Merci au Dr Durie et à l'IMF de nous avoir permis de traduire et publié cet article. Notez que les redirections intégrées dans cet article sont issues de la version originale anglaise.
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Nous traverserons cette épreuve ensemble
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Dr Brian G.M. Durie
de l'
International Myeloma Foundation
(IMF)
Date de publication : 9 avril 2020
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Le week-end dernier à Los Angeles, en levant les yeux vers le ciel, j’ai vu un petit avion écrire ces mots encourageants
: «
We will get through this together
» (Nous traverserons cette épreuve ensemble).
Après des semaines passées à la maison, à se laver les mains et à suivre les recommandations de sécurité pour prévenir la COVID-19, il est important que nous soyons reconnaissants d’être en bonne santé et que nous nous projetions, ensemble, dans les mois à venir pour nous adapter à notre nouvelle normalité.
« Qui déciderez-vous d’être pendant la COVID-19? » demande le Dr Tamer Issa, dans une
discussion
sur les options qui s’offrent à nous. Nous pouvons décider d’être craintifs, d’apprendre et de grandir. Le choix nous appartient. Et il est normal de faire l’expérience de chacune de ces trois possibilités à différents moments pendant cette période difficile.
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Pour envisager l’avenir de façon réaliste, il est utile de bien comprendre l’information qui nous est communiquée et la manière dont nous pouvons tous contribuer à notre sécurité et à notre santé mentale, et à celles des autres.
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Impact de la COVID-19 sur la communauté du myélome
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Heureusement, peu de patients atteints d’un myélome ont été gravement touchés par la COVID-19. Grâce à la mise en œuvre rigoureuse de la distanciation sociale, du lavage des mains et d’autres mesures strictes en Asie et dans d’autres régions du monde, le nombre de patients atteints d’un myélome qui sont infectés et gravement malades reste très faible.
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À San Francisco, par exemple, le maire a rapidement mis en place des directives très strictes et, jusqu’à présent, aucun patient du programme de lutte contre le myélome de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) n’a été touché par la COVID-19. De même, à la très fréquentée clinique de traitement du myélome de Heidelberg, en Allemagne, qui a également mis en place des directives strictes dès le début, aucun patient n’a été infecté par la COVID-19.
Nous avons appris que de rester à la maison permettait de protéger les patients!
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Meilleure prise en charge des patients infectés par la COVID-19
En Chine, un patient atteint d’un myélome
a été infecté et est devenu très malade, mais il a été traité de façon efficace grâce au tocilizumab (un anticorps monoclonal anti-IL 6) pour littéralement surmonter la tempête de cytokines. Cette tempête de cytokines rend les patients très malades, et les fait « s’effondrer »,
ont déclaré les médecins à NPR. Ce traitement est très encourageant et est actuellement évalué dans le cadre d’essais cliniques.
On comprend maintenant mieux et on prend mieux en charge les patients qui présentent de faibles niveaux d’oxygène dans le sang. La COVID-19
attaque directement l’hémoglobine, la molécule porteuse d’oxygène des globules rouges qui transportent l’oxygène des poumons vers les organes et les tissus. Cela signifie que les niveaux d’oxygène dans le sang peuvent chuter à un niveau très, très bas.
De plus, en raison de l’accumulation de liquide dans les poumons, il s’avère que
même les hautes pressions produites par les ventilateurs ne peuvent pas faire passer l’oxygène dans la circulation sanguine par les sacs pulmonaires remplis de liquide. Une approche plus douce, par administration d’oxygène seulement par le nez (canule) et le recours à des dispositifs d’assistance plus simples, peut aider le patient à recevoir l’oxygène dont il a besoin. Il serait extrêmement utile que nous soyons moins dépendants des ventilateurs. Une nouvelle approche utilisant l’oxyde nitrique, qui augmente le flux sanguin, peut également être utile et
est en cours d’évaluation pour améliorer également le flux d’oxygène dans le sang.
De nombreuses thérapies contre la COVID-19 sont en cours d’évaluation
L’évaluation officielle du Selinexor, un traitement contre le myélome, s’ajoute à la liste des
traitements mentionnés dans
mes derniers articles de blogue. Un protocole de traitement à faible dose de Selinexor
sera mis au point. Il s’agit là d’une nouvelle qui suscite beaucoup d’intérêt et d’enthousiasme.
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À quoi s’attendre dans les semaines à venir
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Pour « traverser cette épreuve », il est important que nous ayons des attentes réalistes pour les semaines et les mois à venir. Voici quelques données et faits importants qui peuvent nous aider :
Après 76 jours de confinement total, la ville de Wuhan, en Chine, l’épicentre de la pandémie de la COVID-19, assouplit cette semaine ses restrictions en matière de distanciation physique et sociale, bien que les masques soient toujours nécessaires. Les trains sont en marche et les vols ont repris.
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Le nombre de cas de la COVID-19 est extrêmement faible, et on espère qu’il le restera. Mais seul l’avenir nous le dira. Cet essai de retour à la normale, environ trois mois après le début de la période de crise, est surveillé de près dans le monde entier. L’infection par la COVID-19 est apparue à la fin du mois de décembre 2019 (bien qu’elle se soit certainement propagée un peu plus tôt), et la source de l’infection (le marché d’aliments vivants de Wuhan) a été fermée le 1
er janvier 2020, alors que l’on constatait déjà une propagation dans la communauté.
Ce qu'il faut retenir
Nous devons vraiment observer et voir comment l’assouplissement des restrictions à Wuhan se passe. C’est un test pour nous tous afin de comprendre s’il peut y avoir un retour rapide à une certaine normalité et à quoi ressemblera-t-elle.
Aux États-Unis, la période équivalente de trois mois de propagation communautaire est mars, avril et mai, même si, comme en Chine, une propagation a probablement eu lieu avant. Certains États, tels que la Californie et Washington, ont connu une baisse importante du nombre de cas liés aux restrictions précoces, et pourraient être parmi les premiers à avoir une chance de revenir à la nouvelle normalité. Certains États et certaines communautés le seront sans doute plus tard. L’aplatissement des courbes de la COVID-19 est important et permet de sauver de nombreuses vies.
Les
premiers résultats de l’Islande
viennent d’être publiés. Cette étude sur les infections à la COVID-19 en Islande fournit de nombreux détails sur l’apparition et la propagation de ce coronavirus au niveau de la communauté.
Tout d’abord, grâce au séquençage moléculaire du virus, les chercheurs ont documenté plusieurs mutations ou souches du virus. Il est possible de suivre des souches provenant d’Italie, d’Autriche, du Royaume-Uni, du Danemark et une souche liée à la côte ouest des États-Unis. L’identification des différentes souches permet un suivi dans les communautés et l’évaluation de l’origine des voyageurs entrant en Islande depuis le monde entier. On a observé un patient qui présentait deux souches du virus. C’est important, car le virus peut se recombiner à mesure qu’il se développe, créant ainsi
une nouvelle souche qui est une combinaison des deux souches originales. Ainsi, toute exposition multiple à différentes souches chez un individu devient une préoccupation.
Deuxièmement, les chercheurs ont créé une base de référence pour les analyses de population en cours et les études de patients et de contacts symptomatiques.
La propagation en cours au sein de la communauté est documentée, alertant tout le monde des défis à venir pour tenter de contenir la COVID-19 et de développer un vaccin.
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Nous commençons à en savoir plus sur les phases de rétablissement de la COVID-19.
Lorsqu’un patient se rétablit, des anticorps contre le virus apparaissent dans son sang. Il est désormais possible de mesurer ces anticorps, et ces tests deviendront essentiels pour déterminer s’il est sécuritaire pour une personne d’avoir à nouveau des contacts physiques avec d’autres personnes et de voyager.
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Les
premiers résultats indiquent des schémas variables de réponse des anticorps, suggérant qu’il faudra un certain temps avant de connaître les niveaux ou les schémas d’anticorps sécuritaires. Cela voudrait donc dire que, lorsque l’état infectieux d’une personne est incertain, il sera important de continuer à porter un masque et à prendre sa température. Les dispositifs personnels, tels que l’anneau intelligent Oura,
actuellement testé à l’UCSF, peuvent s’avérer utiles, voire essentiels. Les chercheurs étudient si les données recueillies par le dispositif, combinées aux réponses des enquêtes quotidiennes sur les symptômes, peuvent prédire les symptômes de la maladie.
L’analyse des eaux usées d’une région donnée pour détecter la présence de COVID-19 pourrait également contribuer à la sécurité. Une
étude menée dans le Massachusetts a montré des niveaux élevés de COVID-19 dans les eaux usées, avant même que la propagation à grande échelle dans la communauté ne soit connue.
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Nouveaux exemples de résilience
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S’adapter à cette nouvelle normalité constitue un défi. Mais nous pouvons être encouragés par le monde qui nous entoure.
Au Pays de Galles, par exemple, un
troupeau de chèvres, constatant qu’il n’y avait plus personne pour les surveiller (en raison du coronavirus), a vu là une bonne occasion d’aller en ville pour y trouver de la nourriture! Mais le plus grand prix du règne animal en matière d’innovation face à l’adversité revient aux oiseaux qui, selon
une étude récente, se montrent extrêmement créatifs dans leur quête de nourriture. Ils posent des appâts pour les poissons et suivent les bateaux qui remuent les poissons dans leur sillage.
Nous aussi, les humains, nous sommes plutôt doués pour l’improvisation. Les membres du groupe
Connecticut Multiple Myeloma Fighters Information, par exemple, ont tenu leur première réunion de groupe de soutien virtuel le 8 avril. « Ça nous a donné l’occasion de nous voir et de nous informer sur la vie, la sécurité des patients atteints d’un myélome et le coronavirus », a déclaré Robin Tuohy, vice-président des groupes de soutien de l’IMF. « Je crois que ce que nous avons le plus apprécié, ça a été d’échanger et de rire ensemble. On a parlé de la journée et du fils d’un de nos membres qui a attrapé son premier poisson! Un autre membre a parlé de la naissance de sa petite-fille. La vie continue ! »
La vie continue. Et nous traversons cette épreuve ensemble.
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Le Dr Brian G.M. Durie a fondé l’
International Myeloma Foundation
(IMF), dont il est aujourd’hui le président, et siège à son conseil consultatif scientifique. Il est également le président du groupe de travail international sur le myélome de l’IMF, un consortium regroupant près de 200 spécialistes du myélome d’un peu partout dans le monde. Le Dr Durie dirige également le projet
Black Swan Research Initiative
® de l’IMF.
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