The American Society of Le Souvenir Français Inc.
Monthly Bulletin - Vol. III. No 1 - Janvier 2023
French Forts of New York
Photo de couverture:
Porte des Cinq Nations, Old Fort Niagara, State Park of Fort Niagara, 102 Morrow Plaza, Youngstown, NY 14174
À partir de 1756, l'entrée principale du fort Niagara est établie au bastion sud, du côté de la rivière Niagara. Les Français nommèrent cette porte la "Porte des Cinq Nations" en l'honneur des Cinq Nations de la Confédération Iroquoise.
Photo by Pierre5018 - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50610775
EDITORIAL

Nous espérons que vous avez passé de merveilleuses vacances en famille et entre amis. Encore une fois, tous nos meilleurs vœux pour une nouvelle année 2023 heureuse, saine et prospère.

Nous attendons avec impatience les douze prochains mois avec plusieurs projets passionnants. Vous trouverez un calendrier mis à jour dans les dernières pages de ce bulletin de janvier.
Nous espérons que vous vous joindrez à nous lors de plusieurs événements et commémorations et, tout aussi important, que vous passerez le mot. Tout ce que nous faisons, nous le faisons afin de passer le flambeau du Souvenir aux jeunes générations. Comme le dit l'adage, ignorer l'histoire, c'est être condamné à répéter les erreurs du passé...
Il peut aussi être amusant d'apprendre l'histoire à travers des anecdotes et des illustrations, et c'est ce que nous nous efforçons de faire avec ces bulletins mensuels. Donc, si vous êtes en mesure de partager ces bulletins et invitations avec des élèves du primaire et du secondaire parmi vous (et leurs professeurs d'histoire), n'hésitez pas.

Dans le bulletin de ce mois-ci, nous explorerons plusieurs forts français dans l'État de New York. Dans les prochains numéros, nous explorerons d'autres forts français, des confins du Wisconsin jusqu'à la Louisiane, sur un vaste empire qui s'étendait du Canada au golfe du Mexique. Ce faisant, nous rendrons hommage aux soldats, explorateurs et missionnaires qui ont laissé leur empreinte sur de vastes portions du continent.

Nous continuerons également à accompagner le marquis de Lafayette dans sa tournée triomphale aux États-Unis, en le suivant sur certains de ses pas durant le mois de janvier 1825.

Après le rembarquement du gros des forces armées françaises à Boston en décembre 1782, une petite mais puissante force militaire resta dans la jeune République tandis que les négociations de paix avec la Grande-Bretagne commençaient. Nous prolongerons donc notre série consacrée à l'Armée de Rochambeau en restant auprès de la Légion de Hussards du duc de Lauzun, et nous nous rendrons sur le site de l'un de leurs passages en janvier 1783.

Enfin, comme toujours, nous nous ferons l'écho de certains événements organisés par des associations avec qui nous travaillons et susceptibles de vous intéresser.

À l'American Society of Le Souvenir Français, nous n'oublions jamais ce que nous devons à nos ancêtres qui se sont battus côte à côte pour la liberté des États-Unis et de la France. Comptez sur nous pour continuer à honorer leurs actions dans les mois et les années à venir !

Merci de vos remarques et suggestions.

Au nom du Conseil d'Administration.

Thierry Chaunu, président,
American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français aux Etats-Unis
APERÇU DES FORTS FRANÇAIS EN NOUVELLE-FRANCE
En haut : "Carte de La Louisiane et Des Pays Voisins Dédiée à M. Rouille Secrétaire d'État ayant le Département de la Marine", 1755, Jacques Nicolas Bellin, ingr.
Bibliothèque Nationale, Paris https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53063806t
Au milieu : vue d'ensemble du vaste réseau (plus de 150 fortifications françaises à travers plusieurs siècles) dans les territoires revendiqués par la France.
En bas : Fort Niagara, New York, par Charny - Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16787616
UN VASTE RÉSEAU DE FORTS FRANÇAIS
EN AMÉRIQUE DU NORD

Dans une compétition avec les Espagnols, les Hollandais et les Anglais pour s'implanter en Amérique du Nord, les Français ont construit une présence significative sur plusieurs décennies après la première visite de Jean de Verrazane en 1524 et de Jacques Cartier en 1534.

Des explorateurs connus et méconnus se succédèrent pendant des décennies. Parmi ceux-ci, Jacques Marquette et Louis Joliet découvrent le fleuve Mississippi en 1673. En 1682, le sieur de La Salle atteint le golfe du Mexique et revendique la vallée du Mississippi pour Louis XIV.

Les forts étaient essentiels pour assurer une longue chaîne de communication. Au départ de simples palissades, abandonnées et reconstruites, des avant-postes isolés dans de vastes contrées, évoluant finalement en de véritables forteresses en pierre sur des sites stratégiques clés.

Ainsi, des forts établis à Kingston, Ontario (1673), Saint Joseph, Michigan (1679), Fort Saint Louis et Fort Crèvecoeur dans l'Illinois (1680-1682), Fort Biloxi dans le Mississippi (1699), Mobile dans l'Alabama (1702) et La Nouvelle-Orléans (1717) furent des maillons essentiels de cette présence. Entre 1701 et 1721, les Français occupèrent des points d'appui stratégiques à Fort Pontchartrain dans l'actuel Détroit, Fort Michillimakinac (Michigan), Fort de Chartres (Illinois) et Fort Niagara (New York).

La vallée de l'Ohio devint un point de friction avec les colonies britanniques, toujours en expansion et beaucoup plus peuplées que les quelques milliers de français parsemés. Des alliances rivales avec les tribus indiennes furent forgées par les deux parties. L'Angleterre construisit également plusieurs forts, sur des étendues relativement moindres. La présence française, étirée sur des milliers de kilomètres vierges et sous-peuplée, était vouée à l'échec. Le conflit entre deux empires était inévitable et le désintérêt relatif de la Cour pour les possessions très éloignées, ainsi qu'une attention stratégique focalisée sur l'Europe continentale ont certainement été des facteurs clés dans la perte définitive de son empire nord-américain par la France.

Dans sa lettre à Jean Robert Tronchin, écrite à Monriond et datée du 26 février 1756, Voltaire écrivit cette phrase passée à la postérité: « Le commerce souffrira beaucoup, les deux nations s’épuiseront en Europe pour quelques arpents de neige en Amérique. » Voltaire reprit sa formule deux ans après en 1758 dans son roman Candide:
« Vous savez que ces deux nations sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada, et qu'elles dépensent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada ne vaut. » (Chapitre 23).

Hélas, Voltaire était mal informé. Ce qui se jouait étaient les terres parmi les plus riches du monde, les vastes plaines du Midwest...

Lors de la session de ce vaste empire, les forts frontaliers français passèrent ainsi aux mains des Anglais ou tombèrent dans l'oubli. Pourtant, nombre de ces forts ont donné naissance à de grandes villes: Pittsburgh, Détroit, Saint Louis, La Nouvelle-Orléans...

Dans ce Bulletin, nous porterons notre attention sur quelques-uns des personnages clés, "bâtisseurs d'un empire", et plusieurs Forts en l'État de New York, qui sont aujourd'hui visités par des milliers de touristes. Nous poursuivrons dans de futurs bulletins la visite de quelques forteresses du Midwest.
LES BÂTISSEURS DE LA NOUVELLE FRANCE
Samuel de Champlain
Représentation (inauthentique) de Champlain, par Théophile Hamel (1870), d'après celle de Ducornet (décédé en 1856), d'après un portrait de Michel Particelli d'Emery (décédé en 1650) par Balthasar Moncornet (décédé en 1668) — Aucun portrait authentique de Champlain n'existe ou n'a été retrouvé. Collection du gouverneur général du Canada, La Citadelle, Québec, domaine public.
Carte géographique de la Nouvelle-France : 1612 (première carte publiée par Champlain :
"CARTE GEOGRAPHIQVE DE LA NOVVELLE FRANSE FAICTTE PAR LE SIEVR DE CHAMPLAIN SAINT TONGOIS CAPPITAINE ORDINAIRE POUR LE ROY EN LA MARINE" La carte intègre les explorations et la cartographie de Champlain jusqu'en 1611. La carte incorpore celle de 1607 et probablement les cartes perdues du Saint-Laurent (1603) et de la côte ouest de La Hève à Canso (Canseau) (1607). Domaine public.
Samuel de Champlain (c. 13 August 1567 – 25 December 1635) navigateur, cartographe, soldat, explorateur, géographe, ethnologue, diplomate et chroniqueur. Il a traversé l'océan Atlantique au moins deux douzaines de fois. Il est le fondateur du Québec et de la Nouvelle-France.

• Il commence à explorer l'Amérique du Nord en 1603. Il crée la première colonie européenne permanente au nord de la Floride, Port Royal, Acadie (1605), puis Québec en 1608.
• Il est le premier Européen à cartographier les Grands Lacs, et encouragé par son exemple d'autres colons français s'établissent parmi les Amérindiens, apprenant plusieurs de leurs langues.
• Allié aux tribus indiennes du nord, il a vaincu les Iroquois sur le lac Champlain. Cette victoire et une victoire similaire en 1610 rehaussèrent le prestige des Français parmi les tribus alliées, et le commerce des fourrures entre la France et les Indiens augmenta.
• Son livre Voyages et Découvertes faites en la Nouvelle France, depuis l'année 1615 publié en 1619 est l'un des premiers ouvrages ethnographiques des temps modernes.
• En 1620, bien qu'il ne soit pas noble, il devient de facto gouverneur de la Nouvelle-France ;
• Champlain établit des compagnies commerciales qui expédient des marchandises, principalement des fourrures, en France et supervise la croissance de la Nouvelle-France dans la vallée du fleuve Saint-Laurent jusqu'à sa mort, en 1635.
• Il mourut d'un accident vasculaire cérébral en 1635 et le lieu exact de sa sépulture n'est pas connu avec certitude.
• Champlain est commémoré comme le "Père de la Nouvelle-France", "Père de l'Acadie", avec de nombreux endroits, rues, sculptures dans le nord-est de l'Amérique du Nord portant son nom, notamment le lac Champlain et la montagne Champlain, dans le parc national d'Acadia, Maine.
Jacques-René de Brisay de Denonville, Marquis de Denonville
Portrait de Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville (1637-1710), Anonyme, Huile sur toile, 64,5 x 54,1 cm. Auteur inconnu, domaine public,
Jacques-René de Brisay de Denonville, marquis de Denonville (10 décembre 1637 - 22 septembre 1710) fut gouverneur général de la Nouvelle-France de 1685 à 1689.
• Les Français recherchaient généralement de bonnes relations avec la plupart des autochtones, commerçaient avec eux et vivaient souvent au milieu d'eux. Les relations avec la Confédération iroquoise furent plus conflictuelles avec des périodes de combats intenses et de trêves passagères.
• En juin 1686, après avoir capturé les sites de traite anglais de la baie d'Hudson, Denonville rencontre 50 chefs iroquois sous le prétexte de la signature d'un accord de trêve à proximité du fort Frontenac, mais en fait ses prisonniers, et les expédie à Marseille dans les galères.
• En 1687, il lance une autre expédition avec des alliés indiens contre les Sénécas, une autre tribu hostile. Après avoir ravagé plusieurs villages, il construit le fort Denonville à l'endroit où la rivière Niagara rencontre le lac Ontario pour remplacer le fort Conti construit par La Salle, avant de devenir le fort Niagara, qui existe toujours (voir ci-dessous).
• En 1689, il a été relevé de son poste pour être remplacé par Frontenac, qui a eu la sagesse de faire revenir en Amérique certains des chefs iroquois capturés et encore en vie, dans le but de ramener un peu de stabilité dans la région.
• Denonville conserve cependant la confiance du roi et est nommé tuteur des enfants princiers.
Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry
Portrait de Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry, fils (1721 - 1797), officier dans l'infanterie de l'armée française et ingénieur militaire en chef de la Nouvelle-France, par un peintre inconnu - Public Domain
Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry (20 juillet 1721 - 11 décembre 1797), était, comme son père, ingénieur militaire.
• Il rejoint les Troupes de la Marine en 1733 et devient sous-ingénieur en 1739.
• Il veille sur les fortifications françaises en Nouvelle-France et est responsable de la construction du Fort Saint-Jean.
• Il participe à la prise du fort Oswego par Louis-Joseph de Montcalm en 1756 (voir ci-dessous).
• En reconnaissance de ses services militaires, il est fait Chevalier de l'Ordre de Saint Louis en 1759.
• Il est blessé lors de la malheureuse bataille des plaines d'Abraham à Québec et renvoyé en France en 1761.
• En 1763, après la conquête britannique de la Nouvelle-France, lui et sa femme sont le premier couple canadien-français à être présenté à la cour d'Angleterre. Le roi George III aurait déclaré que si toutes les dames canadiennes étaient aussi belles que Madame de Léry, alors il avait "en effet fait une conquête".
• Se pourrait-il que ce compliment l'ait fait changer d'allégeance ? Il revient à Québec en 1764 pour être nommé commissaire en chef de la voirie et siège également au Conseil législatif et au Conseil exécutif de Québec.
• Il décède à Québec en 1797.
FORT NIAGARA
Vue aérienne de Fort Niagara, Fort Niagara State Park, 102 Morrow Plaza, Youngstown, NY 14174
By Pierre5018 - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50567949
• Fort Niagara est une fortification construite à l'origine par les Français pour protéger les intérêts de la Nouvelle-France en Amérique du Nord, en particulier le contrôle de l'accès entre la rivière Niagara et le lac Ontario.
• René-Robert Cavelier, sieur de La Salle (1643-1687), (que nous présenterons en détail lors d'un prochain Bulletin consacré aux Forts du Midwest), y construit le premier ouvrage fortifié, appelé Fort Conti, en 1678.
• En 1687, le gouverneur de la Nouvelle-France, le marquis de Denonville, le remplace par un nouveau fort. Il le baptisa Fort Denonville et y posta une centaine d'hommes en garnison
• Le fort est situé sur la rive est de la rivière à son embouchure sur le lac Ontario. Youngstown, New York, s'est développé plus tard près d'ici.
• Le fort fut repris par les Britanniques en 1759.
Plaque, “La Salle, 1643-1687, Clerc, Soldat, Explorateur”
Fort Niagara, NY
Château français à Old Fort Niagara, Fort Niagara State Park, 102 Morrow Plaza, Youngstown, NY 14174
La plaque est située sur un rocher, près de la digue, à gauche du "Château"
Photo: By Ad Meskens - Own work, CC BY-SA 3.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7820678
• Inscription:

"Ici à l'embouchure du Niagara
 
René-Robert Cavelier,
 Sieur de La Salle

 a élevé les premières palissades grossières
 d'un fort et de cette base a commencé
 son voyage lointain dans l'exploration de l'Amérique
 l'Ohio, les Grands Lacs et
le Mississippi jusqu'au au golfe du Mexique
 
 Auteur de grands projets,
 Rêveur de grands rêves
 
 Grâce à son courage
 Souffrance et endurance

 Vinrent le Christianisme et la Civilisation »

"Érigé en 1934 par l'État de New York."
Plaque, “Old Fort Niagara, New York historique”
Lac Ontario et Old Fort Niagara, Fort Niagara State Park, 102 Morrow Plaza, Youngstown, NY 14174
By Adithyavr - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=62675589
• Inscription:

“ Le promontoire à l'embouchure de la rivière Niagara dans le lac Ontario était un point stratégique pour contrôler la route vers la région intérieure des Grands Lacs. Les Français reconnurent tôt son importance et LaSalle, en 1678, et Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville, gouverneur de la Nouvelle-France, en 1687, érigèrent des fortifications temporaires.

En 1726, Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry fait construire, pour la traite des fourrures, le fort Niagara, imposant édifice aux murs de pierre massifs. Ressemblant à un château français, il s'appelait "Le Château". La fortification irrita les Britanniques alors que la rivalité avec la France pour le contrôle de l'Amérique du Nord s'intensifiait. Le capitaine Pouchot, un ingénieur français, renforce le fort en prévision d'une attaque britannique. Les troupes britanniques, avec des colons et des Indiens, l'assaillirent et, après un siège de 18 jours, Sir William Johnson força les Français à se rendre, le 25 juillet 1759.

Les Britanniques ont amélioré Fort Niagara, l'ont utilisé pour le commerce des fourrures et, pendant la Révolution américaine, en ont fait leur base pour attaquer la frontière de New York. Ils ne l'abandonnèrent qu'en 1796. À la suite d'une invasion américaine du Canada pendant la guerre de 1812, les forces britanniques s'emparèrent de nouveau du fort Niagara le 19 décembre 1813. Le traité de paix de 1814 rendit le fort aux États-Unis.

Old Fort Niagara est aujourd'hui un mémorial pour les soldats qui ont servi ici sous trois drapeaux."

"Érigé en 1987 par le département de l'éducation de l'État de New York."
Obélisque & Plaque, “Fort de la Présentation”
Fort La Presentation Monument “Outpost on the Oswegatchie”
Rte 68, Downtown Arterial Hwy, Ogdensburg, NY, 13669
Photo by John Stanton 29 Jul 2012, http://www.fortwiki.com/Fort_La_Presentation

Le site du Fort de La Présentation est un site archéologique situé sur Lighthouse Point, près d'Ogdensburg, comté de St. Lawrence, New York. Il englobe les restes d'au moins huit composants potentiels différents et discrets, tels qu'identifiés en 1987-1988. Celles-ci comprennent quatre éléments principaux : les vestiges de l'occupation française et amérindienne pendant la période de 1749 à 1760 ; restes de l'occupation anglaise et amérindienne pendant la période 1760 à 1796; restes de colons américains à Ogdensburg pendant la période 1796 à 1812; et des vestiges de l'occupation militaire américaine pendant la guerre de 1812.
Le site a été inscrit au registre national des lieux historiques en 2010.
Fort de la Présentation, carte réalisée en 1750 - Archives nationales d'Outre-mer (France), Public Domain
• Le fort de La Présentation a été construit en 1749 et nommé ainsi par le prêtre sulpicien français, l'abbé Picquet qui en devint le premier commandant. Il était aussi parfois connu sous le nom de Fort La Galette.
• Les Français veulent renforcer leur alliance avec les puissants Iroquois, ainsi que les convertir au catholicisme, dans un contexte de tensions croissantes avec les colonies britanniques voisines.
• Picquet a activement encouragé les raids du groupe de guerre iroquois sur les colonies anglaises. Il était si populaire auprès des autochtones qu'ils ont demandé son retour après avoir été remplacé par un commandant militaire.
• Le Fort était tenu par les Compagnies Franches de la Marine et 300 Iroquois.
• En 1759, lors de la « French & Indian War » (connue en France sous le nom de guerre de Sept Ans), les forces militaires françaises abandonnent le fort pour s'installer au fort Lévis.
• Après la cession par la France de ses possessions nord-américaines, les Britanniques l'ont rebaptisé Fort Oswegatchie, avant de redevenir une possession des États-Unis.

• Inscription:
« Ce monument marque l'emplacement du fort de la Présentation érigé en 1749 par l'abbé François Picquet pour la protection de sa mission
chez les Indiens des Cinq Nations.
Le fort a été occupé en 1760 par les Britanniques
et évacué par eux le 1er juin 1796
en vertu des dispositions du traité Jay
C'était le premier bâtiment érigé
à l'emplacement actuel de la ville d'Ogdensburg
 ———————
 1749 - 1969
Le monument de l'Abbé François Picquet sur le site du Fort la Présentation
 érigée en 1749, qui est maintenant connue sous le nom de
ville d'Ogdensburg, est ci-joint rénové en 1969 en l'honneur du Père François Picquet, le fondateur de cette communauté."
Plaque, “Abbé Picquet 1708 -1781”
"Il vaut à lui tout seul 10 régiments"
• Extraits :

"Quiconque pourrait convaincre les Indiens d'être "de leur côté" aurait un avantage extrême pendant la guerre de Sept Ans"

"L'abbé François Picquet, a fondé une mission française appelée La Présentation le 1er juin 1749, aujourd'hui Ogdensburg, NY"

« Né à Bourg-en-Bresse, en France, en 1708, il fut ordonné prêtre en 1734. Il arriva à Montréal la même année, servant comme curé jusqu'en 1739. Là-bas, l'abbé Picquet maîtrisa l'algonquin, le sioux et le huron. les langues et les coutumes indigènes» »
"En 1755, Picquet avait mérité plusieurs honneurs militaires pour son rôle d'aumônier et de conseiller. Il a mené des attaques amérindiennes à Fort Duquesne, Lake George, Fort Bull et Oswego " [...]

"Picquet était également extrêmement influent auprès des Indiens du point de vue français. Le gouverneur de la Nouvelle-France (Canada) Michel-Ange Du Quesne de Menneville, a déclaré que Picquet valait "plus de dix régiments".

"Picquet est arrivé à Van Rensselaer Point en 1749, un endroit approprié pour un village amérindien convertis au christianisme et pour construire un fort afin d'espionner les Anglais à Fort Oswego" [...]

Picquet a négocié une alliance avec les Oneidas. En 1758, il dirigea les forces indigènes contre les Britanniques à Carillon (Ticonderoga). Malheureusement, les Français perdaient la guerre."

"En 1760, Picquet s'installe à l'île Picquet, puis à Montréal. Il fuit Montréal, puis se rend à la Nouvelle-Orléans où il demeure jusqu'en 1763. Picquet revient finalement à Bourg-en-Bresse en 1772, mourant à Verjon en 1781."
Michel Chartier de Lotbinière, Marquis de Lotbinière
By Chateau de Ramezay, Montreal - Chateau de Ramezay, Montreal, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18967171
Michel-Alain Chartier de Lotbinière, 1er marquis de Lotbinière (1723, Québec - 1798, New York, NY), était un officier d'Etat-Major du marquis de Montcalm.
• Enseigne de Vaisseau, il s'est forgé la réputation d'« un officier capable et courageux ».
• En 1747, il devient le gendre de Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry (1682-1756), ingénieur en chef de la Nouvelle-France, revient en France pour étudier l'artillerie et le génie avant de revenir au Canada.
• À partir de 1755, il y passe plusieurs années à superviser la construction du Fort Carillon (rebaptisé plus tard Fort Ticonderoga par les Britanniques).
• Bien que promu capitaine en 1757, suite à des intrigues et jalousies il ne peut accéder aux fonctions de son beau-père.
• En 1757, les Français attaquèrent avec succès Fort William Henry. En 1758, Lotbinière conseille à nouveau Montcalm lors de la victoire au fort Carillon (qu'il avait bâti).
• La perte du Canada fut un événement catastrophique. Il perdit toutes ses terres, retourna en France, (laissant derrière lui sa femme et sa fille...), tenta de renouer avec sa carrière militaire, espérant que la couronne britannique reconnaîtrait certaines de ses prétentions sur des terres situées du côté de New York. Après avoir vécu brièvement à Londres en tant que sujet britannique, mais après avoir découvert que ses requêtes de restitution avaient été mises au placard, Il décida de proposer ses services à la France.
• En 1776, le ministre Vergennes l'envoie à Boston comme observateur avec pour consigne de rester discret. Espérant que la France récupérerait bientôt ses colonies perdues (et qu'il retrouverait ainsi ses vastes propriétés québecoises), son zèle et son comportement se révélèrent bientôt contre-productifs et il fut rappelé.
• Il finit par regagner une certaine faveur grâce à ses talents d'ingénieur militaire et fut nommé marquis par Louis XVI en 1784, le seul Canadien français à être ainsi jamais honoré, et le dernier acte de ce genre du monarque français.
• En 1787, il retourne aux États-Unis pour tenter une fois de plus de récupérer ses terres au Canada, se voit interdit de séjour par les Britanniques, pénètre malgré l'interdiction dans ses anciennes terres, tente également de se remettre en ménage avec sa femme, en vain, et est expulsé.
• Il finit ses jours seul à New York. Il meurt de la fièvre jaune en octobre 1798, à l'âge de 75 ans.
FORT CARILLON (REBAPTISÉ TICONDEROGA)
102 Fort Ti Rd, Ticonderoga, NY 12883
Top: Aerial rendition from a source map by Thomas Jefferys derivative work, upstateNYer - FortTiconderogaLayout1758.png, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10034292
Bottom: By Mwanner - Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6967864
• Fort Ticonderoga, anciennement Fort Carillon, est un grand fort en étoile du XVIIIe siècle construit par les Français dans un passage près de l'extrémité sud du lac Champlain, dans le nord de New York.
• Il a été construit par l'ingénieur militaire français Michel Chartier de Lotbinière, marquis de Lotbinière entre octobre 1755 et 1757. Le fort a eu une importance stratégique pendant les conflits coloniaux du XVIIIe siècle entre la Grande-Bretagne et la France, et a de nouveau joué un rôle important pendant la Révolution Guerre.
Fort Ticonderoga
Plaque, “The Carillon Battlefield”
À la droite de l'entrée au Fort Ticonderoga, Ticonderoga NY 12883
Illustration ci-dessus: The Victory of Montcalm's Troops at Carillon (La Victoire des troupes de Montcalm à Carillon). Fort Ticonderoga Museum, NY. By Henry Alexander Ogden (1854-1936) - Online Transferred from en.wikipedia to Commons., Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4624337
• Inscription (extraits) :

« Au milieu du XVIIIe siècle, ce champ de bataille était un point central de la guerre de Sept Ans, une guerre mondiale entre la France et la Grande-Bretagne. Ici, les deux superpuissances ont lutté pour le contrôle de la voie navigable du lac Champlain et du lac George, le lien de communication stratégique entre New York et Montréal [...] En juillet 1758, les Britanniques, commandés par le général James Abercromby, lancent une attaque contre For Carillon (Ticonderoga), le plus récent fort français en Nouvelle-France. Les Britanniques rassemblèrent une armée de 16 000 réguliers britanniques et provinciaux américains, la plus grande jamais réunie à ce jour en Amérique du Nord."

"Louis-Joseph de Gozon, le marquis de Montcalm, a dirigé la défense française de Carillon. En moins de 48 heures, les 3400 réguliers français de Montcalm et une poignée de Canadiens ont construit des terrassements défensifs, les "Lignes françaises", sur les hauteurs de Carillon.

"Dans une journée sanglante de combats le 8 juillet 1758, les Britanniques ont perdu près de 2000 soldats. Le Highland Regiment a subi près des 2/3 de pertes [...] Ici, Montcalm avait remporté la plus grande victoire française de la guerre de Sept Ans, bien qu'il était en infériorité numérique de 5 contre 1.
Il a rendu grâce à Dieu en créant une croix peinte en rouge au centre des lignes "...
Plaque, “Un Soldat de France”
"Carte du théatre de la guerre entre les Anglais et les Américains dressée d'après les cartes anglaises les plus modernes", par M. Brion de la Tour, ingénieur-géographe du roi 1777" Louis, Esnauts et Rapilly, Paris, éditeurs.
Public Library, Norman B. Leventhal Map Center, Public Domain

Localisation de la plaque:
Sandy Redoubt, Garrison Cemetery, à la droite de l'entrée du Fort Ticonderoga, Ticonderoga NY 12883
• Inscription:

« Ci-gît
 les restes d'un
 Soldat de France
 trouvé sous le
 Bastion nord-ouest du Fort
en novembre 1900"

 "Repose en paix"
Plaque, “Fort St. Frédéric”
“Welcome To Crown Point State Historic Site”
" Bienvenu [sic] Au Site Historique De Crown Point
Dans L'Etat De New York "
Adirondack Park, Crown Point, NY 12928
Haut: By petersent - Self-photographed, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3927319
Bas: maquette de Fort St Frédéric
By Charny - Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17854970
Plaque, “Fort St. Frédéric” 
Crown Point State Historic Site, 21 Grandview Drive, Crown Point, NY 12928
Photo by Utilisateur:Bel Adone - Own work, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17431649
• Inscription:

« Le fort Saint-Frédéric se composait d'un mur extérieur en calcaire bastionné entourant la citadelle, une tour de quatre étages à huit côtés avec des murs de douze pieds d'épaisseur à la base. Des canons étaient montés à chaque étage de la Citadelle et l'entrée se faisait par un pont-levis au-dessus d'un fossé sec. Cette forteresse dans un fort contenait des logements pour les officiers et les hommes, une boulangerie, une armurerie et des magasins. Des canons pivotants étaient montés autour du périmètre des murs du fort."
"Les expéditions britanniques menées par le général William Johnson (1755) et le général James Abercrombie (1758) tentèrent de s'emparer du fort Saint-Frédéric sans succès. Enfin, en 1759, la garnison française démolit partiellement le fort avant de battre en retraite face à une force écrasante de Troupes britanniques et provinciales sous le commandement du général Jeffrey Amherst."
"Érigé par le site historique d'État de Crown Point."
Epilogue: La dernière victoire française
Plaque, “La Guerre pour un Empire”
“Le combat pour la suprématie”
Fort Oswego, Along the O & W Railroad Pedestrian Promenade & Bikeway.
152 East 1st Street, Oswego NY 13126

Illustration du haut: Capitulation of Fort Oswego, August 1756By John Henry Walker (1831-1899) - Journal de Montréal, Public Domain
Illustration du bas: rare Louis XV medals commemorating the victory at Oswego, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=37746551
• Extraits de la plaque :

« Oswego était un endroit stratégique dans de nombreuses campagnes militaires. Le contrôle de la rivière, une route militaire importante, a changé à plusieurs reprises. La perte d'Oswego en août 1756 a été considérée comme un triomphe par les Français et comme un malheur national par les Anglais car c'était la perte de leur poste frontière le plus important.
"Une route militaire:
Cette carte du 18e siècle du centre de New York montre la route de transport militaire qui reliait la vallée de la Mohawk à la rivière Oswego. Cette route permettait au matériel de guerre et aux troupes de voyager de l'Atlantique à la frontière ouest, en passant par Oswego."
"Fort Ontario:
Le Fort Ontario original a été construit au cours de cette lutte entre les Anglais et les Français, et il a été détenu par chacun à des moments différents."
"La chute d'Oswego:
Le marquis de Montcalm, commandant des forces françaises en Amérique du Nord, prend la reddition des officiers anglais qui avaient défendu Oswego lors de la bataille de trois jours qui s'est terminée le 14 août 1756. Remarquez l'ancien fort Oswego en arrière-plan."
"Médaille Louis XV:
Une médaille spéciale ordonnée par Louis XV en 1758 montre l'importance attachée en France à la prise d'Oswego. Oswego est l'un des endroits nommés sur cette médaille rare, comme fondement de la revendication de domination universelle du monarque français. L'une des deux seules de ces médailles jamais émises est exposée ici à Oswego au Richardson-Bates House Museum."
"Érigé par Seaway Trail, Inc. »
6e PARTIE DE LA SÉRIE
"LAFAYETTE, HÔTE DE LA NATION"

Si vous avez raté les épisodes de nos précédents Bulletins...

• Le président James Monroe a invité Lafayette, le dernier général survivant de la guerre d'Indépendance américaine, à visiter les États-Unis, officiellement pour célébrer le 50e anniversaire de la nation, mais aussi pour insuffler "l'esprit de 1776" à la prochaine génération d'Américains au milieu d'un clivage politique rappelant celui que le pays connait actuellement. Sa tournée a attiré de grandes foules et a suscité un regain de patriotisme, favorisant l'union des citoyens de la jeune république.

• De juillet 1824 à septembre 1825, Lafayette fait une tournée dans les 24 États des États-Unis. Il a été accueilli en héros partout où il s'est arrêté. Des foules immenses, des enfants, de vieux soldats venaient de loin et attendaient des heures pour avoir une chance de le voir, de l'approcher, de le toucher. De nombreux honneurs lui ont été présentés et des monuments érigés pour commémorer sa visite.

• Les 24 États visités étaient : Alabama, Connecticut, Delaware, Géorgie, Illinois, Indiana, Kentucky, Louisiane, Maine (ex-Massachusetts / North part), Maryland, Massachusetts, Mississippi, Missouri, New Hampshire, New Jersey, New York, Caroline du Nord, Ohio, Pennsylvanie, Rhode Island, Caroline du Sud, Tennessee, Vermont, Virginie, Washington D.C.

• Les principaux moyens de transport étaient la diligence, l'équitation, la péniche et le bateau à vapeur.

• Tout au long des années 2024 et 2025, chaque ville célébrera ce Français des plus illustres, classé aux côtés des Pères Fondateurs, pratiquement à égalité avec George Washington. Si quiconque a le moindre doute à ce sujet, il suffit de lire quelques-uns des centaines d'articles de journaux locaux et les récits ou mémoires des témoignages contemporains pour réaliser la portée de cette tournée trimphale, trop méconnue des français.
• Plusieurs de ses arrêts sont commémorés par des bornes et des plaques, certaines vieilles de plusieurs décennies, et de plus en plus de toutes nouvelles, grâce à l'énergie et à l'enthousiasme déployés par Julien Icher, président du LafayetteTrail.org, dont l'objectif est d'inaugurer 175 "markers", plaque commémorative en fonte, d'ici 2024.

• Ces nouveaux "markers" du LafayetteTrail.org sont tous fabriqués dans le même métal coulé bleu et rouge distinctif et signés par la Fondation William C. Pomeroy qui finance généreusement ce projet gigantesque.

• L'American Society of Le Souvenir Français Inc. est honorée de s'associer à ces deux organisations aux buts similaires, ainsi qu'à toutes les autres associations patriotiques américaines et bénévoles qui participent à ces célébrations, sous l'égide d'America250.
Comme nous l'avons commencé avec le Bulletin d'août 2022, nous raconterons chaque mois certains des épisodes les plus saillants de ce voyage remarquable du mois correspondant il y a 199 ans, tout en vous tenant au courant des nombreuses célébrations prévues par les comités locaux des American Friends of Lafayette en 2024 et en 2025.

Pour cette série, nous emprunterons également les témoignages d'un témoin privilégié et proche, Auguste Levasseur, secrétaire particulier de Lafayette, qui voyagea avec le marquis et son fils, George Washington Lafayette, et qui publia son quotidien abondant : « Lafayette en Amérique 1824 -1825, ou Journal d'un voyage aux Etats-Unis" (Publié par la Librairie Baudoin, Paris, en 1829), ainsi que d'autres sources bien documentées, comme Samuel Lorenzo Knapp. "Mémoires du général Lafayette : avec un Récit de sa visite en Amérique et de sa réception par le peuple des États-Unis ; de son arrivée, le 15 août, à la célébration à Yorktown, le 19 octobre 1824" (publié en novembre 1824)
ITINÉRAIRE JANVIER 1825
  • 1er janvier – Assiste à un banquet organisé par le Congrès
  • 19 janvier - Visite Baltimore et part le 20 janvier sur un bateau à vapeur à destination de Norfolk, en route pour visiter la législature de Virginie à Richmond
  • 31 janvier – Visite la Perseverance Lodge #21 Harrisburg, Pennsylvanie 
Banquet en l'honneur de Lafayette
organisé par le Congrès des Etats-Unis
1er janvier 1825
Chambre des Représentants, US Capitol, Washington DC
À gauche : la Chambre des Représentants, l'équivalent de l'hémicycle de notre Assemblée Nationale. Les deux portraits de Washington et Lafayette entourent la tribune.
À droite : Peinture à l'huile de Lafayette par l'artiste franco-néerlandais Ary Scheffer (1795-1858), don de l'artiste au Congrès des Etats-Unis - Collection de la Chambre des Représentants des États-Unis, domaine public
George Washington est à droite du "Speaker of the House" (le Président de la Chambre des Représentants), le marquis de Lafayette à gauche.
“…Mais je ne terminerai cependant point ce chapitre sans parler de la fête donnée par le congrès, le 1er janvier. Ce jour avait été indiqué par les deux chambres pour une grande réunion à un banquet offert au général Lafayette.

Les représentans du peuple voulurent consacrer ainsi l'hospitalité américaine en faisant asseoir. l'hôte de la nation à une table où. toute la grande famille assistait en leur personne. M. Gaillard président temporaire du sénat, et M. Clay, orateur de la chambre des représentants, présidaient le repas.
M. Gaillard avait à sa gauche le général Lafayette et à sa droite M. Monroe, président des États-Unis, qui, dérogeant cette fois, et sans doute à cause du général Lafayette, à la loi qu'il s'était faite de ne jamais se trouver à aucune fête publique, avait cependant accepté l'invitation; Mr. Clay avait également à ses côtés les ministres des États-Unis.
Parmi les invités figuraient le général Dearborn ministre des Etats-Unis près de la Cour du Portugal; les généraux Scott, Macomb, Jesup, et notre cher compatriote Bernard à côté duquel j'eus l'honneur d'être placé; les Commodores Baimbridge, Tingey, Stward et Morris, ainsi que plusieurs officiers publics du rang le plus élevé.
Parmi les convives, le général Lafayette eut le plaisir de trouver quelques uns de ses anciens compagnons d'armes. Le capitaine Allyn (1), du Cadmus récemment arrivé de France s'était aussi rendu à l'invitation qu'il avait reçue. La salle était décorée avec le plus grand éclat, et les convives animés d'un esprit d'union qui faisait assez voir qu'ils considéraient cette fête de famille.

C'est dans des réunions pareilles que l'on peut étudier l'esprit public d'un peuple, lors surtout que ses représentans, choisis librement, et n'ayant aucune raison de flatter le pouvoir ou de dissimuler leurs pensées, laissent un libre essor à tous leurs sentimens..."

(1)  C'est à cette époque que le capitaine Allyn apporta le beau portait en pied de Lafayette, peint par M. Scheffer et offert par ce jeune artiste au congrès, qui en accepta l'hommage et le fit placer dans la rotonde du Capitole où il justifie la réputation bien acquise de son auteur.

Auguste Levasseur, “Lafayette en Amérique 1824-1825, ou Journal d'un voyage aux Etats-Unis" , Carey and Lea, Philadelphia, 1829, Vol II, p.56
Lafayette s'adresse à la Législature de Virginie
19 janvier 1825
Le Virginia State Capitol a été conçu par Thomas Jefferson, le troisième président des États-Unis. Thomas Jefferson a modelé le Capitole d'après la Maison Carrée, un ancien temple romain de Nîmes, en France (les deux ailes sont des ajouts ultérieurs).
Photo:
Buste de Lafayette par Jean-Antoine Houdon, Virginia State House - Richmond - Virginia
Photo by Adam Jones from Kelowna, BC, Canada - USA, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=78947746
• En 1784, l'Assemblée générale commande un buste en marbre de Lafayette et une statue en marbre du marquis de Lafayette, avec l'intention que la statuaire soit placée dans le nouveau Capitole comme symboles de la vertu publique de l'Ancien et du Nouveau Monde.
Ces deux statues ont été réalisées d'après nature par le célèbre sculpteur français Jean-Antoine Houdon. Lafayette a été élu citoyen de Virginie par un "Acte de l'Assemblée" en 1785 pour ses précieux services au nom du Commonwealth pendant la Révolution américaine. Son buste a été reçu de France en 1789 et la statue de Washington a été mise en place en 1796.
Lafayette visite la Loge Maçonnique
Perseverance Lodge #21 Harrisburg, Pennsylvanie
31 Janvier 1825
Lafayette est représenté en haut de cette lithographie.
Estampe de "Distinguished Masons Of The Revolution", Library of Congress Prints and Photographs Division Washington, D.C. 20540 USA

Cette lithographie présente les portraits de dix franc-maçons qui ont joué un rôle important dans la période précédant et suivant immédiatement la guerre d'Indépendance américaine. "Le président et général George Washington est le point central de l'œuvre d'art et son portrait occupe la position centrale. Autour de lui se trouvent neuf portraits supplémentaires. Commençant directement au-dessus de sa tête et se déplaçant dans le sens des aiguilles d'une montre, ces portraits incluent : le marquis de La Fayette ; le Dr (et général) Joseph Warren ; James Otis, Jr. ; Peyton Randolph ; le général David Wooster ; le général Richard Montgomery ; le juge en chef John Marshall ; Benjamin Franklin ; et le général Israel Putnam."

"Il existe une variété de symboles et d'icônes maçonniques disséminés dans l'affiche:
"En bas au centre, entre Montgomery et Wooster, se trouve une plaque portant une inscription qui comprend la signature de George Washington. Cette citation constitue une puissante approbation des traditions maçonniques. Elle se lit comme suit :
"Etant persuadé qu'une juste application des principes sur lesquels la Fraternité maçonnique est fondée, doit être productive de vertu privée et de prospérité privée, je serai toujours heureux de faire avancer les intérêts de la société, et d'être considéré par eux comme un méritant frère. Une société dont les principes libéraux sont fondés sur les lois immuables de la vérité et de la justice - Le grand objet de la maçonnerie est de promouvoir le bonheur de la race humaine. Pour autant que je connaisse les principes et les doctrines de la franc-maçonnerie, je les conçois être fondée sur la bienveillance et ne s'exercer que pour le bien de l'humanité. »
Archives de la Perseverance Lodge No.21 F. & A.M. Harrisburg, Pennsylvania:

" En janvier 1825, l'invité de la Nation, le général Lafayette - un nom cher au cœur américain - devait visiter le siège du gouvernement du Commonwealth de Pennsylvanie. Étant un maçon éminent, la Fraternité dans chaque section du pays prit peut-être plus d'intérêt pour son accueil.
La loge n° 21, lors d'une "réunion d'urgence", tenue le 19 janvier 5825, en vue de la visite rapide de l'illustre patriote à Harrisburg, a adopté ce qui suit :

''Résolu, que les frères Douglas, Wood, Jacobs, Day, Brenizer,
Stehley et Gleim, forment un comité d'arrangement pour
pose de recevoir notre distingué Bro. Général Lafayette.

Il convient à cet égard de donner le procès-verbal de la "Réunion d'urgence, 31 janvier, A. L. 5825", au complet.
Etaient présents : ...(la liste comprend le Général Lafayette)...

"Sur motion, Résolu, Que les Frères James Roberts, Ethan Baldwin et Joel Bailey forment un Comité pour attendre Frère Lafayette et son fils, et les conduire à la Loge.

"Sur motion, Résolu, Que le Frère Général Lafayette et George W. Lafayette soient admis Membres Honoraires de cette Loge.

"Sur motion, Résolu, Que cette loge se réunisse demain à deux heures, puis forme une procession pour conduire le frère Lafayette au Capitole.

"Sur motion, Résolu, Que les frères S. D. Franks, S. Douglas et W. G. Scott forment un comité pour attendre les officiers du corps des volontaires de cet arrondissement et les inviter, ainsi que les hommes sous leur commandement, à faire partie de la procession."
WE WILL CONTINUE TO TRAVEL WITH LAFAYETTE
OVER THE NEXT 8 MONTHS!...
CONCLUSION DE NOTRE SÉRIE
L'ARMÉE FRANÇAISE AUX ÉTATS-UNIS
MISSION ACCOMPLIE

Après la victoire à Yorktown, la guerre n'était pas officiellement terminée. Il faudra encore plusieurs mois avant que l'Angleterre ne reconnaisse l'indépendance des États-Unis et signe le traité de Paris le 3 septembre 1783.

Pendant ce temps, les forces britanniques contrôlaient encore des villes comme New York.
Certaines unités françaises restent sur place, comme la fameuse Légion de hussards de Lauzun, qui veille pendant l'hiver 1782-1783.

Les dernières forces françaises en Amérique, (Lauzun's Legion et l'artillerie de siège), embarquèrent à Wilmington (Delaware) le 11 mai 1783 sur les frégates Astrée, Danaé et Gloire, et les transports Saint James et Duc de Lauzun (ce dernier était un navire de transport de l'US Navy)

Soutenez la Route Révolutionnaire Washington-Rochambeau (W3R-US) !
Le Duc de Lauzun
Portrait du Duc de Lauzun, par Joseph-Désiré Court - Joconde database: entry 000PE007473, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=654933
Armand Louis de Gontaut, duc de Lauzun, plus tard duc de Biron, (13 avril 1747, Paris - 31 décembre 1793, guillotiné à Paris) était un soldat et homme politique français, connu pour le rôle qu'il a joué dans la guerre d'Indépendance américaine et les guerres de la Révolution française.

• Il sert dans les gardes dès 1761, et fait en 1767 l'expédition de Corse. Le 29 juin 1769, il est fait chevalier de l'ordre de Saint-Louis.
• Voyageant à travers l'Europe, se livrant à de vaines frivolités et, selon ses Mémoires, à diverses aventures amoureuses, il gaspilla sa fortune.
• La reine Marie-Antoinette l'aimait beaucoup, faisant dire à certains qu'ils entretenaient une relation amoureuse, ce qui est douteux pour la plupart des historiens.
• À cette époque, il attire l'attention par un essai sur les défenses militaires de la Grande-Bretagne et de ses colonies ("État de défense d'Angleterre et de toutes ses possessions dans les quatre parties du monde"), ce qui lui vaut d'être nommé à un commandement contre les Anglais en 1779, où il eut un certain succès.
• Il dirigea une expédition au Sénégal et dans d'autres possessions côtières des Anglais, de Veudreuil capturant le Sénégal en janvier 1779, peu avant de naviguer vers l'Amérique du Nord au secours de Rochambeau en 1780.
• Lauzun reçoit le titre de colonel de hussards, et devient colonel propriétaire d'un régiment étranger qui porte son nom. Nommé brigadier le 1er mars 1780, Lauzun décide de participer à la guerre d'indépendance américaine.
• Il arrive avec 600 de ses hommes dans le Rhode Island ; les autres étaient en France, empêchés de partir. La Légion de Lauzun quitta ses quartiers d'hiver au Liban, dans le Connecticut, le 9 juin 1781 et marcha vers le sud à travers le Connecticut, connue sous le nom de route révolutionnaire Washington-Rochambeau. Leur fonction principale était d'être un groupe avancé mais aussi de rester à dix à quinze milles au sud de l'armée principale pour protéger le flanc contre les forces Britanniques.
• Il s'engagea dans plusieurs combats, dont celui de Gloucester, en Virginie, le 4 octobre 1781, lorsqu'il réussit à repousser les Britanniques dirigés par l'infâme Tarleton et à vérouiller efficacement l'encerclement de Lord Cornwallis.
• Le 24 octobre 1781, après le siège de Yorktown, Lauzun annonce la victoire à Louis XVI. Il est accueilli en héros et est nommé maréchal de camp.

• Après une autre traversée de l'Atlantique et avec pour mission de protéger la jeune république pendant les négociations de paix, De Lauzun reçoit finalement l'ordre de s'embarquer définitivement pour la France le 11 mars 1783.
• À la mort de son oncle, Louis Antoine de Gontaut de Biron, en 1788, il prend le titre de duc de Biron. En 1789, il est nommé député aux États généraux par la noblesse du Quercy et s'attache à la cause révolutionnaire.
• En 1791, il est envoyé par l'Assemblée nationale constituante pour recevoir le serment de l'armée de Flandre, puis nommé à son commandement.
• En juillet 1792, il est nommé commandant de l'armée du Rhin, chargé de surveiller les mouvements des troupes de la monarchie des Habsbourg.
• En mai 1793, il est transféré au commandement de l'Armée de la Révolution française sur le front de La Rochelle, l'Armée des Côtes de La Rochelle, opérant contre l'insurrection vendéenne contre la Terreur. Il remporta plusieurs succès, dont la prise de Saumur et la victoire de Parthenay (Bataille de Parthenay), mais l'insubordination de ses troupes et les soupçons de ses supérieurs politiques rendirent sa position intolérable et il envoya sa démission, mettant fin à son commandement le 16 juillet 1793.
• Il est accusé par le notoire Jean-Baptiste Carrier d'incivisme ("manque de civisme", l'équivalent de la trahison sous la Terreur) et d'indulgence excessive envers les insurgés, privé de son commandement (juillet).
• Le procureur de la République Antoine Quentin Fouquier-Tinville l'a accusé "d'avoir conspiré contre l'unité et l'indivisibilité de la République et la tranquillité de la sécurité intérieure de l'Empire français et d'avoir trahi les intérêts de la République".
• Emprisonné à l'Abbaye, condamné à mort par le Tribunal Révolutionnaire et guillotiné. Son épouse, Amélie de Boufflers, est elle-même exécutée le 27 juin 1794.

• Le jour de son exécution, il commande une dizaine d'huîtres et sert un verre de vin blanc à son bourreau en lui disant : je vous plains, vous faites un métier épouvantable".

• Un navire de guerre américain porte le nom d'Armand Louis de Gontaut : l'USS Duc de Lauzun.
• P Street Bridge, un pont sur Rock Creek Park à Washington, D.C., a été rebaptisé Lauzun's Legion Bridge en 2006.
Plaque "Une légion française veillait ici »
Hiver 1782-1783
Portrait du Duc de Lauzun en uniforme de hussards
Plaque située à: 818 N Market St, Wilmington, DE 19801
• Extraits :

« Pendant la Révolution américaine, la Légion de Lauzun passa l'hiver et le printemps 1782-1783 à Wilmington pour aider à protéger Philadelphie et Baltimore des attaques britanniques. Les troupes étaient logées à la Wilmington Academy, située là où se trouve aujourd'hui le Grand Opera House. La Légion a protégé la région, enrichi la ville et nous a donné de nombreux nouveaux citoyens. Mais en octobre 1782, un an après le siège de Yorktown, l'armée britannique occupait toujours New York et Charleston, en Caroline du Sud."

 Wilmington accueille 600 soldats français
 « La Légion des volontaires étrangers de Lauzun a été envoyée à Wilmington, d'où elle pouvait rapidement se déplacer pour défendre la capitale américaine de Philadelphie ou l'artillerie de siège française, qui avait été laissée à Baltimore. De décembre 1782 à mai 1783, quelque 280 hussards (infanterie montée - voir figure de gauche) plus 100 grenadiers, 100 chasseurs (infanterie légère) et 100 artilleurs vivaient à Wilmington Academy et dans des maisons vacantes de la ville."

L'héritage économique et social de la Légion
 "Les Français ont aidé l'économie locale à se remettre des impôts de guerre en payant leur nourriture et leur logement avec des pièces d'argent - "de l'argent réel". Les Français ont payé des charpentiers locaux pour construire une écurie pour 280 chevaux derrière l'académie et ont organisé des exercices militaires plusieurs fois par semaine. Les officiers logeaient dans des familles locales et assistaient aux réunions de la loge maçonnique locale."

"Érigé par Delaware State Society, Filles de la Révolution américaine ; Fils de la Société nationale de la Révolution américaine."
FIN DE NOTRE SÉRIE
L'EXPÉDITION PARTICULIÈRE DE ROCHAMBEAU
AUX ÉTATS-UNIS 1780-1783

FIN de notre SÉRIE
"LA LONGUE MARCHE DE L'EXPÉDITION PARTICULIÈRE
DE ROCHAMBEAU AUX ÉTATS-UNIS 1780-1783"
BULLETINS MENSUELS PRÉCÉDENTS:

NOTRE OBJECTIF : mettre en lumière un épisode ou un personnage historique célèbre ou moins célèbre de la longue histoire commune entre la France et les États-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.

Vous pouvez avoir accès à tous nos anciens bulletins mensuels
depuis février 2021 en visitant notre site internet :

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Veuillez excuser d'éventuelles erreurs typographiques ou grammaticales lors de la traduction en français, effectuée en mode électronique
Le mois prochain, nous nous pencherons sur l'histoire des Ingénieurs de Louis XVI au service de Washington, avec une monographie du professeur Desmarais sur le lieutenant-colonel Le Bègue par Presle Duportail à Valley Forge.
La série sur les forts français aux XVIIe et XVIIIe siècles reprendra en mars, cette fois-ci en se concentrant sur le Midwest.
CALENDRIER 2023
2023 s'annonce comme une année chargée avec plusieurs projets et événements !
La liste n'est pas exhaustive et est sujette à changement - Les dates seront reconfirmées

• Lancement d'une collecte de fonds nationale en partenariat avec d'autres organisations patriotiques et culturelles américaines pour aider la frégate Hermione à repartir et à participer aux cérémonies américaines dans les années à venir (février)
• Service commémoratif en l'honneur de notre cher ami Frédéric Vigneron, décédé en 2021, à Trinity Church, Lower Manhattan, suivi d'un hommage à Fraunces Tavern (en mars - les détails seront communiqués en février).
• Soutien à l'exposition « Our Battlefields » de l'artiste français Elo de la Ruë du Can et American Veterans à New York et dans d'autres villes américaines
• Cérémonie pour honorer la mémoire de 8 soldats français qui sont enterrés par l'ancienne église Saint-Pierre au cimetière Old Hillside, Cortlandt, NY
• Dédicace du Mémorial à 4 soldats du régiment Royal-Deux Ponts inhumés aux abords de la Maison Odell – Quartier Général de Rochambeau.
• Célébration de la Journée de l'Alliance française à la Washington Memorial Chapel, Valley Forge, Pennsylvanie, le 7 mai
• Memorial Day, 29 mai
• Cérémonie annuelle de dépôt de gerbes devant la statue de Rochambeau à Newport, R.I. 14-15 juillet
• Restauration du Mémorial La Pérouse à Maui, HI et inauguration (septembre)
• Pose de 4 plaques commémoratives en l'honneur des 4 « Compagnons de la Libération » américains : Général Dwight D. Eisenhower, John Hasey, James Worden, Jacques Tartière
• Inauguration de la sculpture Le Petit Prince à la Villa Albertine – Services Culturels 5th Avenue New York vers le 15 septembre
• Marqueur "Duc de Lauzun & Marquis de Choisy" Battle of the Hook, Gloucester, VA (3 octobre)
• Plaque de bronze « Marins disparus en mer » au French Memorial de Yorktown (19 octobre)
• Défilé de la Journée des Anciens combattants/du Jour de l'Armistice, 5e Avenue, New York, le 11 novembre
• Exposition US Unknown Soldier à Paris (novembre - décembre)

Aidez-nous à les concrétiser grâce à votre soutien financier déductible des impôts !
Vous pouvez préciser le(s) projet(s) que vous souhaitez aider :
Un grand "Merci" !
ERRATUM

Dans notre bulletin de décembre dernier, un lien n'était pas fonctionnel.
La page d'André Scheinmann, héros de la Résistance française est à :
« Agent André : Le Juif allemand au cœur du SIS et de la Résistance française » basé sur ses mémoires, sera publié en 2023 par History Press.
ANNONCES
Battle of Rhode Island Association annonce un partenariat avec The Redwood Library & Athenæum

La Battle of Rhode Island Association (BoRIA) est heureuse d'annoncer que la Redwood Library & Athenæum est devenue un partenaire pour documenter, raconter et célébrer le rôle du Rhode Island dans la guerre d'indépendance. Le Dr Benedict Leca, directeur exécutif du Redwood, a déclaré : « Nous sommes ravis de nous joindre à cet effort indispensable. Dans notre projet initial, nous mènerons conjointement des recherches sur le révérend Roderick Terry. Il a généreusement été président du conseil d'administration du Redwood pendant une décennie, a revitalisé la Newport Historical Society et a sauvé les terres de Butts Hill Fort et Fort Barton ». Burton Quist, directeur de BoRIA, a fait remarquer: «Il est significatif que nous ayons une représentation de cette institution reconnue au niveau national située à Newport qui était un centre majeur de la guerre d'Indépendance».
La Redwood Library & Athenæum est la première bibliothèque construite à cet effet aux États-Unis (1747) et la plus ancienne fonctionnant en permanence à son emplacement d'origine. À ce titre, c'est la seule institution culturelle publique laïque restante dans ce pays avec un lien ininterrompu avec la période coloniale et la fondation de la Nation. Installé dans le premier bâtiment public néoclassique des États-Unis et contenant la première galerie d'art de Rhode Island (1875), il a fonctionné pendant près de trois cents ans comme noyau intellectuel de Newport, centre des sciences humaines et centre d'apprentissage civique inspiré des idéaux de l'ancien athénien. culture et philosophie. Il a été désigné monument historique national en 1960.
La Battle of Rhode Island Association est une organisation à but non lucratif enregistrée 501 (c) (3) engagée à sensibiliser le public au rôle du Rhode Island dans la guerre d'Indépendance. Les dons peuvent être faits à l'ordre de "BoRIA" à PO Box 626, Portsmouth, RI 02871.

POUR PLUS D'INFORMATIONS, CONTACTEZ : Jim Stearns
DE NOTRE MEMBRE ET AMI PATRICK SALIN
EN DIRECT DU QUÉBEC :
NOS MISSIONS:

• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,

• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.

• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.

• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.

Conseil d'Administration:
Par ordre alphabétique:
Françoise Cestac, Présidente d'Honneur
Thierry Chaunu, Président, et Délégué National du Souvenir Français aux USA
Yves de Ternay, Trésorier
Patrick du Tertre, 1er Vice-Président
Henri Dubarry
Francis Dubois
Alain Dupuis, 2nd Vice Président, Délégué National Adjoint
Daniel Falgerho, Secretaire
Pierre Gervois
Caroline Lareuse
Clément Mbom, Conseiller Education
Jean-Hugues Monier, Commissaire aux Comptes
Harriet Saxon
Nicole Yancey

Délégués Régionaux :
Jacques Baisnenou, Grands Lacs et Midwest
Prof. Norman Desmarais, Nouvelle-Angleterre
Marc Onetto, Côte Ouest
Brigitte Van den Hove-Smith, Sud-Est
Nicole Yancey, Yorktown & Virginie, ancienne Consule Honoraire de France en Virginie

Nous cherchons à compléter notre couverture géographique avec des délégués régionaux dans des villes telles qu'Austin ou Houston (pour la circonscription du Sud-Ouest), et La Nouvelle-Orléans (Louisiane).

L'American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une société américaine indépendante, apolitique, incorporée en 1993 dans l'Etat de New York, avec le statut 501 (c) 3 à but non lucratif de l'I.R.S.
 


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