The American Society of Le Souvenir Français Inc.
Bulletin Mensuel - Vol. II. No 11 - Novembre 2022
(version traduite en français)
LE TRAIN DE LA RECONNAISSANCE FRANÇAISE
"Le train de la Reconnaissance Française au Peuple Américain" - "The Train of French Gratitude to the American People" aka "The Merci Train" - By Unknown artist http://www.mercitrain.org/
registered trademark, Fair Use https://fr.wikipedia.org/w/index.php?curid=6621610
EDITORIAL

C'est la saison des fêtes qui approche... la plupart d'entre nous se souviennent de l'émerveillement ressenti devant son premier train électrique. Mais qui se souvient d'un autre train, grandeur nature, chargé de cadeaux, qui a traversé l'Atlantique en témoignage de gratitude et d'amitié?

Qui se souvient de ce geste d'amour unique entre les peuples français et américain, qui a eu lieu au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en 1947 et en 1949 - - et dont l'héritage est maintenu vivant dans presque tous les États américains par les "40 & 8" Societies, les "American Legionnaires" ou nombre de musées d'État ou privés.

En 1947, alors que la France et l'Italie affrontent la faim et le froid, Drew Pearson, un journaliste américain, lance l'idée d'un train de secours dans sa chronique nationale "Washington's Merry-Go-Round". Pensé à l'origine pour être composé de 80 wagons, ce train atteignit le nombre incroyable de 700 wagons, chargés de nourriture, de vêtements, de carburant, provenant des 48 États de l'époque (et même du sucre du territoire d'Hawaii), s'élevant à 40 millions de dollars de dons (l'équivalent de 586 millions de dollars d'aujourd'hui!), collectés par des citoyens américains ordinaires, allant du lycéen au retraité. Avant d'embarquer sur le cargo "Friend Ship" et d'atteindre Le Havre, ce train de l'amitié avait été célébré par une parade "ticker tape" de Broadway. Ce geste de bonne volonté populaire et d'aide concrète accompagna le célèbre plan Marshall, qui releva effectivement l'Europe occidentale de ses cendres.

Pour rendre la pareille, en 1949, un cheminot français et résistant de la Seconde Guerre mondiale, André Picard, lance l'idée d'un "Train de la Reconnaissance Française", affectueusement surnommé le "Merci Train" aux États-Unis. Cette initiative est rapidement avalisée par plusieurs associations d'anciens combattants des chemins de fer français et par le président de la République française Vincent Auriol. Composé de 49 wagons remplis de "cadeaux de gratitude", le Merci Train arriva à New York le 3 février 1949 devant plus de 25 000 spectateurs, et fut réparti entre les 48 États, le wagon restant devant être partagé entre le District de Colombia et les îles d'Hawaï.

Le contenu des wagons (plus d'un million de cadeaux pesant au total 250 tonnes, incluant poupées, statues, vêtements, tableaux, objets de décorations et de collections, meubles, jouets, documents, etc.) fut exposé devant des foules considérables et distribué selon les voeux de chaque Etat. La plupart des États continuèrent à exposer les wagons au public après la distribution de leurs cadeaux. Les 43 wagons restant sont pieusement conservés aujourd'hui et peuvent toujours être visités.

Comme l'a déclaré André Picard, "Nous nous sommes trouvés incapables de répondre de la même manière que vous nous avez aidés", expliquant le sort d'une France dévastée après la guerre. "Mais nous avons souhaité vous envoyer des souvenirs qui dureront pour toujours."

C'est cette histoire touchante que nous partagerons dans le Bulletin de ce mois-ci. Nous sommes particulièrement reconnaissants d'accueillir dans nos pages le professeur Norman Desmarais, qui a écrit l'article sur le "Merci Train" de Rhode Island. En plus d'être professeur émérite au Providence College et d'avoir écrit de nombreux articles et livres sur la période de la guerre d'Indépendance, Norm Desmarais est également, dans ses temps libres, guide au Museum of Work & Culture de Rhode Island, et nous sommes fiers de le préciser, Délégué Régional de notre Association pour la Nouvelle-Angleterre.

Nous espérons que vous prendrez plaisir à voyager avec nous à bord du "Merci Train" et vous invitons à visiter les 43 wagons restants. Cherchez-les, à cheval ou en voiture - ou sur votre fauteuil d'internaute - ce sont des trésors cachés de générosité française.

Le Souvenir Français, comme son nom l'indique, est une association mémorielle, et célébrer les événements qui unissent la France et les États-Unis depuis près de 250 ans fait partie de notre mission de ce côté-ci de l'Atlantique.

Dans ce Bulletin, nous continuerons à relater la tournée triomphale du marquis de Lafayette aux États-Unis, cette fois lors de sa visite chez Jefferson à Monticello et chez Madison à Montpelier Estates en novembre 1824. Nous raconterons également l'avant-dernier chapitre de la longue marche des soldats de Rochambeau en novembre 1782, à travers l'État du Connecticut et du Rhode Island, sur le chemin du retour en allant vers Boston après le siège victorieux de Yorktown d'octobre 1781.

Et, comme toujours, vous trouverez également les activités auxquelles votre association a participé depuis le bulletin du mois dernier, ainsi que d'autres événements patriotiques dignes d'intérêt et commémorations historiques unissant Français et Américains.

Merci également pour tous vos mots d'encouragements et suggestions précieuses.

Nous vous souhaitons "Bonne Lecture" et de joyeuses Fêtes de "Thanksgiving"!

Au nom du conseil d'administration.
Thierry Chaunu, président,
American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français aux Etats-Unis
Les wagons "40 & 8"
Le wagon "40 & 8" offert à l"Etat du Rhode Island
Museum of Work & Culture, 42 S Main St, Woonsocket, RI 02895
Photo: Prof. Norman Desmarais, guide bénévole
Le wagon offert à l'État de New York présenté au public. Photo: Abbie Rowe, Photographer (NARA record: 8451352) — U.S. National Archives and Records Administration, Public Domain
Qu'est-ce qu'un wagon "40 & 8" ?

Introduits dans les années 1870, ces wagons couverts ont été utilisés par l'Armée française pendant les deux guerres mondiales. Ils s'appelaient "40 & 8" car, eh bien, ils pouvaient transporter soit 40 hommes (pas de sièges! entassés comme des sardines, avec juste une couche de paille et une petite ouverture pour prendre l'air...), soit 8 chevaux. Des centaines de milliers de soldats français et américains ont été déplacés vers les lignes de front dans ces wagons.

Qu'est-ce que "La Société des Quarante Hommes et Huit Chevaux" ?

Fondée après la Première Guerre mondiale par des soldats américains de retour en 1920, cette organisation d'Anciens Combattants, (appelés ici "Veterans", qui ont longtemps fait partie de l'American Legion), est présente dans les 50 États. https://www.fortyandeight.org/what-is-the-408/
Elle est plus communément connue sous le nom de "The Forty and Eight" et est une association patriotique caritative ouverte aux Anciens Combattants ou aux militaires des Forces armées américaines ayant honorablement servi sous les drapeaux, et sur invitation uniquement.
Leurs membres empruntent leur terminologie aux Français : ils se réunissent lors d'une Promenade Nationale, les membres s'appellent Voyageur Militaire, leurs chapitres régionaux sont appelés Grande Voiture et Voiture Locale, ils sont dirigés par un Chef de Gare, des Directeurs, des Sous-Directeurs, des Secrétaires, en français dans le texte. Ils suivent également leurs propres rituels.

La Society of Forty Men and Eight Horses a été la gardienne de nombreux wagons du Merci Train depuis leur arrivée aux États-Unis en 1949, il y a bientôt 75 ans. Leurs membres doivent être grandement admirés et remerciés pour leur dévouement à la mémoire des leurs camarades d'armes qui ont tant fait de sacrifices pendant les Première et Deuxième Guerres mondiales. Ils considèrent ces wagons de France comme un lieu symbolique afin d'honorer le souvenir de tous leurs Anciens des 2 guerres mondiales.
La Reconnaissance d'une Nation
par Norman Desmarais

Le vétéran de la Seconde Guerre mondiale André Picard, un cheminot français, a eu l'idée d'envoyer un cadeau de remerciement aux États-Unis pour sa contribution à la victoire des Première et Seconde Guerres mondiales et pour la nourriture et les fournitures envoyées en France et en Italie en 1947. L'idée a été calquée sur le train de l'amitié de Drew Pearson. Pearson était l'un des chroniqueurs américains les plus connus de son époque. Il a inspiré des volontaires américains à collecter et à envoyer 40 millions de dollars de secours alimentaires, de médicaments, de carburant et de vêtements en France et en Italie en 1947, un effort qui sauva de nombreux citoyens français de la famine. Le ravitaillement remplit plus de 700 wagons.

La France, en remerciement pour les articles qui leur ont été envoyés sur ce Train de l'Amitié, a rendu la pareille en 1949 avec le Train Merci, également connu sous le nom de train de la Reconnaissance française ou les "Quarante-Huit". Les Quarante-Huit étaient des wagons couverts français à 4 roues qui servaient de véhicules de transport militaire. Le terme fait référence à la capacité de charge des voitures : 40 hommes, ou huit chevaux. Construits comme wagons de marchandises ordinaires à partir des années 1870, ils ont été utilisés par l'Armée française pendant les deux guerres mondiales pour transporter des troupes et des chevaux ainsi que d'autres fournitures militaires. Plus tard dans la Seconde Guerre mondiale, ils ont été utilisés par l'occupation allemande et enfin par les libérateurs alliés.

Les troupes américaines ont conduit ces wagons couverts vers et depuis la bataille pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale. Pensez à quel point ils étaient mal à l'aise. Les hommes pouvaient rester dans ces voitures pendant des jours sans toilettes. Imaginez-vous et 39 autres hommes essayant de dormir dans cette unité en même temps, surtout après qu'ils aient été utilisés pour transporter des chevaux.

Le Train Merci était composé de 49 wagons couverts, un pour chaque État à l'époque (l'Alaska et Hawaï n'étaient pas encore des États) et un pour Washington, DC et Hawaï à partager. Chaque wagon transportait cinq tonnes de cadeaux, tous offerts par des particuliers. Six millions de citoyens français et italiens ont fait don de toutes sortes de biens, en signe de gratitude pour la libération de la France et pour le soulagement apporté par le Train de l'Amitié. Les wagons couverts avaient été désignés pour chaque État car le contenu de certains des wagons contenait des messages au gouverneur de l'État.
Une couronne qui est traditionnellement utilisée sur les tombes en France était l'un des cadeaux du train de gratitude de France. Elle comporte l'inscription: "Aux glorieux soldats américains qui ont donné leur vie pour la France".
Le clairon qui a sonné le cessez-le-feu à la fin de la Première Guerre mondiale est exposé au War Memorial de l'Indiana. Le clairon fut offert par un sergent français qui l'avait utilisé en 1918, et qui a déclaré que c'était son "bien le plus précieux" ... photo Ethan Wrigth/Indiana War Memorial.
Marion Nordmark et Earl Trayer examinent une automobile ancienne construite en 1893 l'un des cadeaux envoyés de France aux États-Unis dans le Merci Train. La note jointe au véhicule indique qu'il s'agit de l'une des premières automobiles fonctionnant au pétrole "construite en 1893, qui pouvait se déplacer à la vitesse record de 20 miles par heure". Elle a été offerte par un électricien de Royan, en France", selon le journal local The Patriot.
Une réplique de la statue de Samothrace du Louvre provenant du wagon offert à l'Idaho et ornant le Capitole de cet Etat.
Robert P. Hall se tient au milieu des cadeaux du "Merci Train" exposés au Capitole de l'État de l'Arkansas. Photo: archives de l'État de l'Arkansas
Photo du Metropolitan Museum of Art de New York: "Rempli de cadeaux de gratitude, les trésors comprenaient une collection de quarante-neuf poupées habillées à la française conçues par d'éminents couturiers de l'époque reflétant la mode française du début du XVIIe siècle au début du XXe- siècle. Chaque poupée, mesurant environ 24 pouces de haut et faite de fil en cotton et soie, a été équipée par un modiste différent pour représenter l'évolution de la mode française. Les poupées, qui font partie de la collection du Costume Institute du Metropolitan Museum of Art, ont été photographiés par le Musée et accompagnées de descriptions pour chaque figurine résumant les créateurs et leurs influences."
• Les citoyens français ont fait don de sabots en bois, de napperons crochetés à la main, de jouets pour enfants, du clairon qui signala la signature de l'armistice à Compiègne en 1918, d'un carrosse Louis XV, de la première moto jamais construite, de 49 poupées offertes par la ville de Cognac vêtues du costume régional de Charente.

• La Société des Couturiers Parisiens a offert un magnifique ensemble de 49 petits mannequins habillés à la mode de 1706 à 1906. Un des descendants du marquis de Lafayette a présenté la canne de son ancêtre. Une autre personne a ajouté le buste original de Benjamin Franklin par le sculpteur français Jean Antoine Houdon. Un ancien combattant handicapé a offert un marteau en bois qu'il avait sculpté dans un arbre du bois de Belleau, site d'une intense bataille de la Première Guerre mondiale. Il y avait des bicyclettes neuves et anciennes et juste des roues de bicyclette. Une église de La Courtène a offert sa cloche. La ville de Lyon, deuxième plus grand centre de transformation de la soie au monde, a offert 49 robes de mariée en soie. Un donateur anonyme a ajouté un ensemble de lingerie noire destiné « à une belle blonde ». (Les Français appellent une belle femme ou une petite amie une "blonde".)

• Un article de journal mentionne une pauvre femme passant devant les ouvriers en train de peindre une des voitures. Elle annonça "Je n'ai rien d'autre à envoyer. Je leur enverrai mes empreintes digitales". Elle pressa ses doigts dans la peinture fraîche.
• L'arrivée à New York

Les 49 wagons couverts du train furent chargés à bord du cargo français Magellan et arrivèrent à New York le 3 février 1949, devant une foule de plus de 25 000 spectateurs. "MERCI AMERICA" avait été peint sur la coque du cargo. Le Magellan fut accueilli par une flottille de petits bateaux tandis que des vagues d'avions de l'Armée de l'air survolaient en salut aérien. Le port résonnait de sonneries de cloches, de sifflets et de sirènes hurlantes. Les bateaux-pompiers ont tourné leurs lances vers le ciel, envoyant des colonnes de jets d'eau dans la lumière hivernale du soleil. Le navire accosta à Weehawken, New Jersey et des entreprises de manutention locales se portèrent volontaires pour décharger le Magellan dès le lendemain.

Le président Truman avait promulgué une Résolution spéciale autorisant le train et sa cargaison à entrer aux États-Unis en franchise de droits. Les agents de train ont ensuite trié les wagons couverts en trois sections pour les expédier vers le sud, l'ouest et la Nouvelle-Angleterre. Ils étaient chargés sur des wagons plats parce que les roues étaient d'un écartement différent de celui des chemins de fer américains. Ils ont ensuite été envoyés dans les capitales de chaque État. Le wagon plat transportant le wagon couvert à destination de Little Rock, Arkansas est arrivé aux petites heures du matin du 13 février 1949. Les gens ont afflué pour voir les cadeaux, exposés d'abord au dépôt de fret de Rock Island, puis à la rotonde de leur Capitole.
• Presque tous les États avaient reçu le leur le 22 février lorsque l'État de Washington reçut le sien. Le Kansas a ouvert la sienne lors d'une cérémonie publique le 11 novembre et l'Oregon a reçu la sienne le 12 décembre 1949. La voiture restante fut partagée entre le District de Columbia et Hawaï. Ce wagon s'est retrouvé à Hawaï, mais le contenu est resté dans le District de Columbia.

• Les armoiries des provinces de France ornaient les flancs de chaque wagon et chacun était estampillé "40 Hommes - 8 Chevaux" ce qui signifie qu'il a une capacité de 40 hommes ou 8 chevaux.

• De nombreux wagons ont été ouverts et transformés en objets exposés avant d'en distribuer le contenu comme chaque État l'a jugé bon. La plupart des États ont continué à exposer les wagons couverts au public après la distribution de leurs cadeaux.

Contenu:
• Le contenu des wagons comprenait des poupées, des statues, du vin, des vêtements, de l'art, des objets décoratifs, des meubles, des peintures, des dessins, des vêtements faits à la main, de la dentelle, des médailles, des instruments de musique, des drapeaux, des chandeliers et même des lettres de remerciement d'enfants. Une voiture comprenait neuf poupées vêtues de costumes provinciaux français. Un autre contenait une médaille de la Légion d'honneur censée avoir appartenu à Napoléon.

• La voiture de l'Illinois contenait une lettre du président de la France au gouverneur de l'époque Stevenson parmi 10 œuvres d'art originales et 8 lettres manuscrites d'écoliers français. La voiture de l'Idaho comprenait une réplique de la statue de Samothrace (voir photo ci-haut) qui est exposée dans le bâtiment du Capitole de l'État de l'Idaho à Boise. La statue originale a été sculptée vers 400-300 av. J.-C. à Samothrace, une île de la mer Égée. Perdue pendant des siècles, la sculpture a été redécouverte en 1863 et envoyée au Musée du Louvre en France.
• Le wagon couvert d'Arizona contenait une gamme surprenante de cadeaux : un vélo Peugeot, des casques militaires, une élégante robe de mariée en soie, une soixantaine de voitures miniatures Renault, un bonnet en dentelle fait à la main et un éventail en nacre. Plus frappantes que les cadeaux étaient les notes émotionnelles qui les accompagnaient.

La Société Nationale des Chemins de Fer Français chargea des artistes régionaux contemporains de représenter de superbes paysages français, des provinces historiques et des régions culturelles. Le wagon couvert du Nevada contenait 21 affiches de voyage (1945-1949). Les recherches indiquent que tous les États ont reçu un ensemble d'affiches, mais seuls trois semblent avoir conservé leur collection, et le Nevada fut le seul État à les exposer.

La plupart des cadeaux ne peuvent plus être localisés car ils ont été dispersés dans des milliers d'endroits et sont presque impossibles à retrouver. Certains ont tout simplement disparu. Dans certains États, le contenu a été vendu aux enchères et le produit remis à des œuvres caritatives. Certains peuvent être trouvés dans divers musées d'État, bibliothèques, bâtiments du Capitole de l'État ou universités. Mais, pour la plupart, le temps a brouillé le lien entre ces articles et l'entreprise qui les a apportés.
• Le wagon du Rhode Island

L'Assemblée générale du Rhode Island adopta un projet de loi visant à exempter le train des taxes à l'importation le 27 janvier 1949. Les voitures du Massachusetts et du Rhode Island sont passées par Blackstone, Massachusetts, à Woonsocket et Manville, Rhode Island, où des cérémonies ont eu lieu le 8 février 1949. Des foules se massaient le long des voies à Albion, Berkeley, Ashton et Lonsdale pour voir le train, avec le gouverneur John O. Pastore habillé en conducteur de train. Le train a ralenti pour donner un bon aperçu aux passants de Valley Falls et il a fait un arrêt de 8 minutes à la gare de Pawtucket-Central Falls afin que les 250 spectateurs autour de la gare puissent voir les wagons. Cependant, la foule n'était pas autorisée sur le quai de la gare en raison du danger de surpeuplement et de chutes possibles sur les voies. Une foule d'environ 5000 personnes a accueilli le train lorsqu'il est arrivé à la gare Union de Providence à 19h45.

Un dîner d'État et des cérémonies ont eu lieu dans la salle de bal de l'hôtel Narragansett ce soir-là. Albert Chambon, le consul de France à Boston, a déclaré que ce n'étaient pas les cadeaux matériels contenus dans le wagon couvert du Rhode Island qui comptaient le plus, mais le fait que le cadeau provenait de millions de foyers français et comprenait de nombreux héritages précieux. Il a conclu, en français, pour le plus grand plaisir de son auditoire majoritairement franco-canadien-américain : « Merci, de la France, et toute notre affection va à toi la capitale française de la Nouvelle-Angleterre ! "

Le lendemain matin à 9 h 30, un défilé partit de Memorial Square, se dirigeant vers l'ouest à travers Exchange Place. Il passa en revue devant l'hôtel de ville, retourna à Memorial Square, puis sous le métro de la rue Promenade jusqu'à Pershing Square, où le wagon français fit son entrée. Le défilé remonta Francis Street jusqu'au côté de la State House, où une salve d'honneur fut tirée, avant de continuer vers Smith Street et sur la place de la State House. Le wagon du Massachusetts repartit pour Boston tôt ce matin-là.

Le wagon (voir Fig. 1 en haut de ce Bulletin) est resté sur la place de la State House jusqu'au 5 mars, date de la fermeture de l'exposition publique. Les 41 boîtes de cadeaux ont été transportées par camion jusqu'à l'entrée du sous-sol de la State House, transférées dans un ascenseur et déposées dans la salle de réception du deuxième étage le 16 février. Le gouverneur John O. Pastore a mis en place un comité pour distribuer les cadeaux, dont de nombreux provenaient d'enfants.
De Pierre français à Joe américain

Michelle Waechter, cinq ans, d'Alsace, a épinglé sa photo et une note sur son cadeau : une petite photo d'un garçon et d'une fille avec une oie. Sa note s'excusait que ses parents "n'étaient pas riches". Jeanne Rivière, de Paris, a envoyé la mandoline de ses parents. Les dons des enfants français ne représentaient pas une grande valeur matérielle mais ils valaient une fortune en termes d'amitié, de gratitude et de relations humaines. Ils comprenaient des poupées, des jouets, des œuvres d'art, des statues et des centaines d'autres objets, dont un petit chien en peluche aux oreilles bleues. La plupart des notes accompagnant les cadeaux étaient en français, mais un donateur attentionné a fourni 10 exemplaires du livre "French Without Toil".

Un "album de remerciement" des enfants de France aux enfants de Rhode Island, l'un des 48 albums de ce type, a été présenté au gouverneur John O. Pastore par des membres de l'Association américaine des professeurs de français lors d'une cérémonie à la maison d'État le 24 mai. L'album comprenait des aquarelles et des dessins d'enfants français, des lettres d'un certain nombre de jeunes et des enregistrements phonographiques de chansons folkloriques et d'airs populaires de diverses provinces françaises.

Les cadeaux comprenaient des objets d'art : antiquités ; souvenirs historiques; livres; peintures; photographies; médailles de bronze; sculptures sur bois; travaux d'aiguille complexes de Nantes; un chapeau parisien chic ; lingerie; bouteilles en bois et liées en cuivre; une bouteille taillée dans une branche d'arbre ; une figure sculptée d'un homme dans une bouteille; une table de travail sculptée en noyer; petits verres de brandy; un gong en laiton; deux casques d'officiers allemands à pointes de la Première Guerre mondiale ; un délicat vase en porcelaine de Sèvres, cadeau du président Vincent Auriol au gouverneur John O Pastore ; une mouette en bronze, ailes déployées, des habitants de Thonon-les-Bains ; 100 petites cartouches de cigarettes françaises ; 25 poupées dont beaucoup de lin finement détaillé. Les vêtements minutieusement cousus à la main allaient de la tenue paysanne brillante à la dentelle et aux plissés de la France médiévale.

Les monuments commémoratifs sont allés à la Rhode Island Historical Society et à des institutions historiques similaires. Des peintures, des dessins personnalisés et des pièces de musée sélectionnés pour leur valeur et leur antiquité sont allés au Rhode Island School of Design Museum of Art, à la John Carter Brown Library et à la Rhode Island Historical Society. Le Théâtre Guignol a fourni des marionnettes Punch et Judy qui sont allées à Sock & Buskin à l'Université Brown. Quatre pièces de musique française et une mandoline ont été données au département de musique de l'Université Brown. Des sujets religieux catholiques et des objets similaires ont été envoyés à l'évêque Russell J. McVinney. Certains d'entre eux ont ensuite été envoyés à des institutions ou des agences catholiques.

Plus de 150 volumes de livres ont été distribués aux collèges, universités et bibliothèques de Rhode Island. Les faînes, récoltées près de Tricourt, en France, sont allées au Rhode Island State College pour être plantées. Les semis devaient être cultivés et les petits arbres plantés sur le campus du collège avec un label français "Merci Train". La bibliothèque d'État a conservé un album d'un Français à Paris pour être prêté à plusieurs des plus grandes bibliothèques de l'État et aux établissements d'enseignement spécialisés pour exposition et étude.

Une épée et une médaille napoléoniennes sont allées à la Rhode Island Historical Society. Une autre épée est allée aux Varnum Continentals [société patriotique de Rhode Island, note du traducteur] à East Greenwich avec quelques numéros d'un document relatif à la Première Guerre mondiale. Une poupée et une crèche de la Croix-Rouge française sont allées au chapitre Providence de la Croix-Rouge américaine.

Des photographies de la fabrication du champagne et une brochure sur le vin ont été remises à l'administrateur du contrôle des alcools de l'État. La Newport Historical Society a reçu une poupée costumée pour sa collection de poupées.

L'école Moses Brown a demandé un tableau de la cathédrale Notre-Dame. Onze rouleaux de velours français de différentes nuances sont allés au Bureau des aveugles, Département de la protection sociale, pour être utilisés dans le travail des aveugles. Trois set de décors pour une mise en scène de "La Dame aux Camelias" de Marie-Ange sont allées à The Players, Barker Playhouse. Des jouets, des dessins d'écoliers de France, un grand nombre d'étoiles en papier et en ciment furent remis aux écoles publiques et paroissiales pour être distribués aux élèves d'honneur.

Le Comité de Rhode Island chargé de la distribution des cadeaux a choisi un certain nombre de personnes et de groupes qui ont servi "au secours de la France pendant de nombreuses années" pour recevoir les cadeaux restants et les a invités à venir à la State House en août pour faire leur choix parmi ce qui restait.

Une carte nominative devait accompagner chaque cadeau:
"En reconnaissance d'un profond intérêt éprouvé pour le peuple et le bien-être de la République française, le Comité chargé de la distribution des cadeaux de Rhode Island Merci Train à - - - - - - ce témoignage d'appréciation d'une population française reconnaissante envers un citoyen américain généreux et compréhensif."
Photo courtesy Prof. Norman Desmarais
• Les Robes de Mariées:

L'un des cadeaux les plus intéressants du wagon couvert du Rhode Island (ainsi que ceux des autres États) était une robe de mariée. La robe de mariée en brocart de satin blanc taille 12 offerte par une mariée lyonnaise a été tirée au sort. Il y avait deux conditions : la mariée devait avoir un tour de taille de 24 pouces [61 cm] et un mariage en septembre. La robe doit s'adapter avec peu ou pas de modification.

Le Comité reçut 104 candidatures. Le premier des trois noms tirés d'une boîte scellée fut celui de Lillian Weimar, 25 ans. Par coïncidence, elle avait été la première à postuler pour la robe. Et Mme Weimar était née à Paris où elle avait vécu jusqu'à l'âge de cinq ans. Sa mère était française et avait épousé un soldat américain après la Première Guerre mondiale. Son arrière-grand-père était commandant des gendarmeries de Lyon vers 1870 et elle était une descendante directe d'un des généraux de Napoléon. Ses parents avaient déménagé à Westerly, Rhode Island en 1929.

La taille de 24 pouces et les hanches de 33 pouces de Lillian correspondaient exactement à la robe, mais son buste mesurait 30 pouces et la robe mesurait 31 pouces. Dans une interview en 1995, elle a rappelé comment sa mère, dont les ancêtres étaient originaires de Lyon, était plus déterminée à obtenir la robe qu'elle ne l'était. Elle a noté "Elle avait cette finition brillante, des boutons dans le dos, tous cousus à la main. Les coutures étaient toutes surpiquées à la main. C'était magnifiquement fait." Lillian est décédée en 1996 à l'âge de 72 ans et sa fille a fait don de la robe au Work & Culture Museum.

Les marchands de Hartford, dans le Connecticut, avaient opté de faire un don supplémentaire au récipiendaire de la robe du Connecticut. Il comprenait un voyage de noces gratuit à Lyon afin que la mariée gagnante puisse remercier personnellement les donateurs.
Ce qui est advenu des wagons:

De nombreux wagons ont été donnés à des organisations d'Anciens Combattants telles que l'American Legion, les "40 & 8", et Veterans of Foreign Wars. Certains ont été placés dans des musées; certains incorporés dans des monuments; d'autres donnés aux parcs de la ville. Beaucoup ont été progressivement laissé à l'abandon et sont tombés en ruine, en particulier dans les années 1960, après une période d'éloignement entre la France et les États-Unis lorsque la France décida de se retirer des instances militaires de l'OTAN. Plus tard, les organisations d'Anciens Combattants payèrent pour les faire restaurer, les conserver et les exposer.

Le wagon du Rhode Island a été remis à l'organisation de l'American Legion "40 & 8" avec des trophées de guerre à exposer. Des décors spéciaux avaient été réalisés pour la construction d'un châssis sur lequel le wagon serait placé afin d'être exposé lors de fêtes patriotiques et de parades militaires. Il fut placé au camp de l'American Legion dans le parc d'État de Burlingame à Charlestown, qui était censé devenir sa résidence permanente. Hélas, à la fermeture définitive de ce parc, tous les bâtiments du site furent vendus à un ferrailleur-brocanteur, y compris le wagon. Le wagon passa ainsi plus de 20 ans en mauvais état dans la décharge du ferrailleur, sujet aux vandales et aux intempéries.

John Hill, journaliste au Providence Journal, écrivit un article sur l'état malheureux du wagon découvert en 1995. Cet article incita Fred et Betty Tanner d'East Greenwich à l'acheter. Ils le firent déplacer dans leur propriété, espérant qu'un jour, quelqu'un serait intéressé à le restaurer.

Alphonse Auclair et Jacques Staelen rencontrèrent John Hill deux ans plus tard qui les mena chez le couple de M. & Mme Tanner. Le wagon fut restauré et donné au Work & Culture Museum de Woonsocket le 7 novembre 1999. La voiture revint ainsi dans la ville où elle était arrivée 50 ans plus tôt.

Quarante-trois des wagons couverts restent aujourd'hui. Certains ont été jugés irrécupérables. Dans le cas du wagon couvert du Nouveau-Mexique, l'équipe de restauration a localisé un wagon couvert similaire en France et l'a transporté aux États-Unis en 1987 pour l'utiliser comme réplique, à côté de celui d'origine qui est exposé, non restauré, à côté d'une réplique complète du voiture telle qu'elle était lorsqu'elle avait été livrée à l'Etat.

Providence Journal Jan. 27, 1949, Feb. 16, 18, May 25, June 18, July 28, Aug. 2, 1949, Feb. 3, 2005; http://www.mercitrain.org/
The Lt. Georges Dubois Veterans Museum
3 FÉVRIER 1949;
UNE PARADE TICKER TAPE POUR LE TRAIN
DE LA RECONNAISSANCE FRANÇAISE
Photo : Le New York Times
Il y a (avait) un marqueur de granite sur le trottoir de Broadway, actuellement manquant , probablement en raison de la construction d'un bâtiment et de la partie du trottoir adjacent.
L'intitulé est (était): "Train de la Reconnaissance Française ("Merci Train") portant des cadeaux de la France aux États-Unis en remerciement du Train de l'Amitié (3 février 1949)"
• Le titre du New York Times était le suivant : "La ville rend grâce à la France pour le train de la Reconnaissance" - "Le premier des 49 wagons de fret a défilé de Battery Park à l'Hôtel de Ville sous la forme de 200.000 acclamations"
L'article poursuivait : "La ville a déroulé son tapis rouge traditionnel pour le premier des quarante-neuf wagons chargés de cadeaux envoyés par les Français en remerciement du train de l'Amitié de 40.000.000 de dollars que l'Amérique a envoyé en France au cours du rude hiver de 1947" [...] "Chaque voiture contient environ 10.000 cadeaux culturels, historiques, et personnels..."[...] "la Légion américaine a reçu une torche allumée en janvier sur la tombe du Soldat Inconnu à Paris"[. ..] "Finalement, la torche sera emmenée à Arlington pour être unie à la Flamme Éternelle sur la tombe du Soldat Inconnu là-bas, puis remise à la Légion Américaine" [...] des foules se sont rassemblées dans le quartier financier avec 15.000 écoliers publics et paroissiaux avec des drapeaux français et américains, ont rempli le parcours du défilé le long de Broadway. Une avalanche de confettis et de serpentins a dansé au soleil alors qu'ils tombaient dans le vent ".
OÙ SONT LES 43 WAGONS RESTANTS?

Quelques exemples:
Le wagon de l'Alabama: photo US Veterans Memorial Museum, Huntsville, AL
U.S. Veterans Memorial Museum, Paul Bolden Bldg
2060A Airport Road, Huntsville AL 35801
Le wagon du Mississippi: The old Gulf, Mobile, & Ohio Railroad Depot
618 E. Pearl St., Jackson, MS 39201
Photo by Michael Barera, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=75800144
Wagon de l'Arizona, McCormick-Stillman Railroad Park
7301 E Indian Bend Road, Scottsdale, AZ 85250
Photo : Par Marine 69-71 sur Wikipedia anglais, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21978205
Le wagon est régulièrement utilisé comme toile de fond pour la célébration de la Journée des Anciens Combattants de Scottsdale.
Extrait du panneau : "Aujourd'hui, ce wagon sert de souvenir aux deux pays qui se sont toujours battus "pour la liberté et la dignité de l'homme".
Le wagon de l'Utah: Ogden Union Station, 2429 Wall Avenue, Ogden UT 84401
Le wagon de Virginie: au Virginia War Museum
9285 Warwick Boulevard, Newport News, VA. 23607
Photo: Nicole Yancey
LISTE DES SITES DES 43 WAGONS

Vous pouvez voir une liste des emplacements des 43 wagons couverts restants sur ces sites Web :

Et cette vidéo particulièrement émouvante sur YouTube :
QUATRIÈME PARTIE DE LA SÉRIE
"LAFAYETTE, HÔTE DE LA NATION"


Si vous avez raté les épisodes de nos précédents Bulletins...

• Le président James Monroe avait invité Lafayette, le dernier général de division survivant de la guerre d'indépendance américaine, à visiter les États-Unis, officiellement pour célébrer le 50e anniversaire de la nation, mais aussi pour insuffler "l'esprit de 1776" à la prochaine génération d'Américains confrontés à un grand clivage politique. Sa tournée attira des foules immenses et suscita un regain de patriotisme.

• De juillet 1824 à septembre 1825, Lafayette entreprit donc une tournée dans les 24 États des États-Unis. Il fut accueilli en héros à chaque étape de son voyage. Des foules immenses, des enfants, des anciens combattants venaient de loin et attendaient des heures pour avoir une chance de le voir, de l'approcher, de le toucher. De nombreux honneurs lui furent rendu, des dizaines de plaques et monuments érigés pour commémorer la visite du "plus illustre des français" de l'époque...

• Les 24 États visités furent, dans l'ordre alphabétique : Alabama, Connecticut, Delaware, Géorgie, Illinois, Indiana, Kentucky, Louisiane, Maine (ex-Massachusetts / North part), Maryland, Massachusetts, Mississippi, Missouri, New Hampshire, New Jersey, New York, Caroline du Nord, Ohio, Pennsylvanie, Rhode Island, Caroline du Sud, Tennessee, Vermont, Virginie, Washington D.C.

• Les principaux moyens de transport étaient la diligence, l'équitation, la péniche et le bateau à vapeur (Lafayette fut même victime d'un naufrage!)

• Tout au long des années 2024 et 2025, chaque ville célébrera ce Français des plus illustres, classé aux côtés des Pères Fondateurs. Si vous avez le moindre doute à ce sujet, il suffit de lire quelques-uns des centaines d'articles de journaux locaux et les récits ou mémoires des témoignages contemporains.
Il est pratiquement à égalité avec George Washington: d'ailleurs, leur deux portraits sont placés en vis-à-vis dans la Chambre des Représentants du Congrès des Etats-Unis, de chaque côté du "Speaker of the House"...
• Plusieurs de ses arrêts sont commémorés par des bornes et des plaques, certaines vieilles de plusieurs décennies, et de plus en plus de toutes nouvelles, grâce à l'énergie et à l'enthousiasme déployés par Julien Icher, président du LafayetteTrail.org, dont l'objectif est de dédier tous 175 panneaux d'ici 2024.

• Ces nouveaux panneaux du LafayetteTrail.org sont tous fabriqués dans le même métal coulé bleu et rouge distinctif et signés par la Fondation William C. Pomeroy qui finance généreusement ce projet gigantesque.

• La Société américaine du Souvenir Français Inc. est honorée de s'associer à ces deux organisations aux vues similaires, ainsi qu'à toutes les autres associations patriotiques américaines et bénévoles qui participent à ces célébrations, sous l'égide de America250.

Dans ce Bulletin, nous racontons quelques-uns des épisodes les plus mémorables de ce parcours remarquable du mois correspondant il y a 198 ans. Nous vous tiendrons au courant des nombreuses célébrations prévues par les comités locaux des American Friends of Lafayette en 2024 et en 2025, auxquels notre association participe activement.

Nous emprunterons également les témoignages d'un témoin privilégié et proche, Auguste Levasseur, secrétaire particulier de Lafayette, qui voyagea avec le marquis et son fils, George Washington Lafayette, et qui publia: "Lafayette en Amérique 1824-1825, ou Journal d'un voyage au Etats-Unis" (Librairie Baudoin, Paris, 1829), et d'autres sources bien documentées, telles que “Memoirs of General Lafayette : with an Account of His Visit to America and His Reception By the People of the United States; From His Arrival, August 15th, to the Celebration at Yorktown, October 19th, 1824” by Samuel Lorenzo Knapp (publié en novembre 1824 à Boston)
ITINÉRAIRE - NOVEMBRE 1824
  • Le 2 novembre - A quitté Richmond pour Monticello pour visiter Jefferson
  • 8 novembre - Assiste à un banquet public à l'Université de Virginie à Charlottesville
  • 20, 21, 22 novembre - visite Fredericksburg, VA avec plusieurs fêtes en son honneur, dont 2 à l'hôtel de ville, maintenant le Fredericksburg Area Museum.
LAFAYETTE CHEZ JEFFERSON À MONTICELLO, VIRGINIE
4-15 NOVEMBRE 1824
Huile sur toile, 1790, Paris - Original de Joseph Boze (1745-1826) ; copié par Bradley Stevens.
Situé dans le salon, Monticello, Virginie (provenance : Thomas Jefferson) Lafayette est représenté dans l'uniforme militaire de la Garde Nationale parisienne portant les médailles de la Société des Cincinnati, les Vainqueurs de la Bastille et la Croix de Saint Louis. Lafayette a vu son portrait lors de sa visite à Jefferson, mais son secrétaire Auguste Levasseur ne le mentionne pas, sans doute par modestie.

931 Thomas Jefferson Pkwy, Charlottesville, VA 22902
4-15 novembre 1824

• Lafayette arrive à Monticello le 4 novembre dans une voiture fournie par Jefferson avec une escorte militaire de 120 hommes. Jefferson attendait dehors sur le portique.
Son petit-fils Randolph était présent et a été témoin de la réunion historique: "Alors qu'ils s'approchaient l'un de l'autre, leur démarche incertaine s'est accélérée en une course traînante et s'est exclamée:" Ah Jefferson! 'Ah Lafayette !', ils ont éclaté en sanglots en tombant dans les bras l'un de l'autre."
Le lendemain matin, Jefferson, Lafayette et James Madison se sont rendus à l'hôtel central de Charlottesville dans la calèche de Jefferson.

• Inscription du marqueur :

« À trois milles au sud-est, Thomas Jefferson commença la maison en 1770 et la termina en 1802. Il y amena sa femme en 1772. Lafayette la visita en 1825. Jefferson y passa ses dernières années et y mourut le 4 juillet 1826. Son tombeau est là. L'endroit fut pillé par la cavalerie britannique, le 4 juin 1781.
Érigé en 1928 par la Conservation & Development Commission. (Numéro de repère W-200.) »

Marqueur situé à :
610 E Market St, Charlottesville, Virginie 22902
GPS: 38.031400,-78.477600 
LAFAYETTE CHEZ MADISON À MONTPELIER, VIRGINIE
15 - 19 NOVEMBRE 1824
FOLLOW THE FRENCHMEN | EPISODE 15 - JAMES MADISON'S MONTPELIER
• Lafayette séjourna quelques jours chez le président Madison dans son domaine de Montpelier:

“M. Madison a maintenant soixante-quatorze ans, mais son corps, bien conservé renferme une âme encore jeune et pleine d'une douce sensibilité qu'il ne craignit pas de laisser voir toute entière quand il exprima au général Lafayette le plaisir qu'il avait de le posséder dans sa maison. Quoique l'habitude de la réflexion et du travail ait fait contracter à son visage les apparences d'une grande sévérité, cependant toutes les impressions de son cœur se peignent rapidement dans ses traits, et sa conversation est ordinairement animée d'une douce gaîté. Madame Madison contribue beaucoup aussi, par les grâces de son esprit et l'aménité de son caractère, à rendre plus précieuse encore la franche hospitalité avec laquelle les étrangers sont accueillis à Montpellier [sic].
[...]
...“Ce ne fut qu'au coucher du soleil que nous arrivâmes, le 20 novembre, à l'entrée de Frédéricksburg où le général fut reçu par les jeunes enfans formés en bataillon, sous le nom de Cadets de Lafayette. La nuit était déjà sombre et la ville resplendissante d'illuminations, quand nous arrivâmes à la place, où le maire prononça son discours de réception.
Un repas splendide et un bal où brillèrent toutes les dames de Frédéricksburg, terminèrent cette journée de voyage.
Le lendemain dimanche, nous assistâmes au service divin dans l'église épiscopale avec les francs-maçons qui nous y avaient conduits en grande cérémonie.
Le ministre qui officiait était un membre de la loge. Le lundi nous passâmes
une partie de la journée avec la famille du capitaine Lewis, neveu du général Washington et le soir nous partîmes pour Washington-City, accompagnés, pendant plusieurs milles, par le peuple de Frédéricksburg. Sur la ligne du comté de Strafford, dont nous ne traversâmes que l'extrémité, les milices accoururent au devant du général pour l'escorter jusqu'au Potomac
où nous attendait le navire qui nous porta à Washington après une nuit d'heureuse navigation.”
Extraits de “Lafayette en Amérique en 1824 et en 1825, par Auguste Levasseur, pages 498-504"

• Panneau, Lafayette Tour:
"Le général Lafayette a visité ici
15-19 novembre 1824, discutant
l'esclavage et la liberté
de religion avec Madison.
Il est revenu le 21 août 1825."
Fondation William C. Pomeroy 2021

• Extraits de la plaque de Fredericksburg:
"Le général [le marquis de Lafayette] et sa suite furent alors conduits dans l'hôtel de ville, qui avait été décoré de conifères et de fleurs... (Fredericksburg Virginia Herald) [...] Le 20 novembre 1824, le marquis de Lafayette a visité Fredericksburg dans le cadre d'une grande tournée. On se souvenait affectueusement de lui de la Révolution américaine, lorsqu'il avait dirigé une division de troupes continentales dans cette partie de la Virginie, dans les mois précédant la campagne qui s'est terminée à Yorktown."

Plaque située à:
909 Princess Anne St, Fredericksburg VA 22401
LA SUITE LE MOIS PROCHAIN!...
SEASON 2, EPISODE 4, NOVEMBRE 1782:
L'ARMÉE FRANÇAISE AU CONNECTICUT ET DANS LE RHODE ISLAND
MISSION ACCOMPLIE

L'année dernière, nous avons raconté en 5 épisodes, de juin à octobre, la longue marche de l'armée française commandée par le général comte de Rochambeau de Newport, R.I. à Yorktown, VA, à travers les États de Rhode Island, du Connecticut, de New York, du New Jersey, de Pennsylvanie, du Delaware, du Maryland, et de Virginie.

Nous reprenons la série, qui s'étendra de ce mois jusqu'en décembre : "Saison 2, Episode 4 : Novembre 1782, à travers le Connecticut et le Rhode Island.

Après la victoire à Yorktown, la guerre n'était pas officiellement terminée. Il faudra encore plusieurs mois avant que l'Angleterre ne reconnaisse l'Indépendance des États-Unis et signe le traité de Paris le 3 septembre 1783.

Pendant ce temps, les forces britanniques contrôlaient encore des villes comme New York.
L'armée française a passé la majeure partie de l'hiver 1781-1782 stationnée à Williamsburg, en Virginie, et a commencé à marcher vers le nord le 1er juillet 1782 pour atteindre Boston en décembre et rentrer chez elle.
Certaines unités restent sur place, comme la fameuse Légion de hussards de Lauzun, qui veille pendant l'hiver 1782-1783.

L'itinéraire de la marche de retour était d'humeur beaucoup plus légère, ce qui est compréhensible. Elle n'est pas aussi bien documentée que la marche vers le sud dont nous avons parlé l'année dernière. Pourtant, il y a plusieurs repères sur le chemin que nous sélectionnerons, ainsi que quelques anecdotes que nous raconterons dans les prochains bulletins jusqu'en décembre.

Ci-dessous quelques repères relatifs au mois de NOVEMBRE 1782, lors de la traversée des États du Connecticut et du Rhode Island.
QUELQUES SITES PARMI PLUSIEURS...
... Novembre 1782 ...
Stèle "N'oublions Jamais", Farmington CT
Stèle “N'OUBLIONS JAMAIS”, 790 Farmington Ave, Farmington, CT 06032
GPS: 41.726017, -72.824061 
Photo: Image capture June 2019 © Google
• Inscription:

“N'OUBLIONS JAMAIS”

«En l'honneur et en souvenir reconnaissant de nos alliés français dans la Révolution, dont l'armée, sous le commandement du général comte de Rochambeau, a défilé devant cet endroit en route de Newport et Providence, RI, pour rejoindre le général Washington sur la rivière Hudson en 1781, et à nouveau à son retour de Yorktown, en Virginie, à Boston, dans le Massachusetts, en 1782. « Le corps principal d'environ 4000 hommes était composé des régiments du Bourbonnais, du Royal Deux-Ponts, du Soissonnais et de Saint Onge [sic], et de l'artillerie. Les régiments marchèrent dans l'ordre ci-dessus, les jours suivants depuis Providence, en gardant toujours entre eux la distance d'une journée de marche. L'artillerie suivait immédiatement à l'arrière du deuxième régiment. Le général comte de Rochambeau marcha en tête du corps principal et les régiments campèrent successivement un peu au sud de Farmington Village les 25, 26, 27 et 28 juin 1781. A son retour l'armée marcha en deux colonnes, gardant entre elles la distance d'une journée de marche, et campèrent successivement dans la partie sud du village les 28 et 29 octobre 1782.
« Une garde de flanc gauche d'environ 600 hussards et d'infanterie légère, sous le commandement du duc de Lauzun, a marché de son camp d'hiver à Lebanon, Connecticut, à la hauteur et à environ quinze milles du corps principal en 1781. »
« Des cartes des marches et des camps de l'armée et de la littérature concernant nos alliés français dans la Révolution peuvent être consultés à la bibliothèque du village. Érigé par le colonel Jeremiah Wadsworth Branch, Connecticut Society, Sons of the American Revolution, 1926 »
Panneau, “Bienvenue à nos Alliés”, Andover CT
Panneau "Bienvenue à nos Alliés" , intersection de State Routes 6 & 316
Andover Veterans Park, Monument Lane, Andover, CT 06232
GPS: 41.738133, -72.367979 
Image capture June 2011 © Google 
• La route a conservé une grande partie de son caractère du XVIIIe siècle.

• Détails extraits du panneau:
« Les troupes françaises empruntèrent ce qui est aujourd'hui Hutchinson Road à Andover en voyageant entre les camps de Windham et Bolton en 1781 et 1782. La route est aujourd'hui dédiée à un usage local uniquement et conserve plusieurs de ses premières caractéristiques : une largeur étroite, de nombreux arbres matures le long de la chaussée et des murs de pierre des deux côtés.
«Toute la zone à l'est de Hutchinson Road qui s'étend jusqu'à la rivière Hop reste des champs ouverts et rappelle l'époque où une grande partie du Connecticut était consacrée aux pâturages et aux foins, comme c'était le cas lorsque les Français sont passés par là. La Daniel White Tavern, construite en 1772, se trouve toujours au 130 Hutchinson Road »
«La Taverne Daniel White’s à l’enseigne du cheval noir, Andover : Cette maison a été construite en 1772 et a ouvert ses portes en tant que taverne en 1773, elle se trouve toujours au 28 Hutchinson Road. Daniel White était un élu municipal de Coventry pendant la guerre d'indépendance. Un arrêt fréquent pour Rochambeau, la taverne de Daniel White a été mentionnée dans l'itinéraire de la marche comme "Taverne de Daniel White à l’enseigne du cheval noir", un lieu à ne pas manquer quittant le centre-ville de Andover.”
48ème Camp de l’Armée française, Canterbury, CT
7-8 Novembre 1782
Westminster Congregational Church, 395 Westminster Rd. Canterbury, CT 06331
GPS: 41.71174,-72.02033 
• La première brigade, désormais commandée par le baron de Vioménil, leva le camp à Windham le 7 novembre et prit Scotland Road jusqu'à son camp suivant, le camp 48, juste à l'ouest de Canterbery. C'était maintenant le début de novembre et l'hiver était arrivé en Nouvelle-Angleterre.

• Le lieutenant Jean-François Louis de Lesquevin, comte de Clermont-Crèvecœur du régiment d'Auxonne n'a pas pu « exprimer à quel point nous étions mal à l'aise en campant dans un pays où le froid était déjà très intense. Nous étions gelés dans nos tentes. Et les tentes étaient tellement gelées qu'après avoir retiré les piquets et les poteaux pour les démonter, elles se tenaient seules. Vous pouvez donc juger à quel point il faisait froid.”

• Le pannonceau à l’entrée du chemin a un texte identique des deux côtés :

"ROUTE DE ROCHAMBEAU 1781-1782 || DANS CES ENVIRONS || LES TROUPES FRANÇAISES SOUS || ROCHAMBEAU || EN ROUTE DE YORKTOWN ||ONT CAMPÉ EN NOVEMBRE 1782 || ÉRIGÉ PAR L'ÉTAT || ET || Deborah Avery Putnam || Chap., D.A.R. || en partenariat ||"
Stèle, 54ème Camp de l’Armée française, Providence, R.I.
13 novembre –4 décembre 1782 
957 North Main St, Providence, RI 2904
Image capture July 2017 (c) Google
Stèle inaugurée en 1907
• L'infanterie française avait campé à Providence les 10 et 11 novembre 1782 sur leur emplacement de juin 1781, mais a déménagé dans ce nouveau camp lors de leur 52ème camp depuis le départ de Williamsburg, Virginie, le 1er juillet 1782, le long de North Main Street le 13 et 14 novembre 1782.

• De Broglie a écrit : « À Providence, Rochambeau a donné un splendide bal le 18 novembre aux habitants de la ville à Hackers Hall, puis sur South Main Street.
" M. de Rochambeau, très soucieux des retards perpétuels de la flotte, néanmoins, se comportait à Providence en général bienveillant; pour distraire son armée et gratifier les dames de la ville, il a donné des bals dans un beau et grand appartement public destiné à de tels buts. Je ne donne pas leurs portraits ici parce que je ne veux pas rendre tous les hommes fous et rendre toutes les femmes jalouses. » (France and New England, page 135)

• Inscription:
"SUR CE TERRAIN ENTRE LA RUE HOPE ET LA RUE PRINCIPALE NORD ET LE NORD DE L'AVENUE ROCHAMBEAU LES TROUPES FRANÇAISES COMMANDÉES PAR LE COMTE ROCHAMBEAU ONT CAMPÉ EN 1782 À LEUR RETOUR DE MARCHE DE YORKTOWN »
ANNONCES ET NOUVELLES RÉCENTES
AIDEZ LES VOLONTAIRES MILITAIRES FRANÇAIS À L'OTAN
(NORFOLK)
POUR ACQUÉRIR DES UNIFORMES D'ÉPOQUE POUR DES COMMÉMORATIONS
Illustration ci-dessus : Uniformes des armées pendant la guerre de la Révolution américaine, 1775-1783. Lieutenant Charles M. Lefferts. Édition limitée de 500. Société historique de New York. New York, NY. 1926.
• Nous avons lancé une campagne de collecte de fonds dans le but de fournir aux volontaires du contingent militaire français stationné au siège de l'OTAN en Virginie des uniformes d'époque, pour participer aux côtés des volontaires américains à des cérémonies patriotiques communes. Ces ensembles d'uniformes militaires d'époque sont fabriqués aux États-Unis par des tailleurs spécialisés très qualifiés et seront des reproductions exactes, jusqu'au dernier bouton de guêtre.

• Aidez-nous s'il vous plait! Votre don est déductible d'impôt! Dons suggérés : 50 $ - 100 $ – Une médaille de reconnaissance du Souvenir Français sera offerte pour les dons supérieurs à 500 $.

Toute maison française dans le secteur de la mode et du textile serait particulièrement la bienvenue dans cet effort patriotique.

Veuillez envoyer votre don via PayPal : https://souvenirfrancaisusa.org/donate/ ou par chèque, à l'ordre de "American Society of Le Souvenir Français, Inc"

Veuillez indiquer : "Uniformes Historiques de Rochambeau
NOUVELLES DE NOS AMIS DE LAFAYETTETRAIL.ORG
Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie de l'épisode 18 de Follow The Frenchmen, la série de vidéos sur le Lafayette Trail ! L'épisode se déroule à Frankfort, KY.

#followthefrenchmen EPISODE 18 | Frankfort, KY. 
Lorsque les Français ont officiellement rejoint les Américains en tant qu'alliés contre les Britanniques en 1778, les Kentuckiens ont commencé à adopter des noms français pour leurs nouveaux comtés, villes et villages en l'honneur de la France, le plus ancien allié de l'Amérique. Les comtés de Fayette et Bourbon, Paris, Louisville et Versailles, ont tous été nommés entre 1778 et 1792, l'année où le Kentucky a obtenu le statut d'État.

Cultiver sa connexion française était pour KY un moyen de remettre en question, voire d'inverser le récit du patriotisme venu de la côte Est. Les gens ici avaient traité avec les Français cent ans avant la signature du traité d'alliance en 1778. En 1824, la nouvelle du retour de Lafayette aux États-Unis a résonné dans tout le Commonwealth de KY comme une dernière chance d'accueillir physiquement un représentant vivant. de la Révolution américaine à l'État Bluegrass. Que signifiait la visite de Lafayette pour les Kentuckiens ? Découvrez-le maintenant en suivant les Français jusqu'à la capitale du Kentucky, Frankfort.

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Nous espérons que vous apprécierez cet épisode et avons hâte de partager avec vous le prochain épisode de Follow the Frenchmen !

À propos de Lafayette Trail, Inc.
The Lafayette Trail, Inc. (thelafayettetrail.org) est constituée dans l'État américain du Maryland en tant qu'organisation à but non lucratif en vertu de l'article 501(c)(3) du code IRS avec pour mission de documenter, cartographier et marquer les pas du général Lafayette pendant sa tournée d'adieu aux États-Unis en 1824 et 1825. Il vise à éduquer le public sur l'importance nationale de la tournée de Lafayette et à promouvoir une compréhension plus large des nombreuses contributions de Lafayette à l'indépendance américaine et à la cohérence nationale en préparation du bicentenaire de la tournée 2024-2025 célébrations.
NOUVELLES DE "THE GIRL WHO WORE FREEDOM"
The Girl Who Wore Freedom
est maintenant disponible sur un écran près de chez vous !
Un message de la réalisatrice Mme Christian Taylor :

La rédactrice en chef de Media Play News, Stephanie Prange, a récemment mené une interview avec la réalisatrice Christian Taylor pour MPN à propos de "The Girl Who Wore Freedom". Le début de l'article évoque la genèse du film,

"J'ai été tellement époustouflé par la gratitude", dit Taylor. « J'ai voulu savoir d'où elle venait, et j'ai appris pour la première fois que le peuple français célèbre sa libération depuis le moment où elle s'est produite, malgré toutes les destructions, les dégâts et les morts. Et donc, en écoutant leurs histoires et en apprenant que 20 000 Français ont perdu la vie dans la bataille de Normandie, j'ai réalisé qu'il y avait tellement plus dans cette histoire que nous n'avions jamais entendu en tant qu'Américains". Son exploration de cette histoire a abouti au documentaire The Girl Who Wore Freedom, disponible via EST et VOD le 1er novembre de Virgil Films.
Vous pouvez lire l'article en entier: the full article here.

"Si vous nous suivez sur les réseaux sociaux, vous avez vu à quel point nous avons été bénis de nous associer à Delta airlines, Michelin et la Best Defense Foundation pour transmettre notre message au public de New York à l'Institut français - Alliance Française (150 enfants !), le siège de UPS à Atlanta, GA, Delta's Veterans Celebration et plus récemment l'ambassade de France. Grâce à votre soutien, des milliers de personnes seront touchées par ce film et inspirées à faire plus pour nos anciens combattants que de simplement dire
« Merci pour votre service ». Ils ont maintenant un exemple de questions à poser aux anciens combattants ainsi qu'un désir d'écouter vraiment.
Merci d'avoir marché à nos côtés",
Christian

PS Avec la saison des fêtes à nos portes, pourquoi ne pas envoyer "The Girl Who Wore Freedom" en cadeau.
Pour les liens numériques/streaming à regarder ou à partager: Amazon, AppleTV, Vudu, Vimeo, Google Play et YouTube
Pour un disque DVD, commander à: www.thegirlwhoworefreedom.com
COMMEMORATIONS DEPUIS NOTRE DERNIER BULLETIN
UN DRAPEAU TRICOLORE POUR LES ÉLÈVES DU LYCÉE ROCHAMBEAU FRENCH INTERNATIONAL SCHOOL
21 octobre 2022 - Washington, D.C.
Le 21 octobre 2022, nous avons eu l'honneur de participer à une cérémonie organisée par Cyril Pefaure et Pierre Oury, pour remettre officiellement un tout nouveau drapeau français brodé aux armes du Général de Rochambeau aux élèves du "Club Histoire et Mémoire" du Lycée Français International de Rochambeau à Washington.

Cette cérémonie s'est déroulée devant la statue de Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau face à la Maison Blanche au parc Lafayette.

Les conférenciers notables comprenaient:
- Cyril Péfaure, Représentant des associations françaises d'anciens combattants en France
- Colonel Maxime Do Tran, Attaché de Défense de l'Ambassade de France aux Etats-Unis
- Thierry Chaunu, Délégué National pour les États-Unis du Souvenir Français, et président de The American Society of Le Souvenir Français, Inc,
- Jacqueline Oury, élève de terminale et fondatrice du club étudiant « Histoire et mémoire ».

Ce drapeau sera gardé sous leur surveillance et arborera fièrement les prochaines commémorations conjointes franco-américaines.
Félicitations à tous ces beaux jeunes gens et nos sincères remerciements à M. Xavier Jacquenet, directeur de l'école de Rochambeau, et aux professeurs d'histoire, pour leur soutien sans réserve.

Parmi les missions de notre Association, la troisième (énumérée ci-dessous en gras) aborde l'importance de tendre la main aux jeunes générations :
• Préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis.
• Pour honorer les citoyens français qui ont fait de grandes actions aux États-Unis, ou avec un lien fort avec les États-Unis,
• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine français aux États-Unis, et les idéaux qui unissent nos deux nations, afin de passer le flambeau de la mémoire aux jeunes générations.
• Renforcer les liens traditionnels d'amitié entre les peuples américain et français, et à cette fin : ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager les recherches historiques, les présentations publiques et les publications dans les médias.
CÉLÉBRATION DES VICTOIRES DE SARATOGA ET YORKTOWN
Organisée par la Lower Manhattan Historical Association
Chapelle St Paul, Broadway, New York
22 octobre 2022
De gauche à droite: les Anciens Combattants Français de New York Michel Dumerchat, Jean Le Gall, Paul Garabedian, Alain Dupuis, PM Frank Le Bris (représentation Militaire et de la Défense, Mission Permanente de la France aux Nations Unies), Henri Dubarry. En uniforme d'époque: 2LT Hefler, 7th Regiment Veterans Corps of Artillery New York
Le 22 octobre, la Federation of French War Veterans et l'American Society of Le Souvenir Français ont assisté à la célébration annuelle de la victoire américaine de Saratoga le 17 octobre 1777 et à la victoire alliée franco-américaine de Yorktown, le 19 octobre 1781.

Cette cérémonie est organisée chaque année par la Lower Manhattan Historical Association au cimetière de la chapelle Saint-Paul au coeur de Wall Street.
Au cours de cette cérémonie d'une heure ouverte au grand public, James S. Kaplan, fondateur et président du conseil d'administration de la LMHA et Ambrose Richardson ont raconté des détails éclairants des événements de la période. Peter C. Hein a rendu hommage aux sacrifices consentis par les Patriotes américains et leurs alliés. Thierry Chaunu a évoqué la densité des liens entre les Etats-Unis et la France, le plus ancien allié de ce pays.

Avant cet événement annuel, nous avons été invités au "Lower Manhattan Saratoga Yorktown Generals Walking Tour" organisé par James S. Kaplan, qui a commencé à l'intérieur de l'historique Fraunces Tavern et a mis en évidence des lieux peu connus d'importance historique le long de Broadway.
AUX CÔTÉS DES "TOMB GUARDS" POUR HONORER LE SOLDAT INCONNU AMÉRICAIN À BORD DU USS OLYMPIA, PHILADELPHIE, le 25 octobre 2022
Le pont supérieur du célèbre croiseur USS Olympia de 1892, à l'endroit exact où le cercueil du soldat inconnu a été verrouillé lors de la traversée de l'Atlantique du Havre à Washington, D.C. - Independence Seaport Museum, Philadelphie, PA.
Le 25 octobre, nous avons eu l'honneur de rejoindre la Society of Honor Guard, Tomb of Unknown Soldier à bord de l'USS Olympia à Philadelphie pour la commémoration annuelle du transfert du soldat inconnu américain de retour de France.

Alain Dupuy, président de la Fédération des anciens combattants français, Henri Dubarry, ancien combattant français, Cyril Pefaure représentant l'Association des anciens combattants français en France, accompagnés de sa famille en visite aux États-Unis, et Thierry Chaunu, président de l'American Society of Le Souvenir Français, ont chacun déposé une rose blanche à l'endroit même du pont supérieur où reposait le cercueil du Soldat Inconnu lors d'une traversée de l'Atlantique particulièrement périlleuse.

Plusieurs Tomb Guards actuels et passés étaient présents et c'est toujours un grand honneur de leur serrer la main et d'exprimer nos plus profonds remerciements et notre respect pour leur service.
Merci Kevin Donovan, Tomb Guard Badge #253, pour votre accueil fraternel et pour nous avoir permis de tenir la malle de la Société contenant la Star-Spangled Banner et plusieurs fioles de terre provenant de cimetières militaires américains en France. Une expérience très émouvante, symbolisant les liens historiques profonds entre la France et les États-Unis.

Photo de Cyril Pefaure / avec notre appréciation et nos remerciements pour votre visite aux Etats-Unis.
HOMMAGE À 25 SOLDATS FRANÇAIS
ENTERRÉS À PROVIDENCE, R.I.
5 novembre 2022
Le Régiment Bourbonnais, le deuxième régiment de Rhode Island et un groupe d'environ 15 Fils de la Révolution américaine, chapitre de Rhode Island se sont réunis au North Burial Ground à Providence, RI pour une cérémonie conjointe, le samedi matin 5 novembre. Un petit groupe de public assisté.

La cérémonie a débuté par une introduction historique suivie du dépôt d'une gerbe au monument aux soldats français.
Norman Desmarais, membre du Régiment Bourbonnais et délégué régional, Nouvelle-Angleterre, de l'American Society of Le Souvenir Français, a lu les noms des 25 soldats commémorés par le monument. Un salut de trois volées de mousquet a été suivi d'un moment de silence.

Pour une liste de leurs noms, veuillez visiter notre tableau d'honneur sur le site Web de la Société :

Le capitaine Carl Becker, du deuxième régiment de Rhode Island, a ensuite donné une brève explication historique du monument au colonel Israel Angell adjacent au monument aux soldats français. Il a mentionné que Stephen Hopkins, un signataire de la déclaration d'indépendance, et d'autres officiers et soldats du deuxième régiment de Rhode Island ont également été enterrés dans le cimetière. Les deux régiments ont tiré une volée conjointe suivie d'un moment de silence avant d'être renvoyés.

Photo: Norman Desmarais (deuxième à droite) & Pauline Bonin
HOMMAGE À ANDRÉ JOSEPH SCHEINMANN
HÉROS DE LA RÉSISTANCE FRANÇAISE
New Bedford, MA, 6 novembre 2022
Le président Thierry Chaunu et le délégué régional Norman Desmarais ont participé à une cérémonie au cimetière Tifereth Israel à North Dartmouth, MA le dimanche 6 novembre en l'honneur d'André Joseph Scheinmann.

M. Scheinmann a combattu avec la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale et a survécu au camp de concentration de Dachau. Le fils de M. Scheinmann, Michel, et ses deux petites-filles, Clara et Emma, ​​étaient présents ainsi qu'une trentaine de membres de la famille, d'amis et d'invités.

Cette cérémonie fait partie des hommages annuels organisés par Le Souvenir Français à Paris. 80 ans après, l'association honore 100 patriotes qui se sont battus pour la France et la cause de la Liberté. En 2022, Le Souvenir Français rend hommage à ceux qui ont accompli de grandes actions en 1942 - - et l'un de ces 100 est M. Scheinmann, qui a vécu et est décédé aux États-Unis.

Le président Thierry Chaunu et le délégué régional, le professeur Norman Desmarais, ont participé à une cérémonie au cimetière Tifereth Israel à North Dartmouth, MA par un beau dimanche 6 novembre. Le temps était idéal : partiellement ensoleillé et 75 degrés – incroyable pour début novembre, bien qu'un peu venteux.
Thierry souhaite la bienvenue à tous et rend hommage à M. Scheinmann. L'hommage a été interrompu par un hélicoptère volant au-dessus de nous. Nous avons tous pensé qu'il était très approprié d'avoir ce survol, même si ce n'était qu'accidentel. Norman a expliqué la mission du Souvenir Français et son intérêt pour cette cérémonie. Michel Scheinmann a ensuite fait quelques brèves remarques sur son père. Après les hymnes nationaux de la France et des États-Unis, Diana Mara Henry qui travaille sur une biographie d'André Joseph Scheinmann, a placé une rose blanche à la base de la pierre tombale. Après un moment de silence à la mémoire de M. Scheinmann et de tous ceux qui ont été envoyés dans les camps de concentration, le rabbin a chanté un psaume en hébreu, puis l'a traduit en anglais. Norman offrit alors un médaillon du Souvenir Français à Michel Scheinmann. La cérémonie poignante s'est conclue par une séance photo.

ANDRÉ JOSEPH SCHEINMANN
Cérémonie en hommage à M. André Joseph Scheinmann, alias André Maurice Peulevey, juif né en Allemagne en 1915, sa famille s'installe en France en 1933. Au début des hostilités, il s'engage dans l'armée française, qui lui attribue par la suite une nouvelle identité sous les trois noms de son pseudonyme : André Maurice Peulevey, afin d'éviter des persécutions en cas de capture par l'ennemi. À l'automne 1940, il entre dans la Résistance française.
En 1942, il part clandestinement pour l'Angleterre, où il se forme pendant plusieurs semaines aux techniques d'espionnage. Quelques jours après son retour en France, il est arrêté par la Gestapo. Il a été déporté au KL Natzweiler le 9 juillet 1943 en tant que prisonnier "Nacht und Nebel" / (Nuit et brouillard) et plus tard à Dachau le 4 septembre 1944.
Le 13 février 1946, le Général De Gaulle lui décerne la Croix de Guerre 1939-45 avec Palme et il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur le 15 mars 1946.
Après cinq ans de service d'après-guerre auprès de ses camarades de la Résistance, les inscrivant dans les registres du gouvernement français pour les honneurs et les pensions de leurs familles, (en tant que Liquidateur de réseau), il s'installe définitivement aux États-Unis avec sa femme Claire. Dyment Jarrett, dont le service à la RAF en tant qu'interprète sans fil est rappelé au tableau d'honneur à Bletchley Park, et son fils, Michel.
Il est décédé à Boston en 2001 et est enterré à New Bedford, MA.

Pour plus d'informations sur les exploits et les difficultés extraordinaires de M. Scheinmann pendant la Seconde Guerre mondiale, visitez :
Pour obtenir l'autorisation de reproduire et de citer, veuillez contacter: email Diana Mara Henry

Mel Yoken, Ph.D. Chancellor Professor Emeritus of French Language and Literature, French Legion of Honor, of the University of Massachusetts Dartmouth, et son épouse Cynthia, figuraient parmi les invités de marque présents.

Nous tenons à exprimer nos plus chaleureux remerciements à Mme Diana Mara Henry pour son amitié et son soutien.
HOMMAGE AUX FEMMES SERVANT L'AMERIQUE
Central Park, Manhattan, 9 novembre 2022
Le maire de New York, Eric Adams, a salué le rôle des femmes dans l'armée ainsi que dans la société civile et a publié une proclamation.
La cérémonie peut être visionnée sur Youtube : https://youtu.be/M0oRG-nMGYw
Photo: Thierry Chaunu
Le 9 novembre, nous étions aux côtés du Maire de New York, Eric Adams, de M. Jérémie Robert, Consul général de France, et plusieurs responsables et invités de marque de la ville de New York, pour honorer les femmes ayant servi dans l'armée.

Le Département des Services aux Anciens Combattants de New York, la Croix-Rouge américaine et d'autres défenseurs et partenaires des vétérans ont organisé une cérémonie pour célébrer les femmes de service le mercredi 9 novembre 2022 à 11 heures à l'Overseas Service League Flagstaff and Grove à Central Park (situé près de la Cinquième Avenue et de la 68e Rue)
En 1925, un bosquet commémoratif de Central Park composé de 24 arbres et d'un mât a été conceptualisé pour rendre hommage aux femmes américaines qui ont été enrôlées dans les forces armées américaines pendant la Première Guerre mondiale (24 nurses sont tuées en France en 1917-18). Aujourd'hui, ce bosquet reste un hommage important aux femmes de service à New York.

Alain Dupuis, président de la Fédération des anciens combattants français, accompagné d'Henri Dubarry, anciens combattants français, et de Thierry Chaunu, président de l'American Society of Le Souvenir Français, se tenaient aux côtés du maître de cérémonie et NY Community Leader de cet événement, Howard Teich, fondateur et président du réseau Howard Teich.

Howard Teich avec qui nous collaborons activement sur plusieurs projets historiques est celui qui a ravivé cette cérémonie après de nombreuses années d'oubli, et il est encourageant de voir l'événement prendre de l'importance d'année en année.

Le Maire de New York, Eric Adams, dans ses remarques, a souligné les contributions inestimables des femmes en service et le rôle crucial des mères en général ; le Consul général de France a exprimé la gratitude éternelle de la France pour les braves femmes américaines qui se sont portées volontaires et ont servi dans deux guerres mondiales pour lutter pour la cause de la liberté.
FRIDAY NOVEMBER 11, 2022 AT 12:30PM - VETERANS DAY:
Sur la photo ci-dessus : le défilé de l'an dernier sur la Cinquième Avenue avec des drapeaux géants français et américains, et cette année une partie des Anciens Combattants français, des militaires français actifs et de réserve ont défilé avec M. Jérémie Robert, Consul général de France à New York. (photo : Consulat de France)
Pour continuer notre tradition bien établie, nous avons rejoint la Fédération des Anciens Combattants Français, l'Association des Officiers de Réserve Français aux Etats-Unis (ACREFEU), et TheFrenchWillNeverForget.org dans le défilé des Vétérans sur la 5ème Avenue, en suivant la fanfare du Cadets Lafayette emmenés par Jacques Letalon, M. Jérémie Robert, Consul Général de France, et Mme Gisèle Grosz venue de France pour représenter l'Union des Anciens Combattants Français.

Nous tenons à remercier Natalie Yates et les scouts de la troupe #1 et leurs parents qui ont tous bravé la pluie pour déployer l'immense drapeau américain fourni par TheFrenchWillNeverForget.

Malgré une forte pluie, nous avons fièrement montré la bannière Star-Spangled et le tricolore français au milieu de la célèbre Cinquième Avenue de New York.
"N'oubliez jamais 
les Soldats Inconnus américains restés en France"
un message de l'American Legion Paris Post 1
Comment se perpétue le centenaire du soldat inconnu :
Meuse-Argonne, Châlons-en-Champagne & Le Havre
 
Les communautés française et américaine rendent hommage le mois dernier aux soldats inconnus qui n'ont pas été choisis
pour le cimetière d'Arlington, en Virginie,

Paris Post 1 s'engage à soutenir la Society of Honor Guard pour ne jamais oublier la Tombe du Soldat Inconnu à Arlington, Virginie, ainsi que les Soldats Inconnus qui restent enterrés en France.

Vue ci-dessus, cérémonie historique à Châlons-en-Champagne en 2021 pour le centenaire du Soldat Inconnu. Au cours de cette cérémonie, cela faisait 100 ans que les quatre soldats inconnus de quatre cimetières différents de l'ABMC en France avaient été amenés à Châlons-en-Champagne.

Lors de la cérémonie historique de 1921, l'un des soldats inconnus a été choisi et transporté à Arlington, en Virginie, pour le repos éternel.
 
Le poste de Paris 1 était présent en 1921 à Châlons-sur-Champagne lorsque le Soldat Inconnu était gardé alors qu'il était acheminé par le train à travers Paris puis vers la ville portuaire du Havre en Normandie.

Une fois au port du Havre, le Soldat Inconnu fut pris en charge par l'Armée américaine ainsi que les marins et marines de l'USS Olympia.
L'USS Olympia appareilla cérémonieusement pour les États-Unis pour être à Washington D.C. le jour de l'Armistice.
Sur la photo ci-dessus, la garde d'honneur du Havre en uniforme d'époque historique au port où le Soldat Inconnu est parti pour Arlington, en Virginie, en 1921.

Le héros inconnu fut dénommé Soldat Inconnu. À Arlington, les gardes du tombeau assurent une surveillance 24 heures sur 24 sur la tombe du Soldat Inconnu depuis 1930, quelle que soit le temps.
Les trois soldats inconnus qui n'ont pas été choisis sont restés en France, et ils restent sous la garde éternelle des surintendants et du personnel du cimetière de Meuse Argonne de l'ABMC.

Un merci spécial au surintendant Bruce Malone du cimetière américain de Meuse Argonne et à leur guide interprète Aurélie Kieffer pour leur soutien lors de la cérémonie des fleurs de cette année. Nous apprécions votre travail acharné et votre service pour garder nos Anciens Combattants américains enterrés en France.

Êtes-vous intéressé à en savoir plus sur l'histoire?
Vous souhaitez soutenir la Society of the Honor Guard?

Consultez leurs sites Web ici :

Society of the Honor Guard : 

Tomb of the Unknown Soldier: 

Meuse-Argonne American Cemetery: 
MESSE ANNUELLE EN HOMMAGE AUX NEW-YORKAIS
MORTS POUR LA FRANCE 
PENDANT LES DEUX GUERRES MONDIALES
Dimanche 13 novembre 2022
FÉDÉRATION DES ANCIENS COMBATTANTS FRANÇAIS
Messe de l'Armistice à la Paroisse Notre-Dame. Le Père Michael Holloran a officié et les porte-drapeaux de la Fédération des Anciens Combattants Français étaient présents. Après la messe, une gerbe à la mémoire des morts des Deux Guerres mondiales a été déposée par le COL US Army Stephen J. Ryan et le LCOL US Army Dyonysios Dionou-Weiss (photo ci-dessus avec Thierry Chaunu au garde-à-vous derrière), pour honorer la mémoire des membres de la Fédération ainsi que des 463 Conscrits français et Volontaires américains de New York qui sont "morts pour la France".
Après la traditionnelle photo, un déjeuner a eu lieu au Restaurant Le Monde.
De Gauche à Droite: André Ferrara, COL (US Army) Steven Ryan, Alain Dupuis, Jacques Letalon, Mrs. Isabelle Van Bockstaele, Henry Dubarry, Michel Dumerchat, LCOL US Army Dionysios Dionou-Weiss, Prof. Clément Mbom, Thierry Chaunu, Paul Garabedian, Mme Maria Le Gall, Jean Le Gall
ET SI VOUS ÊTES EN FRANCE EN DÉCEMBRE....

une invitation spéciale
au Siège du Souvenir Français :
NOS MISSIONS:

• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,

• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.

• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.

• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.

Conseil d'Administration:
Par ordre alphabétique:
Françoise Cestac, Présidente d'Honneur
Thierry Chaunu, Président, et Délégué National du Souvenir Français aux USA
Yves de Ternay, Trésorier
Patrick du Tertre, 1er Vice-Président
Henri Dubarry
Francis Dubois
Alain Dupuis, 2nd Vice Président, Délégué National Adjoint
Daniel Falgerho, Secretaire
Pierre Gervois
Caroline Lareuse
Clément Mbom, Conseiller Education
Jean-Hugues Monier, Commissaire aux Comptes
Harriet Saxon
Nicole Yancey

Délégués Régionaux :
Jacques Baisnenou, Grands Lacs et Midwest
Prof. Norman Desmarais, Nouvelle-Angleterre
Marc Onetto, Côte Ouest
Brigitte Van den Hove-Smith, Sud-Est
Nicole Yancey, Yorktown & Virginie, ancienne Consule Honoraire de France en Virginie

Nous cherchons à compléter notre couverture géographique avec des délégués régionaux dans des villes telles qu'Austin ou Houston (pour la circonscription du Sud-Ouest), et La Nouvelle-Orléans (Louisiane).

L'American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une société américaine indépendante, apolitique, incorporée en 1993 dans l'Etat de New York, avec le statut 501 (c) 3 à but non lucratif de l'I.R.S.
BULLETINS MENSUELS DES MOIS PRÉCÉDENTS

NOTRE OBJECTIF : mettre en lumière un épisode ou un personnage historique célèbre ou moins célèbre de la longue histoire commune entre la France et les États-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.

Vous pouvez avoir accès à tous nos anciens bulletins mensuels
depuis février 2021 en visitant notre site internet :

Vous pouvez cliquer sur les photos de nos bulletins et sur les liens indiqués en bleu pour plus d'informations et un accès direct aux références.

Veuillez excuser toute maladresse ou erreur grammaticale
dûes à une traduction semi-automatique

Dans notre prochain Bulletin de décembre, nous continuerons à suivre les pas du marquis lors de sa tournée en décembre 1824 à Washington, ainsi que l'embarquement de l'armée française à Boston, laissant derrière la Légion de Lauzun pour protéger la jeune République pendant les négociations de paix.
 


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