The American Society of Le Souvenir Français Inc.
Bulletin Mensuel - Vol. IV. No 3 - Mars 2024
Les explorateurs français de l'Ouest américain
(1ère partie - 1634-1804)
(traduction semi-automatique de la version originale en anglais)
Illustration de couverture:
Un tableau de John Innes montre Pierre de la Vérendrye avec ses compagnons d'exploration. 
Bibliothèque et Archives Canada, Acc. No. 1973-22-1 ; don de W.E. Gale, Vancouver, C.-B.
EDITORIAL

America The Beautiful ... (Amérique, La Belle)*
"O beautiful / For spacious skies / For amber waves of grain / For purple mountain majesty's / Above the fruited plain"
(Oh Belle/ Pour tes vastes cieux/ Et les grains qui ondulent couleur d'ambre/ Pour la majesté des montagnes aux reflets violets/ Au-delà de la plaine fruitée)

Cet hymne américain, le plus populaire après l'hymne national, évoque la beauté et la majesté des espaces immenses de ce pays-continent.

Nous vous invitons donc à nous rejoindre pour un voyage passionnant ce mois-ci, du Mississippi à l'océan Pacifique, en commémorant plus de deux cents ans d'événements historiques et de nombreux explorateurs intrépides français qui ont dévoilé de vastes portions de l'Ouest américain.

Dans une série de bulletins, nous raconterons les aventures des explorateurs et des pionniers français qui ont bravé l'inconnu, rencontré des tribus indigènes et franchir d'imposantes montagnes, d'abord à la recherche de routes directes vers la Chine et les Indes ou, lorsque la réalité géographique s'est imposée, vers les rivages de la Californie.

Nous avons déjà évoqué par le passé des explorateurs renommés comme La Salle, le Père Marquette, Jolliet et d'autres qui ont traversé les vastes territoires allant du Québec à la Nouvelle-Orléans.

Dans cette première partie de notre série, nous nous dirigerons vers l'ouest, en commençant par l'expédition de Nicolet en 1634, puis l'expédition de Vérendrye de 1736 à 1742, qui s'est rendue jusqu'aux montagnes Rocheuses.
Nous explorerons ensuite un moment charnière de l'histoire américaine : l'achat de la Louisiane en 1803, qui a instantanément doublé la taille de la jeune nation et a conduit le président Thomas Jefferson à lancer la célèbre expédition de Lewis & Clark. Les Français étaient bien présents : plusieurs membres de l'expédition étaient d'origine française et étaient bien équipés pour traiter avec les tribus amérindiennes en raison de leur familiarité et proximité depuis des générations. Nous les avons bien oubliés, les François Labiche, George Drouillard, Pierre Cruzatte, la famille Charbonneau...et tant d'autres, qui méritent les hommages de nos contemporains.

Dans les prochains Bulletins, nous rendrons hommage à de nombreux pionniers français du Far West, qui ont fondé des communautés et des entreprises florissantes dans le Colorado, le Wyoming, le Montana, la Californie...

Alors, prenez votre pagaie, montez en selle et partons ensemble pour cette aventure !

Dans le cadre de notre série d'hommages aux membres du Lafayette Flying Corps, nous rendrons hommage ce mois-ci à Frank Leaman Baylies, qui a combattu sous l'uniforme français pendant la Première Guerre mondiale et dont les cendres reposent au Mémorial de l'Escadrille Lafayette à Marnes-la-Coquette, en banlieue parisienne.

Comme nous l'avons déjà annoncé à plusieurs reprises, nous continuerons à vous alerter sur plusieurs événements à venir et à vous faire part des célébrations.

Nous vous remercions pour vos nombreux commentaires et suggestions. Nous vous invitons à partager ce bulletin avec vos amis, vos collaborateurs et, surtout, avec la communauté éducative : rien n'est plus important que de passer le flambeau aux jeunes générations !

Au nom du Conseil d'Administration,
Thierry Chaunu
President, American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français aux Etats-Unis

* Cette traduction de "America The Beautiful" est du chanteur-compositeur Ray Charles (NdT)
Contexte historique:
Les Français cherchent une route vers la mer de l'Ouest
Ci-dessus: Carte "Amérique Septentrionale, par Nicolas Sanson d’Abbeville, géographe du Roy, Paris, 1650" https://www.raremaps.com/gallery/detail/18142/amerique-septentrionale-par-n-sanson-dabbeville-geog-du-r-sanson. Notez les vastes espaces "terra incognita" à l'ouest des Grands Lacs.
Une quête inlassable...

• Depuis l'époque de Christophe Colomb, la France, comme d'autres puissances européennes, a cherché à découvrir une route directe vers la Chine et les Indes. L'objectif des Français était de trouver une route vers l'Orient en naviguant au nord des territoires espagnols.

• Dans ce but, le roi François Ier envoie Jean de Verrazane* explorer la région et chercher la route maritime tant convoitée vers la mer du Sud, nom donné à l'époque à l'océan Pacifique. Cependant, en raison des contraintes techniques de l'époque, Verrazane ne peut pas naviguer directement le long de la côte. Il devait naviguer vers le large, puis revenir vers la terre, ce qui lui a permis de n'approcher que quelques rivages de la côte nord-américaine. Par conséquent, Verrazane n'a pas découvert les baies de Chesapeake et du Delaware. En s'approchant des îles extérieures de la Caroline du Nord, il suppose hâtivement que l'étendue d'eau qui s'étend au-delà n'est autre que l'océan Pacifique...

• Dix ans plus tard, alors que Jacques Cartier navigue vers le nord en direction du fleuve Saint-Laurent et arrive à l'actuelle ville de Montréal, des tribus indigènes l'informent de l'existence d'une vaste étendue d'eau située plus à l'ouest. Lui aussi conclut à tort que l'océan Pacifique est à portée de main...

• À l'époque de Samuel de Champlain, en 1603, on pensait qu'en remontant le fleuve Saint-Laurent, on trouverait un lac qui serait à l'origine à la fois du fleuve Saint-Laurent et d'une rivière qui coulerait vers l'ouest et atteindrait l'océan Pacifique.

•  Donnant foi au récits des Indiens, en 1634, Jean Nicolet est envoyé plus à l'ouest dans le but de localiser une rivière menant aux "Gens de la Mer" dans l'espoir d'établir un contact avec la Chine et ses marchands.
Il part du lac Huron, traverse le lac Michigan et atteint Green Bay, vêtu d'une robe en soie jaune en prévision de sa rencontre avec les Chinois. Les Français étaient convaincus que cette rivière pourrait leur servir de passage tant attendu vers les Indes et la Chine, même s'ils n'étaient pas sûrs de son cours exact. Ils supposent qu'elle pouvait couler vers le nord en direction d'une hypothétique "Mer Glaciale", qu'ils pensent être située à l'ouest de la baie d'Hudson et reliée au Pacifique. Ils ont également envisagé la possibilité que le fleuve se dirige vers le sud-ouest, soit vers le golfe du Mexique (comme le Mississippi), soit vers la "mer de Vermillon", qui serait alors une étendue d'eau située entre la côte nord-américaine et la vaste prequ'île de Basse Californie. Enfin, il y avait aussi l'idée que ce fleuve pouvait être le légendaire "fleuve de l'Ouest", s'écoulant directement vers l'ouest pour atteindre le Pacifique...

• En 1669, les Français reçoivent des informations plus précises sur la rivière "Messipi", qui coule vers le sud. Ils espèrent que cette rivière les mènera à la mer des Vermillons, près de la Basse-Californie, et qu'elle leur offrira ainsi une route potentielle vers l'Orient. C'est pourquoi Louis Jolliet et le Père Jacques Marquette sont envoyés en 1673 pour explorer le fleuve et déterminer sa destination. Jolliet et Marquette naviguent sur le Mississippi en canoë jusqu'à son confluent avec la rivière Arkansas. C'est à ce moment-là qu'ils réalisent qu'il est fort probable que le fleuve se jette dans le golfe du Mexique. Ils ont donc décidé de faire demi-tour. Cependant, en atteignant le confluent du Missouri avec le Mississippi en direction de l'ouest, les explorateurs ont pensé qu'il pourrait s'agir de la voie menant à la mer de l'Ouest.

• À la fin du siècle, les explorateurs français des régions occidentales de la Nouvelle-France ne cessent d'entendre des récits similaires de la part de leurs alliés indiens. Par exemple, en 1685, Daniel Greyselon, sieur Du Luth, apprend qu'un lac contenant de l'eau salée imbuvable se trouve à vingt jours de route de son lieu de résidence.

• Hélas, il n'existe aucune preuve concluante de l'existence d'une route maritime menant à l'ouest des Grands Lacs, malgré quelques récits suggestifs. L'incertitude entourant l'existence d'une telle route était évidente sur les cartes de l'époque, qui laissaient souvent la région à l'ouest des Grands Lacs non cartographiée jusqu'au 19e siècle et en grande partie vierge.

• En 1730, les Français sont toujours à la recherche d'une "rivière de l'Ouest" qui offrirait un passage maritime entre la partie occidentale de la Nouvelle-France et l'océan Pacifique. Cette quête devient l'objectif principal d'une famille de trappeurs français, dirigée par Pierre Gaultier de la Varennes, Sieur de la Vérendrye. En poste sur le lac Supérieur, Pierre Vérendrye apprend des peuples autochtones l'existence d'une rivière importante qui pourrait mener au Pacifique. Avec l'appui de marchands canadiens-français, il établit avec ses fils une série de postes de traite au nord-ouest du lac Supérieur, bases stratégiques pour explorer à la recherche de cette rivière. En fin de compte, leur expédition, 75 ans avant le célèbre "Discovery Corps" de Lewis et Clark, les a menés jusqu'aux Dakotas, au Wyoming et au Montana d'aujourd'hui... où ils sont honorés au Capitole de l'État du Montana.

• Malheureusement, les Français n'ont pas pu accéder à la mer de l'Ouest, à la rivière de l'Ouest ou à toute autre voie navigable qui aurait pu les conduire des Grands Lacs au Pacifique. En raison de l'issue de la guerre de Sept Ans de 1763, ils ont cédé tous leurs territoires de Nouvelle-France aux Britanniques, laissant leurs territoires occidentaux et la Louisiane sous la garde de l'Espagne des Bourbons... jusqu'à ce qu'ils les reprennent en 1800, avant de vendre toutes leurs possessions aux États-Unis trois ans plus tard, en 1803.

Ce bulletin rappelle donc les exploits de nombre de ces explorateurs français, y compris ceux qui ont participé à la célèbre expédition Lewis & Clark de 1804, qui ont tous ouvert la voie à l'expansion vers l'ouest des États-Unis. 

* Nous utilisons l'orthographe française Jehan (Jean) de Verrazane, car c'est ainsi qu'il a lui-même signé son nom, jusqu'à son dernier testament en 1526 et dans la plupart des documents officiels. Comme nous nous apprêtons à célébrer le 500e anniversaire de son débarquement à New York le 17 avril 1524 (qu'il nomma "Nouvelle Angoulême" en l'honneur du roi François Ier), nous renvoyons le lecteur à notre Bulletin :
Avril 2023: Hommage à Jean de Verrazane
https://conta.cc/3UGnScM (original version in English)
https://conta.cc/3zZ8xuw (version en français)
Jean Nicolet, découvreur du Wisconsin
Ci-dessus:  Jean Nicolet, débarquant à la baie de Green Bay en 1634. Fresque peinte par Franz Edward Rohrbeck (1852-1919) en 1910, sur le mur de la rotonde du Palais de Justice du comté de Brown (Brown County Courthouse), Green Bay, Wisconsin. Nicolet y apparaît revêtu d'une tunique de soie chinoise parsemée de fleurs et d'oiseaux, et déchargeant deux pistolets dans les airs. Domaine Public,

Marker, “Nicolet Landing 1634-1909”
4550 Benderville Rd, Green Bay, WI 54311
Bien avant les expéditions du XIXe siècle pour explorer le Far West, les Français établis au Canada poursuivaient la découverte d'une voie de passage transcontinentale directe pour rejoindre la Chine et l'Inde.

• Jean Nicolet (Nicollet), sieur de Belleborne (v. 1598 - octobre 1642) est connu pour avoir exploré le lac Michigan, l'île de Mackinac et la baie de Green Bay, et pour avoir été le premier Européen à poser le pied dans ce qui est aujourd'hui l'État américain du Wisconsin. 

• En 1634, Jean Nicolet débarque à Red Banks, près de l'actuelle Green Bay, à la recherche d'un passage vers l'Orient. 
• Il est tellement convaincu de trouver une voie terrestre entre le Canada et la Chine qu'il emporte dans son canot - depuis le Canada - une robe chinoise en soie jaune aux couleurs vives, qu'il déballe rapidement et porte dès qu'il aperçoit un groupe d'autochtones sur le rivage. Il porte également deux pistolets qu'il décharge en l'air, pour bien les impressionner... Nicolet suppose à tort que les personnes qui l'accueillent sur les berges sont chinois.
• En réalité, loin d'être des Chinois, il s'agissait d'Indiens d'Amérique qui se faisaient appeler les Ho-Chunk. Le peuple Ho-Chunk semble cependant apprécier la démonstration de Nicolet, qui se proclame ambassadeur de France auprès du peuple Ho-Chunk. 
• Le nom Ho-Chunk a été traduit par erreur par les Français par "Peuple de la mer". Les Indiens Ojibwés, qui servaient de guides aux Français, avaient cependant un nom moins attrayant pour eux : Winnebago, ou "peuple des eaux nauséabondes", traduit en français par "Puants", d'où le nom de "Baie des Puants" donné à cette partie du Wisconsin. Le père Jacques Marquette, pensait que ce nom faisait référence à l'odeur des marécages lorsqu'il a exploré la région en mai 1673. Les Français ont également appelé la baie envahi d'algues: Baie Verte, ce qui est devenu Green Bay en anglais.
• En 1634, Nicolet établit un petit comptoir commercial nommé La Baye sur la baie des Puants, qui est aujourd'hui Green Bay, dans le Wisconsin. Le fort La Baye, un poste militaire français, a été construit en 1717 et a été occupé jusqu'en 1760.
• La ville de La Baye a été constituée en 1754. À la fin de la guerre de Sept Ans, elle passa sous contrôle britannique en 1761 et fut rebaptisée Green Bay, qui fut entregistrée légalement sous ce nom en 1839.

• Inscription:
« Commémoration de la découverte du Wisconsin en 1634 par Jean Nicolet, émissaire du gouverneur Champlain de la Nouvelle-France. Dans ce voisinage, Nicolet a rencontré pour la première fois les Indiens Winnebago.
«Erigé en 1909 par la Société historique d'État du Wisconsin et la Société historique de Green Bay. »
De nombreux sites rappellent l'expédition de Jean Nicolet
Ci-dessus: Une statue de Nicolet, construite en 1951, se trouve dans le parc du comté de Wequiock Falls, dans le comté de Brown, au Wisconsin. La statue a été financée par les contributions des écoliers du Wisconsin et a été installée en 1950, en même temps qu'une plaque commémorant le débarquement de Nicolet à Red Banks.
Statue et Mémorial de Jean Nicolet
Nicolet Landing, 4556 Benderville Rd, Green Bay, WI 54311

• Inscription:
“Beaucoup d'explorateurs qui ont suivi Colomb étaient plus intéressés par la recherche d'une route facile vers l'Asie que par l'exploration et la colonisation de ce continent. En1634, Jean Nicolet, émissaire du gouverneur Samuel de Champlain de la Nouvelle-France, débarqua à Red Banks, sur la rive de Green Bay, à environ un mille à l'ouest d'ici. Sa mission était de faire la paix avec les « Peuples de la Mer » et de les allier à la France. Nicolet s'attendait à moitié à rencontrer des Asiatiques au cours de son voyage et avait aveclui un habit oriental richement brodé qu’il revêtit avant d’arriver sur la berge. Les IndiensWinnebago qui l'ont rencontré furent plus impressionnés par le “tonerre” qu'il portait àdeux mains alors qu'il descendit à terre en tirant avec ses pistolets. Nicolet rapporta à sessupérieurs qu’il se régala avec "six castors" servis lors d'un banquet, mais c'était les peauxet non la chair du castor qui devaient être très prisées par ceux qui le suivaient."
Erigé par Kiwanis Club of St. Ignace"

• En 1634, Jean Nicolet passe par le détroit de Mackinac à la recherche d'une voie navigable vers la Chine. Il n'est pas le seul, plusieurs explorateurs français s'arrêtent à Mackinac.
Marker “Michilimackinac Cove”
500 N State St, St Ignace, MI 49781

• Inscription:
“Célèbre lieu de débarquement des aventuriers, explorateurs, voyageurs, commerçants, chasseurs de bois, soldats et missionnaires du XVIIe siècle, qui ont suivi les routes indiennes jusqu'à ce rivage. Brûlé, Nicolet, Dablon, Marquette, Perrot, Jolliet, La Salle, Hennepin, de Tonty, Duluth, Lahontan, Cadillac, sont entrés dans l'histoire ici. "Erigé par Le Kiwanis Club of St. Ignace, 1959.  Approuvé par the Michilimackinac Historical Society.  Erigé 1959 par Kiwanis Club of St. Ignace”

• Notez l'importance de Mackinac en tant que place forte et base arrière pour les expéditions:
Marker “France at Mackinac”
251 South State Street, Saint Ignace MI 49781
• Inscription:
«... Explorateurs français: Etienne Brûlé est devenu le premier Européen à poser les yeux sur les Grands Lacs. En 1634, Jean Nicolet traversa le détroit de Mackinac à la recherche d'une voie navigable vers la Chine. En 1658, des commerçants dirigés par Médard Chouart des Groseilliers et Pierre Esprit Radisson sillonnaient ces eaux à la recherche de fourrures dans le Michigan et le Wisconsin... »
« Missions françaises : Dans les années 1640, les prêtres missionnaires français ont apporté l'évangilechrétien aux habitants des Grands Lacs supérieurs. En 1671, le Père Jacques Marquette établit unemission sur l'île Mackinac. Après quelques mois, Marquette a déplacé la mission du côté nord du détroitet l'a nommée Saint-Ignace en l'honneur du fondateur de son ordre jésuite Saint-Ignace de Loyola. Le Père Marquette avait hâte de porter son message aux tribus lointaines. En 1673, il accompagne Louis Jolliet dans un voyage d'exploration qui mène à la découverte européenne du fleuve Mississippi. "
« Culture française et mœurs indiennes : les hommes français épousaient souvent des femmes autochtones. Une épouse indienne était un lien important entre le commerçant européen et les peuplesautochtones. Ses liens familiaux étaient essentiels car les Indiens voulaient commercer avec des marchands en qui ils pouvaient avoir confiance. Leurs enfants faisaient le pont entre les deux cultures et étaient connus sous le nom de Métis. Les Métis étaient la principale population du détroit de Mackinac jusqu'au début du XIXe siècle. Aujourd'hui, les descendants français restent dans la région des détroits.
« Troupes de Marine françaises à Mackinac : les soldats des "Compagnies franches de la Marine" ont servi dans le détroit de Mackinac à partir de la fin des années 1600. En1715, les Marines français ont commencé une période de service de 45 ans au fort Michillimakinac. Ici, ils protégeaient la communauté et surveillaient le commerce des fourrures. Des officiers français ontégalement recruté des guerriers amérindiens à Michillimakinac pour lutter contre les forces britanniquesaussi loin que l'Ohio et New York."
Erigé par Mackinac State Historic Parks.


• L'explorateur français Jean Nicolet aurait été le premier Européen à naviguer sur le lac Michigan, probablement en 1634 ou 1638. Plus tard, en 1679, Nicolet a exploré la partie la plus méridionale du lac, où se trouve l'actuelle ville de Chicago. Sur les premières cartes européennes de la région, on trouve le nom du lac Illinois en plus de celui de "Michigan", nommé d'après la Confédération des tribus de l'Illinois. Son nom est dérivé du mot indien ojibwa "mishigami", qui signifie "grand lac".

Marker “Lake Michigan”
Gros Cap Roadside Park, US-2, St Ignace, MI 49781
• Inscription:
“Ce lac, le sixième plus grand au monde, a été découvert en 1634 par Jean Nicolet, qui a exploré cette rive nord jusqu'à Green Bay, mais n'a trouvé aucun Oriental comme les Français du Québec l'avaient espéré. La taille générale et le contour du lac ont été établisdans les années 1670 par Marquette et Jolliet. Ils l'ont nommé lac Michigan. Sa forme allongée était un obstacle à l'expansion transcontinentale, mais sa navigation s'estrapidement avérée comme une véritable aubaine pour le commerce.
Erigé en 1957 par la Michigan Historical Commission."

• Sur une carte postale de 1906, on peut lire: "Le monument de Jean Nicolet à Menasha, Wisconsin - érigé par le Woman's Club de Menasha en 1906. Près de cet endroit, Jean Nicolet a débarqué et a été le premier homme blanc dans le Wisconsin, rencontrant ici la tribu Winnebago. Il a tenu le premier conseil blanc avec 5000 sauvages..." (sic)
“Monument Jean Nicolet”
301 Park St, Menasha, WI 54952
• Inscription
“Près de cet endroit,
le premier homme blanc du Wisconsin
a débarqué en 1634,
Jean Nicolet
a rencontré la tribu Winnebago et
a tenu le premier conseil blanc »
— « Érigé par les clubs de femmes de Menasha en 1906

• Jean Nicolet est honoré de plusieurs façons dans le Wisconsin:
  • En 1906, le chapitre "Jean Nicolet" des Filles de la Révolution américaine est organisé.
  • la "Nicolet National Bank"
  • La "Nicolet National Forest" dans le nord du Wisconsin
  • Nicolet Beach dans le Peninsula State Park, Wisconsin.
  • Des lycées portent également son nom.
Médard Chouart des Groseilliers & Pierre-Esprit Radisson
Ci-dessus:

Marker “Pierre-Esprit Radisson and Medard Groseilliers”
Intersection de State Highway 27 / 70 et Reserve Road, Stone Lake WI 54876
• Médard Chouart des Groseilliers (né à Charly-sur-Marne, Champagne, 1618- mort en 1696) est un explorateur français et un commerçant de fourrures. Il immigre en Nouvelle-France en 1641. Il est souvent associé à son beau-frère, Pierre-Esprit Radisson, de 20 ans son cadet. Après avoir servi dans une mission jésuite pendant plusieurs années, Groseilliers utilise sa connaissance des langues algonguine, huronne et iroquoise pour commencer à faire le commerce des fourrures avec les Indiens. En août 1654, il est envoyé sur les nouvelles terres huronnes pour voyager vers l'ouest. Lors d'une autre expédition en août 1659, Chouart et Radisson se rendent à l'extrémité du lac Supérieur et hivernent au lac Courte Oreilles, dans le Wisconsin. Condamnés par les Français à une amende pour avoir opéré sans licence, ils se rendent à Londres pour obtenir le soutien du roi Charles II et créent ainsi la Compagnie de la Baie d'Hudson. Finalement, ils retournent au service des Français et, le 20 mai 1682, ces derniers créent leur propre compagnie de traite des fourrures, connue sous le nom de Compagnie de la Baie d'Hudson ou Compagnie du Nord. Chouart et Radisson entrent même en conflit avec leurs anciens employeurs, ce qui donne lieu à un incident diplomatique. Le gouvernement français se range finalement du côté des Britanniques, dont le chef, le duc d'York, représente la meilleure chance pour la France de reconvertir les Anglais au catholicisme. À son retour en France, Chouart décline l'offre qui lui est faite de rejoindre la Compagnie de la Baie d'Hudson et retourne à sa ferme de Trois-Rivières (Québec). Son sort ultime demeure inconnu.

• Inscription:
“Ces beaux-frères, durant l'hiver 1659-1660, campèrent avec les Indiens d'Ottawa à deuxmilles en amont de ce point sur le lac Court Oreilles (ce qui signifie « Lac des Oreilles Courtes » en français). Les premiers explorateurs français appelaient les Indiens d'Ottawa« Court Oreilles ». Le journal de Radisson rapporte que parmi les cadeaux qu'ils ontapportés aux Indiens se trouvaient « 2 peignes en ivoire et 2 en bois », ainsi que « de la peinture rouge et 6 miroirs en étain ». Les peignes et la peinture étaient « pour se faire beaux, les miroirs pour s'admirer ».
« Radisson et Groseilliers ont été les premiers hommes blancs à découvrir et àexplorer le nord-ouest du Wisconsin. Lorsque le gouverneur général français du Canada a confisqué leur riche cargaison de fourrures parce qu'il prétendait qu'ils n'avaient pas les permis nécessaires pour commercer avec les Indiens, Radisson et Groseilliers ont quitté le service du gouvernement français. Ils sont allés en Angleterre et ont joué un rôledéterminant dans la formation de la Compagnie de la Baie d'Hudson au Canada. Érigé en1960 pour la découverte et l'exploration du 300e anniversaire du nord-ouest du Wisconsin »
Daniel Greysolon Sieur Du Lhut
Photo: Statue “Daniel Greysolon Sieur Du Lhut”
Tweed Museum of Art, Humanities Bldg, 1201 Ordean Ct, Duluth, MN 55812
• Daniel Greysolon, sieur du Lhut, est un soldat et explorateur français qui a joué un rôle important dans l'établissement de la domination française sur la région située au nord et à l'ouest du lac Supérieur. Né vers 1639 à Saint-Germain-Laval, près de Saint-Étienne, en France, Du Lhut commence sa carrière militaire comme enseigne dans le régiment de Lyon en 1657. En 1665, il est devenu officier dans le régiment de la maison royale. Du Lhut participe au conflit contre les Hollandais sous le Grand Condé en 1674, après avoir effectué deux voyages en Nouvelle-France.

• En 1675, Du Lhut retourne à Montréal et y reste jusqu'en septembre 1678. Pendant cette période, il conduit un groupe de Français et trois esclaves indiens dans la région du lac Supérieur. Son objectif est de négocier la paix avec les tribus indiennes résidant au nord et à l'ouest du lac, car cette région est une source précieuse de peaux de castor. En septembre 1679, Du Lhut réussit à réunir les tribus indiennes en une assemblée qui déclare l'amitié entre elles. Après avoir passé l'hiver dans l'Ouest, il décide de s'aventurer encore plus loin l'été suivant à la recherche de l'océan occidental. L'expédition de Du Lhut atteint le Mississippi et explore l'actuel Minnesota.

• À son retour à Montréal, Du Lhut est accusé d'être un commerçant renégat, ce qui contrevient à un édit de 1676 interdisant aux Français de se livrer à des activités commerciales dans les régions sauvages. Afin de se disculper, il retourne en France, mais il est de retour en 1682. L'année suivante, il entreprend un nouveau voyage dans l'Ouest, dans le but de renouveler ses efforts de pacification et de dissuader les Indiens de faire le commerce de leurs peaux avec les Anglais. Du Lhut cherche également à obtenir le soutien des Indiens pour les troupes françaises et se bat aux côtés de Louis de Frontenac contre les Oneida et les Onondaga, alliés des Britanniques, lors de campagnes. En 1696, il a pris le commandement du fort Frontenac et s'est ensuite retiré pour passer les dernières années de sa vie à Montréal. La ville de Duluth, dans le Minnesota, a été nommée en l'honneur de Daniel Greysolon, sieur du Lhut, en reconnaissance de sa contribution au contrôle français dans la région.
Claude Charles Du Tisne, découvreur du Kansas
Illustrations ci-dessus:
Gauche: il n'existe pas de portrait de Claude du Tisne. Cette illustration donne une approximation raisonnable des explorateurs de l'époque. http://www.millercountymuseum.org/archives/100816.html
Droite: Aquarelle d'un guerrier Osage 1811-ca. 1813 par Pavel Petrovich Svinin (1787/88-1839), New York Metropolitan Museum of Art, Public Domain, d'après Charles Balthazar Julien Févret de Saint-Mémin, qui avait dessiné des Indiens d'Amérique d'après nature en 1805-7. Le tableau "An Osage Warrior" est directement inspiré du portrait de Saint-Mémin "Osage Warrior II" (1807 ; Winterthur Museum, Delaware).
• Claude Charles Du Tisne (né à Paris en 1688 - mort en Illinois en 1730), également orthographié Dutisné, a mené la première expédition française officielle pour rendre visite aux Indiens Osage et Wichita en 1719 dans ce qui est devenu le Kansas, dans les États-Unis actuels.
• Né en France vers 1681, il se rend au Canada en 1705 en tant que soldat. Il est envoyé pour établir un fort sur la rivière Ohio. Il se forge une réputation de compétence et de connaissance de la frontière et des Indiens.
• Il entreprend plusieurs expéditions, quittant sa base de Kaskaskia dans l'Illinois pour entrer en contact avec les Comanches et établir des relations commerciales amicales avec plusieurs tribus, telles que les Missouria et les Miamis, les Winnebago, les Pawnee, les Oto, les Iowa, les Osage et les Kansa.
• Du Tisne est impressionné par la taille des Osages, qui dépassent souvent le mètre quatre-vingt-dix et sont bien proportionnés. Ils portaient les cheveux en boucle. Il est moins impressionné par leur caractère : "en général, ce sont des traîtres qui manquent facilement à leurs promesses".
• Le terme "Osage" est une version française du nom de la tribu. Les Osages se désignent eux-mêmes dans leur langue indigène par le terme 𐓏𐓘𐓻𐓘𐓻𐓟 (Wazhazhe), ou "mid-waters", traduite approximativement par "eau sage".
• En arrivant chez les Wichita, Du Tisne écrit qu'ils l'ont menacé à deux reprises avec un tomahawk sur la tête, mais qu'il les a persuadés que son but était pacifique. Il conclut un accord commercial avec les Wichita, estimant qu'ils pouvaient se contenter de quelques fusils et d'autres cadeaux.
• Après cette expédition, Du Tisne continue à travailler sur la frontière. Il est promu capitaine et se voit confier le commandement du fort de Chartres, dans l'Illinois. Il meurt en 1730 des suites d'une blessure reçue d'un Indien Meskwaki ou Fox.

Louis Houck (le plus éminent historien des débuts du Missouri) rapporte l'incident suivant de la vie de DuTisne:
"Une fois, alors qu'il se trouvait avec quelques Français au milieu d'Indiens hostiles, pour faire du troc, il s'aperçut que les Indiens méditaient une attaque hostile et, comprenant parfaitement leur but, comme il portait une perruque, il l'enleva de sa tête et la jeta par terre d'un air de défi, en disant de temps en temps : "Vous aurez mon scalp : prenez-le si vous osez le faire" ; l'étonnement des Indiens était inexprimable, car Du Tisne s'était fait raser la tête avant que cela n'arrive.
Il leur dit ensuite qu'ils avaient bien tort d'essayer de le blesser, car il n'était venu que pour conclure une alliance avec eux, mais que s'ils le forçaient, il brûlerait les eaux de leurs lacs et de leurs rivières, ce qui les empêcherait de pagayer dans leurs canoës, et il mettrait aussi le feu à leurs forêts. Pour démontrer la véracité de son pouvoir, il s'empara d'un petit pot, y mit de l'eau-de-vie et y mit le feu, ce qui étonna les Indiens, qui ne connaissaient pas l'eau-de-vie à l'époque. En même temps, il sortit de sa poche un verre convexe et mit le feu à un arbre pourri par l'intermédiaire du soleil. Les Indiens, croyant vraiment qu'il avait le pouvoir de brûler leurs lacs, leurs rivières et leurs forêts, le caressèrent, le chargèrent de cadeaux et l'accompagnèrent comme une escorte, afin que personne ne lui fasse de mal.”
Jean-Baptiste Bernard de la Harpe
Découvreur de Little Rock, Arkansas
En haut: Carte de la Nouvelle Partie de la Louisiane by La Harpe 1723
En bas: vue de la rivière Arkansas depuis Petit Jean State Park. Photo par Mike Keckhaver
https://encyclopediaofarkansas.net/media/petit-jean-state-park-7873/
• Jean-Baptiste Bénard de la Harpe (1683 à Saint-Malo -1765) était un officier, commerçant et explorateur français à qui l'on attribue la découverte de Little Rock, dans l'Arkansas. Il est également le premier explorateur français connu à avoir posé le pied dans le futur État de l'Oklahoma.
• En 1718, La Harpe quitte la France avec 40 hommes et établit un comptoir en avril 1719 sur la rivière Rouge, près de l'actuelle Texarkana, au Texas. Après 23 jours de voyage, La Harpe et son groupe atteignent une grande colonie à 13 miles au sud de Tulsa, en Oklahoma.
• L'importance de l'exploration de La Harpe réside dans le fait qu'il s'agit de l'un des deux premiers contacts français connus avec les Indiens Wichita et Apache et de la première expédition française connue à poser le pied dans le futur État de l'Oklahoma.
• En 1722, La Harpe remonte la rivière Arkansas et découvre deux formations rocheuses distinctes sur la rivière Arkansas, la plus petite sur la rive sud qu'il nomme Le petit rocher et la plus grande sur la rive nord le rocher français.
• Plus tard, en 1722, il préside à la cession de Pensacola, en Floride, aux Espagnols. En 1723, il retourna en France et ne revint jamais aux Amériques.

• Marker, “La rivière Arkansas de jadis”
Petit Jean State Park, Stouts Point Scenic Overlook, Stouts Point Rd, Morrilton, AR 72110
• Inscription (extraits):

"La rivière Arkansas en contrebas a une longue histoire et continue de couler à travers le temps. Bernard de La Harpe, le premier Européen connu à avoir exploré la rivière Arkansas, est arrivé ici en 1722. Son expédition a été commandée par la France pour déterminer si cette zone était adaptée pour la colonisation et pour cartographier la rivière Arkansas et ses affluents. La Harpe et 25 hommes ont voyagé en amont de l'Arkansas Postjusqu'à un point situé à 50 milles de Little Rock, près du mont Petit Jean. Les connaissances acquises au cours de cette expédition ont ouvert la voie à de nombreuxchasseurs et commerçants utilisent le fleuve Arkansas comme principal itinéraire de voyage. Le journal de La Harpe révèle les dangers de la navigation sur le fleuve Arkansas : « Après avoir avancé d'une lieue sur le fleuve, notre petite pirogue... s'est précipitée sur un rondin par la violence du courant, Les hommes se sont accrochés au rondin, mais tout cequ'il y avait dans la pirogue a été perdu, qui consiste en quatre-vingt-cinq pioches et hachettes, une chaudière, trois mousquets et plusieurs autres objets, du blé et des vêtements. Nous avons eu beaucoup de peine à tirer la pirogue de dessous le rondin, après quoi nous avons repris le cap”. Bernard de la Harpe, 1721-1722
Avant la construction de routes, la rivière Arkansas que vous voyez depuis cette vue était la principale route de voyage et de commerce traversant le centre de l'Arkansas. Le fond sablonneux et les courants changeants de la rivière rendaient la navigation dangereuse. Le système de navigation fluviale McClellan-Kerr a transformé cette rivière avec des écluseset des barrages, des mesures de contrôle des crues et un chenal entretenu. La rivière d’aujourd’hui est plus sûre à naviguer...[...]"

• Un autre panneau explique l'origine du nom: "Little Rock"
Arkansas River Trail, Little Rock, AR 72201

• Inscription:
“Jean-Baptiste Bénard de La Harpe a été le premier explorateur européen à enregistrerl'existence d'une grande falaise rocheuse sur la rive nord de la rivière Arkansas. Selon son journal, La Harpe l'a nommé le Rocher Français («le Rocher français») le 9 avril 1722. Il est devenu plus tard connu sous le nom de Big Rock. Les Français appelaient le petit affleurement de la rive sud le Petit Rocher ("le petit rocher"). Le nom est apparu pour la première fois sur une carte française de 1799 de la région. La première référence officielleà Little Rock s'est produite dans le traité de 1818, indiquant le point le plus au nord de la réserve de Quapaw. Un article du 20 août 1822 paru dans l'Arkansas Gazette décrivait le rocher : "Il projette plusieurs pieds dans la rivière, formant en dessous un beau bassin pour les bateaux, et son sommet atteint peut-être à mi-chemin entre la laisse de basse mer et le sommet de la banque de la rivière. Le nom Little Rock lui a été donné par les aborigènes oules premiers colons blancs du comté pour le distinguer du Big Rock. Dans les années 1950, la Petite Roche est devenue l'orthographe acceptée basée sur la suggestion du chercheur local Samuel D. Dickinson”


• Une stèle commémore le premier conseil de paix avec les tribus indiennes:
1357 Route US 64 - OK-72, Haskell OK 74436

• Inscription:
“Premier conseil de paix et alliance en Oklahoma entre une nation européenne et des tribusindiennes tenus ici dans un village de Tawakoni par le commandant Bernard De La Harpe lors de sa première visite sur la rivière Arkansas. Il a érigé un poteau ici sculpté avec les armoiries du roi de France, le 10 septembre 1719. Cette date marque le début des noms de lieux français et des activités commerciales en Oklahoma. 
Érigé en 1995 par l'Oklahoma Historical Society"


• Panneau, “Expédition de Bernard de la Harpe, la rivière Rouge”
En face de la demeure du Gouverneur, Capitol View, Oklahoma City, OK 73105

• Inscription:
“Autorisé par les autorités françaises à explorer, à commercer avec les Indiens et à établirdes relations commerciales avec les colonies espagnoles du Nouveau-Mexique, Jean-Baptiste Benard de la Harpe a effectué une vaste tournée dans l'est de l'Oklahoma en1718-1719. Les Indiens Caddo ont guidé l'expédition la Harpe vers un village de Wichita le long de la rivière "Alcansas" près de l'actuelle Tulsa, Oklahoma. En chemin, l'explorateur a noté la richesse de la flore et de la faune. La Harpe a établi une relation formelle avec les tribus Caddo et Wichita qui assurerait des décennies de commerce. De plus, il a envoyé le géographe Gaston du Rivage à 180 milles en amont de la rivière Rouge et a établi un commerce florissant et une alliance réussie avec les tribus du cours supérieur de la rivière Rouge”
L'expédition des Vérendrye
75 ans avant Lewis & Clark
Incursion dans le Dakota du Sud
Illustrations ci-dessus:
En haut à gauche: Jean-Baptiste de La Vérendrye et son cousin, Christophe Dufrost de La Jemeraye
Par Arthur H. Hider, Archives du Canada, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11640946
En haut à droite: Pierre de La Verendrye par Edgar Samuel Paxson, 1912, huile sur toile, 81 x 39 inches, Montana State Capitol (House lobby) Par Edgar Samuel Paxson - https://mhs.mt.gov/education/Capitol/Art/House-Lobby, Domaine Public,
Milieu: Carte des itinéraires de la famille La Verendrye dans les années 1730 et 1740
En bas: “La plaque Verendrye"
South Dakota State Historical Society 
900 Governors Dr, Pierre, SD 57501

• Un groupe d'écoliers jouant sur la colline a trouvé la plaque de plomb en 1913. La traduction du latin est la suivante:
(Recto) :
"En la vingt-sixième année du règne
de Louis XV, le très illustre seigneur,
le seigneur marquis de Beauharnois étant vice-roi,
1741, Pierre Gaultier de La Verendrye a placé ceci".

(Verso) :
Placé par le Chevalier Verendrye
(son frère) Louis (et) La Londette et
A. Miotte. 30 mars 1743.
• Pierre Gaultier de Varennes, sieur de La Vérendrye , a été l'un des principaux explorateurs de la Nouvelle-France. Avec ses quatre fils, il a mené de nombreuses expéditions d'exploration dans les plaines du nord de l'Amérique du Nord. Dans les années 1730, les Vérendrye avaient établi plusieurs comptoirs commerciaux dans ce qui est aujourd'hui le Dakota du Nord et le Canada. Leur expédition de 1742-43 visait à étendre leur influence plus à l'ouest, dans le but ultime d'atteindre l'océan Pacifique. Ils n'y parviennent pas.
• En 1742, deux de ses fils (probablement Louis-Joseph et François) firent une autre expédition vers le Missouri. En raison de la difficulté d'identifier les lieux (...), ils ont peut-être été les premiers explorateurs européens à voir les montagnes Rocheuses. C'était plus de 60 ans avant l'expédition de Lewis et Clark.
• On pense qu'ils ont exploré les territoires actuels du Montana et du Wyoming, mais il y a un débat scientifique important sur les peuples amérindiens qu'ils ont rencontrés et sur les endroits où ils sont allés. Ils ont dit aux Amérindiens locaux que le cairn qu'ils ont construit sur le site était un mémorial de leur passage, mais en fait, il marquait leur revendication du territoire pour la France.

Un panneau explique l'importance stratégique de cette expédition :

• Inscription:
"Dans les années 1700, l'Angleterre, la France et l'Espagne ont tous travaillé dur pour coloniser l'Amérique du Nord. Le roi de France donna au commerçant de fourruresquébécois Pierre Gaultier de Varennes, sieur de La Vérendrye, l'autorisation d'étendrel'emprise de la France dans le nouveau monde. Les Français se sont déplacés vers l'ouest et le sud du Canada, établissant des forts de traite des fourrures et revendiquant des territoiresau fur et à mesure. En 1742, La Vérendrye envoya ses fils François et Louis-Joseph enexpédition pour trouver une route vers la prétendue « Mer de l'Ouest ». Si elle existait, unevoie d'eau occidentale serait précieuse pour le commerce français. Les membres des tribusles ont guidés tout au long de leur chemin. Les frères Verendrye ont campé à proximitéavec une tribu le long de la rivière Missouri en mars 1743. Ils ont enterré une plaque de plomb à cet endroit, revendiquant la région pour la France. Ils ont été les premiers Européens documentés à être entrés dans les plaines du nord. Ils n'ont jamais trouvé de voied'eau vers l'ouest. 
Érigé par la Société historique de l'État du Dakota du Sud ; une subvention Preserve America et la Dakota, Minnesota and Eastern Railroad Corporation."

(Panneau situé à Verendrye Drive, Fort Pierre, SD 57532 GPS: 44.355325, -100.378322)
Monument National La Verendrye
Photos: Verendrye National Monument, Verendrye Drive Fort Pierre, SD 57532
•  Pierre Gaultier De La Verendrye et ses fils ont exploré l'intérieur de l'Amérique du Nord au 18e siècle. En 1742, François et Louis-Joseph Verendrye se sont embarqués dans une expédition visant à trouver une voie navigable vers l'océan Pacifique. Bien que l'épopée des Vérendrye ait été considérée comme un échec à leur époque parce qu'ils n'ont pas trouvé de passage du Nord-Ouest vers le Pacifique, ce site documente leur rôle incontestable dans l'effort français pour atteindre la domination coloniale en Amérique du Nord. Les Vérendryes ont pénétré plus loin dans le cœur de l'Amérique du Nord que tous les explorateurs européens connus jusqu'alors. Ils ont atteint la région du Dakota du Sud où se trouvent aujourd'hui Pierre et Fort Pierre 61 ans avant l'arrivée de Meriwether Lewis et William Clark dans la région. À la fin du mois de mars 1743, après avoir rendu visite aux Arikaras locaux, ils ont enterré une plaque de plomb sur le site afin de jeter les bases de la souveraineté française sur le haut Missouri.

• Inscription:
“Ici, le 30 mars 1743, les Vérendrye ont enterré une tablette de plomb pour revendiquer cette région pour la France. Cette tablette trouvée le 16 février 1913 est la première trace écrite de la visite d'hommesblancs au Dakota du Sud. Erigé 1933 par The South Dakota State Historical Society and the Fort Pierre Commercial Club." 

• Une autre plaque explique:
“Établi le 29 juin 1917. Pour commémorer la découverte de cette région en 1742 par les Fils de Vérendrye, célèbre explorateur français. Crowhigh Mountain a été utilisé comme station d'observationpour espionner des terres inconnues plus à l'ouest. En 1738, l'aîné Verendrye et un fils ont fait un voyage à moins d'une journée de la rivière Missouri et ont été les premiers hommes blancs à entrer dans ce qui est maintenant le Dakota du Nord. C'était au cours d'un voyage depuis le poste de traite de Verendrye au Manitoba, au Canada, dans le but, sans succès, d'atteindre la mer de l'Ouest par une route terrestre”


Panneau, Fort Saint Pierre:
• Inscription:
“La plus ancienne colonie blanche continue de la région du Dakota du Sud. Première visitede Verendrye, qui prit le relais de la France en plantant une plaque de plomb le 31 mars 1743. Un monument marque l'endroit. C'est au-dessus de la piste R.R. première rue àdroite, sur la colline à gauche 0,6 miles. Joseph LaFrombois a ouvert le premier poste de fourrure ici en 1817 sur la rive ouest du Missouri, juste au sud de l'embouchure de la rivière Bad. Blancs ici depuis lors. Pratiquement sur le même site, French Fur Co., Pierre D. Papin& Pascual Cerres avaient post Ft. Teton 1827 vendu à Am. Fur Co., 1830. Bad River, alorsappelée Little Missouri, était le site où le père Hoecken, les 12 et 13 juin 1840, baptisa 25 enfants, descendants de 13 commerçants et trappeurs, parmi lesquels Dorion, Papin, Halsey, Campbell, Brazeau et Alleron. Toutes ces choses se sont produites dans les limitesde Ft. Pierre. “
Érigé 1955 par R. S. Howe Co. et State Highway Commission. (Numéro de repère 42.).”
Autres sites commémorant La Vérendrye
Illustration:
Fresque murale “Pierre de La Verendrye”
Montana State Capitol, 1301 E 6th Ave, Helena, MT 59601
Pierre de La Verendrye par Edgar Samuel Paxson, 1912, huile sur toile, 81 x 39 inches, Montana State Capitol (House lobby) - https://mhs.mt.gov/education/Capitol/Art/House-Lobby, Domaine Public,https://mhs.mt.gov/education/Capitol/Capitol-Art/House-Of-Representatives-Lobby
“Pierre de La Verendrye”

“Paxson dépeint le commerçant et explorateur canadien-français Pierre Gaultier de Varenne, sieur de La Verendrye (1685-1749), qui, en 1912, était considéré comme le premier homme blanc à atteindre ce qui est aujourd'hui le Montana. Plus probablement, c'est l'un des fils de Verendrye qui, en compagnie d'un groupe de guerre indien le 1er janvier 1743, a rencontré de mystérieuses «montagnes brillantes», peut-êtredans la région des monts Bighorn. Quels que soient les faits en la matière, Paxson se distingue comme le seul artiste du Capitole à dépeindre les débuts de la présence française dans le Nord-Ouest.”
Autres panneaux:

Panneau “Les intérêts des Européens dans la rivière Missouri”
110 N Main St, Three Forks, MT 59752

•  Inscription du panneau:
“Au cours des XVIe et XVIIe siècles, l'Angleterre, la France et l'Espagne rivalisent dans la recherche d'une voie navigable à travers l'Amérique du Nord. Des explorateurs tels que DeSoto, La Salle et de la Verendrye pensaient que le Mississippi-Missouri était le légendaire passage du Nord-Ouest vers le riche Orient.
En 1760, les Français avaient pénétré le père jusqu'au Missouri que toute autrenation, mais l'Angleterre a émergé des guerres françaises et indiennes comme la puissance la plus forte du continent. Avec la naissance des États-Unis en 1776, une quatrième nation est entrée dans la compétition pour la domination des terres occidentales. La lutte pour le pouvoir s'est poursuivie pendant encore 25 ans, les États-Unis se rangeant du côté d'une nation européenne, puis d'une autre. Finalement, la volonté de la France de limiter la puissance de l'Angleterre a rendu possible l'achat du territoire occidental par les États-Unis.”
L'achat de la Louisiane
Illustrations:
Haut : Carte : Projection de l'achat de la Louisiane = Conique d'Albers d'aire égale (EPSG:102003) Sources : Natural Earth et Portland State University
Au milieu : Portrait de Thomas Jefferson par Gilbert Stuart via le Bowdoin College Museum of Art ; avec Portrait de l'empereur Napoléon Ier par Jacques-Louis David, 1812, via la National Gallery of Art, Washington DC.
En bas : Levée du drapeau sur la place d'armes de La Nouvelle-Orléans, marquant le transfert de la souveraineté de la Louisiane française aux États-Unis, le 20 décembre 1803, d'après Thure de Thulstrup.
• Le Royaume de France avait contrôlé le territoire de la Louisiane de 1682 jusqu'à ce qu'il soit cédé à l'Espagne en 1762 en vertu d'un "pacte des Bourbons", après la perte de la guerre de Sept Ans et du Canada. En 1800, Napoléon, alors Premier Consul de la République française, récupère la Louisiane en échange de la Toscane. En 1803, il se désintéresse de l'établissement d'un empire nord-américain et a besoin de fonds pour lutter contre les Britanniques. Au même moment, le président Thomas Jefferson cherche à acquérir le port crucial de la Nouvelle-Orléans. Napoléon Bonaparte chargea ses émissaires d'offrir aux Américains non seulement la Nouvelle-Orléans, mais aussi l'ensemble du territoire de la Louisiane.
• Dans le cadre de cette transaction avec la France, signée le 30 avril 1803, les États-Unis ont acheté 828 000 miles carrés de terres à l'ouest du fleuve Mississippi pour 15 millions de dollars. Pour environ 4 cents l'acre, les États-Unis ont doublé leur superficie, ouvrant ainsi la nation vers l'ouest.

L'achat de la Louisiane
Font aujourd'hui partie des États-Unis les Etats suivants:
Au Canada, les Provinces:
L'expédition de Lewis & Clark
parlait français (en grande partie)
Statue & plaque « L'expédition Lewis & Clark”
611 W 8th ST, Kansas City MO 64105
Créé par le sculpteur Eugene Daub, le "Corps of Discovery" représente Lewis, Clark, York et Sacagawea avec son bébé Jean Baptiste et Seaman (le chien terre-neuve de Lewis). Créée en bronze et en granit, elle mesure 21 pieds de haut et environ 18 pieds de large. L'œuvre a été inaugurée en avril 2000.
L'expédition de Lewis & Clark:

• L'expédition Lewis et Clark, également appelée expédition du Corps de découverte, est une entreprise importante entreprise par les États-Unis pour explorer le territoire occidental nouvellement acquis à la suite de l'achat de la Louisiane. Dirigé par le capitaine Meriwether Lewis et le sous-lieutenant William Clark, le corps de découverte était composé d'un groupe sélectionné de membres de l'armée américaine et de volontaires civils. Le 14 mai 1804, Clark et 30 membres quittent le camp Dubois dans l'Illinois, tandis que Lewis et dix autres les rejoignent à Saint Charles, dans le Missouri. Charles, dans le Missouri. De là, ils entreprennent de remonter la rivière Missouri.

• Au cours de leur expédition, le groupe franchit la ligne de partage des eaux des Amériques près du col de Lemhi, avant d'atteindre le fleuve Columbia et l'océan Pacifique en 1805. Le voyage de retour a commencé le 23 mars 1806 à partir de Fort Clatsop dans l'Oregon et s'est terminé le 23 septembre de la même année.

• L'expédition a été commandée par le président Thomas Jefferson peu après l'achat de la Louisiane en 1803. Ses principaux objectifs étaient d'explorer et de cartographier le territoire nouvellement acquis, de trouver une route pratique à travers la partie occidentale du continent et d'établir la présence américaine dans la région avant que les puissances européennes ne puissent faire valoir leurs revendications. En outre, l'expédition avait pour objectifs secondaires de mener des recherches scientifiques sur la flore, la faune et la géographie de la région, ainsi que d'établir des relations commerciales avec les tribus amérindiennes locales. À leur retour à Saint-Louis, les membres de l'expédition ont présenté leurs découvertes au président Jefferson, en lui remettant des cartes, des croquis et des journaux.

• La capacité à converser avec les tribus amérindiennes est essentielle au succès de la mission. D'où la nécessité d'inclure des français dans l'expédition. Pour un aperçu fascinant de la difficulté de converser avec autant de langues locales différentes, nous citons cet extrait de "Corps of Discovery" par Glen F. Williams du Centre d'histoire militaire de l'armée américaine :

"La capacité à communiquer dans les langues indiennes était l'une des compétences absolument cruciales que Lewis et Clark devaient acquérir pour accomplir la composante diplomatique de leur mission. Il faut rappeler qu'il n'existe pas une seule langue amérindienne. Les habitants des Grandes Plaines parlaient de nombreuses langues et dialectes différents. Même ceux qui appartiennent à un même "groupe linguistique" ne sont pas toujours mutuellement intelligibles. Bien avant le contact avec les Européens, les différentes nations indiennes des plaines ont mis au point un système de signes qui pouvaient être compris par tous afin de communiquer, de négocier la paix, d'établir des alliances militaires et de faire du commerce entre elles. La tâche des capitaines pour trouver des interprètes en nombre suffisant est d'autant plus complexe qu'ils ne savent pas combien de tribus indiennes différentes des diverses nations seront rencontrées le long de la route [...] Outre la capacité à parler une ou plusieurs langues indiennes, la maîtrise du français est un avantage décisif. Les commerçants et trappeurs canadiens-français ont vécu parmi les différentes tribus indiennes pendant des décennies, et l'expédition ne manquera pas d'en rencontrer un certain nombre en cours de route"... (https://history.army.mil/LC/The%20People/interpreter.htm)

• Inscription sur le piédestal (en français):

“La communauté française contribua grandement au success de l’expédition historique de Lewis et Clark. Les frères Chouteau de St. Louis, les marchands de fourrures Auguste et Pierre, hebergèrent à plusieurs reprises les deux capitaines dans leurs riches établissements durant l’hiver de 1803 - 1804, et leur fournirent du personnel, des bateaux et du ravitaillement [...] Des voyageurs français s'étaient déjà aventurés loin en amont du Missouri un siècle avant que Lewis et Clark effectuent leur périple. Des explorateurs française, les Verendrye, atteignirent en 1742 le cours supérieur du Missouri et la base des Montagnes Rocheuses dans l’actuel état du Montana. “L’histoire de la Louisiane”, écrite en 1758 par Le Page du Pratz, et comprenant des cartes, fut une source d’information utile pour l’expédition. Les Indiens avaient fourni aux française des informations sur les Montagnes Rocheuses et l’Ouest du pays, notamment sur le Grand Lac Salé, et sur les chaînes des montagnes et des rivières menant vers l’Ouest (dont une partie prendra par la suite les noms de “Bitterroots”, “Snake” et la Colombia). Les Chouteau avaient accès à ces cartes et témoignages faisant allusion à ces faits. Le président Thomas Jefferson obtint même un passeport français pour Lewis, le territoire de Louisiane étant encore française moins d’un an auparavant. Le capitaine Baptiste Deschamps et ses recrues gauloises transportèrent le ravitaillement et le personnel dans la “Grande pirogue rouge” jusqu’aux villages Mandan-Hidatsa dans le Dakota du Nord actuel. Georges Drouillard, un interprète Français-Shawnee, occupa également les fonctions de chef des chasseurs, fut l’arbitre de nombreuses disputes et un ferme soutien des ordres donnés par les deux capitaines; Lewis loua grandement ses services dans ses rapports. Toussaint Charbonneau, un autre interprète, ne rendit pas les mêmes services mais sa jeune épouse indienne, Sacagawea, fournit, par l’intermédiaire de son frère, un chef Shoshone, les chevaux indispensables pour franchir les montagnes couvertes de neige. Son petit papoose franco-shoshone, Jean-Baptiste Charbonneau l’accompagna durant tout le voyage et s’installa plus tard a Kawsmouth où il passa sa jeunesse. En 1834 un autre vétéran de l’expédition, le Français Pierre la Liberté, offrit le terrain pour bâtir la première église catholique (aujourd’hui cathédrale de Kansas City). En remontant le Missouri, les bâteliers français récitèrent les noms donnés longtemps auparavant par leurs compatriotes, aux régions traversées. Proche du Kansas City actuel (en francais “chez les Canses”) se trouvent: Pierre-à- Fleche, la rivière à l’Eau d’ Azur, la rivière Charretin, la rivière Bénite, la petite rivière Platte, la rivière Remore et les îles des Parques. A hauteur du Leavenworth actuel, ils montrèrent les restes du fort français de Cavagnial (1744-1764) et l’île aux vaches, où les français avaient l’habitude de faire paître leur bétail.”
Lewis & Clark's Corps of Discovery
Liste des participants d'origine française :
Permanents :
Armée américaine:
Pierre Cruzatte, soldat, batelier, violoniste, interprète
François Labiche, soldat, interprète, chasseur, batelier
Jean Baptiste Lepage, soldat, chasseur
Membres civils :
Georges Drouillard, interprète, éclaireur, chasseur, trappeur
Toussaint Charbonneau, interprète, cuisinier, mari de Sacagawea
Sacagawea, épouse, mère, interprète, cueilleuse, guide occasionnelle
Jean Baptiste Charbonneau (Pompy), bambin
“Engagés” (bateliers sous contrat)
 Armée américaine
Jean-Baptiste Deschamps, soldat de deuxième classe, contremaître des bateliers sous contrat français.
Charles Herbert, dit "Cadien", soldat de deuxième classe
Jean-Baptiste La Jeunesse, soldat, batelier
Membres civils:
La Liberté, soldat, batelier
Étienne Malboeuf, batelier sous contrat*
Peter (Pierre) Pinaut
Paul Primeau, batelier
François Rivet, batelier sous contrat
Peter (Pierre) Roi (ou Roy)**
Philippe Degie
Pierre Dorion, père ("Old Dorion")
Pierre Dorion, Jr. ("Young Dorion")
Joseph Gravelines
* sa sœur était mariée à Jean Baptiste La Jeunesse.
** les documents qui nous sont parvenus ne donnent que peu d'informations.
Les noms des français
Inglishees [Engagés] or Hirelens [Hirelings]
en pirogue:
1 Battist de Shone [Deschamps] Patrn
*2 Joseph Le bartee [La Liberté?]
3 Lasoness [Baptiste La Jeunesse]
5 Chalo [Charles Hebert?]
6 E. Cann [Alexander Carson?]
7 Roie [Peter Roi]
8 Charlo Cougee [unknown]
In the large boat [the barge]
*J: Le bartee [Liberte?]
bow men:
Pieter Crousatt [Pierre Cruzatte] half indian
William La Biece [Labiche] Mallat
3 Sergts & 23 men for the Boat
George Drewyer. Hunter & 4 horses
1 Corporal & 4 Privates in a Pirogue to be Sent Back from Plate river
Mr. Dueron [Dorion] interptr for the Sues
Capt. Lewis my Self & York
in all 46 men, July 4th
4 horses & a Dog

Georges Drouillard
En haut à gauche: Plaque, “George Drouillard (1773-1810)”
2928 Frontage Road, Three Forks MT 59752
Cette plaque commémorative se trouve à proximité de l'endroit où George Drouillard est probablement décédé, près des rives de la rivière Jefferson, à quelques kilomètres à l'ouest de Three Forks, Montana. 
En haut à droite: Représentation artistique de Drouillard debout avec son fusil. George Drouillard par Michael Haynes, https://lewisandclarkinkentucky.org/kentucky-people/george-drouillard/drouillard-death-article/
En bas: La pièce d'or de cinq dollars de la nation shawnee de 2003 commémore George Drouillard.
• Georges Drouillard, né vers 1775 et mort en 1810, a joué un rôle crucial en tant que membre du Corps de la découverte. De père canadien-français et de mère shawnee, Drouillard passe ses années de formation dans l'Ohio et dans la région de Détroit.
• Il parle le français, le shawnee, l'anglais et maîtrise le langage des signes. Il possède des compétences exceptionnelles en matière de chasse et de pistage, ce qui lui vaut les éloges de Lewis à la fin de leur voyage. En tant que membre civil du Corps, il rencontre Lewis et Clark en novembre à Fort Massac, situé sur le cours inférieur de l'Ohio. À l'époque, il résidait à Massac Village et dans le district de Cape Girardeau, dans le Missouri. Les capitaines font appel à ses services pour localiser et accompagner un groupe de recrues de l'expédition en provenance de South West Point (Tennessee), qui n'ont pas réussi à atteindre Massac.
• Le 25 décembre 1803, Drouillard rejoint officiellement l'expédition en tant qu'interprète et chasseur.
• Tout au long de l'expédition, il se retrouve souvent dans des situations périlleuses, notamment lors d'un affrontement avec une bande d'Indiens Blackfeet le 26 juillet 1806. Après la fin de l'expédition, Drouillard reste dans la région de l'Ouest comme trappeur de fourrures.
• Malheureusement, il périt aux mains des Blackfeet, près des Trois Fourches du Missouri, au printemps 1810. La vie de Drouillard a fait l'objet d'une biographie, de divers articles et même d'un roman historique.

• Inscription:
“George Drouillard, fils d'une mère shawnee et d'un père canadien-français, était l'un des membresles plus appréciés de l'expédition Lewis et Clark. Meriwether Lewis a noté dans une lettre au secrétaire àla guerre Henry Dearborn que Drouillard était "un homme de beaucoup de mérite; il a étéparticulièrement utile de par sa connaissance de la langue (des signes) commune de la gesticulation et de son talent peu commun en tant que chasseur et bûcheron". Démobilisé du Corps of Discovery en octobre 1806, Drouillard s'associa avec le commerçant de fourrures de Saint-Louis Manuel Lisa en 1807 pour poursuivre le braconnage et le commerce dans le haut Missouri. De retour à Saint-Louis, Drouillarddécrivit ses explorations de la région de Bighorn à William Clark, alors surintendant des Affaires indiennes, qui ajouta les nouvelles informations à sa carte de l'Ouest. Trois ans plus tard, à l'emploi de la St. Louis Missouri Fur Company, Drouillard se retrouva une fois de plus en équilibre sur le courssupérieur de la rivière Missouri. Alors que les hommes de la compagnie, sous Pierre Menard, construisaient un poste de traite entre les rivières Jefferson et Madison, les trappeurs attiraient l'attentionconstante des Blackfeet qui n'appréciaient pas leur présence. De plus en plus irrités, les Blackfeet omniprésents ont placé les trappeurs Drouillard et un groupe d'hommes du poste qui avaient entrepris de piéger le Jefferson supérieur. Après deux jours de braconnage réussi en solitaire, Drouillard et deux autres quittent le camp principal le troisième jour. Lorsqu'ils ne sont pas revenus, une équipe de recherche a découvert les corps mutilés des trois hommes à moins de cinq kilomètres du camp. Les preuves matérielles indiquaient que Drouillard "a fait une résistance des plus opiniâtres" avant d'être débordé. George Drouillard, un "homme de grand mérite", est enterré dans une tombe anonyme quelquepart près des rives de la rivière Jefferson.
Érigé par Montana Historical Society.
Soldat de 2e classe (US Army) François Labiche
Illustration: Camp de la tribu Shoshone. Jefferson National Expansion Memorial Digital Collection, https://www.nps.gov/articles/000/the-chain-of-communication.htm
Marker, “Survie”
7024 US-93, Sula, MT 59871
• François Labiche [orthographe incertainne] anciennement Milhomme alias Milhomme dit Labuche, était un métis d'origine française et d'une tribu Omaha, né vers 1775, mort vers 1836).
• Les capitaines Meriwether Lewis et William Clark ont choisi François Labiche à Kaskaskia, IL, en raison de son expérience en tant que commerçant avec les Indiens. Il était un maillon précieux dans la chaîne de communication avec les différentes tribus et dans sa grande réussite en tant que chasseur.
• Lewis fut tellement impressionné par ses talents d'interprète qu'il le recommanda pour l'obtention d'une prime. Plus tard, Labiche accompagna Lewis à Washington pour servir d'interprète aux chefs amérindiens qui allaient rencontrer le président Jefferson.
• En 1827, il signe un contrat avec Pierre Chouteau de St. Louis pour servir de "batelier, voyageur et hivernant" pour l'American Fur Company.

• Inscription (extraits):
"Cinq langues"
[...] "Comme il s'agissait d'une langue que personne dans l'expédition ne parlait, les transactions entre les deux groupes ont nécessité cinq traductions. Un garçon shoshone qui vivait avec les Salish a pu traduire à Sacajawea, qui était également shoshone, et qui a transmis le message à Charbonneau, son mari, en langue hidatsa. Charbonneau traduisit en français à Labiche, qui transmit alors le message aux capitaines en anglais".
Erigé par U.S. Forest Service, National Park Service, Montana Department of Transportation".
Soldat de 2e classe (US Army) Pierre Cruzatte
Illustration: Pierre Cruzatte jouant du violon, https://lewis-clark.org/members/pierre-cruzatte/
Marker, « Par le goulet étroit”
Lyle, WA 98635
• Pierre Cruzatte (né en ?- mort en 1825-28) avait la particularité d'être de père français et de mère omaha et de parler leurs deux langues en plus de l'anglais, d'avoir remonté le Missouri jusqu'au Nebraska vers 1802 et d'être pilote fluvial, c'est-à-dire une personne capable de "lire" les cours d'eau et de choisir les meilleurs chemins à suivre pour les bateaux
• Pierre appartenait à la famille Cruzatte, qui faisait partie des premiers colons de Saint-Louis. Ses camarades l'appelaient "le vieux Français", ce qui laisse supposer qu'il était nettement plus âgé que les autres hommes du groupe.
• Il joue très bien du violon, ce qui a joué un rôle crucial dans les interactions positives avec les populations indigènes qu'ils ont rencontrées. C'est ainsi que le terme "Fiddle diplomacy" (diplomatie du violon) a été inventé pour décrire cette approche unique de la diplomatie.

• Inscription (extraits):
"L'expédition Lewis et Clark est arrivée ici après avoir franchi les rapides du "Short Narrows". Dans cette section étroite de la Columbia, l'eau se faufile à travers un canal de basalte qui comprime la largeur du fleuve de 400 à 45 yards.William Clark et son "principal waterman" Pierre Cruzatte, examinent les eaux tumultueuses du goulet d'étranglement. Ilsdécident d'emprunter le passage avec leurs canoës - un projet risqué. Clark écrit. "J'aidécidé de passer par cet endroit malgré l'aspect horrible de ce boyau agité qui se gonfle, bouillonne et s'agite dans tous les sens (qui, du haut du rocher, ne semblait pas aussimauvais que lorsque j'y étais). [...]
Soldat Pierre Cruzatte : Décrit comme un petit homme râblé, Pierre Cruzatte n'a qu'un œilet est myope. Malgré ces limitations, il est un excellent batelier et dirige les canoës de l'expédition à travers les rapides de cette région. Le violon est sa passion et il en jouerégulièrement pour les explorateurs et les tribus. Au cours du voyage vers l'ouest, l'expédition donna son nom à l'actuelle Wind River, en l'appelant "Cruzats River" [...].
Érigé par Lewis & Clark Expedition - Washington.
Soldat de 2e classe (US Army) Jean-Baptiste Lepage
Ci-dessus : Carte, Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University, WA MSS 303.
Alors que le groupe descendait le fleuve Columbia en 1805, il passa devant une petite rivière de 40 mètres de large du côté sud (l'actuel Oregon). Sur sa carte, Clark l'a étiquetée River La Page (située dans le coin supérieur droit de la figure). Cette rivière est l'actuelle John Day River.
Panneau, « Campement du côté Nord”
Patit Rd, Dayton, WA 99328
• Jean-Baptiste Lepage, trappeur canadien-français né le 20 août 1761 à Kaskaskia, Illinois (aujourd'hui Illinois), connaissait bien la région avant l'expédition. Il avait résidé parmi les Mandans et s'était également aventuré dans les Black Hills du Dakota du Sud et sur la Little Missouri River. Par conséquent, Lepage est probablement l'un des premiers Européens-Américains à avoir exploré cette région. Les capitaines étaient heureux d'accueillir dans leur équipe un homme aussi compétent.

• Inscription (extraits) :
"L'expédition Lewis et Clark campa dans la petite vallée en dessous de ce point de vue le 2 mai 1806. L'expédition comprenait trente-trois personnes d'origines et de cultures diverses. Connu sous le nom de Corps des volontaires pour la découverte du Nord-Ouest, chacun d'entre eux avait des responsabilités et des devoirs importants [...].
(La liste des membres du Corps apparaît en trois colonnes, une pour chacun des trois mess organisés par les capitaines Meriwether Lewis et William Clark). Erigé par Lewis & Clark Expedition - Washington"
La famille Charbonneau :
Toussaint, sa femme Sacagawea, et leur fils Jean-Baptiste
Illustrations:
Toussaint Charbonneau: par Edgar. Paxson - Montana Historical Society - Montana.gov, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=116034956
Portrait de Sacagawea,National Mississippi River Museum & Aquarium
• Toussaint Charbonneau, né le 20 mars 1767 et décédé le 12 août 1843, était un explorateur, trappeur de fourrures et marchand canadien-français célèbre pour sa participation à l'expédition Lewis et Clark en tant qu'époux de Sacagawea.
• À la fin des années 1790, Charbonneau devient un commerçant de fourrures qui réside parmi les communautés indigènes Hidatsa et Mandan. Alors qu'il vit parmi les Hidatsa, Charbonneau acquiert une jeune fille shoshone nommée Sacagawea (Femme-Oiseau) en l'achetant ou en la payant. Les Hidatsa avaient enlevé Sacagawea au cours de l'une de leurs excursions de chasse et de raid habituelles vers l'ouest.
• La décision de Sacagawea d'accompagner Charbonneau peut avoir été influencée par des options limitées ou une préférence pour sa nouvelle situation. Lorsqu'il épouse Sacagawea en 1804, Charbonneau est déjà marié à Otter Woman, une autre femme shoshone. Charbonneau finit par reconnaître les deux femmes comme ses épouses, bien que la nature de leur union, qu'il s'agisse d'une tradition amérindienne ou d'un mariage de droit commun, demeure incertaine. À l'été 1804, Sacagawea attend son premier enfant.
• En novembre 1804, Lewis et Clark invitent Charbonneau à se joindre à l'expédition en tant qu'interprète. Bien que Charbonneau parle couramment le français et un peu le hidatsa, mais pas l'anglais, Lewis et Clark sont particulièrement intéressés par la présence de deux femmes shoshones dans l'expédition. Grâce aux compétences linguistiques de Charbonneau, Sacagawea et Otter Woman, l'expédition acquiert des connaissances en hidatsa et en shoshone.
• Les talents de négociateur de Charbonneau s'avèrent précieux lorsque l'expédition obtient les chevaux dont elle a tant besoin au camp shoshone. Charbonneau et sa famille restent avec l'expédition Lewis et Clark jusqu'en août 1806, recevant un paiement de 500,33 dollars, un cheval et une hutte pour leurs dix-neuf mois de service. En outre, William Clark écrit une lettre d'adieu à Charbonneau, exprimant son désir de poursuivre l'interaction.
• Bien que la date exacte de la mort de Charbonneau soit incertaine, on croit qu'il est décédé en 1843, comme en témoigne le règlement par Jean-Baptiste de la succession de son père cette année-là. Il est généralement admis que Charbonneau a été enterré à Fort Mandan, dans le Dakota du Nord.
Sacajawea et son fils Jean-Baptiste ("Pomp")
Ci-dessus: Statue, Jean-Baptiste Charbonneau et sa maman Sacajawea
2600 SW Lewis Clark Way, Portland, OR 97205
Statue de Sacajawea dans le parc Washington, vue du sud. Elle a été sculptée par Alice Cooper de Denver, Colorado, et inaugurée en 1905 à l'occasion de la Lewis & Clark Centennial Exposition. Elle représente Sacajawea montrant le chemin vers l'ouest.
Par EncMstr - EncMstr, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=634449
• Sacajawea, également connue sous le nom de Sakakawea ou Sacagawea, (mai vers 1788 - 20 décembre 1812, ou 9 avril 1884) était l'épouse de Toussaint Charbonneau. Femme d'une tribu Lemhi Shoshone, Sacagawea et plusieurs autres enfants sont faits prisonniers par un groupe d'Indiens de la tribu Hidatsa. Toussaint l'achète et l'épouse. Elle accompagne son mari dans l'expédition.
• Le 4 novembre 1804, Clark note dans son journal :
"[Un] Français du nom de Chabonah, qui parle la langue Big Belley, nous a rendu visite, il souhaitait embaucher et nous a informés que ses deux squars (squaws) étaient des Indiens serpents*, nous l'avons engau (engagé) à continuer avec nous et à prendre l'une de ses femmes pour interpréter la langue des serpents..."
• Clark la surnommera plus tard "Janey". Lewis enregistre la naissance de son petit garçon, Jean Baptiste Charbonneau, le 11 février 1805. La présence d'une femme et d'un enfant démontre l'intention pacifique de l'expédition.
• Le 14 mai 1805, Sacagawea fait preuve de bravoure en récupérant divers objets perdus dans un bateau qui s'est renversé. Parmi ces objets se trouvaient les précieux journaux et archives de Lewis et Clark. Reconnaissant sa rapidité d'intervention, les commandants de l'expédition décidèrent de l'honorer en donnant son nom à une rivière, la Sacagawea River.
• En août 1805, le corps d'armée rencontra une tribu Shoshone et chercha à négocier des chevaux afin de traverser les difficiles Montagnes Rocheuses. Sacagawea joue un rôle crucial d'interprète lors de ces négociations et c'est à cette occasion qu'ils découvrent que le chef de la tribu, Cameahwait, est en fait... son propre frère !
• Après avoir donné naissance à une fille, Lizette, les documents historiques suggèrent que Sacagawea est morte en 1812 d'une maladie inconnue.
• Au début des années 1900, la National American Woman Suffrage Association a adopté Sacagawea comme emblème de la valeur et de l'autonomie des femmes. De nombreuses statues et plaques ont été érigées en son honneur.

• Jean-Baptiste Charbonneau (11 février 1805 - 16 mai 1866), fils de Sacajawea et de Toussaint Charbonneau, est né dans le Dakota du Nord et a été surnommé "Pomp" par Clark.
• Tout bébé, il est porté sur le dos de sa mère lors de l'expédition Lewis & Clark vers l'océan Pacifique et retour, et sa présence rassure les tribus amérindiennes sur les intentions pacifiques de l'expédition
• Après l'expédition, il vécut avec Clark à Saint-Louis, dans le Missouri, où il fréquenta l'Académie Saint-Louis. Louis Academy. Clark prend en charge son éducation.
• Il parle le français et l'anglais et apprend l'allemand et l'espagnol pendant les six années qu'il passe en Europe, de 1823 à 1829. Il parle le shoshone et d'autres langues amérindiennes de l'Ouest, qu'il a apprises au cours de ses années de trappeur et de guide.
• Il a vécu une vie remarquable d'aventures dans l'Ouest, en tant que commerçant de fourrures, combattant pendant la guerre américano-mexicaine, alcalde (maire) de la mission San Luis Rey de Francia, chercheur d'or dans l'Oregon et hôtelier en Californie du Nord, où il est mort à l'âge de 61 ans d'une pneumonie.

*Snake Indians" est un nom collectif donné aux tribus amérindiennes Northern Paiute, Bannock et Shoshone. Le terme a été utilisé dès 1739 par Pierre de la Verendrye, lorsqu'il a décrit avoir entendu parler des "Gens du Serpent" de la part des Indiens Mandans. (NdT)
Ville et lac “Coeur d’Alène”
“Nez Percé” National Historical Park
Etat de l'Idaho
Mission du Sacré-Cœur de Coeur d'Alene sur le lac Coeur d'Alene dans l'Idaho, États-Unis, vers 1855. Gustavus Sohon, artiste. Située à l'endroit où la rivière Coeur d'Alene se jette dans le lac Coeur d'Alene, la mission a été établie en 1843 par l'Église catholique romaine en tant qu'avant-poste missionnaire chrétien. Par le secrétaire à la guerre (19 février 1863), Sénat américain, Government Printing Office, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=55283755
• Coeur d'Alene est une ville et le chef-lieu du comté de Kootenai, dans l'Idaho, ainsi qu'une ville satellite de Spokane, dans l'Oregon, à quelques kilomètres à l'ouest. Elle doit son nom au peuple Cœur d'Alene, une tribu amérindienne reconnue par le gouvernement fédéral qui vivait le long des rivières et des lacs de la région.
• Le nom français Cœur d'Alêne se traduit par "cœur d'une alène". Le nom est mentionné pour la première fois par l'expédition Lewis et Clark (1805) lorsque les interprètes Sakagawea et son mari Toussaint Charbonneau ont rencontré la tribu pour la première fois. Par la suite, on a dit que ce nom avait été donné par des commerçants français à l'un des chefs de la tribu, réputé pour son avarice, ce qui signifierait que les commerçants de la tribu avaient le cœur aussi aiguisé que la pointe d'une alène, ou qu'ils étaient des hommes d'affaires avisés.
• Les Cœur d'Alène (ou Skitswish ; Schi̲tsu'umsh) sont une nation amérindienne et l'une des cinq tribus reconnues par le gouvernement fédéral dans l'État de l'Idaho.
• Les Coeur d'Alene contrôlent souverainement leur réserve de Coeur d'Alene, qui comprend une partie importante du lac Coeur d'Alene et de ses terres submergées.
• Les explorateurs et les trappeurs français ont utilisé et popularisé sans discernement le nom "Nez Percé" pour désigner les Nimíipuu et les Chinook des environs. Ce nom se traduit par "nez percé", mais seuls les Chinooks utilisaient cette forme de modification corporelle. En tant que tribu reconnue par le gouvernement fédéral américain, la tribu Nez Perce gère sa réserve autochtone dans l'Idaho.
Sacajawea Park, Linvingston, Montana
Photo: National Park Service, https://www.nps.gov/places/sacajawea-park.htm
Marker, Sacajawea Park, Livingston MT 59047
• Inscription: 

"Sacajawea et son fils ont voyagé avec le capitaine William Clark sur la rivière Yellowstone en passant par cette région le 15 juillet 1806. Sacajawea était une adolescente shoshone dont la connaissance des tribus indigènes, des langues et des repères géographiques de la région s'est avérée inestimable pour le Corps de la découverte.
Elle était l'épouse de Toussaint Charbonneau, un interprète français qui offrit ses services à Lewis et Clark à Fort Mandan (dans l'actuel Dakota du Nord) lors de leur voyage vers l'ouest.
Elle a donné naissance à un fils, Jean Baptiste, à Fort Mandan et l'a emmené avec elle jusqu'à l'océan Pacifique et retour. Sacajawea aida le Corps de la découverte à échanger des chevaux avec la tribu Lemhi Shoshoni.
Erigé par Lewis and Clark National Historic Trail, National Park Service".
Héritage
Fresque murale, “Sacajawea on the Yellowstone”
Montana State Capitol, 1301 E 6th Ave, Helena, MT 59601
"Lewis and Clark at Three Forks" by Edgar S. Paxson, oil on canvas, 1912, 81" x 153"
(Photo by Don Beatty)
Fresque murale au Capitole de l'État du Montana :
"Lewis et Clark à Three Forks"

"Deux grands moments ont convergé pour l'expédition Lewis et Clark à la fin du mois de juillet 1805 : leur arrivée aux Trois Fourches qui constituaient la source du fleuve Missouri et la reconnaissance par Sacagawea des terres de chasse de son peuple, d'où elle avait été enlevée cinq ans plus tôt. Le ruisseau au milieu du plan à droite représente l'importance de la découverte géographique. Le signal audacieux de Sacagawea exprime la probabilité encourageante que son peuple soit bientôt retrouvé. Le mouvement de pointage de Sacagawea, bien que satisfaisant sur le plan dramatique, n'est pas un geste que les Hidatsa (ses ravisseurs) ou les Shoshones (son peuple) auraient fait. Clark (à gauche) et Lewis encadrent Sacagawea ; à droite, son mari, l'interprète français Toussaint Charbonneau. À l'extrême gauche, l'explorateur John Colter et l'esclave afro-américain de Clark, York".

Charbonneau et sa mère Sacagawea figurent sur la pièce de monnaie américaine Sacagawea. Le pont "Pompeys" sur la rivière Yellowstone dans le Montana et la communauté de Charbonneau dans l'Oregon portent son nom.
Ci-dessus: Pièce de 1 dollar en or et timbre United States Postal Service à l'effigie de Sacajewea
(issued 2000-2008), United States Mint
The Sacagawea stamp was issued in 1994.
Pierre Dorion Sr.
Pierre Dorion Jr. sa femme Marie Dorion
Photos:
Gauche: monument à Saint Louis Church, 14013 Manning Rd NE, Woodburn, OR 97071
À droite : statue de Marie Dorion et de son enfant
Old Fort Boise, 109 Parma Rd, Parma, ID 83660

• Inscription sur le piédestal:
"Au milieu de l'hiver 1814, Marie Dorion
s'est échappée des environs de Parma jusqu'à Walla Walla
500 miles, l'un des plus grands exploits
d'endurance jamais connus"

*500 miles= 804 Km (NdT)
• Pierre Dorion, Sr. (Senior, également surnommé "Old Dorion", le "Vieux Dorion") et son fils Pierre, Jr. (Junior, également surnommé "Young Dorion", ou "Jeune Dorion") ont tous deux été utilisés par Lewis et Clark comme interprètes au cours de leur voyage vers la nation sioux.

• Pierre Dorion, Sr., résidait à Cahokia en 1780 avant d'aller vivre parmi les Sioux de Yankton, où il finit par épouser une Sioux. Dorion avait déjà vécu avec les Sioux Yankton pendant vingt ans, et il s'est avéré être un interprète doué et un diplomate averti. Lewis et Clark chargent Dorion "d'agir avec un drapeau, des vêtements, des provisions et des instructions pour conclure la paix avec les Scioux Mahars, Panies, Ponceries, Ottoes et Missouries, et d'employer n'importe quel commerçant pour emmener quelques-uns des chefs de chacune de ces nations, ou autant qu'il le pourrait, en particulier les Sioux".

• Pierre Dorion Jr. passe une grande partie de sa jeunesse parmi les Indiens Yankton et accompagne son père dans une partie de l'expédition Lewis & Clark. Au cours de l'hiver 1810-1811, Dorion Jr. a épousé Marie, une femme franco-yankton, et il est le seul à parler couramment les langues sioux à Saint-Louis, ce qui fait de lui un atout précieux pour les marchands de fourrures.
W. Prince Hunt, de la Pacific Fur Company, réussit à enrôler Dorion Jr. dans une expédition vers les côtes du Pacifique et accepte que Marie et leurs deux enfants l'accompagnent. Malgré de nombreux défis, l'expédition terrestre réussit à atteindre Fort Astoria, dans l'actuel Oregon, en 1812.
• Au début de l'année 1814, Dorion et six autres trappeurs sont tragiquement tués par un groupe de Shoshones du Nord ou de Bannocks. Sa femme Marie et leurs deux enfants entreprennent alors un remarquable voyage de retour vers la sécurité des postes de la Pacific Fur Company.

• Marie Aioe Dorion, plus tard connue sous le nom de Madame Marie Dorion Venier Toupin (environ 1786 - 5 septembre 1850) était également interprète. Comme son premier mari Pierre Dorion Jr, elle appartenait à la communauté métisse. Sa lignée est composée d'une mère originaire de l'Iowa et d'un père d'origine canadienne-française.
• Après la mort de Pierre Jr, elle s'est remariée deux fois, toujours avec des maris canadiens-français. Elle était également connue sous le nom de Marie Laguivoise, un nom documenté en 1841 à la mission Willamette, qui semble provenir d'Aiaouez, plus tard connu sous le nom d'Iowa.
• Lorsqu'elle apprend la mort tragique de Pierre, elle réussit à s'enfuir et se dirige vers l'ouest accompagnée seulement de ses deux enfants. Leur voyage ardu les a amenés à traverser des rivières glaciales, à naviguer sur des étendues enneigées et à escalader des canyons difficiles même pour des alpinistes. Faisant preuve d'un immense courage et d'une résilience inébranlable, ils sont finalement sauvés par des Indiens Walla Walla bienveillants.
• Marie Dorion est morte en 1850 et est enterrée à French Prairie, dans l'Oregon.

Marker, “Pierre Dorion, Sr."
W Riverside Dr, Yankton, SD 57078
• Inscription:
“À l'ouest de cette pierre, près de la crête de la colline, se trouve le lieu de sépulture de Pierre Dorion, père, un des premiers commerçants de ce qui est aujourd'hui le Dakota du Sud. Né au Canada en 1740, Pierre est venu dans cette région vers 1774-1775 pour commercer avec les Sioux. Il épouse Holy Rainbow, la fille d'un chef sioux Yankton. Louis, Pierre rencontra le 12 juin 1804 le Corps de la Découverte lors de sa remontée du fleuve et fut engagé comme interprète.
Les 29 et 30 août, Pierre traduit la langue sioux pour les capitaines Lewis et Clark lors d'un grand conseil en contrebas de Calumet Bluff, près du barrage de Gavins Point. Pierre est ensuite engagé par Lewis et Clark pour emmener une délégation de Sioux Yankton à Washington D.C. pour rencontrer le président Thomas Jefferson en 1805. Pierre est décédé en 1810.”

Memorial, «Madame Marie L’Aguivoise Dorion”
Madame Dorion Memorial Park, Burbank, WA 99323
• Inscription:
Madame Marie L'Aguivoise Dorion (1786-1850)
"Madame Dorion, de la tribu de l'Iowa, a été la deuxième femme à se rendre dans l'Ouest par voie terrestre. Elle a fait le voyage avec son mari, Pierre, et ses deux jeunes fils. Ils faisaient partie de l'équipe de Wilson Price Hunt, employée par la Pacific Fur Comany. Le groupe de chasseurs faisait partie de la tentative de l'Américain John Jacob Astor d'établir un empire de traite des fourrures dans le nord-ouest du Pacifique. Son mari était un guide expérimenté qui avait déjà voyagé vers l'ouest avec l'expédition Lewis et Clark. Le voyage est particulièrement éprouvant pour Marie. Elle attend alors son troisième enfant et s'occupe de ses fils, Baptise, âgé de 5 ans, et Paul, âgé de 3 ans. Le groupe quitte le territoire du Missouri en 1811 pour établir des postes de traite le long du fleuve Columbia. Après avoir enduré le froid, la famine et de périlleuses traversées de rivières en eaux vives, le groupe arrive près de cet endroit le 21 janvier 1812. La Pacific Fur Company établit ensuite Fort Nez Perces le long des fleuves Walla Walla et Columbia, juste à l'ouest de cet endroit. Ils atteignent finalement le Fort Astoria pour un repos bien mérité. La famille Dorion et un groupe de trappeurs partent ensuite pour la région de la rivière Snake au cours de l'hiver 1813 pour une expédition de piégeage des fourrures. Là, des guerriers serpents attaquent le groupe. Tous les hommes sont tués, laissant Marie Dorion et ses deux jeunes enfants passer l'hiver cachés dans les Blue Mountains, près de l'actuel Hilgard, dans l'Oregon. Marie a réussi à garder sa famille en vie et ils ont enduré les cruelles épreuves du froid et de la famine. Marie a ensuite conduit sa famille en sécurité au printemps. Marie Dorion s'est ensuite remariée et a vécu à Walla Walla, dans l'État de Washington, puis dans la vallée de la Willamette, dans l'Oregon. Elle est décédée le 5 septembre 1850 à l'âge de 64 ans. Même dans la mort, elle est vénérée par ceux qui l'ont connue. Elle a été enterrée à une place d'honneur à la paroisse de l'église catholique Saint-Louis dans la vallée de la Willamette. Elle est morte comme elle a vécu, une pionnière courageuse et noble, estimée par tous ceux qui l'ont connue".
FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE DE NOTRE SÉRIE

Bien avant la célèbre expédition Lewis & Clark, plusieurs explorateurs français s'étaient aventurés loin dans l'Ouest, tentant de trouver cette route directe vers la Chine, revendiquant des terres pour le roi de France. S'ils sont dûment reconnus sur de nombreux sites (dont certains ont été redécouverts au début du 20e siècle) par des bornes, des statues et des monuments, ils sont le plus souvent oubliés ou à peine mentionnés dans les manuels scolaires, aux États-Unis comme en France.

Ils avaient vécu pendant des générations avec les tribus indiennes locales, commerçant avec elles, mélangeant les lignées. C'était avant la "Conquête de l'Ouest" et le déplacement forcé des tribus indiennes.

Par la suite, les pionniers français du Far-West ont été parmi les tout premiers des longues cohortes d'immigrants venus d'Europe, et ce sera le sujet de notre prochaine série.
Hommage au lieutenant Frank Leaman Baylies
Corps d'aviation Lafayette
"Mort pour la France
le 16 juin 1918, à Arvillers (Somme)
À gauche : page du "Livret Militaire" du lieutenant Baylies. Inhumé au monument de l'Escadrille Lafayette, Marnes-la-Coquette, France.
A droite : Le lieutenant Frank Leaman Baylies, photographie de l'Armée de l'air française, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29824316
Nous poursuivons notre série entamée en octobre dernier avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur :
https://conta.cc/3Qz0Xjl (original version in English)
https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)

Ce mois-ci, nous rendons hommage au lieutenant Frank Leaman Baylies, qui est "mort pour la France" pendant la Première Guerre mondiale.

Le lieutenant Frank Leaman Baylies, né le 23 septembre 1895 à New Bedford, Massachusetts, était un as de l'aviation américain de la Première Guerre mondiale qui a remporté douze victoires aériennes alors qu'il servait dans l'Aéronautique militaire française. Baylies s'est d'abord porté volontaire pour le corps des ambulanciers en mai 1916 et a servi sur le front occidental, ainsi qu'en Serbie et à Salonique. Sa bravoure et son dévouement ont été reconnus lorsqu'il a reçu la Croix de guerre en mars 1917 pour ses efforts d'évacuation des blessés sous le feu de l'ennemi.

• Le parcours de Baylies dans l'aviation a commencé après qu'il a eu l'occasion de faire un baptême de l'air avec un aviateur français. Inspiré par cette expérience, il se porte volontaire pour suivre une formation aéronautique. Cependant, en raison de sa mauvaise vision, il est rejeté par l'Armée américaine. Sans se décourager, Baylies rejoint l'aviation française en mai 1917, où il découvre son talent naturel pour le pilotage.

• Initialement affecté à l'Escadrille 73 en tant que caporal le 17 novembre 1917, Baylies devient le 13e membre de l'escadrille et se voit attribuer le numéro d'avion 13. Malgré les superstitions qui entourent ce numéro, Baylies ne se laisse pas décourager et se concentre sur sa mission. Un mois plus tard, il est réaffecté à l'Escadrille 3 en tant que pilote de Spad.

• Du 19 février 1918 au 31 mai 1918, Baylies remporte douze victoires remarquables, dont deux partagées avec André Dubonnet. Ses succès au combat ne vont pas sans difficultés. Il est abattu le 28 mars. Cependant, Baylies fait preuve d'ingéniosité et de détermination en sauvant l'altimètre de l'épave et en réussissant à semer un détachement d'infanterie allemande pour atteindre la sécurité des tranchées françaises voisines.

• Le 13 mai, Baylies est transféré à l'United States Air Service et nommé sous-lieutenant. Il refuse d'être nommé capitaine afin de pouvoir rester détaché auprès de la SPA 3 en tant qu'aviateur de combat et non en tant que chef d'escadrille dans une escadrille aérienne américaine. Il reste donc avec les Français jusqu'à sa mort au combat, le 16 juin 1918, alors qu'il engage des triplans Fokker de la Jasta 19. Prenant les Fokker pour des Sopwith britanniques, Baylies et ses ailiers tentent de rejoindre leur formation, ne réalisant leur erreur qu'au dernier moment. Malgré ses efforts d'évasion, Baylies est abattu par le quatrième Fokker qui le prend pour cible. L'un de ses ailiers, André Dubonnet, est également abattu mais survit, tandis que François Macari s'en sort de justesse.

• Il a reçu la Légion d'honneur française, la Croix de guerre avec 6 palmes et une étoile, la Médaille militaire et la Médaille de l'Aéroclub d'Amérique.
D'abord enterré au Rollet, près de Compiègne, son corps a été exhumé en 1927 et transporté à sa place d'honneur actuelle au Mémorial de l'Escadrille Lafayette, à Marnes-la-Coquette, en France.

Le lieutenant Frank Leaman Baylies restera à jamais dans les mémoires pour sa bravoure et ses compétences exceptionnelles en tant qu'as de l'aviation pendant la Première Guerre mondiale.
ANNONCES ET DATES À RETENIR
L'appel de fonds pour sauver la frégate Hermione se poursuit !
• En novembre, notre société a lancé la campagne de collecte de fonds aux États-Unis pour aider à sauver l'Hermione et lui permettre de naviguer à temps pour le Semiquicentenaire des États-Unis. Il s'agit d'une campagne permanente et tous les dons sont déductibles des impôts.
"Merci Train": Célébration du 75e anniversaire
• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du "Train de la Reconnaissance Française", affectueusement appelé "Le Train Merci" (novembre 2022 : "Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français").
https://conta.cc/3OLtgJ3 (original version in English)
https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)

• 2024 est le 75e anniversaire du "Train de la reconnaissance", un geste d'amitié et de gratitude du peuple français envers les Américains qui a offert 49 wagons remplis de cadeaux pour chaque État en 1949.

• Les associations Merci Train, 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, les gardiens des différents wagons du "train Merci" dans plusieurs États organisent des célébrations tout au long de l'année. Nous sommes honorés de nous faire l'écho de leurs activités.

• Le Musée historique de Holly Hill prévoit avec notre Société, représentée par Brigitte van den Hove-Smith, Déléguée Générale Adjointe, South East USA, une commémoration spéciale à Holly Hill, Daytona Beach, FL au wagon de Floride le 11 novembre à 11h00. Restez à l'écoute pour plus de détails !

• Encore un "Save the Date" : Le 2 février 2025 pour la re-dédicace du wagon Hawai'i, actuellement en cours de restauration grâce à M. Jeff Livingston, historien, chef de projet 40 & 8, Hawaiian Railway Society, et à des bénévoles, ainsi qu'au soutien enthousiaste du chapitre Aloha, NSDAR, des Filles de la Révolution américaine, Laura Ingenluyff, vice-régente de l'État, Hawai'i NSDAR. Voir les photos ci-dessous que nous venons de recevoir, montrant les efforts incroyables qui sont déployés pour sauver cet artefact historique.

Notre Société applaudit le dévouement et les efforts de la Légion américaine et de toutes les associations patriotiques à travers les États-Unis qui sont les gardiens de ces wagons couverts. Leur travail de préservation et leur dévouement sont admirables.
Photos © 2022 & 2024 courtesy of Jeff Livingston, 40&8 Society - Beverly Burden, NSDAR
Si vous ne possédez pas l'une de ces affiches ou les affiches Merci Train, veuillez contacter le secrétaire de la National Box Car Association, Virgil Blum, par courrier électronique. Vous trouverez ses coordonnées sur le site web de Forty & Eight : https://www.fortyandeight.org/box-car/ 
Funds raised help support the National Box Car Association and their programs!
80e anniversaire du 6 Juin 1944 (D-Day)
Commémorations en préparation
De très nombreuses cérémonies officielles célébreront le 80e anniversaire de "D-Day", le 6 juin 2024, sur les plages de Normandie, à Paris, et lors de commémorations auxquelles participeront les consulats de France aux Etats-Unis.

• Nous sommes fiers d'annoncer que notre premier vice-président, Patrick du Tertre, qui est également cofondateur de l'association TheFrenchWillNeverForget.net, ainsi que Paul Bensabat, Jean-Pierre Heim et Christian Millet (in memoriam), préparent une célébration importante à Paris, avec 1 944 écoliers brandissant des drapeaux américains et français au pied de la réplique de la Statue de la Liberté, le Pont de Grenelle, avec la Tour Eiffel en arrière-plan. Cet événement est soutenu par Le Souvenir Français en France et sera rejoint par de nombreuses associations patriotiques locales françaises et américaines, y compris le poste n°1 de la Légion Américaine à Paris.
Plus de détails dans nos prochains Bulletins.... TheFrenchWillNeverForget collecte des fonds pour soutenir cet événement, et accueille toute idée autour du concept. Vous pouvez contacter Patrick directement à l'adresse email: patrick@dutertre.com

• Vous vous souvenez peut-être qu'il y a trois ans, nous avons également soutenu la première à New York du documentaire incroyablement émouvant "The Girl Who Wore Freedom" du cinéaste Christian Taylor.
le documentaire incroyablement émouvant "The Girl Who Wore Freedom", du réalisateur Christian Taylor.
C'est le moment idéal pour le visionner à nouveau, ou pour la première fois ! Il est désormais largement disponible sur plusieurs plateformes telles que AppleTV ou Amazon Prime Video. Pour une liste complète, visitez le site: https://thegirlwhoworefreedom.com/

• Opération "Miroir 2024" : La Flamme de la Liberté de l'Arc de Triomphe de Paris au Cimetière National d'Arlington.
Dans le cadre du 80e anniversaire du débarquement en Normandie, les organisateurs de la "Flamme de la Liberté" prévoient de transporter physiquement la Flamme de la Nation française jusqu'aux Etats-Unis. La flamme fera une halte au Royaume-Uni, qui a joué un rôle important dans la libération et a servi de point de départ à l'armada alliée. Une réplique de la flamme sera placée à Southwick House, près de Portsmouth, qui a servi de quartier général aux forces navales alliées en 1943. C'est à cet endroit que le général Eisenhower a décidé de reporter le débarquement au 6 juin 1944. Par ailleurs, le projet vise à placer cette flamme française sur la tombe du Soldat inconnu au cimetière national d'Arlington en Virginie. Ce geste vise à exprimer la gratitude de la France envers ses deux alliés, dont l'engagement a été déterminant dans la reconquête de sa liberté. La "Flamme de la Nation", qui brûle depuis le 11 novembre 1923 sur la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe, sera recueillie le 8 mai 2024, vers 19h30, après le ravivage quotidien de la flamme. Elle sera transportée par un convoi de véhicules militaires d'époque 1944 sur la Voie de la Liberté depuis le village de Saint Symphorien-le-Château. 44 jeunes Français accompagneront la flamme dans son voyage de 915 km de Paris à Cherbourg, traverseront l'Atlantique à bord d'un navire de croisière de la Cunard, atterriront à New York et atteindront finalement Arlington, VA. où la flamme sera présentée sur la Tombe du Soldat Inconnu le 24 mai à 14h00. Ce projet est placé sous le Haut Patronage de M. Emmanuel Macron, président de la République française. Le Souvenir Français à Paris, association placée depuis sa création en 1887 sous le Haut Patronage du Président de la République, est un partenaire officiel de l'opération "Miroir".
Notre Société, ici aux Etats-Unis, participe à la logistique (transport, hôtel) et assure la liaison avec nos proches partenaires de la Fondation de la Tombe du Soldat Inconnu.
Une cérémonie de bienvenue à l'embarcadère de New York pour accueillir les étudiants à leur arrivée est envisagée avec d'autres organisations de jeunes françaises et américaines dans la région des trois états et d'associations françaises de New York et Washington. Nous vous tiendrons au courant des détails dans notre prochain bulletin.

• Nous sommes également fiers d'annoncer que le vendredi 7 juin, notre Société rendra hommage à Anna Marly, la compositrice du "Chant des Partisans", en étroite collaboration avec le chapitre d'Alaska des Filles de la Révolution américaine. Anna Marly est enterrée à Palmer, en Alaska. Son hymne a galvanisé la Résistance française et est devenu le deuxième hymne national français non officiel. Elle est devenue citoyenne américaine en 1965. Le dépôt de gerbe sera effectué par la consule honoraire de France en Alaska, Mme Sonia Lelarge, et de représentants officiels de l'Etat de l'Alaska.
Plus de détails dans nos prochains Bulletins!
Tombe d'Anna Marly 
Palmer Pioneer Cemetery , S Old Glenn Hwy, Palmer, AK 99645

• Anna B. Smiernow, née Anna B. Betulinskaya, connue sous le nom d'Anna Marly, (30 octobre 1917 - 15 février 2006) est née à Saint-Pétersbourg, Russie et est décédée à Palmer, Matanuska-Susitna Borough, Alaska. Sa mère a fui la révolution russe avec la petite Anna et a trouvé refuge à Nice, en France. Adolescente, Anna devient danseuse de ballet à Monaco et, jeune femme, devient chanteuse de cabaret à Paris lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Elle rejoint la France libre en 1940.
• Anna Marly est la compositrice du "Chant des Partisans" (Joseph Kessel et Maurice Druon en ont écrit les paroles) qui est devenu le deuxième hymne national de la France après La Marseillaise pendant la Seconde Guerre mondiale et, jusqu'à aujourd'hui, chaque fois que des cérémonies sont organisées en l'honneur de la Résistance française.
• Après la guerre et son divorce, elle s'est installée en Amérique latine, puis en Pennsylvanie avec son second mari, et s'est installée en Alaska après la mort de ce dernier. Elle a été naturalisée américaine en 1965.
• Elle a également écrit "La Complainte du Partisan" (connue en anglais sous le nom de "The Partisan"), qui a été reprise par Leonard Cohen et Joan Baez.

• Inscription:
Compositeur - Chanteur
"Elle a fait de son talent une arme pour la France"
---- Général Charles De Gaulle
BULLETINS MENSUELS PRÉCÉDENTS

NOTRE OBJECTIF : mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les États-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.

Vous pouvez accéder à tous nos bulletins mensuels 202 (en anglais et en français) en cliquant sur les vignettes ci-dessous ou en visitant notre site web: www.SouvenirFrancaisUSA.org

La traduction de l'anglais en français étant partiellement automatisée par un logiciel, veuillez nous excuser svp d'éventuelles fautes de grammaire, de conjugaison ou de syntaxe malgré nos efforts de relecture. Merci de votre compréhension.
CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS 2024-2025
La liste et les dates sont susceptibles d'être modifiées
2024 promet d'être une année bien remplie avec plusieurs projets et événements !
Ce sera le début du bicentenaire de la tournée d'adieu de Lafayette avec de très nombreux événements dès le mois d'août, pour célébrer sa tournée triomphale en tant qu'"invité de la nation" à travers 24 États et pendant 13 mois ! Ce bicentenaire est organisé par The American Friends of Lafayette et nous fournirons dans les prochains bulletins tous les détails.

• Vendredi 22 mars : cérémonie du 75e anniversaire au wagon "Merci train" du Texas à Camp Mabry, Austin, TX
• Dimanche 5 mai : célébration du "French Alliance Day" à la Washington Memorial Chapel, Valley Forge, PA
• Lundi 27 mai : Memorial Day
• Vendredi 24 mai : "Opération Miroir" En l'honneur du 80ème anniversaire du
Cinquante jeunes étudiants français porteront "La Flamme de la Nation" de l'Arc de Triomphe à Paris jusqu'au cimetière national d'Arlington, où une cérémonie aura lieu le 24 mai à 14 heures. Notre Société participe à la logistique entre New York et Arlington.
• Jeudi 6 juin : Célébration du débarquement allié du jour J en Normandie
• Jeudi 6 juin : TheFrenchWillNeverForget.org organise un événement mémorable devant la réplique de la Statue de la Liberté à Paris, sur le Pont de Grenelle, avec la Tour Eiffel en arrière-plan, avec 1 944 écoliers brandissant des drapeaux américains et français. Avec le soutien du Souvenir Français de Paris et de plusieurs autres associations patriotiques françaises et américaines.
• Vendredi 7 juin : Dépôt de gerbe par la Société américaine du Souvenir français sur la tombe d'Anna Marly, Pioneer cemetery, Palmer, Alaska (compositrice du Chant des Partisans) par Mme Sonia Lelarge, Consul honoraire de France en Alaska, en coopération avec les Filles de la Révolution américaine.
• Mardi 18 juin : Appel du 18-Juin
• Vendredi 5 juillet : dépôt de gerbe annuel sur la tombe du général Lafayette au cimetière de Picpus, Paris, par lS.E. Mme Denise Bauer, ambassadeur des États-Unis d'Amérique en France et à Monaco.
• Week-end des 12-13-14 juillet : cérémonie annuelle de dépôt de gerbes devant la statue de Rochambeau à Newport, R.I., hommage aux tombes de l'amiral de Ternay, du chevalier Pierre Rousseau de Fayolle, du lieutenant Benjamin de la Villemarais à Trinity Churchyard et "Tribute to France".
• Samedi 13 juillet : célébration du Jour de la Bastille à Central Park
• Jeudi 15 août : 80e anniversaire du débarquement allié en Provence
• Vendredi 16 août : Coup d'envoi du Lafayette Farewell Tour Bicentennial sur Broadway
• Vendredi 18 octobre : stèle et bloc avec plaque de bronze honorant nominativement les hussards morts à la bataille de Hook, à installer entre nos deux bornes dans le parc de l'école élémentaire d'Abingdon.
• Samedi 19 octobre : célébration de la victoire franco-américaine à Yorktown au Cimetière français, au Mémorial français et à la Colonne de la Victoire.
• Dimanche 10 novembre : Dépôt de gerbe annuel au 463 "Morts pour la France", église Notre Dame à Manhattan.
• Lundi 11 novembre : Veterans Day / Armistice Day, 5th Avenue Parade à NYC, Washington DC, Houston, TX
• Lundi 11 novembre : cérémonie de dépôt de gerbes au wagon du train Merci à Holly Hill, Daytona Beach, Floride

Les dates exactes seront annoncées ultérieurement :
• Hommage sur la tombe de Varian Fry, cimetière de Green-Wood, Brooklyn, NY (Justes parmi les Nations)
• Cérémonie à la mémoire de 8 soldats français enterrés près de l'église Old St. Peter's dans le cimetière Old Hillside, Cortlandt, NY.
• Réinauguration : Restauration du mémorial de La Pérouse à LaPerouse Bay, Maui, HI
• Inauguration de 4 plaques commémoratives en l'honneur des 4 "Compagnons de la Libération" américains : Général Dwight D. Eisenhower, John Hasey, James Worden, Jacques Tartière.
• Inauguration d'une plaque de bronze en l'honneur du premier ministre français "Le Tigre" Georges Clemenceau à New York, où il a passé quatre ans en tant que jeune journaliste entre 1865 et 1869.
• Inauguration d'une plaque de bronze à Gramercy Park, New York, en l'honneur de Varian Fry qui a vécu à Marseille en 1940 et 1941 et a aidé de nombreux juifs à fuir vers l'Amérique.
• Dédicace du Mémorial pour 4 soldats du régiment Royal-Deux Ponts qui sont enterrés à proximité de la Maison Odell - Quartier Général de Rochambeau.
• Les autres sites d'exposition en France de l'exposition itinérante du Soldat inconnu à Paris seront annoncés dès qu'ils seront confirmés.
• Statue d'Alexis de Tocqueville, auteur du classique "La démocratie en Amérique" (1835-1840) (site universitaire à confirmer)
• Plaque de bronze à la mémoire de 3 soldats des régiments d'Auxonne, de Saintonge et de Soissonnais morts à West Point en 1782.
• Buste d'Antoine de Saint Exupéry à l'Intrepid Pier, New York
• Commémoration au monument d'Odet Philippe, Philippe's Park, Safety Harbor, FL (Fondateur de l'industrie du pamplemousse en Floride)
• Buste de Jean Ribault, site du naufrage du Trinity, près de Cap Canaveral, FL
• Embellissement de la borne "Matanzas" sur le site du massacre de la colonie de Jean Ribault en 1565, Saint Augustine, FL.

Enfin, nous poursuivrons notre campagne nationale de collecte de fonds en partenariat avec d'autres organisations patriotiques et culturelles américaines afin d'aider la frégate Hermione à naviguer à nouveau et à participer au prochain semi-quincentenaire (250e anniversaire) des États-Unis.

Aidez-nous à faire de ces projets une réalité grâce à votre soutien financier déductible des impôts !
Vous pouvez préciser le(s) projet(s) que vous souhaitez aider.
Un grand "Merci" !
NOS MISSIONS:

• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,

• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.

• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.

• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.

• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.
Conseil d'Administration
American Society of Le Souvenir Français, Inc.

Membres (2024):
Françoise Cestac, Honorary President • Thierry Chaunu, President, and General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Yves de Ternay, Treasurer • Patrick du Tertre, 1st Vice President • Henri Dubarry • Francis Dubois • Alain Dupuis, 2nd Vice President & Deputy General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Daniel Falgerho, General Secretary • Clément Mbom, Education Advisor • Jean-Hugues Monier, Auditor • Harriet Saxon • Nicole Yancey
Délégués Régionaux:
Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South
Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •
Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, former Honorary Consul of France in Virginia
Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets commémoratifs historiques honorant la mémoire de la France et des français
aux Etats-Unis!
he American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une association reconnue
"non-profit" par l'Administration fiscale fédérale américaine.
Les donations sont déductibles des impôts fédéraux.

Merci de nous contacter si vous souhaitez recevoir ce bulletin
dans sa version originale en anglais.

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Contactez: Thierry Chaunu, President

500 East 77th Street #2017, New York, NY 10162
Email: tchaunu@SouvenirFrancaisUSA.org Tel: (212) 847-1371