juillet 1781, le journal de l'officier français Louis-Alexandre Berthier, futur maréchal chef d'état-major de la Grande Armée de Napoléon, révèle que "les 4 et 5 (juillet), l'armée a fait une halte à North Castle ..... Le général Washington vint rendre visite au comte de Rochambeau et passa sur notre ligne. Les troupes étaient rangées devant le camp en ligne de bataille, sans armes et coiffées de bonnets à fourrage".


Mémorial, Meeting of Washington & Rochambeau

Northern Westchester Hospital

400 Main St, Mt Kisco, NY 10549 (by the left entrance, junction of Routes 117 and 172)

GPS: 41.196745, -73.724523

• Inscription:

“C'est sur ce site que le 5 juillet 1781, après une marche forcée depuis Newport (Rhode Island), le comte de Rochambeau arriva avec 5 000 hommes, envoyés par le gouvernement français pour aider les Américains dans leur lutte pour l'indépendance.

Le général George Washington rencontra le général Rochambeau et passa les troupes en revue pendant le campement. Les forces américaines et françaises se rejoignirent dans le comté de Westchester, sous le commandement de Washington, pour la marche vers Yorktown, en Virginie, et la défaite du général Charles Cornwallis le 13 octobre 1781.”

Odell House

Q.G. du Général Rochambeau

Hartsdale, NY

du 6 juillet au 19 août 1781

Ci-dessus: Ces photos montrent le site au commencement des travaux, qui vont bientôt s'achever en septembre-octobre 2025.

Photos: TC © ASSFI 2020

Ce site, pratiquement inchangé depuis 1781, deviendra bientôt un musée. Consultez la troisième partie de nos Bulletins pour suivre régulièrement l'avancement de ce projet exceptionnel, mené par les Friends of Odell House - Rochambeau Headquarters


• Située à 34 kilomètres au nord de New York, près de l'I-87 et juste au sud de White Plains, cette ferme est en cours de rénovation et a été rachetée par la ville de Greenburgh (comté de Westchester) pour être transformée en musée.

• Rochambeau y établit son quartier général en juillet-août 1781, alors que l'armée française campait dans le quartier.

• Une plaque fut installée en 1905 sur un bloc de granit, portant le sceau des Filles de la Révolution américaine au sommet.

• Washington et Rochambeau se rencontrèrent à Odell House le 14 août 1781 pour discuter de stratégie. La pièce a été en grande partie préservée depuis, et on peut encore y voir la cheminée, les planches de bois et les vestiges du papier peint d'origine…

• La décision fut de lever le camp le 19 août et de marcher rapidement sur Yorktown, tandis que la flotte de Grasse faisait route vers la baie de Chesapeake.

• Le vendredi 3 octobre 1845, une certaine « Mme Churchill, née Taylor, habitant Tuckeyhoe Road, près de Hart’s Corner », se souvenait qu’elle était une jeune fille de 15 ou 16 ans en 1781, lorsque « l’armée française stationnait au sud de la maison Bates, aujourd’hui occupée par Jackson Odell. Cette maison abritait le quartier général du général Rochambeau pendant toute la durée du campement de l’armée française sur les hauteurs entre la route d’Ikendahl Allaire et le ruisseau Sprain, au sud de la route de Dobbs Ferry. Pendant son séjour, le général Rochambeau donna quatre ou cinq grands dîners aux officiers français et américains dans la vieille grange au nord-ouest de la maison, qui appartenait alors à M. Bates, puis au colonel John Odell, et qui appartient aujourd’hui à Jackson Odell. »


Plaque, Odell House, Rochambeau Headquarters

425 Ridge Rd, Hartsdale, NY 10530

GPS: 41.019507, -73.816878

• Inscription:

“La maison qui s'y trouvait était le quartier général,

du 6 juillet au 19 août 1781,

du général de Rochambeau, commandant l'armée française,

alors en poste sur ces hauteurs.

Cette plaque a été érigée en 1905."


Panneau, "Global Events, Local Impact"

Odell House, headquarters of General Rochambeau

425 Ridge Rd, Hartsdale, NY 10530

GPS: 41.019520, -73.816809

• Inscription:

"L'arrivée des troupes françaises sur le sol américain en 1780 fut un signe clair du soutien accru de la France à la Révolution américaine. Le 6 juillet 1781, l'armée française rejoignit l'armée continentale à Philipsburg (aujourd'hui Greenburgh). Rochambeau y installa son quartier général, à Odell House. Le quartier général de Washington se trouvait à proximité, à Appleby House.

Les armées combinées se préparèrent au siège de New York, tandis que Washington et Rochambeau attendaient la réponse de l'amiral français François-Joseph Paul, comte de Grasse, qui se trouvait dans les Caraïbes avec sa flotte. Où allait-il fournir un soutien naval vital à la campagne ?

Le 14 août 1781, Rochambeau reçut un message de Grasse annonçant que la flotte française appareillerait vers la baie de Chesapeake pour soutenir une attaque alliée. En réponse, Washington et Rochambeau reportèrent leur objectif de l'armée britannique à New York sur les forces britanniques en Virginie. Les armées alliées commencèrent leur marche vers le sud les 18 et 19 août 1781."


Légendes des illustrations:

• Illustration « Carte française de 1781 montrant la proximité des quartiers généraux français et américains »

• Portraits de de Grasse, Washington et Rochambeau :

« La décision de l’amiral français de Grasse de se dépêcher avec sa flotte vers la baie de Chesapeake était cruciale pour le siège de Yorktown, en Virginie. »

« Washington (à droite) et Rochambeau (à gauche) se rencontrèrent à Odell House le 14 août 1781 pour discuter de stratégie. »


Encart : « La Révolution américaine, une guerre mondiale »

« La Révolution américaine s’inscrivait dans une guerre mondiale contre l’Empire britannique, avec des combats en Amérique, en Europe, dans les Caraïbes, en Inde et en Afrique. De nombreux pays estimaient que la Grande-Bretagne était devenue trop puissante. Ils voyaient dans le soutien à la Révolution américaine une occasion d’affaiblir le Royaume-Uni et de rétablir l’équilibre des forces.

1778 - Traité d’alliance franco-américain

1779 - L’Espagne s’allie à la France (mais pas aux États-Unis) et déclare la guerre à la Grande-Bretagne

1780 - La Grande-Bretagne déclare la guerre aux Pays-Bas

1780 - Catherine la Grande (Russie) crée la Ligue multinationale de neutralité armée pour protéger le commerce des ingérences de la marine britannique. »

Mémorial, Newark, Delaware

Rochambeau Plaza, Havre de Grace, Maryland

Ci-dessus:

En aut: Photos: https://www.pencaderheritage.org/

En bas: Photos: https://maryland.maps.arcgis.com/

Mémorial “Comte de Rochambeau and the French Army”

At Pencader Museum, 2029 Sunset Lake Road, Newark DE 19702

GPS: 39.63958, -75.72992

• Dedicated April 5th, 2014 by the W3R-US Historic Trail

• Inscription:

((Plaque centrale)

« Ce mémorial est dédié à la mémoire du général français comte de Rochambeau et de l'armée française qui campèrent à la ferme Cooch en 1781. Les armées française et américaine se rendaient à Yorktown, en Virginie, pour leur dernière bataille de la guerre d'indépendance américaine. Après leur victoire à Yorktown, la même armée française campa ici à son retour en France. La ferme Cooch trône aujourd'hui fièrement le long du sentier historique national W3R-US, long de 1 100 km. Les Américains seront éternellement reconnaissants au peuple français pour son soutien essentiel à notre jeune nation et pour son combat pour la liberté. »

Érigé en 2014 par le sentier historique W3R-US et la Pencader Heritage Area Association.



Panneau “A Victorious Army Passed Here”, Newark, Delaware

At Pencader Museum, 2029 Sunset Lake Road, Newark DE 19702

GPS: 39.63958, -75.72992

• Inscription (extraits):

“ Une armée alliée victorieuse est passée ici - 1781 fut une année capitale pour les États-Unis. Une armée française, dirigée par le général Rochambeau, était arrivée à Rhode Island en juillet 1780... Après avoir rejoint l'armée du général Washington au nord de New York, les armées alliées se dirigèrent vers le sud, en direction de la Virginie, traversant le Delaware du 1er au 8 septembre. La marche vers le sud se fit par Philadelphie jusqu'à Wilmington, Christiana, Elkton et Baltimore.

« Devant l'armée de plusieurs jours, des unités de cavalerie légère française de la Légion de Lauzun escortaient des cartographes français chargés de tracer la route vers le sud, ainsi que des quartiers-maîtres français chargés d'acheter de la nourriture pour 4 000 soldats français et des pâturages pour 1 000 chevaux et bœufs lors de leur passage dans le Delaware... Enfin, l'armée française arriva, nombreuse comme Wilmington, et mit deux jours à passer, heure après heure, avec des troupes en marche et des chariots tirés par des bœufs gémissants. « Vive la liberté, la fraternité, l’égalité, la justice et la paix ! Vive la liberté, la fraternité, l’égalité, la justice et la paix. »”



Panneau, “Rochambeau Plaza”, Havre de Grace, MD

At the intersection of Washington Street and St. John’s Street, Havre de Grace, MD 21078

GPS: 39.549508, -76.089683

• Inscription:

"Nommé en l'honneur du général français dont les troupes passèrent par ici en 1781 en route vers Yorktown.

Les archives de l'armée française indiquent que des plans pour la construction d'une ville à cet endroit étaient en cours d'élaboration lorsque les troupes revinrent de Yorktown en 1782.

Érigé en 1985 par la ville de Havre-de-Grâce pour célébrer son bicentenaire."

Récit de la bonne entente entre

Washington et Rochambeau

Mount Vernon, Virginie


Ci-dessus:

En haut à gauche: logo officiel de the Washington Rochambeau Revolutionary Route.

https://www.nps.gov/articles/waro-e-news.htm

En bas à gauche: logo officiel de la National Washington-Rochambeau Revolutionary Route Association Inc. (W3R-US), qui est le partenaire privé 501c3 du Washington Rochambeau National Historic Trail.Photo: https://w3r-us.org/about-us/

À droite : Panneau d'interprétation, présentant un ancien logo, Photo: https://losthistory.net/mcjoynt/vawrrmrk.htm

« Du bonheur que j'ai éprouvé dans notre amitié privée... Le souvenir de ce bonheur sera l'un des plus beaux moments de ma vie. »

– Comte de Rochambeau à propos de sa relation avec George Washington


• Comme indiqué sur son site officiel, la mission de la "Route Révolutionnaire Washington-Rochambeau" est de « préserver et d'interpréter les itinéraires empruntés par les troupes américaines et françaises de 1781 à 1782 et de commémorer le rôle de l'alliance franco-américaine cruciale dans la victoire sur les forces britanniques lors du siège de Yorktown, en Virginie. »



Panneau, “The Washington-Rochambeau Route to Victory”

10-11 septembre 1781

Mt Vernon Memorial Hwy &, VA-235, next to bus parking lot, Mt Vernon, VA 22309

GPS: 38.712033, -77.088400

• Inscription:

“Le 14 août 1781, les généraux Washington et Rochambeau apprirent qu'une importante flotte française, commandée par l'amiral de Grasse, se dirigeait vers la baie de Chesapeake, avec à son bord 3 000 soldats français. Le général britannique Cornwallis y campait avec son armée à Yorktown, en Virginie. Les deux chefs alliés décidèrent aussitôt de mener leurs armées vers le sud sur 720 kilomètres pour affronter Cornwallis lors du siège qui s'avéra être l'engagement le plus important de la guerre d'Indépendance.

Leur itinéraire commença à White Plains, dans l'État de New York, et incluait la traversée de l'Hudson à Stony Point, dans l'État de New York. Ils firent escale à Princeton et à Philadelphie. À Chester, en Pennsylvanie, le 5 septembre, Washington apprit que de Grasse avait atteint la Virginie et avait débarqué les troupes à Jamestown sous le commandement du général Saint-Simon.

Des embarcations américaines réussirent à transporter une partie des fantassins alliés sur la Chesapeake, de Head-of-Elk (aujourd'hui Elkton, dans le Maryland) à Annapolis. Le reste des troupes poursuivit sa route jusqu'à Annapolis, où les unités d'infanterie firent halte pour attendre un ascenseur à bateaux plus au sud. L'artillerie de campagne alliée, les trains de ravitaillement et la cavalerie française (hussards) se dirigèrent vers le sud par la route jusqu'en Virginie. L'artillerie et les chariots rejoignirent finalement Williamsburg, à 19 kilomètres de Yorktown. Pendant ce temps, la cavalerie française fut redirigée vers Gloucester, juste de l'autre côté de la rivière, face à Yorktown.

Washington et Rochambeau, accompagnés de quelques officiers d'état-major, empruntèrent un itinéraire différent de celui de l'armée principale. De Baltimore, ils traversèrent le Potomac à Georgetown (aujourd'hui partie de Washington, D.C.), traversèrent Alexandria, en Virginie, puis s'arrêtèrent brièvement à Mount Vernon, la plantation de Washington, qu'il n'avait pas visitée depuis plus de six ans. Pour préparer l'arrivée de ses invités français, Washington précéda le groupe et parcourut la remarquable distance de 96 kilomètres en une seule journée. Rochambeau et les officiers d'état-major arrivèrent le lendemain. Les commandants alliés se reposèrent à Mount Vernon les 10 et 11 septembre. Le 12 septembre, ils poursuivirent leur route vers Fredericksburg.

Alors que les commandants alliés passaient près du village de Dumfries, un cavalier apporta des dépêches annonçant que la flotte britannique de l'amiral Graves avait été aperçue à l'entrée de la baie de Chesapeake et que l'amiral de Grasse était parti livrer une bataille navale cruciale au large des caps de Virginie. De Grasse, sagement, écourta la bataille et retourna couvrir l'entrée de la baie. Jugeant trop risqué de percer la ligne française, l'amiral Graves fut contraint de rentrer à New York pour des réparations et un ravitaillement. Cela permit à la flotte française de réduire à néant les espoirs de Cornwallis de s'échapper de la baie de Chesapeake. Pendant ce temps, la petite flotte française de l'amiral De Barras, basée à Newport, dans le Rhode Island, s'introduisit dans la baie de Chesapeake avec la précieuse artillerie de siège française et des troupes supplémentaires. Après le départ de la flotte britannique, de Grasse envoya des transports à Annapolis pour récupérer les principaux contingents d'unités d'infanterie alliées.

La nouvelle de la bataille navale poussa les généraux Washington et Rochambeau à se hâter vers Williamsburg. Après avoir passé la nuit du 12 septembre à Fredericksburg, ils traversèrent Hanover Court House et New Kent Court House, et arrivèrent à Williamsburg le 14. Ils y rencontrèrent le général Lafayette, qui commandait les forces américaines en Virginie durant l'été. Les armées alliées rassemblèrent ravitaillement et équipement et, avec l'arrivée des convois de chariots et des troupes de la longue marche, avancèrent le 28 septembre pour commencer le siège de Yorktown, l'armée de 7 500 hommes de Cornwallis. Les Alliés resserrèrent leur contrôle autour de Yorktown au cours des trois semaines suivantes. Incapable de s'échapper et désespérant de recevoir des renforts, le général Cornwallis rendit son armée aux Alliés le 19 octobre. Ce fut la victoire la plus importante et la plus décisive de la guerre, ouvrant inévitablement la voie à l'indépendance américaine.

Érigé en 2004 par les Filles de Virginie de la Révolution américaine."

Rencontre des trois commandants

Virginia Beach

Panneau et timbre postal

Ci-dessus :

À gauche : Rochambeau, Washington et de Grasse, timbre-poste USPS, 1931, Par Bureau of Engraving and Printing, domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9481370

À Droite: Panneau, Commonwealth of Virginia, Photo credit:

 http://www.markerhistory.com/peytons-ordinary-marker-e-79/

• La rencontre eut lieu le 18 septembre 1781 entre le général George Washington, commandant en chef des armées combinées américaine et française, le comte de Rochambeau, commandant de l'armée expéditionnaire française, et l'amiral François Joseph Paul de Grasse, commandant d'une importante flotte de navires de guerre français. Ces commandants se réunirent à bord du navire amiral de Grasse, dans la baie de Lynnhaven. C'est là que furent élaborées les stratégies finales qui menèrent à la victoire éclatante franco-américaine de Yorktown. La borne de la State Highway fut inaugurée le 6 mars 2019.


Panneau, “Meeting of Three Commanders”

George Washington, Comte de Rochambeau et Admiral de Grasse

18 septembre 1781

Lynnhaven Colony Park at 3125 Shore Drive, Virginia Beach, VA 23451

GPS: 36.910066, -76.079953

• Inscription:

"L'amiral de Grasse, commandant d'une importante flotte française, prit le contrôle de la baie de Chesapeake après avoir vaincu une flotte britannique au large des caps de Virginie le 5 septembre 1781. Le général George Washington, commandant en chef des armées combinées américaine et française, et le comte de Rochambeau, commandant de l'armée expéditionnaire française, rencontrèrent de Grasse à bord de son navire amiral près d'ici le 18 septembre. Les officiers projetaient de piéger l'armée britannique à Yorktown. Au départ de Washington et de Rochambeau, les marins au sommet des mâts des navires français les saluèrent d'un feu de joie, tandis que le navire amiral tirait ses canons. Le siège de Yorktown commença le 28 septembre. Les Britanniques capitulèrent le 19 octobre.

Érigé en 2019 par le Département des Ressources Historiques de Virginie."

Hommage à Rochambeau

Gravé sur la colonne de la Victoire

Yorktown, Virginie

Ci-dessus:

À gauche : Cérémonies patriotiques annuelles lors de la victoire franco-américaine, le 19 octobre, au pied du « Monument à l’Alliance et à la Victoire » (nom officiel de la colonne de la Victoire).

Remarque : Seuls la France et les États-Unis, et aucune autre nation, ont envoyé des soldats combattre les Britanniques sur ce champ de bataille, ce qui rend la présence d’autres drapeaux étrangers ces deux dernières années incongru et tout à fait inapproprié, un constat partagé par plusieurs associations patriotiques et militaires américaines.

À droite : La gravure au pied de la colonne est éloquente. Étonnamment, les conférenciers invités prennent souvent des libertés avec les faits historiques…

Photos: TC © ASSFI 2021

• Le texte gravé sur le monument raconte l'histoire exacte et rend hommage à Rochambeau et de Grasse.


Monument de l'Alliance et de la Victoire

Main Street, Battlefield of Yorktown, VA 23690

GPS: 37.233467, -76.505067

• Inscription (face):

“À York, le 19 octobre 1781, après un siège de dix-neuf jours mené par 5 500 soldats américains et 7 000 soldats français, 3 500 miliciens de Virginie sous le commandement du général Thomas Nelson et 36 navires de guerre français, le comte Cornwallis, commandant des forces britanniques à York et à Gloucester, rendit son armée, composée de 7 251 officiers et soldats, 840 marins, 244 canons et 24 étendards, à Son Excellence George Washington, commandant en chef des forces combinées d'Amérique et de France, à Son Excellence le comte de Rochambeau, commandant les troupes auxiliaires de Sa Majesté Très Chrétienne en Amérique, et à Son Excellence le comte de Grasse, commandant en chef de l'armée navale française à Chesapeake.

Érigé en 1881 par les États-Unis d'Amérique"


Des panneaux d'interprétation à proximité ajoutent des informations utiles:

Marker, next to Monument to the Alliance and Victory

Main Street, Battlefield of Yorktown, VA 23690

GPS: 37.232867, -76.505000

• Inscription:

« Il est résolu que… le Congrès… fera ériger à York, en Virginie, une colonne de marbre ornée des emblèmes de l'alliance entre les États-Unis et Sa Majesté Très Chrétienne ; et portant l'inscription d'un bref récit de la reddition du comte Cornwallis à Son Excellence le général George Washington… à Son Excellence le comte de Rochambeau… et à Son Excellence le comte de Grasse… » Journaux du Congrès, 29 octobre 1781

Dix jours seulement après la victoire de Yorktown, le Congrès continental ordonna la construction d'un monument commémorant le siège et l'alliance franco-américaine. Cependant, les fonds nécessaires à sa construction ne furent alloués qu'en 1880, à l'approche de l'anniversaire continental de la bataille.

Un comité du Congrès, composé de législateurs des 13 colonies d'origine, délégua la supervision du projet au secrétaire à la Guerre, qui, à son tour, choisit les architectes Richard M. Hunt et Henry Van Brunt, ainsi que le sculpteur John Quincy Adams Ward pour concevoir le nouveau monument. L'esprit de réconciliation qui régnait dans le pays au lendemain de la guerre de Sécession a influencé la conception du monument, comme en témoigne l'inscription « Un pays, une constitution, un destin » sur le fût.

Le 18 octobre 1881, la première pierre du monument a été inaugurée lors des commémorations du 100e anniversaire du siège.

Érigé par le Service des parcs nationaux du ministère de l'Intérieur des États-Unis."



Panneau, “Comte de Rochambeau 1781 Siege of Yorktown”

Colonial National Historical Park, Yorktown, VA 23690

GPS: 37.203500, -76.530317

• Inscription (extraits):

[...]

"Le lendemain de la victoire, le général Washington publia dans ses ordres généraux : ' Le général, à cette occasion, prie Son Excellence le comte de Rochambeau d’agréer ses plus sincères remerciements pour ses conseils et son assistance de tous les instants. '

Érigé par le Parc historique national colonial, Service des parcs nationaux."

Reddition des Britanniques à Yorktown

19 octobre 1781

Le geste extraordinaire de Rochambeau

Ci-dessus :

Rochambeau est visible à gauche, au centre. Ce tableau de John Trumbull représente les forces du major-général britannique Charles Cornwallis (ayant feint d'être alité par la fièvre, il est absent lors de la reddition et en fait se fait représenter par son adjoint le général O'Hara) se rendant aux forces françaises et américaines après le siège de Yorktown (28 septembre – 19 octobre 1781). Le gouvernement américain commanda à Trumbull en 1817 des tableaux patriotiques, et finança cette œuvre en 1820. Elle se trouve dans la rotonde du Capitole des États-Unis. Par John Trumbull - Domaine public.https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1379717

Humilité et étiquette militaire:

• Racontant le célèbre épisode de la reddition du général britannique O’Hara (Lord Cornwallis ayant feint la maladie), Rochambeau écrit dans ses Mémoires :

« En arrivant à ma hauteur, il me présenta son épée ; je désignai le général Washington, qui se tenait en face de moi à la tête de l’armée américaine, et lui dis que l’armée française n’étant qu’un auxiliaire sur ce continent, il appartenait au général américain de lui donner ses ordres. »

Mémoires, Maréchal Comte de Rochambeau, Paris 1838, page 73.

• Ceci n’est pas clairement indiqué sur le marqueur officiel du NPS ci-dessous.


Panneau, “Surrender at Yorktown Colonial National Historical Park”

Colonial National Historical Park, Yorktown, VA 23690

Le marqueur se trouve sur Cook Road, à droite en direction du nord. Il se trouve sur le champ de bataille de Yorktown, dans le parc historique national colonial, à l'arrêt « C » du circuit des champs de bataille.

GPS: 37.226224, -76.506039

• Inscription (extraits):

"Près de cet endroit, l'après-midi du 19 octobre 1781, alors que le silence régnait parmi les soldats alliés et les spectateurs, tous les regards étaient braqués sur les troupes britanniques qui approchaient. Cornwallis, se faisant dire qu'il était malade, ordonna à son commandant en second, le général de brigade Charles O'Hara, de rendre son épée. O'Hara s'approcha par erreur du général français Rochambeau pour lui présenter l'épée. Il fut rapidement corrigé et conduit à Washington, le commandant suprême des forces alliées. Washington refusa de prendre l'épée des mains d'O'Hara et le recommanda au major-général Benjamin Lincoln, son commandant en second. Lincoln, acceptant, escorta O'Hara jusqu'à un champ à environ deux kilomètres et demi d'ici, où soldats britanniques et allemands, régiment après régiment, posèrent leurs armes.

Érigé par le Colonial National Historical Park, Service des parcs nationaux."



• La peinture à l'huile de John Trumbull représentant la Reddition est aujourd'hui exposée dans la rotonde du Capitole à Washington. Elle identifie les troupes françaises, britanniques et américaines, ainsi que Rochambeau, O’Hara, Lincoln et Washington. La légende indique : « L'ancien aide de camp de Washington, le colonel John Trumbull, a peint la Reddition de Lord Cornwallis à Yorktown en 1797. » À cette époque, de nombreux officiers américains et français représentés ici entretenaient des liens d'alliance au sein de la Société de Cincinnati, fondée sous la direction du général Henry Knox en 1783.

• Après la guerre, en 1787, Trumbull se rendit en France et dessina les différentes personnalités françaises impliquées dans la Révolution américaine. Les traits du visage montrent ces hommes plus âgés qu'ils ne l'étaient lors des cérémonies de reddition de 1781. L'œuvre de Trumbull prend plusieurs libertés, représentant des officiers présents à la reddition qui n'étaient pas réellement présents [par exemple, de Grasse est resté sur son navire]. De plus, Trumbull représente souvent certains détails des uniformes dans des styles d'après la Révolution.

Sur le chemin du retour vers Boston...

"L'arrestation" de Rochambeau


Ci-dessus :

À gauche : Photo du rocher et de la plaque, qui seront déplacés quelques mètres plus près de l’entrée du parc des expositions de Yorktown Grange, où se déroule chaque année le festival Rochambeau, qui connaît un succès grandissant grâce à l’association W3R. Photo : TC © ASSFI 2023

À droite : Détail de l’emplacement du panneau d’interprétation du National Park Service à Ossining, dans l’État de New York, représentant l’un des tableaux de David Wagner, disponible à: https://www.davidrwagner.com/revolutionaryrouteseries.htm

• Après la victoire de Yorktown, l'armée française prit ses quartiers d'hiver à Williamsburg, non loin de là, avant de repartir vers le nord jusqu'à Boston, où elle embarqua à nouveau en décembre 1782. La Légion de hussards de Lauzun resta dans la République naissante jusqu'en 1783 et la signature du traité de Paris, comme une sorte de police d'assurance au cas où les négociations de paix échoueraient et que les Britanniques reprendraient le combat. Rochambeau emprunta le même itinéraire que l'année précédente et les mêmes campements, à quelques exceptions près. Chaque campement est ainsi numéroté « sud » ou « nord ».


• Trente-huitième camp à Yorktown Heights, New York, et Hunt's Tavern. 24 septembre - 21 octobre 1782 :

Ce lieu fut le théâtre d'une anecdote mémorable, que Rochambeau relate ainsi dans ses Mémoires :

“Au départ du corps français de Crampont, pour aller s’embarquer à Boston, un capitaine de milices américaines, chez qui j’avais logé dans ce camp, eut avec moi un procédé qui caractérise la liberté républicaine. Il était venu, la veille du départ, me demander le paiement de quinze mille francs pour le bois que la brigade du Soissonnais avait brûlé dans son camp. Je trouvai sa demande exagérée, et je le renvoyai au commissaire Villemanzy, chargé, avec les arbitres du pays, de liquider et de payer comptant toutes les consommations de l’armée dans chaque camp. Au moment du départ, la générale étant battue, et l’armée sous les armes, un homme fort respectueux s’approcha de moi, et me dit qu’il savait tous les services que j’avais rendus à son pays, qu’il “me respectait, mais qu’il était obligé de faire son devoir. Il me signifia, en conséquence, un papier; puis il me mit doucement la main sur l’épaule, en me disant qu’ils me constituent son prisonnier. Eh bien! Monsieur, lui répondis-je en riant, emmenez-moi si vous pouvez. Non, Votre Excellence, répondit le shérif; mais je vous prie, après avoir fait mon devoir, de me laisser faire ma retraite tranquillement. En continuant ma marche, j’envoyai le commissaire Villemanzy à la maison de cet Américain, qu’il trouva entourée de tous ses compatriotes, qui lui faisaient les reproches les plus vifs sur son procédé. Ce commissaire les écarta tous, fit signer au capitaine un compromis, par lequel il s’en rapportait à une sentence arbitrale, qui le taxa à deux mille francs, au lieu des quinze mille francs portés dans sa demande assermentée, et le condamna à tous les dépens.”

- Mémoires militaires, historiques et politiques du comte Rochambeau

Jean-Baptiste Donatien Vimeur Rochambeau, page 174

https://books.apple.com/book/id827802115




Plaque Rochambeau, Yorktown Heights, NY

38th Camp (North) 24 Sept – 21 Oct 1782

Rochambeau Park, Yorktown Grange Fairgrounds, 99 Moseman Road, Yorktown Heights, NY 10598

GPS: 41.268805, -73.770598

• Inscription:

“Parc de Rochambeau / Dédié en l'honneur de / Jean-Baptiste-Donatien de Vilmeur / Comte de Rochambeau / Qui campait ici avec / les armées de France tout en / aidant la cause américaine / dans la guerre d'indépendance / Yorktown Grangr P. Of H., n° 862 / 18 septembre 1954 »


Panneau, "An Arrest after a Long Encampment"

(Voir photo ci-dessus)

L'emplacement exact de ce marqueur à Ossining, dans l'État de New York, n'a pas encore été déterminé.

• Inscription:

Après la victoire alliée à Yorktown, Rochambeau fit venir son armée ici. Les soldats français campèrent près de la taverne Hunt, à l'est de l'étang de Crom, du 24 septembre au 23 octobre 1782.

Pour améliorer leur approvisionnement en eau et maintenir ses troupes actives, Rochambeau chargea ses hommes de modifier le débit de l'étang de Crom, situé à proximité. Cela profita également au propriétaire du moulin local, M. Hallock, dont le moulin était alimenté par le ruisseau.

Le soir du 21 octobre 1782, avant que l'armée française ne poursuive sa route vers Boston pour son départ prévu d'Amérique, le shérif local tenta d'arrêter Rochambeau. Il fut accusé d'avoir coupé du bois et endommagé des clôtures sur les terres de M. Hallock par ses hommes. Hallock exigea 15 000 livres de compensation, soit plus de six fois le salaire annuel d'un capitaine français en Amérique.

L'arrestation échoua. Rochambeau jugea la demande de Hallock excessive, mais accepta diplomatiquement de payer. 2 000 livres à la place, presque de quoi acheter un cheval.

« Eh bien, monsieur », répondis-je avec humour ; « mais prenez-moi si vous pouvez. »

- Rochambeau.

Adieux à l'Amérique

Ci-dessus :

En haut : Camp de l'Armée française à East Hartford, Connecticut, en 1782 - Illustration de David Wagner.https://www.davidrwagner.com/revolutionaryrouteseries.htm

https://w3r-us.org/historic-sites/french-army-campsite-38-north-at-yorktown/

En bas à gauche : Mémorial du camp n° 52 installé en 1907 – Image prise en juillet 2017 © Google

En bas à droite : NPS – Mémorial commémoratif du campement français n° 54, du 2 au 5 décembre 1782, placé par la Société historique de Dedham en juin 1925.

• De passage à Providence, Rochambeau donna un magnifique bal le 18 novembre aux habitants de la ville à Hackers Hall, alors situé sur South Main Street. L'un de ses officiers, de Broglie, relate ces divertissements :

« M. de Rochambeau, très irrité par les retards perpétuels de la flotte, se comporta néanmoins à Providence en parfait général français ; c'est-à-dire que, pour divertir son armée et satisfaire les dames de la ville, il donna des bals dans un bel et grand appartement public prévu à cet effet. C'est au premier de ces bals que je vis pour la première fois les demoiselles Bowen, sœurs du gouverneur de la ville. Je ne donne pas leurs portraits, car je ne veux pas rendre fous tous les hommes et jalouses toutes les femmes. »


Mémorial, 52nd Encampment of the French Army

Providence, R.I.

November 13 – December 4, 1782

957 North Main St, Providence, RI 2904 - 1 Brewster Street, Providence R.I. 02906

GPS: 41.849363, -71.397844

• Inscription:

“Sur ce terrain, entre Hope Street et North Main Street, au nord de l'avenue Rochambeau, les troupes françaises commandées par le comte Rochambeau campaient en 1782, lors de leur marche de retour de Yorktown.

Ce mémorial a été érigé par la Rhode Island Society of the Sons of the American Revolution."

Une nation reconnaissante

Ci-dessus: Rochambeau Bridge, Washington D.C.

Pont du centre traversant la rivière Potomac , I-395 Express Lanes, Washington, DC 20242

GPS: 38.876985, -77.041303

Photo: par Antony-22 - Own work, CC BY-SA 3.0,

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=33183682

Un Général Washington aux effusions chaleureuses


Newburgh, le 14 décembre 1782.


« Je ne puis, mon cher Général, vous permettre de quitter ce pays sans vous redire la haute estime que j'éprouve pour les services que vous avez rendus à l'Amérique, par l'attention constante que vous avez portée à ses intérêts.

Par l'ordre et la discipline rigoureux du Corps sous votre commandement, et par votre empressement constant à faciliter toute mesure que la force des Armées Combinées était capable de prendre.

À ce témoignage de votre réputation publique, je manquerais aux sentiments de mon cœur si je n'ajoutais pas l'expression du bonheur que j'ai éprouvé dans votre amitié privée. Le souvenir de celle-ci sera l'un des plus agréables moments de ma vie.

Mes meilleurs vœux vous accompagneront en France, où je suis certain que vous y trouverez les sourires et les récompenses d'un Prince généreux, ainsi que les plus chaleureuses accolades d'amis affectueux. J'ai l'honneur, etc.

[Signé] « Geo. Washington"


Lettre de George Washington, datée du 14 décembre 1782, à Jean B. Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau : extraite de « The Writings of George Washington from the Original Manuscript Sources, 1745-1799 », John C. Fitzpatrick, éditeur.



La gratitude du Congrès des Etats-Unis


“Le Congrès, par l'intermédiaire du ministre des Affaires étrangères, désire vivement recommander à Sa Majesté le comte de Rochambeau et à l'armée placée sous son commandement la faveur particulière de ses troupes, étant hautement satisfait de leur bravoure, de leur bonne conduite et de leur admirable discipline ; le Congrès est particulièrement redevable à ces dernières de la parfaite harmonie qui règne entre les troupes françaises et les soldats et citoyens des États-Unis. Il est en outre décidé que le Président du Congrès adressera les remerciements particuliers du Congrès à Son Excellence le comte de Rochambeau et lui témoignera la haute estime du Congrès pour le talent remarquable dont il a fait preuve au profit des États dans les diverses conjonctures importantes, ainsi que pour la discipline rigoureuse et exemplaire, remarquablement uniforme, des troupes sous ses ordres, qui ont mérité l'admiration et l'estime des citoyens de ces États, qui garderont à jamais un souvenir affectueux des services imminents qu'il a rendus et de la considération extrêmement délicate dont il a continuellement fait preuve pour leurs intérêts privés.

[Signé] « Charles Thompson, Secrétaire. » "



Panneau, “Respect”

Army War College, Army Heritage Trail, Carlisle, PA 17013

GPS: 40.203889, -77.157861

“Notre mot d'ordre était « Rochambeau », le nom du commandant des forces françaises. Un mot d'ordre judicieux, car prononcé « Ro-sham-bow », il sonnait, lorsqu'il était prononcé rapidement, comme « rush on boys »… Dès que les tirs ont commencé, nos hommes se sont mis à crier : « Le fort est à nous ! » et c'était « Rush on boys ».*

Sergent Joseph Plum Martin, Corps des sapeurs et mineurs, Assaut sur la redoute n° 10, Yorktown, 14 octobre 1781

Érigé par le Centre du patrimoine et de l'éducation de l'armée américaine."


Note: * "rush on boys" peut se traduire "en avant, les gars!" ou "à l'attaque, les gars!"

D'une révolution à l'autre...

Ci-dessus :

Tombe et plaque d'ardoise de Rochambeau au cimetière de Thoré-la-Rochette, France.

Photo: TC © ASSFI 2025

• De retour en France en 1783, Louis XVI le décora du Cordon Bleu de l'Ordre du Saint-Esprit. Rochambeau devint commandeur du District Nord et connut quatre années de paix.

• Il participa activement à la Société des Cincinnati et correspondit avec Washington.

• En 1787, il rencontra même Cornwallis lors d'un séjour de douze jours en Angleterre.

• Il fut promu maréchal de France en 1791. En 1792, après la chute de la monarchie et l'instauration de la Première République, il fut soupçonné par les autorités révolutionnaires de noblesse et de royalisme. Pendant la Terreur (1793-1794), il fut emprisonné et faillit être exécuté. Il eut la chance d'être libéré après la chute de Robespierre en juillet 1794.

• Après sa libération, Rochambeau se retira largement de la vie publique. Le gouvernement révolutionnaire n'avait que peu d'égards pour les nobles, même ceux qui possédaient des états de service distingués. Il passa ses dernières années dans une relative obscurité, vivant tranquillement sur ses terres.

• En 1796, il envoya sa dernière lettre à Washington.

• Napoléon Bonaparte, à son arrivée au pouvoir, reconnut les contributions militaires de Rochambeau et lui rendit certains de ses honneurs. En 1804, Napoléon le fit Grand Officier de la Légion d'honneur.

• Rochambeau mourut le 10 mai 1807, à l'âge de 81 ans, dans son château de Thoré-la-Rochette.


En France, Rochambeau fut bientôt éclipsé par la gloire d'une multitude de généraux et de maréchaux sous Napoléon (plusieurs d'entre eux furent capitaines sous « Papa Rochambeau » pendant la campagne d'Amérique !).

Ne mériterait-il pas, un jour, de reposer aux côtés du maréchal Turenne ou du maréchal Foch sous le dôme des Invalides à Paris ?

Héritage aux Etats-Unis d'Amérique

Ci-dessus :

En haut : Chaque année en septembre, la « First Company Governor's Foot Guard » organise un défilé commémorant la rencontre de Rochambeau et de Washington à Hartford, marquant le début de l'entrée en action de l'armée française. Pour honorer cette rencontre historique, le général de brigade français Vincent de Kytspotter, chef de la mission de défense des Nations Unies, s'est joint à l'événement en septembre 2024 (on le voit ici en train de déposer une gerbe au mémorial).Photo: State Defense Force

Centre et bas : La statue du général Rochambeau à King’s Park, à Newport, près de Fort Adams. L’auteur, membre d’un groupe de reconstitutions de la guerre d’Indépendance américaine organisées par un régiment de l’armée française, se tient au deuxième rang, sous le pied gauche de Rochambeau (Photo : Norman Desmarais).Battle of Rhode Island Association -

• Aux États-Unis, plusieurs rues, ponts et un lycée français portent le nom de Rochambeau. Nous saluons et saluons le travail acharné de la Route révolutionnaire Washington-Rochambeau et de l'association W3R, qui ont permis de perpétuer sa mémoire partout où le général est passé.


• Naturellement, son héritage est essentiellement limité géographiquement : Rhode Island, Connecticut, New York, New Jersey, Delaware, Pennsylvanie, Maryland, Washington D.C. et Virginie. Pourtant, d'autres États doivent également une grande partie de leur liberté, voire leur existence même, aux Patriotes qui ont reçu le soutien de soldats et de marins français, Rochambeau ayant été un artisan clé de la victoire finale.


Ces derniers temps, grâce aux efforts inlassables du NPS et du W3R, on constate un regain d'intérêt pour la célébration et la commémoration de ce grand chef militaire.


Pourquoi Lafayette est-il partout, et Rochambeau si souvent oublié ?


• La Fayette, à juste titre, a captivé l'imagination américaine, étant si proche de George Washington et combattant comme major général dans l'armée continentale. Son enthousiasme précoce pour la cause des Insurgés, sa bravoure au combat, ses compétences tactiques militaires, son réseau politique, sa tournée d'adieu triomphale de 1824-1825 et, enfin et surtout, son sens inégalé et très moderne des « relations publiques », comme on dirait aujourd'hui, expliquent tous son immense popularité.

En bref, La Fayette a volé la vedette.


• À l'inverse, Rochambeau est toujours resté avant tout un commandant militaire de l'armée française, obéissant scrupuleusement aux ordres de son roi, avec un désintérêt marqué pour la politique. Tout en déployant des compétences diplomatiques cruciales (tout comme le général Eisenhower le fera envers la France Libre 150 ans plus tard), l'un de ses principaux traits de caractère était l'humilité.


Mais cela, à notre avis, ne suffit pas à expliquer la disparité de traitement.

Dans le processus de construction de la nation et le récit qui l'accompagne, les actes et les réalisations considérables de Lafayette restent, même jusqu'à ce jour, beaucoup plus opportuns à exalter, et celles des autres à minimiser, comme nous le verrons plus bas.


Ci-dessus :

Notre association s'est jointe à d'autres associations mémorielles et patriotiques pour offrir un drapeau tricolore aux élèves de terminale du club d'histoire du "Rochambeau French International School" (jusqu'à récemment, dénommé Lycée Rochambeau). La cérémonie a eu lieu le 21 octobre 2022 au pied de la statue de Rochambeau. Les lycéens qui ont reçu la garde de ce drapeau en étaient très fiers.

Photos: TC © ASSFI 2022

Liste des lieux et institutions aux États-Unis :


• Le collège Rochambeau de Southbury, dans le Connecticut, porte le nom du comte de Rochambeau, tout comme le pont Rochambeau qui relie l'Interstate 84 et l'US Highway 6 entre Southbury et Newtown. De plus, plusieurs centres commerciaux et rues secondaires du Connecticut rendent hommage à Rochambeau.

• Le lycée français international de Bethesda, dans le Maryland, s'appelait « Lycée Rochambeau », puis a été rebaptisé il y a quelques années: "Rochambeau - The French international school "

• Un pont enjambant le Potomac à Washington, D.C., porte également son nom.

• À Greenburgh, dans l'État de New York, une Rochambeau Drive porte son nom, ainsi qu'à Williamsburg, en Virginie, près du champ de bataille de Yorktown.

• À Providence, dans le Rhode Island, une avenue porte son nom, ainsi qu'une Rochambeau Street à New Bedford et Hartsdale, dans l'État de New York.

• Dans le Bronx, à New York, une avenue porte également son nom.

• À Springfield, en Virginie, existe une Rochambeau Plaza

• Une ferme Rochambeau existe sur la colline historique de Guard Hill à Bedford Corners, dans l'État de New York.

• Sur le campus de l'Université Brown, se trouve un immeuble appelé Rochambeau House, qui abrite le département de français.

• Dans le quartier de Richmond à San Francisco, en Californie, se trouve une aire de jeux Rochambeau…

• Rochambeau est mentionné à deux reprises dans la comédie musicale américaine Hamilton, dans les chansons « Guns and Ships » (où Washington chante : « We rendezvous with Rochambeau, consolidate their gifts ») et « Yorktown (The World Turned Upside Down) » (où Hamilton chante : « The code word is Rochambeau, dig me?! Rochambeau! You have your order now, go, man, go ! »). Ces chansons soulignent à la fois le rôle de commandant de Rochambeau et le nom Rochambeau, qui sonne comme « rush on boys », qui aurait été utilisé comme mot d'ordre.

• En 1867, la Marine française lança une frégate cuirassée portant le nom de Rochambeau.

• En 1911, la CGT lança un paquebot transatlantique baptisé Rochambeau.

• En 1942, la Marine américaine mit en service un navire de transport de troupes, l'USS Rochambeau.

• En 2009, le président Barack Obama promulgua la loi omnibus sur la gestion des terres fédérales, qui comprenait une disposition reconnaissant la Route révolutionnaire Washington-Rochambeau comme Route nationale historique.


Timbres:

Ci-dessus :

Timbres : Timbres USPS émis pour le bicentenaire de Rochambeau en Amérique, 1980.

Timbre postal français émis en 1980.

La République du Mali, en Afrique, a également émis la même année des timbres honorant la campagne américaine de Rochambeau…

Livres:

Les Mémoires militaires, historiques et politiques du comte de Rochambeau ont été publiés par Jean-Charles-Julien Luce de Lancival en 1809. Une partie du premier volume a été traduite en anglais et parue en 1838 sous le titre de Mémoires du maréchal comte de R. concernant la guerre d'Indépendance aux États-Unis.

Les lettres de Rochambeau concernant la campagne américaine ont été publiées en 1892 dans l'ouvrage de H. Doniol, History of French Involvement in the Formation of the United States.

Les campagnes américaines de l'armée de Rochambeau (1780, 1781, 1782 et 1783) ; traduites et éditées par Howard C. Rice, Jr. et Ann S.K. Brown ; publiées conjointement par Princeton University Press et Brown University Press, 1972. Deux volumes : Vol. I, Journaux des participants français ; Vol. II, Itinéraires, cartes et scènes. Fournit une analyse approfondie des sources primaires dans une présentation bien intégrée.

La collection de cartes de Rochambeau comprend 40 cartes manuscrites et 26 cartes imprimées, ainsi qu'un atlas manuscrit, dont les originaux se trouvent à la Division de géographie et de cartographie de la Bibliothèque du Congrès. Les documents personnels de Rochambeau ont été acquis par une loi du Congrès en 1883.

https://www.loc.gov/collections/rochambeau-maps/about-this-collection/

The French Forces in America 1780-1783 Par Lee Kennett, Greenwood Press, Westport, Connecticut, 1977. Présentation concise de la stratégie et des défis de la collaboration militaire franco-américaine. Un précieux complément à la biographie de Whitridge.

Newport History, Journal of the Newport Historical Society, Vol. 72-73, automne 2003-printemps 2004, n° 249-250. Numéro spécial de « Les Français à Newport », couvrant la période avant et après la campagne de Yorktown de 1781.

Rochambeau, Washington's ideal Lieutenant L'ouvrage de Jini Jones Vail, publié en 2020, est également disponible en livre numérique. Le titre est quelque peu dévalorisant. « Providentiel » pourrait tout aussi bien remplacer « Idéal » et le qualificatif de Lieutenant implique une relation de supérieur à subalterne...

Notre série de Bulletins « Sur les traces de Rochambeau »

June 2021: On the footsteps of Rochambeau (Part 1 – Connecticut)

https://conta.cc/35mkwmJ (original version in English)

https://conta.cc/3gDm1BX (version en français)

July 2021: On the footsteps of Rochambeau (Part 2 – Connecticut & New York)

https://conta.cc/3BjYRtV (original version in English)

https://conta.cc/2UyNBcH (version en français)

August 2021: On the footsteps of Rochambeau (Part 3– New York/New Jersey to Philadelphia)

https://conta.cc/3D4VF6s (original version in English)

https://conta.cc/3szRR8k  (version en français)

September 2021: On the footsteps of Rochambeau (Part 4–Philadelphia to Yorktown, Battle of the Cheasapeake)

https://conta.cc/3nUFof3 (original version in English)

https://conta.cc/3lLqgOr (version en français)

October 2021: On the footsteps of Rochambeau (Part 5 – Victory in Yorktown!)

https://conta.cc/3BOnY8l  (original version in English)

https://conta.cc/3AzLSCW  (version en français)

Rochambeau, America's Neglected Founding Father Par Arnold Whitridge ; Collier Books [Macmillan Publishers], New York, 1965. Il s'agit d'une biographie détaillée, très instructive sur les personnalités et le contexte des événements majeurs, ainsi que d'une analyse perspicace des fondements historiques. Sans doute le meilleur ouvrage sur sa vie, eaxé sur son rôle en Amérique.


Cette dernière biographie de Rochambeau date de 1965, mais notre professeur Norman Desmarais, délégué régional de notre Société pour la Nouvelle-Angleterre et éminent historien, travaille actuellement à son 52e ouvrage… À suivre !

Rochambeau aurait été fier d'elles:

 Les Rochambelles

Rochambeau a continué d'inspirer les volontaires français de la France Libre pendant la Seconde Guerre mondiale… Des femmes dans une division blindée !


Les Rochambelles étaient les conductrices d'ambulances de la 2e division blindée française, dirigée par le légendaire général Leclerc pendant la Seconde Guerre mondiale.

L'unité fut créée par Florence Conrad, une riche veuve américaine ayant vécu en France pendant de nombreuses années et ayant conduit une ambulance pendant la bataille de France de 1940. De retour à New York en 1941, elle organisa ce corps d'ambulances exclusivement féminin pour soutenir la libération de la France.

Le groupe était composé d'environ 51 femmes d'horizons divers : certaines étaient de jeunes femmes, bloquées à l'étranger par l'invasion allemande de la France ; d'autres avaient escaladé les Pyrénées de nuit pour échapper à l'occupation nazie.

Ces femmes apprirent à conduire sous les tirs de mortier, à sortir des hommes des chars en feu, à étancher le sang et à soulager la douleur.

Les Rochambelles étaient remarquables par leur courage et leur dévouement, servant dans des conditions extrêmement dangereuses sur le front.

Comme le nom de Lafayette avait été adopté par les pilotes volontaires de la Première Guerre mondiale, ils se sont baptisés le Groupe Rochambeau, et les hommes de la Division leur ont donné le surnom de Rochambelles. Seules trois des cinquante et une femmes qui ont servi dans le groupe ont publié des mémoires, et leurs histoires sont tombées dans l'oubli pendant plusieurs années.


Le livre d'Helen Hampton révèle leurs exploits, des plages de Normandie au

« Nid d'Aigle » de Berchtesgaden, le lieu de naissance d'Hitler.

Dernières réflexions


Au début du XIXe siècle, l'identité américaine s'est forgée grâce à un processus minutieux de création de mythes politiques qui ont mis en lumière certains aspects de la guerre d'Indépendance tout en en occultant d'autres. La Déclaration d'Indépendance et la Constitution sont devenues des documents vénérés, liés aux Pères fondateurs, donnant à la jeune nation une image d'intégrité politique et morale. Cependant, la bataille de Yorktown, qui fut une victoire décisive contre les Britanniques, a été largement oubliée car elle a révélé une vérité quelque peu dérangeante : l'Amérique a obtenu son indépendance grâce à l'aide de forces étrangères, ce qui contredisait l'idée grandissante d'un exceptionnalisme américain. Il suffit de consulter les manuels d'histoire américaine des XIXe et XXe siècles pour ne trouver que des mentions elliptiques de la France. (Les manuels d'histoire français ne font pas mieux… la guerre d'indépendance américaine est éclipsée par la Révolution française et l'Empire napoléonien…)


Reconnaître le soutien militaire de la France remettrait en cause ce grand récit. Le rôle important de la France fut donc minimisé et souvent réduit à La Fayette. En honorant La Fayette, il est plus facile d'ignorer les milliers de soldats français menés par Rochambeau et les milliers de marins de l'amiral de Grasse, pourtant essentiels à la victoire.


L'auteur américain Tom Shachtman, auteur du récent ouvrage « Comment les Français ont sauvé l'Amérique », regrette que l'ignorance du rôle de la France dans le conflit de Yorktown soit aujourd'hui répandue aux États-Unis. La comparaison avec le 6 juin 1944 est frappante : si cette date revêt en France une signification mythique comparable à son importance dans la mémoire américaine, il est clair que le lien émotionnel entre les peuples français et américain est marqué par une asymétrie mémorielle notable, la reconnaissance et la gratitude étant bien plus prononcées d'un côté de l'Atlantique que de l'autre.


Nous ne pouvons qu'être reconnaissants à tous ceux qui, des deux côtés de l’Atlantique, s’efforcent avec vaillance de rendre à Rochambeau le premier rang qui lui est dû et tous les honneurs qu’il mérite.

DEUXIÈME PARTIE


Hommage aux Volontaires Américains

qui ont rejoint le Lafayette Flying Corps :


Nous poursuivons notre série entamée en octobre 2023 avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur : 

https://conta.cc/3Qz0Xjl (version originale en anglais)

https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)


Ce mois-ci, nous rendons hommage à un autre volontaire qui s'est battu pour la liberté et la démocratie :


Soldat 2ème Classe Robert Marshall Hanford


"Mort Pour la France"

16 octobre 1917

Chateauroux, Indre, France


Ci-dessus :

En haut à gauche : Robert Marshall Hanford. Son nom de famille a été barré et réécrit Hanfort dans ses papiers militaires français.

Note 1 : Son unité était le régiment de marche de la Légion étrangère (RMLE), ce qui explique peut-être le changement d'orthographe apparemment volontaire. Il a ensuite été transféré au Service aéronautique, l'armée de l'air française de l'époque.

Le nom du village où son avion s'est écrasé est écrit « Aoustpril » sur son Livret militaire. Nous n'avons trouvé que Saint-Aoustrille, situé à quelques km à l'ouest de Châteauroux.

Photo: https://www.uswarmemorials.org/html/people_details.php?PeopleID=1879

En haut à Droite: "Livret Militaire", Mémoires des Hommes, French Ministry of Defense. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m005239edc4ce135/5242be373d591

En bas à Gauche: Le Rochambeau, Compagnie Générale Transatlantique, vintage postcard By Photographer unknown - Delcampe, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=31486474

En bas à droite: La poupe du Rochambeau, montrant le canon naval sur son pont arrière. By The Library of Congress - Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=38392650

Note 2: Alors que nous procédons par ordre alphabétique pour honorer les volontaires américains qui ont combattu pour la France, clin d'œil de l'histoire, Robert Marshall Hanford apparait dans le Bulletin de ce mois, consacré à Rochambeau, et a traversé l'Atlantique précisément à bord du transport de troupes Rochambeau...

• Robert Marshall Hanford est né à Brooklyn, New York, le 11 mars 1895, de Frederick Lewis Hanford. Orphelin très jeune, il fut élevé par sa grand-mère, Mme E. Marshall, à New York.

• Il s'inscrivit à la faculté de droit de l'université de Georgetown à Washington, D.C., où il obtint son diplôme en 1917. Il quitta cependant ses études en 1915 pour travailler comme représentant commercial à Brooklyn.

• Le 4 avril 1917, Hanford rejoignit l'American Volunteer Motor Ambulance Corps à New York. Dix jours plus tard, il embarqua pour la France sur le Rochambeau et servit brièvement dans ce corps.

• Le 24 mai 1917, il s'engagea dans le Service aéronautique français. Du 5 juin au 15 octobre 1917, il fréquente l'école d'aviation d'Avord (18 km à l'ouest de Bourges, dans le Berry, au centre de la France).

• Le jour de son examen pour le brevet français, le soldat Hanford pilotait un Caudron de la base aérienne d'Avord à Châteauroux, à environ 80 km, lorsqu'il percuta un biplan Farman qui s'approchait de son angle mort. Les deux avions s'écrasèrent au sol, et il fut tué sur le coup à l'âge de 22 ans.

• Il fut officiellement déclaré « Mort Pour la France ».

• Il repose au Mémorial de l'Escadrille Lafayette à Marnes-la-Coquette, dans la banlieue ouest de Paris.

[Source: "The Lafayette Flying Corps: The American Volunteers in the French Air Service in World War One," by Dennis Gordon. Schiffer Military History, Atglen, PA: 2000. Page 216.]

TROISIÈME PARTIE


NOUVELLES, ANNONCES ET DATES À RETENIR


Album de photos

 Tournée d'adieu du bicentenaire Lafayette 


Sélection d'événements en juin 2025

General Lafayette à New York,

Massachusetts, New Hampshire, Vermont


Toutes les photos et légendes: https://www.facebook.com/AmericanFriendsofLafayette

Lafayette à Utica, NY

Visite de la Nation des Oneida

11 juin 2025

La Nation indienne Oneida était fière de participer hier à la célébration du retour du général Lafayette à Utica, dans l'État de New York, marquant le 200e anniversaire du retour du héros de la guerre d'Indépendance aux États-Unis naissants, seulement 50 ans après la fin de la guerre. En 1824, Gilbert du Motier, marquis de Lafayette et dernier major-général vivant de la guerre d'Indépendance américaine, revisita les États-Unis. Son périple incluait des escales dans la vallée de la Mohawk, où Lafayette rechercha ses amis Oneidas. La Nation indienne Oneida, connue comme les premiers alliés de l'Amérique, entretenait une relation étroite avec Lafayette dans sa lutte pour la liberté et l'égalité.

Le représentant de la Nation indienne Oneida, Ray Halbritter, accompagné de plusieurs dignitaires locaux, a accueilli Lafayette dans le centre-ville d'Utica avant l'inauguration du parc Lafayette, rue Genesee. Les Amis américains de Lafayette et les Filles de la Révolution américaine ont coordonné l'événement.

Texte: The American Friends of Lafayette


Lafayette à Shenectady, NY

11 juin 2025

Schenectady accueille Lafayette !

Les activités comprenaient un défilé matinal en calèche dans le parc Riverside, une table ronde d'auteurs l'après-midi au Schenectady Civic Playhouse, des concerts, l'inauguration d'une plaque commémorative historique et un dîner recréant le célèbre dîner de Lafayette à Schenectady, avec plus de 20 toasts.

Le déjeuner, préparé par The Healthy Cafe Catering Company, a été servi à la First Presbyterian Church.

Les invités ont pu assister à une présentation intitulée « Les francs-maçons locaux de la guerre d'indépendance », présentée par Frank Karwowski, membre du comité.

Une nouvelle plaque commémorative historique, offerte par The Lafayette Trail, Inc. grâce au financement de la Fondation William G. Pomeroy, a été inaugurée dans le parc des Vétérans, commémorant la visite de Lafayette à Schenectady en 1825.

Photos par Denise Tuft - Texte: The American Friends of Lafayette


Lafayette à Northampton, MA

14 juin 2025

Une journée incroyablement émouvante aujourd'hui pour célébrer la tournée d'adieu du 200e anniversaire de Lafayette au Betty Allen DAR - VFW Post 8006

Texte & Photos The American Friends of Lafayette


Lafayette à Bunker Hill, MA

17-19 juin 2025

200e anniversaire de la pose de la première pierre du monument de Bunker Hill

Sur le terrain du monument, Michael Douglas, reconstitueur de Daniel Webster, a lu le discours de Webster, puis Lafayette a prononcé son discours historique, suivi d'interventions d'invités. Le tout sur fond musical de la cérémonie originale de 1825.

Lafayette à Bunker Hill

Il y a 200 ans, Lafayette a participé à la pose de la première pierre à Charlestown, dans le Massachusetts.

Texte: The American Friends of Lafayette Photos:by Jean Moniz

Lafayette à Andover, N.H.

21 juin 2025

Hommage à Lafayette à Andover ! Lafayette incarné par l'acteur Ben Goldman

Le samedi 21 juin 2025, le Centre d'histoire et de culture d'Andover, en collaboration avec les Amis américains de Lafayette, a organisé un événement public gratuit marquant le 200e anniversaire de la visite historique du général Lafayette à Andover en 1825.

Les invités se sont réunis au 97, rue Main pour célébrer l'héritage extraordinaire de Lafayette : de son courageux service lors de la Révolution américaine à son rôle essentiel dans la construction de l'alliance franco-américaine, en passant par son engagement indéfectible en faveur des droits de l'homme.

La matinée a été marquée par une apparition spéciale du général Lafayette lui-même, incarné par un reconstituteur professionnel. Les participants ont pu profiter de discours de bienvenue, d'une fière escorte de la Légion américaine, d'une musique entraînante de fifres et tambours, et d'une magnifique interprétation de « My Country, ’Tis of Thee » par la Chorale d'Andover. Le centre a également présenté des expositions spéciales sur Lafayette et la vie à Andover dans les années 1820. Merci à tous ceux qui se sont joints à nous pour commémorer ce moment historique !

Photos: Jan O’Sullivan Texte: The American Friends of Lafayette


Lafayette à Derry, N.H.

21 juin 2025

Lafayette à Derry !

Quelle étape spéciale lors du retour de Lafayette ! Ce lieu était le bâtiment qu'il avait visité en 1825 : l'Académie féminine Adams. Bien que le bâtiment ait déménagé deux fois depuis, il reste un lien tangible avec le passé.

Nous avons été chaleureusement accueillis sur la pelouse par les propriétaires actuels. Lafayette a été accueilli par le général Elias Haskett Derby, Jr., interprété par l'historien et auteur local Richard Holmes.

En 1825, 101 écolières ont accueilli le général. Cette fois, deux jeunes femmes fières d'accueillir le général, perpétuant la tradition !

Un grand merci à tous ceux qui ont permis à ce moment de l'histoire de Derry de revivre.

Lafayette dans le Derry News !

Deux siècles après que le marquis de Lafayette eut fait ses adieux à l'Amérique lors de sa célèbre tournée d'adieu, le noble français, général de la guerre d'Indépendance et héros de la liberté, est revenu – ou du moins, son portrait est revenu. Samedi, les communautés de la vallée de la Merrimack et du sud du New Hampshire ont de nouveau déroulé le tapis rouge pour des reconstitutions de la visite de Lafayette en 1825, marquant le bicentenaire de sa tournée dans la région. Cette reconstitution, qui passe par les 24 États de la tournée initiale, était organisée par les Amis Américains de Lafayette. Derry et Salem étaient les destinations du voyage de retour, tout comme les villes voisines d'Andover et de Methuen, dans le Massachusetts. Chaque événement était bondé de drapeaux, d'anciens combattants et de passionnés d'histoire.

Lire l'article: ICI

Photos de presse : Marilyn Hoffman Photos: Jan O’Sullivan

Texte: The American Friends of Lafayette

Lafayette in Concord, N.H.

22 juin 2025

22 juin 1825 : Le marquis de Lafayette, héros de la Révolution américaine, visite Concord lors de sa tournée d’adieu dans les 24 États.

Le général Lafayette a été honoré lors d’une grande célébration du bicentenaire au Capitole du New Hampshire, 200 ans après sa visite historique de 1825 !

Partie 1 – Place du Capitole

La journée a commencé par l’arrivée de Lafayette en calèche, accueilli par une foule massée sur la place. Les hymnes nationaux américain et français ont été chantés, suivis d’une allocution d’Alan R. Hoffman, président des Amis américains de Lafayette. Les salutations ont été prononcées par le président de la Chambre des représentants, Sherman Packard, et la présidente du Sénat, Sharon Carson. Les Fils de la Révolution américaine du New Hampshire ont conclu la cérémonie d’ouverture par une salve de trois coups de canon.

Partie 2 – Salle des Représentants

Le président Packard a convoqué une séance conjointe de la Chambre et du Sénat, au cours de laquelle le gouverneur Ayotte a prononcé le discours de bienvenue original de 1825, prononcé par le gouverneur de l'époque, David Morril. Lafayette a ensuite repris avec force sa réponse d'il y a deux siècles. Le président Packard a officiellement clos la séance conjointe. Les invités ont ensuite eu l'occasion d'admirer les souvenirs de Lafayette exposés au centre d'accueil des visiteurs du State House.

Partie 3 – Place du State House

De retour sur la place, Lafayette s'est adressé une nouvelle fois à la foule et a posé pour des photos avec les participants. Une reconstitution animée de toasts choisis lors du banquet de 1825 sur la pelouse du State House a suivi, les spectateurs étant invités à lever leurs propres boissons non alcoolisées en hommage. La célébration s'est conclue par une salve de canon de l'artillerie Lafayette de Lyndeborough, tandis que Lafayette faisait ses adieux au New Hampshire.

Photos par Jan O’Sullivan Texte: The American Friends of Lafayette


Lafayette à Claremont, N.H.

27 juin 2025

La Société historique de Claremont, dans le New Hampshire, célèbre le 200e anniversaire de la tournée historique du général Lafayette !

La Société historique de Claremont, en partenariat avec les Amis américains de Lafayette, la Légion américaine, le maire de Claremont, M. Girard, et avec le soutien de la députée Maggie Goodlander, a organisé une célébration communautaire pour célébrer le bicentenaire de la tournée d'adieu du général Marquis de Lafayette dans la région.

Les habitants se sont réunis sur la place de l'Opéra, près du monument historique de Lafayette, pour commémorer le 200e anniversaire de la visite de Lafayette à Claremont et dans la région. L'événement a été marqué par une performance captivante et une reconstitution par un acteur historique incarnant le général Lafayette, prononçant l'un de ses discours emblématiques devant un public captivé.

Un moment fort de la cérémonie a été la remise du premier prix du concours d'écriture de printemps de la Société historique à Eli Menjivar, élève du collège de Claremont. Son texte témoigne d’un intérêt académique accru pour le passé de notre communauté et sa pertinence aujourd’hui.

Le maire Girard a prononcé un discours reflétant l'impact durable de l'histoire locale sur l'identité communautaire. La députée Goodlander a souligné l'importance de préserver et de célébrer nos récits historiques, soulignant comment notre passé commun nourrit et inspire notre présent et notre avenir.

Cet événement a non seulement célébré un moment marquant de l'histoire américaine, mais a également célébré l'importance intergénérationnelle de la fierté civique, de l'éducation et de la préservation du patrimoine.

Cette soirée a célébré un moment marquant de l'histoire américaine et l'importance intergénérationnelle de la fierté civique, de l'éducation et de la préservation du patrimoine. Elle a rappelé avec force que l'histoire est vivante et florissante dans la communauté de Claremont, reflétée dans ses habitants, ses lieux et ses récits. La Société historique de Claremont, dans le New Hampshire, invite tous les habitants à s'impliquer, que ce soit en participant à des événements, en faisant du bénévolat ou en soutenant les efforts visant à préserver et à partager ce qui nous unit pour les générations à venir.

Un grand merci à la députée Maggie Goodlander, au maire Girard, à la Légion américaine et aux Amis américains de Lafayette pour leur accueil et leur participation !

Photos & Texte: The American Friends of Lafayette


Lafayette arrive au Vermont

27 - 29 juin 2025

Lafayette arrive au Vermont ! | Windsor et West Windsor, Vermont

28 juin 2025 | Événements du matin

Les Sociétés historiques de Windsor et de West Windsor ont fièrement accueilli le général Lafayette au Vermont, lors d'un hommage émouvant marquant le 200e anniversaire de sa visite historique.

La matinée a débuté à 7 h 30 par une procession symbolique : Lafayette a traversé le pont couvert Cornish-Windsor en calèche, accueilli par des spectateurs enthousiastes le long de Main Street.

À 8 h, une cérémonie solennelle de dépôt de gerbe a eu lieu au cimetière Old South Church, présidée par les Filles de la Révolution américaine, suivie de brèves allocutions historiques en l'honneur du bicentenaire.

La célébration s'est conclue par un chaleureux petit-déjeuner communautaire au Windsor Elks Club, réunissant voisins et passionnés d'histoire pour commémorer l'héritage de la liberté et de Lafayette.

Photos par Jan O’Sullivan et texte: The American Friends of Lafayette

Lafayette à Montpelier, VT

29 juin 2025

Montpelier, Vermont :

Montpelier a chaleureusement accueilli le général Lafayette devant la Cour suprême du Vermont, site historique du premier Capitole, construit en 1808. L’événement comprenait des reconstitutions des discours prononcés lors de la visite de Lafayette en 1825, ainsi qu’une présentation fascinante de l’histoire du Capitole en bois d’origine, présentée par le conservateur de l’État, David Schutz. Fidèle à la tradition du bicentenaire, Lafayette est revenu prendre la parole depuis l’endroit même où il s’était adressé aux Vermontois.

Le gouverneur Phil Scott et le sénateur américain Peter Welch figuraient parmi les invités de marque qui ont prononcé des allocutions pour l’occasion. Après la cérémonie, les participants se sont réunis au Musée d’histoire du Vermont, juste à côté, pour une réception et une conférence captivante de l’historien Alan Hoffman, qui a traduit le récit original en français de la tournée d’adieu de Lafayette, rédigé par son secrétaire Auguste Levasseur.

Lafayette a ensuite profité d'une visite privée de l'actuelle Vermont State House, qui, avec le musée, est restée ouverte toute la journée pour que le public puisse l'explorer.

Photos par Jan O’Sullivan - Texte: The American Friends of Lafayette


Lafayette à Williston, VT

29 juin 2025

Williston, Vermont :

La Société historique de Williston a fièrement organisé un événement spécial pour le 200e anniversaire de Lafayette, avec Julien Icher, du groupe The Lafayette Trail, et Micheal Halbert, incarnant le général Lafayette lui-même. Ensemble, ils ont commémoré l'inauguration d'une nouvelle borne du Lafayette Trail sur le Williston Village Green, au 7773 Williston Road.

L'événement marquait l'anniversaire de la réception de Lafayette à Williston en 1825 et comprenait des allocutions des principaux acteurs qui ont rendu cet événement possible. Ce programme de 30 minutes a rendu hommage à l'héritage durable de Lafayette et à son engagement en faveur de l'éducation républicaine et des idéaux de liberté et d'égalité démocratique qui ont contribué à façonner la nation américaine.

Photos par Jan O’Sullivan - Texte: The American Friends of Lafayette


Lafayette à Winooski, VT

June 29 juin 2025

Winooski, Vermont :

Winooski ! Lafayette a fait une apparition spéciale lors de la 20e Journée du patrimoine français de la ville, et a prononcé son discours en français, comme il se doit ! Il a été chaleureusement accueilli par la maire Kristine Lott, le maire adjoint Thomas Renner et Lise Veronneau, consule honoraire de France au Vermont.

La Journée du patrimoine français célèbre les profondes racines françaises et québécoises du Vermont. Cette année, les festivités ont été ponctuées de concerts français, de stands proposant des produits d'inspiration française, d'un concours de pain français et de pouding chômeur, de courses de serveurs pour enfants et professionnels, de jeux de pétanque, de peinture en plein air, de ressources généalogiques, de pratique du français et bien plus encore, le tout au cœur du marché fermier animé de Winooski.

Photos par Jan O’Sullivan - Texte: The American Friends of Lafayette

À NOTER DANS L'AGENDA

Bicentenaire de la Tourné d'Adieux

de Lafayette


26-27 Juillet

Brandywine, PA

Le public est invité à découvrir le rôle de La Fayette pendant la Révolution américaine, à l'occasion du bicentenaire de sa tournée d'adieu aux États-Unis. Le lien de William Constable, en tant qu'aide de camp de La Fayette, sera également mis en lumière. Les présentatrices Leslie Raney et Suzanne Bellinger, membres des Amis américains de La Fayette, partageront leurs réflexions sur l'importance historique de La Fayette et sur la célébration de cet anniversaire.

Rejoignez-nous le 27 juillet pour un concert mémorable avec David et Ginger Hildebrand. Les Hildebrands interpréteront la musique de l'époque où Lafayette était « l'invité d'une nation ».

Découvrez un aperçu de leur incroyable talent ici :

https://youtu.be/ps1MC82U4T0?si=otfGOQnw7r6FtiAF

Pour acheter des billets, cliquez ICI

Ne manquez pas cet événement convivial à Port Deposit le mardi 29 juillet 2025, organisé par la ville de Port Deposit, le Port Deposit Heritage Museum - Paw-Paw Building et les American Friends of Lafayette. À Port Deposit, les festivités débutent à midi et se terminent à 15h30, heure à laquelle Lafayette quitte le Lee's Landing Dock Bar en bateau, accompagné d'une salve de canon.

Les festivités se poursuivent à Havre de Grace avec l'arrivée de Lafayette en bateau au parc Hutchins à 16h, accueilli par le Comité du bicentenaire de Lafayette du comté de Harford, et se terminent par un grand feu d'artifice au parc Concord Point.

Album Photos

Commémorations et

événements récents

Nous félicitons chaleureusement

L'historien et acteur

Mark Schneider

article du The New York Times

5 juillet 2025

Bravo à Mark Schneider pour son article bien mérité dans le New York Times sur son rôle de Napoléon !

Le New York Times a publié un article élogieux sur notre ami Mark Schneider (alias Napoléon, alias Lafayette). Lire l'article complet: https://swll.to/jHxmq

Mark a également incarné le duc de Lauzun lors de la cérémonie d'inauguration de notre mémorial à Gloucester le 18 octobre 2023. Chaque fois que vous êtes en présence de Mark, vous pouvez voir, ressentir et toucher l'histoire vivante.

Changement de drapeau annuel

Cérémonie sur la tombe de La Fayette

Cimetière de Picpus, Paris (12e arrdt)

25 juin 2025

Ci-dessus:

Cérémonie annuelle au cimetière de Picpus, 25 juin 2025. M

Photos: © Lenka HUDAKOVA, Digital Production Coordinator, U.S. Embassy Paris

• Le 25 juin, nous avons eu l'honneur de déposer une gerbe des Amis américains de Lafayette sur sa tombe.

Le marquis de Lafayette repose au cimetière de Picpus, dans le 12e arrondissement de Paris, un lieu où son amitié profonde et durable avec les États-Unis est à jamais honorée.

À sa demande, Lafayette fut enterré sous les terres française et américaine, ces dernières provenant de Bunker Hill. Son fils, Georges Washington de Lafayette, transporta la terre sacrée lors de leur tournée aux États-Unis de 1824 à 1825 et en recouvrit le cercueil de son père après la pose de la première pierre du monument de Bunker Hill.

Pendant la Première Guerre mondiale, le général John J. Pershing et ses troupes se rendirent sur la tombe de Lafayette le jour de l'Indépendance. C'est alors que le colonel Charles E. Stanton prononça l'hommage désormais célèbre : « Lafayette, nous sommes là. » Aujourd'hui encore, une cérémonie est organisée chaque année pour remplacer le drapeau, préservant ainsi le symbole de la solidarité franco-américaine".

Texte: The American Friends of Lafayette

Colloque du 300e anniversaire

de Rochambeau

Les Amis de Rochambeau

Vendôme, France

27-28 juin 2025

Organisé par Les Amis de Rochambeau, sous la direction de Nathalie de Gouberville, descendante de l'illustre général, et de son époux Philippe, vingt chercheurs français et américains ont débattu de l'héritage de l'illustre général lors d'un colloque de deux jours qui s'est tenu à Vendôme, en France, les 27 et 28 juin 2025. Parmi eux, des membres et amis historiensde la Société américaine du Souvenir Français : le Dr Robert A. Selig, Ph.D., le Dr Iris de Rode, Ph.D., et Rebecca Bertrand, directrice générale de la Société historique de Newport.

Le général de brigade Vincent de Kytspotter, Ph.D., chef de la mission militaire et de défense à la Mission permanente de la France auprès des Nations Unies (photo en bas à droite) a captivé l'auditoire, historiens professionnels comme grand public, par ses réflexions et ses remarques ancrées dans son expérience militaire.

Soutenez cette association remarquable: https://lesamisderochambeau.org/

Photos: TC © ASSFI 2025

Conférence

sur YouTube

10 juillet 2025

Notre Société établit un lien franco-américain.


Le 10 juillet 2025, notre Société a participé à une conférence en direct sur Zoom présentant la bataille de Brest en septembre 1944, où 202 soldats américains ont fait le sacrifice ultime.

Il y a quelques mois, la ville de Gouesnou nous a contactés pour nous demander de l'aider à contacter des historiens américains afin de vérifier la liste des soldats tombés au combat pour la libération de Brest en septembre 1944 et de s'assurer que personne ne soit oublié. Des historiens locaux en Bretagne avaient déjà effectué des recherches approfondies et avaient répertorié 171 noms à inscrire sur le Mémorial.

Nous avons contacté J.R. Neubeiser, historien des Gardes des Tombes, qui avait déjà aidé les villes de Jublains (Mayenne) et d'Apt (Lubéron) à vérifier les noms, en épluchant des pages et des pages de rapports quotidiens d'unités de l'armée américaine, en corrigeant les divergences, etc.

J.R. Neubeiser a ainsi pu identifier les « KIA » manquants qui seront ajoutés à la liste, car la ville de Gouesnou souhaite s'assurer qu'aucun soldat américain ne soit oublié (tout en laissant de la place sur le monument si d'autres noms sont découverts à l'avenir).

It has been a journey, and the exchange of correspondance between both sides of the Atlantic could in itself be the subject of a thesis on the examplarity of French-American friendship and historical cooperation.

Nous sommes impressionnés par le dévouement et les connaissances de J.R. Neubeiser dans cette mission si importante.


Notre Société continuera de couvrir l'inauguration de cet important mémorial, qui sera inauguré le 16 novembre 2025.


Vous pouvez suivre cette conférence sur YouTube: :https://www.youtube.com/live/KScziZFPlyw?si=eRK_E7BQT4dY_W6q

(Ou cliquez sur la photo ci-dessus. Elle est principalement en français, avec une traduction intermittente au pied levé en anglais. Cependant, une nouvelle version sous-titrée en anglais sera annoncée dans notre Bulletin le mois prochain.)


Par ailleurs, notre Société élabore un communiqué de presse destiné aux médias américains et est en train de contacter plusieurs associations d'anciens combattants de l'armée américaine.

Hommage annuel

à Rochambeau

et à l'amiral de Ternay

Newport, Rhode Island, 

12 juillet 2025


Photos: TC © ASSFI 2025

Le samedi 12 juillet, comme chaque année, notre Société a rendu hommage à Rochambeau en déposant une gerbe au pied de sa statue, à l'occasion d'une cérémonie organisée par l'Alliance Française de Newport (Barry Bailey, président) et le National Park Service (Johnny Carawan, administrateur du sentier de la Route révolutionnaire Washington Rochambeau), lors du week-end annuel de festivités célébrant la présence française en 1780-1781, organisé par la Société historique de Newport (Rebecca Bertrand, directrice générale). Notre secrétaire général, Yves de Ternay, a également déposé un bouquet sur la tombe de son ancêtre l'amiral de Ternay, au cimetière historique de la Trinité. Le professeur Norman Desmarais, délégué régional du Souvenir Français pour la Nouvelle-Angleterre était présent (photo ci-dessus) et a également donné une conférence à l'Alliance Française de Newport le lundi suivant, le 14 juillet. Nous avons eu l'honneur d'être rejoints par le cofondateur de l'association Battle of Rhode Island, Joseph Studlick, et l'ambassadeur américain (à la retraite) George Krol, membre du conseil d'administration (photo en haut à gauche).

Bastille Day

concert à Central Park, NY

13 juillet 2025


Pour célébrer le 14 juillet, le Consulat général de France à New York a organisé un concert à Central Park le 13 juillet. Patrick Bruel, Bigflo et Oli, Bob Sinclar, ESTL, Les Cadets Lafayette, dirigés par Jacques Letalon et Marie Viapiano, ont fait danser une foule de plus de 12 000 personnes jusque très tard ensoirée.

Alain Dupuis, président, Henri Dubarry (en bas à gauche), Daniel Falgerho, de la Fédération des anciens combattants français, étaient présents avec les Cadets Lafayette, une fanfare de la Fédération des anciens combattants français (ci-dessous).

Photos : En haut : Consulat général de France à New York, en bas : Daniel Falgerho, de la Fédération des anciens combattants français.

Nouvelles du "Merci Train"

L'histoire de « Merci train » : cliquez ci-dessus ou: https://vimeo.com/18495973


• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du « Train de la Reconnaissance Française », affectueusement appelé « Le Train Merci » (novembre 2022 : « Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français »).

https://conta.cc/3OLtgJ3 (version originale en anglais)

https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)


• Le Merci Train, et l'association 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, gardiennes des différents wagons du « train Merci » dans plusieurs États, organisent divers événements tout au long de l'année. Nous vous invitons à consulter leurs sites web respectifs et à les suivre sur les réseaux sociaux. Nous exprimons notre admiration pour le travail fantastique qu'ils accomplissent et nous sommes honorés de contribuer à le faire connaître.

Nouvelles du Kansas, de Californie et de l' Utah

En haut :

De Laura Bailey, membre du Merci Train: "J'ai visité le North Carolina 40 & 8 aujourd'hui avec ma famille et mes amis ! Le musée propose une vidéo exceptionnelle sur leur wagon couvert. Le musée d'histoire de Raleigh conserve la plupart des cadeaux arrivés avec le wagon couvert en 1949. Incroyable !"

https://youtu.be/AKydBxfYOQA

Ci-dessous : De Laura Bailey, membre du Merci Train : « Voici mon ami Vern Schmidt, vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Nous avons récemment visité le Merci Train 40 et 8 en Californie début juin. Il a voyagé dans ce train pendant trois jours en 1945, transporté au front. Je me suis donné pour mission d’envoyer à Vern une photo de ces trains avec un passionné de la Seconde Guerre mondiale parmi ceux qui restent. Si jamais vous en trouvez un sur un chemin qui vous convient, pourriez-vous prendre une photo (avec vous dedans) pour que je la lui envoie. Il a 99 ans maintenant et a récemment perdu sa femme. J’essaie de garder le moral. Je visite les Carolines le 8 juillet. Si vous connaissez quelqu’un à qui demander de faire la même chose dans sa région… n’hésitez pas. Merci beaucoup. »



BBC

Un récit passionnant et inédit du Train de la Gratitude, réalisé par Jane Wilkinson de la BBC World Service. Son invitée était June Cutchins, d'Alabama. June possède des cadeaux du wagon Merci de Floride, offerts à sa mère, institutrice, en 1949. Ils lui ont été transmis et demeurent un trésor pour sa famille. Vous pouvez voir des photos des dessins sur mercitrain.org (rubrique "Floride"). [https://www.bbc.co.uk/programmes/w3ct7466]


Nous vous invitons à consulter régulièrement les actualités sur Facebook :

https://www.facebook.com/groups/TheMerciTrain

et l'association 40&8 National Box Car Association à:

https://www.facebook.com/groups/natlboxcarassn


Gérés par des historiens et vétérans experts du Merci Train, ces groupes Facebook sont très instructifs. Non seulement ils rendent compte de l'avancement des restaurations, comme celle de l'Utah, mais ils publient également des photos rares, de plus en plus nombreuses, provenant des États-Unis et de France, prises par les descendants des ingénieurs ferroviaires de la SNCF ayant participé au projet du Merci Train. Nous sommes impressionnés par leur attention méticuleuse aux détails historiques. Rien n'échappe à leur œil perçant et leur savoir est encyclopédique !

Félicitations à Alexis Kim et David Knutson pour avoir partagé leur expertise avec les bénévoles de tout le pays.

Nouvelles du futur musée

Odell Rochambeau Museum

Greenburgh, NY


Annonce du Musée Odell Rochambeau

"En tant qu'organisme éducatif à but non lucratif, nous pouvons désormais collaborer officiellement avec tous les systèmes scolaires et toute visite du musée sera intégrée au programme d'études sociales de l'État de New York. Notre comité d'éducation a rencontré les responsables du district scolaire central de Greenburgh et y mettra en place des programmes pilotes. Ces programmes seront proposés à tous les districts scolaires de Greenburgh d'ici l'année civile 2026-2027, puis à d'autres écoles de Westchester.

Nous avons passé un contrat avec Minozzi & Sons à Ardsley pour la construction du mémorial sur le terrain de la maison dédiée aux quatre soldats français morts lors de leur campement à Greenburgh en 1781. Ce mémorial est financé conjointement par The American Society of Le Souvenir Français, Inc. et l'OHRH."


Texte & Photos: Odell House Rochambeau Headquarters

Photos du bas: Prises en 2022, Raphaël de Gouberville, sa mère Nathalie de Gouberville, descendants directs de Rochambeau, et Susan Seal, présidente de l'Odell House-Rochambeau Headquarters et instigatrice du futur musée, dans la même pièce où Washington et Rochambeau ont convenu de contourner New York et de combattre les Britanniques à Yorktown. Cette pièce sera sans aucun doute l'un des plus visitée du musée.

Point sur la restauration du

Mémorial Lapérouse à Maui, Hawaï

Phase 2

La Pérouse Memorial, Maui, Hawaii

Off Makena Road, Kihei, HI 96753

GPS: 20.600745, -156.419877

Photo: image capture Google maps

• Après quelques années, la restauration du Mémorial Lapérouse est enfin terminée ! Grâce au généreux soutien de Marc Onetto, délégué régional du Souvenir Français sur la côte ouest et fervent admirateur de ce grand explorateur, au soutien du Consulat général de France à San Francisco, ainsi qu'à celui de M. Sumner Erdman, propriétaire du ranch Ulupalakua sur lequel le monument est érigé, notre Société a achevé la restauration le 1er juin.

• La structure en pierres de lave s'effondrait et la plaque de bronze était devenue illisible au fil des ans.


Deuxième phase en cours : Plaque interprétative

Nous travaillons actuellement avec un fabricant local de panneaux pour installer une plaque interprétative illustrée expliquant aux touristes qui était Lapérouse, le but scientifique et pacifique de sa circumnavigation de 1786, explorant le Pacifique, l'Alaska et la Californie, et notamment ses relations amicales avec les autochtones de Maui. Cette plaque est rendue possible grâce à la générosité de Marc Onetto et de Jean-Hugues Monier, membre du conseil d'administration. Une nouvelle inauguration, en présence de M. Laurent Bili, ambassadeur de France aux États-Unis, et, nous l'espérons, avec la participation des marines française et américaine, est en préparation.

L'Hermione, "La Frégate de la Liberté"

Branle-bas de combat!

Photo: © Valerie Toebat, 2015


📢 Manifeste pour sauver L’Hermione

Maintenant ou jamais, il faut relever le défi du financement de la restauration de L’Hermione.

➡️ Elus, dirigeants d’entreprise, institutionnels, personnalités, marins, bénévoles et membres de l’association, les 90 signataires du Manifeste lancent un ultime appel à soutien.


👉 Si VOUS AUSSI, vous adhérez aux valeurs de transmission, de savoir-faire, de patrimoine, de solidarité, et d’humanisme qu’incarne L’Hermione ;

👉 Si VOUS AUSSI, vous défendez l’idée d’une France qui rayonne par-delà les mers, qui partage, qui fait grandir, qui expérimente, qui part à l’aventure, une France qui ose et qui rassemble, cette France dont L’Hermione est le symbole historique vivant ;


➡️ VOUS AVEZ AUSSI LE POUVOIR d’aider à sauver L’Hermione :

* en faisant un don (défiscalisable à 66%) : https://lnkd.in/e73bnWSu

* en devenant mécène ou partenaire de L’Hermione : https://lnkd.in/er9nsd94

* en relayant notre manifeste auprès de votre réseau pour nous aider à toucher nos futurs soutiens.


Rejoignez les voix des signataires, faites résonner cet appel à soutien et contribuez à sauver L’Hermione :


➡️ Lire & partager le manifeste sur LINKEDIN: https://lnkd.in/ek6TKpiQ


➡️ Lire le manifeste sur notre site officiel : https://lnkd.in/eWmppWc8


Nous remercions tous les dirigeants d'organisations civiques et patriotiques américaines qui ont accepté d'ajouter leur nom à la pétition:

Richard A. Azzaro, Co-founder & President, Tomb of the Unknown Soldier Foundation • Thierry Chaunu, President, The American Society of Le Souvenir Français, Inc. • Lynn Briggs, Chairman, Washington Rochambeau Revolutionary Route-New York, Incorporated • Denise Doring VanBuren, Board Chair, The Doughboy Foundation, and Honorary President General, National Society Daughters of the American Revolution • William P. Dunham Jr., past President Mass Lafayette Society • Daun Frankland, Daughters of the American Revolution, Virginia Chapter • Bonnie Fritz, Treasurer/Secretary, American Friends of Lafayette • Peter C. Hein, Secretary, Lower Manhattan Historical Association • Alan R. Hoffman, President, American Friends of Lafayette • Laura Ingenhuyff, Hawaii • James S. Kaplan, Chairman, Lower Manhattan Historical Association • W. Robert Kelly, Jr., Director, Gloucester (Virginia) Museum of History • Paul Jeffrey Lambert - President Williamsburg-Yorktown American Revolution Round Table • Dr. Patti Maclay, M.D., National Chair, Franco-American Memorial Committee, National Society Daughters of the American Revolution • Terri Mitchell, D.A.R., Franco-American Memorial Committee, National Division Vice-Chair, Northwestern Division • Pierre Oury, Colonel (ret), USAF • Lanny R Patten, Sons of the American Revolution of Pennsylvania, W3R • Michael Wingate Rhodes, Past-president, Richard Henry Lee Chapter, Virginia Society, Sons of the American Revolution • Ambrose M. Richardson, President, Lower Manhattan Historical Association • Mark Francis Schneider, Historian • Chuck Schwam, Executive director, & Bicentennial committee chair, American Friends of Lafayette • Susan & David Seal, Lafayette’65 • Joseph Studlick, Founding Director, Battle of Rhode Island Association • Dr John David Thornley, Alaska • Nicole G. Yancey, Honorary Consul of France in Virginia Emerita


Nouvelle de notre


Sculpture

Antoine de Saint Exupéry & Le Petit Prince


Musée des sciences

Phillip & Patricia Frost

Centre ville de Miami, Floride


Chers amoureux du Petit Prince,


Des générations d'enfants - et avec eux des générations d'adultes - sont tombées sous le charme du Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry depuis sa publication en 1943. Publié dans plus de 600 langues à ce jour, il est le livre de fiction le plus traduit au monde. Des dizaines de plaques et de statues commémorent le Petit Prince qui débarque de sa planète solitaire pour offrir un bouquet de sagesse à celle-ci.


En tant que ville internationale, véritable carrefour des Amériques, Miami mérite bien un monument au Petit Prince, le plus attachant des ambassadeurs culturels de la France.


L'American Society of Le Souvenir Français, Inc. et la France-Florida Foundation for the Arts, deux organisations à but non lucratif (501 (c) 3), proposent une sculpture en bronze de Saint Exupéry et de sa création la plus aimée pour le Phillip and Patricia Frost Museum of Science. La statue sera installée sur l'esplanade près de l'entrée du musée, au cœur du centre-ville de Miami.


La sculpture en bronze grandeur nature conçue par le célèbre artiste Jean-Marc de Pas représentera le pionnier de l'aviation, le héros de la Seconde Guerre mondiale, le poète et le romancier Antoine de Saint Exupéry dans sa combinaison de vol, tenant la main de son « petit bonhomme ». Notre autre sculpture du Petit Prince par Jean-Marc de Pas se trouve en face de Central Park sur la Cinquième Avenue à New York. Elle a connu un succès immédiat auprès du public, qui fait la queue tous les jours pour des "selfies" depuis son inauguration en 2023. Nous espérons qu'il en sera de même à Miami, en particulier dans un musée et un planétarium fréquentés par de nombreuses familles et de jeunes enfants.


Ce projet, un cadeau à l'une des institutions culturelles les plus dynamiques de Miami, a reçu le soutien officiel de S.E. M. Laurent Bili, Ambassadeur de France aux Etats-Unis et de M. Olivier d'Agay, Président de la Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse et petit-neveu de l'auteur du Petit Prince. Au nom de notre Comité d'honneur, nous sollicitons votre aide déductible des impôts pour financer les sculptures, leur transport et leur installation. Notre objectif est de réunir 200 000 dollars et d'organiser une cérémonie d'inauguration en 2026, en présence de représentants de l'État, du comté et de la ville, ainsi que de dignitaires des deux pays.


Tout don de 100 $ ou plus sera dûment reconnu. Les noms des donateurs de plus de 1 000 $ seront gravés sur une plaque qui sera installée à l'intérieur du musée, selon les niveaux suivants :

Bronze : 1 000 à 5 000 $ // Argent : 5 000 à 10 000 $ // Or : 10 000 à 20 000 $ Platine : 20 000 $ et plus.


À ce jour, nous avons reçu près de $50 000, mais il nous manque encore $100 000 pour terminer la sculpture et l'envoyer à la fonderie. Nous sollicitons cinq dons d'entreprises de 20 000 $ d'ici la fin de l'été !


Notre objectif est de préserver de façon permanente la magie du Petit Prince pour les générations futures de "Miamiens" et pour des millions de touristes du monde entier.


Nous vous remercions de votre générosité.

Veuillez envoyer votre don (préciser : Petit Prince)

par virement bancaire à l'ordre de 

The American Society of Le Souvenir Français Inc.

TD BANK - 1031 1st Avenue, New York, NY 10022

Routing # 026013673 - Account# 4326011741

ABA number: 031101266 SWIFT Code: NRTHUS33XXX

ou via PayPal:

https://www.paypal.com/donate/?hosted_button_id=WP5E5SCTBTFMN

Annonce du projet

du Monument Rochambeau

Parc Meadowview, Middlebury, Connecticut

2026

Ci-dessus : Représentation de la statue commémorative de Rochambeau à Meadowview Park, Middlebury, Connecticut par Tony Falcone. © from https://www.middleburyhistoricalsociety.org/

Le rôle de la ville de Middlebury dans la Révolution américaine

Le projet du monument Rochambeau est une initiative majeure de la Société historique de Middlebury, commémorant un moment charnière de l'histoire de la guerre d'Indépendance américaine dans notre ville.

Coïncidant avec le 250e anniversaire de la Déclaration d'Indépendance et le début de la guerre d'Indépendance, le monument rend hommage aux troupes françaises qui ont traversé Middlebury en 1781 sous le commandement du général Jean-Baptiste de Rochambeau. Leur présence s'inscrivait dans l'alliance franco-américaine cruciale qui a contribué à renverser le cours de la guerre. Plus de 2 000 de ces soldats sont morts au combat pour l'indépendance américaine.

Le monument sera installé à Meadowview Park en 2026.

Ce monument honorera le campement de l'armée française du général Rochambeau à Middlebury du 27 au 30 juin 1781, lors de sa marche historique pour rejoindre le général Washington.


Comme nous l'a écrit Mme Alice DeMartino, secrétaire du conseil d'administration de la Société historique de Middlebury :

« Ce monument se distingue par le fait qu'il ne représente ni un général ni un homme d'État, mais rend hommage aux fantassins français eux-mêmes : les hommes qui ont marché, souffert et, dans bien des cas, sont morts pour l'indépendance américaine. Leur courage et leur sacrifice sont trop souvent négligés. Notre projet comprend une importante collecte de fonds, une sculpture commandée à Tony Falcone et du matériel pédagogique pour le public. »


Nous vous invitons à consulter notre site web dédié pour en savoir plus :

https://www.middleburyhistoricalsociety.org/


Un article plus détaillé et des mises à jour sur ce projet passionnant seront publiés dans nos prochains bulletins. Restez connectés !

Campagne de levée de fonds

Mémorial

en l'honneur des GI's américains

morts pour la libération de Brest

septembre 1944


INVITATION

26 juillet 2025

Nous avons l'honneur d'annoncer que le gouverneur de Pennsylvanie, Josh Shapiro, et le major-général John R. Pippy, adjudant général de Pennsylvanie, ont décerné la Croix de Pennsylvanie de la Bravoure au major-général Lafayette, de l'armée continentale, de la Révolution américaine, pour acte de bravoure exceptionnel lors de la bataille de Brandywine, le 11 septembre 1777.


Cette distinction est la première médaille des États-Unis à récompenser la bravoure militaire de Lafayette. Elle sera remise lors de la célébration du 200e anniversaire de la visite de Lafayette sur le champ de bataille de Brandywine, le 26 juillet 2025.


Après la cérémonie, qui comprendra une apparition de « Lafayette », nous vous invitons à nous rejoindre pour une promenade patrimoniale jusqu'au lieu où le marquis, alors âgé de 20 ans, fut blessé lors de son premier combat pour la liberté.


LAFAYETTE À BRANDYWINE

Célébration du bicentenaire et remise de la médaille militaire

26 juillet 2025 à 10 h

FERME DE THORNBURY

1256 Thornbury Road, West Chester

sur le champ de bataille de Brandywine

Chuck Schwam

Executive Director

Bicentennial Committee Chair

American Friends Of Lafayette

(240) 676-5010

Lafayette200.Org

Notez sur votre agenda

17 août 2025

La Route révolutionnaire Washington-Rochambeau du New Jersey organise sa 6e édition annuelle de la Marche vers Yorktown, commémorant la marche historique de 1781 des troupes françaises et continentales à travers Westfield, en route vers la bataille décisive de Yorktown. L'événement débutera à l'hôtel de ville par une cérémonie d'ouverture à midi, suivie d'une reconstitution symbolique de la marche à 12h30 le long d'East Broad Street, avec la participation de personnages historiques, de gardes du drapeau et de groupes d'histoire vivante. Un dépôt de gerbes sera également organisé au cimetière presbytérien où reposent plus de 70 vétérans de la guerre d'Indépendance. De 13h00 à 16h00, Mindowaskin Park accueillera un festival d'histoire avec des jeux pour enfants, des démonstrations de mousquet, des exercices militaires, une exposition des Bruce Springsteen Archives & Center for American Music, des expositions éducatives de nombreuses organisations historiques locales, une conférence sur les expériences de la guerre d'indépendance afro-américaine par le Dr Sean Dineen et un campement d'époque avec des démonstrations de cuisine, le tout soutenu par la ville de Westfield et une subvention HEART du comté d'Union.

20 Septembre 2025

NOS BULLETINS MENSUELS


NOTRE OBJECTIF : Mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les Etats-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.


Vous pouvez accéder à tous nos anciens bulletins mensuels (en anglais et en français) à l'adresse suivante: 

www.SouvenirFrancaisUSA.org


Cliquez sur les photos et illustrations pour accéder aux sources utilisées.

Images disponibles sur Internet et incluses conformément au titre 17 U.S.C. section 107. 


Veuillez excuser d'éventuelles fautes de grammaire ou d'orthographe,

la traduction étant semi-automatique

et le temps imparti pour la relecture étant très limité.


NOS MISSIONS:


• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,


• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.


• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.


• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.



• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.

Conseil d'Administration

2025 - 2028

(nouveaux élus en italiques) :

Françoise Cestac • Gabriel Chalom • Thierry Chaunu • Yves de Ternay • Patrick

du Tertre • Francis Dubois • Alain Dupuis • Daniel Falgerho • Bertrand Jost •

Dr. Patti Maclay, M.D. •  Domitille Marchal-Lemoine • Mathias Maisonnier • Clément Mbom • Jean-Hugues Monier • Patrick Pagni • Harriet Saxon • Nicole Yancey

Délégués Régionaux:

Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South

Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •

Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, ancienne Consule Honoraire de France en Virginie

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  • 150 $ pour une adhésion au niveau bienfaiteur
  • Nous sommes une organisation à but non lucratif agréée par l'IRS 501(c)3. Les dons sont déductibles des impôts fédéraux uniquement pour les résidents fiscaux aux Etats-Unis.


Vous pouvez envoyer votre don via PayPal en cliquant sur: 

https://souvenirfrancaisusa.org/don/

(100% sécurisé - pas besoin d'avoir un compte PayPal - les principales cartes de crédit sont acceptées - Cotisation à titre individuel uniquement pour les versements provenant de l'étranger.)  

The American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une association reconnue "non-profit" par l'Administration Fiscale Fédérale Américaine. Les donations sont déductibles des impôts fédéraux.


Merci de nous contacter si vous souhaitez recevoir ce bulletin dans sa version originale en anglais.


Contact: Thierry Chaunu, President

Email: tchaunu@SouvenirFrancaisUSA.org

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