The American Society of Le Souvenir Français Inc.

Bulletin mensuel - Vol. IV. No 10 - octobre 2024

Hommage à

L' American Field Service


Illustration de couverture : 

Affiche de Victor Tardieu pour le film « Our American Boys in the European War », (1916). On ne parlait pas encore aux Etats-Unis de "guerre mondiale..." Longtemps considéré comme un film perdu, le film produit par Triangle Corp. a été partiellement retrouvé. Deux bobines d'une version remaniée ont été retrouvées récemment dans la collection de films de la Bibliothèque du Congrès. Une autre version est sortie aux États-Unis en 1917 sous le titre « Our Friend France » et comporte quelques scènes supplémentaires. La plupart des scènes ont été filmées par des opérateurs de l'armée française.

EDITORIAL


Nos bulletins mensuels visent à mettre en lumière des épisodes de la longue histoire commune entre la France et les États-Unis. Certains sont très connus, d'autres sont complètement, oubliés. Tous méritent d'être rappelés, car nos aînés ont accompli des exploits inimaginables de bravoure, de courage et de passion - surtout si l'on considère le confort matériel dans lequel nous vivons aujourd'hui.


Nos bulletins mensuels s'inspirent généralement des inscriptions que l'on trouve sur les monuments, les statues, les bornes, les plaques, les stèles, les mémoriaux de toutes sortes. Elles nous fournissent ainsi la trame de nos récits. Ce mois-ci, nous utiliserons des extraits de missives et de livres pour présenter l'histoire relativement méconnue de tous ces volontaires courageux qui ont quitté le confort des États-Unis pour venir en aide à une France qu'ils chérissaient profondément, et ce dès les premiers mois de la guerre.


Nous souhaitons ainsi rendre hommage à l'American Field Service, cette remarquable organisation qui a révolutionné la manière de secourir les soldats blessés sur le champ de bataille. Composée de jeunes volontaires, elle a choisi d'aller au front en se soustrayant aux obligations de stricte neutralité dictées par la politique officielle des Etats-Unis. Et ils l'ont fait de la manière la plus unique qui soit : en devenant ambulanciers, en prenant tous les risques sous une pluie de tirs d'artillerie et de mitrailleuses, afin de sauver des vies françaises.


Cette histoire n'est pas sans rappeler celle de l'Escadrille Lafayette, que nous avons racontée il y a exactement un an. Comme leurs camarades de l'aviation, beaucoup de ces volontaires venaient de familles très aisées et avaient étudié dans des Grandes écoles "Ivy League" de la Côte Est. Ils savaient conduire des voitures, ce qui n'était pas courant à l'époque. Certains d'entre eux sont devenus aviateurs vers la fin de la guerre. Ils partageaient une profonde affection pour la France. De fait, beaucoup d'entre eux ont préféré continuer à servir au sein des forces armées françaises, même après l'entrée en lice des États-Unis.


Étonnamment, un grand nombre d'entre eux qui ont servi comme ambulanciers, dans l'American Field Service ou dans des unités apparentées telles que les ambulances Norton-Harjes, ou les ambulances de la Croix-Rouge de l'US Army, sont devenus des écrivains célèbres : Ernest Hemingway, John Dos Passos, Julien Green...


L'American Field Service a laissé un héritage tout à fait unique. Après les deux guerres mondiales, cette organisation remarquable a promu le concept de bourses internationales pour aider à construire un monde meilleur et promouvoir la paix. Comme plusieurs milliers de jeunes lycéens de plus de 80 pays, j'ai eu le privilège naguère de recevoir une telle bourse et de passer une année entière dans une famille américaine au cœur de l'Amérique, au lycée de Lake Forest, dans l'Illinois. Cette expérience a profondément influencé le cours de ma vie, comme celle de tous les autres boursiers.


Nous avons reçu, juste avant de boucler ce Bulletin, les toutes premières photos de la cérémonie d'inauguration de notre Mémorial aux soldats français à Gloucester en Virginie, le vendredi 18 octobre dernier. Une couverture plus complète des commémorations de la victoire des alliés franco-américains à Yorktown sera publiée dans notre Bulletin de novembre. Vous trouverez également à la fin de ce Bulletin, comme toujours, un hommage à deux volontaires du Lafayette Flying Corps, ainsi que les dernières nouvelles sur le Bicentenaire de la Tournée d'adieu de Lafayette et quelques autres annonces d'événements à venir jusqu'au 11 Novembre. Autant d'occasions de célébrer l'alliance et l'amitié franco-américaine !


Merci de vos encouragements et de votre soutien,

Pour le Conseil d'administration,


Thierry Chaunu

Président, American Society of Le Souvenir Français, Inc.

Délégué Général du Souvenir Français pour les Etats-Unis


 L'hécatombe

Ci-dessus:

En haut: "Verdun, Tableau de guerre", 1917 (Félix Vallotton, 1865–1925)

Photo by Ji-Elle, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21023569

En bas: Photo tirée du film de Léon Poirier, « Verdun, visions d'Histoire » 1928 : Lieutenant français tué au Champ d'Honneur. La bataille de Verdun est décrite dans le film en recréant la bataille sur le lieu même où elle s'est déroulée. Des images d'actualité et des scènes dramatiques sont utilisées pour rendre la réalité du champ de bataille. La majorité des personnages du film sont de véritables anciens combattants français et allemands de la Première Guerre mondiale. Utilisation équitable,

http://www.filmsdefrance.com/review/verdun-visions-d-histoire-1928.html, https://en.wikipedia.org/w/index.php?curid=54095388

Des pertes cataclysmiques:


En avril 1917, les États-Unis se sont engagés dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Alliés: France, Russie, Grande-Bretagne et Italie en tant que Puissance Belligérante. Les Britanniques et les Français, exangues, en sont à leur troisième année de combat contre les Puissances centrales, qui comprennent l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, la Turquie et la Bulgarie.


Le front occidental, en France et en Belgique, devient rapidement statique. Les deux camps se font face, entre des rangées de barbelés. La guerre fut brutale, avec des mitrailleuses, des lance-flammes, des gaz empoisonnés et des armes plus puissantes, plus terrifiantes et plus précises que le monde n'avait jamais vues, ce qui entraîna un grand nombre de victimes. Au total, il y aura plus de 34 millions de victimes, dont près de 8 millions de décès dus à des blessures ou à des maladies. Bien que les États-Unis soient entrés en guerre tardivement, ils ont envoyé plus de 2 millions de soldats en Europe. 106 378 d'entre eux sont morts avant l'instauration de la paix.


Les besoins en ambulances et en hôpitaux furent immense. Les combats. etles bombardements faisaient des victimes à un rythme effroyable. À Verdun, par exemple, les Français subissent 381 000 pertes : 165 000 morts au combat et 216 000 blessés de février à décembre 1916...Les allemands, 143 000 morts et plus de 150 000 blessés, le tout sur quelques km2.


En 1899, la première ambulance automobile avait été construite pour un hôpital de Chicago, introduisant la vitesse dans le concept de l'ambulance... 

La Première Guerre mondiale a été la première à utiliser des équipements mécanisés et des automobiles. Dès l'automne 1914, les ambulances traditionnelles tirées par des chevaux et les brancards sont devenus obsolètes. Une ambulance automobile pouvait (relativement) rapidement transporter les blessés vers les hôpitaux (et pas seulement vers les tentes de triage), hors de portée de l'artillerie ennemie.

La création de L'American Field Service

Ci-dessus:

En haut: Une ambulance américaine près de Verdun, en France, pendant la Première Guerre mondiale. Bain News Service, éditeur - Library of Congress, Public Domain

http://hdl.loc.gov/loc.pnp/ggbain.23116

Au centre et en bas: Ford Model T de l'American Field Service, « La Section n°1 de l'American Field Service à Cappy-sur-Somme », huile sur toile de White Victor Gerald (1891-1954) et une version différente de l'affiche ci-dessus, toutes exposées dans les salles de l'American Field Service. Musée Franco-Américain, Château de Blérancourt, 33 Pl. du Général Leclerc, 02300 Blérancourt, France - Photos: TC © ASSFI 2019

"Tous et Tout Pour la France"


Tel était le slogan de l'American Field Service.


Lorsque la guerre a éclaté en septembre 1914, la colonie américaine de Paris a immédiatement créé une « ambulance », terme désignant dans le françåis de l'époque un hôpital militaire temporaire. Cette initiative fut similaire à celle prise pendant la guerre franco-prussienne de 1870, lorsque l'« American Ambulance » opérait à partir de tentes situées près de la maison de son fondateur, le Dr Thomas W. Evans, un dentiste bien connu à Paris. Par ailleurs, la gynécologue américaine Marion Sims avait créé un service d'ambulance bénévole appelé « Anglo-American Ambulance ». En 1914, cette « American Ambulance » réactivée prend possession d'un bâtiment scolaire inachevé, le Lycée Pasteur, à Neuilly-sur-Seine, et est gérée par l'Hôpital américain de Neuilly, situé à proximité.


Dès 1914, les chauffeurs volontaires utilisèrent des automobiles, en particulier des Model-T achetés à l'usine Ford de Levallois-Perret, au lieu de voitures hippomobiles. À l'automne 1914, alors que le front s'éloigne de Paris, l'American Ambulance envoie des chauffeurs bénévoles pour aider de manière informelle les armées britanniques dans le nord. 


Au début de l'année 1915, Piatt Andrew, ancien sous-secrétaire au Trésor américain et fervent défenseur de la France, nouvel « inspecteur des ambulances », visite les sections d'ambulances dans le nord de la France et découvre que les volontaires américains trouvent ennuyeux le " jitney" - - nous dirions en français, "à faire le taxi" consistant à transporter les soldats blessés entre les gares ferrovières et les hôpitaux situés loin des lignes de front. À l'époque, l'armée française n'autorisait pas les ressortissants étrangers à s'approcher des zones de combat, tant l'espionnite était aiguë - -et du reste assez justifiée.


Andrew rencontre le capitaine (et futur général) Aimé Doumenc, alors adjoint au Directeur du Service automobile de l'armée française, pour plaider la cause des volontaires américains. Il lui explique qu'ils veulent « aller chercher les blessés sur le front, affronter directement le danger et partager l'expérience des soldats français ». Doumenc accepte de donner sa chance à Andrew. Les résultats furent rapides et impressionnants, conduisant à l'établissement de l'American Ambulance Field Service sous le commandement de l'armée française le 15 avril 1915. 


Au cours de l'été 1916, l'American Field Service met fin à ses liens avec l'American Ambulance et quitte ses locaux limités de Neuilly pour s'installer dans le grand château Delessert, au 21 rue Raynouard, dans le quartier de Passy à Paris. Là, il se développe rapidement au cours de l'année suivante, continuant à fournir des « sections sanitaires » à l'armée française et devenant également un centre de recrutement de pilotes de combat pour l'Escadrille Lafayette nouvellement créée...


Qui étaient ces ambulanciers volontaires américains ?

Les jeunes conducteurs de l'AFS étaient issus pour la plupart de familles aisées aux États-Unis et avaient fréquenté ou fréquentaient encore les universités les plus prestigieuses du pays: Harvard, Yale, Princeton, Dartmouth... Il y avait également un petit groupe de professionnels, parmi lesquels des médecins, des avocats, des architectes, des artistes, des courtiers, des hommes d'affaires, des poètes et des écrivains. Presque tous savaient conduire une voiture, ce qui n'était pas si courant à l'époque. Ce groupe très instruit écrivit de nombreuses lettres, des journaux intimes, des revues et même de la poésie, comme nous le verrons au long de ce Bulletin.


Dans nombre de leurs lettres, ils expriment un amour profond pour la France et les français, et en particulier une affection et une admiration pour les "Poilus".


Avant de rendre hommage à plusieurs de ces volontaires, il convient de présenter les deux fondateurs de l'American Field Service :

Piatt Andrew

Fondateur et premier Directeur de l' AFS


Stephen Galatti

Son adjoint, and futur Directeur Général

Ci-dessus:

L'inspecteur général A. Piatt Andrew et l'inspecteur général adjoint Stephen Galatti au siège de l'AFS, 21 rue Raynouard à Paris, France. 1917. Photographie de H.C. Ellis. Avec l'aimable autorisation des Archives de l'American Field Service et des Programmes Interculturels de l'AFS (Archives de l'AFS). Cette photographie ne peut être reproduite en dehors des directives du Fair Use (usage équitable) des États-Unis (17 U.S.C., Section 107) sans l'autorisation préalable des Archives de l'AFS.

Andrew Piatt


• Andrew Piatt (12 février 1873 - 3 juin 1936), originaire de l'Indiana, a été envoyé sur la côte Est pour y faire ses études. Il a fréquenté la Lawrenceville School, puis Princeton et Harvard, où il s'est spécialisé dans l'économie. À Harvard, il enseigne des sujets financiers, ce qui l'amène à jouer le rôle de conseiller auprès de la commission Aldrich du Sénat, à l'origine de la création du système de la Réserve fédérale.


• En 1909, le président Taft le nomme sous-secrétaire au Trésor. En 1914, il échoue à se faire élire au Congrès. Il cherche alors un poste auprès de Robert Bacon, un ancien collègue de l'administration Taft, qui dirige l'American Ambulance of Paris. Andrew est affecté à une unité du service de transport de l'hôpital dans le nord de la France et est ensuite nommé « inspecteur des ambulances ».


• Andrew a la perspicacité et les compétences politiques nécessaires pour améliorer le service d'ambulance. Il convainc le haut commandement de l'armée française de laisser les « sections sanitaires » américaines assister leurs unités de combat, ce qui donne naissance au « Field Service » de l'American Ambulance.


• Pendant les deux années suivantes, Andrew, surnommé "Doc", a supervisé les opérations avec l'armée française, tandis que son adjudant, Steve Galatti, s'occupait de l'Intendance.


• À la fin de l'année 1917, lorsque l'AFS a rejoint le "United States Army Ambulance Service", les autres groupes de volontaires ont disparu, mais

«Doc » a maintenu l'identité de l'AFS au sein de l'USAAS en publiant un bulletin de l'AFS, en transformant le 21 de la Rue Raynouard en un centre social. L'AFS s'est donc poursuivie après la guerre, à la fois par le biais d'une association AFS et par la promotion des bourses françaises. Après la guerre,

« Doc » fut élu au Congrès, marquant le début d'une nouvelle carrière jusqu'à sa mort en 1936.


• Sa dernière contribution à l'AFS a été importante : après la Grande Guerre, l'AFS a parrainé les French Fellowships, qui étaient des bourses d'études supérieures pour favoriser l'échange de chercheursentre la France et les États-Unis (un précurseur des Fulbright Scholarships).


Stephen Galatti


• Stephen Galatti (6 août 1888 - 13 juillet 1964) est né dans le New Jersey et a fréquenté la St. Mark's School, qui l'a préparé à Harvard, où il s'est fait connaître en tant que quarterback de l'équipe de football universitaire. Cette expérience l'a mis en contact avec un puissant réseau d'anciens élèves prestigieux.


• Après avoir travaillé pour Ralli Brothers à Londres et à Calcutta, et brièvement à l'ambassade américaine à Londres au début de la guerre, il arrive à Paris en août 1915 pour se porter volontaire dans le nouveau Field Service de l'American Ambulance.


• Au départ, il est affecté à une unité en Alsace, mais il est ensuite rappelé à Paris pour seconder Piatt Andrew. Lorsque l'AFS a fusionné avec l'U.S. Army Ambulance Service à la fin de l'année 1917, les deux hommes ont reçu des commissions d'officiers - à la fin de la guerre, « Doc » avait le grade de colonel, tandis que Steve était major.


• Après la guerre, Steve retourne dans le quartier financier de New York et devient agent de change. Au début de la Seconde Guerre mondiale, Steve est chargé de réactiver l'American Field Service.


• Cette fois, l'AFS a continué après la guerre, s'adaptant à la nature changeante du conflit qui s'est transformé en luttes d'influence de la guerre froide. Sous la direction de Galatti, le réseau des « old boys » de l'AFS s'est élargi pour inclure des femmes parmi le personnel et les bénévoles, supervisant les échanges scolaires internationaux. Dès lors, AFS s'engage pour une nouvelle cause : la compréhension internationale, avec des bourses d'échanges de lycéens pour promouvoir la paix.

Hommage aux 28 Volontaires A.F.S.

"Morts Pour la France"

1915-1918

Ci-dessus:

Plaque, American Field Service, "Morts Pour la France"

Église de Notre Dame, 405 West 114th Street, New York, NY 10025

GPS: 40.805025, -73.960249

Photos: TC © ASSFI 2021


Nous présentons ci-dessous ces 28 volontaires de la Première Guerre mondiale qui sont « Morts Pour la France ». Sauf indication contraire, la plupart de leurs biographies sont extraites du « Memorial Volume of the American Field Service in France, Friends of France », édité par James W. D. Seymour, avec une introduction du Lieutenant-Colonel A. Piatt Andrew, publié à Boston en 1921, Domaine Public, Library of Congress.


Puisque nous avons accès à leurs portraits photographiques et à toutes sortes d'informations disponibles sur internet, il est de notre devoir de leur rendre leur visage et de raconter leurs exploits, en sus de déposer des gerbes et faire l'Appel aux Morts.


"N'oublions jamais !" Sinon, ils meurent deux fois.

Paul Cody Bentley

Ci-dessus:

À gauche: Paul C. Bentley, Memorial Volume of the American Field Service in France, 1922, Domaine Public

À droite: Le général John Pershing, président de l'American Battle Monuments Commission, au cimetière américain d'Oisne-Aisne, en France, vers 1924, se rendant sur la tombe de Paul Cody Bentley.

• Né le 22 septembre 1895 à Cleveland, Ohio. Études dans les écoles de Chicago, à l'université de Chicago et à l'université de Harvard, promotion 1917. Rejoint l'American Field Service le 19 mai 1917. Décédé le 16 septembre 1917 des suites de blessures reçues le 13 septembre 1917 près de Fismes. Inhumé à Saint-Gilles, dans la Marne. Corps transféré à Seringes-et-Nesles, Aisne. Croix de guerre. 

• Le 11 septembre, Bentley écrit : « Je suis encore très incertain de ce que je vais faire ensuite. Mais l'incertitude est la principale caractéristique de la guerre. Tout est incertain...  »

• Deux jours plus tard, lors d'une attaque au gaz, sa voiture chargée est touchée par un obus. Bentley, selon les termes de sa citation, « lui-même très grièvement blessé, a continué à conduire jusqu'à l'épuisement de ses forces ». À l'hôpital, il se rétablit courageusement pendant un certain temps, puis s'affaiblit et mourut le 16 septembre.

Addison Leech Bliss

Ci-dessus:

À gauche: Pierre tombale, cimetière de Springfield, également connu sous le nom de cimetière de Peabody, Springfield, MA.

https://www.findagrave.com/memorial/116425430/addison-leech-bliss

À droite: Addison Leech Bliss, Memorial Volume of the American Field Service in France, 1922, Domaine Public

• Né le 21 novembre 1891 à Springfield, Massachusetts. Études dans les écoles de Springfield, Fay et St. Mark's Schools, Southboro, Massachusetts, et à l'université de Harvard, promotion 1914. Rejoint l'American Field Service le 28 janvier 1917. Décédé d'une pneumonie à Paris, le 22 février 1917. Enterré à Paris, en France. Son corps a été transféré au cimetière de Peabody, à Springfield, dans le Massachusetts.

• "Addison s'embarque pour la France sur le Touraine, le 28 janvier 1917, en tant que chauffeur volontaire de l'American Field Service. Après un voyage houleux et alors qu'il attendait à Paris d'être envoyé au front, Bliss attrapa un rhume sévère qui provoqua une pneumonie. Le 22 février, moins d'un mois après avoir quitté les États-Unis, il mourut. Deux jours plus tard, il fut enterré, avec un très émouvant service religieux, à l'église américaine de Paris ».

Arthur Joseph Brickley

Ci-dessus:

À gauche: Arthur Joseph Brickley

À droite: Archives of the American Field Service and AFS Intercultural Programs.

• Né le 5 février 1894 à Charlestown, Massachusetts. Études à la Boston Latin School, à l'université de Harvard, promotion 1916, pendant deux ans, et au collège de Rennes, France, pendant deux mois. Entré dans l'American Field Service le 30 juin 1917 ; rattaché à la section 71 jusqu'au 31 août 1917. Engagé dans le service ambulancier de l'armée américaine, section 644 (ex-32). Mort d'une pneumonie, le 9 décembre 1918, à l'hôpital de campagne d'Appilly, Oise, au sud-ouest de Chauny. Inhumé à Ploisy, Aisne. Le corps sera renvoyé en Amérique. Croix de Guerre. 

• Attaché à la section 71, il passa l'été pluvieux de 1917 sur le front de la Somme, près de Saint-Quentin, dans la région désolée qui avait été si récemment occupée par les forces allemandes. L'un de ses camarades de cette section écrit : « Brickley vivait dans ma tente avec une douzaine d'autres pendant cet été morne et je ne l'ai jamais vu perdre son sang-froid ou dire un mauvais mot contre qui que ce soit. Je me souviens d'un groupe d'entre nous en train d'éplucher des pommes de terre un matin sous la pluie. Tout le monde grognait et se plaignait, sauf Brickley qui gardait sa bonne humeur. Il était toujours prêt à aider qui que ce soit et ne manquait jamais de se porter volontaire pour remplacer un homme malade."

• Il parlait couramment le français, ayant à un moment donné fréquenté pendant quelques mois le Collège de Rennes, en France, et quelle que soit la division française dans laquelle sa section servait, il devint immédiatement immensément populaire, tant auprès des officiers que des hommes.

• Il reçut la Croix de guerre pour son courage sous le feu de l'ennemi lors des attaques du début du mois de septembre 1918. Il ne pouvait y avoir de plus bel hommage à sa mémoire que les mots prononcés sur sa tombe par le médecin principal Michel de la 37e division d'infanterie, qui se terminent comme suit :


“Nous avons tous connu et aimé ce jeune conducteur qui a spontanément offert son cœur, ses jours et sa vie à la France en péril. Partout où il est passé, il s'est fait remarquer par son zèle, son dévouement, son excellent tempérament et son très haut sens du devoir. Il quitta le service pour être terrassé par la maladie qui devait lui ravir l'estime de ses chefs, l'amitié de ses camarades et l'affection de sa famille...

...Au nom du Service de Santé de la Division que vous avez si noblement servi, Chauffeur Brickley, adieu ! »

James Snodgrass Brown

Ci-dessus:

Photo et fiche de service de James Snodgrass Brown , Memorial Volume of the American Field Service in France, 1922, Domaine public

• Né le 10 février 1893 à New York. A fait ses études à la Mount Vernon High School, à New York, et à l'Académie militaire de Staunton, en Virginie. Entré dans l'American Field Service le 30 juin 1917 ; rattaché aux sections 71 et 29 jusqu'au 31 août 1917. Transféré au service des ambulances de l'armée américaine. Malade à Paris. Arrivé en Amérique le 23 avril 1919. Décédé le 26 avril 1919 à l'hôpital d'embarquement numéro un, Hoboken, New Jersey, des suites d'un diabète et d'un empoisonnement au gaz. Il est enterré à New Rochelle, dans l'État de New York.

• Son ambition était de servir dans une section de camions, mais comme on avait alors besoin de conducteurs d'ambulances, il fut envoyé au front avec la section d'ambulances Soixante-et-onze qui prit en charge son quota de voitures Fiat à Noyon le 31 juillet 1917. Ils passèrent la plus grande partie de l'été autour de Noyon, en action dans le secteur de Saint-Quentin. Brown était sous-chef intérimaire de la section et lorsque l'armée américaine a pris en charge le Field Service, il s'est engagé dans le United States Army Ambulance Service et a obtenu le grade de sergent de première classe, tout en poursuivant son travail au front. 

• Pendant la dernière partie de son séjour en France, il a souffert des effets du gaz et du diabète et a été transféré pendant un certain temps au bataillon provisoire à Paris. Il est arrivé à Hoboken, sur le transport américain Mobile, le 23 avril 1919, dans un état semi-conscient et a été immédiatement transporté à l'hôpital d'embarquement américain n° 1 où, trois jours plus tard, il est décédé.

Leon Hamlink Buckler

Ci-dessus:

À droite: Leon Hamlink Buckler, Memorial Volume of the American Field Service in France

À gauche: Pierre tombale de Leon Hamlink Buckler Mount Hope Cemetery, Rochester, NY

Photo by Paul G. Healey, https://www.findagrave.com/memorial/43207643/leon-hamlink-buckler

• Né le 6 janvier 1894 à Farmington, New York. Études à la West High School, Rochester, et trois ans à l'université de Rochester, promotion 1917. Entré dans l'American Field Service le 18 décembre 1916 ; rattaché à la section 4 pendant l'été 1917. Attaché au Field Service Camp, May-en-Multien. Engagé dans le service des ambulances de l'U.S.A. auprès de l'armée française. Sergent-chef. Réaffecté à la section quatre (627). Décédé le 19 septembre 1918 d'une pneumonie à Urbes, en Alsace, et enterré là-bas. Corps transféré au cimetière de Mount Hope, Rochester, New York. Croix de Guerre.

• Buckler fit preuve d'un courage remarquable et d'aucune nervosité sous les tirs d'obus, et semblait aussi enthousiaste que la moutarde pour son travail. Il fit preuve d'une force extraordinaire en aidant à transporter les blessés vers et depuis la voiture, et en aidant à pousser la voiture dans la neige et la boue.  »

• "Plus tard, à l'automne 1917, il s'est engagé dans le service ambulancier de l'armée américaine avec l'armée française, a été nommé sergent-chef et, à sa demande insistante, a été renvoyé au front avec son ancienne section. Là, il continua à faire preuve de la même fidélité qu'à l'époque où il était volontaire, mais à la fin de l'été 1918, alors que la section travaillait dans les montagnes d'Alsace, il contracta une nouvelle pneumonie, dont il mourut le 19 septembre, dans le petit village d'Urbes, en Alsace Reconquise ».

• Buckler a reçu la Légion d'Honneur (grade de Chevalier) à titre posthume le 11 novembre 2011.

• Son nom est inscrit sur le monument des volontaires américains, place des États-Unis, à Paris.

Harmon "Ham" Bushnell Craig

Ci-dessus:

À droite: Harmon B. Craig, Memorial Volume of the American Field Service in France

À gauche, en haut: Nécropole Nationale de Ville-sur-Cousances, France.

À gauche, en bas: son histoire est recontée sur ce panneau d'information touristique.

• Né le 1er juillet 1895 à Boston, Massachusetts. Études à la Brookline High School et à l'université Harvard, promotion 1919. Entré dans l'American Field Service le 19 février 1917 ; rattaché à la Section 2. Décédé le 16 juillet 1917 à Ville-sur-Cousances, des suites de blessures reçues à Dombasle, dans la Meuse, le 15 juillet. Enterré à Ville-sur-Cousances, Meuse. Croix de guerre avec étoile d'or. 

• Il est le frère de John Richard Craig Jr. également versé dans la Section 2.

• Le 2 mars 1917, il débarque en France et écrit dans son journal : « C'est merveilleux de réaliser que je suis ici pour aider ! » et trois semaines plus tard, il est au front en tant que membre de la section 2.

• Le soir du 15 juillet, alors qu'il chargeait des blessés dans sa voiture dans le village de Dombasle, près de Verdun, Harmon fut blessé à la jambe droite lorsqu'un obus tomba à quelques mètres de sa voiture, tuant trois brancardiers et blessant grièvement un lieutenant français. « Ham refusa de faire panser ses blessures avant que le Français n'ait été soigné avant lui, et ce retard, avec la perte de sang qui s'ensuivit, réduisit sans aucun doute ses propres chances. Il mourut le lendemain matin, à deux heures, à l'hôpital de Ville-sur-Cousances. 

• À l'hôpital où il avait été amené mortellement blessé, Harmon Bushnell Craig apprit que sa jambe devait être amputée. Pleinement conscient et souffrant intensément, il sourit : « Allez-y. Je n'aurai plus qu'à acheter une seule chaussure ». Quelques heures plus tard, il meurt...

• La citation de sa Croix de Guerre indique : « ... en particulier les 28 et 29 juin, a fait preuve de la plus grande énergie dans l'accomplissement de ses tâches sur une route non couverte et bombardée. »

• Craig a reçu la Légion d'Honneur (grade de Chevalier) à titre posthume le 11 novembre 2011.

Henry Harrison Cumings, III

Ci-dessus:

À gauche: Henry H. Cumings, Memorial Volume of the American Field Service, Domaine Public

À droite: Cénotaphe de Henry Harrison Cumings III, Church of the Redeemer Cemetery, Bryn Mawr, Pennsylvania. Photo by JC, https://www.findagrave.com/memorial/29319174/henry-harrison-cumings

• Né le 20 juin 1897 à Tiona, en Pennsylvanie. Études au lycée de Buffalo, New York, à l'université de Pennsylvanie et à l'université de Temple. Entré dans l'American Field Service le 26 mai 1917 ; attaché à la section de transport 526 jusqu'au 27 septembre 1917. Mort en mer à bord de l'« Antilles » torpillé, le 17 octobre 1917. Son corps n'a jamais été retrouvé.

• « Issu d'une lignée d'ancêtres militaires remontant à l'époque de la guerre d'indépendance, Henry Harrison Cumings, troisième du nom, a ressenti si fortement le besoin de servir qu'il a été l'un des premiers jeunes Américains à rejoindre le front sous le drapeau américain.

• « En mars 1917, il rejoint l'American Field Service et s'embarque pour la France afin de conduire une ambulance. Lorsque les États-Unis sont entrés en guerre (en avril), la France a lancé un appel aux ambulanciers pour qu'ils se portent volontaires pour une branche de transport de munitions. Cumings est l'un des premiers ambulanciers à rejoindre le service de transport de munitions. Cumings faisait partie des unités de camions américaines qui ont transporté vers les batteries françaises une grande partie des munitions utilisées dans la longue et éprouvante bataille du Chemin des Dames qui a abouti à la glorieuse victoire française de l'automne 1917 ».

• Son engagement pris fin en septembre 1917. Auparavant, Cumings avait tenté de s'enrôler dans l'aviation française. Il avait été refusé en raison de sa mauvaise vue. Soucieux de s'engager à nouveau dans le service des camions, il accepte, par respect pour les souhaits de sa mère, de retourner aux États-Unis et de réintégrer l'armée de ce côté-ci. Cumings, quelque peu envié par ses camarades d'outre-mer, s'embarque pour la France sur le malheureux transport « Antilles »."

• Trois jours plus tard, tôt dans la matinée du 17 octobre 1917, le bateau est torpillé. Il coule en quatre minutes. Cumings et 42 autres personnes périssent.

• Cumings a reçu la Légion d'Honneur (grade de Chevalier) à titre posthume le 11 novembre 2011.

Stephen Raymond Dresser

Ci-dessus:

À gauche: Stephen R. Dresser, Public domain: Memorial Volume of the American Field Service in France

À droite: Suresnes American Cemetery and Memorial, Hauts-de-Seine, France

Photo by RC Vidal, https://www.findagrave.com/memorial/55952710/stephen-raymond-dresser

• Né le 20 octobre 1898 à Westbrook, dans le Maine. Il suit des cours particuliers et fréquente les écoles de Westbrook. Entré dans l'American Field Service le 26 mai 1917, rattaché à la section 2 jusqu'au 26 septembre 1917. Engagé comme simple soldat dans le service d'ambulance de l'U.S.A., section 552. Décédé des suites de ses blessures, le 19 mars 1919, à Paris. Enterré à Suresnes, dans la Seine. Croix de guerre, trois citations et citation américaine. 

• Ses sympathies pour la France se sont éveillées très tôt et un mois avant la fin de ses études secondaires, Stephen s'est engagé dans l'American Field Service. Juste avant de partir, il a écrit : « Nous savons tous les deux, papa, dans quoi je m'engage et je n'en reviendrai peut-être jamais, mais cela en vaut la peine pour toi et pour moi ».

• En mai 1917, « Steve » rejoint la section 2 dans la région de Verdun. Pour son travail à cette époque près de Mort Homme et d'Esnes, la section est décorée et Stephen reçoit sa première Croix de guerre. 

• Deux fois plus tard, il fut cité par les Français et, à l'une de ces occasions, « lorsque Steve apprit qu'il allait être décoré, il demanda que la médaille soit remise à quelqu'un qui n'avait jamais reçu de croix auparavant », mais le lieutenant refusa parce que « de tous les hommes à décorer, c'est lui qui avait fait le plus pour la mériter ». 

Clayton Carey Ellis

Ci-dessus:

À droite: Clayton C. Ellis, Public domain: Memorial Volume of the American Field Service in France

À gauche: Pierre tombale, Longley Cemetery, Sidney, Maine

Photo: Gail Kelly, https://www.findagrave.com/memorial/43197071/clayton-carey-ellis

• Né le 13 juillet 1895 à Somerville, Massachusetts. Études dans les écoles de Somerville et à l'école normale des arts du Massachusetts, promotion 1919. Entré dans l'American Field Service le 5 mai 1917 ; rattaché à la section 28. Engagé dans le service des ambulances de l'armée américaine, le 17 septembre 1917. Tué par un obus à Reims, le 7 août 1918. Inhumé à Seringes-et-Nesles, Aisne. Corps transféré au cimetière de Longley, Sidney, Maine. Croix de guerre.

• « Bien avant que Clayton Carey Ellis ne fasse son ultime sacrifice au service de la France, il avait gagné, par la combinaison heureuse d'une personnalité sympathique et de capacités bien supérieures à la moyenne, l'estime et l'affection de ses camarades français et américains pendant la guerre, tout comme il l'avait fait auparavant pour ses camarades d'école. « Je ne saurais dire ce qui était le plus grand --- l'admiration ou l'amour que je ressentais pour lui » dit l'aumonier de la division dans une lettre aux parents de Clayton, et il poursuit “il était, sans exagération, l'un des meilleurs jeunes hommes que j'ai jamais rencontré dans ma carrière de prêtre, et comme tout cela était enveloppé de la plus sincère modestie, je peux dire sans crainte que ce cher Clayton représentait pour moi l'idéal du jeune homme”. 

• Dans la nuit du 6 août 1918, après minuit, il transportait des blessés dans les rues sombres et détruites de Reims lorsqu'un obus a frappé de près et un éclat a transpercé la tête de Clayton, le tuant instantanément. 

• Il était calme et pratique, un travailleur consciencieux et enthousiaste, « volontaire pour toutes les missions périlleuses », selon la citation à l'ordre de l'Armée de sa Croix de Guerre.

James Wilson Gailey

Ci-dessus:

À gauche: James Wilson Gailey, domaine public: Memorial Volume of the American Field Service in France

Au milieu: en haut: Oise-Aisne American Cemetery and Memorial, Fere-en-Tardenois, Departement de l'Aisne, Picardie, France

Photo by Linkert, https://www.findagrave.com/memorial/43176637/james-wilson-gailey

À droite: Le général de division Henri-Albert Niessel (1866-1955) qui se rendit aux funérailles

Photo: par auteur inconnu- Le Pays de France, 7 novembre 1918 cover, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5992000

• Né le 20 juillet 1895 à New Park, en Pennsylvanie. Études au lycée de Fawn Township, au séminaire de Perkiomen, à Pennsburg, en Pennsylvanie, et à l'université de Princeton, promotion 1917. Entré dans l'American Field Service le 26 mai 1917 ; rattaché à la section soixante-six. Tué par un obus le 29 juillet 1917 au Chemin des Dames. Enterré au cimetière américain Oise-Aisne. Croix de guerre. 

• « Jim » Gailey, descendant direct de Myles Standish et de douze personnalités révolutionnaires, s'est embarqué pour la France avec l'American Field Service en mai 1917. Gailey a donné sa vie pour la France et l'Amérique deux mois plus tard.

• En juin, il écrit à sa famille : « Je suis maintenant réellement et véritablement dans la guerre. Toutes les réalités d'une guerre terrible se sont ouvertes devant mes yeux. Pendant trois ans, j'ai lu sur le sujet de manière négligente et plutôt antipathique, mais mon cœur n'a jamais battu plus vite pour la guerre. Maintenant, je m'y intéresse de tout mon cœur ». Deux mois après son arrivée en France, le jeune Gailey est cité à l'ordre du jour pour acte de bravoure. Quelques jours plus tard, il reçoit la Croix de guerre avec l'étoile d'or, en reconnaissance de son sacrifice suprême.

• L'histoire de l'engagement de « Jim » Gailey est brève. Enrôlé dans la section soixante-six en mai 1917, il fut immédiatement envoyé dans la région du Chemin des Dames, qui était alors le théâtre de certains des combats les plus intenses du front occidental. Pendant les trois semaines précédant sa mort, Gailey et ses compagnons avaient travaillé jour et nuit, transportant des blessés sur des routes criblées d'obus, éclairées seulement par les éclairs occasionnels des fusées, loin au-dessus des flux de l'artillerie en mouvement, des troupes et des autres éléments de la guerre.

• Dans la nuit du 25 juillet, Gailey, entendant parler d'une autre ambulance bloquée par des trous d'obus et des ruines, courut jusqu'à un poste voisin à travers le barrage extrêmement intense et transféra les blessés de la voiture endommagée à l'hôpital. Il reçut pour cela la Croix de guerre.

• Le dimanche matin suivant, le 29, juste après l'aube, Gailey et son compagnon, Hamilton, étaient en train de charger leur ambulance de blessés lorsqu'un obus frappa le véhicule, tuant les deux jeunes Américains et deux des blessés français.

• « Ils furent enterrés le lendemain avec tous les honneurs de la guerre. Le général français Henri Niessel, commandant du corps, trouva le temps, malgré la bataille en cours, de prononcer le discours d'hommage et d'adieu. Le colonel Andrew écrivit à propos de la cérémonie : « Personne parmi ceux qui étaient présents ne pouvait imaginer une fin de vie humaine plus appropriée et plus émouvante qu'une telle cérémonie sur le sol de France, au milieu de tant de soldats français et de jeunes Américains qui risquent chaque jour tout ce qu'ils ont et ce qu'ils peuvent espérer pour la grande cause ».

Richard Nelville Hall

Ci-dessus:

En haut à gauche: tombe au cimetière de Moosch, Departement du Haut-Rhin, Alsace, France

Photo: Jean-Loup Frommer, https://www.findagrave.com/memorial/232517592/richard-nelville-hall

Milieu, en haut: Richard N. Hall, Memorial Volume of the American Field Service in France

En haut à droite: panneau en l'honneur de Richard Hall et de l American Field Service

En bas à gauche: La Ford Model T de Richard Hall Photo contribuée par Thomas Fife, https://www.findagrave.com/memorial/232517592/richard_nelville-hall/photo#view-photo=243728101

En bas à droite: vue rapprochée du panneau.

• Né le 18 mai 1894 à Ann Arbor, Michigan. Études dans les écoles d'Ann Arbor, à l'université du Michigan et au Dartmouth College, promotion 1915. Entré dans l'American Field Service le 15 juin 1915 ; rattaché à la troisième section. Tué par un obus près de Hartsmannsweilerkopf, en Alsace, dans la nuit du 24 au 25 décembre 1915. Enterré à Moosch, en Alsace. Croix de guerre. 

• Il est le premier ambulancier volontaire américain en service actif à mourir dans les Vosges, bien avant l'entrée en guerre de son pays.

• Lors de son enterrement au cimetière de Moosch, la Croix de Guerre a été épinglée sur son cercueil, et le médecin major Georges, de la 66e division d'infanterie française, a prononcé son éloge funèbre :

« Le bon samaritain qu'était Richard Hall avait décidé de voyager beaucoup de concert avec nous, le long de notre route, pour tendre une main inlassablement secourable à ceux de nos compatriotes militaires que les hostilités actuelles auraient plongés dans l'infortune. Il l'a fait pendant de longs mois avec la ténacité constante que vous lui connaissez.

Sur cette route, il a été tué par un projectile ennemi. Je salue sa dépouille et lui exprime, ainsi qu'à ses camarades dans le dévouement, les membres de l'American Medical Section n° 3, ma plus profonde et plus entière admiration au nom du Service de Santé de la 66e Division.

Par ordre du général commandant la 66e division, j'épingle sur ce cercueil la Croix de guerre française avec citation à l'ordre de la division ».

• « Le Docteur a conclu son hommage en assurant : « Les Français n'oublieront jamais ! "

• « L'ambassadeur Jusserand (ambassadeur de France aux Etats-Unis) écrivit aux parents de Dick : « Votre fils a accompli plus de choses, dans le bref temps qui lui a été imparti, que ne peuvent le faire des millions de personnes qui mènent des vies longues, simples et ordinaires. »


Panneau, Richard Nelville Hall

Nécropole Nationale de Moosch

12-14 Rue du Cimetière Militaire, 68690 Moosch, France

GPS: 47.859244, 7.054763

• Inscription:


“Un Américain Mort Pour la France

18 mai 1894 - 25 décembre 1915

Section Sanitaire Américaine 3

American Ambulance Field Service"


"Richard Hall était membre d’un corps d’ambulanciers volontaires ayant servi au côté de l’Armée Française avant l’entrée en guerre des Etats-Unis. Il est mort au volant de son ambulance, frappée par un tir de mortier à l’aube de Noël 1915. La Croix de Guerre lui fut décernée à titre posthumme; il est le seul américain inhumé au cimetière de Moosch.

Erigée le 3 novembre 2015 en présence de sa famille et avec l’aide de AFS Intercultural Programs et amis, cette plaque commémorative honore sa mémoire et l’organisation à laquelle il appartenant.

N’oublions jamais le sacrifice de ceux qui ont perdu leur vie pour en sauver d’autres."

Perley Raymond Hamilton

Ci-dessus:

À droite: Raymond P. Hamilton, Memorial Volume of the American Field Service in France

À gauche: Woodlawn Cemetery, Clinton, MA.

• Né le 30 octobre 1892 à Clinton. Massachusetts. Études au lycée de Clinton, à l'école d'art Fenway de Boston et à l'académie militaire de New York. Entré dans l'American Field Service le 9 juin 1917 ; rattaché à la section soixante-six. Tué par un obus, le 29 juillet 1917, au Village Nègre, Chemin des Dames, près de Craonne. Inhumé à Beaurieux, Aisne. Corps transféré au cimetière de Woodlawn, Clinton, Massachusetts. Croix de guerre. 

• Il a été tué alors qu'il conduisait James Gailey (voir ci-dessus), qui est décédé peu après.

• ... « Tard dans la nuit du 28 juillet 1917, Perley Raymond Hamilton était assis à une petite table dans un coin d'un abri bondé de blessés gémissants, écrivant une note hâtive à sa mère à la lumière d'un bout de bougie vacillante. Il vient de recevoir sa première lettre depuis qu'il a quitté la maison et il tient à lui faire part de sa joie et à l'assurer que tout va bien pour lui. « Je me sens bien et fort », écrit-il, “et je pourrai rattraper le sommeil lorsque la bataille se calmera un peu”. Cela fait quarante-huit heures qu'il n'a pas dormi, mais il estime qu'il est plus important de réconforter sa mère que de prendre le repos que tout son corps fatigué réclame. Il fut contraint de s'arrêter, conclut-il, parce que « je dois partir avec une cargaison de blessés dans quelques minutes et je dois préparer les choses pour eux ». Il cacheta la lettre et sortit de l'abri. Les obus tombaient tout près et les éclats frappaient les uns après les autres, s'entrechoquant contre l'embrasure de la porte. Il actionne la manivelle de sa voiture pendant que son compagnon, James Gailey, aide à l'embarquement des blessés. Et puis, soudain, c'est arrivé. Il y eut un choc rapide et terrifiant --- et le noir... .... Leurs camarades trouvèrent « Ham » penché sur le volant, toujours « en service ».

• Le général Niessel, commandant du corps d'armée qui avait si obstinément résisté à l'assaut allemand le long du Chemin des Dames, assista en personne aux funérailles et prononça le dernier adieu en déposant la Croix de guerre sur le cercueil.

• Inscription sur sa tombe : « Car la miséricorde l'a appelé, il doit obéir : continuellement, d'une seule voix, elle a répété son nom. À notre fils Perley R. Hamilton, ambulancier volontaire de l'American Field Service, S. S. U. 66. Tué au combat au Chemin des Dames, France, le 29 juillet 1917. Âgé de 24 ans. Cité et décoré. Oh, Hamilton ! Tendre et courageux, vous avez tout donné pour le bien commun de l'humanité ».

Stanley Hill

Ci-dessus:

À gauche: Stanley Hill, Public domain: Memorial Volume of the American Field Service in France, 1921.

Milieu: Croix de Guerre avec palme et étoile https://en.wikipedia.org/wiki/Croix_de_Guerre

À droite: Médaille Militaire, https://www.legiondhonneur.fr/fr/page/la-medaille-militaire/86

• Né le 18 décembre 1896 à Somerville, Massachusetts. A fait ses études dans les écoles de Lexington et au Dartmouth College, promotion 1918. Entré dans l'American Field Service le 5 mai 1917 ; rattaché à la section 28 jusqu'au 2 octobre 1917. Engagé dans le service des ambulances de l'armée américaine. Blessé par un obus, le 15 juillet 1918, à Reims. Décédé le 14 août 1918 à l'hôpital de La Veuve, près de Châlons-sur-Marne. Inhumé au cimetière militaire de La Veuve, dans la Marne. Croix de Guerre avec palme et Médaille Militaire. 

• Le 5 mai 1917, il quitte New York avec son frère dans l'American Field Service, écrivant à sa mère juste avant que le bateau ne quitte l'embarcadère : « Nous partons pour l'un des services les plus nobles qui soient et nous ne voulons pas que tu sois triste... Quoi qu'il arrive, nous voulons que tu le supportes courageusement, comme nous savons que tu le feras ». Lui et son frère quittèrent Paris dans la section 28 et travaillèrent bientôt au milieu des violents combats en Champagne, où, le 26 juin, son ami et camarade de collège, Paul Osborn, fut tué alors qu'il chargeait sa voiture à un poste avancé. Dans une lettre à son père relatant cette tragédie, Stanley écrit une phrase qui revêt un intérêt frappant à la lumière de sa propre mort désintéressée. « Si quelque chose m'arrive, je prie Dieu pour que je sois aussi noble, aussi courageux et aussi attentionné envers les autres que l'était Paul !»

• « Stan » adorait les français ; il parlait rapidement la langue avec aisance, se délectant particulièrement d'absorber toutes sortes d'expressions argotiques avec lesquelles il régalait un groupe de “poilus” admiratifs. Son sourire et sa bonne humeur inébranlable sont connus dans toute la division, où il est toujours accueilli avec chaleur et affection. Miss Norma Derr, l'auteur de « Mademoiselle Miss », le décrit pendant les journées épuisantes de juin 1918, alors qu'il se rendait à l'hôpital d'Épernay: 'Il était blanc de poussière et hagard après des jours et des nuits de conduite sans relâche, mais aussi plein d'entrain et confiant qu'à l'époque de Bouleuse, lorsque la section était calme'.

• « Lors de l'offensive allemande du 15 juillet 1918, la section 28 travaille dans le secteur de Reims. Tout au long de cette longue journée mémorable, ils travaillèrent dur, jusqu'à ce qu'enfin les postes soient temporairement débarrassés des blessés. Alors que plusieurs hommes, épuisés par la fatigue et la faim, grignotaient rapidement une bouchée pour la première fois de la journée, un appel fut lancé pour trois voitures supplémentaires. Stanley est le premier à prendre la route.  Non loin de l'hôpital, sur le chemin du retour, un obus tomba à côté de la voiture et le blessa au front. Il fut transporté à l'hôpital de La Veuve et l'on pensait qu'il vivrait. Il reprit conscience et écrivit même à sa famille, avec la gaieté qui le caractérisait, ne se souciant que de l'anxiété de ses parents. Dans l'une de ces deux lettres, il écrit : « Tout va bien, sauf que je m'inquiète de savoir comment vous supportez le fait de ne pas savoir ce qui m'est arrivé ».

Newberry "Berry" Holbrook

Ci-dessus:

En haut: Newberry "Berry" Holbrook dambulance,

En bas à gauche: Extrait de l'Ordre général No 295, Croix de Guerre avec étoile d'argent.

En bas à droite: Certificat signé par Raymond Poincaré, Président de la République.

https://library.columbia.edu/libraries/cuarchives/warmemorial/world-war-i/holbrook-newberry.html

• Né le 4 novembre 1888 à Brooklyn, New York. Études à la Morris High School et à l'université Columbia, promotion 1911. Entré à l'American Field Service, le 30 juin 1917 ; rattaché à la section trente-deux. Engagé dans le service des ambulances de l'armée américaine, le 22 septembre 1917.  Promu sergent. Décédé le 16 février 1918 de la fièvre typhoïde à Essey-les-Nancy, Meurthe-et-Moselle. Corps transféré au cimetière de Woodlawn, New York. Croix de guerre.

• ... « Pour son travail à Verdun pendant les derniers jours de novembre 1917, il a été cité pour la Croix de Guerre par la 37ème Division d'Infanterie avec laquelle la Section servait. L'extrait suivant d'une lettre écrite par son lieutenant est une preuve suffisante du caractère du travail qu'il a accompli : "Depuis que la section a quitté Paris en août dernier, Newberry, ou « Berry », comme nous l'appelions tous affectueusement, a été mon bras droit. C'était l'un des meilleurs conducteurs, courageux, calme et intelligent.  Et lors de notre premier engagement difficile, il a fait plus de voyages et ramené plus de blessés que n'importe quel autre homme de la section. Personnellement, j'ai perdu un véritable ami ; en tant que commandant, j'ai perdu l'un de mes assistants les plus précieux."

• Il est décédé le 16 février 1918 à Essey-les-Nancy, des suites d'une fièvre typhoïde, ayant refusé de quitter la section et de se rendre à l'hôpital jusqu'à quelques jours avant sa mort. 

• Holbrook a reçu la Légion d'honneur à titre posthume le 11 novembre 2011.

Edward Joseph Kelley

Ci-dessus:

À gauche: Edward Joseph Kelley, Archives of the American Field Service and AFS Intercultural Programs.

À droite: Meuse-Argonne American Cemetery and Memorial, Romagne-sous-Montfaucon, Lorraine, France, Photo par Andy, https://www.findagrave.com/memorial/55960476/edward-joseph-kelley

• Né le 19 mars 1889 à Philadelphie, en Pennsylvanie. Études dans les lycées de Philadelphie, au Rock Hill College, à Ellicott City, dans le Maryland, et à l'université de Pennsylvanie, promotion 1911. Entré dans l'American Field Service le 26 août 1916 ; rattaché à la section quatre. Tué par un obus à Marre, près de Verdun, dans la nuit du 23 septembre 1916. Enterré à Blercourt, dans la Meuse. Croix de guerre. 

• ..."Edward Kelly appartient à ce petit groupe héroïque de jeunes Américains qui ont donné leur vie pour la France alors que leur propre pays hésitait encore à s'engager. Au cours de l'été 1916, alors qu'il est employé au service après-vente d'une usine automobile de Philadelphie, il lit dans un magazine un article sur le travail accompli par les Américains en France. Le 26 août, il s'embarque comme membre de l'American Field Service, avec l'intention de mettre au service de la cause l'expertise qu'il possède dans le domaine de l'automobile".

• Il s'attendait à rester à Paris, comme en témoignent les lettres qu'il a écrites à son domicile peu après son arrivée, mais l'occasion s'est présentée presque immédiatement de rejoindre la section 4 sur le front et il a salué avec empressement cette chance de voir du service actif sur le terrain. La section 4 était à l'époque l'une des trois sections situées dans le secteur de Verdun, dont le travail se situait dans la région du célèbre Mort Homme.

• Sa période de service devait être courte. Six jours après avoir rejoint la section, dans la nuit du 23 septembre 1916, il effectuait son premier voyage vers le poste de secours dans la petite ville en ruine de Marre, et un vétéran de la section nommé Sanders lui indiquait la route à suivre. Ils avaient presque atteint leur destination, une cave fortement protégée, lorsqu'un obus allemand frappa à environ trois mètres devant l'ambulance, projetant ses fragments dans toutes les directions. Kelley fut tué sur le coup et son compagnon grièvement blessé. Ils furent ramenés à Blercourt dans une autre ambulance qui attendait au poste.

C'est là qu'il fut enterré avec les honneurs militaires, un mois seulement après son départ de New York.

• « Piatt Andrew, le commandant du Field Service, écrit quelques jours plus tard à la sœur de Kelley pour lui décrire la scène : « Imaginez une matinée ensoleillée et chaude de septembre et une rue de village qui monte à flanc de colline. Dans l'entrée ouverte de l'une des maisons, dont la façade est ornée des draperies noires et argentées de l'église et du drapeau tricolore de la France, le cercueil est placé, enveloppé dans un grand drapeau français, couvert de fleurs et de couronnes, avec en tête un petit drapeau américain sur lequel est épinglée une Croix de guerre avec une étoile d'or, hommage du général du corps d'armée au garçon qui a donné sa vie pour la France. Six soldats français portèrent le cercueil, puis vinrent les représentants de nos sections, chacun portant une couronne, puis le général, un groupe d'officiers, et après eux la cinquantaine d'Américains entourés d'un détachement de soldats aux armes renversées. Personne ne pourra jamais oublier cette scène ».

• Kelley a reçu la Légion d'honneur à titre posthume le 11 novembre 2011.

Gerald Colman King

Ci-dessus:

Gerald Colman King, et sa fiche de service, Archives of the American Field Service and AFS Intercultural Programs.

• Né le 22 novembre 1878 à Bellows Falls, Vermont. Mark's School, Southboro, Massachusetts, et Pomfret School, Connecticut. Armée américaine, guerre hispano-américaine, comme volontaire. Entré dans l'American Field Service, le 14 février 1917 ; rattaché à la section huit. Invalidé aux États-Unis en mai 1917. Décédé à l'hôpital, à New York, le 27 septembre 1917. Inhumé au cimetière Grace Church, Jamaica, Long Island, New York.

• ... « Lorsque l'Amérique entra en guerre, King était trop âgé pour s'engager dans l'armée régulière. Il choisit donc immédiatement la seule autre solution possible pour se rendre en France afin d'aider ce pays pour lequel il éprouvait une très profonde affection, nourrie par les liens du sang. Il s'engagea dans l'American Field Service ».

• ... « Ces dernières années, King était connu en tant qu'acteur, mais il s'est détourné de la scène pour aller en France en tant qu'ambulancier, et pendant son séjour, il a été frappé de paralysie, qui s'est terminée par sa mort dans un hôpital de New York après avoir été ramené dans ce pays. »

• Gerald Colman King a reçu la Légion d'honneur à titre posthume le 11 novembre 2011.

Howard Burchard "Rainy" Lines, Jr.

Ci-dessus:

À droite: Howard B. Lines, Photo : https://www.findagrave.com/memorial/55953465/howard-burchard-lines

À gauche: Carte postale signée « Rainy C. Lines » postée la veille de sa mort à son ami et camarade de classe Conrad Snow, 1912, toujours à Harvard, lui demandant de collecter des fonds pour la dotation d'un lit d'hôpital à Dartmouth.

Photo: https://raunerlibrary.blogspot.com/2010/05/to-those-who-served.html

• Né le 5 mars 1891 à New York. Études à l'Anglo-Saxon School, Paris ; Université de Paris, Sorbonne, baccalauréat 1908 ; Dartmouth College, promotion 1912 ; Harvard Law School, 1915. Entré dans l'American Field Service le 8 septembre 1915 ; rattaché à la section 1 jusqu'au 30 décembre 1915 ; réengagé le 17 septembre 1916 ; rattaché aux sections 8 et 1. Décédé au front, d'une pneumonie, le 23 décembre 1916. Enterré le jour de Noël à La Grange aux Bois, Argonne. Le corps se trouve actuellement au cimetière militaire américain de Suresnes, près de Paris (Seine). Croix de Guerre. 

• Sa pneumonie s'est compliquée d'une méningite sur le front de La Grange aux Bois. Il avait souffert d'une appendicite, d'une blessure abdominale, de la varicelle et de la grippe espagnole, le tout à quelques mois de sa mort, mais il continuait à retourner au front.

• ... « Éduqué en France et aimant intensément son peuple et ses traditions, Lines était prêt dès le début à faire n'importe quel sacrifice pour sa cause.

« Dévoué et courageux », lit-on dans sa Citation à l'ordre de l'Armée, "il fut envoyé à l'arrière, malade. Il revint avec enthousiasme au front après sa guérison, contracta une grave maladie et mourut pour la France ».

• ..."Howard Burchard Lines est décédé en Argonne le 23 décembre, après deux jours de maladie due à l'exposition et au surmenage. Il fut enterré avec les honneurs militaires le matin de Noël, dans un petit village français situé à un kilomètre des tranchées. Le cercueil était enveloppé dans le drapeau français, mais les camarades d'Howard n'ont pas oublié de placer le drapeau américain comme oreiller sous sa tête. Grâce à la courtoisie des autorités françaises, le Dr et Mme Lines ainsi que la sœur d'Howard, Miss Mary Lines, ont pu assister aux funérailles. Howard Lines avait servi, depuis sa sortie de la Harvard Law School, dans le service des ambulances de campagne de l'Hôpital américain, et avait été recommandé pour la croix de guerre juste avant sa mort. Il était infatigable dans son dévouement et faisait preuve d'un sang-froid à toute épreuve sous le feu de l'ennemi. Comme le savent ses camarades de classe et d'autres amis de Dartmouth, Howard Lines a été largement élevé en France et aimait passionnément le pays qui était le sien. Il a donné sa vie librement et avec joie au service de la France, parce qu'il croyait, comme la grande majorité des étudiants américains, que la cause de la France était celle de l'humanité." - The Dartmouth College Magazine, Vol. IX, February 1917, No. 4

• Le gouvernement français a décerné à Lines la Croix de guerre à titre posthume en hommage à son service.

• Un mémorial commémorant Howard « Rainy » Burchard Lines se trouve au Dartmouth College, au bas de la bibliothèque Baker, dans la cage d'escalier ouest, avec sa correspondance et ses souvenirs encadrés sur les murs.

Gordon Kenneth "Mac" Mackenzie

Ci-dessus:

À gauche: Gordon K. Mackenzie, Public domain: Memorial Volume of the American Field Service in France

À droite: pierre tombale, Sleepy Hollow Cemetery, Concord, Massachusetts

Photo by Patrick, https://www.findagrave.com/memorial/43188469/gordon-kenneth-mackenzie

• Né le 31 janvier 1887 à Concord Junction, Massachusetts. Études à l'école de Concord. Entré dans l'American Field Service, le 11 novembre 1916 ; rattaché aux sections 10, dans les Balkans, et 2, en France. Engagé dans le service ambulancier de l'armée américaine, le 26 septembre 1917 ; rattaché à la section 626. Décédé à Beauvais, le 14 juin 1918, des suites de blessures reçues au combat près de Montdidier, le 12 juin. Inhumé à Beauvais, Oise. Corps transféré au cimetière de Sleepy Hollow, Concord, Massachusetts. Croix de guerre avec palme. 

• ... L'unité de « Mac » a servi six mois en Albanie, après quoi il a été transféré en France. Il rejoint la section 2, alors stationnée dans le secteur de Verdun, au cœur des combats. Avec cette section, qui deviendra par la suite la section 626, U. S. A. A. S., il sert pendant près d'un an en Lorraine, sur l'Aisne et sur l'Oise. En juin 1918, le 48e Zouaves, auquel la section était rattachée, fut lancé dans la contre-offensive près de Montdidier. Le nombre de blessés est effrayant et les ambulances travaillent pendant de longues heures. Le 12 juin, « Mac » se trouve dans une cour d'hôpital à Neufvy, attendant que sa voiture soit chargée, et nourrissant entre-temps quelques blessés français. Sans crier gare, un obus tombe, explose et réduit en miettes une ambulance, tuant plusieurs Français et blessant MacKenzie ».

• "Bien que la blessure ne soit pas mortelle en soi, un empoisonnement du sang se déclare et « Mac » s'éteint le 14 juin 1918 à l'hôpital de Beauvais. Les infirmières qui l'ont soigné ont parlé de sa patience et de son endurance, de sa considération pour les autres membres du service et de la finesse de caractère qu'il révélait même dans son état d'extrême faiblesse."

Arthur Myers

Above:

Left: Arthur Myers, Public domain: Memorial Volume of the American Field Service in France

Right: Arthur Myers service file,

• Né le 22 mars 1886 à New York. Études à Cornwall Heights et à l'école préparatoire polytechnique de Brooklyn. Entré dans l'American Field Service le 2 mars 1917 ; rattaché à la section 15 jusqu'en mai. Renvoyé en Amérique en juillet 1917, souffrant d'un choc d'obus. Décédé chez lui, à New York, le 4 octobre 1917. Enterré au cimetière de Green-Wood, à Brooklyn, New York. Croix de guerre. 

• ... « Arthur Myers avait du sang français dans les veines et avait une admiration naturelle et profonde pour la France par des lectures approfondies de l'histoire française. Il ressentait très vivement l'obligation de la dette de l'Amérique envers elle et la nécessité de s'en acquitter ».

• ... « Un jour, il se porta volontaire pour évacuer un homme grièvement blessé d'un petit poste du Bois d'Avocourt, sur une route qui était méthodiquement “arrosée” par des obus explosifs, et il suscita tellement l'admiration du sergent français en charge du poste qu'il fut recommandé pour la Croix de guerre, qu'il reçut finalement. Il est promu sous-chef et gagne la confiance et le respect des hommes. Son ami, Earl Osborn, écrit : « En tant que chef de la section 15, je voudrais à nouveau témoigner de la bravoure et du dévouement d'Arthur Myers."

• « Nous avons alors remarqué un changement chez lui », écrit l'un de ses amis les plus proches dans la section. « Il restait seul et semblait morose... .... Nous avons pensé que c'était un symptôme de cette maladie courante qu'est le « shell-shock », qui emporte si souvent les plus forts et les meilleurs ». Il continue courageusement jusqu'au jour où, après une expérience particulièrement effrayante, comme il l'écrira plus tard de Paris, « je suis rentré à la section et je n'avais envie de rien d'autre que de m'allonger sur le dos ... ... et de me demander quand les douleurs dans ma tête allaient cesser ». Il est renvoyé à Paris pour se reposer et, pendant un certain temps, il semble se ressaisir, espérant avec confiance retourner à la section ; mais sa constitution affaiblie a reçu un choc plus sévère qu'il ne le pense et, en juillet, il est renvoyé chez lui en Amérique. Il s'affaiblit progressivement jusqu'à ce qu'il meure le 4 octobre 1917."

John "Jack" Verplanck Newlin

 

Ci-dessus: 

À droite: John Verplanck Newlin, Courtesy of the Archives of the American Field Service and AFS Intercultural Programs.

À gauche: Meuse-Argonne American Cemetery and Memorial

Romagne-sous-Montfaucon, Departement de la Meuse, Lorraine, France, photo contribuée par Andy,

https://www.findagrave.com/memorial/55958184/john_verplanck-newlin/photo

• Né le 16 mai 1898 à Ardmore, en Pennsylvanie. Fils de Richard M. et Alice Eisenbrey Newlin. Domicile à Whitford, Pennsylvanie. Études à l'école Haverford, Pennsylvanie, et à l'université de Princeton, promotion 1919. Camp de Plattsburg, 1916. Entré dans l'American Field Service le 26 mai 1917 ; rattaché à la section 29. Blessé le 3 août à Montzéville. Mort de ses blessures dans la nuit du 5 août 1917. Enterré à Fleury-sur-Aire, Meuse. Corps transféré au cimetière militaire américain de Romagne-sous-Montfaucon, Meuse. Croix de Guerre, Médaille Militaire. 

• ... La carrière militaire de « Jack » Newlin fut brève. Membre de la promotion 1919 de Princeton, où il avait été rédacteur artistique du « Tiger » et rédacteur du magazine « Litt », il fréquenta Plattsburg pendant l'été 1916 et, en mai de l'année suivante, quitta l'université pour s'enrôler dans l'American Field Service. Sa section, la S. S. U. 29, quitta Paris le 30 juin 1917, passa environ trois semaines dans les environs de Bar-le-Duc et, le 23 juillet, commença à travailler sur le front, un peu à l'ouest de Verdun. C'est au poste de Montzéville, dans la nuit du 3 août, qu'un obus, atterrissant près de l'entrée de l'abri, le blessa grièvement alors qu'il s'apprêtait à démarrer sa voiture. Il fut transporté d'urgence à l'hôpital de Fleury où il fut opéré le lendemain soir. Le lendemain, il se réveilla suffisamment pour voir certains de ses camarades et recevoir sa citation et sa Croix de Guerre, mais il mourut vers minuit."

• Madame Jacquemaire, la fille de Georges Clemenceau, qui était infirmière à l'hôpital où il est mort, a écrit une lettre très touchante à sa mère : 

« Malgré les efforts de tous, votre brave fils s'est éteint doucement et sans douleur dans nos bras. Le commandant militaire lui avait remis les plus hautes récompenses pour sa bravoure, la Médaille militaire et la Croix de guerre. Il contemplait ces belles récompenses avec une joie profonde. ... ... Je suis fière d'avoir connu votre admirable enfant. »

George Frederick Norton

Ci-dessus:

À gauche: George Frederick Norton, Courtesy of the Archives of the American Field Service and AFS Intercultural Programs.

À droite: Obituary, https://www.findagrave.com/memorial/14821831/george_frederick-norton/photo

• Né le 28 octobre 1876 à Elk Grove, Christian County, Kentucky. A fait ses études à l'école de Lawrenceville, classe 1894, et à l'académie de Staten Island. Entré dans l'American Field Service le 26 mai 1917 ; rattaché à la première section. Tué à Ludes par une bombe d'avion le 12 juillet 1917. Enterré à Ludes, dans la Marne. Corps transféré par la suite au cimetière morave, New Dorp, Staten Island, New York. Croix de guerre, citation du Corps d'armée.

• Norton était membre de l'expédition Peary au nord du Groenland en 1905 et, depuis plusieurs années, il voyageait dans le monde entier et chassait le gros gibier. Il a découvert une nouvelle espèce de grizzli en Alaska, qu'il a envoyée à la Smithsonian Institution.

• En reconnaissance de ses services, les Français lui ont décerné la Croix de guerre, qui a été transmise à la famille.

Paul Gannett Osborn

Ci-dessus:

À gauche: Paul Gannett Osborn, Courtesy of the Archives of the American Field Service and AFS Intercultural Programs.

Au milieu: Oise-Aisne American Cemetery and Memorial, Fere-en-Tardenois, Departement de l'Aisne, Picardie, France. The Fr. C. de G. stands for French Croix de Guerre. Photo: by Andy, https://www.findagrave.com/memorial/56639493/paul_gannett-osborn/photo

À droite: Le général de division Albert Baratier (1864-1917) qui a pris la parole lors des funérailles d'Osborn et a été tué un peu plus tard d'une crise cardiaque lors de l'inspection d'une tranchée de première ligne. Photo: PD-US, https://en.wikipedia.org/w/index.php?curid=65168322

• Né le 24 juin 1894 à Rochester, New York. Études à la Montclair High School et au Dartmouth College, promotion 1917. Entré dans l'American Field Service le 5 mai 1917 ; rattaché à la section 28. Blessé près du village Gascon, en Champagne, le 21 juin. Mort de ses blessures, le 26 juin 1917, à l'hôpital Farman. Enterré à l'hôpital Farman, près de Mourmelon-le-Grand, en Champagne. Croix de guerre. 

• ... « C'est lors de sa première nuit de service au front, au sein de l'American Field Service, que Paul Gannett Osborn fut appelé à se sacrifier. Son service fut bref, mais « la lueur rapide et claire de la jeunesse sacrificielle » a brillé très haut avant de s'éteindre, illuminant tout ce qu'elle touchait et laissant l'éclat de sa mémoire brûler à travers les années. C'est à lui que revient la triste distinction d'avoir été le premier Américain tué après notre entrée en guerre ».

• Paul Osborn et son frère ont rejoint l'American Field Service avec l'unité de Dartmouth en mai 1917. La section 28, dont Paul faisait partie, reçut son baptême du feu dans la nuit du 21 juin. Roulant sur une route boueuse, près de Village Gascon, en Champagne, Paul rencontra la machine d'un camarade coincée dans un trou d'obus et s'arrêta pour l'aider, en dépit d'un barrage allemand intense. Avant que la voiture ne puisse être dégagée, Paul est touché et mortellement blessé. Il est transporté d'urgence à l'hôpital Farman, près de Mourmelon-le-Grand, où tous les efforts sont faits pour lui sauver la vie, mais la gangrène s'installe et il meurt quelques jours plus tard.

• Le chirurgien divisionnaire, s'exprimant sur la tombe, a notamment déclaré : « En tête de vos armées, vous êtes venus, volontaires américains, vous soumettre à cette rude épreuve, et l'un de vous a déjà scellé de son sang l'étroite fraternité qui vous unit au peuple de France. » 

- Le général de division Baratier, célèbre par l'affaire de Fashoda, a conclu son bel hommage par ces mots :

« Soldat Osborn, dormez parmi vos camarades français, tombés comme vous, dans la gloire ! Dormez enveloppés dans les plis du drapeau américain, à l'ombre de la bannière de la France ! ». 

Albert Augustus Porter

Ci-dessus:

À gauche: Albert Augustus Porter, Courtesy of the Archives of the American Field Service and AFS Intercultural Programs.

À droite: pierre tombale, Oakwood Cemetery, Niagara Falls, NY, Photo par Scotdeerie

https://www.findagrave.com/memorial/43173108/albert_augustus-porter/photo

• Né le 30 septembre 1896 à Buffalo, New York. Fils d'Alexander J. et de Maud Langmuir Porter. Domicilié à Niagara Falls, New York. Études au Ridley College, St. Catherines, Ontario, et à l'université Cornell, promotion 1919. Camp de Plattsburg, 1916. Entré dans l'American Field Service le 12 mars 1917 ; rattaché au quartier général. Décédé à Paris d'une pneumonie, le 25 avril 1917, à l'hôpital Buffon. Funérailles à Paris. Enterré au cimetière d'Oakwood, Niagara Falls, New York. Croix de Guerre.

• « ...En février (1917), il s'inscrit à l'American Field Service. Il écrit de New York au début du mois de mars, un jour ou deux avant son départ : « Naturellement, je me sens un peu trop heureux, mais c'est parce que je vais faire ce que j'ai toujours rêvé de faire ».

• ... « À son arrivée à Paris, il est affecté à la section 4 et s'apprête à partir pour le front lorsqu'il contracte la rougeole, ce qui l'oblige à être envoyé à l'hôpital. Enfin, son impatience était telle qu'il insista pour sortir afin de tester ses forces, mais le climat printanier de Paris fut trop dur pour lui et une pneumonie se déclara. Il meurt le 25 avril 1917, alors qu'il n'a pas encore vingt et un ans, un mois après son arrivée en France. Des funérailles militaires ont été organisées à l'église américaine, les premières depuis la déclaration de guerre des États-Unis, en présence d'un grand nombre de ses camarades et d'officiers du Field Service, ainsi que d'éminents résidents américains et français. Son cercueil, drapé d'un drapeau américain, a été renvoyé à Niagara Falls ».

Edward Carter Sortwell

Ci-dessus:

À droite: Edward Carter Sortwell, Photo ajoutée parThomas Fife,

À gauche: pierre tombale, Mount Auburn Cem., Cambridge, Massachusetts, Photo ajoutée par Sharon Lavash Hawkins, https://www.findagrave.com/memorial/32936868/edward-carter-sortwell

• Né le 25 mars 1889 à Cambridge, Massachusetts. Paul's School, Concord, New Hampshire, et à l'université Harvard, trois ans, promotion 1911. Entré dans l'American Field Service le 26 avril 1916 ; rattaché à la section 8 jusqu'en septembre 1916, puis à la section 3 à Salonique. Décédé le 12 novembre 19116, des suites d'un accident survenu à Salonique le 11 novembre. Enterré à Salonica. Corps transféré au cimetière Mt. Auburn, Cambridge, Massachusetts.

• ... « À la mort de son père, ancien maire de Cambridge, il quitte le Harvard College à la fin de sa première année et entre au service de la Ludlow Manufacturing Associates. C'est pour s'occuper des transactions de cette entreprise dans le domaine du jute qu'il est envoyé à Calcutta, où il reste trois ans. Au printemps 1916, sur le chemin du retour vers l'Amérique, il s'est arrêté à Paris et, s'intéressant au travail effectué par l'American Field Service sur le front, s'est engagé pour une durée de six mois. La section 8 était sur le point de partir au combat et, en tant que l'un des premiers membres de la section, il a servi de mai à septembre 1916, en Champagne et autour de Verdun ».

• Fin septembre, il se porte volontaire pour servir dans la troisième section de l'armée française d'Orient et est accepté. Deux semaines à peine après son débarquement à Salonique, alors qu'il attendait que les voitures soient prêtes, il fut heurté par une voiture d'état-major britannique en traversant une rue sombre, ce qui provoqua une commotion cérébrale et il mourut la nuit suivante, le dimanche 12 novembre 1916. Il fut enterré dans le cimetière français à la périphérie de Salonique, son cercueil étant recouvert d'un drapeau français et d'un drapeau américain.

• Dans une lettre adressée à la mère de Sortwell, A. Piatt Andrew, chef de l'American Field Service, écrit : « ...Il est le troisième de nos volontaires américains à donner sa vie au service de la France dans ses heures de péril, et par son sacrifice il a ajouté un lien de plus aux liens d'amitié qui unissent nos deux pays depuis leurs premiers jours ».

• Sortwell a reçu la Légion d'Honneur à titre posthume le 11 novembre 2011.

Henry Eglington Montgomery Suckley

Ci-dessus:

À droite: Henry E.M Suckley, Photo ajoutée par Atanathos, https://www.findagrave.com/memorial/43172961/henry-eglinton_montgomery-suckley

À gauche: Fiche de service, Archives of the American Field Service and AFS Intercultural Programs.

• Né le 1er février 1887 à Orange, dans le New Jersey. Études à l'étranger, à la Phillips Academy, à Exeter, et à l'université de Harvard, promotion 1910. Entré dans l'American Field Service le 12 février 1915 ; attaché à la troisième section ; sous-chef de mai 1915 à septembre 1916. Recruté pour le service extérieur, en Amérique, de septembre à novembre ; commandant adjoint de la dixième section, novembre 1916. Se rend dans les Balkans. Blessé par des bombes aériennes, le 18 mars, à Zemlak. Décédé le 19 mars 1917 à Koritza, Albanie. Enterré à Koritza. Croix de Guerre. 

• ... « Suckley s'est engagé dans le Field Service en février 1915 et, en mai de la même année, il est parti au front avec la Section 3. Il resta sans interruption avec cette unité, sur les fronts d'Alsace, de Lorraine et de Verdun jusqu'en septembre 1916, reçut la Croix de guerre pour bravoure au combat et fut nommé sous-chef de la section ».

• ... « La section 10 reçut immédiatement l'ordre de rejoindre l'armée d'Orient à Salonique et, lorsqu'elle reçut du travail à faire sur le front, elle commença immédiatement à se faire une réputation enviable. Mais Suckley, dont l'influence en tant que chef était si importante, n'a pas vécu assez longtemps pour recevoir sa part du mérite, car le 18 mars, un raid aérien ennemi a eu lieu au-dessus de Zemlak, où le quartier général de la section avait été établi, et il a été mortellement blessé par le fragment d'une bombe.

Il fut transporté dans l'une des ambulances de la section jusqu'à l'hôpital de Koritza où il mourut tranquillement le lendemain matin. Il a gardé conscience toute la nuit et a donné des instructions sur le travail de la section en répétant à tous ceux qui l'ont vu : « Ne vous occupez pas de moi ».


Citation à l'ordre de la 66e Division:

« Chauffeur Suckley, H., section médicale américaine n° 3, sujet américain (sic) »

« A fait preuve une fois de plus d'un dévouement digne des plus grands éloges en assurant nuit et jour, pendant quinze jours, au mépris de tout danger, l'évacuation de nombreux blessés sur une route de montagne constamment la cible des projectiles ennemis. »


• « Ces garçons qui sont partis, portant nos couleurs et notre esprit dans les avant-postes de la civilisation, seront un jour honorés et on se souviendra qu'ils ont bien mérité de leur pays et que, par leur exemple et leur sacrifice, ils ont maintenu en vie une noble tradition et un véritable esprit américain.... . . . . Dans une période sombre, peut-être la plus sombre de toute notre histoire, c'est l'exemple de garçons comme Suckley qui nous donne de l'espoir, même dans le désespoir.." - Éditorial, "New York Tribune," 28 mars 1917.

• S'exprimant sur sa tombe, l'officier français le plus ancien présent a déclaré : « Henry Suckley a toujours joint aux plus hautes qualités d'un chef l'humble patience d'un soldat, sachant que le meilleur moyen d'obtenir l'obéissance était de donner lui-même l'exemple en toute chose ».

• Suckley a reçu la Légion d'Honneur à titre posthume le 11 novembre 2011.

Philip "Phil" Winsor

Ci-dessus: 

À gauche: Philip Winsor, Public domain: Memorial Volume of the American Field Service in France

À droite: Meuse-Argonne American Cemetery and Memorial, Romagne-sous-Montfaucon, 

Département de la Meuse, Lorraine, France. Photo ajoutée par Thomas Fife

https://www.findagrave.com/memorial/181226422/philip-winsor

• Né le 6 février 1893 à Weston, Massachusetts. Études à l'école Middlesex, Concord, Massachusetts, et à l'université Harvard, promotion 1915. Rejoint l'American Ambulance Service en septembre 1916, à l'hôpital de Neuilly, jusqu'en janvier 1917. Retour en Amérique. Camp de Plattsburg, six semaines. Entré dans l'American Field Service, le 20 juin 1917 ; rattaché à la section quatre. Engagé dans le service des ambulances de l'armée américaine, le 1er novembre 1917. Décédé à Bussang, le 24 octobre 1918, d'une pneumonie. Inhumé à Bussang, dans les Vosges. Croix de guerre, deux citations.

• ... « Il entre à Harvard en 1911 [...] et obtient son diplôme en 1916. En septembre de cette année-là, il s'embarque pour la France afin de conduire une ambulance pour l'hôpital américain de Neuilly, à Paris.

• « Il est revenu en janvier 1917 et a passé le mois suivant dans le sud avec son frère. Lorsque la guerre a été déclarée, il s'est rendu à Plattsburg en tant que candidat à une commission, mais après les six premières semaines, il a été exclu de l'escouade et il a lui-même estimé qu'il n'était pas du tout apte à un commandement ».

• « Phil » sentait qu'il devait retourner en France d'une manière ou d'une autre, mais l'idée même de la guerre et des horreurs qu'elle impliquait lui répugnait. C'est peut-être parce qu'il détestait le plus ce travail qu'il décida de le reprendre, mais cette fois-ci au front. Il est envoyé au début de l'été 1917 dans la section 4, et lorsque, à l'automne, le Field Service est absorbé par l'armée américaine, il s'engage dans l'U.S. Army Ambulance Service.

• Il s'est toujours porté volontaire pour toute tâche particulièrement dangereuse et a été cité deux fois pour la Croix de Guerre.

• Winsor a reçu la Légion d'Honneur à titre posthume le 11 novembre 2011.

Benjamin Russsell Woodworth

Ci-dessus:

À gauche: Certificat de décès signé par le Consul américain, photo ajoutée par Doc Wilson, https://www.findagrave.com/memorial/56641251/benjamin_russell-woodworth/photo

À droite: Benjamin R. Woodworth, Memorial Volume of the American Field Service in France, 1921.

• Né le 5 août 1886 à Stockton, Californie. Études à la Milton Academy, Milton, Massachusetts. Département du trafic, Pennsylvania Railroad, Philadelphie, 1905 à 1912. Exploitation forestière dans les forêts du Maine. Entré dans l'American Field Service le 31 mai 1915 ; rattaché à la première section jusqu'au 5 juillet 1916. En congé en Amérique jusqu'en octobre. Rejoint la première section le 21 octobre 190 - Commandant adjoint en mars 1917. Tué dans un accident d'avion près de Soissons, le 15 juin 1917. Enterré à Châlons-sur-Vesle. Marne. Croix de Guerre. 

• ... "Au printemps 1915, attiré par les possibilités d'action qu'offrait la guerre, il s'engagea dans l'American Field Service et rejoignit la première section à Dunkerque en juin."

• ... « Elle a signifié beaucoup pour tous les Américains qui ont participé à la vie de la France pendant les premières années de la guerre, et encore plus pour tous ceux qui ont servi au sein de l'armée française sur le front. L'un des membres de la première section, dans l'« Histoire de l'American Field Service en France », a décrit une impression de ces premiers jours : « À notre base, Dunkerque, nous avons partagé la vie d'une ville soumise à des bombardements sporadiques mais dévastateurs ; plus loin encore, à Ypres, nous avons vu une ville bombardée de fond en comble en une seule nuit. Là, nous n'avons pas partagé la vie, pas plus qu'à Nieuport, car il n'y avait rien à partager."

• En juillet 1916, après avoir servi pendant plus d'un an dans la section, il est retourné en Amérique. Il passe quelque temps dans les environs de Boston et de Philadelphie, reprenant contact avec de vieux amis, et fait un voyage sur la côte pacifique pour rendre visite à sa mère qui réside à San Francisco. Pendant son séjour, il a contribué à réunir l'argent nécessaire à l'achat d'une ambulance qu'il a ensuite conduite. Il s'est réengagé en octobre et est retourné en France, rejoignant son ancienne section dans l'Argonne. Au mois de mars suivant, il a été nommé chef alors que la section était en repos à Vadelaincourt, près de Verdun.

• Son commandement sera de courte durée. Trois mois plus tard, le 15 juin 1917, Woodworth est tué sur le coup alors qu'il est passager d'un avion français. L'accident s'est produit alors que lui et Chatkoff, pilote d'une escadrille près de Muizon où la section était cantonnée, quittaient les terrains de l'Escadrille Lafayette, non loin de Soissons. L'un de ses camarades a écrit, peu de temps après : « Woody a été enterré le dimanche 17 juin au matin, avec tous les honneurs militaires, dans le petit cimetière de l'église en ruines de Châlons-sur-Vesle, alors que les canons tonnaient. Chaque jour, certains des hommes qui reviennent de leur service de vingt-quatre heures aux postes de la ligne de front s'arrêtent quelques instants au petit cimetière et nous gardons sa tombe couverte de fleurs sauvages cueillies près des lignes. »

• Sa tombe au cimetière américain et mémorial Oise-Aisne à Fere-en-Tardenois, département de l'Aisne, Picardie, porte l'inscription « Fr. C. de G. » (French Croix de Guerre)

Les Ambulanciers et « La Génération perdue » : 


une étonnante brochette d'intellectuels talentueux

Hemingway, Dos Passos, Peirce, Green et d'autres...

Les écrivains et artistes américains installés à Paris dans les années 1920 sont connus aux Etats-Unis sous le nom de "The Lost Generation" (la Génération perdue). Ils ont produit des œuvres et un mouvement artistique important qui a encore un impact sur la littérature dans le monde entier aujourd'hui. Les défis politiques, économiques et sociaux de cette époque ont grandement influencé leurs écrits. Nombre d'entre eux étaient issus de l'American Field Service ou d'autres services ambulanciers apparentés.

Ernest Hemingway, John Dos Passos,

Waldo Peirce, E.E. Cumings, and others

Ci-dessus :

Ambulanciers devenus célèbres, dans le sens des aiguilles d'une montre, de gauche à droite : 

Ernest Hemingway sur la couverture de Time Magazine, pendant sa courte période en tant qu'ambulancier de la Croix-Rouge sur le front italien, portrait réalisé par son ami de toujours Waldo Peirce. Couverture du livre « The Ambulance Drivers » de James McGrath Morris, montrant Ernest Hemingway et son amitié avec John Dos Passos pendant la guerre, 

Portrait de John Dos Passos en uniforme de la Première Guerre mondiale,

Waldo Pierce peignant sur le côté de son ambulance, et en uniforme de la Première Guerre mondiale, 

E.E. Cumings, poète, peintre, essayiste, auteur et dramaturge.

Robert Hillyer, professeur à Harvard, Prix Pulitzer de poésie, 1934

• Comme nous l'avons mentionné dans notre introduction, les volontaires américains servant en France et sur les fronts occidentaux connexes en Italie ou dans les Balkans ont également rejoint d'autres unités ambulancières telles que les ambulances Norton-Harjes, ou la Croix-Rouge américaine, et/ou ont été transférés de l'armée française à l'armée américaine après avril 1917, certains devenant aviateurs, d'autres préférant rester sous l'uniforme français. 

• En plus d'avoir en commun le désir de lutter pour la démocratie, la liberté et, d'une manière générale, pour un monde civilisé, un nombre surprenant d'entre eux sont devenus des écrivains, des poètes, des peintres et des cinéastes de renommée mondiale.

• Nombre d'entre eux sont restés en France après la guerre, dans les années 1920, et, rejoints par des personnalités telles que Scott F. Fitzgerald et Gertrude Stein (elle-même infirmière bénévole), ils ont mené une vie de bohème à Paris et ont été surnommés « la génération perdue », avec un impact sur la vie intellectuelle qui perdure encore aujourd'hui.


Nous ne présentons ici que quelques-uns d'entre eux, qui ont tous servi dans les rangs de l'American Field Service. Ils ne sont pas « Morts pour la France » et ne sont donc pas inscrits sur les plaques de l'église Notre-Dame de Manhattan, mais ils se sont battus pour la France sous l'uniforme français et ont professé un profond amour pour la France et le peuple français tout au long de leur vie. 

Julien Hartridge Green


Ci-dessus:

À gauche : Julien H. Green à côté de son ambulance de l'American Field Service, archives de l'AFS, NY

Au milieu : « Restless Youth », l'un des dizaines de livres écrits et publiés en français.

À droite : Julien Green élu parmi les 40 « Immortels » de l'Académie française en 1971.

Photo: https://www.academie-francaise.fr/les-immortels/julien-green

• Julien Green, né « Julian Hartridge Green » le 6 septembre 1900 et décédé le 13 août 1998, est un auteur américain qui a passé la majeure partie de sa vie en France, écrivant principalement en français et occasionnellement en anglais. 

• Tout au long de sa longue carrière, il a écrit des romans, des essais et des pièces de théâtre, rédigé une autobiographie en quatre volumes et tenu un journal quotidien qu'il a ensuite édité en dix-neuf volumes. En 1971, il est devenu le premier membre non français de l'Académie française. 

• La famille de Julien s'est installée à Paris en 1893. Sa mère, Mary Adelaide Hartridge, est originaire de Savannah, tandis que son père, Edward, vient de Virginie. Il fréquente des écoles prestigieuses à Paris. À 16 ans, en 1917, il se porte volontaire comme ambulancier pour l'American Field Service, mais son engagement est annulé lorsqu'on découvre son âge. Il rejoint rapidement la Croix-Rouge américaine pour un service de six mois. En 1918, il s'engage dans l'armée française et sert comme sous-lieutenant dans une unité d'artillerie jusqu'en 1919. 

• Après un bref passage comme peintre, il se met à écrire en français et rencontre rapidement le succès. En juin 1940, il se réfugie à New York. En 1942, il travaille pour l'Office of War Information des États-Unis et émet en France cinq fois par semaine pendant près d'un an dans le cadre de la Voix de l'Amérique, avant de revenir en France en 1945.

• Sa carrière littéraire après la guerre est vaste et dépasse le cadre de ce Bulletin. Le 3 juin 1971, M. Green a été élu parmi les 39 autres « Immortels » de l'Académie française, la prestigieuse académie française, devenant ainsi le premier citoyen étranger à y siéger. En 1996, il suscita une certaine controverse en démissionnant de l'Académie, déclarant qu'il n'était pas intéressé par les honneurs et s'identifiant comme "Américain, exclusivement". L'Académie lui répondit qu'être membre est un honneur permanent et non un rôle temporaire. Sa démission n'a pas été acceptée et il n'a été remplacé qu'après son décès en 1998.

Julien Hequembourg Bryan

Ci-dessus:

À gauche: Julien H. Bryan filmant Siege of Warsaw en 1939. (5 Decembre1939). "Can Hitler’s Lightning War Do This To England?" Look Magazine: 10-13.United States Holocaust Memorial Museum, Photograph #64497, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11926363

Milieu: Couverture du livre "Ambulance 4646" (1918). Ce livre peut être téléchargé du site de la Library of Congress, https://www.loc.gov/resource/gdcmassbookdig.ambulance464enco00brya/?st=list

À droite: L'auteur travaille à son journal sur le siège avant du « 464 » pendant la Première Guerre mondiale, Domaine public, https://en.wikisource.org/wiki/Ambulance_464

• Julien Hequembourg Bryan est né le 23 mai 1899 à Titusville, Pennsylvanie, et est décédé le 20 octobre 1974. Il était un photographe, cinéaste et documentariste américain. À l'âge de dix-sept ans, après avoir terminé ses études secondaires, il s'est porté volontaire pour l'American Field Service afin d'aider l'armée française pendant la Première Guerre mondiale. Il a conduit une ambulance à Verdun et en Argonne et a écrit plus tard un livre intitulé « Ambulance 464 », qui présente ses souvenirs et photographies de l'époque.

• Bryan est diplômé de l'université de Princeton en 192. Entre 1935 et 1939, il a filmé la vie quotidienne en Pologne, en Union soviétique et dans l'Allemagne nazie, documentant ainsi les événements qui ont précédé la Seconde Guerre mondiale. Il a filmé plus de 25 000 pieds pour « Inside Nazi Germany », (À l'intérieur de l'Allemagne Nazie) l'un des premiers films américains contre la barbarie hitlérienne.

• Pendant l'invasion allemande de la Pologne, Bryan était le seul journaliste étranger à Varsovie. Il réussit à faire sortir clandestinement ses enregistrements de l'invasion en tant que citoyen neutre. De retour à New York, il réalise un court métrage documentaire intitulé « Siege » et écrit un livre portant le même nom. Le film a été nommé l'année suivante à l'Oscar du meilleur court métrage. Son fils, Sam, a par la suite fait don de nombreuses bobines de film de Bryan au United States Holocaust Memorial Museum's Steven Spielberg Film and Video Archive.

• En 2006, « Siege » a été inscrit au National Film Registry par le Librarian of Congress en tant que « témoignage unique et horrifiant de l'effroyable brutalité de la guerre ». 

Ce film de dix minutes peut être visionné: https://en.wikipedia.org/wiki/Julien_Bryan

• Son livre, « Ambulance 464 : Encore Des Blesses » a été publié en 1918. Il raconte son expérience en tant qu'ambulancier volontaire pendant la Première Guerre mondiale. Le titre fait référence à son unité, l'Ambulance 464. Le livre décrit de manière saisissante les réalités brutales de la guerre. Bryan partage ses observations sur les lignes de front, les blessures des blessés et les difficultés rencontrées par les ambulanciers pour les mettre en sécurité. Il s'agit d'un récit poignant de l'expérience d'un homme en temps de guerre, qui met en évidence la force et la bravoure de ceux qui ont servi.

Le livre est disponible (téléchargement pdf) auprès de la Library of Congress: 

https://www.loc.gov/resource/gdcmassbookdig.ambulance464enco00brya/?st=list

Henry "Harry" Grew Crosby

(né Henry Sturgis* Crosby)

petit-neveu de J.P. Morgan

Ci-dessus:

À gauche : Red Skeletons par Harry Crosby, illustratré par Alastair, Paris, Editions Narcisse, 1927, https://www.themorgan.org/printed-books/88889

À droite: Harry Crosby en 1919, Bauteur inconnu, Domaine public

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=40996060

• Harry Crosby (4 juin 1898 - 10 décembre 1929) était un héritier américain, vétéran de la Première Guerre mondiale, mondain, poète et éditeur, souvent considéré comme un symbole de la génération perdue de la littérature américaine.

• Il est issu d'une longue lignée d'éminentes familles anglaises et hollandaises américaines, avec des racines dans les Van Rensselaers, les Schuylers, les Morgan et les Grews. Son oncle était J. Pierpont Morgan Jr, l'un des hommes les plus riches d'Amérique à l'époque. Sa grand-mère paternelle était l'arrière-petite-fille de Peggy Schuyler, apparentée à Alexander Hamilton. Sa famille comprenait également le général Philip Schuyler de la guerre d'Indépendance et William Floyd, un des signataires de la Déclaration d'indépendance.

• À 19 ans, comme de nombreux jeunes hommes issus de familles aisées, Crosby s'est porté volontaire pour l'American Ambulance Service en France, où il est arrivé le 7 juillet 1917. Il a servi dans l'American Field Service pendant la Première Guerre mondiale et a ensuite rejoint le U.S. Ambulance Corps, où il a frôlé la mort.

• At the end of the war he attended Harvard and graduated in 1921. But life in Boston was too boring for him and he yearned to go back to Europe.

• Crosby et sa femme Polly partent à Paris pour mener une vie fastueuse, s'adonnant à la boisson, fumant de l'opium, voyageant et entretenant un mariage ouvert. Il écrit et publie des poèmes souvent axés sur le symbolisme du soleil et sur les thèmes de la mort et du suicide. Ses principaux ouvrages sont Red Skeletons (1927), Chariot of the Sun (1928), Transit of Venus (1928).

• Il compte parmi ses amis certaines des figures les plus remarquables du début du XXe siècle, telles que Salvador Dalí, Ernest Hemingway et Henri Cartier-Bresson. Polly adopte le nom de Caresse, et ils fondent ensemble la Black Sun Press, qui est la première à publier des œuvres de plusieurs auteurs qui deviendront célèbres par la suite, comme James Joyce, Kay Boyle, Ernest Hemingway, Hart Crane, D. H. Lawrence et René Crevel. Crosby est mort en 1929, impliqué dans un meurtre-suicide ou un pacte de suicide.

Dans une lettre à sa mère, il écrit :

« J'ai vu le spectacle le plus horrible que j'aie jamais vu. Allongé sur un brancard taché de sang, un homme - qui n'avait pas plus de vingt ans, j'ai pu le constater par la suite - souffrait les affres de l'enfer. Toute sa joue droite avait été complètement arrachée, de sorte que l'on pouvait voir tout l'intérieur de son visage. Il n'avait plus ni mâchoires, ni dents, ni lèvres. Son nez était plâtré. Le sang coulait partout. Sous ses yeux, la peau était bleue... Il nous a fallu une heure de route, à deux ou trois miles à l'heure, pour l'amener à destination. Bien sûr, il ne pouvait pas crier car sa bouche, ou ce qu'il en restait, n'était plus qu'un amas de pulpe. Pendant un moment, j'ai craint que notre ambulance ne soit transformée en corbillard, mais il était encore en vie lorsque nous l'avons amené à destination. Bien sûr, à la manière typiquement française, les médecins ont tenu leur débat habituel, se demandant s'il s'agissait du bon hôpital et où se trouvaient ses papiers... »

• Il est enterré au cimetière de l'abbaye de Longcchampt, à Boulogne, en Vendée, en France. * Ses parents ont changé son deuxième prénom de Sturgis en Grew.

Malcolm Cowley

Ci-dessus:

À droite: Malcolm Cowley, photographié par Carl Van Vechten, 1963, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2766671

À gauche: The Long Voyage, Selected Letters of Malcolm Cowley, 1915-1987, édité par Hans Bak, Harvard university Press, https://www.hup.harvard.edu/books/9780674051065

Au centre: Exile's Return, A Literary Odyssey of the 1920's par Malcolm Cowley, Penguin Classics

• Malcolm Cowley (24 août 1898 - 27 mars 1989) était un écrivain, éditeur, historien, poète et critique littéraire américain. Il est surtout connu pour son recueil de poèmes, Blue Juniata (1929), et ses mémoires, Exile's Return (1934 ; rév. 1951). Dans ces ouvrages, il a documenté les expériences de la Génération perdue et a joué un rôle clé en tant qu'éditeur et découvreur de talents à la Viking Press.

• Cowley a étudié à l'université de Harvard, mais a quitté l'université pour servir dans l'American Field Service pendant la Première Guerre mondiale, où il a conduit des ambulances et des camions pour l'armée française. Il retourne à Harvard en 1919 et devient rédacteur en chef du Harvard Advocate, dont il sort diplômé en 1920.

• Dans les années 1920, Cowley fait partie d'un groupe de personnalités littéraires et artistiques qui s'installent à Paris. Il devient un chroniqueur important des expatriés américains en Europe, fréquentant souvent des écrivains notables tels qu'Ernest Hemingway, F. Scott Fitzgerald, John Dos Passos, Ezra Pound, Gertrude Stein, E. E. Cummings, Edmund Wilson et Erskine Caldwell, tous liés au modernisme littéraire américain.

Greayer "Grubby" Clover

Ci-dessous:

À gauche: couverture du livre, "A Stop At Suzanne's, and Lower Flights" (1919)

Milieu: Grayer Clover, Public domain: Memorial Volume of the American Field Service in France, 1921

À droite: Saint Mihiel American Cemetery, France, Route de Verdun, 54470 Thiaucourt, France

• Né le 14 avril 1897 à Chicago, Illinois. Études dans les écoles de Los Angeles et de Pasadena, en Californie ; un an à l'université Leland Stanford ; université Yale, promotion 1919. Entré à l'American Field Service le 19 mai 1917 ; rattaché à la section des transports de 133 à 19 novembre 1917. Engagé dans l'aviation américaine. Sous-lieutenant. Tué dans un accident d'avion le 30 août 1918, lors d'un entraînement à Issoudun. Inhumé à Issoudun, Indre, corps transféré au cimetière américain de Saint Mihiel, France.

• Greayer « Grubby » Clover (1er avril 1897 - 30 août 1918) est considéré comme l'homonyme de Clover Field, le nom original de l'aéroport de Santa Monica en Californie.

• Greayer entre à Yale à l'automne 1916 après une année à l'université Leland Stanford Jr. Lorsqu'il était écolier, il avait remporté la coupe de tennis interscolaire de Californie et ses exploits sportifs se sont poursuivis à l'université. Le 17 avril 1917, il écrit à son père pour lui demander l'autorisation de s'engager dans l'American Field Service, en terminant par ce cri : « Et oh ! je veux aller en France ! ». 

• Le 19 mai 1917, il s'embarque et, selon les mots de son père, « jamais un croisé n'est allé en Terre sainte avec autant de zèle». 

• Greayer a convaincu cinq de ses camarades de classe de se joindre à lui dans cet effort.

• Il passe six mois dans l'armée française, servant dans la branche Camion de l'American Field Service et participant à des combats actifs lors de la reprise du Fort Malmaison. 

• Il est transféré dans l'armée américaine, devient sous-lieutenant et commence sa formation de pilote. Le 30 août 1918, alors qu'il survole Romorantin, son avion dérape et s'écrase au sol, le tuant sur le coup.

• « Si un aussi bon pilote que Greayer a dû se planter », écrit le lieutenant J. R. Crowe, son “bunkie”, tué deux semaines plus tard de la même manière, “je sais que tout est dû au hasard de toute façon”.

• Clover était également un écrivain en herbe et tenait un journal, qui a été publié en 1919 sous le titre « A Stop at Suzanne's : and lower flights » (Une halte chez Suzanne : et des vols inférieurs). Greayer témoigne d'un amour intense pour la musique et d'une admiration profonde pour la France et la civilisation qu'elle représente. Greayer décrit un restaurant où de nombreux pilotes se rendaient fréquemment. Il s'appelait « Suzanne's », mais Greayer précise qu'il ne s'agissait pas du vrai nom, mais de celui de la fille du propriétaire. Elle avait perdu son fiancé, pilote dans l'armée de l'air française, au début de la guerre. L'auberge accueillait chaleureusement tous les aviateurs et leur faisait signer un livre d'or. « C'est là qu'il signa son nom dans le grand livre, en dessous des noms de Guynemer, Fonck et Bishop ». 


Héritage:

• Clover Field, qui deviendra plus tard l'aéroport de Santa Monica, a été nommé en son honneur. L'aéroport lui a été dédié en 1923 devant 50 000 personnes. 

• Le Cloverfield Boulevard à Santa Monica rappelle le nom d'origine de l'aéroport. 

• Le Greayer's Oak Park, qui porte son nom, est situé à l'endroit où la West Avenue 38 se termine par la North Figueroa Street à Los Angeles. Sur certaines cartes, il est indiqué par erreur « Greaver ». 

• Il est également commémoré par un vitrail dans la bibliothèque commémorative du lycée de Los Angeles, aux côtés de 19 autres diplômés qui ont perdu la vie au cours de la Première Guerre mondiale.

Sidney Coe Howard

Ci-dessus:

À gauche: Sidney CHoward, 1909, par Webster (?) - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=114547821

À droite: Poster du film (re-diffusé en 1967) , Autant en emporte le vent, scenario de Sidney Howard,

par Metro-Goldwyn-Mayer - IMPAwards, Domaine Public,

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=60734871

• Sidney Coe Howard (26 juin 1891 - 23 août 1939) est un dramaturge et scénariste américain. Il a remporté le prix Pulitzer d'art dramatique en 1925 et a reçu un Oscar posthume en 1940 pour le scénario d'Autant en emporte le vent.

• Il est diplômé de l'université de Californie à Berkeley en 1915 et a ensuite étudié à l'université de Harvard.

• Pendant ses études à Harvard, il se porte volontaire pour l'American Field Service sous la direction du professeur A. Piatt Andrew. Il sert en Alsace avec le SSU 9 jusqu'en décembre 1916, puis rejoint le SSU 10, travaillant avec l'armée française dans les Balkans, y compris en Albanie et en Grèce. Il revient à Paris en juin 1917 et rejoint les unités d'aviation françaises après la militarisation de l'AFS à l'automne 1917.

• Après la guerre, Howard a utilisé ses compétences linguistiques pour traduire des ouvrages en français, en espagnol, en hongrois et en allemand. C'était un penseur libéral dont les opinions politiques ont évolué vers la gauche au fil du temps. Il a écrit sur les questions de travail pour The New Republic et a été le rédacteur littéraire du premier Life Magazine.

• En 1921, la première pièce de Howard, Swords, a été jouée à Broadway. Sa pièce They Knew What They Wanted (Ils savaient ce qu'ils voulaient) a remporté le prix Pulitzer 1925, a été adaptée au cinéma en 1928, 1930 et 1940, et est devenue plus tard la comédie musicale de Broadway The Most Happy Fella (Le plus heureux des hommes). Il a travaillé à Hollywood pour Samuel Goldwyn à la MGM, écrivant plusieurs scénarios à succès.

• Howard a remporté l'Oscar 1939 pour le scénario adapté d'Autant en emporte le vent, marquant ainsi la première fois qu'un candidat posthume remportait un Oscar.

James Hazen Hyde

Ci-dessus:

À droite: James Hazen Hyde, par Théobald Chartran - Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4269810

Milieu : Livre, Les quatre continents, de la collection de James Hazen Hyde, qui a formé une collection d'estampes allégoriques illustrant les quatre continents, aujourd'hui conservée à la New-York Historical Society.

À gauche : le capitaine James Hazen Hyde, assistant du colonel Gibson, commissaire de la Croix-Rouge américaine pour la France. Photo: https://picryl.com/media/capt-james-hazen-hyde-aid-to-colonel-gibson-american-red-cross-commissioner-e92867

• James Hazen Hyde (6 juin 1876 - 26 juillet 1959) est le fils de Henry Baldwin Hyde, qui a fondé la Equitable Life Assurance Society of the United States. À l'âge de vingt-trois ans, en 1899, James hérite de la plupart des actions de la société, qui vaut un milliard de dollars. Cinq ans plus tard, à l'apogée de sa réussite sociale et financière, des tentatives pour l'évincer de The Equitable ont conduit au premier grand scandale de Wall Street du XXe siècle, l'obligeant à démissionner et à s'installer en France de 1905 à 1941.

• Au début de la Première Guerre mondiale, Hyde transforme sa maison et une propriété louée à Paris en hôpitaux pour la Croix-Rouge française. Il se porte volontaire en tant qu'organisateur et chauffeur au sein de l'American Field Ambulance Service. Lorsque les États-Unis sont entrés en guerre, Hyde a été nommé capitaine et est devenu l'assistant de Grayson Murphy, le haut-commissaire de la Croix-Rouge américaine en France.

• Pendant et après la guerre, Hyde dirige également le bureau de Harvard et de la Nouvelle-Angleterre de l'Union universitaire à Paris. Grâce à cette organisation, il a mis en place une série de conférences annuelles pour les professeurs américains visitant les universités françaises. Il a également obtenu le soutien du public pour aider la France en publiant plusieurs de ses propres conférences et écrits.

• Hyde a collectionné des livres et des documents sur les relations franco-américaines à partir de 1776. Il a fait partie de l'Académie des sciences morales et politiques, de l'American Antiquarian Society et de la New-York Historical Society.

• La collection de peintures, porcelaines, gravures et tapisseries de Hyde a été distribuée à plusieurs musées, dont la Cooper Union, aujourd'hui Cooper-Hewitt, le Metropolitan Museum of Art et le Brooklyn Museum.

• Hyde a été l'un des fondateurs de l'Alliance française en 1953 ; il a été choisi comme président du comité exécutif de la Fédération des alliances françaises aux États-Unis et s'est vu décerner la Grand-Croix de la Légion d'honneur française.

Louis Bromfield

Ci-dessus:

À gauche : Le témoin Louis Bromfield (au centre) au mariage de Humphrey Bogart et Lauren Bacall à Malabar Farm (21 mai 1945), Photo de l'Associated Press publiée par Tucson Daily Citizen, Domaine Public. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=58431560

Au milieu : Affiche de Johnny Come Lately, film basé sur le roman de Louis Bromfield « Mcleod's Folly » (1938), Movieposterdb.com, utilisation équitable, https://en.wikipedia.org/w/index.php?curid=33857535

À droite : Louis Bromfield, par Carl Van Vechten Domaine public

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=65269069

• Louis Bromfield (27 décembre 1896 - 18 mars 1956) était un auteur américain et un écologiste. Romancier populaire dans les années 1920, il s'est reconverti dans l'agriculture à la fin des années 1930. Bromfield est devenu l'un des premiers défenseurs de l'agriculture durable et biologique aux États-Unis. Il a reçu le prix Pulitzer de la fiction en 1927 pour son livre Early Autumn, a créé la ferme innovante Malabar Farm près de Mansfield, dans l'Ohio, et a contribué de manière significative au premier mouvement écologiste.

• En 1916, il a commencé à étudier le journalisme à l'université de Columbia, mais a quitté l'université après moins d'un an pour rejoindre l'American Field Service pendant la Première Guerre mondiale. Bromfield a servi dans la section 577 du U.S. Army Ambulance Corps et a été rattaché à l'infanterie française. Il a participé à de nombreux combats lors de l'offensive Ludendorff et de l'offensive des 100 jours et a été brièvement fait prisonnier par l'armée allemande au cours de l'été 1918. Bien qu'il ait déclaré plus tard avoir reçu la Croix de guerre, il n'existe aucune preuve de cette distinction dans les registres militaires français ou américains.

• Il a quitté l'armée en 1919 et a commencé à travailler à New York en tant que journaliste, critique et responsable de la publicité. En 1924, Bromfield publie son premier roman, The Green Bay Tree, suivi de son deuxième roman, Possession, en 1925. Plus tard dans l'année, en novembre, il s'installe à Paris et se lie avec des figures clés de la Génération perdue, dont Gertrude Stein et Ernest Hemingway. Son troisième roman, Early Autumn, remporte le prix Pulitzer en 1927. Il était connu pour organiser des soirées qui attiraient des artistes, des écrivains et des mondains, avec des invités réguliers comme Gertrude Stein, Alice B. Toklas, Elsa Schiaparelli, Leslie Howard, Douglas Fairbanks, et F. Scott et Zelda Fitzgerald.

• En 1938, Bromfield est président du Comité d'urgence pour les blessés américains à Paris, qui aide à ramener les volontaires qui ont combattu pendant la guerre civile espagnole. Ce travail lui vaut d'être décoré de la Légion d'honneur française.

• Il a été un auteur très populaire des années 1920 aux années 1940. Ses livres se sont vendus à des centaines de milliers d'exemplaires et ont été transformés en spectacles à Broadway et en films à Hollywood. En 1940, un film basé sur son œuvre a remporté l'Oscar des meilleurs effets spéciaux, devant Le magicien d'Oz.

• Au début de la Seconde Guerre mondiale, Bromfield est retourné aux États-Unis pour vivre et travailler dans sa nouvelle ferme, Malabar, près de Lucas, dans l'Ohio. Là, il continue d'écrire et produit plusieurs livres, dont Wild is the River (1941), Until the Day Break (1942), Mrs. Parkington (1943) et What Became of Anna Bolton (1944).

Il a reçu de nombreuses célébrités amies, telles que Humphrey Boagart, Lauren Bacall, James Cagney, Joan Fontaine.

Edmund Randolph Purves

Ci-dessus:

Au milieu: Edmund R. Purves, Archives of the American Field Service and AFS Intercultural Programs.

À gauche et à droite: Médaille de Verdun , https://www.si.edu/search/collection-images?edan_q=verdun%20medal&

• Edmund Randolph Purves FAIA (20 juin 1897 - 8 avril 1964) était un architecte américain et le directeur exécutif de l'American Institute of Architects. Il a également été un soldat décoré pendant la Première Guerre mondiale, servant à la fois dans l'American Field Service et dans l'American Expeditionary Forces. 

• Il a étudié l'architecture à l'université de Pennsylvanie. Il interrompt ses études pour s'engager dans la Première Guerre mondiale, travaillant comme ambulancier avec l'American Field Service en France d'avril à août 1917. De septembre 1917 à 1919, il a servi comme caporal puis sous-lieutenant dans les forces expéditionnaires américaines, participant à six batailles majeures. Il a reçu plusieurs distinctions, dont l'American Field Service Medal, la Croix de guerre avec une étoile d'argent, la médaille de Verdun (photo ci-dessus) et la médaille de la Victoire avec quatre agrafes de combat. 

• Après la guerre, il retourne à l'université de Pennsylvanie et obtient une licence en architecture en 1920. En 1919 et 1920, Purves a remporté plusieurs prix décernés par le Beaux-Art Institute of Design de New York. Il est également finaliste du concours de design du Prix de Paris en 1920. De 1920 à 1921, il étudie à l'Atelier Gromont, le studio de Georges Gromort, en France. En 1927, il participe à la création du cabinet d'architectes Purves & Day à Philadelphie, en Pennsylvanie. Il a mené une longue et remarquable carrière en tant que l'un des principaux architectes américains, occupant diverses fonctions au sein de l'American Institute of Architects (A.I.A.).

• Les documents d'Edmund Randolph Purves sont conservés à la Bibliothèque du Congrès.


Note sur la médaille de Verdun :

• La « Médaille de Verdun » a été créée le 20 novembre 1916 par le conseil municipal de Verdun. Il s'agit de la médaille officieuse la plus appréciée en France. Cette médaille était destinée aux soldats ayant combattu sur le front de Verdun pendant la Première Guerre mondiale, du 16 février 1916 au 2 novembre 1916. Cependant, elle a été décernée à tous les membres des forces françaises ou alliées qui ont servi dans la région de Verdun, de l'Argonne à Saint-Mihiel, entre le 31 juillet 1914 et le 11 novembre 1918.

La conception de la médaille a été confiée à S.E. Vernier en 1917, et de nombreuses autres médailles ont été fabriquées à la même époque.

• Il existe une autre médaille de Verdun, et différents modèles et descriptions peuvent être vus sur le site Internet Web Page de la Smithsonian Institution:

"En 1920, le Congrès a autorisé la création d'une médaille d'or spéciale en hommage au sacrifice des citoyens de la ville française de Verdun pendant la Première Guerre mondiale. La bataille de Verdun a été l'une des plus dévastatrices de la guerre et a fait environ 800 000 victimes. La Commission des beaux-arts des États-Unis, créée par le Congrès en 1910, a organisé un concours limité pour la conception de médailles au début de l'année 1920. L'échantillon d'artiste uniface d'Anthony de Francisci représente le revers de la véritable médaille et montre les remparts médiévaux de Verdun encerclés de lances. Des obus d'artillerie modernes s'élèvent au-dessus de la ville, symbolisant le bombardement dévastateur de la ville alors que les alliés français et américains luttaient contre les Allemands. La devise dans l'arc inférieur, écrite en français, proclame « Ils ne passeront pas ! ».

Robert Whitney Imbrie

Ambulancier AFS, Armée française, 

Premier agent diplomatique américain assassiné à l'étranger

Ci-dessus :

À gauche : sa tombe au Cimetière National d'Arlington. Son service dans l'Armée française est reconnu.

Photo de Joe Walker, https://www.findagrave.com/memorial/10379299/robert-whitney-imbrie

Au centre : Robert W. Imbrie sur la couverture de sa biographie, « On Distant Service, the Life of the First U.S. Foreign Service Officer to Be Assassinated », par Susan M. Stein, https://www.robertimbrie.com/

À droite : ses mémoires —Behind the Wheel of a War Ambulance par Robert Imbrie, New York: Robert M. McBride & Co.,1918 Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=67345526

• Robert Whitney Imbrie (23 avril 1883 - 18 juillet 1924) est le premier agent du service diplomatique américain à avoir été assassiné. Il a été assassiné à Téhéran, alors qu'il était en mission temporaire. 

• Imbrie a étudié à la Friends Select School, à la Central High School, à l'université George Washington (A.B. 1902 ; LL.B. 1905) et à la Yale Law School (LL.M. 1906).

• Fin 1915, Imbrie se porte volontaire comme chauffeur pour l'American Ambulance Field Service, qui fait partie de l'armée française. Il travaille en France de décembre 1915 à octobre 1916, puis rejoint l'Armée française d'Orient en Macédoine jusqu'en avril 1917, date de l'entrée en guerre des États-Unis.

• Pour son service pendant la guerre, Imbrie a reçu plusieurs médailles, dont la Croix de guerre, la Croix de guerre de la Rose blanche, la Médaille de l'ambulance, la Médaille du service en campagne et la Médaille de reconnaissance pour avoir servi au front pendant six mois ou plus. Il a été l'un des ambulanciers volontaires ayant servi le plus longtemps, soit dix-sept mois au total.

• En raison de son âge et d'une récente maladie causée par le typhus, Imbrie ne peut pas s'engager dans l'armée américaine. Il a donc rejoint le service consulaire américain et a été envoyé à Petrograd, où il est arrivé en novembre 1917, pendant la révolution russe. Début 1919, il se trouve à Viborg, en Finlande, puis en Crimée, où l'Armée blanche est active. Cependant, à son arrivée en Turquie en décembre 1920, il constate que la situation s'est également détériorée, ce qui le conduit à être affecté à Constantinople.

• Imbrie devait se rendre à Tabriz, en Perse (aujourd'hui l'Iran), mais avant cela, il a été envoyé à Téhéran pour une courte période. Pendant une période de conflit entre la foi bahá'íe et les musulmans, Imbrie et sa femme sont allés visiter un sanctuaire religieux. On leur a conseillé de ne pas s'approcher du puits parce que des femmes s'y trouvaient. Ils ont suivi les coutumes locales, mais une foule a alors attaqué leur voiture. Le couple en est sorti et a été brutalement battu, Imbrie ayant été poignardé avec un sabre. La police locale n'intervient pas. Il est transporté à l'hôpital, mais la foule continue de l'agresser. Il finit par mourir de ses blessures.

• Il repose avec tous les honneurs militaires au cimetière national d'Arlington, section 4, site 2903.

• Ses mémoires « Au volant d'une ambulance de guerre » peuvent être téléchargées en format pdf à partir du site de la Bibliothèque du Congrès à l'adresse suivante: https://www.loc.gov/item/18023337/


Il y a beaucoup d'autres volontaires remarquables qui méritent d'être honorés... Notre Société continuera à leur rendre hommage dans de futurs Bulletins.


Ci-dessous : photos d'affiches exposées au Musée franco-américain, Château de Blérancourt, France

L'héritage durable de l'A.F.S.:

Bourses Scolaires et échanges interculturels

Ci-dessus : 

En haut : le directeur général de l'AFS, Stephen Galatti, dans son bureau de New York, vers 1960. Remarquez l'affiche sur le mur.

Au milieu : John F. Kennedy et Stephen Galatti, lors de la réception des étudiants de l'AFS à la Maison Blanche. Dans les années 1960, les participants au programme d'hiver de l'AFS, qui étaient des lycéens boursiers séjournant une année scolaire aux États-Unis et hébergés dans des familles américaines rencontraient régulièrement les présidents américains à Washington, avant de retourner dans leur pays d'origine. Les présidents ont fait l'éloge de l'organisation pour son rôle dans la diplomatie d'influence des États-Unis et ont souvent parlé de la façon dont les participants au programme AFS ont contribué à promouvoir un monde plus pacifique. Cliquez sur la photo pour écouter le discours de JFK.

Les deux photos sont tirées de "Stephen Galatti, le visionnaire" https://issuu.com/afsvm/docs/janus_2017/s/19287923

En bas : un groupe d'étudiants de l'AFS au Centenaire de l'AFS à l'UNESCO, Paris, 2015.

Photo: https://afs.org/archives/timeline/#afs-nav-1960-1969

Un héritage permanent pour les échanges internationaux

et la paix dans le monde


• L'American Field Service reprend ses activités lorsque la guerre éclate à nouveau en 1939 sous la direction du directeur général Stephen Galatti, et une nouvelle génération de volontaires américains arrive en France alors que les Etats-Unis restent neutres. Nombre d'entre eux sont « Morts pour la France » lors de la Blitzkrieg de mai-juin 1940, ou sur d'autres fronts en Afrique et au Moyen-Orient après le ralliement de l'AFS à la France Libre en 1941, et leurs noms sont également inscrits sur les plaques de l'église Notre-Dame de Manhattan. Nous leur consacrerons un Bulletin à l'avenir. 

• Après 1945, sous la direction de Stephen Galatti, AFS s'est transformée d'une organisation d'aide humanitaire en temps de guerre en une organisation innovante d'échanges scolaires internationaux, de volontariat et d'apprentissage interculturel, dotée d'une noble vision : contribuer à construire un monde plus pacifique en promouvant la compréhension entre les cultures.

• Aujourd'hui, AFS Intercultural Programs compte plus de 60 organisations dans le monde, desservant plus de 80 pays et offrant des possibilités d'échange à plus de 13 000 étudiants et enseignants chaque année !

• AFS a commémoré son centenaire en 2014-2015. De la fondation de l'American Ambulance Field Service en avril 1915 à plus de 450 000 anciens participants à l'AFS l'année de son centenaire, l'AFS a célébré sa continuité en tant qu'organisation bénévole osant créer le changement et se consacrant à la construction d'une communauté inclusive de citoyens du monde déterminés à jeter des ponts entre les cultures. Les célébrations mondiales comprenaient des forums de jeunes et un symposium mondial au siège de l'UNESCO à Paris, en France.

• La liste des « AFS'ers » notables est longue et variée et peut être consultée à l'adresse suivante :

https://en.wikipedia.org/wiki/AFS_Intercultural_Programs

• Citons, entre autres, Mme Christine Lagarde (AFS'74), ancienne directrice générale du Fonds monétaire international et actuelle présidente de la Banque centrale européenne, et Francis Dubois (AFS'69), ancien Haut représentant des Nations unies dans plusieurs pays, et actuellement membre du conseil d'administration de notre Société.



Nous terminons ici notre hommage aux volontaires de l'American Field Service de la Première Guerre mondiale. 


L'année prochaine, nous consacrerons un Bulletin à leurs successeurs de la Seconde Guerre mondiale.

Hommage à deux ambulanciers 

qui ont rejoint le Lafayette Flying Corps :


Nous poursuivons notre série entamée en octobre 2023 avec des hommages aux membres de l'Escadrille Lafayette, plus tard intégrée au Lafayette Flying Corps. Pour accéder à notre Bulletin consacré à l'Escadrille Lafayette, veuillez cliquer sur : 

https://conta.cc/3Qz0Xjl (version originale en anglais)

https://conta.cc/3QCRqYM (version en français)


Pour rester fidèle au thème du Bulletin présent, nous faisons une exception ce mois-ci en rendant hommage non pas à un, mais deux deux ambulanciers volontaires, devenus aviateurs, qui ont survécu à la Grande Guerre:


William Augustus Wellman

Ci-dessus :

À gauche : William A. Wellman et Celia, son chasseur Nieuport 24, vers 1917 (l'un des nombreux avions nommés en l'honneur de sa mère), domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=45963424

Au centre : Couverture du livre Go, Get'Em, de William Wellman, The Page Co, Boston 1918, Library of Congress: https://www.loc.gov/item/18018353/

À droite : Affiche « Wild Bill, Hollywood Maverick », documentaire de 1995 raconté par Alec Baldwin, https://www.imdb.com/title/tt0114939/

• William Augustus Wellman (29 février 1896 - 9 décembre 1975) était l'arrière-arrière-arrière-petit-fils de Francis Lewis, né au Pays de Galles et ayant signé la Déclaration d'indépendance à New York.

• Pendant la Première Guerre mondiale, Wellman rejoint le Norton-Harjes Ambulance Corps en tant que chauffeur en Europe. À Paris, il s'engage dans la Légion étrangère française et devient pilote de chasse le 3 décembre 1917. Il est le premier Américain à rejoindre l'escadrille N.87 du Lafayette Flying Corps, ce qui lui vaut le surnom de « Wild Bill » et la Croix de guerre avec deux palmes. L'escadrille N.87, connue sous le nom de « Chats Noirs », était basée à Lunéville en Alsace-Lorraine et pilotait des Nieuport 17 et plus tard des Nieuport 24. Wellman réussit trois « kills » confirmés et cinq probables avant d'être abattu par des tirs antiaériens allemands le 21 mars 1918. Il survécut à l'accident mais boita jusqu'à la fin de sa vie.

• Le sergent Wellman reçoit une décharge médicale de la Légion étrangère et retourne aux États-Unis quelques semaines plus tard. Il a pris la parole lors de rassemblements pour les timbres d'épargne de guerre, vêtu de son uniforme français. 

• En septembre 1918, son livre sur ses expériences à l'école de pilotage française et sur son séjour au front, intitulé Go Get 'Em ! (coécrit avec Eliot Harlow Robinson), est publié. Il rejoint l'armée de l'air américaine, mais trop tard pour retourner au front et combattre sous l'uniforme américain. Stationné à Rockwell Field à San Diego, il enseigne les tactiques de combat aux nouveaux pilotes.

• Ses actions pendant la guerre ont fortement impressionné Douglas Fairbanks Sr.  Après le conflit, Fairbanks invite Wellman à jouer dans le film « The Knickerbocker Buckaroo » (1919). Cependant, Wellman estime qu'il n'est pas un bon acteur (et que ce n'est pas « viril ») et choisit plutôt de se consacrer à la mise en scène.

• Son film « Wings », sorti en 1927, est entré dans l'histoire en devenant le premier lauréat de l'Oscar du meilleur film lors de la cérémonie inaugurale des Oscars.

• Wellman a réalisé plus de 80 films et a été nommé quatre fois aux Oscars. Connu sous le nom de « Wild Bill », il a réalisé plusieurs films classiques, dont « L'ennemi public » (1931), « Une étoile est née » (1937), « Beau Geste » (1939) et « The Ox-Bow Incident » (1943), pour n'en citer que quelques-uns.

• Son dernier film est « Lafayette Escadrille » (1958), qu'il a produit, réalisé, dont il a écrit l'histoire et qu'il a raconté.

• Pour son impact sur le cinéma, Wellman possède une étoile sur le Hollywood Walk of Fame, situé au 6125 Hollywood Blvd, Los Angeles, CA 90028. (GPS: 34.101768, -118.323277) mais le site officiel ne dit rien de ses exploits militaires en France.



Walter Lovell

Ci-dessus :

À droite : Boston Post, 18 avril 1918. Notez le commentaire : ... » Il conduisait une ambulance, faisait un travail héroïque, et on pense ici que c'est ce qui a attiré la jeune femme vers le capitaine Lovell »...

Photo : https://www.findagrave.com/memorial/55963989/william-vernon-booth#view-photo=148055139

Au milieu : Capitaine Walter Lovell, par Internet Archive Book Images - Domaine public 

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=45818040

À gauche : états de service, photo ajoutée par la Grand Army of the Republic, 

https://www.findagrave.com/memorial/175322745/walter_howland-lovell/photo

• Walter Lovell (9 septembre 1884 - 10 septembre 1937) est diplômé de la Newton High School (aujourd'hui Newton North High School) dans le Massachusetts et a obtenu une licence de Harvard College en 1907. Après avoir terminé ses études, il travaille dans le domaine du courtage à Boston.

• En janvier 1915, Walter se rend en Angleterre à bord du RMS Lusitania et rejoint l'American Field Service en France le mois suivant.

• Il est envoyé en Alsace et, après six mois, devient le commandant en second de la section sanitaire automobile américaine n° 2 du service sanitaire de la 73e division, faisant preuve d'un grand sens du commandement. En mai 1916, il reçoit sa première Croix de guerre pour bravoure. La citation indique ce qui suit : « a toujours fait preuve d'un esprit remarquable, a constamment donné l'exemple du courage aux autres conducteurs et a été un assistant inestimable pour le commandant de sa section ». 

• Au cours de l'été 1916, Lovell, ainsi que Clyde Balsley, Willis Haviland, Thomas Hewitt, Henry Jones, James McConnell et Robert Rockwell, demandent à être transférés de l'American Field Service au French Air Service.

• De juin 1916 à mars 1917, il s'entraîne dans diverses écoles d'aviation à Buc, Avord et Pau, et obtient son brevet le 1er octobre 1916 à l'école d'aviation de Buc. Lovell rejoint l'Escadrille Lafayette le 26 février 1917.

• Au cours de ses dix mois comme pilote de chasse sur le front occidental, le sergent Walter Lovell a piloté des avions français Nieuport 17 et Spad VII lors de nombreuses missions, principalement derrière les lignes ennemies, et est finalement devenu l'adjudant de l'Escadrille Lafayette. Il a remporté une victoire confirmée sur un Albatros D.V. près de Dun-sur-Meuse, bien que de nombreux autres succès n'aient pas été enregistrés, selon des collègues pilotes comme James Norman Hall. Ses missions se sont toutes déroulées du côté allemand, ce qui explique qu'il n'ait reçu qu'une seule confirmation officielle de victoire. Lovell quitte l'Escadrille Lafayette en octobre.

• Après avoir rejoint l'United States Army Air Service, Lovell est promu capitaine le 1er janvier 1918, puis major en août 1918. Il sert au sein de la Mission d'aviation française à Paris et est l'instructeur en chef de l'aviation aux États-Unis de juillet 1918 jusqu'à l'Armistice.

• Lovell démissionne de ses fonctions en janvier 1919 à Washington et s'installe à Paris, où il a épousé Helėne Du Bouchet le 16 avril 1918. Il est enterré au cimetière de Highland, à Weymouth, dans le Massachusetts.

Dernière remarque: à une heure et demie de Paris (80 miles au nord), le Musée franco-américain du Château de Blérancourt est une destination que nous vous recommandons vivement. Ce musée accueille une galerie dédiée aux volontaires de l'American Field Service et de l'Escadrille Lafayette.

Musée Franco-Américain, Château de Blérancourt

33 Pl. du Général Leclerc, 02300 Blérancourt, France

Photo ci-dessous: TC © ASSFI Nov. 2019 - (vue aérienne, photo: https://museefrancoamericain.fr/en)

NOUVELLES, ANNONCES ET DATES À RETENIR


Cérémonie d'inauguration

Mémorial aux soldats français



Vendredi 18 octobre 2024, Gloucester, Virginie

Le vendredi 18 octobre 2024, le comté de Gloucester et l'American Society of Le Souvenir Français, Inc. ont fièrement dévoilé un mémorial en granit en l'honneur des soldats français qui ont fait le sacrifice ultime lors de la bataille du Crochet de 1781 dans le comté de Gloucester, à l'école élémentaire d'Abingdon.


Plus grande bataille de cavalerie de la Révolution américaine, la bataille de Hook a souvent été négligée. C'est l'un des épisodes les plus importants du siège de Yorktown, lorsque la célèbre légion de hussards du duc de Lauzun, avec 300 soldats de l'« Infanterie de Marine », et le bataillon de grenadiers du lieutenant-colonel John Mercer, sous le commandement général du brigadier général Claude de Choisy, ont vaincu la légion britannique du lieutenant-colonel Banastre Tarleton et un détachement des Royal Welch Fusiliers.


Le mémorial en granit a été placé en position d'honneur entre les deux panneaux d'interprétation que nous avons inaugurés l'année dernière.


Le public a été très ému par la classe de CM1 de l'école primaire d'Abingdon qui a chanté la bannière étoilée. Laura Heydt, soprano, a donné une interprétation émouvante de La Marseillaise. L'honorable Chris Hutson, président du conseil d'administration du comté de Gloucester, a prononcé un discours de bienvenue. Le général de brigade Vincent de Kytspotter, chef de la mission militaire et de défense de la mission permanente de la France auprès des Nations unies, a prononcé le discours d'ouverture. Le contre-amiral Frédéric de Rupilly, chef d'état-major adjoint du Commandement des forces interarmées de l'OTAN à Norfolk, et Thierry Chaunu, délégué général du Souvenir français aux États-Unis et président de la Société américaine du Souvenir français, ont dévoilé la plaque et déposé une gerbe.


« Ce mémorial symbolise l'engagement du comté de Gloucester à raconter l'histoire de la bataille du Crochet et à commémorer l'Alliance franco-américaine. Nous ne devons jamais oublier les noms des braves soldats qui se sont battus pour la liberté pendant la Révolution américaine », a déclaré Robert Kelly, superviseur des ressources historiques du comté de Gloucester.


« Nous sommes honorés de nous associer à la Société américaine du Souvenir français, à l'armée française, au sentier historique national Washington-Rochambeau Revolutionary Route, à la Société historique de Gloucester et à de nombreux historiens pour continuer à mettre en lumière le rôle central de Gloucester pendant la Révolution américaine », a déclaré M. Kelly.


Le texte commémoratif a été rédigé par un comité composé d'officiers militaires français, le contre-amiral Frédéric de Rupilly, le colonel Nicolas Durand, le capitaine Jean-René Degans et le lieutenant-colonel Mathieu Brulais, ainsi que Thierry Chaunu, Warren Deal, Robert Kelly, Jeff Lambert, le docteur Robert Selig et Nicole Yancey.


Photos : Brigitte van den Hove - Smith, Déléguée générale adjointe du Souvenir Français aux Etats-Unis et Déléguée régionale, The American Society of Le Souvenir Français, Inc.

Nous publierons le mois-prochain un compte-rendu complet des commémorations de Yorktown.

Célébrations du 75e anniversaire

du Train de la Reconnaissance française

"Merci Train"

• Notre Bulletin de novembre 2022 racontait l'histoire incroyable et l'héritage permanent du "Train de la Reconnaissance Française", affectueusement appelé "Le Train Merci" (novembre 2022 : "Le Train Merci, 49 wagons de cadeaux français").

https://conta.cc/3OLtgJ3 (version originale en anglais)

https://conta.cc/3VpKzRP (version en français)


• 2024 est le 75e anniversaire du "Train de la reconnaissance", un geste d'amitié et de gratitude du peuple français envers les Américains qui ont offert 49 wagons remplis de cadeaux pour chaque État en 1949.


• Le Merci Train, le 40&8 National Box Car Association et de nombreuses autres organisations locales, les gardiens des différents wagons du "train Merci" dans plusieurs États organisent des célébrations tout au long de l'année. Nous sommes honorés d'aider à faire passer le message.


• L'American Legion Post 120, gardien du Florida Merci Train, le Musée historique de Holly Hill, notre Société, représentée par Brigitte van den Hove-Smith, Déléguée Générale Adjointe, Sud-Est, et d'autres associations patriotiques et civiques organisent une commémoration spéciale à Holly Hill, Daytona Beach, FL, au Florida boxcar, le 11 novembre à 11h00. 

L'American Legion Post 120 tiendra sa cérémonie habituelle de la Journée des anciens combattants à 10 heures. La société historique présentera ensuite une cérémonie du boxcar à 11 heures. 

Le musée sera ouvert aux visiteurs de 9h00 à 16h00. Les visiteurs pourront profiter d'un petit déjeuner continental léger et de rafraîchissements. Les visiteurs auront l'occasion de voir l'histoire des wagons, le film « The Friendship Train » et d'acheter des souvenirs. Voir les détails ci-dessous.


• David Knutson, de la 40&8 National Box Car Association, a partagé cette courte vidéo : réalisée en 2011, il s'agit d'une excellente vidéo sur l'histoire de la 40&8. Créée pour une unité de média interactive pour le Southern Museum of Civil War & Locomotive History (en association avec le Smithsonian) pour leur nouvelle aile éducative centrée sur le « Train de la Merci ». Crédité à Ava Wilkey du Southern Museum of Civil War and Locomotive History.  

https://vimeo.com/18495973

Il y a un lien sur la page d'accueil de leur site web: https://texasboxcar.org/

Réservez la date !


Lundi 11 novembre 2024

Commémoration, wagon de Floride 

Train de la Reconnaissance française

Ville de Holly Hill (Daytona Beach)

Réservez la date ! 


Dimanche 2 février 2025

Inauguration du wagon restauré de Hawai'i

Train de la Reconnaissance française

Ewa Beach (Honolulu)

Ci-dessus:

Photos reçues de Mr. Jeff Livingston, Historia, 40 & 8 Project Manager

Hawaiian Railway Society, 91-1001 Renton Rd. Ewa Beach, Hawaii 96706

GPS: 21.331976, -158.046023


« Des bancs pour les troupes ont été ajoutés à une extrémité du wagon pour illustrer le fait que 40 hommes étaient transportés dans ces wagons, 20 par extrémité... Le mannequin dans le wagon représente le soldat de deuxième classe John R. Rowe. Rowe est le seul Hawaïen ethnique connu à avoir été tué sur le champ de bataille en France, le 31 juillet 1918. L'uniforme est d'époque et les insignes sont similaires, voire identiques, à ceux que Rowe aurait portés. Un mannequin de cheval est prévu à l'autre extrémité de la voiture. Comme aucun des cadeaux originaux contenus dans le wagon n'a été retrouvé, nous avons commencé une collection de pièces d'époque et de reproduction qui représenteront le type d'objets donnés par le peuple français. Comme le wagon et les expositions resteront à l'extérieur dans un avenir prévisible, nous prévoyons de construire une enceinte étanche pour les « cadeaux ». Bien que la restauration/reconstruction puisse être considérée comme achevée, il reste encore beaucoup de travail à faire avant la ré-inauguration du 2 février 2025 pour compléter l'histoire. "

 

Ne manquez pas cet article du journal local Honolulu Civil Beat :

Denby Fawcett: Restoring A Giant Symbol Of Postwar Generosity And Friendship 


Dernière minute ! Un mannequin chevalin vient d'être trouvé - et quel bel équidé !

Ci-dessous : Photos avec l'aimable autorisation de Laura Ingenluyff, NSDAR - Jeff Livingston, Hawaiian Railway Society

ALBUM PHOTOS



Bicentenaire de la Tournée d'Adieux de Lafayette

Sélection de commémorations dans les Etats

du New Jersey, Delaware, Maryland

et le District of Columbia

Ci-dessus: le reconstitueur Mark Schneider devant la Statue de la Liberté

Photos Kat Smith courtesy American Friends of Lafayette

Video clip courtesy Consulate General of France

https://fb.watch/u0ML-wmLKv/


"Nous estimons que 6 millions de personnes ont vu Lafayette, c'est plus que la tournée des Beatles. Il fut le premier 'rock star' ” - - Chuck Schwam, executive director, The American Friends of Lafayette.


Vous trouverez ci-dessous une petite sélection des dizaines d'événements qui ont déjà eu lieu depuis le 16 août, date à laquelle nous avons accueilli le général Lafayette dans le sud de Manhattan. 

Pour une couverture plus complète, nous vous invitons à visiter la page Facebook de The American Friends of Lafayette à l'adresse suivante : https://www.facebook.com/AmericanFriendsofLafayette

Chaque jour, presque chaque heure, vous pouvez trouver les dernières mises à jour sur les événements à venir, et découvrir tout ce que vous avez manqué ! Mais vous pouvez vous rattraper, il reste encore 11 mois.


Lafayette à Philadelphie:

Ci-dessus : Philadelphie était une étape particulièrement spéciale, car c'est là que Lafayette a commencé son voyage militaire aux États-Unis et que, beaucoup plus âgé, il a gravi les marches de l'Independence Hall et a fait l'éloge des Pères fondateurs pour leur engagement en faveur de la liberté. #Lafayette #Lafayette200


Lafayette à Lafayette College:

Ci-dessus : 

L'AFL a eu l'occasion de visiter deux expositions au Lafayette College le lundi 30 septembre. La première était consacrée à la fondation de l'AFL au Lafayette College en 1932. Une variété de photographies, de livres, de programmes d'événements et notre drapeau original ont été magnifiquement présentés dans une exposition organisée par Olivia Naum '26, une étudiante actuelle.

Ana Ramirez Luhrs, co-directrice des collections spéciales et des archives du collège, a également présenté un gilet qui appartenait à Lafayette, une écharpe de la tournée d'adieu et l'épée de la Garde nationale de Lafayette !

Après un délicieux déjeuner, nous avons eu droit à une visite spéciale de l'exposition en cours au Williams Center for the Arts, qui se poursuivra jusqu'au 6 décembre: https://tinyurl.com/6hcepy8n

Photos and description by THE Jan O'Sullivan



Lafayette dans le Delaware:

Ci-dessus : La galerie de photos et le récit de Mark Fowser de WDEL sont accessibles en cliquant sur: Bicentennial celebration retraces General Lafayette's 1824 return, 50 years after American Revolution

Cliquez sur les photos ci-dessus pour accéder aux vidéos publiées sur le site Facebook Page des American Friends of Lafayette


Lafayette à Baltimore:

Ci-dessus : Le Comité du bicentenaire de Lafayette à Baltimore remercie tous ceux qui ont participé à nos 5 jours d'événements à Baltimore ! Nous avons terminé notre série d'événements pour dire adieu au Lafayette d'aujourd'hui avec un cocktail et un spectacle musical immersif dans un lieu encore existant que Lafayette a visité en 1824 : le musée Peale. Le concert a permis aux invités d'écouter de la musique de l'époque de Lafayette pendant que des acteurs racontaient les interactions du général avec les citoyens de Baltimore au XIXe siècle. Nous avons remonté le temps : Une immersion dans l'histoire américaine et française du XIXe siècle.


Nos invités ont dégusté un festin culinaire composé d'un menu franco-américain.

Nous avons exploré le musée Peale.

Nous vous remercions d'avoir fait la fête avec de la musique en direct et du théâtre avec une production musicale originale inspirée de la visite de Lafayette.

LES PANNEAUX LAFAYETTE : En 2024, le musée Peale, magnifiquement restauré, exposera des panneaux historiques retraçant la vie et l'héritage de Lafayette, que les invités pourront admirer tout en dégustant un cocktail.

LA FÊTE COMMENCE : Lafayette se joint aux invités pour déguster un verre de « Pônche de Lafayette » pour commencer la soirée.

LAFAYETTE HOLDING COURT : Lafayette évoque sa visite à Baltimore en octobre 1824 dans le jardin du Peale Museum, où Rembrandt Peale, le fondateur du musée, a inventé la lampe à gaz.

LES BELLES DAMES DE BALTIMORE : Un chœur composé de nombreuses belles dames a diverti les invités et Lafayette lors d'un concert immersif recréant sa visite à Baltimore en 1824.

Photos de Bill McAllen. Cliquez sur les photos ci-dessus pour accéder aux vidéos de ces événements.

Ci-dessus : Le colonel Flavien Lanet, attaché aux affaires stratégiques de l'ambassade de France aux États-Unis, a réfléchi au monde d'aujourd'hui à la lumière d'événements historiques lors de son discours à Mount Vernon Place, à Baltimore, dans le Maryland.

Son discours a été prononcé à l'occasion des célébrations du bicentenaire et du centenaire du retour de Lafayette à Baltimore, en commémorant l'inauguration de la statue de Lafayette.

Notre alliance et notre amitié ont commencé avec Lafayette, et nous sommes fiers de continuer à honorer cet héritage durable avec notre plus vieil allié, la France.

Nous avons admiré les drapeaux français et américains géants drapés sur les échelles des pompiers de Baltimore, entre les statues de George Washington et de Lafayette, sur la place de Mount Vernon. Les premiers amis de l'alliance franco-américaine.

Les magnifiques interprétations des hymnes nationaux français et américain, entre autres, par l'incroyable Doughboy Foundation de Jari Villanueva. Orchestre @doughboyfoundation. 

Cliquez sur les photos ci-dessus pour accéder aux vidéos de cette célébration.


Lafayette à Fort McHenry

Ci-dessus : Arrivée de Lafayette à Fort McHenry : nous avons exploré la réplique de la tente-restaurant de Washington, pièce maîtresse de la visite de Lafayette en 1824.

Un accueil grandiose pour un vieil ami à Baltimore

Lafayette et son entourage ( ROCKSTAR !) ont pénétré dans l'enceinte de Fort McHenry à la date exacte de son arrivée en 1824.

Nous avons suivi l'entourage, dirigé par le corps de fifres et tambours de la vieille garde de l'armée américaine, et nous avons pris place près de la tente historique de Washington sur le terrain du fort.

Nous avons apprécié la musique que Lafayette a entendue, interprétée par un orchestre militaire régional et des chanteurs locaux.

Nous avons eu le sentiment d'assister à l'embrassade émouvante de Lafayette par ses camarades de la guerre d'Indépendance et par les représentants du Maryland à la sortie de la tente-restaurant historique de Washington.

Après les remarques commémoratives des dignitaires français, américains et du Maryland, nous avons assisté, émerveillés, à l'abaissement de la bannière étoilée à l'intérieur du Star Fort.

Un symbole de liberté étoilé Le Fort McHenry, situé à Baltimore, dans le Maryland, est un monument historique qui a joué un rôle crucial dans la guerre de 1812. C'est pendant le siège britannique de Fort McHenry en 1814 que Francis Scott Key a écrit le poème qui deviendra plus tard les paroles de notre hymne national, « The Star-Spangled Banner ». Visitez Fort McHenry pour découvrir sa riche histoire, explorer ses fortifications et vivre l'histoire inspirante du drapeau américain qui a flotté au-dessus du fort pendant le bombardement.

Photos: The American Friends of Lafayette


Lafayette à Washington, D.C.

Ci-dessus : Bienvenue à Washington, Lafayette !

Lafayette a été accueilli avec une réception spéciale à Washington par l'American Revolution Institute et les American Friends of Lafayette At the Home of the Society of Cincinnati Larz Anderson House.

Le 12 octobre 1824, le marquis de Lafayette arrive dans la capitale Washington pour la première fois au cours de sa tournée d'adieu de treize mois aux États-Unis. À son arrivée dans la capitale nationale, il a défilé dans la ville, a été accueilli par le maire dans la rotonde du Capitole et a été fêté par des feux d'artifice dans toute la ville.

Les invités ont salué Lafayette et ont pu voir l'exposition actuelle, Fete Lafayette : A French Hero's Tour of the American Republic, et ont dégusté des hors-d'œuvre et des rafraîchissements tout en rendant hommage à la première visite du Français dans la ville fédérale.

Nous avons célébré le bicentenaire de la visite du marquis de Lafayette à Arlington House en 1824 avec une présentation exceptionnelle d'Elizabeth Reese, auteur de « Marquis de Lafayette Returns : A Tour of America's National Capitol Region ».

Les participants ont pu voir des expositions informatives sur Lafayette et rencontrer « Lafayette » lui-même, interprété par Ben Goldman de l'American History Theatre.

Nous tenons à remercier David Gallalee de la Fondation Arlington House, le général de division Bertrand Jardin, l'attaché de défense de l'ambassade de France.

Le Marquis de Lafayette alias Ben Goldman et Elizabeth Reese.


L'événement était parrainé par la Fondation Arlington House, les Amis américains de Lafayette et la Société historique d'Arlington. Organisé par le National Park Service.

ÉVÉNEMENTS À VENIR


Tournée d'adieu à Lafayette Bicentenaire

Pour une liste complète, visitez le site: Lafayette200.org


L'Institut de la Révolution américaine

de la Société des Cincinnati, Inc.

présente :


"Fête Lafayette :

La tournée d'un héros français dans la République américaine"


Sur fond d'élections tumultueuses, un héros bien-aimé de la révolution américaine est revenu en Amérique pour la première fois depuis quarante ans. D'août 1824 à septembre 1825, le marquis de Lafayette parcourt les États-Unis, accueilli par des milliers d'admirateurs à chaque étape. Bien que cette tournée l'ait conduit dans chaque État de l'Union, il a passé la majeure partie de son temps à Washington, en Virginie et dans le Maryland. 


L'historienne Elizabeth Reese retrace l'itinéraire de Lafayette dans la région de la capitale nationale, en mettant en lumière les lieux et les personnes que le célèbre général tenait le plus à cœur.


Ce programme accompagne notre exposition actuelle, Fete Lafayette : A French Hero's Tour of the American Republic, présentée jusqu'au 31 décembre 2024.


À propos de la conférencière:

Elizabeth Reese est une historienne publique dont le travail se concentre sur la Révolution américaine et le début de la République. En plus d'avoir reçu la bourse d'histoire publique Scott Hartwig 2015 à l'Institut de la guerre civile, elle a passé plus d'une décennie en tant qu'interprète sur des sites historiques fédéraux, notamment le Hamilton Grange National Memorial et le Capitole des États-Unis. Tout au long de sa carrière, elle a développé des programmes sur les droits civiques, l'histoire des femmes et l'ère fondatrice de l'Amérique. Elizabeth est actuellement directrice associée du marketing à Woodlawn & Pope-Leighey House. Elle est également l'auteur de The Marquis de Lafayette Returns : A Tour of America's Capital Region (The History Press, 2024) et présidente du comité du bicentenaire des Amis américains de Lafayette pour Washington, D.C. 


Voir la présentation sur Youtube :

https://youtu.be/0nSmBOloIn0?si=uVlekOuiWfOoJWIR


Pour en savoir plus sur notre exposition, Fête Lafayette:

https://bit.ly/3R4GYt9

American Battle Monument Commission


Une conversation avec l'auteur Rich Sherman

dans le cadre de l'ABMF Scholars Series

avec l'auteur et photographe Rich Sherman

et le chairman de l'ABMF, Jim Rosener



Mercredi 23 octobre, 11h30 - 12h30

« Plus jamais de retour à la maison:

« En souvenir des héros qui ne sont jamais revenus ».


Mercredi 23 octobre, de 11 h 30 à 12 h 30 (HAE) via Zoom


Rejoignez-nous pour découvrir « le professeur noir », le sous-lieutenant Henry Hall Boger.


Diplômé de l'Ohio State University en 1914, « Hank » Boger a enseigné au département d'agriculture de l'Institut Tuskegee. Il a servi dans la 92e division d'infanterie entièrement noire (« Buffalo soldiers »), la seule unité de soldats afro-américains à avoir combattu pendant la Première Guerre mondiale. Il a été tué au combat dans la forêt d'Argonne (France) le 11 novembre 1918, le jour même de la signature de l'armistice. Il avait 31 ans.


M. Sherman racontera également les histoires des sœurs Cromwell, du lieutenant Charles Luther Summers de l'USAAF, des fils du président Roosevelt, des cinq frères Sullivan, et bien d'autres encore ! 


Reservez votre place


Les participants sont invités à poser des questions aux orateurs pendant la conversation.


Votre soutien est important pour nos efforts. Votre achat contribue à notre mission : se souvenir et honorer : Hier, aujourd'hui, pour toujours. Le produit des ventes permet de soutenir les événements commémoratifs dans les cimetières militaires de l'ABMC, de favoriser les programmes éducatifs et de perpétuer l'héritage de nos héros tombés au champ d'honneur pour les générations à venir.

Hommage au Soldat Inconnu


À bord de l'USS Olympia

Independence Seaport Museum, Philadelphie, PA.

Samedi 26 octobre 2024, 10h00

Discours de Léon Meyer, maire du Havre

25 octobre 1921


J’éprouve une certaine émotion devant ce cercueil qui renferme les restes du Soldat Inconnu américain, car, par la pensé, je me reporte à quelques années en arrière au moment de l’arrivée des troupes américaines en me rappelant leur gaîté et leur jeunesse, lorsqu’elles défilaient en chantant par nos rues poour rejoindre leur poste au front avec la hâte de combattre.

Soldat Inconnu!

Etais-tu parmi ceux qui chantaient? Etais-tu celui qui portait fièrement leur bannière étoilée? Faisais-tu partie de sa garde d’honneur? Ou étais-tu celui qui, à la tête du régiment, recevait l’hommage de la population qui lui jettait des fleurs.

C’était un peu ton image ces fleurs cueillies à pene écloses, à toi qui et mort plein de vaillance et de courage, tombé sous la mitraille ennemie.

Qui que tu sois, je te salue; tu n’en es pas moins uin des soldats d’Amérique qui ont combattu avec courage et ardeur, à côté du soldat français et tu es de ceux qui ont déployé leur vaillance et se sont couverts de gloire.

Au nom de la population toute entière, je m’incline devant ta dépouille et tes mérites.

Et maintenant, vogue vers ton pays. De grands honneurs t’y seront rendus; mais le sang répandu aux côtés des nôtres ne pourra que cimenter étroitement l’alliance et l’amitié qui unissent le peuple français et le peuple américain.

Réservez les dates ! 


Prochains événements patriotiques en novembre à New York :


La Fédération des Anciens combattants français, avec la participation de l'American Society of the Souvenir Français Inc. et de l'Acrefeu (Association des officiers de réserve français aux Etats-Unis), a l'honneur de vous inviter aux différents événements qui nous réunissent chaque année. Voici le programme :


Samedi 2 novembre 2024 :

10h30 - Cimetière de Flushing - Lot des Anciens combattants français

Cérémonie de dépôt de gerbes. Nous commémorerons la mémoire de tous les anciens combattants français enterrés dans le « » et parmi eux en particulier d'Eugene Bullard, premier pilote de combat afro-américain de l'histoire (reconnu comme tel par l'US Air Force en 2008), volontaire dans l'armée française ainsi que dans le Lafayette Flying Corps.

11h30 - Cimetière national de Cypress Hills - Lot des marins français

Où sont enterrés 25 marins de la marine française morts en 1918 de la grippe espagnole. Ils servaient à bord de trois croiseurs, le Montcalm, le Marseillaise et le Gloire. Trois d'entre eux ont été rapatriés dans leurs familles en France. Nos porte-drapeaux seront présents aux cimetières de Flushing et de Cypress Hills.

 

Dimanche 10 novembre 2024 :

11h00 - Messe de l'Armistice à l'Église Notre Dame, 405 W. 114th St. 

Le père Michael Holloran célébrera la messe en présence de nos porte-drapeaux. Après la messe, nous déposerons une gerbe au mémorial des morts de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, où nous honorerons la mémoire de nos membres disparus, avec un hommage particulier aux 28 volontaires de l'American Field Service de la Première Guerre mondiale. Nous sommes honorés de la présence de M. Daniel Obst, directeur exécutif des programmes interculturels de l'AFS.

Après la traditionnelle photo de groupe, le banquet annuel d'automne aura lieu au restaurant Le Monde (2885 Broadway entre les 111e et 112e rues).

              

Lundi 11 novembre 2024 - Journée des anciens combattants

9h00 - Cinquième Avenue

La fanfare des Cadets de Lafayette sera suivie par la Fédération, l'Acrefeu (Association des Cadres de Réserve Français aux États-Unis), The American Society of the Souvenir Français Inc. avec deux drapeaux américains et français géants (60'x40') tenus par la troupe Scout #1 et d'autres associations civiques françaises, notamment l'Association des Alsaciens.

La parade partira de la 5ème avenue et de la 24ème rue. Nous attendons les instructions finales des autorités de la ville de New York. Veuillez consulter la presse locale.


Une bande dessinée sur La Fayette!



ENFIN !! La seule bande dessinée historique sur la vie du Marquis de Lafayette bientôt disponible ! Écrite et dessinée par les artistes français Patrick Giro et Marie Avril. Vous désirez en savoir plus, et découvrir un résumé de l'histoire et voir quelques dessins ?

Cliquez sur:

https://fr.ulule.com/l-histoire-du-marquis-de-lafayette/


Vous pourrez passer une pré-commande pour être le premier à la recevoir avec une dédicace ! N'hésitez pas à en faire profiter vos connaissances!


Deux artistes passionnés de bande dessinée et d'histoire. Ils ont publié de nombreux ouvrages historiques sur différentes villes et personnages de Charente-Maritime. Brouage, Royan, Marie Mancini, Champlain, Dugua de Mons etc... Graphiste, auteur et illustrateur, Patrick Giro est un illustrateur primé de bandes dessinées, de livres pour enfants et de couvertures de romans en France (dès l'âge de 14 ans) et à l'étranger. Créateur et rédacteur en chef d'un fanzine de bandes dessinées. Réalise des affiches, des logos et des illustrations pour des commerçants, des collectivités locales et des magazines. Marie Avril excelle dans le choix des couleurs qui donnent toute son ampleur à cette bande dessinée. Leur dernière BD, « En route pour la Nouvelle-France », a reçu le prix de l'Académie de Saintonge. Et celle sur l'histoire de Royan a déjà été rééditée.

Nouvelles de la Ferme Odell - Q.G. de Rochambeau

Hartsdale, NY

Ci-dessus : 

En haut à droite : Tableau de David R. Wagner représentant Washington rencontrant Rochambeau à Odell House, quartier général de Rochambeau. Frank T. Bumpus Collection of the Hudson River Valley Institute at Marist College.

En haut à gauche, au milieu et en bas : Odell House - Quartier général de Rochambeau et plans du musée

Photos: https://www.odellrochambeau.org/

Nous avons le plaisir de vous annoncer qu'après un long processus de restauration, le futur musée est en vue dans les prochains mois, grâce aux membres de l'association Friends of Odell House, à son conseil d'administration, à sa présidente Susan Seal et à son mari David. 


Dans le cadre du contrat conclu entre les Amis de la Maison Odell Rochambeau et Amaze Design, la première phase du processus de planification du musée a été achevée. Le plan final montre l'utilisation de l'espace à l'intérieur de la maison, y compris l'accessibilité ADA au premier étage.


Le Musée comprendra huit pièces ouvertes au public et certains espaces seront modulables pour des expositions et des événements spéciaux. 


Alors que la dernière phase des travaux physiques est en cours, le travail des Amis, du comité consultatif académique et des parties prenantes de la communauté consiste à définir les objectifs et les priorités du musée. Ce bâtiment vieux de 292 ans renferme tant d'histoires - de sa construction en 1732 à son rôle de quartier général du général Rochambeau et à son achat par John Odell après la Révolution, en passant par la vie dans la banlieue de Westchester à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, jusqu'à aujourd'hui. Le reste de l'année sera consacré à la planification de la meilleure façon de présenter l'histoire de la maison et des personnes qui y ont vécu.


Un Mémorial en l'honneur de quatre soldats du Régiment Royal Deux-Ponts, morts lorsque l'armée française campa dans les environs du 6 juillet au 19 août 1781, sera placé dans les jardins à l'initiative de notre Société.

La pièce (coin inférieur gauche) dans laquelle George Washington et le général Rochambeau se sont rencontrés pour adopter la stratégie victorieuse menant à Yorktown est miraculeusement préservée dans sa plus grande partie, avec la cheminée, les portes, la fenêtre, les planches de bois et les vestiges du papier peint d'origine.

Ce futur musée, situé à seulement 30 miles au nord de New York, promet d'être un autre symbole de l'alliance franco-américaine. Nous espérons y célébrer le 300e anniversaire du général Rochambeau l'année prochaine à Odell House ! 


Il reste encore beaucoup à faire et vos dons déductibles des impôts sont essentiels. 

Veuillez consulter le site :https://www.odellrochambeau.org/donate

Diana Mara Henry, Membre de notre Société

Announce la parution de son dernier livre:

I Am André: German Jew, French Resistance Fighter, British Spy

Paru le 15 octobre ! 


 Je suis André : Juif allemand, résistant français, espion britannique,

par Diana Mara Henry d'après la vie d'André Joseph Scheinmann 


Qui n'aime pas une bonne histoire d'imposteur ?

André était un bon imposteur !


C'était un homme né avec la mauvaise identité à une époque dangereuse ... ce à quoi beaucoup de gens peuvent s'identifier aujourd'hui.


Né juif en Allemagne, il a acquis une nouvelle identité en combattant en tant que Français pendant la Seconde Guerre mondiale. Dès qu'il est sorti du camp de prisonniers de guerre, il s'est lancé dans sa nouvelle carrière de traducteur pour le haut commandement allemand des chemins de fer français. Il a tout de suite compris que son patron était un agent britannique travaillant pour le Secret Intelligence Service. « Donnez-moi une secrétaire, un beau bureau, un tapis sur le sol, un titre spécial, les Allemands seront ravis ». Il a su les manipuler.


Il intègre des centaines de résistants français dans ses réseaux du MI6, les premiers opérant en Bretagne, du littoral de la Manche avec ses bases sous-marines et ses dépôts de carburant aux aérodromes où il implante des informateurs. Ses mémoires, première partie du livre, racontent avec ses propres mots comment il a été transporté à Londres dans les jours les plus sombres de janvier 1942, comment il a été trahi, comment il a déjoué les nazis pendant 18 mois dans les prisons de la Gestapo, et a soutenu de nombreux camarades dans les camps de concentration, allant même jusqu'à organiser des représentations théâtrales - strictement interdites - pour leur remonter le moral.


Ma partie du livre est le reste de l'histoire - tout ce qu'il n'a pas dit - qui a été révélé après que le voile a été levé, des archives à sa réserve secrète de lettres de ses agents - y compris peut-être un ou deux amants - que son fils a découvertes et qu'il m'a remises pour compléter son histoire.


L'ouvrage est richement illustré de photographies de déguisements créés pour lui par les services secrets britanniques lors de sa formation à l'espionnage à Londres, le présentant comme un banquier en chapeau melon et en costumes rayés, un marin et un soldat, ainsi que son petit livre noir. Tous ceux qui s'intéressent aux questions de l'identité publique et de l'identité privée, ou qui sont fascinés par la façon dont une personne peut résister et lutter contre un puissant pouvoir d'oppression, trouveront du réconfort et des sourires secrets dans l'histoire de l'agent André.


L'histoire d'un homme du MI6 est rarement racontée, pas plus que l'histoire de la première résistance en France avant 1943.


« Une histoire à couper le souffle », comme l'a qualifiée un ancien membre des opérations spéciales britanniques. A la fois grande histoire d'imposture, histoire de courage, histoire de résistance, histoire d'amour et d'amitié, j'ai le plaisir de vous présenter l'histoire d'un homme que j'ai connu et que vous aimerez.. https://www.chiselbury.co.uk/ 

The Kindle edition is now available for pre-order from

Youtube: https://youtu.be/twsrRr-y3qw?si=_8yDnZeRAt-W00SS


Photos ci-dessus : à gauche : Couverture réalisée par Indra Murugiah

À droite : Cérémonie d'hommage organisée par notre Société le 6 novembre 2022 Photo: le Professeur Norman Desmarais, Délégué régional, M. Michel Scheinmann (fils d'André Scheinmann), l'auteur Diana Mara Henry, et Thierry Chaunu, président de notre Société.

NOS BULLETINS MENSUELS


NOTRE OBJECTIF : Mettre en lumière un épisode ou un personnage historique, célèbre ou moins célèbre, de la longue histoire commune entre la France et les Etats-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.


Vous pouvez accéder à tous nos anciens bulletins mensuels (en anglais et en français) à l'adresse suivante: www.SouvenirFrancaisUSA.org


Cliquez sur les photos et illustrations pour accéder aux sources utilisées.


Veuillez excuser d'éventuelles fautes de grammaire ou d'orthographe,

la traduction étant semi-automatique

et le temps imparti pour la relecture étant très limité.


Erratum et excuses : Dans notre dernier bulletin, nous avons omis de mentionner le professeur Clément Mbom, membre du conseil d'administration, parmi les nombreux membres du conseil d'administration présents à la célébration du « Champion des droits de l'homme » de Lafayette à l'église Notre-Dame le 14 septembre.

CALENDRIER:

• Samedi 26 octobre : Cérémonie annuelle à bord de l'USS Olympia, Philadelphie, par la Society of Honor Guard/Tomb of Unknown Soldier, pour honorer le retour du Soldat inconnu américain de la Première Guerre mondiale, avec la participation de plusieurs organisations militaires et patriotiques, et des représentants de notre Société et de la Fédération des anciens combattants français.

• Samedi 2 novembre : cérémonies de dépôt de gerbes au French War Veterans Lot (Flushing Cemetery, Queens) et au French Navy Sailors Lot (Cypress Hills National Cemetery, Brooklyn). 

• Dimanche 10 novembre : Dépôt de gerbe annuel du Souvenir Français en hommage aux 463 « Morts pour la France » à l'église Notre Dame de Manhattan. 

• Lundi 11 novembre : Veterans Day / Armistice Day, 5th Avenue Parade à New York à partir de 9h00, défilés à Washington DC et Houston, TX.

• Lundi 11 novembre : cérémonie de dépôt de gerbes au wagon du train Merci à Holly Hill, Daytona Beach, Floride. 

Veuillez contacter Alain Dupuis ou Thierry Chaunu pour plus de détails.

NOS MISSIONS:


• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,


• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.


• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.


• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.



• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.

Conseil d'Administration

American Society of Le Souvenir Français, Inc.


Membres (2024):

Françoise Cestac, Honorary President • Thierry Chaunu, President, and General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Yves de Ternay, Treasurer • Patrick du Tertre, 1st Vice President • Henri Dubarry • Francis Dubois • Alain Dupuis, 2nd Vice President & Deputy General Delegate, Le Souvenir Français in the United States • Daniel Falgerho, General Secretary • Clément Mbom, Education Advisor • Jean-Hugues Monier, Auditor • Harriet Saxon • Nicole Yancey

Délégués Régionaux:

Jacques Besnainou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South

Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •

Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, former Honorary Consul of France in Virginia

Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets commémoratifs historiques honorant la mémoire de la France et des français

aux Etats-Unis tels que la stèle que nous venons d'inaugurer à Gloucester!



AIDEZ-NOUS!

The American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une association reconnue

"non-profit" par l'Administration fiscale fédérale américaine.

Les donations sont déductibles des impôts fédéraux.


Merci de nous contacter si vous souhaitez recevoir ce bulletin

dans sa version originale en anglais.


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Contactez: Thierry Chaunu, President

Email: tchaunu@SouvenirFrancaisUSA.org

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