The American Society of Le Souvenir Français Inc.
Bulletin mensuel - Vol. III. No 4 - Avril 2023
(version traduite de l'anglais)
Jean de Verrazane:
Le découvreur de New York, La Nouvelle Angoulême
Photo de couverture : Giovanni di Pier Andrea di Bernardo da Verrazzano, « Capitaine commandant en mer pour le roi très chrétien François Ier et découvreur de la Nouvelle-France »
Par Allegrini, Francesco (1729-17..). Graveur; Zocchi, Giuseppe (1711-1767). Peintre, domaine public, via Wikimedia Commons
EDITORIAL

Giovanni de Verrazzano ? Ou Giovanni da Verrazano avec un seul "z", comme c'est souvent le cas en anglais ? Ou Janus Verrazanus ? Ou Jehan de Verrazane, comme dans son testament, conservé aux Archives Départementales de Seine-Maritime, daté du 11 mai 1526 et signé à Rouen? Ou Jean de Verrazane, comme on se souvient de lui en France ?

Quoi qu'il en soit, une chose est certaine : chaque New-Yorkais connaît le pont Verrazzano (le « z » supplémentaire a été ajouté par le gouverneur Andrew Cuomo le 1er octobre 2018) reliant Brooklyn à Staten Island.

Ce que peu de gens savent cependant, c'est que ce navigateur de talent servait la France, et le 17 avril 1524 fut le tout premier à découvrir le site de New York, qu'il nomma La Nouvelle-Angoulême en l'honneur de son roi François 1er (qui fut comte d'Angoulême avant son sacre) - - 85 ans avant Henri Hudson...

Les visiteurs du consulat général de France au 934 Fifth Avenue peuvent voir une plaque de bronze dans le vestibule d'entrée. Bien sûr, les quelques mots gravés sur la plaque sont laconiques. Le 17 avril 2023, 499 ans jour pour jour après avoir jeté l'ancre de son navire La Dauphine dans la baie, il convient que nous racontions ses découvertes remarquables, depuis les rivages des Carolines jusqu'au Canada actuel, y compris son découverte du site du Refuge, appelée depuis les anglais Newport, Rhode Island.

Nous saisissons cette occasion pour rendre hommage au regretté Jacques Habert, Sénateur des Français de l'étranger et grand ami de l'American Society du Souvenir Français, dont la thèse de doctorat à Columbia University en 1954 a contribué à rendre justice à ce grand explorateur.

La prochaine fois que vous emprunterez l'autoroute de Belt Parkway, près du pont Verrazzano-Narrows, veuillez lever les yeux vers Fort Hamilton. Vous apercevrez un panneau installé en 2021 par nos amis de Lafayette Trail pour honorer la visite de Lafayette le 8 septembre 1824 à proximité de ce site, anciennement Fort Lafayette, démoli en 1964 pour faire place aux piliers est du pont.

Nous sommes fiers de participer activement au Comité du Bicentenaire de la tournée d'adieu triomphale du Général Lafayette, dirigée par les American Friends of Lafayette, dans le cadre des célébrations America250 ordonnées par le Congrès américain.
Dans ce Bulletin, nous continuerons à suivre ce Français des plus illustres sur certains de ses pas au cours du mois d'avril 1825. Assurez-vous de bien noter sur votre calendrier la grande parade de bienvenue officielle, qui marquera le coup d'envoi le 16 août 2024 de près de 300 célébrations à travers tous les Etats-Unis!

D'autres anniversaires se profilent à l'horizon. En 2025, nous célébrerons le Tricentenaire de la naissance d'un autre Français illustre mais fréquemment ignoré, dont la contribution décisive à l'Indépendance américaine est d'ailleurs souvent éclipsée par Lafayette : il s'agit, bien sûr du grand général, comte de Rochambeau. Déjà, le mois prochain, le 20 mai, nos amis de la Washington-Rochambeau Revolutionary Route (W3R) dans le comté de Westchester, ainsi que les Amis de Odell House - Quartier Général de Rochambeau, préparent une journée de célébration ouverte au grand public. Emmenez vos enfants voir les reconstitutions historiques et les tentes des campements des armées françaises et américaines, à moins de 45 minutes de Manhattan en voiture. Les détails sont fournis ci-dessous.

Plus loin dans ce bulletin, nous annoncerons certains événements à venir d'organisations sœurs qui intéressent grandement nos membres et nos sympathisants.

Ne pensez pas un instant que nos activités sont centrées sur un passé lointain. Nous avons le plaisir de vous informer que notre sculpture du Petit Prince de Jean-Marc de Pas est sur le chemin de la fonderie, et sera transportée de France à New York grâce au soutien d'Air France.
La date exacte de l'inauguration officielle (probablement en septembre) sera annoncée prochainement. En attendant, nous sommes fiers de partager avec vous quelques photographies et illustrations, courtoisies du sculpteur Jean-Marc de Pas. Nous aurons l'occasion également de remercier tous nos donateurs individuels et sociétés qui ont rendu possible ce projet, et en premier lieu la Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse.
A noter sur votre agenda le 15 mai au National Arts Club de Manhattan : nous aurons l'honneur de fêter les 80 ans du Petit Prince avec MM. Olivier d'Agay, président de la Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse et neveu de l'auteur Antoine de Saint Exupéry, Nicolas Delsalle-Mun, délégué général de la Fondation Saint Exupéry pour la Jeunesse, et Mme Stacy Schiff, co-présidente de la Comité d'honneur de la sculpture du Petit Prince autour d'un verre.

Merci comme toujours pour vos remarques, suggestions et soutien.
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Pour le Conseil d'administration,

Thierry Chaunu, président,
American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Délégué Général du Souvenir Français aux Etats-Unis
LA FRANCE ET L'AMÉRIQUE DU NORD:
LE DÉBUT D'UNE LONGUE HISTOIRE
En haut à gauche: Portrait de François Ier (1494-1547), roi de France par Jean Clouet (1480-1541) Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30275305
En haut à droite: Château de Chambord, Loir et Cher, France, Photo de Patrick Giraud https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=601617 • François Ier à la bataille de Marignan (1515) Par Alexandre-Évariste Fragonard Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7842833
En bas à gauche: François Ier recevant le dernier souffle de Léonard de Vinci en 1519, par Jean Auguste Dominique Ingres, peint en 1818, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29835895
En bas à droite: Château de Clos-Lucé (demeure de Léonard de Vinci), par Nadègevillain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16980784
1524 est l'année de la première exploration de l'Amérique du Nord par un navire français, La Dauphine, sous le commandement de Jean de Verrazane, un navigateur florentin au service du roi François Ier.

• Pourquoi le roi François Ier s'est-il intéressé à l'Amérique ?
Lorsque le Pape Alexandre VI décide de partager le nouveau monde entre l'Espagne et le Portugal (Traité de Tordesillas, 1494), le roi de France est outré. Il aurait déclaré à l'ambassadeur du Portugal en 1540: "Le soleil chauffe pour moi comme pour les autres et je désire fort voir le testament d’Adam pour savoir comment celui-ci avait partagé le monde."

• Quel était le but de l'exploration ?
Le principal objectif à l'époque était de trouver un passage direct vers l'ouest pour accéder aux richesses de la Chine. Tous les navigateurs depuis Christophe Colomb ont essayé de trouver un tel passage. La ville de Lyon, en France, étant un important producteur de soie (ce qu'elle est encore aujourd'hui), plusieurs marchands formèrent un syndicat pour financer l'exploration d'une telle route lucrative. Plusieurs familles italiennes s'étaient installées à Lyon et avaient atteint un grand degré d'influence (ils tenaient la poste, et les banques). Giovanni da Verrazano fut choisi pour mener une telle expédition. L'expédition reçut une caution officielle de taille, lorsque le roi lui-même décida de fournir navires et instructions précises. C'est ainsi que l'expédition partit d'un port nouvellement construit sur la façade atlantique: Le Havre.

• Pourquoi le roi François Ier a-t-il acquiescé au choix de Giovanni da Verrazzano ?
Il n'était pas rare que des navigateurs italiens proposent leurs services à des rois étrangers. C'est ainsi que Christophe Colomb a servi la Cour d'Espagne, Amerigo Vespucci a servi la Cour du Portugal, Giovanni Cabot la Cour d'Angleterre. Quant à Verrazano, bien qu'aucun acte de naissance n'ait été trouvé prouvant sa naissance à Florence ou à Lyon, il est établi qu'il a passé la majeure partie de sa vie en France et peut donc être considéré comme un "double national", comme on dirait aujourd'hui.

Le roi François Ier était également soucieux d'établir une présence permanente dans le Nouveau Monde. Dix ans plus tard, en 1534, il envoie le navigateur Jacques Cartier sur le fleuve Saint-Laurent à Québec pour trouver « certaines îles et terres où l'on dit qu'il doit y avoir de grandes quantités d'or et d'autres richesses » et Jean-François de Roberval au Canada en 1541 pour coloniser la terre et « répandre la sainte foi catholique ». Malheureusement, François Ier fut embourbé dans des guerres continentales constantes avec la dynastie des Habsbourg et ne s'est jamais concentré sur le vaste territoire entre la Floride et le Canada nommé "Francesca" en son honneur - - laissant ainsi aux Anglais et aux Néerlandais le soin d'investir et de coloniser ces riches territoires.
Giovanni da Verrazzano ou Jean de Verazane?
Coverture du livre de Jacques Habert, "Quand New York s'appelait Angoulême"
Jusqu'au début du XXe siècle, certains érudits doutaient que l'expédition ait même eu lieu. Grâce à la découverte de manuscrits perdus pendant des siècles, et après des décennies de recherches aux États-Unis, en Italie et en France, Jacques Habert a réussi à rétablir les faits. Suite à sa thèse à l'université de Columbia en 1954, et grâce aussi au "lobbying" constant de la communauté italo-américaine, le pont suspendu situé à l'entrée de New York inauguré en 1964 fut ainsi officiellement nommé le pont Verrazano-Narrows. Rebaptisé pont Verrazzano (avec deux "z")-Narrows en 2018, il souligne le fait que l'Anglais Hudson a eu un prédécesseur au service du roi de France.
« Autrefois on écrivait les noms comme on les entendait et cela produisait des erreurs... Les noms, même les plus illustres, subissaient des transformations incroyables. Ainsi, celui d'Amerigo Vespucci s'écrit Améric Vespuce, Albericus, Albericus Vesputius, Amerigo Vespuche, Amerrigo , Amerigo de Espuche, Vispuche, Déspuchy, Vespuchi, Morigo, Morigo Vespuche". Christophe Colomb s'appelait Colombo, Colombus, Colon, Colom, Colomo et, ce qui est une perle germanique, Chrislojfel Dawber, c'est-à-dire 'Christophe Pigeon Mâle' " Comment s'étonner, après cela, que Verrazano se soit fait Verrazzano, Verrazanus, Verrasane, Varassanne, Verazano, Verazze, Varesam ? Il n'est pas plus loin de Verrazano à Varesamque d'Amerigo Vespucci à Morigo Vespuche ou de Colombo à Pigeon mâle. "
- Extrait de "Voyages de Giovanni Verrazano sur les côtes américaines avec des marins normands, pour le compte du Roi de France, en 1524-1528" / par M. Gabriel Gravier. 1898, Bibliothèque nationale de France - Gallica

Cet extrait ci-dessus montre la difficulté d'attribuer une orthographe précise !

Ce qui est intéressant de noter, c'est que notre navigateur a lui-même signé soit en latin : « Janus Verrazanus », qu'il est appelé "messire Jehan de Varesam" dans un contrat de 1525, "noble homme Jehan de Verrassenne" dans son testament de 1526 : "Jehan de Verrazane".

Dans tous les documents officiels concernant les armements des navires, il est désigné sous la forme francisée de son nom.

Une famille du nom de Verrasan, originaire de Florence, était établie à Lyon depuis plus d'un siècle avant sa naissance, vers 1485. S'il n'existe aucun acte de naissance permettant de savoir s'il est né à Florence ou en France, ce qui est sûr, c'est que tout au long de sa vie publique (qui s'est déroulée entièrement en France), il a toujours été désigné sous une forme francisée de son nom, et lui-même n'en a jamais utilisé d'autre.
Nous l'appellerons donc : Jean de Verrazane !
Enfance et éducation
Qu'il soit né ou non à Lyon ou près de Florence vers 1481, il passe ses années d'enfance en Italie. Le nom de son père est Piero Andrea da Verrazzano et le nom de sa mère est Fiametta Capelli. Fils d'une riche famille florentine, il a sans doute bénéficié d'une solide éducation. Aucun document n'a été trouvé pour déterminer comment et où il a étudié la navigation.
Jeune homme, il passe plusieurs années au Caire comme agent commercial (son frère est banquier). Il est probable que dans les premières années 1501-1507 il ait travaillé au Moyen-Orient pour de riches commerçants italiens. Et c'est sans doute en Méditerranée orientale qu'il apprit la navigation en visitant la Syrie, les îles grecques... qu'il évoqua plus tard dans ses écrits, comme Rhodes ou la Crète.

Il finit par rejoindre les riches florentins établis en Normandie désireux de développer le commerce avec l'Asie. Verrazane fit plusieurs voyages en Méditerranée pour des marchands de soie, et participa peut-être même à une expédition à Terre-Neuve en 1507. Ce qui est établi, c'est qu'il fut basé en Normandie, d'abord à Rouen à partir de 1508 puis à Dieppe, Fécamp, Le Havre et Honfleur de 1522 à son premier voyage en Amérique.
Le premier voyage de 1524
En haut : Le Havre de Grace au XVIe siècle. Dessin de Jacques de Vaux publié au Havre d'Autrefois par Lemale et Roessler.1883 (Domaine public)
Au milieu en haut : carte du voyage
http://it.wikipedia.org/wiki/Immagine:Viaggioverrazzano.jpg, via Wikimedia Commons
Au milieu en bas: carte du voyage: "La Dauphine", réplique maquette 1/5 du Musée Maritime de Rouen "Près de cinq siècles plus tard, un groupe de passionnés souhaite redonner toute sa place historique à cette aventure hors du commun. La maquette a été réalisée par les bénévoles de l'association, encadrés par le Maître Charpentier Patrice Mabire, et par la participation des élèves des Collèges de Haute-Normandie. La réplique 1/5ème de "la Dauphine" mesure 7 mètres de long." 13, Quai Emile Duchemin, 76000 Rouen, France
En bas: Carte de 1529 de Girolamo de Verrazzano (appelé Jerosme de Verrassenne) du voyage de 1524 le long de la côte est de l'Amérique. Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=70985464
Ce qui suit est le récit du premier contact officiel d'un Européen avec le territoire des futurs États-Unis (à l'exception de la Floride, explorée par les Espagnols quelques années auparavant en 1513). Jean de Verrazane nomma les territoires d'Amérique qu'il découvrit de la Floride à Terre-Neuve "Nova Gallia", qui deviendra Nueva Francia, puis Neuve France au temps de Jacques Cartier, et enfin La Nouvelle France jusqu'en 1763.

• Bien qu'en partie financé par de riches marchands de soie de Lyon et de Rouen, le voyage fut entrepris sur les instructions expresses du roi François Ier. Des documents ont été retrouvés qui montrent toute la minutie des préparatifs. Son frère Girolamo, cartographe, l'accompagne dans ses voyages. François Ier donne des instructions précises, signées le 16 mars 1523 à Bray-sur-Seine et adressées au vice-amiral du Chillou au Havre, pour faciliter le départ de 4 navires : La Dauphine, La Normande (les noms des deux autres sont non spécifié). Antoine de Conflans était le capitaine ayant autorité sur l'équipage, mais Jean de Verazane était le chef de l'expédition. En raison de tempête et d'autres accidents, seule La Dauphine fit la traversée de l'Atlantique.

La Dauphine, construite en 1518 à l'arsenal royal du Havre, en Normandie, avait la forme typique d'une nef normande (caraque). Elle avait une jauge d'environ 100 tonnes. L'équipage comptait une cinquantaine de marins, tous Normands. Le navire portait le nom du Dauphin de France, François III, duc de Bretagne, héritier du trône de France, né en 1518 de Claude de France, fille de Louis XII de France et du roi François Ier.

• "Cèllere Codex:"
Jean de Vérazane écrivit une lettre à François Ier le 8 juillet 1524 pour rendre compte de son voyage. Cette lettre connue sous le nom de "Cèllere Codex" a été reproduite en 3 versions originales et fut longtemps ignorée des historiens. L'un de ces rares exemplaires se trouve à la Pierpont Morgan Library à New York.

• Découverte de la Côte Atlantique :
Jean de Verrazane écrit :
"... Pendant XXV jours, nous avons navigué plus de quatre cents lieues, où est apparue une nouvelle terre qui n'avait jamais été vue auparavant par aucun homme, ni ancien ni moderne. Au début, elle semblait être plutôt basse; s'étant approché à un quart de lieue près, on s'aperçut qu'elle était habitée, car de grands incendies s'étaient allumés au bord du rivage..."

On pense que La Dauphine atterrit près de Cape Fear dans l'actuelle Caroline du Nord le 7 mars 1524, puis s'est dirigée vers le sud en direction de la Floride, a navigué près de la rivière Savannah entre l'actuelle Caroline du Sud et la Géorgie, mais n'a pas poursuivi cette route afin d'éviter une intrusion sur le territoire espagnol.

Verrazano décida de faire demi-tour et de poursuivre l'exploration de la côte vers le nord.
"..Voyant que la terre continuait vers le sud [afin de ne pas rencontrer les Espagnols], nous décidâmes de retourner vers le nord, où nous trouvâmes la terre que nous avions aperçue plus tôt. Alors nous ancrâmes au large de la côte et envoyâmes une petite embarcation. Nous avions vu beaucoup de gens venir au bord de la mer, mais ils ont fui quand ils nous ont vus approcher ; plusieurs fois ils se sont arrêtés et se sont retournés pour nous regarder avec un grand émerveillement. Nous les avons rassurés avec divers signes, et certains s'approchèrent, se réjouissant de nous voir et s'émerveillant de nos habits, de notre apparence et de notre blancheur, ils nous indiquèrent par divers signes où nous pouvions le plus facilement arrimer la barque, et nous offrirent une partie de leur nourriture. Je dirai maintenant brièvement à Votre Majesté ce que nous avons pu apprendre de leur vie et de leurs coutumes"....

Ce qui suit est la première description des Amérindiens de la côte atlantique des États-Unis actuels :
"Ils vont complètement nus sauf qu'ils portent autour de leurs reins des peaux de petits animaux comme des martres, avec une étroite ceinture d'herbe autour du corps, à laquelle ils attachent diverses queues d'autres animaux qui pendent jusqu'aux genoux ; le reste du corps est nu, et la tête aussi. Certains d'entre eux portent des guirlandes de plumes d'oiseaux. Ils sont de couleur foncée, un peu comme les Éthiopiens, avec des cheveux noirs épais, pas très longs, attachés derrière la tête comme une petite queue. Comme pour le physique de ces hommes, ils sont bien proportionnés, de taille moyenne, un peu plus grands que nous. Ils ont de larges poitrines, des bras forts, et les jambes et les autres parties du corps sont bien composées. Il n'y a rien d'autre, sauf qu'ils ont tendance à avoir le visage plutôt large : mais pas tous, car nous en avons vu beaucoup avec des visages anguleux. Ils ont de grands yeux noirs, et un regard attentif et ouvert. Ils ne sont pas très forts, mais ils ont une ruse aiguë, et sont des coureurs agiles et rapides..."

• Un second débarquement eut lieu le 25 mars 1524 près de Cape Fear qu'il appela Terre de l'Annonciation (dans l'actuelle Caroline du Nord).
En passant devant le cap Hatteras, il croya avoir trouvé la fameuse mer intérieure reliant les deux océans, Atlantique et Pacifique, qui est en fait l'actuel Pamlico Sound. Cette erreur perdura plusieurs décennies et entacha sa réputation, ce qui explique en partie sa longue disgrâce des livres d'histoire. L'autre raison étant que les colonisateurs anglais et hollandais ultérieurs ont effacé et remplacé les noms géographiques qu'il avait donnés à ses découvertes.

• En Virginie, fin mars 1524, Verrazano met à nouveau pied à terre et baptise ces nouvelles terres en hommage à François 1er: Francesca, nom qui deviendra Francescane (et reconnu comme tel par les Espagnols et les Portugais).

•Un troisième débarquement eut lieu le 2 avril. Lui et une bonne moitié de son équipage firent une incursion dans les terres. Il nomma la région Arcadia en raison de la beauté des paysages "... [Nous] avons continué à suivre la côte vers le nord-est que nous avons baptisée "Arcadia" en raison de la beauté des arbres.."
Il s'inspira probablement de la mythique Arcadie de la Grèce antique, célébrée par les poètes. Samuel de Champlain changea l'orthographe en supprimant le « r » du nom Arcadia pour désigner la Nouvelle-Écosse quelque 80 ans plus tard, qui devint l'Acadie.

• Capture d'un jeune indien :
"... après cinquante lieues, nous atteignîmes une autre terre qui semblait beaucoup plus belle et pleine de grandes forêts. Nous y mîmes l'ancre, et avec XX hommes nous pénétrâmes à environ deux lieues à l'intérieur des terres, pour constater que les gens s'étaient enfuis effrayés dans les forêts. En cherchant partout, nous rencontrâmes une très vieille femme et une jeune fille de 18 à 20 ans, qui s'étaient cachées dans l'herbe par peur. La vieille femme avait deux petites filles qu'elle portait sur ses épaules, et accroché à son cou un garçon -- ils avaient tous environ huit ans. La jeune femme avait aussi trois enfants, mais tous des filles. Lorsque nous les avons rencontrés, ils se sont mis à crier. La vieille femme nous a fait signe que les hommes s'étaient enfuis dans les bois. Nous lui donnâmes à manger qu'elle accepta avec grand plaisir; la jeune femme refusa tout et le jeta par terre avec colère. Nous prîmes le garçon à la vieille pour le ramener en France, et nous voulûmes emmener la jeune femme, qui était très belle et grande, mais il était impossible de l'emmener vers la plage à cause des grands cris qu'elle poussait. Et comme nous étions loin du bateau et que nous devions traverser plusieurs bois, nous décidâmes de la laisser derrière nous et ne prîmes que le garçon."

Comme il était de coutume à l'époque, afin de rapporter des preuves tangibles de son voyage à ses bailleurs de fonds, Verrazane captura le jeune Indien et le ramena en France. C'était aussi une façon de donner une éducation au jeune garçon et de lui apprendre le français, afin de le renvoyer dans sa tribu et d'avoir ainsi un interprète compétent. Il était également destiné à être présenté au roi François Ier, cependant nul ne sait ce qu'il devint...

• Du 8 au 13 avril 1524, Verrazano reconnaît la côte du Delaware et du New Jersey actuels où se nomment des promontoires Cap Alençon, Cap Bonnivet et une grande rivière: Vendôme (aujourd'hui la Delaware River)... avant d'aborder...
Navesink Highlands vu de l'océan Atlantique lors de l'approche du port de New York - Par Lithium6ion - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16348898

....une haute terre au bord de la mer, qui a été aperçue pour la première fois par nos navigateurs. On l'appelle aujourd'hui les Navesink Highlands. Verrazano la baptisa Colline de Saint Pol en hommage à François Bourbon-Vendôme, comte de Saint-Pol, confident du roi et général qui avait repoussé les Anglais devant Paris en décembre précédent.

...Vint enfin...
La découverte du site de New York: 17 avril 1524
• Le 17 avril (la date exacte n'est pas précisée dans le Codex, mais cette date est déterminée en fonction de la navigation), la Dauphine entre dans un passage étroit (le Narrows) et se dirige vers l'embouchure de l'actuel fleuve Hudson. A l'aide d'une sonde, Verrazane se rend compte de la bonne profondeur de la rade qui est le premier véritable port maritime naturel rencontré sur la côte est de l'Amérique du Nord.

• Une chaloupe est mise à l'eau. Jean de Verrazane est à bord avec une vingtaine d'équipiers. Il écrit dans son rapport :

« Au bout de cent lieues, nous trouvâmes un site très agréable situé entre deux petites collines qui le dominaient. Au milieu, une très grande rivière courait jusqu’à la mer. Son embouchure était profonde ; à marée montante, nous y avons trouvé huit pieds, et n’importe quel navire à pleine charge pourrait le remonter jusqu’au fond de l’estuaire. Ayant mouillé près de la côte en lieu bien abrité, nous ne voulions pas nous aventurer dans cette embouchure sans avoir reconnu les environs. Remontant la rivière avec notre barque, nous pénétrâmes dans le pays que nous trouvâmes fort peuplé."

"Les gens étaient vêtus de plumes d'oiseaux de couleurs variées. Ils venaient à nous gaiement, en poussant de grands cris d'admiration et en nous montrant l'endroit le plus sûr pour aborder. Nous remontâmes la rivière (le chenal) jusqu'à une demie lieue à l'intérieur des terres. Là nous vîmes qu'elle formait un très beau lac d'environ trois lieues de tour. Sur ce lac allaient et venaient sans cesse de tous côtés une trentaine de petites barques montées par une foule de gens passant des deux rives pour nous voir"...

Verrazano vient de découvrir le port qui deviendra New York et baptise le quartier Terre d'Angoulême en hommage à François 1er (qui était comte d'Angoulême avant de devenir roi).
« Cette terre fut appelée Angoulême, à cause de l’apanage que Votre Majesté reçut lorsqu’elle était en moindre fortune, et le golfe formé par cette terre, Sainte-Marguerite, du nom de votre sœur, qui l’emporte sur les autres dames par sa discrétion et son esprit. »

• Dans sa lettre à François Ier, il poursuit sa description :
« … Tout à coup, comme cela arrive souvent en navigation, un vent violent et défavorable souffla de la mer, et nous fûmes forcés de retourner au navire, quittant la terre avec beaucoup de regret à cause de ses conditions favorables et de sa beauté ; nous pensons que ce n'était pas sans quelques propriétés de valeur, puisque toutes les collines présentaient des signes de minéraux..."

Le mauvais temps a empêché les Normands de rester plus longtemps, ce qu'il aurait souhaité pouvoir faire : "Nous avons quitté cette terre à contrecœur, à cause de ses avantages et de sa beauté."

• Il nomma Long Island "Flora", Block Island "Louisa"(en l'honneur de la mère du roi François Ier, Louise de Savoie).

Le contour de l'Amérique du Nord de son frère Girolamo était, avec une carte contemporaine du cartographe Adrien Maggiolo, le premier à inclure la baie de New York sous le nom français d'Angoulême. Cette dénomination a persisté sur les cartes françaises et italiennes jusqu'aux explorations d'Hudson au début du XVIIe siècle.
La découverte du site Le Refuge,
aujourd'hui Newport et la baie de Narragansett
Rhode Island
En haut : La Nuova Francia, (Nouvelle-France) par Gastaldi, Giacomo, vers 1556 , Ramusio, Giovanni Battista, 1485-1557 publié [In Venetia :Giunta],1556, Domaine Public, Bibliothèque et Archives Nationales du Québec
Basée en grande partie sur les voyages de Verrazzano en 1524 et de Cartier en 1535-1536, il s'agit de la première carte imprimée de la Nouvelle-Angleterre et de l'est du Canada actuels. La bande jaune peut représenter les Grands Bancs, pêchés chaque été par plusieurs nations européennes à partir de la fin des années 1400 (et peut-être beaucoup plus tôt par les pêcheurs basques).
En bas : gros plan, montrant Angoulême (New York), Port du Refuge (Newport, R.I.)
Le port de New York, « un endroit très agréable », est à gauche d' « Angoulême ». Long Island est étiquetée comme la péninsule "Flora".
Jean de Verrazane poursuit:
... "Nous avons découvert une île de forme triangulaire, à dix lieues du continent, de taille similaire à l'île de Rhodes; elle était pleine de collines, couverte d'arbres et très peuplée à en juger par les incendies que nous voyions brûler continuellement le long le rivage. Nous l'avons baptisé au nom de votre illustre mère [Louise de Savoie], mais n'y avons pas jeté l'ancre car le temps n'était pas favorable..."

Reprenant la comparaison initiale de Verrazano, les Anglais reprendront la dée Rhode Island. C'est le seul nom survivant de sa découverte en 1524 des États-Unis actuels, l'Acadie étant au Canada.

• Le 22 avril, ... « Nous entrâmes dans un autre très beau port qui pouvait aussi abriter une grande flotte que nous baptisâmes Le Refuge » (et qui deviendra Newport).
« Dans cette baie se trouvent cinq îlots très fertiles et très agréables, couverts de hauts et larges arbres. N’importe quelle grande flotte pourrait y demeurer en sûreté sans avoir à redouter tempête ni bourrasque. Vers le midi, de chaque côté de l’entrée du port, se trouvent de gracieuses collines et de nombreux ruisseaux dont les eaux claires tombent des hauteurs dans la mer. Au milieu du goulet se trouve un rocher de pierre vive, d’origine naturelle. Il serait aisé d’y installer des batteries ou un fortin pour la protection du port. »
• L'équipage y a passé deux semaines avec des membres des tribus Narragansett et Wampanoag en parfaite harmonie. Il écrit:
"Ces gens sont les plus beaux et ont les mœurs les plus civiles que nous ayons trouvés dans ce voyage. Ils sont plus grands que nous ; ils sont de couleur bronze, les uns tendant plus vers la blancheur, les autres vers une couleur fauve ; le visage est clair - coupé ; les cheveux sont longs et noirs, et ils prennent grand soin de les décorer ; les yeux sont noirs et alertes, et leur manière est douce et douce, très semblable à la manière des anciens. Je ne parlerai pas à Votre Majesté de les autres parties du corps, puisqu'elles ont toutes les proportions propres à tout homme bien bâti " [...]
"Leurs femmes sont tout aussi bien faites et belles; très gracieuses, de manière attrayante et d'apparence agréable; leurs coutumes et leur comportement suivent la coutume féminine comme
autant qu'il convient à la nature humaine; ils vont nus à l'exception d'une peau de cerf brodée comme celle des hommes, et certains portent de riches peaux de lynx sur leurs bras; leurs têtes nues sont décorées de divers ornements faits de tresses de leurs propres cheveux qui pendent sur leurs seins de chaque côté. Certaines ont d'autres coiffures comme les femmes d'Egypte et de Syrie portent..."

• Il ajoute également :
"Ils n'appréciaient pas les étoffes de soie et d'or, ni même d'aucune autre sorte, et ils ne se souciaient pas d'en avoir ; il en était de même pour les métaux comme l'acier et le fer, car bien des fois quand nous leur avons montré quelques-unes de nos armes, ils ne les admiraient pas, ni ne les demandaient, mais examinaient simplement le travail. Ils faisaient de même avec des miroirs; ils les regardaient rapidement, puis les refusaient en riant. Ils sont très généreux et donnent tout ce qu'ils ont". .

• L'équipage a longuement exploré les environs.
Jean de Verrazane écrit :
"... nous l'avons trouvé aussi agréable que je peux le décrire, et adapté à tous les types de culture de céréales, de vin ou d'huile. Car là, les champs s'étendent sur vingt-cinq à trente lieues (75-90 miles) ; ils sont ouvert et libre de tout obstacle ou arbre, et si fertile que n'importe quel type de semence produirait d'excellentes récoltes.

• Le 6 mai, La Dauphine quitte Le Refuge, poursuivant sa progression vers le nord-est (actuel Cape Cod, New Hampshire, Maine) sans jamais perdre de vue la côte, mais les tribus sont moins amicales.

• Plusieurs îlots de l'actuelle baie de Penobscot s'appelaient les Trois Filles de Navarre. Le 28 mai 1524, après plus de 2 000 miles de côtes américaines, et cinq mois de navigation, et presque à court de nourriture et de boissons, Verrazano décide de rentrer à Dieppe en France après une dernière escale à Terre aux Bretons (Terre-Neuve) pour obtenir de l'eau fraîche et du bois pour cuisiner.

• Le 8 juillet, après 41 jours de navigation pendant lesquels Jean Verrazano termine son rapport, la Dauphine arrive à Dieppe, d'où le Codex est envoyé à François Ier.
Illustration ci-dessus : une carte de l'Ecole de Dieppe qui fleurit quelques années après les voyages de Jean de Verrazane. Un dénominateur commun à toutes les cartes de l'école de Dieppe, appelées aussi cartes du monde : elles ignoraient la longitude, et indiquaient la latitude en degrés, après observation par astrolabe ou quadrant. De nombreux armateurs ou monarques tels qu'Henri II de France ou Henri VIII d'Angleterre passèrent des commandes à l'école de Dieppe, sa réputation ayant largement dépassé les frontières.
Deuxième voyage en 1526-1527 :
En compagnie de son frère Girolamo, il quitte Dieppe avec trois navires dans le but de franchir le cap de Bonne-Espérance pour se rendre en Asie. cette expédition était également sous le patronage du roi, comme en témoigne un contrat conclu cette année-là par Chabot, l'amiral de France, avec Verrazzano et d'autres investisseurs pour le prêt de trois navires. Outre le commerce, le but du voyage était aussi de trouver le passage introuvable vers l'Asie. Il vise d'abord l'Amérique du Sud en passant par le Brésil, puis il traverse vers le Cap de Bonne Espérance où une tempête l'empêche de continuer. Il décide de faire demi-tour et de mettre le cap vers l'est, franchit le cap de Bonne-Espérance, se rend à Madagascar, revient au Brésil avant de regagner la France.
Il rapporta du bois du brésil (appelé bois de Pernambouc) qui fut revendu à Dieppe.

...et un troisième et dernier voyage dans le Nouveau Monde...
Lors du troisième voyage qui partit au printemps 1528, en route vers le Brésil ou le Panama en essayant de trouver un énième passage vers l'océan Pacifique, Jean de Verrazane fut capturé à terre (probablement aux Antilles, peut-être en Guadeloupe ou en Jamaïque ) en août.

Jean de Verrazane fut tué, rôti et mangé par des cannibales sous les yeux horrifiés de son frère Girolamo et de l'équipage resté à bord, ancré à distance et malheureusement hors de portée des coups de feu.

Personne à bord n'a pu empêcher sa mort atroce...
HÉRITAGE
Le pont Verrazzano-Narrows (1964), New York, NY
En haut : le pont Verrazzano-Narrows en direction de Staten Island
U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 3e classe Jonathan Snyder - http://www.navy.mil ; source exacte, domaine public,https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4190125
Cette photo est une œuvre d'un marin ou d'un employé de la marine américaine, prise ou réalisée dans le cadre des fonctions officielles de cette personne. En tant qu'œuvre du gouvernement fédéral américain, elle est dans le domaine public aux États-Unis.
En bas : Le pont Verrazano-Narrows et le port de New York vus de 5 000 pieds à l'aube, par Thierry Chaunu © 2019 American Society of Le Souvenir Français Inc.
• Alors qu'un projet de pont reliant les arrondissements de Brooklyn et Staten Island existait depuis les années 1920, il fut finalement décidé d'en construire un dans les années 1950, inauguré en 1964 et pendant de nombreuses années le plus long pont suspendu du monde.

• Fait intéressant, il y avait une résistance initiale à l'appeler Verrazzano. Il a fallu beaucoup de lobbying de la part de la Société historique italienne et de la Chambre de commerce italo-américaine pour surmonter les préjugés. Initialement, il s'appelait Verrazano avec un "z" car il était avancé que c'était la manière américaine d'épeler le nom. Lorsque le président John F. Kennedy a été assassiné, il y a eu des motions pour renommer le pont en son honneur. En fin de compte, l'aéroport d'Idelwild est devenu JFK à la place. Ce n'est qu'en 2018 que le gouverneur Andrew Cuomo a signé une loi ajoutant deux "z" (signes existants, mais beaucoup ont été laissés intacts en raison de contraintes budgétaires).
Statue de Giovanni da Verrazzano, New York, NY
Statue de Verrazzano
State Street et Battery Pl, New York, NY 10004
La description officielle du monument, ainsi que de brèves histoires de Verrazzano et de la statue elle-même peuvent être lues à: https://www.nycgovparks.org/parks/battery-park/monuments/1628
• En 1909, la ville de New York célèbre le 300e anniversaire de la découverte de New York par Henry Hudson. Sauf que la communauté italo-américaine s'indigne de cette réécriture de l'histoire.

• Carlo Barsotti, l'éditeur du journal italo-américain le plus influent de l'époque, le journal de langue italienne Il Progresso, décide de payer sur ses fonds propres une statue à la gloire du navigateur florentin le moins connu.

• Ettore Ximenes (1855–1926), un célèbre sculpteur italien, fut sélectionné et conçut le monument qui fut inauguré le 9 octobre 1909 alors que se déroulaient les célébrations à Henry Hudson. Dans cette statue, Verrazzano est flanqué en dessous d'une figure féminine magnifiquement rendue portant une torche, représentant Discovery.

• L'inscription gravée située à l'arrière du socle en granit de la statue énonce la vérité historique :

• Inscription (traduction):

« EN AVRIL 1524
LE NAVIGATEUR FLORENTIN
VERRAZZANO
CONDUISIT LA CARAVELLE FRANÇAISE LA DAUPHINE
A LA DECOUVERTE DU PORT DE NEW YORK
ET NOMMa CES RIVES ANGOULEME
EN L'HONNEUR DE FRANÇOIS Ier ROI DE FRANCE”
Pont Verrazano, Sandy Point, Maryland
Panneau, “Pont Verrazano”
A la sortie ouest du pont sur la baie Sinepuxent, Sandy Point, Berlin MD, 21811
Photo: par Fritz Geller-Grimm - Own work, CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1428678
• Inscription:

« Nommé en 1976 en l'honneur du courageux navigateur florentin Giovanni da Verrazano (c. 1485-1528.) À bord du navire La Dauphine sur commande du roi François Ier de France, il a exploré la côte atlantique de l'Amérique du Nord au printemps 1524, cherchant en vain une déroute vers l'Asie. Dans l'équipage de 50 personnes se trouvait son frère, le cartographe Girolamo da Verrazano. Certains historiens pensent que le navigateur est venu à terre près d'ici, appelant la terre Arcadia en raison de la beauté des arbres.
Érigé par Maryland Department of Transportation et Maryland Historical Society."
Pont Jamestown-Verrazzano, Rhode Island
En haut : À l'approche du pont Jamestown Verrazzano à North Kingston, Rhode Island, par Juliancolton - domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7638024
En bas : Giovanni da Verrazzano, La Dauphine et la découverte de la baie de Narragansett
Le pont Jamestown Verrazzano enjambe le passage ouest de la baie de Narragansett dans le Rhode Island, aux États-Unis. Il fait partie de la Rhode Island Route 138 et se trouve sur la route de Newport, Rhode Island pour le trafic en direction nord depuis l'Interstate 95.
La construction a commencé en 1985 et s'est achevée en 1992.


En 1975, la législature de Rhode Island a reconnu les exploits de Verrazzano, en adoptant une loi reconnaissant officiellement le 21 avril comme
 "Dauphine Day"
"en l'honneur de l'arrivée de la "Dauphine" à Rhode Island en 1524.


Lois générales du Rhode Island de 2014
Titre 25 - Jours fériés et jours de célébration spéciale
Chapitre 25-2 - Jours de célébration spéciale
Article 25-2-17 - Fête du Dauphiné.
Citation universelle : RI Gen L § 25-2-17 (2014)
§ 25-2-17 Journée Dauphine. - "Le vingt et unième jour d'avril sera honoré comme un jour connu sous le nom de "Dauphine Day" en l'honneur de l'arrivée de la "Dauphine" à Rhode Island en 1524. Ce jour doit être observé par les habitants de cet Etat avec des commémorations appropriées dans les lieux publics."
Consulat Général de France à New York
Photo: par Thierry Chaunu © 2021 American Society of Le Souvenir Français, Inc
Vestibule d'entré du Consulat Général de France à New York, 934 Fifth Avenue, New York, NY 10021
• Inscription:

"En Avril 1524
La caravelle "La Dauphine"
Commandée par Antoine de Conflans
Pilotée par Jean de Verrazane
Découvrit la baie de New-York
_________

Le nom de "Terre d'Angoulême" fut donné 
Au site où se dresse aujourd'hui
La Ville de New York"


• Signature (traduction de l'anglais):
"Erigée par le Comité Central des Associations de Langue Française de New York
A l'occasion du 425e anniversaire de la découverte de la baie de New York"
Collège Jean de Verrazane, et
Place Jean de Verrazane à Lyon
Un collège d'enseignement secondaire à Lyon porte le nom de Verrazane.
5 Place Ferber, 69009 Lyon, France
Photo: Bibliothèque municipale de Lyon / P0981 003 00021

Il existe également une Place Jean de Verrazane dans le 7ème arrondissement de Lyon:
Plaque: "Place Jean de Verrazane (1481 - 1528), Florentin de Lyon, Navigateur de François 1er, découvreur du port odef New York en 1524".

Peut-être y aura-t-il un jour un lycée "Verrazane High School" de ce côté-ci de l'Atlantique !
Jardin Jean-de-Verrazane, à Rouen
Situé Rue Montaigne, bordant l'avenue Pasteur, le quai de Boisguilbert, et le quai Gaston-Boulet 76000 Rouen, France
En haut à gauche : Armoiries actuelles du Havre. La salamandre est le symbole de François Ier. Le lion fait partie des armoiries belges ; il a remplacé une fleur de lys en 1926 pour honorer le gouvernement belge en exil au Havre pendant la Première Guerre mondiale.
Par Spedona - via Wikipedia Commons
Ci-dessus à droite : Drapeau de Florence (uni avec lys montré à l'hôtel de ville), utilisé pour la première fois par les Guelfes - Par Kanchelskis - Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3825817
EPILOGUE
Pendant plusieurs siècles, les découvertes de ce grand explorateur ont été éclipsées, bien injustement, du fait de plusieurs erreurs de cartographie, d'une succession de soupçons (a-t-il vraiment existé, ces voyages ont-ils vraiment eu lieu ?) Heureusement, grâce à l'étude de nombreux manuscrits jusqu'alors oubliés, des recherches approfondies menées par des historiens de plusieurs nations, nous avons aujourd'hui une assez bonne idée de l'œuvre de Jean de Verrazane.

Les navigateurs anglais qui naviguèrent plus tard le long des côtes nord-américaines, comme John Smith ou Henry Hudson, rebaptisèrent tous les endroits identifiés sur les cartes de Verrazano. C'était leur pratique dans le monde entier, comme l'île Clipperton au milieu du Pacifique, à l'origine nommée "île de la Passion" en 1711 par Michel Dubocage.
La France, qui contrôle encore aujourd'hui l'île, a conservé le nom anglais...

François Ier avait imprudemment déclaré qu'il ne suffisait pas d'avoir découvert une nouvelle terre pour la posséder, mais qu'il fallait y maintenir une présence pour garantir sa souveraineté, ce qu'il ne fit pas, étant trop occupé à combattre en Europe. Cette négligence de la France lui a fait perdre toutes ses revendications sur la côte entre la Floride et le Canada.

Ce n'est pas une raison pour oublier le passé et ne pas rendre hommage à Jean de Verrazane, au capitaine Antoine de Conflans et aux 50 intrépides marins normands de La Dauphine. Nous attendons avec impatience l'année prochaine, en 2024, et espérons nous associer à la Lower Manhattan Historical Association, à d'autres associations civiques et patriotiques new-yorkaises ainsi qu'aux consulats français, italien, néerlandais et britannique pour célébrer le 400e anniversaire de la découverte du site de notre ville !

Jean de Verrazane était un véritable homme de la Renaissance, un humaniste, le premier à décrire les paysages et les indigènes de manière aussi détaillée.

Chaque fois que vous roulez sur l'autoroute de la Belt Parkway ou que vous traversez le Narrows sur le pont de Verrazzano, ayez une pensée pour ce grand explorateur d'une époque lointaine, qui a servi et est resté fidèle à la France et à son roi jusqu'à sa fin tragique !

Ci-dessous : Drapeau de la France du XIVe au XVIe siècle, avant la dynastie des Bourbons.
NEUVIÈME PARTIE DE NOTRE SÉRIE:
"LAFAYETTE, HÔTE DE LA NATION"
Si vous avez raté les épisodes de nos précédents Bulletins...

• Le président James Monroe a invité Lafayette, le dernier général survivant de la guerre d'Indépendance américaine, à visiter les États-Unis, officiellement pour célébrer le 50e anniversaire de la nation, mais aussi pour insuffler "l'esprit de 1776" à la prochaine génération d'Américains au milieu d'un clivage politique rappelant celui que le pays connait actuellement. Sa tournée a attiré de grandes foules et a suscité un regain de patriotisme, favorisant l'union des citoyens de la jeune république.

• De juillet 1824 à septembre 1825, Lafayette fait une tournée dans les 24 États des États-Unis. Il a été accueilli en héros partout où il s'est arrêté. Des foules immenses, des enfants, de vieux soldats venaient de loin et attendaient des heures pour avoir une chance de le voir, de l'approcher, de le toucher. De nombreux honneurs lui ont été présentés et des monuments érigés pour commémorer sa visite.

• Les 24 États visités étaient : Alabama, Connecticut, Delaware, Géorgie, Illinois, Indiana, Kentucky, Louisiane, Maine (ex-Massachusetts / North part), Maryland, Massachusetts, Mississippi, Missouri, New Hampshire, New Jersey, New York, Caroline du Nord, Ohio, Pennsylvanie, Rhode Island, Caroline du Sud, Tennessee, Vermont, Virginie, Washington D.C.

• Les principaux moyens de transport étaient la diligence, l'équitation, la péniche et le bateau à vapeur.

• Tout au long des années 2024 et 2025, chaque ville célébrera ce Français des plus illustres, classé aux côtés des Pères Fondateurs, pratiquement à égalité avec George Washington. Si quiconque a le moindre doute à ce sujet, il suffit de lire quelques-uns des centaines d'articles de journaux locaux et les récits ou mémoires des témoignages contemporains pour réaliser la portée de cette tournée trimphale, trop méconnue des français.
Plusieurs de ses arrêts sont commémorés par des bornes et des plaques, certaines vieilles de plusieurs décennies, et de plus en plus de toutes nouvelles, grâce à l'énergie et à l'enthousiasme déployés par Julien Icher, président du LafayetteTrail.org, dont l'objectif est d'inaugurer 175 "markers", plaque commémorative en fonte, d'ici 2024.

• Ces nouveaux "markers" du LafayetteTrail.org sont tous fabriqués dans le même métal coulé bleu et rouge distinctif et signés par la Fondation William C. Pomeroy qui finance généreusement ce projet gigantesque.

• L'American Society of Le Souvenir Français Inc. est honorée de s'associer à ces deux organisations aux missions mémorielles similaires, ainsi qu'à toutes les autres associations patriotiques américaines et bénévoles qui participent à ces célébrations, sous l'égide d'America250
Comme nous l'avons commencé avec le Bulletin d'août 2022, nous raconterons chaque mois certains des épisodes les plus saillants de ce voyage remarquable du mois correspondant il y a 199 ans, tout en vous tenant au courant des nombreuses célébrations prévues par les comités locaux des American Friends of Lafayette en 2024 et en 2025.

Pour cette série, nous emprunterons également les témoignages d'un témoin privilégié et proche, Auguste Levasseur, secrétaire particulier de Lafayette, qui voyagea avec le marquis et son fils, George Washington Lafayette, et qui publia son quotidien abondant : « Lafayette en Amérique 1824 -1825, ou Journal d'un voyage aux Etats-Unis" (Publié par la Librairie Baudoin, Paris, en 1829), ainsi que d'autres sources bien documentées, comme Samuel Lorenzo Knapp. "Mémoires du général Lafayette : avec un Récit de sa visite en Amérique et de sa réception par le peuple des États-Unis ; de son arrivée, le 15 août, à la célébration à Yorktown, le 19 octobre 1824" (publié en novembre 1824)
ITINERARY APRIL 1825
• 3 avril – Arrivée à Montgomery
• Du 4 au 6 avril - Le groupe monte à bord du Balize et du Henderson et traverse la rivière Alabama en passant par Selma, en passant par la capitale Cahaba, puis rencontre des membres de la "French Vine and Olive Colony" près de Demopolis, puis fait une visite d'une nuit à Claiborne, où il a été diverti lors d'un bal dans la loge maçonnique, toujours debout aujourd'hui.
• 7 avril : arrivée à Mobile, en Alabama
• 8 avril - Le gouverneur Israel Pickens accompagne Lafayette en bateau à vapeur sur Mobile Bay jusqu'à Mobile Point, où il se joint à une fête d'accueil officielle de la Louisiane, puis monte à bord du bateau à vapeur Natchez qui l'emmène à la Nouvelle-Orléans
• 11 avril - Arrivé à Chalmette, Louisiane, site de la bataille de la Nouvelle-Orléans en 1815, Lafayette et sa suite loge au Cabildo, site des cérémonies de transfert de l'achat de la Louisiane en 1803.
• 15 avril - Départ de la Nouvelle-Orléans sur le vapeur Natchez en remontant le fleuve Mississippi vers Baton Rouge, Louisiane
• 16 avril - Baton Rouge pour une réception et un banquet, départ juste avant la tombée de la nuit, 18 avril - Arrêt à Natchez, Mississippi
• 28 avril – Fête mémorable à Carondelet, Missouri
• 29 avril – Visites à St. Louis, Missouri
• 30 avril – Le gouverneur Edward Coles accueille Lafayette à Kaskaskia, Illinois, autrefois la capitale française de la Haute Louisiane ; les dignitaires comprenaient Pierre Ménard et William Stephen Hamilton, fils d'Alexander Hamilton.
Lafayette dans les contrées indiennes
31 mars - 3 avril - Montgomery Alabama
Un dessin d'apothéose, probablement créé entre 1810 et 1820, représente le marquis de Lafayette recevant des couronnes de laurier de personnages représentant les Indiens d'Amérique et la France. (Illustration de Colonial Williamsburg https://www.colonialwilliamsburg.org/trend-tradition-magazine/autumn-2016/my-heart-was-enlisted/)
"...Ce fut sur les bords de la rivière Chatahouchees que nous vîmes pour la première fois les Indiens réunis en troupe pour recevoir le général. 
Grand nombre de femmes et de jeunes perçaient le feuillage sur la rive 
opposée poussaient, en nous apercevant, des cris en signe de joie. Des guerriers descendaient la pente d'une colline peu éloignée et accouraient au point du rivage où devait toucher un bac sur lequel nous étions descendus. La variété et la singulière richesse de leurs costumes offraient le coup d'œil le plus pittoresque. 
…Au moment où le général allait descendre à terre, quelques-uns des plus vigoureux s'emparèrent d'un petit cabriolet que nous avions avec nous et obtinrent que le général y montât, ne voulant pas, disaient-ils, que leur père posât le pied la terre humide. Le général fut ainsi porté 
sur comme dans un palanquin jusqu'à une certaine distance du rivage; alors celui que j'avais déjà distingué comme le chef de la tribu s'approcha de lui, et lui dit en anglais que tous ses frères étaient heureux d'être visités par celui qui, dans son affection pour les habitans [sic] de l'Amérique, n'avait jamais distingué le sang ni la couleur; qu'il était le père chéri de toutes les races d'hommes qui habitaient le continent. Après que le chef eut parlé, les autres Indiens vinrent tous placer successivement leur avant-bras droit sur l'avant- bras droit du général à la manière indienne, en signe d'amitié. “

Extrait de “Lafayette en Amérique en 1824 et 1825”, Vol. II, page 150
par Auguste Levasseur
Lafayette à Selma, Alabama
4 avril 1825
4 avril 1825
Monument, “Visite de Lafayette”, Selma, AL
“Colonne rectangulaire en briques”, devant l'hôtel historique St James
1149 Water Ave, Selma, AL 36703
Capture d'écran Février 2022 (c) 2022 Google
“Cette plaque commémore
LAFAYETTE
Soldat de France
Volontaire pour la cause de
La liberté américaine
 Invité de la Nation
est passé à Selma
en route pour Cahaba
1825
Erigé par les Cherokee Chapter Daughters of the American Revolution
Selma, Alabama 14 juin 1931"
Lafayette à Montgomery, Alabama
4 avril 1825
4 avril 1825
Plaque, visite de Lafayette, Montgomery, AL
181 Commerce St, Montgomery, AL 36104
Capture d'écran juin 2019 (c) Google 2022
• « Nous passâmes à Montgommery [sic] la journée du lendemain, et nous ne le quittâmes que dans la nuit du 4 au 5, après un bal, dans lequel nous eûmes le plaisir de voir Chilli M'Intosh danser avec de fort jolies demoiselles, qui certainement ne se doutèrent pas qu'elles dansaient avec un sauvage… » [Chili M'Intosh était un Indien de 28 ans éduqué dans une école américaine qui a accompagné Lafayette et son groupe pendant une courte partie du voyage]
Extrait de : Auguste Levasseur "Lafayette en Amérique en 1824 et 1825", Vol. II.
• Inscription:
“Sur ce site se tenait, jusqu'en décembre 1899, la maison dans laquelle le Marquis de Lafayette fut honoré par une réception publique et un bal, le 4 avril 1825, lors de sa dernière tournée à travers les États-Unis.
Cette tablette est placée par la Société des Fils de la Révolution dans l'État de l'Alabama à la mémoire durable de cet illustre patriote et soldat de la Révolution, ami de Washington et jeune champion de la liberté.
4 avril 1825 - 4 avril 1905 “
Érigée par la Société des fils de la révolution dans l'État de l'Alabama.
Lafayette à Perdue Hill, Alabama
6 avril 1825
6 avril 1825
Plaque & panneau, Lafayette’s tour, Perdue Hill, AL
42 Co Rd 1, Perdue Hill, AL 36470
Photo: Library of Congress Prints and Photographs Division Washington, D.C. 20540 - https://www.loc.gov/pictures/collection/highsm/item/2010639811/
• Inscription (extraits):
« Le plus ancien bâtiment du comté de Monroe Érigé en 1824 avec des fonds provenant d'une loterie publique. L'étage inférieur servait d'église baptiste et de salle d'audience dans laquelle William B Travis, alors résident de Claiborne, pratiquait le droit. Visité par le général LaFayette le 6 avril 1825Déplacé à son emplacement actuel en 1884. Préservé par le Perdue Hill's Womans Club. 
Érigé 1971 par l'Alabama Historical Association. »

•A quelques mètres se trouve un panneau du LafayetteTrail.org :
Tournée de Lafayette
"Le 6 avril 1825, le général Lafayette,
descendant la rivière Alabama,
fut honoré à Claiborne où il fut accueilli par James Dellet."
Fondation William G. Pomeroy 2022
Lafayette à Mobile, Alabama
7 avril 1825
7 avril 1825
Panneau, “Le Marquis de Lafayette en visite à Mobile”
301 Government Street, Mobile AL 36602
Gravure de 1873 commandée par Johnson, Wilson and Company Publishers pour le livre Portrait Gallery of Eminent Men and Women of Europe and America by Evert A. Duyckinck.
"...L'arrivée du bateau à vapeur l'Anderson dans la baie, fut signalée par le feu de l'artillerie du fort Condé et lorsque nous abordâmes au quai de Mobile le général trouva le comité de la ville et toute la population réunis pour le recevoir. On le conduisit aussitôt au centre de la ville, sous un arc
triomphal …Il fut conduit ensuite dans une salle immense construite exprès… Là il trouva toutes les femmes auxquelles il fut présenté par le gouverneur ..
En exprimant ses remercîmens [sic] à l'orateur, le général lui dit : “Je vous remercie, monsieur, de votre affectueuse sympathie pour les émotions que j'ai éprouvées dans cette heureuse visite américaine, où tout ce que je vois, tout ce que je sens m'attache de plus en plus à l'admirable constitution fédérative dont la conservation, ainsi que la plus intime union entre les états est nécessaire non seulement à leur sûreté et leur prospérité, mais aussi à la sûreté et à la prospérité du monde entier”…
Les habitans [sic] de Mobile, espérant que le général pourrait passer quelques jours au milieu d'eux, avaient fait d'immenses préparatifs pour les fêtes qu'ils comptaient lui offrir mais la plupart furent inutiles. Poussé par le temps il dut se rendre aux sollicitations de la députation de la Nouvelle-Orléans qui le pressait de partir le lendemain matin. Cependant il accepta le diner public, le bal, et la cérémonie maçonnique; après quoi il alla prendre, à bord du navire qui devait nous emmener, quelques heures de repos qu'une journée remplie de tant et de si douces émotions lui avait rendues bien nécessaires..."
Extrait de : Auguste Levasseur « Lafayette en Amérique en 1824 et 1825", Vol. II. 

• Inscription:
"Sur ce site se trouvait la maison du maire Samuel H. Garrow, où le marquis de Lafayette a été reçu lors de sa visite à Mobile, le 7 avril 1825. Lafayette, officier français, homme d'État et héros de la Révolution américaine, a visité les États-Unis comme "Invité de la Nation" en 1824-1825. Mobile a réservé un accueil enthousiaste au distingué général.”
« Erigé 1975 par la Historic Mobile Preservation Society. »
(Le panneau d'origine a été érigé en 1936)
Lafayette à La Nouvelle Orléans, Louisiane
du 9 au 15 avril 1825
9-15 avril 1825
Plaque, “Le Cabildo”
National Historic Landmark, Louisiana State Museum
701 Chartres Street, New Orleans LA 70116
Photo: par Infrogmation of New Orleans via Wikimedia
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2869033
“…Aux cris de vive la liberté! Vive l'ami de l’Amérique! Vive Lafayette! qui 
étonnèrent nos oreilles par des accens français, nous montâmes sur le pont. Quel fut notre étonnement en voyant le rivage couvert d'uniformes 
français! Un instant nous nous crûmes transportés au sein de notre patrie affranchie, et nos cœurs battirent de joie. Le général Lafayette débarqua au bruit de l'artillerie et aux acclamations d'une foule considérable qui, malgré l'intempérie de la journée et malgré l'éloignement de la ville, garnissait la levée.”
Extrait de : Auguste Levasseur "Lafayette en Amérique en 1824 et 1825", Vol. II. 
• Inscription (extraits):
"Louisiana State Museum depuis 1911"
"Ici, le 20 décembre 1803, ont été signés les documents transférant le territoire de la Louisiane de la France aux États-Unis. En 1825, le Cabildo a été transformé en une belle résidence pour le général Lafayette en visite.
Sur ce site se dressaient un Corps de Garde colonial français [poste de police] - 1724 - et une salle de prison et de cour criminelle (chambre criminelle) - 1730. Le Corps de Garde, reconstruit en 1751, brûla en 1788. Les restes de sa brique massive murs ont été incorporés dans le bâtiment actuel du Cabildo en 1795. [...]
Le Cabildo a été désigné monument historique national. En vertu des dispositions de l'Historic Sites Act du 21 août 1935, ce site possède une valeur exceptionnelle de commémoration et d'illustration de l'histoire des États-Unis.
Département de l'intérieur des États-Unis, National Park Service.
Érigé 1963 par la commission des monuments de la paroisse d'Orléans et le service des parcs nationaux. »
Panneau, Square Lafayette, La Nouvelle Orléans, LA
St. Charles Avenue, New Orleans, LA 70130
Photo: Capture d'écran mai 2012 (c) Google
• Inscription (bi-lingue anglais / français):
(Reverse) ”Conçue en 1788 comme place publique du Faubourg Sainte-Marie qui fut la première banlieue de La Nouvelle-Orléans, cette place commémore Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Du Motier, Marquis de Lafayette, héros de la Guerre d'indépendance Américaine. Lafayette déclina l'offre qui lui était faite de devenir le premier gouverneur au moment de l'achat de la Louisiane par les Etats-Unis. Entre le 9 et 15 avril 1825, Lafayette visita La Nouvelle-Orléans et fut chaleureusement accueilli.”
Erected 1985 by France-Amérique de la Louisiane."
Lafayette à Baton Rouge, Louisiane
April 16, 1825
16 avril 1825
Plaque & panneau, Lafayette’s tour, Baton Rouge, LA
301 Lafayette St, Baton Rouge, LA 70801
Photo: Capture d'écran mars 2022 (c) Google 2022
• “En quittant Bâton-Rouge, nous eûmes le chagrin de nous séparer encore de quelques-unes des personnes qui étaient venues avec nous de la Nouvelle-Orléans, entre autre, de M. Duplantier dont l'active et tendre amitié, ainsi que celle de son fils, avaient été d'une grande utilité au général Lafayette.” Auguste Levasseur, “Lafayette en Amérique en 1824 et en 1825", Vol. II. p.253

• Inscription:
"342-348 Lafayette Street
Baton Rouge, Louisiane
Érigé en 1762
Site légendaire
de la visite de Lafayette
en 1825.
Érigé 1991 par Isaac Monet Chapter National Society Colonial Dames XVII Century. »
Lafayette à Natchez, Missouri
19 avril 1825
18 avril 1825
Panneau, Lafayette’s tour, Natchez, MS
41 Silver St, Natchez, MS 39120
Episode "Follow the Frenchmen" sur YouTube:
Illustration: par William M. Donaldson Lithograph,
Wikimedia Commons, Domaine Public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=14800016
• ..."Le général prêta avec empressement à ce désir des enfans [sic] de Natchez, et ils défilèrent avec ordre devant lui, en plaçant tous successivement une de leurs petites mains dans les mains de celui qui avait combattu pour la liberté de leurs pères. Les parens, témoins de cette scène, la contemplaient en silence et avec attendrissement. Lorsqu'elle fut terminée, je les entendis se féliciter entre eux de l'heureuse influence que aurait sur l'avenir de leurs enfans. « Lorsqu’ils seront grands, » se disaient ils, “et qu’en parcourant les pages de l'histoire de leur pays, ils retrouveront le nom de Lafayette intimement lié à tous les événemens [sic] qui ont amené l'affranchissement de leurs pères, ils se rappelleront l'aménité de ses manières, la douceur de sa voix lorsqu'il les accueillit dans leur enfance, et ils sentiront s'augmenter leur amour pour une liberté conquise par un tel homme”. 
Auguste Levasseur, “Lafayette en Amérique en 1824 et 1825" Vol. II. p. 257

• Inscription:
« Le 18 avril 1825, le général
Lafayette visita Natchez,
parla sur ces hauteurs,
dîna au Steamboat Hotel et assista
 à un bal au Traveller's Hall.”
William C. Pomeroy 2021
Panneau, “Les sentiers de Natchez”
107 S Broadway St, Natchez, MS 39120
Episode "Follow the Frenchmen" sur YouTube:
Photo: Capture d'écran mai 2022 (c) Google 2022
• ..."Les habitans [sic] de Natchez ne négligèrent rien pour rendre délicieuses à leur hôte les vingt-quatre heures qu’il passa au milieu d’eux. Le banquet public se termina par des toasts que l’on porta à l’hôte de la Nation; au triomphe de Yorktown; à la France, combattant pour la liberté du Nouveau-Monde; à la victoire de la Nouvelle-Orléans enfin à tous les souvenirs de gloire et de patriotisme américain. Ce ne fut qu'après le bal, qui ne se termina qu'au point du jour, que le général put songer à se rembarquer. Les dames employèrent tout le charme de leur esprit et de leur aménité pour le retenir le plus long-temps possible; mais nos instans [sic] étaient comptés, et à six heures du matin nous étions déjà à bord de notre navire. "
Auguste Levasseur, “Lafayette en Amérique en 1824 et 1825" Vol. II. p. 257

• Inscription (extraits):
“Lorsque les Espagnols ont aménagé la ville de Natchez vers 1790, ils ont mis de côté des terres sur la falaise pour en faire un parc public.[..].” Le Bluff Park a longtemps été un centre d'activité publique. Le marquis de Lafayette, héros français de la Révolution américaine, a pris la parole au Bluff Park en avril 1825. » [...]
... En 1909, le président William Howard Taft s'est adressé à une grande foule sur la falaise alors qu'il voyageait sur le fleuve Mississippi. Plus récemment, le vice-président George H.W. Bush a parlé du belvédère à une grande foule en 1984... »
Lafayette à Saint Louis, Missouri
du 28 au 29 avril 1825
28 avril 1825
Panneau, « Carondelet”, Saint Louis, MO
5570 South Broadway, Saint Louis MO 63111
Photo: Capture d'écran mai 2022 (c) Google 2022
•...“Le 28, la fin du jour, nous arrivâmes à un assez pauvre village que les Français fondèrent autrefois sous le triste nom de Vide-Poche et qui aujourd'hui est plus connu sous le nom de Carondelet. Dès que les habitans [sic] de Carondelet eurent connaissance de la présence du general Lafayette dans leur voisinage, ils accoururent en foule sur le bâtiment pour le saluer. Ils sont Français. ”
Auguste Levasseur, “Lafayette en Amérique en 1824 et 1825", Vol. II., p. 271

• Inscription (extraits):
«Clement DeLore DeTreget pouvait se tenir debout ici, regardant le grand méandre de la rivière, et pouvait voir les maisons de son village nichées dans la vallée sylvestre en contrebas. En 1767, quatre ans après que l'Espagne eut exigé tout l'ouest du fleuve, DeLore, un Français, traversa la mer avec sa femme et ses enfants. Avec des compagnons, ils remontèrent le Mississippi et choisirent le site en contrebas, au pied de ce qui devint Elwood Street, pour leurs nouvelles demeures. [...] DeLore l'appelait Louisbourg, mais le surnom "Vide Poche" était souvent utilisé.
1794 - DeLore change le nom en Carondelet en l'honneur du gouverneur espagnol [...] 1803 ~ Les États-Unis achètent la Louisiane à la France, qui l'avait récupérée à l'Espagne trois ans auparavant. L'influence américaine fit grandir un hameau d'une cinquantaine de maisons comptant 250 habitants.
1825 ~ Lors de son retour triomphal dans notre pays, LaFayette s'est arrêté ici. [...]
Érigé 1970 par la Société historique de Carondelet.
29 avril 1825
Visite de Lafayette, maison de Pierre Chouteau
5570 South Broadway, Saint Louis MO 63111
Courtoisie de Missouri Historical Society, St. Louis
•...« Une élégante calèche attelée de quatre chevaux s'approcha du rivage pour le conduire à la ville, à travers toutes les rues dont il fut traîné au milieu des acclamations du peuple. Il était accompagné de M. Augustus Choteau, vieillard vénérable par qui Saint-Louis fut fondé, de M. Hempstead, ancien soldat de la révolution, et du maire. Ces messieurs le conduisirent dans la maison du fils de M. Choteau, préparée pour sa réception, qui fut ouverte à tous les citoyens sans distinction qui désiraient visiter l'hôte national. Parmi les visiteurs, le général rencontra avec plaisir M. Hamilton, fils du général Alexander Hamilton, l'ancien aide de camp de Washington, qu'il aimait tant, et un vieux sergent français de l'armée de Rochambeau nommé Bellissime. Ce dernier ne put retenir la joie qu'il ressentit en voyant un compatriote ainsi honoré par la nation américaine."
Auguste Levasseur. "Lafayette en Amérique en 1824 et 1825", Vol. II. p. 273

• Lafayette a été fêté chez Pierre Chouteau (fils d'Auguste Chouteau), aux rues Locust et First. Le partenaire de promenade de Lafayette était Alzire Menard, fille du lieutenant-gouverneur de l'Illinois Pierre Menard. Elle portait une robe de mousseline blanche brodée faite à Paris. Lafayette a dormi cette nuit sur le Natchez, qui a appareillé le matin.
NOUS CONTINUERONS A VOYAGER AVEC LAFAYETTE
AU COURS DES 5 PROCHAINS MOIS !...
NOS BULLETINS MENSUELS

NOTRE OBJECTIF : mettre en lumière un épisode ou un personnage historique célèbre ou moins célèbre de la longue histoire commune entre la France et les États-Unis, avec des illustrations et des anecdotes.

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Next month in May we will devote our Bulletin to all the statues of Joan of Arc throughout the United States.
NOUVELLES & ANNONCES
LA SCULPTURE DU PETIT PRINCE
BIENTÔT CHEZ ELLE À NEW YORK
Photos et illustration courtoisie du sculpteur Jean-Marc de Pas (travail en cours)
Notre association The American Society of Le Souvenir Français est à l'origine du projet de sculpture du Petit Prince à Manhattan.

Pour la petite histoire, notre association avait déjà honoré Antoine de Saint Exupéry en l'an 2000, en apposant une plaque au 3 East 52nd Street, mais souhaitait lui rendre hommage par une sculpture, comme c'est le cas dans plusieurs pays. L'idée d'une sculpture a été proposée pour la première fois par feu le colonel Roger Cestac, président de notre association dans les années 1990.

Antoine de Saint Exupéry a écrit Le Petit Prince entièrement à New York, et son nom figure parmi les 463 volontaires et conscrits « Morts Pour la France » qui sont partis depuis New York.

Initialement destinée à Central Park, la sculpture n'a pu aboutir pour une foule de raisons et le projet a traîné pendant plusieurs années. Dès son élection à la tête de notre organisation en 2021, Thierry Chaunu, accompagné de ses collègues membres du Conseil Jean-Hugues Monier & Francis Dubois, a décidé d'en faire une priorité absolue.
Avec le soutien indéfectible et constant de La Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse dirigée par son Vice-président M. Olivier d'Agay (petit-neveu de l'auteur), et Nicolas Delsalle-Mun, Délégué Général de la Fondation, ainsi que des membres de la famille Saint-Exupéry, un « Comité de Pilotage » composé de MM. Nicolas Delsalle, Jean-Hugues Monier, Francis Dubois et Thierry Chaunu ont poursuivi le projet de bout en bout.

Le conseil d'administration de notre association a sélectionné le renommé sculpteur français Jean-Marc de Pas en mars 2022.

Ce projet a reçu en mai 2022 le haut patronage de l'Ambassadeur de France aux Etats-Unis M. Philippe Etienne et du Consul Général de France à New York, M. Jérémie Robert.

Un Comité d'Honneur, co-présidé par l'auteure américaine Stacy Schiff (Prix Pulitzer) et M. Olivier d'Agay a été constitué en juin 2022 et co-signé une campagne de financement, à laquelle de nombreux donateurs, particuliers et entreprises, ont répondu avec enthousiasme .

Enfin, parmi plusieurs emplacements possibles, le choix des Services Culturels-Villa Albertine sur la Cinquième Avenue a été retenu en septembre avec le soutien actif de l'Attaché Culturel M. Gaëtan Bruel.

Nous avons officiellement présenté le projet le 13 octobre 2022, au French Cultural Services - Villa Albertine à New York.

A ce jour, la sculpture est en cours d'examen par la Commission Landmark, après avoir reçu un avis très favorable lors d'une audience préliminaire (8 voix "pour", 1 abstention) le 14 mars 2023.

La version finale de la sculpture est sur le point d'être acheminée vers la fonderie, puis sera transportée à New York par Air France, pour une installation en août et une inauguration prévue aux alentours du 20 septembre 2023.

Nous vous tiendrons informés dans les prochains Bulletins.
ANNONCE DE
LE CLUB NATIONAL DES ARTS & LE PARIS AMERICAN CLUB

INVITATION A UN DÎNER DE GALA
13 JUIN 2023
Le mardi 13 juin, un dîner de gala du Paris American Club sera organisé au National Arts Club pour rendre hommage à Antoine de Saint Exupéry, auteur du Petit Prince. Restez à l'écoute pour plus de détails!
LE SENTIER LAFAYETTE.ORG
Vidéo YouTube récemment publiée :
Suivez Les Français | Épisode 21: Norfolk, Virginie
Un message de Julien Icher, Président, The Lafayette Trail, Inc:

Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie de l'épisode 21 de Follow The Frenchmen, notre série de vidéos sur le Lafayette Trail ! L'épisode se déroule à Norfolk, en Virginie.

Dans cet épisode, découvrez l'arrivée de Lafayette à Norfolk, en Virginie, le 22 octobre 1824. Une arche a été érigée à l'angle de Main Street et de Market Square pour accueillir le Français dans la ville.
Lafayette était une icône de la guerre d'indépendance. Pourtant, le site où l'arc célébrant son arrivée a été érigé a été traditionnellement associé à la guerre civile dans l'histoire locale. Pourquoi donc?
Dans cet épisode, découvrez comment se concentrer sur la visite de Lafayette en 1824 à Norfolk aide à éloigner le récit de la division entourant la période de la guerre civile de 1861-1865 pour se concentrer plutôt sur les idéaux universels de la Révolution américaine.
Écoutez l'opinion des résidents locaux sur la façon dont le marqueur du sentier Lafayette nouvellement installé contribue à améliorer le tissu social de la ville.
Cette vidéo présentera également au spectateur certains des bâtiments publics de Norfolk largement célébrés pour leur architecture.

Vous pouvez également visionner l'épisode 21 en visitant notre chaîne officielle YouTube Channel.
CÉLÉBRATION ANNUELLE DE
JOURNÉE DE L'ALLIANCE FRANÇAISE
Chapelle commémorative de Washington, Valley Forge, Pennsylvanie
Valley Forge Memorial & Washington Memorial Chapel
2000 Valley Forge Park Rd, Valley Forge, PA 19481
GPS: 40.104526, -75.437874 (Chapel)
Le traité d'alliance entre la France et les États-Unis, signé à Paris en février 1778, renversa le cours de la lutte américaine pour l'indépendance pendant la Révolution américaine.

Chaque année, le premier dimanche de mai, la chapelle de George Washington à Valley Forge commémore le traité et sa célébration au campement de Valley Forge le 6 mai 1778. Cette année, le service de commémoration de la chapelle aura lieu le dimanche 7 mai à 2 :00PM. Un représentant de l'Ambassade de France assistera au service, prononcera une allocution et déposera une gerbe en hommage aux soldats et marins, français et américains, morts dans la lutte pour l'indépendance américaine.

La chapelle est à la fois un lieu de culte et un mémorial pour George Washington, les fondateurs et les patriotes et l'armée continentale. L'association Washington Memorial Heritage cherche à faire en sorte que les idéaux et les principes de la Révolution américaine soient compris et disséminés auprès des Américains contemporains et futurs.
La mission du Washington Memorial Heritage, une organisation caritative "nonprofit" de type 501 (c) 3, est de préserver la chapelle et de soutenir la partie laïque de ses activités.


Pour plus d'informations, contactez: Board@wrmheritage.org
ANNONCE DE
THE FEDERATION OF FRENCH WAR VETERANS, NEW YORK
Membres de la Fédération des Anciens combattants français et invités devant L'Eglise Notre Dame, 405 West 114th Street, NY, NY 10025
Photo: Daniel Falgerho, November 13, 2022
Dimanche 7 mai 2023 - Eglise Notre-Dame à 11h00 - Messe de la
Victoire du 8 mai 1945 par l'abbé Michel Holleran, aumônier de la
Fédération. Cette messe célébrera également la messe des déportés de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que la messe de Sainte Jeanne d'Arc. Une cérémonie de dépôt de gerbe aura lieu devant les plaques de marbre des 463 "Morts Pour la France", conscrits et volontaires français et américains de New York morts pour la France pendant les deux guerres mondiales.
Un déjeuner aura lieu au restaurant Le Monde – 2885
Broadway. Pour réservations, veuillez contacter Alain Dupuis, président, Email: alaindupuis24@aol.com

Dimanche 28 mai 2023 - 10h00 - Park Avenue Armory au 643 Park
avenue – 66 & 67th Street : Cérémonie organisée par le Brigadier General (Ret) Thomas J. Principe de la New York National Guard face au mémorial
du septième régiment (67e rue et cinquième avenue).

Lundi 29 mai 2023 – Little Neck – Douglaston – Parade du Memorial Day.
Détails à suivre dans notre prochain bulletin.
Pour plus d'informations, visitez: http://frenchwarveterans.com/
RÉSERVEZ CETTE DATE!

20 MAI 2023

"Suivez les Français : Festival de Rochambeau"
Visite du site de trois campements / événement :
Superposition de visite numérique audio et événements de site individuels personnalisés :
Hartsdale, NY : Odell House - Quartier Général de Rochambeau
Site de Yorktown, 99 Moseman Road, Yorktown, NY (l'un des cinq emplacements de campement de 1781, Yorktown Grange Fairgrounds).
North Castle, NY, Smith's Tavern

Odell House - Rochambeau Headquarters
425 Ridge Rd, Hartsdale, NY 10530
Gratuit, Ouvert au grand public
(Flyer#1 below)

Yorktown Site, Yorktown Grange Fairgrounds
99 Moseman Road, Yorktown, NY 10598
Gratuit, Ouvert au grand public
(Flyer#2 below)

North Castle, Smith’s Tavern
440 Bedford Rd, Armonk, NY 10504
INFORMATION IMPORTANTE DE LA WASHINGTON-ROCHAMBEAU REVOLUTIONARY ROUTE (W3R)
"Rochambeau 300" a été sélectionné comme l'un des événements phares qui fera partie de la célébration W3R-US America 250. Le projet est de célébrer le 300e anniversaire de la naissance de Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, Comte de Rochambeau le 1er juillet 1725 à Vendôme, France.
A 57 ans, il est choisi par Louis XVI et ses ministres pour diriger l'armée qui vint renforcer les forces de Washington. "Expédition Particulière" était le nom de code de l'armée envoyée en Amérique.
Au cours de l'été 1781, l'armée française a traversé les 9 États de Newport, RI à Yorktown, VA, qui forment maintenant la "Route Révolutionnaire de Washington Rochambeau" établie par le Congrès des Etats-Unis.
Il est prévu que cette célébration commence en juillet 2025 à Newport, RI lors de la célébration annuelle de l'arrivée de l'armée française en juillet 1780.
Elle se terminera le 19 octobre 2025 à Yorktown dans le cadre de la commémoration du 224e anniversaire de la reddition de Lord Cornwallis au général George Washington et à ses troupes françaises alliées.
La réunion annuelle des American Friends of Lafayette
Du 8 juin au 11 juin 2023 à LaGrange, Géorgie
Un message de Chuck Schwam, COO, American Friends of Lafayette

L'Alliance Lafayette, dirigée par le Dr Richard Ingram, est prête à dérouler le tapis rouge pour les membres de l'AFL. Richard, sa charmante épouse Janice, ainsi que de nombreux acteurs ont prévu un week-end très divertissant. Leur excitation était palpable, tout comme leur fierté de la charmante ville de LaGrange. Les membres de l'AFL vont tomber amoureux de LaGrange et de sa fontaine Lafayette.

Les frais d'inscription de cette année ne sont que de 200 $, ce qui comprend tous les repas du jeudi soir au dimanche matin et tous les transports dans le cadre de l'itinéraire. Vos frais d'inscription comprennent également un week-end complet avec des activités savantes et amusantes. Nous verrons des artefacts de Lafayette et des lieux qu'il a visités. Nous verrons de l'art consacré à Lafayette, y compris des peintures, des sculptures, de l'architecture, du théâtre, de la musique et de la danse. Ce pourrait être l'itinéraire le plus unique que nous ayons jamais vu.

L'itinéraire peut être retrouvé en cliquant ici: ITINÉRAIRE

L'aéroport le plus proche est celui d'Atlanta (Hartsfield-Jackson Atlanta International Airport). Si vous prévoyez de prendre l'avion pour cette réunion, vous n'aurez pas à louer de voiture si vous ne le souhaitez pas. Une navette circule 24h/24 et 7j/7 qui vous conduira de l'aéroport à LaGrange pour 44 USD par trajet. Une fois à LaGrange, toutes nos activités sont soit à distance de marche des sites, soit le transport est assuré (autocar ou chariot). Tous les détails concernant le service de navette (Groome) entre l'aéroport et LaGrange seront partagés avec les inscrits en mai.
Nouvelles de la Battle of Rhode Island Association
SOUTENEZ-NOUS ET ACHETEZ (OU OFFREZ)
NOTRE E-BOOK SUR AMAZON !
Couverture du livre : "Scènes de la Révolution américaine : le régiment français "Soissonnais" en cours d'examen à Philadelphie par le président Washington et le Congrès, 1781". Par Charles MacKubin Lefferts (Américain, 1873 - 1923). Reproduit avec la permission du New York Historical Society Museum.
Soutenez notre organisation ! Achetez ou offrez cet e-book qui fait une excellente lecture pour tous les âges. Toutes les droits d'auteur vont à l'American Society of Le Souvenir Français, Inc.
Il vous suffit de visiter ce lien : Amazon.fr.
Nous sommes heureux d'avoir mis à la disposition du Consulat Général de France à New York plusieurs dizaines de sites sur sa jurisdiction pour l'application (française) mapstr.
Par contre les descriptifs complets et détaillés sont uniquement disponibles sur notre livre sous copyright.

MÉMOIRES DE FRANCE
950 sites de présence française aux États-Unis au cours des 5 derniers siècles

Tout le monde sait que Lafayette, la Statue de la Liberté ou la Nouvelle-Orléans sont associés avec la France…
Mais saviez-vous que la première prière protestante en Amérique, la première naissance enregistrée d'un Européen en Amérique du Nord, le premier artiste commercial, la première école gratuite à l'ouest du Mississippi, la première découverte de Niagara Falls, le premier planteur de pamplemousses en Floride, le premier découvreur de pétrole en Amérique, le premier prix Pulitzer de l'histoire, le premier archevêque du Nouveau-Mexique, pour ne citer que quelques-uns, ont tous quelque chose en commun ? (Indice : ils étaient tous français)

CONTENU:
Guide - répertoire historique de plus de 950 sites où l'empreinte française a été laissée à travers les 50 états des États-Unis actuels, de 1524 au début du XXe siècle.
Il est rédigé en deux versions : en anglais et en français.
C'est un hommage aux explorateurs, missionnaires, soldats, aventuriers, français, illustres ou inconnus, qui ont laissé leur empreinte aux Etats-Unis et sont reconnus, dont la mémoire est honorée par un monument, une statue, une stèle, un panneau, un panneau publicitaire , une plaque...
Chaque page correspond à un site et comprend :
• Photo (avec lien url)
• Adresse avec code postal
• Coordonnées GPS exactes
• Une explication historique succincte
• La transcription exacte de l'inscription apparaissant sur le piédestal ou la plaque
• Un ou plusieurs liens Internet dirigeant le lecteur vers des informations plus détaillées
• Certaines pages intercalaires sont consacrées à une brève biographie d'un personnage historique apparenté
Ce Guide peut ainsi être comparé à :
• Un "Dictionnaire Amoureux" compilant les traces laissées par les Français aux Etats-Unis
• Une collection de cartes postales françaises des 50 États
• Un guide touristique pour tous les touristes appréciant l'histoire des États-Unis

Disponible en ebook:
• Prix du livre électronique (version française) : 19,50 euros
• L'ouvrage est protégé par copyright © American Society of Le Souvenir Français, Inc.
NOS MISSIONS:

• Honorer et préserver la mémoire des soldats, marins et aviateurs français qui ont donné leur vie pour la liberté et qui sont enterrés aux États-Unis,

• Promouvoir la valorisation de la culture et du patrimoine militaire français aux États-Unis et des idéaux qui unissent nos deux nations, et transmettre la torche du Souvenir aux générations suivantes.

• Renforcer les liens historiques d'amitié depuis 1778 entre les peuples américain et français, et à cette fin: ériger ou entretenir des mémoriaux et monuments et encourager la recherche historique, les présentations publiques et les publications dans les médias.

• Le Souvenir Français, association nationale placée sous le haut patronage du Président de la République, est né en 1872 en Alsace-Lorraine occupée, et a été fondé en 1887 à Paris par le Professeur Xavier Niessen. L'association compte plus de 100 000 membres en France et dans plus de 45 pays.
• Aux États-Unis, l'American Society of Le Souvenir Francais (Souvenir Français- USA) a été représenté depuis la première guerre mondiale par un Délégué Général, parmi lesquels ont figuré le docteur Jules Pierre, M. Bruno Kaiser, le Colonel Roger Cestac, Christian Bickert, Mathieu Petitjean, et Jean Lachaud. L’association est présidée depuis le mois de novembre 2020 par le CC(H) Thierry Chaunu.
Board of Directors
American Society of Le Souvenir Français, Inc.

Membres (2023):
Françoise Cestac, Honorary President • Thierry Chaunu, President • Yves de Ternay, Treasurer • Patrick du Tertre, 1st Vice President • Henri Dubarry • Francis Dubois • Alain Dupuis, 2nd Vice President • Daniel Falgerho, General Secretary • Pierre Gervois • Caroline Lareuse • Clément Mbom, Education Advisor • Jean-Hugues Monier, Auditor • Harriet Saxon • Nicole Yancey
Délégués Régionaux:
Jacques Baisnenou, Great Lakes and Midwest • Bruno Cateni, South
Prof. Norman Desmarais, New England • Alain Leca, Washington D.C. •
Marc Onetto, West Coast • Brigitte Van den Hove – Smith, Southeast • Nicole Yancey, Yorktown & Virginia, former Honorary Consul of France in Virginia
Aidez-nous à mettre en œuvre plusieurs projets commémoratifs historiques honorant
la mémoire de la France et des français aux Etats-Unis!

The American Society of Le Souvenir Français, Inc. est une association reconnue "non-profit" par l'Administration Fiscale Fédérale Américaine. Les donations sont déductibles des impôts fédéraux.

Merci de nous contacter si vous souhaitez recevoir ce bulletin dans sa version originale en anglais.

Contact: Thierry Chaunu, President
697 Third Avenue #341 New York, NY 10017
Email: tchaunu@SouvenirFrancaisUSA.org Tel: (212) 847-1371